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1. Introduction
 

On peut dire sans beaucoup se tromper que Star Wars est né au bon moment. Expliquons : si c'est au début des années 1970 que sont apparues les premières bornes d'arcade de jeux vidéo proprement dite, il existait auparavant des bornes d'arcade entièrement électromécaniques, tel Killer Shark, mais ce n'était pas encore du jeu vidéo utilisant un écran et un programme informatique.

Borne d'arcade électromécanique Killer Shark.

La première véritable console de jeux vidéo est née en même temps que Star Wars, en 1977, quand Atari sortit sa console Video Computer System, qui devait devenir plus tard l'Atari 2600. C'était déjà la deuxième génération de consoles, la première étant celle des jeux de type Pong, des consoles Odyssey et Telstar, très primitives.

En résumé, Star Wars est arrivé en pleine naissance du jeu vidéo grand public. Il était donc logique que le premier film, connu à l'époque seulement sous le titre Star Wars, plein d'action, de combats spatiaux, de vaisseaux filant à vitesse lumière, inspire des jeux vidéo. Ce dossier va nous emmener dans l'histoire de ces jeux vidéo, quasiment depuis l'origine de ceux-ci, que ce soit sur les bornes d'arcade, sur les ordinateurs, les consoles et aujourd'hui dans le retrogaming et l'émulation. Car l'histoire de Star Wars se confond curieusement avec celle des jeux vidéo.

Remarque : dans ce dossier, nous allons nous contenter d'évoquer les jeux officiels. Car les amateurs ne manqueront pas de nous faire remarquer qu'il existe quantité de jeux non officiels, de copies, de clones des jeux originaux, que nous évoquerons peut-être un jour dans une autre partie de ce dossier.

2. Les bornes d'arcade
 

Les bornes de jeu d'arcade existent depuis bien longtemps. Mais les bornes d'autrefois n'étaient pas des jeux vidéo. Il y a eu toute une génération de bornes électromécaniques sans écran, sans programme informatique. La toute première borne d'arcade intégrant un jeu vidéo date de 1971. Elle s'appelait Galaxy Game et n'a pas connu une grande distribution. C'était ce qu'on appelle aujourd'hui un shoot'en up, où deux joueur devaient se détruire l'un l'autre. C'était monochrome et vectoriel, mais ça fonctionnait bien.

Galaxy Game, la première borne d'arcade vidéo

Petite digression historique, pour les plus jeunes d'entre nous, qui n'ont pas connu la grande époque des bornes d'arcade et des salles de jeu vidéo : une borne d'arcade était une borne intégrant un écran, un joystick, un monnayeur et un jeu vidéo unique. Pour changer de jeu, il fallait changer de borne. Ces bornes se trouvaient souvent dans les bistrots, mais aussi dans des salles de jeux dédiées, cotoyant très souvent des flippers. Les jeux (payants, bien entendu) étaient le plus souvent franchement difficiles, le but avoué étant de rendre le joueur accro et de lui faire mettre le plus d'argent possible dans la machine pour aller plus loin dans le jeu. On se souvient bien de jeux très populaires comme Asteroids, Galaxian, Donkey Kong, Pac Man ou Space Invaders, dans lesquels passèrent bien des économies et des heures de jeu.

Salle de jeu vidéo (Photo : pixels-association.ch)

Rappelons le principe de la borne d'arcade, très différent de celui du jeu sur console : ce n'est pas de suivre un scénario compliqué et long à la Super Mario Bros III. On ne pouvait pas passer des heures devant une borne à jouer à un jeu, car il fallait que le propriétaire de la borne gagne de l'argent. On ne pouvait faire aucune sauvegarde. Les scénarios des jeux étaient restreints à quelques tableaux, en général pas plus de trois ou quatre, qui se répétaient sous formes de vagues, de plus en plus difficiles. Le but n'était pas de terminer le jeu, il n'y avait pas à proprement parler de fin, on finissait toujours par se faire détruire à un moment ou un autre, mais le vrai but était de ne se faire détruire que le plus tard possible et ce avec une seule pièce de monnaie. Une fois parvenu à ce point, on mettait, si on avait été bon, ses initiales dans la liste des meilleurs scores, puis on laissait la place à un autre joueur, avec comme défi de battre le score qu'on venait de faire. Et puisque la borne d'arcade était avant tout un truc commercial, les jeux étaient rapidement si difficiles que très peu de joueurs pouvaient monter sur le podium du High Score. Les autres dépensaient toute leur menue monnaie dans la machine sans jamais atteindre l'écran des meilleurs. Je le sais, j'ai moi-même laissé pas mal d'économies dans une borne Galaxian particulièrement rétive. Il faut dire aussi que le cafetier qui possédait ou exploitait la borne (la plupart du temps, ces bornes se trouvaient dans des cafés, et dans des salles de jeu spécialisées dans les grandes villes), le cafetier, donc, pouvait régler la borne à l'aide de switches pour en augmenter la difficulté, et il ne s'en privait pas.

On aurait pu s'attendre à ce que des jeux Star Wars arrivent très vite sur ce genre de machine, et pourtant… Ce n'est qu'en 1983 qu'un jeu Star Wars fit son apparition sur borne d'arcade, un superbe jeu en graphismes vectoriels, en 3D "fil de fer", en couleur, rapide, plutôt fun, et même doté de voix numérisées, ce qui était nouveau pour l'époque. Il existait en deux versions de ce jeu : une borne classique devant laquelle on jouait debout et une borne "cockpit" superbement décorée mais plus encombrante, dans laquelle on pouvait s'asseoir, pour plus d'immersion dans le jeu. La machine n'était pas dotée d'un simple joystick, toutefois, mais une sorte de guidon futuriste sur lequel se trouvaient les boutons de tir.

Reconnaissons-le aujourd'hui, même s'il était superbe à l'époque, Star Wars reste un jeu basique, quand on le regarde aujourd'hui. Il se déroulait en trois phases : approche de l'Étoile Noire contre des TIE Fighters, combat à la surface contre des tourelles laser et combat dans la tranchée en évitant les obstacles (nombreux). Après quoi, si on plaçait bien sa dernière torpille, on pouvait voir l'Étoile Noire exploser, et le jeu reprenait avec une difficulté accrue. La machine gardait en mémoire les meilleurs scores, et l'un des défis de cette époque était de battre le score des copains, à grand renfort de pièces de monnaie, bien entendu. Ce jeu a été ensuite porté sur de nombreuses consoles et ordinateurs, mais nous en reparlerons par la suite.

Pour l'anecdote, on peut apercevoir cette borne d'arcade dans le film Gremlins de 1984, pris d'assaut par les créatures en question.

L'année suivante vit apparaître sur borne d'arcade Return Of The Jedi, jeu radicalement différent du premier. Là, plus de graphisme vectoriel, mais du bitmap, avec une vue isométrique de ¾ (c'est-à-dire en oblique sur l'écran, le joueur évoluant du bas à gauche au haut à droite). Nettement plus coloré, le jeu consistait globalement en trois parties : une poursuite en speeder-bikes sur Endor, une attaque d'un stardestroyer et la destruction du réacteur de l'Etoile de la Mort. C'était un bien beau jeu, très difficile dans sa version borne, commerce oblige, et qui sera porté là encore sur de nombreux ordinateurs, mais curieusement sur aucune console. Le succès n'étant hélas pas au rendez-vous, ce jeu resta nettement bien moins populaire que son prédécesseur.

Le troisième grand jeu d'arcade sur borne fut Empire Strikes Back, en 1985. Ce jeu reprenait le principe du premier, des graphismes vectoriels en couleur du même acabit, et une trame très proche du premier jeu, avec un combat contre des AT-AT. Ce jeu, lui non plus, ne fut pas aussi populaire que le premier. D'ailleurs ce jeu n'eut pas droit à une borne spécifique, les exploitant se contentant de changer le jeu et la déco dans la borne d'origine grâce à un simple kit de conversion.

Avec le déclin des bornes d'arcade et des salles de jeu, on ne vit que quelques jeux dans les années suivantes sur ces supports payants, nettement moins populaires que le jeu de 1983 : un Star Wars Arcade en 1993, très proches de la version qui sera développée sur Sega 32X, un Star Wars Trilogy Arcade en 1998, proche du précédent, et un Racer Arcade, tiré de La Menace Fantôme en 2000, dans lequel il fallait piloter un podracer (le siège ressemblait d'ailleurs à un pod).

Les bornes d'arcade Racer, Star Wars Arcade et Star Wars Trilogy

Aujourd'hui, la borne d'arcade est pour ainsi dire morte, et les salles de jeu où on s'entassait après les cours ont disparu. Les consoles sont devenues bien plus puissantes que l'étaient les bornes, mais ces vieux jeux d'arcade, toutefois, tournent encore sur les émulateurs, que nous évoquerons plus loin dans ce dossier. Ces bornes, même si elles étaient clairement conçues pour gagner de l'argent, avaient toutefois un charme désuet, surtout les versions "cockpit". Le simple fait de s'asseoir dans une de ces cabines superbement décorées et de saisir les commandes plongeaient le joueur dans l'univers du film, et les nombreuses voix digitalisées (Obi-Wan Kenobi, Vador, Han Solo et Chewbacca) qui nous parlaient directement nous faisait frissonner. Certaines de ces bornes existent et fonctionnent encore en de rares endroits. Si vous avez l'occasion d'en essayer une, n'hésitez pas, même si le jeu en lui-même (qui reste très difficile) n'est pas à la hauteur de ce qu'on fait aujourd'hui. L'expérience vallait les quelques pièces qu'on y introduisait.

3. Les ordinateurs
 

Avant de parler des consoles de jeu, nous allons évoquer les ordinateurs. Et là, il nous faut plonger dans un monde ignoré des jeunes et oublié de bien des adultes : celui de la préhistoire de l'informatique grand public. Celle-ci commence au début des années 80.

Avant de parler des jeux eux-mêmes, faisons là encore une petite digression historique : les ordinateurs de cette époque n'avaient que peu a voir avec les PC, tablettes et autres machines d'aujourd'hui. Les disques durs n'existaient pas, pas plus que les souris ou les connexions Internet, et le premier ordinateur que j'ai touché à cette époque n'avait que 1 kilo-octets de RAM, pas de son ni de couleurs, et ne parlons pas des disquettes ou autres fioritures comme le joystick ou la manette. Les programmes (qu'on appelait pas encore applications) s'enregistraient sur des lecteurs de cassettes audio qu'on branchait sur l'ordinateur… Ces ordinateurs étaient des machines basiques, qui toutefois ont très rapidement progressé en une dizaine d'années.

Mais j'entends la question : "Quoi ? Des cassettes audio, avez-vous dit  ?" Hé oui, avant les disquettes, disques durs, clés USB et cartes flash, les programmes pour ordinateurs se présentaient comme ça :

Pas mal, hein ? Et on pouvait (quand même !) mettre jusqu'a 48Ko sur une de ces cassettes ! On branchait un lecteur de cassette audio, mono de préférence, sur l'ordinateur avec un cable spécial, en passant par la sortie écouteur (casque, ça ne se disait pas encore pour ces appareils), on tapait une commande sur la clavier, en général "load" et on lançait le chargement en mettant en route la lecture. Il fallait être patient, très patient, et prier pour qu'il n'y aie pas de parasites sur le réseau électrique... On allait se faire un sandwich et boire un coup et quand on revenait, on tapait "run" et hop ! ça partait. Ou pas.
Fort heureusement, beaucoup de machines, comme le CPC 464, intégrèrent rapidement un lecteur de cassettes dans l'ordinateur. Et pour sauvegarder un programme, pareil, mais on enregistrait, cette fois. Attention, les cassettes devaient être de bonnes qualité et les têtes magnétiques bien propres.

Malheureusement, toutes ces machines n'étaient pas compatibles entre elles. Elles étaient toutes différentes, ayant toutes des langages de programmation spécifiques, des caractéristiques différentes, et elles obligeaient les éditeurs à développer des versions d'un même jeu toutes aussi différentes pour chaque ordinateur, plus ou moins simplifiées selon les possibilités des machines. Un jeu sur ZX Spectrum était bien moins joli qu'un jeu sur Commodore 64, mais bien plus qu'un même jeu sur Acorn ou Elektronika BK. Et il y avait bien d'autres machines, toutes plus bizarres les unes que les autres.

Dans l'ordre : ZX Spectrum, Acorn Electron, Elektronika BK, Commodore64 et Apple 2e

Le tout premier jeu adapté sur les ordinateurs fut Return Of The Jedi, en 1984, portage plus ou moins réussi du jeu de la borne d'arcade. Il se présentait, selon les machines, sous forme d'une cassette audio ou, dans sa version Commodore, d'une disquette 5 pouces. Mais adapter le jeu de la borne demandait des possibilités bien au-delà des machines d'alors. Seuls les dernières versions sorties pour Atari ST et Amiga (quasiment identiques) sont nettement plus agréables à regarder et permettaient l'utilisation du joystick.

le même jeu (Return Of The Jedi) sur ZX Spectrum, Acorn Electron, CPC 464 et Atari ST

En 1988, lorsque les ordinateurs parvinrent à une certaine maturité, le jeu Empire Strikes Back adapté lui aussi de la borne d'arcade, fit son apparition sur les machines diverses de l'époque, là encore dans des versions différentes suivant les ordinateurs. Mais là encore, tout comme pour la borne d'arcade, le succès fut fraanchement mitigé.

Notons aussi le jeu Droids : Escape From Aaron, curieux jeu qui se jouait au clavier et à l'aide d'icônes, ce qui rendait la jouabilité absolument épouvantable. Ce jeu fut développé sur ZX Spectrum, Commodore 64 et Amstrad CPC. En cherchant bien, il est possible aussi de trouver des jeux divers sur ordinateur, adaptés on ne sait par qui, sur les ordinateurs Apple (qui ne s'appelaient pas encore Mac) ou Sharp.

Le jeu Droids : Escape From Aaron sur ZX Spectrum, CPC 464 et Commodore 64

Vous pourrez trouver là une revue des principales machines de cette époque, avec leurs détails techniques.

Vers la fin des années 80 et début 90, il ne restait plus que 4 mondes informatiques : le monde Atari avec les ST qui proposaient encore quelques jeux Star Wars, le monde Amiga, le monde Macintosh qui était surtout orienté vers les machines professionnelles, et le monde du PC qui commençait à monter en puissance. Et vers 1995 et l'apparition de Windows 95, le PC avait définitivement remporté la victoire.

Le premier grand jeu original sur PC fut Rebel Assault en 1993. C'était un jeu tournant sous MS-DOS, Windows 3.1 n'étant guère qu'une surcouche graphique du vieux système de Microsoft. Je ne m'étendrai pas sur le jeu lui-même, dont un excellent test est disponible sur la fiche, mais son aspect historique est intéressant : c'était un jeu-clé, original, qui n'est pas l'adaptation d'un autre jeu sur console, et qui utilisait efficacement le nouveau support CD-Rom.

Il marque un tournant dans l'histoire du jeu vidéo Star Wars sur ordinateur, qui entre dans sa maturité et se démarquera dès lors du monde des consoles pour suivre son propre cheminement. Pour l'anecdote et la parenthèse historique, expliquons aussi qu'un jeu MS-Dos demandait un certain doigté pour son installation, une configuration soigneuse et précise. Et parfois quelques sueurs froides. Certains d'entre nous se souviennent encore des fichiers config.sys, autoexec.bat et command.com qu'il fallait modifier manuellement pour faire tourner les jeux. Et gare à la faute de frappe !

A partir de cette époque, les jeux sur ordinateur furent de plus en plus perfectionnés, de plus en plus soignés graphiquement, pour nous amener aux jeux d'aujourd'hui. Mais c'est une autre histoire...

4. Les consoles de jeu
 

Retour en arrière.

En 1977 apparaissait la machine qui deviendrait l'Atari 2600, console emblématique d'une époque. Machine de deuxième génération, elle intégrait des graphismes alors remarquables, et permettait enfin d'approcher chez soi, sur une télévision, les frissons qu'on ne ressentait auparavant que sur une borne d'arcade. Elle intégrait des manettes dotées d'un joystick à un seul bouton, et faisait tourner (contrairement aux consoles de la génération précédente qui n'avaient que des jeux intégrés) des jeux sur cartouche qu'on pouvait donc acheter séparément. Cette console fut une grande réussite, et fut produite jusqu'en 1991, alors qu'elle était déjà largement dépassée techniquement. C'est sur cette machine que les premiers jeux Star Wars firent leur apparition, et quels jeux !

Les trois versions de l'Atari 2600

Le premier d'entre eux, et sans aucun doute le plus célèbre, est Empire Strikes Back, en 1982. C'était un jeu très fun pour l'époque, bien conçu et toujours aussi agréable à jouer malgré son grand âge. Évidemment, aujourd'hui, on est à des années lumières, graphiquement, mais ce jeu garde un certain charme. Il s'agissait simplement de descendre des AT-AT à l'aide d'un snowspeeder, sans se faire soi-même descendre, le tout dans un décor évoquant de loin Hoth. La difficulté augmentait à chaque fin de tableau, et le jeu n'avait de seule fin que celle du joueur, soit par abandon contre la force du jeu soit par ennui.

Cette génération de consoles eut des concurrentes : des machines appelées Intellivision ou Colecovision. Elle eut aussi des améliorations avec la console Atari 5200, évidemment incompatible avec sa petite sœur (ce qui signa son arrêt de mort). Les jeux se succédèrent sur ces consoles avec plus ou moins de bonheur, tant certains, comme Empire Strikes Back, étaient bon et bien jouables, alors que d'autres, comme Jedi Arena n'avaient quasiment aucun intérêt et présentaient une jouabilité déplorable (liste des jeux SW sur Atari et consort – voir liste dans le dossier émulation). Il y eut même des jeux abandonnés, pourtant révolutionnaires, comme Ewoks Adventures, qui sont réapparus grâce à l'émulation.

En 1983, un nouveau pas fut franchi avec la première console de troisième génération, la Famicom au Japon, qui deviendra la NES en 1985 pour le reste du monde, avec un nouveau design. Puissance accrue, graphismes bien meilleurs, manettes remplaçant les joysticks, accessoires, et surtout un ingénieux système qui permettait d'améliorer les performances de la console elle-même par l'ajout de puces intégrées aux cartouches, la NES marqua toute une génération. C'est la console de Super Mario Bros ! Star Wars ne fut pas en reste sur cette machine révolutionnaire, puisque dès 1987, un jeu sous licence, développé par Namco, appellé tout simplement Star Wars, fut disponible au Japon. C'était un jeu d'aventure dans lequel Luke Skywalker passait de planète en planète pour collecter les pouvoirs de la Force ainsi que des personnages qui l'aident dans les niveaux suivants. Malheureusement, le jeu était franchement éloigné du scénario du film de départ, et il ne connut aucune adaptation internationale.

En 1985 au Japon, et en 1986 dans le reste du monde, apparut la Master System de Sega. Quasiment équivalente à la NES, elle se voulait la contre-attaque de l'autre grand de la console de l'époque. Bien que techniquement supérieure en elle-même à la NES, elle eut pourtant moins de succès que la console de Nintendo, qui palliait aux manques de sa console en incluant dans les cartouches de nouvelles puces graphiques.

La première version de la Sega Master System

Quelques années plus tard, en 1989, sortait la première console portable GameBoy, suivie en 1990 de la Game Gear de Sega. Toutes ces machines eurent droit à des versions différentes d'un même jeu, développé au départ par JVC, jeu qui fut distribué, à partir de 1991, largement dans le monde entier sous le simple titre, là encore, de Star Wars.

C'est le jeu Star Wars le plus connu de cette génération de console. Mais c'est aussi le seul. Pour la NES, il était vendu dans une superbe boîte, illustrée d'un dessin de (manque le nom), repris dans un poster plié en douze et inclus dans la boîte du jeu. Nintendo commercialisa en 1992 un jeu Empire Strikes Back du même acabit, sur NES et Game Boy, avec beaucoup moins de bonheur. En effet, le jeu était rare et très difficile, et surtout il sortit quasiment en même temps que Super Star Wars sur SNES, ce qui le rendit obsolète très rapidement.

Le jeu Star Wars sur NES, GameBoy et Sega Master System

En effet, en 1991 sortait au Japon la Super Famicom, qui deviendrait la SNES ou SuperNintendo. On changeait encore le génération : les consoles passaient à des systèmes 16 bits et gagnaient en puissance à tous les niveaux. La Mega Drive de Sega, elle, s'est répandue dans le monde à partir de 1990. On était entré dans le monde des consoles modernes.

Trois versions de la SuperNES : japonaise, française et version relookée.

Pour l'anecdote, Nintendo proposa en 1997 une version Game Boy du jeu Windows Yoda Stories, sans grand intérêt, et très en dessous des possibilités de la petite console portable.

L'aventure Star Wars se poursuivit sur les consoles Nintendo, avec Super Star Wars, Super Empire Strikes Back, puis Super Return Of The Jedi, qui exploitaient au mieux les possibilités de cette nouvelle génération de consoles. Sega, par contre, resta un peu en retrait, et les seuls jeux notables sur console Sega furent développés plus tard. Il n'y a aucun jeu Star Wars sur Mega Drive. Il n'en existe qu'un (Star Wars Arcade, un très bon jeu en 3D) sur le module additionnel Sega 32X, qui boostait la console elle-même, et un autre sur Mega CD, très moyen, Star Wars Chess, largement dispensable.

Que dire de plus ? Star Wars a toujours fait partie intégrante de l'évolution des consoles et des jeux sur ordinateurs, avec plus ou moins de bonheur. Aujourd'hui, c'est surtout le monde de l'ordinateur qui l'emporte, avec des jeux somptueux, en réseau, réunissant des centaines de joueurs. De quoi sera fait demain ?

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