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[RP] Mission : Mastaria

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Messagepar PlasmaLEFT » Sam 21 Avr 2018 - 22:37   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Aanks’ol Qel Gakksa



Aanks’ol s’ennuyait. En effet, sa journée en orbite autour d’un astéroïde non loin de Nar Shaddaa lui paraissait vide comparée à la course poursuite qu’il avait eu la veille avec des droïdes vautours, les vaisseaux gardes du défunt Rhumpa le Hutt. Il passait son temps à perfectionner Y77-TPD, en remplaçant son vieux capot par un nouveau fraichement volé aux ferrailleurs des  profondeurs.

Plus aucun contrat ne lui parvenait, il pensait réellement devoir aller faire le tour des bars, comme autrefois, bien que cette approche soit risquée. Alors qu’il commençait à s’endormir, il entendit le récepteur de sa carcasse qui lui servait d’habitat provisoire qui commençait à bourdonner, signe distinctif de signal intercepté chez ce genre d’appareils. Une sonnerie retentit ensuite, le Gand décrocha.

- Qui est-ce ? Encore un de vos droïdes-vautours envoyés de Nar Shaddaa ? Interpella le chasseur de primes.

- Non, et vous n’avez nullement besoin de savoir qui je suis. Lança un mystérieux interlocuteur.

- Pourquoi m’appelez-vous alors ?

- J’ai une mission à vous proposer, mais avant toute information supplémentaire, j’ai besoin que vous me confirmiez votre nom.

- C’est rare d’entendre quelqu’un qui ne connaît pas mon nom, de nos jours, Je suis Aanks’ol. Ricana le Guerrier.

- Bien, j’ai donc une mission à vous proposer, Vous devrez retrouver un artéfact. Il y a une méthode pour y arriver, il vous faudra retrouver un certain Talsik Lwondo. Vous n’agirez pas seul. Je vous donne rendez-vous avec votre équipe sur Cato Neimoidia, dans la capitale.

Le Gand coupa son microphone intergalactique un instant et demanda à son compagnon d’essayer de capter d’où provient le signal du client anonyme. En effet, Qel Gakksa se méfiait par expérience particulièrement des interlocuteurs anonymes, faute de pouvoir les retrouver en cas de payement non effectué.

- Et pourquoi je devrais accepter votre demande ? J’ai déjà beaucoup d’argent.

- Je vous offrirai une somme supérieure à vos attentes ainsi qu’une partie de la valeur engrangée par l’artéfact. Croyez-moi, si j’engage une demi-dizaine de personnes pour le retrouver, c’est que je suis prêt à y mettre le prix.

- Bien, j’accepte à une condition, mon droïde vient avec moi. Termina l’intéressé.

- Si vous le souhaitez. Vous pouvez partir dés mainte… FDOHJDH SWFHSDHUYHFDXSG

Le signal étant perturbé, le Gand le coupa, alluma ses moteurs et dirigea sa carcasse vers une planète qu’il connaissait très bien : Tatooine. Il irait voler une bécane de meilleure qualité pour sa mission.

- Au fait, Y77, tu as trouvé d’où venait le signal ?

- Affirmatif, il est situé à l’extérieur de la galaxie. Répondit l’automate.

- Il est malin, le salaud, il a utilisé un translateur inter-lumière pour resituer sa source de transmission. De quoi lui garantir l’anonymat absolu… Soupira Aanks’ol.

***
**

 
Sur la planète désertique, il se dirigea vers le trou réputé pour sa mécanique qu’est Mos Lesla. Il y avait du monde, ce jour-là. Les longues rues de la petite cité étaient bondés comme elles ne le sont qu’une fois par an coruscanti.

- La foire aux moteurs, comment pourrais-je l’oublier, Y77, on a l’embarras du choix !


Nostalgique de ses anciennes missions passées sur l’astre aride, Aanks’ol vola tous les objets qui pourraient s’avérer utiles pour sa mission. Il ordonna ensuite à son droïde de racketter deux ou trois personnes qui semblaient riches. Ce qui était assez simple pour le compagnon mécanique qui disposait d’un détecteur de métaux précieux installé par son maître des mois auparavant.
Seulement deux heures plus tard, Qel Gakksa avait trouvé un vaisseau parfait : Un  Submitted 1 très récemment sorti de l’usine était garé dans un parking privé, loin des regards indiscrets. Une fois volé, après un long temps passé à percer la sécurité du vaisseau, il contacta son automate qui surgit au bout de quelques minutes.

- Maître, je vous ai ramené deux-milles dataris.

- Bon droïde, ça ! Allez, monte, il est temps de profiter de notre nouveau joujou.
Alors qu’ils quittaient l’orbite de la planète, le tas de boulons protocolaire fit souligner à son boss un détail important.

- Maître, j’ai oublié de vous dire, un Rodien habillé chiquement se dirigeait vers le vaisseau, il semblait être le propriétaire de celui-ci. Il faut vite entrer en hyper-espace pour être sûr de ne pas avoir d’ennuis avec les cartels locaux.

- Toujours à presser toi hein… Soupira le voleur, venant à peine de découvrir la moitié des touches de son nouveau véhicule.

Les étoiles semblaient s’allonger comme de la pluie, ce vaisseau était totalement fonctionnel et partait droit vers Cato Neimoidia, la nouvelle destination du chasseur de prime et de son acolyte robotique.

**
***

 
Arrivés à port, les protagonistes remarquèrent vite les vaisseaux de leurs futurs coéquipiers : la rareté des modèles de chasseurs et corvettes en tout genre ne passaient pas facilement inaperçus sur les cités suspendues de la planète.  
Après avoir filé quelques dataris à un garde corrompu pour qu’il ne vérifie pas la paperasse du vaisseau, Le Gand fit signe à son tas de boulons sur patte de venir le rejoindre. Au grand port, personne ne semblait attendre le chasseur de primes le plus recherché du moment. En effet, des hologrammes de son corps étaient visibles de partout.

- Désirez-vous que je tue quelqu’un pour que vous mettiez ses vêtements, maître ? Lança Y77-TPD.

- Non, pas besoin, personne ici n’aura l’audace de venir m’affronter. Regarde tous ces gens, c’est le genre de personnes à flipper dès qu’ils voient un blaster…  Assura Aanks’ol à son compagnon.

Ne voyant personne qui pourrait faire partie de son groupe, le fugitif se posa à la première cantina du coin et commença à boire ce qu’on lui servait tout en étant vigilant. Il s’est posé sur un siège près du mur pour éviter d’être pris par l’arrière.
Il se remémora son dernier meurtre et se dit que c’était peut-être une mauvaise idée de s’attaquer à un des plus gros commerçants de la lune de Nal Hutta, quand soudain il entendit une voix dire fortement :

- Mais je le reconnais cet enfoiré, c’est Aanks’ol Qel Gakksa ! Même si y a pas de dataris en jeu je le fume cet enflure !

Le temps qu’il sorte son blaster, l’individu trapu aux lekkus bicolores se fit tirer dessus dans la jambe par le droïde assassin resté à l’extérieur par règle. Il communiqua ensuite en étant à l’entrée du bistrot :

- Dois-je l’achever, maître ? Demanda Y77 au mandalorien Gand.


- Non, je pense savoir pourquoi il est là ! Qu’est-ce que tu fais ici, Chanb’Erron ! T’as intérêt à pas mentir ou je te finis ici même !

- J-Je suis en mission avec ces mecs prêts à tirer sur toi, là ! Répondit le Twi’lek blessé.

- Quelle mission ?! Insista le Gand.

- Une… Une mission de récupération d’artefact. Je te dis la vérité je te jure.

- Talsik Lwondo, ça te dit quelque chose ?

- Ne me dit pas qu’il t’a engagé aussi ?! Se ressaisit d’un coup Chanb’Erron.

- Qui ça, « IL » ?! Continua de demander Aanks’ol.

- Un client anonyme ! S’énerva l’interrogé.

Le chasseur de primes fugitif pris le bras de l’alien trapu et le releva :

- Appelle tes potes, on se taille d’ici.
 
 
***
**


Dans les rues bondées de la capitale, le groupe de chasseurs de primes ne s’étant même pas présenté devait trouver un endroit plus sombre pour parler. Aanks’ol, le meneur du groupe, pivota son regard dans diverses sens pour trouver une ruelle plus calme. Ne voyant rien qui l’intéressait, il jeta un coup d’oeil à sa mini-carte qu’affichait l’écran de son poignet gauche. Un endroit l’interpella après quelques secondes : une ruelle semblait composée entièrement de vieux habitats abandonnés. Il montra sa carte à Chanb’Erron.

- Tu sais pourquoi il n’y a personne là ? Questionna le Gand.

- Aucune idée, ce sont peut-être des vieilles baraques qui n’ont pas été remplacées par des nouvelles. Je me suis renseigné sur ce trou, ils sont en train de refaire toute la ville en foutant du matos plus solide sur les maisons. À cause des intempéries, j’pense.

- Faisons un briefing là-bas alors.

Arrivés à destination et ne voyant personne, une personne du groupe, une mandalorienne, pris la parole.

- Bon, on peut parler maintenant. Faut savoir comment trouver l’artéfact.

- Rappelez-moi, c’est grâce à un certain Talsik Lwondo qu’on pourra accéder à l’artéfact ? Demanda Chanb’Erron.

- J’ai une petite idée pour l’emplacement de l’artefact. Dit Qel Gakksa. Sur le chemin, une boutique m’a interpellée, quelque chose me dit que ça doit se trouver là.

- Tu parles de l’armurerie là ? Moi aussi ça m’a claqué à l’oeil ! Tout à l’air de se vendre là-bas... Intervint un membre avec qui Le meneur avait collaboré il y a longtemps : un Gran tacheté du nom de Mlors Lumb’Atyr avait déjà assassiné quelqu’un avec lui sur Tatooine.

- Ok, allons voir là-bas, puis, si on trouve rien, on cherchera Lwondo. Énonça le Gand.

Briefé, les chasseurs de primes se mirent en route en direction de la fameuse boutique.
Sur le chemin, les individus remarquèrent de loin un Rodien colérique se disputant violemment avec un homme non sans défenses. Y77 avait déjà vu ce Rodien : c’était celui à qui les deux protagonistes avaient volé le vaisseau sur Tatooïne. Voyant ses compagnons prêts à intervenir, Aanks’ol tendit son bras devant eux tel un chef pour leur faire signe de ne rien faire. Après ce qui s’était passé à la cantina et le meurtre de Rhumpa le Hutt, ils n’avaient sûrement pas intérêt à se faire remarquer.

- Rends-moi mon fric ! Dépêche-toi ! Lança le Rodien.

L’humain dressé en face de lui, serein, commençait à détacher le blaster accroché à sa ceinture.

- Je t’ai dit de me rendre mon pognon, crétin !

La mandalorienne du groupe, dénommée Zeyyna Cadera souriait derrière son casque squelettique, les escarmouches en rapport avec un peu de crédits la mettaient toujours de bonne humeur.

Alors qu’un coup de blaster retentit et que le Rodien tombait au sol, Y77 toucha légèrement son propriétaire en guise de demande de permission pour intervenir. Le Gand fit non de la tête très légèrement.

Le groupe ne vit pas la suite à cause de la foule amassée dans les rues, il y avait tellement de monde que les chasseurs de primes durent pousser des civils qui se trouvaient sur leur passage. Ils n’étaient plus très loin de leur destination, mais prendront plus de temps pour arriver sur place à cause du trafic.

Sur place, devant la boutique, le Gand fit signe au Gran et à Zeyyna de rentrer et de trouver l’objet à l’intérieur. Chanb’Erron, peu confiant, interpella le Gand.

- J’espère que tu sais ce que tu fais, je déteste cette planète. Dit-il.

- Je te dis que l’artéfact est là. Lwondo ne fait pas le poids. Il ne résistera pas. Répondit Aanks’ol Qel Gakksa.

- Parce que moi je compte pas fouiller la ville pendant trois jours ! Qu’ce soit bien clair !

Après quelques minutes, Zeyyna et Mlors reviennent. Leurs trouvailles ne semblaient pas satisfaisantes, rien ne semblait être l’objet en question.

- On a volé trois quatre babioles vite fait, mais on a rien d’intéressant... Annonça le Gran, déçu.

Mécontent du résultat, le twilek trapu de la bande dit au reste de l’équipe de se disperser un peu partout dans la capital et d’écouter le peuple.

- Cette méthode est bien hypocrite puisque cela nous prendra des jours entiers si on n’a pas de chance... Intervint le Gand qui se remémora ce qu’avait dit Chanb’Erron quelques minutes auparavant, cela cachait quelque chose selon lui.

- Nan, nos chances sont plus grandes si on se disperse. Toi... Dit l’intéressé, ne sachant pas finir sa phrase.

- Toi, tu resteras avec moi, interrompit Qel Gakksa, tes petites manigances ne me font pas confiance. Mlors, mon ami, tu iras vers le nord, tandis que toi, la Cadera, tu iras vers le sud avec Y77. Allez-y.

Les chasseurs de prime allaient avoir du travail s’ils voulaient retrouver Talsik Lwondo puis l’artéfact avant une potentielle concurrence.
Combien de tartes tatin et de pains Dark Vador achète-t-il à ka boulangerie ? 2 tartes tatins et 3 pains. Bah oui ! PAIN PAIN PAIN TARTE TATIN TARTE TATIN ! :paf:
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Messagepar LL-8 » Ven 27 Avr 2018 - 8:05   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Anya Opsoo

Une odeur de pourriture effleura les narines d’Anya. Quelle puanteur. Cela acheva de la réveiller.
Elle cligna des yeux, sans pour autant discerner la moindre lumière. Son monde n’était que néant, un océan de noir dont elle n’arrivait pas à s’extraire. Il lui fallut quelques minutes pour se souvenir de ce qui s’était passé. Son implant. Il était encore désactivé, et elle ne savait toujours pas par quoi. Elle voulut porter les mains à sa nuque, vérifier que la puce était en place, sans succès. Ses deux mains étaient attachées en croix dans son dos, empêchant tout mouvement. Au toucher, Anya devina qu’il s’agissait d’une simple corde. On l’avait attachée à la va-vite.

Une voix rauque lui fit tendre l’oreille.
- Est-elle réveillée ?

Elle connaissait cette voix. Elle l’avait déjà entendu. Un pointe d’agacement monta en elle lorsqu’elle comprit qui était responsable de son état.
- Oui, elle est réveillée et oui, elle vous entend, maugréa-t-elle.

Elle sentit une paire de mains gelées lui manipuler la nuque. L’instant d’après, une lumière vive lui perçait la rétine. Anya dut fermer les yeux. La douleur se répandit à travers son crâne. Elle mit quelques secondes à accuser le coup puis tenta d’ouvrir les paupières de nouveau. Cette fois, ses yeux s’habituèrent à la luminosité ambiante en quelques secondes. Ses réflexes revinrent au galop, et elle s’empressa d’observer l’environnement dans lequel elle se trouvait.

La pièce était en fait une immense salle, richement décorée de broderies coûteuses et ustensiles en métal précieux. Au centre, une immense table en bois habilement taillé reposait, couverte de toutes sortes de mets appétissants, encore fumants pour certains, dégoulinants de sauce pour d’autres. Et, attablé, les mains dans la viande bien saignante, se tenait un petit être encapuchonné de sombre, dont les deux pupilles dorées luisaient au fond de leurs orbites invisibles. Na’rrac. Ce Jawa faisait décidément honneur à son espèce. Ses petites mains séparaient les os de la chair avec l’agilité cruelle qu’Anya lui connaissait.
- Mlle Opsoo ! Quelle plaisir de vous joindre à nous, lança-t-il d’un ton faussement amical.

Anya ne put retenir un rictus de dégoût.
- Na’rrac’sev ! Quelle surprise ! répondit-elle sur le même ton. J’imagine que c’est à vous que je dois la migraine qui me ronge le crâne en ce moment même ?

Ce n’était pas vraiment une question, mais Na’rrac prit tout de même le temps d’y répondre. Il reprit une gorgée d'eau dans une coupe d’argent avant de s’expliquer :
- Veuillez m’excuser pour cela. Xysh peut se montrer assez brutal quand il est en pleine action.

Il désigna d’un air nonchalant un point derrière Anya. La jeune Arkanienne n’eut qu’à tourner la tête pour découvrir un Khaleesh imposant. Anya déglutit. La sensation de ces mains massives sur sa nuque et son visage lui revint en mémoire. Elle chassa ce souvenir de sa tête et dirigea son regard vers Na’rrac.
- Qu’est-ce que vous me voulez ?

Le Jawa ne la fit pas attendre :
- Des réponses, mademoiselle. Je n’imaginais pas vous trouver ici, vous et vos compagnons. Que faites-vous donc si loin de Mastaria ?

Il reprit une gorgée d'eau et enchaîna, ses yeux dorés rivés sur Anya.
- Je doute que ce soit pour fuir. Ce n’est pas le genre des Mandaloriens de déguerpir la queue entre les jambes…

Ainsi, il les avait pistés. Il les suivait depuis le début.
- Et qu’est-ce que ça peut vous faire ? répondit la jeune femme sur un ton un peu trop vif.
- Vous et vos… compagnons vous êtes mêlés de la guerre sur Mastaria, et ce n’est pas pour me plaire.

Une nouvelle fois, il but dans sa coupe et Anya ne put s’empêcher de trouver ce tic irritant. A croire que cette eau lui procurait l’énergie dont il avait besoin pour parler.
- Vous allez me dire ce que votre équipe fait ici, lâcha-t-il sans autre préambule.

Anya le fixa incrédule. Pensait-il vraiment qu’elle allait lui révéler quoi que ce soit ? Elle n’avait pas d’attaches avec ce groupe, certes, mais de là à penser qu’elle les trahirait sans le moindre remord… Avait-il vraiment envisagé cette possibilité ?
La jeune femme se redressa sur sa chaise, sans réussir à dégourdir ses bras.
- Je ne crois pas, non, répondit-elle.

Le Jawa ne sembla pas surpris. Anya crut voir un sourire étirer ses lèvres.
- Vraiment ? Je n’en attendais pas moins de vous. Xysh ?

Anya vit le Khaleesh s’approcher d’elle. Sans prévenir, il lui asséna un violent coup au visage. La jeune femme faillit basculer sur le côté. Le goût de son propre sang se répandit dans sa bouche. Lentement, elle redressa la tête, ses cheveux collés au visage. Sa lèvre était ouverte et la douleur la lançait dans toute la mâchoire. Elle connaissait bien ce genre de souffrance. Ce n’était pas une gifle – aussi violente soit-elle – qui allait la faire plier. Elle s’autorisa un sourire en coin.
- J’en ai rencontré des pires que vous, lança-t-elle à l’adresse de Na’rrac. Ce n’est pas un Jawa qui va me faire peur.

L’autre garda un ton calme et doucereux.
- Je vois…. La mort et la torture ne vous font pas peur, n’est-ce pas ? Les Mandaloriens ont si peu d’estime pour leur propre vie… C’en est presque risible !

L’ombre de Mandalore passa sur Anya. Elle se remémora l’espace d’un instant son entraînement en plein air, ses camarades, leurs moqueries lorsque son implant décidait de ne plus fonctionner… Combien d’entre eux avaient décidé de se lancer dans une carrière de chasseurs de prime ? Combien l’avaient fait pour les sensations que le métier leur procurait ? Na’rrac avait peut-être raison sur ce point. A quelle point tenait-elle à sa propre vie ?
La jeune femme se crispa.
- Dixit le nain en tenue de bouseux, le provoqua-t-elle. Je ne dirai rien. Autant me tuer tout de suite.

Le Jawa prit un air faussement surpris.
- Le nain en tenue de bouseux ? Vous me vexez, ma chère. Ces vêtements sont pourtant splendides !

De ses petites mains, le mafieux prit délicatement les pans de ses vêtements et les observa comme s’il les voyaient pour la première fois.
- Mais je peux m’estimer heureux, reprit-il. Au moins, je possède une paire d’yeux fonctionnels.

Anya accusa le coup sans répondre. A quel jeu voulait-il donc jouer ? Le Jawa fit mine de quitter son siège et de s’éloigner mais pivota au dernier moment vers elle.
- Mais dites-moi, Mlle Opsoo : si votre vie a si peu de valeur à vos yeux, peut-être celle de votre oncle en a-t-elle plus ?

Anya se raidit immédiatement. Une sueur froide passa dans son cou, descendant le long de colonne vertébrale. Elle serra les poings. Que savait-il vraiment ?
- Je ne vois pas de quoi vous parlez.
- Vous l’avez donc oublié ? Quel dommage, moi non.

Le Jawa fit quelques pas, se rapprochant doucement de la large table.
- Puisqu’il semble si peu compter à vos yeux, sa mort ne vous chagrinera pas ? Fort bien, nous pourrons assister au spectacle en direct.

Quel stratagème allait-il encore utiliser ? Anya se retint de lui bondir dessus. Que pouvait-elle faire de toute façon ? Elle était littéralement pieds et poings liés. Elle allait devoir la jouer autrement.
- Laissez mon oncle en dehors de ça, répondit-elle d’une voix qu’elle voulut posée. Réglons cette affaire entre nous, comme deux professionnels que nous sommes.

Elle espérait de tout son cœur que le Jawa entende raison, mais le mafieux ne semblait pas en avoir envie. Lorsqu’il se tourna vers elle, sa voix était emplie de mépris.
- Oh, il semblerait que le nain bouseux vous inspire d’un coup plus de respect. Très bien, travaillons en professionnel. Vous allez me dire toute la vérité sur les agissements de votre équipe et la raison de votre présence sur cette planète. Et pourquoi pas le nom de votre employeur ? Vous me jurerez ensuite fidélité et m’aiderez à piéger vos compagnons. En échange, vous recevrez assez de crédits pour payer les soins de votre oncle et vous offrir une jolie petite retraite. Dans le cas contraire, ce même oncle sera lentement mutilé et tué. Votre choix, mademoiselle ?

Anya baissa la tête. Elle était dans une position délicate. Pouvait-elle le croire ? Avait-elle seulement le choix ? Elle avait tout à gagner à s’associer à lui. Après tout, elle s’était associée à un employeur dont elle ne connaissait même pas le nom pour les mêmes raisons. Elle connaissait Na’rrac, elle l’avait rencontré et, si elle ne pouvait pas être sûre de sa fiabilité, elle savait où frapper pour lui rendre la pareille. Et pourtant, tout au fond d’elle, une petite voix lui chuchotait de ne pas le faire. Les Mandaloriens lui avaient appris à respecter tout engagement. Elle s’était presque fait des amis parmi ce groupe. Pouvait-elle vraiment les trahir aussi facilement ?

Elle décida de donner une part de vérité à Na’rrac. Il en ferait ce qu’il voudrait.
- Je ne connais pas le nom de mon employeur, dit-elle. Je ne vous suis d’aucun utilité.
- Un bon joueur sait que chaque pièce a son utilité. Ne jouez pas à la plus fine, mademoiselle.
- Un bon joueur essaye toute sorte de stratégies avant de trouver la bonne, N’arrac, répliqua Anya. Croyez-moi, vous êtes loin d’être le plus fin parmi tous les éléments en place.

Na’rrac sourit.
- Est-ce un non, Mlle Opsoo ?

Il n’attendait que ça. Il n’attendait que de pouvoir s’acharner sur elle. Elle n’allait pas lui donner cette occasion. Elle n’allait rien lui donner de ce qu’il attendait. Elle s’était déjà sortir de situations plus compliquées que celle-ci.
- Je veux votre parole que mon oncle n’aura rien. Pas même une égratignure. Ou bien tout cela se termine, et croyez-moi, je m’y connais aussi en torture, ajouta-t-elle.
- Vous avez ma parole d’ancien assassin et de Jawa, pour ce qu’elle vaut. Votre oncle n’aura rien, tant que vous respecterez les termes de notre contrat.
- Je veux une garantie, dit-elle.
- Laquelle ?
- Je veux un hologramme de mon oncle. Toutes les heures. En temps réel. Vous êtes en retard d’une minute, d’une seconde, et le deal se termine.

L’espace d’un instant, Anya crut s’en être sortie. Elle avait réglé l’affaire comme toujours. Rapidité, efficacité. Mais le Jawa détruisit ses espoirs en quelques secondes.
- Vous vous croyez en position de négocier, Mlle Opsoo ?

Il fit un signe discret au Kaleesh. Anya ne vit pas venir le coup. La douleur se répandit dans son crâne et se propagea jusque dans sa nuque. Elle resta un instant immobile, sonnée par la puissance du coup. Bon sang, tout ça prenait des proportions qu’elle n’avait pas prévues. Lentement, elle redressa la tête. La plaie sur sa lèvre s’était rouverte, et le sang se propageait à nouveau dans sa bouche, liquide épais synonyme de souffrance.
- Si vous croyez que c’est comme ça que vous allez obtenir vos informations, vous vous trompez lourdement.

Na’rrac eut un sourire acide.
- Je vois. Vous êtes une dure à cuire. J’ai l’habitude de briser des gens tels que vous.

Sans un mot de plus, il activa une commande dans sa main et un hologramme bleuté et vacillant apparut sur la table. Anya reconnut immédiatement l’homme au visage terrorisé au premier plan. Ses cheveux blancs mal entretenus tombaient devant ses yeux pâles. Le cœur d’Anya se serra. On ne touchait pas à la famille. Ce n’était pas dans le contrat qu’elle avait signé sur Mastaria. Un peu en retrait, un homme armé tenait une vibrolame bien trop près du visage de son oncle.
- Commandant, appela Na’rrac.
- Oui, mon seigneur ?
- Coupez-lui un doigt. Lentement.

L’homme se mit immédiatement à l’ouvrage. Un sourire cruel étira les lèvres de Na’rrac. Anya serra les poings.
- Vous bluffez, dit-elle d’une voix blanche.

Le Jawa ne répondit pas. La diffusion holographique se poursuivit. L’oncle suppliait l’agent de ne rien faire. Savait-il seulement que sa nièce était de l’autre côté de l’holoprojecteur ? Savait-il pour quelle raison il souffrait ? Anya pâlit devant la souffrance de son oncle. Elle pouvait ressentir la lame glacée contre son propre index.
- Je ne dirai rien, affirma-t-elle d’une voix tremblante.

Mais l’autre ne semblait pas l’entendre. Anya vit le sang bleuté par la diffusion holographique perler sur le doigt de son oncle. Elle vit qu’il ne voulait pas crier mais il gémissait malgré lui de douleur. Anya serra les poings dans son dos. Elle aurait voulu hurler, se lever, frapper Na’rrac ; elle aurait voulu voir sa propre vibrolame traverser son corps de Jawa jusqu’à ce que tout souffle de vie le quitte. Mais elle était impuissante. Elle ne pouvait que se contenir.

L’agent de Na’rrac finit lentement sa besogne et présenta le doigt devant lui, comme une offrande qu’il donnait à son seigneur. Le Jawa acquiesça.
- Un autre, commandant. Ensuite, vous pourrez passer à l’oreille.

Anya vit son oncle blanchir d’angoisse. C’était trop. Elle donna une impulsion à sa chaise si forte que le Kaleesh s’approcha instinctivement d’elle pour l’empêcher de tenter quoi que ce soit.
- Arrêtez ! Arrêtez ! hurla-t-elle de toute la force de ses poumons. Il n’a rien à voir avec nous, laissez-le en dehors de ça !

Le Jawa resta silencieux, l’œil pétillant. Le pervers prenait plaisir à tout cela.Il aimait voir les autres souffrir. Anya se débattit encore plus violemment.
- Bon sang espèce de Jawa vicieux, je vais te donner ce que tu veux, mais laisse mon oncle en dehors de ça !

Sur l’hologramme, l’agent de Na’rrac présenta le deuxième tranché à son maître. Anya retint ses larmes, mais elle sentait la rage monter en elle.
- Je pense que cela suffira pour l’instant, commandant. Je vous recontacterai plus tard si besoin.

L’hologramme se coupa brutalement. Anya respira bruyamment. Elle avait le souffle coupé, comme si c’était ses propres doigts qu’on avait passés au couteau.
- Tu vas me le payer, lâcha-t-elle dans un souffle, je te jure que tu vas me le payer.
- Je crois plutôt que vous allez gentiment faire ce que vous ordonne, Mlle Opsoo. Ou votre oncle en payera les conséquences. Il est déjà si faible, ajouta-t-il, ce serait une tragédie de hâter sa fin…

Anya lui lança un regard noir.
- Je te tuerai moi-même, murmura-t-elle – et le Jawa ne l’entendit pas – tu peux en être sûr.
- Alors êtes-vous prête à accepter mes conditions ?

La jeune femme ne répondit pas. Elle n’avait pas le choix. Il était trop puissant pour elle. Elle n’avait pas de moyens de lui résister. Elle essaya de chasser Miri, Ukel, Arty et les autres de ses pensées. Sa famille passait avant tout.
Le Jawa prit son silence pour un oui, et poursuivit :
- Alors ? Que faites-vous avec votre équipe sur cette planète ?

Anya baissa la tête. Tant pis.
- On court après un artefact censé résoudre tous vos problèmes de succession au trône.
- L’artefact ? L’artefact des Ranol ?

Le Jawa semblait furibond. Dans ses yeux brillait une lueur de colère. La curiosité prit le pas sur la haine et la frustration et Anya se pencha en avant :
- Vous connaissez aussi….
- Qui vous a mis sur cette piste ? Demanda Na’rrac d’un ton passablement agacé.
- Un vieux baroudeur de Mastaria, répondit Anya sans entrer dans les détails. Qu’est-ce qui vous effraie tant chez cet artefact ?

Le Jawa éluda la question.
-Quel baroudeur ?
- Je ne me souviens plus de son nom, lâcha Anya sans mentionner le Dug avec qui elle avait sympathisé. Je vous ai dit tout ce que je savais. Qu’est-ce qu’il vous faut de plus ? Bon sang, je ne vous ai même rien appris de nouveau, vous étiez déjà au courant pour l’artefact.
- Et ainsi, la piste de l’artefact vous a mené sur Cato ? Demanda Na’rrac sans prêter attention à ses remarques. Vous n’auriez pas croisé, en chemin, un certain Sith à la peau rouge ?

Anya eut un mouvement de recul.
- Vous connaissez aussi ?

Na’rrac se fendit d’un éclat de rire rauque et haché.
- Je suis au courant de la présence des Sith sur Mastaria depuis un bout de temps. Vous l’avez tué ?
- il paraît qu’il est mort, effectivement, répondit Anya sur un ton vague. Ainsi, il est lié à Mastaria, lui aussi ?

Toute information était bonne à prendre. Et pourquoi continuait-elle à travailler pour son mystérieux employeur ? Elle était liée à Na’rrac maintenant. Le Jawa ne lui laissa pas le temps de réfléchir à la question ;
- Bien sûr, répondit-il, comme ravi de partager des informations croustillantes. Cet apprenti Sith est celui qui se cachait derrière les Bourreaux depuis le départ du précédent Seigneur Noir. Et ainsi, c’est votre équipe qui est venue à bout de lui ? Félicitations ! Vous m’avez rendu un grand service.

Anya saisit la perche que le Jawa tendait.
- Parfait, vous pouvez me relâcher alors.
- Vous êtes bien pressée, mademoiselle, grinça Na’rrac. Nous commencions si bien à nous entendre, ajouta-t-il dans un sourire.
- Nous sommes une équipe si misérable… De quoi avez-vous peur si vous me relâchez, Na’rrac ?
- Vous ne m’avez toujours pas dit où se trouvait l’artefact, dit-il en faisant tourner l'eau dans sa coupe, tel du vin.
- Un homme du nom de Lwondo le détient.

Elle avait lâché son nom si facilement…
- Le marchand d’antiquité ? Je vois. Vous comptiez donc lui prendre l’artefact.
- Vous ne m’avez pas laissé le temps de me renseigner sur ces détails, répondit Anya d’un ton ironique.
- Ce n’est pas grave. Vous aurez tout le temps de me les confier plus tard.

Il finit sa coupe et la posa sur la table. La jeune femme le fixa avec incrédulité.
- Plus tard ?
- Vous n’avez quand même pas cru que j’allais vous libérer comme si de rien n’était, Mlle Opsoo ? Moi qui vous prenait pour une jeune femme intelligente. Il me semble avoir parlé de serment de fidélité tout à l’heure.
- Les serments, c’est tellement surfait, tenta Anya.
- J’avais cru comprendre que les Mandaloriens les avaient à cœur. Vous possédez bien un brin d’honneur, Mlle Opsoo ? Ou votre oncle a-t-il oublié de vous les inculquer ?
- Vous ne savez rien de moi, Na’rrac, répondit Anya sur un ton menaçant. Mon oncle m’a enseigné tout ce que je devais savoir.

Le Jawa sourit.
- Et l’honneur en faisait partie, n’est-ce pas ? Alors, jurez-moi fidélité. Ne vous inquiétez pas, je vous en délivrerai une fois tout cela fini.
- Je…

Intérieurement, Anya pesta et jura contre elle-même. Elle allait regretter ce qu’elle s’apprêtait à faire.
- Vous avez intérêt à bien payer. Et à laisser mon oncle en dehors de ça.
- Bien entendu. Vous avez ma parole. Jurez maintenant.

Bon sang, elle n’aurait jamais dû partir pour Mastaria. Elle n’aurait jamais dû signer ce contrat.
- Je vous jure fidélité. Sur l’honneur des Mandaloriens.
- Et j’accepte votre serment, sur l’honneur de mon clan. Xysh, détache-la.

Le Kaleesh s’exécuta et Anya put enfin se frotter les poignets. Sa peau était rougie par les liens et ses doigts blancs suite au manque d’afflux de sang.
- A présent, je vais pouvoir vous expliquer la suite des opérations.
- La suite ?

Le Jawa se rapprocha et Anya se rendit compte à quel point il était petit.
- Vous allez retourner auprès de votre équipe comme si de rien n’était. Vous ne leur parlerez pas de notre rencontre, évidemment. Vous me transmettrez par hologramme tous les avancements de votre quête de l’artefact. Quand je le jugerai nécessaire, je vous transmettrai les instructions que vous devrez suivre à la lettre. Est-ce compris ?

Anya se leva et dut baisser la tête pour regarder son nouvel employeur.
- Je peux récupérer mon blaster ? Et la vibrolame. Et le sabre.
- Bien sûr. Tant que vous ne les utilisez pas contre moi.

Le Kaleesh lui rendit ses armes. Anya et Na’rrac restèrent quelques instants à se jauger mutuellement, puis la jeune femme tourna les talons. Elle saurait trouver la sortie toute seule. Mais un pressentiment lui fit tourner la tête. Elle avait une dernière chose à dire.
- Je vous tiendrai au courant. Mais n’oubliez pas : vous touchez à un cheveu de mon oncle, vous mourez. Et ne comptez pas sur votre animal de compagnie pour m’en empêcher.
- Des gens bien meilleurs que vous on essayé, mademoiselle. Je suis moins facile à tuer qu’on pourrait le croire.

Il désigna du doigt la tête du Hutt suspendue au-dessus de la porte.
- Avec de bons mobiles, tout devient possible. On se reverra Na’rrac. Et pas seulement pour que je vous envoie des infos.
- N’oubliez pas, Mlle Opsoo : tuez-moi, et votre oncle est un homme mort. Désobéissez à mes ordres, et votre oncle est un homme mort. Mais servez-moi bien et il se pourrait qu’il passe le reste de son existence en paix.

Anya ne répondit pas. Elle venait de troquer une cage dorée pour des liens de fer. Elle allait devoir jouer serré.
Modifié en dernier par LL-8 le Mar 08 Mai 2018 - 20:14, modifié 1 fois.
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Messagepar Dark GaGa » Jeu 03 Mai 2018 - 18:42   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

KANNO

- Allez, suis-nous.
Kanno relève la tête et scrute les nouvelles venues. Elle est si habituée à déceler les émotions de son maître pour anticiper ses besoins qu'elle a peu de difficulté à lire celles des deux femmes.
Agacement, pitié.
Elle triture machinalement son collier d'esclave, sa liberté n'a que quelques heures et déjà, elle se trouve un autre maître. L'Arkanienne aux cheveux blancs n'a pas l'air patiente et ses doigts se crispent sur l'arme, prête à l'abattre.
Kanno baisse la tête et refrène les pleurs qui montent. Se soumettre. Encore. C'est ce qu'elle fait de mieux. Ils sont trop nombreux pour elle, et malgré son allure de Sith, elle est faible. Elle aurait toujours voulu pouvoir être sensible à la Force, pouvoir d'un geste envoyer au sol une foule d'ennemis. La Force ne veut pas d'elle. Tu vaux rien, tu n'es rien.

- Tu partageras la cabine de Miri.
Kanno se tourne vers la jeune femme qui lui sourit, toujours cette expression de pitié. Oui, cette Miri fait partie des forts, elle peut se permettre de la jauger ainsi. Tu vaux rien.
Elle s'enferme dans les toilettes pour laisser sa vessie se relâcher. Au moins, eux, ne s'amusent pas à la laisser s'humilier ainsi. Elle entend les voix autour d'elle, ils parlent d'elle. Ils n'ont pas vu le communicateur qu'elle dissimule.
- Code quatre, Krill, Draugh, six. Rends-toi au point d'attente sur Cato Neimoidia. Couverture maximale. Attends mes instructions.
Elle sent tous ses muscles se détendre lorsque le droïde pilote acquiesce.
- Appelle-moi Lady Kenasy, ordre du seigneur Washas. Code Senth, Dix, zéro, Fort. Tu suivras mes ordres jusqu'au retour du maître. Verrouillage du programme.
Elle entend le droïde mettre à jour ses nouvelles instructions. Sauvée. Elle sait qu'à tout instant, elle peut fuir. Le rire de Washas résonne dans ses oreilles.
- Tu peux rire, maître, j'ai une excellente mémoire et je connais par cœur tes précieux codes.
Le Sith éclate de rire, l'expression aussi réjouie que toutes les fois où elle avait cru pouvoir s'échapper et où il avait brisé ses plans.
- Tu parles toute seule ?
La femme nommée Anya se tient face à elle, la suspicion gravée sur le visage. Kanno referme la porte et se recompose une attitude de martyre.
- Il est là, il se moque de moi, je l'entends… Il rit.
La femme lève les yeux au ciel, exaspérée. Elle entend dire qu'il y a pas grand-chose à en tirer.

Cato Neimoidia. Un monde proche du Noyau, loin des Siths et de leurs intérêts, mais peuplé d'aliens répugnants, aussi laids que veules. Elle observe son visage dans le miroir, à force de ressembler à une Sith de sang pur, elle finit par penser comme eux. Elle s'est tenue isolée durant tout le voyage, à sa place, comme un joli animal de compagnie qui attend les ordres pour faire sa danse. Ses nouveaux maîtres sont un groupe hétéroclite, un mélange de races sans cohérence, qui lui dissimule ses objectifs. Ils se méfient d'elle, elle est habituée, personne n'accorde sa confiance à une esclave. Ils sortent, quatre d'entre eux restent à bord : Miri, l'humaine toute frêle qui partage sa cabine. Elle l'a vue se déshabiller et dévoiler un corps musclé couvert de cicatrices. Ukel, un Togruta, Fi et Cardan, deux mâles humains qu'elle évite comme la peste. Elle sait quel parfum délicieux son corps dégage et quel effet il a sur les mâles. Des bribes de souvenirs remontent à sa mémoire, des bulles d'une époque joyeuse, où elle trouvait amusant d'user de ce cocktail de phéromones sur les mâles qui lui plaisaient. Le sexe, autrefois joyeux, est devenu quelque chose de répugnant. Et elle se jure que plus aucun mâle ne posera sa main sur elle contre son gré.
- Je veux sortir.
- Non, dit l'humaine. Nous sommes dans un secteur particulièrement dangereux, et tu ne sembles pas très aguerrie.
- Je ne veux pas rester enfermée, il faut que je bouge.
Ses phéromones ont trop macéré à bord, elle sait que bientôt, les mâles ne pourront plus se contenir et tenteront de la violer.
- C'est pour ta sécurité, le secteur est aux mains de gangs et d'esclavagistes, tu tiendras pas cinq minutes.
Kanno sent l'angoisse grossir dans sa poitrine et la peur poisser sa peau.
- Je veux sortir ! Lui aussi disait ça… je suis une chose… un objet qu'on range dans un placard.
- Mais non, dit l'un des hommes. Tiens, Miri te servira de garde du corps.
La femme a l'air peu motivée. Les larmes montent et elle n'arrive plus à les retenir.
- Je veux sortir, voir l'air, respirer... je ne veux pas rester enfermée... m'enfermez pas…
- C'est bon, tu as gagné ! Cède l'humaine. Mais pas avec ces vêtements, sinon tu vas te faire repérer en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Et uniquement le tour de l'astroport !

Elle a laissé à l'intérieur ses vêtements trop grands volés à Washas, troqués par une combinaison sombre qui moule son corps athlétique. Elle se sait belle, désirable, encore plus qu'avec les tenues obscènes de Washas. Elle a l'allure d'une guerrière. L'oxygène vivifie chacune de ses cellules, depuis combien de temps n'a-t-elle pas respiré d'air non recyclé ? Elle marche naturellement d'une allure fière, comme si déjà, lady Kenasy prenait place à l'intérieur d'elle. Elle mime les gestes des Siths et la porte automatique s'ouvre devant elle, comme si elle venait de la forcer d'un geste. Cela l'amuse de faire ouvrir et fermer le sas en jouant avec ses doigts.
- Ça va, s'enquit sa surveillante.
- Oui... je... je respire...
- Je comprends que..tout ça, puisse être déstabilisant pour toi, et...l'équipe peut être rude, parfois. Elle a un petit rire. Moi aussi, à vrai dire.
Lady Kenasy se retire et laisse place à la misérable Kanno.
- Rude? Vous voulez me faire quoi? Je... je suis libre…
- Non, je veux dire, désagréables, pas forcément cordiaux. On ne te fera pas de mal, je te le promets, tu n'as pas de souci à te faire.
L'esclave se détend.
- Je suis plus un objet. Libre... je suis Kanno...
- Tu n'as jamais été un objet, Kanno. C'est seulement l'impression que ce Sith voulait te faire avoir.
- Il est partout, il est dans ma tête. Il savait tout. Je pouvais pas fuir, juste obéir.
- Ne pense plus à lui, il est mort maintenant. Son cœur ne bat plus et son esprit s'est évaporé, tu n'as plus rien à craindre de lui.
Les yeux jaunes du Sith flottent devant les siens.
- Il est encore là, il faut le détruire. Il faut... le sabre.
La jeune femme se tut quelques instants.
- Et si on parlait d'autre chose ? Tu es libre à présent, il ne doit plus occuper tes pensées.
- Je sais pas. Je sais plus ce que c'est d'être libre, d'être soi... Je suis Kanno, mais je sais plus qui est Kanno. Est-ce que Kanno, c'est moi? Est-ce que j'ai envie d'être Kanno.
Elle voit la femme à la peau rouge, revêtue de noir, un sabre laser rouge à la main. Je suis Kenasy, veux-tu être moi ? Tout le monde me craint et me respecte…
- Je connais ça. Je... J'ai été assassin contre mon gré, je passais mon temps sous des fausses identités. Alvya Solare, Leevi Sfae, Eora... Je n'ai jamais été libre depuis mes huit ans, jusqu'à ce que je décide de devenir ce que je voulais être. Si je peux t'aider, surtout... Kanno, tu peux être ce que tu veux être. Kanno sera celle que tu décideras d'être.
Elle n'a pas écouté ce que dit la femme. Son esprit reste captif de l'image de la Sith qu'elle pourrait devenir, la puissance à laquelle son visage lui donne droit.
- Je… merci, balbutie-t-elle… Je sais pas encore qui je veux être.
- Tu trouveras ce que tu veux devenir. Moi...je voulais juste devenir meilleure... Pourquoi je te raconte ça ?
Kanno la scrute. Se pourrait-il que quelqu'un puisse être naturellement bon, sans exiger quelque chose d'elle ? Elle se souvient avoir vécu une relation similaire… avant… quand elle avait des amis. Des gens qui l'appréciaient juste parce qu'elle était elle. Mais qui était Kanno avant le drame ?

Retour à la cage. Elle se sent bien, les poumons enflés d'un air libre, la peau gorgée d'une vraie lumière. Elle a pu libérer ses phéromones à l'extérieur et se dégourdir les muscles, se sentir, pour la première fois, libre. Entrevoir des possibilités. L'humain nommé Cardan, qui pantouflait dans un siège, se lève pour aller se prendre quelque chose à grignoter. Un éclat métallique luit à sa ceinture.
Prends-le… il est à nous.
Elle fixe le cylindre qui ballotte sur les cuisses du jeune homme. Le sabre du maître…
- Le sabre ! Comment tu l'as eu, je le veux !
L'homme se détourne et croque dans son sandwich avec un air nonchalant. Elle voit passer des nuages sombres dans ses yeux vides.
- Il est à moi, il doit me revenir !
Cardan jette un regard désabusé sur l'objet.
- Tu le veux ? Tiens ! Je m'en fiche.
Kanno se jette sur l'objet et l'attrape au vol, elle sent la lourdeur dans ses mains alors qu'elle le brandit. Elle ne sait pas l'allumer mais ça viendra.
Enfin, il est à nous.
Elle ignore les regards surpris de l'équipe, le rire méprisant de Washas qui la harcèle, et serre l'objet contre son cœur. Son visage s'illumine comme celui d'un enfant qui vient de trouver un trésor. Grâce à lui, elle n'aura plus jamais peur. C'est la clé d'une nouvelle vie, elle le croit, elle en est sûre. Et tout au fond d'elle, lady Kenasy lui sourit. Bientôt...
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Messagepar Graf Organa » Ven 18 Mai 2018 - 21:48   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Faahiëo Oighnu

Depuis que Faahiëo avait rencontré Lenya il y avait quelques années, une sorte de pacte avait été conclu. Quand l’un avait problème ou besoin d’un service, le second accédait à sa requête sans rien demander en retour. Ensuite les rôles étaient inversés. Cette situation permettait d’avoir un joker dans cette galaxie.
Faahiëo n’avait pas revu Lenya depuis qu’elle l’avait aidé à sortir de ce nid de gundarks sur Vanqor. Elle avait rempli son contrat, c’était à son tour d’y faire honneur.

Le jeune Laïzien chercha l’artefact promis dans son vaisseau, un vieux transport corellien. Il avait beau être un bon développeur holographique et un fin connaisseur de la culture galactique, le rangement n’était pas sa spécialité.
Il trouva l’objet en question. C’était un masque de cérémonie mandalorien qui appartenait au clan Rook lors du coup d’état de Mandalore survenu un siècle plus tôt. Cet objet historique avait été acheté pour un prix ridicule dans un vide-grenier sur Coruscant. Ce masque, représentant un serpent, en parfait état, avait une valeur estimée aux alentours de 3000 crédits. Il l’avait obtenu avec d’autres objets pour seulement une centaine de dataris républicaines. Il ne put s’empêcher de lâcher un petit ricanement en repensant à cette anecdote.

Le masque cérémonial fut enveloppé dans du tissu et rangé dans un coin sûr. Il se posa sur le siège de pilotage et alluma l’holocomunicateur embarqué :
– Bonjour Lenya, comment vas-tu depuis hier ? dit-il avec amusement.
– Comme un début de semaine, s'exclama-t-elle en souriant timidement.
– Si tu veux toujours l’antiquité, retrouve-moi au hangar 2101 dans le spatioport Dofine. Ah et je préférerais être là quand vous irez voir ce vieux Lwondo. Donc je propose de faire le taxi. Tes copains sont les bienvenus à bord.
– Très bien, nous serons là dans une vingtaine de minutes. Je préfère te prévenir, mes « copains » sont plus nombreux et sont… spéciaux…
– Oui, j’ai eu un bel échantillon hier. Bah j’ai vu pire !

Après la communication, Faahiëo verrouilla deux pièces importantes : sa chambre où se trouvait les objets qu’il avait collectés lors de ses nombreux voyages et la cuisine dont les casiers de conservation contenaient des mets et délices des quatre coins de la galaxie. Il savait que Lenya devait, pour des raisons professionnelles côtoyer des individus pas très fréquentables. Il était hors de question que son intimité et ses trésors soient violés.
De retour à la cabine de pilotage, il débrancha un anneau électrique. Cette arme, non létale, pouvait neutraliser un adversaire en envoyant un faisceau électrique sur plusieurs mètres. Cependant, son utilisation déchargeait rapidement la batterie et cette dernière se vidait même si on n’utilisait pas le bijou. Cet ornement lui avait été offert par une Twi’lek qu’il avait connue sur Coruscant. Elle avait été sa meilleure amie lorsqu’il avait passé quelques années sur la planète capitale. Malgré les défauts techniques, il le conservait. C’était pour lui l’objet le plus précieux qu’il avait en sa possession, car il lui rappelait que même si les parsecs pouvaient séparer deux personnes, elles pouvaient ne pas s’oublier.

Perdu dans ses pensées, le jeune humain sursauta quand il entendit l’holocommunicateur sonner. C’était Lenya qui cherchait à le contacter :
– Fahhiëo, nous sommes devant ton vaisseau, tu peux nous ouvrir ?

Il s’exécuta instantanément. La porte principale s’ouvrit. Le jeune homme sortit pour saluer ses passagers. Il ne fut pas surprit de voir un groupe si hétéroclite derrière la Kiffar.
– Messieurs, dames bonjour ! Je suis Faahiëo Oighnu pour vous servir. Allez-y, montez à bord mais vous n’avez pas intérêt à dire que mon vaisseau est bon pour la casse… Il n’y a que moi qui ai le droit de dire ça !

Le groupe, surprit devant ce personnage, entra dans le transport corellien. Faahiëo s’installa sur le siège de pilotage tandis que Lenya prenait la place du copilote. Les autres membres étaient assis sur des sièges modulables installés la veille.
– Tu as leur a fait un topo, Lenya ?
– Oui bien sûr, ils savent pourquoi on est là.
– Ton vaisseau est tellement en désordre qu’on dirait un bordel de Ryloth, cracha le jeune Jenet qu’il avait rencontré la veille.
– Celui-là je te recommande de le laisser à l’extérieur du magasin d’antiquité si tu veux avoir une chance d’accomplir ton objectif.
– Eh, j’ai entendu ! J’suis pas un clébard qu’on attache à un lampadaire !
– Je pense que je vais suivre ton conseil…
– Parfait, alors musique et allons-y !
Le voyageur enclencha sa playlist, du Darth Kyber sortit des enceintes, ce qui énerva Sorvairs. Le remarquant, le pilote se retourna :
– Tiens, pour tes oreilles.
Il lui jeta un casque anti-bruit, le Jenet le prit et s’empressa de le mettre avec dégoût.
Arty rigolait de Sorvair alors que Miri était dépitée par l’absurdité de la situation, Fi lui ferma les yeux pour mieux apprécier ce son tandis que le fort taux de midichloriens de Cardan fit plus d’un tour tant il sursauta quand les premières notes sortirent des enceintes.

Le voyage dura une bonne demi-heure. Le vaisseau se posa dans un spatioport situé à une dizaine de mètres du magasin de Lwondo. Le petit groupe sortit avec Faahiëo en tête avec l’objet et son tissu dans sa besace. Devant le commerce, il arrêta le groupe :
– Deux-trois choses à dire avant d’aller plus loin. Si un Quarren a pu faire sa fortune et sa réputation sans se faire rouler par les Némoidiens, c’est qu’il est loin d’être débile. Cette personne a un caractère disons… spécial. Je le connais un peu. Alors vous me laissez faire pour lui présenter l’antiquité, Lenya s’occupera ensuite du reste. Quant à toi… Comment il s’appelle Lenya ?
– Sorvairs, Sorvairs Kzel.
– Eh oh la Kiffar ! T’aimerais que je balance comme ça des infos perso comme heu… tes mensurations ? Hein ?!
– Vu ta personnalité explosive, nous sommes tombés d’accord pour que tu restes devant la devanture pour faire le guet. Quelqu’un y voit une objection ?
– Trou de sarlacc !
– J’approuve ta décision, finalement tu n’as pas l’air si inconscient que je le pensais, commenta Miri.
– Eh ben, c’est ma journée… Bon entrons…
"J'admire la démocratie" Chancelier Palpatine après obtention des pleins pouvoirs
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Messagepar Dark Grievous » Sam 19 Mai 2018 - 12:32   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Darth Trykker


Il me tarde de savoir pourquoi l'on m'a convoqué de la sorte. Je ne tiens pas à perdre mon temps pour des broutilles.
Les couloirs de cet immense Star Destroyer Sith situé dans la Bordure Extérieure sont sinueux, parfois labyrinthiques. Mais, pour ceux qui étaient habitués, qui avaient étudié un plan, qui étaient sensibles à la Force, ou même correspondant à ces trois cas, ce n'était que quelques couloirs dans lequel il était facile de ce repérer. Il y régnait un silence absolu, que rien en pouvait perturber. Tel un Roi sur son trône, ce premier était maître de ces couloirs, qui étaient son domaine.

Alors que la plupart d'entre eux étaient déserts après le départ en mission de nombreux escadrons, des bruits de pas résonnaient dans l'un d'eux. En effet, au beau milieu de ces murs, de ce sol et de ce plafond, noirs et teinté d'une lumière rougeâtre, se mouvait une silhouette sombre, vêtue de noir, accompagnée de 6 autres silhouettes, formant deux rangées de 3 derrière elle. Les faibles lueur rouges ne permettaient pas de voir son visage encapuchonné, mais ses yeux d'un rouge éclatant perçaient l'obscurité de leur lueur écarlate. La silhouette marchait d'un pas pressé, une longue cape semblait se dresser dans son dos. La silhouette ombragée et ses suivants prirent un couloir situé à droite et délaissa l'autre, situé tout droit. Elles marchèrent en ligne droite une vingtaine de mètres, avant de se retrouver dans une immense salle bondée, qui était en fait l'un des hangars du Star Destroyer.

Il y avait cette fois, en contraste avec les couloirs, un bruit total, un vacarme qui cumulait le bruit des conversations des soldats et celui du décollage des chasseurs Sith. Grâce au lumières du hangar plus vives que celles des couloirs, on put distinguer un petit et long objet cylindrique et vraisemblablement métallique à la ceinture de la silhouette la plus avancée. Cette silhouette portait une grande tunique noire, ainsi qu'une pantalon assez large de la même couleur. Ses pieds et ses jambes étaient vêtus de bottes également noires. Son capuchon cachait encore son visage, mais l'on pouvait voir que celui-ci était rouge, recouvert en grande partie d'un tatouage noir. Elle était suivie par de véritables soldats Sith, munis de blaster et au regard imperturbable. La silhouette et ses soldats traversèrent le hangar, parfois bloqué par des fonctionnaires ou des ingénieurs tenant à parler à l'être encapuchonné parler. Il n'eut qu'à lever la main gauche, et toute cette foule d'Impériaux fut mise à terre, laissant le passage à l'homme qui venait de les mettre en déroute, et ses soldats. À l'autre bout du hangar, un Impérial de race humaine en uniforme d'officier se tenait à côté d'une navette Sith. L'officier semblait attendre quelqu'un, et afficha un sourire de satisfaction lorsqu'il aperçut l'homme encapuchonné. Il alla alors vers sa position, tandis que ce dernier se rapprochait du vaisseau jusqu'à être face à lui, avant de retirer son capuchon, dévoilant une tête rouge munie de nombreuses petites cornes et dont le visage était recouvert d'un tatouage noir. Celui qui semblait être un Seigneur Sith regarda avec un léger mépris l'officier. Un humain, encore...? Il est plus que temps de trier les officiers, par la Force...

- Ah... Seigneur Trykker, s'exclama l'Impérial, vous tombez bien.

- Vous m'avez demandé, commandant, répondit le Sith d'un ton dédaigneux. Faîtes vite, avant que je ne perdre patience.

- Voyez-vous, l'Empire a de nombreux intérêts dans la Bordure Extérieure, dont certain que nous ne pouvons igno...

- Venez droit au but, coupa le Sith d'un ton légèrement agressif.

Il n'a pas l'air de savoir qu'un Sith n'a pas de temps à perdre avec des détails aussi futiles.

- Eh bien euh... bégaya l'officier, vous... Vous devez vous rendre sur Mastaria, une planète de la Bordure Extérieure déchirée par la Guerre Civile...

- Et dans quel but, coupa une fois de plus le Seigneur Sith ?

- Washas Kodank, le Sith que nous avons envoyé, a été tué. Il faut que vous preniez la relève en continuant son règne à sa place, et en se débarrassant de ce groupe importun. Les autres détails seront donnés en temps voulu. Et j'ai d'ailleurs une autre requête à... À...

L'officier se figea, et porta soudainement sa main à sa gorge. Il avait de plus en plus de difficulté à respirer et tomba à genou.

- Je pense qu'il est temps que vous preniez congé, commandant, lui lança d'un ton menaçant le Seigneur Sith , qui avait légèrement serré sa main gauche. Vous n'avez plus rien à faire avec moi.

Suite à ces mots, il relâcha l'emprise qu'il maniait de sa main sur le commandant, qui prit une grande inspiration, avant de respirer bruyamment.
Les officiers apprendront à me connaître, de leurs erreurs s'il le faut.
Le Seigneur Trykker baissa ensuite sa main droite et la releva lentement, ce qui fit baisser la rampe de la navette. D'un geste machinal, le Sith remis sa cape en place et entra dans la navette, en compagnie de ses soldats, avant que la rampe ne se referme.

L'intérieur du chasseur était grand, comprenant le siège et les tableaux de commande, ainsi qu'un grand espace à l'arrière, où étaient disposés deux bancs, les deux fixés sur des murs, l'un en face de l'autre. L'un des soldats partit au commande et, après avoir démarré le moteur et enclenché les répulseurs, il tira sur le manche, et le vaisseau quitta le sol dans un vrombissement.

Les soldats ne s'assirent pas, tout comme le Seigneur Sith, et s'appuyèrent contre le mur. Ce dernier, cependant, resta au milieu, observant les agissements du pilote.

Les barrières laser du Star Destroyer se désactivèrent, et la navette quitta la base, tandis que le pilote activa le moteur subliminique à ce moment précis.

Alors, Washas est mort ? Cette obsession de sang pur lui est montée au cerveau, et il en a fait les frais. Voilà qui m'arrange.

Les soldats étaient imperturbables, leur regard immuable. Après quelque dizaines de secondes standards, le pilote s'adressa au Seigneur Sith :

- Où désirez-vous aller, monseigneur ?

- Mettez le cap sur Mastaria, répondit Trykker d'un ton assuré. Il y aura une base sur laquelle vous pourrez vous poser.

- Bien monseigneur.

Le pilote rentra aussitôt les coordonnées et, voyons la distance entre leur position et la planète, appuya sur quelques boutons, ce qui enclencha les moteurs hyperliminique. Soudainement, à ses yeux, les étoiles s'étirèrent et se tordirent, avant qu'un énorme faisceau bleu azur ne se forma autour de la navette.
Ils entrèrent en hyper-espace.

Les minutes standards passèrent, et le vaisseau continuait son avancée dans la galaxie. L'infinité de l'espace se faisait sentir, à travers ce long trajet. Cependant, lorsqu'elle dut quitter l'hyper-espace, la navette fut forcée de traverser un champ d'astéroïdes, sous peine de ne pas avoir assez de carburant pour arriver un bon port si un détour est choisi.

- Levez-vous, capitaine, ordonna le Seigneur Sith avec un ton reposé. Je vais prendre les choses en main.

Sans la moindre hésitation (le Seigneur Trykker montrait de violentes répressions en cas de refus d'un ordre), le pilote se leva en vitesse. Le Seigneur Sith prit sa place, et la navette entra dans le champ d'astéroïdes. Ces derniers étaient titanesques, certains mesurant au moins une bonne vingtaine de fois la taille du navire. Les soldats crurent que leur vie allait être violemment écourtée, mais il n'en était rien. De par ses incroyables réflexes liés à la Force elle-même, le Seigneur Sith parvenait à esquiver chaque astéroïde manquant d'entrer en collision avec leur navette, et ce sans faire d'inutiles acrobaties. Ces dernières n'étaient bonnes que pour les pilotes de pacotille.

Les astres célestes n'atteignirent jamais leur cible, trop vive pour pouvoir être touchée.

Après deux minutes standards angoissantes, la navette quitta le champ d'astéroïdes, et le pilote put reprendre sa place, tandis que le Seigneur Sith repartit à l'arrière.

Après cet instant mouvementé, une petite planète apparut à l'horizon.

- Nous allons arriver sur Mastaria, monseigneur, affirma le pilote.

En effet, la navette entra dans l'atmosphère de la planète et le pilote désactiva le moteur subliminique, désormais inutile. À travers la vitre du cockpit, l'on pouvait apercevoir des paysages urbains en ruines, qui sont le reflet de la Guerre Civile qui pèse depuis bien longtemps sur Mastaria.

- Pilote, déclara alors le Seigneur Sith, posez-vous à proximité de l'ancien Palais Royal de cette planète. Il serait malencontreux que nous atterrissions dans le territoire adverse.

- Entendu, monseigneur.

La navette tourna vers la droite et vola tout droit pendant une petite minute standard, avant de commencer à ralentir, parée à atterrir. Lorsque le vaisseau fut suffisamment proche du sol, le pilote désactiva les répulseurs après avoir déployé les trains d'atterrissage, ce qui permit à la navette de se poser sans encombres sur l'aire d'atterrissage d'un camp où de nombreux bâtiments militaires rudimentaires étaient établis autour d'une sorte de palais.

La rampe s'abaissa alors dans un nuage de poussière. Les 6 soldats, pilote compris, sortirent du vaisseau en courant, et se postèrent à droite et à gauche du chemin face de la rampe, formant une rangée de 3 soldats de chaque côté, chaque soldat étant au garde-à-vous.



Le Seigneur Sith, Darth Trykker, sortit à son tour, sa longue cape s'agitant au gré du vent et sa tête encapuchonnée. Il observa les environs de la base de son regard inquiétant.

Une officier, semblant être une autochtones, sortit d'une des bâtisses militaires et s'avança vers le Seigneur Sith. L'uniforme de l'officier était en blanc avec certaines parties d'une sorte de blanc bleuâtre.

- Vous voilà, Seigneur, commença l'officier. On m'a prévenu de votre arrivée.

- À ce que l'on m'a dit, répondit Darth Trykker sans même tourner la tête vers l'officier, mon prédécesseur, le Seigneur Kodank, aurait péri de la main d'un groupe de civils, étrangers de surcroît ?

- Oui, seigneur, affirma l'officier.

- Dans ce cas, c'est qu'il n'était pas à la hauteur, jugea le Seigneur Sith. Où se trouve ses anciens appartements ?

- Dans une aile de l'ancien palais, informa l'officier, je vais vous y conduire.

Washas m'a mâché le travail. Il est désormais si facile de les faire agir selon ma volonté, maintenant que Kodank les a caressé dans le sens du poil.

L'officier tourna à 180 degrés, puis se mit à marcher vers le palais, le Sith à ses côtés, les soldats de ce dernier derrière lui. Le bâtiment royal était dans un bien triste état, seules quelques pièces avaient l'air d'être encore d'usage. De plus, il était désert. Pas un soldat ne vadrouillait dans le Palais. L'implication des Sith doit rester secrète, après tout.

Après avoir traversé un long et grand couloir dont les murs, le sol et le plafond étaient fait en marbre, rendus noirâtres par la Guerre, le Sith, ses soldats et l'officier arrivèrent devant une grande porte de métal.

L'autochtone poussa la lourde porte, qui émit un bruit lent et grave. De l'autre côté se trouvait une grande salle noire, éclairée par la lumière de l'extérieur, arrivant dans la salle en traversant un grand grillage placé au plafond. Les soldats en profitèrent pour se placer dans tous les recoins de la pièce, armés de leur blaster.

- Si je puis me permettre, seigneur, demanda l'officier avec hésitation, que comptez-vous faire, à présent ?

- Prendre les choses en main, lui répondit le seigneur Sith avec une voix sombre, témoin de l'esprit du Sith, ayant l'air de préparer de noirs desseins. Mais pour l'heure, il est temps que vous preniez congé, lieutenant.

- Bien, Seigneur, balbutia l'officier avant de se retirer et fermer la porte.

Ce n'est pas un groupe d'étrangers qui fera basculer le destin de cette guerre. J'y veillerai... Personnellement.
Your lightsaber will make a fine addition to my collection.
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Messagepar Dark vador40 » Dim 03 Juin 2018 - 16:21   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Arty Demedo

Allez reste calme Sorvair ! On a vraiment besoin de toi sur ce coup là. Si tu vois des gens bizarres arriver, tu nous préviens.
Le Jenet hocha la tête, et se posa contre le mur qui bordait la porte d'entrée du fameux magasin de Talsik Lwondo.
Anya arriva à son tour devant l'entrée de la boutique d'antiquitées du Quarren. Elle salua l'ensemble de l'équipe en s'excusant de son petit retard. Une fois les retrouvailles terminée, le groupe mener par Faahiëo et Lenya passa la porte d'entrée de la boutique.
L'intérieur du magasin était impressionnant, les rumeurs étaient donc vraies. Ce vendeur était bel et bien un expert en la matière. Sur toutes les étagères se trouvaient des antiquités toutes plus rares les unes que les autres. Une épée Sith datant des cent ans d'obscurité se trouvaient sur le comptoir, elle était protégée par une vitrine entouré d'un bouclier à plasma. Cardan avait l'air fasciner par cette épée, et Arty avait peur que celle-ci déclenche chez le forceux une de ses fameuses visions. Sur sa droite se trouvait un petit coin comportant des chaises et une table.
Seule une petite lampe éclairait de sa faible lumière le recoin sombre, où Lwondo devait à coup sûr réaliser ses affaires.
Ce fût Faahiëo qui prit la parole en premier.
-Bonjour Talsik, c'est moi Faahiëo. Je suis ici avec mes équipiers, pour te proposer une offre que tu ne pourras pas me refuser.
-Faahiëo, pourquoi viens tu me voir à moi ! Suis-je le seul antiquaire que tu connaisses dans cette galaxie ?
-Ha !ha !, tu n'as pas changé d'un poil depuis notre dernière rencontre. Mais si je viens te voir toi, c'est parce que tu possèdes un objet que mes amis et moi aimerions acquérir.
Arty vit le regard du Quarren s'illuminer. Il avait l'air intéressé, ce
qui était déjà une victoire en soi.
-Tu désires donc un objet de « ma » collection. J'espère que ce que tu m'as apporté en vaut la peine.
Le Laïzien fit signe à Lenya de s'avancer. La kiffar s'approcha, le masque de cérémonie Mandalorien encore enveloppé dans le tissu.
La Kiffar prit à son tour la parole.
-C'est un masque de cérémonie Mandalorien.
-Du clan Rook, ajouta Faahiëo.
Les tentacules du Quarren frémirent.
-Waouh, tu frappes fort Faahiëo. Venez, allons nous asseoir autour de la table.
Une fois que tout le monde fût assis dans les moelleux fauteuils de la salle des affaires. Talsik reprit la main.
-Alors, dites moi, de quelle genre d’antiquité êtes vous à la recherche ?
-Nous sommes à la recherche d'un artefact. D'après nos informations vous en avez actuellement un en votre possession. . Nous vous proposons donc en échange de cet artefact ce masque de cérémonie. Vous pourrez en tirer un bon prix, environs trois milles crédits.
- Hum un artefact , intéressant. Je vais voir si j'ai ça dans l'arrière boutique, je reviens.
Le Quarren disparut derrière les épais rideaux mauves qui séparaient le comptoir de l'arrière boutique. Arty était sûr d'une chose, le Quarren, intelligent comme il était, savait très bien ce que comportait sa boutique et ce qu'elle ne comportait pas. Lwondo, essayait tout simplement de gagner du temps. Mais pourquoi, ça il ne le savait pas. Le Chagrien, n'était pas le seul à être inquiet, visiblement Cardan et Lenya l'étaient aussi. Seul Faahiëo semblait confiant, attitude d'autant plus surprenante que le Laïzien était lui aussi du métier.
Après quelques minutes d'attente, le Quarren, sortit enfin sa tête des rideaux et reprit son siège. Il était malheureusement revenu les mains vides.
-Désolé l'ami, je n'ai rien de semblable à ce que tu recherches dans ma boutique. J'ai même vérifié les livrets de ventes. Je n'ai rien vendu de tel ces derniers mois.
-Puis-je vérifier ces livrets moi même ? Demanda Faahiëo.
-Non, désolé, ce sont des affaires personnelles. Je ne peux plus rien pour vous de toutes façons. Partez !
-Vous semblez nerveux Talsik, vous ne nous cacheriez pas des informations tout de même. Le ton moqueur de la Kiffar semblait avoir agacé le vendeur. Ses tentacules n’arrêtaient pas de bouger.
-Je vous ai dit de sortir ! Cria de toute sa voix le Quarren.
Arty se leva et se posta droit devant le vendeur en gonflant le torse. Il cherchait à l'intimider.
-Dis nous la vérité tout de suite Talsik ! Où est l'artefact ?Demanda avec agressivité le Chagrien.
Il faut dire que le Chagrien était impressionnant, avec son un mètre quatre vingts dix et sa forte musculature qu'il avait développée en prison. Le Quarren ne faisait pas le poids lui qui était beaucoup plus petit.
La tension commençait à monter.Cardan s'était à son tour lever, prêt à brandir son blaster au cas où le Quarren montrerait tout signe de possible violence.

Aaaah, c'est bon laissez moi tranquille, cet artefact je l'ai vendu récemment à …..
Un tir de blaster suivi d'une explosion retentit. Sorvair débarqua dans la boutique en roulade avant et sortit son blaster puis se mit à couvert dos au mur bordant la porte d'entrée. Arty et Cardan se jetèrent sous le bar tandis que Faahiëo et Lenya aidaient Lwondo à se mettre à couvert.
Le Jenet s'écria !
- On a de la compagnie !
Modifié en dernier par Dark vador40 le Dim 17 Juin 2018 - 20:10, modifié 1 fois.
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Messagepar Le66èmeOrdre » Dim 17 Juin 2018 - 19:10   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

SORVAIRS KZEL

L'avant de la boutique explosa. La vitrine fut réduite en un amas de pierres, de brisure de verre et de poteries antiques désintégrées. Et bientôt s’échappa des gravas une poussière si dense, qu'en inondant la salle, elle la plongeait dans une inquiétante pénombre.
« Des missiles à concussions hydrolium ! pesta Sorvairs. Ils ont osé. »

À couvert derrière des fauteuils, le bar et autres protections de fortune, toute l'équipe était aux aguets. Déjà une multitude de petits droïdes flottant sur des répulseurs statiques sortaient de l'arrière boutique. Ils suivaient des rails électromagnétiques qui les menaient devant les étagères et les vitrines. De leurs courts appendices, ils s'emparaient des objets de valeurs pour les sécuriser vers l'endroit d'où ils venaient. C'était un système ingénieux que le Quarrens avait mis en place pour protéger sa fortune des visiteurs dangereux et incongrus. Mais peut être n'avait-il pas pensé que la menace en aurait voulue directement à sa peau...

Et les ennemis arrivaient. Ils déboulaient, à contre jour, par la façade détruite. Les particules de poussière flottante dans les airs déformaient leurs silhouettes. Mais on pouvait facilement deviner que ce groupe d'alien informe était armé jusqu'aux dents.

Le fusil blaster de Fi écorcha une salve de tir qui furent habilement contrés par une individue en tenue mandalorienne. Celle-ci riposta. Sa rocket de poignée fit disparaître presque instantanément le fauteuils qui le protégeait. Anya sauta par dessus le bar et attaqua à son tour avec son blaster.
Les deux groupes étaient séparés de quelques mètres dans la salle accidenté et parsemée d'obstacle. Les assaillants avançaient d'une cadence déterminée.

Sorvairs sortit de sa cachette et glissa sur le sol afin d'atteindre le pied d'un large présentoir. Discrètement, et avec une habilité digne de son espèce, il rampait prêt à surprendre son adversaire.
Un Gran se tenait près du mur, les yeux rivés sur la lunette de son sniper. En un bref regard le Jenet constata qu'il semblait se diriger vers Lwondo. Les babines retroussées, les griffes ressorties, les yeux pleins d'adrénaline, il se projeta contre le Gran. Le choc fut brutal. Ils s'écrasèrent tous les deux contre une étagère. Elle percuta un des yeux de l'alien. Un mucus verdâtre jaillit de son excroissance oculaire. Il hurla d'un sentiment plein de douleur et de rancune. Lâchant son sniper, il arma son poing. Sorvairs était rapide. Il esquiva de justesse le coup. Autour de lui, les coups de feux ne se comptaient plus. Fi et Anya mitraillaient à l'aveugle ; Cardan et Miri tentaient des approches au corps à corps : une chaotique harmonie animait l'équipe.

Mais un bruit sourd fit revenir le junkie à son combat. Il se retrouva parterre. Un acouphène tiraillait son oreille. Le Gran avait éclaté un vase contre sa tempe. Ainsi Sorvairs saignait à son tour. Un élan de rage le fit décoller du plancher. En vain, car le puissant bras de son adversaire l'attrapa brutalement. Un blocage, un coup de coude et son épaule fut presque arraché. Les mains grossières du mastodonte étreignaient le Jenet. Son bras étaient déboîté, inerte et désarticulé. L'alien à trois yeux se réjouissait de sa victoire. 

«Fils de hutt ! s'étripa Sorvairs. Tu me sous-estime.»

Le bras ballant du Jenet se remit seul en place. Furtivement il empoigna sont vibro-couteau accroché à sa ceinture. Un sourire narquois anima sont visage. Et dans un geste propre il trancha sauvagement l'abdomen du Gran.

Des tripes, de l'hémoglobine chaude et vivace dégoulinante... Sorvairs restait de marbre. Contemplant le spectacle alors que le combat ne s'était pas arrêté tout autour de lui. La souffrance de ses adversaires lui procurait plus de plaisir que ses bâtons de la mort. La passion de la violence, la jouissance de la douleur qu'il infligeait. Non il n'aimait pas abattre son ennemie à tir de blaster... pas dans ces moment. Son fort intérieur avait conscience du vice infâme, son empathie s'était sûrement perdue loin dans son âme.

Tandis que le Gran se traînait en arrière, Sorvairs fit volte face, blaster et vibro-couteau parés.
Mais plus personne ne se battait, l'équipe courait vers l'arrière boutique. Le visage décomposé d'Arty et le vrombissement d'un vaisseau très proche lui suffirent à comprendre qu'il valait mieux les suivre.
Dans sa course, il vit Lwondo encore agonisant et immobile derrière le bar. Une voix robotique émana du cockpit :
« Mes cannons sont chargés à bloque ! Disait-elle en riant. Je me ferais une joie de tout vider ici ! »
Pas le temps de récupérer le Quarren, oh que non !
Sans plus attendre, le corps du félin disparut sous la porte blindée qui se refermait.

*
* * *
*


-Comment fait-on pour sortir d'ici ? s’inquiéta Miri. Il y a un vaisseau armé et bondé de chasseurs de primes derrière la porte. Et aucune sortie n'est apparente dans cette arrière boutique.

-Et quelqu'un pourrait me dire ce qu'il fait lui ? Demanda Cardan en fixant Faahiëo.

Le Laizien était resté stoïque. Les doigts se massant les tempes et sa bouche chuchotant des mots pour lui tout seul.

-Il réfléchit, lui répondit Lenya d'un air moqueur mais grave.

-Oui oui oui je réfléchis, dis Faahiëo. Je nous trouve un plan pour nous échapper d'ici. Là bas, -il fit un geste vers la porte blindée- il y a une menace certaine pour nous tous. Ils sont de très bons combattants et disposent directement d'un vaisseau. Ils sont si bons que l'on n'a même pas pu sauver Lwondo... Ils le voulaient, et ils l'ont maintenant. Nous n'étions pas la cible mais qu'un vulgaire obstacle.

Il fit une pause.

-La sécurité de la ville a à coup sûr réagi. D'après mes calculs ils ont envoyés une dizaine de chasseurs d'intervention rapide de classe K-95.

-Ils vont mettre un certains temps pour s'en défaire, renchérit Anya.

-Exact. Mais ils l'emporteront, et les secondes défilent, dit le Laïzien. Il faudrait que l'on passe par l'entrée du coffre-fort. Je sais que Lwondo y cache un passage menant au spatioport.

Un tic nerveux le faisait claquer des doigts. Ils continua débitant les mots à une allure folle :

-Impossible à faire sauter. Mais elle possède un système d'ouverture électronique.

-Sorvairs peut s'occuper de ça, assura Arty.

-Eh, je n'ai pas la puissance de l'Empire Éternel ! Rappliqua le Jenet. Il me faudrait une tonne de modif' sur mon implant.

-Il dit vrai, continua Faahiëo. Il ne pourrait pas le faire. Le code change un milliard de fois par secondes.

-Et vous, vous pouvez l'ouvrir ? Interrogea le Chagrien.

-En théorie je ne peux pas l'ouvrir. Dans la pratique non plus ... Hum... Il faut faire sauter le mur. Fi, aide moi à placer les explosifs. Nous devons arriver à mon cargo à temps pour espérer arrêter ceux qui détiennent Lwondo. Ne me demandez pas si c'est possible ou non, ça je n'ai jamais essayé de le faire.

-Les autres, ordonna Lenya. Retrouvez le livre de comptes. Souvenez-vous ce qui nous a amené ici. Puis il faut avoir une longueur d'avance sur ces individus.

Chercher le livre des comptes.. dans ce fouillis de dossiers et d'antiquité. Il y en avait des statuettes, des biblos, et des reliques martiales millénaires entrposées ! Les droïdes de Lwondo n'avaient manifestement pas eux la place pour tout abriter dans le coffre-fort. Mieux valait piquer discrètement quelques artefacts pensait Sorvairs. Il feignait alors de se mettre à la tâche tout en glissant dans sa veste des objets au hasard. Et Cardan faisait visiblement de même ! Un cristal blanc glissé dans sa bure avait soudain étincelé son visage.

-On a trouvé le document, s'exclamèrent Miri et Anya. 

Dans ce cas, pas de remord à s'être rempli les poches riait le Jenet au fond de lui.

-Parfait, répliqua Faahiëo. 

Il continua d'une voix désolé : 
- Si Lwondo ne reviens jamais ici, tout ce que vous avez sous vos yeux sera réquisitionné par les autorités ou les cartels. Prenez le maximum d’artefacts que vous pouvez, ça sera toujours ça de moins sur le marché noir. 

Cardan et Sorvairs se regardèrent dans les yeux. 
-Je crois qu'on a fait le job, dirent ils enjoués. 

-Alors dépêchons nous, acquiesça Lenya. Fi, pose ce dernier explosif et on se tire !

La brèche dans le mur ouverte grâce aux détonateurs menait sur le vide. Le magasin se trouvait au bord d'un des arcs urbain du ciel de Cato Neimoidia. 
Heureusement, le spatioport était facilement atteignable. Les grappins lancés pour longer la façade, l'équipe menait son ascension vers le cargo du Laïzien. 
Le chrono touchais à sa fin. Bientôt le vaisseau ennemi en aurait fini avec les K-95.
Tandis qu'il accélérait le pas, un carnet dérobé dépassait de la veste du junkie. Le titre à moitié effacé et les pages déchirées, il dégageait une aura intrigante qui avait attiré Sorvairs. Une feuille pâle dépassait. Y était marqué une des choses que le Jenet aurait aimé ne plus jamais lire. Ce terme si répugnant, cet ensemble de lettres qui suscitaient en lui une haine profonde... c'était le mot ''Jedi''.
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Messagepar Xiaomii » Sam 23 Juin 2018 - 13:36   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Kira Nesu




La mort du seigneur sith Washas Kodank a résonné dans toute la galaxie, portant de ce fait, l’attention de l’ordre Jedi sur Mastaria, une planète de la bordure extérieure délaissée suite à une importante guerre civile ayant ravagé ce qui était autrefois symbole de richesse et prospérité. Ne voulant pas attirer le regard du puissant empire Sith, le conseil envoie une jeune chevalière Jedi afin d’ éclaircir la situation et de retrouver un assassin qui pourrait les aider

« Cardan Eslo, d’après nos renseignements, la dernière fois qu’il aurait été aperçu serait sur Mastaria. La planète est en pleine guerre civile, même l’ordre Jedi a abandonné l’affaire. Quoi qu’il en soit, je dois mener ma mission jusqu’au bout. Il est trop dangereux pour être laissé en liberté, nous devons le retrouver avant les Sith... Enfin c’est ce que dit le conseil ».
La navette Jedi filait à pleine allure en hyperespace, à l’intérieur se trouvait Kira Nesu, une jeune Togruta Jedi. Née sur Coruscant, issue d’une famille de pilotes, Kira fut amenée au temple Jedi très tôt. Novice timide et silencieuse,celle-ci passait la plupart de son temps libre, plongée dans les archives de la grande bibliothèque. Là, elle s’émerveillait devant l’histoire de la galaxie, celle des grands aventuriers, des civilisations d’antan disparues, des différents peuples, et sans surprise, celle des Jedi. Parfois, elle s’imaginait revivre les grands moments de l’histoire. Venait alors une question récurrente dans l’esprit de la Togruta : il existait dans la Force un Côté Lumineux ; un Côté Obscur , l’ordre et le chaos, existait-t-il entre les deux un équilibre, une paix? Sans cesse, cette réflexion ressurgissait en elle lors de ses méditations, noyant son regard dans un étrange vide.
Lentement Kira finit par prendre du recul sur la vision de l’Ordre, une légère amertume, vis-à-vis de cette absence d’humanité de ses pairs, naquit en elle. Néanmoins la jeune apprentie sut mettre son ressenti de côté et devint une brillante padawan, faisant la fierté de son maître, Py-Quos, un sage maître Jedi Togruta. La jeune femme voyait en lui le modèle même de ce que devait être les Jedi: les protecteurs de la galaxie, des êtres ouverts, qui néanmoins, étaient capables de prendre les bonnes décisions pour le bien d’autrui. Il était cela mais avant tout, il était le père qui lui apportait le soutien dont elle avait besoin.


Tout juste nommée, elle avait été envoyée en éclaireur sur Mastaria, en effet, le Conseil pensait qu’en envoyant un membre inconnu des Sith, ils pourraient éviter un conflit direct, d’ailleurs elle voyageait dans une navette Jedi banalisée. Bien sûr, ce n’était pas sa première mission en terrain hostile, tous deux avaient maintes fois dû avoir à régler des situations diplomatiques délicates ,mais jamais d’une telle envergure et cette fois ci elle était seule, mais son maître avait confiance en elle et la jugeait digne de cette mission. Il y serait bien allé, mais, étant connu des Sith, il fallait mieux éviter, et puis cela ne devait être juste une mission de reconnaissance, rien de plus. Pourtant Kira ne parvenait point à garder sa sérénité habituelle, la Force tentait elle de lui avertir d’un danger potentiel? Cette angoisse croissante créait un sentiment interdit des Jedi : la peur. Mais le vrai courage n’était-il pas d’affronter cette Némésis au lieu de l’éviter ? Malgré ces pensées qui tentaient de la rassurer, le doute s’installa progressivement.
Elle ignorait tout de la situation sur place et ce n’était pas les archives de la bibliothèque du temple qui l’aidaient. Autrefois, Mastaria avait tout d’un planète promise à un avenir florissant, ses réserves naturelles en Glastinum auraient dû lui offrir gloire et influence. Hélas c’est également cette même richesse qui avait causé sa perte, Kira ne supportait pas l’avidité , selon elle, c’était l’une des raisons pourquoi la galaxie était divisée, c’était aussi ce qui définissait les Sith : toujours à la recherche du pouvoir, toujours manigançant les uns contre les autres, pour se trahir après... En y pensant, certains Jedi n’étaient pas si différents, mais là était un autre problème.
Soudain, l’alarme de sortie d’hyperespace retentit tirant la Togruta de ses pensées : elle venait d’arriver. « Tâchons de ne pas se faire repérer, j’ai entendu dire qu’un cartel d’armes sévissait dans la région, il ne manquerait plus que ce soit des jawas qui le contrôlent  » pensa-t-elle avec sarcasme. « Avec un peu de chance, je serais rentrée à temps pour assister à la collecte de cristaux des novices... Eh bien Mastaria, me voilà ».
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Messagepar Lynne » Dim 15 Juil 2018 - 21:46   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Dans les quartiers riches de Cato Neimodia...

Assis dans son bureau, Aldor Soylon réglait personnellement les derniers détails des préparations de son gala d'exposition de sa collection. Amateur d'art invétéré, il avait hérité cette passion de ses parents, qui lui avaient aussi transmis leur argent, un avantage non négligeable. En plus d'aimer l'art, l'entrepreneur nourrissait également un goût pour le luxe, ce qui faisait que chacune de ses réceptions étaient des démonstrations de faste. Tout devait être riche, étincelant, élégant, éclatant.

Le dernier objet qu'avait acquis Soylon était un objet ancien originaire d'une planète perdue nommée Mastaria. Du fait de sa valeur historique, il était très cher et donc avait immédiatement attiré son oeil lorsqu'il s'était rendu chez Talsik Lwondo, un antiquaire réputé qui se trouvait être un de ses principaux fournisseurs.

- Non, c'est trop terne par ici, se plaignit-il.
- Mais monsieur, ce vert sombre est tout particulièrement à la mode sur Coruscant, il serait tout à fait de mauvais goût de ne pas en mettre de petites touches, lui conseilla son assistant.
- Fi de la mode de Coruscant ! s'exclama t-il. Nous sommes sur Cato Neimodia. Je veux que ça scintille de tous les côtés, je ne veux pas être déprimé par cette couleur sombre.
- Alors au moins sur les bordures des serviettes... Sinon vous serez la risée des tabloïds, et vous savez que certains de vos actionnaires n'attendent qu'un signe de faiblesse de votre part pour partir chez la concurrence.
- C'est accepter de se plier à la mode qui est un signe de faiblesse, insista Soylon. Et à moins que les choses aient changé, c'est toujours moi qui décide ici.
- Bien, monsieur, se soumit l'assistant en consignant la modification.

Le riche Neimodien sourit. Cette réception rassemblerait un public huppé, allant de ses semblables – à savoir, les chefs d'entreprises de divers secteurs – à des personnalités importantes de la société et semblait bien partie pour être la plus fasteuse soirée sur Cato Neimodia depuis au moins deux ans. Elle serait parfaite ! Et ce serait l'occasion parfaite de briller en présentant ses nouvelles acquisitions. Vraiment, il ne voyait pas comment cela pourrait mal tourner...

Au même moment, à la boutique de Talsik Lwondo...

- Parle ou on t'explose la tête ! menaça Chamb'Erron. On a pas que ça à faire !

Il pointa son arme sur la tête de l'antiquaire qui en cet instant illustrait à merveille la panique la plus totale, et qui commença à balbutier :

- Je...l'objet mastarien c'est ça ?
- Ouais, c'est ce qu'on t'a demandé, t'es sourd ? fit la mandalorienne, agacée, qui entendait déjà les renforts de la police arriver et qui n'avait nullement envie d'engager encore un combat contre les forces de l'ordre pour un bête contrat.
- Je l'ai vendu ! Je l'ai plus !

Alors qu'ils combattaient son droïde assassin, il avait tenté de s'enfuir en rampant, mais Zeyyna l'avait habilement rattrapé. S'il avait réussi à décamper, ils seraient venus pour rien, et elle détestait faire quelque chose pour rien.

- Tu l'as vendu, à qui ? enchaîna Aanksol. On est pressés.
- Aldor Soylon ! Il organise une soirée dans deux jours pour montrer en public ses oeuvres d'art et ce que vous y cherchez y sera ! Pitié ne me tuez pas !

Satisfait de la réponse, Chamb'Erron le lâcha. Cela ne servait à rien de le tuer : il n'était pas du genre à perpétrer des meurtres gratuitement. Lwondo en serait quitte pour quelques travaux dans sa boutique, et eux savaient où se trouvait leur cible. Ils avaient ce qu'ils étaient venus chercher.

- Barrons-nous avant que les renforts arrivent, fit Zeyyna en se dirigeant vers le vaisseau.

Les autres lui emboîtèrent le pas, deux d'entre eux soutenant le Gran qui était dans un sale état à cause de ce Jenet. S'il ne recevait pas de soins rapidement, il risquait de mourir.

- Vous auriez aussi pu demander gentiment, comme les autres, lâcha Lwondo, qui s'était un peu repris et avait pris le soin d'épousseter ses vêtements pour se donner l'air plus respectable. Nous sommes dans un monde civilisé, après tout.
- Pourquoi est-ce que les autres le cherchaient ? interrogea Aanksol en faisant volte-face, curieux d'en savoir plus sur leurs concurrents.
- Je ne peux malheureusement pas vous informer, puisque vous ne m'avez pas vraiment laissé le temps de leur parler, ironisa le Quarren qui avait à présent retrouvé toute sa verve, maintenant qu'il n'était plus en danger. Mais je doute que ça soit pour la charité...
- Dites...je veux pas jouer la rabat-joie, fit le Twi'lek, mais je crois que les autres ont pris le livre de comptes...
- Haar'chak ! pesta la Mandalorienne. Il faut qu'on les attrape sinon ils risquent de nous doubler !

Sur un vaisseau, dans l'hyperespace

Allongé sur sa couchette sans dormir, l'homme fixait le plafond de son vaisseau d'un regard vide. Il y avait bien trop de pensées fugaces qui traversaient son esprit agité pour qu'il puisse se concentrer sur une seule d'entre elle, mais d'un autre côté il aimait cet abandon. C'était toujours mieux que de dormir : le sommeil était une chose dangereuse pour lui. Il apportait ce dont il avait le plus peur. Les cauchemars. Les mêmes à chaque fois qu'il fermait les yeux. Alors il les gardait ouverts autant qu'il le pouvait, jusqu'à tomber de fatigue.

Ce jour-là, ses pensées n'étaient pas totalement désordonnées, cependant. Elles avaient un dénominateur commun : Mastaria. Et l'artéfact, dont il avait appris l'existence peu de temps auparavant. Cette découverte l'avait empli d'un bonheur qu'il n'avait pas ressenti depuis bien trop de temps. Alors, il y avait une solution ! Une manière de régler d'un coup tout ses problèmes et ceux de Mastaria en même temps.

Mais il ne fallait pas qu'il le trouve avant lui. Il le connaissait assez bien pour savoir que sinon...

Il se leva de sa couchette. En sortant de sa cabine, son visage se refléta sur les parois du vaisseau et il sursauta un peu. Aussitôt, il rit de lui-même. Il devait arrêter d'avoir peur de son reflet.

Mais n'était-ce pas de son reflet dont il avait peur ?
Modifié en dernier par Lynne le Dim 02 Déc 2018 - 15:14, modifié 2 fois.
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Messagepar Dark GaGa » Lun 16 Juil 2018 - 15:28   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

KANNO

pendant ce temps, à bord du vaisseau...

Allume-toi.
Elle fixe le cylindre inerte entre ses mains.
Allume-toi.
Elle l'a tourné dans tous les sens, cherchant par tous les moyens de l'activer. Mais le pouvoir de Washas se refuse à elle. Elle sent que tout repose là-dedans, dans ce bout de ferraille qu'elle ne cesse de manipuler pour percer ses secrets. Elle projette sa concentration sur l'objet, elle sent sa force se refuser à elle.
Tu ne vaux rien.
Tais-toi.

L'équipe est sortie en ville, ils l'ont laissée seule, sous bonne garde. Ce qui l'arrange, car elle a senti le regard des autochtones sur elle, elle peut facilement imaginer ce qui se passe dans l'esprit de ces êtres libidineux. Ils la voient comme un objet, une esclave sans collier qui peut appartenir au premier qui se jettera dessus. Sa peau rouge est comme une marque qu'elle ne peut enlever.
Pourtant, c'est la marque du pouvoir, des seigneurs.
Elle se voit dans le petit miroir, elle est belle, très belle, malgré son petit air larmoyant qui lui donne l'aspect d'une éternelle victime. Son visage angulaire, ses yeux jaunes, ternes, les yeux d'une autre... Washas avait le regard d'un jaune lumineux, comme éclairé de l'intérieur.
Non.
Très vite, les souvenirs la submergent, les griffes du Sith sur la peau, sa bouche aux dents aiguisées, l'odeur de sa transpiration...
Non.
Libère ta haine.
Cesse d'être une victime.
Prends ce qui t'appartient.

Dans le miroir, lady Kenasy la dévisage avec colère.
Si tu ne sais pas être, moi je sais. Tu es faible, tu es stupide, tu es peureuse... Moi, je ne crains rien et je vais prendre ce qui m'est dû.
La douleur part du front, comme si on lui enfonçait un poignard en son centre et se répand, sur les pommettes, autour des yeux et l'aveugle. Tout devient gris. Elle étouffe, la gorge lui fait mal comme si elle avait une angine. Elle essaye de se débattre, elle ne sent plus sa main ni sa jambe gauche.
Elle essaye de se lever, la moitié gauche de son corps est à la fois lourde et inconsistante, parcourue de fourmillement. Elle bouge, elle crie pour échapper à l'étouffement, elle secoue et frappe ses membres morts contre le sol, les murs pour tenter de les réveiller.
Tu ne vaux rien.
Le rire. Elle entend la porte qui s'ouvre derrière elle. Washas, il est là, devant elle, grimaçant, prêt à cracher ses moqueries et la punir.
Brusquement son corps ne lui appartient plus, il se tend et bondit à l'attaque. Elle tient fermement le sabre éteint dans sa main gauche et frappe ce visage qu'elle hait. Le Sith tente de la repousser, mais il ne peut rien faire contre la rage de lady Kenasy. Elle veut lui faire mal, elle prend conscience du plaisir qu'il y a à écraser quelqu'un de sa force, à le jeter au sol pour l'humilier. Elle rit.
Le Sith ne bouge plus, elle sent son corps chaud répugnant sous ses cuisses. Elle se lève et lui décoche un coup de pied dans les côtes. Le sabre est brûlant dans sa main, il lui a apporté la puissance, il lui a apporté la victoire. Elle le lève au-dessus de sa tête comme un trophée. La joie fait battre son cœur à toute allure.

Clic.
Son doigt vient d'effleurer un mécanisme caché et brusquement, la lame s'allume, rouge sang, vibrante. Le pouvoir coule en elle alors qu'elle fait danser l'objet de destruction. Elle rit à nouveau, fière d'elle... jusqu'à ce qu'un mouvement maladroit coupe l'attache de la couchette et la fait dégringoler avec fracas sur le parquet métallique.
Lentement, elle essuie la sueur et la bave sur son visage et reprend ses esprits... Elle a complètement saccagé la couchette de Miri à coup de sabre laser, sans compter les éraflures sur le mur et le matériel entassé dessous. Une botte est coupée en deux, pourvu que la jeune femme ne soit pas trop attachée à ses affaires.
Je vais me faire tuer...
Elle entend un gémissement près de la porte. Elle se retourne, à la place du Sith, le Togruta, Ukel, est allongé, couvert de bleus. Elle a roué de coups son gardien. Le rire de Washas explose dans ses oreilles. Qu'a-t-elle fait?
Ils vont me tuer...
Elle panique. Ses doigts pressent le sabre dans tous les sens, mais la lame refuse de s'éteindre. Elle est là, un laser de plus d'un mètre au poing, une cabine saccagée et un Togruta massacré au sol. Personne ne croira qu'elle ne l'a fait pas exprès. Elle sent les larmes monter.
Se cacher, vite.
Elle empoigne le sabre et se rue hors du vaisseau, sur ses pas, les étincelles créées par le choc de la lame sur les parois font une traînée brûlée et fondue. L’entrepôt est fermé. Les caisses. Comme jadis, lorsqu'elle tentait piteusement d'échapper à son maître, elle se recroqueville et se cache entre les piles de chargement. Elle a conscience que la lumière rouge va la trahir.
Éteins-toi.
Elle serre le sabre entre ses deux mains, entre ses jambes pliées, elle ne peut s'empêcher de trouver la lumière sang magnifique.
Éteins-toi.
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Messagepar Graf Organa » Dim 22 Juil 2018 - 21:00   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Faahiëo Oighnu

– Nous avons juste à traverser ces trois rues et nous serons au spatioport Dofine exprima Faahiëo.

– Nous devons nous dépêcher, nos agresseurs avaient l’air d’être des chasseurs de prime, il n’y pas plus déterminé que ce type de personnes compléta Lenya.

– Mais ils voulaient le quarren, pourquoi ils nous poursuivraient ? Demanda Fi Kchabec.

– Parce qu’ils cherchaient quelque chose chez Lwondo, il est possible que ce soit les documents qui sont en notre possession. De plus, on s’est battu contre eux et on a blessé un dès leur. Ils ont plusieurs raisons de nous poursuivre. Et puis ces personnes-là, qu’elles proviennent des Hutts, des Pykes ou qu’elles soient à leur compte, elles vendraient leur mère pour capturer leur cible.

– Vous avez compris ? S’exclama Lenya. Maintenant on trace les trois rues jusqu’au vaisseau de Faahiëo !

La compagnie traversa la première vue d’un pas rapide, Faahiëo ouvrant la marche tandis que Leyna la fermait, sans pour autant courir afin de ne pas attirer l’attention des habitants qui étaient déjà bien alarmés par les bruits de la fusillade d’en bas.

Plus que deux rues…

A cet endroit, les protagonistes avançaient difficilement. Ils étaient dans un marché artisanal. La rue était remplie de némoidiens faisant leurs achats pour la semaine. Le laïzien aurait bien aimé s’arrêter pour voir les produits locaux, mais il y avait d’autres priorités.

Plus qu’une rue…

Un groupe de droïdes de combats A1 couru et croisa les fugitifs. Cato Némoidia était dirigée par le Syndicat des Commerçants Unis, un puissant syndicat qui avait pour particularité d’avoir son service de sécurité et de défense constitué en grande majorité de droïdes confectionnés par leur soin. Ces mêmes unités mécaniques servaient de force de l’ordre et d’unité d’intervention spéciale. C’est eux qui avaient tenté d’arrêter les chasseurs de prime dans le magasin d’antiquité, mais ils n’étaient pas très intelligents et étaient très bavard.

– Dépêchez-vous, la milice urbaine nous a signalé un délit de type E404 dans le quartier sud ! Ordonna le capitaine droïde.

– Affirmatif ! Répondirent les unités à l’unisson.

– Tous ces délits sont déprimants rétorqua l’un deux.

– Silence DA 42 ! répondit le capitaine.

Le spatioport n’était qu’à quelques mètres, la dernière rue était presque traversée. Mais Sorvair aperçu le groupe de chasseurs de prime poursuivant l’équipe par les toits.


– Là-haut ! Sur les toits !

– Mais comment ils ont pu nous trouver aussi rapidement ? s’interrogea Fi.

– Simple, nous sommes les rares non némoidiens à des kilomètres à la ronde répondit Faahiëo.

Un Gand apparu devant eux. Il faisait partie du raid dans la boutique. Armée d’un blaster léger et équipée de sa combinaison de survie, il était prêt à en découdre.

– Maintenant vous allez nous donner ces registres !

– Un Gand, faîtes très attention, cette espèce a la particularité d’être extrêmement résistante aux coups ! Exprima Anya.

– Faahiëo se retourna vers la femme aux cheveux blancs ; mais qui êtes-vous ? Je ne vous ai pas vu à l’autre spatioport ?

– On en parlera plus tard, là on est cerné, il faut qu’on…

Faahiëo n’écouta pas Anya et fonça sur le chasseur de prime, le bras droit tendu vers lui. Avec son index gauche, il actionna un loquet caché sur son anneau. Ce dernier expulsa une décharge électrique qui atteignit l’insectoïde. Il s’écroula sur le sol, convulsant violemment tandis que son agresseur s’était réfugié derrière l’arc d’entrée du spatioport.

– COURREZ ! Hurla le Laïzien.

Le groupe, sans réfléchir suivit l’humain. Les autres chasseurs de prime ont été si surpris par ce qui venait de se passer qu’ils mirent quelques secondes à réagir. Ces secondes furent décisives car Faahiëo eut le temps de sortir son blaster alderannien pour faire des tirs de barrages. Tout le monde atteignit l’arc et entra à l’intérieur. Lenya qui fermait la marche, reçu un tir dans la jambe et trébucha.

– Cardan ! Ukel ! Couvrez-moi !

Les deux compères qui venaient juste de s’abriter obéirent, ils arrosèrent du mieux qu’ils pouvaient les tireurs embusqués. Faahiëo pris la Kiffar dans ces bras et la ramena à l’intérieur.

– Tu m’en dois une ma belle !

Fort heureusement, le tir n’avait qu’effleuré sa jambe. Les protagonistes avaient réussi à atteindre le vaisseau et à décoller. Mais le jeune voyageur pilota son vaisseau vers les cieux de la planète pour aller l’espace, ce qui interpella Sorvairs Kzel.

– Qu’est-ce que tu fous ? On doit rester sur cette maudite planète, tu nous prends en otage c’est ça ?

– J’ai des coéquipiers sur place, qu’est-ce que tu fais ? Demanda Lenya.

– Regarde le radar ma chère amie, dans quelques instants tu verras un zolie petit point qui vont apparaître derrière nous.

– Mais tu vas ouvrir ta gueule et nous le dire ? Ces pas parce que tu as neutralisé un insecte humanoïde que…

– Le vaisseau qui a fait bélier dans la boutique de Lwondo va probablement nous poursuivre. Aujourd’hui l’honneur de ces individus a été bafoué deux fois et ils vont vouloir se venger.

Il regarda le radar, un point lumineux apparu.


– Ah ! Les voilà ! C’est les autres chasseurs de prime, ils vont vouloir nous réduire en miette.

– Où sont les tourelles ? Paniqua Arty !

– Elles ne sont pas accessibles, leurs accès est bouché par mon bazar mais pas de panique mes boucliers sont puissants et j’ai un plan !

– J’ai un mauvais pressentiment soupira Miri.

– Un peu d’optimisme s’il vous plaît.

Le vaisseau ennemi ouvrit le feu, plusieurs salves de laser sortirent des canons. Faahiëo évita du mieux qu’il pouvait les tirs.

– Dans qu’elle galère tu nous as encore embarquée pouffiasse de Kiffar ? cracha Sorvair.

– Tu expulseras ta testostérone plus tard mon ami.

– T’es qu’un con !

– Je sais, rigola le Laïzien.

Lenya essaya de rassurer les passagers.

– Ne vous inquiétez pas, je le connais, il sait ce qu’il fait… du moins j’espère…

Anya était déstabilisée par cette situation qu’elle se leva de son siège et se mit entre Lenya et Faahiëo.

– Mais qu’est-ce que vous fabriquez ?

– Oh, revoilà notre chère inconnue. D’après ce que Lenya m’avait dit hier, il n’y a que deux femmes que je n’ai pas encore rencontré ; Anya et heu… Kanno je crois.

– Je m’appelle Anya…

– Je m’appelle Faahiëo. Maintenant que la glace est brisée, je vais te dire un ou deux trucs qui vont te rassurer… Les fameux droïdes assassins de Lwondo semblent ne pas exister et j’ai pu récupérer le masque Mandalorien avec d’autres antiquités en bonus.

L’escarmouche attira les forces de l’ordre spatiales de Cato Némoidia qui était elle aussi constituée majoritairement par d’unités robotiques.

– Voilà pourquoi il ne fallait pas riposter. Ces droïdes corneilles vont croire qu’un gros vaisseau attaque un petit transport sans défense. Ils vont donc contacter les deux appareils.

Un hologramme d’un némoidien apparu.

– Ici le sergent Ug, que vous arrive-t-il ?

– Nous sommes des marchands. Ces individus nous ont observé toute la journée au marché. Nous pensons que ce sont des pirates. Aidez-nous je vous prie !

– Un escadron va neutraliser votre agresseur avec des canons à ions. Quand a vous, dirigez-vous vers le vaisseau de contrôle de le Syndicat des Commerçants Unis.

– Reçu, reçu !

L’excentrique Laïzien se tourna vers la Kiffar.

– Tu nous mets en furtif petite sœur ?

– OK, maintenant je vois ton plan.

– Il n’y a que toi et deux trois autres personnes dans la galaxie qui me comprennent.

Lenya tira une manette. Toutes les lumières du vaisseau éteignirent. Comme source de lumière, ne restait que les diodes de sécurités et le tableau de bord.

– Attends, on n’est pas passé en furtif là ? Demanda un Fi stupéfait.

– Si, j’ai rencontré un corellien talentueux qui m’a équipé ça. Par contre ça bouffe de l’énergie alors va falloir faire vite. Anya, je te laisse l’honneur d’appuyer sur le gros bouton bleu.

Anya interloquée pressa le bouton. Faahiëo fit un grand sourire et se tourna vers les passagers déstabilisés.

– C’est fini !

– Pardon ? Comment ça c’est fini ? Et les chasseurs de prime ? Et…

– Je t’expliquerai tout Miri une fois qu’on sera à terre.

– Regardez ! Les droïdes corneilles ont neutralisé le vaisseau ! On est vivant ! s’exclama Fi.

– Tiens, je ne l’avais jamais vu aussi vivant celui-là exprima Sorvair.

– Je ne sais quoi dire.

– Miri est perdue ? C’est une première ça aussi. T’as vraiment un effet bizarre sur les gens toi.

Faahiëo se leva et s’inclina devant le Jenet.

– Merci du compliment Sorvair.

Puis il reprit son siège.

* * *

Le groupe était arrivé au spatioport où ils étaient partis pour aller voir Lwondo. Ils étaient à des kilomètres de la boutique de ce dernier. Ils ne risquaient rien. Tout le monde était rassemblé à l’extérieur. Miri s’approcha du pilote.

– Excuse-moi d’insister encore mais comment on s’en ait sorti ?
– Dès que le vaisseau est passé en mode furtif, j’ai projeté un hologramme de notre transport à l’échelle une avec détection des collisions. Nos attaquants ont cru nous voir et quand ils ont tiré sur cette illusion, une animation du vaisseau en train d’exploser s’est affichée. Nous étions juste en dessous, car le projecteur est situé au niveau de la parabole. Ensuite ils ont été neutralisés par la sécurité spatiale, reste à savoir s’ils se sont rendu, ont été tués ou se sont échappés.

Miri était bouche-bée, elle qui avait méprisé cet homme, le trouvant insouciant les avaient sauvés d’une bande de chasseurs de prime.

– Tu as de la chance que tu me doives rien Lenya, parce que les boucliers, le furtif et l’hologramme a complètement vidé l’énergie de mon vaisseau. Ça va me coûter de l’argent tout ça.

– Tu oublies que tu m’as sauvé la vie tout à l’heure dans la rue et dans l’espace.

– L’espace ça compte pas, ce n’était pas individuel mais pour la rue tu as raison.

– Allez je te paye ce qui te faut pour que ton vaisseau puisse décoller.

– Merci.

– De rien.

– Tu m’as manqué.

– Toi aussi.

Les deux compères se prirent dans les bras, ce qui n’échappa à Sorvair.

– Eh les amoureux ! Y’a des chambres pour ça !

Faahiëo lâcha son amie et se tourna vers le Jenet.

– Tu comptes faire quoi des antiquités que tu as pris dans le magasin de Lwondo ?

– Les vendre pardi.

– Tu t’y connais en objet ancien ?

– M’en fous, on a les livres de comptes.

Sorvair les regarda dans la main de Lenya avec convoitise. Cette dernière lui dit sèchement :

– N’y pense même pas, je garde tous les documents.

– Je te prends le tout pour 500 crédits.

– Tu ne tenterais de me plumer par hasard.

– Peut-être, mais je sais qu’avec cette somme, tu pourras t’acheter tu-sais-quoi.

– Grr, vendu !

Après la transaction, Faahiëo ne put s’empêcher d’avoir un rictus. En revendant ce qu’il a acheté, il pourrait gagner le triple.
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Messagepar Dark vador40 » Mar 31 Juil 2018 - 17:10   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Arty Demedo
******************************************************************************************************************************************************************************

Arty se rongeait les ongles, il ne savait plus quoi faire. Ce que son esprit venait de lui conseiller de faire ne plairait pas au reste de l’équipe.
-C’est un piège, il n’y aura pas de récompense. J’en suis sûr. Pensa le Chagrien. Arty ce souvenu de la discussion qu’il avait eu avec Cardan l’autre jour. Le forceux pensait la même chose que lui, ils ne seraient jamais payés ou récompensés.
Arty avait peur, cette guerre prenait des proportions énormes. Se frotter à un groupe d’extrémistes n’était pas la même chose que se frottait à l’Empire.

Un jour, Ben son ancien complice lui avait dit :
-Laisse-moi te donner un conseil Arty. Suppose que tout le monde te trahira et tu ne seras jamais déçu.
Les paroles de Ben résonnaient dans la tête d’Arty depuis qu’ils avaient quitté le vaisseau de Faahïeo. Il ne pouvait pas partir tout seul, il lui faudrait un complice, quelqu’un en qui il pouvait avoir confiance. Et cette personne, c’était Cardan.
Arty, laissa passer Miri et Lenya et fit du surplace jusqu’à ce que Cardan soit à sa hauteur.
-Psss Cardan ! Viens, faut que je te dise un truc.
- Qu’est-ce qu’il y a Arty ? Demanda l’Humain.
-Écoute, tu te souviens de la discussion que l’on a eu il y a deux jours ?
-Oui, je crois que le moment est venu. Répondit Cardan.
Arty fit semblant de refaire ses lacées avec Cardan. Ils étaient maintenant seul et en dernière position. Au moment où ils allaient bifurquer vers l’allée à leur droite, Sorvair se retourna.
-Vous faites quoi vous deux ? Demanda le Jenet intrigué par l’attitude suspecte des deux compères.
-Rien du tout, Arty perd un peu les pédales. Je crois que son dernier repas n’était pas frais. Je l’accompagne juste pour vomir dans la rue à droite et on vous rejoint.
L’explication du forceux semblait avoir convaincu le Jenet.
-Ah bon, rooh le pauvre. Le vomi et lui, c’est vraiment une longue histoire. Je vais prévenir les autres, à tout de suite. Dit Sorvair toujours en train de rire.
Une fois arrivés dans l’allée, Arty et Cardan se mirent à courir le plus loin possible. Ils ne savaient pas où aller, mais ils couraient aussi loin qu’ils pouvaient.
-Je crois qu’ont aient enfin débarrassé de cette mission de malheur. Dit Arty en haletant.
Maintenant loin du reste de l’équipe, Arty et Cardan, devaient réfléchir. Comment allaient ils quitter la planète.
-Hé Cardan, je veux réunir un équipage. Pour faire toutes sortes de missions dangereuses. Mercenariat, Contrebande ou assassinat.
Est ce que tu en es ?
-Est ce que ça rapporte ?
-Oui !
-Alors j’en suis !
-Génial ! Ahah, je savais que je pouvais compter sur toi ! Bon, pour commencer, il nous faut un vaisseau. Et, bonne nouvelle, j’en ai un.
-Bonne nouvelle en effet. Mais où est ce vaisseau ? Demanda l’Humain.
-J’ai demandé à mon droïde de le déposer sur la planète au cas où cela tournerait mal pour nous. Répondit Arty avec son assurance habituel.

Les deux nouveaux équipiers marchèrent donc jusqu’au spatioport où était amarré le VCX 100 d’Arty. Le trajet se fit en silence, Cardan devait sûrement penser à la force et à ce qui l’attendait. Arty quant à lui était en train de réfléchir à l’endroit parfait pour trouver du travail. Il n’avait pas encore le courage de retourner sur Coruscant depuis l’incident. Nar Shaddaa était beaucoup trop dangereuse pour y aller avec un novice. Tatooine semblait être la meilleure option. Parfaite pour trouver du travail, mais aussi parfaite pour faire l’apprentissage à un jeune qui débute dans le métier.
Une fois arrivé devant le vaisseau, Arty vérifia que personne ne les avait suivis.
-Voici mon vaisseau. Je te présente le Sarlacc de Champala !
-Pas mal pour un dealer ! Dit l’humain pour taquiner Arty.
La rampe d’accès s’abaissa et les deux humanoïdes entrèrent.
-Voici le séjour, avec table de Dejarik et couchette. Il y a 4 couchettes, alors tu as le choix hein. À droite, c’est la salle de bain, et à gauche, c’est la cuisine. Puis en face, c’est là où nous allons être la plupart du temps. Voici le poste de pilotage. Il est classique, mais les fauteuils sont confortables. Installe-toi, je vais aller préparer un peu de Caf’. Arty avait enfin fini de présenter le vaisseau.
Il n’avait jamais était très doué pour préparer le Caf’ mais cette fois-ci, il s’en était plutôt bien tiré. Il vint s’asseoir à côté de Cardan et lui tendit la tasse de Caf’. Le forceux prit la tasse et but une gorgée.
-Alors, quelle est notre prochaine destination capitaine ? Demanda l’humain avec une pointe d’humour.
- Nous allons sur Tatooine. Plus précisément à Mos Eisley. Nous nous poserons à Anachore, puis nous rejoindront le spatioport en speeder.
-C’est pas mal comme plan. J’ai hâte d’être loin de cette planète en tout cas.
-Je sais, que c’est difficile et que tu dois penser que tu as trahi l’équipe. Mais sache que l’on a pris la bonne décision, c’était nous ou eux. La seule récompense que l’on aurait reçue, c’est la mort.
-Tu as bien raison Arty. Répondit l’humain.
-Et puis tu sais, maintenant, ils ont Kanno et Faahiëo avec eux. Ils sont aux mêmes nombres de membres actuellement, notre départ ne changera rien. Ils viennent sûrement de retrouver Kanno et Ukel au vaisseau à l’heure qu’il est.
Les deux équipiers s’installèrent dans le poste de pilotage.
-Ceinture attachée ?
-Oui
-Moteur activé ?
-Oui.
-Alors, c’est partit. Direction Tatooine !
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Messagepar Lynne » Sam 11 Aoû 2018 - 19:48   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Miri avait l'impression de nager en plein rêve – ou cauchemar, c'était selon. Depuis quand elle s'engageait à une chasse à l'artéfact avec un aventurier fantasque et une équipe de bras cassés ? Cette histoire n'avait plus aucun sens. Mais en réfléchissant un peu, en avait-elle déjà eu ? Sauver une planète de la guerre... C'était insensé et impossible, de surcroît.

- Dites, vous avez vu Arty et Cardan ? demanda Lenya en se retournant.
- Arty est allé vomir et Cardan l'a accompagné, leur appris Sorvairs.

La jeune femme esquissa un sourire. Le Chagrien paraissait vivre une véritable histoire d'amour avec le vomi...

- Et ça fait combien de temps ? reprit la Kiffar en croisant les bras.
- J'sais pas, vingt minutes ? lâcha le junkie. Je suis pas une horloge ambulante moi.

Miri croisa les bras :

- Tu es connecté à l'Holonet alors oui, tu es une horloge ambulante, fit-elle sarcastiquement. Et tu penses vraiment qu'un vomi ça prend vingt minutes ?
- Ben...je juge pas les vomis des autres...chacun ses hobbys, hein.

Ils venaient d'arriver au spatioport et le dénommé Faahiëo avait déjà trouvé le moyen d'alléger le Jenet de sa charge d'objets volés. Miri avait passé suffisamment de temps dans le monde de la pègre pour savoir que ce n'était pas un deal équitable, mais elle savait également que tous les addicts à la drogue étaient capables de faire n'importe quoi pour avoir assez d'argent pour soulager leur envie. Pour cela, elle les méprisait, mais pas autant que les lâches que venaient de se révéler Arty Demedo et Cardan Eslo. Finalement, après quelques secondes de silence, Lenya dit à haute voix ce que tous pensaient tout bas :

- Je pense qu'ils viennent de déserter la mission. Tant pis pour eux, ils auraient pu profiter d'une luxueuse villa sur Mastaria si elle réussissait...
- J'suis pas sûrs qu'ils avaient tort...ajouta Sorvairs. J'veux dire, on est tous d'accord ici pour dire que ça craint. L'Empire, les Sith, et maintenant des chasseurs de primes, ça m'étonnerait qu'on soit toujours vivants à la fin de tout ça.

Exaspérée, la jeune Kiffar s'éloigna un peu du groupe, se retourna un instant, soupira intérieurement puis se remit face à eux, les mains sur les hanches et l'air sévère.

- Ecoutez-moi bien, tous. Ceux qui veulent partir, qu'ils partent. Mais ils resteront pourchassés par l'Empire et ces chasseurs. Le mieux qu'on puisse faire, c'est de récupérer cet artéfact, et après tout sera plus clair. Je vous le promets.

Un édifiant silence lui répondit, puis chacun à son tour, tous entrèrent dans le vaisseau. Ils devaient prendre le temps de se soigner des conséquences de l'affrontement avant de faire quoi que ce soit. Mais alors que Miri entrait dans la cabine qui lui avait été attribuée, elle y trouva un Ukel mal en point, presque assommé. Il n'y avait pas que le Togruta qui avait été amoché, d'ailleurs : c'était toute la cabine et même ses affaires qui avaient souffert.

Miri mit un genou à terre et aida Ukel à se caler contre une des parois, avant de lui demander :

- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Kanno...elle m'a attaquée...
- Elle est où ?
- Je sais pas... Elle est partie...

L'ancienne assassin soupira et se laissa elle aussi tomber sur le sol, découragée. Elle savait que Kanno était instable, mais elle ne se serait pas doutée qu'elle irait jusqu'à attaquer son gardien. Aussi, quelle idée de laisser un scientifique la surveiller...Tout allait de mal en pis, visiblement.

- Comment ça s'est passé chez Lwondo ?
- Oh, à merveille, ironisa t-elle. Une bande de chasseurs de primes a débarqué avant qu'on puisse tirer quoi que ce soit de lui, on a eu droit à une course-poursuite dans la ville et cet étrange ami de Lenya a utilisé un de ses trucs pour nous sortir d'affaire. Mais on a réussi à voler le livre de comptes.
- Oh... Je vois.
- Tu peux te hisser sur la couchette ? Je vais mettre les autres au courant et voir si Lenya n'a pas des patch de bacta. Tu es dans un sale état, le petit génie. Je suis pas sûre que l'aventure te convienne.
- Eh bien, si tu veux savoir, je pense la même chose.

Miri se leva et quitta la cabine pour rejoindre les autres dans la salle commune. Ils n'étaient plus que ... à présent : mis à part elle, il y avait Anya, qui était silencieuse depuis un bon bout de temps, Fi, lui non plus pas féru de paroles, Sorvairs et Lenya. Sans compter Faahëio, qui avait décidé de les accompagner pour voir à quoi ressemblait ce fameux artéfact après qui tout le monde paraissait courir après.

- Kanno a fait des siennes, annonça t-elle. Elle a agressé Ukel et s'est enfuie.
- Je savais qu'il fallait se méfier d'elle, souffla Anya. Elle a fréquenté trop longtemps ce Sith pour être libre de son influence. J'espère juste qu'elle ne nous causera pas d'ennuis.
- Dans tous les cas, trancha Lenya, on n'a pas le temps de partir à la recherche d'une ancienne esclave de lit. Concentrons-nous plutôt sur ce livre des comptes.
- Lwondo nous a dit qu'il avait vendu l'artéfact récemment, rappela Fi, alors je pense qu'on aura pas à remonter très loin. Je peux regarder ?

L'Arkanienne, qui s'était chargée de garder leur précieuse trouvaille, eut une expression indéchiffrable avant d'acquiescer et de la tendre au Mastarien, qui s'en saisit avec précautions. Miri comprit pourquoi il avait voulu être celui qui regarderait : ayant tenu un garage, il était le mieux placé pour comprendre ces annotations de commerçant, sauf peut-être Faahiëo qui se contentait de regarder la scène de loin, appuyé contre une des parois du vaisseau.

Après quelques minutes à parcourir les pages remplies de gribouillis, Fi s'écria :

- Trouvé !

Aussitôt, tous s'agglutinèrent autour de lui, alors qu'il pointait une ligne et lisait à haute voix :

- Objet mastarien. Aldor Soylon. 10 000 crédits.
- Aldor Soylon ? répéta Miri. Qui est-ce ?
- Attendez, fit Sorvairs. Je vais chercher dans l'Holonet, ce nom me dit vaguement quelque chose.

Quelques secondes plus tard, il reprit :

- C'est ça. Aldor Soylon, un riche homme d'affaires Neimodien qui a l'air de beaucoup aimer l'art et tous les trucs précieux... Ah ! C'est intéressant, ça...
- Quoi ? le pressa Lenya.
- Du calme, ma jolie... J'suis pas une machine ! Voilà, la presse people a un article récent sur lui, ils disent qu'il va présenter sa nouvelle collection au gratin de Cato Neimodia et à des personnalités de toute la galaxie triée sur le volet, lut t-il. Ce sera dans trois jours.
- Sans doute, l'artéfact y sera, réfléchit Miri. Ce serait une occasion de le récupérer.
- Exact, acquiesça Lenya. Alors on a trois jours pour trouver un plan.

Et ce fut ce que tous s'employèrent à faire, après avoir soigné Ukel de sa mésaventure avec Kanno. Miri ressassait sans cette histoire. Elle avait cru pouvoir aider l'ancienne esclave... Mais ce n'était visiblement pas le domaine où elle était le plus douée. Elle était seulement douée pour tuer, apparamment, pas pour parler ou pour faire preuve de sensibilité.

Enfin, ils arrivèrent à un plan réalisable. Miri et Lenya auraient le rôle de deux marchandes d'armes et Fi et Sorvairs seraient leurs gardes du corps. Ils s'infiltreraient dans la réception pour récupérer l'artéfact et partir en vitesse, cependant leurs fausses identités devaient être inscrites sur la liste des identités. Ce serait la tâche d'Anya et d'Ukel, qui devraient accéder à un terminal informatique suffisamment important pour mettre à jour la liste des invités.

C'était quitte ou double. Ils n'auraient sans doute pas d'autre chance...
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Messagepar darkCedric » Jeu 16 Aoû 2018 - 17:15   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

— Une boutique saccagée, des pertes parmi les forces de l’ordre, plusieurs droides du syndicats des marchands détruits... Ils n’y sont pas allés de main morte.
— Du travail d'amateurs, commenta le Kaleesh à ses côtés.

Le jawa ricana.
— Peut-être pas tant que ça. Le syndicat avait à peine mis la main sur eux qu’ils leur ont glissés entre les doigts.

Narrac repoussa son assiette vide qu’une togruta s’empressa d’emporter et se pencha sur son datapad. L’attaque de la boutique de Lwondo avait fait les gros titres, mais il devait être l’un des seuls à disposer du rapport de police. Le commissaire Run, le neimoidien le plus musclé qu’il ait jamais vu, était un vieil ami.

— Après avoir saccagé la boutique de Lwondo, ces mercenaires ont poursuivis sans raison apparente une navette marchande avant de se faire temporairement arrêter. D’après le rapport, le vaisseau aurait été détruit, mais bizarrement aucun débris n’a été retrouvé.
— Vous pensez que c’est cette équipe ?
— Leur vaisseau n’a pas bougé depuis leur arrivée.
Le traqueur était formel sur ce point. Lorsqu'il était revenu sur Cato pour s'occuper de ses affaires, ils se trouvait sur Quesh, un monde lointain en proie à la guerre et sur laquelle il n'avait aucune influence. Quelle n'avait été sa surprise de les voir venir sur Cato pour se jeter dans la gueule du rancor ! Il avait jugé le moment idéal pour jouer sa carte arkanienne. Organiser une petite entrevue n'avait été ensuite qu'un jeu d'enfant.

— Soit ils ont trouvé un autre vaisseau, soit il s'agissait véritablement de marchands. Le rapport ne mentionne aucun d'entre eux près de la boutique au moment de l'attaque. Il s’agit peut-être d’une simple coïncidence. Lwondo nous en apprendra plus lorsqu'il refera surface.

Le quarren était demeuré introuvable après l'attaque. Sans doute était-il encore sous le choc. Mais il reviendrait bientôt à la réalité, lorsque les cartels se mettraient à se partager ses avoirs. Le jawa posa son datapad et se leva jusqu'à la baie vitrée.

— Et dans le cas ou ce ne serait pas une coïncidence ? Demanda le kaleesh.
— Cela voudrait dire qu’il y a un troisième joueur dans cette partie, dit Narrac en observant le paysage, et qu’il est lui aussi sur la piste de l’artefact.
— Est-ce qu’il pourrait représenter un danger ?
— Potentiellement, répondit-il en articulant chaque syllabe.

La situation sur Mastaria était stable pour le moment. Les défenseurs continuaient de rassembler leur armée, tandis que les bourreaux essayaient d’élire un chef. Si les scores étaient pour l’instant serrés, le général Rek prenait tranquillement l’avance. Et au cas ou la balle changerait de camp, Narrac pourrait toucher à la corde sensible de la vente d’armes pour faire pencher les votes en sa faveur.
Ces chasseurs de primes représentaient une surprise de taille. L’équipe de Mlle Opsoo représentait déjà un élément assez imprévisible. Tout lui venait alors cette excitation ? L’envie de gagner ? A force de jouer, on commence à aimer ça.

Une lueur bleu venant de derrière lui attira son attention. Ah, notre petite espionne...Il était temps. Le Kaleesh sortit un holo-projecteur de sa poche. L'hologramme de la jeune arkanienne apparut.
— Je dois lui parler, annonça-t-elle d'un ton qui ne souffrait d'aucune réplique.
Narrac se détourna de la baie et fit signe à son garde du corps. Celui-ci lui donna l'holoprojecteur.
— Ah, Mlle Opsoo. J’imagine que vous avez des informations pour moi. J'espérais de vos nouvelles plus tôt.
— J’étais occupé Narrac, lui rétorqua-t-elle. Nous avons été attaqué par des chasseurs de primes. Ils en ont surement après l'artefact.
— Intéressant. Où est l'artefact ?
— Dans les mains d’Aldor Soylon, un industriel neimoidien. Il présente sa nouvelle collection dans deux jours. Vous connaissez ?

Narrac comptait parmi ses principaux actionnaires. Parmi tous les collectionneurs de la galaxie... Pour un peu, il en aurait rit.

— Je fais parti des invités. Dîtes-moi comment vous comptez vous en emparer.
— Miri et Lenya infiltrerons la soirée comme marchandes d’armes. Fi et Sorvairs seront leur gardes du corps. Moi et Ukel infiltrerons le centre de sécurité afin d’inscrire ces fausses identités.
Miri. Pendant un instant, il revit la face violacée de Denaerys et les marques autour de son cou. Sa main droite se ferma en un poing. Elle tremblait de manière imperceptible, mais incontrôlée. Il sentit ses ongles lui rentrer dans la peau, et un liquide épais couler le long de ses doigts blanchâtres.

— Cette Lenya, c’est la kiffar qui dirige votre groupe ?
Il vit une expression de surprise passer sur son visage, vite étouffée.
— Oui.
— Quand est-il des trois autres ? Le chagrien, l’apprenti jedi et le gamin aveugle ?
Cette fois, le visage de l’arkanienne ne laissa rien passer.
— Ils ont désertés.
— Choquant, fit Narrac d’un ton qui ne l’était pas. Faîtes ce que vous avez prévus et recontactez moi quand vous aurez de nouvelles informations. Je vous donnerai très bientôt des instructions.

Il mit fin à la transmission. Narrac resta un moment immobile, l’holo-projecteur dans la main. Il le posa finalement sur la table et examina sa main. Salement écorchée. Il prit une serviette qui trainaît et essuya minutieusement le sang.
— Tu lui fais confiance ? lâcha-t-il en laissant la serviette.
— La gamine a dû cran, et de l’honneur. Elle obéira.
— Dès qu’elle sera libéré de son serment, elle voudra me tuer.
Ce n’était pas une question.
— Elle essayera, renifla le kaleesh.
Modifié en dernier par darkCedric le Lun 11 Fév 2019 - 4:07, modifié 3 fois.
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Messagepar Super-Bern » Ven 31 Aoû 2018 - 12:41   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Fi Kchabec

- Donne-moi tes bâtons de la mort, ordonna Fi.

- Ils sont à moi, protesta Sorvairs.

- Ils sont à Sorvairs Kzel. Mais aujourd'hui, on est les gardes du corps de Miri et Lenya, ce qui veut dire qu'on ne doit pas avoir de drogue sur nous. Si tu te fais attraper avec ça, ne compte pas sur moi pour te libérer de prison ou même empêcher ton exécution.

- Bon, je vais en laisser... quelques-uns, dit le Jenet en sortant trois bâtons de sa veste.

- Tous, insista Fi.

Sorvairs tendit deux autres bâtons à l'humain en lui faisant un sourire faussement approbateur, puis retourna ses poches pour lui prouver sa bonne foi. Fi posa les petits cylindres sur une table du vaisseau. L'équipe était arrivée près de l'endroit de l'exposition quelques heures à l'avance pour repérer les lieux et infiltrer le système informatique de la salle. Ukel et Anya avaient intégré les fausses identités de Miri et de Lenya dans la liste des invités sans problème et devaient rester sur place pour désactiver le système de sécurité de l'artefact.

Pendant que les deux chefs de l'équipe discutaient du plan un peu plus loin, avec Cardan et Arty qui avaient abandonné la mission et l'ancienne esclave Kanno qui s'était enfuie, Fi et Sorvairs se préparaient pour leur rôle. Leur nouveau compagnon, Faahiëo, leur avait déniché des habits à leur taille à un prix abordable. Ils se composaient d'une combi-pantalon bleu marine recouvrant tout le corps, d'une petite veste à poches de la même couleur, de chaussures noires et d'une large ceinture également noire. Ces uniformes étaient faits d'un matériau légèrement rembourré spécialement pour ce métier et étaient portés notamment sur la planète natale du Laïzien, selon les dires de ce dernier.

- Ça me plaît vraiment pas de jouer les gardes du corps... grommela le Jenet. C'est fait pour les molosses corelliens de se taire et de se tenir droit. Ça te fait rien, toi?

- Non, répondit l'intéressé. Parce que je ne le fais pas pour moi. Je le fais pour toute ma planète. Si cet artefact peut réellement rétablir l'équilibre sur Mastaria, je ne vais pas laisser passer cette chance. Alors pour une fois, tais-toi et laisse les femmes parler. Tu dois observer et repérer les menaces potentielles, ne me fais pas regretter de te faire confiance.

Sorvairs ne répondit que par un léger grognement en dévisageant son accoutrement. À ce moment, la porte de la pièce s'ouvrit sur Lenya et Miri. Elles portaient toutes les deux une robe simple et élégante venant également du Laïzien et Miri semblait être aussi à l'aise que Sorvairs dans son habit chic.

- Vous êtes prêts? demanda la Kiffar. Il y a assez d'invités pour qu'on passe inaperçu, c'est le moment d'y aller.

***


Les quatre visiteurs surprises s'engouffrèrent dans la foule de hauts dignitaires et de marchands d'exception entourés par leur propres gros bras. La trentaine de personnes était réunie dans la cour pour la réception. Certains étaient aux tables entre collaborateurs ou amis, d'autres se tenaient près du buffet et du bar. Fi et Sorvairs suivirent les deux femmes au travers des robes excentriques, toges et costumes sobres. Lenya se dirigea naturellement vers les plats proposés et se choisit un petit biscuit sucré. Elle en offrit un à Miri, mais celle-ci refusa.

Fi, dans son rôle d'armoire à glace silencieuse, guettait les alentours. Il vit soudain un homme assez frêle mais grand s'approcher d'eux avec jovialité, il tapota le bras de son équipier qui semblait pour sa part guetter les hors-d'oeuvre. Le Mastarien ne reconnaissait pas l'espèce de cet homme qui ressemblait à un Céréen. Il avait certes le crâne allongé, mais sa peau était bleue et il était cyclope. Fi posa sa main sur sa ceinture, mais ne toucha rien. Il se rappela qu'il avait dû laisser son blaster dans le vaisseau, car les armes étaient interdites à l'exposition. Tout le monde avait été fouillé à l'entrée pour éviter les mauvaises surprises. L'inconnu sourit aux faux gardes et s'arrêta devant les jeunes femmes.

- Bonjour mes amies. J'espère que vous vous accommodez bien, dit-il avec empathie.

Celles-ci lui rendirent son sourire et se présentèrent.

- Eora Leevi, fit Miri. Je suis ravie de vous rencontrer, monsieur.

- Seeya Run, de Blaster Intek, poursuivit Lenya.

- C'est un plaisir de faire votre connaissance, mesdemoiselles. Je suis Djiyilïse, Z-H-Y-L-E-E-Z en Aurebesh, homme d'affaires indépendant, se présenta l'alien. Je peux vous demander quel est votre domaine de travail?

- Aussi bien les armes de poing que les fusils snipers, répondit la Kiffar. D’ailleurs, Blaster Intek travaille sur la mise au point de canons ioniques. Bien sûr il s’agit encore de prototypes, mais nous ne doutons pas de leur utilité future.

- Des prototypes d'armes? J'ai quelques amis ici-même avec qui vous pourriez faire de bonnes affaires. Si vous le voulez bien, je peux vous les présenter.

- Des amis, dites-vous?

- Oui, suivez-moi.

L'alien cyclope conduisit le groupe vers ses amis d'un pas pressé.

- Après tout, cette guerre n'a pas que des mauvais côtés... renchérit Miri en chemin. Elle fait avancer la science.

- Vous avez bien raison, mademoiselle Leevi. Tout ce qui peut être bénéfique pour la paix et l'économie de la Galaxie mérite d'être étudié.

Ils arrivèrent devant trois autres aliens qui étaient en train de discuter, secondés par leur garde personnelle. Les amis en question étaient un Twi'lek à la peau verte, une Rodienne, verre à la main, et enfin, un Jawa que Fi et les autres connaissaient malheureusement trop bien. Na'rrac'sev s'était vêtu pour l'occasion et était toujours et encore accompagné par son Kaleesh. Massanak! jura intérieurement le Mastarien. Son regard glissa de Sorvairs, qui lâcha un grognement presque imperceptible, à Lenya, qui jeta un oeil furtif vers Miri, puis à celle-ci, qui serra les poings et les desserra aussitôt. Le Kaleesh mit la main à sa ceinture en voyant les vieilles connaissances approcher, mais Fi remarqua que son holster était vide. Il semblerait que même le Jawa n'ait pas pu échapper à la règle anti-armes de l'hôte.

- Je vous présente Na'rrac'sev, homme d'affaires indépendant, développa Zhyleez, Kass't Prev, indépendant également et Jalde Modres, représentante de Flax Technologies, oeuvrant dans les implants sous-cutanés et les améliorations cybernétiques. Les amis, mesdemoiselles Eora Leevi et Seeya Run de Blaster Intek.

Narrac se retourna vers les deux jeunes femmes et sourit. Kass't et Jalde firent un signe poli de la tête en guise de salutation.

- Ravi de vous rencontrer, mesdames, s'exclama-t-il.

- Tout le plaisir est pour nous, monsieur Sev, répondit sarcastiquement Lenya.

- C'est également un plaisir... ajouta l'ancienne assassin. Décidément, ces soirées sont pleines de personnes intéressantes. Je ne m'attendais pas à rencontrer quelqu'un comme vous ici.

- C'est ce qui fait le charme de ces petits cocktails. On ne s'y ennuie jamais, renchérit le Jawa.

- Je veux bien vous croire. Alors, les affaires sont florissantes?

- Toujours, ma chère. Et les vôtres?

- Le marché est propice à nos activités, alors je dirais que tout va à la perfection, malgré une concurrence omniprésente.

- Par ailleurs, reprit Lenya, il semblerait que vous seriez intéressé par certains types d’armes? Dites-en nous plus.

- Oh, un peu de tout, madame. Blaster Intek est un bon fournisseur, et toujours à la pointe de la technologie et du bon goût.

- Vous nous flattez, monsieur, ironisa Miri.

- Ce n'est là que la vérité, mesdames.

Voyant que les nouveaux venus semblaient bien s'entendre avec leur ami, Zhyleez et Kass't s'éclipsèrent du groupe d'un commun accord. Jalde resta à les écouter, le temps de terminer son verre. Le reste de la conversation porta sur une fausse discussion des marchés appuyée par des sourires forcés des interlocuteurs.

- Maintenant, si vous voulez bien nous excuser... J'ai cru apercevoir une connaissance que j'aimerais saluer, mentit Miri.

- Passez une bonne soirée, monsieur Sev.

- Je vous en prie. Nous aurons sûrement l'occasion de nous revoir. Passez une bonne soirée.

Sur ces mots, Miri fit mine de se retourner pour partir, mais se résigna en voyant la Rodienne s'éloigner vers le bar. Ils étaient maintenant seuls à seuls et pouvaient parler librement.

- Vous avez fait une grave erreur en quittant Mastaria. Vous ne sortirez pas vivants d'ici, reprit le Jawa de son air grave que Fi connaissait.

- Laissez-moi vous faire mentir, Narrac. Un conseil, d'ancien assassin à autre ancien assassin : laissez tomber. Vous risquez de tout perdre.

- Vous vous croyez impressionnante mademoiselle Kosvar, mais vous n'êtes rien d'autre qu'une enfant pathétique. Continuez de vous bercer d'illusions, votre mort n'en sera que plus drôle.

- Je ne pense pas que vous soyez en position de me regarder de haut... conclut Miri en se retournant et s'éloignant. Ça se complique...

- On fait quoi maintenant? demanda Fi aux femmes. Il n'était pas censé être ici.

- Il faut prendre l’artefact au plus vite, répondit Lenya.

- On maintient le plan, en résumé. Sauf qu'il faudra courir plus vite... ajouta Miri.

- Si les autres se dépêchent. Il faut les avertir.

- Je m'en occupe, dit le Mastarien.

Les oreillettes que portaient Sorvairs et lui étaient reliées à Ukel et Anya qui jouaient les gardes des caméras dans la pièce de surveillance vidéo. Comme elles étaient toujours communicantes, les deux autres infiltrés avaient entendu toute la conversation.

- On est là, répondit l'Arkanienne.

- Vous auriez pu nous prévenir qu'on allait être avec ce Jawa, bordel! s'énerva Sorvairs à voix basse.

- On ne l'a pas aperçu parce que... euh... vous voyez... il est... bégaya Ukel.

- On a compris, le coupa Fi. On est prêt à récupérer l'artefact, préparez-vous à désactiver sa sécurité.

- J'ai le doigt sur le bouton, reprit le scientifique. On attend votre signal.

À ce moment, un bruit aigu de microphone résonna dans l'air. Les invités convergèrent vers les tables, l'équipe suivit la foule. Un micro sur pied et un lutrin étaient placés sur une petite scène pour annoncer un discours. Un Néimoidien au couvre-chef impressionnant y monta les trois marches. L'assemblée l'accueillit par de chaleureux applaudissements auxquels la Kiffar et sa compagne participèrent. L'homme sourit et leva la main pour demander le silence, ce à quoi tout le monde obéit.

- Merci, merci, commença-t-il le plus sympathiquement du monde. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Aldor Soylon, l'organisateur de cette soirée. Je vous souhaite la bienvenue dans ma demeure personnelle. En fait, dans une de mes demeures personnelles. Je suis charmé que vous ayez accepté mon invitation et, pour certains, que vous ayez passé plusieurs jours dans l'hyperespace pour vous rendre jusqu'ici. J'ai choisi les meilleurs de la Galaxie et les plus prometteurs pour cette exposition privée. Vous y verrez des chefs d'oeuvre d'artistes de tous les domaines et des trouvailles rares que beaucoup n'imagineraient pas voir dans leur vie, même pour ceux dont la longévité est exceptionnelle. Ah, vivre des centaines et des centaines d'années dans cette merveilleuse Galaxie, le seul luxe que je ne pourrai jamais me permettre.

Cette dernière ironie fit rire plusieurs convives, mais en agaça aussi certains. Fi se contenta de rouler les yeux devant tant de prétention et d'élitisme.

- Je ne vous ferai pas attendre plus longtemps, continua l'hôte. Rappelez-vous seulement qu'au coucher du soleil commencera la vente aux enchères de quelques objets pour les intéressés. En attendant, les portes vous sont ouvertes!

Le discours de Soylon se conclut par des applaudissements enjoués. Deux grandes portes s'ouvrirent sur l'intérieur du bâtiment luxueux, la foule y coula comme une rivière dans un fleuve. Un grand nombre de peintures étaient affichées sur les murs et des présentoirs montraient divers objets protégés par des cages en verre sûrement renforcées. Les complices dans la salle de surveillance avaient déjà repéré le but de leur visite. Fi les contacta aussitôt entré.

- On est à l'intérieur, dit-il. Ça a été plus facile que prévu...

- On vous voit, fit Ukel. On va vous guider jusqu'à l'artefact. Laissez seulement les invités se disperser un peu.

- Compris.

Il répéta l'information aux deux invitées qui acquiescèrent. Pendant qu'ils faisaient le tour des pièces pour laisser passer le temps, l'humain profita du moment pour regarder cette fameuse collection. Quelques masques cérémoniels par-ci, une peinture d'une espèce disparue par-là, c'était à vrai dire impressionnant, mais Fi était trop préoccupé par l'artefact pour y être admiratif. Après quelques minutes à se fondre au décor, l'équipe suivit enfin les indications d'Ukel et Anya grâce à un plan organisationnel des lieux. Ils passèrent devant une robe royale de Naboo, un cristal Kyber verdâtre, une pièce de crédit républicain datant de plus de 2000 ans et d'autres babioles venant des quatre coins de la Galaxie.

Puis ils arrivèrent enfin devant l'artefact qui pourrait sauver Mastaria. Fi n'en avait jamais entendu parler et ne l'avait jamais vu, il espérait donc que toute cette aventure en ait valu la peine. À la place désignée se trouvait une sphère pleine de couleur rouge sang qui avait la grosseur d'un poing. Elle était presque parfaitement lisse, mais le temps avait dû avoir raison de sa résistance à l'usure. Il y avait aussi un trou assez creux de la taille d'un auriculaire adulte dans l'objet. Cette "pierre mastarienne sans nom" qui, selon sa plaque descriptive, "appartenait à Ranol II, souverain de Mastaria comme son père avant lui", était peut-être leur seule chance de restituer le trône de la planète à son propriétaire légitime. Comme le Dug Samumbo leur avait dit, la plaque expliquait qu'"un échantillon de sang vous permettrait de savoir si vous faites partie de la lignée des Ranol".

- Allez les gars, c'est maintenant ou jamais, dit Lenya à voix basse.

- C'est maintenant, répéta Fi à l'attention d'Ukel. Je vais le prendre.

- Une seconde... et... c'est bon! s'exclama le Togruta.

Fi souleva la cage de protection pour s'emparer de la pierre et glissa l'objet dans une des poches intérieures de sa veste bleue.

- Je l'ai! dit Fi pour leur ami.

- Dégageons d'ici, cracha Sorvairs.

- D'accord, confirma Ukel. On va vous guider jusqu'à la sortie arrière où Faahiëo vous attend déjà. On vous rejoindra tout de suite après.

- On vous écoute, répondit Fi.

Le Togruta les mena à la porte arrière qui était isolée de toute l'exposition. En les voyant arriver, les deux gardes de la maison s'avancèrent pour les arrêter, mais Fi et Miri les mirent à terre rapidement, malgré la robe de cette dernière. Ils passèrent la sortie et tombèrent sur leur ami qui était adossé contre le cadre de la rampe de son vaisseau, quelques mètres plus loin.

- Entrez messieurs-dames, lança-t-il gaiement.

- Je crois bien que c'est un stationnement interdit, blagua Lenya.

- J'attends les autres et on fout le camp d'ici, ajouta le propriétaire en souriant à la blague.

- Eh bien, c'était facile, fit Sorvairs, presque surpris du succès de la mission.

- Trop facile... s'inquiéta l'ancienne assassin. On devra être encore plus sur nos gardes qu'avant. Narrac ne nous aurait pas laissé voler l'artefact sans raison.

Fi monta à bord du vaisseau où Sorvairs et lui se débarrassèrent de leur équipement superflu. Les deux derniers membres de l'équipe arrivèrent à la course et la rampe d'accès se referma derrière eux. Le Laïzien, déjà aux commandes de son engin, le fit décoller et le propulsa dans l'espace pour qu'ils soient assez loin de la planète. Quand il revint dans la pièce où les autres étaient regroupés, Fi tenait la pierre rouge dans ses mains, des étoiles dans les yeux. Il croisa le regard enjoué du pilote, puis remarqua que tous les autres le fixaient, comme s'ils attendaient qu'il dise quelque chose. Faahiëo brisa timidement le silence.

- Ils nous ont sûrement vu décoller, mais Aldor ne voudra pas qu'on sache qu'un objet de sa collection a été volé, donc il ne rendra pas l'histoire publique. Alors, où est-ce qu'on va?
Modifié en dernier par Super-Bern le Mar 14 Avr 2020 - 1:14, modifié 5 fois.
Fan-Fiction courte : Les Aventures du Colonel Wilson
Nouvelle : Pirates
RolePlay : Mission : Mastaria
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Messagepar Lynne » Lun 03 Sep 2018 - 9:53   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

30 ans auparavant...

- Ney !

Le cri du jeune prince fut étouffé par l'explosion, dont le souffle éjecta Valor plusieurs mètres plus loin. Tout endolori, il parvint à se relever et vit son frère jumeau se précipiter vers lui, le visage imprimé d'une pure terreur. Ses luxueux vêtements bleus étaient recouverts de poussière, déchirés par endroit et... Ce n'était pas du sang sur sa manche, si ?

- Valor ! Ils ont tué papa et maman !
- Non...

Il chancela, s'appuyant sur une colonne encore intacte pour encaisser la nouvelle. La trahison du général les avait tous pris par surprise, et à présent les soldats avaient investi le palais. Les deux adolescents avaient réussi à s'enfuir, mais ce n'était qu'une question de minutes avant que les félons les trouvent.

- On doit y aller ou on va se faire tuer comme eux ! Le hangar à vaisseau est tout proche !

Valor serra le poing et sentit une colère sourde l'envahir. En tant qu'héritier du trône de Mastaria, il avait reçu une formation au maniement aux armes, et était même plutôt doué. À ce moment-là, sa seule envie était de se défendre, de tuer autant de soldats qu'il le pouvait, quitte à y passer aussi.

- On peut encore se battre, Ney... Leur faire honneur... Je ne m'enfuirai pas comme un lâche.

Son frère secoua la tête et s'approcha de lui. Ses mains tremblaient, mais il déglutit et tenta de reprendre une voix posée, princière, digne de son éducation.

- Peut-être que le vrai courage, c'est de partir. Mourir ici, c'est trop facile. Si on s'enfuit, on pourra revenir.

Ney lui prit les mains et l'entraîna vers le hangar. Il se laissa faire, à moitié anesthésié par le choc, à moitié bouillant de rage. Des deux, son jumeau avait toujours été le plus raisonnable, alors que lui était l'impulsif. Même si leurs traits étaient semblables, leurs coeurs représentaient le jour et la nuit, et leurs différences les rendait complémentaires, ce qui pouvait se révéler utile. Comme ce jour-là.

Alors qu'ils couraient ensemble, presque arrivés à leur objectif, ils croisèrent un soldat. Son uniforme l'identifiait comme faisant partie de l'unité du traître. Aussitôt, ils pilèrent net. Cependant, Valor ne réfléchit pas et fonça vers le soldat comme un Reek enragé, le déstabilisant, puis lui prit son arme, une double-lame et la lui enfonça dans la poitrine. Tout cela s'était passé en quelques secondes, si vite que Ney n'avait même pas eu le temps de réagir. Quant à l'autre prince... C'était la première fois de sa vie qu'il tuait un homme. Penché par-dessus le cadavre, il contempla, livide, son oeuvre, et se rendit compte que sa colère, loin d'être apaisée, redoublait de puissance. C'était un bien étrange double sentiment, un mélange entre horreur et satisfaction...

- Je...bredouilla t-il.

Décidé à garder son calme jusqu'à la fin, Ney l'agrippa par le bras et ils parcoururent les quelques mètres qui les séparaient du hangar. Par chance, ce dernier était vide, et ils se précipitèrent vers le premier vaisseau qu'ils virent, une corvette royale. De toute manière, aucun des vaisseaux n'avait d'armement, et même s'ils en avaient, les deux frères n'auraient pas su s'en servir. S'ils arrivaient à décoller, ce serait déjà un miracle, sans parler de survivre le temps de passer en hyperespace.

Ils avaient suivi des cours de pilotage, et Ney y étant le plus assidû, ce fut à lui de prendre les commandes. Toutefois, le stress semblait provoquer en lui un grand blanc dans son cerveau, et il ne se souvenait plus de rien.

- Alors... Je crois que c'est ce bouton-là...

Il appuya, mais la seule chose qui se passa fut le déclenchement d'une musique assourdissante.

- Massanak !
- Arrête de jurer comme un charretier et fais décoller ce vaisseau !
- J'essaie ! Mais je ne sais pas...
- Quoi que tu fasse, je te suggère de le faire plus vite, mon frère, lança Valor, nerveux en voyant des soldats pénétrer dans le hangar.

Ney arriva enfin à faire rugir les moteurs et ils décollèrent. Tandis qu'il manoeuvrait tant bien que mal la corvette dans le ciel de Mastaria, cherchant à leur faire quitter l'atmosphère, son frère s'occupait de rentrer les coordonnées de leur destination. N'y connaissant rien à la géographie galactique, il sélectionna la première entrée : Nar Shaddaa...

Six mois plus tard...

Le moins qu'on puisse dire, c'était que le train de vie des jumeaux avait drastiquement changé depuis les derniers mois, passant de riches princes à misérables sans-abris. Pour survivre, ils avaient du enchaîner les petits boulots rabaissants. Après tout, ils devaient manger, même s'il s'agissait d'un petit fruit volé au marché. Cette lune... Elle leur avait presque fait oublier leur vie confortable, les réduisant à des gamins des rues dormant sous des tôles. Habitués toute leur existence à se faire servir, ils devaient à présent se soumettre aux voyous qui faisaient leur loi dans la rue, nettoyant parfois les habitations des "patrons" en échange de quelques crédits, ou volant pour eux.

Un jour, ils traînaient près d'une ruelle où ils savaient qu'il se faisait un grand trafic de drogue, quand ils entendirent un cri aigü en provenant. Aussitôt, les deux frères s'y précipitèrent. Il y avait peut-être là une bagarre dont ils pourraient profiter, mais ils ne trouvèrent rien d'autre qu'un adolescent de leur âge qui rouait de coups du jeune Jenet qui ne devait pas avoir plus que treize ans.

- Donne-moi ce paquet !
- Je ne peux pas, ils vont me punir sinon ! répondit craintivement le Jenet en se collant aux murs.

Valor et Ney échangèrent un regard et s'avancèrent ensemble, croisant les bras et confrontant l'agresseur.

- Laisse ce gamin tranquille, lança Ney.
- Sinon, ce sera à nous de te botter les fesses, enchaîna Valor en prenant un air menaçant.

Il y réussit apparemment car l'adolescent décampa sans demander son reste. Assez fiers de leur coup, les deux frères se tournèrent vers le Jenet qui fit :

- Merci de m'avoir aidé. C'est rare, ici.
- De rien. Quel est ton nom ? demanda doucement Ney.
- Sorvairs. Je m'appelle Sorvairs Kzel.

Neuf ans plus tard...

A l'âge de vingt-quatre ans, Valor n'avait plus grand-chose du prince qu'il avait été. Quatre années sur Nar Shaddaa l'avaient rendu dur et impitoyable envers quiconque tentait de lui prendre ce qu'il avait acquis, tandis qu'il avait développé sa ruse. Quand les circonstances l'avaient séparé de son frère, qui avait réussi à quitter la lune de contrebandiers en volant le chasseur d'un voyageur de passage, la vie avait paru vouloir tendre un dernier coup dur au Mastarien. Ce dernier avait été capturé par des esclavagistes Zygerriens, mais la chance avait voulu qu'une Jedi le secoure, lui et les autres esclaves.

Sur la lune des contrebandiers, il avait acquis quelques...talents qui lui avaient valu d'être repéré par un représentant d'un cartel du crime qui l'avait engagé. Ne voyant pas d'autres issue à sa situation, Valor avait accepté, et à présent il y occupait une position assez importante ; en effet il avait rapidement gravi les échelons grâce à son habileté, son intelligence et sa capacité à passer inaperçu mais à savoir se servir efficacement d'un blaster si nécesssaire. Récemment, il avait été assigné au projet de formation d'enfants assassins, et il allait rencontrer les deux jeunes qui avaient été choisis : Miri Kosvar et Zeth Andron.

Il pénétra dans la pièce où les deux enfants étaient assis contre le mur, le regard inquiet. La fille avait les cheveux les plus noirs qu'il ait jamais vu et un petit visage d'ange, mais elle le fixait d'un regard si noir que si un coup d'oeil aurait pu tuer il serait déjà mort ; quant au garçon, il était brun et sans doute légèrement plus âgée qu'elle. Il eut un instant pitié d'eux, mais se rappela que la galaxie était injuste et que chacun devait surmonter ses propres épreuves pour devenir la personne qu'il était censé devenir. Il s'approcha d'eux et leur ordonna de se relever. Ils s'exécutèrent.

- Bonjour. Vous êtes Miri et Zeth, c'est bien cela ?

Ils acquiescèrent.

- Je suis Valor et je suis là pour vous entraîner. Il faut que vous sachiez qu'être sélectionné est un très grand honneur, et je suis ravi de m'occuper de vous.
- Vous êtes comme les autres, cracha la petite fille. Vous vous fichez de nous.

Sacré caractère, songea t-il. Il faudrait penser à dompter ce fougueux tempérament.

- On peut la jouer de deux manières différentes, Miri. Soit tu es bien obéissante et il n'y aura pas de problèmes entre nous, soit tu persistes à être impertinente et il y aura des conséquences. On m'a dit que tu avais déjà essayé de t'enfuir. Je ne te conseille pas de recommencer, sinon tu sais ce qui arrivera à ton frère.

Le visage de la gamine devint un instant livide et elle recula d'un pas. Satisfait, Valor esquissa un sourire et continua :

- Bien. Maintenant que c'est clair...

Dix ans plus tard...

- Prisonnier H578B, veuillez retourner dans votre cellule.

Valor fusilla le garde du regard, mais s'exécuta. La malchance l'avait repris, mais il avait réussi à minimiser les dégâts. Il avait été envoyé par le cartel livrer une importante cargaison de ryll à la planète-capitale, et même s'il s'était fait prendre, il avait convaincu les autorités qu'il n'était qu'un petit coursier. Il avait donc écopé de deux ans de prison. Cela aurait pu être pire. S'ils savaient...

- Tu as un nouveau compagnon de cellule, le beau gosse, continua le garde, qui avisa un Chagrien qui se dirigeait vers eux. Je vous laisse faire connaissance !

Les deux hommes rentrèrent dans la cellule, et passèrent quelques secondes à se dévisager, avant que le Chagrien lance :

- Mon ancien compagnon de cellule a réussi à y mettre un bazar pas possible, il a carrément cassé les murs... Ah, ces Trandoshans ! Du coup, j'ai été transféré ici.
- Ravi de l'apprendre, marmonna Valor dans sa barbe.

Il n'avait pas envie de se faire des amis. Il avait depuis longtemps dépassé le stade de penser qu'échanger quelques paroles avec un parfait inconnu était intéressant. Mais le Chagrien insista :

- Au fait... Moi c'est Arty Demedo. Et toi ?
- Prisonnier H578B.
- Okay... Et je t'appelle comment ?

Valor le fixa pendant un long instant, le regard exaspéré, et lâcha sèchement :

- Tu m'appelles pas.

Trois ans plus tard...

Sorti de prison, il n'avait pas pu retourner auprès du cartel, qui l'avait rejeté après qu'il se soit fait prendre. Plein de rancune envers ceux qu'il considérait qu'ils l'avaient trahi, il s'était tourné vers la chasse aux primes. Il n'avait pas envie de se mettre au service d'un autre cartel, non, il aspirait à quelque chose de plus grand. Même s'il ne repensait presque plus à Mastaria – ni à son frère jumeau – il restait toujours en lui l'ambition d'un membre de la lignée royale des Ranol. En devenant un chasseur indépendant, il comptait bien amasser assez d'argent pour enfin avoir une belle vie.

Ce jour-là, il poursuivait un Etti qui avait volé des informations sensibles à un groupe industriel. Le genre de proie facile, non-entraîné au combat et encore moins aux tactiques de dissimulation. Il avait eu la très bonne idée d'aller se réfugier chez sa soeur, chez qui Valor se rendait à présent, un pistolet blaster dissimulé dans son grand manteau. Ce à quoi il ne s'attendait pas, c'était à la présence d'un autre chasseur sur place. Une chasseuse, plus exactement.

Il s'agissait d'une jeune Arkanienne d'une vingtaine d'années. Comme tous les membres de son espèce, ses cheveux étaient parfaitement blancs, d'une pureté impressionnante. Et lorsqu'elle vit Valor pénétrer dans la pièce, elle braqua aussitôt son fusil blaster sur lui, tandis que lui la menaçait de sa propre arme.

- Il est à moi, gamine, dégage d'ici.
- Pas question, rétorqua l'Arkanienne. Je l'ai trouvé la première.

Fort de sa longue expérience, il s'autorisa un sourire amusé. Cette jeunette ne faisait pas le poids face à lui. Quoique... Il reconnaissait des morceaux d'armure Mandalorienne. Se pouvait-il qu'elle fasse partie de ce peuple réputé pour donner des guerriers féroces ? À cette pensée, il hésita un instant, avant de tirer sur sa jambe. Il ne tenait pas à avoir à ses trousses un clan enragé.

Même blessée par surprise, elle ne laissa pas tomber. Il avait entendu une multitude de choses à propos de l'entraînement Mandalorien, et il n'était pas déçu. Il la repoussa d'un violent coup de pied dans le thorax, mais elle ne tomba pas et lui porta un coup de coude, qu'il bloqua et enchaîna avec unr prise visant à la mettre à terre. Toutefois, elle ne réagit pas comme il s'y attendait et continua le mouvement en lui portant un coup de pied à la tête. Il esquiva et lui attrapa la jambe, qui était déjà blessée, et la tira d'un coup sec. Enfin à terre, elle se releva, mais c'était trop tard. Valor avait dégainé une grenade fumigène, la lancé sur le sol, attrapa l'Etti et décampé sans demander son reste. Ce n'était pas ce jour-là qu'une gamine l'empêcherait d'empocher la récompense promise pour cette acquisition. Il garderait sûrement un oeil sur cette chasseuse de primes... Elle semblait douée.

Sept ans plus tard...

Mastaria avait tellement changé... Lui qui l'avait connue florissante et pleine de vie, il retrouvait sa planète natale terne et ravagée par la guerre. Trente ans de guerre... Il savait qu'il y retournerait un jour et que ça ne serait pas pareil, mais il ne s'était pas attendu à une si grande différence. Et pourtant, il n'était même pas venu de son propre chef, mais pour un contrat. La vie était ironique, parfois...

Depuis quelques années, il travaillait presque à temps complet pour une organisation mystérieuse, et ce même s'il s'était juré de ne plus jamais retourner dans la pègre. Mais eux... Ils étaient différents. Ils ne laissaient rien transparaître, et tant qu'il ne posait pas de questions, ils payaient très bien. En fait, il préférait le terme de "collaboration productive" à celui de "travailler pour", mais au final cela revenait au même. Ils lui confiaient une mission, il l'exécutait, il était grassement payé. Et ça s'arrêtait là. Jamais de contact direct, jamais de négociations. Ça lui suffisait amplement.

Depuis quelques temps, il avait engagé une jeune Kiffar, Lenya, pour l'assister. Elle s'occupait de gérer tout ce qui ne concernait pas l'action à proprement parler : les comptes, les laissez-passer, la surveillance informatique, la récupération d'informations qui nécessitait une grande finesse. Force était de reconnaître qu'elle était douée.

Sa dernière mission avait été du sabotage et de la récolte d'informations sur un laboratoire de l'université de Corellia. Il avait été chargé de voler le contenu des recherches d'un jeune scientifique Togruta nommé Ukel Anto et de saboter imperceptiblement le matériel de l'expérience qu'il menait afin que tout explose. Apparemment, il menait des recherches sur la Force. Il ne savait pas pourquoi ses employeurs souhaitaient qu'ils fasse ça, mais ça lui était bien égal : il avait été récompensé d'une somme rondelette.

À présent...sa mission était d'un tout autre ordre, et avait pris une tournure personnelle. Fouler à nouveau ce sol, ces terres sur lesquelles il était censé régner... Cela lui avait fait un choc et de nombreux souvenirs étaient remontés à la surface. Ses parents, assassinés par les soldats félons, le premier homme qu'il avait tué – premier d'une bien longue liste... - leur fuite à lui et à son frère... Ney. Cela faisait des années que leurs chemins s'étaient séparés ; il ne savait même pas s'il était encore en vie. D'un autre côté, c'était Ney qui l'avait abandonné. Il l'avait laissé seul, sur Nar Shaddaa, et il en avait résulté sa capture par les esclavagistes...

Il serra le poing. Ce genre de souvenir ne faisait que l'affaiblir. La raison de sa présence sur Mastaria était simple : il devait sécuriser un des accès de glastinium de l'organisation. Rien d'autre. Il s'était posé non loin du gisement pour ne pas avoir trop à marcher, mais pas trop près non plus. Il n'avait pas très envie de se faire abattre à vue. Lorsqu'il arriva, on lui braqua une arme dessus, et il anticipa :

- Hé, ho, du calme ! C'est les patrons qui m'envoient. Je dois sécuriser le site. Maintenant, si vous voulez bien baissez ces armes... J'ai du travail à faire.
- On nous a parlé de toi, marmonna l'un des gardes. Tu peux y aller. Tu poses les appareils là où il y a les croix blanches et tu t'en vas.
- Je ne demande pas mieux, acquiesça t-il.

Il avait en effet avec lui un sac rempli de dispositif dont il ignorait l'utilité, mais qui serviraient apparemment à renforcer la sécurité de cet accès. Il n'avait pas jugé utile de poser davantage de questions ; de toute manière ils ne répondaient jamais. D'un pas élastique, il avança davantage dans la grotte qui servait d'entrée et repéra les croix blanches, discernant un schéma. Elles étaient placées à équidistance, formant une figure géométrique tridimensionnelle, un peu comme s'il s'agissait d'émetteurs pour un champ de force. Aussitôt, il s'attela à placer les appareils. Pour qu'ils tiennent, il fallait creuser un peu la roche en un point, pour y insérer une partie proéminente de ces petits objets. C'était long, mais facile, si bien que lorsqu'il plaça le dernier, il ne fit même pas attention. Fatale erreur. La roche se brisa, et plus surprenant, exhala une sorte de gaz rouge. Inquiet d'en avoir respiré par inadvertance, Valor recula, mais n'eut pas la force de faire plus que trois pas qu'il tomba comme une pierre, inconscient.

Quand il reprit connaissance, il ne se trouvait plus dans la grotte, mais dans le palais de son enfance. Aussitôt, il sursauta. Comment pouvait-il se tenir dans la salle du trône ? Elle avait soit été détruite, soit occupée par les traîtres... Et elle était vide.

Soudain, il sentit une main sur son épaule, et se retourna vivement pour faire face...à son père. Déstabilisé, il bredouilla :

- Mais... Tu es mort... Ney a dit que...
- Je suis mort, l'interrompit l'ancien souverain. Mais pas dans ta tête.
- Je...ça n'a aucun sens !
- Ce qui ne fait pas sens, c'est que le souverain légitime de Mastaria se cache comme un lâche alors qu'il devrait retrouver son trône ! Ton peuple souffre, Valor, depuis trente ans ! Trente ans !

Son père posa sa main sur son front et reprit :

- Tu dois le faire ! Même si tu refuses de l'admettre tu es toujours un Ranol ! Tu entends ça !
- Je suis toujours un Ranol... Je dois reprendre Mastaria...
- Quoi ?

Il rouvrit les yeux, pour de bon cette fois-ci. L'un des gardes, penché sur lui, le dévisageait.

- Qu'est-ce que tu viens de dire ?
- Je... Rien.

Avec difficulté, Valor tenta de se relever, mais ses muscles le lâchèrent et il ne parvint qu'à redresser son buste. Son esprit était confus, comme si on y avait jeté un voile. Ou alors, l'avait-on éclairci ? Quoi qu'il en soit, il lui était désormais impossible de penser à autre chose que sa vraie mission, qu'il avait rejeté des années auparavant et qui revenait à présent à lui, violemment : Il devait reprendre sa place. Il devait devenir roi.

Mais il ne pouvait pas le faire seul, non. Un roi sage devait s'entourer de conseillers. Des conseillers, comme lui.

4 mois plus tard...


Il frappa la table du poing. Ce n'était pas assez ! Ce n'était jamais assez ! Il avait réuni une équipe experte consistuée de Lenya et de trois autres membres mais il manquait quelque chose... Il posa la tête sur la table, afin de mieux réfléchir. Et il comprit. S'il voulait réussir, il lui fallait une équipe à son image. Ou plutôt, à toutes les images qu'il avait accumulées au cours de sa vie. Seulement comme ça, avec ce symbole, qu'il reprendrait Mastaria. Nul besoin d'une armée, seulement de lui, reflété en plusieurs personnes.

- Lenya ! appela t-il.

Quelques secondes plus tard, la jeune Kiffar fit son apparition.

- J'aurais besoin d'informations sur...

Il réfléchit, décomposant mentalement sa vie après Mastaria en plusieurs étapes. Sa vie sur Nar Shaddaa, son sauvetage par une Jedi, ses années passées auprès du cartel, ses deux ans en prison, sa carrière de chasseur de primes indépendant, puis ses nombreux contrats pour la mystérieuse organisation... Son esprit retint six personnes qu'il avait connues de près ou de loin dans chacune de ces périodes.

- Miri Kosvar, Ukel Anto, Arty Demedo, Sorvairs Kzel, une Arkanienne chasseuse de primes d'origine Mandalorienne, et le fils de cette Jedi dont je t'ai parlé...
- Cardan Eslo ?
- C'est ça, confirma t-il. Tu te souviens, nous l'avons rencontré quand j'enquêtais sur ce qui était arrivé à la Jedi.
- Je me souviens, monsieur, fit-elle. C'est tout ?
- Oui, maintenant file me trouver ça, lança t-il. Je compte sur toi.

Lenya acquiesça et disparut. Il lui faisait confiance. Elle était futée, très futée, et pleine de ressources. Il était certain qu'il lui apporterait ce qu'il lui demandait...

Deux mois plus tard...

- Tu as les dossiers que j'ai demandés ?
- Oui, monsieur, répondit la Kiffar en lui donnant une pile de documents avec déférence.
- Très bien, très bien...

Les dossiers étaient au nombre de six, un pour chaque personne. Le premier était celui de Miri Kosvar, dont il se souvenait comme une jeune fille au fort caractère. Il l'avait personnellement entraînée pendant des années, faisant d'elle une redoutable combattante.

- Miri Kosvar, oui, l'assassin...visiblement elle a pris sa retraite sur l'anneau de Kafrene, hum ? Mais chassez le naturel, il revient au galop, dit-on. Elle acceptera...ce serais-ce que pour échapper à ce cher Zeth Andron...

Zeth... Qui aurait cru que l'un trahirait l'autre ? Lorsqu'ils étaient enfants, ces deux-là paraissaient être amis pour le meilleur et le pire. Mais après sa sortie de prison, il s'était renseigné et avait appris avec surprise qu'elle s'était enfuie et qu'elle était à présent activement recherchée.

- Ah, Ukel Anto, le scientifique ruiné...voilà ce qui arrive quand on fait confiance à n'importe qui.

Et qu'on n'est pas assez prudent concernant la sécurité, songea t-il avec amusement. Il ne pouvait pas nier avoir une certaine part de responsabilité dans le déchéance du Togruta, même s'il n'avait fait qu'exécuter les ordres. Lui offrir une nouvelle chance n'était que justice, d'un certain point de vue.

- Pardonnez-moi, mais...pourquoi les avoir choisis eux ? Enfin, je veux dire, ils sont...certains sont quasiment des épaves, d'autres risquent de trahir... osa demander Lenya.

Il sourit. La Kiffar ne connaissait pas ses véritables intentions. Il préférait que personne ne connaisse sa véritable identité, sinon il risquerait de se retrouver en grand danger. Il se dévoilerait en temps voulu, lorsqu'il serait prêt du but..

- C'est une question intéressante, vraiment. Et sa réponse l'est tout autant. Vois-tu...quand on veut gagner, il faut être imprévisible, et jouer habilement ses cartes, mêmes celles qui paraissent sans importance car souvent, ce sont elles qui permettent de remporter la victoire... Ces "épaves", comme tu le dis, sont mes cartes surprises, mes jokers...

Il finit de lire les informations récoltées sur Arty Demedo et se leva avec un sourire :

- Allons recruter notre équipe !

Il était certain de réussir. Sa mère lui avait toujours répété qu'un homme dans son bon droit voyait les portes s'ouvrir devant lui. Or, il était pleinement dans son bon droit.

Mais alors qu'il passait le pas de la porte, il marqua un temps d'hésitation.

Et Ney ?
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Messagepar Le66èmeOrdre » Dim 28 Oct 2018 - 17:05   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Sorvairs Kzel

L'Hyperespace : dimension parallèle d'un univers nébuleux. Sorvairs ne savait pas où il le menait cette fois. Il avait délaissé le reste de l'équipe avant la fin de la réunion. Estimant comme une perte de temps l'écoute d'un afflux grotesque de mots inutiles.
Il scrutait le dehors par le hublot de sa couchette. Les longs filaments de lumière dansaient et défilaient inlassablement, un spectacle de haut prestige pour le pauvre brigand qu'il était.
Il aimait observer le paysage, le décors, les personnes... et en tirer des interprétations. Elles étaient souvent trop objectives pour qu'il n'en aperçoive la beauté. Mais son propre esprit, lui, restait hermétique. Les introspections lui étaient impossibles sans consommer. Cependant elles se concluaient toujours par une vision faussée de sa véritable psyché.
Sa main anguleuse passa doucement sur le cuir rugueux et abîmé du carnet rouge. Il l'avait conservé depuis le pillage d'antiquités de Lwondo. Et pour des raisons obscures qui lui échappaient, il ne l'avait encore pas ouvert. Son doigt, dans un semblant d'hésitation, souleva la couverture du livre avant de la laisser retomber. Le souffle des vieilles pages propageait une délicieuse odeur ainsi que l'envol d'un cumul de poussière et de saleté.
-Tu m'avais demandé Sorvairs.
La silhouette d'Ukel apparu sur le mur.
-C'est exact, p'tit gars.
-Tu as acheté le matériel ?
Le Jenet acquiesça d'un hochement de tête et invita le scientifique à s'asseoir.
-Personne n'est au courant n'est-ce pas ?
-Non, répondit brusquement Sorvairs. Les modifications techniques sur mon implant ça ne les regardes pas.
-Je me disais.. c'est tout de même un explosif que je vais t'implanter, et..
-Entre autre oui.
Il fit une pause.
-Rassure toi, j'vais pas vous faire sauter.
Ukel lâcha un rire petit rire nerveux et débuta le travail sur l'implant du Jenet. Une nouvelle dose de bâtons de la mort et ce dernier s'assoupit.


Lorsque l'obscurité rattrape les gens certains tentent de la chasser, d'autres se laissent submerger. Sorvairs voulait oublier sa profonde tristesse, son infernale mélancolie. Il avait cependant toujours échoué. À ne savoir comment s'y prendre, en attendant que la grâce divine le débarrasse de ses tourments, il crevait lentement depuis des années. Dans son désespoir il trouvait refuge dans le psychédélisme enivrant de ses illusions. Il ne savait plus comment se rassasier. Il ne savait pas comment la vie le maintenait ici. Ah ! Qu'il était bon de se sentir allez, de se laisser emporter ; et léger comme les notes lancinantes du néant, rester béa et à moitié mort. Un océan d'une parfaite quiétude inondait l'esprit de Sorvairs. Et il se sentait pareil qu'un nourrisson aux bras de sa mère. À l’abri de la perversité malsaine et de la rugueuse ardeur de la réalité.
Il avait honte, il avait peur. Humilié par la crainte, il était terrorisé par l'opprobre. Il n 'était qu'un corps dont l'âme s'était envolée. Mais elle lui avait laissé une poignée de vie, une pincée de bonté, un grain d'acharnement et un rien d'espoir .
Le blanc de ses yeux était vitreux et jauni, ses pupilles dilatées ne laissaient qu'une mince bordure à son iris, et son regard semblait absorbé par l'attraction de ce noir destructeur.

-Sorvairs, interrompu la voix d'Ukel. J'ai terminé... Je vais retourner sur le pont, si tu ressens une douleur au niveau de ton lobe temporal appelle moi.
-Merci.
Ukel resta un instant hésitant sur le pas de la porte.

-Pourquoi un explosif ? interrogea-t-il.
-Pourquoi me l'avoir implanté ?
-Tu m'as déjà sauvé la vie, vous m'avez tous sauvé un nombre incalculable de fois. J'estime que je t'en suis redevable.
-C'est une bombe Ukel, répondit le Jenet. Les détonateur sauvent rarement des vies.
-J'ai confiance en toi.
-Tu ne devrais pas. Moi la vie ne m'a jamais sauvée, je ne lui dois rien.
Le sang du scientifique se glaça et Sorvairs reprit
-Mais il faut croire qu'à vous si... laisse moi maintenant.

Solitaire, face au hublot, Sorvairs ne contemplait plus l'hyperespace. Il voyait maintenant son reflet. Les traits fins, la mâchoire frêle et l'expression craintive il apercevait son visage d'enfant. Autrefois il existait , il riait, il aimait et il n'avait pas encore la mort bien au chaud dans son cerveau.

Une onde de choc traversa le cargo : il était sorti de l'hyperespace. Sorvairs encore chancelant sous les effets de sa drogue perdit l'équilibre et se colla contre la vitre. Les yeux écarquillés il vit l'ombre menaçante qui le surplombait. Bien plus grand, bien plus puissant que le leur, un vaisseau les attendait ici.

« Qu'est ce que?!... »
Modifié en dernier par Le66èmeOrdre le Dim 18 Nov 2018 - 0:54, modifié 1 fois.
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Messagepar Xiaomii » Dim 04 Nov 2018 - 20:51   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Kira Nesu




La navette banalisée survolait le ciel Mastarien. « Là, ça sera parfait. Le temps d’une nuit ». Le vaisseau se posa à l’abri des regards, derrière un relief.  Après avoir éteint les moteurs, Kira s’installa sur la banquette arrière visionnant quelques hologrammes fournis par l’ordre. Le travail ne manquait pas et rassembler les informations nécessaires semblait titanesque. «tiens, il semblerait qu’Eslo ne soit pas seul, voilà qui est intéressant. Voyons voir... Qu’est-ce qui a bien pu le pousser à s’associer ? Il est loin de ce que nous pensions... Le conseil devrait vraiment changer d’informateur. »

le forceux n’était pas du côté des « bourreaux », d’ailleurs il ne semblait pas avoir d’affiliation avec un ordre particulier.
Un léger sourire de satisfaction se dessinait sur le visage de la Togruta. Elle tenait enfin une piste, il avait été aperçu aux côtés de personnes de diverses origines. Quelque chose d’anormale se tramait. Hélas, elle eu beau chercher, les informations s’arrêtait là.
« Il n’y a plus de nouvelles de lui depuis un moment, et du groupe non plus. Comment suis-je sensée le retrouver ainsi ? » . Frustrée, la jeune femme sortie du vaisseau prendre l’air.

Les dernières lueurs du crépuscule laissaient place à l’obscurité de la nuit, le ciel dégagé laissait paraître les première étoiles.
Un sentiment de mélancolie envahit la Jedi, en si peu de temps la guerre avait ravagé Mastaria, et rien n’avait été fait par l’ordre pour aider la planète. Les Jedi avait-il donc échoué à prôner la paix dans la galaxie?






Quatre ans auparavant


-Maître, comment avez-vous su que le gouverneur accepterait le traité de paix?

- Il savait que ce conflit serait néfaste à terme, et il n’avait plus aucune raison de le prolonger.

- Mais, je ne comprends pas, les troupes de la cité sont bien mieux armées que les villages voisins,alors pourquoi signer un accord?

- Parce que l’un ne peut pas vivre sans l’autre, les habitants de la vallée ont besoin de la technologie de la cité, de même que celle-ci a besoin de la main-d’oeuvre des paysans. C’est un sorte de symbiose

le maître Jedi pris un sourire amusé devant l’incompréhension de sa jeune padawan.

- Mais comment savoir si on a aucune information à ce sujet?

- La force est ton allié Kira, fie toi à elle et elle te guidera. Un jour, il arrivera que tu te retrouve seule en terrain inconnu. Ce jour là, c’est ton instinct qui guidera tes pas.




Kira sorti de sa méditation, c’est alors qu’elle aperçut au loin ce qui semblait être les vestiges d’une ville.
« Il y a encore de la vie là bas... ». Alors qu’elle s’apprêtait à sortir ses jumelles afin de mieux distinguer ce qui se trouvait là bas, la Togruta ressentie un froid glacial l’envahir, elle se releva immédiatement, la main portée à son sabre laser. « Le côté obscur de la force, les Sith étaient t’ils présents sur Mastaria, en ce moment même?

C’est alors que ses membres frissonnèrent. Le froid glacial fut plus intense. La Jedi n’eut plus aucun doute. Un puissant utilisateur du côté obscur se trouvait sur Mastaria. Les personnes se trouvant à l’emplacement des ruines étaient- elles au service de l’empire Sith?
Que pouvaient-ils bien rechercher ?
Brusquement Kira se retourna sabre activé à la main, jetant des coups d’œil nerveux autour d’elle. Pourtant l’endroit était désert. Les premières lueurs de l’aube paraissaient. Seul le vent résonnait.
« Ce n’est rien, il n’y a personne, ce n’est rien... » soupira la jeune femme.

Soudain, le bruit sinistre d’un sabre laser retentit. Une lumière rouge vif se refléta dans le regard désemparé de la Jedi: le Sith était là devant elle.
Non ce n’était qu’une illusion. Ce n’était qu’une illusion...
effarée, Kira tomba à genoux tentant de calmer sa respiration.


Le sol était jonché de débris de murs, de poutrelles, de verres et de toitures carbonisés, la plupart des matériaux de valeur avaient été pillés. Seules quelques carcasses de speeders gisaient encore. Le paysage apocalyptique laissait deviner les circonstances du drame: les habitants avaient dû être probablement surpris en pleine nuit par des miliciens.
À travers la force, la Jedi parvenait encore à entendre les cris de désespoir et de douleurs.
Un peu plus loin, Kira aperçu un peluche calcinée. La gorge nouée, elle n’osa toucher l’objet. « ils n’ont eu aucune chance de s’en sortir, puisse leurs âmes ne faire plus qu’un avec la force ».
Un vacarme assourdissant secoua la jeune femme : une horde de motos spiders s’engouffra dans les ruines de l’allée principale. La Jedi sauta de justesse pour les éviter. Bientôt Kira fut encerclé par des soldats armés de blasters. Songeant à sortir son sabre, laTogruta se rappela du secret de sa présence sur la planète et pesta intérieurement contre elle même  « je n’aurais pas dû m’aventurer aussi loin ».
-  Eh! Toi là bas, plus un geste ! lança celui qui devait être le chef du groupe

- Qui ça? Moi?

- Ne me prends pas pour un mastaron, les mains en l’air !
Aussitôt l’ensemble des soldats braquèrent leurs armes sur Kira. Sous sa bure, La jeune femme prit alors un air de soumission

- Oh non! je vous en prie, ne me faites pas de mal! Je voulais seulement récupérer quelques pièces mécaniques.

- Tu vas nous suivre gamine.
Tandis un soldat s’approchait afin de lui mettre des menottes, Kira fit brusquement volte-face et arracha le blaster de celui-ci. Aussitôt des tirs transpercèrent les soldats au alentours.

- Vite! Arrêtez là! Habilement, la Jedi évita les quelques tirs des soldats restant et parvint à les assommer d’un coup de crosse.
Avec un regard victorieux, Kira contempla la scène avant d’ajouter : « Oh désolé, ma main à glissé, et merci pour le speeder. »

Après avoir pris soin de détruire les autres speeders, la togruta enfourcha la plus puissant modèle « celle-ci devait faire l’affaire ,pensa t’elle avec un sourire, ne tardons pas. » l’engin démarra et fila à toute vitesse en direction de la navette de la Jedi, laissant derrière lui les ruines.
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Messagepar Lynne » Dim 02 Déc 2018 - 11:58   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Voir le grand vaisseau apparaître soudain devant eux provoqua la panique de tous les occupants du cargo. Fi lâcha un juron Mastarien, tandis que Miri et Anya se contentèrent de serrer les poings. Lenya, quant à elle, paraissait être la seule à rester tranquille, ce que Faahiëo ne tarda pas à relever :

- Tu sais ce qui se passe ?

Elle eut un petit sourire.

- Evidemment. C'est notre employeur.
- Il aime un peu trop les entrées fracassantes à mon goût, grommela Miri en la rejoignant. Et je pensais qu'il voulait rester monsieur mystère ?
- Oui, seulement les choses se sont accélérées avec l'obtention de l'artéfact...précisa t-elle en manoeuvrant pour entrer dans le hangar du grand vaisseau qui s'était ouvert.

D'autres membres de l'équipe, à présent moins nombreuse qu'au début de leur drôle d'aventure, entrèrent à leur tour dans le cockpit, qui devint rapidement trop exigü. Pour une fois, personne ne prononçait le moindre mot, même le sacarstique Sorvairs qui paraissait un peu dans les nuages. En temps normal, il ne se serait pas privé de lâcher une ou deux remarques acides. En voyant le cargo progressivement pénétrer dans les entrailles du grand vaisseau, Miri ne put s'empêcher d'avoir la pensée irrationnelle qu'ils se jetaient dans la gueule du loup... Inconsciemment, elle serra les poings, et Ukel le remarqua. Après un instant d'hésitation, il osa demander :

- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je n'aime pas ça...souffla t-elle, en faisant bien attention à ne pas se faire entendre par Lenya. Il y a trop de non-dits dans cette histoire.
- Oui, si...

Il s'interrompit quand Lenya lui jeta un coup d'oeil, et tourna la tête innocemment. De toute manière, ils seraient bientôt fixés. Ils avaient intérêt à avoir des réponses à leurs questions... Car elle n'en manquait pas.

Elle crut que son mauvais pressentiment s'était vérifié lorsque, alors qu'ils s'étaient à peine posés dans un hangar, un autre vaisseau surgit de l'hyperespace. Un chasseur, plus exactement, qui s'engouffra à leur suite alors que le champ de force était encore désactivé. Tout se passa très vite dans l’esprit de Miri, et des pensées contradictoire surgirent. L’une d’elles très éloquente, était très exactement : « Mais bordel qu’est-ce qui se passe, enfin ? ». Résistant à l’envie de se coller aux vitres du vaisseau de Lenya comme certains de ses camarades pour garder son calme, elle vit que la Kiffar n’affichait plus la même assurance. Ce qui n’était pas pour la rassurer…

- J’imagine que ce n’était pas prévu…constata Fi, les bras croisés, avec un air désapprobateur qui lui rappela qu’il était le plus âgé du groupe – et qu’il n’était même pas censé en faire partie.
- C’est le moins qu’on puisse dire, fit Lenya.

Elle secoua la tête et dégaina un blaster, qu’elle garda contre elle.

- Les chasseurs de prime ? supposa Ukel.
- Je n’en sais rien. Ceux qui ont une arme, tenez-vous prêts à vous en servir. Vous en aurez peut-être besoin.

Miri acquiesça et emboîta le pas à Anya, qu’elle avait sentie nerveuse pendant tout le voyage. Mais ils l’étaient tous… Faahiëo, quant à lui, poussa un soupir éloquent et sortit le dernier.

- Monsieur, je…commença Lenya, la première à être sortie du vaisseau, avant de s’interrompre brusquement.

L’ancienne assassin ne comprit pas son trouble avant de sortir à son tour. A ce moment-là, trois pensées surgirent simultanément dans sa tête. La première, en reconnaissant celui qui l’avait « formée », pour ainsi dire, pour devenir une arme vivante, à grands renforts de cruauté, fut « Qu’est-ce que Valor fait ici ? », accompagnée d’un intense sentiment de haine. La deuxième, en voyant qu’il n’y avait pas seulement un, mais deux Valor, fut « Qu’est-ce que cette mascarade ? ». Et la troisième… Eh bien la troisième fut un juron de Christophsis qui voulait en substance dire « La galaxie se paye ma tête », en des termes bien moins élégants.

- C’est une blague ? réagit immédiatement Sorvairs. Qu’est-ce que vous fichez ici ?
- Tu connais ce chasseur de primes, Sorvairs ? demanda Anya avec suspicion.
- Quel chasseur de primes ? C’est un membre d’un cartel du crime ! s’exclama Miri.
- Euh… Je pense que vous faites erreur, c’est un biologiste nabien, intervint timidement Ukel. Enfin au moins l’un d’entre eux.

Le Valor qui s’était extirpé de son chasseur mit ses mains dans les poches et, faussement décontracté, lança :

- Je ne savais pas que tu avais tellement d’identités différentes, mon cher frère…
- Qui ça, moi ? s’étonna l’autre. Je crois qu’ils parlent de toi. Après tout, je ne sais pas qui d’autre pourrait être un membre d’un cartel du crime…
- Tu vas sérieusement la jouer comme ça, Valor ? Leur faire croire que je suis toi ? C’est vrai que ce n’est pas très bon pour toi qu’ils sachent qui tu es… Qu’est-ce que tu comptais faire ? Les tuer et récupérer l’artéfact ?
- Ca te va bien de jouer le gentil…

La jeune femme étant partagée entre l’incompréhension et l’envie pressante de se jeter sur Valor pour lui planter un de ses couteaux dans le cœur. Il le méritait. Encore fallait-il déterminer qui était qui… Mais avant qu’elle puisse faire quoi que ce soit, Fi s’avança et lâcha :

- Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer ce qui se passe ?
- Volontiers, fit le Valor qui venait de l’intérieur du vaisseau. Cet homme que vous voyez-là, est mon frère jumeau, et il fait partie des pires crapules de la galaxie. J’avoue ne pas être fier…
- Ne l’écoutez pas ! Il veut seulement vous manipuler, s’exclama l’autre. Il veut juste récupérer l’artéfact pour prendre le trône de Mastaria !
- Alors les histoires étaient fausses…murmura Fi, davantage pour lui-même. Les princes Valor et Ney ne sont pas morts…
- Attendez… Vous êtes de sang royal ? demanda Ukel. C’est pour ça que vous voulez l’artéfact, parce qu’il vous légitimerait ?

A cette remarque, Lenya se raidit et se tourna vers son employeur. D’un ton dur, elle demanda :

- Est-ce que c’est vrai ?
- Non ! Enfin, oui, je veux reprendre le trône, mais seulement pour le bien du peuple, pour que la guerre finisse…
- Menteur ! J’ai vu ce que tu as fait ! s’écria l’autre Valor. J’ai fait des recherches, je sais que tu as fait de la vie de mademoiselle Kosvar un enfer et que tu as saboté les travaux du professeur Anto !
- Quoi !? réagit Ukel.
- Ok, ça suffit ! s’exclama Fi, visiblement à bout de patience face à cette mascarade. Il n’y aurait pas un moyen de les différencier ?

Pendant quelques secondes, il y eut un silence pesant. À en juger par sa reaction, Sorvairs était le seul qui connaissait les deux frères, mais Miri avait bien connu Valor. Il l’avait entraînée pendant plusieurs années, alors qu’elle n’était plus qu’une enfant… Pour elle, c’était lui le visage du cartel. C’était lui qui menaçait de tuer son frère à chaque fois qu’elle résistait, lui qui lui avait méthodiquement enlevé toute identité, lui qui lui avait infligé la plupart des cicatrices qu’elle porterait pour toujours sur un corps meurtri…

Les cicatrices… C’était rare, mais quand elle était déjà plus âgée et qu’elle avait des vraies armes à sa disposition, il n’y avait pas échappé. Un jour, elle avait laisse s’échapper toute sa rage et elle l’avait blessé. La marque n’était jamais partie.

- L’épaule gauche, déclara t-elle. Valor a une cicatrice à l’épaule gauche.

Aussitôt, celui qui était sorti du chasseur découvrit cette partie de son corps. Il n’avait rien. Tous les regards se tournèrent alors vers l’autre, qui soupira :

- Voilà ce qui arrive quand on forme trop bien quelqu’un…

Miri n’attendit même pas la fin de sa phrase pour dégainer l’un de ses poignards et le lancer directement sur sa tête. Malheureusement, Valor avait de bons reflexes, et esquiva. La lame rebondit sur le sol et il commença à rire :

- Ma chère Miri… C’est moi qui t’ai appris ce mouvement. Tu crois vraiment que je ne m’y attendais pas ?

Du coin de l’oeil, la jeune femme vit Ukel serrer les poings, empli d’une colère dont elle ne le pensait pas capable. Du peu qu’elle savait sur lui, c’était un accident de laboratoire qui avait amorcé sa descente aux enfers. Étant donné qu’il venait d’apprendre que cet “accident” n’en était pas, sa rage était toute naturelle. Même le plus placide des hommes n’aurait pas réagi autrement. Par contre, Miri était loin de l’être. Cela faisait une vingtaine d’années qu’elle attendait de prendre sa revanche…

- Je vois que tout le monde ici a envie de s’étriper…observa le Laïzien. Si vous pouviez régler ça entre vous, je vous en serai très reconnaissant. Lenya ?

La Kiffar, qui paraissait elle aussi très en colère, fit :

- Il n’y a aucune chance pour que je vous donne l’artéfact…
- Tu travailles pour moi, Lenya, dit Valor d’un ton dur.

Elle cracha par terre pour signifier son dégoût.

- Plus maintenant. Je pensais que vous faisiez ça pour le peuple… Mais en réalité, vous cherchez le pouvoir. Je ne laisserai pas encore un psychopathe à la tête d’une planète.
- Réfléchissez. Si quelqu’un revendique le trône, la guerre s’arrêtera, opposa t-il. Je ne vous ai pas menti. Le résultat sera toujours le même.
- Et les Mastariens seront sous la coupe d’un fou, à ce que j’entends, rétorqua Fi. Nous ne méritons pas ça.

Silence. Chacun réfléchissait à ce qu’il allait faire, certains plus désorientés que d’autres. Anya n’avait pas prononcé un seul mot depuis le début, dans ses pensées. Pourtant, la question était simple. Lourde de consequences, mais simple.

À qui donner l’artéfact ?

Qui, de Valor ou de son frère, allait monter sur le trône de Mastaria ?
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Messagepar Super-Bern » Lun 14 Jan 2019 - 15:07   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Fi Kchabec

Quelques minutes plus tôt...


Dans le cargo de Faahiëo, tout le monde avait regagné sa chambre temporaire en attendant la suite des choses après que Lenya leur eut dit qu'elle s'en occupait. Fi s'était assis au bord de son lit, toujours en possession de l'artefact. Il le contemplait, tout autant impressionné qu'interrogatif. Il n'avait jamais entendu parler de cet objet, ni de ce à quoi ça servait concrètement, mais si ça pouvait arrêter la guerre civile de Mastaria, il ne le laisserait jamais tomber entre de mauvaises mains. Le destin de sa planète était peut-être entre les siennes, ce qui le fit déglutir. Tant de gens s'étaient sacrifiés pour mettre fin à une guerre que d'autres s'acharnaient à alimenter. Aujourd'hui, tout pourrait s'arranger grâce à un objet disparu depuis des générations. Il le retourna encore et encore dans sa main, inspectant chaque imperfection de cette mystérieuse boule rouge. Le plus intriguant était ce petit trou qui traversait la moitié de l'objet. Il n'était pas dû à un endommagement de l'artefact, il devait être là pour une bonne raison.

Il devait être là pour une bonne raison... Cette pensée préoccupa le Mastarien. Pourquoi lui-même était là? Pourquoi il avait accepté de faire partie de cette mission? Pour sauver sa planète natale? Évidemment, mais après? Pour venger ses parents? Il ne savait même pas comment ils étaient morts, les officiers des Défenseurs n'avaient pas voulu lui dire ce qu'il leur était arrivé. Alors, pour satisfaire les attentes du vieux Wihbe, qui l'avait sauvé de la rue? Un inconnu avait donné sa vie pour lui, jamais il n'aurait pu assez le remercier. Pour protéger Nas de cette même rue? Il avait échoué cette tâche et n'avait même pas pu lui offrir les adieux qu'il méritait. Enterré avec son arme, l'adolescent n'était qu'une victime de plus dans cette ville et ce n'était pas la peine de se laisser abattre par cette erreur de parcours. Fi avait déjà vécu plusieurs cas similaires où chaque victime n'était qu'une poussière parmi tant d'autres, mais aucun ne l'avait marqué autant que celui du Miraluka. S'il avait accepté qu'ils rejoignent l'équipe, c'est que Lenya leur avait promis que tout s'arrangerait. Maintenant, Cardan et Arty avaient disparu, la femme qui pleurait le Sith avait été libérée par Miri et des chasseurs de primes avaient essayé de les tuer.

Au fond de lui, tout ça lui faisait peur. Il essayait tant bien que mal de ne pas le montrer, comme le lui avait appris son mentor, mais il sentait ses mains devenir moites. Il avait peur d'échouer, peur de perdre encore des alliés, peur de ce qui pourrait arriver. Il pensa à ses parents, à Wihbe et à tous les gens qu'il avait connus. Il s'était attaché à certains, d'autres n'étaient que des contacts qu'un contrebandier se doit d'avoir. Sans compter le Sith qui avait tué Nas et le Jawa qui voulait les voir échouer. Depuis presque trois mois, la guerre civile avait pris une ampleur que Fi n'aurait jamais cru possible et il en était en plein centre. Pourquoi il était là? La seule personne qui pouvait lui donner des réponses était cette Kiffar. Fi se décida à se lever et cacha l'artefact dans une armoire en hauteur derrière son uniforme de garde.

Il se rendit à la chambre de Lenya et lorsqu'il s'apprêta à frapper, la porte s'ouvrit et la femme se tenait dans l'ouverture pour en sortir. Surprise, elle écarquilla les yeux une seconde en voyant le Mastarien devant elle.

- Je peux vous parler? demanda simplement Fi.

- Je dois rentrer les coordonnées avant, mais oui, tu peux me parler. Attends une minute...

Fi suivit Lenya à l'entrée du cockpit. L'air concentré, la Kiffar pianota des chiffres sur l'ordinateur de bord et enclencha le passage en hyperespace. Puis, elle se retourna vers lui, intriguée. Quand elle en ressortit, ils se retrouvèrent enfin seuls à seuls pour discuter.

- C'est à quel sujet?

- Je veux savoir, Lenya. Pourquoi m'avoir choisi? Pourquoi moi? Sur Mastaria, quand vous êtes entrée dans mon garage, pourquoi vous m'avez proposé de vous rejoindre? Et pourquoi Nas, le Miraluka? Vous saviez des choses sur moi et je n'ai pas posé de questions. Vous m'avez convaincu de vous suivre et j'ai accepté. Mais maintenant, il me faut des réponses. On a perdu plus qu'on a gagné et je n'ai même pas eu une seule stik de chance de retourner là-bas! Est-ce que je vais pouvoir revoir mon garage et ma maison un jour?

- Pour être franche... j'ai pensé que nous aurions besoin d'un local qui connaisse bien la situation. Quelqu'un qui sympathise avec les Défenseurs sans en faire partie. Quant à Nas... je le regrette. Normalement, j'ai un bon instinct dans ces situations, mais je n'ai vu en lui qu'un combattant supplémentaire, doté de la Force, et moins instable qu'Eslo...

Elle se racla la gorge et continua.

- Tu reverras ton garage, Fi. L'artefact est là pour ça.

- Je ne sais même pas ce qu'il faut faire avec! Vous le savez au moins?

- Non... mais je pense qu'il y a quelqu'un qui sait.

- Le Dug Samumbo? se rappela Fi. Vous avez un moyen de le contacter?

- J'ai pris la liberté d'échanger nos fréquences de comlink avant de partir.

La Kiffar sortit son appareil et entra le code de celui de leur compagnon resté sur Mastaria. Ils attendirent la réponse pendant une dizaine de secondes, mais la sonnerie du comlink ne s'arrêta pas.

- Désolée, fit-elle en rangeant le comlink dans sa poche. Les communications doivent être coupées ou... on ne peut pas savoir ce qui se passe là-bas. On trouvera bien un moyen de savoir comment s'en servir. Tu as vu le panneau chez Soylon? On sait déjà qu'il faut un échantillon de sang.

- Mais ce n'est pas assez précis, protesta Fi. J'ai peut-être une idée, mais comme je ne suis pas un Ranol, je ne veux pas trop m'essayer.

- Si tu me montrais l'artefact, on pourrait...

- J'aime mieux le garder en lieu sûr. Avec tout ce qui vient de se passer, je ne veux pas prendre de risque. Parlant de risque, vous avez des nouvelles de cette... Kanno?

- Aucune. Après ce qu'elle a fait au professeur Anto, on a décidé qu'il serait mieux de ne pas essayer de la retrouver. Elle est partie d'elle-même, après tout.

- Et Arty et Cardan? pensa à voix haute l'humain.

- Je pense bien qu’ils nous ont menti pour pouvoir s’éclipser, ils ne devaient pas croire à la réussite de la mission. Quoi qu’il en soit, je suis confiante qu’ils sauront survivre d’une manière ou d’une autre. Pour ce qui est des autres, seul le temps nous dira s'ils resteront ou s'ils partiront.

- Si on survit à cette "mission". Je veux croire, sincèrement, qu'on a une chance de ramener la paix que les Mastariens essaient de rétablir depuis trente ans. Mais il y a trop de secrets dans cette équipe à mon goût.

- Chacun ici a ses motivations et quelque chose à gagner ou à perdre. Je ne connais pas en détails la vie de vous tous, je n'ai que les informations nécessaires, mais avec l'artefact, on est plus près que jamais de cette paix qu'est ta propre motivation. Et tu peux me croire, je suis de votre côté.

Lenya fixa pensivement son compagnon.

- J'espère que ça en vaut la peine, dit Fi en la défiant du regard.

Soudain, le cargo quitta l'hyperespace dans une onde de choc, Fi dut s'appuyer contre le mur pour ne pas perdre l'équilibre. Lenya retourna s'asseoir dans le cockpit, suivie par Fi qui voulait savoir où ils étaient rendus. Il fut estomaqué en regardant par la fenêtre. Au-dessus d'eux se trouvait, immobile, un vaisseau gigantesque, plus gros que tous ceux qu'il avait vus dans sa vie. Miri et Anya entrèrent lentement dans la pièce, les yeux levés vers l'engin spatial.

- Marr... lâcha le Mastarien, intérieurement intimidé par ce mastodonte.
Modifié en dernier par Super-Bern le Jeu 07 Mai 2020 - 20:42, modifié 5 fois.
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Messagepar Dark GaGa » Ven 25 Jan 2019 - 14:43   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Un petit Interlude Kanno

Eteint.
Eteint.

La lame rouge retourne enfin au néant.
Allume. Eteint. Allume. Eteint.
Tu as le pouvoir.
Elle sourit, fière d'avoir enfin le contrôle de l'objet, et se redresse. Des cris proviennent du vaisseau. Elle se lève pour les rejoindre avant de se rendre compte que c'est impossible. Elle a tué l'un d'eux.
C'était des faibles… Tu n'as pas besoin d'eux…
La voix la rassure, après tout, elle est une Sith et les Sith n'ont jamais eu besoin de personne. À part d'un sabre laser rouge. Et d'un vaisseau. Le vaisseau de Washas est toujours disponible, quelque part en orbite. Il fait partie de sa dotation, de son héritage. Elle a conscience de la difficulté à poser un vaisseau sith sur cette planète pour pouvoir s'enfuir. Peut-être dans une zone isolée, qu'elle pourrait joindre par transport… Elle regarde ses poches, hormis son sabre et son collier d'esclave, elle n'a rien. Pas un crédit, pas d'affaires.
Elle observe les va-et-vient au sein du vaisseau. Impossible d'y retourner pour s'emparer du nécessaire. Ils sont nombreux, armés…
Tue-les.
Non, c'est trop dangereux.
Tue-les.

Le visage de Washas… Il rit...
Elle porte les mains à ses oreilles, puis se cogne contre le pilier, pour faire taire la tempête sous son crâne. Noir.

Lorsqu'elle se relève, le vaisseau est parti. Elle sent la colère bouillonner en elle. Ils m'ont abandonnée. Salauds !
Elle est seule, elle n'a pas un crédit. Les larmes se bousculent sous ses paupières.
Non !
Lady Kenasy attrape son communicateur.
- Ici Kenasy, code Krill, Rouge, Douze. Dégrippe tes rouages et viens me récupérer sur ce fichu astroport. Maintenant ! Débrouille-toi avec les crétins locaux, je veux pas le savoir.
Le droïd acquiesce mollement.
Elle fixe de colère le hangar vide. Je vous retrouverai et je vous ferai payer !

Une main se pose sur son épaule. Kanno se fige.
- Alors, qu'est-ce qu'on a là, fit une voix goguenarde dans son dos… Ce serait pas une resquilleuse ? Allez ma belle, tu vas venir avec moi…
Son cœur bat la chamade. Elle sent l'odeur poisseuse de l'homme, elle imagine son désir répugnant… toutes ses alarmes internes sonnent. Violeur. Non.
Lumière rouge. L'homme s'écroule, transpercé par le sabre qu'elle serre de toutes ses forces.
Oui… Le pouvoir… Tue !
Elle brandit le cylindre avec une joie explosive. Plus personne ne lui ferait désormais de mal. Le sabre lui donnait le pouvoir, le sabre lui donnait la puissance, le sabre lui donnait la sécurité.

Elle marcha d'un pas sûr vers la porte…

Fermée.
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Messagepar darkCedric » Mar 19 Fév 2019 - 16:21   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Située au bord d’un des arcs urbains, la rue ne présentait aucune trace du combat qui s’y était déroulé. Seul la présence en amont de plusieurs droides B1 du syndicat attestait de ce qui s’y était passé. Narrac marchait d’un pas tranquille. En levant les yeux, il pouvait apercevoir le bord de la falaise, immense, couverte d’arbres, de mousses et de végétations en toute sorte. C’était magnifique. Xysh avait le regard vif, scrutant les alentours. Sa masse imposante fendait littéralement la foule, les passants étant trop heureux de s’écarter devant le Kaleesh. A peine prêtait-il attention au petit jawa qui marchait à ses côtés.

Les passants se firent plus rare à mesure qu’ils avançaient en direction de la boutique de Lwondo. Lorsqu’ils y arrivèrent, le jawa put en constater le triste état. Une partie de la façade avait disparue laissant un grand trou béant aux bords noircis depuis lequel on pouvait distinguer l’intérieur du magasin. Au moins, les débris avaient été nettoyés. Des droides ouvriers étaient déjà à l'œuvre pour refermer la brêche. Deux neimoidiens portant l’uniforme des forces des forces de sécurité se tenaient devant. Le jawa les vit s'animer lorsqu'il se dirigea vers eux.
— Seigneur Narrac, le salua le premier. Le commissaire Run vous offre ses salutations.
— Veillez le remerciez pour son attention.
Il lui jeta un crédit, que l’agent se hâta d’attraper.
— J’y manquerai pas, mon seigneur ! s’exclama-t-il avec son plus beau sourire.
Narrac pénétra dans la boutique. Il graissait déjà suffisamment la patte aux forces de l’ordre, mais générosité n’était jamais négligeable.

A l’intérieur, les choses étaient en mouvement. Des petits droides montés sur répulseurs flottaient un peu partout dans la salle, remettant toutes sortes d’artefacts sur les étagères. Celles-ci semblaient neuves. Narrac repéra le quarren derrière le bar, tournant le dos à l’entrée. Il semblait plonger dans le lecture d’un document. Il se retourna, et ses yeux s'agrandir en voyant les visiteurs.
— Seigneur Narrac, c’est un honneur de vous voir !

Il s’avança vers eux. Il boitait légèrement et il avait les épaules affaissés. Le jawa vit de grands cernes sous ses yeux.
— Tout le plaisir est pour moi, monsieur Lwondo. Comment se passe votre réinstallation ?
— Tous ces dégâts à ma boutique vont me coûter une fortune. Et que dire de ma réputation ! Mais venez, nous serons plus à l’aise pour discuter.

Le quarren le mena jusqu’à une petite salle des affaires. Lwondo l’invita à s’installer autour d’une table dans un fauteuil neuf et moelleux, tandis qu’il prenait place en face de lui.
— Alors seigneur Narrac, qu’est-ce qui vous intéresserait ? Ma boutique est peut-être en mauvaise état, mais j’ai de magnifiques artefacts en provenance de toute la galaxie !
— J’ai pu en voir un échantillon hier soir chez Aldor Soylon. Absolument fascinant ! Je n’ai pu m’empêcher de me demander lequel de ses trésors vous avait valu la visite de ces chasseurs de primes.

Le quarren se frotta les mains. Le sujet le mettait manifestement mal à l’aise.
— Oh. Une babiole en provenance d’une planète perdue...Mastaria je crois. Peut-être avez vous pu l’apercevoir hier.
— Oui, cela me revient. Très particulière. Comment vous l’êtes-vous procurer ?
— Mon ancien associé, Elvenen Qars. Il me l’a vendu avant de mourir.
Tu devrais être heureux que je ne t’envoie pas le rejoindre, rumina le jawa. Il avait entendu des rumeurs à propos de l’artefact. Des histoires, des légendes. Mais il n’avait pas prévu dans ses plans que cette maudite équipe le retrouve. La situation aurait pu rapidement lui échapper, s’il n’avait mis l’arkanienne sous sa coupe.

Le quarren reprit, légèrement agacé :
— Tout cela, je l’ai déjà raconté aux forces de sécurité. Alors ? Qu’est-ce qui vous cherchez ?
— Des réponses. Je sais qu’un groupe de personne était avec vous lors de l’attaque. Eux aussi étaient à la recherche de l’artefact mastarien. Je veux que vous disiez qui ils étaient.

Le quarren se redressa dans son fauteuil.
— Je ne vois pas de quoi vous parler ! s’écria-t-il. Si vous n’êtes pas là pour acheter l’un de mes artefacts, je vais vous demander de quitter ma boutique pour que je puisse retourner à mes affaires.
— Je crois que nous ne nous sommes pas compris Talsik, lui dit le jawa d’un ton nonchalant. Vous savez comment les choses se passent sur cette planète. Si vous voulez que votre réinstallation se passe sans remous, vous allez répondre à mes questions, et sans attendre.

Les tentacules du quarren frémir. Il jeta un coup d'œil sur le côté. Xysh, jusqu’alors immobile, s’était imperceptiblement rapproché de lui. Il déglutit.
— Je ne sais plus combien ils étaient, avoua-t-il. Il y avait un chagrien, une humaine, un jenet...
— Comment voulaient-ils se procurer l’artefact ?
— Ils voulaient l’échanger, contre un objet ancien. Un masque mandalorien.
— D’où tenaient-ils ce masque ?
— Je n’en sais rien moi ! Ils ont dû le voler !

Le jawa le dévisagea de ses yeux jaunes.
— Vous mentez très mal mon cher. On n’entre pas dans votre boutique comme dans une taverne ! Quelqu’un de votre connaissance était avec eux. Qui ?

Le quarren leva les mains.
— Très bien, très bien ! Je connaissais l’un d’eux : Faahieëo Oighnu.
— Qui est-ce ?
— Un voyageur. Il est expert en programmation holographique. C’est un excentrique. Il parcourt la galaxie à la recherche d’artefacts. C’est lui qui avait le masque mandalorien. Il a visité de nombreuses planètes. Coruscant, Alderaan. Tatooine...

Il appuya volontairement ce dernier mot. Narrac le fixa calmement, sans rien montrer de sa surprise.
— Merci de votre coopération Lwondo. Si jamais l’envie me prend d’acquérir des artefacts rares, je viendrai chez vous.

Il se leva et prit le chemin de la sortie, Xysh lui ouvrant la marche.
— Qu’est-ce qui vous intéresse chez ces gens ? demanda le quarren derrière lui.
Le jawa se retourna et lui sourit.
— Disons que j’ai une dette envers eux, et que je compte bien la payer. Au revoir Talsik.



***


Assis à sa droite sur la banquette arrière du speeder, l’un de ses informateurs, un falleen plutôt mince, évoquait ce qu’il savait.
— Il était au bar avec trois de ceux que vous nous avez demandé de surveiller : le chagrien, le jenet, et la kiffar. Il semblait connaître cette dernière : les deux étaient très proches.

La mystérieuse kiffar...Voilà qui est intéressant.
— D’après ce que le patron m’a dit , continua-t-il, c’est un habitué du bar. Il y vient pour faire des affaires et disputer des parties de sabacc.
— Il doit posséder un vaisseau, non ?

Le falleen hocha la tête.
— En effet, mon seigneur. Son vaisseau s’est posé au spatioport Dolfine il y a de cela trois jours, et a redécoller peu de temps après.
Narrac refléchit. Cela correspondait à l’attaque chez Lwondo. Voilà qui expliquait l’immobilité du traqueur, et la raison qui avait poussée ces chasseurs de primes à poursuivre un simple vaisseau marchands. L’équipe s’était dénichée un nouveau moyen de transport.
— Tu as fait du bon boulot, le félicita Narrac en lui glissant une somme importante de crédits. J’ai besoin que tu te renseignes à propos de plusieurs chasseurs de primes : un gand, un twi’lek, un gran et une mandalorienne. Ce sont eux qui ont attaqué la boutique de Lwondo. Vois ce que tu peux trouver sur eux.

Il savait qu’il y avait peu de chance de ce côté là, mais il tenait à ne négliger aucune piste
— Oui, mon seigneur s’inclina l’autre. Merci.

Le speeder s’arrêta au bord d’une rue déserte. Le falleen descendit et se fondit presque aussitôt dans les ombres du soir.
— Mes soupçons sont maintenant confirmés, déclara le jawa alors que le vaisseau reprenait les airs. Il y a bel et bien un troisième joueur dans cette partie. Reste à savoir qui il est et quel but il poursuit.
Toutefois, si l’artefact est essentiel à ses plans, je devrait rapidement le mettre hors jeu.

— Et ce Faahiëo ? exprima le Kaleesh à sa gauche.
— Il ne représente pas une grande menace. Mais j’aime savoir qui est dans le camp adverse.
Quelqu’un qui se rend volontairement sur Tatooine n’en est pas à son premier coup de soleil sur le crâne.

— As-tu des nouvelles de Mlle Opsoo ?
— Non, répondit Xysh. Elle ne m’a pas encore contacté.
Narrac se rembrunit. L’équipe avait quitté Cato Neimoidia la veille après avoir dérobé l’artefact. Aldor avait dissimulé le vol, mais le jawa n’était pas dupe. Et maintenant qu’ils avaient changé de vaisseau, il n’avait plus aucun moyen de les traquer.
Selon toute vraisemblance,cette équipe retournerait tôt ou tard sur Mastaria, et cela malgré les primes sur leur tête. Et leur mystérieux employeur sortirait alors de l’ombre...

La patience était la clé. L’arkanienne n’était pas essentiel à ce stade son plan. Mais bientôt, toutes les pièces pourront jouer leur rôle...



***



Le chauffeur arrêta le speeder devant le casino. La lumière qui en provenait pourfendait la nuit noire. L’établissement appartenait à Narrac. Le monde du jeu était des plus lucratifs, et un bon moyen d’écouler de l’argent sale. Xysh descendit du speeder le premier et le jawa se laissa tombé en douceur derrière lui. Les trois gardes du casino les laissèrent passer avec un signe référentiel.

A peine était-il rentrer qu'il vit le maitre d’hôtel fondre sur lui. Sans doute avait-il été informé de son arrivée.
- C’est un plaisir de vous voir monseigneur, dit le Mikkian d’un ton servile. Que puis-je faire pour votre service ?

Les tentacules qu’il possédait à l’arrière du crâne bougeaient légèrement, comme un voile flottant.
- Rien d’important, je suis venu voir si mes clients s’amusaient. Retournez à votre poste, le congédia le jawa d’un ton conciliant.

La salle circulaire était bondée. La plupart des clients étaient dispersés autour des différentes tables de jeux. Il y avait beaucoup de nouvelles têtes ce soir là. La plupart étaient des invités d’Aldor Soylon, voulant sans doute profiter un peu plus des plaisirs de la planète que leur fortune leur offrait. Des serveurs portant l’uniforme de l’établissement circulaient avec des plateaux débordant d'apéritifs de luxe et d’alcool de premiers choix. Des danseuses s’approchaient des clients en faisant jouer leur formes, de grands sourires de façade sur leur visage. A droite, sur la scène disposée en arc de cercle, un groupe de musiciens rodiens s’était lancé dans un morceau endiablé.

Narrac aperçut la rodienne rencontrée chez Aldor, Jalde Modres. Elle observait d’un œil attentif une partie de sabacc, une coupe à la main. Plus loin, un neimoidien riait de bon cœur devant une table de dés de chance. Les clients rassemblés autour de la table l’applaudissait alors que l’employé poussait les jetons vers lui. Une danseuse twi’lek entourait sa poitrine de ses bras, sa tête sur son épaule. Les vêtements légers qu'elle portait ne dissimulait presque aucune partie de sa peau bleue nuit, sur laquelle la lumière jouait.

Narrac s’avança. Son arrivée ne passa pas inaperçu. Les clients lui serrèrent la main, échangèrent quelques paroles affables. Jalde Modres lui parla un peu de la soirée de la veille et des nouveaux implants de Flax Technologies. Djiyilïse vint le féliciter pour la richesse de sa tenue. Quant au neimoidien hilare - un gros bonnet du syndicat des marchands - il échangea quelques plaisanteries. Narrac rit pour la forme, tout en évitant de regarder la twi'lek.
Il s’installa finalement à proximité d’une table de dés antigravitationnels. La chaise réglable lui permettait d’être à la même hauteur que les autres, restés debout . Une importante foule était massé tout autour la table, les yeux fixés sur la partie, chuchotant entre eux.

Le jawa aperçu bientôt celui qu’il cherchait. L’humain se faufila sans se faire remarquer et vint se placer debout à côté du jawa. Sa tenue sobre et terne jurait avec la richesse du lieu. Une barbe de trois jours lui épousait la mâchoire.
- La livraison avance ? glissa Narrac tout en gardant les yeux rivés sur le jeu.
- Les gars s'en occupent, lâcha Eldar à voix basse.
- Quand est-ce que ce sera prêt ?
- Dans deux semaines, je dirai. Y a beaucoup de matos à charger.

Tout en parlant, le jawa promenait son regard sur la salle. Une zeltronne attira son regard. Elle portait une simple tenue noire qui moulait ses formes. Elle était vraiment jolie. Son visage anguleux, ses formes, ses l...

Il se reprit. Phéromones jura-t-il intérieurement. Il détestait cela. Une grande partie des hommes du casino s’étaient tournés vers elle. Narrac détourna les yeux, et se recentra sur la discussion. Il ne voulait pas penser à Denaerys. Il ne voulait pas ! En fixant la zeltronne, il avait eu l’impression...
- Il faut que tu commences les livraisons d’ici une semaine, lâcha-t-il d'un ton sec à son homme de main, et tant pis s'il te faut faire plusieurs voyages. Sur place, il te faudra prendre une cargaison de glastinum.
- Très bien. Mais il faut que vous sachiez que le syndicat commence à mettre son nez là où il faut pas.
- Je m’occupe du syndicat. Contente-toi d'amener la cargaison à mes contacts sur la planète. Et ramène moi le glastinium en bon état. Sois prudent : la guerre a repris de plus belle.

Et tu peux me dire merci pour ça.
- Vous faites pas de bile, jusqu'ici j'en suis revenu à chaque fois. C'est pour ça que vous me payez, ricana-t-il. A plus patron !
L’homme disparut dans la foule. Plus loin, le neimoidien poussa un cri de rage alors que l’employée ramenait ses gains dans la cagnotte. Le jawa esquissa un sourire. Et voilà pour ma poche...

Il resta un moment à regarder la partie de dés puis pris congé de la table. Il se glissa entre une rangée de tables de sabaac, lorsqu'il revit la zeltronne, qui arrivait dans l’autre sens. Elle marchait d’un pas rapide, tenant la main d'un neimoidien. Narrac reconnut en lui l’un des actionnaires d'Aldor Soylon. Les phéromones de la zeltronne semblaient faire plus qu’effet sur lui. Celle-ci passa à quelques pas du jawa et coula vers lui un regard de mépris. Il le lui rendit tandis qu’elle s’engouffrait avec son client dans l’élévateur menant aux suites. Pour qui se prenait celle là ? Sur Tatooine, nous n’avions que des portes en bois, mais le principe était le même.

Le jawa aperçut plusieurs de ses connaissances autour d’une table de roulettes et s’y dirigea.
- Seigneur Na'rrac'sev, quel agréable surprise de vous revoir, le salua Kyez Capioidia alors que le jawa s’approchait de la table.

Xysh tira une chaise à son attention et Narrac y prit place.
- Un plaisir partagé, mon ami, dit-il d’un ton jovial. J'espère que vous vous plaisez ici
- Comme vous pouvez le voir, nous passons un moment appréciable en ce lieu.

Le pantorien désigna d’un geste de la main les autres joueurs, rassemblés autour de la table. Il y avait là une population hétéroclite. Narrac les connaissait tous, de près ou de loin.
- Vous m'en voyez ravi. Il m'est toujours agréable de voir que les clients passent un bon moment dans mon établissement. D’autant plus lorsqu’ils y dépensent leur argent, ajouta-t-il sur le ton de la plaisanterie.

Les membres de la tablée partirent d’un rire léger.
- Comment vont vos affaires mon cher ? lui demanda Narrac sur le ton de la discussion.
- Elles se portent bien, nos investissement dans la bordure médiane commencent à être rentable. Avec un peu de chance, nous aurons un besoin de fond de roulement faible cette année.
- Voilà une bonne nouvelle !

Le pantorien sourit.
- Mais que me vaut donc le plaisir de votre présence ?
- Nos discussions me manquaient, mon ami. Et je tenais à constater par moi même si vous passiez une bonne soirée, lâcha-t-il d’un ton nonchalant tout en promenant son regard sur l’assemblée.

Il vit les portes de l’élévateur s’ouvrir dans l’un des angles de la pièce. La zeltronne en sortit prestement. Sa main droite était serrée sur...quelque chose. Le jawa n'aurait sû dire quoi. Et aucun trace du neimoidien. Elle s’engouffra dans la foule des clients, bousculant un rodien qui lui lança des quolibets rageurs, le contenu de son verre s’étant répandu ses habits de luxe, et sortit en trombe du casino. Il y a du louche là- dessous...Et je n’aime pas ça.

Xysh l’avait également suivie du regard. Lui aussi avait remarqué que quelque chose n’allait pas. Narrac lui fit un léger signe de tête et le kaleesh partit en direction de l’ascenseur.
- Quelque chose ne va pas ? demanda Kyez.
- Oh, les petits tracas habituels, rien de bien inquiétant, balaya-t-il d'un geste de la main.
- Tant mieux. Que devenez-vous avec le temps ? Cela doit faire de nombreuses rotations que nous ne sommes pas croisés, glissa-t-il.

Il avait raison. J’ai été beaucoup sur Mastaria ces derniers temps. Et sans doute me faudra-t-il bientôt y retourner.
- Et c'est bien dommage à mon gout. Mais de nombreuses affaires occupent mon attention et m'obligent à voyager.
- Toujours dans le glastinium ? lança le pantorien en finissant son verre. Je dois avouer que vous vendez un des plus pur de toute la galaxie connue.

Ce qui est normal, étant donné qu’il n’en existe pas ailleurs. La substance était unique à Mastaria, mais le jawa n'en souffla mot. Le pantorien n'avait jamais été particulièrement retors.
- Vous me flattez mon ami. Je suppose donc que vous comptez encore m'en acheter ?
- Je n'ai point le choix si je veux continuer à me développer dans la bordure médiane. Je serai ravi de m'en procurer de nouveau auprès de vous.
- C'est une matière rare et précieuse comme vous devez vous en doutez, badina Narrac, et vous n'êtes pas le seul à en vouloir. Mais vous êtes un homme chanceux : une nouvelle cargaison devrait très bientôt arriver.
- Ah ! Vous m’en voyez ravi.

Xysh venait de surgir de l’élévateur. Le jawa le vit se diriger vers lui. Le kaleesh se pencha à sa hauteur et lui murmura à l’oreille.
- Le neimoidien est mort. Elle a usé d'un sabre laser.

Narrac sentit une sueur froide lui descendre dans le dos. Non. Pas ici. Il se tourna vers ses invités.
- Je suis désolé mes amis, mais une affaire importante m'appelle. Profitez de la soirée !
- Merci bien. Je vous recontacterai d'ici peu, le salua Kyez.

Le jawa glissa de sa chaise et se dirigea vers la sortie, Xysh à ses côtés.
- Retrouve-la, lui glissa-t-il d’un ton pressant, et amène la moi. Vivante de préférence. Si elle a un lien avec les sith de Mastaria, il ne faut pas la laisser s’échapper.
Le kaleesh hocha légèrement la tête s’engouffra dans la nuit. Narrac se détourna de la sortie et héla le maitre d’hôtel. Il avait une chambre à faire nettoyer.
Modifié en dernier par darkCedric le Dim 24 Fév 2019 - 13:31, modifié 1 fois.
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Messagepar Dark GaGa » Ven 22 Fév 2019 - 13:33   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

KANNO (dans le métro)

Le sabre… Le sabre donne le pouvoir.
Il ne peut plus rien lui arriver tant qu'elle le tiendra serré dans son poing. Le sabre peut tout. Elle regarde avec satisfaction le cadavre au sol.
Troisième du jour. Elle devient un vrai Sith.
Elle s'empare rapidement des créditubes : une fortune. De quoi payer largement le train vers le lieu d’atterrissage. Quelque chose brille autour du cou du Neimoidien, elle détache l'amulette et la glisse dans sa poche.
Les Siths ne demandent pas, les Siths prennent.
Le regard doré de Washas, les mains de Washas sur son corps… Non !Le corps de l'homme dans l'entrepôt, celui du Neimoidien, Washas… Elle crispe le cylindre de métal tiède dans sa main tremblante
Reprends-toi.
Elle vide lentement ses poumons pour reprendre ses esprits, il ne faut pas tarder, le vaisseau l'attend.

La porte. Elle avait cru qu'elle resterait enfermée là, avec ce cadavre puant, lorsque le sabre avait pris vie dans ses doigts pour cisailler de lui-même le métal. Elle avait couru dans les couloirs sales de l'astroport, jusqu'à se retrouver à l'air libre.

Perdue.
La planète est vaste et elle ne sait pas où aller. Elle sent les regards se poser sur elle, sur sa combinaison noire qui moule ses formes, irrésistiblement attirés par les phéromones qui se dégagent d'elle.
Il te faut de l'argent.
Lady Kenasy fait apparaître dans sa mémoire l''image d'un bâtiment. Un casino appartenant à un allié, ou à un ennemi de Washas, un endroit où il y avait de l'argent sale, donc des gens peu enclins à protester s'ils en étaient dépouillés
Use du pouvoir.
Elle sourit au conducteur du speeder puis monte derrière son dos. Lui susurre le nom du lieu. L'homme ricane.

Tue !
C'est tellement facile. Allume, plante, éteint. Elle s'est débarrassé de son chauffeur entreprenant, puis se prépare à en faire autant avec son distributeur de crédit sur pattes.
Elle l'a repéré à une table de sabacc, le vainqueur. C'était facile, l'homme gagnait, désirait un trophée et son sourire et sa biochimie ont fait le reste.

Vite...
Personne ne doit te voir...

Elle s'est faufilée vers l'élévateur, tenant l'imbécile par la main, interrompue par un petit obstacle sur le chemin. Petit, encapuchonné, les yeux comme deux phares et une odeur infecte. Elle avait réprimé l'envie de shooter dedans, mais ce n'était pas le moment de se faire remarquer en bousculant un pauvre esclave.
Pauvre petite chose.

Vite. Fuis. Prends un air décontracté.
Les crédits, l'amulette, le sabre dans la main. Elle était libre. Libre. Elle embrasse doucement le tube d'acier. Le sabre donne le pouvoir, le sabre brise ses chaînes.
Attendre que l'homme se tourne, enfoncer la lame écarlate dans ses chairs, trancher… Pas de sang. C'était propre, sans un bruit. Jouissif.
Plus personne ne lui ferait du mal tant qu'elle le tiendrait. Elle avait le pouvoir, elle écraserait tous ces puants qui espéraient abuser d'elle.

Je suis plus une victime.
Le métro. Trancher la main de l'homme qui tente de caresser ses fesses. Trancher l'homme. Quatre. Toiser les autres de ses yeux jaunes. Brandir la lueur rouge du pouvoir. Les regarder fuir au prochain arrêt. Rire. Se perdre dans la foule. Tuer quelqu'un au hasard dans un couloir vide. Cinq. Tuer quelqu'un d'autre parce que c'est drôle. Six. Tendre la main et sentir le pouvoir s'écouler d'elle alors que s'ouvrent les portes automatiques sur son passage. Embrocher un clochard qui la traite de pute. Sept. Arriver dans le hall. Laisser un homme s'approcher, lui faire des compliments, se laisser embarquer dans un coin sombre. Se laisser caresser. Poser l'embout du cylindre contre les côtes. Allumer. Éteindre. Donner un coup de pied dans le corps qui s'effondre en gémissant. Trop bruyant. Trancher la tête. Huit.
Entendre des cris, une alarme. Héler un speeder. Se serrer contre le corps chaud de l'homme, caresser son ventre plat. Allumer le sabre. Neuf. Prendre les commandes. Sentir le vent sur ses joues, le vent de la liberté. Trouver le vaisseau. Couper en deux le curieux qui proteste parce qu'elle s'est garée sur son terrain. Dix. S'envoler…

Je suis Lady Kenasy et rien ne m'arrêtera !
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Messagepar Lynne » Mer 20 Mar 2019 - 21:37   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Pendant quelques secondes, il y eut un silence édifiant, avec des regards échangés furtivement. Finalement, Sorvairs lâcha un :

- Moi, je vote pour qu’on se barre. Avec le gentil.

Ney, qui n’attendait que cela, se mit en mouvement vers le vaisseau de Lenya, sans que les autres membres de l’équipe n’aient réellement leur mot à dire. Mais Miri avait déjà pris son parti : tout serait mieux que Valor. D’autant plus qu’on commençait à leur tirer dessus…S’abritant de justesse derrière la coque du cargo, elle se précipita à l’intérieur, suivie de très près par Fi et Ukel. Dans la bousculade, elle se cogna contre Anya, qui ne dit rien, et vit la Kiffar se mettre au poste de pilotage, avec Faahëio en copilote.

- Décollez, décollez ! s’écria Ukel alors qu’ils se faisaient canarder.
- Oui, ça vient !

Lenya fit rugir les moteurs et fonça vers l’espace.

- Quelles coordonnées ? marmonna Lenya.
- Mastaria, suggéra Ney.
- C’est pas vous le boss, maugréa Miri, pour la forme. Mais va pour Mastaria. On y allait, de toute manière.

Quelques secondes plus tard, ils étaient en hyperespace. Leur départ en catastrophe, motivé par l’envie de ne pas se faire tuer, ne leur avait pas donné l’occasion de réfléchir aux implications. Ils avaient désormais choisi un camp… Mais tout le monde ne paraissait pas l’entendre de cette oreille… Fi se leva et confronta Ney, qui se faisait plutôt discret depuis leur départ :

- Qu’est-ce qui me dit que vous êtes digne de confiance ?

Il soupira :

- C’est une longue histoire…
- On a tout notre temps, fit-il.

Il hocha lentement la tête et prit une profonde inspiration, avant de commencer son récit :

- Lors du coup d’état, j’ai réussi à fuir avec mon frère… Et nous sommes arrivés sur Nar Shaddaa. Il s’est passé quelques années avant que j’arrive à partir de là, et je n’ai pas pu emmener Valor. Peut-être que les choses auraient été différentes, si je l’avais fait… Ensuite, j’ai essayé de vivre ma vie, en oubliant Mastaria, et mon frère. J’étais persuadé qu’on ne se reverrait plus jamais… Il y avait toujours un petit boulot pour un jeune homme débrouillard. Finalement, de fil en aiguille, j’ai finir par intégrer les forces de sécurité de Coruscant, au service informatique… Je n’ai jamais été un guerrier, et je n’ai jamais fait du mal à quiconque. Au contraire, toujours derrière mon poste… Et j’ai découvert ce que Valor avait fait, quand il s’est fait emprisonner. Alors, j’ai remonté sa trace aussi loin que j’ai pu, discrètement. Ce n’était pas facile, il se couvrait bien. Quand il a été libéré, je l’ai surveillé : je le perdais parfois, mais il réapparaissait toujours. Et j’ai découvert qu’il s’intéressait de nouveau à Mastaria, et que ça ne pouvait pas être bon. Un homme comme celui qu’il était devenu au pouvoir… Ce serait à peine mieux que la guerre civile de maintenant.

Il laissa échapper un petit rire.

- Je ne sais pas si c’est le sens du devoir sacré du prince de Mastaria, ou je-ne-sais-quoi de ce genre, mais j’ai finalement eu le courage de faire quelque chose. Un jour, je me suis fait passer pour lui pour mettre un mouchard dans son système… Et c’est comme ça que depuis, j’ai pu suivre tout ce qui se passait. J’ai vu qu’il a recruté une troupe, vous, pour faire le boulot, et j’ai décidé de faire de même pour le contrecarrer. Les chasseurs de primes avec qui vous avez fait une rencontre déplaisante… J’ai bien peur que ça soit moi.

Sarcastique, Miri fit remarquer :

- Un point en moins pour le rôle du gentil.
- Eh bien, pour ma défense, vous n’êtes pas exactement des saints non plus… Sauf peut-être monsieur Anto. Mais je ne pouvais pas laisser l’artéfact tomber entre les mains de Valor. Il s’est trouvé que vous avez tout de même réussi à déjouer leurs attaques, alors j’ai changé de stratégie.
- Tout ça est bien joli, mais ça ne nous dit pas si vous êtes dignes de confiance ou non, reprit Fi. J’ai l’artéfact, et je ne compte pas le donner à n’importe qui.

Ney eut un sourire sybillin.

- En passant le fait que je ne suis pas n’importe qui… Vous n’avez pas exactement le choix. Non pas que je vous force, je suis en infériorité numérique, mais… Il y a deux Ranol encore vivants qui peuvent se servir de l’artéfact pour stopper la guerre. Moi, et Valor. Valor veut vous tuer, maintenant qu’il croit que vous êtes avec moi, et de toute manière je crois que c’était son plan de vous éliminer une fois l’artéfact remis. Et c’est un psychopathe.
- Je confirme, fit amèrement Miri.
- Alors…à moins que vous ne vous souciez pas de Mastaria, je suis le meilleur choix. Je ne vous dis pas que je suis parfait, mais entre un ennemi connu et un inconnu, il vaut mieux parier sur l’inconnu.
- Heh, moi j’ai toujours préféré Ney, commenta Sorvairs. Et étant donné que je suis le seul à avoir connu les deux... Je peux dire que Valor est une raclure, et que Ney est trouillard, mais c’est un bon gars.
- Hé !

Les membres de l’équipe se consultèrent du regard, puis se tournèrent vers Fi. Ils savaient tous que c’était à lui que revenait la décision finale. C’était sa planète, et c’était lui qui aurait à subir les conséquences directes de ce choix. Ney eut un grand sourire lorsqu’il acquiesça.

- Je promets que vous n’aurez pas à le regretter ! Une dernière chose… Si vous voulez partir… Je ne vous retiens pas. Je sais que mon frère vous a appâté avec de l’argent et des promesses, et je suis pas sûr de pouvoir vous offrir tout ça…
Super-MJ à votre rescousse !
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Messagepar darkCedric » Mer 10 Avr 2019 - 12:05   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Un vide vertigineux l'entourait. Le jawa se tourna de tous les côtés, sans apercevoir autre chose que cet univers blanc, qui semblait s’étendre à l’infini. Il marchait, sans savoir où il allait. Quelque chose attira tout de même son attention. Une silhouette d’un blanc plus sombre se découpait au loin. Non, impossible... Il l’aurait reconnu entre tous. Il se mit à courir dans sa direction.

Il s’arrêta à quelques mètres d’elle. Elle était resplendissante, comme toujours, et lui souriait tendrement. Le jawa prit sa main, incapable de dire un mot. Il remarqua l’entaille qu’elle avait au cou. Doucement, ses doigts vinrent l’effleurer.

Du sang en jaillit comme une fontaine et le jawa sentit le liquide chaud et épais lui éclabousser le visage. Il lâcha sa main et recula précipitamment. Le sang continuait de couler le long de son cou gracieux, offrant un contraste sanglant avec sa peau immaculée.
- Tu m’as tuée, lâcha Denaerys. Des bulles de sang se formaient dans l’entaille alors qu’elle parlait.
Son cou devenait peu à peu pourpre, remontant jusqu'à son visage.

Soudain, son crâne s’ouvrit en deux. Sa peau s’effrita, tomba à ses pieds comme de la chair morte. Ce n’était plus Denaerys qui se tenait devant lui. C’était Miri Kosvar. Miri Kosvar, et ses cheveux d’un noir astral.

Narrac sentit la rage montée, l’envahir. Il aurait voulu lui bondir au visage, lui arracher les yeux et les lui faire avaler. Mais il était incapable d’esquisser le moindre mouvement. La jeune femme s’approcha de lui, sans se presser, sans qu’il puisse faire autour chose que la fixer d’un regard haineux. Elle le poussa au sol et ses deux mains se serrèrent autour de son cou. Narrac sentit leur étreinte mortel dans sa chair.

Il tenta de reprendre son souffle, pour seul résultat un sifflement douloureux de sa gorge. Je suis en train d'étouffer, songea-t-il, incrédule. Il avait pourtant été formé pour ne pas succomber de suite à un étranglement. Lors de son arrivée dans la guilde des Rakgoules, on lui avait injecté un produit qui contractait les muscles de la gorge : seul une quantité infime d’air pouvait alors passer dans les poumons, au prix d’une grande douleur. On l’avait laissé ainsi une semaine, avant de l’estimer digne de commencer sa formation d’assassin.
Et pourtant, il se sentait partir

Penchée sur lui, l’ancienne assassin eut un mince sourire et souffla :
- Je ne crois pas que vous puissiez me prendre de haut.

Alors, il étouffa et se noya dans le noir.




***



Le jawa se réveilla en sursaut, le souffle court. Il se redressa, et il lui fallu quelques instants pour reprendre ses repères. Il se trouvait dans sa chambre, à l’intérieur de sa villa de Cato Neimoidia. La pièce était de grande taille : une penderie métallique se trouvait à droite de l’entrée. En face, une fenêtre s’ouvrait sur les jardins en contrebas. Une étagère en métal était accrochée à côté de son lit. Plusieurs objets étaient posés dessus, souvenirs de sa vie en tant qu’assassin.

Le lit était un gigantesque ouvrage en bois, magnifiquement ouvragé. Deux dragons Krayt étaient finement sculptés de chaque côté de la tête et arboraient une dorure. Le jawa se sentait tout petit, perdu dans ces confortables draps de soie. Il détailla la place à côté de lui. Un oreiller, vide, était toujours posé. Il avait oublié de dire à ses servantes de l’enlever. A moins que ce soit un oubli volontaire : cela lui rappelait qu’elle n’était plus là.

Tu l’a tuée, murmura une part de son esprit. Tu t’es servie d’elle, comme tu te sers de tout le monde. Tu l’as prise pour un vulgaire pion.

Il serra les poings. Je n’ai pas besoin d’un vulgaire oreiller pour me souvenir d’elle. Il avait revu sa meurtrière trois jours auparavant, lors du vol de l’artefact. L'arrogance dont elle l'avait abreuvé n'avait fait que renforcer sa rage. Il avait eu envie de la tuer sur le champ, mais cela aurait ruiné son plan. Le plaisir était dans la chasse, pas dans la capture. Tôt ou tard, elle tomberait entre ses mains.
En attendant, le jawa avait d’autres soucis...

Il écarta les draps et sauta du lit. Le sol était glacé. Il s’avança. La penderie s’ouvrit sur un ensemble de robes noires. Narrac en saisit une où se mêlaient des fils d’ors et d’argent, rabattit la capuche sur sa tête et descendit aux cuisines.

Ses servantes se mirent rapidement au travail et il ne fallut guère de temps avant qu’une multitude de plats ne viennent enrichir sa table. Narrac jeta son dévolu sur un morceau de viande saignant.

Il vit du coin de l'œil l’ombre de Xysh se porter à ses côtés. Le kaleesh ne souffla mot. Si son corps n’exprimait rien, le jawa pouvait imaginer la colère qui brillait dans ses yeux. Son garde du corps était furieux contre lui même. Il s’en voulait encore d’avoir laissé s’enfuir la zeltronne, la veille au soir. Narrac pouvait le comprendre. Les cadavres qu’elle avait laissée derrière elle l’avait mis dans une fureur folle. Il avait passé la soirée à arpenter cette même pièce, scrutant depuis la baie vitrée les mouvements des véhicules des forces de sécurité.

Elle a touché à mon casino, à ma planète ! C’était au centre de son influence que la zeltronne avait porté un coup. Les nombreux morts qu’elle avait fait avait toutefois permit de se débarrassé sans soucis du corps du neimoidien sans éveiller les soupçons.

Mais il avait appris des choses. Si Xysh n’avait réussi à l’attraper, il avait réussi à la voir décoller. Et surtout, à identifier son vaisseau. Il s’agissait de celui du défunt apprenti sith de Mastaria. La zeltronne avait un lien avec lui et la guerre civile. Mais quel genre de sith tue sa victime au lit ? Et que dire de ce massacre en ville ? Ce n’était pas l’oeuvre d’un sith. Plutôt d’une dérangée.

Connaissant Xysh, il avait dû s’en rendre compte lui aussi, et cela n’avait dû faire que renforcer sa colère. Toutefois, si jamais le vaisseau se posait sur Mastaria, il serait rapidement informé. Cette zeltronne représentait un élément imprévisible, qui pouvait se révéler dangereux.

Sur place, la guerre avait empiré : les Bourreaux, toujours sans chef, avaient lancé des attaques sur les gisements de Glastinum pour répondre aux assauts des Défenseurs. Ces derniers devaient faire face à des émeutes, après que Narrac les aient convaincu d’effectuer une conscription dans la population. La situation devenait de plus en plus chaotique, et les deux camps devaient plus que jamais s’appuyer sur leurs armes.

Il devait s’assurer que le conflit continue sur cette voie. Et que cette équipe et leur mystérieux employeur ne puissent l’empêcher. Il va bientôt être l’heure de régler nos comptes, Mlle Kosvar. Il s’imagina lui arracher la peau petit à petit, alors que son couteau découpait la viande. Cette idée le fit sourire.

Le jawa piqua un morceau de sa fourchette et le porta jusqu’à sa bouche. Ses petites dents mordirent dans la chair saignante. Il se délectait du goût sur sa langue, que la sauce ne faisait qu'embellir, lorsque l’holo-communicateur installé sur la table sonna.

- Vous devriez répondre, monseigneur, lui conseilla Xysh tandis que l’appareil continuait d’émettre des bips frénétiques.
- Je mange, Xysh, commenta Narrac en finissant de mastiquer un second morceau.

Il appuya toutefois sur le communicateur pour en voir la source. Le nom de Mastaria s’afficha. La communication ne provenait pas d'un de ses hommes. Cela ne pouvait être qu’un membre des Treize. Les dirigeants des deux milices étaient les seuls à avoir accès aux transmissions inter-galactiques, et encore, avec beaucoup de difficultés. Seul une urgence pouvait expliquer cela.

Le buste bleuté d’Ejan Nilomu apparut sur la table. La transmission était médiocre et l’image était parcourue de parasites. Toutefois, le jawa pouvait distinguer l’appréhension sur le visage de l’ancien ministre des Finances.

- Seigneur Narrac, s’exclama-t-il. Nous avons un problème urgent...
- Est-ce en rapport avec le conflit ? demanda le jawa avec une intonation impassible.
- Oui ! Nous avons reçu il y a quelques jours des informations d’une source inconnue : des versements d’argents entre entreprises et diverses actifs. La source fait le lien entre vous et le financement en armes des Bourreaux.

Le jawa se figea. Xysh lui même ne put s’empêcher d’avoir un mouvement de surprise. Non, pensa le jawa. Ce n’est pas possible ! Il avait dissimulé ses activités avec les Boureaux au mieux, se servant d’une société écran dont il avait éparpillé les actifs et confié la direction à des hommes de confiance. A sa connaissance, ils étaient les seuls au courant avec lui-même et auparavant Dena qui supervisait l'ensemble.

Il reprit d’une voix posé :
- Il doit s’agir d’un stratagème des Bourreaux. Ils sont en infériorité et tentent de nous divisés pour reprendre l’avantage.
- C’est ce que j’ai tenté d’expliqué au conseil, seigneur Narrac. Mais le général Kix veux profiter de cette affaire pour vous destituer. Il se sert de votre absence et des émeutes ayant eu lieu contre nos forces pour faire pencher le conseil en sa faveur !

Enfoiré de falleen ! jura le jawa mentalement. J’aurais dû le faire tuer depuis bien longtemps. Si seulement cette équipe ne l’avait pas libéré !

- Quand Kix compte-t-il agir ?
- Il attendra que le général Rodada soit revenu du front, d’ici quelques jours.
- Je serais là avant lui. Merci de m’avoir prévenu, mon ami.

Il coupa la communication. Mon ami. L’ancien ministre n’était pas son ami, tout juste un outil, et son geste n’avait rien de loyal. Narrac lui avait versé de nombreux pots de vin pour obtenir son soutien : ses collègues du conseil ne serait pas ravis de l’apprendre, surtout si l’argent provenait de l’ennemi. Nilomu jouait sa tête autant que la sienne dans cette affaire.

Qui a bien pu leur envoyer ces informations ? Qui a pu faire le lien ? Ces chasseurs de primes ? Ou bien l’Equipe de Kosvar ?
Il se mit debout sur chaise et se tourna vers le kaleesh :

- Contacte Mlle Opsoo !
- Je suis désolé. Elle est toujours injoignable, monseigneur.
- Merde !

Sa main balaya la table d’un geste rageur, éjectant les assiettes, répandant morceaux de viandes et sauces sur le sol. Il saisit sa coupe en argent et la projeta contre le mur derrière lui.

- Disparaissez de ma vue ! cria le jawa en direction des servantes qui se pressaient à quatre pattes pour ramasser les dégâts.

Celles-ci, apeurés, s’enfuirent vers les cuisines. Le jawa les regarda sortir et crispa les dents. Ses petites mains serrèrent le bord de la table.

- Cette zeltronne, et maintenant ça... Je croyais contrôler la situation ! éructa-t-il. Je croyais contrôler cette guerre !

La faction des Défenseurs était trop importante pour ces plans : il ne pouvait laisser son contrôle lui échapper ! Ce serait la fin de ses affaires sur Mastaria.

Le kaleesh s’approcha de lui et sa main se posa sur son épaule dans un geste de sollicitude.
- Vous devez vous calmer, monseigneur. Cela ne vous ressemble pas.
- Tu as raison.

Il se rassit et l'alluma l’holo-communicateur pour contacter l’un des responsables de ses ventes chez les Bourreaux. Il devait agir

Lorsqu’il fut au courant de la situation, l’humanoïde se confondit en excuse.
- Pardonnez moi, mon seigneur ! Je ne sais pas comment quelqu’un a pu obtenir toutes ces informations... Si vous le souhaitez, nous pouvons dissoudre la société et les actifs, et en créer une autre.
- C'est une bonne idée. Toutefois, j'ai d'autres services à vous demander.

Il savait comment retourner la situation à son avantage.

- Avant de démanteler l'entreprise, je veux que vous créiez de fausses preuves menant naturellement à un seul homme. Je vous transmet les informations nécessaires.
- Je suis à vos ordres, monseigneur. De quel homme s’agit-il ?
Le sourire du jawa s'agrandit.

Lorsque la communication fut coupée, Narrac se laissa retomber contre son fauteuil, satisfait. Lors de son retour sur Mastaria, il aurait une solide défense contre ses accusateurs. Certes, son influence sans trouverait réduite pour un temps, ce qui pouvait s’avérer gênant avec tous ces imprévus, mais c’était gérable.

Il lui faudrait également renoncer à influencer les Boureaux via sa société écran, mais ce point était négligeable Il n’y avait plus de sith sur Mastaria pour faire pencher les votes du côté opposé : le général Rek et les bellicistes remporteraient la présidence, et la guerre s’accélérerait plus encore.

- Xysh, dis-leur de commencer à préparer ma navette. Je veux partir dès ce soir pour Mastaria.


***



Les forces de sécurité de Cato Neimoidia avait bouclés cette section du spatioport selon ces instructions.

Le jawa se tenait devant le vaisseau de l’équipe, entouré de Xysh et d’une dizaine de ses hommes. C’était un modèle archaïque, mais en excellent état. L’appareil reposait là depuis presque une semaine, sans avoir bougé. Plus aucune forme de vie ne se trouvait à bord : la petite bande avait décider d’abandonner son appareil, comme il l’avait deviné. Sans les désagréments occasionnés par la zeltronne, il serait venu plus tôt.

Un neimoidien gravit la rampe et déverrouilla la porte, tandis qu’un trandoshan s’aventura à proximité de l’aile gauche du vaisseau, où le compartiment prenait la forme d’un grand rectangle. Le traceur était placé dans un recoin, là où l’aile rejoignait la partie centrale du vaisseau. Le reptile revint bientôt et laissa tomber le petit appareil dans la main ouverte de Xysh.

Trois hommes s’engouffrèrent dans l’appareil, suivis de Narrac et de Xysh. Deux maîtres du cryptages les suivirent. Si le vaisseau contenait encore des données, nul doute qu’elles seraient codées. Le reste de ses hommes restèrent à l’extérieur pour surveiller les alentours. Il voulait éviter les mauvaises surprises.

A l’intérieur, le regard du jawa fut aussitôt attiré par les tranchées présente sur les murs du couloir. Le métal avait fondu de manière anormal. Ne serait-ce pas... ? A ces côtés, Xysh émit un grondement sourd. Il avait reconnu la marque caractéristique.
- Nous verrons cela après, décida Narrac.

Ils arrivèrent dans le cockpit. Les deux slicer se dirigèrent vers la console de contrôle et y branchèrent leur datapad. Narrac les vit regarder l’écran, et lever un sourcil de surprise.

- Il y a une grande quantité de données dans ces consoles, monseigneur, lui expliqua un alien verdâtre à quatre bras, mais elles sont toutes cryptés. Il va nous falloir du temps pour les déchiffrer.
- Je ne suis pas pressé, répondit le jawa.

Un de ses adversaires avait réussi à obtenir des informations sur ses affaires sur Mastaria. Ce n’était que justice qu’il fasse de même. Cette réflexion lui arracha un sourire.

Il se tourna vers les trois mercenaires dispersés dans la pièce.
- Fouillez ce vaisseau. Voyez si vous trouvez quelques choses d’intéressant.

Il sortit avec eux, le Kaleesh le suivant comme son ombre. Les dégâts sur les murs le menèrent jusqu’à une pièce, dans un couloir adjacent. Il devait s’agir des quartiers des membres de l’équipe. Il ouvrit la porte.

La pièce était dans un chaos épouvantable. Une couchette trouée de toute part était tombée au sol. Sur les murs, d’innombrables entailles. On aurait cru que quelqu’un s’était acharné dessus.

- Aucun doute, lâcha Xysh, ça a été fait par un sabre laser.
- Aucun doute, en effet.

Par terre se trouvait une pile de vêtements, dont une botte coupée en deux. Ce n’est toutefois pas elle qui attira son attention, mais la veste et le pantalon qui se trouvait en dessous. L’ancienne assassin portait ces mêmes habits lors de leur première rencontre.

- Cette chambre était celle de Mlle Kosvar, conclut le jawa.
- Elle a été attaqué par un adepte du sabre laser.
- Mlle Opsoo nous a appris que le forceux qui les accompagnait avait déserté. Sans doute cela ne sait-il pas passé cordialement. Ou alors...

Cette équipe n’était rassemblée que depuis quelques semaines, et les dissensions et les trahisons la rongeait déjà de l’intérieur. Il ricana.

- Monseigneur...

Le jawa se retourna. Xysh se tenait près de la couchette. Il tenait dans sa main le bout d’une bure sombre, qui pendait lamentablement au-dessus du sol, ainsi qu’un pantalon noire moulant. Ce n’était pas le genre d’habits qu’aurait porté cette Miri ou encore Mlle Opsoo.

- La Zeltrone... siffla le jawa entre ses dents. Elle était ici.

Elle avait été en contact avec cette équipe. Pire, elle avait dormi dans leur vaisseau. Quels étaient les liens entre eux ? Comment avait-elle fait pour s’emparer d’un vaisseau sith ? Etait-ce un trophée qu’ils avaient récupéré après avoir vaincu le sith sur Quesh ?

- Et l’arkanienne ne nous en a rien dit, répondit Xysh en jetant la bure dans un coin de la pièce.
- Une erreur de sa part, lâcha Narrac en retournant en direction de la porte. Dès que tu pourras de nouveau la contacter, n’oublie pas de lui rappeler ce que sa prochaine mégarde pourrait coûter à son oncle.
- Oui, monseigneur, acquiesça le kaleesh en inclinant la tête.

La fouille fut peu concluante, les membres de l’équipe ayant pris soin d’emporter leurs affaires les plus importantes, ne laissant que quelques habits. Il s’écoula environ une heure avant que les experts informatiques ne réussissent à décrypter l’ensemble des données. Narrac prit le datapad qu’ils lui tendirent.

C’était une vraie source d’informations qu’il avait entre les mains. S’il n’était pas fait mention de l’artefact, Narrac pouvait voir les instructions de ce mystérieux employeur. L’initiative d’un cessez-le-feu, que Narrac avait désamorcé, qui devait déboucher sur des attaques contre les marchands d’armes. Comme s’il les aurait laissé faire !

Son petit doigt glissa sur un autre dossier sobrement intitulé « Dossiers des Recrutés ». Le jawa vit apparaître les noms des membres de cette équipe, et cliqua sur celui de Miri Kosvar. Une suite de lignes apparut devant ses yeux. Il les parcourut du regard. C’était une véritable biographie qu’il avait sous les yeux, contenant beaucoup plus d’informations qu’il n’avait pu en obtenir de son côté.

Il quitta le dossier de l’équipe et en explora un autre. Ce dernier contenait les noms et l’emplacement d’un grand nombre de contacts. Plusieurs d’entre eux se trouvaient sur Mastaria.

- On dirait que vous avez commis une énorme erreur, ma petite kiffar, murmura le jawa pour lui-même.

Il le sentait de nouveau. Le frisson. L’excitation. Cette sensation qu’il éprouvait lorsqu’il avait toutes les cartes en main.

Cette partie est sur le point de se terminer. Et je vais la gagner.
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Messagepar Dark GaGa » Mer 04 Sep 2019 - 17:51   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

KANNO


Sortie hyperespace : entrée dans le système Mastaria.

Elle sursaute. Elle ne se rappelle pas avoir entré quoi que ce soit dans l'ordinateur de bord. Elle ne sait même pas comment ça marche. Fichus droïds.
À vrai dire, elle ne sait pas vraiment où elle va. Posséder un vaisseau sith n'est pas franchement pratique. Ces derniers sont redoutés sous tout l'espace républicain, et au sein de l'Empire, sa supercherie ne tiendrait pas longtemps. Washas était une brute insensible et tous les autres sont sur le même modèle : impitoyables à la faiblesse. Elle aurait tant voulu revenir sur Zeltros, retrouver sa vie d'avant : insouciante, faite de joies et de fêtes. Mais… pas avec cette nouvelle tête et toute cette souffrance, cette haine accumulée en elle.
Tu es forte, tu as le sabre.
C'est vrai. Le sabre donne le pouvoir, il lui a permis de triompher et s'évader. Peut-être contient-il le pouvoir de Washas, peut-être pourrait-elle survivre aux autres, aux vrais Siths…
Mastaria, peut-être son destin est-il là. Peut-être arrivera-t-elle à se débarrasser de tout ce qui l’oppresse, pour redevenir libre. Peut-être que sa purification, sa rédemption est là.

Astroport. Les codes sont toujours valides et le hangar est disponible. Washas s'est toujours prévu une porte de sortie et a gardé des endroits secrets, non déclarés, pour pouvoir agir comme bon lui semble. La paranoïa des Siths. Personne ne lui pose vraiment de questions. Elle a à nouveau emprunté une tenue de son maître, une grande cape noire qu'elle porte par-dessus sa combinaison, donnée par Miri. Un droïd de combat l'accompagne. Le genre de joujou dont son maître n'avait pas réellement besoin, mais qui fait joliment létal dans une suite.
Parfait. La navette est toujours là et elle peut se faire conduire dans l'une des résidences cachées. Elle aime prendre possession de ce qui était à son maître, revenant sur les lieux non plus comme esclave, mais comme maîtresse. Elle savoure un cocktail dans un bain chaud, salé, dont les vapeurs apaisent ses muscles.
Ce serait tellement aisé de rester ici, au milieu des servodroïdes, utiliser les crédits de Washas pour s'offrir une belle vie. Finalement, quelle meilleure vengeance que de gâcher en plaisirs futiles tout ce que son maître avait construit pour son pouvoir.

Elle sursaute.
Était-ce une alarme qu'elle entend sonner ?
– Une visite, maîtresse, annonce un droïd de protocole.
– Fais les attendre.
Elle tremble. Déjà repérée. Qui peut venir dans la cachette d'un Sith à part des ennuis?
Rire. Les yeux jaunes de Washas la scrutent dans l'ombre. Il s'amuse, il ne lâchera jamais ce jouet qui tente de se rebeller contre lui. Il a senti sa peur et s'en délecte. Elle attrape le sabre, le métal tiède est rassurant entre ses doigts.
J'ai ton pouvoir. Tu m'as tout volé, je te prendrais tout.
Le Sith ricane. C'est ce qu'il aime, quand elle se rebelle piteusement et qu'il lui brise tout espoir au moment où elle croit gagner.
Je t'ai faite. Regarde ce que tu es devenue, au lieu d'une bête esclave de lit !
Non. Avant, elle était libre, joyeuse, heureuse…
Futile et inutile. Voyons voir si tu fais un héritier crédible ou une proie de choix pour ton invité.
Non. Ne l'écoute pas. Tu as le pouvoir. Kenasy! Kenasy !

Elle allume le sabre et se concentre sur sa haine. La lame rouge éclabousse de sang la pièce et repousse les yeux jaunes.
Pouvoir. Kenasy. Pouvoir. Kenasy.

Elle enfile lentement sa combinaison, puis se maquille, un maquillage sombre qu'elle espère crédible. Elle glisse quelques bijoux sur sa peau rouge, certains Siths traditionalistes ont gardé un goût primitif pour l'ostentatoire, héritage d'un passé qu'ils encensent. Elle dissimule en partie son visage sous la capuche, juste le nécessaire pour laisser briller ses yeux jaunes. Elle savoure le moment où elle écrase ses fesses dans le fauteuil de Washas, sa main crispée sur le sabre qu'elle tient comme un sceptre. Elle a bien dû faire poireauter une demi-heure ses invités, cela prouve que ce ne sont pas des Siths, ces butors auraient déjà forcé la porte. Le droïd introduit une femme, jeune, dans un uniforme des Bourreaux. Déjà vue. Elle était avec Washas. Elle redoute d'être reconnue, mais personne ne fait vraiment attention aux esclaves. L'invitée s'agenouille respectueusement.
Parfait.
– Excellence, je suis le colonel Jimmak Paesav, votre maître avait pris quelques dispositions en cas de disparition. Je suis ravie de constater votre arrivée rapide. Nous avons beaucoup de choses à nous dire, à commencer par l'élimination d'un rival. Un Sith du nom de Trykker, mais j'imagine que vous en ferez une bouchée.
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Messagepar darkCedric » Dim 01 Déc 2019 - 21:22   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Narrac




– Cette planète sent encore plus mauvais que la dernière fois, commenta Narrac à voix haute.

Derrière lui, Xysh acquiesça d'un léger grognement. Il y avait maintenant dans l'atmosphère de Mastaria une odeur encore plus présente d'ozone et de lasers. La raison était simple à deviner : depuis son atterrissage, il n'avait cessé d'entendre des coups de feu et d'artilleries au loin. Et le nombre de gardes postés à l'entrée de la forteresse des Défenseurs avait augmenté de manière exponentiel. Ces manigances avaient porté leurs fruits : la guerre avait repris avec encore plus de fureur. Ils mettent tellement d'énergie à manier mes armes, c'est tellement gratifiant ! songea-t-il cyniquement.

Un nouveau coup de canon retentit. A ses côtés, Lahat sursauta et ses quatre mains verdâtres se portèrent aux cornes écarlate qui jaillissaient de son crâne : le pirate informatique n'était clairement pas à sa place sur ce monde, mais le jawa avait besoin de lui.

– Je vous présente mon nouvel assistant, lâcha Narrac en faisant un geste dans sa direction.
Le capitaine de ses forces personnelles, un ich tibi, hocha la tête dans sa direction.
– J'imagine que le conseil a demandé ma présence suite à mon retour, continua-t-il.
– C'est exact, seigneur Narrac, intervint une voix à sa gauche.

Il tourna la tête. L'homme qui venait de parler était un soldat affecté à la garde du QG - Narrac croyait se souvenir qu'il s'appelait Sillo ou quelque chose comme cela - et il était réputé pour être proche de Kix. Il se fraya un chemin parmi les gardes du jawa, et vint se planter devant lui. Il baissa les yeux et soutint le regard doré qui le fixait et le décortiquait. Pas besoin d'être un ancien assassin pour voir qu'il ne m'apprécie pas. La haine se lisait dans la physionomie du soldat, de sa posture rigide, de l'éclat de ses yeux en passant par le rictus de sa mâchoire.

- Les Treize se sont réunis dès qu'ils ont appris votre arrivée : je vous prie de me suivre jusqu'à eux.
Cette demande avait tout d'un ordre déguisé, jusqu'au goût. D'autres gardes s'étaient rapprochés du groupe du jawa, et ils avaient l'air aussi peu aimable que leur chef. La tension monta d'un coup. Une fusillade éclata au loin.

- J'accepte avec plaisir, soldat, répondit-il d'un ton aimable.
Ce dernier hocha sèchement la tête et leur ouvrit le chemin. Narrac jeta un dernier coup d'oeil à l'extérieur, vers les ruines lointaines, puis vers les gardes postés sur les murs près de lui, avant d'être avalé à l'intérieur du bâtiment.

Il marchait depuis quelques moments dans les corridors, lorsque Narrac vit son capitaine jeter des coups d’œils aux gardes qui les accompagnaient : Sillo marchait loin devant, ses bottes résonnant durement sur le sol ; les autres les suivaient sur les côtés, mais ne semblaient leur prêter aucune attention. Alors, l'ish tibi se pencha à l'oreille du jawa :
– Mon seigneur, il y a eu des rumeurs insistantes parmi les soldats et les serviteurs à votre propos ces derniers temps. Elles disent que...
– Je suis parfaitement au courant capitaine, répliqua Narrac dans un murmure.

Il sourit calmement.
– La situation est totalement sous contrôle.

Le capitaine releva la tête.
– J'aurais dû m'en douter, sourit-il.

Le reste de l'itinéraire se déroula dans le silence jusque devant la porte du conseil. Deux soldats en gardaient déjà l'entrée, qui se mirent au garde-à-vous. Un brouhaha semblait provenir de la salle : Aucune parole n'était audible mais le ton indiquait que les conseillers vociféraient à haute voix dans le désordre le plus total.

Sillo se tourna vers le groupe, main levée.
– Seul le seigneur Narrac, en tant que membre des Treize, est autorisé à pénétrer dans la salle. Les autres doivent demeurer à l'extérieur.
- Ma sécurité rapprochée restera ici, confirma le jawa, mais mon garde du corps viendra avec moi comme il l'a toujours fait.
– Le conseil n'a pas...
– Je fais parti du conseil, soldat.

Tandis qu'il parlait, Xysh s'était rapproché de la porte, surplombant les gardes de sa masse. Sillo battit en retraite :

- Comme vous voudrez, seigneur Narrac.

Il baissa roidement la tête. Les deux gardes positionnés à l'entrée s'activèrent et la porte s'ouvrit : Narrac et le kaleesh se glissèrent à l'intérieur.



***


L'arrivée de Narrac eu sur le conseil l'effet d'une bombe qui aurait percée le plafond pour s'écraser en plein milieu de la pièce. Tous les conseillers se tenaient debout devant leurs sièges ; ils tournèrent à l'unisson la tête dans sa direction. Le vacarme fit place à un silence de mausolée.

- Mes amis, c'est un plaisir de vous revoir ! S'exclama le jawa d'une voix cordiale en ouvrant les bras.
Les portes se refermèrent derrière lui.

Hidésa, le conseiller quarren qui semblait vociférer un instant auparavant en agitant le poing, baissa les yeux, comme un animal pris sur le fait par son maître.

– Seigneur Narrac, s'inclina Ejan Nilomu.
– C'est un plaisir de vous revoir, renchérit Aariod Harasi.

Les autres demeurèrent figés. Narrac s'avança comme si de rien était en direction de sa place en bout de table. Il en profita pour détailler les cinq gardes présents à l'intérieur de la salle, collés aux murs somptueusement recouverts de tapisseries. Son regard se porta discrètement sur les conseillers et constata avec soulagement que le siège du général Rodada était vide, comme prévu.

Kix se trouvait presque au bout de la table. Il se tenait roidement, le visage fermé, les poings frémissants de haine. Le jawa le dépassa et s'installa à sa place. Il y eut un raclement de chaises : Kix fut le dernier à propre place, se glissant stoïquement dans son fauteuil.

Narrac s'adressa directement à la tablée :
- Mes amis, j'ai le plaisir de vous annoncer que les armes qui vous sont destinés devraient arrivés d'ici une semaine !

– Quand est-il des armes destinées aux Bourreaux ? Attaqua Kix.

Les murmures d'assentiments qui avaient salué l'annonce de Narrac s'évanouirent soudainement. Le jawa tourna la tête vers le falleen assis à sa gauche.
- Qu'êtes-vous entrain d'insinuer, général ?

Il n'avait même pas besoin de jouer la colère.
– Je n'insinue rien du tout, Narrac : je vous accuse de trahison.
Le mot lâché, le falleen continua sur sa lancée :
– Le conseil a reçu il y a de cela quelques jours des informations établissant un lien établissant entre vous et les Bourreaux. Des sommes d'argents, des dates de livraisons, des noms de vaisseaux.
– Sûrement un stratagème des Bourreaux,balaya le jawa d'un geste de la main. Ils savent que nous sommes sur le point de les écraser, alors ils cherchent à semer la discorde entre nous. Quel intérêt aurais-je à vendre des armes aux Bourreaux ?
– L'argent, cracha l'autre. Vous bradez vos armes contre notre stock de glastinum !
– Les armes ne sont pas gratuites, et cela reste un excellent marché pour vous comme pour moi !
– Vous n'avez cessé d'intriguer pour rallonger la guerre ! Votre idée de circonscription par exemple : des révoltes ont éclaté un peu partout ; la population qui nous était autrefois favorable s'est retournée contre nous, et plusieurs clans dugs ont fait sécession !

Le falleen semblait particulièrement touché par ce dernier point.
– Vous avez également voté pour cette idée, général, lui rappela Narrac, comme le reste du conseil.

La voix du falleen se fit sifflante.
– Je ne savais pas alors où cela nous mènerait, et quel traître vous étiez, Narrac ! Jamais nous n'aurions dû vous laisser entrer au conseil : vous n'êtes même pas de Mastaria !
– Et laisser les Bourreaux nous détruire, aidés par votre incompétence ? Intervint Nilomu à l'autre bout de la table.

Les clameurs reprirent alors comme avant la venue du jawa et la salle croula bientôt sous les cris. Narrac avait cessé de sourire. La situation était pire qu'il ne l'avait pensé et pour la première fois depuis longtemps, le conseil semblait véritablement divisé. Et tout ça, c'est ce maudit falleen qui l'a causé.
Il glissa un regard vers lui. Avec le jawa, il était le seul à ne pas s'être joint à la bataille rangée qui s'était ouverte entre leurs collègues. Le général le fixait, le détaillait, une expression fermée sur son visage reptilien. Il n'avait jamais été très apprécié par ces collègues ou par les soldats, et ses talents de général étaient plus que médiocres : que lui aies réussi à l'affaiblir autant, c'était pire qu'une insulte : c'était une humiliation. S'il tenait cette source qui l'avait renseigné !

S'il avait eu assez de voix au conseil pour me destituer, la chose serait déjà réglé, se raisonna le jawa. Il se contente d'amuser la galerie en attendant le retour de Rodada. Le dug était davantage apprécié que lui, et beaucoup plus charismatique. Nul doute qu'une fois mis au courant, il ne tarderait pas à mettre le jawa au pied du mur. Il était temps d'agir...

Le désordre dura un moment. Narrac attendit que ses collègues soient épuisés par leurs vociférations avant de lever une main.
– Il m'apparaît clairement que cette source travaille pour les Bourreaux et qu'elle a déjà réussi à semer la division entre ces murs. Mais je ne me soustrais pas aux accusations : je demande à ce qu'une commission d'enquête examine les preuves reçues par le conseil et en détermine la véracité.

Kix perdit pied.
– Une commission ? Nous sommes en guerre au cas où vous l'auriez oublié !
– C'est là la justice des Ranols, répliqua le jawa. Devons-nous sacrifier leur honneur dans cette guerre ?

Il y eut des exclamations et des hochements de têtes et Narrac vit qu'il avait retourné le conseil, sur ce point là du moins. Kix dû comprendre qu'il avait perdu cette manche là, car il se renfrogna et ne dit plus un mot.

– Je ne doute pas que mon innocence dans cette affaire soit rapidement prouvée reprit le jawa d'un ton aimable, et je ne tiens pas rigueur au général pour ces accusations malencontreuses.

Il marqua une pause :
– Il ne serait pas sage que je continue de débattre dans ces conditions. Ainsi, je me mets à l'écart du conseil pendant ce temps et laisse la gestion de la guerre entre vos mains.

La salle explosa en clameurs. Narrac se leva de sa chaise et prit la direction de la porte. Il pouvait sentir le regard de Kix sur son dos. Le piège est posé :Voyons voir si le bantha s'y précipite.
Modifié en dernier par darkCedric le Ven 10 Avr 2020 - 19:31, modifié 2 fois.
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Messagepar Dark GaGa » Sam 14 Déc 2019 - 11:17   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Seigneur Trykker

Cinq ans.
Le seigneur Trykker n'accorda pas un regard à l'officier recroquevillé au sol. Le prix de son échec à maintenir le statu-quo de la ligne de front. Les Défenseurs avaient réussi à prendre pied dans l'usine 106 ce qui leur ouvrait la voie à la mine de la Gorge défendue par les Bourreaux, ce qui était intolérable d'incompétence.
Cinq ans.
C'était à la fois court et interminable. Cette mission statique virait à l'ennui. Entretenir la guerre, jusqu'à épuisement et ruine des deux parties ; asseoir la position d'une alliée pro-sith pour qu'elle puisse prendre le pouvoir et supplier l'Empire d'apporter la paix à Mastaria, en échange de la main-mise sur le glastinium. Tout cela, en restant discret, afin d'éviter d'attirer l'attention de la République et des Jedi. Mastaria devait tomber comme un fruit pourri dans la corbeille des Sith.

Il y avait quelque chose de frustrant dans le principe de ralentir la victoire, de saboter l'avance des Bourreaux lorsque celle-ci risquait de renverser le cours de la guerre. La paix est un mensonge. Pousser des idiots à s'entre-dévorer était un jeu plaisant. L’Oppresseur appréciait de poser ses pions, tirer les ficelles du chaos, mais ça devenait lassant lorsque à l'instant du mat, il devait casser son jeu et renoncer à l'anéantissement total. Tout était prêt pour resserrer le poing de l'Empire sur Mastaria. Il avait été trop efficace et désormais, il devait retenir ses coups.
Cinq ans.

Il avait senti une perturbation dans la Force. Jedi. Une Togruta, jeune et imprudente, d'après ses espions. Des idiots l'avaient laissée fuir et ça, c'était impardonnable. C'était peut-être l'occasion de se dérouiller les muscles en éliminant cette punaise avant qu'elle n'ait le temps de cafarder et caviarder ses plans. Un sourire cruel se dessina sous la capuche. Un léger contre-temps, mais facile à régler. Elle avait fui devant des simples soldats, ce qui signifiait qu'elle était faible. Ils étaient tous faibles, corrigea-t-il. Un esprit qu'il pourrait tordre et briser, un lame qui, bien maniée, pourrait être enfoncée dans le flanc de la République. Pour commencer, elle ne devait pas pouvoir s'échapper. Ses agents avaient retracé son vaisseau, un chasseur jedi anonymisé, mais si facilement reconnaissable pour un œil aguerri.
Plus de vaisseau. Et des chasseurs de primes à sa poursuite, voilà qui devait susciter un peu de peur chez sa cible. Le danger, le sentiment d'échec, un premier pas vers la chute. Et bien sûr, des traces dénonçant les Défenseurs, ainsi que des informations chèrement vendues à ces derniers comme quoi une Jedi faisait du ménage dans leurs rangs. Parfaitement crédible, vu les dérives extrémistes de ces derniers : une violence aveugle, poussée par le désespoir et la souffrance, incompatible avec les idéaux idiots des Jedi. Chacun désormais se méfierait de l'autre, rendant impossible toute alliance. Et cette défiance hostile pousserait lentement mais sûrement la Togruta vers les Bourreaux, dans les griffes du Sith.

– Seigneur Trykker, osa l'interrompre un officier tremblotant de peur.
– J'espère que vous avez une très bonne raison de me déranger, énonça-t-il d'un ton très calme.
– Le… le groupe que vous avez demandé à surveiller, leur vaisseau a été signalé en orbite.
De mieux en mieux...Washas s'était montré pathétique, mais il était hors de question de laisser croire à quiconque que tuer un Sith n'avait aucune conséquence.
– Très bien. Laissez-les s'imaginer être en sécurité, puis, au moment où ils s'y attendront le moins, faites-les souffrir.
– Ce sera fait, seigneur. Concernant les Défenseurs, nos espions rapportent une dissension au sein de leur conseil… au sujet d'un de leurs membres : Narrac.
Washas avait laissé des instructions à ce sujet : une vermine, mais une vermine utile dans ce jeu du statu-quo. Il contribuait à l'équilibre des forces en vendant des armes aux deux parties. S'il échouait dans ce rôle, il serait écrasé comme une punaise.
Le Sith prit une longue inspiration. Il pouvait sentir la moiteur froide de la peur enserrer son interlocuteur.
– Autre chose ?
L'homme bafouilla, visiblement prêt à se liquéfier sur place. Tout indiquait qu'il évitait un sujet, mais l'Oppresseur n'était pas du genre à laisser passer des cachotteries. Son esprit s'inséra dans celui de son subordonné.
– Ha… heu… mon seigneur… il y a une complication… il semblerait qu'il y ait un autre Sith…
L'Élomin serra lentement son poing.
– Non, pitié… le seigneur Washas… une apprentie… sur Mastaria…
Il tordit son poignet, un crac, et un second cadavre rejoignit le premier. Cet imbécile avait osé lui cacher un tel détail ?
– Nettoyez ça, ordonna-t-il avant de se rendre dans sa chambre de méditation.

Une apprentie… Il n'avait pas eu connaissance de cette nouvelle, mais quel seigneur Sith ne cache pas ses secrets ? Voilà un réel imprévu, d'autant plus si cette jeune Sith tentait de se faire un nom en lui pourrissant ses plans. Aucune chance, il était rôdé à ce genre de complication.
Il s'installa en posture méditative et s'ouvrit au Côté Obscur. La peur, la haine, la souffrance, la planète entière baignait dans un maëlstrom d'émotions puissantes. Il perçut un petit point de lumière, certainement la Jedi, déjà gangrenée par le stress. Mais rien d'autre, à part sa propre colère. C'était impossible. Washas était un imbécile arrogant, il n'aurait pas pu former une apprentie suffisamment puissante et habile pour se cacher dans la Force… à moins que…
Il bondit vers son terminal et fit quelques recherches. Un vaisseau sith avait en effet quitté Mastaria peu après la mort de Washas. Le vaisseau de Washas. Les codes d'accès étaient bien ceux du Sith, ce n'était pas un voleur opportuniste aux commandes. Et qui serait assez fou pour voler dans un vaisseau impérial et se balader avec dans l'espace républicain? Il contacta ses agents.

Vu les goûts de son prédécesseur, elle ne pouvait être qu'une sang-pur, un physique qui ne passerait pas inaperçu.
Peut-être pourrait-il en faire sa propre apprentie, si elle confirmait sa maîtrise de la Force. Dans l'autre cas, elle pourrait tout aussi bien lui servir. Après tout, il ne se voyait pas rester végéter ici pendant cinq ans. D'autres projets bien plus ambitieux l'attendaient. Autant confier cette tâche ingrate à une inférieure.
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Messagepar Lynne » Sam 14 Déc 2019 - 14:44   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Miri

Jamais l’ancienne assassin aurait cru se retrouver mêlée à une affaire pareille à celle dans laquelle elle s’était retrouvée impliquée ; et pourtant, elle était bien là, aux côtés du prince de Mastaria. Ou plus exactement, un des deux princes, l’autre ayant indubitablement perdu l’esprit. Contrairement à Valor, Ney ressemblait à un gros fathier en peluche, mais le fait qu’il porte le même visage que l’homme qui hantait encore les cauchemars de la jeune femme rendait la situation pour le moins étrange.
À vrai dire, Miri ne savait même pas pourquoi elle continuait. Au tout début, elle s’était engagée dans ce contrat avec l’objectif de pouvoir retrouver une vie normale, mais elle se rendait à présent compte qu’elle pouvait tirer une croix sur les promesses de celui qu’ils avaient appelé le recruteur. En son for intérieur, elle espérait que si la guerre cessait sur Mastaria, elle pourrait envisager de s’y installer définitivement et peut-être avoir ce qu’elle souhaitait depuis plusieurs années : une vie paisible, une délicieuse monotonie.
Mais pour que ce rêve se réalise, il fallait veiller à ce que Ney puisse se révéler au peuple de Mastaria en tant que roi légitime, qu’il prouve son appartenance à la famille royale, qu’il rallie les Défenseurs et la population derrière lui et que les Bourreaux soient vaincus, sans compter l’apparente présence Sith sur la planète qui ne se satisferait pas de la paix… Et tout ça sans qu’il perde la vie. Elle serra les dents. Il ne mourrait pas. Elle avait réussi des missions plus ardues que ça.
- Sortie d’hyperespace dans trente secondes, annonça Lenya.
La Kiffar n’avait pas dit un mot pendant le voyage. Miri ne doutait pas que la situation devait être encore plus perturbante pour elle : elle s’était retournée contre son employeur à qui elle avait toujours été fidèle. Tôt ou tard, elle devrait faire face à Valor.
Leur sortie d’hyperespace s’accompagna son habituelle secousse, qui fit remercier Miri son instinct de s’être bien attachée à son siège. Vue de l’espace, la planète paraissait paisible, une simple sphère couleur rouille autour de laquelle gravitaient trois lunes. Leur pilote passa d’ailleurs derrière Lysto One, avant d’activer le brouilleur qui empêcherait un camp comme l’autre de les repérer. Si on les interrogeait sur leur cargaison… Miri ne les imaginait pas répondre « un prince perdu et l’artéfact que tout le monde cherche ». D’autant plus qu’aux dernières nouvelles, ils étaient recherchés sur Mastaria. Sans doute un coup du perfide Narrac. Ce Jawa… Il faisait partie de ceux qui entretenaient volontairement le conflit. Autrement dit, un des obstacles à éliminer.
Ils se posèrent dans un endroit discret non loin de la capitale. Atterrir dans l’astroport aurait été bien trop voyants, et ils ne voulaient pas attirer d’attention jusqu’à ce que Ney fasse officiellement son apparition publique. Retourner à la cantina était également compromis : il ne coûtait rien qu’un de leurs nombreux ennemis – ou même Valor, qui connaissait le lieu – les y attende.
- On peut aller à mon atelier, proposa Fi.
Ainsi fut décidé. Voir Ney retrouver sa planète natale était comique, surtout qu’ils devaient passer inaperçus. Régulièrement, il faisait des commentaires sur ce qui avait changé à cause de la guerre, et la nostalgie était quasiment palpable dans sa voix. S’il fallait choisir entre lui et Valor, Miri ne doutait pas qu’il ferait un meilleur roi. Là où les étrangers voyaient uniquement des rues poussiéreuses scarifiées par la guerre civile, lui les considérait avec tendresse, attirant leur attention sur des détails d’architecture que même Fi ne connaissait pas.
Tous assis autour d’une table, le groupe reprit une dernière fois son plan.
- Pour résumer, déclara Miri, on met en scène son apparition. Fi, où est-ce qu’il serait le plus susceptible d’être entendu ?
Le Mastarien réfléchit pendant quelques secondes.
- J’dirais la place Ranol. C’est la plus grande place de la capitale, avec la majorité des commerces.
- Sans compter le symbole, appuya Ney. Je me souviens de cette place. C’est là où mon père faisait ses discours. Il ne serait que justice que le peuple apprenne que je suis encore en vie en ce lieu.
- Je… je peux filmer la scène, proposa Ukel. M’assurer qu’elle reste sur l’Holonet. Les Bourreaux ne pourront pas nier.
- En parlant de Bourreaux…hasarda Sorvairs. Il va falloir utiliser l’artéfact pour prouver l’identité de Ney, non ?
- C’est le but. Il va aussi falloir garantir la sécurité. La dernière chose dont on a envie est que notre prince ici présent se prenne un tir de blaster dans la tête.
Miri était revenue à son mode de fonctionnement tactique. Sitôt un plan de la place Ranol affiché, elle indiqua ce qui lui paraissait les points stratégiques.
- Fi, tu devrais rester près de Ney, fit-elle. C’est beaucoup mieux pour l’image d’avoir au moins un natif de Mastaria qui le protège directement.
- Je viendrai avec lui, décida Lenya. Si Valor décide d’intervenir, je pourrai repérer ses hommes de main de loin.
- Parfait. Anya, Sorvairs et moi, nous nous chargerons de surveiller la foule.
- Et vous aurez des renforts, ajouta Ney. En théorie, les chasseurs de primes que j’ai engagés pour récupérer l’artéfact sont toujours à mon service. Ils devraient arriver d’un moment à un autre.
- Mais se révéler ne suffira pas, l’avertit Lenya. J’espère que vous aimez la politique, parce qu’il faudra que vous fédériez tous les Défenseurs, et la dernière fois que nous avons fait face à leur conseil… Ils sont plutôt divisés.
- Et gagner le support de la population, fit remarquer Fi. Sinon, vous ne gagnerez rien.
Il les arrêta d’un signe de main.
- Je sais tout cela. J’ai eu le temps d’y réfléchir, pendant le voyage. Je suis prêt.



Miri avait tâché de se fondre dans la foule qui se pressait sur la place Ranol. Pour capter l’attention du maximum de monde, ils avaient choisi l’heure la plus fréquentée de la journée, alors que le soleil était haut dans le ciel. Méfiante, elle gardait toujours ses couteaux à portée de main, prête à s’en saisir. Soudain, exactement au moment prévu, elle entendit résonner la voix de Ney. Tout le monde se tourna vers l’origine du son et se retrouva immédiatement captivé par l’homme qui se tenait en hauteur, encadré par Lenya et Fi. Il avait revêtu par-dessus ses vêtements ordinaires une ancienne cape au liseré d’or qu’ils avaient trouvé la veille au marché. A cet instant précis, il ressemblait vraiment à un roi.
- Peuple de Mastaria ! répéta-t-il. Je sais que vous avez souffert pendant de longues années. Je sais que la guerre civile vous a déchirés, et que les cicatrices ne seront jamais vraiment refermées. Mais aujourd’hui est le jour où tout change. Lorsque ma famille a été massacrée, je n’étais qu’un enfant. Mais je sais quel est mon devoir sacré, et ce devoir est de rétablir la paix sur cette planète qui n’a que trop souffert de ce conflit meurtrier. C’est pourquoi je me présente à vous, moi, Ney Ranol, prince de Mastaria !
Un murmure parcourut la foule à ces mots. Pour le moment, Miri n’avait rien repéré de suspect, juste des civils dubitatifs. Sentant l’hésitation de la masse, Ney hocha la tête.
- Je comprends que vous soyiez méfiants. On vous a dupés plus d’une fois. Mais je ne suis pas là pour vous tromper, au contraire, et en voilà la preuve !
Fi lui présenta l’artéfact.
- Cet artéfact millénaire est connu des érudits et des historiens. Il ne réagit qu’au contact du sang d’un Ranol, et n’a jamais failli. Aujourd’hui, cette goutte de sang que je verserai ne sera que la première d’une série de sacrifices que je compte faire pour cette planète.
Lorsque l’artéfact commença à briller, les murmures se firent plus pressants. La tension était presque palpable, et Miri sentit qu’ils étaient arrivés à un tournant essentiel. Soit le peuple acceptait Ney… Soit il lui tournait le dos.
Ce fut alors que la clameur commença à s’élever. Au début, ce n’était qu’un petit groupe, mais très vite, elle se propagea au reste de la foule.
- Prince Ney ! Prince Ney ! scandait-elle en frappant des mains.
Un sourire soulagé aux lèvres, Miri se permit de relâcher sa vigilance pour quelques secondes. Ce furent les secondes de trop. Avant qu’elle puisse réagir, sa vue se brouilla et tout devint noir.
Super-MJ à votre rescousse !
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Messagepar darkCedric » Dim 19 Jan 2020 - 20:03   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Narrac


Les premiers rayons de l'aube passèrent timidement la fenêtre. Narrac jeta un rapide coup d'oeil dans cette direction. Les mains jointes dans le dos, il faisait les cent pas au centre de la pièce entre son pirate informatique et le capitaine de ses gardes. Xysh se tenait légèrement plus loin, dans un coin de la pièce. Suite à la réunion du conseil, il avait passé la nuit dans ses appartements avec eux, pour mettre au point la dernière phase du plan. Plusieurs de ses gardes se trouvaient à l'extérieur, au aguets : dans la situation actuelle, sa sécurité était prioritaire.

– Notre petite surprise est en place, dans la salle de stockage, annonçait l'ish-tibi avec un sourire aiguisé.
– Personne ne vous a vu ?
– Vous me vexez, monseigneur.

Le jawa esquissa un sourire.

– Parfait. Qu'en est-il de notre hameçon ? Demanda-t-il en tournant vers Lahat, dont la lumière de son datapad éclairait son visage dans un mélange de bleu et de vert.

– Il a fonctionné à merveille, seigneur Narrac. Les membres de la commission ont déjà fouillé les données du général.

Narrac se permit de sourire. Quelle chance que le falleen est si promptement mis sur pied ce groupe d'enquête ! Cet imbécile était tellement prévisible, c'en était presque ennuyeux.

– Il ne nous reste plus qu'à attendre alors. Vous pouvez retournez à votre poste, capitaine.
Ce dernier hocha la tête et sortit rejoindre ses hommes dans le couloir.

Le jawa se trouvait au dessus d'un précipice, et il le savait. Si son stratagème ne portait pas ses fruits, la mort serait probablement sa seule récompense. C'était un plan risqué, qui comportait de nombreux risques et des tas de facteurs hors de contrôle. En temps normal, il aurait temporisé la situation, passé des mois à rétablir la situation et se débarrasser subtilement des gêneurs. Mais il n'avait pas le temps pour ces plans patients maintenant : l'équipe de la kiffar atterrirait sous peu sur Mastaria en possession de l'artefact. Il ne pouvait se laisser le luxe d'être en position au sein des Défenseurs. Sans oublier l'esclave zeltronne qui avait semée le chaos sur Cato Neimoidia, et les chasseurs de primes eux aussi à la recherche de l'artefact. Non, il ne pouvait se permettre d'être subtil. Quand on est perdu en forêt, le plus simple est encore de brûler la forêt.

– Vous avez réussi à retracer la source de ses informations ? Demanda Narrac en tournant la tête vers le pirate.

Ce dernier baissa piteusement la tête.

– Non, seigneur Narrac. Je suis désolé... Il a utilisé un translateur inter-lumière... La source est dispersée entre des miliers de systèmes solaires...Proprement intraçable...

Voilà qui m'avance beaucoup ! Celui qui avait fait fuité ses informations devait bien connaître Mastaria : ça ne pouvait être un simple concurrent cherchant à saboter ses affaires. La liste n'en restait pas moins longue. Le mystérieux employeur de Mlle Kosvar, les chasseurs de primes... Peut-être les sith, songea Narrac en se figeant. Une sueur froide lui glissa le long du dos. S'ils avaient fait le lien entre l'assassinat du leader des Bourreaux et lui... Non, il avait dissimulé les preuves. L'assassin était mort, sa famille aussi. Et les siths devaient connaître son implication dans l'approvisionnement en armes des Bourreaux. Ces gens savaient toujours ces choses. A leurs yeux, il était utile. La situation changera peut-être lorsque je cesserai de leur fournir des armes. Avec les accusations de Kix, il n'avait pas le choix de toute façon. Mieux valait éliminer les Bourreaux de la partie, et miser sur les révoltes contre les Défenseurs pour faire durer la guerre.
Un mouvement dans un coin de la pièce le sortit de ses pensées. Xysh avait sortit l'holo-projecteur qu'il gardait à sa ceinture et qui lui servait à communiquer avec l'arkanienne. Mais aucun hologramme n'apparaissait.

– Vous avez fait un excellent travail Lahat, le remercia le jawa en lui rendant son datapad. Prenez un peu de repos mon ami, vous en aurez besoin pour plus tard.

Le pirate inclina timidement la tête et disparut dans une autre pièce. Le jawa attendit que la porte se soit refermé avant de se diriger vers le kaleesh.

– Quelles sont les nouvelles de Mlle Opsoo ? Son équipe a-t-elle atterrie ?
Le kaleesh acquiesça
– Son message était écrit : elle n'aura sûrement pas l'occasion de s'isoler pour nous contacter avant un moment. Elle et son équipe organisent un rassemblement sur la place Ranol.
– Un rassemblement ?

Il serra les poings. Cette équipe comptait-elle se rallier le peuple ?

– Que comptez-vous faire ? Demanda Xysh.
– Que puis-je faire ? Éructa le jawa. Je suis coincé ici et mes mains sont liés.

Il ne pouvait se passer de ces gardes, et il n'avait aucune autre option sous la main. Suis-je contraint de les regarder mettre leur plan à exécution, en ne pouvant rien faire ?

Ses doigts tremblaient. Non. Mes plans peuvent tomber à l'eau, ils peuvent bien réussir : j'aurai l'un d'entre eux.

Il se tourna vivement vers Xysh.

– Rends-toi sur la place Ranol immédiatement. Je me fiche de ce qui peut arriver aux autres ! Mais je veux l'assassin, vivante !

Le visage impassible du kaleesh prit soudainement vie et un large sourire dévoila ses crocs.
– Avec le plus grand plaisir, monseigneur.


***



Le soleil illuminait depuis longtemps la pièce lorsque l'explosion se fit ressentir. Les murs se mirent à vibrer et le jawa sentit le sol bouger sous ses pieds. A ses côtés, Lahat recula précipitamment et son dos heurta la table.

– Ça... Ça a commencé... respira-t-il.
– En effet, acquiesça le jawa en souriant.

Le général dug était revenu depuis une heure à peine. Jusqu'ici, tout se déroulait comme prévu. Ses appartements étaient complètement insonorisés, mais Narrac pouvait imaginer les tirs de blasters ayant lieu à l'extérieur. Il s'écoula environ une heure de plus avant que le capitaine des gardes ne pénètre dans ses appartements.

– Deux gars sont morts dans la fusillade, mais la situation semble rétablie, monseigneur. On ne connaît pas encore les détails de ce qui s'est passé, mais le dug veut vous rencontrer.

Parfait, pensa Narrac. Voyons à présent si le piège s'est refermé comme prévu.

– Bienvenue général. Cela fait plaisir de revoir un visage familier, lui dit Narrac lorsqu'il entra.

Le dug était entré seul, laissant ses gardes à l'entrée. De son côté, Narrac avait congédié les siens. Si bien qu'ils étaient maintenant seuls dans ses appartements. Le général s'avança vers le jawa sur ses deux pattes arrières. Il faisait à peu près la même taille que lui, si bien que ce Narrac pouvait regarder celui qui était à présent le plus puissant des Défenseurs dans les yeux.

– Puis-je vous offrir un rafraichissement ? Demanda Narrac en prenant par l'anse la cruche posée sur la table.
– Non merci, dit l'autre.
– Comme vous voudrez, général, dit-il en se servant un verre. Que signifiait l'explosion de tout à l'heure ?
– Je vais y venir. Pour le moment, je suis venu pour autre chose.

Nous y voilà... Il porta le verre à ses lèvres. L'eau rafraîchit sa gorge sèche.
– J'imagine que l'on vous a informé des accusations portés à mon encontre.
– C'est le cas. Je viens vous demandez de reprendre votre place au conseil. Vous êtes innocenté Narrac : le vrai traitre a été découvert.
– Le vrai traître ? Fit Narrac en jouant l'étonné, tout en refoulant la tension qu'il sentait monter dans son corps. Que voulez-vous dire ? Qui ?
– Kix, lâcha le dug.

Narrac eut un mouvement de surprise.

– Kix, un traitre ? C'est impossible ! C'est un loyaliste des Ranols...
Le dug ne répondit pas, serrant les poings et les dents.
– Où est-il maintenant ? Continua le jawa
– Mort, siffla le général.
– Comment l'avez-vous découvert ? Le questionna-t-il tout en tentant de ne pas sourire.

– Ce n'est pas moi. Vous avez bien fait de nommer une commission pour enquêter: ils n'ont pas tardé à découvrir que les informations reçues par le conseil et vous accusant de fournir les Bourreaux étaient des faux grossiers, présentant de nombreuses ressemblances avec des fichiers propagandistes utilisés par les Bourreaux. Ils ont alors pris la décision de fouiller les dossiers informatiques de Kix, par précaution.Ils ne s'attendaient pas à y découvrir des conversations entre lui et nos ennemis.

– Jusqu'à quand remontaient ces fichiers ?
– Jusqu'à dix ans pour les plus vieux, mais Kix en a peut-être effacé d'autres au fur et à mesure. Il organisait la disparition de plusieurs caisses d'armes pour le compte des Bourreaux. Il a monté son propre enlèvement, conjointement avec les Bourreaux par les Mankas Déchiqueteurs, afin de brouiller les pistes. C'est également lui qui a conçu les accusations portées à votre encontre. Il visait alors trois buts : se débarrasser d'un rival et prendre le contrôle du conseil, couper la plus grosse part de notre fournissements en arme, et enfin semer la zizanie parmi nous. Il semble qu'il ait réussi pour ce dernier point.

Lahat a fait un travail formidable, s'émerveilla Narrac. Et dire que je songeai à le supprimer une fois sa tâche accomplie. Mais il peut encore être utile.

– Nous n'avons jamais été d'accord lui et moi, dit le jawa. Je pensais qu'il utilisait ces mensonges pour me destituer, mais je n'aurai jamais imaginé qu'il soit un traître...

– Moi non plus, renchérit le dug d'une voix forte. Les membres de la commission m'ont donner ces informations dès mon arrivée. Je me suis immédiatement rendu à la réunion du conseil avec plusieurs d'entre eux, tandis que d'autres se rendaient dans une salle de stockage : Kix cachait apparemment dans certaines caisses destinés aux ravitaillements des informations pour les Bourreaux, celles du genre trop sensibles pour être échangés informatiquement, comme des plans de bataille. Il semble qu'il ait piégé les caisses : ceux qui étaient présents sont morts dans l'explosion, celle que vous avez entendu. Il semble que cela est déclenché de nombreuses fusillades entre les soldats affilés à Kix et ceux d'autres conseillers. J'étais au conseil à ce moment là : j'avais demandé la mise aux arrêts de Kix en attendant d'approfondir la question et de décider de son sort, là où d'autres réclamaient déjà son exécution avec véhémence. Il a refusé, a hurlé contre vous, disant qu'il s'agissait d'un piège de votre part. L'explosion a fait sombrer la salle dans le chaos. Kix a dégainé son arme : les gardes présents dans la salle ont ouvert le feu.

Le dug se tût. Le silence se prolongea quelques secondes avant qu'il ne lève la tête vers le jawa. Ses yeux et son visage affichaient une expression contrite et triste.

– J'ai mal jugé Kix. Et je vous ai mal jugé également Narrac : vous êtes fidèle à la cause des Ranols. Acceptez mes excuses.

– Avec plaisir général, fit le jawa d'une voix douce en s'inclinant. Je n'ai jamais voulu qu'être en bon terme avec vous.

Ce dernier hocha la tête.

– Les derniers événements ont montré combien les disputes internes nous rongeaient. Nous sommes déjà suffisamment occupés avec les Bourreaux. Ces affrontements fratricides entre Défenseurs nous affaiblissent, salissent l'honneur des rois. Nous ne pouvons laisser cela se reproduire.

Il tendit une main fripée au jawa.

– Je vous prie d'accepter de reprendre votre siège au conseiller et de m'aider à unifier de nouveau les Défenseurs de la Mère... seigneur Narrac.

– J'accepte volontiers, général Rodada, déclara le jawa en lui serrant la main. Nous ne pouvons être divisé alors que la victoire semble si proche.

Intérieurement, il jubilait. Son plan s'était déroulé à la perfection, tel qu'il l'avait prévu. Et sous peu, Mlle Kosvar serait entre ces mains. Il pourrait ensuite se consacrer à la traque du reste de ses compagnons et de leur employeur.

– Vous avez raison, approuva Rodada. La situation ne nous a jamais été aussi favorable depuis les premières années du conflit.

– Quels sont les nouvelles du front ? dit Narrac en se resservant avec la carafe.

– Bonnes. Notre armée devrait bientôt prendre la mine de la Gorge : ce sera un coup décisif contre ces chiens de Bourreaux.
Il émit un grognement et sa bouche se tordit.
– Mais il y a des rumeurs... une jedi qui tuerait nos hommes à la nuit tombée.
– Une jedi ? Sur Mastaria ? Ricana Narrac. Voilà qui semble improbable général ! Ce ne sont pas des assassins.

A moins que la République n'ai décidé de s'investir dans les affaires de la planète, pour contrer l'action des sith. Si cela se vérifiait, le conflit pourrait prendre une toute autre ampleur.

– Qu'en est-il des émeutes que l'on nous signale contre les Défenseurs ?
– Jusqu'à récemment, elles étaient notre plus gros soucis, mais elles devraient bientôt arriver à terme.

Cette affirmation surpris le jawa. D'après ce qu'il savait, ces révoltes avaient pris un certain ampleur. Pour les mâter, il aurait fallu que les Défenseurs mènent de dures répressions, qui auraient requis des forces trop nombreuses par rapport à leurs dispositions.

Le dug ne lui laissa pas le temps de se questionner plus longtemps :
– Il y a eu un événement...inattendu. On me l'a appris une heure avant mon arrivée : je n'en ai pas encore informé le conseil, mais la rumeur s'est déjà largement répandue parmi la population

Il prit une inspiration qui gonfla sa poitrine et le jawa sentit qu'il était envahi par la foi et la fierté.

– Le Prince Ney Ranol est revenu.

Il y eut un bruit de cassure. Ce n'est qu'un instant après que Narrac se rendit compte que c'était son verre qui lui avait échappé des mains pour se briser, répandant son contenu sur le sol. Tous les éléments se rassemblaient dans son crâne. Le Prince Ney. L'artefact des Ranols. Ce mystérieux recruteur. Le rassemblement sur la place. Je me suis fait avoir. Pendant tout ce temps, il avait cru être celui qui menait le jeu, mais il s'était fait manipuler. Le Prince Ney. Le Prince Ney.

– C'est un miracle, général.

Dans sa bouche, il sentit le goût du sang.
Modifié en dernier par darkCedric le Ven 10 Avr 2020 - 19:32, modifié 3 fois.
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Messagepar Dark Grievous » Jeu 13 Fév 2020 - 12:18   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Seigneur Trykker

La paix est un mensonge.

Dans des confins reculés de l’ancien palais royal de Mastaria, dont n’avaient encore chuté les fragiles piliers tremblants que par la miséricorde de la guerre, au-delà de larges murs dont du marbre immaculé ne restait plus qu’une pierre noircie irrégulière et dont la solidité n’était plus que la seule source de louanges, par-delà une porte large et imposante, solide et forte, tout de métal, patientait l’illusionniste, le maître aux pions, le bras soutenant avec force les fines ficelles au-dessus du gouffre vide béant : Le Seigneur Sith.

Les lieux d’un noir uni, dont les murs multiples formant un parfait hexagone tendaient la bannière sombre au symbole écarlate éclatant, se voyaient plongés dans la noirceur périphérique piégeant la lueur misérable déchue par une fine grille de métal, celle-ci vouée à retomber sur le trône en son centre sans même en altérer la noirceur absolue.

Il n’y a que la passion.

En ce centre se tenait le Seigneur Sith, effrayant jusque dans sa méditation : sur son torse brillaient des fissures noires de sang ; pendait à sa taille un tissu effroyable et vainqueur représentant l’Empire ; immuablement en tailleur, ses bottes de métal obscur aux reflets écarlates étaient croisées ; sur ses genoux par sa poigne mortelle semblait un même métal ; du sommet de ses épaules s’étendait une longue, large et immobile cape de tissu, longeant la colonne qu’était son dos droit, dépassée par un capuchon projetant une sombre ombre que pas une quelconque lumière n’espérait atteindre.

Il ne se mouvait guère, ancré sur son trône tel ce qui l’animait. Son poing serré, sa marche cadencée, son visage imprégné des ténèbres faisaient chuter tout genou et toute audace, taire toute remarque futilement insolente et toute révolte. Lever sa main était un rappel de sa supériorité totale, s’abaisser le rôle de tout subordonné.

Par la passion…

Son seul regard suffisait à surprendre, sa seule jambe à effrayer. Son seul regard suffisait à blesser, son seul bras à effrayer; Son seul regard suffisait à tuer... Tout comme ses gestes, sa fixité imposait silence immuable et ordre absolu. Un ordre que le Sith seul se savait apte à remanier.

Mais ne suffisaient guère un torse droit et des pas lents pour convaincre quelque proie. Du silence était définie la fonction : limitée, elle ne pouvait tout régler ou arranger. Là entrait en scène l’éloquence : un autre fil, un autre pantin, mais un même but. Une promesse, une offre confiante sur un ton intéressant, confortait l’inférieur. Une promesse, un fil que l’on déplaçait autant que désiré, tant le résultat n’ennuyait pas. Une promesse, un dédale davantage sombre que le précédent, sinueux et inquiétant. Une promesse, un piège simple tel que la parole.

... j’ai la puissance.

Mais si le pantin était pris de résistance, il n’était que quelque crève-coeur pour faire vaciller son audace inconsciente, trembler son squelette claquant. Il n’était plus alors de dédale, mais un gouffre obscur dont le râle coupait la gorge et râclait les os. La voix parfois possédait plus de vice qu’un vulgaire coup de sabre, mais tous deux nécessitait maîtrise et savoir pour satisfaire pareil desseins.

Mais si le pantin était pris de doutes, alors pénétrait-il dans la plus vile impasse : Son esprit dont la tourmente s’acharnait serait une prison suprême, brisant ses jambes, infirmant ses bras, plaquant sa tête lourde d’horreurs confuses contre la plus froide des pierres poreuses. L’ire tirerait ses nerfs, gonflerait ses veines ; les affres teinteraient son visage blanc de mort d’une proche mort aux multiples visages ; les faux ravissements creuseraient un sourire misérable et trémulant, avant que les vices de l’âme ne parviennent à les enfouir dans la plus profonde servitude, celle lâche mais humaine face à la mort.

Par la puissance…

Humain… erreur et faiblesse, tel était une énième facette de l’infériorité. Tel était un énième exemple que pas un Sith, sinon un vulgaire Jedi noir ne devait suivre. Seul un Sith dégageait sa propre voie à travers les ombres et les lumières, sans jamais dépendre de quelconques raccourcis faussement avantageux.

La Force. Être intriguant, mystérieux, passionnant, que l’on serait tenté d’apprécier, de voir comme une divinité. Pathétique erreur. Tout était soumis par un Sith, la Force ne pouvait échapper à cette règle immuable. L’adorer n’était qu’être faible, dépendant. La servir n’était qu’être idiot et manipulable aussi aisément qu’il l’était pour le sabre de trancher, transpercer un misérable.

... j’ai le pouvoir.

Cet être se plierait, quoi qu’il en coûterait. Quelconque divinité qu’elle paraissait être aux yeux ébahis de quelque Jedi, qu’était-elle aux yeux d’un esprit fort ? Un outil.

Un outil qu’il convenait d’employer. Un outil mystique, que l’on n’employait guère d’un simple geste de la main. Un esclave devait porter attention à son maître avant d’agir : Celui-ci devait voir cette Force résonner en lui, renforcer son corps et son esprit, en constituer une essence redoutable.

La Force, multiples sens vibrant dans ses muscles, ses veines. Energie en son coeur, elle renvoyait en son esprit une brume vermeille. Celle-ci ne dissimulait rien, elle dénonçait, affichait, découvrait. Sur la planète était cette même brume : Uniforme, totale, elle ne masquait pas même la moindre dissidence. Une lumière toujours plus légère, plus tremblante semblait luir, telle une bougie que l’on éteindrait en un soupir. Il était un être patient pour certaines choses, pour celle-ci par chance.

Par le pouvoir...

Alliés, ennemis, soldats, généraux… Tous n’étaient que pions, comme des outils multiples et jetables, mais bientôt limités. Les longues batailles se suivaient, les courtes victoires s’enchaînaient, les courtes défaites se déliaient. Un assaut, une attaque, une embuscade, une charge, une victoire, une défaite, un repli, une exécution, par tout temps. Les batailles étaient si rapides, lentes étaient les guerres. Mais cela élèverait sa réputation, il prendrait place parmi les meilleurs, les conquérants, les puissants.

Un bruit cependant éclata : Une porte que l’on ouvrait, des pas retentirent. Le Seigneur Sith délaissa sa méditation décroisant ses jambes de métal et de tissus, abaissant ses yeux écarlates sur l’officier et son irruption.

... j’ai la victoire.

“Général… débuta le Sith d’un ton amer.

- Seigneur, je suis… Nos troupes ont essuyé de nombreuses défaites.”

L’Oppresseur se leva de son trône, vers le sol l’officier abaissa sa tête.

“Des défaites ? poursuivit d’un intérêt effrayant le Seigneur.

- Je le crains… Le statu quo de la ligne de front est définitivement derrière, l’assaut du pont du vieux Paraken a échoué, un camp a été perdu…”

Sa langue s’arrêta net, comme paralysée. L’officier venait de trouver un regard pétrifiant tomber en lui. L’homme se mit à trembler, alors qu’une douleur vint tinter contre son crâne tel qu’une timbale assourdissante.

Par la victoire…

“Quelle déception, général. Puissiez-vous ne pas réitérer ces erreurs.”
Le Bourreau tomba à terre, stupéfait. Puis cette souffrance s’évanouit en un éclair.

Tandis que l’officier reprenait son souffle suite à pareil mésaventure, le Seigneur Sith rejoignit une nouvelle salle, plus claire, où se trouvaient plusieurs généraux ainsi que des terminaux aux murs et une holocarte de Mastaria au centre de la pièce.

“Seigneur… salua en avalant sa salive un des généraux présents.

- Officiers, répondit le Sith d’un ton contrarié, vos trop nombreuses erreurs, vos assauts erronés, vos attaques ratées, vos stratégies pitoyables et vos piteuses défaites me font penser qu’il serait temps de vous indiquer ce qu’est une réelle stratégie. Ainsi, afin de défendre la mine de Glastinum après la prise de l’usine 106 par l’ennemi, il nous suffira de reprendre cette usine : Votre artillerie sera employée, mais pour protéger un tel convoi de malchances comme une guérilla, des hommes à pied partiront également pour l’usine, avec des blasters et des piques. Les tanks permettront d’enfoncer des lignes de l’usine. Une fois celle-ci prise, fouillez les corps de tous les officiers défenseurs, car un espion parmi plusieurs à vos cotés se vêtira de cet uniforme et se fera passer pour seul survivant.”

... je brise mes chaînes.

Le ton de l’Oppresseur devint davantage effroyable :

“Echouez encore, et je garantis votre remplacement sans encombre ainsi que la plus grande défaite - non pas celle de vos hommes, mais la vôtre.”

Le Sith partit alors vérifier de nouveaux les terminaux, remarquant qu’un vaisseau Sith s’était de nouveau posé sur la planète. Mais il n’y avait aucune perturbation tantôt… Pareil hasard intéressait déjà le Seigneur, fatigué de l’odeur d’incompétence régnant en ces lieux. Il était donc temps.

Il contacta ainsi des espions, habiles caméléons qu’il chargea d’observer les alentours de l’astroport concerné. Cependant, quelque chose d’étrange sur le terminal indiquait le nom des Ranol… Le prince. Il était de retour.

Le Sith ricana de cet inconscient, cet intru, cet imposteur, ce condamné, jurant à lui-même de ne pas manquer de contempler une ancienne dynastie de nouveau anéantie.

La Force me libérera.
Your lightsaber will make a fine addition to my collection.
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Messagepar Xiaomii » Lun 17 Fév 2020 - 12:47   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Kira Nesu


Il faut arriver à temps... Prévenir le conseil...


Kira répétait frénétiquement ces mots, l’esprit encore tourmenté par cette étrange vision. Si les Sith se trouvaient sur Mastaria, il ne serait pas étonnant que leurs intérêts portent à pérenniser le conflit. Mastaria fait partie de ces mondes riches de ressources et la soif du pouvoir a toujours obscurcit les coeurs, la peur, la colère, la haine et la souffrance : c’est un réservoir inépuisable pour le coté obscurs et ses adeptes. Pour cela il faudrait réussir à apaiser les esprits et réunir le peuple sous une même unité où chacun puisse vivre sans oppression et peur, mais la tâche ne sera pas aisée. Non, il y aurait trop de haine à avaler, trop de rancoeur et d’injustice non résolue. il faudrait pouvoir trouver des dirigeants sur lequel la population ait confiance… Si on ne parvient pas à détruire ce cercle vicieux, Mastaria sera condamnée pour de bon.


Lancée à toute allure sur son speeder fraîchement volé au groupe de soldats armés, La jeune Togruta se dirigeait vers son vaisseau, tant de questions sans réponse la traversait, tout comme la plaine déserte défilant. Mais à l’approche du vaisseau la Jedi fut tirée par la force de ses pensée : elle n’était plus seule. De qui s’agissait t’il? D’autre milices armés, de pillards? Peu importe, une chose était sûre; il ne devaient pas découvrir à qui appartenait ce vaisseau. Les conséquences seraient désastreuses si on apprenait que les Jedi se trouvaient sur Mastaria. la Togruta serra les dents," Il faut une solution et vite! une distraction? Non c’est trop flagrant pour passer. Il faut détruire les preuves, oui, le vaisseau est au pied du massif rocheux, un éboulement ferait l’affaire" songea-t-elle .
Après avoir pris le soin de dissimuler proprement le speeder, Kira se faufila entre les parois rocheuses. Elle remarqua alors des hommes armés sur les hauteurs, « il va falloir s’en débarrasser si je veux déclencher une chute de roches. faisant appel à la force, elle fit bouger quelques pierres, assez pour les faire tomber dans un ravin voisin et détourner le regard des guets. Juste ce qu’il faut pour permettre à la jedi de se hisser en hauteur et d’assommer ses ennemis. « Bien, à présent il est temps de d’agir! ». Faisant appel à la force la Jedi sentit monter en elle la puissance nécessaire pour rompre la mince paroi rocheuse qui soutenait le haut du pic. Cependant, une once d’hésitation la traversa, pouvait t’on épargner la vie des soldats en bas? Non, elle ne pouvait pas mettre en péril sa mission ;« Pardonnez moi... mais je dois survivre pour accomplir ma mission ».

"Je prendrai compte de ces informations. Le conseil en sera informé. Très bon travail.

- Donc, si je présume, ma mission est terminée. Je peux donc rentrer sur coruscant, n’est pas ?

- Non, nous avons besoin que tu restes sur place pour infiltrer la population et le réseau des fournisseurs d’armes.

- Bien maître,

- Je te sens troublée, voudrais me faire part de quelque chose Kira ?

La gorge de la Togruta se serra

- Oui... Le côté obscur, je l’ai ressenti sur Mastaria. J’ai eu une vision, dans laquelle j’ai vu un être assoiffé de sang et de haine...

Le maître Jedi laissa apparaître un regard perplexe

- Un nouveau Sith sur Mastaria ? Décidément, y’en a t’il toujours un pour remplacer un autre? Toutefois prenons cette information avec précaution, il est inutile d’amplifier le conflit, de plus, sans l’approbation du conseil et de la république, je crains ne pas être en mesure te t’apporter de l’aide pour l’instant.

- Je vois, je vais tâcher de ne pas creuser cette piste davantage

- La force guidera tes pas Kira, fie toi à ton instinct. À présent, je dois te laisser.

- Merci maître ".

Kira adressa un dernier sourire confiant avant de couper la communication, et de reprendre une tête d’enterrement. La Jedi s’adossa avec soupir sur son speeder. « La force guidera tes pas... Mais bien sûr... » Elle n’aimait guère les phrases philosophiques de son maître. J’aimerais qu’elle m’emmène en enfer. Pour cette mission, ces soldats ne sont plus. Pourquoi ? Pour des informations dont le conseil et la république se fichent. S’il tenaient vraiment à arrêter cette guerre, de vraies troupes seraient d’ores et déjà là. Le coeur lourd, kira se redressa. Maintenant il faut que j’infiltre un réseau d’armes, ce n’était pas prévu.



Le soleil brûlant aveuglait les allées désertées par la foule hormis quelques rares intrépides à la recherche de maigres pitances. Cette bourgade appartenant aux défenseurs se situait non loin du fronts de guerre. Elle avait été petit à petit vidée de sa population, Seul des millices et quelques rares réfugiés venaient y faire escale dans l’espoir de quérir un peu de repos avant de rejoindre les grandes villes plus sûres.
Cachée sous sa bure, Kira s’était posée à l’ombre d’un porche observant les allés et venues au niveau d’une taverne délabrée au premiers abords d’individus plus ou moins nets. Un sourire malicieux se dessina sur les lèvres de la Togruta ;« Il se trame quelques chose c’est certain. Il est temps d’y jeter un coup d’œil ».
S’approchant de l’entrée, Kira fut stoppée par un vieillard à l’air peu commode avachi dans un siège.
« Dis moi gamine, ce n’est pas un endroit pour les mômes, que viens tu faire ici?

D’un geste discret de la main, Kira utilisa la force :

- je viens juste boire un coup.

- ... tu viens juste boire un coup...

La taverne était sombre et quelques peu délabrée, plongée dans un écran de fumées aux couleurs ternes,une odeur d’épices et d’alcool flottait à travers les tables. Un partie de sabaac se déroulait au fond dont le bruit perçait le murmure environnant. La jeune femme s’arrêta au comptoir.
Le serveur, un besalisk en surpoids nettoyait nonchalamment le plan de travail.

" Alors, qu’est-ce que je te sers?

- des armes peut être ? "
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Messagepar Lynne » Ven 20 Mar 2020 - 20:14   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Miri

Lorsque l’ancienne assassin reprit conscience, elle ne reconnut pas son environnement. La pièce où elle se trouvait n’était éclairée que par un mince filet de lumière provenant d’une minuscule ouverture dans le mur. Ses mouvements étaient entravés par des menottes reliées à des chaînes qui retenaient ses poignets de telle sorte qu’elle ne puisse pas en sortir. Très vite, elle dût se rendre à l’évidence : elle était prisonnière. La liste des personnes pouvant voir un intérêt à l’enfermer était assez longue, mais à cet instant précis… Elle ne pouvait penser qu’à deux possibilités. Soit les Bourreaux, soit ce maudit Jawa avaient réussi à l’enlever en pleine annonce. Elle grimaçait. Si elle devait choisir entre les deux, elle préférait autant les Bourreaux… Au moins ces derniers lui accorderaient une mort rapide sans la faire souffrir. Narrac, quant à lui… Il lui en voulait personnellement.
Comment avait-elle pu relâcher sa vigilance ? Elle savait pourtant que le moment était grave… Elle s’était ramollie depuis qu’elle s’était enfuie du cartel, visiblement. Il y avait quelques années, elle ne se serait jamais permise une telle erreur. Mais pour un seul instant, elle avait laissé la joie prendre le dessus, et voilà le résultat. Quelle idiote… Avoir le soutien de la foule ne signifiait pas que tous leurs problèmes s’était magiquement réglés.
Elle se donna une claque mentale. S’apitoyer et s’auto-flageller ne lui servirait à rien : mieux valait consacrer son énergie à trouver un moyen de s’en sortir. En repliant les jambes, elle put constater qu’ils avaient enlevé le petit couteau qu’elle gardait dans sa botte. Pas d’aide de ce côté-là.
Alors que ses yeux s’habituaient progressivement à l’obscurité, elle commença à discerner une silhouette qui semblait la surveiller. Elle reconnut le garde du corps de Narrac, le Kaleesh qui l’accompagnait en tout temps et dont elle ne souvenait pas du nom, pour être honnête. Voyant qu’elle l’avait repéré, il se planta devant elle, la regarda droit dans les yeux et sans prévenir, lui porta un violent coup au visage. Par instinct, Miri grimaça. Ancienne assassin ne signifiait pas insensible à la douleur…
- Pour Dena.
Il n’ajouta pas un mot et se remit en position. Dena… Dena… N’était-ce pas la Twi’lek blanche à qui elle avait ôté la vie ? Probablement. Elle ignorait qu’ils étaient capable de s’attacher à quelqu’un de cette manière. Mais elle s’était bien attachée à son équipe, au détriment de tout argument raisonnable… Enfin, bref. Il était hors de question qu’elle apparaisse affaiblie. S’ils trouvaient une faille, ils l’exploiteraient.
- Ouch… Le larbin du Jawa, non ? J’aurais préféré les Bourreaux, à ce rythme.
Il ne cilla pas. Brusquement, la porte s'ouvrit sur un petit être encapuchonné aux yeux brillants et rieur. L'une de ses mains serrait une coupe. Narrac. Evidemment. Il ne manquait plus que lui.
- Mlle Kosvar ! Quel plaisir de vous revoir ! Votre beauté illumine la pièce.
Elle laissa échapper un petit rire.
- Si vous vouliez tellement me rencontrer à nouveau, vous auriez pu demander un peu plus poliment, non ?
- Et gâcher mon effet ? Voilà qui aurait été fort dommage. Pour tout vous dire, je ne m'attendais pas à vous avoir aussi facilement.
- Que voulez-vous... Il faut bien que vous ayez de la chance à un moment, le railla-t-elle.
Mais il ne parut pas le moins du monde déconcerté. Elle aurait dû s’en douter : les deux étaient originaires du même milieu, avec les mêmes réflexes.
- La chance n'y est pour rien, c'est vouloir me vanter. Vos mouvements étaient prévisibles de bout en bout. Oh, mais je manque à mes devoirs : Sa Majesté le Roi Ney vous offre ses salutations !
- ...Merci, mais j'ai passé le stade de prendre au bluff. Je suis peut-être un peu rouillée - c'est la retraite, vous devriez essayer - mais il y a des limites.
- Oh ma chère, vous êtes touchante. Avez-vous vraiment cru que votre petit prétendant pourrait s'en sortir sans mon soutien ? Qu'il ne devrait pas s'allier à moi s'il voulait survivre ?
Le Jawa n’eut droit qu’à un silence de sa part. Elle avait beau abhorrer ce petit être qui se tenait devant elle, Miri devait bien reconnaître qu’il était doué en manipulations politiques. Dans le dos de l’équipe, sinon ils auraient bien vite fait de prévenir Ney de son manque du fiabilité.
- Je l'avoue, c'était un beau coup de votre part. Mais je joue à ce jeu depuis trop longtemps pour être ainsi expulsé du plateau. Vous auriez dû me tuer sur Cato quand vous en aviez l'occasion
Elle haussa les épaules.
- Je prendrai le conseil pour la prochaine fois, merci.
- Je crains qu'il n 'y ait pas de prochaine fois.
Narrac fit un mouvement de la main, ce qui entraîna un nouveau coup du Khaleesh. Légèrement sonnée par le choc – il avait de la force, le bougre ! – elle cracha un peu de sang, mais soutint quand même son regard en le dévisageant avec un demi-sourire.
. - Quoi, même pas capable de le faire vous-même ? Je sais que c'est personnel. C'est pas la politique qui a motivé ma capture.
Le jawa eut la même expression.
- Oh vraiment ? Je sens que vous avez la tête farcie de questions. Allez-y donc.
- C'est vous qui avez mis votre petite Twi'lek en danger. Ce qui l'a tuée, ç'a été moi, ç'aurait pu être n'importe qui. N'importe quoi. Et puis... Vous vous êtes adouci, à vous attacher à ce point. N'est-ce pas considéré comme une faiblesse ?
- Mais à présent, je vous ai vous, Mlle Kosvar. Tandis que vous, vous n'avez jamais été capable de venger la mort de vos parents de la main de ce gang. Pire, vous avez travaillé pour eux et les avez laissé tuer votre frère. Pitoyable.
Elle tressaillit, mais tâcha de ne rien en montrer. Deux anciens assassins, face à face, avec l’un qui connaissait les faiblesses de l’autre. En terme informatif, elle était désavantagée, et le Jawa savait très bien frapper où ça faisait mal. Mais elle ne pouvait pas se laisser déstabiliser par une manœuvre aussi basique.
- On essaie de ressortir les sujets sensibles, hum ?
Son interlocuteur parut amusé de sa bravade.
- Décidemment, j'aime cette manière que vous avez de vous paré de cette fausse désinvolture. C'est tellement...humain. Mais ça ne tiendra guère une fois que j'en aurai fini avec vous.
- Il faut bien faire ce qu'il faut pour survivre, Narrac, ironisa-t-elle.
- C'est pour survivre que vous avez décider de vous lancé dans cette mission, Mlle Kosvar ?
- C'est ça. On m'avait promis des choses.
- Et voyez comment elles terminent. Pourquoi a-t-il fallu que vous vous opposiez à moi ? Nous aurions pu faire une merveilleuse équipe ensemble...
Elle cracha à ses pieds
- J'ai mes standards, quand même. Je ne suis pas encore tombée aussi bas au point de m'associer à vous. Littéralement et métaphoriquement.
- Quel dommage. A la place, vous avez préféré partir sauvé la veuve et l'orphelin ! Comme si la galaxie se montrait reconnaissante envers ses anges gardiens.
Elle serra les poings. Elle n’avait rien contre quelques jeux d’esprit, mais elle les préférait bien plus quand elle n’en était pas la victime. Il voulait jouer ? Elle n’allait pas lui donner la satisfaction d’aller là où il l’emmenait.
- Arrêtez de tourner autour du pot.
- Toujours aussi impatiente à ce que je vois. Moi qui croyait avoir affaire à une assassin et non à une pauvre gamine capricieuse. Vos propriétaires ne vous ont-ils pas inculqués la patience ? sussura-t-il.
- Je suis plutôt réfractaire, en fait...
- Ce n'est guère étonnant. Se faire poignarder dans le dos par son plus proche...partenaire, ne doit pas inciter à l'obéissance. Mais dîtes moi, quelles sont les promesses que votre Prince vous a fait ?
- Oh, vous savez... L'habituel. Une vie tranquille, en sécurité, loin des racailles de votre sorte. Un endroit sur Mastaria où me poser, et où personne n'irait me chercher des noises."
- Quelle naïveté...
Il porta la coupe à ses lèvres.
- Vous croyez vraiment, étant donné notre ancienne profession, que nous aurons droit à une fin heureuse ?
Elle haussa les épaules.
- Ce n'est pas ce que vous espérez ?
Il sourit.
- On meurt tous un jour, non ?
- C'est ça. Alors, butez-moi, parce que je suis pas assez naïve pour croire que je vais m'en sortir en vie.
Narrac éclate de rire
- Mais je ne compte pas vous tuer ma chère. Pas de suite en tout cas.
- Allez-y, faites votre discours de méchant d'holofilm, ironisa-t-elle. Je suis sûre que ça va être drôle.
- Si vous y tenez ! Savez-vous pourquoi je fais tout ça ? Manipuler toute cette guerre ?
Pendant quelques instants, elle fit mine de réfléchir.
- Laissez-moi deviner : votre profit personnel ? Ou alors un speech sur comme quoi les habitants de la galaxie sont mauvais et que vous faites que suivre le courant ?
- Non, rien de tout cela.
Il donna sa coupe au kaleesh et s'approcha d’elle. Par instinct, elle se crispa, mais elle ne pouvait pas bouger.
- Vous vous souvenez de votre vie d'assassin, n'est-ce pas ? Bien sûr, c'est encore tout récent pour vous.
Sa petite main lui enserra la mâchoire et ses yeux brillants la dévisagèrent à quelques centimètres de son visage. Répulsée, elle ferma les yeux.
- Vous vous souvenez de cette sensation lorsque vous tuiez ? Cette impression d'être vivante ? Ce plaisir à avoir une vie entre vos mains ? Imaginez maintenant à l'échelle d'une planète : tous ces êtres faibles et misérables. C'est avec plaisir que je les manipule. C'est avec plaisir que je plonge leur monde dans le chaos. Parce que c'est comme ça que je me sens vivant.
Une petite seringue qu'il tenait dans sa main la frappa à la nuque. Aussitôt qu’elle sentit le produit s’introduire dans son organisme, elle commença à se sentir nauséeuse. Mais même mal en point, elle parvint tout de même à esquisser un sourire.
- Comme je le disais... Le discours de méchant d'holofilm...
Soudain, Miri sentit sa gorge se serrer et ses derniers mots se transformèrent en gargouillis. Le Jawa eut un petit rire satisfait.
- Ma Guilde appelait ce produit l'Etrangleur. Je pense que vous devinez pourquoi : il resserre les muscles de la gorge. On l'injectait aux novices à leur arrivée : les survivants étaient admis.
Il reprit la coupe des mains du kaleesh et en versa une gorgée dans la bouche de Miri. Cette dernière, incapable d’avaler, manqua de s’étouffer et n’arriva qu’in extremis à recracher le liquide. Elle n’avait jamais entendu parler de cette saleté… Mais à peine quelques secondes après le début des effets, elle pouvait déjà confirmer qu’il était efficace.
- Oh, je pense que nous allons beaucoup nous amuser Mlle Kosvar. Et ne vous inquiétez pas, votre prince restera en vie pour le moment. Il est amusant. Je ne saurai en dire autant de votre équipe. Le togruta en particulier est tellement fragile.
Elle le fusilla du regard. Il n’avait pas intérêt à toucher à son équipe… Et Ukel ne méritait pas de se retrouver entre ses griffes : avec Fi, il était peut-être le seul innocent. Il méritait d’être heureux dans un laboratoire à mener ses expériences adorées, pas se retrouver au milieu d’intrigues politiques potentiellement mortelles. Soudainement, elle eut envie de l’insulter de mille noms d’oiseaux, mais l’Etrangleur l’empêchait de prononcer toutes les grossièretés qu’elle avait à l’esprit. Manifestement conscient du pic de haine qui venait d’envahir Miri, Narrac fit une petite courbette et tourna les talons.
- Peut-être vous rendrais-je à votre cartel une fois que j'en aurai fini avec vous. En attendant, bonne nuit Mlle.
Super-MJ à votre rescousse !
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Messagepar darkCedric » Jeu 09 Avr 2020 - 14:00   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Narrac



Les murs du palais des Défenseurs résonnèrent du bruit d'une centaine de détonations de blaster. La garde d'honneur disposées à l'extérieur pour l'arrivée du prince Ney. Deux membres des Treize étaient avec eux pour l'accueillir : le général Rodada et le Comte Varol. Le premier comme général estimé des Défenseurs de la Mère et membre d'importance des clans dugs, le second comme représentant de la noblesse. En tant que fournisseur d'armes, Narrac aurait tout à fait pu se trouver des leurs, comme le lui avait dit le général, mais le jawa avait préféré refusé. Le prince Ranol serait accompagné de cette équipe, et il ne tenait pas à ce que la rencontre commence par un bain de sang.

Les conseillers restants étaient rassemblés autour de la table. Ils avaient convenus d'une attitude à adopter lors de l'entrevu avec celui qui était leur souverrain légitime, ce qui ne les empêchaient pas de remâcher leurs doutes depuis près d'une heure.

- D'après ce que nous savons, il n'a pas été sur Mastaria depuis des années. Pouvons-nous lui faire confiance ? Qui nous dit qu'il ne va pas tenter d'usurper notre autorité ?
- Vous avez peur d'être poussé vers la sortie Hidésa ? insinua l'humain aux rides profonds à sa droite.
- J'ai peur de voir ma tête orner une pique s'il prend fantaisie à sa Majesté, se défendit le quareen. Nous ne le connaissons pas, nous ne savons pas comment il est.
- Il m'a l'air d'un idéaliste. Quoi d'autre aurait pu le faire revenir sur Mastaria après tout ce temps ?
- Un trône.

Assis en bout de table, Narrac ne prêtait qu'une oreille distraite à leur discussion. Ses yeux parcouraient les rapports de ses agents dispersés sur la planète. Deux vaisseaux sith avaient été repérés : si le premier était celui de feu Washas, la seconde navette était inconnue de ses espions. Un sith remplaçant, sans aucun doute. L'Empire avait agit beaucoup plus vite qu'il ne l'avait escompté. Restait à savoir à quel type il appartenait : Washas était redoutable dans son genre, mais il était comme un nexus, fougueux et arrogant. Pour avoir été dépêché aussi rapidement, son remplaçant devait appartenir à la même catégorie. Autrement... Un frisson parcourut le dos du jawa. Un sith expérimenté, voilà qui pourrait se montrer dangereux. Il tendit le datapad à Xysh.

Deux chaises à sa gauche, Aariod Harasi prit la parole, un bras négligemment posé sur son dossier.
- Peu importe s'il est tyran ou idéaliste : nous sommes treize et il est seul.
- Mais c'est un Ranol !
- Ah oui ?
Son sourire se fit moqueur.
- Comment pouvez-vous en être sûr ?
- L'artefact...
- Cette pierre qui brille ? C'est là sa seule preuve ? Un artefact supposé perdu, que personne n'a jamais vu et dont nous n'avons entendu parler que dans les légendes ?

- Qu'il soit ou non ce qu'il prétend être n'a pas d'importance, dit Ejan Nilomu en se penchant d'un air de confidence. La population le prend pour un Ranol : elle le soutient. Même parmi nos troupes, nombreux sont ceux qui pourraient faire défection en sa faveur si nous n'arrivons pas à nous accorder.
- L'amour du Peuple est éphémère, intervint le jawa en tapotant sur la table, le prince Ney ne pourra se reposer dessus. Il a besoin de nous.
- Mais le sait-il ? appuya le quareen.
- Il a accepté de nous rencontrer, non ? rappela Harasi.
Le prince se trouvait dans le même bar où s'était rassemblée son équipe plusieurs mois auparavant lorsque le messager des Défenseurs était venu le rencontrer, incognito.

- Je suis sûr qu'il ne tardera pas à comprendre, sourit le jawa.
Comme il l'avait dit à Miri Kosvar, le prince avait besoin de lui. Il ne le savait peut-être pas encore, mais ça viendrait. Et Narrac avait besoin de lui également : après le scandale autour de ces ventes d'armes, il ne pouvait se contenter d'une alliance avec Rodada pour le pouvoir. Il avait besoin du Ranol pour reprendre du poil de la bête.
En face de lui, les portes s'ouvrirent pour laisser entrer un serviteur, venu leur annoncé l'arrivée du prince. Quelques instants plus tard, elles s'ouvrirent de nouveau pour le laisser entrer.

Le conseil se leva et inclina légèrement la tête : Narrac en profita pour détailler ce Ranol. Il avait des cheveux blonds filasses et un visage des plus ordinaires. Mis à part une cape qui lui battait les épaules, il était vêtu simplement, surclassé par tous les conseillers en terme de luxe. Rien dans sa démarche ne rappelait non plus une quelconque prestance royale. Son équipe suivait juste derrière, le mastarien et la kiffar en tête. Savent-ils que je détiens leur petite amie ?

Le prince eut une expression de surprise en voyant le jawa. Il ne s'attendait pas à me trouver en vie, se délecta-t-il.
- Je ne savais pas que vous aviez pour habitude de conserver des traîtres dans vos rangs...
- Il n'y a plus de traîtres parmi nous votre Majesté, répondit Narrac en se levant. Je crois que ce fauteuil est le votre.
Le prince prit la place qu'il lui présentait, non sans le gratifier d'un coup d'oeil méfiant.
Le jawa s'assit dans le siège vide à sa gauche, celui qui appartenait encore quelques jours auparavant à Kix.
- Je ne vous fais pas plus confiance que quand vous avez essayé de nous tuer, lui glissa le mastarien, Fi.

Le jawa se contenta de sourire d'un air entendu et scruta les autres. Ils n'étaient plus que six. Si le mastarien avait un air furieux, l'arkanienne le fixait d'un air intense sans que le jawa put l'identifier ce que ça signifiait. Le professeur Anto croisa un instant son regard avant de détourner les yeux. Le jenet ne fit pas attention à lui, dans le vague. La kiffar le disséquait d'un œil aiguisé, du même œil duquel elle devait décrypter les données informatiques. Le regarderait-elle de même si elle savait qu'il avait mis la main sur ses contacts ? Que, de gré ou de force, ils étaient devenus ses marionnettes ? Peut-être pas... Et cet humain qui la suivait de près et le décryptait d'un regard curieux ne pouvait être que Faahiëo dont lui avait parlé Lwondo.

- Mes amis, commença le prince en écartant les bras. Je ne prétends pas arriver et prendre la tête de cette organisation fondée pour honorer la mémoire des Ranol, mais je dois savoir une chose... Me reconnaissez-vous comme roi légitime ?
Un silence accueillit ses propos. A sa gauche, Harasi se racla la gorge.

- Vous êtes le fils du défunt roi. Le trône vous revient de droit, plaida le dug d'un ton passioné.
Un peu plus et il chantait.
- Les Défenseurs de la Mère se sont battus pour restaurer l'héritage des Ranols. Votre place est à nos côtés, votre Majesté, l 'appuya le jawa. Néanmoins, vous n'êtes pas encore roi tant que vous n'aurez pas été couronné aux yeux de la population.
- Si nous rendons mon couronnement officiel... Nous rallierons la population derrière une bannière unie.
- Ouais, c'est ce qu'il nous faut si nous voulons vaincre ces Bourreaux, approuva Rodada en hochant la tête. Ces saletés ne cessent de relancer leur assauts depuis qu'ils vous savent en vie.

Les autres acquiescèrent. Il y eut un mouvement de tissu de l'autre côté de la table. Le Comte Varol posa ses mains sur la table. De forte carrure, la bouche serrée, les cheveux gris coupés courts, il portait au-dessus de ses vêtements noirs et filés d'or une plaque d'armure grise.

- Mon cher cousin. Cela fait des décennies que notre monde est en proie à la guerre civile. Je ne dénie pas votre droit à la couronne, mais je pense qu'il ne faut pas se précipiter. Votre couronnement doit couronner la paix et non attiser encore plus les tensions. Il a été imprudent de vos exposer. Vous allez cristalliser toute la haine de nos opposants. Vous n'êtes plus en sécurité.
- Je n'ai jamais été en sécurité, lui répondit Ney d'un ton ferme. Mais je comprends vos doutes, ils sont tous à fait valides. Cependant, comment comptez-vous arriver à la paix, alors que la guerre piétine depuis des années ?
- Les Bourreaux ne tiendront pas leur position illégitime Nous avons un vrai roi. Peut-être il serait temps de négocier avec eux, proposer une amnistie.
- De plus, ce retour après tant d'années hors de Mastaria n'est-elle pas la preuve de la détermination de notre roi ? Présenta l'arkanienne.
- Qui a autorisé cette femme a parlé ? Intervint Hidésa d'un ton dégoutté.
- Mlle Opsoo est une de mes proches conseillères, fit le prince en levant une main. Sa fidélité ne peut être remise en doute.

Contrairement à vous, disait-il implicitement. Narrac eut soudain envie de rire. Oh oui, elle est fidèle. Ses yeux dorés vinrent croiser ceux, blanchâtres, de l'arkanienne. Sa chasseuse de primes.
- Vous croyez que ça va calmer les Bourreaux ? reprit Varol. Qu'ils vont gentiment accepter leur défaite et se soumettre à la justice ? Ils sont allés trop loin, il y a eu des pertes des deux côtés. Si on, continue le cycle de la vengeance il n'y aura aucune paix. Ils seront finis. Le peuple ne les suivra pas et ils le savent. Mais ils peuvent constituer une force durable, devenir encore plus extrémistes. Croyez vous que ce soit bon pour Mastaria ?
Oh seigneur, qu'il ne nous parle pas encore de ses hôpitaux, pria Narrac.
En face de lui, le dug remua sur sa chaise.

- Depuis quand notre but est-il de calmer nos ennemis ? Une guerre ne se règle pas avec de bons discours. Les Bourreaux n'ont pour unique but que de s'emparer de ce monde : croyez-vous qu'un simple armistice les empêchera de lancer leurs attaques ? Après tant d'années, nous avons de nouveau un roi et vous, vous voulez vous enterrez la tête dans le sable !
- Cette idée d'armistice a déjà été soulevée par d'autres cher collègue, le contra pour sa part Narrac. Si elle demeure emplie de bon sentiments, elle est inenvisageable. Jamais les Bourreaux ne feront la paix avec nous, roi ou non.
Le Comte eut un rire de mépris.
- Ha ça vous va bien, Narrac. Vous êtes un étranger. Qu'est-ce que les souffrances de nos peuples vous importent ? Après tout vous être là pour vendre des armes. Avoir un roi, oui, mais pour quoi? Si c'est pour continuer à faire souffrir notre peuple, alors non. Notre roi doit nous amener la paix, il doit être un symbole d'espoir, pas un nouvel objet de querelle.
Mais où donc a-t-il trouvé ce courage ? Pensa le jawa, plus amusé que contrarié.

- Si je ne connaissais pas les Bourreaux, j'aurais accepté l'idée d'une armistice sans hésiter, coupa Ney d'une voix calme. Hélas... Ce sont des assassins, et le retour d'un roi ne les incitera qu'à continuer.
- Je suis pas idiot, je sais qui ils sont. Mais ils sont aussi les nôtres. C'est une guerre civile, ce sont aussi nos frères, nos cousins, nos voisins. Ce sont des sujets de Mastaria. Le Roi ne doit pas gouverner pour sa faction, il doit tous nous gouverner, même les bourreaux. Même ceux qui les soutiennent.
- Nos frère, ces traîtres régicides ? Ces meurtriers ? cracha Rodada. Des paroles dignes d'un traitre.
- Que ce dug tienne sa langue, se hérissa l'autre. Je suis issu des familles noble de cette planète et j'en ai assez de voir ces morts. Qu'il se confronte au réel, au déchirement des familles. Je dois dire quoi à ma femme de chambre, que son fils mérite la mort parce qu'il a rejoint l'autre camp? C'est ça la réalité. Il y a des petites gens qui sont embrigadés dans ce conflit.
- Que sais tu de la mort ? Je mène nos armées aux fronts, vois mes soldats mourir pendant que tu te prélasse dans ton fauteuil !
- Et moi, je récupère les civils blessés dans les hôpitaux et je gère les familles! Gardez votre ton familier pour les tavernes.

Le visage du général vira au violet sombre et Narrac crû qu'il allait lui sauter à la gorge. Il glissa un regard en biais à Ney, qui semblait en pleine reflexion. Le conseil était censé se montrer uni : cette attitude les affaiblissaient tous.
- Je vous prie d'excuser notre collègue, Majesté, les coupa Narrac d'un ton contrit. La guerre civile est une horreure et nous voulons tous ici quelle se termine au plus tôt. Vous avez besoin de nous pour nos moyens et nos armées, tout comme nous avons besoin de vous pour nous mener et être notre symbole. Pour les habitants de Mastaria, les Ranol sont synonymes du temps béni de la prospérité et de la paix. Votre couronnement pourrait certes pousser les Bourreaux plus loin d'en leur folie, mais il pourrait redonner espoir au reste de la population, ceux qui ne savent plus vers qui se tourner, qui se battent pour survivre.
- Non.

Le jawa cligna des paupières.
- Non ? Bégaya le dug. Que voulez-vous...
Le silence se fit alors que le prince se levait.

- Je ne souhaite pas que cette guerre se finisse en bain de sang, pas plus que la famille royale n'a jamais voulu que les petites gens soient impliquées dans ce conflit, expliqua-t-il d'une voix Vous avez raison : mon rôle est de protéger tout le monde, et il m'est insupportable de voir des personnes mourir pour des luttes de pouvoir. Ainsi, pourquoi continuer cette guerre ? Frappons une bonne fois pour toutes chez les Bourreaux. Coupons la tête, et finissons-en.
Des hochements de tête vigoureux accueillirent ses paroles.
- Il se pourrait bien qu'il n'y ait pas qu'une tête cher Prince, avança le jawa tandis que Ney se rasseyait. De ce que nous savons, les généraux Bourreaux se livrent à une guerre des chefs pour le poste de président.
- Les Bourreaux ont surtout des sith qui les guident, trancha Varol. Très bien. Privé des fanatiques au sommet, le reste devrait être plus raisonnable. Mais je pense que c'est pas le moment d'organiser un couronnement. D'abord, la paix.

Un silence gêné et pesant tomba sur la tablée. Même le général Rodada baissa légèrement les yeux. La présence des sith avait beau n'être qu'un secret de polichinelle, le sujet était tabou.
- Mais nos espions sont formels, non ? minauda le jawa en reprenant la parole. Le sith est mort ?
- Vous m'étonnez, Narrac, commenta le comte en le dévisageant. Mes renseignement font état de la présence de deux siths, peut-être plus.
- Vos renseignements sont à revoir, rétorqua-t-il d'un geste négligent de la main. Jamais l'Empire n'enverrait deux sith pour une planète telle que Mastaria.

Non sans jeter un dernier coup d'oeil au conseiller, il se tourna vers le prince.
- Pour en revenir à ce couronnement, il pourrait pacifier la situation en mettant en avant une figure d'autorité. Une cérémonie organisée sur le territoire défenseur et retransmis sur l'holonet pourrait redonner de l'espoir à nos troupes et au Peuple.
- C'était mon intention première, concéda l'autre d'un ton prudent.
- Oui, bien sûr, soupira Varol en levant les bras au ciel. Une cérémonie coûteuse, avec des siths en présence. Vous vouliez organiser un massacre médiatique? Encore une fois, le peuple se fiche d'avoir une jolie cérémonie, il veut la paix, pas voir un déferlement de luxe à l'écran. Et encore moins leur roi se faire trancher en deux.
- Je suis sûr que notre ministre des Finances pourra nous dresser un pronostic des coûts liés à une éventuelle cérémonie, sourit le jawa en désignant Nilomu d'un geste de la main.
- Cela ne devrait pas poser problème votre Majesté, affirma ce dernier tandis que ses doigts jouaient dans sa barbichette.
- Je propose que nous remettions cette discussion à plus tard : un banquet aura lieu pour célébrer le retour de la dynastie des Ranols, conclut Narrac.

Le prince hocha la tête. A l'autre bout de la table, son cousin se leva d'un mouvement furieux.
- Mes sujets ont besoin de moi sur place. Je suis plus utile à leurs côtés qu'à festoyer tandis qu'ils prennent des bombes sur leur foyers. Bon retour parmi nous, mon cousin. Vous allez avoir fort à faire, ne prenez aucune décision sans l'avoir soupesée dix fois. Ne pas être un pion qu'on agite dans le vent. Si vous voulez être roi, il faudra unir le peuple et même ceux qui se sont égarés. Sachez que je vous soutiendrais, quoi qu'il arrive.
Les conseillers se lèvent et commencent à quitter la salle. Le jawa suivit le mouvement, non sans jeter un coup d'oeil derrière lui. Varol s'était rapproché du prince et semblait lui murmurer des choses à l'oreille. D'une subtilité !

Il vit également les membres de cette équipe se diriger eux aussi vers la sortie, et ralentit pour se retrouver à leur hauteur.
- C'est amusant, lâcha-t-il d'un ton enjoué, il semble que nous soyons du même côté à présent.
- Jusqu'à ce que vous nous trahissiez encore une fois, dit le Mastarien à la peau sombre en le dévisageant sévèrement.
- Je ne vous ai pas trahi. De ce que je sais, c'est votre amie qui a tué mon assistante. Vous avez bien fait de ne pas l'amener d'ailleurs.
- C'était plus prudent, elle vous aurait tué dès qu'on serait entré, commenta Anya.
A côté d'elle, le togruta eut un petit rire nerveux.
- J'ose espérer que notre prochaine rencontre sera plus chaleureuse, badina le jawa.
Oh, et elle le sera, pensa-t-il en songeant à l'assassin enfermée dans son dépôt d'armes en plein désert. Oh oui.
« Tout cul tendu mérite son dû »

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Messagepar Dark GaGa » Dim 12 Avr 2020 - 23:38   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

KANNO

Allume le sabre.

– J’ai mal compris, colonel. Est-ce que vous me donnez un ordre?
La jeune femme recule, l’air terrifié. Washas avait certainement dû dresser ses troupes à craindre les Sith. Le sabre donne le pouvoir.
– Jamais, Excellence. Vous venez d’arriver, je me contente de vous faire un rapport de la situation.
Kenasy caresse lentement le visage crispé de sa visiteuse du bout de son sabre, avant de le rengainer. Intimider, mais pas trop. Inutile de froisser une bonne volonté qui tentait de s’allier à elle pour se débarrasser de son nouveau maître Sith. Certainement une brute sadique… comme Washas.
- Bien. Sachez qu’un autre Sith n’est pas une menace. C’est au contraire un atout que vous devez employer en première ligne. Et s’il gêne, il y a plein de façons de s’en débarrasser. Ne me dérangez pas pour une broutille, colonel. Autre chose ?
La femme reprend des couleurs et allume son communicateur. Miri. La traitresse. Accompagnée des pervers de l’équipe et d’un homme blond, plutôt âgé, habillé d’une façon discrète.
– Le prince Ney Ranol, donné mort. Les Défenseurs viennent de gagner un certain atout et vont faire pression pour le faire monter sur le trône. Mais nous avons nous aussi deux atouts. Un autre prince existe, Valor. Il sévit parmi la pègre Hutt et il semble avoir beaucoup de ressources, de plus, il est très intéressé par le trône, lui aussi.
– Très bien.
– Je peux organiser une rencontre, si vous le souhaitez.
L’image de la Kiffar danse devant ses yeux, savourant sa victoire.
Elle t’a trahie. Elle t’a abandonnée. Venge-toi ! Brise-la !
– Faites.
- Parfait. Et nous avons encore une carte à jouer. Le comte Varol, un cousin. Un pacifiste. Il m’a contactée en vue d’un cessez-le-feu entre les deux camps. Bien manié, c’est un contact qui peut nous donner accès à Ney.
Deux princes pour elle toute seule. Elle salive, voilà des cibles bien plus intéressantes. Ils sont vieux, ils sont humains, mais Kanno se voit bien reine. Ce serait une belle fin pour une esclave. Elle sourit dans l’ombre de la capuche. C’est facile d’être un Sith. Il suffit de peu parler, de maintenir un niveau de menace latent et d’exploiter les faiblesses des autres.
Un rire éclate dans sa tête.
Tu crois vraiment ça? Qu’il suffit d’agiter un sabre?
Tais-toi.
Tu vaux rien, Kanno, tu es juste bonne à te vautrer dans un lit, esclave!

Elle jette un coussin contre le mur, mais le rire de Washas continue à la poursuivre.

*


Le sabre donne le pouvoir. Le sabre est fiable.
Tant qu’il était avec elle, tant qu’elle pouvait le sentir contre sa hanche, le serrer entre ses doigts, personne ne lui ferait du mal.
Kenasy. Le pouvoir.
Elle se regarde dans le miroir, elle a enfin pu s’offrir une tenue décente, pour une Sith. Une longue jupe fendue sur sa cuisse gainée de cuir et une armure légère appartenant à Washas retouchée à sa taille par les serviteurs. Elle ajuste sa capuche et admire ses yeux jaunes luisants.
Pas mal… ricane Washas. Si on a ce genre de fantasme.
Tais-toi! Tu es mort! Tu es rien! Je suis en train de détruire ton héritage!
Vraiment? J’ai plutôt l’impression qu’il se porte bien mon héritage.

Elle se fige, elle sent comme une main caresser son corps, un souffle sur sa nuque...
Assez!

– Vous avez vraiment besoin de ça, demande Paesev. Sauf votre respect, dame Kenasy, je suis pas sûre que votre hôte apprécie d’avoir deux HK à sa table.
Elle ne sait pas vraiment d’où ça vient, mais elle a un don pour se faire obéir des droïds de Washas. Les commandes viennent naturellement à son esprit. Du passé. Peut-être. Des jours heureux. Non, ne pas y penser. Et si le sabre est fort, mieux vaut s’adjoindre deux brutes mécaniques pour traîner avec des individus dangereux.
Elle serre le poing sur son sabre, la femme recule.
- Je suis là pour vous conseiller, Excellence. Le prince Valor est un peu... particulier.
- Laissez-moi en juger, colonel.

Une sorte d’hôtel de luxe, désert, baigné dans un lourd silence. Le lieu de rencontre est dans une zone neutre, épargnée par la guerre, un quartier huppé où de riches oisifs venaient dépenser leurs crédits. Des mercenaires armés montent discrètement la garde à l’entrée. Paesav murmure des ordres dans son communicateur pour disposer ses propres hommes en couverture. L’endroit est tapageur, clinquant, à la limite de la vulgarité.
Pas un bruit, à part celui de leurs pas sur le marbre. Personne à l’accueil. Elles avancent vers le salon, à l’entrée. Il est là. Le sosie du prince de Miri. Blond, négligemment vautré dans un canapé, un cocktail à la main. Le sosie de l’autre, Ney. Peut-être un peu plus fort et surtout richement vêtu.
Il se lève, n’accorde pas un regard au colonel et fonce sur Kanno, pour lui baiser la main.
- Si on m’avait dit que rencontrer un seigneur sith serait autant charmant… Comment puis-je vous appeler, très chère?
– Excellence, ça suffira, dit-elle d’un ton sec.
Un sourire carnassier défigure plus qu’il n’éclaire le visage de Valor.
– Merveilleux, appelez donc moi Altesse, en toute simplicité.
Elle saisit le verre qu’il lui tend, un cocktail exotique et sucré dont elle retient pas le nom.
Utilise le pouvoir. Même si ça fait longtemps qu’elle les réprime, elle sait encore comment libérer ses phéromones. Pleine puissance!
Paesav parle. Une revue militaire totalement soporifique. Kanno décroche vite et constate que leur hôte en a fait de même. Elle reconnait ce regard… le regard pervers et dégoutant des mâles avant qu’ils ne la…
Non! Kenasy n’a pas peur. Kenasy est forte. Kenasy sait jouer avec le désir des hommes. Je suis Kenasy! Kenasy!
La main de l’homme effleure son poignet alors qu’il la ressert.
– Bien, dites-moi comment vous allez m’aider à récupérer mon trône...

- Mon cher cousin, accordez-moi un bref instant en privé.
La voix d’un homme identifié comme étant la taupe, le comte Varol puis quelques grésillements.
- Je suis ravi de vous savoir en vie, mais je maintiens qu’il est trop tôt pour vous dévoiler. Les Bourreaux tiennent la moitié de la planète et ils ont reçu du renfort de l’Empire. Ils vont vous traquer et inutile de vous expliquer ce que ça signifie d’être traqué par un assassin sith. Vous êtes pas en sécurité ici.
Valor rit en entendant la voix prudente de l’autre interlocuteur.
- Toujours aussi lâche… il se mouille pas, Ney...
- Vous avez disparu trente ans, ils ne veulent pas de roi. Ils veulent une marionnette ou une carte à jouer contre nos adversaires. Ça fait trente ans que cette planète est en guerre civile. Je sais ce qu’ils vont vous demander. Un sacre, très vite. Ne vous y trompez pas, ils se fichent de l’intérêt du peuple, ce qui les interesse c’est le pouvoir, leur pouvoir… Et même certains ne veulent pas de paix. Ce jawa, ce Narrac, méfiez-vous de lui. C’est un marchand d’armes qui traine tout un tas de cadavres sous ses pas. Il va vous dire qu’il ne veut que la paix, que votre bien. C’est un étranger, ce qui arrive à nos sujets n’est pas sa préoccupation première. J’avoue, je suis en minorité. Mes positions pacifistes ne plaisent pas, pas plus que ma priorité qui est de nourrir et soigner les réfugiés, tout ceux qui subissent cette guerre fratricide.
– Varol est une chouineuse, crache Valor. Un mou. Depuis qu’il est petit, c’est pareil. À se prendre pour un chevalier servant des faibles. Ce crétin a perdu son temps à faire des études de médecine, il est très fier de ses hospices pour bouseux. Je m’étonne qu’il soit encore en vie.
- Ney, vous pouvez me joindre sur mon communicateur. J’ai des hommes à moi parmi les gardes. Si jamais vous êtes en danger, criez le mot de passe et ils vous extrairont. Je peux pas m’attarder trop longtemps. Je suis un homme de terrain, tout le temps que je perds dans des banquets et des palabres tue nos sujets. Songez-y. Ne soyez pas un roi de la guerre. Votre couronnement doit être une fin et un début, le début de la réconciliation et de la paix, pas d’un embrasement.
– Hi hi hi… pauvre petit cousin, il va se terrer comme un pisseux dans son bunker, laissant Ney dans les griffes des fauves. C’est splendide…
Paesav arrête l’enregistrement.
- La taupe ne sait pas qu’elle a un traceur, mais nous avons pu localiser leur repaire. Ainsi que la position des hôpitaux qui lui sont si chers.
- Oui… envoyez des hommes… Je veux qu’ils les tuent tous… sauf deux… je veux tuer Ney et Miri moi-même.
Kanno frissonne. Elle a déjà entendu ce rire fou, sadique…
- Il faudrait surtout récupérer l’artefact, suggère Paesav.
- Pas besoin. Ces idiots ont exhibé Ney. Tout le monde sait qu’il y a un prince Ranol sur Mastaria. Moi, ou lui… nous avons le même visage. Je pense que nous avons un accord, colonel.
- Parfait.
Valor se lève et serre la main de Paesav, avant de se tourner vers Kanno.
– Excellence, puis-je vous inviter à passer la soirée en ma compagnie? J’ai entendu beaucoup de choses sur les Sith et j’ai quelques divertissements qui pourront sûrement vous régaler. Non, colonel, vous avez un assaut à préparer.
La gueule du loup. Ou pas. La couronne. Reine. Reine Kenasy.
Elle serre son poing sur le cylindre rassurant et lui répond par un sourire.
- Je vois, fit le colonel. Excellence, une navette vous attendra dehors, à votre convenance. Prince Ranol, il me semble que vous avez des assassins bien rodés pour ce genre d’opération.
- Oui, oui… je vous les envoie. Faites moi un massacre, colonel.
Il s'en fiche. Il fixe Kanno, il lui offre son bras.
- Suivez-moi, Excellence. Vous pouvez laisser vos petits droïds ici, c’est moi qui suis en danger avec une sith, plus que vous avec moi.
- En effet, dit-elle en contenant sa peur.

Parfait. La Sith occupe le psychopathe…
Jimmak Paesav ouvre son datapad. Elle connaissait bien sûr la réputation du prince. Rien de mieux qu’une Sang Pur pour recadrer et contrôler un tel danger public. La forceuse allait lui lessiver le cerveau et en faire un joli toutou en moins de deux. Bonne pioche cette Kenasy. Plus souple et plus manipulable que Trykker. Washas avait certainement pas eu le temps de la former.
Elle prend la direction des assassins de Valor. Inutile de gâcher ses hommes dans l’assaut d’une fortresse sursécurisée en plein cœur du territoire ennemi. Elle disposerait quelques snipers au cas où. Mais c’était trop tôt à son goût. Il valait mieux laisser l’ennemi croire à leur avantage, faire tout le boulot pour restaurer la royauté. avant de leur substituer le prince. Et surtout, garder Valor comme carte secrète. Nul devait savoir qu’elle l’avait en main, ni Trykker, ni Ney, ni personne d’autre. Valor roi, nul doute qu’il dégoûterait les royalistes de la restauration. Ensuite, il serait facile de débarasser définitivement de cette dynastie et de prendre le pouvoir, avec l’accord du peuple cette fois-ci.

*


Le pouvoir. Ne plus être victime. Tenir une vie entre ses mains. L’ivresse du meurtre, comme dans le métro. Mais cette fois-ci, savourer les supplications. Pas de pitié. L’homme rit et l’encourage. Le sabre tranche. Rouge comme le sang. Rouge comme le pouvoir. Rouge comme sa peau. Ils rient ensemble. Ils jouissent de la souffrance qu’ils infligent.
Elle serre ses mains autour de son cou, il crie son nom. Kenasy. Toute cette nuit n’est qu’une folle cavalcade sanguinaire. Tuer pour ne pas être tuée. Tuer parce que c’est drôle. Rouge.
Le sabre restera éteint dans le lit.
Kanno est reine.
Kanno a son roi.
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Messagepar darkCedric » Ven 17 Avr 2020 - 14:18   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Narrac



Le banquet eut lieu deux heures plus tard. De somptueux verres en cristals et de riches assiettes finements décorées avaient été installées. Pour l'occasion, plusieurs chaises étaient venues s'ajouter à la table du conseil : bien qu'elle ne comptait d'ordinaire que treize membres, elle était assez grande pour en accueillir le double. Le jawa se trouva ainsi coincé entre la jeune arkanienne à sa gauche et cet aventurier loufoque de l'autre.
Les serviteurs ne tardèrent à faire irruption dans la pièce pour apporter des plats aux fumets riches. Ney fut servi en premier et se vit offrir un morceau de choix, puis vinrent les conseillers. Enfin, le prince frappa du bout de sa fourchette contre son verre, et le repas put commencer.

Narrac commença à découper sa viande d'un mouvement minitieux et en avala un premier morceau, tout en jetant un coup d'oeil à sa voisine. Autour de lui, certains conseillers se levaient pour porter des toasts au retour du roi. Tandis que les convives s'attaquaient à la nourriture, la discussion reprit. Il fut question un moment du front : les Défenseurs s'étaient emparés de trois nouveaux gisements de Glastinum et ils semblaient en bonne voie pour chasser les Bourreaux du vieux Paraken. Puis, la conversation bascula sur le sacre.

Un lieu symbolique et appartenant aux Défenseurs serait l'idéal. Il fallait que la cérémonie soit assez luxueuse pour rappeler au Peuple le temps béni de l'oppulence attaché à la dynastie, et assez simple pour ne pas le froisser et montrer que son roi était proche d'eux. Toutefois, à mesure que les plats et les boissons se succédaient, l'ambiance se fit moins cérémonieuse et la salle bruissa bientôt du bruit de plusieurs conversations. Narrac s'y prêtait avec finesse, tout en portant une oreille discrète du côté du bout de table.

Ney se montrait un invité remarquable, écoutant avec attention les propos de chacun et y répondant avec courtoisie et une pointe d'affection. Cet homme là était fait pour la diplomatie. Mais l'arène politique s'apparentait parfois à une jungle mortelle, où grouillait les pires des bêtes. Le prince serait-il assez retors pour y survivre ? Il va avoir besoin d'un bon conseiller, songea le jawa en se gardant de sourire.
- J'ai rencontré votre père, racontait Rodada. Je n'étais que colonel dans les forces de sécurité et officiant dans le Yelk à l'époque...
La kiffar se penchait parfois vers le roi pour lui murmurer à l'oreille. Elle est bien la plus dangereuse d'entre eux. Il allait devoir l'éliminer en priorité. Tant que le prince resterait entourée de sa petite équipe, il serait difficile pour le jawa de l'utiliser. A présent, il avait les contacts de la prénommée Lenya bien en main: dès que celle-ci ferait appel à l'un d'entre eux, il serait mis au courant. Il lui suffirait alors de les lancer sur une fausse piste qui les mèneraient droit dans un piège. Les cueillir serait alors un jeu d'enfant.

– J'ai également connu votre père, Majesté, lui confia Harasi. En tant que gouverneur du sud de Paraken, je venais souvent retrouver le roi pour m'entretenir avec lui.
– Je me souviens, répondit Ney avec un sourire. Vous vous promeniez avec lui dans les jardins, et moi et mon frère ne trouvions rien de mieux que de courir derrière vous en nous cachant dans les hautes plantes.
– Je suis...flatté que ça majesté s'en souvienne.
– Quand cette partie de la ville est tombé, vous êtes resté fidèle à mon père. Cette loyauté, je ne l'oublie pas, conseiller.
Le sourire de Harasi s'effaça et Narrac vit son visage exprimait une expression qu'il ne lui avait jamais vu. Pour la première fois, il faisait réellement son age. Sans un mot, il courba le buste et se rassit.
Il m'a fallut neuf mois pour en faire un allié, songea-t-il amèrement. Et voilà qu'il le retourne avec quelques mots et de vagues souvenirs.

Les plâts furent emportés alors que déserts et boissons arrivaient. Narrac aperçut l'une de ses propres bouteilles, un vin doux d'Alderaan, que les serviteurs se firent un plaisir de faire partager à tous les conseillers. Le prince eut un petit geste de la main pour signifier qu'il ne désirait pas boire, pris dans une discussion avec ce Faahiéo, lequel ne fit même pas attention à la boisson. Les autres membres de cette équipe refusèrent poliment, mais le jenet sortit brutalement de son état somnolent pour tendre sa coupe, comme un assoiffé. Narrac laissa le majordome le servir tout en tendant l'oreille.

- Cette situation est à la fois triste et absurbe, commentait l'humain à voix basse. Toute cette destruction et ce sang versé pour des conflits idéologiques. Une population divisée, qui a été manipulée par des individus cupides et avides de pouvoir. Une guerre civile qui dure depuis si longtemps que je mettrais ma main à couper que certains ont oublié pour quoi ils se battaient. C'est déprimant Avec tout le respect que je vous dois Seigneur Ney, j'espère que vous effacerez cette dualité idéologique.
- Je vois, vous êtes sur la même ligne que mon cousin, sourit le prince. J'entends bien mettre un terme à cette guerre.
- Mettre la fin à un conflit et une chose. Y mettre fin sur le long terme en est une autre.
- J'en suis conscient. Avez-vous un conseil à me donner ?
L'autre sembla réfléchir un instant.
- Il faudrait que les citoyens de Mastaria ne soient plus influencé par les factions. Que quand une personne veut faire une action, qu'elle ne soit pas limitée ou encouragée par la philosophie des Bourreaux ou celle des Défenseurs. Bref le principe de le libre arbitre. J'en suis conscient que le libre arbitre total n'est qu'utopie, mais s'en rapprocher le plus possible peut donner de belles choses. Il n'y aurait plus de soucis sur l'honneur, la famille, les ordres et j'en passe. Mais ça je présume que votre cousin l'a déjà dit. Il faudrait éduquer la population de manière à ce qu'elle pense par elle-même.

Tant d'idioties, songea Narrac en se détournant un instant. A sa gauche, l'arkanienne jouait avec son verre sans avoir touché au vin. Manifestement, la conversation qu'il lui avait arrangé avec son oncle l'avait troublée. Etait-elle reconnaissante au jawa d'avoir pris en charge ses soins ? Peu importe. Je garderai un œil sur elle.
- Ça me parait très théorique. Comment comptez-vous faire ? Reprit Ney, obligeant le jawa à s'intéresser de nouveau à leur conversation.
- Je vais être honnête, je suis un pessimiste. On ne peut pas changer un adulte âgé de plusieurs décennies ou siècles. Ca ne marchera pas avec votre peuple faisant partie de la vie active. Cela doit se faire dès l'enfance. A l'école. Avec des cours ayant pour objectif de développer l'esprit critique. Le cerveau d'un enfant est une éponge, il absorbe et intègre tout ce qu'il écoute et voit. C'est un terreaux fertile pour toute sorte de manipulateur et maître de l'endoctrinement. J'ai vécu quelques années sur Alderaan et il y a ce genre de leçons apprises de l'école à l'université. Même des contes de fées locaux abordent ce thème. Cela manque cruellement sur ma planète natale Laïze et encore plus sur la votre. Résultat c'est un des mondes les plus prospère. Cela fait des siècles qu'ils n'ont pas eu de conflit. Avec un esprit critique, l'enfant devenant ensuite adulte aurait bien moins de chance de se faire embrigadé dans des groupes idéologiques.
- J'entends bien. Mais là, j'ai une situation de guerre civile. Vous voulez que je rafle les enfants des deux camps dans les rues pour leur apprendre l'esprit critique ?
- Bien sûr que non. Je ne fais que de parler de l'après. Si on ne pense pas à l'après les actions du présents peuvent se retrouver vaines. Quand la guerre sera finie, les écoles rouvrirons et d'autres seront construites. Sachant qu'avant le conflit, tout le monde y allait, cela se fera comme cela. Les enfants sont l'avenir comme on le dit si bien dans tant de monde.
- Là dessus, je suis d'accord avec vous, concéda Ney d'un ton bienveillant. Mais ma priorité est de recouvrer le trône et de mettre fin à ce conflit.
- Ne vous inquiétez pas, nous aurons tous le temps de nous atteler à ce sujet une fois la guerre terminée, intervint Narrac en se penchant vers lui.
L'humain lui jeta un regard interloqué.
- Nous verrons...
- Peut-être voudrez-vous restez des nôtres pour superviser ce projet, monsieur... ?
- Nark Tain, dit Faahiéo Oighnu.
Doux imbécile. Pas de doutes, tu viens bien d'Alderaan.
- J'en suis honoré mais je pense que quelqu'un connaissant très bien la culture et la population mastarienne sera plus compétent que moi.
- Vous devez avoir raison. Le comte Varol sera peut-être intéressé par l'idée.
- Possible...
- Portons un toast. Que tous nos projets se réalisent, fit le jawa en portant la coupe à ses lèvres.

Il recracha le vin aussi sec.
– Qu'est-ce que... ? s'exclama sa voisine.
Il l'entendit lâcher sa coupe et se tourna vers elle. Son visage n'était qu'à quelques centimètres de celui du jawa et ses yeux aveugles le dévisageaient d'un ton pressant.
- Ce goût, s'entendit répondre Narrac, c'est du...

Mais déjà, la main griffu de Xysh repoussait l'arkanienne. Autour de lui, la tablée avait plongé dans le chaos. Rodada se griffait la gorge, le visage blanchâtre. Hidésa crachait du sang noire. Harasi avait renversé sa chaise dans sa panique et gisait à présent au sol. Nilomu envoya valser la moitié des plats en s'effondrant sur la table. Tous les conseillers sans exception se tordaient, crachaient, suffoquaient. Même le jenet, membre de l'équipe, était plié en deux tout en crachant ses tripes. Le vin - son vin - était empoisonné. Il en avait reconnu le goût.
– Gardes ! Gardes ! S'époumonait une voix.
La voix du prince. Il avait bondi de sa chaise et regardait la scène avec horreur.

Les portes s'ouvrirent à la volée et des soldats entrèrent dans la pièce. Une poignée de gens en armures vinrent s'agglutiné autour de l'héritier Ranol, les autres couraient en direction des conseillers. Aucun ne semblaient savoir quoi faire devant le massacre qui semblait se dérouler devant leurs yeux.
Ils sont morts, songea-t-il en les voyant agonir. Ce n'était pas censé arriver. Qui a pu faire ça ? Son regard se tourna vers Ney et son équipe.
- Majesté, j'ignore ce qu'il s'est passé...
– C'était votre vin, l'accusa le mastarien à la peau sombre.
– Fi, on ne sait pas... commença l'arkanienne qui se tenait à présent à côté de lui.
– Il faut être le dernier des imbéciles pour empoisonner sa propre bouteille, contra le jawa en levant les mains. Ces gens étaient mes alliés, je n'avais aucune raison...

Les gens en armure autour de Ney braquaient déjà leurs armes sur lui. Des hommes du Comte Varol. Le même Comte qui s'était éclipsé avant le banquet.
Ses propres gardes s'interposèrent, leur capitaine ish tibi en tête. La fusillade semblait inévitable. Et tout ces soldats sans affiliations qui grouillaient...
Je vais mourir maintenant ? Piégé par un imbécile heureux s'occupant d'hôpitaux ? Tout ces plans, toutes ces machinations, pour être tué par une vermine qui ne mérite même pas que je m'attarde dessus ? Il serra les poings. Il ne voyait pas comment cela pourrait être pire.

– Il Y A UNE BOMBE ! S'écria le professeur Anto. ÉLOIGNEZ-VOUS DE LA TABLE ! ELOIGNEZ VOUS !
Il pointait du doigt son compagnon jenet, lequel étaient tombés au sol, la tête dans les mains et la bouche pleine de sang.
- UKEL ! Tenta de le retenir la chasseuse de primes alors que le togruta se ruait vers son camarade à terre.
L'empoisonnement sembla alors reléguer au second plan. Le salle plongea dans la panique tandis que les gardes refluaient vers la sortie dans un bruit de chaises renversés et de corps piétinés.
Narrac sentit la main de Xysh le saisir. Il se vit soulever du sol tandis que le kaleesh se jetait de côté pour le protéger.
– ÇA VA SAUTER !
« Tout cul tendu mérite son dû »

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Messagepar Super-Bern » Dim 26 Avr 2020 - 18:32   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Fi Kchabec

Le Garage Kchabec n’avait jamais paru moins réconfortant qu’en ce moment pour son propriétaire. L’endroit qui se voulait être une source d’entraide en temps de guerre civile était maintenant rempli d’une atmosphère lourde. L’air semblait peser sur le dos de chaque membre de l’équipe, ou ce qui en restait, chacun dans un coin de la pièce, les yeux baissés, n’osant pas briser le silence qui régnait déjà depuis de longues minutes. Adossé à la porte de l’arrière-boutique, Fi revoyait en boucle la scène qui avait interrompu la tentative d’alliance avec le Conseil des Défenseurs. Il voyait la moitié des personnes attablées se mettre à cracher du sang avant de s’effondrer. Il voyait Ukel se lever d’un bond et crier à la bombe. Il le voyait se jeter sur Sorvairs pour l’éloigner de la table. Puis il voyait le Jenet se changer en boule de feu, projetant tout le monde autour quelques mètres en arrière. Ces images lui donnaient des haut-le-cœur qu’il arrivait difficilement à réprimer.

Les survivants qui ne s’étaient pas effondrés étaient ceux qui n’avaient pas bu le vin offert par le serviteur de Narrac. Le futur roi et le Laïzien étaient côte à côte, accotés sur l’atelier principal. Faahiëo se tenait les mains sur le comptoir et Ney avait croisé les bras, les deux avaient été trop occupés à débattre pour avoir eu le temps de boire et c’est ce qui leur avait sauvé la vie. De l’autre côté de la pièce, les deux femmes du petit groupe n’avaient pas pris une goutte de vin par méfiance ou bien par distraction. Lenya surplombait Anya qui s’était assise sur une chaise. Cette dernière avait été soufflée par l’explosion directement sur le mur derrière elle. L’impact l’avait blessée à la tête et avait endommagé son implant visuel, la Kiffar s’était alors affairée à soigner la plaie et avait réparé l’implant, les autres n’ayant que des blessures et des brûlures superficielles qui allaient guérir avec le temps. Quant au Togruta et au Mastarien, comme à leur habitude, ils avaient refusé de boire la boisson proposée. S’ils avaient pu sortir vivants de la foudre du Jawa, c’était grâce à la garde personnelle du Comte Varol qui, face à un Narrac surpris et affaibli, les avaient escortés jusqu’à la sortie.

Fi se demandait comment Ukel avait fait pour savoir que leur compagnon allait exploser. Est-ce qu’il l’a senti grâce à la Force? Le Mastarien avait eu le doute comme quoi il avait le même don que Nas et Cardan, mais il n’avait jamais trouvé le bon moment pour lui en parler. Est-ce qu’il savait que Sorvairs avait une bombe sur lui? Dans lui? Pourquoi il l’aurait su, il ne le découvrirait jamais. Il ne restait plus rien d’eux et Miri manquait toujours à l’appel. Ses pensées dérivèrent sur l’humaine. La dernière fois qu’il l’avait vue, il la surveillait de la place Ranol pendant le couronnement, mais l’avait rapidement perdu dans la foule. Elle n’avait jamais rejoint l’équipe par la suite et était injoignable. Fi décida que leur nouvelle priorité était donc de la retrouver en espérant qu’il ne lui était rien arrivé. Il en avait assez de parlementer, il fallait agir.

- On doit retrouver Miri, dit-il enfin alors que l’ambiance de malaise l’énervait.

Les regards se tournèrent vers lui. Sur sa chaise, l’Arkanienne gardait toujours son air stoïque malgré son état. Derrière elle, Lenya avait les larmes aux yeux, mais elle conservait son sang-froid. Fi se dit qu’elle devait se sentir coupable pour tout ce qui était arrivé. Après tout, elle avait suivi Valor dans cette quête de paix et rien ne s’était passé comme prévu. Quant aux deux autres humains, Ney fronçait les sourcils tandis que Faahiëo le regardait plus avec compassion. Ils ne connaissaient pas autant l’équipe que les autres, mais ils avaient visiblement été affectés par ce qui venait d’arriver.

- Une idée d’où elle pourrait être? demanda-t-il en l’air.

- Peut-être que… les Bourreaux l’ont trouvée… avança timidement Faahiëo.

- Je parie que c’est ce Sev, poursuivit Ney avec conviction. Je connais sa réputation d’assassin et le Comte m’a prévenu de ne pas lui faire confiance.

- Je ne serais pas surprise, renchérit Lenya en ravalant un sanglot. Il nous a proposé cette alliance que parce qu’elle lui serait bénéfique.

- Ou alors ce sont les Mankas Déchiqueteurs, proposa Anya. Ils nous en veulent peut-être encore.

- Qui sont-ils? questionna le prince, ignorant ce nom.

- Un clan de mercenaires indépendant, lui répondit Lenya. Ils occupent les souterrains de la planète et font toute sorte de trafic. On a libéré un Général Défenseur qu’ils voulaient revendre aux Bourreaux.

- C’est ce qui devait nous garantir le premier armistice, ajouta Fi. C’est une possibilité.

- Il faut commencer par savoir si elle est toujours sur Mastaria, continua la Kiffar qui semblait reprendre confiance en elle. J’ai quelques contacts dans la Bordure qui pourraient nous informer.

- Moi aussi, dit le Laïzien en sortant son comlink de sa poche.

- Parfait, enchaîna le Mastarien. Je vais aussi passer un holo-appels ou deux pour savoir si quelqu’un pourrait l’avoir vue sur la planète.

- Quant à moi, dit le prince, je vais faire venir l’équipe d’Aanks’ol. Ils doivent être arrivés depuis le temps.

- Une dernière chose, conclut Fi. Demandez d’ouvrir l’œil pour Eora Leevi. Elle devrait se reconnaître. Narrac connaît ce pseudo, mais ça éveillera moins vite ses soupçons. Du moins, je l’espère…

Fi s’isola dans l’arrière-boutique et vit du coin de l’œil Lenya faire de même dans la salle de bain.

***

La demi-heure qui suivit avait paru durer une éternité. Des messages avaient été laissés par Fi, Faahiëo et Lenya. Celle-ci avait dit avoir également contacté Samumbo, croyant qu’il pourrait leur donner son point de vue sur l’état des Défenseurs. Les chasseurs de primes et lui étaient en route, donc en les attendant, Fi et Faahiëo étaient sortis s’approvisionner de nourriture et de vêtements neufs. Leur anonymat et leur connaissance du marchandage faisaient d’eux le choix le plus adéquat pour aller à la place du marché. Et puis l’air frais faisait du bien au Mastarien. En regardant autour, il voyait les différents marchands qui continuaient leurs affaires malgré la guerre. Les quartiers aux alentours du marché et du garage étaient assez calmes dans la situation actuelle vu qu’ils étaient assez reculés dans le territoire Défenseur, ce qui donnait la chance aux habitants de vivre relativement loin des conflits. Il y avait peut-être moins de choix parmi les kiosques que quand il était jeune, mais le retour du prince semblait leur avoir redonné un second souffle pour continuer à faire tourner la roue économique. Quant à Fi, revenir sur sa planète natale avec un Ranol lui avait aussi donné un moment d’espoir, mais le banquet chez les Défenseurs avait rapidement annulé ce sentiment. Il avait toujours douté de la réussite de la mission, toutefois Lenya était tellement déterminée qu’il ne voulait pas démoraliser les autres plus qu’ils ne l’étaient déjà.

Le chemin du retour fut assez monotone, ni le Mastarien ni le Laïzien n’osait entamer une conversation. En arrivant près de son garage, Fi reconnut deux des chasseurs de primes qui surveillaient les alentours, l’un caché dans un angle d’un toit adjacent et l’autre jouant les sans-abris dans une ruelle. Les quatre hommes se dévisagèrent une seconde, mais aucun n’engagea quoi que ce soit. À l’intérieur, ils retrouvèrent le Dug et le Gand. Ce dernier foudroya les deux arrivants du regard, car ils avaient essayé de s’entretuer auparavant et, ironiquement, ils étaient maintenant du même côté.

- Alors vous l’avez trouvé? s’exclama joyeusement Samumbo qui venait de se lever de sa chaise. L’artefact, vous l’avez? J’peux l’voir?

Fi ignora la demande. Il n’était pas question qu’il prête l’artefact à quelqu’un qu’il ne connaissait pas assez pour lui faire confiance, même à un Dug mastarien.

- On pensait que vous pourriez nous mettre à jour sur les troupes des Défenseurs, se contenta de répliquer l’intéressé.

- Ah ouais, mais avec plaisir! Y a eu beaucoup de changement depuis not’ dernière rencontre, mes amis…

Tout le monde écouta attentivement le Dug qui avait commencé à se lancer dans un récapitulatif des événements. Étrangement, ils étaient similaires aux dires de Narrac. Celui-ci disait donc la vérité, du moins une légère partie, celle qui le montrait comme un héros. Puis il termina avec une information qui éveilla l’attention de Fi.

- Y a des rumeurs qui parcourent les rues d’puis quequ’ jours, dit-il. Y aurait une p’tite dame, jeune et belle, qui s’promènerait dans les rues. Certains disent que ça s’rait une Twi’lek, d’autres une Togruta. Bref, y en a qui disent qu’elle aurait un sabre laser, comme vot’ ami au bras métallique, ’voyez? Y disent l’avoir vue sortir une lame bleue, d’autres disent verte. Les versions sont pas toutes pareilles, j’vous l’accorde, mais j’ai r’marqué que personne disait une lame rouge. P’t-être ben qu’ça pourrait être une Jedi?

- Où ces rumeurs disent-elles l’avoir vue? demanda Lenya.

- Oh, j’saurais pas vous dire, ma p’tite dame… Tout l’monde dit l’avoir vue partout : Sur l’territoire Défenseur, l’territoire Bourreau, les ruines, la place du marché, même dans l’désert du Nord! Mais j’pense qu’y en a qui veulent juste faire parler d’eux, si vous voulez mon avis.

- S’il y a une Jedi sur Mastaria, il faut la trouver, proclama la Kiffar qui avait bel et bien repris du poil de la bête. Elle pourra nous aider contre les Bourreaux et pour retrouver Mademoiselle Kosvar.

- Je dois vous prévenir, intervint soudain le chef des chasseurs de primes, on ne pourra pas la confronter directement. Si elle est un tant soit peu intelligente, elle se méfiera de tout le monde. Se frotter à une Jedi serait du suicide et mettrait notre couverture en danger.

- Il a raison, c’est trop dangereux, seconda la chasseuse de primes du groupe. Il faudrait plutôt l’attirer jusqu’à nous.

- Très bien, dit Fi. Vous vous occuperez de la localiser et de la surveiller. De notre côté, on va continuer à chercher Miri.

Le Gand chercha l’approbation de son employeur qui fit un rapide mouvement affirmatif de la tête. Persuadé, il tendit sa main gantée au Mastarien qui la lui serra brièvement à la manière d’une entente professionnelle. Fi regarda tour à tour Samumbo et Aanks’ol, soulagé d’avoir trouvé de nouveaux alliés potentiels.

- Bienvenue dans l’équipe.
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Messagepar Dark GaGa » Lun 04 Mai 2020 - 16:29   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

KANNO - encore dans le métro...

Allume, coupe, éteint. Dix.
Voir le corps tomber. Rire. Se faufiler discrètement. Encore. Les Sith ont raison, il n’y a rien de plus amusant que de répandre la mort au hasard. Son corps bouge de lui-même comme un fauve avide. Et en face, de l’autre côté du quai, elle admire l’autre félin évoluer derrière ses victimes, dague en main, trancher silencieusement le fil de la vie et poser nonchalamment la proie sur le banc, comme si elle s’assoupissait.
Repérer, attirer, sabrer, compter. Onze. Le sabre donne le pouvoir, le sabre fait la différence entre la proie et la vie.
Encore.
Douze.


***

La main caresse sa peau, des mollets jusqu’à l’épaule. Les lèvres brûlent sa nuque. Elle sait combien elle est belle, combien cette beauté couplée aux phéromones la rend désirable. Et elle n’a pas peur. Pour la première fois, depuis longtemps, depuis toujours, crie sa mémoire fragmentée, elle reprend le contrôle de son corps. Elle ne se sent plus objet qu’on force et qu’on range après usage. Pour une fois, le jeu de la séduction a été amusant, excitant, au-delà de tout ce qu’elle espérait. Peut-être était-ce ça, la fameuse passion des Sith que prônait Washas.
Non pas lui. Ne pas y penser.
Les yeux jaunes brillent dans l’ombre...
Esclave tu es, esclave tu restes. Je pourrais même pas dire pute, car une pute se fait payer, toi, tu es gratuite... comme un vieux sac qui traîne sur un tas d’ordures.
Tais toi.
Elle sent la haine qui gonfle et elle se sent coincée. Comment ose-t-il l’humilier devant son roi ?
Tu es mort.
Tu n’as aucun pouvoir sur moi, esclave... ni sur lui...


***

24 à 17.
Valor n’a aucun doute sur le fait que la Sith flatte son ego en le laissant gagner. Il sent les muscles athlétiques rouler sous ses doigts, conscient de serrer contre lui une arme vivante capable de le détruire d’un mouvement de pensée. Et quelque part, c’est ce qui lui plaît.
D’ordinaire, il méprise les ruses féminines visant à le réduire en esclave docile de ses sens. Un prince héritier est toujours une proie idéale pour des arrivistes attirées par sa couronne. C’est une leçon qu’il a apprise très tôt, tout comme il a appris à fermer son cœur et retenir ses émotions, qu’il ne libère une fois la manipulatrice en cage, toute à lui. À lui de rire face à la terreur dans leurs yeux, leurs supplications vaines. Il s’amuse à leur laisser croire qu’il peut être apitoyé ou séduit par leurs mimiques désespérées, pour mieux jouir de leur capitulation lorsqu’elles comprennent que le couteau ne s’arrêtera pas. Personne ne le contrôle.

Pourtant, il ne ressent pas cette colère auprès de Kenasy. Peut-être parce qu’elle est plus dangereuse que lui, ou parce que Mastaria est bien trop petite pour un Sith. Ceux-là sont pires que lui, leur ambition ne se limite pas à une planète dévastée. Il sait qu’elle se sert de lui, qu’il est probablement qu’un pion dans un jeu galactique, mais il s’en fout. Du moment qu’il a sa couronne et qu’il peut jouer quelques instants avec ce superbe corps qu’elle lui concède avec une passion conforme à leur légende.

Kenasy, il le lui avouera pas mais il est séduit. Il a trouvé une compagne qui pense comme lui, qui peut comprendre ce qu’il ressent et ce qui l’amuse.
Tsis kraujas. Rituel des sith de sang pur…
Par défi, il lui a demandé quel était l’amusement favori des siens. Et elle lui a parlé de son maître et de ce jeu qui occupe les sangs purs, les soirs de grande lune. Hélas, le Conseil Noir a trouvé que ce rituel barbare n’avait plus lieu d’être dans un empire moderne. La décadence du sang humain... Valor est d’accord avec elle. C’est le privilège des forts que de jouer avec la vie des faibles. C’est le privilège des rois.
Il a entendu parler de cet attentat chez les Défenseurs. Difficile de savoir si cet idiot de Ney est en vie. Le plus simple serait de s’en occuper soi-même, d’aller en personne trancher la gorge à ce parasite utérin... avec la Sith à ses côtés. Non. Ne pas trop lui réclamer. Ne pas trop lui devoir. pactiser avec les impériaux a toujours un prix. Trop élevé.
Il lève les yeux et croise le regard furieux de Kenasy.
Oups...
Ils lisent dans les pensées. Vite penser à autre chose...

***

Tais-toi.
Elle croise le regard gêné de Valor. Non. Cette saloperie de Washas ne lui gâchera pas son histoire avec le roi. Aussitôt, elle déploie son arsenal chimique et se fait câline.
Esclave de lit, toujours... T’es bonne qu’à ça, ricane Washas.
Kanno se force à l’ignorer. Ne lui laisser aucune prise. Le fantôme finira par en avoir assez.
Je suis Kenasy. Je suis Kenasy... je suis reine !
Elle s’accroche à son roi, elle ne peut plus le laisser partir. Il est son chirurgien de l’horreur, il ravive son âme morte. Avec lui, elle se sent vivante.
Reine.

***

Ouf. Je suis passé pas loin, se dit Valor.
Dorénavant, il évitera de penser trop fort lorsqu’il est avec elle. On ne joue pas au con avec une grenade dégoupillée. Non, celle-là, il va la choyer. Trop dangereux de la contrarier.

***

Raté. Décidément ce Trykker est un boulet.
Jimmak Paesav ne peut s’empêcher d’être en colère contre le seigneur sith qui a raté sa cible. Certes, il a décimé le conseil ennemi, mais laissé fuir le prince. Il faut agir vite. Et sans Trykker. Peut-être rapidement proclamer Valor.
– Colonel, on a un problème.
Elle prend la communication. Des images de caméra de sécurité. Le métro. Elle reconnaît la station Place Ranol. En plein cœur du territoire ennemi.
– C’est en train de se répandre comme un tsunami dans les médias. On parle de quarante ou cinquante morts.
Son œil aguerri repère une femme en combinaison noire, le visage caché sous une cape. Un sabre-laser rouge. Et un homme, lui aussi en combinaison qui se déplace comme un tigre. Des morts, des morts partout.
– Ils étaient au moins quatre, déclare un témoin. Je les ai vus.
– Des sabres lasers rouges, partout ! Je les ai vus. Il y avait au moins trois hommes, très laids à la peau rouge.
– J’ai vu un Sith manger une femme, déclara un autre. Ce sont des monstres.
Elle sentit sa poitrine se détendre. Heureusement qu’il y avait rien de pire que des témoins qui n’avaient rien vu et qui faisaient les malins devant les caméras.
– Heureusement, nous avons intercepté ça, fit l’officier des Bourreaux.
Elle regarde.
Un couple en train de s’enlacer contre un mur à la lueur d’un sabre laser. Kénasy et Valor, visages découverts, parfaitement reconnaissables, en train de se dévorer le museau, avant d’éclater la caméra.
Décidément, il y a rien à tirer des Sith.
Psychopathes. Gros psychopathes...
Et soudain, elle a une idée.
– Vous êtes sûr que c’est la seule copie ?
- Oui, colonel. Ça fera un mort de plus dans le décompte, mais on en est sûrs.
– Parfait. Je crois qu’on tient quelque chose. La prochaine une. Quelle tristesse que le prince Ney soit un psychopathe, alliés aux Siths en plus.
Maintenant, il fallait maintenir Valor et ses pratiques dégueux en cage, le temps que l’opinion se déchaîne sur son frère. Quelle chance d’avoir des jumeaux monozygotes. Et une fois que le peuple aurait crucifié Ney, il suffirait de faire paraître le vrai psychopathe comme un héros. Ou pas. Ou simplement, proclamer la république des Bourreaux.
Quant à Trykker et son alliance avec les Sith, tant pis pour lui. Ils avaient qu’à être moins cons et plus efficaces. Comme Washas. Lui au moins, était compétent. Quelle tristesse...
– Arrosez tous les médias avec ce que je vous envoie. Je veux que le prince psychopathe soit à la une.

***

Revue de presse


Le prince du sang ! Mais c’est le sang du peuple qu’on répand.

Après avoir exécuté la moitié du Conseil des Défendeurs, le prince psychopathe Ney se déchaîne dans le métro.

Ney et les Siths sont dans le métro – 42 morts.

L’Horreur ! Un prince psychopathe sème le chaos !


Le comte Varol referme, horrifié, le datapad. Ce visage... il y avait aucun doute, c’était bien celui de Ney, ce n’était pas un faux, ou un acteur. L’image était tronquée, mais la couleur de la peau de la femme était sans équivoque, comme son sabre. Une Sith.
Il avait préssenti qu’il y avait quelque chose de crade qui se préparait. Ney s’était dévoilé trop tôt. Tout le conseil mort, sauf ce foutu jawa. Et là, cette campagne atroce contre son cousin.

Il était évident que l’homme n’était pas Ney, mais le peuple ne ferait aucune différence. Comment pouvait-il ? L'homme avec la Sith était le même qui s'était proclamé prince Ney. C’était un désastre.

- Tous les journaux répètent en boucle cette information, monsieur. Et les Bourreaux en profitent pour vomir sur la dynastie Ranol. C’est une catastrophe médiatique.

Non, ils ne pouvaient pas perdre comme ça. Pas maintenant. Pas après tous ces sacrifices. Il attrapa son communicateur et laissa un message à son cousin.
- Mon cher cousin, le piège se referme. Si vous devez fuir, rejoignez-moi là où nous jouions l’été. Je vous exfiltrerai.
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Messagepar Xiaomii » Ven 08 Mai 2020 - 15:02   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Kira Nesu


Un véritable massacre, ils y sont tous passés apparemment…

L’explosion n’était pas passé inaperçue, on parlait plus que de ça : les membres du conseil des Défenseurs décimés, du poison, une bombe, les rumeurs les plus folles courraient d’ores et déjà. Le comte Varol et le prince Ney auraient survécu. Les rues désertes de la veille avaient laissé place à un fourmillement continu de va et vient, certains semblaient fuir les lieux, d’autre s’étaient rués vers les magasins de premières nécessité faire des provisions. Ici et là, la foule s’était attroupée autour des bureaux de presse et kiosques, rares commerces prospères en ces temps.

Cet attentat, Kira l’avait senti à travers la force : les hurlements insoutenables, la douleur atroce et la mort, l’effroi et le dégoût avait saisi la jeune femme à ce moment là. Puis, l’hécatombe : « Il Y A UNE BOMBE !…ÇA VA SAUTER !» de façon inconsciente cela fit sursauter la Jedi interpellant les clients de la taverne. Cet incident avait coupé court aux investigations, peut importe, elle avait un nom désormais un dénommé Xysh, on ne savait un trop ce que c’était, il serait toujours au coté du marchant d’armes. Une choses était sûr, il ne valait mieux pas se frotter à lui. En bref, une personne tout à fait Chamante.
Un sourire sarcastique s’esquissa chez la togruta, il lui avait suffi de lire dans les pensées des personnes présentes. La simple évocation des armes avait fait bondir leurs esprits, bien sûr, l’effet de la boissons et des épices avait grandement facilité la collecte des informations. Même les esprits endurcis devenait des plus malléables grâce à ces substances, il ne suffisait plus qu’a lire comme dans un livre ouvert.


Le prince du sang ! Mais c’est le sang du peuple qu’on répand!

Une estrade de fortune où on diffusait les dernières nouvelles avait été assemblée sur la place du marché. Le brouhaha incessant de la foule abasourdie résonnait péniblement, on hurlait de rage à la mort du prince, le traître qui aurait rejoint les Bourreaux. Les plus sceptiques se contentaient se baisser la tête. La Togruta resta perplexe, N’était-ce donc pas le sauveur acclamé par les Mastariens quelques temps auparavant? Décidée d’en savoir d’avantage, Kira s’approcha du rassemblement.
soudain les yeux de la jeune femme s’écarquillèrent : un sabre laser à la lame rouge, la lame d’un Sith.

Ney et les Sith dans le métro- 42 morts

Une onde de choc traversa son esprit, elle sentit ses membres se crisper. Whashas Kodank est mort pourtant. Serait-ce donc le nouveau Sith ou plutôt la nouvelle Sith? Fermant ses yeux un instant la Jedi finit par se ressaisir. Non, quelque chose ne tourne pas rond, je doit quitter cette ville. Le réseau d’arme attendra, il y a plus important à faire et seule je suis impuissante. Se frayant un chemin dans la direction opposé, une sensation de malaise piqua Kira au vif, elle fronça les sourcils tout en continuant de s’éloigner. Mais cette sensation demeura, à présent elle en était certaine : on la suivait.
Les pas de la jeune femme s’accélèrent. Bientôt elle discerne leurs nombres. Qui sont ils ?
Souhaitant en avoir le coeur net, elle décide de les confronter au détour d’une ruelle.
S’arrêtant net, Kira se retourne et dégaine un blaser :

- Je vous ai vu, sortez de là!
Un Gand sort de l’angle de la ruelle, l’air calme
- On veut juste parler, fillette.
- C'est pas mon cas.
- Hé là ma belle, nous emballons pas. Commence par lâcher ton joujou, qu'on puisse discuter comme des gens bien élevés.
un bruit de Jetpack brise le calme des lieux, une mandalorienne se pose sur un toit au-dessus de la togruta. Ses deux blasters sont pointés sur sa cible.

- Pour une simple discussion, on a besoin d'une mandalorienne ?

La guerrière émet un rire haché derrière son casque :
- tu devrais te sentir honorée.

Des Chasseurs de prime,Il non pas l’air de me vouloir du mal. Je suis curieuse de savoir ce qu’il veulent. Kira fini par baisser son arme : - très bien, parlons de façon civilisé.
- Bien, tu deviens raisonnable.

La mandalorienne regagne ses blasters. Le Gand s'approche d'elle et lui fait signe.
- Suis nous. Mon employeur veut te toucher un mot. Il se pourrait que vous ayez des intérêts en commun.

- Si vous y tenez.
- Ha parfait, en route gamine ! La mandalorienne lui donne une fessée tout en ricanant, faisant sursauter la Togruta qui se met aussitôt en garde.
- Du calme mesdames, nous avons du chemin à faire.


***



Le lendemain, les deux chasseurs de prime et la jeune femme se tenaient devant la devanture d’un commerce. Le Garage Kchabec, drôle d’endroit, enfin c’est mieux qu’un vieil hangar, ça me laisse plus de manoeuvre. Deux hommes attentaient dans l’arrière boutique.
La mandalorienne s’exclama avec entrain:
- On vous ramène de la compagnie !

L’un deux portant un grand manteau usé lui répondit avec le sourire :
- Je vois que vous avez été rapide et efficace !

Ne pouvant s’empêcher d’examiner la salle, Kira jeta de façon plutôt enfantine : -Pas très chic comme endroit, un peu déçue.
Le second d’âge moyen semblait connaître les lieux au vue de son attitude plus posé.
- Bienvenue. Vous êtes en sécurité ici. Je suis Fi, voici Faaehiëo, Aanks'ol et Zeyyna. Et vous?

L’occasion parfaite de savoir à qui avons nous à faire. Prenant un air sûr d'elle, la Togruta répondit:
-... Xysh

Fi et Faahiëo restèrent de marbre devant ce qui leur paraissait comme une blague de mauvais goût.
- Drôle de nom pour une créature si distinguée, ricana la mandalorienne.
La jeune femme laisse paraître un sourire :
- Non je blague, Kira
- Oh, mais c'est que tu es taquine en plus...

Afin de détendre l’ambiance la jeune Togruta tend la main avec bienveillance pour saluer Fi,
celui-ci lui serre la main.

- Vous avez fait équipe avec Cardan non ?
Tous parurent étonnés,
- Cardan Eslo? En effet, mais il a disparu il y a un moment maintenant.
- Oui, je suis au courant. Il me semblait que vous etiez plusieurs, où sont les autres ?

Faahiëo regarde Fi avec un regard dubitatif: elle se moque de nous?  
- Occupés.
Fi fronça les sourcils :
- C'est pour Cardan que vous êtes venue sur Mastaria?
La Togruta commença à se balader nonchalamment dans la pièce, laissant son sabre visible sous sa bure tout en examinant les lieux :
- Peut être. Dommage, j'aurais bien aimé questionné le prince Ney
Le laïzien répond avec méfiance :
- Vous lui voulez quoi au prince Ney ?

Surprenant les deux équipiers Kira dégaina sa lame au niveau des gorges de Fi et Faahiëo :
- Ça, c'est vous qui allez me le dire.

La mandalorienne bondit, dégainant ses blasters a son tour et ouvre le feu.
La Jedi esquive avec facilité.

Surpris Faahiëo s’exclame :
- Vous êtes de quel Ordre ?

- Dites à vos chasseurs de posez leurs armes.

Fahiëo fait signe aux chasseurs de prime de poser leurs armes. Fi avait dégainé son blaster de sa jambe et le pointait en contre-plongée sur Kira. La mandalorienne lâche quelques jurons dans sa langue natale mais rengaine ses armes.

La Jedi sourit et range sa lame :
-beaux réflexes
Faahiëo arbore un regard inquiet :
- Est-ce que je me risque à dire que vous êtes une Jedi ?
- Je fais si peur que ça ?

Le mastarien serra les dents.
- On veut juste discuter. Son regard tourne sévèrement vers la Mandalorienne.
-Me lance pas ton regard de gros dur, toi. C'est elle qu’à sortie son arme en premier.

Il ne lui répondit pas.
Ayant reprit un respiration normal, Le laïzien essaya de désamorcer la situation.
-Maintenant que nous avons fait les présentations je vous propose qu'on discute comme des individus civilisés.
- Je veux savoir : que fait le prince Ney avec les Sith.

Fi répliqua aussi tôt :
- Ce n'est pas lui.

-En théorie il n'a rien à voir avec eux. Vous êtes sûr que vous vous trompez pas de personne chère Jedi ?
La jeune femme tend devant elle un un hologramme de la revue de presse :
-Et ça ?
Fi s'empare de la revue.
- Je peux vous expliquer.

Elle soupire :
-un complot j’imagine?
Faahiëo se gratte la tête :
- C'est une longue histoire.

Cette réponse ne satisfait pas la Jedi.
- j'ai besoin de savoir ce qui se passe.

Zeyya se laisse aller contre le mur, jambes croisées.
- Si vous voulez qu'on vous dise ce qu'on sait, il va falloir nous dire le peu que vous avez entendu.

Kira eut un sourire fière :
- J'en sais assez pour déstabiliser un de vos ennemis.
-Les ennemis, c'est pas ce qui nous manque. Vous parlez duquel ?
-Eh bien… Vous n’avez pas l'air de vous entendre avec le marchant d'arme non ?

la Togruta rit:
- Sérieusement, vous en avez tant que ça ? C'est affligeant
- Un beau paquet, ouais. Disons qu'on aime vivre dangereusement, sourit la mandalorienne.

Fi s’adressa agacé à Zeyyna :
- C'est bon, on a compris. Puis il se retourna vers Kira. C'est pour ça qu'on a besoin d'alliés comme vous.
Zeyyna lève les yeux au ciel à travers son casque.

Kira reprit:
- Marché conclu ?

Fi regarde Faahiëo, puis retourne sur Kira.
- Marché conclu.
Faahiëo sourit puis sortit son comlink
- Permettez ?
Kira acquiesça.
- Lenya ? Tu-sais-qui a été retrouvée. Nous sommes dans le garage. Je pense que vous devriez nous rejoindre.
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Messagepar Graf Organa » Dim 07 Juin 2020 - 16:17   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Faahiëo Oighnu

Lenya informa le laïzien qu’elle allait revenir avec Anya. En attendant l’arrivée des deux femmes, Faahiëo et Fi expliquèrent à Kira la situation. Cette dernière semblait impressionnée qu’un groupe aussi hétéroclite, constitué d’une écrasante majorité d’étrangers se soucièrent de cette planète perdue. Elle devait probablement imaginer que seul les Jedi étaient capables de telles « prouesses ». Faahiëo Oignu et Fi Kchabec avaient l’impression de déceler une forme de curiosité qu’elle s’efforçait de cacher derrière un air hautain. Le laïzien se reconnut dans ce trait de caractère. Bien que n’appréciant la doctrine Jedi (et les doctrines tout cours), il rêvait, en son for intérieur de visiter le Temple de Coruscant.
Au bout d’une demi-heure, Lenya était enfin revenue, escortée par Anya Opsoo. Faahiëo se diregea vers son amie kiffar.
- Merci d'avoir fait vite. Vous avez trouvé des pistes sur Miri ?
Kira jetta un regard curieux sur la jeune femme.
-Vous êtes de l'équipe ?
- Kira Nesu, laissez-moi vous présenter Lenya et Anya. Elles sont avec nous.
Anya croisa les bras sur sa poitrine et dévisage la togruta Jedi. Ses yeux aveuglent s'attardèrent particulièrement sur son sabre-laser.
- Je ne savais pas que les jedi s'intéressaient aussi à Mastaria. Que faites-vous ici ? Exprima-t-elle d’un ton sec.
- Je suis une alliée.
L'arkanienne émet un reniflement dédaigneux.
- Et je suis supposée vous croire ?
Kira fixa Anya du regard. Elle tentait de la lire à travers la Force. Faaheïo savait interpréter ce regard. La togruta se méfiait plus d’elle que de nous. Un silence, qui sembla durer une éternité s’abattit. Ce fut Fi qui osa briser le silence.
- Kira était ici pour trouver Cardan.
La mandalorienne Zeyyna, qui était restée au fond de la pièce, assise sur une caisse, se tourna vers Anya et lui exprima d’un ton acide.
- Elle a un beau p'tit cul, ça ne suffit pas ?
- Les mandaloriens, toujours dans la finesse. Répondit Kira, comme si elle racontait une évidence.
La mandalorienne se contenta de croiser les jambes suite à la réponse de Kira.
Faaheïo en eut déjà assez. Zeyyna avait déjà été agaçante quand elle avait ramené la Jedi. A ces yeux ils avaient perdus suffisamment de temps. Il n’avait pas envie que la conversation s’éternise.
- Mesdames laissez vos différends et vos principes de côté je vous prie. Nous n’avons pas de temps à perdre.
- Ce n'est pas le moment. La conflit mastarien fait toujours rage, le conseil a été éliminé, les Sith sont toujours dans l'équation, l'ascension du Prince est plus que compromise et Miri est toujours introuvable.
- Miri ? S’interrogea Kira.
- La jeune femme qui a disparu pendant le discours du Prince Ney
- Oh, celle que vous cherchez.
- Nous nous sommes permis de raconter les derniers événements. S’adressa-t-il à Lenya.
Est-ce une... ?
- Une Jedi ? Sourira-t-elle.
- Oui…
Face à la menace Sith elle est notre seule chance. Précisa Faahiëo.
- L'ordre Jedi peut nous soutenir. Cependant, il ne faut pas déclencher de conflit supplémentaire.
Anya était exacerbée par ces propos.
Alors c'est donc ça qu'on fait maintenant ? Prendre part à une guerre entre forceux ?
- Ce n’est pas ce que j’ai dit.
La togruta croisa les bras, agacée
- Si nous voulons gagner, il faut être de nouveau crédible aux yeux du peuple.
Sur ces mots, les quatre protagonistes furent surpris. Lenya, Fi et Faahiëo restèrent bouche bée. Anya quand à elle était au bord de l’explosion.
- C'est quoi votre problème Jedi ?
Fi, prit une inspiration et déclara avec un ton presque pédagogique.
- Tout aide est bonne à prendre. Si on se concentrait sur notre objectif ?
Anya se contenta d'ignorer Kira. Elle alla s'accouder près de Zeyyna, qui pour sa part suit le spectacle avec délectation.
- Elle est encore plus mignonne quand elle se met en colère.
Kira ignora la remarque de la mandalorienne.
- Bien, quel le plan maintenant ?

Lenya se mis au centre de la pièce.
- Nous avons peut-être une piste. Une femme semblant correspondre à Miri aurait été aperçu récemment
- D'où tu sais ça ?
- Je vais y venir Faahiëo. Mes contacts ont intercepté une communication entre Narrac et ses hommes de mains. Ils ont pu en extraire les coordonnées.
Profitant que la kiffar exposa la situation, Kira Puisa dans la force pour examiner Anya. Elle détecta que l'évocation de Narrac l'a marqué. Toutefois, la Jedi préféra ne rien dire.
Anya eu l’impression de sentir quelque chose, comme un frisson le long de sa nuque, et se retourna brusquement la tête vers la Jedi. La togruta fit mine de ne rien remarquer. Les autres n’ont rien remarqué. Lenya était en train d’exposer son plan pour libérer Miri.
- Le reste du groupe est parti en repérage et...
- Qui s'occupe de la sécurité du Prince ? Lui coupa Zeyyna.
Son confrère hocha la tête en signe d’approbation.
- Une mandalorienne et son acolyte devraient faire l'affaire
- Pas question que je quitte notre amie Jedi d'une semelle.
- Ca me fait plaisir, mais je ne pense pas que le prince accordera sa confiance envers une parfaite inconnue. De plus, je dois informer les Jedi de la situation. Répondit la forceuse avec philosophie.
- Maîtresse Kira, vous joindriez-vous à nous pour nous aider à rétablir la paix dans cette planète ?
- C'est le rôle des Jedi non ?
- Il parait… compléta Faahiëo.
- Et chère dame Anya, la grande différence avec les Sith…
Anya lui coupa net la parole.
- N'oubliez pas d'aller leur dire sur Coruscant, je crois qu'ils ne sont pas au courant.
Lenya ignora la remarque de l’arkanienne et sortit une holocarte.
- Très bien. Selon les coordonnées fournies, Miri se trouverait dans les quartiers historiques, dans les rues commerçantes.
Kira prit la parole.
- Je propose que nous nous séparons, on sera plus efficace.
Zeyyna réagit à cela. Elle était déterminée à suivre la Jedi coûte que coûte.
- Je viens avec vous.
- J'aurais été déçue sinon.
Fi mit sa main sur l’épaule du Mastérien.
- Je vais aller avec les deux femmes.
- Très bien, je pars avec Lenya et Anya.
- Vous pouvez nous faire confiance, on va surveiller vos arrières ma jolie ! Ricanna Zeyyna en passant un bras autour de l'épaule de la Jedi.
- Fais gaffe à tes mains mandalorienne, un accident de sabre laser est si vite arrivé.
Les deux femmes se dirigèrent vers la sortie. Accompagnée par Fi.
- Oh, mais c'est qu'elle est farouche, notre petite togruta !
- Vous devez être la première mandalorienne que je rencontre qui ne tente pas de me tuer.
- Je ne suis pas une mandalorienne conventionnelle.

Les groupes s’étaient séparés. L’humain, la kiffar et l’arkanienne traversèrent les rues de la ville en silence depuis une trentaine de minutes au milieu d’une population taciturne et méfiante. Faahiëo avait l’impression que certains les dévisageaient. Ils étaient dans les quartiers historiques et se rapprochèrent du nord de la boutique où serait séquestrée Miri. La Jedi, le mastarien et la mandalorienne étaient à une vingtaine de mètres à l’ouest. Faahëio savait que le reste de l’équipe était divisé en deux autres groupes positionnaient à l’est et au sud. Les rues villes mastériennes étant parallèles et perpendiculaires entre elles, ils encerclaient la boutique, empêchant toute fuite. Les lieux étaient peuplés d’une quinzaine de civils abordant les mêmes expressions de ceux rencontrés sur le chemin. Faahëio, Lenya et Anya étaient derrière l’angle d’un bâtiment. Le laïzien examina les passants.
- J'ai un mauvais pressentiment.
- On avait compris Faahëio ! Bon c'est dans cette direction Lenya ?
Lenya hocha de la tête.
- Vous allez bien Anya, vous n'avez pas décroché un mot ?
- Ça va, ne vous inquiétez pas Faahëio…
- Je ne porte pas spécialement les Jedi dans mon coeur non plus mais sans elle nous n'aurions aucun chance.
- Parce que vous croyez toujours que nous avons une chance ?
- Qu'est-ce que j'en sais. Au point où en est on n'est pas l'abri d'un retournement.
- Vous êtes un éternel optimiste… exprima Anya avec un sourire arborant une profonde tristesse.
- Je dirais plutôt réaliste…
- Si nous voulons toujours avoir une chance, il ne faut pas baisser les bras. Avançons un peu plus pour définir les lieux. Exclama Lenya.
Anya se tut et suis la jeune femme. Le groupe n’était plus qu’à une intersection. Soudainement, à l’angle d’une rue adjacente surgit un imposant kaleesh. Il s’agissait de Xysh le garde du corps de Na’rrac’sev. Il était armé d’un fusil blaster. Les trois comparses stoppèrent net leur avancée. Anya, qui était derrière Lenya qui ouvrait la marche, la contourne et se retourne devant les deux amis d’un air triste mais satisfait.
- Je suis désolée…
- Qu'est-ce que ? Disait Faahëio en chargeant discrètement son anneau électrique.
Anya dégaina son blaster et le pointa sur Lenya et Faahëio.
- Faîtes attention Xysh, il a un anneau paralysant.
Faahëio fonça sur le kaleesh pour tenter de l'électrocuter. L’imposant reptilien le balaya d’un coup de bras. En réponse, Lenya dégaina elle aussi son blaster et tira sur Xysh qui esquiva les tirs et l’empoigna à la gorge. Autour, les passants présents et croisés précédemment ont à présent leurs blasters braqués sur le groupe.
- Qu'est-ce que vous faites ici ? Toussa Lenya.
Faahëio fut cerné par trois individus, l’obligeant de se rendre en mettant ses mains en évidence.
- Ma chère Lenya, c'est vous qu'ils veulent.
- Anya pourquoi vous vous retournez contre nous ? Hurla l’humain laïzien.
- Ils tiennent mon oncle depuis notre voyage sur Cato Neimoidia.
- Oh non… C’est reparti ! Ca être pire que sur Skako Minor.
Lenya désespérée essaya de s’exprimer malgré les doigts de Xysh qui lui serrèrent le cou.
- Anya, je t'ai promis que nous allions trouver un moyen de le sauver et je te le réitère. Tu ne dois pas leur faire confiance.
- Je ne vous ai jamais fait confiance Lenya. Vous deviez me donner assez d'argent pour soigner mon oncle, non ?
- Pourquoi il a fallu que tu travailles encore pour ce salaud Lenya ? Voilà où ça nous a encore mené. Faahëio semblait être au bord des larmes.
- Oui, c'est vrai... On trouvera un moyen... On a Ney, je suis certaine qu'il... il pourra... enfin… Exprima Lenya en tentant de mettre de l’assurance dans sa voix. En vain.
- Économisez votre salive. Narrac a déjà pris en charge les soins à ses frais. Je ne vous dois plus rien.
Le garde du corps du jawa lâcha Lenya qui fut poussée contre le mur par des hommes de mains. Le kaleesh sortit son blaster et le pointa sur le front d’un Faahëio paralysé par la peur. Ce n’était pas la première fois que Lenya avait eut des problèmes sur Mastaria. C’était avec le Soleil Noir qui l’avait capturée parce que son ex-employeur l’avait envoyé enquêter sur les agissements de cette organisation. Son groupe avait été massacré par cette mafia falleen et elle avait été séquestrée et torturés par ces barbares. Encore aujourd’hui le laïzien ignorait comment il avait réussi à la libérer sans se faire tuer. Mais une chose est sûre. Il perdit une part de son humanité. Voir Lenya se faire emmener lui rappela cette horrible expérience. Sentant sa dernière heure arriver il déclara à son amie de toujours :
- Ca a été un honneur de voyager avec toi Lenya.
Malgré la situation désespérée, la jeune femme réussi à esquisser un sourire sur son visage meurtrie/
- Tout l'honneur était pour moi. Je suis sincèrement désolée, mon ami…
Tandis que Lenya se faisait emmener dans un speeder, Anya se dirigea vers le kaleesh.
- Relâche-le, Xysh. Il n'est pas dangereux, celui-là.
Il hésita un instant, avant de baisser son arme et de tourner les talons. Anya s'attarda un peu pour fixer Faahëio qui n’avait pas bouger d’un pouce. Ce dernier la regarda avec colère et surprise
- Je te l'ai dit Faahëio : tu es un éternel optimiste.
L’homme sentit une pointe de tristesse dans son intonation. L’arkanienne suit le kaleesh et disparaît dans la pénombre.
Faahëio resta immobile pendant de longues minutes. Son corps et son visage étaient comme figés dans le temps pendant un moment. Puis son corps trembla et des larmes coulèrent sur son visage.



Le sauvetage de Lenya du Soleil provient d'un drabble d'une centaine de mots : challenges-fan-fictions-f123/novembre-2018-l-oserez-vous-t19566-150.html?sk=a#p1191561
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Messagepar darkCedric » Mer 30 Sep 2020 - 14:22   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

L'empoisonnement avait laissé de grandes séquelles sur le dug. Il était passé tout proche de la mort, le laissant amaigri et alité. Sa peau violacée pendait à présent sur ces membres grêles et sa figure affichait plus que jamais une mine fatiguée. Narrac le regarda avec une expression de sollicitude tandis qu'il tentait vainement de se redresser contre son oreiller, avant de finalement se laisser retomber sur le dos.
– Alors, il ne reste plus que nous, murmura-t-il d'une voix enraillée.
– J'en ai bien peur, lui avoua le jawa d'une voix peinée. Vous, moi et Varol.
Le dug poussa un grognement qui le fit se plier de douleur.
– Vous l'avez retrouvé ?
– Nos hommes sont sur le coup. D'après eux, il se terre dans un ancien bunker datant du début du conflit.
– Nous aurions nous douter de ce qu'il préparait. Un pacifiste parlant de trêve avec les Bourreaux ne pouvait être qu'un traître...
Narrac hocha la tête. Cet imbécile heureux avait réussi à le prendre de court en empoisonnant le conseil des Défenseurs, le plaçant dans une position difficile à tenir. Sa disparition juste avant le banquet, puis l'apparition de ses gardes personnels pour protéger son cousin Ney sonnaient déjà comme une confession. Il ne m'échappera pas éternellement. Peu importe où il se cache, je finirai par le trouver. J'ai toutes les ressources des Défenseurs à mon service. Pour le moment, du moins.
– Quels sont les nouvelles du front ? lâcha le dug dans un souffle.
– Les Bourreaux se tiennent tranquille pour le moment, mais deux de nos provinces orientales ont fait sécession.
– Hum... Qui avez-vous nommé pour me remplacer à la tête de l'armée ?
– Feth Kruth.
– C'est un bon choix, acquiesça le dug. Il saura bien mener nos troupes.
Et surtout, il n'est pas du genre à remettre en question les ordres venant d'en haut, songea Narrac. Mais ça, le dug n'avait pas besoin de le savoir.
– Vous serez ravi d'apprendre que les armes que je vous avais promises sont finalement arrivées. Notamment une dizaine de chars de dernière génération, signés Sienar.
– Bien, acquiesça le général.
Narrac laissa volontairement le silence durer quelques secondes, avant de reprendre d'un ton adouci.
– Est-ce qu'on vous a raconté pour le prince Ney ?
– Oui, fit Rodada d'une voix sombre. Est-ce que la source est sûr ?
– Totalement. Toute la planète doit maintenant savoir que le prétendant au trône se livre à des meurtres contre sa propre population.
La nouvelle avait été colportée par la presse sur la plupart des places, avec à l'appui une photo montrant le prince héritier accompagné d'une sith. La population - qui hier encore acclamait Ney - réclamait à présent la mort du traître. Narrac ne pouvait qu'admirer l'ingéniosité de ceux qui avaient fourni cette photo : c'était un coup de génie. Néanmoins, ce que ces personnes ne savaient pas, c'est qu'elles avaient fourni au jawa de précieuse information.
Premièrement, il avait rencontré Ney et avait pu assisté avant cela à ses manigances : il n'était pas le genre à se livrer à des meurtres de sang froid - et encore moins dans un endroit public ! Ce n'était donc pas lui sur cette image, mais un autre lui ressemblant trait pour trait. Hors Narrac avait étudié l'histoire d'avant-guerre de Mastaria : si ce visage n'appartenait pas à Ney, alors il ne pouvait s'agir que d'une personne.
Deuxièmement, il avait reconnu la « sith » présente sur l'image. Manifestement, la zeltronne avait fait du chemin depuis son casino sur Cato Neimoidia.
Le jawa voyait de nouvelles possibilités s'ouvrirent à lui.
Quant à Ney et l'équipe qui l'accompagnait, ils se se cachaient à présent dans le garage du dénommé Fi, d'après ce que lui avait révélé Mlle Opsoo puis confirmé la kiffar sous la torture. Peu importe. Les chances de Ney s'étaient envolés, et l'équipe avait été décimée. Ils ne représentaient plus un danger pour ce qu'il avait à l'esprit.
– Etant donné qu'il a été exfiltré d'ici par les gardes de Varol, nous pouvons supposer qu'ils avaient prévu cet attentat de concert.
– Un psychopathe, souffla le dug. La lignée des Ranols est donc tombée si bas ?
– Je doute qu'ils puissent jamais remonter sur le trône à présent, asséna Narrac. Quand nous aurons gagné la guerre, il faudra que le conseil prenne le pouvoir et instaure une République.
- Oui, oui, évidemment...
Narrac remarqua que le vieux général en avait les larmes aux yeux. Il s'était battu pendant une bonne partie de sa vie pour remettre un Ranol sur le trône. Et voilà qu'il voyait cet objectif se briser par l'action du fils de son défunt roi. Narrac en ressentit une pointe de compassion à son égard.
– Reposez-vous, général, l'encouragea le jawa en posant une main sur son épaule. Nous avons besoin de vous revoir en pleine forme pour vaincre les Bourreaux.
Le dug hocha la tête, une expression digne sur le visage. Narrac l'entendit tomber de fatigue lorsqu'il tourna les talons pour sortir de l'infirmerie.
Le chef de sa garde l'attendait à l'extérieur.
– Monseigneur, votre interlocuteur est prêt à vous entendre.


***


De retour de ses appartements, il remarqua la lueur écarlate émanant de l'holo-projecteur. D'un geste, il l'actionna. Une silhouette en trois-dimensions apparut : l'homme avait un physique fort, la mâchoire dévorée par une barbe et des cheveux fillasses que Narrac devina blond. Sa tunique tapait à l’œil par sa richesse. Tout le contraire de celle de Ney.
Il y eut un mouvement dans un coin de la pièce, que Xysh fit cesser d'un coup de pied.
– Roi Valor, nous nous rencontrons enfin ! Le salua le jawa.
L'homme baissa les yeux vers lui.
– Vous êtes le jawa... Narrac c'est ça ? J'ai entendu parler de vous : on m'a dit que vous étiez fourbe et traître et que vous traîniez un tas de cadavre impressionnant pour un être de votre taille.
– Inutile de me flatter.
L'humain sourit, dévoilant ses dents. Il a un regard d'assassin, remarqua Narrac. Parfait.
– Je pensais que vous étiez mort avec le reste des Treize.
– Manifestement, vos informations n'étaient pas exacts. Mais parlons plutôt affaire : j'ai quelque chose que vous désirez ardemment.
– Ah oui ? fit Valor d'un ton méprisant. Quoi donc ?
Narrac fit un geste derrière lui. Xysh s'avança, traînant la prisonnière par les cheveux. Cette dernière tentait vainement d'échapper à son étreinte, malgré le peu de force qu'il lui restait. Le kaleesh la laissa tomber à genou juste devant l'hologramme.
– Lenya ? s'écria l'humain en écarquillant les yeux.
La kiffar garda la tête baissée. Le jawa vit qu'elle s'agrippait les épaules pour éviter de trembler. Des larmes coulaient le long de son visage ensanglanté.
– Cette kiffar m'a avoué qu'elle était votre ancienne assistante, dit Narrac en la désignant de la main. J'ai évité de trop l’abîmer, au cas où vous voudriez la reprendre. C'est un véritable puits de connaissance.
Narrac vit à son regard que Valor avait comprit le sous-entendu. Sans doute se demandait-il déjà quelles informations sensibles Lenya avait pu lui révéler sur son compte.
– Que voulez-vous en échange ?
– Je voudrais uniquement que vous mettiez en contacte avec votre... complice sith, pour que nous puissions discuter d'une alliance visant à vous mettre sur le trône. Je vous livrerai la kiffar juste après.
Le sourire du prince flamboya.
– Marché conclu.
Son regard était toujours fixé sur la kiffar lorsque la communication prit fin. Narrac se frotta les mains d'un air satisfait. Lenya leva enfin les yeux, pour tourner vers lui un regard suppliant.
– Je vous en prie Narrac, sanglota-t-elle. Valor est un meurtrier et un psychopathe : vous ne pouvez pas lui faire confiance !
Elle ouvrit la bouche dans un cri muet lorsque Xysh lui fit pencher la tête, dévoilant sa nuque.
– Je sais ce que je fais, mademoiselle, rétorqua Narrac en s'emparant d'un pistolet à seringue. Et je crains que votre sort dans cette partie ne soit déjà réglé.
« Tout cul tendu mérite son dû »

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Messagepar Dark GaGa » Jeu 01 Oct 2020 - 11:14   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

KANNO

Roi Valor.
Et Lenya en cadeau de bienvenue. Décidément, songea le prince en caressant la peau rouge sous ses doigts, son retour était un chemin de délices.
– Ce foutu jawa...
La voix agacée du colonel Paesav le sortit de sa rêverie.
– Cette saloperie de vendeur d’armes. Il bouffe à tous les râteliers. Il doit sentir le vent tourner, à moins que ce soit un piège… ce qui m’étonnerait pas venant du personnage.
Valor plissa les yeux. Le sous-entendu n’était pas tombé à côté de son oreille. Le flatteur avait certainement arraché tout ce qu’il pouvait à Lenya. Et Lenya en connaissait trop sur lui. Il jeta un regard inquiet à sa compagne. Lady Kenasy n’avait pas bronché mais qui pouvait dire ce qui se passait dans l’esprit d’une Sith ?
– Un conseil, colonel ?
– Tuez le jawa.
– Je m’attendais à quelque chose plus raffiné de votre part, colonel.
– Donnez un point de rendez-vous le plus éloigné de notre cache. J’enverrai des spécialistes s’occuper de la prisonnière. Ensuite, voyons voir ce qu’il veut. Quelque chose cloche. Personne n’est au courant de la présence de lady Kenasy et encore moins de la vôtre. Et il a su vous trouver et faire le lien.
– Des traîtres ?
– Pas forcément. Vous n’avez pas été très discrets dans le métro. Si tout le monde croit que c’est Ney, peu de gens imaginent que ça peut être vous. À moins de savoir où Ney était à ce moment là. Le jawa travaille pour Ney.
– Alors tuez-le !
– C’est prévu, mais il serait bon de le laisser nous mener à Ney.
- Vous avez carte blanche, colonel.
Lenya, puis tuer Ney, et bientôt la couronne... La roue tournait enfin, l'histoire allait désormais dans son sens. Roi Valor.

*


Ne rien dire. Laisser parler les autres. Le silence est une armure. Le sabre est son pouvoir. Kanno reste stoïque sur son trône. Combien de temps faudra-t-il donner le change ? Bientôt Valor l’épousera. Enivré par les phéromones, il le lui a promis. Il sera roi et Kanno sera sa reine et leur vie ne sera plus qu’une longue orgie.
Lenya. Elle a senti la force des émotions bouillonner dans le corps de Valor. Qui peut donc être cette petite traînée qui fait battre si fort le cœur de son roi ?
Personne n’a le droit de lui voler son roi.
Il la regarde. Elle ne dit rien. Une dame Sith est au-dessus des crises de jalousies puériles. Une dame Sith ne perd pas son temps avec des rivales. Une dame Sith tue.
Elle sent ses doigts sur sa peau, il recherche son attention. Les phéromones font de lui un drogué qui réclame sa dose de passion. Mais Kanno sait que la chimie ne vaut rien face à la force de véritables sentiments, comme pour cette Lenya. Il est difficile à ce stade de savoir si Valor aime Kanno ou s’il est juste accro à ses charmes.
- Tu n’as rien dit, ma reine, es-tu d’accord ?
- Si j’étais en désaccord, je le ferai savoir, répondit-elle d’un ton sec.
Valor sourit et lui caresse la joue.
– Tu es parfaite, j’aime les femmes qui se taisent… parce qu’elles savent ce qu’elles veulent, se rattrape-t-il brusquement.
Alors Kanno se tait.
Esclave, tu n’as aucune personnalité !
T’es mort, tais-toi !


*


- C’est bien ce que je pensais, savoura Paesav. Un émetteur de localisation. Emmenez-le dans l’enceinte désaffectée et remontez le signal. Nous avons l’émetteur, il sera facile de retrouver le petit malin au bout qui espère le localiser. On va préparer un comité d’accueil au jawa. S’il envoie des hommes et il le fera, on saura s’en occuper. Assurez-vous que l’émetteur émette assez longtemps pour le hacker.
Elle se tourna vers la Kiffar.
- Nettoyez ça, faites lui prendre une douche et offrez-la au prince. Quelque chose me dit qu’il attend impatiemment ce cadeau.
Et certainement que ça le désolidarisera de la Sith. Le colonel n’était pas dupe. Valor éprouvait des sentiments, certes de haine, très puissants pour la prisonnière. Et la haine obsessionnelle cachait toujours autre chose. Valor était un fou, mais un fou prévisible. Beaucoup plus contrôlable une fois arraché aux griffes de la Sith.

*


Kanno ne dit toujours rien. Il y a de la passion dans cette rage, dans chaque coup minutieusement porté. À chaque fois que Valor se déchaîne sur la prisonnière, c’est comme s’il lui faisait l’amour, c’est comme s’il donnait un coup au cœur de Kanno.
Valor aime Lenya.
Tais-toi.
Valor aime Lenya.

Alors elle se déchaîne à son tour, espérant à chaque fois que la Kiffar cède à l'appel de la mort. Mais la Kiffar persiste à vouloir vivre. Son corps n’est qu’une plaie, elle a cessé de réagir depuis longtemps, elle ne parle plus, mais son maigre souffle indique qu’elle s’accroche à chaque seconde de vie.
– Ne me l’abîme pas trop, ma reine. Je compte qu’elle ait une très très longue agonie. Elle me suppliera de l’achever. Je veux l'entendre me supplier...
Il est encore plus obsédé par cette Lenya qu’après elle. Il faut qu’elle s’en débarrasse.
- C’est un assassin, n’est-ce pas ?
- Pas tout à fait, mais...
- Pourquoi ne pas la retourner à l’envoyeur, avec un collier qui fait boum…
Valor jubile.
- Oui.. un collier qui fait boum… tu es géniale, ma reine. Nous allons jouer avec elle encore quelques jours, puis on la remettra en état pour faire sauter le jawa et son copain Ney.

Ils s’ébattent dans le sang, non loin du corps qui respire à peine. Kanno sait qu’elle a gagné, elle a triomphé de sa rivale. Personne ne lui prendra son roi.

Valor aime Kanno.
Toujours.


*


Je suis en vie.
Le zombie disloqué, qui s’appelait Lenya, respira l’air pollué de la ville. Il avait tenté de la briser, il l’avait offerte en jouet à sa maîtresse Sith, il lui avait fait vivre le pire de l’horreur. Mais elle était en vie, et elle s’accrocherait à chaque bouffée de souffle.
Quand ton crâne fait boum, chante la voix démente dans sa tête, là où ce boucher avait collé l’implant.
Si tu meurs : boum. Si tu essayes de le retirer : boum. Si ce jawa est pas mort dans une semaine : boum.
– Tu as commis une erreur, Valor, c’est moi qui te tuerai, se jura-t-elle. Je sais pas comment, mais je vais te tuer. Tu as fait de moi une arme, les armes peuvent se retourner contre leur créateur.

Tout son corps lui fait mal. Mais elle a un sédatif plus fort que tous les antidouleurs de l’univers :
l’espoir.
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Messagepar Super-Bern » Sam 07 Nov 2020 - 23:28   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Fi Kchabec

Une fois de plus, Na’rrac’sev avait prouvé à l’équipe qu’il détenait l’avantage dans leur petit duel et qu’il pouvait manipuler ses membres à sa guise. Il détenait assurément les trois femmes de l’équipe, tout le monde était maintenant convaincu que c’était lui qui avait enlevé Miri sur la place Ranol. Après que leur sauvetage eut échoué, ils étaient rentrés au garage comme la dernière fois, mais plus rien n’était pareil sans Lenya. Elle était le cœur de l’équipe, elle avait réuni tout le monde dans la cantina avec l’espoir de mettre fin à la guerre civile, mais à ce moment précis, Fi était le seul qui en était conscient. Il était maintenant le dernier membre original de la mission encore libre de ses actes, du moins si Anya obéissait réellement au Jawa. Il n’avait pas vu venir sa trahison et ne voulait pas croire qu’elle était passée à l’ennemi, mais il n’arrivait pas à lui en vouloir. Après tout, il comprenait que pour la plupart des gens, la famille passe avant tout et Faahiëo avait dit que Narrac s’occupait de son oncle malade, ce que Lenya et Ney étaient incapables de promettre.

Fi essayait de faire le point de la situation, mais il y avait trop d’éléments à prendre en compte. Ney était désormais perçu comme un meurtrier allié aux Sith et beaucoup de Mastariens qui espéraient son retour parlaient sans se gêner contre lui, y compris les holojournaux qui ne réalisaient pas que le vrai coupable était son frère jumeau. Kira était préoccupée par la menace Sith qui se cachait derrière les Bourreaux et passait le plus clair de son temps à méditer. Elle se montrait souriante vis-à-vis les autres, mais Fi connaissait ces faux sourires qui renferment une tourmente intérieure. Néanmoins, il n’était pas familier avec les habitudes des Jedi et des Sith, il ne pouvait pas dire ce que la jeune Togruta avait en tête. C’était tout le contraire pour Faahiëo. Le Laïzien était dévasté par la disparition de son amie. Il avait raconté de peine et de misère au reste du groupe ce qui s’était passé et n’avait pas dit un mot depuis. Samumbo était parti rejoindre ses camarades soldats en promettant qu’il serait disponible s’ils avaient besoin de lui et qu’il allait leur rapporter toute information qui pourrait leur être utile. Finalement, deux des chasseurs de primes engagés par Ney avaient quitté la planète après qu’ils se soient entendus que rester ici allait leur apporter plus de problèmes que d’argent. Seuls Zeyyna et Aanks’ol avaient décidé de continuer à fréquenter le groupe pour une raison qui échappait à Fi.

Puisque personne ne voulait prendre les devants pour décider de la suite des choses, le Mastarien s’auto-désigna « chef par intérim » de la nouvelle équipe, non sans savoir qu’il était loin d’être le plus entraîné et le plus qualifié à donner des ordres. Bien qu’il ne sût pas ce qu’ils devaient entreprendre à présent, sa première décision était évidente : ils devaient quitter le garage et trouver un autre refuge. Fi avait eu confiance en la capacité de Miri de garder leur repaire secret, mais avec Narrac qui avait la main mise sur une faiblesse d’Anya en plus de Lenya, les hommes du Jawa n’allaient manifestement pas tarder à envahir leur base d’opérations. Pendant que les autres, après s’être armés, avaient eu comme mission de ramener un véhicule qui leur permettrait de rester discrets sur la route, le propriétaire de l’endroit était resté avec la chasseuse de primes pour condamner le garage. Ils commencèrent donc par rassembler tout ce qui était encore utile ou que Fi voulait garder et entassèrent les objets dans un sac à déchets. Des armes, quelques outils, les affaires des autres membres de l’équipe, un portrait des Kchabec et un paquet de bières, enveloppés par des chiffons et des vêtements, se côtoyaient dans la lourde poche noire. Puis, guidés par Zeyyna, le contrebandier et elle commencèrent à installer des bombes de proximité aux entrées et aux endroits stratégiques afin que, si quelqu’un pénètre dans le bâtiment d’une quelconque manière, celui-ci s’effondre sur lui-même, entraînant dans son mouvement tous ceux qui seraient à l’intérieur.

- Tu es certain de vouloir faire ça? demanda sèchement Zeyyna sous son casque gris bleuté. Tu ne pourras plus revenir.

- J’aimerais mieux ne pas avoir à le faire, mais c’est plus prudent. On ne peut pas prendre le risque de rester ici plus longtemps.

- Tu as une demeure ou un endroit où tu habites à part ici? Si ce Narrac peut remonter jusqu’à toi, il le trouvera et cherchera là-bas également.

- J’ai une maison, mais personne de l’équipe ne sait où j’habite et il n’y a rien qui pourra les mener jusqu’à nous.

- Fais comme tu voudras, c’est toi qui sais ce que tu es prêt à sacrifier, je m’en fous.

- Et toi, Zeyyna? répliqua le Mastarien pour faire dévier le sujet. Pourquoi Aanks’ol et toi êtes restés alors que le prince vous a clairement fait comprendre qu’il ne pouvait pas vous payer?

- Vous avez besoin de nous et ça se voit, répondit-elle en levant les bras comme si elle venait d’énoncer une évidence. Nous sommes tous les deux des Mandaloriens, on ne court pas se planquer la queue entre les jambes dès que les choses tournent mal. Votre petite amie en est une aussi, on est donc les seuls dans votre petit groupe à connaître sa façon de penser et à pouvoir la vaincre si on a la chance de s’affronter. Même votre séduisante Jedi ne ferait pas le poids face à une Mandalorienne entraînée à tuer. Et le Gand est recherché sur un tas de planètes, Mastaria est l’une des rares où la situation lui permet de passer inaperçu, donc il le vit bien.

- Anya nous a aidé depuis le début de la mission, elle ne nous ferait pas de mal.

- C’est là que tu te trompes, gros bras. Son oncle fait partie de son clan, sa famille. Elle ferait tout pour le protéger, sauf trahir ses principes personnels. Tu devrais prier pour que vous en fassiez partie, sinon elle n’hésitera pas à vous éliminer pour le sauver. Telle est la voie.

L’humain déglutit devant cette manière de penser. Serait-elle prête à aller jusqu’à les abattre pour sauver son oncle? Il devait admettre malgré lui qu’Anya était peut-être devenue une vraie menace pour le groupe…

- Voilà, c’est la dernière charge, annonça la femme en se relevant. Il ne reste plus qu’à les activer et à sortir dans les trente secondes. De cette manière, si ça explose, le souffle devrait tuer ceux qui se trouvent dans un rayon d’un ou deux mètres en épargnant les civils qui seront plus éloignés.

- Oui, espérons-le, pensa tristement, à voix haute, Fi qui venait de prendre un petit datapad au nom de son lieu de travail.

Sur celui-ci, il pianota quelques mots et demanda à la Mandalorienne d’inscrire un message dans sa langue natale. Il fixa l’appareil sur la porte d’entrée, de laquelle il ne pouvait le retirer qu’avec ses empreintes digitales. Un hologramme de la dimension d’une main surgit du datapad avec la mention Fermé pour durée indéterminée et, juste en dessous, Buruk, vaabir nayc tenn en Mando’a. Cette ligne était destinée à Anya si Narrac avait l’idée de la faire entrer en premier. Elle saurait alors par cet avertissement qu’elle ne doit pas le faire. Zeyyna s’occupa d’activer les explosifs et rejoignit Fi devant l’entrée avec le sac de matériel. Il regardait avec navrement l’insigne où s’illuminaient les mots Garage Kchabec. C’était probablement la dernière fois qu’il aurait l’occasion de la regarder et ça le rendait nostalgique de cette vie qu’il laissait derrière. Mais le sacrifice en valait la peine si ça pouvait lui éviter de perdre d’autres coéquipiers. Il vit du coin de l’œil sa partenaire suivre son regard et s’arrêter à ses côtés. Il laissa planer le silence quelques secondes avant de sortir son holocom de sa poche.

- Tu m’as donné une idée en parlant de la maison. Je vais aller y déposer l’inutile et je vous rejoindrai avec le reste. Amène les autres à une lieue à l’est de cet endroit dès qu’ils reviendront.

Alors qu’il s’apprêtait à entrer des coordonnées sur l’holocom, il réalisa que cet appareil de communication lui avait été confié par Lenya lors de leur aventure chez les Mankas. Si elle l’avait eu de Valor, il pourrait donc théoriquement le retracer, sans oublier Narrac maintenant qu’il la détenait. Fi n’hésita pas une seconde avant de le jeter par terre et de l’écraser de sa botte.

- Ce n’est plus un moyen sûr de se contacter à présent, s’expliqua-t-il.

La Mandalorienne pianota sur son gantelet et un écran tactile en sortit, qu’elle présenta à Fi. Il y entra le faux lieu de rendez-vous et la femme y jeta un œil.

- C’est sur le territoire des Bourreaux, s’étonna-t-elle.

- Je sais, mais c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour que les hommes de Narrac ne nous retrouvent pas. Il devrait y avoir plusieurs bâtiments abandonnés qui pourront servir de nouvelle planque si les informations de Samumbo sont exactes.

Zeyyna acquiesça avant de se réfugier dans une ruelle à proximité. Fi sortit du sac un vieux chandail bleu délavé à capuchon qu’il enfila pour passer inaperçu. Il se mit en route pour se rendre chez lui, le sac sur l’épaule, se fondant dans la foule qui ne parlait plus que du coup d’éclat du prince allié aux Sith. Quelques fidèles refusaient de croire la nouvelle et quand certains évoquaient le nom de Valor, les autres argumentaient qu’il aurait dû être aux côtés de son frère s’il était encore vivant. Si seulement ils connaissaient la vérité, pensa Fi. Pourtant, il valait mieux pour eux qu’ils ne soient pas au courant pour l’instant, de toute façon personne ne croirait l’aventure que ce simple mécanicien avait vécue ces derniers temps. Le voyage fut long et demandant, mais l’entraînement de l’homme de 45 ans lui permit de ne pas trop s’essouffler avant d’arriver à sa maison d’enfance. Il n’avait jamais osé la vendre, il y vivait encore et l’entretenait comme si ses parents allaient repasser la porte un jour ou l’autre. Malgré qu’il ne détenait plus ce rêve depuis longtemps, il n’aurait jamais pu se résoudre à la piéger comme son lieu de travail.

Il remarqua en entrant que l’holophone résidentiel clignotait, signe que des messages avaient été laissés pendant son absence, ce qui était compréhensible puisqu’il n’était pas revenu depuis environ trois mois standards. Il fit jouer les messages qu’il écoutait en sortant du sac noir des blasters lourds automatiques du temps de ses premières années de contrebandier. Il s’était promis en achetant le garage que ces armes ne serviraient jamais, mais aujourd’hui, il avait une bonne raison de les utiliser. Il voulait reproduire une scène d’un holofilm d’action qu’il avait vu quelques années auparavant, dans laquelle le personnage raccordait des blasters aux portes et aux fenêtres de la maison par des fils pour qu’en entrant, les ennemis reçoivent des salves de tirs. C’est ce que Fi s’acharna à faire en ne laissant aucune entrée libre au son des messages audio de clients qui se demandaient pourquoi leur garage était fermé et qui se plaignaient que leur véhicule avait besoin d’entretien ou de réparation. Le dernier message, cependant, l’interpella. Un homme disait avoir remorqué une motojet enregistrée au nom de Fi Kchabec et l’avoir entreposée dans une fourrière qui était assez près d’où il se trouvait.

Quand il eut terminé, il fouilla dans le sac pour savoir si quelque chose d’autre pourrait lui être utile. Il inspecta les sacoches de ses compagnons défunts et n‘y trouva rien de très intéressant, à l’exception d’un livre qui l’intrigua dans celle de Sorvairs. C’était davantage un amas de vieilles pages déchirées qu’un livre à proprement parler. Il ne restait du titre que quelques lettres séparées, M, U, L et ED. On pouvait tout de même clairement lire sur une des premières pages le mot Jedi. Qu’est-ce que c’est? Pourquoi Sorvairs a ça? Il le laissa dans le sac avec les armes et rangea le reste dans la pièce de débarras. Il ressortit par une sortie secrète sous-terraine que ses parents avaient creusée au début de la guerre dans le cas où une situation comme celle-ci se présenterait. Fi s’extirpa dans une ruelle quelques rues plus loin, d’où il partit se réapproprier sa motojet avant de rejoindre les autres au point de rendez-vous.

***


Les informations du Dug étaient justes. Deux jours avaient passé depuis le déménagement de la bande dans le territoire des Bourreaux de Ranol et ils n’avaient encore croisé personne. Ils avaient établi leur abri de fortune dans une vieille maison vide du temps que la ville s’appelait Paraken, avant la guerre. Le coin était abandonné, à l’exception de quelques vieux posters décolorés et différentes sortes d’holo-affiches qui faisaient la promotion des Libérateurs de Mastaria, le nom auto-attribué des Bourreaux au moment du putsch. Les maisons étaient délabrées, certaines n’avaient plus de toit ou il en manquait des murs, d’autres avaient été barricadées et tenaient tant bien que mal dans l’attente d’une démolition ou d’une reconstruction et par-dessus tout, le silence des petites rues était beaucoup plus présent qu’au garage. Le marché le plus proche se trouvait à une heure de marche et la solitude était oppressante, mais l’isolement en valait la peine s’ils souhaitaient passer inaperçus.

Le prince était allé rejoindre son cousin quelques heures plus tôt pour tenter de le rallier à leur cause, avec Aanks’ol comme garde du corps, tandis que la Jedi, avec l’aide insistante de la Mandalorienne, était partie effectuer un kidnapping dans les règles de l’art. Le bruit du speeder de Kira et du jet-pack de Zeyyna avertirent le groupe de leur retour. Cette dernière entra en trombe dans la maison, traînant un homme par la cheville. L’individu masqué par un sac se débattait en vain et criait, mais ses lamentations étaient étouffées par un bâillon. La femme l’assit sans douceur sur une chaise de bois placée spécialement pour lui au milieu de la pièce et lui retira le sac. L’humain regarda frénétiquement autour de lui et croisa le regard des quatre hommes et femmes qui l’examinaient. Il avait l’air terrifié, il respirait fortement, il avait dû faire un tour de jet-pack avec un sac sur la tête pour arriver dans cette pièce. Ses cheveux clairs en coupe militaire et son uniforme noir à bandes bleues faisaient de lui un membre reconnaissable des Défenseurs de la Mère.

Fi avait reçu un message quelques heures auparavant d’un contact qui lui affirmait que cet homme avait mentionné le nom de Narrac et le transport d’une « belle jeune femme ». Il l’avait suivi dans une cantina et disait garder un œil dessus en attendant l’arrivée de Zeyyna et Kira. C’était une piste à ne pas négliger si elle pouvait leur donner ne serait-ce qu’un minimum d’informations sur leur coéquipière. Une partie de Fi ne voulait pas forcer un Défenseur à parler, mais une autre partie voulait le faire payer de travailler pour leur ennemi. Zeyyna l’avait ligoté à la chaise et avait retiré le morceau de tissu de sa bouche.

- Bon… l’un d’entre vous sait comment lui tirer les vers du nez ou je dois m’en occuper? demanda-t-elle en faisant jaillir une mince flamme bleue de sous son gant.

Voyant que personne ne répondait, elle se plaça devant l’otage et sortit une lame de sa poche qu’elle lui planta entre deux doigts de la main droite attachée à l’accoudoir.

- Qu’est-ce que vous voulez de moi? cria l’homme en panique. Je me bats pour Mastaria et les Ranol! Nous voulons la paix pour la Mère! Les Bourreaux tomberont!

- On n’est pas des Bourreaux, intervint Fi. On veut des informations sur le transport d’une jeune femme par votre employeur. On vous a entendu parler de Na’rrac’sev et de la jeune femme.

- Je vous jure que je ne sais rien! Je ne travaille pas pour ce Na’rrac’s…

Il hurla de douleur quand le couteau se retrouva dans sa main et fit couler une petite quantité de sang sur celle-ci.

- Réponds, dit froidement la Mandalorienne.

- Je ne sais pas de qui vous parlez, insista-t-il.

À ce moment, Kira s’approcha de lui et fit signe à Zeyyna de lui retirer le couteau.

- J’ai un truc que j’ai essayé quelques fois, ça devrait fonctionner et ça fera moins de taches.

Zeyyna hésita une seconde, puis enleva enfin la lame d’un coup sec, ce qui fit crier l’otage une deuxième fois. La Jedi s’approcha de lui et le fixa droit dans les yeux d’un air serein. En quelques secondes, l’homme se mit à la fixer également et cessa de gémir de douleur.

- Tu vas nous dire où est retenue Miri Kosvar.

L’intéressé ne répondit pas, il continuait à fixer son interlocutrice avec un vide dans les yeux. La Jedi prit une grande inspiration, puis reposa la question en passant lentement sa main devant les yeux de l’homme.

- Je vais vous dire où est retenue Miri Kosvar, répéta-t-il comme s’il était hypnotisé. Nous avons transporté récemment un cargo de marchandise dans le désert. L’une des boîtes contenait une humaine identifiée au nom de Kosvar. Nous l’avons escortée en priorité maximale à un bunker sous-terrain à la lisière du territoire des vers des sables.

- Comment s’y rendre? demanda de la même manière Kira, toujours ses yeux perçants sur lui.

L’homme leur donna les coordonnées que Zeyyna se pressa d’entrer dans son interface. Fi, quant à lui, pensa au territoire des vers des sables. Il n’en avait jamais vu un, mais les histoires racontaient que ceux qui s’aventuraient dans le désert n’en revenait jamais, qu’ils étaient dévorés par ces vers hauts de plusieurs centaines de mètres et aux dents tranchantes dès que leurs pieds foulaient leur sol. Si elles étaient fondées, Narrac devait avoir des défenses efficaces pour les empêcher de tout détruire.

- Comment entrer sans se faire repérer? continua la Togruta.

- Je n’en sais rien, répondit le Défenseur. Je n’y suis jamais entré. Nous laissons les boîtes à l’entrée, des hommes de l’endroit sortent pour prendre le relais et nous repartons.

- Quelles sont les sécurités?

L’homme eut un instant d’hésitation, comme si la technique de la Jedi ne faisait plus effet. Elle reprit une inspiration et réessaya.

- Un champ de force et plusieurs caméras de sécurité protègent le bunker. Il y a sans doute plus de sécurités que je ne connais pas.

- Comment les désactiver?

Sur cette question, le Défenseur se mit à cligner des yeux et à hocher la tête de gauche à droite. Il était visiblement libéré de l’emprise de Kira.

- Non, non… se lamenta-t-il faiblement. Plus de questions. Plus de torture. Les Bourreaux tomberont. Les Bourreaux tomberont…

- Vous allez nous dire comment désactiver les défenses du bunker, insista la Togruta en passant de nouveau sa main devant elle.

- Non… répéta l’otage en revenant peu à peu à lui. Allez vous faire foutre…

Zeyyna vint pour lui replanter son couteau, mais Kira l’en empêcha d’un geste de la main.

- Ça ne ferait que le renfermer encore plus. Je n’ai plus d'influence sur lui, mais dans cet état, je peux lui faire oublier ce moment comme s’il avait trop bu.

- Fais-le, conseilla Fi. On a l’essentiel.

Elle s’exécuta. Elle posa la main sur le front de l’homme qui, après quelques secondes, tomba endormi. L’équipe se mit d’accord pour partir dans le désert quand Ney serait revenu. Ce dernier resterait avec Faahiëo pendant que les autres iraient chercher Miri. L'otage fut ensuite libéré et renvoyé par les deux mêmes kidnappeuses près de l’emplacement de sa disparition. Fi venait d’assister à un tour de Jedi de la part de Kira, mais il n’osait pas lui demander comment c’était possible. Il aurait pu tenter de déchiffrer le mystérieux livre que détenait Sorvairs, mais il avait préféré le remettre à la Togruta vu qu'il faisait mention de Jedi. Il était intérieurement surpris et impressionné de cette habileté, puis en regardant le Laïzien resté avec lui, il remarqua que son compagnon ne semblait pas l’être autant. Lui, qui n’avait presque rien dit depuis leur déménagement, suscitait de la compassion chez le Mastarien de nature également discrète.

- Hé, dit-il calmement pour attirer son attention. On va retrouver Lenya, je te le promets. D’abord Miri parce que ça fait plus longtemps, ensuite Lenya. Je sais que tu tiens à elle, tu peux être sûr qu’on va la libérer aussi.
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