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Critiques de Battlefront II - Inferno Squad, de Christie Golden
 
[Critique] Sortie aujourd'hui aux USA du préquel au jeu-vidéo !
25/07/2017

Bonsoir à tous

Aujourd'hui sort aux USA le roman Battlefront II - Inferno Squad, écrit par Christie Golden. Ce roman était attendu car il s'agit d'un préquel au futur jeu-vidéo Battlefront II, qui sortira en fin d'année sur PC et consoles. Comme d'habitude, Lain et moi l'avons lu en avance, et nous vous proposons donc nos critiques. (Il n'y a aucune date pour la version française de ce roman.)

D'abord, un petit rappel de la couverture et du synopsis.

 



Le synopsis :
La Rébellion a des héros comme Jyn Erso et Luke Skywalker. Mais l'Empire a l'Escouade de l'Enfer.  

Après le vol humiliant des plans de l'Etoile Noire ayant eu pour conséquence la destruction de la station de combat, l'Empire est sur la défensive. En réponse à cette défaite déroutante, la Marine Impériale a autorisé la formation d'une élite de soldats, connus sous le nom d'Escouade de l'Enfer. Leur mission : infiltrer et éliminer les vestiges des Partisans de Saw Gerrera. A la suite de la mort de leur chef, les Partisans ont poursuivi son héritage extrémiste, déterminés à contrarier l'Empire, peu importe le prix. Désormais, l'Escouade de l'Enfer doit assumer son status de meilleure parmi les meilleurs et tuer les Partisans de l'intérieur. Mais alors que le danger s'accroit et que la menace d'être découverte grandit, jusqu'où ira l'Escouade de l'Enfer pour assurer la sécurité de l'Empire ?

La critique sans spoiler de Link


Après le très décevant Battlefront – Twilight Company, lié au premier (tout aussi décevant) jeu-vidéo Battlefront, le couvert est remis avec ce Battlefront II – Inferno Squad, à quelques mois de la sortie du 2ème opus d’Electronic Arts. Cette fois-ci, on a droit à une valeur sûre à l’écriture, à savoir Christie Golden. De quoi nous laisser espérer de bonnes choses. Verdict.


I) Un titre presque mensonger

Non, n’arrêtez pas tout de suite de lire ma critique en disant « ça y est, Link il va encore descendre un roman… ». Ce n’est pas le cas. Si je parle ici de titre mensonger, c’est que l’aspect « livre de guerre », qui était beaucoup trop présent sur le premier opus, est mis ici de côté. Tout simplement parce qu’enfin, on a une histoire, on a un groupe de personnages restreint, et on ne passe pas notre temps à ne lire que des scènes où les gens se tirent dessus sans réfléchir.

C’est simple : tous les défauts du premier opus sont gommés. Les personnages sont au total à peine une dizaine dans tout le roman (au lieu de 150 dans le premier opus), l’intrigue est très bien développée du début à la fin, il n’y a pas plusieurs missions qui s’enchaînent toutes les dix pages ce qui permet un vrai suivi, bref, tout ce que j’attends quand je lis un livre Star Wars. Alors oui, cela se fait au détriment de la guerre. Mais ce n’est pas plus mal pour ceux qui aiment lire des histoires un peu développées, et pas un enchaînement d’actions sans queue ni tête.


II) Le style Golden, encore une fois remarquable

On l’avait déjà souligné lors des critiques de ses romans de la série Le Destin des Jedi, ou plus récemment lors de Sombre Apprenti, mais Christie Golden, c’est une femme qui sait écrire. Son boulot sur la psychologie des personnages, sur l’émotion, sur la façon de raconter tout simplement, a toujours été très bon. Et Inferno Squad ne fait pas exception à la règle.

Le fait d’avoir un nombre de personnages peu élevé lui permet de les développer de fond en comble, que ce soit les membres Impériaux de l’escouade, ou les Partisans de Saw Gerrera. Et même si le livre est relativement court (266 pages sur liseuse), on ne s’ennuie pas une seconde, les rares temps morts servant à approfondir les relations entre un personnage et un autre. Car là aussi, le travail de Golden est remarquable : elle tisse des relations entre les Impériaux et les Partisans, à tel point que l’on doute de plus en plus, au fur et à mesure de notre lecture, sur l’issue du roman.

L’émotion est également très présente, avec notamment trois chapitres qui pourront vous faire verser une petite larme, mais également plusieurs moments psychologiquement assez durs, qui remettent en question la malfaisance de l’Empire lorsque l’on voit certains actes des Partisans.


III) The Clone Wars => Rogue One => Battlefront II

Ce roman nous raconte donc la création et la première grosse mission de l’Inferno Squad. Cette escouade doit donc aller s’occuper d’un groupe de Partisans de Saw Gerrera, qui ont eu la chance de ne pas mourir sur Jedha et qui cherchent à mettre des bâtons dans les roues de l’Empire. Le lien avec Rogue One est donc évident. On peut parler ici du défaut majeur du livre, qui est un défaut de toute façon récurrent parmi la grande majorité des romans de l’Univers Officiel, c’est le manque d’ampleur galactique. La mission menée par l’Escouade reste anecdotique, et n’aura pas d’impact sur la suite des événements.

J’en viens maintenant à un point qui m’a très agréablement surpris : pourquoi ai-je mis « The Clone Wars » dans le titre de ce paragraphe ? Tout simplement parce qu’on retrouve un personnage créé dans TCW parmi les membres des Partisans. Et ce n’est pas un personnage obscur que l’on ne voit que dans un seul épisode, mais bien quelqu’un qui a subi un bon développement au cours de la série. Golden nous livre donc le destin de ce personnage après la Guerre des Clones, et c’est une très bonne chose.

Enfin, le lien avec Battlefront II existe quand même puisque l’Inferno Squad sera celle qui sera jouable lors de la campagne du jeu-vidéo. Le défaut étant que le roman se déroulant juste après Un Nouvel Espoir et le JV après Le Retour du Jedi, le suspense concernant le destin de plusieurs personnages est inexistant. 

Le roman a donc cet avantage de lier plusieurs médias (sur plusieurs supports) de l’Univers, chose que n’avait pas su faire Twilight Company. On notera également certaines portes ouvertes à la fin, qui laissent entrevoir une suite…


Conclusion :

Ayant été très déçu par le premier roman Battlefront, j’abordais celui-là à reculons. Ce fut une bonne surprise. Certes il manque une envergure galactique et le genre « roman de guerre » est abandonné, mais la plume de Golden est excellente, et l’histoire racontée est de très bonne facture, avec juste ce qu’il faut d’action, de rebondissements et d’émotion.


Note : 75 %


 

La critique sans spoiler de Lain-Anksoo


Avant propos 

Dans cette critique, je vais faire une chose que je n’ai jamais faite auparavant, je vais mettre de côté mes attentes pour ce livre, pour juger ce qu’il est vraiment. En temps normal je ne me serais pas retenu et j’aurais hurlé au scandale qu’un roman s’appelant Battlefront ne contienne littéralement aucune scène d’action, aucun combat, aucun coup de feu… d’autant plus pour une escouade s’appelant Inferno (Infernale). De même, j’aurais critiqué le fait que l’escouade se retrouve à infiltrer, pour une bonne raison, un groupe d’ennemis ridiculement petit et ne semblant presque à aucun moment menaçant pour l’Empire. Une menace qui, quand on la voit, laisse entrevoir le peu d’action du livre. Mais même si je trouve le livre mensonger que ce soit par sa couverture, son titre ou son synopsis, j’en tiendrai à peine compte car l’histoire qu’on nous propose à la place est inédite en terme de développement dans l’univers de Star Wars et doit être jugée pour ce qu’elle est : le roman Star Wars le plus psychologique qu’il m’ait été donné de lire.


Où nous situer ?

Je ne sais plus… J’ai commencé ce livre en me disant que je serais triste à la fin quand l’escouade en finirait avec les survivants du groupe d’anarchistes de Saw Gerrera (les Dreamers) car ça voudrait dire que les gentils ont perdu et que l’Empire a gagné. Mais rien ne s’est passé comme prévu.

Le déroulement qui vise à nous retourner la tête est pourtant simple : on assemble un groupe de héros qui sont en fait des méchants, mais qui ont vécu des choses dures et sont écrasés sous une forte figure d’autorité. Même s'ils sont méchants, on commence à éprouver de l’empathie, surtout qu’ensuite on les envoie en mission face à de vrais méchants (pas des gentils Rebelles) puis finalement on les envoie en mission face à des gentils. A ce stade on aime déjà nos méchants donc on veut qu’ils réussissent, et le groupe des survivants de Saw est tellement cruel qu’on peut les prendre aisément pour des méchants. Sauf que ça ne marche pas comme ça non plus… Que ce soit l’escouade ou les Dreamers, ce sont des amis très proches devenus une famille, ça créé des liens et comme l’escouade doit les infiltrer, les sentiments se mélangent et tout le monde s’y perd. Surtout lorsque des tragédies surviennent.

Le résultat est donc, à la fin, car comme vous vous en doutez l’escouade étant présente dans le jeu vidéo elle survit, quand les Dreamers disparaissent, on ne pleure pas parce que les gentils ont perdu, on pleure avec l’Inferno Squad parce qu'elle a été obligé d’accomplir sa mission.

On arrive plus à situer où se trouvent les gentils et les méchants, tout est flou, on s’attache juste à des personnages et on vit les mêmes sentiments qu’eux.


Les sentiments

Christie Golden est une écrivaine de personnages plus que d’histoires. Son histoire c’est ses héros, la psychologie de ceux-ci, leurs sentiments et l’empathie qu’on éprouve pour eux.

Ici son rôle est de nous présenter l’escouade qui sera présente dans le jeu. Et bien pour une fois on découvre des nouveaux personnages très bien développés qui nous intéressent vraiment et qui d’un point de vue marketing nous donneront envie d’acheter le jeu pour connaitre la suite de leur histoire.

On s’attache énormément à eux, surtout en voyant la figure du père, l'amiral Versio, toujours là pour oppresser mais faisant preuve dans les moments durs d’une véritable humanité. De ce point de vue, tout semble sujet à manipulation et stratégie, mais il arrive pour plus de profondeur que tout cela soit mis de côté pour nous livrer de véritables scènes fortes à faire pleurer. Tout est d’une justesse incroyable.

Aucun membre de l’escouade n'est oublié et surtout on a droit à des chapitres du point de vue de chacun des soldats et pas seulement Iden comme on pouvait le penser. Même les Dreamers se retrouvent approfondis, confirmant le talent de Golden.


Infiltration

Comme dit précédemment l’histoire est lente, sans action, mais s’enchaîne à la perfection grâce la phychologie derrière le livre. Il se passe tout de même des choses mais pas forcément de la bonne manière. 

Pour rester dans le positif, on peut saluer les références multiples à l’univers Star Wars et dire que ce livre est aussi un ovni en terme de rattachement. En effet, on nous a d’abord vendu ce livre comme la suite de Rogue One (on a évité sur SWU les titres racoleurs d’internet du genre « Date de sortie pour Rogue Two »). Alors oui en un sens ce livre est une suite de Rogue One. Mais il est encore plus une suite de Rebel Rising (l’excellent roman jeune adulte sur Jyn Erso) grâce à la présence de certains personnages. Mais il sera de par le mystère du livre une suite à certains épisodes de The Clone Wars (je n’en dis pas plus mais c’est un joli easter egg que nous met Golden). Mais surtout c’est un prequel au jeu vidéo Battlefront II. On a donc un roman qui est une suite de livre, film et série TV et un préquel à un jeu. Du jamais vu !

Enfin pour finir sur le négatif l’action manque quand même, faisant de ce livre quelque chose de mensonger. Le début est un peu lent, certaines choses sont introduites pour le jeu mais ne serviront pas dans le livre (le vaisseau et les pilotes par exemple) et enfin quand le dénouement final arrive on a envie de dire « tu ne pouvais pas faire ça plus tôt ? ». À noter aussi le coup des « machines en pierre » qui, bien qu’offrant une jolie symbolique lors de la conclusion, sont presque forcées et là uniquement pour une belle image de fin. On aurait très bien pu s’en passer.


Conclusion

Inferno Squad ouvre pour moi la voie à des romans Star Wars beaucoup plus matures pouvant vous retourner le cerveau, grâce à une plume de maître, ici celle de Christie Golden. 

Les plus :

La psychologie
Les personnages
Christie Golden

Les moins :

Le manque d’action
Le dénouement 

Note : 81%


Merci à Del Rey pour l'exemplaire offert pour la critique.

On attend vos réactions sur les forums.

Parution : 25/07/2017
Source : Le staff !
Validé par : link224
Section : Littérature
Type : Critique
On en parle sur nos forums
 
Les 10 premières réactions (voir toutes les réponses) :
  • 25/07/2017 - 7:51
    Et voici nos critiques : http://www.starwars-universe.com/actu-1 ... olden.html

    Un bon roman donc, psychologiquement très difficile :oui:
  • 25/07/2017 - 8:01
    C'est quoi la référence à TCW ?
  • 25/07/2017 - 8:04
    Soit spoilé vil mécréant :cute:

    Lux Bonteri
  • 25/07/2017 - 8:11
    Ah... Jel'aimais bien, lui. Sauf sa relation avec Ahsoka... qui représentait les trois quarts du développement du perso... Mais là, sans Ahsoka, ça peut être bien :love:
  • 25/07/2017 - 8:21
    Pour TCW j'ai expliqué sur le topic de la série donc vous piuvez en parler là-bas^^
    Et parler du reste du roman ici :)
  • 26/07/2017 - 17:56
    Eh mais je viens de voir sur le wookie qu'il y a Lassa Rhayme également, la Pantoran de la nouvelle qui allait avec Dark Disciple.
    Elle se fait plaisir à reprendre ses personnages :) .
  • 26/07/2017 - 18:01
    Bah oui :)
    Y a plein de raison qu'on ait aimé !
  • 09/08/2017 - 9:01
    Coucou les copains de SWU. Je viens poser directement la question ici parce que ce serait trop un peu pénible à formuler en 140 caractères. :D

    J'ai un petit souci de dates en ce qui concerne Iden Versio.

    Spoiler: Afficher
    Il me semble avoir lu dans le roman qu'Iden était née après que papounet ait amené l'Empire sur Vardos (sauf qu'évident, je suis pas foutue de retrouver ce passage). Ce qui nous amènera à dire qu'elle serait née après 19 ABY.

    Toutefois, on sait aussi que Seyn est la benjamine de l'escouade Inferno et pour elle, il est établit assez clairement qu'elle a 20 ans (et qu'elle a seulement deux ans d'écart avec un certain guerrier Kage).

    Il me semblait aussi avoir lu sur le lien présent dans ce tweet qu'Iden avait 26 ans au moment de la bataille d'Endor. Impossible de retrouver le texte exact dans le lien et évidemment, l'url n'est pas enregistrée dans archive.org. Vu la réaction de @Nivlacanator dans les tweets, j'en déduis que je suis pas la seule à avoir lu ça.

    Est-ce que vous avez bien lu la même chose pour la naissance d'Iden ? Incohérence ou pas ?^^
  • 09/08/2017 - 9:21
    Qu'elle a 22 ans au moment du livre c'est sûr (à un moment j'ai fait le calcul à partir de l'âge de Hask qui est donné)

    Son histoire de naissance me dit rien ...
    Faudra relire le livre et trouver le passage ^^
    Ce que je ferai pas avant que j'ai la version papier mais si tu as une version numérique tente une recherche :neutre:
  • 09/08/2017 - 9:31
    Chapitre 11 :

    Spoiler: Afficher
    The trees had survived, amusingly enough, because of her father, who praised them as a symbol of the planet’s devotion to the Empire. Displaying the trees had become a popular pastime for those wanting to stay on the Empire’s good side—which was anyone and everyone among the planet’s nonhuman populace who had the room to plant them.

    This had happened before Iden’s birth, but she had watched the holos of his speech—the one that had gotten a red stone statue of him erected—often enough to remember almost all of it. Certainly the most famous lines: “Once the Maiden of the Shin’yah let her life’s blood flow, drop by drop, for a great love. And so, too, we of Vardos, the people of the Shin’yah, let our life’s blood flow in heroic battle, for love of our Empire.”


    C'est le passage sur les arbres avec les feuilles rouges qui font office de symboles de l'Empire sur Vardos. Je l’interprète comme quoi Papa Versio a fait le discours fêtant l'arrivée de l'Empire sur Vardos en parlant des arbres avant la naissance d'Iden.
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