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1. Le retour de la dream-team
 
Bien au delà du logo Star Wars sur chaque comics, le succès de la série est avant tout dû à des hommes et femmes qui ont mis en commun leur talent pour signer ce qui est pour le moment une des meilleurs séries de comics de cette galaxie lointaine, très lointaine. Cette équipe, dont les deux principaux artisans sont John Ostrander et Jan Duursema, se connaît par cœur depuis son travail sur la série Republic, sa série Republic serait-on tenté de dire, tant ils ont contribué à son succès.


(de gauche à droite : Stradley, Ostrander, Cooke l'intrus et Duursema)


Ils apportent donc leur maturité. Voyons plus en détail qui sont les mains et les cerveaux qui se cachent derrière Legacy.
2. John Ostrander
 
  • Un fan de Star Wars ...

    John Ostrander se définit comme un fan de Star Wars depuis la première heure, voire depuis l'heure d'avant encore ! Il explique notament qu'il a été « fan de Star Wars avant même que le premier film sorte sur grand écran. ». « J'ai vu la novélisation dont le titre m'intriguait et je l'ai acheté. Je pensais à l'époque que s'ils pouvaient rendre à l'écran ne serait-ce que la moitié des effets spéciaux, ce serait déjà très bien.». On comprend ainsi mieux pourquoi il prend, peut-être plus que quiconque, autant de plaisir à jouer dans ce qu'il appelle le bac à sable de Georges Lucas : « Je ne piloterais jamais d'X-Wing, je ne manierai jamais de vrai sabre-laser, et je n'arrive à utiliser aucun des pouvoirs de la Force. Mais je peux écrire ce que les personnages font et peut-être même voir un des personnages venant de mes histoires dans un film Star Wars! » ! Bref il aime et connaît Star Wars et son Univers Etendu sur le bout des doigts ... si bien que quand on lui demande son personnage préféré de l'UE (qu'il n'ait pas créé), il répond que « ce serait probablement Thrawn : un méchant formidable ». Maintenant, on en est sûr : John Ostrander est vraiment un fan de Star Wars !


  • ... qui fait carrière dans le comics

    D'abord acteur dans une troupe de théâtre à Chicago, Ostrander s'est tourné en 1983 vers l'écriture de scénario de comics. Il écrit pour diverses maisons d'éditions comme DC Comics pour laquelle il participe à la série The Spectre. On y retrouve des thèmes chers à John Ostrander, comme la réflexion sur la morale, la colère et la volonté divine, qu'il a pu étudier pendant ses études de théologie entamées avant sa carrière de scénariste afin de devenir prêtre catholique ! Toujours chez DC Comics, il travaille sur Firestorm, Manhunter, Justice League ou encore Suicide Squad et Wasteland. Il touche également aux comics Marvel comme X-Men, Quicksilver ou The Punisher et crée le personnage de GrimJack chez First comics en 1991. A partir des années 90, il acquiert ainsi une certaine notoriété dans le monde du comics qui apprécie son travail sur de nombreuses séries.

    GrimJack, un autre personnage de John Ostrander


    Cette reconnaissance lui vaut de travailler en 2000 chez Dark Horse qui lui confie plusieurs story-arc de la série Republic. Ses premiers vrais pas dans un comics Star Wars ont lieu dans l'arc Mémoire Obscure (Republic #19 à 22) où il met en scène un certain Quinlan Vos, chevalier Jedi ayant perdu la mémoire à qui tout le monde en veut ! Il créé ainsi un de ses personnages dont il fera par la suite une véritable star (dans les séries Republic et Clone Wars). A l'époque, c'est déjà Jan Duursema qui dessine le Jedi plutôt atypique qu'est Quinlan Vos (enfin atypique pour les américains car le coup du Jedi qui perd la mémoire, Kano et sa fiction Le Jedi Perdu nous l'ont déjà fait – fin du coup de pub amical) ! Au fil des story-arcs comme Ténèbres, La Guerre de Stark ou Rite de Passage, John Ostrander développe autour de son héros Quinlan Vos tout une petite mythologie de personnages parmi lesquels on retrouve Vilmarh Grahrk son vieux partenaire pour le meilleur et surtout pour le pire, Aayla Secura sa Padawan Twi'lek, Tholme son Maître, le clan Vos, les Morgukai, les Maîtres Jedi Zao, Oppo Rancisis, Mace Windu, T'ra Saa. On retrouvera par la suite tout ce beau monde dans la deuxième phase de la série Republic qui commence en même temps que la Guerre des Clones.



    La période Clone Wars marque un tournant dans la série Republic où l'on passe d'une série de qualité variable mais en progression constante, à de véritables bijoux comme on en avait rarement vu dans l'univers Star Wars . A cela, il faut rajouter la mini-série Jedi, également d'excellente qualité, dont John Ostrander signe en 2003 quatre des cinq volumes (à savoir Jedi : Mace Windu, Jedi : Shaak Ti, Jedi : Aalya Secura et Jedi : Count Dooku). La recette utilisée par John Ostrander est aussi simple qu'ingénieuse : l'intrigue principale tourne autour d'une seule question : « Pour qui Quinlan Vos roule-t-il réellement ? ». A partir de là, il jongle avec brio avec les trahisons, double et triple jeu, trahisons, révélations, vraies fausses couvertures, ... au sein d'une Galaxie prise dans une guerre dévastatrice. L'alchimie prend et les fans en redemandent ! Le personnage de Quinlan Vos devient tellement populaire qu'un clin d'œil lui est fait dans l'Episode III. Il devait d'ailleurs apparaître dans le film et mourir sur Kashyyyk mais Lucas en a finalement décidé autrement. Quinlan meurt donc dans l'adaptation en comics de La Revanche des Sith, victime de son succès. Cette mort n'étant pas du goût des deux parents de Vos, Ostrander et Duursema ont donc décidé de lui offrir un dernier story-arc : Trahison (paru fin 2005) pour une fin en apothéose, soixante-quatre numéros après sa création dans le #19.

    Alors que les fans savourent la fin de cette belle aventure, Ostrander, lui, pense déjà au futur et commence alors à travailler sur ce qui deviendra Legacy.


  • Ah comme le monde est petit !

    Originaire de Chicago où il a vécu pendant 38 ans, il a ensuite déménagé sur la côte est au gré des promotions de sa femme Kimberley Yale dont le métier n'était autre qu'éditeur chez DC Comics. Le couple avait même envisagé de s'installer dans le New Jersey pour se rapprocher d'un couple d'amis proches : Jan Duursema et Tom Mandrake. Cependant Kim, avec qui John coécrit la plupart de ses scénarios, meurt en 1997 d'un cancer du sein. Aujourd'hui John Ostrander vit avec Mary Mitchelle, dessinatrice avec qui il a notamment réalisé la mini série Gotham Nights. En 2006, il signe trois numéros de Batman pour DC Comics avec Tom Mandrake, le mari de Jan Duursema, aux pinceaux !


  • John Ostrander en chiffre :

    John Ostrander en chiffre, c'est; en juin 2008, environ 80 comics Star Wars dont une soixantaine avec Duursema aux crayons depuis 2000.
  • 3. Jan Duursema
     
  • Un parcours atypique :

    Née le premier janvier 1954, Jan Duursema n'a pas eu un parcours facile pour une dessinatrice de comics. Elle a commencé par étudier l'art graphique et le comic dans une des seules écoles au monde où on peut le faire : la Joe Kubert School (fondée par Joe Kubert, légende du comics qui signa son premier comics à 11 ans à la fin des années 30 et est aujourd'hui toujours en activité), école dont elle sera diplômée en 1979. En plus d'un apprentissage du métier avec les meilleurs professionnels du comics, Jan sait tirer profit de l'école de façon très personnelle puisqu'elle y a rencontré son futur mari Tom Mandrake. Elle travaille ensuite sur de nombreuses séries (la majorité chez Marvel) comme Arion et Demon de 1983 à 1986, Hawkworld, Hawkman, Spiderman, Wolverine ou X-Factor de 93 à 96. Elle pense ensuite arrêter sa carrière dans le comics, mais finalement, la sortie en 1999 de La Menace Fantôme l'en dissuade : son aventure continuera avec Star Wars.


  • Son aventure Star Wars :

    Jan Duursema fait sa première apparition – anecdotique certes – comme dessinatrice dans un comics Star Wars en 1985 dans le Marvel #92 : Le Rêve, dans lequel on retrouvait ... Tom Mandrake à l'encrage, et Mary Jo Duffy au scénario. Cette dernière a signé une quarantaine de comics Marvel Star Wars dans lesquels elle a fait réapparaître (dans le numéro 88 Figurehead) Shira Brie sous les traits de Lumiya, personnage qu'on retrouvera dans la série de romans ... Legacy of the Force !

    Quinze ans plus tard, Jan Duursema revient dans l'univers de Star Wars avec de petites apparitions dans des comics comme Chewbacca, Émissaires à Malastare ou encore dans le Handbook de Dark Empire. Puis arrive son premier story-arc : Mémoire Obscure : première collaboration Star Wars avec John Ostrander, première apparition pour Quinlan, Villie, Aayla Secura et les autres ! La machine est lancée : Jan travaille également sur le comic consacré à Dark Maul avant d'enchaîner avec les arcs Ténèbres et La Guerre de Stark. Son travail étant reconnu et apprécié, elle se retrouve aux commandes de l'adaptation comics de l'Attaque des Clones dans laquelle elle se dessine pendant la bataille de Géonosis, sous les traits de la Jedi Ur-Sema Du.

    Un petit air de Duursema


    Grâce à son succès, la série Republic continue après le début de la Guerre des Clones avec le duo magique Ostrander/Duursema comme leader. Au fil des arcs, le style de Duursema s'affine, les arrières plans regorgent de détails tandis que les scènes d'actions paraissent toujours plus impressionnantes. Dans le même temps, Duursema signe de magnifiques couvertures (Republic #65, 66, 69, 81, Jedi Dooku, Aayla Secura, Shaak Ti,... entre autres) qui viennent ravir davantage les fans des deux séries. Grâce à ces nombreux succès, Duursema devient alors la référence Star Wars en terme de comics. A peine le dernier story-arc Republic terminé (Trahison), elle se tourne alors vers le nouveau projet mis en place avec John Ostrander : Legacy.


    Jan Duursema raconte d’ailleurs à quel point l’aventure Legacy ne fut pas simple à entreprendre :

    « Souvenez-vous d’Indiana Jones et la Dernière Croisade ! Il y a ce pont invisible qui traverse le ravin, et vous devez avoir confiance pour le traverser. Embarquer dans l’aventure Legacy suit le même principe. Au début, je ne voyais que le ravin, et je peux vous dire qu’il était profond ! Je voulais continuer la série Republic et ne jamais l’arrêter. Mais lorsque Randy, John et moi avons pu débuter nos discussions sur Legacy, j’ai commencé à réaliser le potentiel incroyable qu’il y avait là, j’ai commencé à avoir confiance : il y avait là quelque chose de vraiment solide et réel à propos des personnages et de l’histoire que nous créions.»


  • Plus qu’une dessinatrice :

    Les lecteurs les plus attentifs auront noté que dans les numéros de Legacy auxquels elle participe, Jan Duursema a rejoint John Ostrander à l'écriture. Ce dernier explique que Jan Duursema « est une collaboratrice à part entière : elle ne fait pas que dessiner. Nous avons tous les deux une vue d'ensemble sur l'histoire et les personnages. Nous écrivons les intrigues ensemble car après tout, c'est elle qui doit dessiner le résultat final. Il est facile pour moi d'écrire que dix mille vaisseaux recouvrent le ciel, mais ça ne l'est pas pour elle de le dessiner. A ce titre, Legacy est autant sa création que la mienne, et ce à tous les niveaux.». Notons d'ailleurs que même si elle n'était pas créditée officiellement dans les comics Clone Wars, Duursema était déjà à l'époque co-scénariste avec John Ostrander comme elle l'a expliqué lors de nombreuses interviews : « John et moi avons travaillé sur Hawkworld et Hawkman avant d'arriver chez Dark Horse. Nous œuvrions alors différemment car je n'étais pas impliquée dans le processus de création comme je le suis maintenant. ». Cette collaboration est si forte qu'ils ne se rappellent parfois plus exactement qui a eu une idée précise pour un personnage ou une intrigue : « Nous commençons par choisir ensemble quelle genre d'histoire nous aimerions raconter : une guerre, une enquête, etc. Ou alors nous choisissons de commencer avec un personnage comme ce fut le cas avec la série Jedi et nous racontions l'histoire du point de vue du personnage. L'intrigue sur Aayla Secura fut particulièrement intéressante : plus nous explorions les personnages d'Aayla et Aurra Sing, plus nous réalisions à quel point elles avaient beaucoup de choses en commun, si bien que c'est devenu le thème central de l'histoire. Parfois, comme ce fut le cas pour Quinlan Vos et Aayla Secura, une histoire peut commencer avec de nouveaux personnages et évoluer à partir de là. Dans Twilight nous avions prévu de créer une histoire avec un nouveau Jedi et sa Padawan le temps d'un story-arc. Nous ne pensions pas réutiliser ces personnages – nous avions même prévu une fin à Aayla Secura ! Mais heureusement ma fille nous a suppliés John et moi de ne pas tuer Ayala ... et elle a ainsi fini dans l'Attaque des Clones avant d'apparaître dans le Time Magazine.

  • Jan Duursema en chiffre :

    Jan Duursema en chiffres, c'est, en janvier 2008, 75 comics Star Wars dont 60 en collaboration avec John Ostrander depuis 2000.
  • 4. Omar Francia
     
  • Omar, ce grand inconnu

    Jan & John ... John & Jan ... Legacy semblait se résumer à ces deux-là !

    Sauf que voilà, depuis les numéros 20 et 21, un troisième auteur – récurrent – a fait son apparition dans la série : il a 32 ans, il est argentin et il s'appelle ... il s'appelle ... il s'appelle ... Omar Francia ! Vous aviez deviné ... En même temps, c'est pas dur dur puisque c'est le nom du paragraphe.

    Avec cinq couvertures et autant de comics dans un intervalle d'un an (douze numéros donc), Omar a su faire apprécier son style là où d'autres auteurs ont échoué. C'est donc naturellement que nous avons essayé d'en savoir plus sur le Monsieur. Mais contrairement à Ostrander et Duursema, Omar Francia est nouveau dans le métier. Ses interventions sur les forums sont rares (une douzaine de messages sur ceux de theforce.net) et nous n'avons trouvé aucune interview le concernant. Difficile donc de vous le faire découvrir sans informations.

    Votre staff a donc décidé de le contacter directement afin de le faire un petit peu parler sur son vécu et sur ses travaux. Omar a eu la gentillesse d'accepter .... pour notre plus grand plaisir.


  • Son avant Star Wars

    Omar avant l'aventure Legacy, c'est un vrai touche-à-tout : il illustre romans, livres pour enfants, recueils de contes, nouvelles et anthologies. Mais ce n'est pas tout, il dessine également couvertures de magazines et publicités, s'essaye au web-design et œuvre pour quelques comics argentins. C'est d'ailleurs sur les comics qu'il aime le plus travailler. Quand on lui demande pourquoi, sa réponse est simple :« Je vois les comics comme le support visuel et narratif par excellence, parfait pour explorer divers styles, pour mettre en scène des histoires et pour utiliser les nouvelles technologies afin de transformer de l'imagination à l'état brut en papier imprimé. J'ai choisi ce support pour la rapidité à laquelle les idées prennent formes et deviennent réalité. C'est le processus parfait pour faire rêver les lecteurs et les autres artistes à de nouveaux mondes et à de nouvelles possibilités »

    Les comics justement, il les a étudiés avec deux références argentines : Ariel Olivetti et Jorge Lucas (non, pas George Lucas, mais Jorge !). Jorge Lucas est connu aux États-Unis pour ses dessins pour des licences comme Iron Man ou The Incredible Hulk. Ariel Olivetti quant à lui semble avoir une bibliographie plus fournie avec The Green Lantern, Daredevil, X-Men, Superman ou encore Batman. Omar est entre de bonnes mains (c'est le cas de le dire) avec deux professeurs d'un tel calibre. Mais Francia fait également un passage à l'école professionnelle de cinéma Eliseo Subiela afin d'y étudier plusieurs disciplines cinématographiques. Il touche aux scripts pour films et comics, à la sculpture et même aux effets spéciaux.

    Bref, vous l'aurez compris, notre argentin est passionné de tout ce qui touche aux arts graphiques. Et cela se ressent lorsqu'il nous livre une liste – non-exhaustive – de ses influences : Ariel Olivetti, Adam Hughes, Mark Farmer, Joe Quesada, Kevin Nowlan, Travis Charest, Ian McCaig, Ryan Church, Norman Rockwell, Mike Mignola, Albert Uderzo, Carlos Meglia, Shane Glines, Bruce Timm, Michel-Ange, Gustave Doré, Alex Ross, .... On y trouve bien sur des dessinateurs de comics mais aussi des peintres, illustrateurs, designers 3D et même également des dessinateurs de concept art pour l'industrie cinématographique.


  • Salut Omar, c'est Randy !

    Francia a donc touché à beaucoup de choses mais c'est bien du comics qu'il veut faire son métier ... et Legacy va être son premier travail dans l'industrie du comics US. Comment entre-t-on dans ce milieu quand on vit à Buenos Aires ? « Après de nombreux efforts, j'ai finalement pu réaliser le voyage dont j'ai longtemps rêvé : je suis allé à la Comic-Con à San Diego en juillet 2007 [note du staff : la plus grande convention de comics au monde]. J'y ai rencontré Randy Stradley au dernier Portfolio Review que Dark Horse a tenu. Deux mois et demi plus tard, le 5 octobre, j'ai reçu un e-mail de Randy me proposant de travailler sur des comics Star Wars ... et j'ai commencé à travailler sur la série dès le 20 du même mois »

    Omar débarque à la Comic-Con des dessins plein ses valises pour convaincre les éditeurs ...


    Le JokerSupermanSurfer d'Argent



    Omar nous avoue qu'à l'époque, il ne connaît pas Legacy : « J'étais à la traîne sur la majorité de l'UE moderne à cause de la dévaluation de la monnaie locale et du manque d'importation de comics US en Argentine. »

    Son retard ne lui fait pas peur car Omar est un véritable fan de Star Wars : « Je possède quasiment tous les art-books et les guides, j'ai joué à presque tous les jeux-vidéos, j'ai vu les films des centaines de fois et j'écoute très souvent les différentes bandes originales de la Saga. ».

    Pour combler ses lacunes Randy Stradley lui envoie de nombreux livres et comics : c'est là qu'il découvre le travail de John Ostrander et Jan Duursema. Pour le reste, il consulte beaucoup Internet et notamment Wookieepedia ce qui lui donne une bonne vision de l'ensemble de l'UE. Depuis, il a même vu The Clone Wars (par politesse, nous n'avons pas osé lui demander ce qu'il en avait pensé) et suit assidûment les rebondissements concernant la série TV.


  • Son arrivée dans Legacy

    On résume : Omar est fan de Star Wars, il vit en Argentine et soudain il reçoit un mail de l'éditeur de la licence lui demandant de dessiner dans une série qu'il ne connaît pas encore au sein d'un univers gigantesque ... avec les fans qui l'attendent au tournant !

    Pas trop stressé Omar ? « Au début, comme pour n'importe quel travail dans lequel on veut percer, j'étais assez nerveux. Je surveillais – et continue à surveiller – les deadlines et j'appréhendais ce que les fans allaient penser de mes dessins. Je n'avais auparavant jamais travaillé pour une licence mais je dois dire que maintenant je trouve ça très fun .. sans parler de toute l'équipe de Dark Horse qui rend mon travail plus facile et fait de tout ceci une expérience vraiment géniale. » Il rajoute : « Je suis très heureux de la réaction des fans et j'adore connaître leurs attentes en termes de personnage, de design de vaisseau ou d'histoire afin de remplir mon rôle au mieux. »

    Comment se déroule le travail (à distance) entre lui, John Ostrander, Dark Horse et Lucasfilm ? Omar nous explique : « Je suis entré en contact avec John par e-mail, je l'admire vraiment et j'adore la façon dont il met à disposition des artistes les bons outils narratifs afin de les utiliser au mieux. Je me sens vraiment libre dans mon travail. Je reçois les opinions et corrections de Randy et John de temps en temps ; Lucasfilm fait également quelques vérifications et on continue d'avancer dans la bonne voie : tout cela se complète à merveille et c'est vraiment cool. »

    Et que pensent-il de Jan Duursema ? « Je n'ai pas encore le plaisir de travailler avec Jan pour le moment mais c'est un véritable exemple de travail dur et dans la durée. »


  • Ses techniques de dessins

    Argentin ou américain, novice ou fin connaisseur de l'UE, nouveau dans le métier ou vieux de la vieille, chaque dessinateur sera jugé avant tout sur ses dessins. Et tant mieux pour Omar car dans ce domaine il semble ne pas avoir de problèmes.

    Pour preuves, les numéros 20, 21 et 27 de Legacy bien sûr mais également les couvertures des 26, 27 et 30. Sur son blog, Omar publie de nombreuses planches et couvertures avant colorisation, dont voici un petit échantillon pour vous mettre l'eau à la bouche :

    Omar FranciaOmar Francia


    Omar FranciaOmar Francia



    Et voici quelques explications sur sa façon de travailler :

    « Pour les pages intérieures, en plus des étapes traditionnelles : esquisses, retouches numériques et dessins finaux, j'ajoute un travail supplémentaire. Je réalise des modèles de vaisseaux et véhicules en trois dimensions afin de créer des scènes entières en 3D à retravailler par la suite. Cela me permet de regrouper plusieurs éléments dans une même scène (comme des vaisseaux lors d'une bataille) en gardant les bonnes proportions et en positionnant la caméra là où je veux, juste avant de finir. J'ai choisi ce procédé parce que je ne fais pas d'encrage et je veux garder les planches propres : trop d'esquisses, gommages et re-esquisses provoquent des marques indésirables. Récemment, j'ai également ajouté de la 3D dans les couvertures mais avec beaucoup plus de travail derrière. »

    Jugez par vous même, le résultat est saisissant :

    Avant


    Après


    Quand ni vaisseaux ni véhicules ne sont présents, Omar retravaille ses esquisses numériquement comme le montrent ces trois étapes (esquisses et retouches numériques puis colorisation) de la couverture de Legacy #32 :

    « Rough » à la mainRetouche numériqueColorisation



  • Le futur

    Le futur s'annonce plutôt bien pour Omar : « Je serais vraiment heureux de faire n'importe quel travail que Randy me proposera. Je ne me fais pas de soucis concernant les personnages et histoires sur lesquels je vais travailler : il y a tellement de choses à explorer ! Randy m'a d'ailleurs demandé de devenir l'artiste secondaire de la série donc je prévois de travailler encore plus sur Legacy dans les prochains mois ».

    Mais à part Legacy, a-t-il d'autres envies ? D'autres projets ? « Je vois tout cela comme mon point de départ, donc pour le moment j'espère rester dans le métier et continuer à travailler longtemps dans ce secteur, en explorant, en apprenant et en donnant le meilleur de moi-même. Mon projet le plus proche et mon vœu est d'avoir la chance de voyager de nouveau, cette fois avec ma femme, et de remercier personnellement toute l'équipe de Legacy ».

    Peut être à une future Comic-Con Omar ?!





    Et comme j'ai pas pu me retenir :


    Dru Valan : Omar m'a tuer !
  • 5. Dan Parsons & Brad Anderson
     
  • Deux éléments – quasi – indispensables :

    Respectivement à l'encrage et à la colorisation, Parsons et Anderson font eux aussi pleinement partis de la dream-team Legacy bien que beaucoup moins impliqués dans le processus de création. Leur rôle reste néanmoins important car visuellement le produit final est autant le leur que celui de Jan Duursema. Ces différents travaux avant encrage et colorisation montrent bien l'importances des différentes étapes nécessaires au rendu final :


    AvantAprès


    AvantAprès



    Jan Duursema explique, toujours sur ugo.com que l'énergie créatrice qu'elle et John Ostrander dégagent « s'étend également à l'encreur Dan Parsons et au coloriste Brad Anderson ». Ils travaillent tous les quatre main dans la main et se consultent à chaque étape afin de peaufiner les détails qui permettent de créer une ambiance propre à la série. Pour ces raisons, Jan Duursema n'hésite pas à dire qu'elle est « vraiment contente que Randy Stradley les ait réunis sur Legacy » car « la dynamique d'une équipe est incroyablement importante quand on crée un comic ». Dans ce milieu, précise-t-elle : « c'est la capacité des différents auteurs à mettre en valeur le travail des autres qui permet de faire vivre l'histoire ». L’année précédant la sortie de Legacy #0 (juin 2005 à mai 2006), John Ostrander, Jan Duursema, Randy Stardley et Dan Parsons l’ont passé « à développer et redévelopper la série, ajouter des personnages et travailler avec Lucas Film pour prendre en considération toute la chronologie Star Wars, incluant Legacy of the Force, ce qui montre l’implication du coloriste dans le processus de création.

    Ci-dessous deux planches, déjà encrées par Dan Parsons, avant et après colorisation par Brad Anderson :

    AvantAprès


    AvantAprès



    Avec Francia et Robinson, le rôle de Dan Parsons disparaît (le premier retouche lui-même numériquement ses dessins et le second s'encre seul), zappant ainsi l'encrage nécessaire avec Jan Duursema. A la colorisation, c'est toujours Brad Anderson qui officie :


    AvantAprès



    Duel sur Mon Calamari



    Enfin n'oublions pas que Brad Anderson a signé avec Brian Ching et Jan Duursema les plus belles couvertures des séries Republic, Obsession et maintenant Legacy !


  • Focus sur Dan Parsons :

    Dan Parons a un parcours presque classique : il voit Un Nouvel Espoir au cinéma, veut devenir un artiste depuis tout petit, il dévore de nombreux artbooks (notamment ceux de Frank Frazetta), dessine pour les journaux des établissements scolaires qu'il traverse, lit et s'inspire de nombreux comic-books. Petite originalité, il ne fait pas de sa passion son premier métier puisqu'il commence d'abord par travailler comme scientifique dans la recherche médicale !

    Grâce à son premier comic, Harpy, mettant en scène une bad-girl, il acquiert une petite réputation qui lui permet de signer ensuite les couvertures puis pages intérieures de Battlestar Galactica. Il continue ensuite sur le comic-book de First Wave (produit par la chaîne Sci-Fi). Il illustre également les cartes à jouer Witchblade, Vampirella, Lexx, The Crow, The Lord of the Rings et même sur celles des sets Star Wars Heritage et Revenge of the Sith ce qui lui permet d'affirmer qu'il a du dessiner la quasi totalité des personnages de la Galaxie SW. Son préféré ? « Bien sur ce sera toujours le Maître Jedi Plo Koon ! Qui d'autre dans la Galaxie a un intestin pour visage ? J'ai aussi beaucoup travaillé sur les chasseurs de primes. Bossk également a une tête que seule une mère peut aimer ! ».

    Parmi les artistes de Star Wars, c'est Jan Duursema qu'il préfère (ça tombe bien ^^) : « Je suis vraiment très chanceux de travailler avec elle. Son talent de narratrice est inspiré de celui de son mentor, Joe Kubert, que j'aime aussi beaucoup. ». Son arrivée dans les comics SW se fait en 2002 (avant donc de dessiner les différents sets de cartes) lors qu'à la Comic-Con, son stand se situe relativement près de celui de Jan Duursema : « J'avais appris qu'elle recherchait un nouvel encreur donc je lui ai montré ce que j'avais déjà réalisé. J'ai encré quelques pages en guise de test et depuis nous n'avons pas cessé notre collaboration ». Leur première association justement se fait sur le numéro #50 de Republic : La Défense de Kamino – où il encre 18 planches de Duursema – et continue jusqu'au numéro #83. Leur partenariat se prolonge avec Legacy alors que Parsons encre et dessine parallèlement la série King Kong, toujours chez Dark Horse.


  • Parsons et Anderson en chiffres :

    Dan Parsons en chiffres, c'est plus 40 comics Star Wars où il encre quasi-systématiquement les dessins de Jan Duursema depuis 2003.

    Brad Anderson en chiffres, c'est plus de 35 comics Star Wars, dont 27 où il évolue à la colorisation sur des dessins de Duursema, et 5 avec Omar Francia.
  • 6. Les intervenants occasionnels
     
    Au-delà du quatuor créatif (+ Omar Francia), Legacy a permis à Dark Horse de mettre en œuvre un procédé largement utilisé par la concurrence : la réalisation des couvertures par des artistes « stars ». Randy Stradley a réussi à mobiliser deux dessinateurs énormes en la personne d’Adam Hughes (#1 à 3 et 5 à 7) et de Travis Charest (#14 à 19) pour attirer encore plus de lecteurs. Pari réussi ? Assurément lorsque l’on voit le tirage des premiers numéros. Mais là où on savoure, c’est que la présence des deux artistes n’est pas une manière de combler un désert créatif à l’intérieur des numéros comme c’est trop souvent le cas avec ce procédé. Ici, les lecteurs ont plutôt le droit à une cerise sur un gâteau déjà succulent.


    Enfin, il est indispensable de mentionner le travail de Travel Foreman (Legacy #4), Adam Dekraker (#8), Colin Wilson (#9, 10 et 13), Alan Robinson (#22) qui sont venus compléter le travail de Jan Duursema aux dessins. Ils ont chacun contribué à la série en apportant des ambiances bien particulières à leurs numéros respectifs. En cela, ils s’ajustent bien aux scripts de John Ostrander qui écrit tous les scénarios. Ceci permet, conformément aux souhaits de l’éditeur, de ne pas les cantonner au rôle habituel de fill-in, avec des épisodes complètement anecdotiques entre deux grosses histoires du dessinateur vedette. Espérons que ce standard de qualité se maintienne pour les numéros à venir.

    Petit aperçu du travail de ces remplaçants de luxe :

    Travel Foreman


    Adam Dekraker


    Colin Wilson

    Colin Wilson


    Alan Robinson


    Alan Robinson
    7. Randy Stradley & Sue Rostoni
     
    De bons auteurs étant très dépendants de la qualité de la politique de leurs éditeurs, Sue Rostoni (directrice éditoriale de LucasFilm) et Randy Stradley (éditeur Star Wars chez Dark Horse) viennent compléter cette Dream-Team déjà bien fournie. Ces deux touche-à-tout sont là pour donner conseils et approbations sur l'orientation des histoires, le look des personnages ou le ton général de la série tout en laissant une marge de manœuvre considérable à Ostrander et Duursema.

    De bonnes relations sont donc nécessaires à la création d'une bonne série comme l'explique, à comicon.com John Ostrander : « Jan et moi nous créons les personnages et l’histoire qui va servir de toile de fond à notre série. LFL donne son approbation à toutes les étapes et continuera de le faire. Jan et moi avons construit une bonne relation avec Sue Rostoni, Celle-Qui-Dit-Oui-Ou-Non. Je pense qu’au cours des années, nous avons montré que l’on pouvait nous faire confiance. Sue demandera toujours des éclaircissements ou dira si elle pense que ça ne fonctionnera pas (tout comme notre éditeur, Randy). Ce n’est en réalité pas différent des autres franchises et plus facile que dans la plupart. J’aime penser que LFL nous a déjà montré sa confiance rien qu’en nous laissant faire Legacy.».

    Quand à l’annonce de la série les critiques ont commence à arriver sur les forums de Dark Horse, Randy Stardley est monté au front pour défendre ce qui était aussi son bébé et expliquer les différentes étapes ainsi que le rôle des éditeurs de chez Dark Horse et Del Rey : « Quelque chose comme Legacy n’arrive pas comme ça en un clin d’œil. Premièrement, nous avons mis la meilleure équipe possible sur le coup. Deuxièmement, j’ai mon propre œil critique dessus (et je suis sur que je suis beaucoup trop critique que ce que Jan et John voudraient). Troisièmement, les éditeurs et écrivains de chez Del Rey ont tous lu nos propositions et ils sont tous derrière nous. Enfin, et c’est peut-être le plus important, Lucasfilm a donné son accord dessus (et également fait ses propres ajustements). On aime tous Star Wars, nous aussi.»


    C'est également le rôle de Randy Stradley de choisir et lancer les différents artistes suppléants Jan Duursema sur la série, comme il l'a fait avec Omar Francia par exemple. C'est un peu le manager de tout ce petit monde et c'est lui qui fait les choix et rappelle la hiérarchie lorsque c'est nécessaire. Il n'a par exemple pas hésité à le faire lorsque certains fans ont demandé sur les boards de Dark Horse une place équivalente à celle de Duursema pour Francia : « J'adore aussi vraiment ce que Omar a réalisé et dans un futur proche vous risquez de le voir davantage, MAIS Jan a co-créé la série. Elle en est l'architecte visuelle. Elle a fait le design de tant de choses que vous aimez et voyez dans Legacy. Donc je vais prendre à Jan tout ce que je peux lui prendre en termes de dessins et je serais heureux d'avoir Omar à nos côtés lorsque nous aurons besoin de lui ! C'est ça l'équipe Legacy »
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