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[MAJ J16] 10 ans de Star Wars sous Disney
 
Le grand bilan
21/01/2023

Le 30 octobre 2012 retentait un coup de tonnerre qui secoua la galaxie Star Wars à jamais : George Lucas vendait Lucasfilm à la Walt Disney Company.
10 ans et quelques mois plus tard, il nous semblait important de revenir sur cette décennie et d’essayer d’en tirer quelques conclusions. Loin de brasser l’ensemble de cette période ou de dresser un historique complet, on se contentera ici de retenir les moments clés et de mettre en perspective les différentes productions autour de la saga. Si quelques jugements de valeurs viendront ici et là ponctuer ce bilan, ni cherchez pas un plaidoyer ou un réquisitoire pour le Star Wars sans George Lucas.

(De toute façon, Star Wars, c’est nul).

  • 10 ans de Star Wars sous Disney

 

4 milliards pour les étoiles

2012 commençait plutôt bien. La Menace Fantôme ressortait au cinéma dans un nouvel écrin 3D, The Clone Wars arrivait à son apogée avec la saison 5, The Old Republic venait d’être lancé et Star Wars 1313 était dévoilé et enfin, l’annonce de la trilogie de romans Sword of the Jedi faisait rêver les afficionados de l’univers étendu (désolé).

Arrive donc l’annonce qui va tout changer. George Lucas a décidé de vendre Lucasfilm et l’ensemble de ses filiales (ILM y compris) à la Walt Disney Company, quelques semaines après avoir passé la main à Kathleen Kennedy pour la gestion de l’empire Lucasfilm Ltd.

  • Signature vente de Lucasfilm à la Walt Disney Company

En même temps que ce rachat, est annoncé ce qui deviendra la postlogie : les épisodes VII, VIII et IX. Prévu pour mai 2015, le septième film de la saga s’annonçait comme le fer de lance d’une nouvelle époque.

À partir de là, c’est la valse des annonces et des annulations. Des projets en cours ou annoncés, ne survivra que The Old Republic. LucasArts fermera carrément ses portes en avril pour laisser les jeux vidéo à EA Games. The Clone Wars est annulé au profit de Rebels, on parle déjà de spin-off au cinéma… Niveau littérature, le glas est sonné en avril 2014, où l’ensemble des récits déjà publiés feront désormais partie du label Legends, au profit d’une nouvelle timeline, d’un nouveau Canon.

En résumé, la situation est compliquée et le fandom l’a déjà bien compris. Toujours prêt à s’écharper sur le moindre détail, de tels chamboulements et de nouveaux projets mettent le feu ! Mais ce n’est que le début, alors que rien n’est encore disponible, l’imagination va bon train et les bruits de couloirs inquiètent autant qu’ils réjouissent.

Construire un univers partagé

Et Star Wars : Rebels arriva. Cristallisant à elle seule bon nombre d’éléments qui font aujourd’hui ce qu’est Star Wars sous l’égide de Disney.

Un mois avant le premier épisode de la série animée sortait le roman compagnon, Une Nouvelle Aube. Il sonne le point de départ de la littérature du nouveau Canon, surfant tout d’abord sur les auteurs connus des lecteurs et accompagnant comme souvent par la suite les productions audiovisuelles (les séries « Voyage vers… », Catalyst, les romans Battlefront, Morts ou Vifs, etc.). Il en sera de même pour les comics, qui délaissent Dark Horse pour revenir chez Marvel. Outre la période surexploitée de la trilogie originale (2, 3 puis 4 séries toujours en cours !), les comics ont également proposé longtemps de simples compléments (Kanan, Poe Dameron) ou sans doute encore pire, des mini-séries au nom du héros principal (Princesse Leia, Lando, Chewbacca, Captain Phasma et tant d’autres) qui, sans même mentionner la qualité de ces œuvres, ont fini par devenir la caricature du traitement de l’univers étendu de ses premières années : un à-côté pour le moins crispé. Attendant le feu vert des gros projets et du (des) plan(s) à long terme, ce qui était le point d’ancrage de nombreux fans depuis la fin de la prélogie a eu du mal à contenter tout le monde, malgré des œuvres de haute qualité. Il faudra attendre 2021 et La Haute République pour que le volet littérature reprenne sa place de choix dans les nombreuses déclinaisons de l’univers Star Wars. Mais j’y reviendrai plus tard.

  • Couverture Riposte
    (Voyage vers Le Réveil de
    la Force)
  • Couverture Poe Dameron
  • Couverture Vader #25
    (deuxième série)
  • Affiche Rebels saison 4

On parlait de Rebels, non ? La série qui durera 4 saisons marque également la volonté de Disney d’imposer son rythme. Proposée en remplaçante de The Clone Wars alors que de nombreux épisodes étaient encore prévus, la série proposera un florilège de nouveaux personnages, un nouveau style graphique, une narration plus fluide et le tout par… Quasiment la même équipe que sa prédécesseure ! Dave Filoni en tête, l’homme au chapeau va s’imposer comme l’un des grands penseurs de ce nouveau Star Wars et proposera au fil des années ce que certains surnomme désormais le Filoniverse. Cette vision fera émerger un Star Wars à deux vitesses au sein de Lucasfilm. Le rouleau compresseur de la postlogie d’un côté et la course aux contenus pour venir remplir le catalogue Disney+ et imposer la marque Star Wars dans l’ère du streaming.

“Well, it's just a movie”

Initialement, le projet phare de Lucasfilm était bien entendu Le Réveil de la Force et ses deux suites, Les Derniers Jedi et L’Ascension de Skywalker. Il est sans doute de notoriété publique à présent que cette nouvelle trilogie a subi plusieurs revers qui finiront par entacher auprès d’une partie du public la marque Star Wars.

  • Affiche Le Réveil de la Force
  • Affiche Les Derniers Jedi
  • Affiche L'Ascension de Skywalker

Tout d’abord, c’est la volonté de s’écarter complètement de ce qu’imaginait George Lucas pour la suite de sa saga et surtout de tenir un calendrier de sortie bien chargé. Le Réveil de la Force est repoussé de mai à décembre 2015 à la demande de J.J. Abrams, en charge du projet. L’ambition de Lucasfilm est alors d’alterner chaque année entre un film numéroté et un spin-off. Cette pression tiendra le coup jusqu’à l’épisode VIII (malgré les nombreux reshoots de Tony Gilroy sur Rogue One), avant que le château de carte ne commence à s’effriter avec les soucis de productions de Solo et de l’épisode IX.

La valse des réalisateurs commence avec les évictions de Josh Trank (prévu sur un film Boba Fett), Christopher Miller et Phil Lord (en charge de Solo, remplacés par Ron Howard), Colin Trevorrow (remplacé par Abrams sur le IX) ou encore David Benioff et D.B. Weiss qui abandonnent le développement de leurs projets Star Wars...
Cette succession de mauvaises nouvelles va légitimement inquiéter les fans sur la gestion générale de la franchise. Difficile de connaître les réelles raisons de cette débâcle tant les bouches semblent liées et que les différentes sources officielles se contentent d’un narratif bien brossé pour faire ressortir le meilleur des événements. Ce qui est certain, c’est que la pression est si importante sur les projets Star Wars au cinéma, que beaucoup de grands réalisateurs n’ont pas accepté de s’occuper de cette nouvelle trilogie.

J.J. Abrams arrive sur la saga avec une vision en accord avec les exécutifs : revenir « à la source » et proposer l’appel à l’aventure pour une nouvelle génération tout en capitalisant sur l’héritage de la saga. Un succès retentissant pour Le Réveil de la Force qui secoue le box-office avec plus de 2 milliards de dollars de recettes mondiales ! La réception critique du film est globalement bonne, même si le manque d’originalité et surtout la nostalgie pour la trilogie originale qui se dégage du film sont décriés. Pas de quoi affoler Lucasfilm qui enchaîne avec Rogue One: a Star Wars Story salué par la critique et qui dépasse le milliard de dollars au box-office.

  • Affiche Rogue One
  • Affiche Solo

Alors que tout semble aller pour le mieux, en coulisse les choses se gâtent quand après 5 mois de production de janvier à juillet 2017, le tournage de Solo repart à zéro (ou presque) suite au départ de Lord et Miller.
Le décès soudain de Carrie Fisher (à jamais notre Princesse) le 27 décembre 2016 vient forcément chambouler les plans prévus pour l’Episode IX. Colin Trevorrow est annoncé à l’écriture et à la réalisation du film dès 2015 mais sera remercié en septembre 2017 alors que J.J. Abrams est annoncé en remplaçant, accompagné par Chris Terrio au scénario. La fin d’année se termine par le tournage express de Solo sous la direction de Ron Howard et la sortie de l’épisode VIII : Les Derniers Jedi. Si la production du long-métrage de Rian Johnson se déroule visiblement sans accrocs et que son succès au box-office est réel, sa réception auprès du public va sans doute peser dans la balance pour la suite des événements.

La (trop) petite performance de Solo: a Star Wars Story va venir sonner le glas des films spin-off. Quelques mois après la sortie du film, la première série Star Wars est dévoilée. The Mandalorian vient prendre la place du film initialement prévu sur Boba Fett. Le tournant est amorcé pour la saga, Disney+ va devenir la priorité de Lucasfilm.
L’Ascension de Skywalker vient lui, conclure les nouvelles aventures de Rey, Finn et Poe Dameron. Comment résumer ? Disons que la page va rapidement être tournée chez Lucasfilm. L’obligatoire adaptation du film en comics ne verra même jamais le jour. Oups.

  • « Et là, il me dit, Ron, tu as 1 mois pour tout refaire. Ahah ! »
  • « Enfin terminé ! »

Malgré les divers projets de films annoncés, aucun n'aura vu le jour depuis la sortie de cet épisode IX. Si Rogue Squadron est officiellement toujours sur les rails, aucune date n'est pour le moment donnée. 2025 semble être l'année privilégiée actuellement pour le retours de Star Wars sur le grand écran.

“This is the way”

A partir de là, les cartes sont rebattues. The Mandalorian débute en novembre 2019 et devient un véritable phénomène, notamment grâce à Grogu, le Baby Yoda. Avant même la sortie de la série, les séries Andor et Obi-Wan Kenobi étaient déjà annoncées et The Clone Wars revenait pour une ultime saison… L’avenir de Star Wars allait donc se jouer sur Disney+.

The Mandalorian est porté par Jon Favreau et Dave Filoni. Véritable terrain d’expérimentation, la série s’accompagne d’une nouvelle technologie dont aurait rêvé George Lucas pour son propre projet de série, le Volume : un studio constitué de murs de LED géants, affichant en temps réel les environnements numériques créés sous Unreal Engine. Grâce à cela, le temps de production est réduit (facilités logistique), le confort des acteurs est augmenté par rapport aux fonds verts et bien sûr la post-production gagne en efficacité. L’utilisation de cette technologie va d’ailleurs permettre de limiter la casse lors de l’arrivée de la pandémie de COVID, en limitant plus facilement les interactions (petit environnement plus simple à contrôler), évitant les retards inhérents aux confinements et restrictions sanitaires. Les tournages de The Book of Boba Fett (projet quasiment improvisé pendant la production de la saison 2 de Mando) et Obi-Wan Kenobi s’enchaînent en parallèle du rythme annuel du Mandalorien, offrant quasiment sans interruption de nouveaux épisodes à la plateforme de streaming.

  • Poster The Mandalorian Saison 2
  • Lucas, Filoni et Favreau
  • Affiche Obi-Wan Kenobi
  • Deborah Chow

The Mandalorian est également l’occasion de fidéliser de nouvelles équipes et notamment de nouveaux réalisateurs dans l’écurie Lucasfilm. Certains se verront même confier de nouveaux projets : Deborah Chow (Kenobi), Taika Waititi (un futur film), Robert Rodriguez (Boba Fett), Rick Famuyiwa, Bryce Dallas Howard… Ce nouveau groupe permet jusque-là d’éviter les écueils du côté cinéma. La saison 3 sera l’occasion d’accueillir encore de nouvelles têtes à suivre avec grand intérêt.

  • « Star Wars c'est nous maintenant. Pour toujours ! »

Dans tous les cas, la série est un immense succès dès son lancement. La surprise Baby Yoda va fédérer un très large public et remettre Star Wars sur le devant de la scène. La formule choisie par Favreau, mêlant innovation technologie, inspiration japonaise (Lone Wolf and Cub) et la reprise d’idées de Star Wars: Underworld semble en parfaite adéquation avec ce qu’aurait pu proposer George Lucas lui-même. En tout cas Lucasfilm était bien décidé à capitaliser sur ce succès avec les séries dérivées Ahsoka et Rangers of the New Republic, même si cette dernière est à priori annulée à présent. Une formule qui fonctionne mais pas la seule que va expérimenter Lucasfilm avec les séries.

« Non ! N'essaie pas. Fais-le. Ou ne le fais pas. Mais il n'y a pas d'essai. »

En parlant d’expérimentations, Disney ne va pas se contenter de jouer sur les acquis de la saga. Dans l’optique d’attirer un très jeune public vers la galaxie lointaine, plusieurs initiatives vont voir le jour. On peut citer l’essor de Disney-Lucasfilm Press qui, outre continuer de publier des romans destinés à la jeunesse va développer la catégorie « jeune adulte » et surtout proposer de nombreux livres pour enfants dans différents styles : livres d’activités, éducatifs, illustrés…

  • Chewbacca et les porgs
  • Etoiles perdues
  • World of reading
  • Une mission pour BB-8
  • Elee and me

Star Wars va aussi se décliner sur Youtube avec plusieurs contenus et programmes courts. Cela débute avec Forces du Destin, qui met à l’honneur les héroïnes de la saga. Suite au visible succès de cette première expérience, StarWarsKids.com arrive pour centraliser les prochains programmes comme Galaxy of Adventures, Roll Out, Galactic Pals, Galaxy of Creatures, etc. On a même pu découvrir en 2020 Star Wars : Jedi Temple Challenge, un « jeu télévisé » présenté par Ahmed Best dans le rôle du Jedi Kelleran Beq, qui rappellera Les Mondes Fantastiques aux enfants des années 90. Autant de formats, renouvelés ou pas, qui décline Star Wars au jeune public pour capter la prochaine génération de fans.

Comment ne pas mentionner également l’immense chantier que sont les parcs à thèmes ? Dans la continuité des précédentes collaborations entre Lucasfilm et les parcs Disney, Galaxy’s Edge, le nouveau land dédié à Star Wars va être mis en chantier très rapidement. Dès août 2013 le projet est teasé avant d’être confirmé en novembre de la même année. L’ambition est énorme. Réalisée dans les deux parcs américains, la zone se veut totalement immersive avec des décors grandioses, des acteurs, des magasins thématiques et deux attractions : Millenium Falcon: Smugglers Run et Rise of the Resistance. De plus, une dimension narrative a été développée autour de l’environnement du land. La zone du parc est nommée Black Spire, un avant-poste de la planète Batuu. Elle sera le lieu de plusieurs récits de l’univers étendu : romans, jeu vidéo, comics, de nombreux médias font références à la planète ou aux personnages qui y vivent.
L’hôtel de luxe Galactic Starcruiser va pousser le concept encore plus loin avec un environnement totalement immersif et une « croisière » entièrement scénarisée. Si le tarif d’entrée et le succès sont sujet à controverse, le concept en lui-même est néanmoins inédit et novateur.

  • Le faucon à Galaxy's Edge
  • Rise of the Resistance
  • Black Spire livre
  • Bar dans Galaxy's Edge
  • Le bar de l'hôtel Galactic Starcruiser

Dernier terrain d’exploration avec le projet Star Wars: Visions. Star Wars devient un véritable terrain de jeu pour les studios japonais qui réalisent ces courts-métrages. La deuxième saison s’ouvrira encore plus avec des studios venus du monde entier (France comprise, cocorico) !

« Coupez-lui le sifflet ou coupez-lui le courant ! »

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ces 10 années. Les jeux vidéo sous la direction d’EA Games ont peiné à convaincre, surtout en termes de quantité. Le contrat d’exclusivité est désormais de l’histoire ancienne et l’avenir à moyen terme semble plus prolifique.

Andor, la série préquel à Rogue One est un autre phénomène intéressant à analyser. Sa production au long cours diffère totalement des autres séries déjà disponibles et ressemble plus à ce qu’on pourrait attendre d’un long métrage de la saga.

La multiplication des projets audiovisuels marque un sacré tournant en ce qui concerne la musique de la saga. Si John Williams est toujours présent et a assuré la partition de la postlogie, la passation est largement entamée. John Powell et Natalie Holt ont respectivement composés les musiques de Solo et Obi-Wan Kenobi avec le soutien de Williams pour le thème principal alors que Michael Giacchino a assuré l’ensemble des compositions de Rogue One.
De nouveaux univers musicaux se sont développés grâce aux partitions de Nicholas Britell (Andor) et de Ludwig Göransson (The Mandalorian, The Book of Boba Fett).

La littérature a enfin trouvé sa direction avec La Haute République, grâce à un groupe d’auteurs chargé de développer une nouvelle période détachée des films. Personnages originaux, nouveaux environnements, un plan au long cours sont autant de facteurs permettant à ce projet de trouver son public.

  • Logo Star Wars sur Disney+

Après un départ tonitruant, Star Wars « sous Disney » s’est souvent pris les pieds dans le tapis. Entre acquis malmenés et expérimentations tous azimuts, la franchise a dû chercher sa voie (vous l’avez ?). En charge de porter la licence Star Wars vers de nouveaux horizons, Kathleen Kennedy a eu fort à faire durant cette première décennie. Ce qui est certain, c’est que la saga n’a jamais été aussi prolifique qu’aujourd’hui. Les projets se sont succédés à un rythme effréné, jusqu’à malheureusement épuiser la formule cinématographique que l’on connaissait. Cependant la transition vers Disney+, la grande priorité financière de l’Empire Disney, s’est déroulée à merveille. La cohabitation de deux formules (celle de The Mandalorian et celle de Andor) promet le meilleur pour l’avenir de la saga.

De nombreux projets sont déjà sur les rails et promettent d’explorer de nouveaux lieux et périodes enthousiasmant de la galaxie. Que ce soit en livre, en streaming, en jeux vidéo, en live ou en animation, les perspectives sont nombreuses. Seul le cinéma peine à convaincre, mais ne reste qu’à Lucasfilm de trouver la nouvelle formule. Que la Force soit avec eux !

 

 

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Merci à The Spaceshipper et son incroyable Timeline de l'ère Disney, sans laquelle la rédaction de cet article aurait été bien plus laborieuse.

Parution : 21/01/2023
Source : staff swu
Validé par : Obiwan Keshnobi
Section : Films > Cast et Prod
On en parle sur nos forums
 
Les 10 derniers messages (voir toutes les réponses) :
  • 28/11/2022 - 3:55
    Ce n'est pas l'époque de Noël aux USA mais l'époque de Thanksgiving, pendant laquelle Disney sort toujours un dessin animé.

    HanSolo a écrit:assez prévisible


    Justement, l'échec total de ce film s'explique par quelles raisons ? Je sais qu'il s'est pris un B pour la note CinemaScore, ce qui en fait le dessin animé Disney avec la plus mauvaise note depuis la création de CinemaScore en 1991, mais le film est vraiment mauvais ou subit-il un rejet d'une partie de la population américaine (typiquement les familles religieuses) parce que le personnage principal est gay ?

    Espérons qu'il se refasse une petite santé quand il sortira dans les salles françaises ! Ah mais non c'est vrai, il sortira directement sur Disney+ :siffle: :paf: Et du coup on a eu strictement aucune promo (en plus d'avoir encore changé le nom du film...)

    -- Edit (Lun 28 Nov 2022 - 4:01) :

    Sergorn a écrit:En vérité on se demande même pourquoi ils ont fait l'effort de le sortir en salle vu qu'ils l'ont clairement envoyé à l'abattoir, surtout vu à quel point ils n'ont pas hésité à sacrifier les sorties en salle des derniers Pixar. :neutre:

    -Sergorn


    Je viens justement de lire un excellent article de Deadline qui résume les raisons de la sortie en salle de Strange World.

    En gros, éviter une nouvelle polémique avec la communauté LGBT (surtout après l'affaire "Don't say gay"), éviter de s'attirer encore les foudres de la division animation et respecter la tradition de la sortie d'un dessin animé Disney à Thanksgiving.
  • 28/11/2022 - 11:33
    Anthony11 a écrit:Hausse des prix des parcs à thème et suppression d'avantages gratuits pour les remplacer par des options payantes (Fastpass...).





    Oui enfin Disney et Chapek ne sont pas spécialement à pointer du doigt pour cela. C'est une tendance qui est en marche depuis plusieurs années dans le secteur du tourisme et des parcs, qu'ils soient d'attractions ou animaliers. J'aurais même envie de te dire qu'à peu de chose près Disneyland Paris est le dernier parc européen à avoir proposé des possibilités de coupe-file gratuites à l'époque où les suppléments "VIP" étaient déjà devenus monnaie courante, s'imposant comme la norme. Et sans trop en dire sur l'envers du décors, alors certes ces formules semblent énormément décriées, mais ça se vend bien plus que ça ne se critique : les gens n'ont plus le temps d'attendre, ils veulent rentabiliser à tout prix (si j'ose dire :siffle: ) la moindre minute de leur visite et si payer le double de ce qu'aurait normalement couté ton accès au parc te permettra de ne pas perdre de temps, ne t'en fais pas qu'ils passeront à la caisse même s'ils ne peuvent pas vraiment se le permettre :neutre:

    Il n'est que logique commerciale pure et simple d'adapter ton offre à la demande, le marché a évolué. Les mentalités ont évolué elles-aussi, pas toujours dans le bon sens - loin de moi l'envie de lancer des discussions philosophiques de comptoir de bar - mais on ne pourra que difficilement y changer quelque chose :transpire:


    Bon, pour revenir au sujet, si Iger pouvait secouer un peu le projet Rogue Squadron pour que ça sorte :ange:
  • 28/11/2022 - 14:59
    Dark Reemus a écrit:
    Anthony11 a écrit:Hausse des prix des parcs à thème et suppression d'avantages gratuits pour les remplacer par des options payantes (Fastpass...).



    Oui enfin Disney et Chapek ne sont pas spécialement à pointer du doigt pour cela. C'est une tendance qui est en marche depuis plusieurs années dans le secteur du tourisme et des parcs, qu'ils soient d'attractions ou animaliers.


    Et je suis persuadé que Iger ne reviendra pas sur les hausses de prix des parcs a thèmes.

    Lorsqu'il a quitté la direction de la Walt Disney Company en février 2020, Bob Iger laissait néanmoins une dynamique bien présente pour la saga. Les films étaient en pause, mais on savait qu'une trilogie était confiée à Rian Johnson, qu'un film devait être produit par le patron de Marvel, Kevin Feige...


    Dans ses mémoires sorties en septembre 2019, Iger n'a pas fait mention une seule fois du projet confié à Rian Johnson!
    En revanche, il y applaudissait le projet qui était encore alors confié à Benioff et Weiss ...
  • 19/12/2022 - 17:45
    Quelqu'un peut me dire pourquoi Disney ne fait toujours rien avec la licence Crossgen dont ils sont propriétaires depuis la deuxième moitié des années 2000 et la faillite de l'éditeur Crossgen. Il y a de quoi créer un univers cinématique, plutôt orienté série que film je pense. Mais c'est suffisamment riche pour trouver un public. La licence serait clairement à relancer.
  • 19/12/2022 - 19:40
    Parce qu'ils voient pas de sous à se faire avec tout simplement. Et ils ont déjà de quoi faire niveau univers cinématographiques.

    -Sergorn
  • 21/01/2023 - 19:14
    J'ai redressé les manches et dressé un bilan des 10 années depuis la vente de Lucasfilm à Disney : https://www.starwars-universe.com/actu- ... isney.html


    Bonne lecture !
  • 22/01/2023 - 23:52
    Obiwan Keshnobi a écrit:J'ai redressé les manches et dressé un bilan des 10 années depuis la vente de Lucasfilm à Disney : https://www.starwars-universe.com/actu- ... isney.html


    Bonne lecture !


    Merci pour cet historique complet et factuel !

    À la suite de cet article, me viennent deux remarques sous forme de questions :

    - Star Wars mérite-t-il mieux que d'être cantonné aux petites productions sur Disney+, alors que les productions Marvel continuent de s'empiler au cinéma ?

    Et Star Wars ne risque-t-il pas d'être "banalisé" et de devenir une franchise parmi toutes les autres franchises qu'a acquises Disney (surtout quand on voit les récentes annonces à propos d'éventuels spin-offs Avatar) ?

    - L'univers Star Wars est-il vraiment infini, est-il réellement extensible, ou au contraire, comme je le pense, est en fin de compte assez limité (ce qui n'enlève rien à sa qualité) ?
  • 23/01/2023 - 22:03
    Obiwan Keshnobi a écrit:J'ai redressé les manches et dressé un bilan des 10 années depuis la vente de Lucasfilm à Disney : https://www.starwars-universe.com/actu- ... isney.html


    Bonne lecture !

    Merci pour ce gros recap.
    Qu'est ce que vous attendez des 10 prochaines années de star wars ?
    J'aimerais tellement qu'ils ressuscitent le legends en roman et comics en parallèle du canon actuel, avec les gros noms de l'epoque. Je pense qu'il y a un public pour. Même si c'est 1 livre ou comics par an. J'ai essayé quelques nouveaux comics sortis depuis 10 ans mais les périodes entre les films ne m'intéressent pas. Les rebelles cherchent une nouvelle base merci on a compris. Et côté littérature ma seule incursion aura été la haute république que je vais arrêter à la fin de la phase 1 parce que le multisupport m'a tué. Quel casse tête à suivre.

    Côté écran j'espère du neuf qui arrêtera de se baser en grosse partie sur le fan service. Au bout de 10 ans il serait plus que temps de lancer un gros projet ambitieux au cinéma.
  • 26/01/2023 - 14:23
    SIeW a écrit: À la suite de cet article, me viennent deux remarques sous forme de questions :

    - Star Wars mérite-t-il mieux que d'être cantonné aux petites productions sur Disney+, alors que les productions Marvel continuent de s'empiler au cinéma ?

    Et Star Wars ne risque-t-il pas d'être "banalisé" et de devenir une franchise parmi toutes les autres franchises qu'a acquises Disney (surtout quand on voit les récentes annonces à propos d'éventuels spin-offs Avatar) ?

    - L'univers Star Wars est-il vraiment infini, est-il réellement extensible, ou au contraire, comme je le pense, est en fin de compte assez limité (ce qui n'enlève rien à sa qualité) ?


    Quelque part, Star Wars était déjà banalisé dès lors que Lucas a lancé les produits dérivés pour financer plus facilement ses projets. Il me semble que la saga de La Planète des Singes faisait déjà ce genre d'opération marketing. En plus de sa production, il songeait même à des multiplexes ne diffusant que des films d'auteur qui n'auraient eu aucune chance ailleurs. Cet échec montre que la rigueur artistique était totalement incompatible avec la diffusion de masse. Ça et son refus avec Spielberg de distribuer Akira aux États-Unis.

    Cela dit, le film de 1977 a été une révolution. Alors oui, Star Wars méritait mieux. Mais le devenir était inévitable. Peut-être que ces projets de série TV vont tellement rétrécir l'univers de cette saga que peu à peu, le public va aussi se rétrécir, jusqu'à atteindre le point zéro, ou retourner à la case départ. Ou au pont d'avant 1997, où seuls les geeks continuaient à s'y intéresser : pour ma part, je ne pense pas que toutes les personnes ayant regardé la trilogie à sa sortie, en salle ou pas, ait continué. Comme certains disent : "ils sont jeunes, ça leur passera".
    Et je crains que l'univers de Star Wars n'est pas extensible, en effet. Pas parce qu'on ne peut pas montrer plein de planètes, plein de peuples, plein de personnages. Il existe encore pas mal de types d'environnement à montrer. Mais pour raconter quoi ? Comment ? Star Wars est à la fois un film expérimental et un film classique, mais je pense que la part classique a définitivement pris le pas vu qu'en 2023, je ne vois pas quoi inventer de plus dans la technique cinématographique. Que ce soit le fond vert, le "volume" ou autre, ce ne sont que des transpositions numériques des rétro-projections des caches/contre-caches, détourés ou pas, ou des matte-painting sur verre. Et je ne suis pas sûr que SW se prête à des films genre Koyaanisqatsi. Tout le long. Et même le fait de raconter quelque chose dans une saga pose problème : plus un premier film va marquer son temps et durer, plus il sera difficile de s'en écarter. C'est ce qu'a voulu faire Lucas avec la Prélogie, et a échoué à mon sens.

    Mes attentes pour les dix prochaines années ? Rien. Dans le sens tout arrêter et prendre tout ce temps pour réfléchir sérieusement à quoi faire. Même si, contrairement à la Prélogie, je n'ai pas vu la Postologie en entier, je me suis quand même renseigné sur les notes de productions, interviews des uns et des autres, George Lucas compris. De ce que je retiens, ils se sont contentés de racler les fonds de tiroir de ce dernier et mis leurs idées pour remplir. Les visionnages partiels (mais sur des scènes clé) ne m'ont pas démentis. Alors je me suis rabattu sur les séries TV (indifférence totale pour Solo et Rogue One), sans grand succès. Surtout la dernière en date, Andor. Je pense que Disney est arrivé au bout. Pas pour en faire quelque chose, mais par rapport à ce qu'elle représente. Elle devient à la traîne par rapport aux Super Héros. Presque une revanche de la part de ces derniers qui ont existaient depuis plusieurs décennies. Je n'étais pas très enthousiaste à l'idée que Disney rachète Lucasfilm, la filiale animation n'est plus inventive depuis les années 50 (ils n'ont jamais fait mieux que Bambi). Je n'ai pas été convaincu par leur production. Pour l'instant, je ne demande qu'à être surpris.

    Cela dit, j'aurais une attente en terme de public. Je ne pense que ça ne mange pas de pain d'investir sur des publics à tendance difficile. Donc je pense que prendre le temps de réfléchir sur le futur projet de films en arrêtant toute production séance tenante serait une bonne chose. Parti comme c'est parti, l'hypothétique film de Waititi (toujours d'actualité ?) va nous mener droit vers une bande-annonce où on va entendre Let There Be More Light de Pink Floyd (une chanson parait-il inspirée de John Carter).
    L'autre point serait pour les cinquante ans de Star Wars. D'ici à 2032 (les 55 ans), j'ose espérer que Lucasfilm ne va pas faire le coup de ne rien faire en voulant prendre le contre-pied. Je pense que pour un demi-siècle d'existence, ce serait une assez bonne idée d'en finir une fois pour toutes avec la ressorties des versions brutes de fonte, sorties en 1977, 1980 et 1983. Pour les ressortir vraiment et pas pour dire "Non, ces versions ne ressortiront jamais en HD vous ne serez pas contents de toutes manière alors à quoi bon ?". Je sais que c'est un running gag depuis 25 ans, et pas réglé avec la sortie au rabais des DVD de 2006, certes meilleurs que des pirates, mais inférieurs à un modèle standard. Je reste convaincu qu'investir la culture geek marginale des années 70-80 serait une voie à suivre. Après tout, ce serait à bien plus respectueux des intentions de Lucas que de s'être contenté de ses idées de péripéties et d'une nouvelle technologie... pour une série TV.
    On dit souvent qu'il faut laisser une partie du public sur le carreau. Star Wars, en 1977, avait prouvé le contraire en rameutant un public au-delà des enfants, public cible. Disney et Lucasfilms n'ont rien à perdre (pas le genre de projets qui les mettrait en faillite) et tout à gagner à tenter de réitérer l'exploit. Après tout, Lucas s'est pris dans la tronche deux tempêtes de sable à vingt ans d'intervalle pour tourner le IV et le I. Alors pourquoi la foudre ne retomberait pas au même endroit ?

    K.
  • 26/01/2023 - 15:58
    Quand un film devient un mètre étalon du cinéma, il est très difficile voire impossible de faire mieux.
    Même chose pour le SDA d'ailleurs.
    Par contre, dire que les studios d'animation Disney n'ont rien inventé depuis les années 50 euh... :perplexe:
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