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1. Interview de Kyle Newman
 
Voici une petite interview du réalisateur Kyle Newman donné au site officiel le 3 février 2009...Enjoy ;)

Quand vous étiez enfant, imaginiez-vous l’impact qu’aurait Star Wars sur votre future carrière de réalisateur ?
Au collège, j’ai écris une nouvelle sur Star Wars qui a tellement changé ma vie que j’ai compris ce que je voulais faire : réaliser des films. Je me rappelle que mon professeur m’a mis une note minable. Je suis allé la voir et j’ai discuté avec elle. Elle pensait que j’avais écris sur Star Wars avec trop de ferveur et que je n’avais pas pris ce devoir au sérieux. Mais heureusement, je l’ai convaincue de changer ma note.


Vous êtiez donc un fan hardcore de Star Wars dans votre jeunesse. Selon vous, qu’est-ce qui fait de quelqu’un « un fanboy » ?
C’est quelqu’un qui veut s’immerger dans un domaine, l’embrasser complètement et en faire une partie de ce qu’il est. Dans ce film, le personnage principal essaye d’arrêter d’être un fanboy. Mais quand on arrête de l’être, on arrête d’être soi-même. Les vrais fanboys ne cachent pas ce qu’ils sont. Ils ne s’en lassent pas et ne s’en excusent pas.


Pourquoi pensez-vous que les films de science-fiction et de “sci-fantasy” comme Star Wars sont si importants et déclenchent une telle loyauté chez les fans de cinéma ?
Ils vous font penser plus loin que l’instant présent. Star Wars a exploré la spiritualité, le concept du bon contre le méchant, de manière différente. Il y a une mythologie dans l’histoire dont les gens peuvent discuter de façon nouvelle. D’une certaine manière, George Lucas a montré ses propres influences quand il a créé Star Wars. Il aime les films noirs, les westerns, le cinéma japonais, et tout se retrouve dans Un Nouvel Espoir. En fait, George Lucas est le « fanboy » ultime. Quand Star Wars a débuté au cinéma en 1977, l’industrie du divertissement a changé pour toujours. Et depuis, les gens ont essayé de recréer la magie de son film.


Comment êtes-vous arrivé sur le projet Fanboys ?
Avant d’y participer, il y avait le scénariste original du film, Ernest Cline. Matt Perniciaro, un des producteurs, est un autre fan absolu, et il m’a proposé le projet parce qu’il savait que j’étais aussi un grand fan. Je savais que ce film pourrait attirer tous ceux qui sont passionnés par quelque chose dans leur vie et qui ont une relation spéciale avec leurs amis ayant la même passion.

Je savais que je devais faire ce film. Si je l’ai fait, et peu importe tout ce que j’avais déjà fait, c’est parce que cela a complété tout un chapitre de ma vie, et en a fait démarrer un nouveau. Tellement de choses qui se sont dégagées de moi-même se sont retrouvées dans ces personnages. Je trouve qu’il y a un petit peu de moi-même et beaucoup des gens clés impliqués dans ce film. Ce qui est bien dans Fanboys, c’est qu’au final, les personnages paraissent réels.


Quel a été l’aspect le plus stimulant dans le tournage du film ?
Le plus grand obstacle avant de tourner était de convaincre les gens que le public s’intéresserait à un film qui se passait en 1999. C’est une histoire sur la maturité, et la toile de fond se passe pendant la période d’innocence qui a précédé la prélogie. Les fans voulaient que les films Star Wars évoluent dans le style en même temps qu’eux. On a eu 16 années pour écrire la prélogie dans nos têtes de fans. J’ai vu la prélogie 30 ou 40 fois et je l’aime autant que la trilogie originale. L’Empire Contre-Attaque est mon préféré, mais aussi La Revanche des Sith. Il faut rappeler aux gens qu’il s’agit d’une histoire sur l’amitié, et que Star Wars est un langage qu’ils parlent couramment.

La frontière est mince entre montrer ce que sont les vrais fans de Star Wars et se moquer d’eux. J’ai jamais voulu le faire. Un des personnages se moque d’eux, mais pour la plupart, ils ne disent rien. Je voulais montrer des fans qui aiment Star Wars sans que personne ne les critique vraiment. C’est pas comme si les gars du film étaient des geeks.


Étiez-vous surpris lorsque Lucasfilm vous a donné la permission de tourner au Skywalker Ranch ?
Non seulement je ne pensais pas que ça allait se produire, mais en plus, notre budget ne permettait pas un voyage là-bas. Le camp Lucasfilm a aimé le projet et a trouvé que c’était une lettre d’amour à tout ce qu’ils font. J’étais très heureux qu’ils nous aient laissé tourner là-bas. La Weinstein Company nous a donné un peu plus d’argent pour que le voyage soit possible.


Quel a été le meilleur moment du tournage au Skywalker Ranch ?
Probablement quand Rick McCallum est venu nous voir tourner les scènes du film. On a eu une discussion sympa avec lui. Puis il a accepté d’être dans une scène juste pour le fun qui devrait être sur le DVD. Rien que le fait de se balader dans la propriété, c’était super.


Un des meilleurs moments du tournage au Ranch était la présence du fameux van Star Wars de Hutch. Comment s’est passé la décoration et customisation du véhicule du fanboy ultime ?
Au départ, c’était un camion à pizza qui a évolué vers le Faucon Millénium de notre univers. Le tableau de bord a tout plein de gadgets et de surprises secrètes qu’aucun autre véhicule ne possède. Il a une unité R2-D2 sur le toit. Et bien sûr, il y a des peintures murales sur les côtés du van avec Luke et Leia. Il a la plaque d’immatriculation du Slave-2. Son aspect va bien avec un personnage (Hutch joué par Dan Fogler) qui pense qu’il est un mélange de Han Solo et de Chewbacca.


J’ai cru comprendre que le van a suivi la voie du Faucon en tombant en panne plusieurs fois pendant le tournage ?
On a acheté trois vans. Un qu’on a coupé pour pouvoir tourner à l’intérieur et qu’on n’a jamais bougé. Un autre était le vrai van dans lequel les acteurs ont conduit. Et l’autre était purement un van pour les cascades. Ils tombaient en panne tous les jours. Je me souviens qu’on a dû réparer la transmission trois fois en une journée.


Où est-il maintenant ?
Dans un hangar à Los Angeles. Je voulais le donner pour un concours, mais il n’est pas en super état. Peut-être qu’un jour, on le vendra aux enchères pour une œuvre caritative.

Vous devriez faire comme J.J. Abrams et le Slusho en faisant apparaître le van dans tous vos prochains films et projets TV.
Ça serait génial. Je devrais racheter ce van. (rires)


Pendant les cinq années où vous avez travaillé sur Fanboys, vous avez montré le film à différentes étapes de production lors de la Celebration IV et de la Comic-Con. S’agissait-il d’un procédé pour impliquer les fans dès le départ pour qu’ils puissent vous aider ?
C’est super de voir la réaction des gens. Voir tous ces premiers montages avec un public aide à améliorer le film et à garder le meilleur pour générer la meilleure réaction possible. Même quand ils ont testé les montages à la Frankenstein, je venais et je les regardais objectivement pour voir ce qui marchait. Heureusement, grâce à tout le mouvement des fans, on nous a rendu le film et on a créé la meilleure version possible.


Quand les fans ont vu Fanboys lors des conventions, une partie du casting n’était pas vraiment connue. Mais maintenant, cela ressemble plus à un casting de comédie homogène depuis que certains ont pris de l’ampleur, comme Seth Rogen, Kristen Bell et Jay Baruchel.
Je suis simplement fier que notre équipe de directeurs de casting ait eu l’idée de prendre des supers acteurs qui étaient en train de monter. On a reconnu leur talent quand on les a vus. Des gars comme Seth Rogen qui ont joué trois rôles dans ce film, avant ça, personne ne lui avait permis de jouer des personnages multiples comme Peter Sellers. Et Jay Baruchel est vraiment en train de prendre de l’ampleur grâce à son rôle dans Tropic Thunder. Je pense qu’on était vraiment dans le coup. Je voulais montrer des fans qui sont réels, qui ont des vies et des boulots. Ce sont des gens avec qui ont voudrait être ami.


Vous avez décrit Kristen Bell comme une Princesse Leia des temps modernes. Quelle particularité a-t-elle apporté au rôle ?
Non seulement elle est belle, mais ce qui est vraiment super avec Kristen, c’est sa personnalité et son charisme. Quand on travaille avec elle, on réalise qu’elle peut jouer tous les rôles qu’on lui offre. Elle est extrêmement intelligente, impertinente et très professionnelle. Elle sait comment aller au-delà de ce que l’on attend d’elle. Et c’est une grande fan de Star Wars. Elle peut aussi sortir d’obscures références. Elle est très abordable et elle apporte tout ça au personnage de Zoe. Kristen se retrouve parfaitement dans le personnage et lui apporte du poids et de l’esprit.


Le casting de Fanboys est vraiment à la hauteur tout au long du film, mais certaines des apparitions de personnes de la saga sont vraiment géniales. Parmi toutes les guest-stars du film, laquelle vouliez-vous le plus ?
William Shatner était super. Il n’est pas seulement une icône, mais aussi un vrai pro. Carrie Fisher et Billy Dee Williams ont eu les meilleures histoires. Ray Park était un de mes amis avant qu’on fasse le film. Quand j’ai pu le faire, je voulais qu’il soit présent pour faire quelque chose de cool.


Quelle est votre scène préférée de Fanboys ?
Quand on a pu avoir Carrie Fisher dans le film, on voulait tous que son personnage ne soit pas ennuyeux, mais qu’il puisse aider les personnages. Après tout, elle est la Princesse Leia et tout le monde le sait. On a donc écrit quelques pages avec différentes scènes possibles pour son apparition. On a ajouté une scène en pensant qu’elle ne lui conviendrait pas, et c’est celle-là qu’elle a choisi. Je pense qu’elle savait exactement ce qui énerverait les fans.


Quelles sont les blagues du film à propos de Star Wars que vous préférez ?
Notre re-création de la scène classique de Un Nouvel Espoir dans le compacteur à ordures devrait plaire aux fans « hardcore ». C’est un gag visuel géant. C’est vraiment une version retranscrite dans notre univers. D’avoir vu la scène se construire, se peindre et se décorer, puis d’y avoir mis les personnages dedans, c’était irréel.


Après avoir réalisé Fanboys, pensez-vous que vous pouvez faire une relation avec les défis que George Lucas a relevé lorsqu’il filmait Un Nouvel Espoir ? Qu’avez-vous appris de toute cette expérience avec Fanboys ?
De s’atteler aux projets qui nous passionnent, parce qu’on veut vraiment les voir aboutir. Avec ça dans ma tête, j’ai jamais pu abandonner Fanboys. J’y tiens beaucoup trop. Je voulais être sûr que personne ne calomnie les fans de Star Wars. Ça ne devait pas se transformer en quelque chose de négatif sur une communauté qui nous a soutenus et dont je fais partie. Je sentais que Lucasfilm m’avait confié la mission d’y faire justice. Je voulais écrire une lettre d’amour aux fans de Star Wars, donc j’allais pas y renoncer jusqu’à ce que le message soit reçu.

Peu importe ce à quoi on pense qu’on est préparé ou ce qu’on a prévu, il y a toujours de nouveaux défis. C’est comme ça quand on fait des films : on est toujours un étudiant. On n’est jamais le meilleur. Chaque film a son lot de problèmes. C’est jamais facile. Il faut beaucoup travailler. Quand je regarde ce que George Lucas a fait avec Star Wars, c’est juste une réussite monumentale. Chaque scène du film original est tellement innovante. Quand je pense à la façon dont il a maintenu le focus créatif alors qu’il devait faire face à tant de défis : tempêtes de sable, droïdes qui tombent en panne, des effets qu’il inventait alors qu’il avançait, c’est vraiment époustouflant. Ce n’est en rien comparable avec moi qui n’ai que des problèmes pour faire un film normal.

Ce fut un voyage pour moi, pas une destination. Je suis vraiment heureux du produit final, mais ce dont je m’attendais pas, c’est combien sa création a été géniale. Ça a été dur et semé d’embuches, mais grâce à ça, on a créé une vraie amitié avec la 501e légion et d’autres fans. La « fan force » nous a vraiment aidés à faire ce film. La récompense à tout cela, c’est l’expérience que j’ai acquise, et je crois pas que je changerais quelque chose. J’ai rencontré ma femme et c’est toutes ces choses magnifiques qui en sont sorties.


Pensez-vous que les fans qui ont été loyaux avec Fanboys seront contents avec le dernier montage ?
Je suis tellement excité et soulagé que le film sorte enfin. Je pense que la version que nous proposons est la meilleure qu’on n’ait jamais eue. C’est la version qu’on avait au départ. On a fait le forcing et on est resté fidèle à la vision qu’on avait collectivement avec les scénaristes, les producteurs, les acteurs et moi-même.

J’espère qu’ils auront le sourire quand ils sortiront du cinéma, et que le film leur remémorera leur passé et les choses qu’ils aiment vraiment, et qu’ils ne laisseront pas mourir leur passion. On ne devrait jamais cacher ce qui fait partie de soi. Je serais heureux si le film redonnait aux gens le désir de débattre autour de Star Wars, ou de sortir leur collection de figurines poussiéreuses, ou de revoir L’Empire Contre-Attaque avec leurs amis. Je suis très fier de ce montage final, et j’espère que les fans le seront aussi.


Que faites-vous maintenant, après la sortie de Fanboys ?
Je suis en train de développer plusieurs projets dont une comédie de science-fiction. Je suis sur un projet autour de Wolfman Jack avec Dan Fogler de Fanboys, Ernie Cline qui a écrit le scénario, et Jaime King est aussi dedans. J’ai également le projet d’un film inspiré d’une série comics dont j’ai reçu le script aujourd’hui. Ils’agit de Emo Boy, adapté de la série de Steve Emond. Nous allons rendre justice à la culture musicale d’Emo.


Ça semble être le film parfait pour une apparition du van Star Wars !
C’est la meilleure idée que j’ai entendue depuis longtemps.
2. Bandes Annonces et Extraits
 
Le Teaser



Le Trailer et les extraits

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3. Affiches et promotion
 
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