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Le bacta, la solution de guérison
  • Catégorie Star Wars dans notre quotidien
  • Date 02/05/2018
  • Auteur(s) Xendor
  • La potion magique de Star Wars ?

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  • Note des internautes
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Cuve de bacta de Dark Vador © Lucasfilm Cuve de bacta de Luke Skywalker © Lucasfilm Combinaison de bacta portée par Finn © Lucasfilm


Dans star wars, le bacta est une formidable substance qui permet de soigner des plaies mortelles ainsi que des blessures de moindre importance. Comme un baume ou un onguent polyvalent, on peut y plonger un corps entier et patienter jusqu'à sa réparation.
Cette solution de guérison serait inestimable si elle existait dans notre monde. Une solution dans tous les sens du terme !

Les plaies de l'histoire

Les archéologues ont trouvé des indices qui permettent d'affirmer que, dès la Préhistoire, des onguents à base de graisse et de plantes étaient utilisés pour soigner les blessures.
L'Antiquité regorge également de remèdes pour soigner les blessures graves. Des remèdes issus de l'expérience préhistorique.
En Amérique précolombienne, la quinquina était largement utilisée pour soigner les plaies. Le curare, lui, servait d’anesthésiant.
Chez les Égyptiens, une médecine déjà très avancée (mais parfois tristement hasardeuse) leur permettait également de traiter des blessures de guerre. Bien sûr, on ne parle pas de coupures au sabre laser. Notons la présence du célèbre médecin Imhotep, mais surtout la plus ancienne femme médecin connue : Peseshet (-2700 av JC).
Deux papyrus âgés d'environ 3500 ans méritent notre attention : le papyrus Ebers (110 pages, 20 mètres de long) et le papyrus Edwin Smith (22 pages, 4 m 68). Le premier contient plus de 700 remèdes et formules magiques. Le second, plus pragmatique voire scientifique, évoque 48 cas de chirurgie de guerre et comment les soigner. On trouve l'utilisation d’onguents à base de miel et de graisse animale (parfois mélangés à de l'eau, du lait, de l’huile ou du vin pour lier la potion). La propolis, qui vient des ruches, n'est sans doute pas étrangère à la réussite des traitements.Hippocrate (460 - 377 av JC)
Certaines formules efficaces et reconnues seront reprises par les Grecs. Ils vont également chercher de nouvelles méthodes ; on peut parler de traitement avec des herbes efficaces, de l'eau vinaigrée ou de l'eau de mer. Hippocrate y ajoutera des recommandations qui deviendront des règles (même si certaines feront plus de mal que de bien... pour des siècles).
En Gaule, les druides, très instruits, sont d'excellents médecins pour certaines blessures ; mais leur tradition orale n'a pas laissé de trace. Les Romains suivront les Grecs sur de nombreuses pratiques (propolis dans le paquetage des soldats). L'un des remèdes parfois utilisé pour soigner les plaies était le barbarum (huile, vinaigre, aluminium, oxyde de plomb…) aux vertus astringentes et antiseptiques. Sur le même principe, les guerriers Macédoniens utilisaient les propriétés antiseptiques de l'argent en recouvrant leurs blessures avec des plats constitués de ce précieux métal.
En Chine, Huá Tuó (110-207) devient l'un des plus grands chirurgiens et soigne de nombreuses plaies notamment grâce à certaines herbes.

Les croisades apporteront à leur tour de nouvelles recettes inspirées du monde arabe (eux-même inspirés de Galien et d'Hippocrate). L'alcool comme antiseptique fait notamment son apparition ainsi que le catgut (fil dégradable).
A la Renaissance certaines idées anciennes reviennent comme l'utilisation avérée de certaines larves (non sans excès et erreurs).
Les siècles suivants, de nombreuses formes d'antiseptiques apparaîtront et réduiront de plus en plus la présence des baumes et onguents. Cette introduction fait le constat qu'il y a peu de miracles dans le passé. Néanmoins, la propolis est de plus en plus utilisée aujourd'hui, et certains remèdes d'antant (efficaces ou non) perdurent dans les campagnes.

 

Des cellules souches

Parlons des cellules souches. Pourquoi « souche » ? C'est parce que ce sont des cellules indifférenciées (ou pluripotentes) qui peuvent générer des cellules spécialisées tout en continuant de se multiplier dans l'organisme.
En 1950 puis en 1981, des cellules souches embryonnaires sont identifiées chez les murins puis sur les souris. En 1998 c'est chez l'homme que la cellule souche est identifiée et transformée en cellule neuronale en 2000. En 2006, ce sont les cellules souches pluripotentes induites (CSPI) qui sont découvertes par le japonais Shinya Yamanaka qui sera récompensé par un prix Nobel de médecine en 2012. Les CSPI sont des cellules souches qui ne sont pas extraites des embryons. Elles sont obtenues artificiellement à partir de cellules classiques, grâce à une reprogrammation génétique.
L'intérêt médical, si lorsqu'on pourra exploiter de telles cellules, serait de cibler les parties de l'organisme que l'on veut réparer. Une combinaison de ces recherches avec les progrès constants en matière d'impression 3D laissent même envisager la possibilité d'imprimer des tissus, voire des organes entiers.
En Australie, des chercheurs de l'université de Queensland travaillent déjà sur la bio-impression de cellules spécialisées (cartilagineuses) et ont réussi à imprimer le cartilage d'une oreille le 19 avril 2016. Par dessus ce cartilage, la prothèse est posée. Le problème étant que l'armature cartilagineuse artificielle de l'oreille ne disparaît pas vraiment au profit de la nouvelle.
En début d'année 2018, d'autres chercheurs, indiens cette fois-ci, ont affirmé avoir quasiment fait disparaître ce support suite à une expérimentation animale.
Le procédé est semblable :
- on prélève des cellules cartilagineuses
- on les cultive séparément
- on les imprime sur un support biodégradable
- on place le cartilage sous la peau pour fabriquer une oreille (chirurgie esthétique)
- le cartilage continue de croître et remplace le support.
Cette étape symbolique de l'oreille reconstruite sera sans doute bientôt franchie. Un avenir étrange, plein de promesses et sans doute de débats se dessine alors. Les cellules souches artificielles permettent d'obtenir n'importe quelle cellule spécialisée et la bio-impression se développe à grande vitesse. A partir de cela, on peut tout imaginer. Vraiment tout.
Quoi qu'il en soit, en 2016, le professeur Mia Woodruff annonçait que « la possibilité d’imprimer une prothèse d’oreille devrait coûter moins cher qu’une paire de lunettes ». Aucun coût n'a encore été annoncé par les chercheurs indiens.
Dans notre monde, une cuve de bacta est-elle une cuve de cellules souches qui viennent réparer le corps grâce à une spécialisation génétiquement modifiée ?
La DARPA, comme toujours, n'est pas en reste. Son programme baptisé Living Foundries (fonderies du vivant) veut rationaliser et standardiser le processus du génie génétique. La biologie synthétique.
La DARPA a lancé le défi suivant comme point de départ : créer une bibliothèque de «parties génétiques modulaires». Ensuite, l'agence veut un ensemble de dispositifs capables de générer de manière fiable divers systèmes génétiques. Pour finir, ils auront également besoin de plateformes de test pour évaluer rapidement la qualité des nouveaux biomatériaux. Un processus digne d'une usine qui pourrait porter ses fruits d'ici une dizaine d'années.

 

Des nanos-robots

Qu'est-ce qu'un nanomètre ? C'est un milliardième de mètre.
Quelle taille fait le diamètre d'un cheveu ? Son diamètre est de 40 000 à 100 000 nanomètres.
Quelle taille fait un globule rouge ? 7000 à 8000 nanomètres.
Qu'est-ce qu'un nano-robot ? C'est un outil de très petite taille (4 à 100 nanomètres) souvent fabriqué à partir d'ADN.


On a déjà entendu parler de nano-robots capable de transporter un médicament jusqu'à un organe ou de cibler des cellules cancéreuses. Des nano-robots en forme de flagelle ou de « s ». Ou bien des petites billes dirigées par un champ magnétique pour nettoyer les artères.
En réalité, les nano-robots n'ont donc rien de robotique. Mais ils pourraient bien devenir de véritables alliés.
Au mois de février 2018, une annonce intéressante était faite : des nano-robots pourraient asphyxier des tumeurs. Le principe est très simple : envoyer un nano-robot de 90 nanomètres sur 60 jusqu'à l'entrée de la tumeur. Une enzyme est ensuite libérée pour bloquer l'alimentation de la tumeur, qui fini par mourir. Le dispositif, qui semble prometteur, a fonctionné chez une souris qui a ensuite évacué le nano-robot de façon naturelle.
Selon le même principe de la réparation et de l'exploration non invasive, des chercheurs allemands de l'institut Max-Planck ont mis au point un polymère élastique composé de particules magnétiques. C'est ce qui permet son contrôle à distance.
Largement inspiré des méduses et des chenilles pour son déplacement, le micro-robot de 4 millimètres de long pourra ainsi se frayer un chemin dans notre corps après avoir été ingéré ou bien injecté à un endroit clef. Il peut emporter un "outil" en se recroquevillant dessus puis le relâcher ou l'utiliser à l'endroit voulu. Ce projet va probablement initier la création d'autres micro-robots basés sur une technique similaire.

 

Patience

La solution miracle proposée dans Star Wars fait rêver. Le bacta est donc bien supérieur à nos onguents à base d'herbes ou de miel.

Est-il possible que, dans ce liquide imaginaire, flottent une multitude de nano-robots ? d’invincibles escadrons rebelles détruisant les tumeurs et les infections aux côtés desquels naviguent une escadrille de nano-robots médecins et mécaniciens travaillant de concert avec des cellules reprogrammées destinées à la guérison ?

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