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La Lumière des Jedi
  • Titre original Light of the Jedi
  • Genre Roman
  • Univers Officiel
  • Année et période -232 (Haute République)
  • Auteur(s) Charles Soule
  • Traducteur(s) Lucile Galliot & Sandy Julien
  • Synopsis :

    Bien avant le Premier Ordre, avant l'Empire, avant la Guerre des Clones... les Jedi éclairaient le chemin pour la galaxie durant la Haute République.

    C'est un âge d'or. D'intrépides explorateurs de l'hyperespace étendant la portée de la Republique jusqu'aux étoiles les plus éloignées, des mondes prospèrent sous la direction bienveillante du Sénat, et la paix règne, renforcée par la sagesse et la puissance de l'ordre renommé d'utilisateurs de la Force connus sous le nom de Jedi. Avec les Jedi au sommet de leur pouvoir, les citoyens libres de la galaxie sont confiants en leur capacité d'affronter n'importe quelle tempête. Mais même la plus puissante lumière peut générer une ombre, et certaines tempêtes défient toute préparation.

    Lorsqu'une catastrophe choquante au sein de l'hyperespace déchire un vaisseau en morceaux, la rafale de débris émergeant du désastre menace un système tout entier. À peine résonne l'appel à l'aide que les Jedi se précipitent sur les lieux. La portée de la rafale, cependant, est suffisante pour pousser les Jedi dans leurs retranchements. Alors que le ciel s'ouvre et que la destruction s'abat sur l'alliance pacifique qu'ils avaient aider à bâtir, les Jedi doivent croire en la Force en ce jour où une simple erreur pourrait coûter des milliards de vies.

    Alors que les Jedi combattent vaillamment contre ce fléau, quelque chose de vraiement mortel grandit au-delà des frontières de la République. Le désastre de l'hyperespace est bien plus sinistre que ce que pourraient suspecter les Jedi. Une menace se cache dans les ténèbres, loin d'eux.

  • Note du staff SWU
     (91 % - 8 commentaires)
  • Note des internautes
     (86 % - 18 commentaires)
     (100 %)

    Par où commencer ? Une critique scolaire demanderait que je commence par un bref résumé de l’intrigue principale du roman. Mais comment puis-je rendre honneur à un livre qui, en plus de proposer une histoire violente, complexe et originale, nous peint ce qui servira de toile de fond à plusieurs décennies (j’espère) d’histoires ? Je pourrais vous parler de la catastrophe galactique qui arrive dans les premières pages, mais ce faisant je devrais expliquer le projet de la République Galactique à cette époque. Je pourrais raconter comment cette catastrophe est gérée mais ça reviendrait à présenter à peine un tiers du livre. Il me serait aussi possible d’expliquer ce à quoi ressemble l’Ordre Jedi à cette époque et les missions qu’il doit mener à la fin du livre, mais ce faisant ce serait un pan majeur de l’intrigue qui se retrouverait spoilé.

    Je résumerai donc ce livre ainsi : Light of the Jedi n’est pas seulement un roman dont l’intrigue prend place lors d’un tournant majeur de l’Histoire de la Galaxie Star Wars, il ne s’agit pas uniquement d’une catastrophe tragique, il s’agit d’un Gouvernement, d’un Ordre de Chevaliers Mystiques qui croit profondément en leur cause et en la justice et qui feront tout pour combattre les Ténèbres cachées aux confins de l’espace. On ne lit pas une histoire, on lit un idéal, un idéal qui se dirige lentement, très lentement vers ce qu’il combat.

     

    Charles Soule

    J’attendais depuis une paire d’années un roman de Soule. Depuis que je sais qu’en plus des comics Marvel dont il nous a gratifiés (Poe Dameron, L’Ascension de Kylo Ren, Dark Vador) il écrit de son côté ses propres romans originaux, j’espérais le voir s’essayer à Star Wars, sans même savoir ce que donne sa plume.

    Qu’il est doué ! En plus de nous proposer une œuvre dont le travail est à la fois de présenter une nouvelle époque, y inclure une histoire originale mais aussi introduire les éléments qu’on retrouvera dans les autres livres et comics de la période, Soule nous livre un roman profondément sombre, sale et violent.

    Ça fait un moment qu’un roman Star Wars n’a pas été autant mature, on peut citer Liens du Sang ou encore L’Escouade Inferno, mais force est de constater que ces dernières années, beaucoup de livres de la saga sont gentillets. Ça ne sera pas le cas ici. Si vous souhaitez un point de comparaiso,n pas besoin de chercher bien loin, Charles officie avec ce livre en digne successeur de Troy Denning. Il a ce double talent de réussir en quelques pages, voire même une ou deux seulement, à nous faire nous attacher à n’importe quel personnage pour le voir disparaitre tragiquement, et même très violement, quelques paragraphes, pages, ou chapitres plus loin.

    Si ça vous intéresse, je vous donne une de ses petites astuces : il nomme tout le monde. Le moindre figurant qui dira une seule ligne, a un nom. Le personnage introduit juste pour mourir à l’autre bout de la galaxie alors qu’on ne l’a même pas vu a un nom et un passé. Ainsi, ce ne sont plus seulement des anonymes, non, on se rend bien compte de la tragédie qui se passe pendant toute la lecture.

    Mais il ne s’arrête pas là, même les méchants sont développés, possèdent un nom et des anecdotes sur leurs vies. Même eux se font manipuler et meurent tragiquement. Soule n’oublie personne.

    Mais son meilleur talent, là où beaucoup ont échoué, c’est de nous livrer une histoire passionnante dans un livre qui nous introduit et décrit une époque.

     

    Haute République

    Souvenez-vous du roman Tarkin : intéressant pour sa description de la machine Impériale, mais avec une histoire sans plus. Le roman Black Spire : il nous présente la planète Batuu et tout ce qu’on peut retrouver dans le parc d’attraction Galaxy’s Edge mais avec l’histoire la plus incohérente jamais lue. Je pourrais continuer et citer une dizaine des livres comme ça. Mais comme dit plus haut, grâce à cette catastrophe et tout ce que doivent faire les Jedi et la République pour sauver la galaxie, et faire en sorte que ça n’arrive plus jamais, on se retrouve à lire une histoire passionnante. Histoire se passant d’une planète à une autre pour que finalement tous les chemins mènent à Rome (enfin au Starlight Beacon dans le livre, mais vous comprenez l’image).

    Quelle époque ! La manière qu’a Soule de nous la présenter est tout sauf indigeste. Il sait quand mettre son histoire en pause pour faire un paragraphe descriptif sur une technologie particulière, ou comment, au détour d’une réunion du Conseil Jedi, nous en donner presque tous les membres. Ce n’est jamais forcé et c’est suffisamment rapproché dans le livre pour qu’on n’essouffle jamais notre soif avide d’informations sur cette époque. Je vous rassure, vous saurez tout sur la République, la technologie de cette période, l’Ordre Jedi, la station Starlight Beacon et les méchants Nihil. Tout en gardant suffisamment de mystère pour les suites à venir !

    Et puis comment, avec toutes ces informations, ne pas faire de parallèle avec la situation galactique 200 ans plus tard ?

     

    Un saut dans le temps réaliste

    Souvenez-vous de l’Ancienne République Légendes, une histoire de millénaires de paix où le gouvernement et l’Ordre Jedi n’évoluaient pas d’un pli et qui se retrouvaient à gérer un gros problème avant de suivre son train-train quotidien. J’accentue le trait j’en ai conscience, mais si je prends un média comme The Old Republic ou les comics KotOR, je dois dire que je ne vois aucune évolution technologie véritable pendant 3000 ans. De même, l’Ordre Jedi semble statique jusqu’à La Menace Fantôme.

    Ici, Soule va faire un vrai travail plausible d’évolution. On est 200 ans avant les films, il faut donc proposer quelque chose de différent sans en être trop éloigné. Et c’est ce qu’il va faire. On découvre qu’il n’est pas encore obligatoire de porter la tresse, que la xénophobie disparait lentement de la République, les Jedi ne disent jamais que les relations sont interdites (on en devine même une passée) mais aucun n’est en couple pour autant, la technologie est relativement simple, pas très robuste, la République continue de s’étendre et croit encore en son idéal avec une chancelière juste et passionnée.

    À la lecture, on voit très bien comment on a pu passer de cette situation à celle de la prélogie en deux siècles de temps. D’autant plus que certains questionnements propres à l’Ordre sont déjà présents et commencent à évoluer. Là où dans la prélogie, le Conseil ne se pose pas de questions, ici il est divisé sur un sujet bien particulier.

    Vous l’aurez compris, même cet aspect a été particulièrement bien pensé par Soule et les équipes créatives.

     

    Comment conclure alors ? Je ne peux que dire que le travail est parfaitement réalisé par Charles Soule qui, pourtant, aurait pu tomber dans beaucoup de pièges que d’autres avant lui n’avaient su éviter.

    Il a complètement réussi son pari qui consistait à présenter une époque, introduire les livres de ses collègues, y créer une histoire intéressante et originale, tout en faisant un livre mature qui semble parfaitement s’imbriquer avec l’histoire de la prélogie deux siècles plus tard. Arrivé à ce stade, je n’ai qu’une chose à dire : BRAVO !



    + Les plus

    - Haute République
    - Un Ordre Jedi qui fait rêver
    - Une catastrophe violente et sanglante
    - Réalisme d’époque

  • 14/12/2020
     (94 %)

    Enfin ! Après plus de six ans d’attente, nous avons droit à des œuvres très éloignées des films dans l’Univers Canon Star Wars ! Il y a 609 jours, le 15 Avril 2019 pour être exact, un mystérieux projet Luminous était teasé par Lucasfilm lors de Celebration Chicago. L’annonce a ensuite été faite le 24 Février 2020 : une nouvelle période, la Haute République, avec de nouveaux livres se déroulant 200 ans avant La Menace Fantôme ! Depuis, le Covid est passé par là, entraînant de nouveaux reports, mais on y est ! Ils sont là ! Voici donc la critique du premier roman adulte de cette ère : Light of the Jedi, de Charles Soule.

     

    I) Une incertitude qui fait un bien fou

    Depuis 2014 et le rachat de la licence par Star Wars, l’immense majorité des romans et comics (pour ne pas dire tous) qui sont sortis mettent en scène des personnages des films, qu’ils soient issus de la Prélogie (peu d’ouvrages), de la Trilogie (beaucoup, beaucoup trop d’ouvrages) ou de la Postlogie (de plus en plus d’ouvrages). Le problème avec ces œuvres, c’est qu’elles ne présentent aucun suspense. En effet, on ne se demande pas si les héros vont s’en sortir, mais comment ils vont le faire. Les personnages secondaires sont très souvent inintéressants, et leur destin nous importe peu.

    Ici, 200 ans avant La Menace Fantôme, on ne connaît personne (enfin, presque personne, car trois Jedi, simplement mentionnés ou ayant un rôle extrêmement minime, sont présents dans l’épisode I). Les héros (Jedi et autres politiciens et civils) et les ennemis Nihil nous sont présentés au fur et à mesure de leur arrivée dans le roman, et aucun n’est plus important qu’un autre (exception faite d’Avar Kriss). Et aucun d’entre eux, qu’ils soient héros ou méchants, n’est à l’abri d’un sort funeste. Des Jedi, que vous aurez appris à connaître, meurent (et donc ne sont pas invincibles, comme pourraient le laisser penser les différents articles parus à leur sujet depuis quelques semaines). Des ennemis, là aussi développés, meurent. À chaque page, le lecteur est dans l’incertitude la plus totale car tout peut arriver à tout le monde. Le suspense est très présent, avec des rebondissements que l’on ne voit pas venir.

    Et ceci, ben je vous garantis que tout ceci fait énormément de bien, après quasiment six ans passés à lire des livres presque tous aussi ennuyeux les uns que les autres. J’ai retrouvé cette émotion, ce suspense, que je ressentais lorsque je prenais un roman Légendes se déroulant durant l’Ancienne République, ou au contraire après la Trilogie, sans qu’il n’y ait de films qui tuaient tout intérêt. À noter la fin extrêmement ouverte de ce roman, qui promet du bon (et du moins bon, selon de quel côté on se place) pour la suite !

     

    II) Beaucoup de nouveautés

    La question que l’on pouvait légitimement se poser, c’était de savoir si le fait que l’histoire se déroule 200 ans avant l’épisode I allait changer quelque chose. Après tout, on a bien l’impression qu’entre le MMO The Old Republic et l’épisode I, la galaxie n’a pas changé d’un poil alors qu’il s’est écoulé 3 600 ans.

    Les dessins, concept-arts et autres illustrations déjà dévoilées à propos de la Haute République nous montrent surtout un changement vestimentaire au niveau des Jedi. Cette différence est, pour notre plus grand bonheur, étendue aux vaisseaux (même si l’on devine des ancêtres des vaisseaux connus) ou encore à la technologie (avec notamment quelques trucs super classes dont je ne peux pas parler dans cette critique sans spoiler).

    Autre point très important : l’influence de la République est loin d’être aussi étendue qu’elle ne le sera 200 ans plus tard. Les moyens de communication, de déplacement d’un point à l’autre de la galaxie, on sent que tout cela est en perpétuelle évolution. C’est un très bon point à mettre à l’actif de Soule (et des auteurs de la période en général), car la mise en avant d’innovations technologiques est trop rare. La relation des Jedi à la Force est également différente de ce que l’on connait, chaque Jedi la ressentant à sa manière.

     

    III) Charles Soule, essai transformé

    Un dernier mot concernant l’auteur de ce roman, Charles Soule, que vous connaissez si vous vous intéressez aux comics parus chez Marvel depuis 2014. On lui doit les séries Poe Dameron et Dark Vador – Le Seigneur Noir des Sith notamment, et il est depuis Janvier aux manettes de la série Star Wars se déroulant après l’épisode V. Unanimement acclamé, je me posais la question de savoir ce qu’il allait donner sur un roman, car scénariser un comics, ce n’est pas tout à fait la même chose. Mal m’en a pris car il fait là aussi un travail formidable. Son style est très fluide, et il gère à merveille l’alternance entre les phases de description et les dialogues. Quant aux scènes de combat (au sol ou dans les airs), elles sont au final très peu nombreuses, mais mettent parfaitement en valeur les forces (et faiblesses) des protagonistes.

    Conclusion :

    La période Haute République démarre de manière excellente. Light of the Jedi est une vraie bouffée d’air frais au milieu des autres romans, avec enfin de la prise de risque, ce que l’on a trop attendu depuis 2014. De quoi, normalement, conquérir tout le monde !

  • 25/01/2021
     (100 %)  •  Langue : VO
    Qu'est-ce que c'était bien !
    Je n'ai pas lu ce livre, je l'ai avalé. J'étais déjà plutôt friand des comics Star Wars de Charles Soule et j'attendais Light of the Jedi avec impatience. Verdict : un plaisir de bout en bout.

    La période est introduite intelligemment : la politique, l'expansion de la République, la technologie, l'Ordre Jedi... On est à la fois très loin et très proches de la période que l'on connaît dans les films et l'UE officiel.

    Le rythme est sans défaut, pas de longueurs, des passages descriptifs bien placés, de l'action quasi permanente sans être éprouvante.

    Les personnages sont très soignés, avec un vrai background, héros comme antagonistes. On retrouve des noms ou des familles connus et surtout, et c'est ce que je préfère dans la littérature Star Wars, des personnages dont on ne connait pas le sort, ce qui permet de réellement spéculer sur ce qui va leur arriver, voire de s'inquiéter. C'est ce que j'avais apprécié dans la Trilogie Riposte et que je n'ai quasiment pas retrouvé depuis dans les romans canon. Et sur ce plan c'est une franche réussite.

    Bref un excellent roman pour ouvrir une nouvelle saga. Il m'a tellement enthousiasmé et donné envie de m'immerger davantage dans l'univers de la Haute République que je vais faire quelque chose d'inédit dans mes lectures de l'univers officiel : je vais même lire les romans jeunesse pour tout savoir.
  • 07/04/2021
     (100 %)  •  Langue : VF
    Enfin lu ! Ce fameux projet Luminous m'attirait depuis son annonce et j'attendais avec impatience cette première pierre à l'édifice qu'est Lumière des Jedi !

    Commençons par le commencement ... Le début du livre m'a clairement tenu en haleine ! Rares sont les ouvrages à m'avoir accroché à ce point dès les premières pages. On ne tourne pas autour du pot, on attaque au coeur de l'action comme un bon vieux film SW.

    Ainsi, vivre cette première Emergence sur Hetzal a été un régal. Plusieurs chapitres, plusieurs points de vue sur la catastrophe, rendant tangible cet apocalypse s'abattant sur ce pauvre système agricole, mais tous aussi violents ! Il y a de la peur, des morts, du désespoir. Le dosage est d'ailleurs parfait ! Les Jedi arrivant à point nommé pour être les sauveurs.

    Effectivement ici l'Ordre Jedi est plus attirant, plus flamboyant (pas de jeu de mot) que ceux de la prélogie. Ils évoquent irrémédiablement le mythe arthurien. Il n'y a pas de doutes, pas de vices, rien que la plus profonde conviction en la justice et la paix. (Il serait d'ailleurs intéressant aussi de traiter de la presque naïveté de ce credo face à l'urgence et la menace comme c'est le cas, très légèrement, face à la nécessité d'aller combattre les Nihils à la fin du livre). Beaucoup de personnages m'ont plu. Je dirais en premier lieu Loden Greatstorm dont la manie de jeter dans la vide son padawan était tout simplement hilarante ! Avar Kriss est intéressante aussi, sa relation avec Elzar Mann est ambigüe et c'est vraiment frais comme développement de relation entre jedi. Sa puissance évoquant d'autres techniques du genre lu dans l'UE Legends dont j'ai oublie lé nom ! J'ai hâte de la voir davantage au centre d'autres histoires.

    Bell est aussi très sympa à suivre, son arc autour de véritables tentatives de meurtres de la part de son maître (^^) est satisfaisant quoi qu'assez prévisible.

    Les Nihils sont à mon sens une réussite. Commençant comme simple organisation presque loufoque avec leurs costumes ils finissent, grâce à la frustration et l'ambition de Marchion Ro, par être véritablement une puissance maléfique qui va donner bien du fil à retordre à nos jedi ! Marchion Ro m'évoque une sorte de mélange entre un Kylo Ren, frustré par un héritage lourd à porter et un Thrawn, froid et calculateur. Un excellent vilain.

    Mention spéciale pour les scènes quasi cinématographique : les Emergences, le premier raid des Nihils apparaissant au sein d'un brouillard ne laissant transparaître que les traits les plus violents de leurs vaisseaux... C'était digne de l'arrivée d'un drakkar !

    Ainsi je suis séduit par ce premier volet qui pose les fondations de cette nouvelle ère littéraire sans compromettre l'action, les personnages et le mystère. Ce mystère et cet attachement à certains persos qui seront d'ailleurs les raisons pour lesquelles je vais dévorer la suite qu'elle soit en comics, roman YA, jeunesse ou autre !

    100%
  • 14/04/2021
     (100 %)  •  Langue : VF

    Avant de commencer, petite précision : de la Haute République, je ne savais pour ainsi dire pas grand chose. J'ai suivi les différentes annonces de loin, et la seule information dont j’étais sûr, c'était le positionnement chronologie que de l’œuvre. Si vous êtes comme moi, petit rappel de ce qu'est la Haute République avant qu'on attaque les choses sérieuses !

     

    La Haute République, qu'est-ce que c'est ?

    La Haute République, c'est le nom d'une nouvelle ère qui représente en quelque sorte l'âge d'or de la République et des Jedi.

    Nous sommes 232 ans avant la Bataille de Yavin, soit 200 ans tout juste avant La Menace Fantôme, et la galaxie est en paix. La République prospère, et commence à accueillir en son sein des mondes de la Bordure Extérieure, et les Jedi en sont ses champions.

    Cette ère va se décomposer en plusieurs phases, toutes (pour l'instant) exclusives à la littérature Star Wars : romans et comics, pour tous publics : adultes, jeunes adultes et jeunesses. Et tout commence avec La Lumière des Jedi, premier roman adulte – mais qui se suffit largement à lui-même, rassurez-vous – signé Charles Soule.

    Vous y êtes ? C'est parti !

     

    Charles Soule, je te veux dans ma bibliothèque !

    Charles Soule n'est pas un anonyme pour qui s'intéresse aux comics Star Wars depuis le rachat par Disney. Prolifique, Soule a signé notamment les scénarios des mini-séries Lando – Le casse du siècle, Obi-Wan & Anakin et la récente Ascension de Kylo Ren ainsi que sur les séries régulières Poe Dameron, Dark Vador – Seigneur Noir des Sith et on le retrouve actuellement sur la nouvelle mouture de la série Star Wars. Et l'auteur est adepte des clins d’œils, références et autres mentions d'un personnage d'un titre à l'autre. Autant dire que le voir à l'écriture d'un roman a de quoi intriguer.

    Et très vite, dès les premières pages en fait, on comprend que Soule est l'homme de la situation. Le roman est dense, fluide, rempli de nouveaux noms, de nouveaux personnages, de noms, le tout sans jamais, non jamais donner une impression de remplissage. Le moindre figurant est nommé, approprié par l'auteur et donc le lecteur, et c'est une réussite, tout simplement.

    En fait, Charles Soule me donne l'impression d'être le nouveau John Jackson Miller de la licence. A la fois auteur de romans et de comics, développant des univers entiers, son passage à la prose est une réussite totale. J'attends impatiemment un second roman !

     

    Tout peut arriver !

    Je suis plutôt bon public sur les romans et comics depuis le rachat par Disney, mais il faut bien avouer une chose : depuis bientôt 10 ans (déjà!), nous n'avons plus droit aux grandes sagas de l'Univers Légendes, les Nouvel Ordre Jedi et autres Le Destin des Jedi où tout (ou presque, n'exagérons pas) pouvez arriver. La plupart des publications se sont focalisées sur un personnage à une époque de sa vie, cherchant rarement à raconter des intrigues d'envergure galactique. C'était un choix éditorial, qu'on peut critiquer ou non.

    Mais avec la Haute République, tout ça, c'est terminé. Nous sommes 200 ans avant l’Épisode I, et le roman est rempli de personnages inédits. Et tout peut leur arriver ! Et il n'est pas rare que le personnage que nous suivons dans un Chapitre ne le termine pas en vie...

     

    Une écriture très cinématographique

    Charles Soule n'a pas son pareil pour nous impliquer dans l'intrigue. La « Grande Catastrophe » qui donne son nom à la première partie du roman est ainsi une excellente trouvaille qui bouleverse tout ce que l'on pensait connaître de la saga et de certaines de ses règles. Et l'auteur nous décrit parfaitement les événements qu'il narre, à tel point qu'en fermant les yeux, on pourrait voir le film qui adapterait le roman sous les yeux. Bon, ce n'est pas pratique pour lire, certes, mais vous avez compris ! Les Émergences, l'arrivée des Jedi ou même la première apparition des Nihil devraient vous marquer !

     

    Les Nihil, vikings de l'espace !

    Il y aurait tant à dire sur chacun des nouveaux personnages ou sur les références incessantes à la « lumière » des Jedi (le titre est d'ailleurs parfaitement choisi)... mais je me contenterais d'une focalisation sur les Nihil, les antagonistes du roman. Tout est là. Absolument tout. Et il y a quelque chose de fascinant à découvrir comment fonctionnent les Nihil, qui sont tout sauf des utilisateurs du Côté Obscur. Pas de sabre-laser à lame rouge, pas d'utilisateurs de la Force malfaisants, rien d'autre qu'un groupe de pirates avides de s'enrichir, de montrer à la République qu'on ne plaisante pas eux et qu'à vouloir s'immiscer dans les affaires de la Bordure Extérieure, elle risque de le regretter...

    Et c'est sans compter sur Marchion Ro, l’Oeil des Nihil. L'Oeil sait tout, anticipe tout, planifie tout... En voilà un personnage qu'on a hâte de revoir... enfin, à condition qu'il survive bien sûr ! ;-)

     

    Et la suite ?

    Le roman se suffit largement à lui-même... mais l'une des intrigues abordées appelle nécessairement une suite. Dans l'attente de son arrivée, vous pouvez suivre votre exploration de la Haute République en lisant Une épreuve de courage chez la Bibliothèque Verte (déjà disponible) avant d'enchaîner par le roman En pleines ténèbres (disponible chez Pocket le 22/04) et le premier tome de la série régulière comics chez Panini (le 05/05) !

     

    Bilan

    Que vous soyez un nouveau venu dans la saga ou un lecteur de longue date, La Lumière des Jedi est le nouvel indispensable de votre bibliothèque. Tout peut arriver dans ce roman qui inaugure parfaitement cette nouvelle ère qu'est la Haute République. Qu'est-ce que c'était bien !

     

    NOTE (Nous sommes tous la République /100) : 100 %

  • 21/04/2021
     (60 %)  •  Langue : VF

    Même si le livre commence très bien avec des scènes très cinématographiques qui permettent de rentrer facilement dans cette nouvelle histoire, j'ai trouvé le tout moyennement décevant.

    Le début de l'ouvrage nous présente cette République ... République qui ne m'a pas du tout convaincu. Tout est beau et gentillet jusqu'à l'exagération, ce n'est pas crédible pour un rond et l'auteur insiste beaucoup là dessus. On sent que la volonté est de se démarquer de la République corrompue et inefficace que l'on connait à l'époque des films mais le contraste est trop poussé, ça en devient caricatural.

    Dans le genre pas très crédible par exemple, on a de riches prospecteurs de l'espace qui risquent leurs "secrets professionnels" parce que ça pourrait sauver quelques vies et "qu'on est tous la République" et qui au passage cochent la case "progrès" du cahier des charge de toute production ne voulant pas se faire "cancel" par twitter.

    Les Nihil sont plus crédibles. Même si on est clairement sur une forte inspiration à la Mad Max, je trouve cette nouvelle organisation plutôt bien écrite.

    J'ai été très content de voir qu'un effort avait été fait pour montrer que la temporalité est différente autant sur la technologie que dans l'ordre Jedi ou la République, et donc que tout n'est pas figé et qu'il y a eu des évolutions en plusieurs siècles. Cela dit, là encore c'est parfois mal amené. On nous parle 3 à 4 fois du bacta "cette plante, sujet de recherches, qui aurait des vertus médicinales". Si c'est marrant la première fois, au bout de la troisième, la ficelle est grossière.

    Bref, pas mal déçu de choses qui auraient pu être évitées ou mieux réfléchies, mais la lecture reste sympa.

  • 16/05/2021
     (85 %)  •  Langue : VF

    Tant de choses déjà dites sur ce roman je vais résumer mon avis rapidement avant de m'arrêter sur quelques points.
    Indéniablement un bon roman d'introduction pour cette période, familière mais un peu différente. L'intrigue est originale mais convenue si on résume grossièrement les événements. Heureusement le tout est rempli de subtilités et de pléthore de bons moments.

    Malheureusement, quand je parle d'introduction, ce n'est pas qu'une bonne chose à mes yeux. Les 500 pages du livre sont remplis de nouveaux personnages et informations pour mettre le pied à l'étrier, j'en sors un peu sonné. Ce sentiment se tassera avec les prochaines oeuvres sans doute, mais il m'a été très difficile de m'attacher aux personnages. Je ne suis pas du genre à retenir les noms qui reviennent tous les 50 pages, surtout quand il y a plusieurs dizaines de personnages. Où est mon dramatis personæ ? En tout cas, ça a ralenti ma lecture à force d'aller/retour.

    Si les Jedi sont bien développés ainsi que les Nihil, j'émets quelques réserve sur la République. Quasiment uniquement personnifiée par la Chancelière Lina Soh, tout ça ressemble plus à une dictature bienveillante qu'à un idéal démocratique. Ca m'a un peu gêné. D'autant que la Chancelière a tous les traits d'un bon grand méchant de James Bond. C'est terrifiant.

    Autre point qui m'a perturbé, cette fois dans le découpage du livre. Si l'on "reproche" parfois la chronologie absurde de l'Empire Contre-Attaque, ici c'est le pompon. Tout ce qui se passe après le désastre se permet des ellipses assez étranges alors que pendant tout ce temps sur Elphrona se déroule une petite course poursuite. Sa résolution est absurde de ce point de vue.
    On peut un peu raccrocher les wagons en se disant que tout ne se déroule pas en parallèle, mais ça m'a sorti de la lecture.

    Voilà les points que je souhaitais aborder. Ca n'enlève pas les qualités du livre et ce qu'annonce cette nouvelle période, mais je ne peux pas mettre la note maximale devant ces éléments, surtout vis à vis de l'attachement aux personnages, chose assez primordiale pour moi.
    Mais comme dis, ça viendra surement au fil des prochaines oeuvres.

    J'oubliais, si les prochains romans pouvaient aussi être un peu plus fun et moins "on va tous crever" je suis preneur. Star Wars sans humour c'est un peu triste.

  • 17/05/2021
     (90 %)  •  Langue : VF
    J'ai passé un très bon moment lors de la lecture
Univers
 
Ce livre fait partie de l'Univers Officiel Star Wars.
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