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[Editoriaux participatifs] "Toi, moi et l'UE, débats" #2
 
Les éléments politiques et historiques dans l'UE Star Wars
10/05/2011
Salut à tous !

La litté revient à la charge avec un deuxième éditorial participatif !

Les éditoriaux participatifs, pour rappel, c'est une tribune mise à portée de toi, forumeur, qui a quelque chose à dire sur l'UE, littéraire si possible (mais nous sommes ouverts à tout, même si ça n'a un rapport que lointain, tiré par les cheveux et un peu fumeux). Plus d'infos ici ou .

Place aujourd'hui donc au second éditorial, qui nous a été soumis par Mitth'raw Nuruodo. Le sujet est pour le moins costaud mais ô combien intéressant, la parole est à lui. Pour réagir, c'est en bas !



"Les éléments politiques et historiques dans l'Univers Étendu de Star Wars",
par Mitth'raw Nuruodo




En dépit de la controverse chez les fans de Star Wars qui veut que la prélogie soit plus enfantine que sa grande sœur, les trois derniers films dans l'ordre de sortie ont également la réputation auprès des fans et de la critique d'intégrer une atmosphère plus politique. Il faut dire que La Menace Fantôme donne le ton : une République, donc un système politique plus ou moins comparable à celui des États-Unis d'autant qu'elle est manifestement une fédération, une toute-puissante organisation commerciale semblable à nos Firmes TransNationales qui se transforme en menace, un politicien à l'ambition dangereuse... On peut y voir des relents d'opposition au libéralisme économique et des craintes sur l'installation d'un despotisme.
Cependant, la politique ne constitue évidemment pas le cœur de l'intrigue de la prélogie : George Lucas l'a dit lui-même, Star Wars, c'est d'abord l'histoire de la famille Skywalker, voire exclusivement celle d'Anakin Skywalker/Darth Vader ; l'élément central est donc ce personnage dont la chute du Côté Obscur de la Force nous est montrée comme en écho au choix de son fils Luke dans la Trilogie, et le cadre politique reste comme dans la Trilogie un simple cadre, ce n'est pas le sujet. Il remplit en fait moins une fonction éducative qu'une fonction symbolique, comme le font les références voilées au fascisme dans des œuvres aussi variées que Harry Potter avec l'idéologie attribuée à Voldemort, ou les bandes dessinées Tintin et leur fameux dictateur Bordure Pledzy-Gladz (bénies soient ses moustaches)... On peut le regretter, mais George Lucas voulait obtenir avec Star Wars quelque chose de plus rêveur et de plus universel qu'avec son premier film THX 1138, qui pour le coup a tout d'un 1984 cinématographique ; Star Wars, c'est un conte SF qui doit nous toucher petit ou grand, sans qu'il soit nécessaire d'avoir sa carte au Parti Démocrate. C'est peut-être à cette fin que certaines répliques de L'Attaque des Clones portant sur le libéralisme économique ont finalement été coupées.

Il semble donc que la politique n'occupe dans les films Star Wars qu'une place secondaire, bien qu'elle ne soit pas si loin quand on gratte un peu sous la surface ; toutefois, les fans qui se sont intéressés à ce que l'on appelle l'Univers Étendu de Star Wars (UE) savent que la question de la politique dans Star Wars ne s'arrête pas là.
À côté des films s'est maintenant développée toute une armée de romans, divisée en périodes, chacune avec ses attributs propres, écrits par des dizaines de romanciers différents s'efforçant de conserver une certaine cohérence. Or, ces romans - certains fans s'en agacent quelquefois - ne suivent pas forcément en tout point les éléments des films, il peut arriver que leurs intrigues ou leurs atmosphères s'en éloignent même beaucoup ; c'est une accusation notamment portée contre la série du Nouvel Ordre Jedi parue au début des années 2000 chez l'éditeur américain Del Rey. C'est pourquoi l'on peut se demander si ces romans de l'UE abordent les questions politiques, et si oui, de quelle façon.
La question est par ailleurs difficilement dissociable des références historiques : après tout, la politique, c'est la façon dont les sociétés (polis, les "cités" si chères à Aristote) choisissent de s'organiser, l'Histoire, c'est ce qui est arrivé aux sociétés par le passé ; la politique se repose souvent sur l'Histoire, l'Histoire a souvent un caractère politique. Quels sont donc les aspects politiques et historiques que l'on peut retrouver dans Star Wars ?
La question se pose principalement pour trois des périodes qui divisent l'UE, c'est à dire successivement dans la chronologie : l'ère Bantam (parue dans les années 90, baptisée ainsi en référence à l'éditeur qui a publié la majorité des romans de cette période), le Nouvel Ordre Jedi (début des années 2000) et l'Héritage de la Force (paru dans la deuxième moitié des années 2000). Ce n'est qu'après avoir étudié ces périodes dans cet ordre que nous traiterons du reste de l'Univers Étendu.

I/ L'ère Bantam

Si l'UE diffère par certains aspects des films, et peut donc en différer sur la question du traitement d'intrigues politiques, c'est parce qu'il n'est vraiment né que dans les années quatre-vingt-dix, sous la plume de Timothy Zahn, que George Lucas a parfaitement choisi, ses romans ayant remporté un succès considérable grâce à des personnages véritablement intéressants et une intrigue bien construite même si elle ne déborde pas forcément de suspense ; cela signifie qu'au moment où l'UE peut vraiment apparaître grâce au succès de Zahn, il doit plaire aux jeunes fans du moment, mais il doit aussi s'adresser à une génération née à la fin des années soixante et au début des années soixante-dix, qui a vu naître Star Wars. Une génération adulte, une génération qui peut être sensible aux problèmes politiques et philosophiques là où les enfants des années soixante-dix ne faisaient que les effleurer en découvrant Star Wars.
Timothy Zahn, tout en restant globalement assez proche de l'esprit des films notamment par les personnages, donne une tournure plutôt SF que fantasy à ses œuvres, ce qui renforce l'impression que l'UE s'adresse plus aux adultes que les films ; ainsi, dès le départ, l'UE parait mieux parti que les films pour bâtir des intrigues politico-philosophiques. Ce n'est pas vraiment Zahn qui s'en chargera. Lui cependant crée plutôt un arrière-plan politique symbolique à la façon des films, à l’image de l'instrumentalisation de la rivalité entre les peuples par le Moff Disra et par Grodin Tierce dans La Main de Thrawn. Notez quand même qu'il développe plus ces questions dans sa Trilogie des Conquérants, en-dehors de Star Wars. On commence vraiment à aborder ces aspects au sein de l'ère Bantam avec La Crise de la Flotte Noire, vers la fin de la période ; l'idée est alors assez mal mise en œuvre à mon goût, car tout en prétendant développer des intrigues politiques plus que les films, l'auteur se montre finalement plus manichéen qu'eux (il faut quand même bien dire que les Sénateurs corrompus sont tous du même côté...), mais l'idée est tout de même bien là.

II/ Le Nouvel Ordre Jedi

Elle est donc fort logiquement reprise dans le Nouvel Ordre Jedi, ce n'est pas la seule idée qu'il partage avec cette trilogie d'ailleurs (pour laquelle je n'ai cependant que fort peu d'indulgence comme le savent ceux qui m'ont suivis dans les flamewares de l'ère Bantam), et cette fois-ci avec un peu plus de sérieux à mon goût. On voit des questions politiques et philosophiques (les deux sont parfois étroitement imbriquées) pointer le bout de leur nez et être développées avec l'invasion Yuuzhan Vong : le refus du Sénat d'admettre l'invasion par une crainte paranoïaque de perdre de son pouvoir inaugure bien les choses dès La Marée des Ténèbres, de même que ses craintes récurrentes qui commencent en fait dès Vecteur Prime je crois quant aux pouvoirs des Jedi – des craintes qui ne sont pas sans rappeler le Marvel X-Mens et tous les films et dessins animés qui s'y rattachent, où les enjeux politiques sont forts. S'ensuit bien sûr l'appel de Tsavong Lah à la mort des Jedi avec la promesse de la paix et tous les débats houleux au Sénat dans Étoile après Étoile pour savoir si oui ou non les Jedi sont une secte dangereuse qui met en péril la Nouvelle République, le problème des otages de Talfaglio, ce dont bien sûr profite la sénatrice Viqi Shesh pour prendre de plus en plus d'influence, quitte à travailler pour le pire camp possible en même temps que pour la Nouvelle République, exploitant à merveille chaque retournement de situation, même la victoire des Jedi à Talfaglio, si, si ! Et la voilà ensuite propulsée chez les Yuuzhan Vong.
Mais la politique dans le Nouvel Ordre Jedi, ce n'est pas fini, ça reprend dès La Voie du Destin ; chez les Galactiques, bien sûr, là rien de bien nouveau sous le soleil, mais aussi chez les Yuuzhan Vong ! On suit en effet avec un plaisir intense Nom Anor dans sa découverte des arcanes du pouvoir chez les Yuuzhan Vong, du secret sur lequel s'est bâti le régime de Shimrra Jamaane, du système de castes et de ce qu'il implique... On le voit ensuite chercher à en tirer parti le mieux possible, comme d'habitude ; c'est juste après que la scientifique Nen Yim mène le même travail de découverte aux côtés du Grand Prêtre Harrar le Quorealiste, et on frissonne à l'idée de ce que Shimrra peut bien dissimuler si farouchement, et qui finira d'ailleurs par causer la perte des Yuuzhan Vong… Bon, le mystère est peut-être un peu tombé à l'eau dans la conclusion du NOJ, finalement, mais tant pis.
Tant qu'on y est, il est intéressant d'un point de vue historique d'écouter Shimrra parler dans La Force Unifiée. Il ne s'agit alors plus tant de politique politicienne que d'idéologie pure : son argument selon lequel sans ennemi commun, les Yuuzhan Vong en seraient réduits à s'entredéchirer se retrouve dans l'Histoire, car c'était bien la situation des tribus Mongoles avant que l'Empereur Gengis Kahn ne réalise leur unité ; on peut même pousser la comparaison plus loin, car comme Shimrra, Gengis Kahn a tué son frère quand il était jeune. De même, son délire de rébellion contre les divinités en lesquelles croit son peuple n’est pas sans rappeler Adolf Hitler rejetant totalement la religion Chrétienne, qui était pourtant paradoxalement celle des Allemands non-Juifs. La ressemblance peut être fortuite, mais elle est bien là, et montre que l'UE n'aborde pas que des problèmes qui lui sont propres, et le fait qu'il rappelle volontairement ou non notre propre Histoire peut en faire une sorte de miroir déformant de notre propre univers.

III/ L'Héritage de la Force

Voilà pour le Nouvel Ordre Jedi... Après cette série d'une ampleur exceptionnelle et après un Nid Obscur plus anecdotique, plus transitoire que transcendant (ce n'est pas forcément un grief), vient L'Héritage de la Force, apparaissant au début comme la plus politique des périodes de l'UE. Hélas, lorsque arrive le premier tome écrit par Aaron Allston, je ne sais pas pour vous, mais pour moi, ça a été la douche froide. Je rejoins tout à fait la critique SWU là-dessus, au final, c'est beaucoup de bruit pour pas grand-chose. Allston préfère comme d'habitude les passages d'action bien bourrins avec lesquels il s'imagine - avec une naïveté touchante - nous tenir en haleine vingt pages de suite grâce à cinq pauvres soldats Adumariens contre deux Jedi, dont on sait qu'ils auront un rôle capital dans la série, au développement d'intrigues politiques ou géopolitiques ^_^
Mais pas de panique, ça vient, ça vient avec Karen Traviss ; dans Descendances et Sacrifice surtout, elle développe superbement ces aspects avec le froid réalisme qui est le sien et pour lequel je l'aime. Les querelles de pouvoir sur Corellia, Cal Omas qui fait ce qu'il peut tout en sachant qu'il ne pourra pas éternellement soutenir Jacen, Darth Caedus qui profite des failles de lois qu'il a lui-même proposées et que personne n'avait vu à temps – précisons en passant que ça n'aurait probablement pas marché dans notre bonne vieille République Française 5.3, le Conseil Constitutionnel a justement parmi ses attributions celle de veiller à ce que les lois ne puissent pas être interprétées n'importe comment…
Autres aspects politiques, Luke qui se demande si les Jedi doivent rester fidèles à un régime même lorsqu'ils désapprouvent sa politique (interrogation déjà présente dans Nid Obscur, félicitons Troy Denning), l'instrumentalisation du terrorisme sur Coruscant dans un camp comme dans l'autre qui n'est pas sans rappeler les accusations portées à l'encontre de l'administration Bush... C'est très bien mené, c'est plutôt réaliste par rapport à ce qui se faisait jusque-là, ça pose des questions sur la manipulation dans nos sociétés modernes, notamment sur les manœuvres douteuses d'un état à l'autre et la survalorisation de la sécurité, comme dans la prélogie, mais en bien plus développé. Denning reprend certains de ces aspects, plutôt bien d'ailleurs, mais ce n'est pas vraiment lui qui mène la barque là-dessus, j'ai l'impression.

IV/ Un plus faible développement dans les autres périodes

Ces trois périodes que nous venons d'analyser sont celles qui forment le post-ROTJ (Return of the Jedi), ce qui se déroule après les films Star Wars. Il faut y ajouter la série Fate Of The Jedi qui n'est pas encore traduite en Français. Reste-t-il des développements politiques dans les romans en-dehors de ces périodes ?
Clone Wars, aussi bien que The Clone Wars - les périodes présentant deux versions de la Guerre des Clones - se sont montrées très légères là-dessus. Quant à toutes les œuvres relatant les guerres Sith, bien plus proches des films que les autres, elles n'abordent presque jamais ces questions. On trouve par ailleurs dans ces périodes bien plus de bandes dessinées que de romans, or elles constituent des supports moins aptes au développement de ces intrigues. Néanmoins, il y a au moins un ouvrage qui est régulièrement cité, et c'est Vent de Trahison de James Luceno ; celui-ci développe avec soin les manipulations du Sénateur Palpatine avant La Menace Fantôme, et son intrigue est donc par définition encore plus politique que celles de Karen Traviss. Mais il s'agit d'un roman entièrement bâti là-dessus, tandis que le Nouvel Ordre Jedi, par exemple, est avant tout le récit d'une guerre, menée par des gens sans véritable défense contre des envahisseurs incapables de les comprendre car issus d'une culture radicalement différente, rappelant par-là les invasions Normandes ou Mongoles du Moyen-Âge. Il est intéressant de noter que le choc d'imagerie que produit cette lutte donne finalement un aspect très fantasy au Nouvel Ordre Jedi qui le rapproche bien plus des films par rapport aux aspects SF de l'ère Bantam. Comme quoi, l'éloignement du Nouvel Ordre Jedi par rapport aux films est vraiment une question de point de vue. Mais c'est aussi cela, Star Wars, le mariage réussi d'une histoire Fantasy et d'un univers (globalement) SF.

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On vous attend sur les forums !
Parution : 10/05/2011
Source : Mitth'raw Nuruodo !
Validé par : xximus
On en parle sur nos forums
 
Les 10 premières réactions (voir toutes les réponses) :
  • 10/05/2011 - 14:37
  • 10/05/2011 - 15:54
    pas mal!
    mais un peu léger : j'ai eu l'impression de ne lire qu'une introduction :(

    léger notamment sur Zahn et la période Nouvelle République : dans la Croisade noire, Zahn pose les bases d'une nouvelle république divisée
    on le voit avec la rivalité qui oppose Ackbar à Fey'la

    Zahn crée aussi une "utopie" Chiss et pose les bases de l'Alliance Galactique en rapprochant la nouvelle République des Vestiges impériaux juste avant l'Invasion
  • 10/05/2011 - 16:04
    pas mal!
    mais un peu léger : j'ai eu l'impression de ne lire qu'une introduction :(

    léger notamment sur Zahn et la période Nouvelle République : dans la Croisade noire, Zahn pose les bases d'une nouvelle république divisée
    on le voit avec la rivalité qui oppose Ackbar à Fey'la


    J'y ai pensé, mais on ne voulait pas faire quelque chose de trop long, ni moi quand j'ai posté la version complète quelque part sur le topic NOJ, car je voulais alors répondre à Gilad et pas m'attarder sur Bantam, ni le staff quand je leur ai proposé une version courte de ce post, car il fallait faire un truc assez accessible... Donc j'ai donné le résultat général. Mais on peut toujours en parler ici :wink:

    Zahn crée aussi une "utopie" Chiss


    Je parlerais d'idéal-type plus que d'utopie, mais c'est un peu ça, oui :)
  • 10/05/2011 - 20:45
    Le sujet est super et il est très bien expliquer dans la news, il me rappelle un sujet de dissertation :D , il faudra que je vienne débattre. :wink:
  • 11/05/2011 - 11:07
    Ayant pas mal lu et relu cet édito :D , je me permets d’y réagir. :sournois:

    Les aspects politiques et hist dans l’UE en particulier… vaste sujet en fait. Pour aller du plus global au plus détaillé, je dirais dans un premier temps que j’ai l’impression que cet aspect (ouais je me limite à politique je suis pas un caïd dans ces domaines), cet aspect disais-je n’est pas beaucoup plus développé que ce que l’on a pu voir dans les films. Cela veut dire qu’il y en a quand même donc dans certains romans, comme il y en dans les épisodes I, II, III, ne serait-ce qu’avec les intrigues liées au Sénat et à ses sénateurs, tout cela rementionné dans l’épisode IV…

    Car il faut se rappeler : pour l’UE, globalement, on a déjà un fond de pol qui plane quand même dès la période Bantam (Sky si tu passe pas là :transpire: ). On se souvient de Borsk Fey’lya qui tire dans les pattes de Mothma Ackbar & co dès les premières heures de la Nouvelle République… C’est basique certes, mais c’est bien présent.
    La politique du NJO est plus fouillée : du côté de la Nouvelle République ça se transforme vite en effort de guerre pour contrer la menace Yuuzhan Vong ; et c’est effectivement surtout chez ces derniers que l’on peut suivre l’évolution de leur société, avec le renversement idéologique que l’on connaît. Franchement là-dessus même si les Vong m’ont parfois soulé au terme de ce loooong cycle, il faut reconnaître qu’ils ont bien été développés et qu’au lieu d’être cantonnés au simple rang d’ennemis, ils sont traités avec pertinence, en tant que civilisation (pas très civilisée pour jouer sur les mots :paf: ). Le système de caste, les conseillers, Shimmra et sa cour, la rébellion qui couve… De la politique à suspense et peut-être simplifiée, mais s’agissant d’une autre société que celle de la galaxie envahie, c’est bien plus crédible et ça passe.
    L’Héritage de la Force nous montre en effet Jacen tirer partie des failles du système juridique, son accession au pouvoir, les implications pour les Jedi devant continuer à servir l’AG ou non… Et la série a surtout le mérite de nous montrer le fonctionnement bien particulier de Mandalore : un chef qui donne des directives dans une taverne, et hop c’est parti !^^ Pour le coup j’ai bien aimé, qu’on nous montre une culture à part entière et qu’on nous dise « voilà comment ça fonctionne, voilà comment sont prises les décisions ».

    Le postulat selon lequel il y a moins de possibilités de faire des développements politiques dans une bande dessinée m’a interpellé… Et finalement c’est pas si faux. Bien que n’ayant pas lu tout les comics SW – au moins une base bien fournie dirons-nous – les incursions dans la sphère politique ou dans ses problématiques sont plutôt rares. Ce qui s’y apparente le plus sont les évolutions que connaissent les Jedi en tant qu’Ordre prenant des décisions influant sur la société, comme on peut le voir par exemple dans les Tales of The Jedi, avec des grands rassemblements de l’Ordre discutant de la protection de tel système par exemple.
    Le comics qui se veut vraiment politique pour moi, c’est Crimson Empire II. Mais c’est tellement nul (j’ai vu que certains avait aimé mais je comprends toujours pas comment ils ont fait ^^) et ennuyeux de voir des pauvres moffs sur le retour se tirer dans les pattes que ça vaut pas vraiment le coup de toute façon si on veut voir de la politique made in SW.
    Enfin, Legacy envoie quand même du lourd, c’est énormément de considérations politiques ! Présentes de manière explicites et sans détour (la lutte entre les différentes factions, Sith, Impériaux, Jedi), mais bien là.

    Mon plus gros regret reste la politique pour les nuls de la Guerre des Clones. En fait, c’est bien que SW reste un univers varié, et que la sphère politique soit comme tous ses éléments apparente en petites touches. Mais la Guerre des Clones autorise largement à mettre le point sur la sphère politique – c’est quand même Palpatine qui manipule la République Galactique pour la renverser ! – et le fait de la pire des manières qui soit : on ne compte plus les épisodes de TCW où on a des sempiternels briefing de Palpy avec les Jedi, où ces derniers obéissent aux ordres du premier qui n’a finalement pas l’air d’avoir un plan concret sur ce que va lui rapporter la moindre action à l’encontre des séparatistes^^ Ça se limite à ça, et comme je sais plus qui le disait très justement sur les forums, on sait même plus ce qui sert ou dessert les plans de Palpatine, c’est un énorme paradoxe fouillis où il doit lui-même s’y perdre ! Les films amorçaient très bien cette ambivalence du Chancelier/Seigneur Sith et n’avaient d’ailleurs pas à sombrer dans du trop politique, juste à traiter les points clés et tournants de l’histoire. Je cite TCW, mais ce n’est pas pour critiquer la série en propre, l’aspect pol de la Guerre des clones est encore plus absent dans les comics Clone Wars ! On peut trouver les récits intéressants (c’est mon avis), mais on nous montre uniquement la Guerre et le parcours de Quinlan Vos, pas tous les rouages derrière…

    Pour finir, on voit que l’UE ne délaisse pas totalement l’aspect politique de ses histoires. Mais pour ma part, c’est comme pour les films, point trop n’en faut ! SW c’est quand même à la base du fun et du grand spectacle, de l’action et des concepts plus ou moins manichéens. Le plus bel exemple (c’est un lointain souvenir) est un épisode des Simpsons narrant la sortie de l’épisode I au cinéma. Tout le public s’ennuie très vite en regardant le blabla du Sénat qui semble composer la totalité du film. Soudain, un AT-AT arrive en défonçant une paroi de la grande rotonde pour tirer sur tout le monde… Et quelqu’un lui rétorque qu’il ne peut pas en vertu de la loi je sais pas quoi ; du coup le AT-AT s’assoit et se met à compulser le texte, grosse déception du public ^^ Et ça finit par un gros plan de Yoda disant un truc comme « Cette motion de censure, peut-être acceptée le sera-t-elle, ou peut-être pas » avec un haussement de sourcils malicieux’^^.
    Pour les romans et comics, j’ai le même point de vue : du moment que ça envoie, je pardonne les facilités et le manque de détails sur le politique. S’il y a trop de politique, ça m’ennuie !
  • 11/05/2011 - 13:42
    Moi ce qui m'ennuie, c'est que le traitement "facile" de la politique dans TCW, je l'ai retouvé là :

    xximus a écrit:L’Héritage de la Force nous montre en effet Jacen tirer partie des failles du système juridique, son accession au pouvoir, les implications pour les Jedi devant continuer à servir l’AG ou non… Et la série a surtout le mérite de nous montrer le fonctionnement bien particulier de Mandalore : un chef qui donne des directives dans une taverne, et hop c’est parti !^^ Pour le coup j’ai bien aimé, qu’on nous montre une culture à part entière et qu’on nous dise « voilà comment ça fonctionne, voilà comment sont prises les décisions ».


    Parce que Jacen qui prend le pouvoir tout seul en 6 mois, lol quoi. Où est le Sénat ? Que fait-il ? Personne dans la galaxie n'a retenu la leçon "Palpatine" ? Il y avait plus à faire dans cette partie que Jacen qui profite d'un léger trouble qu'il a lui même créé dans une loi pour prendre le pouvoir... Et surtout, voir le Sénat et sa réaction (ce que le NOJ avait très bien saisi, d'ailleurs) !
  • 11/05/2011 - 17:09
    xximus a écrit:dès la période Bantam (Sky si tu passe pas là :transpire: )

    Merci d'appeler cette période "Nouvelle République" et non Ere Bantam. Aujourd'hui personne ne va chercher à savoir quel éditeur a sorti un bouquin pour en parler (d'autant que pour trouver la liste de ces bouquins, faut aller chercher loin) : on se base sur la chronologie de l'univers SW et non du nôtre : période NOJ a du sens, période Legacy aussi, etc. etc. mais pas période Bantam, pas au sens d'une période chronologique.
    Si on parle d'ère Bantam, on compte aussi les trilogies Han Solo et les Ombres de l'Empire, bien que chronologiquement in-universe ça se passe dans un tout autre contexte, et surtout on oublie les Del Rey sortis dans la période Nouvelle République (sans même parler des bd, le Fantôme de Tatooine et Une Question de Survie, on les rangerait où sinon ??).

    Bref, même si la plupart des habitués du forum comprennent à quoi certains se réfèrent en parlant de période Bantam, ce serait mieux pour les nouveaux comme pour les visiteurs occasionnels si on utilisait des termes utilisés partout, à commencer dans les guides et listes officielles de bouquins. D'avance merci. :jap:

    [Oui, c'est HS. Oui, c'est une forme de troll. Et Oui aussi, je continuerai longtemps à me la ramener sur ce sujet, parce que ça m'énerve autant que les fautes d'orthographe]

    Sinon, bah c'était un peu court mais ça pose pas mal de choses, avec lesquelles je suis pas toujours d'accord (la politique dans les comics comme dans les Légendes des Jedi ou encore dans Legacy est plutôt bien traitée selon moi), mais c'était pas le but de mon intervention ^^
  • 11/05/2011 - 17:11
    Sinon, bah c'était un peu court mais ça pose pas mal de choses, avec lesquelles je suis pas toujours d'accord (la politique dans les comics comme dans les Légendes des Jedi ou encore dans Legacy est plutôt bien traitée selon moi)


    Oui, ce n'est pas tout à fait faux, en fait, mais les comics ont souvent bien plus de mal sur le sujet que les romans.
  • 11/05/2011 - 17:39
    ça dépend des séries
    je me disais à tord que les 5 années post-Endor étaient pauvres niveau politique puisque la guerre se poursuivait contre les impériaux loyalistes et les seigneurs de guerres autodidactes
    mais dès Trêve à Bakura on voit que l'Alliance Rebelle a pensé à l'après Empire et commence les missions diplomatiques, comme celles évoqués dans les BD et les romans X-wing, avec des planètes neutres, hésitantes ou indépendantistes.
    Il faut aussi garder à l'esprit que y a pratiquement toujours une guerre ou une crise majeur qui pourrait en entrainer une, quelque soit l'époque : par conséquent les aspects politiques globaux sont limités par cet état de guerre :chut:

    quand à la politique pendant la GDC : il n'y a plus de cohérences générales entre les films, les comics, CW, les romans et TCW (merci TCW :o )
    de toute façon tout est artificiel dans cette guerre : Sidious tire les ficelles (ou du moins est censé les tirer)

    Merci d'appeler cette période "Nouvelle République" et non Ere Bantam

    je plussois :oui:
  • 11/05/2011 - 18:41
    Tiens, y avait pas d'humour dans celui-là. :paf:

    Je voudrais ajouter que l'absence de politique dans la guerre des clones fait evidemment partie du gachis général de la période où on en arrive à voir des sénateurs TCW meilleurs tireur que les soldats.

    Mais je ne suis pas tout à fait d'accord avec ceci :

    l’aspect pol de la Guerre des clones est encore plus absent dans les comics Clone Wars !


    Ce n'est que quasiment exact, trois petites tentatives ont existés :
    - Tome 1 des CW Delcourt : La bataille de Kamino engagée pour être perdue et ainsi renforcer le pouvoir de Dooku sur les séparatistes.
    - Toujours dans le tome 1 : la defection (temporaire) d'un certain nombre de jedi qui ont refusé de servir dans l'armée d'une république en laquelle ils ne croivent plus.
    - Tome 5 : l'instrumentalisation du terrorisme et Bail Organa qui lutte contre l'adoption d'une loi sécuritaire.

    C'est peu mais pas inexistant.
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