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[Test] Mass Effect 2, le space opera par Bioware
 
Alors ?
15/02/2010
Avant toute chose, deux mots d’explication. Pourquoi un test de Mass Effect 2 sur Star Wars Universe ?

D’abord et principalement parce que, sur SWU, on aime partager les bonnes choses et que, vous allez le voir, Mass Effect 2, c’est une bonne chose. Une très bonne chose.

Ensuite, parce que Mass Effect figure, tous médias confondus, au palmarès de ce qui s’est fait de mieux ces dernières années en matière de space opera. Et normalement, les fans de Star Wars, ils aiment le space opera. C’est pour ça que vous avez eu droit à un concours ces dernières semaines.

Enfin, parce que Mass Effect, par bien des aspects, entretient une relation incestueuse avec Star Wars. Le jeu est développé par Bioware, à qui l’on doit Star Wars : Knights of the Old Republic et qui développe actuellement Star Wars : The Old Republic. L’histoire et l’univers de Mass Effect, on les doit en grande partie à Drew Karpyshyn, également auteur de la trilogie Dark Bane. Sans oublier que Mass Effect a été adapté en comics sous la plume de John Jackson Miller.

Ces précisions apportées, que penser de Mass Effect 2 ?

Inutile de prolonger le suspense, vous avez peut-être lu des critiques, vu les chiffres des ventes.

Mass Effect 2 est une tuerie.

Commençons avec une évidence : il est parfaitement inutile de jouer à Mass Effect 2 si vous n’avez pas joué au premier.

D’abord parce que celui-ci posait les bases de l’univers, désormais considérées comme acquises. Les races, l’histoire de galaxie, tout ça, vous connaissez. Démarrer sans, c’est prendre le risque de se retrouver sans repères et de ne pas profiter à fond du jeu et de son univers.

Ensuite parce que le deuxième opus prolonge l’histoire et approfondit tous les personnages du premier (Tali, Garrus...), personnages avec lesquels vous avez joué pendant plusieurs dizaines d’heures. Autant dire que l’implication émotionnelle n’a rien à voir si vous ne connaissez pas déjà les personnages dont il est question.

Enfin et surtout, parce que Mass Effect 2 vous permet d’importer vos sauvegardes de Mass Effect, ce qui transférera votre apparence (néanmoins modifiable, tout comme votre classe, d’ailleurs... vous comprendrez pourquoi !), vous conférera un bonus d’expérience et d’argent, mais importera surtout vos choix antérieurs : qui avez-vous sauvé, qui avez-vous aidé, qui avez-vous tué, avec qui avez-vous couché ? Pour chaque choix possible dans Mass Effect, une conséquence dans Mass Effect 2, même anecdotique sous la forme d’un dialogue avec un PNJ. C’est absolument génial. Notez cependant que si vous recréez un personnage de zéro, le jeu estimera que vous avez effectué les choix considérés comme canon par Bioware.

Bref, si vous n’avez pas joué au premier, précipitez-vous sur Amazon ou dans le centre commercial de votre choix, et lâchez sans regrets aucun les 15 euros que vous demandera le tenancier pour cette merveille.

Voilà qui est dit.

Le vif du sujet, maintenant.

Mass Effect 2 débute par un prologue massue, qui vous scotchera sur place et remettra en cause tout ce que vous avez connu dans le premier, sous réserve évidemment que vous y ayez joué (pardon d’insister !).

C’est probablement l’une des introductions les plus marquantes, les plus prenantes qu’il m’ait été donné de voir dans le jeu vidéo, une introduction qui sonne comme un avertissement : Mass Effect 2 va gommer les frontières.

Les frontières entre le cinéma et le jeu vidéo, déjà.

C’est un lieu commun, de nombreux jeux (les Call of Duty ou Uncharted 2, pour ne citer que les plus manifestes...) lorgnent, par bien des aspects, du côté du septième art. Mais ici, c’est une évidence. Tout dans l’écriture et dans la réalisation fait penser au cinéma, encore davantage que dans le premier. La caméra est dynamique, réfléchie, superbement posée. Le doublage français est parfait. La musique accompagne merveilleusement l’action. La plume est vive. L’ambiance est unique, sombre. Mass Effect 2 s’apprécie et se laisse regarder comme un film interactif. D’autant plus interactif que vous avez parfois la possibilité (facultative) d’interrompre un dialogue ou une cinématique via une gâchette. Lorsqu’une certaine icône apparaît à l’écran, vous pourrez effectuer une action de conciliation (exemple : empêcher un de vos coéquipiers d’abattre un PNJ) ou de pragmatisme (dégainer pour abattre un PNJ trop bavard).

Gardez donc les doigts sur les gâchettes pendant les cinématiques et les dialogues et gardez vous de l’envie de poser la manette pour admirer le spectacle, vous pourriez le regretter, et je parle d’expérience !

Glissons ici un mot des graphismes. Certes, il est difficile de décrocher la mâchoire d’un joueur avec une Xbox 360 qui accuse quatre années d’existence. Mais cela n’empêche en rien certains plans d’être d’une beauté plastique à couper le souffle. Je pense en particulier à une séquence du prologue, que vous remarquerez forcément vous aussi. Dans tous les cas, on est dans la moyenne très haute de ce qui s’est fait sur la plate-forme, à côté des Gears of War 2 et autres Batman : Arkham Asylum. On arrive, de fait, aux limites de la machine, il sera probablement difficile de faire mieux à l’avenir. Notez que les bugs d’apparition lente des textures, légion dans Mass Effect, ont complètement disparu. Subsistent toutefois quelques bugs ponctuels d'animation dans les cinématiques et dialogues (personnages qui disparaissent, ou se téléportent...), mais rien de critique, et surtout rien qui ne puisse être corrigé ultérieurement par un patch.

L’histoire de Mass Effect 2 prolonge celle du premier opus et il serait criminel de spoiler quoique ce soit ici. Sachez simplement que celle-ci se fera discrète au milieu du jeu, pour mieux vous laisser explorer l’univers et les histoires de vos coéquipiers.

Plus qu’une histoire dirigée de bout en bout, c’est bien davantage l’ambiance space opera qui coupe le souffle. On déplorera simplement que la « structure » des jeux Bioware soit toujours aussi visible : une mission de départ, une mission finale, et entre les deux, une multitude de missions à faire dans n'importe quel ordre, sous forme de jalons qui font avancer l’histoire, mais dont on peut regretter le manque de fil conducteur.

Au final, ce sont pas moins de dix compagnons qui sont susceptibles de vous accompagner (onze, en fait, si l’on compte les différents choix possibles… à vos risques et périls !), tous charismatiques à leur manière, même si chacun aura ses petits chouchous. Privilégierez-vous Miranda la femme parfaite ? Jack la biotique psychopathe ? Thane l’assassin Drell croyant et rongé par la culpabilité ? Quelques vieilles connaissances de Mass Effect ? Voire même le dernier personnage à vous rejoindre, peut-être le plus inattendu ?

C’est une évidence, l’univers et la narration de Mass Effect 2 laisseront peu de joueurs indifférents.

Là où les choix des développeurs sont plus contestables et d’ailleurs plus contestés, c’est sur le gommage des frontières entre les genres de jeu.

Mass Effect 2 nous est marketé par Bioware comme un Action RPG. Sauf que le titre est quand même bien plus Action que RPG. Surtout par rapport au premier.

D’abord, et c’est le plus évident et le plus déroutant lorsqu’on n’est pas prévenu, l’inventaire a totalement disparu, remplacé par un système d’amélioration des armes. Finie la recherche de la meilleure combinaison entre les armes, les mods et les munitions. Désormais, vous choisissez vos armes sur votre vaisseau, ou au début de chaque mission. Bon, en fait, vous ne choisirez jamais rien, puisque le jeu vous met d'office les meilleures. Celles-ci (et d’autres caractéristiques comme votre armure...) peuvent être améliorées grâce à un écran de recherche technologique, recherches qui coûtent des ressources que vous récupérerez en mission ou sur des planètes que vous visitez. Pas d’inventaire, c’est tout un pan du RPG qui disparait.

Ensuite, sur ces fameux passages d'exploration, justement... le Mako, objet (avec raison !) de toutes les critiques, a disparu, ce qui, dans l’idée, n’est pas idiot. Au lieu d’avoir l’impression de visiter l’intégralité d’une planète en 4 km², vous la scannerez de l’espace en lançant des sondes aux endroits intéressants, ce qui peut parfois déboucher sur une mission.

Le problème, c’est la structure de ces missions, qui s’éloigne franchement des RPG. Elles ont un début, une fin, et se payent même le luxe d’avoir un écran « Mission accomplie » avec un récapitulatif typique des jeux d’action mais franchement inhabituel dans les RPG, habitués à l’exploration libre, à l’ouverture, à l’intégration fluide des quêtes dans le jeu. Au final, si le Mako ne pouvait évidemment pas subsister sous sa forme précédente, il n’est pas sûr qu’avec la nouvelle formule, l’immersion et le gameplay y aient gagné au change.

Cette impression se retrouve d'ailleurs dans toutes les quêtes. Plutôt de les intégrer à l'environnement de jeu, elles se déroulent le plus souvent dans des "instances" (tel immeuble, telle grotte...) où vous emmèneront les PNJ, et comportent un début et une fin. Si l'exploration de la galaxie se fait dans l'ordre choisi, les missions elles-mêmes sont parfaitement linéaires.

Autre signe de dissolution du RPG : l’arbre des compétences a été réduit à sa plus simple expression. Il suffit de regarder le screenshot ci-dessus : trois ou quatre pouvoirs, une compétence passive qui améliore les caractéristiques générales (santé...) et un ou deux pouvoirs de « munition » (incendiaire, cryo...). Autant dire que c’est très limité. Et c'est pareil pour toutes les classes.

Et pour cause. Si le gameplay du premier Mass Effect lorgnait avec insistance du côté du third person shooter, celui de Mass Effect 2 pompe carrément vers Gears of War, un Gears of War que l’on pourrait mettre en pause à tout moment pour déclencher un pouvoir. Munitions désormais limitées (eh oui, il faudra ramasser des cartouches !), et système de couverture plus robuste... que l’on ne s’y trompe pas, le système de combat n’a plus rien à voir avec le RPG classique, à coups de jets de dés fictifs et de statistiques obscures. C'est de l'action pure, du shoot.

Pas d’inventaire, pas d’équipement, pas de statistiques, peu de compétences, une XP quasi-anecdotique, un système de combat à la Gears of War. Dès lors, la question surgit inévitablement, et elle est légitime : n’y aurait-il pas tromperie sur la marchandise ? Que reste-t-il du RPG ?

Le meilleur : le rôle.

On peut apprécier ou pas la direction prise en matière de gameplay (et pour ma part, j’aurais préféré que le jeu garde son orientation jeu de rôle plus traditionnelle), mais on ne peut pas nier que Mass Effect 2 vous permet de faire de Sheppard à peu près ce que vous voulez. Comme dans Mass Effect, chaque choix, chaque dialogue vous donne des points de conciliation (quand vous êtes plutôt sympa) ou de pragmatisme (quand vous jouez les enflures... mais ce n’est pas aussi simple !), ce qui finit par vous offrir de nouvelles options de dialogue qui débloquent bien des situations. Pour rappel, dans Mass Effect, un haut score de conciliation vous permettait de pousser le boss final, Saren, au suicide !

Avec qui allez-vous discuter ? Allez-vous provoquer un génocide ? Vous assurer la loyauté de vos compagnons ? De TOUS vos compagnons ? Allez-vous en tuer un ou deux ? Qui va commander les autres équipes ? Envie de commencer une romance ? Jamais un jeu Bioware, pas même Dragon Age : Origins, n’a été aussi complet en la matière, et même, comme le dit Sheppard à sa jolie assistance, côté interracial.

Chacune de vos actions, chacun de vos choix aura des conséquences parfois tragiques, surtout sur la fin du jeu, où l’arbre des possibilités s’agrandit considérablement en fonction des missions que vous avez (ou non) accomplies, et de la loyauté de vos divers compagnons.

La possibilité d’endosser un rôle. Voilà ce qui fait le cœur du RPG. Le reste n’est que tambouille interne. Et avec Mass Effect 2, on est comme rarement au cœur du RPG.

Le jeu vous gardera captif plusieurs dizaines d'heures, quelque part entre trente et quarante, si vous écumez à fond la galaxie. A ce propos, n'hésitez pas à pousser la difficulté en Vétéran et au-delà pour un peu de challenge, sous peine de traversée un peu simple. De toute manière, la difficulté est réglable à tout moment dans le menu pause.

Une conclusion ? Elle tient en trois mots : à acheter d’urgence.

Et ci-dessous, si possible, c’est moins cher qu’ailleurs, et vous ferez gagner (un peu) de sous à SWU.

___


Mass Effect 2


Plateforme : PC, Xbox 360 (testée).

Genre : Action-RPG

Les points positifs :

• L'univers
• L'histoire
• La mise en scène
• L'écriture
• Les personnages charismatiques
• Sons, musiques et doublages parfaits
• Graphismes dans le haut du panier

Les points négatifs :

• Aspect RPG du gameplay en retrait (pas d'inventaire...)
• Moins ouvert, plus dirigiste et cloisonné que le premier
• Certaines zones de jeu un peu étriquées (la citadelle...)
• Quelques bugs d'affichage pas bien méchants

OK !! : 9,5/10


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Parution : 15/02/2010
Source : Nous
Validé par : Chasky
Section : Jeux > Jeux Vidéo
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