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Signes avant-coureurs
  • Titre original Figurehead - Marvel Star Wars #88, 90, 91, 93
  • Genre Comic-Book
  • Série Classic Star Wars - Marvel US (Vol. 42)
  • Univers Legends
  • Scénariste(s) Mary Jo Duffy
  • Encrage Tom Palmer
  • Couleurs Bob Sharen
  • Couverture Tom Palmer
  • Synopsis : Après avoir structuré un peu plus l’Alliance avec les races qui les ont rejoints récemment et intégré les nouveaux venus au cours d’un bref passage sur Endor, les héros de l’Alliance repartent pour de nouvelles missions diplomatiques. C’est tout d’abord Leia qui, en compagnie de Mon Mothma, affronte Lumiya, une femme cyborg qui réserve bien des surprises. De leur côté, Han, Chewie et Lando se rendent sur Kashyyyk, le monde d’origine de Chewbacca. Promises depuis longtemps, ces retrouvailles familiales sont malheureusement entachées par un retour de l’esclavage et un mystérieux nouvel ennemi. Enfin, Luke, Han et Leia, de nouveau réunis, doivent faire face à une situation pour le moins ubuesque lorsqu’ils rencontrent deux factions ennemies qui se réclament toutes deux de l’Alliance Rebelle. Qui est légitime, qui ne l’est pas, et surtout comment en est-on arrivé là ? Ce genre de machinations et la présence de nouveaux ennemis insaisissables est-il le signe avant coureur d’une menace plus importante ?
  • Note du staff SWU
     (60 % - 1 commentaire)
  • Note des internautes
     (aucun commentaire disponible)
     (60 %)
    #88 : Figurehead
    Esclaves
    Scénario : Mary Jo Duffy
    Dessins : Bob McLeod
    Encrage : Tom Palmer
    Couleurs : Julianna Ferriter
    Couverture : Bob McLeod

    Lumiya


    Après une longue série d’épisodes self contained qui ont du permettre à l’équipe créative de décider de la direction à prendre à long terme, on revient avec ce numéro à la continuité des évènements du Retour du Jedi. Une fois de plus, nos héros (en fait de héros, il s’agît seulement de Leia et d’une délégation de l’Alliance) sont pris de manière inattendue entre un gouvernement oppresseur et un peuple qui se révolte. Au contraire de l’intrigue identique avec Lando (#83), les ramifications de cet épisode sont plus importantes et on ne reste pas dans une logique de machinations et de retournements de situation. Passé les premières pages où le lecteur découvre en même temps que la délégation de Leia la réalité de la situation politique de la planète, les méchants et les gentils sont clairement identifiés. Leia se retrouve en mode « leader rebelle » et doit alors donner l’élan nécessaire au mouvement de révolte pour lui permettre de renverser le régime en place. Je ne reviens pas sur la conclusion très excitante de l’épisode qui recadre les évènements auquel on vient d’assister et laisse présager des problèmes très intéressants pour l’Alliance Rebelle (en tout cas plus que le cristal de Solo ou les grottes de Luke).

    Lumiya


    Graphiquement, c’est définitivement mieux lorsque Palmer se met un peu en retrait et bénéficie de la présence d’un dessinateur comme McLeod. Les personnages sont plus expressifs. La mise en scène de l’action est plus soignée en terme de choix d’angles de vue et de découpage. Enfin, l’ensemble des panels est globalement plus soigné, plus détaillé, surtout au niveau des décors. Le look des différentes délégations n’a rien de bien original et encore une fois c’est dommageable. On se contente de broder autour de la même influence et de coller des couleurs chatoyantes un peu partout pour faire passer une impression de luxure. Hormis cela, un point supplémentaire à souligner : le character design de Lumiya est vraiment terrible. J’ignore si le crédit en revient à McLeod, mais c’est une réussite. Visuellement, elle est stylée et le sentiment d’inquiétude est immédiat, même lorsque l’on ignore ce qu’elle représente en réalité. D’ailleurs, la couverture en révèle beaucoup trop. L’illustration seule aurait amplement suffit.

    Lumiya


    Ce numéro restera dans les annales comme celui qui introduit Lumiya. Bien sûr que Lumiya a un secret, bien sur que Lumiya va revenir, on s’en serait douté même sans cette phrase complètement incroyable inscrite sur la couverture : « Long live the new Dark Lord ». A aucun moment Lumiya n’est présentée comme une Sith, elle est juste un cyborg qui balance des rafales avec les mains dont on ignore l’origine (vraisemblablement des répulseurs dans les paumes des mains puisque même la Force ne permet pas de générer des rafales d’énergie pure). La bulle de texte est-elle un ajout de dernière minute pour donner au lecteur un indice sur la direction que va prendre la série ? En tout cas, si aujourd’hui la très grande majorité d’entre vous savent qui est Lumiya et quel a été son destin depuis, à l’époque cela devait être sacrément excitant pour les lecteurs. Autre apparition, celle de Mon Mothma qui fait à peine plus que de la figuration. Mais c’est ce genre de caméo qui donne la cohérence entre les différentes histoires (films, livres, comics).

    #90 : The Choice
    Le choix
    Scénario : Mary Jo Duffy
    Dessins : Bob McLeod
    Encrage : Tom Palmer
    Couleurs : Bob Sharen
    Couverture : Tom Palmer, Bob McLeod

    Leia


    Après leurs missions, Luke et Leia rentrent au bercail. Les retrouvailles sont chaleureuses et sont l’occasion pour nos héros de faire le point sur leurs aventures respectives depuis le Retour du Jedi et la direction qu’ils souhaitent prendre pour la suite (au moins à court terme). Ce qui nous donne donc un numéro de transition où les cartes sont en quelques sortes redistribuées. Ces numéros sont traditionnellement difficiles à négocier car ils peuvent rapidement devenir des coquilles vides remplies de blabla sans réel contenu. Ici, c’est d’une certaine manière le cas car très peu de choses bougent. Mais le numéro est bien maîtrisé en terme de narration, et surtout il permet de voir les personnages en dehors d’un contexte de danger immédiat, ce qui permet au lecteur de prendre le temps de s’attacher un peu plus à eux. En somme, un épisode très agréable à suivre.

    Luke et Leia


    Graphiquement, c’est le numéro irrégulier par excellence. Autant, je suis toujours aussi fan du travail du duo McLeod-Palmer sur les faciès des personnages et leurs expressions. Autant, il y a des ratés énormes sur la mise en scène de l’action. Poses maladroites, mouvements mollassons (les cabrioles de Luke que l’on a connu plus souple), ou encore des choix de scène carrément loupés (notamment lorsque les personnages se tirent dessus). Tout cela dessert clairement un scénario qui avait besoin d’une bonne partie graphique pour dynamiser l’ensemble. La couverture aussi est à oublier.

    Groupe


    Au final, un scénario qui se sort bien de l’exercice imposé de redonner une direction générale à la série. La scénariste se paye même le luxe de l’acte 2 de « Luke et Leia parlent famille dans les arbres ». En effet, on a le droit à une discussion posée entre les deux héros qui fait écho à ce que les lecteurs ont vu dans le film et renforce la continuité de la série parfois mise à mal. Les personnages propres à la série ne sont pas ignorés de même que Ackbar et Mon Mothma dont le statut est clairement rappelé. En conclusion, plutôt que de revenir sur les dessins, abordons l’autre point noir. Ce numéro introduit l’idée que l’Empire n’est même plus abois, il est carrément considéré comme mort. Le concept qui va diriger la série pour son prochain grand story-arc est ridicule car il signifie qu’une organisation ayant dirigé la galaxie pendant plusieurs dizaines d’années s’est dissoute en quelques semaines. Avec les années, les éditeurs suivant se sont d’ailleurs intelligemment inscrits en faux par rapport à cette hypothèse. C’est dommage car malgré la bêtise de ce postulat, les idées qui vont se développer dessus sont intéressantes et précurseurs.

    #91 : Wookie World
    La planète des Wookies
    Scénario : Mary Jo Duffy
    Dessins : Tony Salmons
    Encrage : Tom Palmer
    Couleurs : Glynis Wein
    Couverture : Tony Salmons, Tom Palmer

    Esclavage


    La contrariété de cet épisode repose dans le concept de Kashyyyk. En effet, la découverte de la planète d’origine de Chewie est tellement attendue qu’elle masque l’intrigue du jour. On est avide d’en découvrir plus sur le peuple de Chewie, sur sa planète, et plus personnellement sur sa famille, son père, sa femme et son fils. Clairement, voici une liste conséquente de révélations qui cannibalisent l’attention du lecteur alors que l’histoire qui se déroule en toile de fond n’en est pas moins intéressante. Car il se passe des choses mines de rien. Ce n’est pas toujours raconté avec brio, mais le retour de l’esclavage et la présence de l’Empire à la plus grande surprise des héros sont des rebondissements qui ont du fonctionner assez bien avec les lecteurs de l’époque. Hormis ces différents, le caractère des Wookies est assez bien cerné pour l’époque puisque les auteurs qui ont ensuite utilisé la société wookie sont restés sur la même base de comportements et de valeurs.

    Wookie


    Aux dessins, Tom Palmer, pour une de ses dernières interventions sur la série, accompagne un artiste de passage : Tony Salmons. Il ne nous propose pas des Wookies renversants mais s’en tire bien. Les géants à poil sont sur toutes les cases et il parvient à leur donner une présence menaçante et à les rendre expressifs dans leurs émotions. Pour le reste, c’est moins clair que McLeod et moins plaisant au niveau des personnages. Concernant les décors, les cités wookies répondent à un concept d’architecture « dans les bois » ultra classique. Ceci, on ne peut pas le reprocher tellement ça semble évident aujourd’hui, par contre on regrettera que le rendu des structures artificielles et leur intégration aux arbres gigantesques de Kashyyyk n’aient pas été plus soigné. L’illustration de couverture part d’une excellente idée un peu gâchée à la réalisation. Les Wookies du fond, enchaînés, sont carrément salopés, tandis que la pose de Chewie évanoui et Han qui le supporte est un peu invraisemblable par rapport à leurs poids respectifs.

    Baston Wookie


    On notera encore une fois, et cela sera désormais récurrent dans tous les épisodes, que l’Empire est sensé avoir quasi disparu, et avec lui son esclavage à grande échelle. A l’époque, le postulat a du fonctionner sur les lecteurs. Mais pour un contemporain qui a eu 15 ans pour cogiter sur le fait que l’Empire n’a pas pu lâcher prise en 20 jours, cela produit l’effet inverse. En résumé, un numéro à lire pour la découverte du monde de Chewbacca et de sa famille. Le reste est un peu faiblard même si on a le droit à la première apparition d’un Nagaï ! (sans savoir pour autant ce que c’est ^^).

    #93 : Catspaw
    La nuit tous les chats sont gris
    Scénario : Mary Jo Duffy
    Dessins : Sal Buscema
    Encrage : Tom Palmer
    Couleurs : Petra Scotese
    Couverture : Cynthia Martin

    En fuite


    Duffy nous propose un scénario moyennement intéressant bâtît sur un double jeu entre deux factions rebelles. Dès les premières pages, on débute par la poursuite d’un chasseur rebelle par d’autres chasseurs de la Rébellion qui retient l’attention du lecteur. Ensuite, histoire classique : nos héros recueillent une survivante, décident d’enquêter, se retrouvent pris entre les deux fonctions se réclamant de la Rébellion et doivent déterminer celle qui est légitime. D’une part, l’histoire est servie avec de bons rebondissements, de l’autre la race de chats mise en avant est un peu désuète. Comme d’habitude, l’histoire peut fonctionner avec n’importe quelle race, humaine ou non puisqu’il n’est pas tenu compte des caractéristiques félines de la race dans l’histoire. Le trio Han-Luke-Leia est réuni sans que l’on sache pourquoi les autres personnages ne les accompagnent pas. Sur ces derniers numéros, les réunions ou séparations de personnages sont trop souvent arrangées à la convenance du scénario sans justifications, ce qui nuit à la continuité de la lecture. Dommage. Dommage également que la situation du couple Leia-Han soit passée sous silence alors qu’elle devait sans nul doute intéresser les lecteurs de l’époque.

    Han Leia et Luke


    Graphiquement, entre deux débutants, nous avons le passage de la déjà star Sal Buscema. Vieux routier du monde des comics au cœur de sa carrière à l’époque, il a comme Simonson un coup de crayon très particulier qui a fait son succès (voir ses Spider-Man ou Rom de l’époque). Mais comme Simonson, son style souffre ici de l’encrage de Palmer qui vient arrondir les angles et gommer les particularités de Sal Buscema. Dans cet épisode, les dessins auraient pu être l’œuvre de son frère (John Buscema) ou de Bob McLeod, le résultat aurait été le même. Visuellement, le design de la race est très pauvre, on se croirait face à des chats humanoïdes sortis d’un dessin animé pour enfant. La couverture est réalisée par Cynthia Martin qui prendra le poste de dessinateur de la série à partir du prochain numéro. La réaction des lecteurs promet d’être épidermique, on aime ou on déteste et accessoirement on abandonne la série.

    Le Faucon


    Globalement, c’est un numéro plus que moyen. On atteint ici la limite des stand-alones qui rythment la série depuis le Retour du Jedi. Le lecteur se fait chier et il n’y a pas l’attrait de la continuité ou d’une histoire plus large. In extremis, Duffy glisse une référence dans la dernière case à une vague menace que cherche à discerner Luke derrière les problèmes récents. Tout au plus des miettes que le lecteur attentif recueillera en attendant des lendemains meilleurs.
La série
 
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