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1. Walt Disney Imagineering (WDI)
 
Petite présentation de la société Disney derrière la création de Star Tours...

Depuis le milieu des années '50, Walt Disney Imagineering est chargé d'imaginer, de concevoir et de construire les parcs à thèmes de la maison et généralement tout ce qui les entoure, d'une ligne de monorail à une poubelle. Leur mission ? Faire rêver. Une usine à songes, une fourmilière de dessinateurs, d'ingénieurs, paysagistes techniciens, peintres, maçons, tous artistes confirmés dans leur domaine.

Les différents secteurs sont répartis dans divers départements ; conception, recherche et développement, maquettes, archive, la liste n'en finit pas. Ainsi chaque département apporte son talent et son savoir faire pour qu'au final l'attraction (ou la boutique, le restaurant, l'hôtel...) puisse devenir une réalité et être construite dans un des fief de la Compagnie.

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Tony BaxterTony Baxter : concepteur de l'attraction (pour WaltDisney Imagineering)

Né à Los Angeles, il commença sa carrière chez Disney en ‘pilotant’ des attractions en 1965. Il entra à Walt Disney Imagineering en tant que concepteur de maquettes pour de nouvelles attractions en 1970. Un an plus tard, il fut assigné à travailler sur l’ouverture du parc Walt Disney World (Floride). Il conçut ensuite la célèbre attraction du train de la mine, Big Thunder Mountain (1979 : Disneyland Californie / 1980 : Disney World Floride / 1987 : Tokyo Disneyland / 1992 : Disneyland Paris), puis Journey into Imagination pour le Future World (5 pavillons) du parc Epcot. L’imagineer (célèbre contraction de 'imagination' et 'ingénieur', an anglais) a de la suite dans les idées, puisque qu’il créa par la suite Star Tours et Indiana Jones & the Temple of the Forbidden Eye (Disneyland Californie). En 1996, il fut nommé Vice Président Senior au département du développement créatif de Walt Disney Imagineering.
2. Origine
 
Au début des années 80, avant que Michaël Eisner et Frank Wells ne prennent la tête de Disney et ne remettent (temporairement) l’entreprise sur la voie du succès, la société à la célèbre souris ne produisait pas de très bons films (par exemple : le Trou Noir). Parallèlement, George Lucas surfait sur les succès critiques ou publics.

un dessin conceptuelun dessin conceptuelTony Baxter, concepteur et dessinateur d’attactions, et un autre designer de Walt Disney Imagineering allèrent voir Ron Miller (un haut responsable Disney de l’époque) à son vignoble dans la Napa Valley et lui proposèrent de concevoir une attraction basée sur un film. Mais au lieu d’adapter un des médiocres films Disney de cette époque, ils émirent l’hypothèse de travailler sur la fédératrice saga de George Lucas. Baxter cherchait depuis plusieurs mois à installer en Californie des attractions StarWars (les premières qui ne seraient pas inspirées par un film Disney). Ron Miller invita chez lui le créateur de la saga, ainsi que Roy (neveu de Walt) & Diane (fille de Walt & femme de Ron) pour parler du projet. Tout le monde aime l’idée de l’attraction, ce qui fait dire à Baxter : « bon, si l’avion s’écrase au retour, c’est pas grave, maintenant je peux mourir ! ».


un dessin conceptuelun dessin conceptuel Six mois plus tard, la situation a changé : Ron Miller n’est plus chez Disney, Michaël Eisner (auparavant directeur de la Paramount ; c’est lui qui a donné le feu vert pour Indiana Jones) & Frank Wells ont pris les rennes du studio le 22 septembre 1984, une période d’incertitude sur l’avenir de la société s’installe. Les films Disney ne marchent plus, l’affluence des parcs Disney baisse de 10% par an depuis plusieurs années, le total des dettes approche le milliard de dollars. Vont-ils vendre les parcs Disneyland ? Le Studio va-t-il être dissous ?


le filmun dessin conceptuelEisner veut créer une image plus ‘adulte’ pour Disney. Le tout nouveau PDG rend visite à Walt Disney Imagineering pour voir les différents projets, dont Star Tours & Splash Mountain. Il décide de donner le feu vert à la conception de Star Tours immédiatement, mais la quasi-totalité du concept est à inventer : il faudra attendre trois ans pour concevoir l’attraction. Eisner décide alors de lancer un projet parallèle en partenariat avec George Lucas, plus rapide à créer : Captain Eo. Michaël Jackson accepte de participer si Spielberg ou Lucas supervisent ce dernier projet. Lucas produit, Francis Ford Coppola réalise un court-métrage de science-fiction en relief, dont la salle est bourrée d’effets spéciaux en direct (laser, fumée…). Les relations sont parfaites entre LucasFilm & Disney, ce qui pousse les deux sociétés à se lancer corps et âme dans le projet Star Tours.


Captain EO



un storyboardun storyboardAprès la première réunion, Baxter et Tom Fitzgerald, le scénariste de l’attraction, sont retournés dans leur chambres de l'hôtel à Sausalito, où Tom raconte : "Nous avons passé la nuit à épingler sur le mur des fiches sur les moments clés de l'histoire, les effets spéciaux et les simulations des phases d'action". Le lendemain, ils avaient la première ébauche du concept Star Tours.


un dessin conceptuel
George Lucas est arrivé avec un nouveau personnage, le pilote qui s'est retrouvé être Rex. Rex était à la base un "conducteur de bus cosmique", une contrepartie aux très sérieux guides de l'attraction 'Jungle Cruise' du Disneyland californien...

CHOIX DU NOM
L’histoire est très simple. Les gestionnaires veulent pour nom Star Ride, les imagineers Star Tours. Lucas tranche : il préfère la seconde proposition.


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PRODUCTION

un storyboardun storyboardLe travail sur l’attraction a été partagé en deux : la conception du film par Industrial Light & Magic (ILM, la société d’effets spéciaux de Lucas, qui a conçue ceux des StarWars ; pour en savoir plus), la mécanique et la cabine du simulateur par Walt Disney Imagineering (WDI).
3. Walt Disney Imagineering (WDI) : l'attraction
 
Il faut innover. L’attraction s’inspire des plate-formes oscillantes des simulateurs de vol utilisés pour l’entraînement des pilotes d’avion. Cette technique était déjà à l’étude depuis quelques années : le pionnier des effets spéciaux Douglas Trumbull (2001, l'Odyssée de l'espace) avait créé un procédé de cinéma en mouvement, en haute-définition, appelé SHOWSCAN. Mais il ne connut pas un succès commercial. Mais, à elle seule, la licence StarWars garantit le succès pour Star Tours. Les membres de WDI étudient donc les simulateurs des compagnies aériennes. Les simulateurs sont ensuite commandés à la société Rediffusion (Londres).

WDI s’entraîne plan par plan avec les vidéomatics d’ILM (petits films très simples, sortes de brouillons « de bric et de broc »). Ces vidéomatics serviront comme référence pour le tournage du film et comme base pour les premières programmations de mouvement de la cabine. L’équipe de Baxter décortique le script pour préparer les mouvements du simulateur. Les séquences doivent impérativement s’enchaîner logiquement, pour ne pas bloquer le ‘plateau’ dans une position irrattrapable.

Tom Baxterverrin hydraulique de star toursSelon Tony Baxter, le problème des simulateurs (exceptée l’attraction Back to the Future) est que le programme de simulation (qui gère les mouvements de la cabine) est réalisé APRES le film. Ce n’est pas logique, il faut programmer les mouvements avant de créer le film, car il faut pouvoir les gérer : si le véhicule/simulateur va vers le haut, il ne peut qu’aller vers le bas ensuite, technique oblige. Exemple : au début du film, on simule la montée du vaisseau sur un élévateur (bas-haut), avant de le faire plonger rapidement dans le hangar de maintenance (haut-bas). En tout, 5 mouvements de bases sont possibles : il faut ensuite décider des enchaînements. On crée alors un dictionnaire qui répertorie les manières de combiner les mouvements, et on identifie les mouvements les plus ‘funs’.


Tom FitzgeraldA Sausalito (nord de San Francisco), l’équipe de Baxter et Tom Fitzgerald, le scénariste de l’attraction (qui a eu l’idée avec Lucas d’un aéroport : toute l’histoire de Star Tours en découle), disposent du dictionnaire des mouvements et de cartes de visuels (R2-D2, le pilote...des références visuelles) et débutent un brainstorming. Ils assemblent ces données et créent de nouvelles cartes de références en 5 éléments distincts : le mouvement, la musique, le dialogue, les images, les effets spéciaux internes. Pour décider quel élément doit dominer à chaque instant, il faut faire des choix. Par exemple, lorsque l’on voit l’Etoile Noire, la musique doit dominer à travers le thème de l’Empire.
Tony Baxter : « c’était une chose capitale. A ce moment précis, il n’y a pas de dialogues, il n’y a que la musique et tout le monde pense ‘oh oh, c’est l’Etoile de la Mort’ ».


Tim Morriscreation des texturesUne fois les séquences bien définies, on décide de l’ordre des évènements à bord de la navette : mouvements du pilote RX-24, messages sur les écrans de contrôle, éclairs, signaux lumineux (ceinture, cigarette...). Tout est réglé pour se déclencher au bon moment. Des détails fourmillent dans la cabine, comme ces affichages lumineux ‘smoking/no smoking’ : quand les signaux s’allument, on entend les mêmes ‘ding ding’ inquiétants que dans les avions. L’image, le son, les mouvements, la musique et les effets spéciaux de cabine sont complémentaires. Les imagineers travaillent à partir d’une « backstory » (histoire/cahier de référence). Si une question se pose, on revient à ce cahier.


au depart : George Lucas et Frank WellsLes séquences ainsi créées sont emmenées à ILM, où Lucas les trouve intéressantes et dynamiques. Mais le créateur de StarWars propose d’aller plus loin : « vous savez, ici vous êtes dans une attraction où tout se déroule correctement. Pourquoi n’auriez-vous pas un pilote casse-cou qui se trompe de chemin et irait à droite au lieu d’aller tout droit, et serait forcé de traverser une porte et tomber soudainement dans le vide ». Disneyland, captale du loisir familial par excellence, est traditionnellement l’endroit où rien ne peut aller de travers. Ce que propose Lucas est de bouleverser les traditions. En 1985, 30 ans après l’ouverture du Disneyland californien, le public du parc a en effet évolué, ce qui a entraîné une compétition acharnée entre les parcs d’attractions au niveau des manèges à sensations fortes. Tony Baxter est conquis.

L’influence de George Lucas fut primordiale. Tony Baxter : « dans un sens, c’est un deuxième Walt Disney pour nous ». Chez Disney, la plupart des responsables sont des gestionnaires, et non des créateurs. Sur Star Tours, tout doit être approuvé par Lucas (comme pour le grand Walt en son temps). Ce qui est un atout pour les artistes : le dernier mot viendra d'une personne qui regarde ce projet de manière créative. En outre, Lucas est écouté par les gestionnaires...
4. Industrial Light & Magic (ILM) : le film
 
Grâce à un storyboard compliqué et une première ébauche affinée, ILM et Sprockets divisions (la société de son de Lucas, actuellement Skywalker Sound) se sont mis aux travail, tout comme Walt Disney Imagineering. Dave Carson d'ILM (directeur artistique) dirigea le projet, qui est ni plus ni moins que la plus longue séquence d'effets spéciaux dans l'histoire du cinéma. Dans un film traditionnel, les effets spéciaux sont tournés plans après plans, et on les montera plus tard. Pour Star Tours, il ne devait y avoir aucune coupure, aucun changement d'angle et aucun zoom puisque tout est tourné de notre point de vue et ce, pendant quasiment cinq minutes. Si l'on ajoute la nécessaire coordination entre les mouvements de camera et ceux du StarSpeeder, on peut imaginer les problèmes et la difficulté du tournage. Gary Summer, le sound designer de Sprocket Systems commença à créer la piste son multi-canal. Un archiviste de LucasFilm, David Craig, ouvrit les placards des accessoires de Star Wars pour le projet, mais on créa aussi de nouvelles pièces pour les détails de la surface de l'Etoile Noire.

Le vétéran d’ILM Dennis Murren finit de travailler sur "le Secret de la Pyramide" (le jeune Sherlock Holmes, avec le chevalier du vitrail qui prend vie) lorsqu’il rejoint le projet.

modeles reduitspeinture sur verreStar Tours n’est rien moins que le plan le plus compliqué réalisé à l’époque, car il représente une fenêtre(hublot) sur l’espace pour les spectateurs/passagers, sans temps morts (contrairement à un film de cinéma, où les plans changent). Un vrai casse-tête galactique. En fait, Star Tours est une succession de 9 plans, conçus selon les besoins (maquette – peinture sur verre – maquette...). Les huit raccords entre ces plans sont des plages ‘neutres’ de fond étoilé sans aucun élément visible ou des virages très rapides. Par exemple, lors du plongeon sur l’Etoile de la Mort, une explosion crée une image blanche qui permet de passer de la peinture sur verre à la maquette. Une de ces coupures est particulièrement visible juste avant de rentrer dans la comète.


tournage de letoile noireVoici un exemple pour montrer comment les magiciens des effets spéciaux ont caché les coupures entre les plans :
Lorsque nous plongeons dans la tranchée de l’Etoile Noire, le film passe d’une peinture sur verre à une maquette, sans que personne ne le remarque. La tourelle de défense nous tire dessus, sur la gauche, deux fois de suite, rendant l’image totalement blanche deux fois de suite (sur 30 images par seconde). La seconde fois, le blanc est utilisé pour masquer un changement de plan, pour passer à la maquette qui ressemble énormément à la dernière image de la peinture sur verre. Après cette invisible coupure, la caméra change d’angle et s’engouffre dans la tranchée. La prochaine fois que vous ferez l’attraction, faites-y attention ! La même astuce est visible dans l’Episode 4, pour la même action.




tournage cometeScène coupée ?!
La séquence à l’intérieur de la comète n’est pas exactement conforme à celle prévue dans le storyboard original. Lorsque le Starspeeder approche de la fin du tunnel de glace, l’idée d’origine montrait un épais mur de glace bloquant la sortie. A mesure que le vaisseau approchait de ce dernier, les ‘voyageurs’ auraient pu y voir le reflet du Starpeeder. Cette séquence a été tournée, mais lorsque l’équipe visionna le rush (images brutes du tournage) du plan, on remarqua que les choses se passaient trop rapidement pour bien comprendre ce qui se passait. La scène a été simplement refaite, sans le reflet du vaisseau à la fin.

modeles reduits



modeles reduitsmodeles reduitsSi le film que vous regardez dans la cabine pendant l’attraction a été conçu par ILM, l’animation des rayons lasers & tir de vaisseaux a été confiée à une petite société d’effets spéciaux à Burbank (Californie) appelée Available Light Ltd. Les animateurs d’ILM étaient en effet déjà trop occupés par leur « chef-d'œuvre » "Howard le Canard". Available Light a également travaillé sur « Chérie, j’ai rétréci le public » & « Captain EO ».



Ci-dessous, quelques photos du tournage de Star Tours...

montage de l étoile noiremontage du spatioport de départmontage du spatioport de départmontage du spatioport de départ
5. Post-production
 
conception des droidsconception des droidsUne fois le film terminé, WDI corrige et peaufine la synchronisation entre les images et les mouvements. On utilisa un prototype de Starspeeder pour programmer les mouvements du véhicule. On projetait le film et grâce à de simples joysticks les ingénieurs simulaient les mouvements. Le problème était que l'engin ne pouvait pas bouger pendant cette phase de programmation ; c'est donc à la fin de celle-ci que l'on pouvait vérifier si les mouvements correspondaient aux attentes (synchronisation avec la camera, mouvements trop violents ou pas assez rapides, etc...). S'il y avait le moindre problème, on était obligé de recommencer toute la programmation. Les premières représentations du film ont lieu lors de l’été 1986 dans les locaux de WDI.



montage de RX24A Glendale, les imagineers Disney travaillaient dur sur la construction du StarSpeeder 3000 et sur des droïdes en animatronic. Des petits détails de la trilogie étaient fidèlement répliqués pour le Star Tours.
L’imagineer Chris Runco fit un modèle de RX-24 (alias REX) en mousse. Des modèles comme celui-ci étaient des éléments vitales dans le processus de création du Star Tours, permettant aux créateurs de résoudre les problèmes d'échelle, d'animation et de personnages avant d'arriver à la production actuelle. Les ingénieurs de WDI s'occupaient des droïdes à Glendale. On leur donna, entre autres, des pièces originales de C-3PO dont on enleva la peinture dorée pour la remplacer par une véritable couche d'or.


Anthony Daniels s'envola d'Angleterre pour montrer les différents mouvements de C-3PO et pour enregistrer ses dialogues de la bande son. Il en profita pour modifier un peu ses textes, les rendant plus C-3POesque, et se faire filmer pour que les ingénieurs puissent s'en inspirer lors de la programmation des mouvements du droïde. Daniels accepta aussi de répondre pendant une heure et demie aux questions des ingénieurs sur sa relation avec la saga et son personnage ; il eut donc tout le loisir de raconter sa rencontre avec George Lucas et des anecdotes de plateaux. Les animatroniques répliquant ses mouvements parfaitement, Daniels félicita l’équipe en disant qu'il était "incroyable" de voir C-3PO de l'extérieur. Quand Lucas a vu pour la première fois C-3PO, il dit à Baxter et Fitzgerald "C'est C-3PO, c'est enfin un droïde". Les deux imagineers étaient d'accord : les autres personnages animatroniques à Disneyland copient des êtres vivants, alors que l'atout majeur de C-3PO est qu'il est vraiment un robot – un droïde est donc plus réel.

On peut aussi noter que le fils d'Anthony Daniels, Chris, participa à l'aventure puisque ce fut lui qui réinventa le langage Ewok pour « l'annonce des vols », que son père enregistra avec un voix différente et que l'on peut entendre dans l'aire de décollage.

plan des 2 attractionsconstruction du batiment a ParisIl avait été décidé de construire Star Tours dans le même bâtiment qu'Adventure throught Inner space, l'attraction qu'il devait remplacer. Après la fermeture de cette dernière en 1985, on réalisa que l'on devait surélever le toit et abaisser le sol pour accueillir Star Tours. Il fut donc préférable de démolir entièrement l'Inner Space pour reconstruire un tout nouveau bâtiment imaginé par les designers de Disney. A noter que le microscope, élément central de cette ancienne attraction, est visible en clin d'oeil dans la scène du hangar, au début du film Star Tours...

Ci-dessous, arrivée d'une cabine du simulateur en Califormie, et travail de thématisation sur une autre cabine, à Paris :

arrivee dune cabinethématisation dune cabine


Deux photos de la construction du décor de la file d'attente (Starspeeder) & présentation du premier costume des cast-members :

construction de la file dattentepremier costumeconstruction de la file d attente



George LucasLucas est de bon conseil, il sait où investir l’argent. Pour le préshow (la file d’attente) du Star Tours du Disneyland californien, l’équipe n’a pas beaucoup d’argent à dépenser (contrairement aux préshows des autres ‘futurs’ Star Tours). Lucas envoie Chris Teity dans les décharges de Los Angeles pour trouver des débris. Il ouvre également ses archives pour son aménagement. Mi-créatif, mi-gestionnaire, Lucas est d’une grande aide pour les créatifs, prodiguant des conseils : « besoin de plus de mouvements, ce devrait être plus vivant... ».

Les images sur les écrans vidéos derrières la marionnette audio-animatroniques de C-3PO, dans la file d’attente, ont été réalisées sur un ordinateur Atari ST.

Pour les spectateurs, Star Tours est vraiment un divertissement stupéfiant ; vous ne faites pas que regarder, vous participez aussi à l'action, vous êtes impliqué dans l'histoire ; vous êtes DANS l'univers Star Wars. Ou comme ils disent à Disneyland : "Maintenant, l'aventure est réelle !"
6. Musique
 
L’arrangeur/compositeur des musiques de Star Tours, Richard Bellis (1946, Pasadena, Californie), a travaillé dans les années 80 sur des attractions d’Epcot, puis sur la Tour de la Terreur & Countdown to Extinction (ex Dinosaur à l’Animal Kingdom floride). Il a conçu les musiques des autres attractions Disney/LucasFilm (excepté Le Temple du Péril -Disneyland Paris- car ce grand huit ne possède pas de musique) : Indiana Jones Stunt Epic Spectacular (1989-Disney MGM Studios Floride), Extraterrorstrial (1994-Disneyworld Floride) & Temple of the Forbidden Eye (1994-Disneyland Californie). Il a rencontré lors de ces projets le producteur (de WDI) Ken Lisi et Tom Fitzgerald, avec qui il a beaucoup travaillé par la suite. Il a écrit plus de 30 téléfilms américains depuis 1977, dont des épisodes pour Star Trek Deep Space Nine (« House of Quark »). Il a également obtenu un Emmy Award pour son travail sur le téléfilm « ça » (1990). Star Tours fut son premier grand projet.

Il lui fallut 8 à 9 mois pour terminer sa mission, car il devait s’occuper de la musique et des aspects techniques de sa diffusion. Par exemple, à l’intérieur de la cabine, les effets sonores sont transmis à travers de nombreuses enceintes, ce qui crée l’illusion de chocs, de l’avant à l’arrière. Il faut donc décider à quel moment doit intervenir la musique, de quelle façon, avec quel type de haut parleur (mono ou stéréo)...

Le compositeur donne son avis tôt dans la production. Lorsqu’il écrit, il s’inspire des esquisses, maquettes et dessins déjà disponibles. L’influence de la musique originale des films est un élément capital. Comme toutes les scènes (exceptées celles du hangar et des comètes) sont empruntées aux films, le choix musical se dirige logiquement vers les thèmes de la trilogie.

Pour la musique intra-simulateur, Richard Bellis réorganise et réenregistre la partition de John Williams avec un orchestre de 88 musiciens. Il assemble les thèmes issus de la trilogie, surtout ceux de l’Empire Contre-Attaque & du Retour du Jedi (car « l’attraction se situe entre eux »( ?)). Pour retrouver le ‘son StarWars’, on choisit un orchestre d’environ la même taille que celui des films. Aucune orchestration ne change ; les seules modifications sont faites pour que deux thèmes s’enchaînent naturellement, ou pour des relations tonales.

Pour le preshow, Richard Bellis conçoit une œuvre originale construite autour de la sonnerie d’embarquement de Star Tours (l’« announce chime » en anglais). Il fallait que cette musique fasse commerciale, comme une publicité pour une croisière, et futuriste en même temps. La signature sonore de ce morceau est un motif musical de 5 notes (comme dans Rencontres du Troisième Type).
7. Ouverture
 
C'est en juin 1986 que deux milles employés de Disney purent découvrir l'attraction. Puis, sans aucune annonce, le Star Tours ouvrit en décembre 1986, permettant aux ingénieurs d'affiner leur travail grâce aux réactions du publique avant l'arrivée en masse des fans. Mais en réalité les premiers testeurs, Mark Hamill et Steven Spielberg, furent invités par George Lucas bien avant que le Star Tours n'ouvre officiellement ses portes...

ruban rougebelle equipe


La Première eut lieu le 09 janvier 1987 en Californie, 30 ans après la première visite de George Lucas à Disneyland (et ce fut loin d'être la dernière). Juste avant la cérémonie, Lucas déclara : "On m'a souvent demandé de participer à des parcs d'attractions. Mais j'ai toujours pensé qu'une telle opération ne pouvait se faire à la légère. Quand je fais une chose, je veux toujours m'assurer que je le fais bien et qu'ensuite, elle est bien entretenue, elle fonctionne correctement...et voici le seul endroit au monde qui soit ainsi". Une foule immense se précipite ; de nombreux fans sont déguisés pour l’occasion. Malgré la capacité de 1600 personnes par heure des 4 cabines, la file d’attente s’étend sur plusieurs kilomètres. Pour fêter l’évènement, Disneyland reste ouvert pour un marathon de 60 heures, du 9 (11 heures du matin) au 11 janvier 1987 (11 heures du soir).

jour douverturevisite Lucas


Anecdote : Avant l'ouverture de Star Tours, en Californie, le panneau au-dessus de l'entrée disait « George Lucas présente : Star Tours ». Peu après le jour d’ouverture, le panneau a été changé, pour inscrire "Star Tours ... une collaboration de Disney et George Lucas". La stature de George Lucas au sein de l’entreprise aux grandes oreilles s’était écroulée à cause d'un désaccord entre lui et Disney, au sujet du contrat du merchandising autour de Star Tours... ;-)

inauguration ParisLucas et Jedi Mickey


Anniversaire
Le 28 Février 1997, une cérémonie a été organisée pour fêter les 10 ans de Star Tours en Californie. Un Cast Member transmit des messages de félicitation provenant de Tatooine, Endor & Bogden (joli clin d’œil : cette dernière planète provient de la série TV ‘Droids’ des années ’80 ; elle a depuis été mentionnée dans l’Episode 2, puisque c’est là-bas que Dooku recruta Jango Fett). Ensuite, C-3PO, Chewie et Carrie Fisher (Leia) firent leur entrée. La Princesse coupa le ruban rouge avec un sabre laser, et fit des poses pour de multiples photos. ^^

Prochaine échéance : janvier 2007, pour les 20 ans de l'attraction !
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