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Polis Massa
  • Catégorie Astronomie
  • Date 17/11/2012
  • Dernière mise à jour 31/08/2013
  • Auteur(s) Xendor
  • L'astéroïde colonisé.
  • Note du staff SWU
     (60 % - 1 commentaire)
  • Note des internautes
     (aucun commentaire disponible)
L'astéroïde Polis MassaL'astéroïde Polis Massa

Polis Massa était à l’origine une planète. Mais à la suite d’une catastrophe elle fut détruite et son nom fut donné au débris le plus imposant résultant de la destruction.
Polis Massa est donc un gigantesque astéroïde sur lequel une colonie d’habitants d’une autre planète s'est installée. Par la suite, ces archéologues et scientifiques sont donc devenu les Polis Massans, même si ce ne sont pas les autochtones. Ils puisent dans l’astéroïde leurs ressources et grâce à des découvertes issues de leurs fouilles archéologiques, ils ont pu développer un complexe médical ultra sophistiqué.


Alors, coloniser un astéroïde… c’est pour quand ?



Des ressources limitées et une planète insuffisante


En 1986, pour la première fois, l’humanité consomma autant de ressources que ce que la planète était capable de produire sur la même période.
La courbe représente le déficit en ressourcesDepuis, l’humanité consomme chaque année plus de ressources que ce que la Terre peut fournir en 365 jours. Nous vivons donc à crédit. En 2012, nous avons consommé toute la production renouvelable annuelle de la Terre en seulement 8 mois !
Sur le graphique ci-contre, il n'est pas difficile de constater que l'écart se creuse de façon conséquente tous les 5 ans. Ces dates sont approximatives, mais elles sont là pour rappeler que ce système n'est pas viable ni économiquement, ni écologiquement. Actuellement, l'humanité a besoin d'1,4 planète pour garantir son mode de vie.

Voici comment ces données sont calculées par GLOBAL FOOTPRINT :
Jour de dépassement global = (biocapacité mondiale / empreinte écologique mondiale) x 365

Comment remédier au problème des ressources ? Pour la biomasse on ne peut que tenter de réduire la consommation, puisqu’on ne connaît pas encore d’autre planète proche disposant de biomasse.
En revanche, pour les ressources en métaux, terres rares, minéraux et eau, il y a les astéroïdes !



Le programme NEW FRONTIER (NASA)


Ce programme est actuellement composé de trois missions dont deux sont en cours.
Vue d'artiste de NEW HORIZONSNEW HORIZONS
La première sonde est NEW HORIZONS. Lancée en 2006, sa destination est Pluton pour juillet 2015. Une fois sa mission accomplie, la sonde pourra survoler des astéroïdes de la ceinture de Kuiper. Dès 2006 la sonde a eu l’occasion de tester ses outils sur l’astéroïde JF56 dans la ceinture d’astéroïde en prenant un cliché lointain. Un test capital pour la suite de la mission vers Pluton et un bon signe pour le survol des astéroïdes.
Actuellement la sonde se situe entre Uranus et Pluton.

La deuxième sonde est JUNO, dont le but est d’étudier Jupiter.

La troisième sonde, qui nous intéresse le plus, s’appelle OSIRIS-REX. Cette mission de la NASA a pour objectif de s’intéresser à un astéroïde répondant au doux nom de 1999 RQ36. Le caillou mesure tout de même 575 mètres de diamètre.
OSIRIS-REX décollera en 2016 et atteindra l’astéroïde après 3 ans de voyage. Une fois à 3km de l’astéroïde, la sonde va le cartographier pendant 6 mois. Elle en profitera pour mesurer l’effet Yarkovsky. La sonde s’approchera ensuite dans une zone choisie - à portée du bras robotique - et elle prélèvera des échantillons. Elle emportera ensuite son précieux contenu pour la Terre en 2023.
Vue d'artiste de JUNOVue d'artiste d’OSIRIS-REX déployant son brasVue d'artiste d’OSIRIS-REX récoltant un échantillon

Les scientifiques espèrent y découvrir des traces de vie primitives, actuelles ou passées.
Une telle découverte permettrait de confirmer la théorie de la panspermie de notre planète. La panspermie est une théorie qui considère que la vie est venue de l’extérieur de la Terre (astéroïdes, comètes, débris de collisions avec une autre planète pleine de vie, etc). Cette théorie ne fait pas consensus et si elle se vérifiait, ce serait une véritable découverte sur l’histoire de notre système solaire et de notre planète. Cela pourrait également remettre en cause certaines idées fondamentales sur la présence de la vie dans l’univers.
De plus, la sonde relèvera toutes les caractéristiques physico-chimiques qui nous permettront d’en apprendre plus sur 1999 RQ36 et sur les astéroïdes en général.
Le projet n’est pas anodin : « C'est une étape cruciale dans la réalisation des objectifs énoncés par le président Obama visant à étendre notre portée au-delà de l'orbite terrestre basse et à explorer l'espace profond » explique l’administrateur de la NASA, Bolden DE CHARLIE. « Ce sont des missions robotiques comme celles-ci qui ouvriront la voie pour les futures missions spatiales humaines vers un astéroïde, et d'autres destinations de l'espace lointain. »



Destination : Mars


L’idée est dans des cartons de la NASA. Non de construire des complexes médicaux sur des astéroïdes, mais tout simplement de s’y installer.
C’est déjà plus ou moins prévu pour les deux lunes de Mars (Phobos et Deimos). Deux lunes qui ressemblent beaucoup à des astéroïdes. Une des hypothèses les plus répandues sur leur création est qu’il s’agirait en réalité de deux astéroïdes capturés par l’attraction de Mars il y a 3 milliards d’années. On estime aussi, selon l’orbite, qu’il serait plus probable que les astéroïdes soient le résultat d’impacts sur Mars ou bien le résultat d’une simple accrétion de matière à l’époque de la création de Mars. Finalement les deux dernières hypothèses sont assez proches de celles que l’on peut trouver sur la création de la Lune.
Le but de la NASA est donc d’élucider le mystère et de s’y installer.



Le premier pas sur un astéroïde


La NASA a également l’objectif dans un futur plus proche (2025), d’envoyer des hommes sur un astéroïde plus "classique". Ils auront pour mission d’analyser la roche pour déterminer si elle renferme des richesses et de s’assurer qu’on puisse les détruire.
La station AquariusUn aquanaute de la mission NEEMOÉquivalent sous-marin d'un véhicule d’exploration spatiale (S.E.V.)
Pour ce faire, la mission d’entrainement NEEMO (NASA Extreme Environment Mission Operations) fait plonger les aquanautes 20 mètres sous l’eau à destination de la station Aquarius (sud-est de la Floride). Le but de ces simulations est de reproduire des situations que les astronautes pourraient retrouver dans l’espace. Ce sera le voyage le plus long et le plus distant fait par l’homme à ce jour. En effet la distance maximale sur laquelle travaille la NASA est de 4,8 millions de kilomètres. Pour une mission sur place de seulement 1 mois, avant de rentrer.
Ce voyage prévu pour 2020 serait donc d’un an aller-retour !
Quand on connait la taille d’Aquarius (14m de long sur 3m de diamètre), on comprend le rapprochement. La dernière cession de 13 jours d’entrainement pour la NASA (juin 2012) a permis de :
- Pratiquer des phases d’approche, d’ancrage à l’astéroïde fictif, de transition et de déploiement d’outils
- Vérifier l’efficacité des SEV qui se sont donc trouvé sur les fond marins,
- Tester l’interactivité entre les SEV, l’équipage et leurs activités extravéhiculaires,
- Décider de l’effectif de la futur mission : 3 personnes ou 4 ? Quel impact sur la mission ? etc.
Les communications avec la surface étaient volontairement retardées de 50 secondes pour représenter les 15 millions de km de la mission.
La NASA a déjà eu l’occasion en 2004 de procéder à des opérations médicales par l’intermédiaire de communications avec la surface. Au programme ont été effectuées : cœlioscopie, ablation de la vésicule biliaire, suppression de calculs rénaux, suture d’artères.
Les astronautes sont près ; faut-il encore leur trouver un véhicule...



La Chine au rendez-vous


Explorer les astéroïdes c’est bien, les exploiter c’est mieux… Comme le font les Polis Massans, la Chine envisage très sérieusement d’exploiter un astéroïde.
Leur projet est ambitieux et peut paraître effrayant : capturer un astéroïde dans l’orbite de la terre.
L’intérêt est clair. Sur un astéroïde conséquent et riche en métaux, les ressources récupérées auraient une valeur totale d'environ 25 000 milliards de dollars !
Dans un monde où nos ressources s’épuisent, ce type de procédé pourrait créer un précédent.  Photographie de 433 EROSL’astéroïde une fois capturé pourra être exploité pendant une courte période avant d’être relâché dans l’espace (en s’assurant de ne pas le prendre sur la tête à ce moment-là ni plus tard). Le projet est de Hexi BAOYIN, Yang CHEN et Junfeng LI, de l’Institut de Technology Tsinghua de Beijing. C’est ce même institut qui prévoit d’envoyer une voile solaire vers l’astéroïde Apophis. Pour le moment la cible de ces chercheurs est le petit astéroïde 2008EA9 (10 mètres de diamètre). Le géocroiseur doit passer à 1,2 million de kilomètres de la Terre en 2049. C’est à ce moment-là que les chinois interviendront. Ils comptent l’attirer au point Lagrange (L1) et donc le faire entrer dans une zone orbitale qui permettra l’exploration. Pour ce faire, il faudra accélérer la vitesse de l’astéroïde d’1m/s. Les chercheurs estiment qu’un engin frappant à 60km/s avec une puissance de 26,4 tonnes suffirait à atteindre les 3600 km/h supplémentaires nécessaires. Il pourrait également être « propulsé » plus délicatement par un vaisseau arrimé à sa surface ou bien tracté. Ensuite, les robots miniers feront le travail.
Bien sûr, rien n’assure que l’astéroïde tiendra ses promesses. Dans le cas où le mini-eldorado ne serait pas au rendez-vous, des informations précieuses et des Schéma da la zone de capture. La Chine et PLANETARY RESSOURCES pourraient bien se rejoindre dans cette zoneéchantillons scientifiques permettront tout de même d’en apprendre plus sur les géocroiseurs. Ces données seront sans doute utiles le jour où une véritable menace se fera sentir.
Pour ce qui est des 25 000 milliards de dollars, il s’agit donc d’estimations, pas de certitudes. Il faut aussi placer cela dans le contexte d’un astéroïde bien plus imposant comme celui de la mission NEAR (Near Earth Asteroid Rendezvous). De 2000 à 2001, la sonde NEAR a observé l’astéroïde géocroiseur 433 Eros qui est de type S. Elle a découvert certains éléments (fer, magnésium, aluminium, calcium) au hasard d’un état changeant de la matière provoqué par la chaleur du soleil qui frappe l’astéroïde de 17 km de diamètre. Ces informations permettent les estimations les plus folles tout comme elles pourraient se révéler infondées. Mais, si cela se vérifie, l’enjeu en vaut la chandelle, surtout dans le cas d’autres astéroïdes de type M.



Des milliardaires dans les coulisses


Parlons dollar$ !
Exploiter des astéroïdes, c’est l’objectif de la société PLANETARY RESSOURCES (anciennement ARKYD ASTRONAUTICS) fondée le 24 avril 2012 par Eric ANDERSON et Peter DIAMANDIS. Derrière eux, on trouve des gens tels que Larry PAGE ou Raymie STATA avec des entreprises aussi prestigieuses que Google, Yahoo, Microsoft et des gens
Le télescope LEO scrutant l'espace à la recherche d'astéroïdes (vue d'artiste)Le télescope LEO dans une fonction polyvalente d'observation de la Terre (vue d'artiste)
  expérimentés (NASA, AIR FORCE) et même un réalisateur-océanographe-explorateur-etc du nom de James CAMERON. Ils ont tous soif d’or, de platine, de nickel, mais les astéroïdes possèdent bien d’autres métaux précieux.
Pour exploiter ces cailloux, il faudrait déjà les repérer : il y a environ 9000 astéroïdes géocroiseurs et il en existerait environ 1000 d’au moins 1 kilomètre de diamètre.
La première étape est donc l’envoi dans l’espace de télescopes permettant de détecter les cibles intéressantes et de les hiérarchiser (étape prévu pour 2014). Ce sera donc le travail du LEO Space Telescope (Low Earth Orbit). C’est le premier de la série « ARKYD-100 » qui sera envoyé dans l’espace. PLANETARY RESSOURCES annonce un télescope particulièrement efficace et polyvalent. Un atout certain lorsqu’on sait qu’en plus son coût est réduit. D’autres devraient suivre.

La seconde étape sera de commencer à choisir parmi les élus. Un choix particulièrement réfléchi puisque la taille des astéroïdes aura également un impact sur le procédé d’exploitation. Ce travail de repérage plus spécifique sera fait à l’aide des ARKYD-200 INTERCEPTOR. L’INTERCEPTOR est un LEO Space Telescope modifié, qui donne la possibilité de suivre et survoler les astéroïdes qui voyagent entre la Terre et la Lune. Il est également mieux équipé et plus précis.

À la troisième étape, on trouve logiquement la série ARKYD-300. Baptisé ARKYD-300 Rendezvous PROSPECTOR, ce n’est ni plus ni moins qu’une version améliorée de l’INTERCEPTOR. Grâce à ses communications laser, il peut être envoyé beaucoup plus loin et se rendre à son rendez-vous. En orbite autour de l'astéroïde, le PROSPECTOR recueillera des données sur sa forme, sa rotation, sa densité et sa composition en surface et sous « terre » (d’ici 2017-2018). Ils seront envoyé en nuées et, gros avantage, ils seront réutilisables pour d’autres destinations. L’étape ultime avant l’exploitation.
Vue d'artiste de l'INTERCEPTORVue d'artiste du PROSPECTOR Rendezvous
 Peter DIAMANDIS affirme qu' « un astéroïde de 500 mètres de diamètre peut contenir plus de platine que ce qui a été exploité dans toute l'histoire de l’humanité ». Logique : il s’agit là des taux de concentration en plus de l’abondance : sur Terre, un gisement de platine peut avoir une concentration de 0,5 parties par million (ppm), alors que la concentration dans un astéroïde peut être de l’ordre de 100 ppm !
Comment ce fait-il que l’espace soit aussi riche par rapport à la Terre ? Rien d’étonnant lorsqu’on sait que le professeur Gerhard SCHMIDT estime que les métaux précieux auraient dû rejoindre le noyau à la création de la Terre. S’ils sont à la surface de la Terre, c’est qu’ils sont sans doute arrivés ensuite, grâce à des météorites de type M et/ou Théia (voir la théorie sur Théia).

La quatrième étape consistera à exploiter l’astéroïde.
Pour cela, PLANETARY RESSOURCES va pousser à la création de technologies d'extraction et de traitement in situ pour fournir l'accès à l'eau et aux métaux. La société estime que des quantités astronomiques d’eau sont présentes sur ces astéroïdes. Les débouchés sont particulièrement intéressants :
- L’hydratation bien sûr, mais aussi l’oxygène. L’eau peut également servir d’isolant des radiations de l’espace pour les vaisseaux habités et elle est un élément indispensable à des missions et des bases nécessitant de cultiver des plantes.
- La transformation de l’eau en carburant sur place. Pour commencer, le carburant serait utile à l’extraction minière. Cela éviterait également le très coûteux propergol et arrêterait le lancement de ravitaillement depuis la Terre. Le carburant fabriqué dans l’espace pourrait ainsi servir à alimenter toute sorte de satellites (tel que les futurs satellites-éboueurs des déchets de l’espace). La société imagine déjà un dépôt de carburant sur la lune pour alimenter les futures missions de la NASA ou d’autres clients.

L’eau est la clé. Grâce à un élément aussi simple, la société prédit un « déverrouillage du système solaire » et donc une explosion de
Le grand « sac » de PLANETARY RESSOURCESLe « sac » spatial peut se refermer complètement et ainsi éviter à l'eau de s'échapper
missions habitées.  Avant tout, c’est l’exploitation des astéroïdes qui en profiterait, car les coûts seraient considérablement amoindris. PLANETARY RESSOURCES souligne le fait qu’amener de l’eau dans l’espace, depuis la Terre, est un gaspillage de ressources et de moyens financiers. Ce carburant à portée de robots mineurs d’astéroïdes serait donc une révolution.
Une solution alternative consiste à capturer l’astéroïde dans un grand « sac » spatial pour le rapatrier en orbite de la Lune ou de la Terre ; ensuite il serait exploité. Le sac en question permettrait d’éviter la sublimation de la glace de l’astéroïde en le protégeant de la chaleur du soleil.
Vu de l’extérieur, le projet semble pharaonique, ni viable, ni rentable au regard de ce que coûte le simple envoi dans l’espace d’un robot (1 milliard de dollar$).
C’est sans compter sur l’ingéniosité de la société qui annonce avec son LEO Space Telescope, le premier télescope spatial privé et « low cost ». En effet, la réduction des coûts sur les envois dans l’espace est l’une des stratégies de rentabilité. Sans compter que les progrès de la NASA grâce au projet OSIRIS-REX seront à prendre en compte. De plus, la société se projette déjà dans l’avenir : pouvoir construire sur place les engins nécessaires à la poursuite de l’exploration et de l’exploitation minière. Polis Massa n’a qu’à bien se tenir !
Eric ANDERSON envisage même la possibilité d’une seconde station spatiale internationale située plus loin que l’actuelle, et qui lui permettrait de vendre à la NASA les matériaux de construction stockés sur la Lune.
PLANETARY RESSOURCES compte sur les progrès technologiques et se fixe la date de 2025 pour les premières retombées financières. Les retombées technologiques et scientifiques, elles, seront permanentes.

Les détracteurs soulignent également le fait que la découverte et le rapatriement sur Terre d’une telle fortune dans l’espace ferait s'effondrer les Toutes ces zones sont autant de mines à exploiter pour PLANETARY RESSOURCES, tant que l'ONU ne s'y oppose pascours financiers. C’est omettre la possibilité d’injecter leurs ressources progressivement de façon à ne pas faire chuter les cours, et donc l’enjeu économique. De plus, il faut se projeter dans 10, 20 ou 30 ans, à une époque où les cours des métaux précieux (ou non) seront de toute façon beaucoup plus élevés qu’actuellement.
En outre, PLANETARY RESSOURCES vise tout de même à rendre disponible au plus grand nombre des produits qui sont actuellement conçus à partir de métaux précieux ; ces produits sont surtout réservés aux gens les plus aisés. Il faut donc rendre disponible la matière première pour faire chuter les coûts.
Et, pour finir, le vrai problème ne se situe pas vraiment sur l’enjeu économique mais plutôt sur le terrain très miné de la géopolitique. La Lune, tout comme les astéroïdes et le reste de l’espace, sont déclarés « biens communs de l’Humanité ». Tout ce qui y est fait, doit l’être au bénéfice de tous (Accord sur la Lune). Le but étant de ne pas pénaliser les pays qui n’ont pas les moyens techniques et financiers. Bien sûr les USA, la Russie et la Chine n’ont pas signé cet accord, même si un consensus a été trouvé au tout début de l’exploration spatiale. Il y a donc des chances pour que PLANETARY RESSOURCES profite d'un vide juridique sur le plan international. Tout comme certaines sociétés qui veulent exploiter la Lune (pourtant moins intéressante) et qui comparent déjà cela à la conquête de l’ouest…
Pour ce qui est de la conquête des astéroïdes, cela ressemble plus à une ruée vers l’or !


Il s’agit d’un pari sur l’avenir pour des investisseurs riches et motivés. Alors, vous en êtes ?


Mise à jour suite aux actualités du 22/01/13 et 10/04/13

Nous sommes des explorateurs


« Nous sommes des rêveurs, nous sommes des créateurs, nous sommes des mineurs, nous sommes des explorateurs ».
Le « nous » utilisé dans la présentation de DEEP SPACE INDUSTRIES, est un « nous » qui représente autant D.S.I. que l'Humanité en général.
C'est le 22 janvier 2013 que D.S.I. s'est officiellement présenté au public.
Leur but est simple : être présent pour la nouvelle phase d'exploration et d'exploitation de l'espace,
Comme pour PLANETARY RESSOURCES, D.S.I. dispose de plusieurs outils qui vont lui permettre de récolter les précieuses ressources des astéroïdes.
Tout d'abord, des FIREFLYseront lancés en profitant des grands lanceurs qui sont utilisés actuellement pour d'autres services.
Le FIREFLY (vue d'artiste)Le DRAGONFLY (vue d'artiste)

Comme tant d'autres, le FIREFLY sera composé de cubesat ce qui réduit les coûts de façon drastique.
L'objectif des Firefly sera de repérer les cibles, les trier et déterminer lesquelles sont les plus intéressantes.
Viennent ensuite les DRAGONFLY qui sont des FIREFLY améliorés, capables de ramener des échantillons sur Terre pour les analyser. Une étape particulièrement importante pour décider de l'intérêt des astéroïdes.
Sur l'étape de l'exploitation-même, DEEP SPACE INDUSTRIES est moins explicite. Il y aurait plusieurs projets ayant pour but de déplacer et exploiter les astéroïdes. D.S.I. présente le HARVESTOR qui rapprochera des astéroïdes près de la Planète Bleue en évitant de nous les faire tomber sur la tête !
Évidemment, ces missions auront des retombées économiques mais avant tout cela générera des matières premières disponibles dans l'espace. Actuellement il faut tout emmener depuis la
Le HARVESTOR (vue d'artiste)La fonderie (vue d'artiste)
Terre, ce qui représente des surcoûts énormes. D.S.I. propose de fournir les ressources depuis l'espace, pour les futurs stations spatiale, bases lunaire, etc. D.S.I. va même plus loin que Planetary Ressources cette fois, en présentant une forge de l'espace baptisée MICROGRAVITY FOUNDRY. Ce procédé révolutionnaire combinera une fonderie et une imprimante 3 D. Avec cette technique, D.S.I. assure qu'il sera capable de produire :
- des pièces détachées nécessaires à des réparations spatiales
- des pièces plus massives pour créer de nouvelles infrastructures.
Cette fonderie métallurgique serait donc une voie nouvelle pour l'avenir de l'Humanité dans l'espace.
Avec de tels arguments, on peut tout imaginer, il n'y a plus de limites techniques autre que celle de la ressource spatiale (dont on nous assure de l'immense potentiel).
Le dernier procédé présenté par DEEP SPACE INDUSTRIESest celui de la raffinerie. Des raffineries dans l'espace donc, qui permettrait d'apporter le carburant nécessaire à la
La raffinerie (vue d'artiste)Projet de station spatiale sur axe de rotation (vue d'artiste)
 poursuite de la conquête spatiale.
Tout comme PLANETARY RESSOURCES, D.S.I. met en avant le coût exorbitant des lancements qui nécessitent de s’arracher de l'attraction terrestre. Un argument quasiment inattaquable car il faudra des grandes quantités de carburant pour les missions extra-planétaire (Lune, Mars, Phobos, Deimos).
En construisant directement sur une base lunaire ou en orbite, D.S.I. permet déjà de réduire le nombre de lancements. De plus ses raffineries apporteraient tout le carburant dont les missions ont besoin à partir de l'eau des astéroïdes.
D.S.I. ne manque pas de projets et va jusqu'à imaginer le futur avec différentes stations spatiales très ambitieuse et élaborées.



La NASA et des échantillons


La NASA n'est pas une girouette dans ses projets, mais elle était tout de même moqueuse dans un premier temps (à l'annonce de PLANETARY RESSOURCES), silencieuse ensuite, elle a désormais décidé de mettre les pieds dans le plat ! Le 10 avril 2013, elle annonçait son nouveau projet.
La mission, est à la hauteur des ambitions de ses concurrents : capturer un astéroïde pour le mettre en orbite autour de la Lune sur la trajectoire Terre-Lune (à portée d'astronautes).
Pour la NASA, cela revient à sortir un projet des vieux cartons, car certains chercheurs s'étaient déjà penché sur le sujet dès la fin des années 70.
Capture de l'astéroïde (vue d'artiste)Récolte d'échantillons (vue d'artiste)
Le projet de la NASA reste « simple » :
- lancer un engin en direction d'un astéroïde (sélectionné auparavant par une méthode non précisée)
- déployer un « sac » autour de l'astéroïde pour le capturer
- rapporter l'astéroïde pour le mettre en orbite autour de la Terre
- envoyer une équipe s'arrimer au satellite transportant l'astéroïde
- récolter des informations et des échantillons pour les ramener sur Terre avec les deux astronautes.
Cette mission est déjà prise en compte dans le budget 2014, une preuve de sérieux de la NASA. Elle pourrait également devenir la première mission d'une longue série d'exploitations des astéroïdes. Si elle s'en donne les moyens, la NASA pourrait court-circuiter tous les projets privés. Cela reste pourtant peu probable.
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