[RP] Mission : Mastaria

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Messagepar PlasmaLEFT » Sam 21 Avr 2018 - 23:37   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Aanks’ol Qel Gakksa



Aanks’ol s’ennuyait. En effet, sa journée en orbite autour d’un astéroïde non loin de Nar Shaddaa lui paraissait vide comparée à la course poursuite qu’il avait eu la veille avec des droïdes vautours, les vaisseaux gardes du défunt Rhumpa le Hutt. Il passait son temps à perfectionner Y77-TPD, en remplaçant son vieux capot par un nouveau fraichement volé aux ferrailleurs des  profondeurs.

Plus aucun contrat ne lui parvenait, il pensait réellement devoir aller faire le tour des bars, comme autrefois, bien que cette approche soit risquée. Alors qu’il commençait à s’endormir, il entendit le récepteur de sa carcasse qui lui servait d’habitat provisoire qui commençait à bourdonner, signe distinctif de signal intercepté chez ce genre d’appareils. Une sonnerie retentit ensuite, le Gand décrocha.

- Qui est-ce ? Encore un de vos droïdes-vautours envoyés de Nar Shaddaa ? Interpella le chasseur de primes.

- Non, et vous n’avez nullement besoin de savoir qui je suis. Lança un mystérieux interlocuteur.

- Pourquoi m’appelez-vous alors ?

- J’ai une mission à vous proposer, mais avant toute information supplémentaire, j’ai besoin que vous me confirmiez votre nom.

- C’est rare d’entendre quelqu’un qui ne connaît pas mon nom, de nos jours, Je suis Aanks’ol. Ricana le Guerrier.

- Bien, j’ai donc une mission à vous proposer, Vous devrez retrouver un artéfact. Il y a une méthode pour y arriver, il vous faudra retrouver un certain Talsik Lwondo. Vous n’agirez pas seul. Je vous donne rendez-vous avec votre équipe sur Cato Neimoidia, dans la capitale.

Le Gand coupa son microphone intergalactique un instant et demanda à son compagnon d’essayer de capter d’où provient le signal du client anonyme. En effet, Qel Gakksa se méfiait par expérience particulièrement des interlocuteurs anonymes, faute de pouvoir les retrouver en cas de payement non effectué.

- Et pourquoi je devrais accepter votre demande ? J’ai déjà beaucoup d’argent.

- Je vous offrirai une somme supérieure à vos attentes ainsi qu’une partie de la valeur engrangée par l’artéfact. Croyez-moi, si j’engage une demi-dizaine de personnes pour le retrouver, c’est que je suis prêt à y mettre le prix.

- Bien, j’accepte à une condition, mon droïde vient avec moi. Termina l’intéressé.

- Si vous le souhaitez. Vous pouvez partir dés mainte… FDOHJDH SWFHSDHUYHFDXSG

Le signal étant perturbé, le Gand le coupa, alluma ses moteurs et dirigea sa carcasse vers une planète qu’il connaissait très bien : Tatooine. Il irait voler une bécane de meilleure qualité pour sa mission.

- Au fait, Y77, tu as trouvé d’où venait le signal ?

- Affirmatif, il est situé à l’extérieur de la galaxie. Répondit l’automate.

- Il est malin, le salaud, il a utilisé un translateur inter-lumière pour resituer sa source de transmission. De quoi lui garantir l’anonymat absolu… Soupira Aanks’ol.

***
**

 
Sur la planète désertique, il se dirigea vers le trou réputé pour sa mécanique qu’est Mos Lesla. Il y avait du monde, ce jour-là. Les longues rues de la petite cité étaient bondés comme elles ne le sont qu’une fois par an coruscanti.

- La foire aux moteurs, comment pourrais-je l’oublier, Y77, on a l’embarras du choix !


Nostalgique de ses anciennes missions passées sur l’astre aride, Aanks’ol vola tous les objets qui pourraient s’avérer utiles pour sa mission. Il ordonna ensuite à son droïde de racketter deux ou trois personnes qui semblaient riches. Ce qui était assez simple pour le compagnon mécanique qui disposait d’un détecteur de métaux précieux installé par son maître des mois auparavant.
Seulement deux heures plus tard, Qel Gakksa avait trouvé un vaisseau parfait : Un  Submitted 1 très récemment sorti de l’usine était garé dans un parking privé, loin des regards indiscrets. Une fois volé, après un long temps passé à percer la sécurité du vaisseau, il contacta son automate qui surgit au bout de quelques minutes.

- Maître, je vous ai ramené deux-milles dataris.

- Bon droïde, ça ! Allez, monte, il est temps de profiter de notre nouveau joujou.
Alors qu’ils quittaient l’orbite de la planète, le tas de boulons protocolaire fit souligner à son boss un détail important.

- Maître, j’ai oublié de vous dire, un Rodien habillé chiquement se dirigeait vers le vaisseau, il semblait être le propriétaire de celui-ci. Il faut vite entrer en hyper-espace pour être sûr de ne pas avoir d’ennuis avec les cartels locaux.

- Toujours à presser toi hein… Soupira le voleur, venant à peine de découvrir la moitié des touches de son nouveau véhicule.

Les étoiles semblaient s’allonger comme de la pluie, ce vaisseau était totalement fonctionnel et partait droit vers Cato Neimoidia, la nouvelle destination du chasseur de prime et de son acolyte robotique.

**
***

 
Arrivés à port, les protagonistes remarquèrent vite les vaisseaux de leurs futurs coéquipiers : la rareté des modèles de chasseurs et corvettes en tout genre ne passaient pas facilement inaperçus sur les cités suspendues de la planète.  
Après avoir filé quelques dataris à un garde corrompu pour qu’il ne vérifie pas la paperasse du vaisseau, Le Gand fit signe à son tas de boulons sur patte de venir le rejoindre. Au grand port, personne ne semblait attendre le chasseur de primes le plus recherché du moment. En effet, des hologrammes de son corps étaient visibles de partout.

- Désirez-vous que je tue quelqu’un pour que vous mettiez ses vêtements, maître ? Lança Y77-TPD.

- Non, pas besoin, personne ici n’aura l’audace de venir m’affronter. Regarde tous ces gens, c’est le genre de personnes à flipper dès qu’ils voient un blaster…  Assura Aanks’ol à son compagnon.

Ne voyant personne qui pourrait faire partie de son groupe, le fugitif se posa à la première cantina du coin et commença à boire ce qu’on lui servait tout en étant vigilant. Il s’est posé sur un siège près du mur pour éviter d’être pris par l’arrière.
Il se remémora son dernier meurtre et se dit que c’était peut-être une mauvaise idée de s’attaquer à un des plus gros commerçants de la lune de Nal Hutta, quand soudain il entendit une voix dire fortement :

- Mais je le reconnais cet enfoiré, c’est Aanks’ol Qel Gakksa ! Même si y a pas de dataris en jeu je le fume cet enflure !

Le temps qu’il sorte son blaster, l’individu trapu aux lekkus bicolores se fit tirer dessus dans la jambe par le droïde assassin resté à l’extérieur par règle. Il communiqua ensuite en étant à l’entrée du bistrot :

- Dois-je l’achever, maître ? Demanda Y77 au mandalorien Gand.


- Non, je pense savoir pourquoi il est là ! Qu’est-ce que tu fais ici, Chanb’Erron ! T’as intérêt à pas mentir ou je te finis ici même !

- J-Je suis en mission avec ces mecs prêts à tirer sur toi, là ! Répondit le Twi’lek blessé.

- Quelle mission ?! Insista le Gand.

- Une… Une mission de récupération d’artefact. Je te dis la vérité je te jure.

- Talsik Lwondo, ça te dit quelque chose ?

- Ne me dit pas qu’il t’a engagé aussi ?! Se ressaisit d’un coup Chanb’Erron.

- Qui ça, « IL » ?! Continua de demander Aanks’ol.

- Un client anonyme ! S’énerva l’interrogé.

Le chasseur de primes fugitif pris le bras de l’alien trapu et le releva :

- Appelle tes potes, on se taille d’ici.
 
 
***
**


Dans les rues bondées de la capitale, le groupe de chasseurs de primes ne s’étant même pas présenté devait trouver un endroit plus sombre pour parler. Aanks’ol, le meneur du groupe, pivota son regard dans diverses sens pour trouver une ruelle plus calme. Ne voyant rien qui l’intéressait, il jeta un coup d’oeil à sa mini-carte qu’affichait l’écran de son poignet gauche. Un endroit l’interpella après quelques secondes : une ruelle semblait composée entièrement de vieux habitats abandonnés. Il montra sa carte à Chanb’Erron.

- Tu sais pourquoi il n’y a personne là ? Questionna le Gand.

- Aucune idée, ce sont peut-être des vieilles baraques qui n’ont pas été remplacées par des nouvelles. Je me suis renseigné sur ce trou, ils sont en train de refaire toute la ville en foutant du matos plus solide sur les maisons. À cause des intempéries, j’pense.

- Faisons un briefing là-bas alors.

Arrivés à destination et ne voyant personne, une personne du groupe, une mandalorienne, pris la parole.

- Bon, on peut parler maintenant. Faut savoir comment trouver l’artéfact.

- Rappelez-moi, c’est grâce à un certain Talsik Lwondo qu’on pourra accéder à l’artéfact ? Demanda Chanb’Erron.

- J’ai une petite idée pour l’emplacement de l’artefact. Dit Qel Gakksa. Sur le chemin, une boutique m’a interpellée, quelque chose me dit que ça doit se trouver là.

- Tu parles de l’armurerie là ? Moi aussi ça m’a claqué à l’oeil ! Tout à l’air de se vendre là-bas... Intervint un membre avec qui Le meneur avait collaboré il y a longtemps : un Gran tacheté du nom de Mlors Lumb’Atyr avait déjà assassiné quelqu’un avec lui sur Tatooine.

- Ok, allons voir là-bas, puis, si on trouve rien, on cherchera Lwondo. Énonça le Gand.

Briefé, les chasseurs de primes se mirent en route en direction de la fameuse boutique.
Sur le chemin, les individus remarquèrent de loin un Rodien colérique se disputant violemment avec un homme non sans défenses. Y77 avait déjà vu ce Rodien : c’était celui à qui les deux protagonistes avaient volé le vaisseau sur Tatooïne. Voyant ses compagnons prêts à intervenir, Aanks’ol tendit son bras devant eux tel un chef pour leur faire signe de ne rien faire. Après ce qui s’était passé à la cantina et le meurtre de Rhumpa le Hutt, ils n’avaient sûrement pas intérêt à se faire remarquer.

- Rends-moi mon fric ! Dépêche-toi ! Lança le Rodien.

L’humain dressé en face de lui, serein, commençait à détacher le blaster accroché à sa ceinture.

- Je t’ai dit de me rendre mon pognon, crétin !

La mandalorienne du groupe, dénommée Zeyyna Cadera souriait derrière son casque squelettique, les escarmouches en rapport avec un peu de crédits la mettaient toujours de bonne humeur.

Alors qu’un coup de blaster retentit et que le Rodien tombait au sol, Y77 toucha légèrement son propriétaire en guise de demande de permission pour intervenir. Le Gand fit non de la tête très légèrement.

Le groupe ne vit pas la suite à cause de la foule amassée dans les rues, il y avait tellement de monde que les chasseurs de primes durent pousser des civils qui se trouvaient sur leur passage. Ils n’étaient plus très loin de leur destination, mais prendront plus de temps pour arriver sur place à cause du trafic.

Sur place, devant la boutique, le Gand fit signe au Gran et à Zeyyna de rentrer et de trouver l’objet à l’intérieur. Chanb’Erron, peu confiant, interpella le Gand.

- J’espère que tu sais ce que tu fais, je déteste cette planète. Dit-il.

- Je te dis que l’artéfact est là. Lwondo ne fait pas le poids. Il ne résistera pas. Répondit Aanks’ol Qel Gakksa.

- Parce que moi je compte pas fouiller la ville pendant trois jours ! Qu’ce soit bien clair !

Après quelques minutes, Zeyyna et Mlors reviennent. Leurs trouvailles ne semblaient pas satisfaisantes, rien ne semblait être l’objet en question.

- On a volé trois quatre babioles vite fait, mais on a rien d’intéressant... Annonça le Gran, déçu.

Mécontent du résultat, le twilek trapu de la bande dit au reste de l’équipe de se disperser un peu partout dans la capital et d’écouter le peuple.

- Cette méthode est bien hypocrite puisque cela nous prendra des jours entiers si on n’a pas de chance... Intervint le Gand qui se remémora ce qu’avait dit Chanb’Erron quelques minutes auparavant, cela cachait quelque chose selon lui.

- Nan, nos chances sont plus grandes si on se disperse. Toi... Dit l’intéressé, ne sachant pas finir sa phrase.

- Toi, tu resteras avec moi, interrompit Qel Gakksa, tes petites manigances ne me font pas confiance. Mlors, mon ami, tu iras vers le nord, tandis que toi, la Cadera, tu iras vers le sud avec Y77. Allez-y.

Les chasseurs de prime allaient avoir du travail s’ils voulaient retrouver Talsik Lwondo puis l’artéfact avant une potentielle concurrence.
Combien de tartes tatin et de pains Dark Vador achète-t-il à ka boulangerie ? 2 tartes tatins et 3 pains. Bah oui ! PAIN PAIN PAIN TARTE TATIN TARTE TATIN ! :paf:
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Messagepar LL-8 » Ven 27 Avr 2018 - 9:05   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Anya Opsoo

Une odeur de pourriture effleura les narines d’Anya. Quelle puanteur. Cela acheva de la réveiller.
Elle cligna des yeux, sans pour autant discerner la moindre lumière. Son monde n’était que néant, un océan de noir dont elle n’arrivait pas à s’extraire. Il lui fallut quelques minutes pour se souvenir de ce qui s’était passé. Son implant. Il était encore désactivé, et elle ne savait toujours pas par quoi. Elle voulut porter les mains à sa nuque, vérifier que la puce était en place, sans succès. Ses deux mains étaient attachées en croix dans son dos, empêchant tout mouvement. Au toucher, Anya devina qu’il s’agissait d’une simple corde. On l’avait attachée à la va-vite.

Une voix rauque lui fit tendre l’oreille.
- Est-elle réveillée ?

Elle connaissait cette voix. Elle l’avait déjà entendu. Un pointe d’agacement monta en elle lorsqu’elle comprit qui était responsable de son état.
- Oui, elle est réveillée et oui, elle vous entend, maugréa-t-elle.

Elle sentit une paire de mains gelées lui manipuler la nuque. L’instant d’après, une lumière vive lui perçait la rétine. Anya dut fermer les yeux. La douleur se répandit à travers son crâne. Elle mit quelques secondes à accuser le coup puis tenta d’ouvrir les paupières de nouveau. Cette fois, ses yeux s’habituèrent à la luminosité ambiante en quelques secondes. Ses réflexes revinrent au galop, et elle s’empressa d’observer l’environnement dans lequel elle se trouvait.

La pièce était en fait une immense salle, richement décorée de broderies coûteuses et ustensiles en métal précieux. Au centre, une immense table en bois habilement taillé reposait, couverte de toutes sortes de mets appétissants, encore fumants pour certains, dégoulinants de sauce pour d’autres. Et, attablé, les mains dans la viande bien saignante, se tenait un petit être encapuchonné de sombre, dont les deux pupilles dorées luisaient au fond de leurs orbites invisibles. Na’rrac. Ce Jawa faisait décidément honneur à son espèce. Ses petites mains séparaient les os de la chair avec l’agilité cruelle qu’Anya lui connaissait.
- Mlle Opsoo ! Quelle plaisir de vous joindre à nous, lança-t-il d’un ton faussement amical.

Anya ne put retenir un rictus de dégoût.
- Na’rrac’sev ! Quelle surprise ! répondit-elle sur le même ton. J’imagine que c’est à vous que je dois la migraine qui me ronge le crâne en ce moment même ?

Ce n’était pas vraiment une question, mais Na’rrac prit tout de même le temps d’y répondre. Il reprit une gorgée d'eau dans une coupe d’argent avant de s’expliquer :
- Veuillez m’excuser pour cela. Xysh peut se montrer assez brutal quand il est en pleine action.

Il désigna d’un air nonchalant un point derrière Anya. La jeune Arkanienne n’eut qu’à tourner la tête pour découvrir un Khaleesh imposant. Anya déglutit. La sensation de ces mains massives sur sa nuque et son visage lui revint en mémoire. Elle chassa ce souvenir de sa tête et dirigea son regard vers Na’rrac.
- Qu’est-ce que vous me voulez ?

Le Jawa ne la fit pas attendre :
- Des réponses, mademoiselle. Je n’imaginais pas vous trouver ici, vous et vos compagnons. Que faites-vous donc si loin de Mastaria ?

Il reprit une gorgée d'eau et enchaîna, ses yeux dorés rivés sur Anya.
- Je doute que ce soit pour fuir. Ce n’est pas le genre des Mandaloriens de déguerpir la queue entre les jambes…

Ainsi, il les avait pistés. Il les suivait depuis le début.
- Et qu’est-ce que ça peut vous faire ? répondit la jeune femme sur un ton un peu trop vif.
- Vous et vos… compagnons vous êtes mêlés de la guerre sur Mastaria, et ce n’est pas pour me plaire.

Une nouvelle fois, il but dans sa coupe et Anya ne put s’empêcher de trouver ce tic irritant. A croire que cette eau lui procurait l’énergie dont il avait besoin pour parler.
- Vous allez me dire ce que votre équipe fait ici, lâcha-t-il sans autre préambule.

Anya le fixa incrédule. Pensait-il vraiment qu’elle allait lui révéler quoi que ce soit ? Elle n’avait pas d’attaches avec ce groupe, certes, mais de là à penser qu’elle les trahirait sans le moindre remord… Avait-il vraiment envisagé cette possibilité ?
La jeune femme se redressa sur sa chaise, sans réussir à dégourdir ses bras.
- Je ne crois pas, non, répondit-elle.

Le Jawa ne sembla pas surpris. Anya crut voir un sourire étirer ses lèvres.
- Vraiment ? Je n’en attendais pas moins de vous. Xysh ?

Anya vit le Khaleesh s’approcher d’elle. Sans prévenir, il lui asséna un violent coup au visage. La jeune femme faillit basculer sur le côté. Le goût de son propre sang se répandit dans sa bouche. Lentement, elle redressa la tête, ses cheveux collés au visage. Sa lèvre était ouverte et la douleur la lançait dans toute la mâchoire. Elle connaissait bien ce genre de souffrance. Ce n’était pas une gifle – aussi violente soit-elle – qui allait la faire plier. Elle s’autorisa un sourire en coin.
- J’en ai rencontré des pires que vous, lança-t-elle à l’adresse de Na’rrac. Ce n’est pas un Jawa qui va me faire peur.

L’autre garda un ton calme et doucereux.
- Je vois…. La mort et la torture ne vous font pas peur, n’est-ce pas ? Les Mandaloriens ont si peu d’estime pour leur propre vie… C’en est presque risible !

L’ombre de Mandalore passa sur Anya. Elle se remémora l’espace d’un instant son entraînement en plein air, ses camarades, leurs moqueries lorsque son implant décidait de ne plus fonctionner… Combien d’entre eux avaient décidé de se lancer dans une carrière de chasseurs de prime ? Combien l’avaient fait pour les sensations que le métier leur procurait ? Na’rrac avait peut-être raison sur ce point. A quelle point tenait-elle à sa propre vie ?
La jeune femme se crispa.
- Dixit le nain en tenue de bouseux, le provoqua-t-elle. Je ne dirai rien. Autant me tuer tout de suite.

Le Jawa prit un air faussement surpris.
- Le nain en tenue de bouseux ? Vous me vexez, ma chère. Ces vêtements sont pourtant splendides !

De ses petites mains, le mafieux prit délicatement les pans de ses vêtements et les observa comme s’il les voyaient pour la première fois.
- Mais je peux m’estimer heureux, reprit-il. Au moins, je possède une paire d’yeux fonctionnels.

Anya accusa le coup sans répondre. A quel jeu voulait-il donc jouer ? Le Jawa fit mine de quitter son siège et de s’éloigner mais pivota au dernier moment vers elle.
- Mais dites-moi, Mlle Opsoo : si votre vie a si peu de valeur à vos yeux, peut-être celle de votre oncle en a-t-elle plus ?

Anya se raidit immédiatement. Une sueur froide passa dans son cou, descendant le long de colonne vertébrale. Elle serra les poings. Que savait-il vraiment ?
- Je ne vois pas de quoi vous parlez.
- Vous l’avez donc oublié ? Quel dommage, moi non.

Le Jawa fit quelques pas, se rapprochant doucement de la large table.
- Puisqu’il semble si peu compter à vos yeux, sa mort ne vous chagrinera pas ? Fort bien, nous pourrons assister au spectacle en direct.

Quel stratagème allait-il encore utiliser ? Anya se retint de lui bondir dessus. Que pouvait-elle faire de toute façon ? Elle était littéralement pieds et poings liés. Elle allait devoir la jouer autrement.
- Laissez mon oncle en dehors de ça, répondit-elle d’une voix qu’elle voulut posée. Réglons cette affaire entre nous, comme deux professionnels que nous sommes.

Elle espérait de tout son cœur que le Jawa entende raison, mais le mafieux ne semblait pas en avoir envie. Lorsqu’il se tourna vers elle, sa voix était emplie de mépris.
- Oh, il semblerait que le nain bouseux vous inspire d’un coup plus de respect. Très bien, travaillons en professionnel. Vous allez me dire toute la vérité sur les agissements de votre équipe et la raison de votre présence sur cette planète. Et pourquoi pas le nom de votre employeur ? Vous me jurerez ensuite fidélité et m’aiderez à piéger vos compagnons. En échange, vous recevrez assez de crédits pour payer les soins de votre oncle et vous offrir une jolie petite retraite. Dans le cas contraire, ce même oncle sera lentement mutilé et tué. Votre choix, mademoiselle ?

Anya baissa la tête. Elle était dans une position délicate. Pouvait-elle le croire ? Avait-elle seulement le choix ? Elle avait tout à gagner à s’associer à lui. Après tout, elle s’était associée à un employeur dont elle ne connaissait même pas le nom pour les mêmes raisons. Elle connaissait Na’rrac, elle l’avait rencontré et, si elle ne pouvait pas être sûre de sa fiabilité, elle savait où frapper pour lui rendre la pareille. Et pourtant, tout au fond d’elle, une petite voix lui chuchotait de ne pas le faire. Les Mandaloriens lui avaient appris à respecter tout engagement. Elle s’était presque fait des amis parmi ce groupe. Pouvait-elle vraiment les trahir aussi facilement ?

Elle décida de donner une part de vérité à Na’rrac. Il en ferait ce qu’il voudrait.
- Je ne connais pas le nom de mon employeur, dit-elle. Je ne vous suis d’aucun utilité.
- Un bon joueur sait que chaque pièce a son utilité. Ne jouez pas à la plus fine, mademoiselle.
- Un bon joueur essaye toute sorte de stratégies avant de trouver la bonne, N’arrac, répliqua Anya. Croyez-moi, vous êtes loin d’être le plus fin parmi tous les éléments en place.

Na’rrac sourit.
- Est-ce un non, Mlle Opsoo ?

Il n’attendait que ça. Il n’attendait que de pouvoir s’acharner sur elle. Elle n’allait pas lui donner cette occasion. Elle n’allait rien lui donner de ce qu’il attendait. Elle s’était déjà sortir de situations plus compliquées que celle-ci.
- Je veux votre parole que mon oncle n’aura rien. Pas même une égratignure. Ou bien tout cela se termine, et croyez-moi, je m’y connais aussi en torture, ajouta-t-elle.
- Vous avez ma parole d’ancien assassin et de Jawa, pour ce qu’elle vaut. Votre oncle n’aura rien, tant que vous respecterez les termes de notre contrat.
- Je veux une garantie, dit-elle.
- Laquelle ?
- Je veux un hologramme de mon oncle. Toutes les heures. En temps réel. Vous êtes en retard d’une minute, d’une seconde, et le deal se termine.

L’espace d’un instant, Anya crut s’en être sortie. Elle avait réglé l’affaire comme toujours. Rapidité, efficacité. Mais le Jawa détruisit ses espoirs en quelques secondes.
- Vous vous croyez en position de négocier, Mlle Opsoo ?

Il fit un signe discret au Kaleesh. Anya ne vit pas venir le coup. La douleur se répandit dans son crâne et se propagea jusque dans sa nuque. Elle resta un instant immobile, sonnée par la puissance du coup. Bon sang, tout ça prenait des proportions qu’elle n’avait pas prévues. Lentement, elle redressa la tête. La plaie sur sa lèvre s’était rouverte, et le sang se propageait à nouveau dans sa bouche, liquide épais synonyme de souffrance.
- Si vous croyez que c’est comme ça que vous allez obtenir vos informations, vous vous trompez lourdement.

Na’rrac eut un sourire acide.
- Je vois. Vous êtes une dure à cuire. J’ai l’habitude de briser des gens tels que vous.

Sans un mot de plus, il activa une commande dans sa main et un hologramme bleuté et vacillant apparut sur la table. Anya reconnut immédiatement l’homme au visage terrorisé au premier plan. Ses cheveux blancs mal entretenus tombaient devant ses yeux pâles. Le cœur d’Anya se serra. On ne touchait pas à la famille. Ce n’était pas dans le contrat qu’elle avait signé sur Mastaria. Un peu en retrait, un homme armé tenait une vibrolame bien trop près du visage de son oncle.
- Commandant, appela Na’rrac.
- Oui, mon seigneur ?
- Coupez-lui un doigt. Lentement.

L’homme se mit immédiatement à l’ouvrage. Un sourire cruel étira les lèvres de Na’rrac. Anya serra les poings.
- Vous bluffez, dit-elle d’une voix blanche.

Le Jawa ne répondit pas. La diffusion holographique se poursuivit. L’oncle suppliait l’agent de ne rien faire. Savait-il seulement que sa nièce était de l’autre côté de l’holoprojecteur ? Savait-il pour quelle raison il souffrait ? Anya pâlit devant la souffrance de son oncle. Elle pouvait ressentir la lame glacée contre son propre index.
- Je ne dirai rien, affirma-t-elle d’une voix tremblante.

Mais l’autre ne semblait pas l’entendre. Anya vit le sang bleuté par la diffusion holographique perler sur le doigt de son oncle. Elle vit qu’il ne voulait pas crier mais il gémissait malgré lui de douleur. Anya serra les poings dans son dos. Elle aurait voulu hurler, se lever, frapper Na’rrac ; elle aurait voulu voir sa propre vibrolame traverser son corps de Jawa jusqu’à ce que tout souffle de vie le quitte. Mais elle était impuissante. Elle ne pouvait que se contenir.

L’agent de Na’rrac finit lentement sa besogne et présenta le doigt devant lui, comme une offrande qu’il donnait à son seigneur. Le Jawa acquiesça.
- Un autre, commandant. Ensuite, vous pourrez passer à l’oreille.

Anya vit son oncle blanchir d’angoisse. C’était trop. Elle donna une impulsion à sa chaise si forte que le Kaleesh s’approcha instinctivement d’elle pour l’empêcher de tenter quoi que ce soit.
- Arrêtez ! Arrêtez ! hurla-t-elle de toute la force de ses poumons. Il n’a rien à voir avec nous, laissez-le en dehors de ça !

Le Jawa resta silencieux, l’œil pétillant. Le pervers prenait plaisir à tout cela.Il aimait voir les autres souffrir. Anya se débattit encore plus violemment.
- Bon sang espèce de Jawa vicieux, je vais te donner ce que tu veux, mais laisse mon oncle en dehors de ça !

Sur l’hologramme, l’agent de Na’rrac présenta le deuxième tranché à son maître. Anya retint ses larmes, mais elle sentait la rage monter en elle.
- Je pense que cela suffira pour l’instant, commandant. Je vous recontacterai plus tard si besoin.

L’hologramme se coupa brutalement. Anya respira bruyamment. Elle avait le souffle coupé, comme si c’était ses propres doigts qu’on avait passés au couteau.
- Tu vas me le payer, lâcha-t-elle dans un souffle, je te jure que tu vas me le payer.
- Je crois plutôt que vous allez gentiment faire ce que vous ordonne, Mlle Opsoo. Ou votre oncle en payera les conséquences. Il est déjà si faible, ajouta-t-il, ce serait une tragédie de hâter sa fin…

Anya lui lança un regard noir.
- Je te tuerai moi-même, murmura-t-elle – et le Jawa ne l’entendit pas – tu peux en être sûr.
- Alors êtes-vous prête à accepter mes conditions ?

La jeune femme ne répondit pas. Elle n’avait pas le choix. Il était trop puissant pour elle. Elle n’avait pas de moyens de lui résister. Elle essaya de chasser Miri, Ukel, Arty et les autres de ses pensées. Sa famille passait avant tout.
Le Jawa prit son silence pour un oui, et poursuivit :
- Alors ? Que faites-vous avec votre équipe sur cette planète ?

Anya baissa la tête. Tant pis.
- On court après un artefact censé résoudre tous vos problèmes de succession au trône.
- L’artefact ? L’artefact des Ranol ?

Le Jawa semblait furibond. Dans ses yeux brillait une lueur de colère. La curiosité prit le pas sur la haine et la frustration et Anya se pencha en avant :
- Vous connaissez aussi….
- Qui vous a mis sur cette piste ? Demanda Na’rrac d’un ton passablement agacé.
- Un vieux baroudeur de Mastaria, répondit Anya sans entrer dans les détails. Qu’est-ce qui vous effraie tant chez cet artefact ?

Le Jawa éluda la question.
-Quel baroudeur ?
- Je ne me souviens plus de son nom, lâcha Anya sans mentionner le Dug avec qui elle avait sympathisé. Je vous ai dit tout ce que je savais. Qu’est-ce qu’il vous faut de plus ? Bon sang, je ne vous ai même rien appris de nouveau, vous étiez déjà au courant pour l’artefact.
- Et ainsi, la piste de l’artefact vous a mené sur Cato ? Demanda Na’rrac sans prêter attention à ses remarques. Vous n’auriez pas croisé, en chemin, un certain Sith à la peau rouge ?

Anya eut un mouvement de recul.
- Vous connaissez aussi ?

Na’rrac se fendit d’un éclat de rire rauque et haché.
- Je suis au courant de la présence des Sith sur Mastaria depuis un bout de temps. Vous l’avez tué ?
- il paraît qu’il est mort, effectivement, répondit Anya sur un ton vague. Ainsi, il est lié à Mastaria, lui aussi ?

Toute information était bonne à prendre. Et pourquoi continuait-elle à travailler pour son mystérieux employeur ? Elle était liée à Na’rrac maintenant. Le Jawa ne lui laissa pas le temps de réfléchir à la question ;
- Bien sûr, répondit-il, comme ravi de partager des informations croustillantes. Cet apprenti Sith est celui qui se cachait derrière les Bourreaux depuis le départ du précédent Seigneur Noir. Et ainsi, c’est votre équipe qui est venue à bout de lui ? Félicitations ! Vous m’avez rendu un grand service.

Anya saisit la perche que le Jawa tendait.
- Parfait, vous pouvez me relâcher alors.
- Vous êtes bien pressée, mademoiselle, grinça Na’rrac. Nous commencions si bien à nous entendre, ajouta-t-il dans un sourire.
- Nous sommes une équipe si misérable… De quoi avez-vous peur si vous me relâchez, Na’rrac ?
- Vous ne m’avez toujours pas dit où se trouvait l’artefact, dit-il en faisant tourner l'eau dans sa coupe, tel du vin.
- Un homme du nom de Lwondo le détient.

Elle avait lâché son nom si facilement…
- Le marchand d’antiquité ? Je vois. Vous comptiez donc lui prendre l’artefact.
- Vous ne m’avez pas laissé le temps de me renseigner sur ces détails, répondit Anya d’un ton ironique.
- Ce n’est pas grave. Vous aurez tout le temps de me les confier plus tard.

Il finit sa coupe et la posa sur la table. La jeune femme le fixa avec incrédulité.
- Plus tard ?
- Vous n’avez quand même pas cru que j’allais vous libérer comme si de rien n’était, Mlle Opsoo ? Moi qui vous prenait pour une jeune femme intelligente. Il me semble avoir parlé de serment de fidélité tout à l’heure.
- Les serments, c’est tellement surfait, tenta Anya.
- J’avais cru comprendre que les Mandaloriens les avaient à cœur. Vous possédez bien un brin d’honneur, Mlle Opsoo ? Ou votre oncle a-t-il oublié de vous les inculquer ?
- Vous ne savez rien de moi, Na’rrac, répondit Anya sur un ton menaçant. Mon oncle m’a enseigné tout ce que je devais savoir.

Le Jawa sourit.
- Et l’honneur en faisait partie, n’est-ce pas ? Alors, jurez-moi fidélité. Ne vous inquiétez pas, je vous en délivrerai une fois tout cela fini.
- Je…

Intérieurement, Anya pesta et jura contre elle-même. Elle allait regretter ce qu’elle s’apprêtait à faire.
- Vous avez intérêt à bien payer. Et à laisser mon oncle en dehors de ça.
- Bien entendu. Vous avez ma parole. Jurez maintenant.

Bon sang, elle n’aurait jamais dû partir pour Mastaria. Elle n’aurait jamais dû signer ce contrat.
- Je vous jure fidélité. Sur l’honneur des Mandaloriens.
- Et j’accepte votre serment, sur l’honneur de mon clan. Xysh, détache-la.

Le Kaleesh s’exécuta et Anya put enfin se frotter les poignets. Sa peau était rougie par les liens et ses doigts blancs suite au manque d’afflux de sang.
- A présent, je vais pouvoir vous expliquer la suite des opérations.
- La suite ?

Le Jawa se rapprocha et Anya se rendit compte à quel point il était petit.
- Vous allez retourner auprès de votre équipe comme si de rien n’était. Vous ne leur parlerez pas de notre rencontre, évidemment. Vous me transmettrez par hologramme tous les avancements de votre quête de l’artefact. Quand je le jugerai nécessaire, je vous transmettrai les instructions que vous devrez suivre à la lettre. Est-ce compris ?

Anya se leva et dut baisser la tête pour regarder son nouvel employeur.
- Je peux récupérer mon blaster ? Et la vibrolame. Et le sabre.
- Bien sûr. Tant que vous ne les utilisez pas contre moi.

Le Kaleesh lui rendit ses armes. Anya et Na’rrac restèrent quelques instants à se jauger mutuellement, puis la jeune femme tourna les talons. Elle saurait trouver la sortie toute seule. Mais un pressentiment lui fit tourner la tête. Elle avait une dernière chose à dire.
- Je vous tiendrai au courant. Mais n’oubliez pas : vous touchez à un cheveu de mon oncle, vous mourez. Et ne comptez pas sur votre animal de compagnie pour m’en empêcher.
- Des gens bien meilleurs que vous on essayé, mademoiselle. Je suis moins facile à tuer qu’on pourrait le croire.

Il désigna du doigt la tête du Hutt suspendue au-dessus de la porte.
- Avec de bons mobiles, tout devient possible. On se reverra Na’rrac. Et pas seulement pour que je vous envoie des infos.
- N’oubliez pas, Mlle Opsoo : tuez-moi, et votre oncle est un homme mort. Désobéissez à mes ordres, et votre oncle est un homme mort. Mais servez-moi bien et il se pourrait qu’il passe le reste de son existence en paix.

Anya ne répondit pas. Elle venait de troquer une cage dorée pour des liens de fer. Elle allait devoir jouer serré.
Modifié en dernier par LL-8 le Mar 08 Mai 2018 - 21:14, modifié 1 fois.
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Messagepar Dark GaGa » Jeu 03 Mai 2018 - 19:42   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

KANNO

- Allez, suis-nous.
Kanno relève la tête et scrute les nouvelles venues. Elle est si habituée à déceler les émotions de son maître pour anticiper ses besoins qu'elle a peu de difficulté à lire celles des deux femmes.
Agacement, pitié.
Elle triture machinalement son collier d'esclave, sa liberté n'a que quelques heures et déjà, elle se trouve un autre maître. L'Arkanienne aux cheveux blancs n'a pas l'air patiente et ses doigts se crispent sur l'arme, prête à l'abattre.
Kanno baisse la tête et refrène les pleurs qui montent. Se soumettre. Encore. C'est ce qu'elle fait de mieux. Ils sont trop nombreux pour elle, et malgré son allure de Sith, elle est faible. Elle aurait toujours voulu pouvoir être sensible à la Force, pouvoir d'un geste envoyer au sol une foule d'ennemis. La Force ne veut pas d'elle. Tu vaux rien, tu n'es rien.

- Tu partageras la cabine de Miri.
Kanno se tourne vers la jeune femme qui lui sourit, toujours cette expression de pitié. Oui, cette Miri fait partie des forts, elle peut se permettre de la jauger ainsi. Tu vaux rien.
Elle s'enferme dans les toilettes pour laisser sa vessie se relâcher. Au moins, eux, ne s'amusent pas à la laisser s'humilier ainsi. Elle entend les voix autour d'elle, ils parlent d'elle. Ils n'ont pas vu le communicateur qu'elle dissimule.
- Code quatre, Krill, Draugh, six. Rends-toi au point d'attente sur Cato Neimoidia. Couverture maximale. Attends mes instructions.
Elle sent tous ses muscles se détendre lorsque le droïde pilote acquiesce.
- Appelle-moi Lady Kenasy, ordre du seigneur Washas. Code Senth, Dix, zéro, Fort. Tu suivras mes ordres jusqu'au retour du maître. Verrouillage du programme.
Elle entend le droïde mettre à jour ses nouvelles instructions. Sauvée. Elle sait qu'à tout instant, elle peut fuir. Le rire de Washas résonne dans ses oreilles.
- Tu peux rire, maître, j'ai une excellente mémoire et je connais par cœur tes précieux codes.
Le Sith éclate de rire, l'expression aussi réjouie que toutes les fois où elle avait cru pouvoir s'échapper et où il avait brisé ses plans.
- Tu parles toute seule ?
La femme nommée Anya se tient face à elle, la suspicion gravée sur le visage. Kanno referme la porte et se recompose une attitude de martyre.
- Il est là, il se moque de moi, je l'entends… Il rit.
La femme lève les yeux au ciel, exaspérée. Elle entend dire qu'il y a pas grand-chose à en tirer.

Cato Neimoidia. Un monde proche du Noyau, loin des Siths et de leurs intérêts, mais peuplé d'aliens répugnants, aussi laids que veules. Elle observe son visage dans le miroir, à force de ressembler à une Sith de sang pur, elle finit par penser comme eux. Elle s'est tenue isolée durant tout le voyage, à sa place, comme un joli animal de compagnie qui attend les ordres pour faire sa danse. Ses nouveaux maîtres sont un groupe hétéroclite, un mélange de races sans cohérence, qui lui dissimule ses objectifs. Ils se méfient d'elle, elle est habituée, personne n'accorde sa confiance à une esclave. Ils sortent, quatre d'entre eux restent à bord : Miri, l'humaine toute frêle qui partage sa cabine. Elle l'a vue se déshabiller et dévoiler un corps musclé couvert de cicatrices. Ukel, un Togruta, Fi et Cardan, deux mâles humains qu'elle évite comme la peste. Elle sait quel parfum délicieux son corps dégage et quel effet il a sur les mâles. Des bribes de souvenirs remontent à sa mémoire, des bulles d'une époque joyeuse, où elle trouvait amusant d'user de ce cocktail de phéromones sur les mâles qui lui plaisaient. Le sexe, autrefois joyeux, est devenu quelque chose de répugnant. Et elle se jure que plus aucun mâle ne posera sa main sur elle contre son gré.
- Je veux sortir.
- Non, dit l'humaine. Nous sommes dans un secteur particulièrement dangereux, et tu ne sembles pas très aguerrie.
- Je ne veux pas rester enfermée, il faut que je bouge.
Ses phéromones ont trop macéré à bord, elle sait que bientôt, les mâles ne pourront plus se contenir et tenteront de la violer.
- C'est pour ta sécurité, le secteur est aux mains de gangs et d'esclavagistes, tu tiendras pas cinq minutes.
Kanno sent l'angoisse grossir dans sa poitrine et la peur poisser sa peau.
- Je veux sortir ! Lui aussi disait ça… je suis une chose… un objet qu'on range dans un placard.
- Mais non, dit l'un des hommes. Tiens, Miri te servira de garde du corps.
La femme a l'air peu motivée. Les larmes montent et elle n'arrive plus à les retenir.
- Je veux sortir, voir l'air, respirer... je ne veux pas rester enfermée... m'enfermez pas…
- C'est bon, tu as gagné ! Cède l'humaine. Mais pas avec ces vêtements, sinon tu vas te faire repérer en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Et uniquement le tour de l'astroport !

Elle a laissé à l'intérieur ses vêtements trop grands volés à Washas, troqués par une combinaison sombre qui moule son corps athlétique. Elle se sait belle, désirable, encore plus qu'avec les tenues obscènes de Washas. Elle a l'allure d'une guerrière. L'oxygène vivifie chacune de ses cellules, depuis combien de temps n'a-t-elle pas respiré d'air non recyclé ? Elle marche naturellement d'une allure fière, comme si déjà, lady Kenasy prenait place à l'intérieur d'elle. Elle mime les gestes des Siths et la porte automatique s'ouvre devant elle, comme si elle venait de la forcer d'un geste. Cela l'amuse de faire ouvrir et fermer le sas en jouant avec ses doigts.
- Ça va, s'enquit sa surveillante.
- Oui... je... je respire...
- Je comprends que..tout ça, puisse être déstabilisant pour toi, et...l'équipe peut être rude, parfois. Elle a un petit rire. Moi aussi, à vrai dire.
Lady Kenasy se retire et laisse place à la misérable Kanno.
- Rude? Vous voulez me faire quoi? Je... je suis libre…
- Non, je veux dire, désagréables, pas forcément cordiaux. On ne te fera pas de mal, je te le promets, tu n'as pas de souci à te faire.
L'esclave se détend.
- Je suis plus un objet. Libre... je suis Kanno...
- Tu n'as jamais été un objet, Kanno. C'est seulement l'impression que ce Sith voulait te faire avoir.
- Il est partout, il est dans ma tête. Il savait tout. Je pouvais pas fuir, juste obéir.
- Ne pense plus à lui, il est mort maintenant. Son cœur ne bat plus et son esprit s'est évaporé, tu n'as plus rien à craindre de lui.
Les yeux jaunes du Sith flottent devant les siens.
- Il est encore là, il faut le détruire. Il faut... le sabre.
La jeune femme se tut quelques instants.
- Et si on parlait d'autre chose ? Tu es libre à présent, il ne doit plus occuper tes pensées.
- Je sais pas. Je sais plus ce que c'est d'être libre, d'être soi... Je suis Kanno, mais je sais plus qui est Kanno. Est-ce que Kanno, c'est moi? Est-ce que j'ai envie d'être Kanno.
Elle voit la femme à la peau rouge, revêtue de noir, un sabre laser rouge à la main. Je suis Kenasy, veux-tu être moi ? Tout le monde me craint et me respecte…
- Je connais ça. Je... J'ai été assassin contre mon gré, je passais mon temps sous des fausses identités. Alvya Solare, Leevi Sfae, Eora... Je n'ai jamais été libre depuis mes huit ans, jusqu'à ce que je décide de devenir ce que je voulais être. Si je peux t'aider, surtout... Kanno, tu peux être ce que tu veux être. Kanno sera celle que tu décideras d'être.
Elle n'a pas écouté ce que dit la femme. Son esprit reste captif de l'image de la Sith qu'elle pourrait devenir, la puissance à laquelle son visage lui donne droit.
- Je… merci, balbutie-t-elle… Je sais pas encore qui je veux être.
- Tu trouveras ce que tu veux devenir. Moi...je voulais juste devenir meilleure... Pourquoi je te raconte ça ?
Kanno la scrute. Se pourrait-il que quelqu'un puisse être naturellement bon, sans exiger quelque chose d'elle ? Elle se souvient avoir vécu une relation similaire… avant… quand elle avait des amis. Des gens qui l'appréciaient juste parce qu'elle était elle. Mais qui était Kanno avant le drame ?

Retour à la cage. Elle se sent bien, les poumons enflés d'un air libre, la peau gorgée d'une vraie lumière. Elle a pu libérer ses phéromones à l'extérieur et se dégourdir les muscles, se sentir, pour la première fois, libre. Entrevoir des possibilités. L'humain nommé Cardan, qui pantouflait dans un siège, se lève pour aller se prendre quelque chose à grignoter. Un éclat métallique luit à sa ceinture.
Prends-le… il est à nous.
Elle fixe le cylindre qui ballotte sur les cuisses du jeune homme. Le sabre du maître…
- Le sabre ! Comment tu l'as eu, je le veux !
L'homme se détourne et croque dans son sandwich avec un air nonchalant. Elle voit passer des nuages sombres dans ses yeux vides.
- Il est à moi, il doit me revenir !
Cardan jette un regard désabusé sur l'objet.
- Tu le veux ? Tiens ! Je m'en fiche.
Kanno se jette sur l'objet et l'attrape au vol, elle sent la lourdeur dans ses mains alors qu'elle le brandit. Elle ne sait pas l'allumer mais ça viendra.
Enfin, il est à nous.
Elle ignore les regards surpris de l'équipe, le rire méprisant de Washas qui la harcèle, et serre l'objet contre son cœur. Son visage s'illumine comme celui d'un enfant qui vient de trouver un trésor. Grâce à lui, elle n'aura plus jamais peur. C'est la clé d'une nouvelle vie, elle le croit, elle en est sûre. Et tout au fond d'elle, lady Kenasy lui sourit. Bientôt...
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Messagepar Graf Organa » Ven 18 Mai 2018 - 22:48   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Faahiëo Oighnu

Depuis que Faahiëo avait rencontré Lenya il y avait quelques années, une sorte de pacte avait été conclu. Quand l’un avait problème ou besoin d’un service, le second accédait à sa requête sans rien demander en retour. Ensuite les rôles étaient inversés. Cette situation permettait d’avoir un joker dans cette galaxie.
Faahiëo n’avait pas revu Lenya depuis qu’elle l’avait aidé à sortir de ce nid de gundarks sur Vanqor. Elle avait rempli son contrat, c’était à son tour d’y faire honneur.

Le jeune Laïzien chercha l’artefact promis dans son vaisseau, un vieux transport corellien. Il avait beau être un bon développeur holographique et un fin connaisseur de la culture galactique, le rangement n’était pas sa spécialité.
Il trouva l’objet en question. C’était un masque de cérémonie mandalorien qui appartenait au clan Rook lors du coup d’état de Mandalore survenu un siècle plus tôt. Cet objet historique avait été acheté pour un prix ridicule dans un vide-grenier sur Coruscant. Ce masque, représentant un serpent, en parfait état, avait une valeur estimée aux alentours de 3000 crédits. Il l’avait obtenu avec d’autres objets pour seulement une centaine de dataris républicaines. Il ne put s’empêcher de lâcher un petit ricanement en repensant à cette anecdote.

Le masque cérémonial fut enveloppé dans du tissu et rangé dans un coin sûr. Il se posa sur le siège de pilotage et alluma l’holocomunicateur embarqué :
– Bonjour Lenya, comment vas-tu depuis hier ? dit-il avec amusement.
– Comme un début de semaine, s'exclama-t-elle en souriant timidement.
– Si tu veux toujours l’antiquité, retrouve-moi au hangar 2101 dans le spatioport Dofine. Ah et je préférerais être là quand vous irez voir ce vieux Lwondo. Donc je propose de faire le taxi. Tes copains sont les bienvenus à bord.
– Très bien, nous serons là dans une vingtaine de minutes. Je préfère te prévenir, mes « copains » sont plus nombreux et sont… spéciaux…
– Oui, j’ai eu un bel échantillon hier. Bah j’ai vu pire !

Après la communication, Faahiëo verrouilla deux pièces importantes : sa chambre où se trouvait les objets qu’il avait collectés lors de ses nombreux voyages et la cuisine dont les casiers de conservation contenaient des mets et délices des quatre coins de la galaxie. Il savait que Lenya devait, pour des raisons professionnelles côtoyer des individus pas très fréquentables. Il était hors de question que son intimité et ses trésors soient violés.
De retour à la cabine de pilotage, il débrancha un anneau électrique. Cette arme, non létale, pouvait neutraliser un adversaire en envoyant un faisceau électrique sur plusieurs mètres. Cependant, son utilisation déchargeait rapidement la batterie et cette dernière se vidait même si on n’utilisait pas le bijou. Cet ornement lui avait été offert par une Twi’lek qu’il avait connue sur Coruscant. Elle avait été sa meilleure amie lorsqu’il avait passé quelques années sur la planète capitale. Malgré les défauts techniques, il le conservait. C’était pour lui l’objet le plus précieux qu’il avait en sa possession, car il lui rappelait que même si les parsecs pouvaient séparer deux personnes, elles pouvaient ne pas s’oublier.

Perdu dans ses pensées, le jeune humain sursauta quand il entendit l’holocommunicateur sonner. C’était Lenya qui cherchait à le contacter :
– Fahhiëo, nous sommes devant ton vaisseau, tu peux nous ouvrir ?

Il s’exécuta instantanément. La porte principale s’ouvrit. Le jeune homme sortit pour saluer ses passagers. Il ne fut pas surprit de voir un groupe si hétéroclite derrière la Kiffar.
– Messieurs, dames bonjour ! Je suis Faahiëo Oighnu pour vous servir. Allez-y, montez à bord mais vous n’avez pas intérêt à dire que mon vaisseau est bon pour la casse… Il n’y a que moi qui ai le droit de dire ça !

Le groupe, surprit devant ce personnage, entra dans le transport corellien. Faahiëo s’installa sur le siège de pilotage tandis que Lenya prenait la place du copilote. Les autres membres étaient assis sur des sièges modulables installés la veille.
– Tu as leur a fait un topo, Lenya ?
– Oui bien sûr, ils savent pourquoi on est là.
– Ton vaisseau est tellement en désordre qu’on dirait un bordel de Ryloth, cracha le jeune Jenet qu’il avait rencontré la veille.
– Celui-là je te recommande de le laisser à l’extérieur du magasin d’antiquité si tu veux avoir une chance d’accomplir ton objectif.
– Eh, j’ai entendu ! J’suis pas un clébard qu’on attache à un lampadaire !
– Je pense que je vais suivre ton conseil…
– Parfait, alors musique et allons-y !
Le voyageur enclencha sa playlist, du Darth Kyber sortit des enceintes, ce qui énerva Sorvairs. Le remarquant, le pilote se retourna :
– Tiens, pour tes oreilles.
Il lui jeta un casque anti-bruit, le Jenet le prit et s’empressa de le mettre avec dégoût.
Arty rigolait de Sorvair alors que Miri était dépitée par l’absurdité de la situation, Fi lui ferma les yeux pour mieux apprécier ce son tandis que le fort taux de midichloriens de Cardan fit plus d’un tour tant il sursauta quand les premières notes sortirent des enceintes.

Le voyage dura une bonne demi-heure. Le vaisseau se posa dans un spatioport situé à une dizaine de mètres du magasin de Lwondo. Le petit groupe sortit avec Faahiëo en tête avec l’objet et son tissu dans sa besace. Devant le commerce, il arrêta le groupe :
– Deux-trois choses à dire avant d’aller plus loin. Si un Quarren a pu faire sa fortune et sa réputation sans se faire rouler par les Némoidiens, c’est qu’il est loin d’être débile. Cette personne a un caractère disons… spécial. Je le connais un peu. Alors vous me laissez faire pour lui présenter l’antiquité, Lenya s’occupera ensuite du reste. Quant à toi… Comment il s’appelle Lenya ?
– Sorvairs, Sorvairs Kzel.
– Eh oh la Kiffar ! T’aimerais que je balance comme ça des infos perso comme heu… tes mensurations ? Hein ?!
– Vu ta personnalité explosive, nous sommes tombés d’accord pour que tu restes devant la devanture pour faire le guet. Quelqu’un y voit une objection ?
– Trou de sarlacc !
– J’approuve ta décision, finalement tu n’as pas l’air si inconscient que je le pensais, commenta Miri.
– Eh ben, c’est ma journée… Bon entrons…
"J'admire la démocratie" Chancelier Palpatine après obtention des pleins pouvoirs
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Messagepar Dark Grievous » Sam 19 Mai 2018 - 13:32   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Darth Trykker


Il me tarde de savoir pourquoi l'on m'a convoqué de la sorte. Je ne tiens pas à perdre mon temps pour des broutilles.
Les couloirs de cet immense Star Destroyer Sith situé dans la Bordure Extérieure sont sinueux, parfois labyrinthiques. Mais, pour ceux qui étaient habitués, qui avaient étudié un plan, qui étaient sensibles à la Force, ou même correspondant à ces trois cas, ce n'était que quelques couloirs dans lequel il était facile de ce repérer. Il y régnait un silence absolu, que rien en pouvait perturber. Tel un Roi sur son trône, ce premier était maître de ces couloirs, qui étaient son domaine.

Alors que la plupart d'entre eux étaient déserts après le départ en mission de nombreux escadrons, des bruits de pas résonnaient dans l'un d'eux. En effet, au beau milieu de ces murs, de ce sol et de ce plafond, noirs et teinté d'une lumière rougeâtre, se mouvait une silhouette sombre, vêtue de noir, accompagnée de 6 autres silhouettes, formant deux rangées de 3 derrière elle. Les faibles lueur rouges ne permettaient pas de voir son visage encapuchonné, mais ses yeux d'un rouge éclatant perçaient l'obscurité de leur lueur écarlate. La silhouette marchait d'un pas pressé, une longue cape semblait se dresser dans son dos. La silhouette ombragée et ses suivants prirent un couloir situé à droite et délaissa l'autre, situé tout droit. Elles marchèrent en ligne droite une vingtaine de mètres, avant de se retrouver dans une immense salle bondée, qui était en fait l'un des hangars du Star Destroyer.

Il y avait cette fois, en contraste avec les couloirs, un bruit total, un vacarme qui cumulait le bruit des conversations des soldats et celui du décollage des chasseurs Sith. Grâce au lumières du hangar plus vives que celles des couloirs, on put distinguer un petit et long objet cylindrique et vraisemblablement métallique à la ceinture de la silhouette la plus avancée. Cette silhouette portait une grande tunique noire, ainsi qu'une pantalon assez large de la même couleur. Ses pieds et ses jambes étaient vêtus de bottes également noires. Son capuchon cachait encore son visage, mais l'on pouvait voir que celui-ci était rouge, recouvert en grande partie d'un tatouage noir. Elle était suivie par de véritables soldats Sith, munis de blaster et au regard imperturbable. La silhouette et ses soldats traversèrent le hangar, parfois bloqué par des fonctionnaires ou des ingénieurs tenant à parler à l'être encapuchonné parler. Il n'eut qu'à lever la main gauche, et toute cette foule d'Impériaux fut mise à terre, laissant le passage à l'homme qui venait de les mettre en déroute, et ses soldats. À l'autre bout du hangar, un Impérial de race humaine en uniforme d'officier se tenait à côté d'une navette Sith. L'officier semblait attendre quelqu'un, et afficha un sourire de satisfaction lorsqu'il aperçut l'homme encapuchonné. Il alla alors vers sa position, tandis que ce dernier se rapprochait du vaisseau jusqu'à être face à lui, avant de retirer son capuchon, dévoilant une tête rouge munie de nombreuses petites cornes et dont le visage était recouvert d'un tatouage noir. Celui qui semblait être un Seigneur Sith regarda avec un léger mépris l'officier. Un humain, encore...? Il est plus que temps de trier les officiers, par la Force...

- Ah... Seigneur Trykker, s'exclama l'Impérial, vous tombez bien.

- Vous m'avez demandé, commandant, répondit le Sith d'un ton dédaigneux. Faîtes vite, avant que je ne perdre patience.

- Voyez-vous, l'Empire a de nombreux intérêts dans la Bordure Extérieure, dont certain que nous ne pouvons igno...

- Venez droit au but, coupa le Sith d'un ton légèrement agressif.

Il n'a pas l'air de savoir qu'un Sith n'a pas de temps à perdre avec des détails aussi futiles.

- Eh bien euh... bégaya l'officier, vous... Vous devez vous rendre sur Mastaria, une planète de la Bordure Extérieure déchirée par la Guerre Civile...

- Et dans quel but, coupa une fois de plus le Seigneur Sith ?

- Washas Kodank, le Sith que nous avons envoyé, a été tué. Il faut que vous preniez la relève en continuant son règne à sa place, et en se débarrassant de ce groupe importun. Les autres détails seront donnés en temps voulu. Et j'ai d'ailleurs une autre requête à... À...

L'officier se figea, et porta soudainement sa main à sa gorge. Il avait de plus en plus de difficulté à respirer et tomba à genou.

- Je pense qu'il est temps que vous preniez congé, commandant, lui lança d'un ton menaçant le Seigneur Sith , qui avait légèrement serré sa main gauche. Vous n'avez plus rien à faire avec moi.

Suite à ces mots, il relâcha l'emprise qu'il maniait de sa main sur le commandant, qui prit une grande inspiration, avant de respirer bruyamment.
Les officiers apprendront à me connaître, de leurs erreurs s'il le faut.
Le Seigneur Trykker baissa ensuite sa main droite et la releva lentement, ce qui fit baisser la rampe de la navette. D'un geste machinal, le Sith remis sa cape en place et entra dans la navette, en compagnie de ses soldats, avant que la rampe ne se referme.

L'intérieur du chasseur était grand, comprenant le siège et les tableaux de commande, ainsi qu'un grand espace à l'arrière, où étaient disposés deux bancs, les deux fixés sur des murs, l'un en face de l'autre. L'un des soldats partit au commande et, après avoir démarré le moteur et enclenché les répulseurs, il tira sur le manche, et le vaisseau quitta le sol dans un vrombissement.

Les soldats ne s'assirent pas, tout comme le Seigneur Sith, et s'appuyèrent contre le mur. Ce dernier, cependant, resta au milieu, observant les agissements du pilote.

Les barrières laser du Star Destroyer se désactivèrent, et la navette quitta la base, tandis que le pilote activa le moteur subliminique à ce moment précis.

Alors, Washas est mort ? Cette obsession de sang pur lui est montée au cerveau, et il en a fait les frais. Voilà qui m'arrange.

Les soldats étaient imperturbables, leur regard immuable. Après quelque dizaines de secondes standards, le pilote s'adressa au Seigneur Sith :

- Où désirez-vous aller, monseigneur ?

- Mettez le cap sur Mastaria, répondit Trykker d'un ton assuré. Il y aura une base sur laquelle vous pourrez vous poser.

- Bien monseigneur.

Le pilote rentra aussitôt les coordonnées et, voyons la distance entre leur position et la planète, appuya sur quelques boutons, ce qui enclencha les moteurs hyperliminique. Soudainement, à ses yeux, les étoiles s'étirèrent et se tordirent, avant qu'un énorme faisceau bleu azur ne se forma autour de la navette.
Ils entrèrent en hyper-espace.

Les minutes standards passèrent, et le vaisseau continuait son avancée dans la galaxie. L'infinité de l'espace se faisait sentir, à travers ce long trajet. Cependant, lorsqu'elle dut quitter l'hyper-espace, la navette fut forcée de traverser un champ d'astéroïdes, sous peine de ne pas avoir assez de carburant pour arriver un bon port si un détour est choisi.

- Levez-vous, capitaine, ordonna le Seigneur Sith avec un ton reposé. Je vais prendre les choses en main.

Sans la moindre hésitation (le Seigneur Trykker montrait de violentes répressions en cas de refus d'un ordre), le pilote se leva en vitesse. Le Seigneur Sith prit sa place, et la navette entra dans le champ d'astéroïdes. Ces derniers étaient titanesques, certains mesurant au moins une bonne vingtaine de fois la taille du navire. Les soldats crurent que leur vie allait être violemment écourtée, mais il n'en était rien. De par ses incroyables réflexes liés à la Force elle-même, le Seigneur Sith parvenait à esquiver chaque astéroïde manquant d'entrer en collision avec leur navette, et ce sans faire d'inutiles acrobaties. Ces dernières n'étaient bonnes que pour les pilotes de pacotille.

Les astres célestes n'atteignirent jamais leur cible, trop vive pour pouvoir être touchée.

Après deux minutes standards angoissantes, la navette quitta le champ d'astéroïdes, et le pilote put reprendre sa place, tandis que le Seigneur Sith repartit à l'arrière.

Après cet instant mouvementé, une petite planète apparut à l'horizon.

- Nous allons arriver sur Mastaria, monseigneur, affirma le pilote.

En effet, la navette entra dans l'atmosphère de la planète et le pilote désactiva le moteur subliminique, désormais inutile. À travers la vitre du cockpit, l'on pouvait apercevoir des paysages urbains en ruines, qui sont le reflet de la Guerre Civile qui pèse depuis bien longtemps sur Mastaria.

- Pilote, déclara alors le Seigneur Sith, posez-vous à proximité de l'ancien Palais Royal de cette planète. Il serait malencontreux que nous atterrissions dans le territoire adverse.

- Entendu, monseigneur.

La navette tourna vers la droite et vola tout droit pendant une petite minute standard, avant de commencer à ralentir, parée à atterrir. Lorsque le vaisseau fut suffisamment proche du sol, le pilote désactiva les répulseurs après avoir déployé les trains d'atterrissage, ce qui permit à la navette de se poser sans encombres sur l'aire d'atterrissage d'un camp où de nombreux bâtiments militaires rudimentaires étaient établis autour d'une sorte de palais.

La rampe s'abaissa alors dans un nuage de poussière. Les 6 soldats, pilote compris, sortirent du vaisseau en courant, et se postèrent à droite et à gauche du chemin face de la rampe, formant une rangée de 3 soldats de chaque côté, chaque soldat étant au garde-à-vous.



Le Seigneur Sith, Darth Trykker, sortit à son tour, sa longue cape s'agitant au gré du vent et sa tête encapuchonnée. Il observa les environs de la base de son regard inquiétant.

Une officier, semblant être une autochtones, sortit d'une des bâtisses militaires et s'avança vers le Seigneur Sith. L'uniforme de l'officier était en blanc avec certaines parties d'une sorte de blanc bleuâtre.

- Vous voilà, Seigneur, commença l'officier. On m'a prévenu de votre arrivée.

- À ce que l'on m'a dit, répondit Darth Trykker sans même tourner la tête vers l'officier, mon prédécesseur, le Seigneur Kodank, aurait péri de la main d'un groupe de civils, étrangers de surcroît ?

- Oui, seigneur, affirma l'officier.

- Dans ce cas, c'est qu'il n'était pas à la hauteur, jugea le Seigneur Sith. Où se trouve ses anciens appartements ?

- Dans une aile de l'ancien palais, informa l'officier, je vais vous y conduire.

Washas m'a mâché le travail. Il est désormais si facile de les faire agir selon ma volonté, maintenant que Kodank les a caressé dans le sens du poil.

L'officier tourna à 180 degrés, puis se mit à marcher vers le palais, le Sith à ses côtés, les soldats de ce dernier derrière lui. Le bâtiment royal était dans un bien triste état, seules quelques pièces avaient l'air d'être encore d'usage. De plus, il était désert. Pas un soldat ne vadrouillait dans le Palais. L'implication des Sith doit rester secrète, après tout.

Après avoir traversé un long et grand couloir dont les murs, le sol et le plafond étaient fait en marbre, rendus noirâtres par la Guerre, le Sith, ses soldats et l'officier arrivèrent devant une grande porte de métal.

L'autochtone poussa la lourde porte, qui émit un bruit lent et grave. De l'autre côté se trouvait une grande salle noire, éclairée par la lumière de l'extérieur, arrivant dans la salle en traversant un grand grillage placé au plafond. Les soldats en profitèrent pour se placer dans tous les recoins de la pièce, armés de leur blaster.

- Si je puis me permettre, seigneur, demanda l'officier avec hésitation, que comptez-vous faire, à présent ?

- Prendre les choses en main, lui répondit le seigneur Sith avec une voix sombre, témoin de l'esprit du Sith, ayant l'air de préparer de noirs desseins. Mais pour l'heure, il est temps que vous preniez congé, lieutenant.

- Bien, Seigneur, balbutia l'officier avant de se retirer et fermer la porte.

Ce n'est pas un groupe d'étrangers qui fera basculer le destin de cette guerre. J'y veillerai... Personnellement.
Your lightsaber will make a fine addition to my collection.
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Messagepar Dark vador40 » Dim 03 Juin 2018 - 17:21   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Arty Demedo

Allez reste calme Sorvair ! On a vraiment besoin de toi sur ce coup là. Si tu vois des gens bizarres arriver, tu nous préviens.
Le Jenet hocha la tête, et se posa contre le mur qui bordait la porte d'entrée du fameux magasin de Talsik Lwondo.
Anya arriva à son tour devant l'entrée de la boutique d'antiquitées du Quarren. Elle salua l'ensemble de l'équipe en s'excusant de son petit retard. Une fois les retrouvailles terminée, le groupe mener par Faahiëo et Lenya passa la porte d'entrée de la boutique.
L'intérieur du magasin était impressionnant, les rumeurs étaient donc vraies. Ce vendeur était bel et bien un expert en la matière. Sur toutes les étagères se trouvaient des antiquités toutes plus rares les unes que les autres. Une épée Sith datant des cent ans d'obscurité se trouvaient sur le comptoir, elle était protégée par une vitrine entouré d'un bouclier à plasma. Cardan avait l'air fasciner par cette épée, et Arty avait peur que celle-ci déclenche chez le forceux une de ses fameuses visions. Sur sa droite se trouvait un petit coin comportant des chaises et une table.
Seule une petite lampe éclairait de sa faible lumière le recoin sombre, où Lwondo devait à coup sûr réaliser ses affaires.
Ce fût Faahiëo qui prit la parole en premier.
-Bonjour Talsik, c'est moi Faahiëo. Je suis ici avec mes équipiers, pour te proposer une offre que tu ne pourras pas me refuser.
-Faahiëo, pourquoi viens tu me voir à moi ! Suis-je le seul antiquaire que tu connaisses dans cette galaxie ?
-Ha !ha !, tu n'as pas changé d'un poil depuis notre dernière rencontre. Mais si je viens te voir toi, c'est parce que tu possèdes un objet que mes amis et moi aimerions acquérir.
Arty vit le regard du Quarren s'illuminer. Il avait l'air intéressé, ce
qui était déjà une victoire en soi.
-Tu désires donc un objet de « ma » collection. J'espère que ce que tu m'as apporté en vaut la peine.
Le Laïzien fit signe à Lenya de s'avancer. La kiffar s'approcha, le masque de cérémonie Mandalorien encore enveloppé dans le tissu.
La Kiffar prit à son tour la parole.
-C'est un masque de cérémonie Mandalorien.
-Du clan Rook, ajouta Faahiëo.
Les tentacules du Quarren frémirent.
-Waouh, tu frappes fort Faahiëo. Venez, allons nous asseoir autour de la table.
Une fois que tout le monde fût assis dans les moelleux fauteuils de la salle des affaires. Talsik reprit la main.
-Alors, dites moi, de quelle genre d’antiquité êtes vous à la recherche ?
-Nous sommes à la recherche d'un artefact. D'après nos informations vous en avez actuellement un en votre possession. . Nous vous proposons donc en échange de cet artefact ce masque de cérémonie. Vous pourrez en tirer un bon prix, environs trois milles crédits.
- Hum un artefact , intéressant. Je vais voir si j'ai ça dans l'arrière boutique, je reviens.
Le Quarren disparut derrière les épais rideaux mauves qui séparaient le comptoir de l'arrière boutique. Arty était sûr d'une chose, le Quarren, intelligent comme il était, savait très bien ce que comportait sa boutique et ce qu'elle ne comportait pas. Lwondo, essayait tout simplement de gagner du temps. Mais pourquoi, ça il ne le savait pas. Le Chagrien, n'était pas le seul à être inquiet, visiblement Cardan et Lenya l'étaient aussi. Seul Faahiëo semblait confiant, attitude d'autant plus surprenante que le Laïzien était lui aussi du métier.
Après quelques minutes d'attente, le Quarren, sortit enfin sa tête des rideaux et reprit son siège. Il était malheureusement revenu les mains vides.
-Désolé l'ami, je n'ai rien de semblable à ce que tu recherches dans ma boutique. J'ai même vérifié les livrets de ventes. Je n'ai rien vendu de tel ces derniers mois.
-Puis-je vérifier ces livrets moi même ? Demanda Faahiëo.
-Non, désolé, ce sont des affaires personnelles. Je ne peux plus rien pour vous de toutes façons. Partez !
-Vous semblez nerveux Talsik, vous ne nous cacheriez pas des informations tout de même. Le ton moqueur de la Kiffar semblait avoir agacé le vendeur. Ses tentacules n’arrêtaient pas de bouger.
-Je vous ai dit de sortir ! Cria de toute sa voix le Quarren.
Arty se leva et se posta droit devant le vendeur en gonflant le torse. Il cherchait à l'intimider.
-Dis nous la vérité tout de suite Talsik ! Où est l'artefact ?Demanda avec agressivité le Chagrien.
Il faut dire que le Chagrien était impressionnant, avec son un mètre quatre vingts dix et sa forte musculature qu'il avait développée en prison. Le Quarren ne faisait pas le poids lui qui était beaucoup plus petit.
La tension commençait à monter.Cardan s'était à son tour lever, prêt à brandir son blaster au cas où le Quarren montrerait tout signe de possible violence.

Aaaah, c'est bon laissez moi tranquille, cet artefact je l'ai vendu récemment à …..
Un tir de blaster suivi d'une explosion retentit. Sorvair débarqua dans la boutique en roulade avant et sortit son blaster puis se mit à couvert dos au mur bordant la porte d'entrée. Arty et Cardan se jetèrent sous le bar tandis que Faahiëo et Lenya aidaient Lwondo à se mettre à couvert.
Le Jenet s'écria !
- On a de la compagnie !
Modifié en dernier par Dark vador40 le Dim 17 Juin 2018 - 21:10, modifié 1 fois.
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Messagepar Le66èmeOrdre » Dim 17 Juin 2018 - 20:10   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

SORVAIRS KZEL

L'avant de la boutique explosa. La vitrine fut réduite en un amas de pierres, de brisure de verre et de poteries antiques désintégrées. Et bientôt s’échappa des gravas une poussière si dense, qu'en inondant la salle, elle la plongeait dans une inquiétante pénombre.
« Des missiles à concussions hydrolium ! pesta Sorvairs. Ils ont osé. »

À couvert derrière des fauteuils, le bar et autres protections de fortune, toute l'équipe était aux aguets. Déjà une multitude de petits droïdes flottant sur des répulseurs statiques sortaient de l'arrière boutique. Ils suivaient des rails électromagnétiques qui les menaient devant les étagères et les vitrines. De leurs courts appendices, ils s'emparaient des objets de valeurs pour les sécuriser vers l'endroit d'où ils venaient. C'était un système ingénieux que le Quarrens avait mis en place pour protéger sa fortune des visiteurs dangereux et incongrus. Mais peut être n'avait-il pas pensé que la menace en aurait voulue directement à sa peau...

Et les ennemis arrivaient. Ils déboulaient, à contre jour, par la façade détruite. Les particules de poussière flottante dans les airs déformaient leurs silhouettes. Mais on pouvait facilement deviner que ce groupe d'alien informe était armé jusqu'aux dents.

Le fusil blaster de Fi écorcha une salve de tir qui furent habilement contrés par une individue en tenue mandalorienne. Celle-ci riposta. Sa rocket de poignée fit disparaître presque instantanément le fauteuils qui le protégeait. Anya sauta par dessus le bar et attaqua à son tour avec son blaster.
Les deux groupes étaient séparés de quelques mètres dans la salle accidenté et parsemée d'obstacle. Les assaillants avançaient d'une cadence déterminée.

Sorvairs sortit de sa cachette et glissa sur le sol afin d'atteindre le pied d'un large présentoir. Discrètement, et avec une habilité digne de son espèce, il rampait prêt à surprendre son adversaire.
Un Gran se tenait près du mur, les yeux rivés sur la lunette de son sniper. En un bref regard le Jenet constata qu'il semblait se diriger vers Lwondo. Les babines retroussées, les griffes ressorties, les yeux pleins d'adrénaline, il se projeta contre le Gran. Le choc fut brutal. Ils s'écrasèrent tous les deux contre une étagère. Elle percuta un des yeux de l'alien. Un mucus verdâtre jaillit de son excroissance oculaire. Il hurla d'un sentiment plein de douleur et de rancune. Lâchant son sniper, il arma son poing. Sorvairs était rapide. Il esquiva de justesse le coup. Autour de lui, les coups de feux ne se comptaient plus. Fi et Anya mitraillaient à l'aveugle ; Cardan et Miri tentaient des approches au corps à corps : une chaotique harmonie animait l'équipe.

Mais un bruit sourd fit revenir le junkie à son combat. Il se retrouva parterre. Un acouphène tiraillait son oreille. Le Gran avait éclaté un vase contre sa tempe. Ainsi Sorvairs saignait à son tour. Un élan de rage le fit décoller du plancher. En vain, car le puissant bras de son adversaire l'attrapa brutalement. Un blocage, un coup de coude et son épaule fut presque arraché. Les mains grossières du mastodonte étreignaient le Jenet. Son bras étaient déboîté, inerte et désarticulé. L'alien à trois yeux se réjouissait de sa victoire. 

«Fils de hutt ! s'étripa Sorvairs. Tu me sous-estime.»

Le bras ballant du Jenet se remit seul en place. Furtivement il empoigna sont vibro-couteau accroché à sa ceinture. Un sourire narquois anima sont visage. Et dans un geste propre il trancha sauvagement l'abdomen du Gran.

Des tripes, de l'hémoglobine chaude et vivace dégoulinante... Sorvairs restait de marbre. Contemplant le spectacle alors que le combat ne s'était pas arrêté tout autour de lui. La souffrance de ses adversaires lui procurait plus de plaisir que ses bâtons de la mort. La passion de la violence, la jouissance de la douleur qu'il infligeait. Non il n'aimait pas abattre son ennemie à tir de blaster... pas dans ces moment. Son fort intérieur avait conscience du vice infâme, son empathie s'était sûrement perdue loin dans son âme.

Tandis que le Gran se traînait en arrière, Sorvairs fit volte face, blaster et vibro-couteau parés.
Mais plus personne ne se battait, l'équipe courait vers l'arrière boutique. Le visage décomposé d'Arty et le vrombissement d'un vaisseau très proche lui suffirent à comprendre qu'il valait mieux les suivre.
Dans sa course, il vit Lwondo encore agonisant et immobile derrière le bar. Une voix robotique émana du cockpit :
« Mes cannons sont chargés à bloque ! Disait-elle en riant. Je me ferais une joie de tout vider ici ! »
Pas le temps de récupérer le Quarren, oh que non !
Sans plus attendre, le corps du félin disparut sous la porte blindée qui se refermait.

*
* * *
*


-Comment fait-on pour sortir d'ici ? s’inquiéta Miri. Il y a un vaisseau armé et bondé de chasseurs de primes derrière la porte. Et aucune sortie n'est apparente dans cette arrière boutique.

-Et quelqu'un pourrait me dire ce qu'il fait lui ? Demanda Cardan en fixant Faahiëo.

Le Laizien était resté stoïque. Les doigts se massant les tempes et sa bouche chuchotant des mots pour lui tout seul.

-Il réfléchit, lui répondit Lenya d'un air moqueur mais grave.

-Oui oui oui je réfléchis, dis Faahiëo. Je nous trouve un plan pour nous échapper d'ici. Là bas, -il fit un geste vers la porte blindée- il y a une menace certaine pour nous tous. Ils sont de très bons combattants et disposent directement d'un vaisseau. Ils sont si bons que l'on n'a même pas pu sauver Lwondo... Ils le voulaient, et ils l'ont maintenant. Nous n'étions pas la cible mais qu'un vulgaire obstacle.

Il fit une pause.

-La sécurité de la ville a à coup sûr réagi. D'après mes calculs ils ont envoyés une dizaine de chasseurs d'intervention rapide de classe K-95.

-Ils vont mettre un certains temps pour s'en défaire, renchérit Anya.

-Exact. Mais ils l'emporteront, et les secondes défilent, dit le Laïzien. Il faudrait que l'on passe par l'entrée du coffre-fort. Je sais que Lwondo y cache un passage menant au spatioport.

Un tic nerveux le faisait claquer des doigts. Ils continua débitant les mots à une allure folle :

-Impossible à faire sauter. Mais elle possède un système d'ouverture électronique.

-Sorvairs peut s'occuper de ça, assura Arty.

-Eh, je n'ai pas la puissance de l'Empire Éternel ! Rappliqua le Jenet. Il me faudrait une tonne de modif' sur mon implant.

-Il dit vrai, continua Faahiëo. Il ne pourrait pas le faire. Le code change un milliard de fois par secondes.

-Et vous, vous pouvez l'ouvrir ? Interrogea le Chagrien.

-En théorie je ne peux pas l'ouvrir. Dans la pratique non plus ... Hum... Il faut faire sauter le mur. Fi, aide moi à placer les explosifs. Nous devons arriver à mon cargo à temps pour espérer arrêter ceux qui détiennent Lwondo. Ne me demandez pas si c'est possible ou non, ça je n'ai jamais essayé de le faire.

-Les autres, ordonna Lenya. Retrouvez le livre de comptes. Souvenez-vous ce qui nous a amené ici. Puis il faut avoir une longueur d'avance sur ces individus.

Chercher le livre des comptes.. dans ce fouillis de dossiers et d'antiquité. Il y en avait des statuettes, des biblos, et des reliques martiales millénaires entrposées ! Les droïdes de Lwondo n'avaient manifestement pas eux la place pour tout abriter dans le coffre-fort. Mieux valait piquer discrètement quelques artefacts pensait Sorvairs. Il feignait alors de se mettre à la tâche tout en glissant dans sa veste des objets au hasard. Et Cardan faisait visiblement de même ! Un cristal blanc glissé dans sa bure avait soudain étincelé son visage.

-On a trouvé le document, s'exclamèrent Miri et Anya. 

Dans ce cas, pas de remord à s'être rempli les poches riait le Jenet au fond de lui.

-Parfait, répliqua Faahiëo. 

Il continua d'une voix désolé : 
- Si Lwondo ne reviens jamais ici, tout ce que vous avez sous vos yeux sera réquisitionné par les autorités ou les cartels. Prenez le maximum d’artefacts que vous pouvez, ça sera toujours ça de moins sur le marché noir. 

Cardan et Sorvairs se regardèrent dans les yeux. 
-Je crois qu'on a fait le job, dirent ils enjoués. 

-Alors dépêchons nous, acquiesça Lenya. Fi, pose ce dernier explosif et on se tire !

La brèche dans le mur ouverte grâce aux détonateurs menait sur le vide. Le magasin se trouvait au bord d'un des arcs urbain du ciel de Cato Neimoidia. 
Heureusement, le spatioport était facilement atteignable. Les grappins lancés pour longer la façade, l'équipe menait son ascension vers le cargo du Laïzien. 
Le chrono touchais à sa fin. Bientôt le vaisseau ennemi en aurait fini avec les K-95.
Tandis qu'il accélérait le pas, un carnet dérobé dépassait de la veste du junkie. Le titre à moitié effacé et les pages déchirées, il dégageait une aura intrigante qui avait attiré Sorvairs. Une feuille pâle dépassait. Y était marqué une des choses que le Jenet aurait aimé ne plus jamais lire. Ce terme si répugnant, cet ensemble de lettres qui suscitaient en lui une haine profonde... c'était le mot ''Jedi''.
"Rappelez-vous de regarder les étoiles et non pas vos pieds"
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Messagepar Xiaomii » Sam 23 Juin 2018 - 14:36   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Kira Nesu




La mort du seigneur sith Washas Kodank a résonné dans toute la galaxie, portant de ce fait, l’attention de l’ordre Jedi sur Mastaria, une planète de la bordure extérieure délaissée suite à une importante guerre civile ayant ravagé ce qui était autrefois symbole de richesse et prospérité. Ne voulant pas attirer le regard du puissant empire Sith, le conseil envoie une jeune chevalière Jedi afin d’ éclaircir la situation et de retrouver un assassin qui pourrait les aider

« Cardan Eslo, d’après nos renseignements, la dernière fois qu’il aurait été aperçu serait sur Mastaria. La planète est en pleine guerre civile, même l’ordre Jedi a abandonné l’affaire. Quoi qu’il en soit, je dois mener ma mission jusqu’au bout. Il est trop dangereux pour être laissé en liberté, nous devons le retrouver avant les Sith... Enfin c’est ce que dit le conseil ».
La navette Jedi filait à pleine allure en hyperespace, à l’intérieur se trouvait Kira Nesu, une jeune Togruta Jedi. Née sur Coruscant, issue d’une famille de pilotes, Kira fut amenée au temple Jedi très tôt. Novice timide et silencieuse,celle-ci passait la plupart de son temps libre, plongée dans les archives de la grande bibliothèque. Là, elle s’émerveillait devant l’histoire de la galaxie, celle des grands aventuriers, des civilisations d’antan disparues, des différents peuples, et sans surprise, celle des Jedi. Parfois, elle s’imaginait revivre les grands moments de l’histoire. Venait alors une question récurrente dans l’esprit de la Togruta : il existait dans la Force un Côté Lumineux ; un Côté Obscur , l’ordre et le chaos, existait-t-il entre les deux un équilibre, une paix? Sans cesse, cette réflexion ressurgissait en elle lors de ses méditations, noyant son regard dans un étrange vide.
Lentement Kira finit par prendre du recul sur la vision de l’Ordre, une légère amertume, vis-à-vis de cette absence d’humanité de ses pairs, naquit en elle. Néanmoins la jeune apprentie sut mettre son ressenti de côté et devint une brillante padawan, faisant la fierté de son maître, Py-Quos, un sage maître Jedi Togruta. La jeune femme voyait en lui le modèle même de ce que devait être les Jedi: les protecteurs de la galaxie, des êtres ouverts, qui néanmoins, étaient capables de prendre les bonnes décisions pour le bien d’autrui. Il était cela mais avant tout, il était le père qui lui apportait le soutien dont elle avait besoin.


Tout juste nommée, elle avait été envoyée en éclaireur sur Mastaria, en effet, le Conseil pensait qu’en envoyant un membre inconnu des Sith, ils pourraient éviter un conflit direct, d’ailleurs elle voyageait dans une navette Jedi banalisée. Bien sûr, ce n’était pas sa première mission en terrain hostile, tous deux avaient maintes fois dû avoir à régler des situations diplomatiques délicates ,mais jamais d’une telle envergure et cette fois ci elle était seule, mais son maître avait confiance en elle et la jugeait digne de cette mission. Il y serait bien allé, mais, étant connu des Sith, il fallait mieux éviter, et puis cela ne devait être juste une mission de reconnaissance, rien de plus. Pourtant Kira ne parvenait point à garder sa sérénité habituelle, la Force tentait elle de lui avertir d’un danger potentiel? Cette angoisse croissante créait un sentiment interdit des Jedi : la peur. Mais le vrai courage n’était-il pas d’affronter cette Némésis au lieu de l’éviter ? Malgré ces pensées qui tentaient de la rassurer, le doute s’installa progressivement.
Elle ignorait tout de la situation sur place et ce n’était pas les archives de la bibliothèque du temple qui l’aidaient. Autrefois, Mastaria avait tout d’un planète promise à un avenir florissant, ses réserves naturelles en Glastinum auraient dû lui offrir gloire et influence. Hélas c’est également cette même richesse qui avait causé sa perte, Kira ne supportait pas l’avidité , selon elle, c’était l’une des raisons pourquoi la galaxie était divisée, c’était aussi ce qui définissait les Sith : toujours à la recherche du pouvoir, toujours manigançant les uns contre les autres, pour se trahir après... En y pensant, certains Jedi n’étaient pas si différents, mais là était un autre problème.
Soudain, l’alarme de sortie d’hyperespace retentit tirant la Togruta de ses pensées : elle venait d’arriver. « Tâchons de ne pas se faire repérer, j’ai entendu dire qu’un cartel d’armes sévissait dans la région, il ne manquerait plus que ce soit des jawas qui le contrôlent  » pensa-t-elle avec sarcasme. « Avec un peu de chance, je serais rentrée à temps pour assister à la collecte de cristaux des novices... Eh bien Mastaria, me voilà ».
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Messagepar Lynne » Dim 15 Juil 2018 - 22:46   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Dans les quartiers riches de Cato Neimodia...

Assis dans son bureau, Aldor Soylon réglait personnellement les derniers détails des préparations de son gala d'exposition de sa collection. Amateur d'art invétéré, il avait hérité cette passion de ses parents, qui lui avaient aussi transmis leur argent, un avantage non négligeable. En plus d'aimer l'art, l'entrepreneur nourrissait également un goût pour le luxe, ce qui faisait que chacune de ses réceptions étaient des démonstrations de faste. Tout devait être riche, étincelant, élégant, éclatant.

Le dernier objet qu'avait acquis Soylon était un objet ancien originaire d'une planète perdue nommée Mastaria. Du fait de sa valeur historique, il était très cher et donc avait immédiatement attiré son oeil lorsqu'il s'était rendu chez Talsik Lwondo, un antiquaire réputé qui se trouvait être un de ses principaux fournisseurs.

- Non, c'est trop terne par ici, se plaignit-il.
- Mais monsieur, ce vert sombre est tout particulièrement à la mode sur Coruscant, il serait tout à fait de mauvais goût de ne pas en mettre de petites touches, lui conseilla son assistant.
- Fi de la mode de Coruscant ! s'exclama t-il. Nous sommes sur Cato Neimodia. Je veux que ça scintille de tous les côtés, je ne veux pas être déprimé par cette couleur sombre.
- Alors au moins sur les bordures des serviettes... Sinon vous serez la risée des tabloïds, et vous savez que certains de vos actionnaires n'attendent qu'un signe de faiblesse de votre part pour partir chez la concurrence.
- C'est accepter de se plier à la mode qui est un signe de faiblesse, insista Soylon. Et à moins que les choses aient changé, c'est toujours moi qui décide ici.
- Bien, monsieur, se soumit l'assistant en consignant la modification.

Le riche Neimodien sourit. Cette réception rassemblerait un public huppé, allant de ses semblables – à savoir, les chefs d'entreprises de divers secteurs – à des personnalités importantes de la société et semblait bien partie pour être la plus fasteuse soirée sur Cato Neimodia depuis au moins deux ans. Elle serait parfaite ! Et ce serait l'occasion parfaite de briller en présentant ses nouvelles acquisitions. Vraiment, il ne voyait pas comment cela pourrait mal tourner...

Au même moment, à la boutique de Talsik Lwondo...

- Parle ou on t'explose la tête ! menaça Chamb'Erron. On a pas que ça à faire !

Il pointa son arme sur la tête de l'antiquaire qui en cet instant illustrait à merveille la panique la plus totale, et qui commença à balbutier :

- Je...l'objet mastarien c'est ça ?
- Ouais, c'est ce qu'on t'a demandé, t'es sourd ? fit la mandalorienne, agacée, qui entendait déjà les renforts de la police arriver et qui n'avait nullement envie d'engager encore un combat contre les forces de l'ordre pour un bête contrat.
- Je l'ai vendu ! Je l'ai plus !

Alors qu'ils combattaient son droïde assassin, il avait tenté de s'enfuir en rampant, mais Zeyyna l'avait habilement rattrapé. S'il avait réussi à décamper, ils seraient venus pour rien, et elle détestait faire quelque chose pour rien.

- Tu l'as vendu, à qui ? enchaîna Aanksol. On est pressés.
- Aldor Soylon ! Il organise une soirée dans deux jours pour montrer en public ses oeuvres d'art et ce que vous y cherchez y sera ! Pitié ne me tuez pas !

Satisfait de la réponse, Chamb'Erron le lâcha. Cela ne servait à rien de le tuer : il n'était pas du genre à perpétrer des meurtres gratuitement. Lwondo en serait quitte pour quelques travaux dans sa boutique, et eux savaient où se trouvait leur cible. Ils avaient ce qu'ils étaient venus chercher.

- Barrons-nous avant que les renforts arrivent, fit Zeyyna en se dirigeant vers le vaisseau.

Les autres lui emboîtèrent le pas, deux d'entre eux soutenant le Gran qui était dans un sale état à cause de ce Jenet. S'il ne recevait pas de soins rapidement, il risquait de mourir.

- Vous auriez aussi pu demander gentiment, comme les autres, lâcha Lwondo, qui s'était un peu repris et avait pris le soin d'épousseter ses vêtements pour se donner l'air plus respectable. Nous sommes dans un monde civilisé, après tout.
- Pourquoi est-ce que les autres le cherchaient ? interrogea Aanksol en faisant volte-face, curieux d'en savoir plus sur leurs concurrents.
- Je ne peux malheureusement pas vous informer, puisque vous ne m'avez pas vraiment laissé le temps de leur parler, ironisa le Quarren qui avait à présent retrouvé toute sa verve, maintenant qu'il n'était plus en danger. Mais je doute que ça soit pour la charité...
- Dites...je veux pas jouer la rabat-joie, fit le Twi'lek, mais je crois que les autres ont pris le livre de comptes...
- Haar'chak ! pesta la Mandalorienne. Il faut qu'on les attrape sinon ils risquent de nous doubler !

Sur un vaisseau, dans l'hyperespace

Allongé sur sa couchette sans dormir, l'homme fixait le plafond de son vaisseau d'un regard vide. Il y avait bien trop de pensées fugaces qui traversaient son esprit agité pour qu'il puisse se concentrer sur une seule d'entre elle, mais d'un autre côté il aimait cet abandon. C'était toujours mieux que de dormir : le sommeil était une chose dangereuse pour lui. Il apportait ce dont il avait le plus peur. Les cauchemars. Les mêmes à chaque fois qu'il fermait les yeux. Alors il les gardait ouverts autant qu'il le pouvait, jusqu'à tomber de fatigue.

Ce jour-là, ses pensées n'étaient pas totalement désordonnées, cependant. Elles avaient un dénominateur commun : Mastaria. Et l'artéfact, dont il avait appris l'existence peu de temps auparavant. Cette découverte l'avait empli d'un bonheur qu'il n'avait pas ressenti depuis bien trop de temps. Alors, il y avait une solution ! Une manière de régler d'un coup tout ses problèmes et ceux de Mastaria en même temps.

Mais il ne fallait pas qu'il le trouve avant lui. Il le connaissait assez bien pour savoir que sinon...

Il se leva de sa couchette. En sortant de sa cabine, son visage se refléta sur les parois du vaisseau et il sursauta un peu. Aussitôt, il rit de lui-même. Il devait arrêter d'avoir peur de son reflet.

Mais n'était-ce pas de son reflet dont il avait peur ?
Modifié en dernier par Lynne le Dim 02 Déc 2018 - 16:14, modifié 2 fois.
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Messagepar Dark GaGa » Lun 16 Juil 2018 - 16:28   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

KANNO

pendant ce temps, à bord du vaisseau...

Allume-toi.
Elle fixe le cylindre inerte entre ses mains.
Allume-toi.
Elle l'a tourné dans tous les sens, cherchant par tous les moyens de l'activer. Mais le pouvoir de Washas se refuse à elle. Elle sent que tout repose là-dedans, dans ce bout de ferraille qu'elle ne cesse de manipuler pour percer ses secrets. Elle projette sa concentration sur l'objet, elle sent sa force se refuser à elle.
Tu ne vaux rien.
Tais-toi.

L'équipe est sortie en ville, ils l'ont laissée seule, sous bonne garde. Ce qui l'arrange, car elle a senti le regard des autochtones sur elle, elle peut facilement imaginer ce qui se passe dans l'esprit de ces êtres libidineux. Ils la voient comme un objet, une esclave sans collier qui peut appartenir au premier qui se jettera dessus. Sa peau rouge est comme une marque qu'elle ne peut enlever.
Pourtant, c'est la marque du pouvoir, des seigneurs.
Elle se voit dans le petit miroir, elle est belle, très belle, malgré son petit air larmoyant qui lui donne l'aspect d'une éternelle victime. Son visage angulaire, ses yeux jaunes, ternes, les yeux d'une autre... Washas avait le regard d'un jaune lumineux, comme éclairé de l'intérieur.
Non.
Très vite, les souvenirs la submergent, les griffes du Sith sur la peau, sa bouche aux dents aiguisées, l'odeur de sa transpiration...
Non.
Libère ta haine.
Cesse d'être une victime.
Prends ce qui t'appartient.

Dans le miroir, lady Kenasy la dévisage avec colère.
Si tu ne sais pas être, moi je sais. Tu es faible, tu es stupide, tu es peureuse... Moi, je ne crains rien et je vais prendre ce qui m'est dû.
La douleur part du front, comme si on lui enfonçait un poignard en son centre et se répand, sur les pommettes, autour des yeux et l'aveugle. Tout devient gris. Elle étouffe, la gorge lui fait mal comme si elle avait une angine. Elle essaye de se débattre, elle ne sent plus sa main ni sa jambe gauche.
Elle essaye de se lever, la moitié gauche de son corps est à la fois lourde et inconsistante, parcourue de fourmillement. Elle bouge, elle crie pour échapper à l'étouffement, elle secoue et frappe ses membres morts contre le sol, les murs pour tenter de les réveiller.
Tu ne vaux rien.
Le rire. Elle entend la porte qui s'ouvre derrière elle. Washas, il est là, devant elle, grimaçant, prêt à cracher ses moqueries et la punir.
Brusquement son corps ne lui appartient plus, il se tend et bondit à l'attaque. Elle tient fermement le sabre éteint dans sa main gauche et frappe ce visage qu'elle hait. Le Sith tente de la repousser, mais il ne peut rien faire contre la rage de lady Kenasy. Elle veut lui faire mal, elle prend conscience du plaisir qu'il y a à écraser quelqu'un de sa force, à le jeter au sol pour l'humilier. Elle rit.
Le Sith ne bouge plus, elle sent son corps chaud répugnant sous ses cuisses. Elle se lève et lui décoche un coup de pied dans les côtes. Le sabre est brûlant dans sa main, il lui a apporté la puissance, il lui a apporté la victoire. Elle le lève au-dessus de sa tête comme un trophée. La joie fait battre son cœur à toute allure.

Clic.
Son doigt vient d'effleurer un mécanisme caché et brusquement, la lame s'allume, rouge sang, vibrante. Le pouvoir coule en elle alors qu'elle fait danser l'objet de destruction. Elle rit à nouveau, fière d'elle... jusqu'à ce qu'un mouvement maladroit coupe l'attache de la couchette et la fait dégringoler avec fracas sur le parquet métallique.
Lentement, elle essuie la sueur et la bave sur son visage et reprend ses esprits... Elle a complètement saccagé la couchette de Miri à coup de sabre laser, sans compter les éraflures sur le mur et le matériel entassé dessous. Une botte est coupée en deux, pourvu que la jeune femme ne soit pas trop attachée à ses affaires.
Je vais me faire tuer...
Elle entend un gémissement près de la porte. Elle se retourne, à la place du Sith, le Togruta, Ukel, est allongé, couvert de bleus. Elle a roué de coups son gardien. Le rire de Washas explose dans ses oreilles. Qu'a-t-elle fait?
Ils vont me tuer...
Elle panique. Ses doigts pressent le sabre dans tous les sens, mais la lame refuse de s'éteindre. Elle est là, un laser de plus d'un mètre au poing, une cabine saccagée et un Togruta massacré au sol. Personne ne croira qu'elle ne l'a fait pas exprès. Elle sent les larmes monter.
Se cacher, vite.
Elle empoigne le sabre et se rue hors du vaisseau, sur ses pas, les étincelles créées par le choc de la lame sur les parois font une traînée brûlée et fondue. L’entrepôt est fermé. Les caisses. Comme jadis, lorsqu'elle tentait piteusement d'échapper à son maître, elle se recroqueville et se cache entre les piles de chargement. Elle a conscience que la lumière rouge va la trahir.
Éteins-toi.
Elle serre le sabre entre ses deux mains, entre ses jambes pliées, elle ne peut s'empêcher de trouver la lumière sang magnifique.
Éteins-toi.
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Messagepar Graf Organa » Dim 22 Juil 2018 - 22:00   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Faahiëo Oighnu

– Nous avons juste à traverser ces trois rues et nous serons au spatioport Dofine exprima Faahiëo.

– Nous devons nous dépêcher, nos agresseurs avaient l’air d’être des chasseurs de prime, il n’y pas plus déterminé que ce type de personnes compléta Lenya.

– Mais ils voulaient le quarren, pourquoi ils nous poursuivraient ? Demanda Fi Kchabec.

– Parce qu’ils cherchaient quelque chose chez Lwondo, il est possible que ce soit les documents qui sont en notre possession. De plus, on s’est battu contre eux et on a blessé un dès leur. Ils ont plusieurs raisons de nous poursuivre. Et puis ces personnes-là, qu’elles proviennent des Hutts, des Pykes ou qu’elles soient à leur compte, elles vendraient leur mère pour capturer leur cible.

– Vous avez compris ? S’exclama Lenya. Maintenant on trace les trois rues jusqu’au vaisseau de Faahiëo !

La compagnie traversa la première vue d’un pas rapide, Faahiëo ouvrant la marche tandis que Leyna la fermait, sans pour autant courir afin de ne pas attirer l’attention des habitants qui étaient déjà bien alarmés par les bruits de la fusillade d’en bas.

Plus que deux rues…

A cet endroit, les protagonistes avançaient difficilement. Ils étaient dans un marché artisanal. La rue était remplie de némoidiens faisant leurs achats pour la semaine. Le laïzien aurait bien aimé s’arrêter pour voir les produits locaux, mais il y avait d’autres priorités.

Plus qu’une rue…

Un groupe de droïdes de combats A1 couru et croisa les fugitifs. Cato Némoidia était dirigée par le Syndicat des Commerçants Unis, un puissant syndicat qui avait pour particularité d’avoir son service de sécurité et de défense constitué en grande majorité de droïdes confectionnés par leur soin. Ces mêmes unités mécaniques servaient de force de l’ordre et d’unité d’intervention spéciale. C’est eux qui avaient tenté d’arrêter les chasseurs de prime dans le magasin d’antiquité, mais ils n’étaient pas très intelligents et étaient très bavard.

– Dépêchez-vous, la milice urbaine nous a signalé un délit de type E404 dans le quartier sud ! Ordonna le capitaine droïde.

– Affirmatif ! Répondirent les unités à l’unisson.

– Tous ces délits sont déprimants rétorqua l’un deux.

– Silence DA 42 ! répondit le capitaine.

Le spatioport n’était qu’à quelques mètres, la dernière rue était presque traversée. Mais Sorvair aperçu le groupe de chasseurs de prime poursuivant l’équipe par les toits.


– Là-haut ! Sur les toits !

– Mais comment ils ont pu nous trouver aussi rapidement ? s’interrogea Fi.

– Simple, nous sommes les rares non némoidiens à des kilomètres à la ronde répondit Faahiëo.

Un Gand apparu devant eux. Il faisait partie du raid dans la boutique. Armée d’un blaster léger et équipée de sa combinaison de survie, il était prêt à en découdre.

– Maintenant vous allez nous donner ces registres !

– Un Gand, faîtes très attention, cette espèce a la particularité d’être extrêmement résistante aux coups ! Exprima Anya.

– Faahiëo se retourna vers la femme aux cheveux blancs ; mais qui êtes-vous ? Je ne vous ai pas vu à l’autre spatioport ?

– On en parlera plus tard, là on est cerné, il faut qu’on…

Faahiëo n’écouta pas Anya et fonça sur le chasseur de prime, le bras droit tendu vers lui. Avec son index gauche, il actionna un loquet caché sur son anneau. Ce dernier expulsa une décharge électrique qui atteignit l’insectoïde. Il s’écroula sur le sol, convulsant violemment tandis que son agresseur s’était réfugié derrière l’arc d’entrée du spatioport.

– COURREZ ! Hurla le Laïzien.

Le groupe, sans réfléchir suivit l’humain. Les autres chasseurs de prime ont été si surpris par ce qui venait de se passer qu’ils mirent quelques secondes à réagir. Ces secondes furent décisives car Faahiëo eut le temps de sortir son blaster alderannien pour faire des tirs de barrages. Tout le monde atteignit l’arc et entra à l’intérieur. Lenya qui fermait la marche, reçu un tir dans la jambe et trébucha.

– Cardan ! Ukel ! Couvrez-moi !

Les deux compères qui venaient juste de s’abriter obéirent, ils arrosèrent du mieux qu’ils pouvaient les tireurs embusqués. Faahiëo pris la Kiffar dans ces bras et la ramena à l’intérieur.

– Tu m’en dois une ma belle !

Fort heureusement, le tir n’avait qu’effleuré sa jambe. Les protagonistes avaient réussi à atteindre le vaisseau et à décoller. Mais le jeune voyageur pilota son vaisseau vers les cieux de la planète pour aller l’espace, ce qui interpella Sorvairs Kzel.

– Qu’est-ce que tu fous ? On doit rester sur cette maudite planète, tu nous prends en otage c’est ça ?

– J’ai des coéquipiers sur place, qu’est-ce que tu fais ? Demanda Lenya.

– Regarde le radar ma chère amie, dans quelques instants tu verras un zolie petit point qui vont apparaître derrière nous.

– Mais tu vas ouvrir ta gueule et nous le dire ? Ces pas parce que tu as neutralisé un insecte humanoïde que…

– Le vaisseau qui a fait bélier dans la boutique de Lwondo va probablement nous poursuivre. Aujourd’hui l’honneur de ces individus a été bafoué deux fois et ils vont vouloir se venger.

Il regarda le radar, un point lumineux apparu.


– Ah ! Les voilà ! C’est les autres chasseurs de prime, ils vont vouloir nous réduire en miette.

– Où sont les tourelles ? Paniqua Arty !

– Elles ne sont pas accessibles, leurs accès est bouché par mon bazar mais pas de panique mes boucliers sont puissants et j’ai un plan !

– J’ai un mauvais pressentiment soupira Miri.

– Un peu d’optimisme s’il vous plaît.

Le vaisseau ennemi ouvrit le feu, plusieurs salves de laser sortirent des canons. Faahiëo évita du mieux qu’il pouvait les tirs.

– Dans qu’elle galère tu nous as encore embarquée pouffiasse de Kiffar ? cracha Sorvair.

– Tu expulseras ta testostérone plus tard mon ami.

– T’es qu’un con !

– Je sais, rigola le Laïzien.

Lenya essaya de rassurer les passagers.

– Ne vous inquiétez pas, je le connais, il sait ce qu’il fait… du moins j’espère…

Anya était déstabilisée par cette situation qu’elle se leva de son siège et se mit entre Lenya et Faahiëo.

– Mais qu’est-ce que vous fabriquez ?

– Oh, revoilà notre chère inconnue. D’après ce que Lenya m’avait dit hier, il n’y a que deux femmes que je n’ai pas encore rencontré ; Anya et heu… Kanno je crois.

– Je m’appelle Anya…

– Je m’appelle Faahiëo. Maintenant que la glace est brisée, je vais te dire un ou deux trucs qui vont te rassurer… Les fameux droïdes assassins de Lwondo semblent ne pas exister et j’ai pu récupérer le masque Mandalorien avec d’autres antiquités en bonus.

L’escarmouche attira les forces de l’ordre spatiales de Cato Némoidia qui était elle aussi constituée majoritairement par d’unités robotiques.

– Voilà pourquoi il ne fallait pas riposter. Ces droïdes corneilles vont croire qu’un gros vaisseau attaque un petit transport sans défense. Ils vont donc contacter les deux appareils.

Un hologramme d’un némoidien apparu.

– Ici le sergent Ug, que vous arrive-t-il ?

– Nous sommes des marchands. Ces individus nous ont observé toute la journée au marché. Nous pensons que ce sont des pirates. Aidez-nous je vous prie !

– Un escadron va neutraliser votre agresseur avec des canons à ions. Quand a vous, dirigez-vous vers le vaisseau de contrôle de le Syndicat des Commerçants Unis.

– Reçu, reçu !

L’excentrique Laïzien se tourna vers la Kiffar.

– Tu nous mets en furtif petite sœur ?

– OK, maintenant je vois ton plan.

– Il n’y a que toi et deux trois autres personnes dans la galaxie qui me comprennent.

Lenya tira une manette. Toutes les lumières du vaisseau éteignirent. Comme source de lumière, ne restait que les diodes de sécurités et le tableau de bord.

– Attends, on n’est pas passé en furtif là ? Demanda un Fi stupéfait.

– Si, j’ai rencontré un corellien talentueux qui m’a équipé ça. Par contre ça bouffe de l’énergie alors va falloir faire vite. Anya, je te laisse l’honneur d’appuyer sur le gros bouton bleu.

Anya interloquée pressa le bouton. Faahiëo fit un grand sourire et se tourna vers les passagers déstabilisés.

– C’est fini !

– Pardon ? Comment ça c’est fini ? Et les chasseurs de prime ? Et…

– Je t’expliquerai tout Miri une fois qu’on sera à terre.

– Regardez ! Les droïdes corneilles ont neutralisé le vaisseau ! On est vivant ! s’exclama Fi.

– Tiens, je ne l’avais jamais vu aussi vivant celui-là exprima Sorvair.

– Je ne sais quoi dire.

– Miri est perdue ? C’est une première ça aussi. T’as vraiment un effet bizarre sur les gens toi.

Faahiëo se leva et s’inclina devant le Jenet.

– Merci du compliment Sorvair.

Puis il reprit son siège.

* * *

Le groupe était arrivé au spatioport où ils étaient partis pour aller voir Lwondo. Ils étaient à des kilomètres de la boutique de ce dernier. Ils ne risquaient rien. Tout le monde était rassemblé à l’extérieur. Miri s’approcha du pilote.

– Excuse-moi d’insister encore mais comment on s’en ait sorti ?
– Dès que le vaisseau est passé en mode furtif, j’ai projeté un hologramme de notre transport à l’échelle une avec détection des collisions. Nos attaquants ont cru nous voir et quand ils ont tiré sur cette illusion, une animation du vaisseau en train d’exploser s’est affichée. Nous étions juste en dessous, car le projecteur est situé au niveau de la parabole. Ensuite ils ont été neutralisés par la sécurité spatiale, reste à savoir s’ils se sont rendu, ont été tués ou se sont échappés.

Miri était bouche-bée, elle qui avait méprisé cet homme, le trouvant insouciant les avaient sauvés d’une bande de chasseurs de prime.

– Tu as de la chance que tu me doives rien Lenya, parce que les boucliers, le furtif et l’hologramme a complètement vidé l’énergie de mon vaisseau. Ça va me coûter de l’argent tout ça.

– Tu oublies que tu m’as sauvé la vie tout à l’heure dans la rue et dans l’espace.

– L’espace ça compte pas, ce n’était pas individuel mais pour la rue tu as raison.

– Allez je te paye ce qui te faut pour que ton vaisseau puisse décoller.

– Merci.

– De rien.

– Tu m’as manqué.

– Toi aussi.

Les deux compères se prirent dans les bras, ce qui n’échappa à Sorvair.

– Eh les amoureux ! Y’a des chambres pour ça !

Faahiëo lâcha son amie et se tourna vers le Jenet.

– Tu comptes faire quoi des antiquités que tu as pris dans le magasin de Lwondo ?

– Les vendre pardi.

– Tu t’y connais en objet ancien ?

– M’en fous, on a les livres de comptes.

Sorvair les regarda dans la main de Lenya avec convoitise. Cette dernière lui dit sèchement :

– N’y pense même pas, je garde tous les documents.

– Je te prends le tout pour 500 crédits.

– Tu ne tenterais de me plumer par hasard.

– Peut-être, mais je sais qu’avec cette somme, tu pourras t’acheter tu-sais-quoi.

– Grr, vendu !

Après la transaction, Faahiëo ne put s’empêcher d’avoir un rictus. En revendant ce qu’il a acheté, il pourrait gagner le triple.
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Messagepar Dark vador40 » Mar 31 Juil 2018 - 18:10   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Arty Demedo
******************************************************************************************************************************************************************************

Arty se rongeait les ongles, il ne savait plus quoi faire. Ce que son esprit venait de lui conseiller de faire ne plairait pas au reste de l’équipe.
-C’est un piège, il n’y aura pas de récompense. J’en suis sûr. Pensa le Chagrien. Arty ce souvenu de la discussion qu’il avait eu avec Cardan l’autre jour. Le forceux pensait la même chose que lui, ils ne seraient jamais payés ou récompensés.
Arty avait peur, cette guerre prenait des proportions énormes. Se frotter à un groupe d’extrémistes n’était pas la même chose que se frottait à l’Empire.

Un jour, Ben son ancien complice lui avait dit :
-Laisse-moi te donner un conseil Arty. Suppose que tout le monde te trahira et tu ne seras jamais déçu.
Les paroles de Ben résonnaient dans la tête d’Arty depuis qu’ils avaient quitté le vaisseau de Faahïeo. Il ne pouvait pas partir tout seul, il lui faudrait un complice, quelqu’un en qui il pouvait avoir confiance. Et cette personne, c’était Cardan.
Arty, laissa passer Miri et Lenya et fit du surplace jusqu’à ce que Cardan soit à sa hauteur.
-Psss Cardan ! Viens, faut que je te dise un truc.
- Qu’est-ce qu’il y a Arty ? Demanda l’Humain.
-Écoute, tu te souviens de la discussion que l’on a eu il y a deux jours ?
-Oui, je crois que le moment est venu. Répondit Cardan.
Arty fit semblant de refaire ses lacées avec Cardan. Ils étaient maintenant seul et en dernière position. Au moment où ils allaient bifurquer vers l’allée à leur droite, Sorvair se retourna.
-Vous faites quoi vous deux ? Demanda le Jenet intrigué par l’attitude suspecte des deux compères.
-Rien du tout, Arty perd un peu les pédales. Je crois que son dernier repas n’était pas frais. Je l’accompagne juste pour vomir dans la rue à droite et on vous rejoint.
L’explication du forceux semblait avoir convaincu le Jenet.
-Ah bon, rooh le pauvre. Le vomi et lui, c’est vraiment une longue histoire. Je vais prévenir les autres, à tout de suite. Dit Sorvair toujours en train de rire.
Une fois arrivés dans l’allée, Arty et Cardan se mirent à courir le plus loin possible. Ils ne savaient pas où aller, mais ils couraient aussi loin qu’ils pouvaient.
-Je crois qu’ont aient enfin débarrassé de cette mission de malheur. Dit Arty en haletant.
Maintenant loin du reste de l’équipe, Arty et Cardan, devaient réfléchir. Comment allaient ils quitter la planète.
-Hé Cardan, je veux réunir un équipage. Pour faire toutes sortes de missions dangereuses. Mercenariat, Contrebande ou assassinat.
Est ce que tu en es ?
-Est ce que ça rapporte ?
-Oui !
-Alors j’en suis !
-Génial ! Ahah, je savais que je pouvais compter sur toi ! Bon, pour commencer, il nous faut un vaisseau. Et, bonne nouvelle, j’en ai un.
-Bonne nouvelle en effet. Mais où est ce vaisseau ? Demanda l’Humain.
-J’ai demandé à mon droïde de le déposer sur la planète au cas où cela tournerait mal pour nous. Répondit Arty avec son assurance habituel.

Les deux nouveaux équipiers marchèrent donc jusqu’au spatioport où était amarré le VCX 100 d’Arty. Le trajet se fit en silence, Cardan devait sûrement penser à la force et à ce qui l’attendait. Arty quant à lui était en train de réfléchir à l’endroit parfait pour trouver du travail. Il n’avait pas encore le courage de retourner sur Coruscant depuis l’incident. Nar Shaddaa était beaucoup trop dangereuse pour y aller avec un novice. Tatooine semblait être la meilleure option. Parfaite pour trouver du travail, mais aussi parfaite pour faire l’apprentissage à un jeune qui débute dans le métier.
Une fois arrivé devant le vaisseau, Arty vérifia que personne ne les avait suivis.
-Voici mon vaisseau. Je te présente le Sarlacc de Champala !
-Pas mal pour un dealer ! Dit l’humain pour taquiner Arty.
La rampe d’accès s’abaissa et les deux humanoïdes entrèrent.
-Voici le séjour, avec table de Dejarik et couchette. Il y a 4 couchettes, alors tu as le choix hein. À droite, c’est la salle de bain, et à gauche, c’est la cuisine. Puis en face, c’est là où nous allons être la plupart du temps. Voici le poste de pilotage. Il est classique, mais les fauteuils sont confortables. Installe-toi, je vais aller préparer un peu de Caf’. Arty avait enfin fini de présenter le vaisseau.
Il n’avait jamais était très doué pour préparer le Caf’ mais cette fois-ci, il s’en était plutôt bien tiré. Il vint s’asseoir à côté de Cardan et lui tendit la tasse de Caf’. Le forceux prit la tasse et but une gorgée.
-Alors, quelle est notre prochaine destination capitaine ? Demanda l’humain avec une pointe d’humour.
- Nous allons sur Tatooine. Plus précisément à Mos Eisley. Nous nous poserons à Anachore, puis nous rejoindront le spatioport en speeder.
-C’est pas mal comme plan. J’ai hâte d’être loin de cette planète en tout cas.
-Je sais, que c’est difficile et que tu dois penser que tu as trahi l’équipe. Mais sache que l’on a pris la bonne décision, c’était nous ou eux. La seule récompense que l’on aurait reçue, c’est la mort.
-Tu as bien raison Arty. Répondit l’humain.
-Et puis tu sais, maintenant, ils ont Kanno et Faahiëo avec eux. Ils sont aux mêmes nombres de membres actuellement, notre départ ne changera rien. Ils viennent sûrement de retrouver Kanno et Ukel au vaisseau à l’heure qu’il est.
Les deux équipiers s’installèrent dans le poste de pilotage.
-Ceinture attachée ?
-Oui
-Moteur activé ?
-Oui.
-Alors, c’est partit. Direction Tatooine !
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Messagepar Lynne » Sam 11 Aoû 2018 - 20:48   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Miri avait l'impression de nager en plein rêve – ou cauchemar, c'était selon. Depuis quand elle s'engageait à une chasse à l'artéfact avec un aventurier fantasque et une équipe de bras cassés ? Cette histoire n'avait plus aucun sens. Mais en réfléchissant un peu, en avait-elle déjà eu ? Sauver une planète de la guerre... C'était insensé et impossible, de surcroît.

- Dites, vous avez vu Arty et Cardan ? demanda Lenya en se retournant.
- Arty est allé vomir et Cardan l'a accompagné, leur appris Sorvairs.

La jeune femme esquissa un sourire. Le Chagrien paraissait vivre une véritable histoire d'amour avec le vomi...

- Et ça fait combien de temps ? reprit la Kiffar en croisant les bras.
- J'sais pas, vingt minutes ? lâcha le junkie. Je suis pas une horloge ambulante moi.

Miri croisa les bras :

- Tu es connecté à l'Holonet alors oui, tu es une horloge ambulante, fit-elle sarcastiquement. Et tu penses vraiment qu'un vomi ça prend vingt minutes ?
- Ben...je juge pas les vomis des autres...chacun ses hobbys, hein.

Ils venaient d'arriver au spatioport et le dénommé Faahiëo avait déjà trouvé le moyen d'alléger le Jenet de sa charge d'objets volés. Miri avait passé suffisamment de temps dans le monde de la pègre pour savoir que ce n'était pas un deal équitable, mais elle savait également que tous les addicts à la drogue étaient capables de faire n'importe quoi pour avoir assez d'argent pour soulager leur envie. Pour cela, elle les méprisait, mais pas autant que les lâches que venaient de se révéler Arty Demedo et Cardan Eslo. Finalement, après quelques secondes de silence, Lenya dit à haute voix ce que tous pensaient tout bas :

- Je pense qu'ils viennent de déserter la mission. Tant pis pour eux, ils auraient pu profiter d'une luxueuse villa sur Mastaria si elle réussissait...
- J'suis pas sûrs qu'ils avaient tort...ajouta Sorvairs. J'veux dire, on est tous d'accord ici pour dire que ça craint. L'Empire, les Sith, et maintenant des chasseurs de primes, ça m'étonnerait qu'on soit toujours vivants à la fin de tout ça.

Exaspérée, la jeune Kiffar s'éloigna un peu du groupe, se retourna un instant, soupira intérieurement puis se remit face à eux, les mains sur les hanches et l'air sévère.

- Ecoutez-moi bien, tous. Ceux qui veulent partir, qu'ils partent. Mais ils resteront pourchassés par l'Empire et ces chasseurs. Le mieux qu'on puisse faire, c'est de récupérer cet artéfact, et après tout sera plus clair. Je vous le promets.

Un édifiant silence lui répondit, puis chacun à son tour, tous entrèrent dans le vaisseau. Ils devaient prendre le temps de se soigner des conséquences de l'affrontement avant de faire quoi que ce soit. Mais alors que Miri entrait dans la cabine qui lui avait été attribuée, elle y trouva un Ukel mal en point, presque assommé. Il n'y avait pas que le Togruta qui avait été amoché, d'ailleurs : c'était toute la cabine et même ses affaires qui avaient souffert.

Miri mit un genou à terre et aida Ukel à se caler contre une des parois, avant de lui demander :

- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Kanno...elle m'a attaquée...
- Elle est où ?
- Je sais pas... Elle est partie...

L'ancienne assassin soupira et se laissa elle aussi tomber sur le sol, découragée. Elle savait que Kanno était instable, mais elle ne se serait pas doutée qu'elle irait jusqu'à attaquer son gardien. Aussi, quelle idée de laisser un scientifique la surveiller...Tout allait de mal en pis, visiblement.

- Comment ça s'est passé chez Lwondo ?
- Oh, à merveille, ironisa t-elle. Une bande de chasseurs de primes a débarqué avant qu'on puisse tirer quoi que ce soit de lui, on a eu droit à une course-poursuite dans la ville et cet étrange ami de Lenya a utilisé un de ses trucs pour nous sortir d'affaire. Mais on a réussi à voler le livre de comptes.
- Oh... Je vois.
- Tu peux te hisser sur la couchette ? Je vais mettre les autres au courant et voir si Lenya n'a pas des patch de bacta. Tu es dans un sale état, le petit génie. Je suis pas sûre que l'aventure te convienne.
- Eh bien, si tu veux savoir, je pense la même chose.

Miri se leva et quitta la cabine pour rejoindre les autres dans la salle commune. Ils n'étaient plus que ... à présent : mis à part elle, il y avait Anya, qui était silencieuse depuis un bon bout de temps, Fi, lui non plus pas féru de paroles, Sorvairs et Lenya. Sans compter Faahëio, qui avait décidé de les accompagner pour voir à quoi ressemblait ce fameux artéfact après qui tout le monde paraissait courir après.

- Kanno a fait des siennes, annonça t-elle. Elle a agressé Ukel et s'est enfuie.
- Je savais qu'il fallait se méfier d'elle, souffla Anya. Elle a fréquenté trop longtemps ce Sith pour être libre de son influence. J'espère juste qu'elle ne nous causera pas d'ennuis.
- Dans tous les cas, trancha Lenya, on n'a pas le temps de partir à la recherche d'une ancienne esclave de lit. Concentrons-nous plutôt sur ce livre des comptes.
- Lwondo nous a dit qu'il avait vendu l'artéfact récemment, rappela Fi, alors je pense qu'on aura pas à remonter très loin. Je peux regarder ?

L'Arkanienne, qui s'était chargée de garder leur précieuse trouvaille, eut une expression indéchiffrable avant d'acquiescer et de la tendre au Mastarien, qui s'en saisit avec précautions. Miri comprit pourquoi il avait voulu être celui qui regarderait : ayant tenu un garage, il était le mieux placé pour comprendre ces annotations de commerçant, sauf peut-être Faahiëo qui se contentait de regarder la scène de loin, appuyé contre une des parois du vaisseau.

Après quelques minutes à parcourir les pages remplies de gribouillis, Fi s'écria :

- Trouvé !

Aussitôt, tous s'agglutinèrent autour de lui, alors qu'il pointait une ligne et lisait à haute voix :

- Objet mastarien. Aldor Soylon. 10 000 crédits.
- Aldor Soylon ? répéta Miri. Qui est-ce ?
- Attendez, fit Sorvairs. Je vais chercher dans l'Holonet, ce nom me dit vaguement quelque chose.

Quelques secondes plus tard, il reprit :

- C'est ça. Aldor Soylon, un riche homme d'affaires Neimodien qui a l'air de beaucoup aimer l'art et tous les trucs précieux... Ah ! C'est intéressant, ça...
- Quoi ? le pressa Lenya.
- Du calme, ma jolie... J'suis pas une machine ! Voilà, la presse people a un article récent sur lui, ils disent qu'il va présenter sa nouvelle collection au gratin de Cato Neimodia et à des personnalités de toute la galaxie triée sur le volet, lut t-il. Ce sera dans trois jours.
- Sans doute, l'artéfact y sera, réfléchit Miri. Ce serait une occasion de le récupérer.
- Exact, acquiesça Lenya. Alors on a trois jours pour trouver un plan.

Et ce fut ce que tous s'employèrent à faire, après avoir soigné Ukel de sa mésaventure avec Kanno. Miri ressassait sans cette histoire. Elle avait cru pouvoir aider l'ancienne esclave... Mais ce n'était visiblement pas le domaine où elle était le plus douée. Elle était seulement douée pour tuer, apparamment, pas pour parler ou pour faire preuve de sensibilité.

Enfin, ils arrivèrent à un plan réalisable. Miri et Lenya auraient le rôle de deux marchandes d'armes et Fi et Sorvairs seraient leurs gardes du corps. Ils s'infiltreraient dans la réception pour récupérer l'artéfact et partir en vitesse, cependant leurs fausses identités devaient être inscrites sur la liste des identités. Ce serait la tâche d'Anya et d'Ukel, qui devraient accéder à un terminal informatique suffisamment important pour mettre à jour la liste des invités.

C'était quitte ou double. Ils n'auraient sans doute pas d'autre chance...
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Messagepar darkCedric » Jeu 16 Aoû 2018 - 18:15   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

— Une boutique saccagée, des pertes parmi les forces de l’ordre, plusieurs droides du syndicats des marchands détruits... Ils n’y sont pas allés de main morte.
— Du travail d'amateurs, commenta le Kaleesh à ses côtés.

Le jawa ricana.
— Peut-être pas tant que ça. Le syndicat avait à peine mis la main sur eux qu’ils leur ont glissés entre les doigts.

Narrac repoussa son assiette vide qu’une togruta s’empressa d’emporter et se pencha sur son datapad. L’attaque de la boutique de Lwondo avait fait les gros titres, mais il devait être l’un des seuls à disposer du rapport de police. Le commissaire Run, le neimoidien le plus musclé qu’il ait jamais vu, était un vieil ami.

— Après avoir saccagé la boutique de Lwondo, ces mercenaires ont poursuivis sans raison apparente une navette marchande avant de se faire temporairement arrêter. D’après le rapport, le vaisseau aurait été détruit, mais bizarrement aucun débris n’a été retrouvé.
— Vous pensez que c’est cette équipe ?
— Leur vaisseau n’a pas bougé depuis leur arrivée.
Le traqueur était formel sur ce point. Lorsqu'il était revenu sur Cato pour s'occuper de ses affaires, ils se trouvait sur Quesh, un monde lointain en proie à la guerre et sur laquelle il n'avait aucune influence. Quelle n'avait été sa surprise de les voir venir sur Cato pour se jeter dans la gueule du rancor ! Il avait jugé le moment idéal pour jouer sa carte arkanienne. Organiser une petite entrevue n'avait été ensuite qu'un jeu d'enfant.

— Soit ils ont trouvé un autre vaisseau, soit il s'agissait véritablement de marchands. Le rapport ne mentionne aucun d'entre eux près de la boutique au moment de l'attaque. Il s’agit peut-être d’une simple coïncidence. Lwondo nous en apprendra plus lorsqu'il refera surface.

Le quarren était demeuré introuvable après l'attaque. Sans doute était-il encore sous le choc. Mais il reviendrait bientôt à la réalité, lorsque les cartels se mettraient à se partager ses avoirs. Le jawa posa son datapad et se leva jusqu'à la baie vitrée.

— Et dans le cas ou ce ne serait pas une coïncidence ? Demanda le kaleesh.
— Cela voudrait dire qu’il y a un troisième joueur dans cette partie, dit Narrac en observant le paysage, et qu’il est lui aussi sur la piste de l’artefact.
— Est-ce qu’il pourrait représenter un danger ?
— Potentiellement, répondit-il en articulant chaque syllabe.

La situation sur Mastaria était stable pour le moment. Les défenseurs continuaient de rassembler leur armée, tandis que les bourreaux essayaient d’élire un chef. Si les scores étaient pour l’instant serrés, le général Rek prenait tranquillement l’avance. Et au cas ou la balle changerait de camp, Narrac pourrait toucher à la corde sensible de la vente d’armes pour faire pencher les votes en sa faveur.
Ces chasseurs de primes représentaient une surprise de taille. L’équipe de Mlle Opsoo représentait déjà un élément assez imprévisible. Tout lui venait alors cette excitation ? L’envie de gagner ? A force de jouer, on commence à aimer ça.

Une lueur bleu venant de derrière lui attira son attention. Ah, notre petite espionne...Il était temps. Le Kaleesh sortit un holo-projecteur de sa poche. L'hologramme de la jeune arkanienne apparut.
— Je dois lui parler, annonça-t-elle d'un ton qui ne souffrait d'aucune réplique.
Narrac se détourna de la baie et fit signe à son garde du corps. Celui-ci lui donna l'holoprojecteur.
— Ah, Mlle Opsoo. J’imagine que vous avez des informations pour moi. J'espérais de vos nouvelles plus tôt.
— J’étais occupé Narrac, lui rétorqua-t-elle. Nous avons été attaqué par des chasseurs de primes. Ils en ont surement après l'artefact.
— Intéressant. Où est l'artefact ?
— Dans les mains d’Aldor Soylon, un industriel neimoidien. Il présente sa nouvelle collection dans deux jours. Vous connaissez ?

Narrac comptait parmi ses principaux actionnaires. Parmi tous les collectionneurs de la galaxie... Pour un peu, il en aurait rit.

— Je fais parti des invités. Dîtes-moi comment vous comptez vous en emparer.
— Miri et Lenya infiltrerons la soirée comme marchandes d’armes. Fi et Sorvairs seront leur gardes du corps. Moi et Ukel infiltrerons le centre de sécurité afin d’inscrire ces fausses identités.
Miri. Pendant un instant, il revit la face violacée de Denaerys et les marques autour de son cou. Sa main droite se ferma en un poing. Elle tremblait de manière imperceptible, mais incontrôlée. Il sentit ses ongles lui rentrer dans la peau, et un liquide épais couler le long de ses doigts blanchâtres.

— Cette Lenya, c’est la kiffar qui dirige votre groupe ?
Il vit une expression de surprise passer sur son visage, vite étouffée.
— Oui.
— Quand est-il des trois autres ? Le chagrien, l’apprenti jedi et le gamin aveugle ?
Cette fois, le visage de l’arkanienne ne laissa rien passer.
— Ils ont désertés.
— Choquant, fit Narrac d’un ton qui ne l’était pas. Faîtes ce que vous avez prévus et recontactez moi quand vous aurez de nouvelles informations. Je vous donnerai très bientôt des instructions.

Il mit fin à la transmission. Narrac resta un moment immobile, l’holo-projecteur dans la main. Il le posa finalement sur la table et examina sa main. Salement écorchée. Il prit une serviette qui trainaît et essuya minutieusement le sang.
— Tu lui fais confiance ? lâcha-t-il en laissant la serviette.
— La gamine a dû cran, et de l’honneur. Elle obéira.
— Dès qu’elle sera libéré de son serment, elle voudra me tuer.
Ce n’était pas une question.
— Elle essayera, renifla le kaleesh.
Modifié en dernier par darkCedric le Lun 11 Fév 2019 - 5:07, modifié 3 fois.
Qu'est-ce que le visage de la lâcheté ? Un postérieur qui déserte le champ de bataille !
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Messagepar Super-Bern » Ven 31 Aoû 2018 - 13:41   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Fi Kchabec

- Donne-moi tes bâtons de la mort, ordonna Fi.

- Ils sont à moi, protesta Sorvairs.

- Ils sont à Sorvairs Kzel. Mais aujourd'hui, on est les gardes du corps de Miri et Lenya, ce qui veut dire qu'on ne doit pas avoir de drogue sur nous. Si tu te fais attraper avec ça, ne comptes pas sur moi pour te libérer de prison ou même empêcher ton exécution.

- Bon, je vais en laisser... quelques-uns, dit le Jenet en sortant trois bâtons de sa veste.

- Tous, insista Fi.

Sorvairs tendit deux autres bâtons à l'humain en lui faisant un sourire faussement approbateur, puis retourna ses poches pour lui prouver sa bonne foi. Fi posa les petits cylindres sur une table du vaisseau. L'équipe était arrivée près de l'endroit de l'exposition quelques heures à l'avance pour repérer les lieux et infiltrer le système informatique de la salle. Ukel et Anya avaient intégré les fausses identités de Miri et de Lenya dans la liste des invités sans problème et devaient rester sur place pour désactiver le système de sécurité de l'artefact.

Pendant que les deux chefs de l'équipe discutaient du plan un peu plus loin, avec Cardan et Arty qui avaient abandonné la mission et l'ancienne esclave Kanno qui s'était enfuie, Fi et Sorvairs se préparaient pour leur rôle. Leur nouveau compagnon, Faahiëo, leur avait déniché des habits à leur taille à un prix abordable. Ils se composaient d'une combi-pantalon bleu marine recouvrant tout le corps, d'une petite veste à poches de la même couleur, de chaussures noires et d'une large ceinture également noire. Ces uniformes étaient faits d'un matériau légèrement rembourré spécialement pour ce métier et étaient portés notamment sur la planète natale du Laïzien, selon les dires de ce dernier.

- Ça me plaît vraiment pas de jouer les gardes du corps... grommela le Jenet. C'est fait pour les molosses corelliens de se taire et de se tenir droit. Ça te fait rien, toi?

- Non, répondit l'intéressé. Parce que je ne le fais pas pour moi. Je le fais pour toute ma planète. Si cet artefact peut réellement rétablir l'équilibre sur Mastaria, je ne vais pas laisser passer cette chance. Alors pour une fois, tais-toi et laisse les femmes parler. Tu dois observer et repérer les menaces potentielles, ne me fais pas regretter de te faire confiance.

Sorvairs ne répondit que par un léger grognement en dévisageant son accoutrement. À ce moment, la porte de la pièce s'ouvrit sur Lenya et Miri. Elle portaient toutes les deux une robe simple et élégante venant également du Laïzien et Miri semblait être aussi à l'aise que Sorvairs dans son habit chic.

- Vous êtes prêts? demanda la Kiffar. Il y a assez d'invités pour qu'on passe inaperçu, c'est le moment d'y aller.

***


Les quatre visiteurs surprises s'engouffrèrent dans la foule de hauts dignitaires et de marchands d'exception entourés par leur propres gros bras. La trentaine de personnes était réunie dans la cour pour la réception. Certains étaient aux tables entre collaborateurs ou amis, d'autres se tenaient près du buffet et du bar. Fi et Sorvairs suivirent les deux femmes au travers des robes excentriques, toges et costumes sobres. Lenya se dirigea naturellement vers les plats proposés et se choisit un petit biscuit sucré. Elle en offrit un à Miri, mais celle-ci refusa.

Fi, dans son rôle d'armoire à glace silencieuse, guettait les alentours. Il vit soudain un homme assez frêle mais grand s'approcher d'eux avec jovialité, il tapota le bras de son équipier qui semblait pour sa part guetter les hors-d'oeuvre. Le Mastarien ne reconnaissait pas l'espèce de cet homme qui ressemblait à un Céréen. Il avait certes le crâne allongé, mais sa peau était bleue et il était cyclope. Fi posa sa main sur sa ceinture, mais ne toucha rien. Il se rappela qu'il avait dû laisser son blaster dans le vaisseau, car les armes étaient interdites à l'exposition. Tout le monde avait été fouillé à l'entrée pour éviter les mauvaises surprises. L'inconnu sourit aux faux gardes et s'arrêta devant les jeunes femmes.

- Bonjour mes amies. J'espère que vous vous accommodez bien, dit-il avec empathie.

Celles-ci lui rendirent son sourire et se présentèrent.

- Eora Leevi, fit Miri. Je suis ravie de vous rencontrer, monsieur.

- Seeya Run, de Blaster Intek, poursuivit Lenya.

- C'est un plaisir de faire votre connaissance, mesdemoiselles. Je suis Djiyilïse, Z-H-Y-L-E-E-Z en Aurebesh, homme d'affaires indépendant, se présenta l'alien. Je peux vous demander quel est votre domaine de travail?

- Aussi bien les armes de poing que les fusils snipers, répondit la Kiffar. D’ailleurs, Blaster Intek travaille sur la mise au point de canons ioniques. Bien sûr il s’agit encore de prototypes, mais nous ne doutons pas de leur utilité future.

- Des prototypes d'armes? J'ai quelques amis ici-même avec qui vous pourriez faire de bonnes affaires. Si vous le voulez bien, je peux vous les présenter.

- Des amis, dites-vous?

- Oui, suivez-moi.

L'alien cyclope conduisit le groupe vers ses amis d'un pas pressé.

- Après tout, cette guerre n'a pas que des mauvais côtés... renchérit Miri en chemin. Elle fait avancer la science.

- Vous avez bien raison, mademoiselle Leevi. Tout ce qui peut être bénéfique pour la paix et l'économie de la Galaxie mérite d'être étudié.

Ils arrivèrent devant trois autres aliens qui étaient en train de discuter, secondés par leur garde personnelle. Les amis en question étaient un Twi'lek à la peau verte, une Rodienne, verre à la main, et enfin, un Jawa que Fi et les autres connaissaient malheureusement trop bien. Na'rrac'sev s'était vêtu pour l'occasion et était toujours et encore accompagné par son Kaleesh. Massanak! jura intérieurement le Mastarien. Son regard glissa de Sorvairs, qui lâcha un grognement presque imperceptible, à Lenya, qui jeta un oeil furtif vers Miri, puis à celle-ci, qui serra les poings et les desserra aussitôt. Le Kaleesh mit la main à sa ceinture en voyant les vieilles connaissances approcher, mais Fi remarqua que son holster était vide. Il semblerait que même le Jawa n'ait pas pu échapper à la règle anti-armes de l'hôte.

- Je vous présente Na'rrac'sev, homme d'affaires indépendant, développa Zhyleez, Kass't Prev, indépendant également et Jalde Modres, représentante de Flax Technologies, oeuvrant dans les implants sous-cutanés et les améliorations cybernétiques. Les amis, mesdemoiselles Eora Leevi et Seeya Run de Blaster Intek.

Narrac se retourna vers les deux jeunes femmes et sourit. Kass't et Jalde firent un signe poli de la tête en guise de salutation.

- Ravi de vous rencontrer, mesdames, s'exclama-t-il.

- Tout le plaisir est pour nous, monsieur Sev, répondit sarcastiquement Lenya.

- C'est également un plaisir... ajouta l'ancienne assassin. Décidément, ces soirées sont pleines de personnes intéressantes. Je ne m'attendais pas à rencontrer quelqu'un comme vous ici.

- C'est ce qui fait le charme de ces petits cocktails. On ne s'y ennuie jamais, renchérit le Jawa.

- Je veux bien vous croire. Alors, les affaires sont florissantes?

- Toujours, ma chère. Et les vôtres?

- Le marché est propice à nos activités, alors je dirais que tout va à la perfection, malgré une concurrence omniprésente.

- Par ailleurs, reprit Lenya, il semblerait que vous seriez intéressé par certains types d’armes? Dites-en nous plus.

- Oh, un peu de tout, madame. Blaster Intek est un bon fournisseur, et toujours à la pointe de la technologie et du bon goût.

- Vous nous flattez, monsieur, ironisa Miri.

- Ce n'est là que la vérité, mesdames.

Voyant que les nouveaux venus semblaient bien s'entendre avec leur ami, Zhyleez et Kass't s'éclipsèrent du groupe d'un commun accord. Jalde resta à les écouter, le temps de terminer son verre. Le reste de la conversation porta sur une fausse discussion des marchés appuyée par des sourires forcés des interlocuteurs.

- Maintenant, si vous voulez bien nous excuser... J'ai cru apercevoir une connaissance que j'aimerais saluer, mentit Miri.

- Passez une bonne soirée, monsieur Sev.

- Je vous en prie. Nous aurons sûrement l'occasion de nous revoir. Passez une bonne soirée.

Sur ces mots, Miri fit mine de se retourner pour partir, mais se résigna en voyant la Rodienne s'éloigner vers le bar. Ils étaient maintenant seuls à seuls et pouvaient parler librement.

- Vous avez fait une grave erreur en quittant Mastaria. Vous ne sortirez pas vivants d'ici, reprit le Jawa de son air grave que Fi connaissait.

- Laissez-moi vous faire mentir, Narrac. Un conseil, d'ancien assassin à autre ancien assassin : laissez tomber. Vous risquez de tout perdre.

- Vous vous croyez impressionnante mademoiselle Kosvar, mais vous n'êtes rien d'autre qu'une enfant pathétique. Continuez de vous bercer d'illusions, votre mort n'en sera que plus drôle.

- Je ne pense pas que vous soyez en position de me regarder de haut... conclut Miri en se retournant et s'éloignant. Ça se complique...

- On fait quoi maintenant? demanda Fi aux femmes. Il n'était pas censé être ici.

- Il faut prendre l’artefact au plus vite, répondit Lenya.

- On maintient le plan, en résumé. Sauf qu'il faudra courir plus vite... ajouta Miri.

- Si les autres se dépêchent. Il faut les avertir.

- Je m'en occupe, dit le Mastarien.

Les oreillettes que portaient Sorvairs et lui étaient reliées à Ukel et Anya qui jouaient les gardes des caméras dans la pièce de surveillance vidéo. Comme elles étaient toujours communicantes, les deux autres infiltrés avaient entendu toute la conversation.

- On est là, répondit l'Arkanienne.

- Vous auriez pu nous prévenir qu'on allait être avec ce Jawa, bordel! s'énerva Sorvairs à voix basse.

- On ne l'a pas aperçu parce que... euh... vous voyez... il est... bégaya Ukel.

- On a compris, le coupa Fi. On est prêt à récupérer l'artefact, préparez-vous à désactiver sa sécurité.

- J'ai le doigt sur le bouton, reprit le scientifique. On attend votre signal.

À ce moment, un bruit aiguë de microphone résonna dans l'air. Les invités convergèrent vers les tables, l'équipe suivit la foule. Un micro sur pied et un lutrin étaient placés sur une petite scène pour annoncer un discours. Un Néimoidien au couvre-chef impressionnant y monta les trois marches. L'assemblée l'accueillit par de chaleureux applaudissements auxquels la Kiffar et sa compagne participèrent. L'homme sourit et leva la main pour demander le silence, ce à quoi tout le monde obéit.

- Merci, merci, commença-t-il le plus sympathiquement du monde. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Aldor Soylon, l'organisateur de cette soirée. Je vous souhaite la bienvenue dans ma demeure personnelle. En fait, dans une de mes demeures personnelles. Je suis charmé que vous ayez accepté mon invitation et, pour certains, que vous ayez passé plusieurs jours dans l'hyperespace pour vous rendre jusqu'ici. J'ai choisi les meilleurs de la Galaxie et les plus prometteurs pour cette exposition privée. Vous y verrez des chefs d'oeuvre d'artistes de tous les domaines et des trouvailles rares que beaucoup n'imagineraient pas voir dans leur vie, même pour ceux dont la longévité est exceptionnelle. Ah, vivre des centaines et des centaines d'années dans cette merveilleuse Galaxie, le seul luxe que je ne pourrai jamais me permettre.

Cette dernière ironie fit rire plusieurs convives, mais en agaça aussi certains. Fi se contenta de rouler les yeux devant tant de prétention et d'élitisme.

- Je ne vous ferai pas attendre plus longtemps, continua l'hôte. Rappelez-vous seulement qu'au coucher du soleil commencera la vente aux enchères de quelques objets pour les intéressés. En attendant, les portes vous sont ouvertes!

Le discours de Soylon se conclut par des applaudissements enjoués. Deux grandes portes s'ouvrirent sur l'intérieur du bâtiment luxueux, la foule y coula comme une rivière dans un fleuve. Un grand nombre de peintures étaient affichées sur les murs et des présentoirs montraient divers objets protégés par des cages en verre sûrement renforcées. Les complices dans la salle de surveillance avaient déjà repéré le but de leur visite. Fi les contacta aussitôt entré.

- On est à l'intérieur, dit-il. Ça a été plus facile que prévu...

- On vous voit, fit Ukel. On va vous guider jusqu'à l'artefact. Laissez seulement les invités se disperser un peu.

- Compris.

Il répéta l'information aux deux invitées qui acquiescèrent. Pendant qu'ils faisaient le tour des pièces pour laisser passer le temps, l'humain profita du moment pour regarder cette fameuse collection. Quelques masques cérémoniels par-ci, une peinture d'une espèce disparue par-là, c'était à vrai dire impressionnant, mais Fi était trop préoccupé par l'artefact pour y être admiratif. Après quelques minutes à se fondre au décor, l'équipe suivit enfin les indications d'Ukel et Anya grâce à un plan organisationnel des lieux. Ils passèrent devant une robe royale de Naboo, un cristal Kyber verdâtre, une pièce de crédit républicain datant de plus de 2000 ans et d'autres babioles venant des quatre coins de la Galaxie.

Puis ils arrivèrent enfin devant l'artefact qui pourrait sauver Mastaria. Fi n'en avait jamais entendu parler et ne l'avait jamais vu, il espérait donc que toute cette aventure en ait valu la peine. À la place désignée se trouvait une sphère pleine de couleur rouge sang qui avait la grosseur d'un poing. Elle était presque parfaitement lisse, mais le temps avait dû avoir raison de sa résistance à l'usure. Il y avait aussi un trou assez creux de la taille d'un auriculaire adulte dans l'objet. Cette "pierre mastarienne sans nom" qui, selon sa plaque descriptive, "appartenait à Ranol II, souverain de Mastaria comme son père avant lui", était peut-être leur seule chance de restituer le trône de la planète à son propriétaire légitime. Comme le Dug Samumbo leur avait dit, la plaque expliquait qu'"un échantillon de sang vous permettrait de savoir si vous faites partie de la lignée des Ranol".

- Allez les gars, c'est maintenant ou jamais, dit Lenya à voix basse.

- C'est maintenant, répéta Fi à l'attention d'Ukel. Je vais le prendre.

- Une seconde... et... c'est bon! s'exclama le Togruta.

Fi souleva la cage de protection pour s'emparer de la pierre et glissa l'objet dans une des poches intérieures de sa veste bleue.

- Je l'ai! dit Fi pour leur ami.

- Dégageons d'ici, cracha Sorvairs.

- D'accord, confirma Ukel. On va vous guider jusqu'à la sortie arrière où Faahiëo vous attend déjà. On vous rejoindra tout de suite après.

- On vous écoute, répondit Fi.

Le Togruta les mena à la porte arrière qui était isolée de toute l'exposition. En les voyant arriver, les deux gardes de la maison s'avancèrent pour les arrêter, mais Fi et Miri les mirent à terre rapidement, malgré la robe de cette dernière. Ils passèrent la sortie et tombèrent sur leur ami qui était adossé contre le cadre de la rampe de son vaisseau, quelques mètres plus loin.

- Entrez messieurs-dames, lança-t-il gaiement.

- Je crois bien que c'est un stationnement interdit, blagua Lenya.

- J'attends les autres et on fout le camp d'ici, ajouta le propriétaire en souriant à la blague.

- Eh bien, c'était facile, fit Sorvairs, presque surpris du succès de la mission.

- Trop facile... s'inquiéta l'ancienne assassin. On devra être encore plus sur nos gardes qu'avant. Narrac ne nous aurait pas laissé voler l'artefact sans raison.

Fi monta à bord du vaisseau où Sorvairs et lui se débarrassèrent de leur équipement superflu. Les deux derniers membres de l'équipe arrivèrent à la course et la rampe d'accès se referma derrière eux. Le Laïzien, déjà aux commandes de son engin, le fit décoller et le propulsa dans l'espace pour qu'ils soient assez loin de la planète. Quand il revint dans la pièce où les autres étaient regroupés, Fi tenait la pierre rouge dans ses mains, des étoiles dans les yeux. Il croisa le regard enjoué du pilote, puis remarqua que tous les autres le fixaient, comme s'ils attendaient qu'il dise quelque chose. Faahiëo brisa timidement le silence.

- Ils nous ont sûrement vu décoller, mais Aldor ne voudra pas qu'on sache qu'un objet de sa collection a été volé, donc il ne rendra pas l'histoire publique. Alors, où est-ce qu'on va?
Modifié en dernier par Super-Bern le Ven 19 Avr 2019 - 23:44, modifié 3 fois.
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Messagepar Lynne » Lun 03 Sep 2018 - 10:53   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

30 ans auparavant...

- Ney !

Le cri du jeune prince fut étouffé par l'explosion, dont le souffle éjecta Valor plusieurs mètres plus loin. Tout endolori, il parvint à se relever et vit son frère jumeau se précipiter vers lui, le visage imprimé d'une pure terreur. Ses luxueux vêtements bleus étaient recouverts de poussière, déchirés par endroit et... Ce n'était pas du sang sur sa manche, si ?

- Valor ! Ils ont tué papa et maman !
- Non...

Il chancela, s'appuyant sur une colonne encore intacte pour encaisser la nouvelle. La trahison du général les avait tous pris par surprise, et à présent les soldats avaient investi le palais. Les deux adolescents avaient réussi à s'enfuir, mais ce n'était qu'une question de minutes avant que les félons les trouvent.

- On doit y aller ou on va se faire tuer comme eux ! Le hangar à vaisseau est tout proche !

Valor serra le poing et sentit une colère sourde l'envahir. En tant qu'héritier du trône de Mastaria, il avait reçu une formation au maniement aux armes, et était même plutôt doué. À ce moment-là, sa seule envie était de se défendre, de tuer autant de soldats qu'il le pouvait, quitte à y passer aussi.

- On peut encore se battre, Ney... Leur faire honneur... Je ne m'enfuirai pas comme un lâche.

Son frère secoua la tête et s'approcha de lui. Ses mains tremblaient, mais il déglutit et tenta de reprendre une voix posée, princière, digne de son éducation.

- Peut-être que le vrai courage, c'est de partir. Mourir ici, c'est trop facile. Si on s'enfuit, on pourra revenir.

Ney lui prit les mains et l'entraîna vers le hangar. Il se laissa faire, à moitié anesthésié par le choc, à moitié bouillant de rage. Des deux, son jumeau avait toujours été le plus raisonnable, alors que lui était l'impulsif. Même si leurs traits étaient semblables, leurs coeurs représentaient le jour et la nuit, et leurs différences les rendait complémentaires, ce qui pouvait se révéler utile. Comme ce jour-là.

Alors qu'ils couraient ensemble, presque arrivés à leur objectif, ils croisèrent un soldat. Son uniforme l'identifiait comme faisant partie de l'unité du traître. Aussitôt, ils pilèrent net. Cependant, Valor ne réfléchit pas et fonça vers le soldat comme un Reek enragé, le déstabilisant, puis lui prit son arme, une double-lame et la lui enfonça dans la poitrine. Tout cela s'était passé en quelques secondes, si vite que Ney n'avait même pas eu le temps de réagir. Quant à l'autre prince... C'était la première fois de sa vie qu'il tuait un homme. Penché par-dessus le cadavre, il contempla, livide, son oeuvre, et se rendit compte que sa colère, loin d'être apaisée, redoublait de puissance. C'était un bien étrange double sentiment, un mélange entre horreur et satisfaction...

- Je...bredouilla t-il.

Décidé à garder son calme jusqu'à la fin, Ney l'agrippa par le bras et ils parcoururent les quelques mètres qui les séparaient du hangar. Par chance, ce dernier était vide, et ils se précipitèrent vers le premier vaisseau qu'ils virent, une corvette royale. De toute manière, aucun des vaisseaux n'avait d'armement, et même s'ils en avaient, les deux frères n'auraient pas su s'en servir. S'ils arrivaient à décoller, ce serait déjà un miracle, sans parler de survivre le temps de passer en hyperespace.

Ils avaient suivi des cours de pilotage, et Ney y étant le plus assidû, ce fut à lui de prendre les commandes. Toutefois, le stress semblait provoquer en lui un grand blanc dans son cerveau, et il ne se souvenait plus de rien.

- Alors... Je crois que c'est ce bouton-là...

Il appuya, mais la seule chose qui se passa fut le déclenchement d'une musique assourdissante.

- Massanak !
- Arrête de jurer comme un charretier et fais décoller ce vaisseau !
- J'essaie ! Mais je ne sais pas...
- Quoi que tu fasse, je te suggère de le faire plus vite, mon frère, lança Valor, nerveux en voyant des soldats pénétrer dans le hangar.

Ney arriva enfin à faire rugir les moteurs et ils décollèrent. Tandis qu'il manoeuvrait tant bien que mal la corvette dans le ciel de Mastaria, cherchant à leur faire quitter l'atmosphère, son frère s'occupait de rentrer les coordonnées de leur destination. N'y connaissant rien à la géographie galactique, il sélectionna la première entrée : Nar Shaddaa...

Six mois plus tard...

Le moins qu'on puisse dire, c'était que le train de vie des jumeaux avait drastiquement changé depuis les derniers mois, passant de riches princes à misérables sans-abris. Pour survivre, ils avaient du enchaîner les petits boulots rabaissants. Après tout, ils devaient manger, même s'il s'agissait d'un petit fruit volé au marché. Cette lune... Elle leur avait presque fait oublier leur vie confortable, les réduisant à des gamins des rues dormant sous des tôles. Habitués toute leur existence à se faire servir, ils devaient à présent se soumettre aux voyous qui faisaient leur loi dans la rue, nettoyant parfois les habitations des "patrons" en échange de quelques crédits, ou volant pour eux.

Un jour, ils traînaient près d'une ruelle où ils savaient qu'il se faisait un grand trafic de drogue, quand ils entendirent un cri aigü en provenant. Aussitôt, les deux frères s'y précipitèrent. Il y avait peut-être là une bagarre dont ils pourraient profiter, mais ils ne trouvèrent rien d'autre qu'un adolescent de leur âge qui rouait de coups du jeune Jenet qui ne devait pas avoir plus que treize ans.

- Donne-moi ce paquet !
- Je ne peux pas, ils vont me punir sinon ! répondit craintivement le Jenet en se collant aux murs.

Valor et Ney échangèrent un regard et s'avancèrent ensemble, croisant les bras et confrontant l'agresseur.

- Laisse ce gamin tranquille, lança Ney.
- Sinon, ce sera à nous de te botter les fesses, enchaîna Valor en prenant un air menaçant.

Il y réussit apparemment car l'adolescent décampa sans demander son reste. Assez fiers de leur coup, les deux frères se tournèrent vers le Jenet qui fit :

- Merci de m'avoir aidé. C'est rare, ici.
- De rien. Quel est ton nom ? demanda doucement Ney.
- Sorvairs. Je m'appelle Sorvairs Kzel.

Neuf ans plus tard...

A l'âge de vingt-quatre ans, Valor n'avait plus grand-chose du prince qu'il avait été. Quatre années sur Nar Shaddaa l'avaient rendu dur et impitoyable envers quiconque tentait de lui prendre ce qu'il avait acquis, tandis qu'il avait développé sa ruse. Quand les circonstances l'avaient séparé de son frère, qui avait réussi à quitter la lune de contrebandiers en volant le chasseur d'un voyageur de passage, la vie avait paru vouloir tendre un dernier coup dur au Mastarien. Ce dernier avait été capturé par des esclavagistes Zygerriens, mais la chance avait voulu qu'une Jedi le secoure, lui et les autres esclaves.

Sur la lune des contrebandiers, il avait acquis quelques...talents qui lui avaient valu d'être repéré par un représentant d'un cartel du crime qui l'avait engagé. Ne voyant pas d'autres issue à sa situation, Valor avait accepté, et à présent il y occupait une position assez importante ; en effet il avait rapidement gravi les échelons grâce à son habileté, son intelligence et sa capacité à passer inaperçu mais à savoir se servir efficacement d'un blaster si nécesssaire. Récemment, il avait été assigné au projet de formation d'enfants assassins, et il allait rencontrer les deux jeunes qui avaient été choisis : Miri Kosvar et Zeth Andron.

Il pénétra dans la pièce où les deux enfants étaient assis contre le mur, le regard inquiet. La fille avait les cheveux les plus noirs qu'il ait jamais vu et un petit visage d'ange, mais elle le fixait d'un regard si noir que si un coup d'oeil aurait pu tuer il serait déjà mort ; quant au garçon, il était brun et sans doute légèrement plus âgée qu'elle. Il eut un instant pitié d'eux, mais se rappela que la galaxie était injuste et que chacun devait surmonter ses propres épreuves pour devenir la personne qu'il était censé devenir. Il s'approcha d'eux et leur ordonna de se relever. Ils s'exécutèrent.

- Bonjour. Vous êtes Miri et Zeth, c'est bien cela ?

Ils acquiescèrent.

- Je suis Valor et je suis là pour vous entraîner. Il faut que vous sachiez qu'être sélectionné est un très grand honneur, et je suis ravi de m'occuper de vous.
- Vous êtes comme les autres, cracha la petite fille. Vous vous fichez de nous.

Sacré caractère, songea t-il. Il faudrait penser à dompter ce fougueux tempérament.

- On peut la jouer de deux manières différentes, Miri. Soit tu es bien obéissante et il n'y aura pas de problèmes entre nous, soit tu persistes à être impertinente et il y aura des conséquences. On m'a dit que tu avais déjà essayé de t'enfuir. Je ne te conseille pas de recommencer, sinon tu sais ce qui arrivera à ton frère.

Le visage de la gamine devint un instant livide et elle recula d'un pas. Satisfait, Valor esquissa un sourire et continua :

- Bien. Maintenant que c'est clair...

Dix ans plus tard...

- Prisonnier H578B, veuillez retourner dans votre cellule.

Valor fusilla le garde du regard, mais s'exécuta. La malchance l'avait repris, mais il avait réussi à minimiser les dégâts. Il avait été envoyé par le cartel livrer une importante cargaison de ryll à la planète-capitale, et même s'il s'était fait prendre, il avait convaincu les autorités qu'il n'était qu'un petit coursier. Il avait donc écopé de deux ans de prison. Cela aurait pu être pire. S'ils savaient...

- Tu as un nouveau compagnon de cellule, le beau gosse, continua le garde, qui avisa un Chagrien qui se dirigeait vers eux. Je vous laisse faire connaissance !

Les deux hommes rentrèrent dans la cellule, et passèrent quelques secondes à se dévisager, avant que le Chagrien lance :

- Mon ancien compagnon de cellule a réussi à y mettre un bazar pas possible, il a carrément cassé les murs... Ah, ces Trandoshans ! Du coup, j'ai été transféré ici.
- Ravi de l'apprendre, marmonna Valor dans sa barbe.

Il n'avait pas envie de se faire des amis. Il avait depuis longtemps dépassé le stade de penser qu'échanger quelques paroles avec un parfait inconnu était intéressant. Mais le Chagrien insista :

- Au fait... Moi c'est Arty Demedo. Et toi ?
- Prisonnier H578B.
- Okay... Et je t'appelle comment ?

Valor le fixa pendant un long instant, le regard exaspéré, et lâcha sèchement :

- Tu m'appelles pas.

Trois ans plus tard...

Sorti de prison, il n'avait pas pu retourner auprès du cartel, qui l'avait rejeté après qu'il se soit fait prendre. Plein de rancune envers ceux qu'il considérait qu'ils l'avaient trahi, il s'était tourné vers la chasse aux primes. Il n'avait pas envie de se mettre au service d'un autre cartel, non, il aspirait à quelque chose de plus grand. Même s'il ne repensait presque plus à Mastaria – ni à son frère jumeau – il restait toujours en lui l'ambition d'un membre de la lignée royale des Ranol. En devenant un chasseur indépendant, il comptait bien amasser assez d'argent pour enfin avoir une belle vie.

Ce jour-là, il poursuivait un Etti qui avait volé des informations sensibles à un groupe industriel. Le genre de proie facile, non-entraîné au combat et encore moins aux tactiques de dissimulation. Il avait eu la très bonne idée d'aller se réfugier chez sa soeur, chez qui Valor se rendait à présent, un pistolet blaster dissimulé dans son grand manteau. Ce à quoi il ne s'attendait pas, c'était à la présence d'un autre chasseur sur place. Une chasseuse, plus exactement.

Il s'agissait d'une jeune Arkanienne d'une vingtaine d'années. Comme tous les membres de son espèce, ses cheveux étaient parfaitement blancs, d'une pureté impressionnante. Et lorsqu'elle vit Valor pénétrer dans la pièce, elle braqua aussitôt son fusil blaster sur lui, tandis que lui la menaçait de sa propre arme.

- Il est à moi, gamine, dégage d'ici.
- Pas question, rétorqua l'Arkanienne. Je l'ai trouvé la première.

Fort de sa longue expérience, il s'autorisa un sourire amusé. Cette jeunette ne faisait pas le poids face à lui. Quoique... Il reconnaissait des morceaux d'armure Mandalorienne. Se pouvait-il qu'elle fasse partie de ce peuple réputé pour donner des guerriers féroces ? À cette pensée, il hésita un instant, avant de tirer sur sa jambe. Il ne tenait pas à avoir à ses trousses un clan enragé.

Même blessée par surprise, elle ne laissa pas tomber. Il avait entendu une multitude de choses à propos de l'entraînement Mandalorien, et il n'était pas déçu. Il la repoussa d'un violent coup de pied dans le thorax, mais elle ne tomba pas et lui porta un coup de coude, qu'il bloqua et enchaîna avec unr prise visant à la mettre à terre. Toutefois, elle ne réagit pas comme il s'y attendait et continua le mouvement en lui portant un coup de pied à la tête. Il esquiva et lui attrapa la jambe, qui était déjà blessée, et la tira d'un coup sec. Enfin à terre, elle se releva, mais c'était trop tard. Valor avait dégainé une grenade fumigène, la lancé sur le sol, attrapa l'Etti et décampé sans demander son reste. Ce n'était pas ce jour-là qu'une gamine l'empêcherait d'empocher la récompense promise pour cette acquisition. Il garderait sûrement un oeil sur cette chasseuse de primes... Elle semblait douée.

Sept ans plus tard...

Mastaria avait tellement changé... Lui qui l'avait connue florissante et pleine de vie, il retrouvait sa planète natale terne et ravagée par la guerre. Trente ans de guerre... Il savait qu'il y retournerait un jour et que ça ne serait pas pareil, mais il ne s'était pas attendu à une si grande différence. Et pourtant, il n'était même pas venu de son propre chef, mais pour un contrat. La vie était ironique, parfois...

Depuis quelques années, il travaillait presque à temps complet pour une organisation mystérieuse, et ce même s'il s'était juré de ne plus jamais retourner dans la pègre. Mais eux... Ils étaient différents. Ils ne laissaient rien transparaître, et tant qu'il ne posait pas de questions, ils payaient très bien. En fait, il préférait le terme de "collaboration productive" à celui de "travailler pour", mais au final cela revenait au même. Ils lui confiaient une mission, il l'exécutait, il était grassement payé. Et ça s'arrêtait là. Jamais de contact direct, jamais de négociations. Ça lui suffisait amplement.

Depuis quelques temps, il avait engagé une jeune Kiffar, Lenya, pour l'assister. Elle s'occupait de gérer tout ce qui ne concernait pas l'action à proprement parler : les comptes, les laissez-passer, la surveillance informatique, la récupération d'informations qui nécessitait une grande finesse. Force était de reconnaître qu'elle était douée.

Sa dernière mission avait été du sabotage et de la récolte d'informations sur un laboratoire de l'université de Corellia. Il avait été chargé de voler le contenu des recherches d'un jeune scientifique Togruta nommé Ukel Anto et de saboter imperceptiblement le matériel de l'expérience qu'il menait afin que tout explose. Apparemment, il menait des recherches sur la Force. Il ne savait pas pourquoi ses employeurs souhaitaient qu'ils fasse ça, mais ça lui était bien égal : il avait été récompensé d'une somme rondelette.

À présent...sa mission était d'un tout autre ordre, et avait pris une tournure personnelle. Fouler à nouveau ce sol, ces terres sur lesquelles il était censé régner... Cela lui avait fait un choc et de nombreux souvenirs étaient remontés à la surface. Ses parents, assassinés par les soldats félons, le premier homme qu'il avait tué – premier d'une bien longue liste... - leur fuite à lui et à son frère... Ney. Cela faisait des années que leurs chemins s'étaient séparés ; il ne savait même pas s'il était encore en vie. D'un autre côté, c'était Ney qui l'avait abandonné. Il l'avait laissé seul, sur Nar Shaddaa, et il en avait résulté sa capture par les esclavagistes...

Il serra le poing. Ce genre de souvenir ne faisait que l'affaiblir. La raison de sa présence sur Mastaria était simple : il devait sécuriser un des accès de glastinium de l'organisation. Rien d'autre. Il s'était posé non loin du gisement pour ne pas avoir trop à marcher, mais pas trop près non plus. Il n'avait pas très envie de se faire abattre à vue. Lorsqu'il arriva, on lui braqua une arme dessus, et il anticipa :

- Hé, ho, du calme ! C'est les patrons qui m'envoient. Je dois sécuriser le site. Maintenant, si vous voulez bien baissez ces armes... J'ai du travail à faire.
- On nous a parlé de toi, marmonna l'un des gardes. Tu peux y aller. Tu poses les appareils là où il y a les croix blanches et tu t'en vas.
- Je ne demande pas mieux, acquiesça t-il.

Il avait en effet avec lui un sac rempli de dispositif dont il ignorait l'utilité, mais qui serviraient apparemment à renforcer la sécurité de cet accès. Il n'avait pas jugé utile de poser davantage de questions ; de toute manière ils ne répondaient jamais. D'un pas élastique, il avança davantage dans la grotte qui servait d'entrée et repéra les croix blanches, discernant un schéma. Elles étaient placées à équidistance, formant une figure géométrique tridimensionnelle, un peu comme s'il s'agissait d'émetteurs pour un champ de force. Aussitôt, il s'attela à placer les appareils. Pour qu'ils tiennent, il fallait creuser un peu la roche en un point, pour y insérer une partie proéminente de ces petits objets. C'était long, mais facile, si bien que lorsqu'il plaça le dernier, il ne fit même pas attention. Fatale erreur. La roche se brisa, et plus surprenant, exhala une sorte de gaz rouge. Inquiet d'en avoir respiré par inadvertance, Valor recula, mais n'eut pas la force de faire plus que trois pas qu'il tomba comme une pierre, inconscient.

Quand il reprit connaissance, il ne se trouvait plus dans la grotte, mais dans le palais de son enfance. Aussitôt, il sursauta. Comment pouvait-il se tenir dans la salle du trône ? Elle avait soit été détruite, soit occupée par les traîtres... Et elle était vide.

Soudain, il sentit une main sur son épaule, et se retourna vivement pour faire face...à son père. Déstabilisé, il bredouilla :

- Mais... Tu es mort... Ney a dit que...
- Je suis mort, l'interrompit l'ancien souverain. Mais pas dans ta tête.
- Je...ça n'a aucun sens !
- Ce qui ne fait pas sens, c'est que le souverain légitime de Mastaria se cache comme un lâche alors qu'il devrait retrouver son trône ! Ton peuple souffre, Valor, depuis trente ans ! Trente ans !

Son père posa sa main sur son front et reprit :

- Tu dois le faire ! Même si tu refuses de l'admettre tu es toujours un Ranol ! Tu entends ça !
- Je suis toujours un Ranol... Je dois reprendre Mastaria...
- Quoi ?

Il rouvrit les yeux, pour de bon cette fois-ci. L'un des gardes, penché sur lui, le dévisageait.

- Qu'est-ce que tu viens de dire ?
- Je... Rien.

Avec difficulté, Valor tenta de se relever, mais ses muscles le lâchèrent et il ne parvint qu'à redresser son buste. Son esprit était confus, comme si on y avait jeté un voile. Ou alors, l'avait-on éclairci ? Quoi qu'il en soit, il lui était désormais impossible de penser à autre chose que sa vraie mission, qu'il avait rejeté des années auparavant et qui revenait à présent à lui, violemment : Il devait reprendre sa place. Il devait devenir roi.

Mais il ne pouvait pas le faire seul, non. Un roi sage devait s'entourer de conseillers. Des conseillers, comme lui.

4 mois plus tard...


Il frappa la table du poing. Ce n'était pas assez ! Ce n'était jamais assez ! Il avait réuni une équipe experte consistuée de Lenya et de trois autres membres mais il manquait quelque chose... Il posa la tête sur la table, afin de mieux réfléchir. Et il comprit. S'il voulait réussir, il lui fallait une équipe à son image. Ou plutôt, à toutes les images qu'il avait accumulées au cours de sa vie. Seulement comme ça, avec ce symbole, qu'il reprendrait Mastaria. Nul besoin d'une armée, seulement de lui, reflété en plusieurs personnes.

- Lenya ! appela t-il.

Quelques secondes plus tard, la jeune Kiffar fit son apparition.

- J'aurais besoin d'informations sur...

Il réfléchit, décomposant mentalement sa vie après Mastaria en plusieurs étapes. Sa vie sur Nar Shaddaa, son sauvetage par une Jedi, ses années passées auprès du cartel, ses deux ans en prison, sa carrière de chasseur de primes indépendant, puis ses nombreux contrats pour la mystérieuse organisation... Son esprit retint six personnes qu'il avait connues de près ou de loin dans chacune de ces périodes.

- Miri Kosvar, Ukel Anto, Arty Demedo, Sorvairs Kzel, une Arkanienne chasseuse de primes d'origine Mandalorienne, et le fils de cette Jedi dont je t'ai parlé...
- Cardan Eslo ?
- C'est ça, confirma t-il. Tu te souviens, nous l'avons rencontré quand j'enquêtais sur ce qui était arrivé à la Jedi.
- Je me souviens, monsieur, fit-elle. C'est tout ?
- Oui, maintenant file me trouver ça, lança t-il. Je compte sur toi.

Lenya acquiesça et disparut. Il lui faisait confiance. Elle était futée, très futée, et pleine de ressources. Il était certain qu'il lui apporterait ce qu'il lui demandait...

Deux mois plus tard...

- Tu as les dossiers que j'ai demandés ?
- Oui, monsieur, répondit la Kiffar en lui donnant une pile de documents avec déférence.
- Très bien, très bien...

Les dossiers étaient au nombre de six, un pour chaque personne. Le premier était celui de Miri Kosvar, dont il se souvenait comme une jeune fille au fort caractère. Il l'avait personnellement entraînée pendant des années, faisant d'elle une redoutable combattante.

- Miri Kosvar, oui, l'assassin...visiblement elle a pris sa retraite sur l'anneau de Kafrene, hum ? Mais chassez le naturel, il revient au galop, dit-on. Elle acceptera...ce serais-ce que pour échapper à ce cher Zeth Andron...

Zeth... Qui aurait cru que l'un trahirait l'autre ? Lorsqu'ils étaient enfants, ces deux-là paraissaient être amis pour le meilleur et le pire. Mais après sa sortie de prison, il s'était renseigné et avait appris avec surprise qu'elle s'était enfuie et qu'elle était à présent activement recherchée.

- Ah, Ukel Anto, le scientifique ruiné...voilà ce qui arrive quand on fait confiance à n'importe qui.

Et qu'on n'est pas assez prudent concernant la sécurité, songea t-il avec amusement. Il ne pouvait pas nier avoir une certaine part de responsabilité dans le déchéance du Togruta, même s'il n'avait fait qu'exécuter les ordres. Lui offrir une nouvelle chance n'était que justice, d'un certain point de vue.

- Pardonnez-moi, mais...pourquoi les avoir choisis eux ? Enfin, je veux dire, ils sont...certains sont quasiment des épaves, d'autres risquent de trahir... osa demander Lenya.

Il sourit. La Kiffar ne connaissait pas ses véritables intentions. Il préférait que personne ne connaisse sa véritable identité, sinon il risquerait de se retrouver en grand danger. Il se dévoilerait en temps voulu, lorsqu'il serait prêt du but..

- C'est une question intéressante, vraiment. Et sa réponse l'est tout autant. Vois-tu...quand on veut gagner, il faut être imprévisible, et jouer habilement ses cartes, mêmes celles qui paraissent sans importance car souvent, ce sont elles qui permettent de remporter la victoire... Ces "épaves", comme tu le dis, sont mes cartes surprises, mes jokers...

Il finit de lire les informations récoltées sur Arty Demedo et se leva avec un sourire :

- Allons recruter notre équipe !

Il était certain de réussir. Sa mère lui avait toujours répété qu'un homme dans son bon droit voyait les portes s'ouvrir devant lui. Or, il était pleinement dans son bon droit.

Mais alors qu'il passait le pas de la porte, il marqua un temps d'hésitation.

Et Ney ?
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Messagepar Le66èmeOrdre » Dim 28 Oct 2018 - 18:05   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Sorvairs Kzel

L'Hyperespace : dimension parallèle d'un univers nébuleux. Sorvairs ne savait pas où il le menait cette fois. Il avait délaissé le reste de l'équipe avant la fin de la réunion. Estimant comme une perte de temps l'écoute d'un afflux grotesque de mots inutiles.
Il scrutait le dehors par le hublot de sa couchette. Les longs filaments de lumière dansaient et défilaient inlassablement, un spectacle de haut prestige pour le pauvre brigand qu'il était.
Il aimait observer le paysage, le décors, les personnes... et en tirer des interprétations. Elles étaient souvent trop objectives pour qu'il n'en aperçoive la beauté. Mais son propre esprit, lui, restait hermétique. Les introspections lui étaient impossibles sans consommer. Cependant elles se concluaient toujours par une vision faussée de sa véritable psyché.
Sa main anguleuse passa doucement sur le cuir rugueux et abîmé du carnet rouge. Il l'avait conservé depuis le pillage d'antiquités de Lwondo. Et pour des raisons obscures qui lui échappaient, il ne l'avait encore pas ouvert. Son doigt, dans un semblant d'hésitation, souleva la couverture du livre avant de la laisser retomber. Le souffle des vieilles pages propageait une délicieuse odeur ainsi que l'envol d'un cumul de poussière et de saleté.
-Tu m'avais demandé Sorvairs.
La silhouette d'Ukel apparu sur le mur.
-C'est exact, p'tit gars.
-Tu as acheté le matériel ?
Le Jenet acquiesça d'un hochement de tête et invita le scientifique à s'asseoir.
-Personne n'est au courant n'est-ce pas ?
-Non, répondit brusquement Sorvairs. Les modifications techniques sur mon implant ça ne les regardes pas.
-Je me disais.. c'est tout de même un explosif que je vais t'implanter, et..
-Entre autre oui.
Il fit une pause.
-Rassure toi, j'vais pas vous faire sauter.
Ukel lâcha un rire petit rire nerveux et débuta le travail sur l'implant du Jenet. Une nouvelle dose de bâtons de la mort et ce dernier s'assoupit.


Lorsque l'obscurité rattrape les gens certains tentent de la chasser, d'autres se laissent submerger. Sorvairs voulait oublier sa profonde tristesse, son infernale mélancolie. Il avait cependant toujours échoué. À ne savoir comment s'y prendre, en attendant que la grâce divine le débarrasse de ses tourments, il crevait lentement depuis des années. Dans son désespoir il trouvait refuge dans le psychédélisme enivrant de ses illusions. Il ne savait plus comment se rassasier. Il ne savait pas comment la vie le maintenait ici. Ah ! Qu'il était bon de se sentir allez, de se laisser emporter ; et léger comme les notes lancinantes du néant, rester béa et à moitié mort. Un océan d'une parfaite quiétude inondait l'esprit de Sorvairs. Et il se sentait pareil qu'un nourrisson aux bras de sa mère. À l’abri de la perversité malsaine et de la rugueuse ardeur de la réalité.
Il avait honte, il avait peur. Humilié par la crainte, il était terrorisé par l'opprobre. Il n 'était qu'un corps dont l'âme s'était envolée. Mais elle lui avait laissé une poignée de vie, une pincée de bonté, un grain d'acharnement et un rien d'espoir .
Le blanc de ses yeux était vitreux et jauni, ses pupilles dilatées ne laissaient qu'une mince bordure à son iris, et son regard semblait absorbé par l'attraction de ce noir destructeur.

-Sorvairs, interrompu la voix d'Ukel. J'ai terminé... Je vais retourner sur le pont, si tu ressens une douleur au niveau de ton lobe temporal appelle moi.
-Merci.
Ukel resta un instant hésitant sur le pas de la porte.

-Pourquoi un explosif ? interrogea-t-il.
-Pourquoi me l'avoir implanté ?
-Tu m'as déjà sauvé la vie, vous m'avez tous sauvé un nombre incalculable de fois. J'estime que je t'en suis redevable.
-C'est une bombe Ukel, répondit le Jenet. Les détonateur sauvent rarement des vies.
-J'ai confiance en toi.
-Tu ne devrais pas. Moi la vie ne m'a jamais sauvée, je ne lui dois rien.
Le sang du scientifique se glaça et Sorvairs reprit
-Mais il faut croire qu'à vous si... laisse moi maintenant.

Solitaire, face au hublot, Sorvairs ne contemplait plus l'hyperespace. Il voyait maintenant son reflet. Les traits fins, la mâchoire frêle et l'expression craintive il apercevait son visage d'enfant. Autrefois il existait , il riait, il aimait et il n'avait pas encore la mort bien au chaud dans son cerveau.

Une onde de choc traversa le cargo : il était sorti de l'hyperespace. Sorvairs encore chancelant sous les effets de sa drogue perdit l'équilibre et se colla contre la vitre. Les yeux écarquillés il vit l'ombre menaçante qui le surplombait. Bien plus grand, bien plus puissant que le leur, un vaisseau les attendait ici.

« Qu'est ce que?!... »
Modifié en dernier par Le66èmeOrdre le Dim 18 Nov 2018 - 1:54, modifié 1 fois.
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Messagepar Xiaomii » Dim 04 Nov 2018 - 21:51   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Kira Nesu




La navette banalisée survolait le ciel Mastarien. « Là, ça sera parfait. Le temps d’une nuit ». Le vaisseau se posa à l’abri des regards, derrière un relief.  Après avoir éteint les moteurs, Kira s’installa sur la banquette arrière visionnant quelques hologrammes fournis par l’ordre. Le travail ne manquait pas et rassembler les informations nécessaires semblait titanesque. «tiens, il semblerait qu’Eslo ne soit pas seul, voilà qui est intéressant. Voyons voir... Qu’est-ce qui a bien pu le pousser à s’associer ? Il est loin de ce que nous pensions... Le conseil devrait vraiment changer d’informateur. »

le forceux n’était pas du côté des « bourreaux », d’ailleurs il ne semblait pas avoir d’affiliation avec un ordre particulier.
Un léger sourire de satisfaction se dessinait sur le visage de la Togruta. Elle tenait enfin une piste, il avait été aperçu aux côtés de personnes de diverses origines. Quelque chose d’anormale se tramait. Hélas, elle eu beau chercher, les informations s’arrêtait là.
« Il n’y a plus de nouvelles de lui depuis un moment, et du groupe non plus. Comment suis-je sensée le retrouver ainsi ? » . Frustrée, la jeune femme sortie du vaisseau prendre l’air.

Les dernières lueurs du crépuscule laissaient place à l’obscurité de la nuit, le ciel dégagé laissait paraître les première étoiles.
Un sentiment de mélancolie envahit la Jedi, en si peu de temps la guerre avait ravagé Mastaria, et rien n’avait été fait par l’ordre pour aider la planète. Les Jedi avait-il donc échoué à prôner la paix dans la galaxie?






Quatre ans auparavant


-Maître, comment avez-vous su que le gouverneur accepterait le traité de paix?

- Il savait que ce conflit serait néfaste à terme, et il n’avait plus aucune raison de le prolonger.

- Mais, je ne comprends pas, les troupes de la cité sont bien mieux armées que les villages voisins,alors pourquoi signer un accord?

- Parce que l’un ne peut pas vivre sans l’autre, les habitants de la vallée ont besoin de la technologie de la cité, de même que celle-ci a besoin de la main-d’oeuvre des paysans. C’est un sorte de symbiose

le maître Jedi pris un sourire amusé devant l’incompréhension de sa jeune padawan.

- Mais comment savoir si on a aucune information à ce sujet?

- La force est ton allié Kira, fie toi à elle et elle te guidera. Un jour, il arrivera que tu te retrouve seule en terrain inconnu. Ce jour là, c’est ton instinct qui guidera tes pas.




Kira sorti de sa méditation, c’est alors qu’elle aperçut au loin ce qui semblait être les vestiges d’une ville.
« Il y a encore de la vie là bas... ». Alors qu’elle s’apprêtait à sortir ses jumelles afin de mieux distinguer ce qui se trouvait là bas, la Togruta ressentie un froid glacial l’envahir, elle se releva immédiatement, la main portée à son sabre laser. « Le côté obscur de la force, les Sith étaient t’ils présents sur Mastaria, en ce moment même?

C’est alors que ses membres frissonnèrent. Le froid glacial fut plus intense. La Jedi n’eut plus aucun doute. Un puissant utilisateur du côté obscur se trouvait sur Mastaria. Les personnes se trouvant à l’emplacement des ruines étaient- elles au service de l’empire Sith?
Que pouvaient-ils bien rechercher ?
Brusquement Kira se retourna sabre activé à la main, jetant des coups d’œil nerveux autour d’elle. Pourtant l’endroit était désert. Les premières lueurs de l’aube paraissaient. Seul le vent résonnait.
« Ce n’est rien, il n’y a personne, ce n’est rien... » soupira la jeune femme.

Soudain, le bruit sinistre d’un sabre laser retentit. Une lumière rouge vif se refléta dans le regard désemparé de la Jedi: le Sith était là devant elle.
Non ce n’était qu’une illusion. Ce n’était qu’une illusion...
effarée, Kira tomba à genoux tentant de calmer sa respiration.


Le sol était jonché de débris de murs, de poutrelles, de verres et de toitures carbonisés, la plupart des matériaux de valeur avaient été pillés. Seules quelques carcasses de speeders gisaient encore. Le paysage apocalyptique laissait deviner les circonstances du drame: les habitants avaient dû être probablement surpris en pleine nuit par des miliciens.
À travers la force, la Jedi parvenait encore à entendre les cris de désespoir et de douleurs.
Un peu plus loin, Kira aperçu un peluche calcinée. La gorge nouée, elle n’osa toucher l’objet. « ils n’ont eu aucune chance de s’en sortir, puisse leurs âmes ne faire plus qu’un avec la force ».
Un vacarme assourdissant secoua la jeune femme : une horde de motos spiders s’engouffra dans les ruines de l’allée principale. La Jedi sauta de justesse pour les éviter. Bientôt Kira fut encerclé par des soldats armés de blasters. Songeant à sortir son sabre, laTogruta se rappela du secret de sa présence sur la planète et pesta intérieurement contre elle même  « je n’aurais pas dû m’aventurer aussi loin ».
-  Eh! Toi là bas, plus un geste ! lança celui qui devait être le chef du groupe

- Qui ça? Moi?

- Ne me prends pas pour un mastaron, les mains en l’air !
Aussitôt l’ensemble des soldats braquèrent leurs armes sur Kira. Sous sa bure, La jeune femme prit alors un air de soumission

- Oh non! je vous en prie, ne me faites pas de mal! Je voulais seulement récupérer quelques pièces mécaniques.

- Tu vas nous suivre gamine.
Tandis un soldat s’approchait afin de lui mettre des menottes, Kira fit brusquement volte-face et arracha le blaster de celui-ci. Aussitôt des tirs transpercèrent les soldats au alentours.

- Vite! Arrêtez là! Habilement, la Jedi évita les quelques tirs des soldats restant et parvint à les assommer d’un coup de crosse.
Avec un regard victorieux, Kira contempla la scène avant d’ajouter : « Oh désolé, ma main à glissé, et merci pour le speeder. »

Après avoir pris soin de détruire les autres speeders, la togruta enfourcha la plus puissant modèle « celle-ci devait faire l’affaire ,pensa t’elle avec un sourire, ne tardons pas. » l’engin démarra et fila à toute vitesse en direction de la navette de la Jedi, laissant derrière lui les ruines.
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Messagepar Lynne » Dim 02 Déc 2018 - 12:58   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Voir le grand vaisseau apparaître soudain devant eux provoqua la panique de tous les occupants du cargo. Fi lâcha un juron Mastarien, tandis que Miri et Anya se contentèrent de serrer les poings. Lenya, quant à elle, paraissait être la seule à rester tranquille, ce que Faahiëo ne tarda pas à relever :

- Tu sais ce qui se passe ?

Elle eut un petit sourire.

- Evidemment. C'est notre employeur.
- Il aime un peu trop les entrées fracassantes à mon goût, grommela Miri en la rejoignant. Et je pensais qu'il voulait rester monsieur mystère ?
- Oui, seulement les choses se sont accélérées avec l'obtention de l'artéfact...précisa t-elle en manoeuvrant pour entrer dans le hangar du grand vaisseau qui s'était ouvert.

D'autres membres de l'équipe, à présent moins nombreuse qu'au début de leur drôle d'aventure, entrèrent à leur tour dans le cockpit, qui devint rapidement trop exigü. Pour une fois, personne ne prononçait le moindre mot, même le sacarstique Sorvairs qui paraissait un peu dans les nuages. En temps normal, il ne se serait pas privé de lâcher une ou deux remarques acides. En voyant le cargo progressivement pénétrer dans les entrailles du grand vaisseau, Miri ne put s'empêcher d'avoir la pensée irrationnelle qu'ils se jetaient dans la gueule du loup... Inconsciemment, elle serra les poings, et Ukel le remarqua. Après un instant d'hésitation, il osa demander :

- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je n'aime pas ça...souffla t-elle, en faisant bien attention à ne pas se faire entendre par Lenya. Il y a trop de non-dits dans cette histoire.
- Oui, si...

Il s'interrompit quand Lenya lui jeta un coup d'oeil, et tourna la tête innocemment. De toute manière, ils seraient bientôt fixés. Ils avaient intérêt à avoir des réponses à leurs questions... Car elle n'en manquait pas.

Elle crut que son mauvais pressentiment s'était vérifié lorsque, alors qu'ils s'étaient à peine posés dans un hangar, un autre vaisseau surgit de l'hyperespace. Un chasseur, plus exactement, qui s'engouffra à leur suite alors que le champ de force était encore désactivé. Tout se passa très vite dans l’esprit de Miri, et des pensées contradictoire surgirent. L’une d’elles très éloquente, était très exactement : « Mais bordel qu’est-ce qui se passe, enfin ? ». Résistant à l’envie de se coller aux vitres du vaisseau de Lenya comme certains de ses camarades pour garder son calme, elle vit que la Kiffar n’affichait plus la même assurance. Ce qui n’était pas pour la rassurer…

- J’imagine que ce n’était pas prévu…constata Fi, les bras croisés, avec un air désapprobateur qui lui rappela qu’il était le plus âgé du groupe – et qu’il n’était même pas censé en faire partie.
- C’est le moins qu’on puisse dire, fit Lenya.

Elle secoua la tête et dégaina un blaster, qu’elle garda contre elle.

- Les chasseurs de prime ? supposa Ukel.
- Je n’en sais rien. Ceux qui ont une arme, tenez-vous prêts à vous en servir. Vous en aurez peut-être besoin.

Miri acquiesça et emboîta le pas à Anya, qu’elle avait sentie nerveuse pendant tout le voyage. Mais ils l’étaient tous… Faahiëo, quant à lui, poussa un soupir éloquent et sortit le dernier.

- Monsieur, je…commença Lenya, la première à être sortie du vaisseau, avant de s’interrompre brusquement.

L’ancienne assassin ne comprit pas son trouble avant de sortir à son tour. A ce moment-là, trois pensées surgirent simultanément dans sa tête. La première, en reconnaissant celui qui l’avait « formée », pour ainsi dire, pour devenir une arme vivante, à grands renforts de cruauté, fut « Qu’est-ce que Valor fait ici ? », accompagnée d’un intense sentiment de haine. La deuxième, en voyant qu’il n’y avait pas seulement un, mais deux Valor, fut « Qu’est-ce que cette mascarade ? ». Et la troisième… Eh bien la troisième fut un juron de Christophsis qui voulait en substance dire « La galaxie se paye ma tête », en des termes bien moins élégants.

- C’est une blague ? réagit immédiatement Sorvairs. Qu’est-ce que vous fichez ici ?
- Tu connais ce chasseur de primes, Sorvairs ? demanda Anya avec suspicion.
- Quel chasseur de primes ? C’est un membre d’un cartel du crime ! s’exclama Miri.
- Euh… Je pense que vous faites erreur, c’est un biologiste nabien, intervint timidement Ukel. Enfin au moins l’un d’entre eux.

Le Valor qui s’était extirpé de son chasseur mit ses mains dans les poches et, faussement décontracté, lança :

- Je ne savais pas que tu avais tellement d’identités différentes, mon cher frère…
- Qui ça, moi ? s’étonna l’autre. Je crois qu’ils parlent de toi. Après tout, je ne sais pas qui d’autre pourrait être un membre d’un cartel du crime…
- Tu vas sérieusement la jouer comme ça, Valor ? Leur faire croire que je suis toi ? C’est vrai que ce n’est pas très bon pour toi qu’ils sachent qui tu es… Qu’est-ce que tu comptais faire ? Les tuer et récupérer l’artéfact ?
- Ca te va bien de jouer le gentil…

La jeune femme étant partagée entre l’incompréhension et l’envie pressante de se jeter sur Valor pour lui planter un de ses couteaux dans le cœur. Il le méritait. Encore fallait-il déterminer qui était qui… Mais avant qu’elle puisse faire quoi que ce soit, Fi s’avança et lâcha :

- Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer ce qui se passe ?
- Volontiers, fit le Valor qui venait de l’intérieur du vaisseau. Cet homme que vous voyez-là, est mon frère jumeau, et il fait partie des pires crapules de la galaxie. J’avoue ne pas être fier…
- Ne l’écoutez pas ! Il veut seulement vous manipuler, s’exclama l’autre. Il veut juste récupérer l’artéfact pour prendre le trône de Mastaria !
- Alors les histoires étaient fausses…murmura Fi, davantage pour lui-même. Les princes Valor et Ney ne sont pas morts…
- Attendez… Vous êtes de sang royal ? demanda Ukel. C’est pour ça que vous voulez l’artéfact, parce qu’il vous légitimerait ?

A cette remarque, Lenya se raidit et se tourna vers son employeur. D’un ton dur, elle demanda :

- Est-ce que c’est vrai ?
- Non ! Enfin, oui, je veux reprendre le trône, mais seulement pour le bien du peuple, pour que la guerre finisse…
- Menteur ! J’ai vu ce que tu as fait ! s’écria l’autre Valor. J’ai fait des recherches, je sais que tu as fait de la vie de mademoiselle Kosvar un enfer et que tu as saboté les travaux du professeur Anto !
- Quoi !? réagit Ukel.
- Ok, ça suffit ! s’exclama Fi, visiblement à bout de patience face à cette mascarade. Il n’y aurait pas un moyen de les différencier ?

Pendant quelques secondes, il y eut un silence pesant. À en juger par sa reaction, Sorvairs était le seul qui connaissait les deux frères, mais Miri avait bien connu Valor. Il l’avait entraînée pendant plusieurs années, alors qu’elle n’était plus qu’une enfant… Pour elle, c’était lui le visage du cartel. C’était lui qui menaçait de tuer son frère à chaque fois qu’elle résistait, lui qui lui avait méthodiquement enlevé toute identité, lui qui lui avait infligé la plupart des cicatrices qu’elle porterait pour toujours sur un corps meurtri…

Les cicatrices… C’était rare, mais quand elle était déjà plus âgée et qu’elle avait des vraies armes à sa disposition, il n’y avait pas échappé. Un jour, elle avait laisse s’échapper toute sa rage et elle l’avait blessé. La marque n’était jamais partie.

- L’épaule gauche, déclara t-elle. Valor a une cicatrice à l’épaule gauche.

Aussitôt, celui qui était sorti du chasseur découvrit cette partie de son corps. Il n’avait rien. Tous les regards se tournèrent alors vers l’autre, qui soupira :

- Voilà ce qui arrive quand on forme trop bien quelqu’un…

Miri n’attendit même pas la fin de sa phrase pour dégainer l’un de ses poignards et le lancer directement sur sa tête. Malheureusement, Valor avait de bons reflexes, et esquiva. La lame rebondit sur le sol et il commença à rire :

- Ma chère Miri… C’est moi qui t’ai appris ce mouvement. Tu crois vraiment que je ne m’y attendais pas ?

Du coin de l’oeil, la jeune femme vit Ukel serrer les poings, empli d’une colère dont elle ne le pensait pas capable. Du peu qu’elle savait sur lui, c’était un accident de laboratoire qui avait amorcé sa descente aux enfers. Étant donné qu’il venait d’apprendre que cet “accident” n’en était pas, sa rage était toute naturelle. Même le plus placide des hommes n’aurait pas réagi autrement. Par contre, Miri était loin de l’être. Cela faisait une vingtaine d’années qu’elle attendait de prendre sa revanche…

- Je vois que tout le monde ici a envie de s’étriper…observa le Laïzien. Si vous pouviez régler ça entre vous, je vous en serai très reconnaissant. Lenya ?

La Kiffar, qui paraissait elle aussi très en colère, fit :

- Il n’y a aucune chance pour que je vous donne l’artéfact…
- Tu travailles pour moi, Lenya, dit Valor d’un ton dur.

Elle cracha par terre pour signifier son dégoût.

- Plus maintenant. Je pensais que vous faisiez ça pour le peuple… Mais en réalité, vous cherchez le pouvoir. Je ne laisserai pas encore un psychopathe à la tête d’une planète.
- Réfléchissez. Si quelqu’un revendique le trône, la guerre s’arrêtera, opposa t-il. Je ne vous ai pas menti. Le résultat sera toujours le même.
- Et les Mastariens seront sous la coupe d’un fou, à ce que j’entends, rétorqua Fi. Nous ne méritons pas ça.

Silence. Chacun réfléchissait à ce qu’il allait faire, certains plus désorientés que d’autres. Anya n’avait pas prononcé un seul mot depuis le début, dans ses pensées. Pourtant, la question était simple. Lourde de consequences, mais simple.

À qui donner l’artéfact ?

Qui, de Valor ou de son frère, allait monter sur le trône de Mastaria ?
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Messagepar Super-Bern » Lun 14 Jan 2019 - 16:07   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Fi Kchabec

Quelques minutes plus tôt...


Dans le cargo de Faahiëo, tout le monde avait regagné sa chambre temporaire en attendant la suite des choses après que Lenya leur eut dit qu'elle s'en occupait. Fi s'était assis au bord de son lit, toujours en possession de l'artefact. Il le contemplait, tout autant impressionné qu'interrogatif. Il n'avait jamais entendu parler de cet objet, ni de ce à quoi ça servait concrètement, mais si ça pouvait arrêter la guerre civile de Mastaria, il ne le laisserait jamais tomber entre de mauvaises mains. Le destin de sa planète était peut-être entre les siennes, ce qui le fit déglutir. Tant de gens s'étaient sacrifiés pour mettre fin à une guerre que d'autres s'acharnaient à alimenter. Aujourd'hui, tout pourrait s'arranger grâce à un objet disparu depuis des générations. Il le retourna encore et encore dans sa main, inspectant chaque imperfection de cette mystérieuse boule rouge. Le plus intriguant était ce petit trou qui traversait la moitié de l'objet. Il n'était pas dû à un endommagement de l'artefact, il devait être là pour une bonne raison.

Il devait être là pour une bonne raison... Cette pensée préoccupa le Mastarien. Pourquoi lui-même était là? Pourquoi il avait accepté de faire partie de cette mission? Pour sauver sa planète natale? Évidemment, mais après? Pour venger ses parents? Il ne savait même pas comment ils étaient morts, les officiers des Défenseurs n'avaient pas voulu lui dire ce qu'il leur était arrivé. Alors, pour satisfaire les attentes du vieux Wihbe, qui l'avait sauvé de la rue? Un inconnu avait donné sa vie pour lui, jamais il n'aurait pu assez le remercier. Pour protéger Nas de cette même rue? Il avait échoué cette tâche et n'avait même pas pu lui offrir les adieux qu'il méritait. Enterré avec son arme, l'adolescent n'était qu'une victime de plus dans cette ville et ce n'était pas la peine de se laisser abattre par cette erreur de parcours. Fi avait déjà vécu plusieurs cas similaires où chaque victime n'était qu'une poussière parmi tant d'autres, mais aucun ne l'avait marqué autant que celui du Miraluka. S'il avait accepté qu'ils rejoignent l'équipe, c'est que Lenya leur avait promis que tout s'arrangerait. Maintenant, Cardan et Arty les avaient abandonnés, la femme qui pleurait le Sith avait été libérée par Miri et des chasseurs de primes avaient essayé de les tuer.

Au fond de lui, tout ça lui faisait peur. Il essayait tant bien que mal de ne pas le montrer, comme le lui avait appris son mentor, mais il sentait ses mains devenir moites. Il avait peur d'échouer, peur de perdre encore des alliés, peur de ce qui pourrait arriver. Il pensa à ses parents, à Wihbe et à tous les gens qu'il avait connus. Il s'était attaché à certains, d'autres n'étaient que des contacts qu'un contrebandier se doit d'avoir. Sans compter le Sith qui avait tué Nas et le Jawa qui voulait les voir échouer. Depuis quelques jours, la guerre civile avait pris une ampleur que Fi n'aurait jamais cru possible et il en était en plein centre. Pourquoi il était là? La seule personne qui pouvait lui donner des réponses était cette Kiffar. Fi se décida à se lever et cacha l'artefact dans une armoire en hauteur derrière son uniforme de garde.

Il se rendit à la chambre de Lenya et lorsqu'il s'apprêta à frapper, la porte s'ouvrit et la femme se tenait dans l'ouverture pour en sortir. Surprise, elle écarquilla les yeux une seconde en voyant le Mastarien devant elle.

- Je peux vous parler? demanda simplement Fi.

- Je dois rentrer les coordonnées avant, mais oui, tu peux me parler. Attends une minute...

Fi suivit Lenya à l'entrée du cockpit. L'air concentré, la Kiffar pianota des chiffres sur l'ordinateur de bord et enclencha le passage en hyperespace. Puis, elle se retourna vers lui, intriguée. Quand elle en ressortit, ils se retrouvèrent enfin seuls à seuls pour discuter.

- C'est à quel sujet?

- Je veux savoir, Lenya. Pourquoi m'avoir choisi? Pourquoi moi? Sur Mastaria, quand vous êtes entrée dans mon garage, pourquoi vous m'avez proposé de vous rejoindre? Et pourquoi Nas, le Miraluka? Vous saviez des choses sur moi et je n'ai pas posé de questions. Vous m'avez convaincu de vous suivre et j'ai accepté. Mais maintenant, il me faut des réponses. On a perdu plus qu'on a gagné et je n'ai même pas eu une seule stik de chance de retourner là-bas! Est-ce que je vais pouvoir revoir mon garage et ma maison un jour?

- Pour être franche... j'ai pensé que nous aurions besoin d'un local qui connaisse bien la situation. Quelqu'un qui sympathise avec les Défenseurs sans en faire partie. Quant à Nas... je le regrette. Normalement, j'ai un bon instinct dans ces situations, mais je n'ai vu en lui qu'un combattant supplémentaire, doté de la Force, et moins instable qu'Eslo...

Elle se racla la gorge et continua.

- Tu reverras ton garage, Fi. L'artefact est là pour ça.

- Je ne sais même pas ce qu'il faut faire avec! Vous le savez au moins?

- Non... mais je pense qu'il y a quelqu'un qui sait.

- Le Dug Samumbo? se rappela Fi. Vous avez un moyen de le contacter?

- J'ai pris la liberté d'échanger nos fréquences de comlink avant de partir.

La Kiffar sortit son appareil et entra le code de celui de leur compagnon resté sur Mastaria. Ils attendirent la réponse pendant une dizaine de secondes, mais la sonnerie du comlink ne s'arrêta pas.

- Désolée, fit-elle en rangeant le comlink dans sa poche. Les communications doivent être coupées ou... on ne peut pas savoir ce qui se passe là-bas. On trouvera bien un moyen de savoir comment s'en servir. Tu as vu le panneau chez Soylon? On sait déjà qu'il faut un échantillon de sang.

- Mais ce n'est pas assez précis, protesta Fi. J'ai peut-être une idée, mais comme je ne suis pas un Ranol, je ne veux pas trop m'essayer.

- Si tu me montrais l'artefact, on pourrait...

- J'aime mieux le garder en lieu sûr. Avec tout ce qui vient de se passer, je ne veux pas prendre de risque. Parlant de risque, vous avez des nouvelles de cette... Kanno?

- Aucune. Après ce qu'elle a fait au professeur Anto, on a décidé qu'il serait mieux de ne pas essayer de la retrouver. Elle est partie d'elle-même, après tout.

- Comme Arty et Cardan, pensa à voix haute l'humain.

- C'était leur choix. Ils ne devaient pas croire à la réussite de la mission. Pour ce qui est des autres, seul le temps nous dira s'ils resteront ou s'ils partiront.

- Si on survit à cette "mission". Je veux croire, sincèrement, qu'on a une chance de ramener la paix que les Mastariens essaient de rétablir depuis trente ans. Mais il y a trop de secrets dans cette équipe à mon goût.

- Chacun ici a ses motivations et quelque chose à gagner ou à perdre. Je ne connais pas en détails la vie de vous tous, je n'ai que les informations nécessaires, mais avec l'artefact, on est plus près que jamais de cette paix qu'est ta propre motivation. Et tu peux me croire, je suis de votre côté.

Lenya fixa pensivement son compagnon.

- J'espère que ça en vaut la peine, dit Fi en la défiant du regard.

Soudain, le cargo quitta l'hyperespace dans une onde de choc, Fi dut s'appuyer contre le mur pour ne pas perdre l'équilibre. Lenya retourna s'asseoir dans le cockpit et l'homme la suivit pour savoir où ils étaient rendus. Fi était estomaqué en regardant par la fenêtre. Au-dessus d'eux se trouvait, immobile, un vaisseau gigantesque, plus gros que tous ceux qu'il avait vus dans sa vie. Miri et Anya entrèrent lentement dans la pièce, les yeux levés vers l'engin spatial.

- Marr... lâcha le Mastarien, intérieurement intimidé par ce mastodonte.
Modifié en dernier par Super-Bern le Ven 19 Avr 2019 - 22:47, modifié 3 fois.
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Messagepar Dark GaGa » Ven 25 Jan 2019 - 15:43   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Un petit Interlude Kanno

Eteint.
Eteint.

La lame rouge retourne enfin au néant.
Allume. Eteint. Allume. Eteint.
Tu as le pouvoir.
Elle sourit, fière d'avoir enfin le contrôle de l'objet, et se redresse. Des cris proviennent du vaisseau. Elle se lève pour les rejoindre avant de se rendre compte que c'est impossible. Elle a tué l'un d'eux.
C'était des faibles… Tu n'as pas besoin d'eux…
La voix la rassure, après tout, elle est une Sith et les Sith n'ont jamais eu besoin de personne. À part d'un sabre laser rouge. Et d'un vaisseau. Le vaisseau de Washas est toujours disponible, quelque part en orbite. Il fait partie de sa dotation, de son héritage. Elle a conscience de la difficulté à poser un vaisseau sith sur cette planète pour pouvoir s'enfuir. Peut-être dans une zone isolée, qu'elle pourrait joindre par transport… Elle regarde ses poches, hormis son sabre et son collier d'esclave, elle n'a rien. Pas un crédit, pas d'affaires.
Elle observe les va-et-vient au sein du vaisseau. Impossible d'y retourner pour s'emparer du nécessaire. Ils sont nombreux, armés…
Tue-les.
Non, c'est trop dangereux.
Tue-les.

Le visage de Washas… Il rit...
Elle porte les mains à ses oreilles, puis se cogne contre le pilier, pour faire taire la tempête sous son crâne. Noir.

Lorsqu'elle se relève, le vaisseau est parti. Elle sent la colère bouillonner en elle. Ils m'ont abandonnée. Salauds !
Elle est seule, elle n'a pas un crédit. Les larmes se bousculent sous ses paupières.
Non !
Lady Kenasy attrape son communicateur.
- Ici Kenasy, code Krill, Rouge, Douze. Dégrippe tes rouages et viens me récupérer sur ce fichu astroport. Maintenant ! Débrouille-toi avec les crétins locaux, je veux pas le savoir.
Le droïd acquiesce mollement.
Elle fixe de colère le hangar vide. Je vous retrouverai et je vous ferai payer !

Une main se pose sur son épaule. Kanno se fige.
- Alors, qu'est-ce qu'on a là, fit une voix goguenarde dans son dos… Ce serait pas une resquilleuse ? Allez ma belle, tu vas venir avec moi…
Son cœur bat la chamade. Elle sent l'odeur poisseuse de l'homme, elle imagine son désir répugnant… toutes ses alarmes internes sonnent. Violeur. Non.
Lumière rouge. L'homme s'écroule, transpercé par le sabre qu'elle serre de toutes ses forces.
Oui… Le pouvoir… Tue !
Elle brandit le cylindre avec une joie explosive. Plus personne ne lui ferait désormais de mal. Le sabre lui donnait le pouvoir, le sabre lui donnait la puissance, le sabre lui donnait la sécurité.

Elle marcha d'un pas sûr vers la porte…

Fermée.
Welcome to the dark side, we lied about the cookies.
Endor is a lie! Long Life to the Emperor!
fic - emplois fictifs
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Messagepar darkCedric » Mar 19 Fév 2019 - 17:21   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Située au bord d’un des arcs urbains, la rue ne présentait aucune trace du combat qui s’y était déroulé. Seul la présence en amont de plusieurs droides B1 du syndicat attestait de ce qui s’y était passé. Narrac marchait d’un pas tranquille. En levant les yeux, il pouvait apercevoir le bord de la falaise, immense, couverte d’arbres, de mousses et de végétations en toute sorte. C’était magnifique. Xysh avait le regard vif, scrutant les alentours. Sa masse imposante fendait littéralement la foule, les passants étant trop heureux de s’écarter devant le Kaleesh. A peine prêtait-il attention au petit jawa qui marchait à ses côtés.

Les passants se firent plus rare à mesure qu’ils avançaient en direction de la boutique de Lwondo. Lorsqu’ils y arrivèrent, le jawa put en constater le triste état. Une partie de la façade avait disparue laissant un grand trou béant aux bords noircis depuis lequel on pouvait distinguer l’intérieur du magasin. Au moins, les débris avaient été nettoyés. Des droides ouvriers étaient déjà à l'œuvre pour refermer la brêche. Deux neimoidiens portant l’uniforme des forces des forces de sécurité se tenaient devant. Le jawa les vit s'animer lorsqu'il se dirigea vers eux.
— Seigneur Narrac, le salua le premier. Le commissaire Run vous offre ses salutations.
— Veillez le remerciez pour son attention.
Il lui jeta un crédit, que l’agent se hâta d’attraper.
— J’y manquerai pas, mon seigneur ! s’exclama-t-il avec son plus beau sourire.
Narrac pénétra dans la boutique. Il graissait déjà suffisamment la patte aux forces de l’ordre, mais générosité n’était jamais négligeable.

A l’intérieur, les choses étaient en mouvement. Des petits droides montés sur répulseurs flottaient un peu partout dans la salle, remettant toutes sortes d’artefacts sur les étagères. Celles-ci semblaient neuves. Narrac repéra le quarren derrière le bar, tournant le dos à l’entrée. Il semblait plonger dans le lecture d’un document. Il se retourna, et ses yeux s'agrandir en voyant les visiteurs.
— Seigneur Narrac, c’est un honneur de vous voir !

Il s’avança vers eux. Il boitait légèrement et il avait les épaules affaissés. Le jawa vit de grands cernes sous ses yeux.
— Tout le plaisir est pour moi, monsieur Lwondo. Comment se passe votre réinstallation ?
— Tous ces dégâts à ma boutique vont me coûter une fortune. Et que dire de ma réputation ! Mais venez, nous serons plus à l’aise pour discuter.

Le quarren le mena jusqu’à une petite salle des affaires. Lwondo l’invita à s’installer autour d’une table dans un fauteuil neuf et moelleux, tandis qu’il prenait place en face de lui.
— Alors seigneur Narrac, qu’est-ce qui vous intéresserait ? Ma boutique est peut-être en mauvaise état, mais j’ai de magnifiques artefacts en provenance de toute la galaxie !
— J’ai pu en voir un échantillon hier soir chez Aldor Soylon. Absolument fascinant ! Je n’ai pu m’empêcher de me demander lequel de ses trésors vous avait valu la visite de ces chasseurs de primes.

Le quarren se frotta les mains. Le sujet le mettait manifestement mal à l’aise.
— Oh. Une babiole en provenance d’une planète perdue...Mastaria je crois. Peut-être avez vous pu l’apercevoir hier.
— Oui, cela me revient. Très particulière. Comment vous l’êtes-vous procurer ?
— Mon ancien associé, Elvenen Qars. Il me l’a vendu avant de mourir.
Tu devrais être heureux que je ne t’envoie pas le rejoindre, rumina le jawa. Il avait entendu des rumeurs à propos de l’artefact. Des histoires, des légendes. Mais il n’avait pas prévu dans ses plans que cette maudite équipe le retrouve. La situation aurait pu rapidement lui échapper, s’il n’avait mis l’arkanienne sous sa coupe.

Le quarren reprit, légèrement agacé :
— Tout cela, je l’ai déjà raconté aux forces de sécurité. Alors ? Qu’est-ce qui vous cherchez ?
— Des réponses. Je sais qu’un groupe de personne était avec vous lors de l’attaque. Eux aussi étaient à la recherche de l’artefact mastarien. Je veux que vous disiez qui ils étaient.

Le quarren se redressa dans son fauteuil.
— Je ne vois pas de quoi vous parler ! s’écria-t-il. Si vous n’êtes pas là pour acheter l’un de mes artefacts, je vais vous demander de quitter ma boutique pour que je puisse retourner à mes affaires.
— Je crois que nous ne nous sommes pas compris Talsik, lui dit le jawa d’un ton nonchalant. Vous savez comment les choses se passent sur cette planète. Si vous voulez que votre réinstallation se passe sans remous, vous allez répondre à mes questions, et sans attendre.

Les tentacules du quarren frémir. Il jeta un coup d'œil sur le côté. Xysh, jusqu’alors immobile, s’était imperceptiblement rapproché de lui. Il déglutit.
— Je ne sais plus combien ils étaient, avoua-t-il. Il y avait un chagrien, une humaine, un jenet...
— Comment voulaient-ils se procurer l’artefact ?
— Ils voulaient l’échanger, contre un objet ancien. Un masque mandalorien.
— D’où tenaient-ils ce masque ?
— Je n’en sais rien moi ! Ils ont dû le voler !

Le jawa le dévisagea de ses yeux jaunes.
— Vous mentez très mal mon cher. On n’entre pas dans votre boutique comme dans une taverne ! Quelqu’un de votre connaissance était avec eux. Qui ?

Le quarren leva les mains.
— Très bien, très bien ! Je connaissais l’un d’eux : Faahieëo Oighnu.
— Qui est-ce ?
— Un voyageur. Il est expert en programmation holographique. C’est un excentrique. Il parcourt la galaxie à la recherche d’artefacts. C’est lui qui avait le masque mandalorien. Il a visité de nombreuses planètes. Coruscant, Alderaan. Tatooine...

Il appuya volontairement ce dernier mot. Narrac le fixa calmement, sans rien montrer de sa surprise.
— Merci de votre coopération Lwondo. Si jamais l’envie me prend d’acquérir des artefacts rares, je viendrai chez vous.

Il se leva et prit le chemin de la sortie, Xysh lui ouvrant la marche.
— Qu’est-ce qui vous intéresse chez ces gens ? demanda le quarren derrière lui.
Le jawa se retourna et lui sourit.
— Disons que j’ai une dette envers eux, et que je compte bien la payer. Au revoir Talsik.



***


Assis à sa droite sur la banquette arrière du speeder, l’un de ses informateurs, un falleen plutôt mince, évoquait ce qu’il savait.
— Il était au bar avec trois de ceux que vous nous avez demandé de surveiller : le chagrien, le jenet, et la kiffar. Il semblait connaître cette dernière : les deux étaient très proches.

La mystérieuse kiffar...Voilà qui est intéressant.
— D’après ce que le patron m’a dit , continua-t-il, c’est un habitué du bar. Il y vient pour faire des affaires et disputer des parties de sabacc.
— Il doit posséder un vaisseau, non ?

Le falleen hocha la tête.
— En effet, mon seigneur. Son vaisseau s’est posé au spatioport Dolfine il y a de cela trois jours, et a redécoller peu de temps après.
Narrac refléchit. Cela correspondait à l’attaque chez Lwondo. Voilà qui expliquait l’immobilité du traqueur, et la raison qui avait poussée ces chasseurs de primes à poursuivre un simple vaisseau marchands. L’équipe s’était dénichée un nouveau moyen de transport.
— Tu as fait du bon boulot, le félicita Narrac en lui glissant une somme importante de crédits. J’ai besoin que tu te renseignes à propos de plusieurs chasseurs de primes : un gand, un twi’lek, un gran et une mandalorienne. Ce sont eux qui ont attaqué la boutique de Lwondo. Vois ce que tu peux trouver sur eux.

Il savait qu’il y avait peu de chance de ce côté là, mais il tenait à ne négliger aucune piste
— Oui, mon seigneur s’inclina l’autre. Merci.

Le speeder s’arrêta au bord d’une rue déserte. Le falleen descendit et se fondit presque aussitôt dans les ombres du soir.
— Mes soupçons sont maintenant confirmés, déclara le jawa alors que le vaisseau reprenait les airs. Il y a bel et bien un troisième joueur dans cette partie. Reste à savoir qui il est et quel but il poursuit.
Toutefois, si l’artefact est essentiel à ses plans, je devrait rapidement le mettre hors jeu.

— Et ce Faahiëo ? exprima le Kaleesh à sa gauche.
— Il ne représente pas une grande menace. Mais j’aime savoir qui est dans le camp adverse.
Quelqu’un qui se rend volontairement sur Tatooine n’en est pas à son premier coup de soleil sur le crâne.

— As-tu des nouvelles de Mlle Opsoo ?
— Non, répondit Xysh. Elle ne m’a pas encore contacté.
Narrac se rembrunit. L’équipe avait quitté Cato Neimoidia la veille après avoir dérobé l’artefact. Aldor avait dissimulé le vol, mais le jawa n’était pas dupe. Et maintenant qu’ils avaient changé de vaisseau, il n’avait plus aucun moyen de les traquer.
Selon toute vraisemblance,cette équipe retournerait tôt ou tard sur Mastaria, et cela malgré les primes sur leur tête. Et leur mystérieux employeur sortirait alors de l’ombre...

La patience était la clé. L’arkanienne n’était pas essentiel à ce stade son plan. Mais bientôt, toutes les pièces pourront jouer leur rôle...



***



Le chauffeur arrêta le speeder devant le casino. La lumière qui en provenait pourfendait la nuit noire. L’établissement appartenait à Narrac. Le monde du jeu était des plus lucratifs, et un bon moyen d’écouler de l’argent sale. Xysh descendit du speeder le premier et le jawa se laissa tombé en douceur derrière lui. Les trois gardes du casino les laissèrent passer avec un signe référentiel.

A peine était-il rentrer qu'il vit le maitre d’hôtel fondre sur lui. Sans doute avait-il été informé de son arrivée.
- C’est un plaisir de vous voir monseigneur, dit le Mikkian d’un ton servile. Que puis-je faire pour votre service ?

Les tentacules qu’il possédait à l’arrière du crâne bougeaient légèrement, comme un voile flottant.
- Rien d’important, je suis venu voir si mes clients s’amusaient. Retournez à votre poste, le congédia le jawa d’un ton conciliant.

La salle circulaire était bondée. La plupart des clients étaient dispersés autour des différentes tables de jeux. Il y avait beaucoup de nouvelles têtes ce soir là. La plupart étaient des invités d’Aldor Soylon, voulant sans doute profiter un peu plus des plaisirs de la planète que leur fortune leur offrait. Des serveurs portant l’uniforme de l’établissement circulaient avec des plateaux débordant d'apéritifs de luxe et d’alcool de premiers choix. Des danseuses s’approchaient des clients en faisant jouer leur formes, de grands sourires de façade sur leur visage. A droite, sur la scène disposée en arc de cercle, un groupe de musiciens rodiens s’était lancé dans un morceau endiablé.

Narrac aperçut la rodienne rencontrée chez Aldor, Jalde Modres. Elle observait d’un œil attentif une partie de sabacc, une coupe à la main. Plus loin, un neimoidien riait de bon cœur devant une table de dés de chance. Les clients rassemblés autour de la table l’applaudissait alors que l’employé poussait les jetons vers lui. Une danseuse twi’lek entourait sa poitrine de ses bras, sa tête sur son épaule. Les vêtements légers qu'elle portait ne dissimulait presque aucune partie de sa peau bleue nuit, sur laquelle la lumière jouait.

Narrac s’avança. Son arrivée ne passa pas inaperçu. Les clients lui serrèrent la main, échangèrent quelques paroles affables. Jalde Modres lui parla un peu de la soirée de la veille et des nouveaux implants de Flax Technologies. Djiyilïse vint le féliciter pour la richesse de sa tenue. Quant au neimoidien hilare - un gros bonnet du syndicat des marchands - il échangea quelques plaisanteries. Narrac rit pour la forme, tout en évitant de regarder la twi'lek.
Il s’installa finalement à proximité d’une table de dés antigravitationnels. La chaise réglable lui permettait d’être à la même hauteur que les autres, restés debout . Une importante foule était massé tout autour la table, les yeux fixés sur la partie, chuchotant entre eux.

Le jawa aperçu bientôt celui qu’il cherchait. L’humain se faufila sans se faire remarquer et vint se placer debout à côté du jawa. Sa tenue sobre et terne jurait avec la richesse du lieu. Une barbe de trois jours lui épousait la mâchoire.
- La livraison avance ? glissa Narrac tout en gardant les yeux rivés sur le jeu.
- Les gars s'en occupent, lâcha Eldar à voix basse.
- Quand est-ce que ce sera prêt ?
- Dans deux semaines, je dirai. Y a beaucoup de matos à charger.

Tout en parlant, le jawa promenait son regard sur la salle. Une zeltronne attira son regard. Elle portait une simple tenue noire qui moulait ses formes. Elle était vraiment jolie. Son visage anguleux, ses formes, ses l...

Il se reprit. Phéromones jura-t-il intérieurement. Il détestait cela. Une grande partie des hommes du casino s’étaient tournés vers elle. Narrac détourna les yeux, et se recentra sur la discussion. Il ne voulait pas penser à Denaerys. Il ne voulait pas ! En fixant la zeltronne, il avait eu l’impression...
- Il faut que tu commences les livraisons d’ici une semaine, lâcha-t-il d'un ton sec à son homme de main, et tant pis s'il te faut faire plusieurs voyages. Sur place, il te faudra prendre une cargaison de glastinum.
- Très bien. Mais il faut que vous sachiez que le syndicat commence à mettre son nez là où il faut pas.
- Je m’occupe du syndicat. Contente-toi d'amener la cargaison à mes contacts sur la planète. Et ramène moi le glastinium en bon état. Sois prudent : la guerre a repris de plus belle.

Et tu peux me dire merci pour ça.
- Vous faites pas de bile, jusqu'ici j'en suis revenu à chaque fois. C'est pour ça que vous me payez, ricana-t-il. A plus patron !
L’homme disparut dans la foule. Plus loin, le neimoidien poussa un cri de rage alors que l’employée ramenait ses gains dans la cagnotte. Le jawa esquissa un sourire. Et voilà pour ma poche...

Il resta un moment à regarder la partie de dés puis pris congé de la table. Il se glissa entre une rangée de tables de sabaac, lorsqu'il revit la zeltronne, qui arrivait dans l’autre sens. Elle marchait d’un pas rapide, tenant la main d'un neimoidien. Narrac reconnut en lui l’un des actionnaires d'Aldor Soylon. Les phéromones de la zeltronne semblaient faire plus qu’effet sur lui. Celle-ci passa à quelques pas du jawa et coula vers lui un regard de mépris. Il le lui rendit tandis qu’elle s’engouffrait avec son client dans l’élévateur menant aux suites. Pour qui se prenait celle là ? Sur Tatooine, nous n’avions que des portes en bois, mais le principe était le même.

Le jawa aperçut plusieurs de ses connaissances autour d’une table de roulettes et s’y dirigea.
- Seigneur Na'rrac'sev, quel agréable surprise de vous revoir, le salua Kyez Capioidia alors que le jawa s’approchait de la table.

Xysh tira une chaise à son attention et Narrac y prit place.
- Un plaisir partagé, mon ami, dit-il d’un ton jovial. J'espère que vous vous plaisez ici
- Comme vous pouvez le voir, nous passons un moment appréciable en ce lieu.

Le pantorien désigna d’un geste de la main les autres joueurs, rassemblés autour de la table. Il y avait là une population hétéroclite. Narrac les connaissait tous, de près ou de loin.
- Vous m'en voyez ravi. Il m'est toujours agréable de voir que les clients passent un bon moment dans mon établissement. D’autant plus lorsqu’ils y dépensent leur argent, ajouta-t-il sur le ton de la plaisanterie.

Les membres de la tablée partirent d’un rire léger.
- Comment vont vos affaires mon cher ? lui demanda Narrac sur le ton de la discussion.
- Elles se portent bien, nos investissement dans la bordure médiane commencent à être rentable. Avec un peu de chance, nous aurons un besoin de fond de roulement faible cette année.
- Voilà une bonne nouvelle !

Le pantorien sourit.
- Mais que me vaut donc le plaisir de votre présence ?
- Nos discussions me manquaient, mon ami. Et je tenais à constater par moi même si vous passiez une bonne soirée, lâcha-t-il d’un ton nonchalant tout en promenant son regard sur l’assemblée.

Il vit les portes de l’élévateur s’ouvrir dans l’un des angles de la pièce. La zeltronne en sortit prestement. Sa main droite était serrée sur...quelque chose. Le jawa n'aurait sû dire quoi. Et aucun trace du neimoidien. Elle s’engouffra dans la foule des clients, bousculant un rodien qui lui lança des quolibets rageurs, le contenu de son verre s’étant répandu ses habits de luxe, et sortit en trombe du casino. Il y a du louche là- dessous...Et je n’aime pas ça.

Xysh l’avait également suivie du regard. Lui aussi avait remarqué que quelque chose n’allait pas. Narrac lui fit un léger signe de tête et le kaleesh partit en direction de l’ascenseur.
- Quelque chose ne va pas ? demanda Kyez.
- Oh, les petits tracas habituels, rien de bien inquiétant, balaya-t-il d'un geste de la main.
- Tant mieux. Que devenez-vous avec le temps ? Cela doit faire de nombreuses rotations que nous ne sommes pas croisés, glissa-t-il.

Il avait raison. J’ai été beaucoup sur Mastaria ces derniers temps. Et sans doute me faudra-t-il bientôt y retourner.
- Et c'est bien dommage à mon gout. Mais de nombreuses affaires occupent mon attention et m'obligent à voyager.
- Toujours dans le glastinium ? lança le pantorien en finissant son verre. Je dois avouer que vous vendez un des plus pur de toute la galaxie connue.

Ce qui est normal, étant donné qu’il n’en existe pas ailleurs. La substance était unique à Mastaria, mais le jawa n'en souffla mot. Le pantorien n'avait jamais été particulièrement retors.
- Vous me flattez mon ami. Je suppose donc que vous comptez encore m'en acheter ?
- Je n'ai point le choix si je veux continuer à me développer dans la bordure médiane. Je serai ravi de m'en procurer de nouveau auprès de vous.
- C'est une matière rare et précieuse comme vous devez vous en doutez, badina Narrac, et vous n'êtes pas le seul à en vouloir. Mais vous êtes un homme chanceux : une nouvelle cargaison devrait très bientôt arriver.
- Ah ! Vous m’en voyez ravi.

Xysh venait de surgir de l’élévateur. Le jawa le vit se diriger vers lui. Le kaleesh se pencha à sa hauteur et lui murmura à l’oreille.
- Le neimoidien est mort. Elle a usé d'un sabre laser.

Narrac sentit une sueur froide lui descendre dans le dos. Non. Pas ici. Il se tourna vers ses invités.
- Je suis désolé mes amis, mais une affaire importante m'appelle. Profitez de la soirée !
- Merci bien. Je vous recontacterai d'ici peu, le salua Kyez.

Le jawa glissa de sa chaise et se dirigea vers la sortie, Xysh à ses côtés.
- Retrouve-la, lui glissa-t-il d’un ton pressant, et amène la moi. Vivante de préférence. Si elle a un lien avec les sith de Mastaria, il ne faut pas la laisser s’échapper.
Le kaleesh hocha légèrement la tête s’engouffra dans la nuit. Narrac se détourna de la sortie et héla le maitre d’hôtel. Il avait une chambre à faire nettoyer.
Modifié en dernier par darkCedric le Dim 24 Fév 2019 - 14:31, modifié 1 fois.
Qu'est-ce que le visage de la lâcheté ? Un postérieur qui déserte le champ de bataille !
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Messagepar Dark GaGa » Ven 22 Fév 2019 - 14:33   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

KANNO (dans le métro)

Le sabre… Le sabre donne le pouvoir.
Il ne peut plus rien lui arriver tant qu'elle le tiendra serré dans son poing. Le sabre peut tout. Elle regarde avec satisfaction le cadavre au sol.
Troisième du jour. Elle devient un vrai Sith.
Elle s'empare rapidement des créditubes : une fortune. De quoi payer largement le train vers le lieu d’atterrissage. Quelque chose brille autour du cou du Neimoidien, elle détache l'amulette et la glisse dans sa poche.
Les Siths ne demandent pas, les Siths prennent.
Le regard doré de Washas, les mains de Washas sur son corps… Non !Le corps de l'homme dans l'entrepôt, celui du Neimoidien, Washas… Elle crispe le cylindre de métal tiède dans sa main tremblante
Reprends-toi.
Elle vide lentement ses poumons pour reprendre ses esprits, il ne faut pas tarder, le vaisseau l'attend.

La porte. Elle avait cru qu'elle resterait enfermée là, avec ce cadavre puant, lorsque le sabre avait pris vie dans ses doigts pour cisailler de lui-même le métal. Elle avait couru dans les couloirs sales de l'astroport, jusqu'à se retrouver à l'air libre.

Perdue.
La planète est vaste et elle ne sait pas où aller. Elle sent les regards se poser sur elle, sur sa combinaison noire qui moule ses formes, irrésistiblement attirés par les phéromones qui se dégagent d'elle.
Il te faut de l'argent.
Lady Kenasy fait apparaître dans sa mémoire l''image d'un bâtiment. Un casino appartenant à un allié, ou à un ennemi de Washas, un endroit où il y avait de l'argent sale, donc des gens peu enclins à protester s'ils en étaient dépouillés
Use du pouvoir.
Elle sourit au conducteur du speeder puis monte derrière son dos. Lui susurre le nom du lieu. L'homme ricane.

Tue !
C'est tellement facile. Allume, plante, éteint. Elle s'est débarrassé de son chauffeur entreprenant, puis se prépare à en faire autant avec son distributeur de crédit sur pattes.
Elle l'a repéré à une table de sabacc, le vainqueur. C'était facile, l'homme gagnait, désirait un trophée et son sourire et sa biochimie ont fait le reste.

Vite...
Personne ne doit te voir...

Elle s'est faufilée vers l'élévateur, tenant l'imbécile par la main, interrompue par un petit obstacle sur le chemin. Petit, encapuchonné, les yeux comme deux phares et une odeur infecte. Elle avait réprimé l'envie de shooter dedans, mais ce n'était pas le moment de se faire remarquer en bousculant un pauvre esclave.
Pauvre petite chose.

Vite. Fuis. Prends un air décontracté.
Les crédits, l'amulette, le sabre dans la main. Elle était libre. Libre. Elle embrasse doucement le tube d'acier. Le sabre donne le pouvoir, le sabre brise ses chaînes.
Attendre que l'homme se tourne, enfoncer la lame écarlate dans ses chairs, trancher… Pas de sang. C'était propre, sans un bruit. Jouissif.
Plus personne ne lui ferait du mal tant qu'elle le tiendrait. Elle avait le pouvoir, elle écraserait tous ces puants qui espéraient abuser d'elle.

Je suis plus une victime.
Le métro. Trancher la main de l'homme qui tente de caresser ses fesses. Trancher l'homme. Quatre. Toiser les autres de ses yeux jaunes. Brandir la lueur rouge du pouvoir. Les regarder fuir au prochain arrêt. Rire. Se perdre dans la foule. Tuer quelqu'un au hasard dans un couloir vide. Cinq. Tuer quelqu'un d'autre parce que c'est drôle. Six. Tendre la main et sentir le pouvoir s'écouler d'elle alors que s'ouvrent les portes automatiques sur son passage. Embrocher un clochard qui la traite de pute. Sept. Arriver dans le hall. Laisser un homme s'approcher, lui faire des compliments, se laisser embarquer dans un coin sombre. Se laisser caresser. Poser l'embout du cylindre contre les côtes. Allumer. Éteindre. Donner un coup de pied dans le corps qui s'effondre en gémissant. Trop bruyant. Trancher la tête. Huit.
Entendre des cris, une alarme. Héler un speeder. Se serrer contre le corps chaud de l'homme, caresser son ventre plat. Allumer le sabre. Neuf. Prendre les commandes. Sentir le vent sur ses joues, le vent de la liberté. Trouver le vaisseau. Couper en deux le curieux qui proteste parce qu'elle s'est garée sur son terrain. Dix. S'envoler…

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Messagepar Lynne » Mer 20 Mar 2019 - 22:37   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Pendant quelques secondes, il y eut un silence édifiant, avec des regards échangés furtivement. Finalement, Sorvairs lâcha un :

- Moi, je vote pour qu’on se barre. Avec le gentil.

Ney, qui n’attendait que cela, se mit en mouvement vers le vaisseau de Lenya, sans que les autres membres de l’équipe n’aient réellement leur mot à dire. Mais Miri avait déjà pris son parti : tout serait mieux que Valor. D’autant plus qu’on commençait à leur tirer dessus…S’abritant de justesse derrière la coque du cargo, elle se précipita à l’intérieur, suivie de très près par Fi et Ukel. Dans la bousculade, elle se cogna contre Anya, qui ne dit rien, et vit la Kiffar se mettre au poste de pilotage, avec Faahëio en copilote.

- Décollez, décollez ! s’écria Ukel alors qu’ils se faisaient canarder.
- Oui, ça vient !

Lenya fit rugir les moteurs et fonça vers l’espace.

- Quelles coordonnées ? marmonna Lenya.
- Mastaria, suggéra Ney.
- C’est pas vous le boss, maugréa Miri, pour la forme. Mais va pour Mastaria. On y allait, de toute manière.

Quelques secondes plus tard, ils étaient en hyperespace. Leur départ en catastrophe, motivé par l’envie de ne pas se faire tuer, ne leur avait pas donné l’occasion de réfléchir aux implications. Ils avaient désormais choisi un camp… Mais tout le monde ne paraissait pas l’entendre de cette oreille… Fi se leva et confronta Ney, qui se faisait plutôt discret depuis leur départ :

- Qu’est-ce qui me dit que vous êtes digne de confiance ?

Il soupira :

- C’est une longue histoire…
- On a tout notre temps, fit-il.

Il hocha lentement la tête et prit une profonde inspiration, avant de commencer son récit :

- Lors du coup d’état, j’ai réussi à fuir avec mon frère… Et nous sommes arrivés sur Nar Shaddaa. Il s’est passé quelques années avant que j’arrive à partir de là, et je n’ai pas pu emmener Valor. Peut-être que les choses auraient été différentes, si je l’avais fait… Ensuite, j’ai essayé de vivre ma vie, en oubliant Mastaria, et mon frère. J’étais persuadé qu’on ne se reverrait plus jamais… Il y avait toujours un petit boulot pour un jeune homme débrouillard. Finalement, de fil en aiguille, j’ai finir par intégrer les forces de sécurité de Coruscant, au service informatique… Je n’ai jamais été un guerrier, et je n’ai jamais fait du mal à quiconque. Au contraire, toujours derrière mon poste… Et j’ai découvert ce que Valor avait fait, quand il s’est fait emprisonner. Alors, j’ai remonté sa trace aussi loin que j’ai pu, discrètement. Ce n’était pas facile, il se couvrait bien. Quand il a été libéré, je l’ai surveillé : je le perdais parfois, mais il réapparaissait toujours. Et j’ai découvert qu’il s’intéressait de nouveau à Mastaria, et que ça ne pouvait pas être bon. Un homme comme celui qu’il était devenu au pouvoir… Ce serait à peine mieux que la guerre civile de maintenant.

Il laissa échapper un petit rire.

- Je ne sais pas si c’est le sens du devoir sacré du prince de Mastaria, ou je-ne-sais-quoi de ce genre, mais j’ai finalement eu le courage de faire quelque chose. Un jour, je me suis fait passer pour lui pour mettre un mouchard dans son système… Et c’est comme ça que depuis, j’ai pu suivre tout ce qui se passait. J’ai vu qu’il a recruté une troupe, vous, pour faire le boulot, et j’ai décidé de faire de même pour le contrecarrer. Les chasseurs de primes avec qui vous avez fait une rencontre déplaisante… J’ai bien peur que ça soit moi.

Sarcastique, Miri fit remarquer :

- Un point en moins pour le rôle du gentil.
- Eh bien, pour ma défense, vous n’êtes pas exactement des saints non plus… Sauf peut-être monsieur Anto. Mais je ne pouvais pas laisser l’artéfact tomber entre les mains de Valor. Il s’est trouvé que vous avez tout de même réussi à déjouer leurs attaques, alors j’ai changé de stratégie.
- Tout ça est bien joli, mais ça ne nous dit pas si vous êtes dignes de confiance ou non, reprit Fi. J’ai l’artéfact, et je ne compte pas le donner à n’importe qui.

Ney eut un sourire sybillin.

- En passant le fait que je ne suis pas n’importe qui… Vous n’avez pas exactement le choix. Non pas que je vous force, je suis en infériorité numérique, mais… Il y a deux Ranol encore vivants qui peuvent se servir de l’artéfact pour stopper la guerre. Moi, et Valor. Valor veut vous tuer, maintenant qu’il croit que vous êtes avec moi, et de toute manière je crois que c’était son plan de vous éliminer une fois l’artéfact remis. Et c’est un psychopathe.
- Je confirme, fit amèrement Miri.
- Alors…à moins que vous ne vous souciez pas de Mastaria, je suis le meilleur choix. Je ne vous dis pas que je suis parfait, mais entre un ennemi connu et un inconnu, il vaut mieux parier sur l’inconnu.
- Heh, moi j’ai toujours préféré Ney, commenta Sorvairs. Et étant donné que je suis le seul à avoir connu les deux... Je peux dire que Valor est une raclure, et que Ney est trouillard, mais c’est un bon gars.
- Hé !

Les membres de l’équipe se consultèrent du regard, puis se tournèrent vers Fi. Ils savaient tous que c’était à lui que revenait la décision finale. C’était sa planète, et c’était lui qui aurait à subir les conséquences directes de ce choix. Ney eut un grand sourire lorsqu’il acquiesça.

- Je promets que vous n’aurez pas à le regretter ! Une dernière chose… Si vous voulez partir… Je ne vous retiens pas. Je sais que mon frère vous a appâté avec de l’argent et des promesses, et je suis pas sûr de pouvoir vous offrir tout ça…
Super-MJ à votre rescousse !
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Messagepar darkCedric » Mer 10 Avr 2019 - 13:05   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Un vide vertigineux l'entourait. Le jawa se tourna de tous les côtés, sans apercevoir autre chose que cet univers blanc, qui semblait s’étendre à l’infini. Il marchait, sans savoir où il allait. Quelque chose attira tout de même son attention. Une silhouette d’un blanc plus sombre se découpait au loin. Non, impossible... Il l’aurait reconnu entre tous. Il se mit à courir dans sa direction.

Il s’arrêta à quelques mètres d’elle. Elle était resplendissante, comme toujours, et lui souriait tendrement. Le jawa prit sa main, incapable de dire un mot. Il remarqua l’entaille qu’elle avait au cou. Doucement, ses doigts vinrent l’effleurer.

Du sang en jaillit comme une fontaine et le jawa sentit le liquide chaud et épais lui éclabousser le visage. Il lâcha sa main et recula précipitamment. Le sang continuait de couler le long de son cou gracieux, offrant un contraste sanglant avec sa peau immaculée.
- Tu m’as tuée, lâcha Denaerys. Des bulles de sang se formaient dans l’entaille alors qu’elle parlait.
Son cou devenait peu à peu pourpre, remontant jusqu'à son visage.

Soudain, son crâne s’ouvrit en deux. Sa peau s’effrita, tomba à ses pieds comme de la chair morte. Ce n’était plus Denaerys qui se tenait devant lui. C’était Miri Kosvar. Miri Kosvar, et ses cheveux d’un noir astral.

Narrac sentit la rage montée, l’envahir. Il aurait voulu lui bondir au visage, lui arracher les yeux et les lui faire avaler. Mais il était incapable d’esquisser le moindre mouvement. La jeune femme s’approcha de lui, sans se presser, sans qu’il puisse faire autour chose que la fixer d’un regard haineux. Elle le poussa au sol et ses deux mains se serrèrent autour de son cou. Narrac sentit leur étreinte mortel dans sa chair.

Il tenta de reprendre son souffle, pour seul résultat un sifflement douloureux de sa gorge. Je suis en train d'étouffer, songea-t-il, incrédule. Il avait pourtant été formé pour ne pas succomber de suite à un étranglement. Lors de son arrivée dans la guilde des Rakgoules, on lui avait injecté un produit qui contractait les muscles de la gorge : seul une quantité infime d’air pouvait alors passer dans les poumons, au prix d’une grande douleur. On l’avait laissé ainsi une semaine, avant de l’estimer digne de commencer sa formation d’assassin.
Et pourtant, il se sentait partir

Penchée sur lui, l’ancienne assassin eut un mince sourire et souffla :
- Je ne crois pas que vous puissiez me prendre de haut.

Alors, il étouffa et se noya dans le noir.




***



Le jawa se réveilla en sursaut, le souffle court. Il se redressa, et il lui fallu quelques instants pour reprendre ses repères. Il se trouvait dans sa chambre, à l’intérieur de sa villa de Cato Neimoidia. La pièce était de grande taille : une penderie métallique se trouvait à droite de l’entrée. En face, une fenêtre s’ouvrait sur les jardins en contrebas. Une étagère en métal était accrochée à côté de son lit. Plusieurs objets étaient posés dessus, souvenirs de sa vie en tant qu’assassin.

Le lit était un gigantesque ouvrage en bois, magnifiquement ouvragé. Deux dragons Krayt étaient finement sculptés de chaque côté de la tête et arboraient une dorure. Le jawa se sentait tout petit, perdu dans ces confortables draps de soie. Il détailla la place à côté de lui. Un oreiller, vide, était toujours posé. Il avait oublié de dire à ses servantes de l’enlever. A moins que ce soit un oubli volontaire : cela lui rappelait qu’elle n’était plus là.

Tu l’a tuée, murmura une part de son esprit. Tu t’es servie d’elle, comme tu te sers de tout le monde. Tu l’as prise pour un vulgaire pion.

Il serra les poings. Je n’ai pas besoin d’un vulgaire oreiller pour me souvenir d’elle. Il avait revu sa meurtrière trois jours auparavant, lors du vol de l’artefact. L'arrogance dont elle l'avait abreuvé n'avait fait que renforcer sa rage. Il avait eu envie de la tuer sur le champ, mais cela aurait ruiné son plan. Le plaisir était dans la chasse, pas dans la capture. Tôt ou tard, elle tomberait entre ses mains.
En attendant, le jawa avait d’autres soucis...

Il écarta les draps et sauta du lit. Le sol était glacé. Il s’avança. La penderie s’ouvrit sur un ensemble de robes noires. Narrac en saisit une où se mêlaient des fils d’ors et d’argent, rabattit la capuche sur sa tête et descendit aux cuisines.

Ses servantes se mirent rapidement au travail et il ne fallut guère de temps avant qu’une multitude de plats ne viennent enrichir sa table. Narrac jeta son dévolu sur un morceau de viande saignant.

Il vit du coin de l'œil l’ombre de Xysh se porter à ses côtés. Le kaleesh ne souffla mot. Si son corps n’exprimait rien, le jawa pouvait imaginer la colère qui brillait dans ses yeux. Son garde du corps était furieux contre lui même. Il s’en voulait encore d’avoir laissé s’enfuir la zeltronne, la veille au soir. Narrac pouvait le comprendre. Les cadavres qu’elle avait laissée derrière elle l’avait mis dans une fureur folle. Il avait passé la soirée à arpenter cette même pièce, scrutant depuis la baie vitrée les mouvements des véhicules des forces de sécurité.

Elle a touché à mon casino, à ma planète ! C’était au centre de son influence que la zeltronne avait porté un coup. Les nombreux morts qu’elle avait fait avait toutefois permit de se débarrassé sans soucis du corps du neimoidien sans éveiller les soupçons.

Mais il avait appris des choses. Si Xysh n’avait réussi à l’attraper, il avait réussi à la voir décoller. Et surtout, à identifier son vaisseau. Il s’agissait de celui du défunt apprenti sith de Mastaria. La zeltronne avait un lien avec lui et la guerre civile. Mais quel genre de sith tue sa victime au lit ? Et que dire de ce massacre en ville ? Ce n’était pas l’oeuvre d’un sith. Plutôt d’une dérangée.

Connaissant Xysh, il avait dû s’en rendre compte lui aussi, et cela n’avait dû faire que renforcer sa colère. Toutefois, si jamais le vaisseau se posait sur Mastaria, il serait rapidement informé. Cette zeltronne représentait un élément imprévisible, qui pouvait se révéler dangereux.

Sur place, la guerre avait empiré : les Bourreaux, toujours sans chef, avaient lancé des attaques sur les gisements de Glastinum pour répondre aux assauts des Défenseurs. Ces derniers devaient faire face à des émeutes, après que Narrac les aient convaincu d’effectuer une conscription dans la population. La situation devenait de plus en plus chaotique, et les deux camps devaient plus que jamais s’appuyer sur leurs armes.

Il devait s’assurer que le conflit continue sur cette voie. Et que cette équipe et leur mystérieux employeur ne puissent l’empêcher. Il va bientôt être l’heure de régler nos comptes, Mlle Kosvar. Il s’imagina lui arracher la peau petit à petit, alors que son couteau découpait la viande. Cette idée le fit sourire.

Le jawa piqua un morceau de sa fourchette et le porta jusqu’à sa bouche. Ses petites dents mordirent dans la chair saignante. Il se délectait du goût sur sa langue, que la sauce ne faisait qu'embellir, lorsque l’holo-communicateur installé sur la table sonna.

- Vous devriez répondre, monseigneur, lui conseilla Xysh tandis que l’appareil continuait d’émettre des bips frénétiques.
- Je mange, Xysh, commenta Narrac en finissant de mastiquer un second morceau.

Il appuya toutefois sur le communicateur pour en voir la source. Le nom de Mastaria s’afficha. La communication ne provenait pas d'un de ses hommes. Cela ne pouvait être qu’un membre des Treize. Les dirigeants des deux milices étaient les seuls à avoir accès aux transmissions inter-galactiques, et encore, avec beaucoup de difficultés. Seul une urgence pouvait expliquer cela.

Le buste bleuté d’Ejan Nilomu apparut sur la table. La transmission était médiocre et l’image était parcourue de parasites. Toutefois, le jawa pouvait distinguer l’appréhension sur le visage de l’ancien ministre des Finances.

- Seigneur Narrac, s’exclama-t-il. Nous avons un problème urgent...
- Est-ce en rapport avec le conflit ? demanda le jawa avec une intonation impassible.
- Oui ! Nous avons reçu il y a quelques jours des informations d’une source inconnue : des versements d’argents entre entreprises et diverses actifs. La source fait le lien entre vous et le financement en armes des Bourreaux.

Le jawa se figea. Xysh lui même ne put s’empêcher d’avoir un mouvement de surprise. Non, pensa le jawa. Ce n’est pas possible ! Il avait dissimulé ses activités avec les Boureaux au mieux, se servant d’une société écran dont il avait éparpillé les actifs et confié la direction à des hommes de confiance. A sa connaissance, ils étaient les seuls au courant avec lui-même et auparavant Dena qui supervisait l'ensemble.

Il reprit d’une voix posé :
- Il doit s’agir d’un stratagème des Bourreaux. Ils sont en infériorité et tentent de nous divisés pour reprendre l’avantage.
- C’est ce que j’ai tenté d’expliqué au conseil, seigneur Narrac. Mais le général Kix veux profiter de cette affaire pour vous destituer. Il se sert de votre absence et des émeutes ayant eu lieu contre nos forces pour faire pencher le conseil en sa faveur !

Enfoiré de falleen ! jura le jawa mentalement. J’aurais dû le faire tuer depuis bien longtemps. Si seulement cette équipe ne l’avait pas libéré !

- Quand Kix compte-t-il agir ?
- Il attendra que le général Rodada soit revenu du front, d’ici quelques jours.
- Je serais là avant lui. Merci de m’avoir prévenu, mon ami.

Il coupa la communication. Mon ami. L’ancien ministre n’était pas son ami, tout juste un outil, et son geste n’avait rien de loyal. Narrac lui avait versé de nombreux pots de vin pour obtenir son soutien : ses collègues du conseil ne serait pas ravis de l’apprendre, surtout si l’argent provenait de l’ennemi. Nilomu jouait sa tête autant que la sienne dans cette affaire.

Qui a bien pu leur envoyer ces informations ? Qui a pu faire le lien ? Ces chasseurs de primes ? Ou bien l’Equipe de Kosvar ?
Il se mit debout sur chaise et se tourna vers le kaleesh :

- Contacte Mlle Opsoo !
- Je suis désolé. Elle est toujours injoignable, monseigneur.
- Merde !

Sa main balaya la table d’un geste rageur, éjectant les assiettes, répandant morceaux de viandes et sauces sur le sol. Il saisit sa coupe en argent et la projeta contre le mur derrière lui.

- Disparaissez de ma vue ! cria le jawa en direction des servantes qui se pressaient à quatre pattes pour ramasser les dégâts.

Celles-ci, apeurés, s’enfuirent vers les cuisines. Le jawa les regarda sortir et crispa les dents. Ses petites mains serrèrent le bord de la table.

- Cette zeltronne, et maintenant ça... Je croyais contrôler la situation ! éructa-t-il. Je croyais contrôler cette guerre !

La faction des Défenseurs était trop importante pour ces plans : il ne pouvait laisser son contrôle lui échapper ! Ce serait la fin de ses affaires sur Mastaria.

Le kaleesh s’approcha de lui et sa main se posa sur son épaule dans un geste de sollicitude.
- Vous devez vous calmer, monseigneur. Cela ne vous ressemble pas.
- Tu as raison.

Il se rassit et l'alluma l’holo-communicateur pour contacter l’un des responsables de ses ventes chez les Bourreaux. Il devait agir

Lorsqu’il fut au courant de la situation, l’humanoïde se confondit en excuse.
- Pardonnez moi, mon seigneur ! Je ne sais pas comment quelqu’un a pu obtenir toutes ces informations... Si vous le souhaitez, nous pouvons dissoudre la société et les actifs, et en créer une autre.
- C'est une bonne idée. Toutefois, j'ai d'autres services à vous demander.

Il savait comment retourner la situation à son avantage.

- Avant de démanteler l'entreprise, je veux que vous créiez de fausses preuves menant naturellement à un seul homme. Je vous transmet les informations nécessaires.
- Je suis à vos ordres, monseigneur. De quel homme s’agit-il ?
Le sourire du jawa s'agrandit.

Lorsque la communication fut coupée, Narrac se laissa retomber contre son fauteuil, satisfait. Lors de son retour sur Mastaria, il aurait une solide défense contre ses accusateurs. Certes, son influence sans trouverait réduite pour un temps, ce qui pouvait s’avérer gênant avec tous ces imprévus, mais c’était gérable.

Il lui faudrait également renoncer à influencer les Boureaux via sa société écran, mais ce point était négligeable Il n’y avait plus de sith sur Mastaria pour faire pencher les votes du côté opposé : le général Rek et les bellicistes remporteraient la présidence, et la guerre s’accélérerait plus encore.

- Xysh, dis-leur de commencer à préparer ma navette. Je veux partir dès ce soir pour Mastaria.


***



Les forces de sécurité de Cato Neimoidia avait bouclés cette section du spatioport selon ces instructions.

Le jawa se tenait devant le vaisseau de l’équipe, entouré de Xysh et d’une dizaine de ses hommes. C’était un modèle archaïque, mais en excellent état. L’appareil reposait là depuis presque une semaine, sans avoir bougé. Plus aucune forme de vie ne se trouvait à bord : la petite bande avait décider d’abandonner son appareil, comme il l’avait deviné. Sans les désagréments occasionnés par la zeltronne, il serait venu plus tôt.

Un neimoidien gravit la rampe et déverrouilla la porte, tandis qu’un trandoshan s’aventura à proximité de l’aile gauche du vaisseau, où le compartiment prenait la forme d’un grand rectangle. Le traceur était placé dans un recoin, là où l’aile rejoignait la partie centrale du vaisseau. Le reptile revint bientôt et laissa tomber le petit appareil dans la main ouverte de Xysh.

Trois hommes s’engouffrèrent dans l’appareil, suivis de Narrac et de Xysh. Deux maîtres du cryptages les suivirent. Si le vaisseau contenait encore des données, nul doute qu’elles seraient codées. Le reste de ses hommes restèrent à l’extérieur pour surveiller les alentours. Il voulait éviter les mauvaises surprises.

A l’intérieur, le regard du jawa fut aussitôt attiré par les tranchées présente sur les murs du couloir. Le métal avait fondu de manière anormal. Ne serait-ce pas... ? A ces côtés, Xysh émit un grondement sourd. Il avait reconnu la marque caractéristique.
- Nous verrons cela après, décida Narrac.

Ils arrivèrent dans le cockpit. Les deux slicer se dirigèrent vers la console de contrôle et y branchèrent leur datapad. Narrac les vit regarder l’écran, et lever un sourcil de surprise.

- Il y a une grande quantité de données dans ces consoles, monseigneur, lui expliqua un alien verdâtre à quatre bras, mais elles sont toutes cryptés. Il va nous falloir du temps pour les déchiffrer.
- Je ne suis pas pressé, répondit le jawa.

Un de ses adversaires avait réussi à obtenir des informations sur ses affaires sur Mastaria. Ce n’était que justice qu’il fasse de même. Cette réflexion lui arracha un sourire.

Il se tourna vers les trois mercenaires dispersés dans la pièce.
- Fouillez ce vaisseau. Voyez si vous trouvez quelques choses d’intéressant.

Il sortit avec eux, le Kaleesh le suivant comme son ombre. Les dégâts sur les murs le menèrent jusqu’à une pièce, dans un couloir adjacent. Il devait s’agir des quartiers des membres de l’équipe. Il ouvrit la porte.

La pièce était dans un chaos épouvantable. Une couchette trouée de toute part était tombée au sol. Sur les murs, d’innombrables entailles. On aurait cru que quelqu’un s’était acharné dessus.

- Aucun doute, lâcha Xysh, ça a été fait par un sabre laser.
- Aucun doute, en effet.

Par terre se trouvait une pile de vêtements, dont une botte coupée en deux. Ce n’est toutefois pas elle qui attira son attention, mais la veste et le pantalon qui se trouvait en dessous. L’ancienne assassin portait ces mêmes habits lors de leur première rencontre.

- Cette chambre était celle de Mlle Kosvar, conclut le jawa.
- Elle a été attaqué par un adepte du sabre laser.
- Mlle Opsoo nous a appris que le forceux qui les accompagnait avait déserté. Sans doute cela ne sait-il pas passé cordialement. Ou alors...

Cette équipe n’était rassemblée que depuis quelques semaines, et les dissensions et les trahisons la rongeait déjà de l’intérieur. Il ricana.

- Monseigneur...

Le jawa se retourna. Xysh se tenait près de la couchette. Il tenait dans sa main le bout d’une bure sombre, qui pendait lamentablement au-dessus du sol, ainsi qu’un pantalon noire moulant. Ce n’était pas le genre d’habits qu’aurait porté cette Miri ou encore Mlle Opsoo.

- La Zeltrone... siffla le jawa entre ses dents. Elle était ici.

Elle avait été en contact avec cette équipe. Pire, elle avait dormi dans leur vaisseau. Quels étaient les liens entre eux ? Comment avait-elle fait pour s’emparer d’un vaisseau sith ? Etait-ce un trophée qu’ils avaient récupéré après avoir vaincu le sith sur Quesh ?

- Et l’arkanienne ne nous en a rien dit, répondit Xysh en jetant la bure dans un coin de la pièce.
- Une erreur de sa part, lâcha Narrac en retournant en direction de la porte. Dès que tu pourras de nouveau la contacter, n’oublie pas de lui rappeler ce que sa prochaine mégarde pourrait coûter à son oncle.
- Oui, monseigneur, acquiesça le kaleesh en inclinant la tête.

La fouille fut peu concluante, les membres de l’équipe ayant pris soin d’emporter leurs affaires les plus importantes, ne laissant que quelques habits. Il s’écoula environ une heure avant que les experts informatiques ne réussissent à décrypter l’ensemble des données. Narrac prit le datapad qu’ils lui tendirent.

C’était une vraie source d’informations qu’il avait entre les mains. S’il n’était pas fait mention de l’artefact, Narrac pouvait voir les instructions de ce mystérieux employeur. L’initiative d’un cessez-le-feu, que Narrac avait désamorcé, qui devait déboucher sur des attaques contre les marchands d’armes. Comme s’il les aurait laissé faire !

Son petit doigt glissa sur un autre dossier sobrement intitulé « Dossiers des Recrutés ». Le jawa vit apparaître les noms des membres de cette équipe, et cliqua sur celui de Miri Kosvar. Une suite de lignes apparut devant ses yeux. Il les parcourut du regard. C’était une véritable biographie qu’il avait sous les yeux, contenant beaucoup plus d’informations qu’il n’avait pu en obtenir de son côté.

Il quitta le dossier de l’équipe et en explora un autre. Ce dernier contenait les noms et l’emplacement d’un grand nombre de contacts. Plusieurs d’entre eux se trouvaient sur Mastaria.

- On dirait que vous avez commis une énorme erreur, ma petite kiffar, murmura le jawa pour lui-même.

Il le sentait de nouveau. Le frisson. L’excitation. Cette sensation qu’il éprouvait lorsqu’il avait toutes les cartes en main.

Cette partie est sur le point de se terminer. Et je vais la gagner.
Qu'est-ce que le visage de la lâcheté ? Un postérieur qui déserte le champ de bataille !
darkCedric
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