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Tatooine
  • Catégorie Astronomie
  • Date 17/09/2011
  • Auteur(s) Xendor
  • La planète aux deux soleils.
  • Note du staff SWU
     (70 % - 1 commentaire)
  • Note des internautes
     (aucun commentaire disponible)
Le fameux couché des soleils de Tatooine


Tatooine n'est plus un rêve !


Les scientifiques estimaient jusque-là peu probable qu’une planète puisse "survivre" à un système solaire binaire (2 soleils). Leurs certitudes avaient déjà été bouleversées par de récentes théories. Mais cette fois, c’est la solidité de l’information et les certitudes qui font que l’annonce de la NASA est exceptionnelle.

« Cette découverte confirme une nouvelle classe de systèmes planétaires qui pourrait abriter la vie, » a déclaré le chercheur principal de Kepler, William BORUCKI. « Étant donné que la plupart des étoiles de notre galaxie font partie d'un système binaire, cela signifie que les possibilités de vie sont beaucoup plus larges que si les planètes se formaient seulement autour d'étoiles uniques. Une théorie que les scientifiques ont eu pendant des décennies mais ne pouvaient pas prouver, jusqu'à présent. »

694 exoplanètes ont été découvertes au moment où j’écris ces lignes.
Ici, il est question de Kepler-16b qu’on baptiserait volontiers « Tatooine ».
Il existe plusieurs techniques de détection des exoplanètes (vitesses radiales ou astrométrie, imagerie, chronométrage, microlentille, transit).
Cette « Tatooine » a été découverte par la méthode dite de "transit astronomique", qui consiste à trouver une planète par son incidence sur le rayonnement d’une étoile (en gros : on trouve une planète quand elle passe devant une étoile), non par observation directe.
C’est l’une des méthodes qui permettent, depuis les années 90, de détecter une partie des exoplanètes.
Elle se situe dans la constellation du Cygne, à 1 900 000 milliards de kilomètres de la Terre, soit à 200 années lumières du soleil ou tout simplement à 61 parsecs (1 parsec = 3,26 années lumière).

Pourquoi Kepler-16b ? Ce nom lui vient de ses étoiles (Kepler 16 A et B) découvertes par le satellite Kepler. Le « b » minuscule correspond à la première planète découverte dans ce système binaire. On commence toujours par « b » pour éviter des confusions avec le nom de la planète.

Kepler-16b tourne donc autour des étoiles nommées Kepler 16-A et Kepler 16-B. Ces deux étoiles orbitant également l’une autour de l’autre.

Techniquement, personne ne peut habiter cette planète gazeuse où il fait entre -70°C et -100°C !
Il faudrait alors, avec un peu d’imagination, une cité des nuages et une bonne combinaison pour sortir et… admirer les deux couchers de soleils !

Elle est plus grosse que la Terre mais plus petite que Saturne (son rayon représente 0,7 fois le rayon de Jupiter).
Pour vous donner une idée de la taille de Kepler-16b, voici quelques diamètres :

La Lune : 3 474 km
Mercure : 4 878 km
Mars : 6 786 km
La Terre : 12 756 km
Kepler-16b : 100 775 km
Saturne : 120 536 km
Jupiter : 142 984 km
Notre Soleil : 1 392 000 km

Son atmosphère serait essentiellement composée de gaz (50%), de roche et de glace (50%). Saturne et Jupiter ont des noyaux solides composés de silicate, de fer et de plusieurs formes d’hydrogène. On peut supposer que Kepler-16b possède un noyau semblable.

Laurence DOYLE (astronome à l’institut SETI), qui a participé à la découverte, nous en dit plus :
On peut imaginer que parfois le soleil rouge se couche en premier ; parfois, le soleil orange. Ils peuvent se "toucher" ou se coucher ensemble. Vous avez des couchers de soleil très dynamique, jamais les mêmes.

Toujours d’après DOYLE, il pourrait exister 2 millions de systèmes solaires semblable à celui-ci dans notre galaxie.

Pour résumer, Kepler-16b est donc un mélange de Tatooine et de Bespin.
Une différence notable : son environnement hostile qui nécessite d’être à l’abri dans un vaisseau ou dans une cité des nuages.

Voici une image concrète de ce système binaire si particulier (vu d'artiste) :

Vue d'artiste de Kepler-16b

« En travaillant dans le cinéma, nous sommes souvent chargés de créer quelque chose de jamais vu, » explique John KNOLL, le superviseur des effets visuels d'Industrial Light & Magic. « Toutefois, le plus souvent, les découvertes scientifiques se révèlent plus spectaculaires que tout ce que nous osons imaginer. Il n'y a aucun doute que ces découvertes influencent et inspirent les artistes. Cela sert à faire de plus grands rêves et ouvre nos esprits à de nouvelles possibilités au-delà de ce que nous croyons savoir. »
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