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[RP SWU] Vivez des aventures dans une galaxie très lointaine !
 
La section Roleplay du forum recrute de nouveaux joueurs.
10/03/2018

Vous avez toujours rêvé d’être un Jedi, un Sith, un contrebandier, ou même un drogué ou un scientifique raté dans notre galaxie préférée ? Alors, n’attendez plus : vous pouvez être tout cela ! Il y a quelques mois, une section Role Play (jeu de rôle) a ouvert ses portes sur le forum.

Une seule aventure est pour l’instant en cours : Mission Mastaria. Vous pouvez, si vous le souhaitez, la rejoindre, ou bien pourquoi pas rassembler de nouveaux joueurs et créer votre propre aventure. Tout est détaillé sur le topic règles que je vous invite à consulter si vous êtes intéressé. Au passage, j'en profite pour souhaiter la bienvenue à Dark GaGa, dernière recrue en date.

Vous pouvez également suivre ces histoires en tant que simple spectateur et commenter régulièrement pour réagir aux textes publiés. Les aléas de la vie ont fait que vous avez décroché le temps de quelques posts et n’avez pas le temps de rattraper votre retard ? Aucun problème : nous nous retrouverons désormais tous les mois pour un résumé succinct de la/des aventure(s) en cours.

Pour ceux qui désirent rattraper leur retard dans Mission Mastaria, LL-8 (que je remercie grandement) vous offre un petit résumé de l’aventure jusqu’à maintenant.

Répondant à l’appel d’un mystérieux employeur, un groupe de personnages hétéroclite se retrouve sur Mastaria, petite planète isolée de la Bordure Extérieure sur laquelle Bourreaux et Défenseurs se disputent le trône.

Leur mission ? Stopper la guerre civile qui fait rage par n’importe quel moyen. Leurs noms ? Arty le dealer, Miri l’assassin, Fi le Mastarien, Sorvairs le Jenet, Anya la chasseuse de prime, Cardan le jeune Sith, Nas le Mirakula, Ukel le scientifique. Aucun d’eux n’est réellement qualifié pour cette mission.

 

Mais tous attirent l’attention d’un mystérieux individu, Na’rrac’sev…

Dans l’espoir de négocier un cessez-le-feu sur la planète, le petit groupe libère un général de l’armée des Défenseurs, prisonnier d’un cartel indépendant. Leur geste de bonne foi n’est cependant pas reconnu et les négociations échouent. Leur adversaire principal est un Jawa du nom de Na’rrac’sev, qui ne semble pas apprécier qu’un groupe d’étrangers mette le nez dans ses affaires. Sa première action est de les piéger. Mais l’équipe déjoue le piège, éliminant au passage l’assistante du Jawa.

Ce que Na’rrac ne sait pas, c’est que notre groupe a été informé de la présence d’un artefact permettant d’établir l’héritier légitime du trône. Celui-ci se trouve sur Quesh, l’une des planètes les plus dangereuses de la galaxie. C’est là que se rend l’équipe. Mais leurs recherches ont attiré l’attention d’un Sith au sang pur, Washas Kodank. Il les a retrouvés, et veut les affronter. Il ne ressortira pas vivant de l’affrontement, emportant avec lui Nas, le cadet du groupe.

Et pendant ce temps, dans l’ombre, Na’rrac’sev prépare sa vengeance...

    
 

Si vous désirez connaître la suite ou même y participer, rendez-vous dans la section RP du forum. Votre aventure n’attend plus que vous ! Si des dessinateurs désirent nous rejoindre afin de mettre en images ces histoires, nous les accueillerons à bras ouverts. Un grand merci aux talentueux tauntaunRider et Niobi pour ces merveilleuses illustrations !

A très bientôt dans une galaxie très lointaine !

Parution : 10/03/2018
Source : La section RP
Validé par : Darth Eluar
Section : Role Play SWU
On en parle sur nos forums
 
Les 10 premières réactions (voir toutes les réponses) :
  • 15/03/2018 - 1:21
    Fi Kchabec

    C’était finalement arrivé. C’était inévitable, mais Fi ne pensait pas que ça lui ferait aussi mal. Nas venait de se faire assassiner devant ses yeux. Le jeune Nas, un Miraluka encore adolescent, avait été recruté pour cette Force qu’il possédait. Il n’allait malheureusement pas pouvoir la développer autant qu’il l’aurait voulu. Fi avait dû se servir de toute sa volonté pour ne pas aveuglément charger le Sith quand son sabre passa au travers du jeune garçon, car il savait qu’il n’aurait eu aucune chance. Après s’être sortie de justesse de cette invasion impériale, l’équipe se divisa en deux. Anya et Ukel s’occupèrent des blessés et de Cardan, tandis que Fi, Miri, Sorvairs, Arty et Lenya se regroupèrent près du cadavre de celui qui était tout compte fait trop jeune pour participer à cette mission. Le Mastarien s’en voulait, il se tenait responsable de sa mort, car c’était lui qui avait accepté de le mener jusqu’ici. Le jeune adolescent avait en lui cette volonté que lui-même avait à cet âge, quand le vieux Wihbe l’avait pris sous son aile, et il pensait pouvoir lui offrir une meilleure vie après avoir sauvé Mastaria. Les autres n’étaient visiblement pas de cet avis.

    - J’ai bien cru qu’on allait y passer, commenta le Chagrien.

    - Nas a eu espoir jusqu’au bout… ajouta Fi.

    - Pas passé loin, ce coup-là, ironisa le Jenet.

    Cette dernière réplique fit réagir l’humain. Il se retourna vers son coéquipier qui était adossé contre un mur, un bâton de la mort à la main.

    - Dommage pour ce pauvre gosse, renchérit Sorvairs d’un ton indifférent. Il me rappelait moi plus jeune. Sauf que moi, j’suis pas mort.

    Fi essayait de garder son sang-froid, mais Sorvairs venait de faire une remarque trop déplacée à son goût. Il s’avança d’un pas lourd vers ce dernier, pendant qu’une tension s’installait dans l’air.

    - Répète-ça, mastaron de drogué?

    - Dans toute guerre il y a des morts, on ne doit regretter personne, lança Arty.

    - Sauf que celui-là était sous ma responsabilité!

    - Non, tu ne pouvais rien y faire! continua le Chagrien. Il a voulu faire le héros et voilà le résultat. Triste mais preuve de son intelligence.

    - Le gamin s’est confronté à plus fort que lui, ça arrive, fit remarquer Miri. C’est dans l’ordre des choses… Moi, ça ne me fait ni chaud ni froid.

    Fi serra les poings, sans quitter le Jenet des yeux. Ce dernier avait un regard à moitié vide, il avait déjà consommé une bonne partie de sa drogue. Il ne se souciait même pas de la mort d’un enfant qui avait voulu se battre pour une cause et ne pensait qu’à son propre plaisir personnel dans une telle situation.

    - Il me rappelle un Chagrien de 17 ans qui se pensait invincible et qui a tout perdu… dit doucement Arty.

    - Arrêtez d’être sentimentaux, lança l’assassin. Des gens qui meurent, ça arrive tous les jours.

    - La p’tite dame a pas tort, continua Sorvairs. Des gamins, il en crève tous les jours. Alors bon, si on doit pleurer pour chacun d’entre eux… À jouer avec le feu, on se brûle. Il avait rien à foutre là, ce mioche, et y nous aurait gêné pour la suite. C’est p’t-être mieux, au final.

    Cette intervention du Jenet fut la goutte qui fit déborder le vase. Au fond de lui, Fi lui en voulait encore pour l’avoir indirectement blessé au bras, même s’il se portait déjà mieux. Le Mastarien poussa violemment Sorvairs contre le mur et écrasa sa main sur son torse. À cause des effets de la drogue, il n’y eut aucune résistance de la part de l’alien.

    - Ça ne vous fait peut-être rien, mais moi aussi, je me voyais en lui! s’énerva Fi en haussant le ton. J’ai déjà vu des morts avant de vous rencontrer, je sais tout comme vous ce que veut dire la guerre! Mais il ne méritait pas ça! J’étais le seul qui essayait de le comprendre et de l’aider!

    - Et ben tu perdais ton temps! répliqua Arty. Un gamin aveugle imbécile qui veut stopper une guerre. Non mais t’as vu ça où, toi? Il était condamné à mourir, il était faible et stupide!

    Fi lâcha le Jenet pour se diriger vers le Chagrien.

    - Toi, ne viens pas mettre plus la marr, dit le Mastarien en poussant d’un doigt l’épaule d’Arty.

    Ce dernier allait répliquer quand Lenya s’interposa.

    - Vous avez bientôt fini? Regardez ça.

    La Kiffar, qui était restée en retrait pendant l’échange froid, pointa le corps du Sith abattu. Au loin, on pouvait voir une femme en robe rouge agenouillée au-dessus du cadavre. Soudain, Anya sortit des ruines et s’avança lentement vers la femme. Miri se pressa aussitôt de la rejoindre sans dire un mot.

    Pendant ce temps, Fi essaya de se calmer. Même si ça lui faisait mal, ce qu’avaient dit les autres était vrai. Pleurer le Miraluka était inutile. Il y avait des dizaines, sinon des centaines de corps gisant dans la rue, pour ce qui était visible, tant de villageois qui avaient pris les armes que d’impériaux suréquipés. Puis il repensa encore une fois à ce que Wihbe lui avait dit avant de le quitter : « Continue à faire ce qui te semble juste. Mais rappelle-toi toujours pourquoi tu le fais. Pourquoi tu vends des armes à des hommes qui en tuent d’autres. » Cette pensée plongea le Mastarien dans un souvenir qu’il avait refoulé il y a longtemps.

    ***


    Fi courait dans une grande cour de gravier, il était essoufflé et balayait les alentours du regard. Il aperçut un rocher assez gros et glissa pour se mettre à l’abri derrière. Il attendit quelques secondes, le temps de reprendre son souffle. Il regarda de chaque côté et ne vit personne. Il fuyait quelqu’un, mais il n’allait pas se laisser faire. Son souffle repris, il regarda son blaster dans ses mains et décida de sortir de sa cachette. Il se pencha sur la gauche tout en restant à couvert, son arme devant ses yeux. Une dizaine de mètres plus loin, il vit une Céréenne adolescente courir dans sa direction. Il la visa et tira sans hésiter.

    - POW! POW!

    La Céréenne roula vers l’avant et lança une pierre juste aux pieds de Fi.

    - BOUM! cria la fille.

    Fi resta surpris une petite seconde. Il lâcha son bout de bois et s’avança tranquillement vers son adversaire. Elle était à peine plus grande que lui à cause de son crâne allongé, mais ils avaient tous les deux 15 ans. Cette Céréenne était une très bonne amie qui avait accueilli Fi dès son arrivée dans le camp de réfugiés du quartier et ils s’amusaient comme ils le pouvaient en temps de guerre.

    - Encore gagné, Pati, dit Fi avec ironie.

    - Ça fait combien? 15-4 pour moi? dit Pati en riant.

    - C’est ça.

    - On recommence?

    Fi allait donner sa réponse quand il entendit son nom derrière lui.

    - Fi Kchabec? fit une voix qu’il connaissait bien.

    L’interpellé se retourna. Devant les adolescents se tenait un des responsables du camp, accompagné par deux hommes humains en uniforme militaire. Qu’est-ce qu’ils lui voulaient? Il lança un regard interrogateur à son amie qui ne semblait pas plus comprendre que lui.

    - Oui, c’est moi, dit-il enfin.

    - Bonjour, Fi, dit l’un des deux militaires d’un air empathique. Nous faisons partie des Défenseurs de la Mère. C’est à propos de tes parents…
  • 21/03/2018 - 17:37
    Miri Kosvar

    Se faire recruter par un inconnu pour sauver une planète, se faire trahir par un Jawa, se faire emprisonner comme des débutants par des Impériaux, devoir quasiment se suicider, tout ça pour attirer l'attention d'un Sith et de voir un gamin de quinze ans se faire assassiner... Quelle bonne semaine ! pensa ironiquement Miri, qui venait d'avoir un échange tendu avec le Mastarien, Fi. Depuis le début, elle ne nourrissait pas de sympathie particulière envers le Miraluka, et sa mort...sa mort lui semblait naturelle. C'était ce qui arrivait aux gens qui s'engageaient dans des batailles qu'ils étaient incapables de gagner. En l'occurrence, se frotter à un Sith n'était sans doute pas la chose la plus raisonnable à faire, et Nas l'avait payé de sa vie.

    Son attention fut vite déviée par Lenya qui leur indiquait une femme, une Zeltronne de toute évidence, qui inondait de larmes le cadavre du Sang-Pur. Une amante ? Elle rejetta vite cette idée lorsqu'elle vit son collier d'esclave. Miri savait qu'il arrivait parfois aux esclaves de lier un lien particulier avec leurs maîtres, parfois même un sentiment amoureux malsain. Que la Force l'en préserve, il ne lui était rien arrivé de semblable ; car si elle était honnête avec elle-même, ses années en tant qu'assassin pouvaient être assimilées à une forme d'esclavage. Un instant, elle songea à ceux qui avaient menacé de tuer son frère durant tant d'années juste pour la faire obéir. Et tout ça pour quoi ? Pour rien. Son frère avait fini par mourir quand même.

    D'un pas élastique, elle rejoignit Anya qui était déjà auprès de l'esclave et l'interrogeait.

    - Que fais-tu ici ? Comment est-tu arrivée ? demanda l'Arkanienne, en jetant rapidement un coup d'oeil à l'ex-assassin qui s'était placée à côté d'elle.
    - Ils...ils m'ont laissée passer. Je me suis enfuie et...je voulais le voir. Voir s'il est vraiment mort. Je cherche qui l'a tué. Je dois le faire !
    - Si j'étais toi, je ne traînerais pas ici, lui recommanda Anya. D'autres impériaux vont probablement arriver.
    - Ils ne me feront rien, rien de pire que ce qu'il m'a fait, répondit l'esclave d'une voix qui dénotait tout de même une certaine crainte.
    - Ce que la vie m'a appris, c'est qu'il y a toujours pire. Fuis, fit gravement Miri.
    - Fuir ? Fuir qui ? Et où ? Je...je dois retrouver qui l'a tué...je dois...répéta la Zeltronne, les yeux vides, semblant parler à un fantôme.
    - Tu ne dois rien faire du tout. Pourquoi penses-tu devoir retrouver celui qui a tué ce Sith ?
    - Je...je sais pas...je dois le trouver. Non. Je suis libre...je...je m'appelle Kanno et je suis libre ! Il est mort et il est toujours là !

    Elle frappa sa tête avec le poing et sembla soudain se calmer :

    - Je dois voir celui qui l'a tué, c'était ma vengance, je ne comprends pas, son corps est froid et je le sens encore ! Il est toujours là ! Il se moque de moi !
    - Seulement dans ton esprit, fit la jeune femme aux cheveux noirs. Il est mort, tu comprends ? Il ne peut plus te faire de mal.

    Et là, miracle : Miri prit la main de Kanno et sourit faiblement. L'assassin avait eu pitié. En un sens, elle comprenait la jeune esclave plus que tous les autres, et sa détresse lui vrillait le coeur, alors que la mort de Nas ne lui avait rien fait. Comme si sa vie lui avait laissé un coeur pour s'émouvoir seulement de certaines choses....

    - Il est toujours là... je l'entends... il rit, sanglota Kanno. Tant que je n'aurais détruit son oeuvre, il sera toujours là...
    - Quelle est son oeuvre, Kanno ? interrogea Miri.
    - Je ne l'ai pas encore toute découverte.

    Cela voulait dire que l'esclave connaissait au moins une partie des projets du Sith. Si les suppositions qui s'étaient rapidement formées dans sa tête depuis le début de l'affrontement étaient correctes, cela avait tout pour leur être utile.

    - Et que sais-tu ?
    - Qui êtes-vous ? répliqua t-elle, soudain méfiante.
    - Des...voyageurs. Venus d'une planète nommée Mastaria. Tu la connais ?

    Cette semi-honnêteté n'était pas gratuite, bien sûr. Si Kanno répondait par l'affirmative...

    - Oui. J'ai été là-bas
    - Je m'appelle Miri. Je peux t'aider si tu nous aides. Où étais-tu sur Mastaria ?
    - Dans une cage.

    Miri désigna prudemment le cadavre du Sith, qui gisait par terre. Elle n'avait jamais vu de Sang-Pur, et s'en passerait bien pour le restant de sa vie. Ses contacts avec les Sith avaient toujours été très limités, l'existence de la pègre galactique étant assez bien tolérée par les servants du Côté Obscur sans qu'ils veuillent s'en mêler plus que nécessaire. Miri n'aimait pas les Sith, mais elle ne nourrissait pas d'adoration pour les Jedi non plus. Chacun des deux Ordres ne connaissaient rien à la dure vie de la population, et les Jedi, qui se proclamaient pourtant défenseurs des plus faibles, n'avaient pas réagi à la rumeur d'un kidnapping d'enfants à l'échelle d'une planète... Cela n'enlevait rien au fait que la jeune femme préférait quand même se retrouver face à un Jedi.

    - Est-ce qu'il avait quelque chose à voir avec des gens appelés Défenseurs ou Bourreaux ?
    - Il était leur chef.
    - Lesquels ? Bourreaux ou Défenseurs ?
    - Bourreaux...je crois... Il se moque de vous...

    Anya, qui était restée silencieuse, s'adressa à Miri à mi-voix :

    - Si les Sith sont impliqués avec les Bourreaux, tout ça prend une autre dimension. Ils vont revenir.

    L'Arkanienne avait raison, ils n'avaient que trop traîné sur cette planète. Depuis qu'ils étaient arrivés, ils avaient dû se battre trois fois, et pas contre des bandits des bas-fonds. Les forces spéciales impériales n'étaient pas des tendres, et cette dernière bataille avait été celle de trop : elle s'était fait blesser. Or, elle détestait être blessée.

    - J'ai toujours rêvé d'être parmi les ennemis publics de l'Empire Sith, ironisa Miri. Mais c'est vrai, il vaut mieux déguerpir vite fait.
    - Qu'est ce qu'on fait d'elle ? On ne peut pas la laisser ici. Elle en a trop vu, on ne peut pas se permettre de donner la moindre information aux Sith.
    - Tu as raison (en baissant d'un ton pour que Kanno ne l'entende pas). Elle est fragile et instable. Au moindre interrogatoire elle craquera.
    - On doit se méfier d'elle quand même. Elle a passé du temps avec les Sith. Ils ont tendance à déteindre sur leurs esclaves, fit remarquer la chasseuse de primes, avant de se tourner vers Kanno. Il va falloir faire vite, si on veut partir de cette planète à temps.
    - Je dois retrouver celui qui l'a tué. Il a pris le sabre.

    Les deux femmes échangèrent un regard entendu. Il ne faisait aucun doute que si l'ancienne esclave venait à savoir que l'assassin de son maître était parmi l'équipe, ils allaient perdre toute crédibilité auprès d'elle.

    - Tu auras le temps pour ça plus tard, enchaîna Anya. Viens.
    - Vous comprenez pas, il est là. il est toujours là.

    Anya perdit patience. Elle se tourna vers Miri d'un air anxieux :

    - On n'a pas le temps pour ça, les Sith ne sont sûrement pas loin.
    - Et mon vaisseau ? demanda Kanno.
    - On va le laisser, répondit Miri en jetant un coup d'oeil derrière elle. Il faut vraiment y aller.
    - Il y a tout dedans...

    Elle sembla réfléchir.

    - Bon. Je le récupérerai plus tard.
    - Allez, suis-nous.

    Avec une pointe de regret, la Zeltronne se releva et leur emboîta le pas. Lenya les attendait avec l'équipe au complet, qui semblait avoir assisté à l'échange. Elle leur indiqua d'un signe qu'elles parleraient de Kanno et de ses révélations plus tard, et surtout hors de portée des oreilles de la jeune esclave.

    - J'ai des nouvelles. Comme nous avons fait ce qu'il a demandé...
    - En fait, que nous avons fait ce qu'il a demandé, rectifia Arty. Vous n'avez rien fait.
    - Souhaitez-vous vraiment discutailler sur des détails ou entendre ce que j'ai à vous dire, monsieur Demedo ?

    Le Chagrien haussa les épaules et leur guide ne se priva pas de continuer à parler comme si de rien n'était :

    - Comme je le disais... Nous avons rempli notre part du contrat, alors l'Ancien a eu la gentillesse de nous fournir un nom. Elvenen Qars.
    - Jamais entendu parler, fit remarquer Anya.
    - Peut-être parce qu'il est mort il y a quelques mois, rétorqua Lenya. Juste après être venu voler l'artéfact sur cette planète. Heureusement...il lui reste un associé sur Cato Neimodia, un Quarren répondant au doux nom de Talsik Lwondo.
    - J'aimerais bien savoir d'où vous sortez toutes vos infos, fit Sorvairs, méfiant. Ce n'est pas vous qui êtes connectée à l'Holonet dans l'équipe, que je sache.

    Lenya se contenta de lui sourire, amusée :

    - Il existe de bien meilleurs moyens d'information que l'Holonet, sachez-le. Toute information est quelque part, il suffit de savoir où chercher. Malheureusement, je pense qu'il est important que vous appreniez aussi que Cato Neimodia est un des centres d'influence de notre très cher ami Narrac, voire le plus important d'entre eux.

    Miri lâcha un juron qui aurait pu faire rougir un barman de Nar Shaddaa. Narrac, encore ! Si ils se rendaient sur Cato Neimodia, ils pouvaient être sûrs que le Jawa trouverait un moyen de les poursuivre. Non pas qu'elle craigne ce petit personnage, mais elle se méfiait davantage de ce qu'il pouvait décider d'entreprendre contre eux. Par sa faute, ils étaient déjà persona non grata sur Mastaria, alors... Et elle avait tué son assistante, ce qui devait la mettre en haut de sa liste noire. Elle soupira. Depuis le début, elle savait que cette mission ne serait pas une promenade de santé, alors elle n'allait pas se dégonfler au premier obstacle venu !

    - Je suppose que nous n'avons pas le choix...conclut Ukel d'un air résigné.
    - Exactement, confirma la Kiffar. Alors, empruntons ces speeders impériaux, ils nous permettrons de rallier la station Czerka plus rapidement.

    Quelques heures et un trajet miraculeusement sans ennuis plus tard, ils étaient tous dans le Phoenix, direction Cato Neimodia !
  • 31/03/2018 - 16:26
    Anya Opsoo

    Ils avaient tué un enfant.
    Une nouvelle bourrasque de vent fit voler la chevelure blanche d’Anya dans les airs. Les pieds au bord d’une des nombreuses villes suspendues de Cato Neimoidia, la jeune Arkanienne observa l’horizon boisé de la planète. Elle n’était jamais venue ici auparavant, principalement parce que le dégoût que lui inspirait les Neimoidiens l’avait poussée à refuser chacune des primes proposées par ces êtres corrompus.

    Ils avaient tué un enfant.
    Anya passa une main dans ses mèches pâles avant de rabattre sa veste sombre. Plusieurs vaisseaux légers passèrent en trombe devant elle. Ses pieds dépassèrent légèrement de la bordure sur laquelle elle se trouvait. Les rayons chaleureux du soleil vinrent chauffer ses avant-bras. L’espace d’un instant, elle oublia presque pourquoi elle se trouvait là.

    Les Sith faisaient désormais partie de l’équation. Toute la mission sur Mastaria venait de prendre une autre dimension. Les Sith étaient impliqués, et cela ne pouvait rien signifier de bon. Il était impossible de négocier avec ces êtres là. Ils faisaient ce que bon leur semblait et ils obtenaient toujours ce qu’ils voulaient. Toujours. Anya le savait bien. Elle frissonna au souvenir du Sith qui se précipitait sur Cardan et Nas. Une sensation glacée descendit le long de son échine. Plus jamais elle ne voulait avoir affaire aux Sith. Plus jamais.

    Et au milieu de toute cette réflexion, une phrase revenait en boucle. Ils avaient tués un enfant. C’était le Sith qui avait passé sa lame à travers le corps de Nas. Mais le vrai responsable… Les vrais responsables, c’étaient eux.

    Le vent joua de nouveau avec ses cheveux. Il y avait quelque chose d’apaisant à être là, si haut. Le sol ne se trouvait que des kilomètres en-dessous de ses pieds. Elle n’avait qu’à faire un pas de plus. Les Sith disparaîtraient. La mort de Nas ne serait plus qu’un souvenir. Une image de son oncle surgit devant ses yeux et la jeune femme fit un pas en arrière.
    - On a trouvé Lwondo, fit une voix féminine derrière elle.

    Anya n’eut pas besoin de se retourner. Miri apparut dans son champ de vision. La jeune femme dépassa légèrement Anya, et l’extrémité de ses chaussures se retrouva dans le vide.
    - Jusque là, Na’rrac ne s’est pas montré. C’est plutôt bon signe.

    Anya n’avait pas peur du Jawa. Elle en avait côtoyé, des personnes puissantes et influentes, et elle s’en était toujours sortie. Ce n’était pas le chef d’un cartel basé sur une planète à moitié inconnue dans la galaxie qui allait la terrifier.
    - Tu vas te décider à parler, ou bien…. ?

    Anya fixa l’horizon. Elle se remémora les derniers événements. Le combat contre le Sith au sang pur. L’action qui l’avait entraînée ailleurs. La servante penchée sur le corps de son maître. Kanno. Son nom désormais lié à ceux de l’équipe. Et puis la découverte du corps de Nas. Ce corps frêle, étendu au sol, sans vie, les yeux vitreux perdus dans le vide. Bon sang, il n’avait que quinze ans. Ils étaient censés sauver une planète, et ils n’avaient pas pu sauver un garçon de quinze ans. Quelle équipe pitoyable ils faisaient.
    - Qu’est-ce que tu veux que je te dises ? On va suivre Lenya, une nouvelle fois, aveuglément. Qui est censé être le prochain sur la liste, Miri ? Tu y as pensé ?

    L’ancienne assassin leva les yeux au ciel, imperceptiblement.
    - On connaissait les risques. Nas les connaissaient aussi.

    Bien évidemment qu’ils connaissaient les risques. Anya inspira grandement. Aurait-elle réagi de la même manière si Arty ou Sorvairs avait été celui tombé au combat ?
    - Je pensais que tu saurais mieux gérer tes émotions, au vu de ton… passé.

    La réplique de Miri toucha Anya en plein cœur. Elle en avait vu, des horreurs. Elle en avait subi. Pourquoi la mort d’un gamin qu’elle connaissait depuis quelques semaines à peine l’atteignait-elle à ce point ?

    Le son de crédits trébuchants parvinrent à son oreille. La récompense promise par leur employeur lui permettrait de se retirer du jeu pendant quelques années. Elle ferait n’importe quoi pour l’obtenir. Elle devait se reprendre.
    - Je gère mes émotions, merci de t’inquiéter, répondit-elle sur un ton cassant.

    Miri lui glissa un regard dubitatif qui disparut rapidement. Elle pivota et croisa les bras sur sa poitrine.
    - Pour pouvoir accéder à Lwondo, il va falloir qu’on trouve une camelote à lui refiler. On doit le rencontrer d’ici deux jours. Tu penses pouvoir gérer ?

    Anya acquiesça.
    - Je vous retrouverai à sa boutique. J’ai besoin de m’aérer la tête.

    Miri hocha la tête.
    - Je préviendrai les autres. Rendez-vous dans deux jours, ajouta-t-elle avant de s’éloigner.

    Anya resta un instant à contempler le vide sous ses pieds. Elle jeta un dernier coup d’œil à l’horizon boisé de Cato Neimoidia avant de s’éloigner vers le centre de la ville.

    **


    - Je t’ai dit de me rendre mon pognon, crétin !
    La voix du Rodien se perdit dans la foule qui se pressait dans la rue. Anya passa à proximité de lui au moment où il se décidait à sortir son blaster. La jeune femme ne vit pas l’issue du duel, mais il lui sembla que l’homme impliqué dans la querelle avait tiré le premier.

    Ces moments passés en solitaire lui avaient manqué. La liberté de se déplacer à sa guise, la certitude que personne ne trahirait sa présence, voilà qui lui fit monter le sourire aux lèvres.

    Elle repéra bien vite les membres des forces de l’ordre qui étaient au service de Na’rrac. Les pots de vin qu’ils s’échangeaient n’étaient pas très discrets. Piquée par la curiosité, la jeune Arkanienne voulut se rapprocher d’un groupe d’agents mais elle n’en eut pas le temps. Un autre groupe de personne, beaucoup plus atypique, attira son attention.

    Composé d’une petite dizaine d’hommes, le groupe était emmené par un Gand dont la tête était recouverte d’un scaphandre aux origines troubles. Ils passèrent rapidement devant Anya, qui pivota pour pouvoir les suivre. Ils poussaient les passants sur leur passage sans ménagement. Mais ce qui interpella la jeune femme, ce fut leur silence. Aucun d’entre eux ne parlait. Elle connaissait bien ce phénomène. Ces gens-là étaient des chasseurs de prime. Que faisaient-ils sur Cato Neimoidia ?

    Anya les suivit pendant quelques minutes, prenant soin de ne pas se faire repérer. La foule était si dense à cette heure-ci de la journée que ce ne fut pas un problème pour elle. Le groupe s’arrêta finalement devant une petite boutique d’armement. Elle vit l’un des membres se diriger à l’intérieur. Parmi ceux qui restaient, un Twi’lek trapu interpella le Gand.
    - J’espère que tu sais ce que tu fais. Je déteste cette planète.
    - Je te dis que l’artefact est là. Lwondo ne fait pas le poids. Il ne résistera pas.

    Anya ouvrit de grands yeux. Bon sang, ces gars étaient là pour la même raison que son équipe. Ils risquaient de trouver Lwondo avant eux. Elle devait prévenir Miri, et vite.

    La jeune femme se retira et bifurqua rapidement dans une ruelle un peu plus isolée. Elle pressa le pas. Ce groupe était là pour l’argent, et c’était une la meilleure motivation qui soit. Ils ne lâcheraient rien. Anya dépassa un Neimoidien en cape noire. Elle allait atteindre l’extrémité de la rue lorsqu’elle sentit une pression sur sa nuque. Sa vision se brouilla avant de virer au noir complet.
    - Qu’est-ce que… ?

    Une force extérieure l’entraîna alors par derrière. La jeune femme ne réfléchit pas et envoya son poing en arrière. Elle toucha quelque chose, mais quoi… ? Elle n’en avait aucune idée. Elle tenta de se mettre à courir mais fut rapidement stoppée par un mur. La même force se fit de nouveau sentir. La jeune femme se débattit, sans réel succès. Cela faisait trop longtemps qu’elle avait arrêter de se battre à l’aveugle. Elle dépendait de sa puce, et on venait de la lui retirer. Comment était-ce possible ?

    Anya jura et tenta de reculer, mais il lui semblait qu’elle n’était entourée que de murs. Elle avait perdu totalement le sens de l’orientation. Avait-elle atteint l’extrémité de la rue ? Soudain, une large main se plaqua contre sa bouche. La jeune femme voulut crier, mais aucun son ne s’échappa de sa gorge. Elle sentit qu’on lui injectait un liquide dans les veines. Un peur incontrôlée s’empara d’elle et elle se mit à se débattre dans tous les sens. Elle ne voulait pas mourir. Elle devait s’échapper. Au fond d’elle, elle sentait que ses forces la quittaient. Elle opposa moins de résistance. Elle s’écroula, mais sentit qu’on la retenait. Un visage flou se pencha au-dessus d’elle. Elle ne distingua pas ses traits. Doucement, elle s’enfonça dans un doux sommeil forcé.
  • 12/04/2018 - 13:12
    Arty Demedo

    ****

    La cantina était pleine lorsque Arty et le reste du groupe entrèrent. L'odeur des épices parvenait presque à couvrir les phéromones nauséabondes des Neimoidiens.

    Qui aurait pu croire que leur première destination sur cette planète soit l'un des environnements qu'il connaissait par coeur ? Mais cette fois, il ne se rendait pas dans une cantina pour y boire, mais bien pour trouver quelqu'un. Un explorateur plus précisément, une vieille connaissance de Lenya qui gagnait sa vie en vendant des objets anciens – et acquis avec plus ou moins de risques. D'après la Kiffar, il avait une dette envers elle et accepterait sans doute de lui céder un de ces objets qui leur permettraient de rencontrer Talsik Lwondo.

    Dés leur arrivée sur place, Lenya s'était accoudée au bar, commandé une bière corelienne et demandé si un humain, un voyageur du nom de Faahëio Oignu, était un habitué. Elle rajouta quelques caractéristiques à la description, et le Neimodien se contenta de tendre la main. En soupirant, elle y avait laissé tombé quelques crédits, le rendant soudain beaucoup plus loquace :

    - Je sais pas ce que vous voulez, mais vous avez de la chance, lâcha t-il. Cet homme est là depuis une semaine, et il vient régulièrement faire des affaires ici.
    - Je vous remercie, répondit la Kiffar en avalant une gorgée de bière.

    Arty observa Sorvairs sniffer des petits cristaux de bâtons de la mort. Les puissants effets de cette drogue donnaient des hallucinations à quiconque la consommait. La plupart des gens la consommaient dans sa forme liquide, mais Sorvairs était, quant à lui, passé au niveau supérieur. Sa consommation le mettait en danger mais qu'est ce que le Chagrien pouvait faire pour l'aider ? Arty n'en avait plus consommé depuis dix ans, depuis qu'il avait fait la promesse à Ma d'arrêter. Il s'autorisait rarement à penser à son ancienne vie, et sentit son cœur battre de plus en plus vite.

    - Sorvairs, dis aux autres que je suis aux toilettes. J'en ai pas pour longtemps ! dit-il en tremblant.
    - Ouais, à tout de suite ! répondit le Jenet en titubant.

    A peine eut-il fermé la porte des toilettes qu'il se mît à pleurer.
    Il n'en pouvait plus, il sanglotait en contemplant l'holophoto de sa famille.
    Il essuya ses larmes et se débarbouilla la figure. Il ne voulait pas que les autres trouvent un autre prétexte pour se moquer de lui après l'épisode du vomi.
    Il ferma l'holophoto et sortit des toilettes. A peine eut-il rejoint le groupe, que le barman lança à un humain qui venait d'entrer dans la cantina :

    -Hé le voyageur ! Y'a une jolie fille qui veut te parler.

    Il pointa du doigt le groupe et l'humain s'approcha. Arty se doutait que l'homme en question était celui qu'ils cherchaient.

    -Je vois que tu es toujours bien entouré Lenya ! dit-il avec un sourire.
    -Ça dépend de qui vous parlez ! rajouta Sorvairs sur le ton de la rigolade.

    L'humain prit place dans un siège.

    -Ce jour devait arriver. Que me veux tu Lenya ?
    -Disons que… tu sillonnes toujours la galaxie pour récupérer des vieilleries ?
    -Comme d'hab, faut bien s'occuper, répondit Faahiëo avec une mine amusée.
    -Il se trouve qu'il faut que j'entre en contact avec Talsik Lwondo, et puisque tu m'en dois une…

    La Kiffar venait d'entrer dans le vif du sujet. Arty espérait de tout cœur que l'humain soit fiable, sinon le plan était fichu.

    -Pourquoi pas. Continue je te prie, répondit le voyageur.
    -Je te serais très reconnaissante si tu acceptais de me céder une des babioles que tu as dénichées, badina Lenya. Quelque chose qui pourrait attirer et mériter l'attention de Lwondo.
    -Et pas un faux de préférence ! rajouta Arty qui restait très méfiant vis à vis de l'humain. Les autres membres lui jetèrent de foudroyants regards.

    L'humain ne sembla pas irrité par l'intervention du Chagrien, sans doute habitué à de telles réflexions, et poursuivit calmement.

    -Si je voulais vous faire tuer par Lwondo , je vous céderais une babiole fabriquée sur Cantonica.
    Quelle genre de babiole te faudrait-il ?

    La petite pique de l'humain avait visiblement agacé Sorvairs, qui se renfrogna.

    -Quelque chose d'assez ancien, de préférence.
    Qu'est ce que tu as ? demanda la Kiffar avec l'expression de celle qui se préparait à conclure un marché fructueux.

    Sorvairs, sous les effets du bâton de la mort ne pût s'empêcher d'ajouter à l'intention de l'humain un cinglant :

    -Pourquoi pas ta femme ?

    L'humain semblait surpris par l'intervention du Jenet mais il garda son calme.

    -La misère sexuelle touche toute les races à ce que je vois.
    -Bah, quand on a pas grand choses à se mettre sous la dent…

    Le Jenet avait visiblement calmé ses ardeurs, ce qui rassura Arty. Ils n'avaient pas besoin de fâcher celui dont ils dépendaient.

    -Bref, un objet datant du siècle dernier, avant le putsch de Mandalore ça t'irait ? proposa l'humain, s'empressant de changer de sujet.
    -C'est intéressant… Tu as trouvé ça où ? demanda Lenya, curieuse.
    -Dans un vide grenier. Un homme qui vidait sa cave, il n'avait aucune idée de la valeur de sa marchandise. Je lui ai acheté une dizaine d'objets pour 100 dataris. Je pense qu'il voulait surtout faire de la place chez lui.

    L'humain était assurément un expert en son métier. Arty était rassuré mais il restait sur ses gardes. Nar'rac était ici, sur Cato Neimoidia et cela ne le mettait vraiment pas en confiance.

    Lenya sourit.

    -Je te reconnais bien là. Quoique, tu aurais bien pu être assez fou pour braver le feu Mandalorien et récupérer une relique.

    Faahiëo sourit à son tour, amusé par les suppositions de la Kiffar.

    - Allons je suis fou, mais pas suicidaire. Je préfère aller dans un nid de Gundark, c'est beaucoup plus sûr. Quoique heureusement qu'avoir une aide derrière soi pour ce genre d'expédition peut s'avérer utile.
    -Plutôt utile, oui… Je ne donnais pas cher de ta peau !

    Ces deux là avaient l'air d'avoir vécu de sacrées aventures ensembles. Arty remarqua vite qu'un petit jeu de séduction flottait dans l'air, marqué par des sourires taquins et le plaisir de parler de choses que les autres ne comprenaient.

    -Tu travailles toujours pour ce vieux type ? demanda l'humain.
    -Oui et regarde moi, je me retrouve à mener une bande de bras cassés dans une quête fantaisiste… fit Lenya en levant les yeux au plafond d'un air faussement exaspéré.
    -Pourquoi continues tu de bosser pour lui ? Tu gaspilles ton temps et ton talent.

    Sorvairs, qui semblait avoir retrouvé ses esprits, se mêla encore de la conversation.

    -C'est plutôt nous qui vous supportons ma p'tite dame.Vous ne teniez pas le même discours sur Quesh…rappela le malicieux Jenet.

    Lenya haussa les épaules et expliqua, comme si elle se justifiait.

    -Il paye bien. Quant à vous, Sorvairs, pour une fois dans votre vie, faites moi l'honneur de fermer votre museau.

    Contre toute attente, le Jenet s'exécuta. Arty ne put s’empêcher de se moquer de lui, mais songea tout à coup que la Kiffar était plutôt douée avec les gens… Ce devait être à cause de ça que leur mystérieux recruteur l'avait engagée.

    L'humain reprit la parole.

    -Ça peut être louable. Enfin ça ne me regarde pas mais mon offre tient toujours. Il paye peut être moins bien que ton drôle de bonhomme mais tu exploiterais ton potentiel à fond.

    L'humain semblait savoir des choses sur leur employeur. Arty essayerait de lui extorquer des informations plus tard.

    -D'ailleurs… Si tant qu'on est sur Cato Neimodia, tu nous donnes un coup de main… Quand tout ça sera fini, j'y penserai sérieusement, je te le promet.

    Il vit là la confirmation de son intuition. La Kiffar était forte dans son domaine, très forte. Elle allait visiblement réussir à faire d'une pierre deux coups.

    -Quelle genre de coup de main ? demanda Faahiëo.
    -Comme tu l'as sans doute remarqué, nous ne ressemblons pas vraiment à des archéologues. Ta présence nous donnerait plus de poids, d'autant plus que j'ai cru comprendre que tu connaissais Lwondo… De plus, nous pourrions avoir besoin de tes talents plus tard.
    -Ah ça oui, pour les archéologues. On a tenté mais en vain, dit Sorvairs en lâchant un rire franc.

    Cette référence à leur tentative de mensonge sur Quesh amusa Arty, qui était bien content d'être parti de cette prison impériale. L'humain finît son verre et continua :

    -Je suis plus explorateur qu'archéologue mais pourquoi pas. Quand à Lwondo je lui ai vendu un vieux globe de Cato Neimoidia donc oui je le connais un peu. Tu aurais toutefois pu choisir un antiquaire moins excentrique… Déjà il va essayer d'acheter ton article pour une bouchée de pain. Et la rumeur raconte qu'il a un droïde assassin qui est chargé de réduire au silence ceux qui lui causent du tort, comme les faussaires. Ce n'est qu'une rumeur mais je le vois bien être capable de ça.

    Lenya regarda autour d'elle puis dit à voix basse :

    -En fait, nous comptions plutôt l'interroger sur l'un des ses vieux amis…

    L'humain baissa à son tour la voix et s'approcha de la Kiffar

    -Tu cherches à l'amadouer avec une antiquité ?
    -Exact. Et mes… amis… feront le reste. Ils ne sont pas tous là, mais crois-moi, ils sont efficaces.
    -Très efficaces ! rajouta Arty avec un clin d’œil dont lui seul avait le secret.
    -Méfiez vous du droïde, se contenta de répéter le voyageur. Il te faut l'objet pour quand ?
    -Je m'en souviendrais pour le droïde. Le rendez vous est dans deux jours, alors il me le faudrait d'ici-là, répondit la Kiffar. Demain en fin de matinée ça t'irait ?
    -Ça me convient. Répondit Faahiëo.

    Arty examina la situation puis brisa le silence.

    -Bon ben on va pt'être y aller non ? Faudrait pas trop attirer l'attention, fit remarquer le Chagrien.

    La Kiffar acquiesça d'un hochement de tête.

    -Il a raison, à demain Faahiëo.
    -A demain, et bon courage Lenya, la salua t-il.

    L'humain se leva et partit s'asseoir plus loin, une bière Alec à la main. Arty prit la direction de la sortie. Il s'arrêta quelques instants pour examiner un Falleen. Celui-ci semblait les regarder. Arty ne dit rien et rejoignit le reste du groupe à l'extérieur de la cantina. Il était peut être juste étonné de voir un Chagrien sur Cato Neimodia.

    Le soleil se couchait sur la planète. Le groupe prit la direction du vaisseau, où se trouvait toujours le reste de l'équipe, officiellement pour tenir compagnie à l'esclave Zeltronne qu'ils avaient ramassé en route, officieusement pour la surveiller…
  • 21/04/2018 - 23:37
    Aanks’ol Qel Gakksa



    Aanks’ol s’ennuyait. En effet, sa journée en orbite autour d’un astéroïde non loin de Nar Shaddaa lui paraissait vide comparée à la course poursuite qu’il avait eu la veille avec des droïdes vautours, les vaisseaux gardes du défunt Rhumpa le Hutt. Il passait son temps à perfectionner Y77-TPD, en remplaçant son vieux capot par un nouveau fraichement volé aux ferrailleurs des  profondeurs.

    Plus aucun contrat ne lui parvenait, il pensait réellement devoir aller faire le tour des bars, comme autrefois, bien que cette approche soit risquée. Alors qu’il commençait à s’endormir, il entendit le récepteur de sa carcasse qui lui servait d’habitat provisoire qui commençait à bourdonner, signe distinctif de signal intercepté chez ce genre d’appareils. Une sonnerie retentit ensuite, le Gand décrocha.

    - Qui est-ce ? Encore un de vos droïdes-vautours envoyés de Nar Shaddaa ? Interpella le chasseur de primes.

    - Non, et vous n’avez nullement besoin de savoir qui je suis. Lança un mystérieux interlocuteur.

    - Pourquoi m’appelez-vous alors ?

    - J’ai une mission à vous proposer, mais avant toute information supplémentaire, j’ai besoin que vous me confirmiez votre nom.

    - C’est rare d’entendre quelqu’un qui ne connaît pas mon nom, de nos jours, Je suis Aanks’ol. Ricana le Guerrier.

    - Bien, j’ai donc une mission à vous proposer, Vous devrez retrouver un artéfact. Il y a une méthode pour y arriver, il vous faudra retrouver un certain Talsik Lwondo. Vous n’agirez pas seul. Je vous donne rendez-vous avec votre équipe sur Cato Neimoidia, dans la capitale.

    Le Gand coupa son microphone intergalactique un instant et demanda à son compagnon d’essayer de capter d’où provient le signal du client anonyme. En effet, Qel Gakksa se méfiait par expérience particulièrement des interlocuteurs anonymes, faute de pouvoir les retrouver en cas de payement non effectué.

    - Et pourquoi je devrais accepter votre demande ? J’ai déjà beaucoup d’argent.

    - Je vous offrirai une somme supérieure à vos attentes ainsi qu’une partie de la valeur engrangée par l’artéfact. Croyez-moi, si j’engage une demi-dizaine de personnes pour le retrouver, c’est que je suis prêt à y mettre le prix.

    - Bien, j’accepte à une condition, mon droïde vient avec moi. Termina l’intéressé.

    - Si vous le souhaitez. Vous pouvez partir dés mainte… FDOHJDH SWFHSDHUYHFDXSG

    Le signal étant perturbé, le Gand le coupa, alluma ses moteurs et dirigea sa carcasse vers une planète qu’il connaissait très bien : Tatooine. Il irait voler une bécane de meilleure qualité pour sa mission.

    - Au fait, Y77, tu as trouvé d’où venait le signal ?

    - Affirmatif, il est situé à l’extérieur de la galaxie. Répondit l’automate.

    - Il est malin, le salaud, il a utilisé un translateur inter-lumière pour resituer sa source de transmission. De quoi lui garantir l’anonymat absolu… Soupira Aanks’ol.

    ***
    **

     
    Sur la planète désertique, il se dirigea vers le trou réputé pour sa mécanique qu’est Mos Lesla. Il y avait du monde, ce jour-là. Les longues rues de la petite cité étaient bondés comme elles ne le sont qu’une fois par an coruscanti.

    - La foire aux moteurs, comment pourrais-je l’oublier, Y77, on a l’embarras du choix !


    Nostalgique de ses anciennes missions passées sur l’astre aride, Aanks’ol vola tous les objets qui pourraient s’avérer utiles pour sa mission. Il ordonna ensuite à son droïde de racketter deux ou trois personnes qui semblaient riches. Ce qui était assez simple pour le compagnon mécanique qui disposait d’un détecteur de métaux précieux installé par son maître des mois auparavant.
    Seulement deux heures plus tard, Qel Gakksa avait trouvé un vaisseau parfait : Un  Submitted 1 très récemment sorti de l’usine était garé dans un parking privé, loin des regards indiscrets. Une fois volé, après un long temps passé à percer la sécurité du vaisseau, il contacta son automate qui surgit au bout de quelques minutes.

    - Maître, je vous ai ramené deux-milles dataris.

    - Bon droïde, ça ! Allez, monte, il est temps de profiter de notre nouveau joujou.
    Alors qu’ils quittaient l’orbite de la planète, le tas de boulons protocolaire fit souligner à son boss un détail important.

    - Maître, j’ai oublié de vous dire, un Rodien habillé chiquement se dirigeait vers le vaisseau, il semblait être le propriétaire de celui-ci. Il faut vite entrer en hyper-espace pour être sûr de ne pas avoir d’ennuis avec les cartels locaux.

    - Toujours à presser toi hein… Soupira le voleur, venant à peine de découvrir la moitié des touches de son nouveau véhicule.

    Les étoiles semblaient s’allonger comme de la pluie, ce vaisseau était totalement fonctionnel et partait droit vers Cato Neimoidia, la nouvelle destination du chasseur de prime et de son acolyte robotique.

    **
    ***

     
    Arrivés à port, les protagonistes remarquèrent vite les vaisseaux de leurs futurs coéquipiers : la rareté des modèles de chasseurs et corvettes en tout genre ne passaient pas facilement inaperçus sur les cités suspendues de la planète.  
    Après avoir filé quelques dataris à un garde corrompu pour qu’il ne vérifie pas la paperasse du vaisseau, Le Gand fit signe à son tas de boulons sur patte de venir le rejoindre. Au grand port, personne ne semblait attendre le chasseur de primes le plus recherché du moment. En effet, des hologrammes de son corps étaient visibles de partout.

    - Désirez-vous que je tue quelqu’un pour que vous mettiez ses vêtements, maître ? Lança Y77-TPD.

    - Non, pas besoin, personne ici n’aura l’audace de venir m’affronter. Regarde tous ces gens, c’est le genre de personnes à flipper dès qu’ils voient un blaster…  Assura Aanks’ol à son compagnon.

    Ne voyant personne qui pourrait faire partie de son groupe, le fugitif se posa à la première cantina du coin et commença à boire ce qu’on lui servait tout en étant vigilant. Il s’est posé sur un siège près du mur pour éviter d’être pris par l’arrière.
    Il se remémora son dernier meurtre et se dit que c’était peut-être une mauvaise idée de s’attaquer à un des plus gros commerçants de la lune de Nal Hutta, quand soudain il entendit une voix dire fortement :

    - Mais je le reconnais cet enfoiré, c’est Aanks’ol Qel Gakksa ! Même si y a pas de dataris en jeu je le fume cet enflure !

    Le temps qu’il sorte son blaster, l’individu trapu aux lekkus bicolores se fit tirer dessus dans la jambe par le droïde assassin resté à l’extérieur par règle. Il communiqua ensuite en étant à l’entrée du bistrot :

    - Dois-je l’achever, maître ? Demanda Y77 au mandalorien Gand.


    - Non, je pense savoir pourquoi il est là ! Qu’est-ce que tu fais ici, Chanb’Erron ! T’as intérêt à pas mentir ou je te finis ici même !

    - J-Je suis en mission avec ces mecs prêts à tirer sur toi, là ! Répondit le Twi’lek blessé.

    - Quelle mission ?! Insista le Gand.

    - Une… Une mission de récupération d’artefact. Je te dis la vérité je te jure.

    - Talsik Lwondo, ça te dit quelque chose ?

    - Ne me dit pas qu’il t’a engagé aussi ?! Se ressaisit d’un coup Chanb’Erron.

    - Qui ça, « IL » ?! Continua de demander Aanks’ol.

    - Un client anonyme ! S’énerva l’interrogé.

    Le chasseur de primes fugitif pris le bras de l’alien trapu et le releva :

    - Appelle tes potes, on se taille d’ici.
     
     
    ***
    **


    Dans les rues bondées de la capitale, le groupe de chasseurs de primes ne s’étant même pas présenté devait trouver un endroit plus sombre pour parler. Aanks’ol, le meneur du groupe, pivota son regard dans diverses sens pour trouver une ruelle plus calme. Ne voyant rien qui l’intéressait, il jeta un coup d’oeil à sa mini-carte qu’affichait l’écran de son poignet gauche. Un endroit l’interpella après quelques secondes : une ruelle semblait composée entièrement de vieux habitats abandonnés. Il montra sa carte à Chanb’Erron.

    - Tu sais pourquoi il n’y a personne là ? Questionna le Gand.

    - Aucune idée, ce sont peut-être des vieilles baraques qui n’ont pas été remplacées par des nouvelles. Je me suis renseigné sur ce trou, ils sont en train de refaire toute la ville en foutant du matos plus solide sur les maisons. À cause des intempéries, j’pense.

    - Faisons un briefing là-bas alors.

    Arrivés à destination et ne voyant personne, une personne du groupe, une mandalorienne, pris la parole.

    - Bon, on peut parler maintenant. Faut savoir comment trouver l’artéfact.

    - Rappelez-moi, c’est grâce à un certain Talsik Lwondo qu’on pourra accéder à l’artéfact ? Demanda Chanb’Erron.

    - J’ai une petite idée pour l’emplacement de l’artefact. Dit Qel Gakksa. Sur le chemin, une boutique m’a interpellée, quelque chose me dit que ça doit se trouver là.

    - Tu parles de l’armurerie là ? Moi aussi ça m’a claqué à l’oeil ! Tout à l’air de se vendre là-bas... Intervint un membre avec qui Le meneur avait collaboré il y a longtemps : un Gran tacheté du nom de Mlors Lumb’Atyr avait déjà assassiné quelqu’un avec lui sur Tatooine.

    - Ok, allons voir là-bas, puis, si on trouve rien, on cherchera Lwondo. Énonça le Gand.

    Briefé, les chasseurs de primes se mirent en route en direction de la fameuse boutique.
    Sur le chemin, les individus remarquèrent de loin un Rodien colérique se disputant violemment avec un homme non sans défenses. Y77 avait déjà vu ce Rodien : c’était celui à qui les deux protagonistes avaient volé le vaisseau sur Tatooïne. Voyant ses compagnons prêts à intervenir, Aanks’ol tendit son bras devant eux tel un chef pour leur faire signe de ne rien faire. Après ce qui s’était passé à la cantina et le meurtre de Rhumpa le Hutt, ils n’avaient sûrement pas intérêt à se faire remarquer.

    - Rends-moi mon fric ! Dépêche-toi ! Lança le Rodien.

    L’humain dressé en face de lui, serein, commençait à détacher le blaster accroché à sa ceinture.

    - Je t’ai dit de me rendre mon pognon, crétin !

    La mandalorienne du groupe, dénommée Zeyyna Cadera souriait derrière son casque squelettique, les escarmouches en rapport avec un peu de crédits la mettaient toujours de bonne humeur.

    Alors qu’un coup de blaster retentit et que le Rodien tombait au sol, Y77 toucha légèrement son propriétaire en guise de demande de permission pour intervenir. Le Gand fit non de la tête très légèrement.

    Le groupe ne vit pas la suite à cause de la foule amassée dans les rues, il y avait tellement de monde que les chasseurs de primes durent pousser des civils qui se trouvaient sur leur passage. Ils n’étaient plus très loin de leur destination, mais prendront plus de temps pour arriver sur place à cause du trafic.

    Sur place, devant la boutique, le Gand fit signe au Gran et à Zeyyna de rentrer et de trouver l’objet à l’intérieur. Chanb’Erron, peu confiant, interpella le Gand.

    - J’espère que tu sais ce que tu fais, je déteste cette planète. Dit-il.

    - Je te dis que l’artéfact est là. Lwondo ne fait pas le poids. Il ne résistera pas. Répondit Aanks’ol Qel Gakksa.

    - Parce que moi je compte pas fouiller la ville pendant trois jours ! Qu’ce soit bien clair !

    Après quelques minutes, Zeyyna et Mlors reviennent. Leurs trouvailles ne semblaient pas satisfaisantes, rien ne semblait être l’objet en question.

    - On a volé trois quatre babioles vite fait, mais on a rien d’intéressant... Annonça le Gran, déçu.

    Mécontent du résultat, le twilek trapu de la bande dit au reste de l’équipe de se disperser un peu partout dans la capital et d’écouter le peuple.

    - Cette méthode est bien hypocrite puisque cela nous prendra des jours entiers si on n’a pas de chance... Intervint le Gand qui se remémora ce qu’avait dit Chanb’Erron quelques minutes auparavant, cela cachait quelque chose selon lui.

    - Nan, nos chances sont plus grandes si on se disperse. Toi... Dit l’intéressé, ne sachant pas finir sa phrase.

    - Toi, tu resteras avec moi, interrompit Qel Gakksa, tes petites manigances ne me font pas confiance. Mlors, mon ami, tu iras vers le nord, tandis que toi, la Cadera, tu iras vers le sud avec Y77. Allez-y.

    Les chasseurs de prime allaient avoir du travail s’ils voulaient retrouver Talsik Lwondo puis l’artéfact avant une potentielle concurrence.
  • 27/04/2018 - 9:05
    Anya Opsoo

    Une odeur de pourriture effleura les narines d’Anya. Quelle puanteur. Cela acheva de la réveiller.
    Elle cligna des yeux, sans pour autant discerner la moindre lumière. Son monde n’était que néant, un océan de noir dont elle n’arrivait pas à s’extraire. Il lui fallut quelques minutes pour se souvenir de ce qui s’était passé. Son implant. Il était encore désactivé, et elle ne savait toujours pas par quoi. Elle voulut porter les mains à sa nuque, vérifier que la puce était en place, sans succès. Ses deux mains étaient attachées en croix dans son dos, empêchant tout mouvement. Au toucher, Anya devina qu’il s’agissait d’une simple corde. On l’avait attachée à la va-vite.

    Une voix rauque lui fit tendre l’oreille.
    - Est-elle réveillée ?

    Elle connaissait cette voix. Elle l’avait déjà entendu. Un pointe d’agacement monta en elle lorsqu’elle comprit qui était responsable de son état.
    - Oui, elle est réveillée et oui, elle vous entend, maugréa-t-elle.

    Elle sentit une paire de mains gelées lui manipuler la nuque. L’instant d’après, une lumière vive lui perçait la rétine. Anya dut fermer les yeux. La douleur se répandit à travers son crâne. Elle mit quelques secondes à accuser le coup puis tenta d’ouvrir les paupières de nouveau. Cette fois, ses yeux s’habituèrent à la luminosité ambiante en quelques secondes. Ses réflexes revinrent au galop, et elle s’empressa d’observer l’environnement dans lequel elle se trouvait.

    La pièce était en fait une immense salle, richement décorée de broderies coûteuses et ustensiles en métal précieux. Au centre, une immense table en bois habilement taillé reposait, couverte de toutes sortes de mets appétissants, encore fumants pour certains, dégoulinants de sauce pour d’autres. Et, attablé, les mains dans la viande bien saignante, se tenait un petit être encapuchonné de sombre, dont les deux pupilles dorées luisaient au fond de leurs orbites invisibles. Na’rrac. Ce Jawa faisait décidément honneur à son espèce. Ses petites mains séparaient les os de la chair avec l’agilité cruelle qu’Anya lui connaissait.
    - Mlle Opsoo ! Quelle plaisir de vous joindre à nous, lança-t-il d’un ton faussement amical.

    Anya ne put retenir un rictus de dégoût.
    - Na’rrac’sev ! Quelle surprise ! répondit-elle sur le même ton. J’imagine que c’est à vous que je dois la migraine qui me ronge le crâne en ce moment même ?

    Ce n’était pas vraiment une question, mais Na’rrac prit tout de même le temps d’y répondre. Il reprit une gorgée d'eau dans une coupe d’argent avant de s’expliquer :
    - Veuillez m’excuser pour cela. Xysh peut se montrer assez brutal quand il est en pleine action.

    Il désigna d’un air nonchalant un point derrière Anya. La jeune Arkanienne n’eut qu’à tourner la tête pour découvrir un Khaleesh imposant. Anya déglutit. La sensation de ces mains massives sur sa nuque et son visage lui revint en mémoire. Elle chassa ce souvenir de sa tête et dirigea son regard vers Na’rrac.
    - Qu’est-ce que vous me voulez ?

    Le Jawa ne la fit pas attendre :
    - Des réponses, mademoiselle. Je n’imaginais pas vous trouver ici, vous et vos compagnons. Que faites-vous donc si loin de Mastaria ?

    Il reprit une gorgée d'eau et enchaîna, ses yeux dorés rivés sur Anya.
    - Je doute que ce soit pour fuir. Ce n’est pas le genre des Mandaloriens de déguerpir la queue entre les jambes…

    Ainsi, il les avait pistés. Il les suivait depuis le début.
    - Et qu’est-ce que ça peut vous faire ? répondit la jeune femme sur un ton un peu trop vif.
    - Vous et vos… compagnons vous êtes mêlés de la guerre sur Mastaria, et ce n’est pas pour me plaire.

    Une nouvelle fois, il but dans sa coupe et Anya ne put s’empêcher de trouver ce tic irritant. A croire que cette eau lui procurait l’énergie dont il avait besoin pour parler.
    - Vous allez me dire ce que votre équipe fait ici, lâcha-t-il sans autre préambule.

    Anya le fixa incrédule. Pensait-il vraiment qu’elle allait lui révéler quoi que ce soit ? Elle n’avait pas d’attaches avec ce groupe, certes, mais de là à penser qu’elle les trahirait sans le moindre remord… Avait-il vraiment envisagé cette possibilité ?
    La jeune femme se redressa sur sa chaise, sans réussir à dégourdir ses bras.
    - Je ne crois pas, non, répondit-elle.

    Le Jawa ne sembla pas surpris. Anya crut voir un sourire étirer ses lèvres.
    - Vraiment ? Je n’en attendais pas moins de vous. Xysh ?

    Anya vit le Khaleesh s’approcher d’elle. Sans prévenir, il lui asséna un violent coup au visage. La jeune femme faillit basculer sur le côté. Le goût de son propre sang se répandit dans sa bouche. Lentement, elle redressa la tête, ses cheveux collés au visage. Sa lèvre était ouverte et la douleur la lançait dans toute la mâchoire. Elle connaissait bien ce genre de souffrance. Ce n’était pas une gifle – aussi violente soit-elle – qui allait la faire plier. Elle s’autorisa un sourire en coin.
    - J’en ai rencontré des pires que vous, lança-t-elle à l’adresse de Na’rrac. Ce n’est pas un Jawa qui va me faire peur.

    L’autre garda un ton calme et doucereux.
    - Je vois…. La mort et la torture ne vous font pas peur, n’est-ce pas ? Les Mandaloriens ont si peu d’estime pour leur propre vie… C’en est presque risible !

    L’ombre de Mandalore passa sur Anya. Elle se remémora l’espace d’un instant son entraînement en plein air, ses camarades, leurs moqueries lorsque son implant décidait de ne plus fonctionner… Combien d’entre eux avaient décidé de se lancer dans une carrière de chasseurs de prime ? Combien l’avaient fait pour les sensations que le métier leur procurait ? Na’rrac avait peut-être raison sur ce point. A quelle point tenait-elle à sa propre vie ?
    La jeune femme se crispa.
    - Dixit le nain en tenue de bouseux, le provoqua-t-elle. Je ne dirai rien. Autant me tuer tout de suite.

    Le Jawa prit un air faussement surpris.
    - Le nain en tenue de bouseux ? Vous me vexez, ma chère. Ces vêtements sont pourtant splendides !

    De ses petites mains, le mafieux prit délicatement les pans de ses vêtements et les observa comme s’il les voyaient pour la première fois.
    - Mais je peux m’estimer heureux, reprit-il. Au moins, je possède une paire d’yeux fonctionnels.

    Anya accusa le coup sans répondre. A quel jeu voulait-il donc jouer ? Le Jawa fit mine de quitter son siège et de s’éloigner mais pivota au dernier moment vers elle.
    - Mais dites-moi, Mlle Opsoo : si votre vie a si peu de valeur à vos yeux, peut-être celle de votre oncle en a-t-elle plus ?

    Anya se raidit immédiatement. Une sueur froide passa dans son cou, descendant le long de colonne vertébrale. Elle serra les poings. Que savait-il vraiment ?
    - Je ne vois pas de quoi vous parlez.
    - Vous l’avez donc oublié ? Quel dommage, moi non.

    Le Jawa fit quelques pas, se rapprochant doucement de la large table.
    - Puisqu’il semble si peu compter à vos yeux, sa mort ne vous chagrinera pas ? Fort bien, nous pourrons assister au spectacle en direct.

    Quel stratagème allait-il encore utiliser ? Anya se retint de lui bondir dessus. Que pouvait-elle faire de toute façon ? Elle était littéralement pieds et poings liés. Elle allait devoir la jouer autrement.
    - Laissez mon oncle en dehors de ça, répondit-elle d’une voix qu’elle voulut posée. Réglons cette affaire entre nous, comme deux professionnels que nous sommes.

    Elle espérait de tout son cœur que le Jawa entende raison, mais le mafieux ne semblait pas en avoir envie. Lorsqu’il se tourna vers elle, sa voix était emplie de mépris.
    - Oh, il semblerait que le nain bouseux vous inspire d’un coup plus de respect. Très bien, travaillons en professionnel. Vous allez me dire toute la vérité sur les agissements de votre équipe et la raison de votre présence sur cette planète. Et pourquoi pas le nom de votre employeur ? Vous me jurerez ensuite fidélité et m’aiderez à piéger vos compagnons. En échange, vous recevrez assez de crédits pour payer les soins de votre oncle et vous offrir une jolie petite retraite. Dans le cas contraire, ce même oncle sera lentement mutilé et tué. Votre choix, mademoiselle ?

    Anya baissa la tête. Elle était dans une position délicate. Pouvait-elle le croire ? Avait-elle seulement le choix ? Elle avait tout à gagner à s’associer à lui. Après tout, elle s’était associée à un employeur dont elle ne connaissait même pas le nom pour les mêmes raisons. Elle connaissait Na’rrac, elle l’avait rencontré et, si elle ne pouvait pas être sûre de sa fiabilité, elle savait où frapper pour lui rendre la pareille. Et pourtant, tout au fond d’elle, une petite voix lui chuchotait de ne pas le faire. Les Mandaloriens lui avaient appris à respecter tout engagement. Elle s’était presque fait des amis parmi ce groupe. Pouvait-elle vraiment les trahir aussi facilement ?

    Elle décida de donner une part de vérité à Na’rrac. Il en ferait ce qu’il voudrait.
    - Je ne connais pas le nom de mon employeur, dit-elle. Je ne vous suis d’aucun utilité.
    - Un bon joueur sait que chaque pièce a son utilité. Ne jouez pas à la plus fine, mademoiselle.
    - Un bon joueur essaye toute sorte de stratégies avant de trouver la bonne, N’arrac, répliqua Anya. Croyez-moi, vous êtes loin d’être le plus fin parmi tous les éléments en place.

    Na’rrac sourit.
    - Est-ce un non, Mlle Opsoo ?

    Il n’attendait que ça. Il n’attendait que de pouvoir s’acharner sur elle. Elle n’allait pas lui donner cette occasion. Elle n’allait rien lui donner de ce qu’il attendait. Elle s’était déjà sortir de situations plus compliquées que celle-ci.
    - Je veux votre parole que mon oncle n’aura rien. Pas même une égratignure. Ou bien tout cela se termine, et croyez-moi, je m’y connais aussi en torture, ajouta-t-elle.
    - Vous avez ma parole d’ancien assassin et de Jawa, pour ce qu’elle vaut. Votre oncle n’aura rien, tant que vous respecterez les termes de notre contrat.
    - Je veux une garantie, dit-elle.
    - Laquelle ?
    - Je veux un hologramme de mon oncle. Toutes les heures. En temps réel. Vous êtes en retard d’une minute, d’une seconde, et le deal se termine.

    L’espace d’un instant, Anya crut s’en être sortie. Elle avait réglé l’affaire comme toujours. Rapidité, efficacité. Mais le Jawa détruisit ses espoirs en quelques secondes.
    - Vous vous croyez en position de négocier, Mlle Opsoo ?

    Il fit un signe discret au Kaleesh. Anya ne vit pas venir le coup. La douleur se répandit dans son crâne et se propagea jusque dans sa nuque. Elle resta un instant immobile, sonnée par la puissance du coup. Bon sang, tout ça prenait des proportions qu’elle n’avait pas prévues. Lentement, elle redressa la tête. La plaie sur sa lèvre s’était rouverte, et le sang se propageait à nouveau dans sa bouche, liquide épais synonyme de souffrance.
    - Si vous croyez que c’est comme ça que vous allez obtenir vos informations, vous vous trompez lourdement.

    Na’rrac eut un sourire acide.
    - Je vois. Vous êtes une dure à cuire. J’ai l’habitude de briser des gens tels que vous.

    Sans un mot de plus, il activa une commande dans sa main et un hologramme bleuté et vacillant apparut sur la table. Anya reconnut immédiatement l’homme au visage terrorisé au premier plan. Ses cheveux blancs mal entretenus tombaient devant ses yeux pâles. Le cœur d’Anya se serra. On ne touchait pas à la famille. Ce n’était pas dans le contrat qu’elle avait signé sur Mastaria. Un peu en retrait, un homme armé tenait une vibrolame bien trop près du visage de son oncle.
    - Commandant, appela Na’rrac.
    - Oui, mon seigneur ?
    - Coupez-lui un doigt. Lentement.

    L’homme se mit immédiatement à l’ouvrage. Un sourire cruel étira les lèvres de Na’rrac. Anya serra les poings.
    - Vous bluffez, dit-elle d’une voix blanche.

    Le Jawa ne répondit pas. La diffusion holographique se poursuivit. L’oncle suppliait l’agent de ne rien faire. Savait-il seulement que sa nièce était de l’autre côté de l’holoprojecteur ? Savait-il pour quelle raison il souffrait ? Anya pâlit devant la souffrance de son oncle. Elle pouvait ressentir la lame glacée contre son propre index.
    - Je ne dirai rien, affirma-t-elle d’une voix tremblante.

    Mais l’autre ne semblait pas l’entendre. Anya vit le sang bleuté par la diffusion holographique perler sur le doigt de son oncle. Elle vit qu’il ne voulait pas crier mais il gémissait malgré lui de douleur. Anya serra les poings dans son dos. Elle aurait voulu hurler, se lever, frapper Na’rrac ; elle aurait voulu voir sa propre vibrolame traverser son corps de Jawa jusqu’à ce que tout souffle de vie le quitte. Mais elle était impuissante. Elle ne pouvait que se contenir.

    L’agent de Na’rrac finit lentement sa besogne et présenta le doigt devant lui, comme une offrande qu’il donnait à son seigneur. Le Jawa acquiesça.
    - Un autre, commandant. Ensuite, vous pourrez passer à l’oreille.

    Anya vit son oncle blanchir d’angoisse. C’était trop. Elle donna une impulsion à sa chaise si forte que le Kaleesh s’approcha instinctivement d’elle pour l’empêcher de tenter quoi que ce soit.
    - Arrêtez ! Arrêtez ! hurla-t-elle de toute la force de ses poumons. Il n’a rien à voir avec nous, laissez-le en dehors de ça !

    Le Jawa resta silencieux, l’œil pétillant. Le pervers prenait plaisir à tout cela.Il aimait voir les autres souffrir. Anya se débattit encore plus violemment.
    - Bon sang espèce de Jawa vicieux, je vais te donner ce que tu veux, mais laisse mon oncle en dehors de ça !

    Sur l’hologramme, l’agent de Na’rrac présenta le deuxième tranché à son maître. Anya retint ses larmes, mais elle sentait la rage monter en elle.
    - Je pense que cela suffira pour l’instant, commandant. Je vous recontacterai plus tard si besoin.

    L’hologramme se coupa brutalement. Anya respira bruyamment. Elle avait le souffle coupé, comme si c’était ses propres doigts qu’on avait passés au couteau.
    - Tu vas me le payer, lâcha-t-elle dans un souffle, je te jure que tu vas me le payer.
    - Je crois plutôt que vous allez gentiment faire ce que vous ordonne, Mlle Opsoo. Ou votre oncle en payera les conséquences. Il est déjà si faible, ajouta-t-il, ce serait une tragédie de hâter sa fin…

    Anya lui lança un regard noir.
    - Je te tuerai moi-même, murmura-t-elle – et le Jawa ne l’entendit pas – tu peux en être sûr.
    - Alors êtes-vous prête à accepter mes conditions ?

    La jeune femme ne répondit pas. Elle n’avait pas le choix. Il était trop puissant pour elle. Elle n’avait pas de moyens de lui résister. Elle essaya de chasser Miri, Ukel, Arty et les autres de ses pensées. Sa famille passait avant tout.
    Le Jawa prit son silence pour un oui, et poursuivit :
    - Alors ? Que faites-vous avec votre équipe sur cette planète ?

    Anya baissa la tête. Tant pis.
    - On court après un artefact censé résoudre tous vos problèmes de succession au trône.
    - L’artefact ? L’artefact des Ranol ?

    Le Jawa semblait furibond. Dans ses yeux brillait une lueur de colère. La curiosité prit le pas sur la haine et la frustration et Anya se pencha en avant :
    - Vous connaissez aussi….
    - Qui vous a mis sur cette piste ? Demanda Na’rrac d’un ton passablement agacé.
    - Un vieux baroudeur de Mastaria, répondit Anya sans entrer dans les détails. Qu’est-ce qui vous effraie tant chez cet artefact ?

    Le Jawa éluda la question.
    -Quel baroudeur ?
    - Je ne me souviens plus de son nom, lâcha Anya sans mentionner le Dug avec qui elle avait sympathisé. Je vous ai dit tout ce que je savais. Qu’est-ce qu’il vous faut de plus ? Bon sang, je ne vous ai même rien appris de nouveau, vous étiez déjà au courant pour l’artefact.
    - Et ainsi, la piste de l’artefact vous a mené sur Cato ? Demanda Na’rrac sans prêter attention à ses remarques. Vous n’auriez pas croisé, en chemin, un certain Sith à la peau rouge ?

    Anya eut un mouvement de recul.
    - Vous connaissez aussi ?

    Na’rrac se fendit d’un éclat de rire rauque et haché.
    - Je suis au courant de la présence des Sith sur Mastaria depuis un bout de temps. Vous l’avez tué ?
    - il paraît qu’il est mort, effectivement, répondit Anya sur un ton vague. Ainsi, il est lié à Mastaria, lui aussi ?

    Toute information était bonne à prendre. Et pourquoi continuait-elle à travailler pour son mystérieux employeur ? Elle était liée à Na’rrac maintenant. Le Jawa ne lui laissa pas le temps de réfléchir à la question ;
    - Bien sûr, répondit-il, comme ravi de partager des informations croustillantes. Cet apprenti Sith est celui qui se cachait derrière les Bourreaux depuis le départ du précédent Seigneur Noir. Et ainsi, c’est votre équipe qui est venue à bout de lui ? Félicitations ! Vous m’avez rendu un grand service.

    Anya saisit la perche que le Jawa tendait.
    - Parfait, vous pouvez me relâcher alors.
    - Vous êtes bien pressée, mademoiselle, grinça Na’rrac. Nous commencions si bien à nous entendre, ajouta-t-il dans un sourire.
    - Nous sommes une équipe si misérable… De quoi avez-vous peur si vous me relâchez, Na’rrac ?
    - Vous ne m’avez toujours pas dit où se trouvait l’artefact, dit-il en faisant tourner l'eau dans sa coupe, tel du vin.
    - Un homme du nom de Lwondo le détient.

    Elle avait lâché son nom si facilement…
    - Le marchand d’antiquité ? Je vois. Vous comptiez donc lui prendre l’artefact.
    - Vous ne m’avez pas laissé le temps de me renseigner sur ces détails, répondit Anya d’un ton ironique.
    - Ce n’est pas grave. Vous aurez tout le temps de me les confier plus tard.

    Il finit sa coupe et la posa sur la table. La jeune femme le fixa avec incrédulité.
    - Plus tard ?
    - Vous n’avez quand même pas cru que j’allais vous libérer comme si de rien n’était, Mlle Opsoo ? Moi qui vous prenait pour une jeune femme intelligente. Il me semble avoir parlé de serment de fidélité tout à l’heure.
    - Les serments, c’est tellement surfait, tenta Anya.
    - J’avais cru comprendre que les Mandaloriens les avaient à cœur. Vous possédez bien un brin d’honneur, Mlle Opsoo ? Ou votre oncle a-t-il oublié de vous les inculquer ?
    - Vous ne savez rien de moi, Na’rrac, répondit Anya sur un ton menaçant. Mon oncle m’a enseigné tout ce que je devais savoir.

    Le Jawa sourit.
    - Et l’honneur en faisait partie, n’est-ce pas ? Alors, jurez-moi fidélité. Ne vous inquiétez pas, je vous en délivrerai une fois tout cela fini.
    - Je…

    Intérieurement, Anya pesta et jura contre elle-même. Elle allait regretter ce qu’elle s’apprêtait à faire.
    - Vous avez intérêt à bien payer. Et à laisser mon oncle en dehors de ça.
    - Bien entendu. Vous avez ma parole. Jurez maintenant.

    Bon sang, elle n’aurait jamais dû partir pour Mastaria. Elle n’aurait jamais dû signer ce contrat.
    - Je vous jure fidélité. Sur l’honneur des Mandaloriens.
    - Et j’accepte votre serment, sur l’honneur de mon clan. Xysh, détache-la.

    Le Kaleesh s’exécuta et Anya put enfin se frotter les poignets. Sa peau était rougie par les liens et ses doigts blancs suite au manque d’afflux de sang.
    - A présent, je vais pouvoir vous expliquer la suite des opérations.
    - La suite ?

    Le Jawa se rapprocha et Anya se rendit compte à quel point il était petit.
    - Vous allez retourner auprès de votre équipe comme si de rien n’était. Vous ne leur parlerez pas de notre rencontre, évidemment. Vous me transmettrez par hologramme tous les avancements de votre quête de l’artefact. Quand je le jugerai nécessaire, je vous transmettrai les instructions que vous devrez suivre à la lettre. Est-ce compris ?

    Anya se leva et dut baisser la tête pour regarder son nouvel employeur.
    - Je peux récupérer mon blaster ? Et la vibrolame. Et le sabre.
    - Bien sûr. Tant que vous ne les utilisez pas contre moi.

    Le Kaleesh lui rendit ses armes. Anya et Na’rrac restèrent quelques instants à se jauger mutuellement, puis la jeune femme tourna les talons. Elle saurait trouver la sortie toute seule. Mais un pressentiment lui fit tourner la tête. Elle avait une dernière chose à dire.
    - Je vous tiendrai au courant. Mais n’oubliez pas : vous touchez à un cheveu de mon oncle, vous mourez. Et ne comptez pas sur votre animal de compagnie pour m’en empêcher.
    - Des gens bien meilleurs que vous on essayé, mademoiselle. Je suis moins facile à tuer qu’on pourrait le croire.

    Il désigna du doigt la tête du Hutt suspendue au-dessus de la porte.
    - Avec de bons mobiles, tout devient possible. On se reverra Na’rrac. Et pas seulement pour que je vous envoie des infos.
    - N’oubliez pas, Mlle Opsoo : tuez-moi, et votre oncle est un homme mort. Désobéissez à mes ordres, et votre oncle est un homme mort. Mais servez-moi bien et il se pourrait qu’il passe le reste de son existence en paix.

    Anya ne répondit pas. Elle venait de troquer une cage dorée pour des liens de fer. Elle allait devoir jouer serré.
  • 03/05/2018 - 19:42
    KANNO

    - Allez, suis-nous.
    Kanno relève la tête et scrute les nouvelles venues. Elle est si habituée à déceler les émotions de son maître pour anticiper ses besoins qu'elle a peu de difficulté à lire celles des deux femmes.
    Agacement, pitié.
    Elle triture machinalement son collier d'esclave, sa liberté n'a que quelques heures et déjà, elle se trouve un autre maître. L'Arkanienne aux cheveux blancs n'a pas l'air patiente et ses doigts se crispent sur l'arme, prête à l'abattre.
    Kanno baisse la tête et refrène les pleurs qui montent. Se soumettre. Encore. C'est ce qu'elle fait de mieux. Ils sont trop nombreux pour elle, et malgré son allure de Sith, elle est faible. Elle aurait toujours voulu pouvoir être sensible à la Force, pouvoir d'un geste envoyer au sol une foule d'ennemis. La Force ne veut pas d'elle. Tu vaux rien, tu n'es rien.

    - Tu partageras la cabine de Miri.
    Kanno se tourne vers la jeune femme qui lui sourit, toujours cette expression de pitié. Oui, cette Miri fait partie des forts, elle peut se permettre de la jauger ainsi. Tu vaux rien.
    Elle s'enferme dans les toilettes pour laisser sa vessie se relâcher. Au moins, eux, ne s'amusent pas à la laisser s'humilier ainsi. Elle entend les voix autour d'elle, ils parlent d'elle. Ils n'ont pas vu le communicateur qu'elle dissimule.
    - Code quatre, Krill, Draugh, six. Rends-toi au point d'attente sur Cato Neimoidia. Couverture maximale. Attends mes instructions.
    Elle sent tous ses muscles se détendre lorsque le droïde pilote acquiesce.
    - Appelle-moi Lady Kenasy, ordre du seigneur Washas. Code Senth, Dix, zéro, Fort. Tu suivras mes ordres jusqu'au retour du maître. Verrouillage du programme.
    Elle entend le droïde mettre à jour ses nouvelles instructions. Sauvée. Elle sait qu'à tout instant, elle peut fuir. Le rire de Washas résonne dans ses oreilles.
    - Tu peux rire, maître, j'ai une excellente mémoire et je connais par cœur tes précieux codes.
    Le Sith éclate de rire, l'expression aussi réjouie que toutes les fois où elle avait cru pouvoir s'échapper et où il avait brisé ses plans.
    - Tu parles toute seule ?
    La femme nommée Anya se tient face à elle, la suspicion gravée sur le visage. Kanno referme la porte et se recompose une attitude de martyre.
    - Il est là, il se moque de moi, je l'entends… Il rit.
    La femme lève les yeux au ciel, exaspérée. Elle entend dire qu'il y a pas grand-chose à en tirer.

    Cato Neimoidia. Un monde proche du Noyau, loin des Siths et de leurs intérêts, mais peuplé d'aliens répugnants, aussi laids que veules. Elle observe son visage dans le miroir, à force de ressembler à une Sith de sang pur, elle finit par penser comme eux. Elle s'est tenue isolée durant tout le voyage, à sa place, comme un joli animal de compagnie qui attend les ordres pour faire sa danse. Ses nouveaux maîtres sont un groupe hétéroclite, un mélange de races sans cohérence, qui lui dissimule ses objectifs. Ils se méfient d'elle, elle est habituée, personne n'accorde sa confiance à une esclave. Ils sortent, quatre d'entre eux restent à bord : Miri, l'humaine toute frêle qui partage sa cabine. Elle l'a vue se déshabiller et dévoiler un corps musclé couvert de cicatrices. Ukel, un Togruta, Fi et Cardan, deux mâles humains qu'elle évite comme la peste. Elle sait quel parfum délicieux son corps dégage et quel effet il a sur les mâles. Des bribes de souvenirs remontent à sa mémoire, des bulles d'une époque joyeuse, où elle trouvait amusant d'user de ce cocktail de phéromones sur les mâles qui lui plaisaient. Le sexe, autrefois joyeux, est devenu quelque chose de répugnant. Et elle se jure que plus aucun mâle ne posera sa main sur elle contre son gré.
    - Je veux sortir.
    - Non, dit l'humaine. Nous sommes dans un secteur particulièrement dangereux, et tu ne sembles pas très aguerrie.
    - Je ne veux pas rester enfermée, il faut que je bouge.
    Ses phéromones ont trop macéré à bord, elle sait que bientôt, les mâles ne pourront plus se contenir et tenteront de la violer.
    - C'est pour ta sécurité, le secteur est aux mains de gangs et d'esclavagistes, tu tiendras pas cinq minutes.
    Kanno sent l'angoisse grossir dans sa poitrine et la peur poisser sa peau.
    - Je veux sortir ! Lui aussi disait ça… je suis une chose… un objet qu'on range dans un placard.
    - Mais non, dit l'un des hommes. Tiens, Miri te servira de garde du corps.
    La femme a l'air peu motivée. Les larmes montent et elle n'arrive plus à les retenir.
    - Je veux sortir, voir l'air, respirer... je ne veux pas rester enfermée... m'enfermez pas…
    - C'est bon, tu as gagné ! Cède l'humaine. Mais pas avec ces vêtements, sinon tu vas te faire repérer en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Et uniquement le tour de l'astroport !

    Elle a laissé à l'intérieur ses vêtements trop grands volés à Washas, troqués par une combinaison sombre qui moule son corps athlétique. Elle se sait belle, désirable, encore plus qu'avec les tenues obscènes de Washas. Elle a l'allure d'une guerrière. L'oxygène vivifie chacune de ses cellules, depuis combien de temps n'a-t-elle pas respiré d'air non recyclé ? Elle marche naturellement d'une allure fière, comme si déjà, lady Kenasy prenait place à l'intérieur d'elle. Elle mime les gestes des Siths et la porte automatique s'ouvre devant elle, comme si elle venait de la forcer d'un geste. Cela l'amuse de faire ouvrir et fermer le sas en jouant avec ses doigts.
    - Ça va, s'enquit sa surveillante.
    - Oui... je... je respire...
    - Je comprends que..tout ça, puisse être déstabilisant pour toi, et...l'équipe peut être rude, parfois. Elle a un petit rire. Moi aussi, à vrai dire.
    Lady Kenasy se retire et laisse place à la misérable Kanno.
    - Rude? Vous voulez me faire quoi? Je... je suis libre…
    - Non, je veux dire, désagréables, pas forcément cordiaux. On ne te fera pas de mal, je te le promets, tu n'as pas de souci à te faire.
    L'esclave se détend.
    - Je suis plus un objet. Libre... je suis Kanno...
    - Tu n'as jamais été un objet, Kanno. C'est seulement l'impression que ce Sith voulait te faire avoir.
    - Il est partout, il est dans ma tête. Il savait tout. Je pouvais pas fuir, juste obéir.
    - Ne pense plus à lui, il est mort maintenant. Son cœur ne bat plus et son esprit s'est évaporé, tu n'as plus rien à craindre de lui.
    Les yeux jaunes du Sith flottent devant les siens.
    - Il est encore là, il faut le détruire. Il faut... le sabre.
    La jeune femme se tut quelques instants.
    - Et si on parlait d'autre chose ? Tu es libre à présent, il ne doit plus occuper tes pensées.
    - Je sais pas. Je sais plus ce que c'est d'être libre, d'être soi... Je suis Kanno, mais je sais plus qui est Kanno. Est-ce que Kanno, c'est moi? Est-ce que j'ai envie d'être Kanno.
    Elle voit la femme à la peau rouge, revêtue de noir, un sabre laser rouge à la main. Je suis Kenasy, veux-tu être moi ? Tout le monde me craint et me respecte…
    - Je connais ça. Je... J'ai été assassin contre mon gré, je passais mon temps sous des fausses identités. Alvya Solare, Leevi Sfae, Eora... Je n'ai jamais été libre depuis mes huit ans, jusqu'à ce que je décide de devenir ce que je voulais être. Si je peux t'aider, surtout... Kanno, tu peux être ce que tu veux être. Kanno sera celle que tu décideras d'être.
    Elle n'a pas écouté ce que dit la femme. Son esprit reste captif de l'image de la Sith qu'elle pourrait devenir, la puissance à laquelle son visage lui donne droit.
    - Je… merci, balbutie-t-elle… Je sais pas encore qui je veux être.
    - Tu trouveras ce que tu veux devenir. Moi...je voulais juste devenir meilleure... Pourquoi je te raconte ça ?
    Kanno la scrute. Se pourrait-il que quelqu'un puisse être naturellement bon, sans exiger quelque chose d'elle ? Elle se souvient avoir vécu une relation similaire… avant… quand elle avait des amis. Des gens qui l'appréciaient juste parce qu'elle était elle. Mais qui était Kanno avant le drame ?

    Retour à la cage. Elle se sent bien, les poumons enflés d'un air libre, la peau gorgée d'une vraie lumière. Elle a pu libérer ses phéromones à l'extérieur et se dégourdir les muscles, se sentir, pour la première fois, libre. Entrevoir des possibilités. L'humain nommé Cardan, qui pantouflait dans un siège, se lève pour aller se prendre quelque chose à grignoter. Un éclat métallique luit à sa ceinture.
    Prends-le… il est à nous.
    Elle fixe le cylindre qui ballotte sur les cuisses du jeune homme. Le sabre du maître…
    - Le sabre ! Comment tu l'as eu, je le veux !
    L'homme se détourne et croque dans son sandwich avec un air nonchalant. Elle voit passer des nuages sombres dans ses yeux vides.
    - Il est à moi, il doit me revenir !
    Cardan jette un regard désabusé sur l'objet.
    - Tu le veux ? Tiens ! Je m'en fiche.
    Kanno se jette sur l'objet et l'attrape au vol, elle sent la lourdeur dans ses mains alors qu'elle le brandit. Elle ne sait pas l'allumer mais ça viendra.
    Enfin, il est à nous.
    Elle ignore les regards surpris de l'équipe, le rire méprisant de Washas qui la harcèle, et serre l'objet contre son cœur. Son visage s'illumine comme celui d'un enfant qui vient de trouver un trésor. Grâce à lui, elle n'aura plus jamais peur. C'est la clé d'une nouvelle vie, elle le croit, elle en est sûre. Et tout au fond d'elle, lady Kenasy lui sourit. Bientôt...
  • 18/05/2018 - 22:48
    Faahiëo Oighnu

    Depuis que Faahiëo avait rencontré Lenya il y avait quelques années, une sorte de pacte avait été conclu. Quand l’un avait problème ou besoin d’un service, le second accédait à sa requête sans rien demander en retour. Ensuite les rôles étaient inversés. Cette situation permettait d’avoir un joker dans cette galaxie.
    Faahiëo n’avait pas revu Lenya depuis qu’elle l’avait aidé à sortir de ce nid de gundarks sur Vanqor. Elle avait rempli son contrat, c’était à son tour d’y faire honneur.

    Le jeune Laïzien chercha l’artefact promis dans son vaisseau, un vieux transport corellien. Il avait beau être un bon développeur holographique et un fin connaisseur de la culture galactique, le rangement n’était pas sa spécialité.
    Il trouva l’objet en question. C’était un masque de cérémonie mandalorien qui appartenait au clan Rook lors du coup d’état de Mandalore survenu un siècle plus tôt. Cet objet historique avait été acheté pour un prix ridicule dans un vide-grenier sur Coruscant. Ce masque, représentant un serpent, en parfait état, avait une valeur estimée aux alentours de 3000 crédits. Il l’avait obtenu avec d’autres objets pour seulement une centaine de dataris républicaines. Il ne put s’empêcher de lâcher un petit ricanement en repensant à cette anecdote.

    Le masque cérémonial fut enveloppé dans du tissu et rangé dans un coin sûr. Il se posa sur le siège de pilotage et alluma l’holocomunicateur embarqué :
    – Bonjour Lenya, comment vas-tu depuis hier ? dit-il avec amusement.
    – Comme un début de semaine, s'exclama-t-elle en souriant timidement.
    – Si tu veux toujours l’antiquité, retrouve-moi au hangar 2101 dans le spatioport Dofine. Ah et je préférerais être là quand vous irez voir ce vieux Lwondo. Donc je propose de faire le taxi. Tes copains sont les bienvenus à bord.
    – Très bien, nous serons là dans une vingtaine de minutes. Je préfère te prévenir, mes « copains » sont plus nombreux et sont… spéciaux…
    – Oui, j’ai eu un bel échantillon hier. Bah j’ai vu pire !

    Après la communication, Faahiëo verrouilla deux pièces importantes : sa chambre où se trouvait les objets qu’il avait collectés lors de ses nombreux voyages et la cuisine dont les casiers de conservation contenaient des mets et délices des quatre coins de la galaxie. Il savait que Lenya devait, pour des raisons professionnelles côtoyer des individus pas très fréquentables. Il était hors de question que son intimité et ses trésors soient violés.
    De retour à la cabine de pilotage, il débrancha un anneau électrique. Cette arme, non létale, pouvait neutraliser un adversaire en envoyant un faisceau électrique sur plusieurs mètres. Cependant, son utilisation déchargeait rapidement la batterie et cette dernière se vidait même si on n’utilisait pas le bijou. Cet ornement lui avait été offert par une Twi’lek qu’il avait connue sur Coruscant. Elle avait été sa meilleure amie lorsqu’il avait passé quelques années sur la planète capitale. Malgré les défauts techniques, il le conservait. C’était pour lui l’objet le plus précieux qu’il avait en sa possession, car il lui rappelait que même si les parsecs pouvaient séparer deux personnes, elles pouvaient ne pas s’oublier.

    Perdu dans ses pensées, le jeune humain sursauta quand il entendit l’holocommunicateur sonner. C’était Lenya qui cherchait à le contacter :
    – Fahhiëo, nous sommes devant ton vaisseau, tu peux nous ouvrir ?

    Il s’exécuta instantanément. La porte principale s’ouvrit. Le jeune homme sortit pour saluer ses passagers. Il ne fut pas surprit de voir un groupe si hétéroclite derrière la Kiffar.
    – Messieurs, dames bonjour ! Je suis Faahiëo Oighnu pour vous servir. Allez-y, montez à bord mais vous n’avez pas intérêt à dire que mon vaisseau est bon pour la casse… Il n’y a que moi qui ai le droit de dire ça !

    Le groupe, surprit devant ce personnage, entra dans le transport corellien. Faahiëo s’installa sur le siège de pilotage tandis que Lenya prenait la place du copilote. Les autres membres étaient assis sur des sièges modulables installés la veille.
    – Tu as leur a fait un topo, Lenya ?
    – Oui bien sûr, ils savent pourquoi on est là.
    – Ton vaisseau est tellement en désordre qu’on dirait un bordel de Ryloth, cracha le jeune Jenet qu’il avait rencontré la veille.
    – Celui-là je te recommande de le laisser à l’extérieur du magasin d’antiquité si tu veux avoir une chance d’accomplir ton objectif.
    – Eh, j’ai entendu ! J’suis pas un clébard qu’on attache à un lampadaire !
    – Je pense que je vais suivre ton conseil…
    – Parfait, alors musique et allons-y !
    Le voyageur enclencha sa playlist, du Darth Kyber sortit des enceintes, ce qui énerva Sorvairs. Le remarquant, le pilote se retourna :
    – Tiens, pour tes oreilles.
    Il lui jeta un casque anti-bruit, le Jenet le prit et s’empressa de le mettre avec dégoût.
    Arty rigolait de Sorvair alors que Miri était dépitée par l’absurdité de la situation, Fi lui ferma les yeux pour mieux apprécier ce son tandis que le fort taux de midichloriens de Cardan fit plus d’un tour tant il sursauta quand les premières notes sortirent des enceintes.

    Le voyage dura une bonne demi-heure. Le vaisseau se posa dans un spatioport situé à une dizaine de mètres du magasin de Lwondo. Le petit groupe sortit avec Faahiëo en tête avec l’objet et son tissu dans sa besace. Devant le commerce, il arrêta le groupe :
    – Deux-trois choses à dire avant d’aller plus loin. Si un Quarren a pu faire sa fortune et sa réputation sans se faire rouler par les Némoidiens, c’est qu’il est loin d’être débile. Cette personne a un caractère disons… spécial. Je le connais un peu. Alors vous me laissez faire pour lui présenter l’antiquité, Lenya s’occupera ensuite du reste. Quant à toi… Comment il s’appelle Lenya ?
    – Sorvairs, Sorvairs Kzel.
    – Eh oh la Kiffar ! T’aimerais que je balance comme ça des infos perso comme heu… tes mensurations ? Hein ?!
    – Vu ta personnalité explosive, nous sommes tombés d’accord pour que tu restes devant la devanture pour faire le guet. Quelqu’un y voit une objection ?
    – Trou de sarlacc !
    – J’approuve ta décision, finalement tu n’as pas l’air si inconscient que je le pensais, commenta Miri.
    – Eh ben, c’est ma journée… Bon entrons…
  • 19/05/2018 - 13:32
    Darth Trykker


    Il me tarde de savoir pourquoi l'on m'a convoqué de la sorte. Je ne tiens pas à perdre mon temps pour des broutilles.
    Les couloirs de cet immense Star Destroyer Sith situé dans la Bordure Extérieure sont sinueux, parfois labyrinthiques. Mais, pour ceux qui étaient habitués, qui avaient étudié un plan, qui étaient sensibles à la Force, ou même correspondant à ces trois cas, ce n'était que quelques couloirs dans lequel il était facile de ce repérer. Il y régnait un silence absolu, que rien en pouvait perturber. Tel un Roi sur son trône, ce premier était maître de ces couloirs, qui étaient son domaine.

    Alors que la plupart d'entre eux étaient déserts après le départ en mission de nombreux escadrons, des bruits de pas résonnaient dans l'un d'eux. En effet, au beau milieu de ces murs, de ce sol et de ce plafond, noirs et teinté d'une lumière rougeâtre, se mouvait une silhouette sombre, vêtue de noir, accompagnée de 6 autres silhouettes, formant deux rangées de 3 derrière elle. Les faibles lueur rouges ne permettaient pas de voir son visage encapuchonné, mais ses yeux d'un rouge éclatant perçaient l'obscurité de leur lueur écarlate. La silhouette marchait d'un pas pressé, une longue cape semblait se dresser dans son dos. La silhouette ombragée et ses suivants prirent un couloir situé à droite et délaissa l'autre, situé tout droit. Elles marchèrent en ligne droite une vingtaine de mètres, avant de se retrouver dans une immense salle bondée, qui était en fait l'un des hangars du Star Destroyer.

    Il y avait cette fois, en contraste avec les couloirs, un bruit total, un vacarme qui cumulait le bruit des conversations des soldats et celui du décollage des chasseurs Sith. Grâce au lumières du hangar plus vives que celles des couloirs, on put distinguer un petit et long objet cylindrique et vraisemblablement métallique à la ceinture de la silhouette la plus avancée. Cette silhouette portait une grande tunique noire, ainsi qu'une pantalon assez large de la même couleur. Ses pieds et ses jambes étaient vêtus de bottes également noires. Son capuchon cachait encore son visage, mais l'on pouvait voir que celui-ci était rouge, recouvert en grande partie d'un tatouage noir. Elle était suivie par de véritables soldats Sith, munis de blaster et au regard imperturbable. La silhouette et ses soldats traversèrent le hangar, parfois bloqué par des fonctionnaires ou des ingénieurs tenant à parler à l'être encapuchonné parler. Il n'eut qu'à lever la main gauche, et toute cette foule d'Impériaux fut mise à terre, laissant le passage à l'homme qui venait de les mettre en déroute, et ses soldats. À l'autre bout du hangar, un Impérial de race humaine en uniforme d'officier se tenait à côté d'une navette Sith. L'officier semblait attendre quelqu'un, et afficha un sourire de satisfaction lorsqu'il aperçut l'homme encapuchonné. Il alla alors vers sa position, tandis que ce dernier se rapprochait du vaisseau jusqu'à être face à lui, avant de retirer son capuchon, dévoilant une tête rouge munie de nombreuses petites cornes et dont le visage était recouvert d'un tatouage noir. Celui qui semblait être un Seigneur Sith regarda avec un léger mépris l'officier. Un humain, encore...? Il est plus que temps de trier les officiers, par la Force...

    - Ah... Seigneur Trykker, s'exclama l'Impérial, vous tombez bien.

    - Vous m'avez demandé, commandant, répondit le Sith d'un ton dédaigneux. Faîtes vite, avant que je ne perdre patience.

    - Voyez-vous, l'Empire a de nombreux intérêts dans la Bordure Extérieure, dont certain que nous ne pouvons igno...

    - Venez droit au but, coupa le Sith d'un ton légèrement agressif.

    Il n'a pas l'air de savoir qu'un Sith n'a pas de temps à perdre avec des détails aussi futiles.

    - Eh bien euh... bégaya l'officier, vous... Vous devez vous rendre sur Mastaria, une planète de la Bordure Extérieure déchirée par la Guerre Civile...

    - Et dans quel but, coupa une fois de plus le Seigneur Sith ?

    - Washas Kodank, le Sith que nous avons envoyé, a été tué. Il faut que vous preniez la relève en continuant son règne à sa place, et en se débarrassant de ce groupe importun. Les autres détails seront donnés en temps voulu. Et j'ai d'ailleurs une autre requête à... À...

    L'officier se figea, et porta soudainement sa main à sa gorge. Il avait de plus en plus de difficulté à respirer et tomba à genou.

    - Je pense qu'il est temps que vous preniez congé, commandant, lui lança d'un ton menaçant le Seigneur Sith , qui avait légèrement serré sa main gauche. Vous n'avez plus rien à faire avec moi.

    Suite à ces mots, il relâcha l'emprise qu'il maniait de sa main sur le commandant, qui prit une grande inspiration, avant de respirer bruyamment.
    Les officiers apprendront à me connaître, de leurs erreurs s'il le faut.
    Le Seigneur Trykker baissa ensuite sa main droite et la releva lentement, ce qui fit baisser la rampe de la navette. D'un geste machinal, le Sith remis sa cape en place et entra dans la navette, en compagnie de ses soldats, avant que la rampe ne se referme.

    L'intérieur du chasseur était grand, comprenant le siège et les tableaux de commande, ainsi qu'un grand espace à l'arrière, où étaient disposés deux bancs, les deux fixés sur des murs, l'un en face de l'autre. L'un des soldats partit au commande et, après avoir démarré le moteur et enclenché les répulseurs, il tira sur le manche, et le vaisseau quitta le sol dans un vrombissement.

    Les soldats ne s'assirent pas, tout comme le Seigneur Sith, et s'appuyèrent contre le mur. Ce dernier, cependant, resta au milieu, observant les agissements du pilote.

    Les barrières laser du Star Destroyer se désactivèrent, et la navette quitta la base, tandis que le pilote activa le moteur subliminique à ce moment précis.

    Alors, Washas est mort ? Cette obsession de sang pur lui est montée au cerveau, et il en a fait les frais. Voilà qui m'arrange.

    Les soldats étaient imperturbables, leur regard immuable. Après quelque dizaines de secondes standards, le pilote s'adressa au Seigneur Sith :

    - Où désirez-vous aller, monseigneur ?

    - Mettez le cap sur Mastaria, répondit Trykker d'un ton assuré. Il y aura une base sur laquelle vous pourrez vous poser.

    - Bien monseigneur.

    Le pilote rentra aussitôt les coordonnées et, voyons la distance entre leur position et la planète, appuya sur quelques boutons, ce qui enclencha les moteurs hyperliminique. Soudainement, à ses yeux, les étoiles s'étirèrent et se tordirent, avant qu'un énorme faisceau bleu azur ne se forma autour de la navette.
    Ils entrèrent en hyper-espace.

    Les minutes standards passèrent, et le vaisseau continuait son avancée dans la galaxie. L'infinité de l'espace se faisait sentir, à travers ce long trajet. Cependant, lorsqu'elle dut quitter l'hyper-espace, la navette fut forcée de traverser un champ d'astéroïdes, sous peine de ne pas avoir assez de carburant pour arriver un bon port si un détour est choisi.

    - Levez-vous, capitaine, ordonna le Seigneur Sith avec un ton reposé. Je vais prendre les choses en main.

    Sans la moindre hésitation (le Seigneur Trykker montrait de violentes répressions en cas de refus d'un ordre), le pilote se leva en vitesse. Le Seigneur Sith prit sa place, et la navette entra dans le champ d'astéroïdes. Ces derniers étaient titanesques, certains mesurant au moins une bonne vingtaine de fois la taille du navire. Les soldats crurent que leur vie allait être violemment écourtée, mais il n'en était rien. De par ses incroyables réflexes liés à la Force elle-même, le Seigneur Sith parvenait à esquiver chaque astéroïde manquant d'entrer en collision avec leur navette, et ce sans faire d'inutiles acrobaties. Ces dernières n'étaient bonnes que pour les pilotes de pacotille.

    Les astres célestes n'atteignirent jamais leur cible, trop vive pour pouvoir être touchée.

    Après deux minutes standards angoissantes, la navette quitta le champ d'astéroïdes, et le pilote put reprendre sa place, tandis que le Seigneur Sith repartit à l'arrière.

    Après cet instant mouvementé, une petite planète apparut à l'horizon.

    - Nous allons arriver sur Mastaria, monseigneur, affirma le pilote.

    En effet, la navette entra dans l'atmosphère de la planète et le pilote désactiva le moteur subliminique, désormais inutile. À travers la vitre du cockpit, l'on pouvait apercevoir des paysages urbains en ruines, qui sont le reflet de la Guerre Civile qui pèse depuis bien longtemps sur Mastaria.

    - Pilote, déclara alors le Seigneur Sith, posez-vous à proximité de l'ancien Palais Royal de cette planète. Il serait malencontreux que nous atterrissions dans le territoire adverse.

    - Entendu, monseigneur.

    La navette tourna vers la droite et vola tout droit pendant une petite minute standard, avant de commencer à ralentir, parée à atterrir. Lorsque le vaisseau fut suffisamment proche du sol, le pilote désactiva les répulseurs après avoir déployé les trains d'atterrissage, ce qui permit à la navette de se poser sans encombres sur l'aire d'atterrissage d'un camp où de nombreux bâtiments militaires rudimentaires étaient établis autour d'une sorte de palais.

    La rampe s'abaissa alors dans un nuage de poussière. Les 6 soldats, pilote compris, sortirent du vaisseau en courant, et se postèrent à droite et à gauche du chemin face de la rampe, formant une rangée de 3 soldats de chaque côté, chaque soldat étant au garde-à-vous.



    Le Seigneur Sith, Darth Trykker, sortit à son tour, sa longue cape s'agitant au gré du vent et sa tête encapuchonnée. Il observa les environs de la base de son regard inquiétant.

    Une officier, semblant être une autochtones, sortit d'une des bâtisses militaires et s'avança vers le Seigneur Sith. L'uniforme de l'officier était en blanc avec certaines parties d'une sorte de blanc bleuâtre.

    - Vous voilà, Seigneur, commença l'officier. On m'a prévenu de votre arrivée.

    - À ce que l'on m'a dit, répondit Darth Trykker sans même tourner la tête vers l'officier, mon prédécesseur, le Seigneur Kodank, aurait péri de la main d'un groupe de civils, étrangers de surcroît ?

    - Oui, seigneur, affirma l'officier.

    - Dans ce cas, c'est qu'il n'était pas à la hauteur, jugea le Seigneur Sith. Où se trouve ses anciens appartements ?

    - Dans une aile de l'ancien palais, informa l'officier, je vais vous y conduire.

    Washas m'a mâché le travail. Il est désormais si facile de les faire agir selon ma volonté, maintenant que Kodank les a caressé dans le sens du poil.

    L'officier tourna à 180 degrés, puis se mit à marcher vers le palais, le Sith à ses côtés, les soldats de ce dernier derrière lui. Le bâtiment royal était dans un bien triste état, seules quelques pièces avaient l'air d'être encore d'usage. De plus, il était désert. Pas un soldat ne vadrouillait dans le Palais. L'implication des Sith doit rester secrète, après tout.

    Après avoir traversé un long et grand couloir dont les murs, le sol et le plafond étaient fait en marbre, rendus noirâtres par la Guerre, le Sith, ses soldats et l'officier arrivèrent devant une grande porte de métal.

    L'autochtone poussa la lourde porte, qui émit un bruit lent et grave. De l'autre côté se trouvait une grande salle noire, éclairée par la lumière de l'extérieur, arrivant dans la salle en traversant un grand grillage placé au plafond. Les soldats en profitèrent pour se placer dans tous les recoins de la pièce, armés de leur blaster.

    - Si je puis me permettre, seigneur, demanda l'officier avec hésitation, que comptez-vous faire, à présent ?

    - Prendre les choses en main, lui répondit le seigneur Sith avec une voix sombre, témoin de l'esprit du Sith, ayant l'air de préparer de noirs desseins. Mais pour l'heure, il est temps que vous preniez congé, lieutenant.

    - Bien, Seigneur, balbutia l'officier avant de se retirer et fermer la porte.

    Ce n'est pas un groupe d'étrangers qui fera basculer le destin de cette guerre. J'y veillerai... Personnellement.
  • 03/06/2018 - 17:21
    Arty Demedo

    Allez reste calme Sorvair ! On a vraiment besoin de toi sur ce coup là. Si tu vois des gens bizarres arriver, tu nous préviens.
    Le Jenet hocha la tête, et se posa contre le mur qui bordait la porte d'entrée du fameux magasin de Talsik Lwondo.
    Anya arriva à son tour devant l'entrée de la boutique d'antiquitées du Quarren. Elle salua l'ensemble de l'équipe en s'excusant de son petit retard. Une fois les retrouvailles terminée, le groupe mener par Faahiëo et Lenya passa la porte d'entrée de la boutique.
    L'intérieur du magasin était impressionnant, les rumeurs étaient donc vraies. Ce vendeur était bel et bien un expert en la matière. Sur toutes les étagères se trouvaient des antiquités toutes plus rares les unes que les autres. Une épée Sith datant des cent ans d'obscurité se trouvaient sur le comptoir, elle était protégée par une vitrine entouré d'un bouclier à plasma. Cardan avait l'air fasciner par cette épée, et Arty avait peur que celle-ci déclenche chez le forceux une de ses fameuses visions. Sur sa droite se trouvait un petit coin comportant des chaises et une table.
    Seule une petite lampe éclairait de sa faible lumière le recoin sombre, où Lwondo devait à coup sûr réaliser ses affaires.
    Ce fût Faahiëo qui prit la parole en premier.
    -Bonjour Talsik, c'est moi Faahiëo. Je suis ici avec mes équipiers, pour te proposer une offre que tu ne pourras pas me refuser.
    -Faahiëo, pourquoi viens tu me voir à moi ! Suis-je le seul antiquaire que tu connaisses dans cette galaxie ?
    -Ha !ha !, tu n'as pas changé d'un poil depuis notre dernière rencontre. Mais si je viens te voir toi, c'est parce que tu possèdes un objet que mes amis et moi aimerions acquérir.
    Arty vit le regard du Quarren s'illuminer. Il avait l'air intéressé, ce
    qui était déjà une victoire en soi.
    -Tu désires donc un objet de « ma » collection. J'espère que ce que tu m'as apporté en vaut la peine.
    Le Laïzien fit signe à Lenya de s'avancer. La kiffar s'approcha, le masque de cérémonie Mandalorien encore enveloppé dans le tissu.
    La Kiffar prit à son tour la parole.
    -C'est un masque de cérémonie Mandalorien.
    -Du clan Rook, ajouta Faahiëo.
    Les tentacules du Quarren frémirent.
    -Waouh, tu frappes fort Faahiëo. Venez, allons nous asseoir autour de la table.
    Une fois que tout le monde fût assis dans les moelleux fauteuils de la salle des affaires. Talsik reprit la main.
    -Alors, dites moi, de quelle genre d’antiquité êtes vous à la recherche ?
    -Nous sommes à la recherche d'un artefact. D'après nos informations vous en avez actuellement un en votre possession. . Nous vous proposons donc en échange de cet artefact ce masque de cérémonie. Vous pourrez en tirer un bon prix, environs trois milles crédits.
    - Hum un artefact , intéressant. Je vais voir si j'ai ça dans l'arrière boutique, je reviens.
    Le Quarren disparut derrière les épais rideaux mauves qui séparaient le comptoir de l'arrière boutique. Arty était sûr d'une chose, le Quarren, intelligent comme il était, savait très bien ce que comportait sa boutique et ce qu'elle ne comportait pas. Lwondo, essayait tout simplement de gagner du temps. Mais pourquoi, ça il ne le savait pas. Le Chagrien, n'était pas le seul à être inquiet, visiblement Cardan et Lenya l'étaient aussi. Seul Faahiëo semblait confiant, attitude d'autant plus surprenante que le Laïzien était lui aussi du métier.
    Après quelques minutes d'attente, le Quarren, sortit enfin sa tête des rideaux et reprit son siège. Il était malheureusement revenu les mains vides.
    -Désolé l'ami, je n'ai rien de semblable à ce que tu recherches dans ma boutique. J'ai même vérifié les livrets de ventes. Je n'ai rien vendu de tel ces derniers mois.
    -Puis-je vérifier ces livrets moi même ? Demanda Faahiëo.
    -Non, désolé, ce sont des affaires personnelles. Je ne peux plus rien pour vous de toutes façons. Partez !
    -Vous semblez nerveux Talsik, vous ne nous cacheriez pas des informations tout de même. Le ton moqueur de la Kiffar semblait avoir agacé le vendeur. Ses tentacules n’arrêtaient pas de bouger.
    -Je vous ai dit de sortir ! Cria de toute sa voix le Quarren.
    Arty se leva et se posta droit devant le vendeur en gonflant le torse. Il cherchait à l'intimider.
    -Dis nous la vérité tout de suite Talsik ! Où est l'artefact ?Demanda avec agressivité le Chagrien.
    Il faut dire que le Chagrien était impressionnant, avec son un mètre quatre vingts dix et sa forte musculature qu'il avait développée en prison. Le Quarren ne faisait pas le poids lui qui était beaucoup plus petit.
    La tension commençait à monter.Cardan s'était à son tour lever, prêt à brandir son blaster au cas où le Quarren montrerait tout signe de possible violence.

    Aaaah, c'est bon laissez moi tranquille, cet artefact je l'ai vendu récemment à …..
    Un tir de blaster suivi d'une explosion retentit. Sorvair débarqua dans la boutique en roulade avant et sortit son blaster puis se mit à couvert dos au mur bordant la porte d'entrée. Arty et Cardan se jetèrent sous le bar tandis que Faahiëo et Lenya aidaient Lwondo à se mettre à couvert.
    Le Jenet s'écria !
    - On a de la compagnie !
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