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[RP SWU] Quoi de neuf dans Mission : Mastaria ?
 
Rejoignez-nous dans une galaxie lointaine !
24/05/2018

La section RP de SWU continue à battre son plein et, depuis le dernier résumé de l'aventure principale, il s'en est passé des choses ! 

Et notamment avec l'arrivée de nouveaux joueurs dans Mission Mastaria : Dark Gaga, qui reprend un PNJ nommé Kanno, une Zeltronne à l'esprit confus, Dark Grievous, qui incarnera une nouvelle menace Sith pour l'équipe en la personne du seigneur Trykker, Xiaomii, qui jouera la première Jedi de l'aventure, chargée d'enquêter sur un membre particulier de l'équipe, et enfin Drakender, une future diplomate. Graf Organa a également pu poster son premier texte en tant que Faahiëo Oignu.

Kira Nesu et Kanno récemment arrivées dans l'aventure...

Que du beau monde, n'est-il pas ? Mais alors, que s'est-il passé dans l'intrigue depuis la dernière actu ?

Après avoir tragiquement perdu un membre dans un affrontement contre le Seigneur Sith Washas Kodank, l'équipe recueille Kanno, une ancienne esclave de leur adversaire qui leur apporte quelques informations sur les plans de son maître et leur apprend qu'il est mêlé au conflit sur Mastaria. Par la suite, Lenya apprend d'un Ancien du village de Quesh où s'est déroulé cette bataille que l'artéfact qu'ils cherchent, celui qui pourrait rétablir la paix sur Mastaria en légitimant un roi, a été volé quelques mois plus tôt. Leur seule piste est Talsik Lwondo, un de ses anciens associés qui est basé sur Cato Neimodia. Toutefois, alors qu'il se rendent sur cette planète, Anya est enlevée par Narrac qui lui fait jurer fidélité en échange de la vie de son oncle, tandis que Lenya contacte un de ses vieux contacts, Faahiëo Oignu, pour les aider à entrer chez Lwondo. Pendant le même temps, Miri et Kanno font connaissance dans la mesure du possible. Aucun d'eux ne réalise que de nouveaux joueurs viennent d'entrer dans la partie : une bande de chasseurs de primes recherche également l'artéfact et un nouveau Sith revient prestement remplaçer Washas...

Une partie du casting de l'aventure, illustrée par Uttini

Un grand merci à Lynne, la MJ qui gère à merveille cette aventure pour le résumé !

 

Bien évidemment, c'est l'occasion pour moi de vous rappeler que les portes de la section vous sont ouvertes : n'hésitez pas à rejoindre le RP en cours ou même, si la Force est avec vous, à lancer votre propre aventure !

Parution : 24/05/2018
Source : La section RP, évidemment ;) , Lynne, la MJ
Validé par : Dark Stratis 23
Section : Role Play SWU
On en parle sur nos forums
 
Les 10 premières réactions (voir toutes les réponses) :
  • 03/06/2018 - 17:21
    Arty Demedo

    Allez reste calme Sorvair ! On a vraiment besoin de toi sur ce coup là. Si tu vois des gens bizarres arriver, tu nous préviens.
    Le Jenet hocha la tête, et se posa contre le mur qui bordait la porte d'entrée du fameux magasin de Talsik Lwondo.
    Anya arriva à son tour devant l'entrée de la boutique d'antiquitées du Quarren. Elle salua l'ensemble de l'équipe en s'excusant de son petit retard. Une fois les retrouvailles terminée, le groupe mener par Faahiëo et Lenya passa la porte d'entrée de la boutique.
    L'intérieur du magasin était impressionnant, les rumeurs étaient donc vraies. Ce vendeur était bel et bien un expert en la matière. Sur toutes les étagères se trouvaient des antiquités toutes plus rares les unes que les autres. Une épée Sith datant des cent ans d'obscurité se trouvaient sur le comptoir, elle était protégée par une vitrine entouré d'un bouclier à plasma. Cardan avait l'air fasciner par cette épée, et Arty avait peur que celle-ci déclenche chez le forceux une de ses fameuses visions. Sur sa droite se trouvait un petit coin comportant des chaises et une table.
    Seule une petite lampe éclairait de sa faible lumière le recoin sombre, où Lwondo devait à coup sûr réaliser ses affaires.
    Ce fût Faahiëo qui prit la parole en premier.
    -Bonjour Talsik, c'est moi Faahiëo. Je suis ici avec mes équipiers, pour te proposer une offre que tu ne pourras pas me refuser.
    -Faahiëo, pourquoi viens tu me voir à moi ! Suis-je le seul antiquaire que tu connaisses dans cette galaxie ?
    -Ha !ha !, tu n'as pas changé d'un poil depuis notre dernière rencontre. Mais si je viens te voir toi, c'est parce que tu possèdes un objet que mes amis et moi aimerions acquérir.
    Arty vit le regard du Quarren s'illuminer. Il avait l'air intéressé, ce
    qui était déjà une victoire en soi.
    -Tu désires donc un objet de « ma » collection. J'espère que ce que tu m'as apporté en vaut la peine.
    Le Laïzien fit signe à Lenya de s'avancer. La kiffar s'approcha, le masque de cérémonie Mandalorien encore enveloppé dans le tissu.
    La Kiffar prit à son tour la parole.
    -C'est un masque de cérémonie Mandalorien.
    -Du clan Rook, ajouta Faahiëo.
    Les tentacules du Quarren frémirent.
    -Waouh, tu frappes fort Faahiëo. Venez, allons nous asseoir autour de la table.
    Une fois que tout le monde fût assis dans les moelleux fauteuils de la salle des affaires. Talsik reprit la main.
    -Alors, dites moi, de quelle genre d’antiquité êtes vous à la recherche ?
    -Nous sommes à la recherche d'un artefact. D'après nos informations vous en avez actuellement un en votre possession. . Nous vous proposons donc en échange de cet artefact ce masque de cérémonie. Vous pourrez en tirer un bon prix, environs trois milles crédits.
    - Hum un artefact , intéressant. Je vais voir si j'ai ça dans l'arrière boutique, je reviens.
    Le Quarren disparut derrière les épais rideaux mauves qui séparaient le comptoir de l'arrière boutique. Arty était sûr d'une chose, le Quarren, intelligent comme il était, savait très bien ce que comportait sa boutique et ce qu'elle ne comportait pas. Lwondo, essayait tout simplement de gagner du temps. Mais pourquoi, ça il ne le savait pas. Le Chagrien, n'était pas le seul à être inquiet, visiblement Cardan et Lenya l'étaient aussi. Seul Faahiëo semblait confiant, attitude d'autant plus surprenante que le Laïzien était lui aussi du métier.
    Après quelques minutes d'attente, le Quarren, sortit enfin sa tête des rideaux et reprit son siège. Il était malheureusement revenu les mains vides.
    -Désolé l'ami, je n'ai rien de semblable à ce que tu recherches dans ma boutique. J'ai même vérifié les livrets de ventes. Je n'ai rien vendu de tel ces derniers mois.
    -Puis-je vérifier ces livrets moi même ? Demanda Faahiëo.
    -Non, désolé, ce sont des affaires personnelles. Je ne peux plus rien pour vous de toutes façons. Partez !
    -Vous semblez nerveux Talsik, vous ne nous cacheriez pas des informations tout de même. Le ton moqueur de la Kiffar semblait avoir agacé le vendeur. Ses tentacules n’arrêtaient pas de bouger.
    -Je vous ai dit de sortir ! Cria de toute sa voix le Quarren.
    Arty se leva et se posta droit devant le vendeur en gonflant le torse. Il cherchait à l'intimider.
    -Dis nous la vérité tout de suite Talsik ! Où est l'artefact ?Demanda avec agressivité le Chagrien.
    Il faut dire que le Chagrien était impressionnant, avec son un mètre quatre vingts dix et sa forte musculature qu'il avait développée en prison. Le Quarren ne faisait pas le poids lui qui était beaucoup plus petit.
    La tension commençait à monter.Cardan s'était à son tour lever, prêt à brandir son blaster au cas où le Quarren montrerait tout signe de possible violence.

    Aaaah, c'est bon laissez moi tranquille, cet artefact je l'ai vendu récemment à …..
    Un tir de blaster suivi d'une explosion retentit. Sorvair débarqua dans la boutique en roulade avant et sortit son blaster puis se mit à couvert dos au mur bordant la porte d'entrée. Arty et Cardan se jetèrent sous le bar tandis que Faahiëo et Lenya aidaient Lwondo à se mettre à couvert.
    Le Jenet s'écria !
    - On a de la compagnie !
  • 17/06/2018 - 20:10
    SORVAIRS KZEL

    L'avant de la boutique explosa. La vitrine fut réduite en un amas de pierres, de brisure de verre et de poteries antiques désintégrées. Et bientôt s’échappa des gravas une poussière si dense, qu'en inondant la salle, elle la plongeait dans une inquiétante pénombre.
    « Des missiles à concussions hydrolium ! pesta Sorvairs. Ils ont osé. »

    À couvert derrière des fauteuils, le bar et autres protections de fortune, toute l'équipe était aux aguets. Déjà une multitude de petits droïdes flottant sur des répulseurs statiques sortaient de l'arrière boutique. Ils suivaient des rails électromagnétiques qui les menaient devant les étagères et les vitrines. De leurs courts appendices, ils s'emparaient des objets de valeurs pour les sécuriser vers l'endroit d'où ils venaient. C'était un système ingénieux que le Quarrens avait mis en place pour protéger sa fortune des visiteurs dangereux et incongrus. Mais peut être n'avait-il pas pensé que la menace en aurait voulue directement à sa peau...

    Et les ennemis arrivaient. Ils déboulaient, à contre jour, par la façade détruite. Les particules de poussière flottante dans les airs déformaient leurs silhouettes. Mais on pouvait facilement deviner que ce groupe d'alien informe était armé jusqu'aux dents.

    Le fusil blaster de Fi écorcha une salve de tir qui furent habilement contrés par une individue en tenue mandalorienne. Celle-ci riposta. Sa rocket de poignée fit disparaître presque instantanément le fauteuils qui le protégeait. Anya sauta par dessus le bar et attaqua à son tour avec son blaster.
    Les deux groupes étaient séparés de quelques mètres dans la salle accidenté et parsemée d'obstacle. Les assaillants avançaient d'une cadence déterminée.

    Sorvairs sortit de sa cachette et glissa sur le sol afin d'atteindre le pied d'un large présentoir. Discrètement, et avec une habilité digne de son espèce, il rampait prêt à surprendre son adversaire.
    Un Gran se tenait près du mur, les yeux rivés sur la lunette de son sniper. En un bref regard le Jenet constata qu'il semblait se diriger vers Lwondo. Les babines retroussées, les griffes ressorties, les yeux pleins d'adrénaline, il se projeta contre le Gran. Le choc fut brutal. Ils s'écrasèrent tous les deux contre une étagère. Elle percuta un des yeux de l'alien. Un mucus verdâtre jaillit de son excroissance oculaire. Il hurla d'un sentiment plein de douleur et de rancune. Lâchant son sniper, il arma son poing. Sorvairs était rapide. Il esquiva de justesse le coup. Autour de lui, les coups de feux ne se comptaient plus. Fi et Anya mitraillaient à l'aveugle ; Cardan et Miri tentaient des approches au corps à corps : une chaotique harmonie animait l'équipe.

    Mais un bruit sourd fit revenir le junkie à son combat. Il se retrouva parterre. Un acouphène tiraillait son oreille. Le Gran avait éclaté un vase contre sa tempe. Ainsi Sorvairs saignait à son tour. Un élan de rage le fit décoller du plancher. En vain, car le puissant bras de son adversaire l'attrapa brutalement. Un blocage, un coup de coude et son épaule fut presque arraché. Les mains grossières du mastodonte étreignaient le Jenet. Son bras étaient déboîté, inerte et désarticulé. L'alien à trois yeux se réjouissait de sa victoire. 

    «Fils de hutt ! s'étripa Sorvairs. Tu me sous-estime.»

    Le bras ballant du Jenet se remit seul en place. Furtivement il empoigna sont vibro-couteau accroché à sa ceinture. Un sourire narquois anima sont visage. Et dans un geste propre il trancha sauvagement l'abdomen du Gran.

    Des tripes, de l'hémoglobine chaude et vivace dégoulinante... Sorvairs restait de marbre. Contemplant le spectacle alors que le combat ne s'était pas arrêté tout autour de lui. La souffrance de ses adversaires lui procurait plus de plaisir que ses bâtons de la mort. La passion de la violence, la jouissance de la douleur qu'il infligeait. Non il n'aimait pas abattre son ennemie à tir de blaster... pas dans ces moment. Son fort intérieur avait conscience du vice infâme, son empathie s'était sûrement perdue loin dans son âme.

    Tandis que le Gran se traînait en arrière, Sorvairs fit volte face, blaster et vibro-couteau parés.
    Mais plus personne ne se battait, l'équipe courait vers l'arrière boutique. Le visage décomposé d'Arty et le vrombissement d'un vaisseau très proche lui suffirent à comprendre qu'il valait mieux les suivre.
    Dans sa course, il vit Lwondo encore agonisant et immobile derrière le bar. Une voix robotique émana du cockpit :
    « Mes cannons sont chargés à bloque ! Disait-elle en riant. Je me ferais une joie de tout vider ici ! »
    Pas le temps de récupérer le Quarren, oh que non !
    Sans plus attendre, le corps du félin disparut sous la porte blindée qui se refermait.

    *
    * * *
    *


    -Comment fait-on pour sortir d'ici ? s’inquiéta Miri. Il y a un vaisseau armé et bondé de chasseurs de primes derrière la porte. Et aucune sortie n'est apparente dans cette arrière boutique.

    -Et quelqu'un pourrait me dire ce qu'il fait lui ? Demanda Cardan en fixant Faahiëo.

    Le Laizien était resté stoïque. Les doigts se massant les tempes et sa bouche chuchotant des mots pour lui tout seul.

    -Il réfléchit, lui répondit Lenya d'un air moqueur mais grave.

    -Oui oui oui je réfléchis, dis Faahiëo. Je nous trouve un plan pour nous échapper d'ici. Là bas, -il fit un geste vers la porte blindée- il y a une menace certaine pour nous tous. Ils sont de très bons combattants et disposent directement d'un vaisseau. Ils sont si bons que l'on n'a même pas pu sauver Lwondo... Ils le voulaient, et ils l'ont maintenant. Nous n'étions pas la cible mais qu'un vulgaire obstacle.

    Il fit une pause.

    -La sécurité de la ville a à coup sûr réagi. D'après mes calculs ils ont envoyés une dizaine de chasseurs d'intervention rapide de classe K-95.

    -Ils vont mettre un certains temps pour s'en défaire, renchérit Anya.

    -Exact. Mais ils l'emporteront, et les secondes défilent, dit le Laïzien. Il faudrait que l'on passe par l'entrée du coffre-fort. Je sais que Lwondo y cache un passage menant au spatioport.

    Un tic nerveux le faisait claquer des doigts. Ils continua débitant les mots à une allure folle :

    -Impossible à faire sauter. Mais elle possède un système d'ouverture électronique.

    -Sorvairs peut s'occuper de ça, assura Arty.

    -Eh, je n'ai pas la puissance de l'Empire Éternel ! Rappliqua le Jenet. Il me faudrait une tonne de modif' sur mon implant.

    -Il dit vrai, continua Faahiëo. Il ne pourrait pas le faire. Le code change un milliard de fois par secondes.

    -Et vous, vous pouvez l'ouvrir ? Interrogea le Chagrien.

    -En théorie je ne peux pas l'ouvrir. Dans la pratique non plus ... Hum... Il faut faire sauter le mur. Fi, aide moi à placer les explosifs. Nous devons arriver à mon cargo à temps pour espérer arrêter ceux qui détiennent Lwondo. Ne me demandez pas si c'est possible ou non, ça je n'ai jamais essayé de le faire.

    -Les autres, ordonna Lenya. Retrouvez le livre de comptes. Souvenez-vous ce qui nous a amené ici. Puis il faut avoir une longueur d'avance sur ces individus.

    Chercher le livre des comptes.. dans ce fouillis de dossiers et d'antiquité. Il y en avait des statuettes, des biblos, et des reliques martiales millénaires entrposées ! Les droïdes de Lwondo n'avaient manifestement pas eux la place pour tout abriter dans le coffre-fort. Mieux valait piquer discrètement quelques artefacts pensait Sorvairs. Il feignait alors de se mettre à la tâche tout en glissant dans sa veste des objets au hasard. Et Cardan faisait visiblement de même ! Un cristal blanc glissé dans sa bure avait soudain étincelé son visage.

    -On a trouvé le document, s'exclamèrent Miri et Anya. 

    Dans ce cas, pas de remord à s'être rempli les poches riait le Jenet au fond de lui.

    -Parfait, répliqua Faahiëo. 

    Il continua d'une voix désolé : 
    - Si Lwondo ne reviens jamais ici, tout ce que vous avez sous vos yeux sera réquisitionné par les autorités ou les cartels. Prenez le maximum d’artefacts que vous pouvez, ça sera toujours ça de moins sur le marché noir. 

    Cardan et Sorvairs se regardèrent dans les yeux. 
    -Je crois qu'on a fait le job, dirent ils enjoués. 

    -Alors dépêchons nous, acquiesça Lenya. Fi, pose ce dernier explosif et on se tire !

    La brèche dans le mur ouverte grâce aux détonateurs menait sur le vide. Le magasin se trouvait au bord d'un des arcs urbain du ciel de Cato Neimoidia. 
    Heureusement, le spatioport était facilement atteignable. Les grappins lancés pour longer la façade, l'équipe menait son ascension vers le cargo du Laïzien. 
    Le chrono touchais à sa fin. Bientôt le vaisseau ennemi en aurait fini avec les K-95.
    Tandis qu'il accélérait le pas, un carnet dérobé dépassait de la veste du junkie. Le titre à moitié effacé et les pages déchirées, il dégageait une aura intrigante qui avait attiré Sorvairs. Une feuille pâle dépassait. Y était marqué une des choses que le Jenet aurait aimé ne plus jamais lire. Ce terme si répugnant, cet ensemble de lettres qui suscitaient en lui une haine profonde... c'était le mot ''Jedi''.
  • 23/06/2018 - 14:36
    Kira Nesu




    La mort du seigneur sith Washas Kodank a résonné dans toute la galaxie, portant de ce fait, l’attention de l’ordre Jedi sur Mastaria, une planète de la bordure extérieure délaissée suite à une importante guerre civile ayant ravagé ce qui était autrefois symbole de richesse et prospérité. Ne voulant pas attirer le regard du puissant empire Sith, le conseil envoie une jeune chevalière Jedi afin d’ éclaircir la situation et de retrouver un assassin qui pourrait les aider

    « Cardan Eslo, d’après nos renseignements, la dernière fois qu’il aurait été aperçu serait sur Mastaria. La planète est en pleine guerre civile, même l’ordre Jedi a abandonné l’affaire. Quoi qu’il en soit, je dois mener ma mission jusqu’au bout. Il est trop dangereux pour être laissé en liberté, nous devons le retrouver avant les Sith... Enfin c’est ce que dit le conseil ».
    La navette Jedi filait à pleine allure en hyperespace, à l’intérieur se trouvait Kira Nesu, une jeune Togruta Jedi. Née sur Coruscant, issue d’une famille de pilotes, Kira fut amenée au temple Jedi très tôt. Novice timide et silencieuse,celle-ci passait la plupart de son temps libre, plongée dans les archives de la grande bibliothèque. Là, elle s’émerveillait devant l’histoire de la galaxie, celle des grands aventuriers, des civilisations d’antan disparues, des différents peuples, et sans surprise, celle des Jedi. Parfois, elle s’imaginait revivre les grands moments de l’histoire. Venait alors une question récurrente dans l’esprit de la Togruta : il existait dans la Force un Côté Lumineux ; un Côté Obscur , l’ordre et le chaos, existait-t-il entre les deux un équilibre, une paix? Sans cesse, cette réflexion ressurgissait en elle lors de ses méditations, noyant son regard dans un étrange vide.
    Lentement Kira finit par prendre du recul sur la vision de l’Ordre, une légère amertume, vis-à-vis de cette absence d’humanité de ses pairs, naquit en elle. Néanmoins la jeune apprentie sut mettre son ressenti de côté et devint une brillante padawan, faisant la fierté de son maître, Py-Quos, un sage maître Jedi Togruta. La jeune femme voyait en lui le modèle même de ce que devait être les Jedi: les protecteurs de la galaxie, des êtres ouverts, qui néanmoins, étaient capables de prendre les bonnes décisions pour le bien d’autrui. Il était cela mais avant tout, il était le père qui lui apportait le soutien dont elle avait besoin.


    Tout juste nommée, elle avait été envoyée en éclaireur sur Mastaria, en effet, le Conseil pensait qu’en envoyant un membre inconnu des Sith, ils pourraient éviter un conflit direct, d’ailleurs elle voyageait dans une navette Jedi banalisée. Bien sûr, ce n’était pas sa première mission en terrain hostile, tous deux avaient maintes fois dû avoir à régler des situations diplomatiques délicates ,mais jamais d’une telle envergure et cette fois ci elle était seule, mais son maître avait confiance en elle et la jugeait digne de cette mission. Il y serait bien allé, mais, étant connu des Sith, il fallait mieux éviter, et puis cela ne devait être juste une mission de reconnaissance, rien de plus. Pourtant Kira ne parvenait point à garder sa sérénité habituelle, la Force tentait elle de lui avertir d’un danger potentiel? Cette angoisse croissante créait un sentiment interdit des Jedi : la peur. Mais le vrai courage n’était-il pas d’affronter cette Némésis au lieu de l’éviter ? Malgré ces pensées qui tentaient de la rassurer, le doute s’installa progressivement.
    Elle ignorait tout de la situation sur place et ce n’était pas les archives de la bibliothèque du temple qui l’aidaient. Autrefois, Mastaria avait tout d’un planète promise à un avenir florissant, ses réserves naturelles en Glastinum auraient dû lui offrir gloire et influence. Hélas c’est également cette même richesse qui avait causé sa perte, Kira ne supportait pas l’avidité , selon elle, c’était l’une des raisons pourquoi la galaxie était divisée, c’était aussi ce qui définissait les Sith : toujours à la recherche du pouvoir, toujours manigançant les uns contre les autres, pour se trahir après... En y pensant, certains Jedi n’étaient pas si différents, mais là était un autre problème.
    Soudain, l’alarme de sortie d’hyperespace retentit tirant la Togruta de ses pensées : elle venait d’arriver. « Tâchons de ne pas se faire repérer, j’ai entendu dire qu’un cartel d’armes sévissait dans la région, il ne manquerait plus que ce soit des jawas qui le contrôlent  » pensa-t-elle avec sarcasme. « Avec un peu de chance, je serais rentrée à temps pour assister à la collecte de cristaux des novices... Eh bien Mastaria, me voilà ».
  • 15/07/2018 - 22:46
    Dans les quartiers riches de Cato Neimodia...

    Assis dans son bureau, Aldor Soylon réglait personnellement les derniers détails des préparations de son gala d'exposition de sa collection. Amateur d'art invétéré, il avait hérité cette passion de ses parents, qui lui avaient aussi transmis leur argent, un avantage non négligeable. En plus d'aimer l'art, l'entrepreneur nourrissait également un goût pour le luxe, ce qui faisait que chacune de ses réceptions étaient des démonstrations de faste. Tout devait être riche, étincelant, élégant, éclatant.

    Le dernier objet qu'avait acquis Soylon était un objet ancien originaire d'une planète perdue nommée Mastaria. Du fait de sa valeur historique, il était très cher et donc avait immédiatement attiré son oeil lorsqu'il s'était rendu chez Talsik Lwondo, un antiquaire réputé qui se trouvait être un de ses principaux fournisseurs.

    - Non, c'est trop terne par ici, se plaignit-il.
    - Mais monsieur, ce vert sombre est tout particulièrement à la mode sur Coruscant, il serait tout à fait de mauvais goût de ne pas en mettre de petites touches, lui conseilla son assistant.
    - Fi de la mode de Coruscant ! s'exclama t-il. Nous sommes sur Cato Neimodia. Je veux que ça scintille de tous les côtés, je ne veux pas être déprimé par cette couleur sombre.
    - Alors au moins sur les bordures des serviettes... Sinon vous serez la risée des tabloïds, et vous savez que certains de vos actionnaires n'attendent qu'un signe de faiblesse de votre part pour partir chez la concurrence.
    - C'est accepter de se plier à la mode qui est un signe de faiblesse, insista Soylon. Et à moins que les choses aient changé, c'est toujours moi qui décide ici.
    - Bien, monsieur, se soumit l'assistant en consignant la modification.

    Le riche Neimodien sourit. Cette réception rassemblerait un public huppé, allant de ses semblables – à savoir, les chefs d'entreprises de divers secteurs – à des personnalités importantes de la société et semblait bien partie pour être la plus fasteuse soirée sur Cato Neimodia depuis au moins deux ans. Elle serait parfaite ! Et ce serait l'occasion parfaite de briller en présentant ses nouvelles acquisitions. Vraiment, il ne voyait pas comment cela pourrait mal tourner...

    Au même moment, à la boutique de Talsik Lwondo...

    - Parle ou on t'explose la tête ! menaça Chamb'Erron. On a pas que ça à faire !

    Il pointa son arme sur la tête de l'antiquaire qui en cet instant illustrait à merveille la panique la plus totale, et qui commença à balbutier :

    - Je...l'objet mastarien c'est ça ?
    - Ouais, c'est ce qu'on t'a demandé, t'es sourd ? fit la mandalorienne, agacée, qui entendait déjà les renforts de la police arriver et qui n'avait nullement envie d'engager encore un combat contre les forces de l'ordre pour un bête contrat.
    - Je l'ai vendu ! Je l'ai plus !

    Alors qu'ils combattaient son droïde assassin, il avait tenté de s'enfuir en rampant, mais Zeyyna l'avait habilement rattrapé. S'il avait réussi à décamper, ils seraient venus pour rien, et elle détestait faire quelque chose pour rien.

    - Tu l'as vendu, à qui ? enchaîna Aanksol. On est pressés.
    - Aldor Soylon ! Il organise une soirée dans deux jours pour montrer en public ses oeuvres d'art et ce que vous y cherchez y sera ! Pitié ne me tuez pas !

    Satisfait de la réponse, Chamb'Erron le lâcha. Cela ne servait à rien de le tuer : il n'était pas du genre à perpétrer des meurtres gratuitement. Lwondo en serait quitte pour quelques travaux dans sa boutique, et eux savaient où se trouvait leur cible. Ils avaient ce qu'ils étaient venus chercher.

    - Barrons-nous avant que les renforts arrivent, fit Zeyyna en se dirigeant vers le vaisseau.

    Les autres lui emboîtèrent le pas, deux d'entre eux soutenant le Gran qui était dans un sale état à cause de ce Jenet. S'il ne recevait pas de soins rapidement, il risquait de mourir.

    - Vous auriez aussi pu demander gentiment, comme les autres, lâcha Lwondo, qui s'était un peu repris et avait pris le soin d'épousseter ses vêtements pour se donner l'air plus respectable. Nous sommes dans un monde civilisé, après tout.
    - Pourquoi est-ce que les autres le cherchaient ? interrogea Aanksol en faisant volte-face, curieux d'en savoir plus sur leurs concurrents.
    - Je ne peux malheureusement pas vous informer, puisque vous ne m'avez pas vraiment laissé le temps de leur parler, ironisa le Quarren qui avait à présent retrouvé toute sa verve, maintenant qu'il n'était plus en danger. Mais je doute que ça soit pour la charité...
    - Dites...je veux pas jouer la rabat-joie, fit le Twi'lek, mais je crois que les autres ont pris le livre de comptes...
    - Haar'chak ! pesta la Mandalorienne. Il faut qu'on les attrape sinon ils risquent de nous doubler !

    Sur un vaisseau, dans l'hyperespace

    Allongé sur sa couchette sans dormir, l'homme fixait le plafond de son vaisseau d'un regard vide. Il y avait bien trop de pensées fugaces qui traversaient son esprit agité pour qu'il puisse se concentrer sur une seule d'entre elle, mais d'un autre côté il aimait cet abandon. C'était toujours mieux que de dormir : le sommeil était une chose dangereuse pour lui. Il apportait ce dont il avait le plus peur. Les cauchemars. Les mêmes à chaque fois qu'il fermait les yeux. Alors il les gardait ouverts autant qu'il le pouvait, jusqu'à tomber de fatigue.

    Ce jour-là, ses pensées n'étaient pas totalement désordonnées, cependant. Elles avaient un dénominateur commun : Mastaria. Et l'artéfact, dont il avait appris l'existence peu de temps auparavant. Cette découverte l'avait empli d'un bonheur qu'il n'avait pas ressenti depuis bien trop de temps. Alors, il y avait une solution ! Une manière de régler d'un coup tout ses problèmes et ceux de Mastaria en même temps.

    Mais il ne fallait pas qu'il le trouve avant lui. Il le connaissait assez bien pour savoir que sinon...

    Il sourit. La personne qui lui avait fourni cette information... Il l'aimait bien. Elle était aussi dévouée que lui à sa cause, et était aussi discrète qu'un chat manka. Pour l'instant, elle avait trompé tout le monde, mais le jour où il déciderait de se révéler – et ce jour arriverait à grands pas – elle devrait leur dire la vérité. À propos de lui, et de lui.

    Il se leva de sa couchette. En sortant de sa cabine, son visage se refléta sur les parois du vaisseau et il sursauta un peu. Aussitôt, il rit de lui-même. Il devait arrêter d'avoir peur de son reflet.

    Mais n'était-ce pas de son reflet dont il avait peur ?
  • 16/07/2018 - 16:28
    KANNO

    pendant ce temps, à bord du vaisseau...

    Allume-toi.
    Elle fixe le cylindre inerte entre ses mains.
    Allume-toi.
    Elle l'a tourné dans tous les sens, cherchant par tous les moyens de l'activer. Mais le pouvoir de Washas se refuse à elle. Elle sent que tout repose là-dedans, dans ce bout de ferraille qu'elle ne cesse de manipuler pour percer ses secrets. Elle projette sa concentration sur l'objet, elle sent sa force se refuser à elle.
    Tu ne vaux rien.
    Tais-toi.

    L'équipe est sortie en ville, ils l'ont laissée seule, sous bonne garde. Ce qui l'arrange, car elle a senti le regard des autochtones sur elle, elle peut facilement imaginer ce qui se passe dans l'esprit de ces êtres libidineux. Ils la voient comme un objet, une esclave sans collier qui peut appartenir au premier qui se jettera dessus. Sa peau rouge est comme une marque qu'elle ne peut enlever.
    Pourtant, c'est la marque du pouvoir, des seigneurs.
    Elle se voit dans le petit miroir, elle est belle, très belle, malgré son petit air larmoyant qui lui donne l'aspect d'une éternelle victime. Son visage angulaire, ses yeux jaunes, ternes, les yeux d'une autre... Washas avait le regard d'un jaune lumineux, comme éclairé de l'intérieur.
    Non.
    Très vite, les souvenirs la submergent, les griffes du Sith sur la peau, sa bouche aux dents aiguisées, l'odeur de sa transpiration...
    Non.
    Libère ta haine.
    Cesse d'être une victime.
    Prends ce qui t'appartient.

    Dans le miroir, lady Kenasy la dévisage avec colère.
    Si tu ne sais pas être, moi je sais. Tu es faible, tu es stupide, tu es peureuse... Moi, je ne crains rien et je vais prendre ce qui m'est dû.
    La douleur part du front, comme si on lui enfonçait un poignard en son centre et se répand, sur les pommettes, autour des yeux et l'aveugle. Tout devient gris. Elle étouffe, la gorge lui fait mal comme si elle avait une angine. Elle essaye de se débattre, elle ne sent plus sa main ni sa jambe gauche.
    Elle essaye de se lever, la moitié gauche de son corps est à la fois lourde et inconsistante, parcourue de fourmillement. Elle bouge, elle crie pour échapper à l'étouffement, elle secoue et frappe ses membres morts contre le sol, les murs pour tenter de les réveiller.
    Tu ne vaux rien.
    Le rire. Elle entend la porte qui s'ouvre derrière elle. Washas, il est là, devant elle, grimaçant, prêt à cracher ses moqueries et la punir.
    Brusquement son corps ne lui appartient plus, il se tend et bondit à l'attaque. Elle tient fermement le sabre éteint dans sa main gauche et frappe ce visage qu'elle hait. Le Sith tente de la repousser, mais il ne peut rien faire contre la rage de lady Kenasy. Elle veut lui faire mal, elle prend conscience du plaisir qu'il y a à écraser quelqu'un de sa force, à le jeter au sol pour l'humilier. Elle rit.
    Le Sith ne bouge plus, elle sent son corps chaud répugnant sous ses cuisses. Elle se lève et lui décoche un coup de pied dans les côtes. Le sabre est brûlant dans sa main, il lui a apporté la puissance, il lui a apporté la victoire. Elle le lève au-dessus de sa tête comme un trophée. La joie fait battre son cœur à toute allure.

    Clic.
    Son doigt vient d'effleurer un mécanisme caché et brusquement, la lame s'allume, rouge sang, vibrante. Le pouvoir coule en elle alors qu'elle fait danser l'objet de destruction. Elle rit à nouveau, fière d'elle... jusqu'à ce qu'un mouvement maladroit coupe l'attache de la couchette et la fait dégringoler avec fracas sur le parquet métallique.
    Lentement, elle essuie la sueur et la bave sur son visage et reprend ses esprits... Elle a complètement saccagé la couchette de Miri à coup de sabre laser, sans compter les éraflures sur le mur et le matériel entassé dessous. Une botte est coupée en deux, pourvu que la jeune femme ne soit pas trop attachée à ses affaires.
    Je vais me faire tuer...
    Elle entend un gémissement près de la porte. Elle se retourne, à la place du Sith, le Togruta, Ukel, est allongé, couvert de bleus. Elle a roué de coups son gardien. Le rire de Washas explose dans ses oreilles. Qu'a-t-elle fait?
    Ils vont me tuer...
    Elle panique. Ses doigts pressent le sabre dans tous les sens, mais la lame refuse de s'éteindre. Elle est là, un laser de plus d'un mètre au poing, une cabine saccagée et un Togruta massacré au sol. Personne ne croira qu'elle ne l'a fait pas exprès. Elle sent les larmes monter.
    Se cacher, vite.
    Elle empoigne le sabre et se rue hors du vaisseau, sur ses pas, les étincelles créées par le choc de la lame sur les parois font une traînée brûlée et fondue. L’entrepôt est fermé. Les caisses. Comme jadis, lorsqu'elle tentait piteusement d'échapper à son maître, elle se recroqueville et se cache entre les piles de chargement. Elle a conscience que la lumière rouge va la trahir.
    Éteins-toi.
    Elle serre le sabre entre ses deux mains, entre ses jambes pliées, elle ne peut s'empêcher de trouver la lumière sang magnifique.
    Éteins-toi.
  • 22/07/2018 - 22:00
    Faahiëo Oighnu

    – Nous avons juste à traverser ces trois rues et nous serons au spatioport Dofine exprima Faahiëo.

    – Nous devons nous dépêcher, nos agresseurs avaient l’air d’être des chasseurs de prime, il n’y pas plus déterminé que ce type de personnes compléta Lenya.

    – Mais ils voulaient le quarren, pourquoi ils nous poursuivraient ? Demanda Fi Kchabec.

    – Parce qu’ils cherchaient quelque chose chez Lwondo, il est possible que ce soit les documents qui sont en notre possession. De plus, on s’est battu contre eux et on a blessé un dès leur. Ils ont plusieurs raisons de nous poursuivre. Et puis ces personnes-là, qu’elles proviennent des Hutts, des Pykes ou qu’elles soient à leur compte, elles vendraient leur mère pour capturer leur cible.

    – Vous avez compris ? S’exclama Lenya. Maintenant on trace les trois rues jusqu’au vaisseau de Faahiëo !

    La compagnie traversa la première vue d’un pas rapide, Faahiëo ouvrant la marche tandis que Leyna la fermait, sans pour autant courir afin de ne pas attirer l’attention des habitants qui étaient déjà bien alarmés par les bruits de la fusillade d’en bas.

    Plus que deux rues…

    A cet endroit, les protagonistes avançaient difficilement. Ils étaient dans un marché artisanal. La rue était remplie de némoidiens faisant leurs achats pour la semaine. Le laïzien aurait bien aimé s’arrêter pour voir les produits locaux, mais il y avait d’autres priorités.

    Plus qu’une rue…

    Un groupe de droïdes de combats A1 couru et croisa les fugitifs. Cato Némoidia était dirigée par le Syndicat des Commerçants Unis, un puissant syndicat qui avait pour particularité d’avoir son service de sécurité et de défense constitué en grande majorité de droïdes confectionnés par leur soin. Ces mêmes unités mécaniques servaient de force de l’ordre et d’unité d’intervention spéciale. C’est eux qui avaient tenté d’arrêter les chasseurs de prime dans le magasin d’antiquité, mais ils n’étaient pas très intelligents et étaient très bavard.

    – Dépêchez-vous, la milice urbaine nous a signalé un délit de type E404 dans le quartier sud ! Ordonna le capitaine droïde.

    – Affirmatif ! Répondirent les unités à l’unisson.

    – Tous ces délits sont déprimants rétorqua l’un deux.

    – Silence DA 42 ! répondit le capitaine.

    Le spatioport n’était qu’à quelques mètres, la dernière rue était presque traversée. Mais Sorvair aperçu le groupe de chasseurs de prime poursuivant l’équipe par les toits.


    – Là-haut ! Sur les toits !

    – Mais comment ils ont pu nous trouver aussi rapidement ? s’interrogea Fi.

    – Simple, nous sommes les rares non némoidiens à des kilomètres à la ronde répondit Faahiëo.

    Un Gand apparu devant eux. Il faisait partie du raid dans la boutique. Armée d’un blaster léger et équipée de sa combinaison de survie, il était prêt à en découdre.

    – Maintenant vous allez nous donner ces registres !

    – Un Gand, faîtes très attention, cette espèce a la particularité d’être extrêmement résistante aux coups ! Exprima Anya.

    – Faahiëo se retourna vers la femme aux cheveux blancs ; mais qui êtes-vous ? Je ne vous ai pas vu à l’autre spatioport ?

    – On en parlera plus tard, là on est cerné, il faut qu’on…

    Faahiëo n’écouta pas Anya et fonça sur le chasseur de prime, le bras droit tendu vers lui. Avec son index gauche, il actionna un loquet caché sur son anneau. Ce dernier expulsa une décharge électrique qui atteignit l’insectoïde. Il s’écroula sur le sol, convulsant violemment tandis que son agresseur s’était réfugié derrière l’arc d’entrée du spatioport.

    – COURREZ ! Hurla le Laïzien.

    Le groupe, sans réfléchir suivit l’humain. Les autres chasseurs de prime ont été si surpris par ce qui venait de se passer qu’ils mirent quelques secondes à réagir. Ces secondes furent décisives car Faahiëo eut le temps de sortir son blaster alderannien pour faire des tirs de barrages. Tout le monde atteignit l’arc et entra à l’intérieur. Lenya qui fermait la marche, reçu un tir dans la jambe et trébucha.

    – Cardan ! Ukel ! Couvrez-moi !

    Les deux compères qui venaient juste de s’abriter obéirent, ils arrosèrent du mieux qu’ils pouvaient les tireurs embusqués. Faahiëo pris la Kiffar dans ces bras et la ramena à l’intérieur.

    – Tu m’en dois une ma belle !

    Fort heureusement, le tir n’avait qu’effleuré sa jambe. Les protagonistes avaient réussi à atteindre le vaisseau et à décoller. Mais le jeune voyageur pilota son vaisseau vers les cieux de la planète pour aller l’espace, ce qui interpella Sorvairs Kzel.

    – Qu’est-ce que tu fous ? On doit rester sur cette maudite planète, tu nous prends en otage c’est ça ?

    – J’ai des coéquipiers sur place, qu’est-ce que tu fais ? Demanda Lenya.

    – Regarde le radar ma chère amie, dans quelques instants tu verras un zolie petit point qui vont apparaître derrière nous.

    – Mais tu vas ouvrir ta gueule et nous le dire ? Ces pas parce que tu as neutralisé un insecte humanoïde que…

    – Le vaisseau qui a fait bélier dans la boutique de Lwondo va probablement nous poursuivre. Aujourd’hui l’honneur de ces individus a été bafoué deux fois et ils vont vouloir se venger.

    Il regarda le radar, un point lumineux apparu.


    – Ah ! Les voilà ! C’est les autres chasseurs de prime, ils vont vouloir nous réduire en miette.

    – Où sont les tourelles ? Paniqua Arty !

    – Elles ne sont pas accessibles, leurs accès est bouché par mon bazar mais pas de panique mes boucliers sont puissants et j’ai un plan !

    – J’ai un mauvais pressentiment soupira Miri.

    – Un peu d’optimisme s’il vous plaît.

    Le vaisseau ennemi ouvrit le feu, plusieurs salves de laser sortirent des canons. Faahiëo évita du mieux qu’il pouvait les tirs.

    – Dans qu’elle galère tu nous as encore embarquée pouffiasse de Kiffar ? cracha Sorvair.

    – Tu expulseras ta testostérone plus tard mon ami.

    – T’es qu’un con !

    – Je sais, rigola le Laïzien.

    Lenya essaya de rassurer les passagers.

    – Ne vous inquiétez pas, je le connais, il sait ce qu’il fait… du moins j’espère…

    Anya était déstabilisée par cette situation qu’elle se leva de son siège et se mit entre Lenya et Faahiëo.

    – Mais qu’est-ce que vous fabriquez ?

    – Oh, revoilà notre chère inconnue. D’après ce que Lenya m’avait dit hier, il n’y a que deux femmes que je n’ai pas encore rencontré ; Anya et heu… Kanno je crois.

    – Je m’appelle Anya…

    – Je m’appelle Faahiëo. Maintenant que la glace est brisée, je vais te dire un ou deux trucs qui vont te rassurer… Les fameux droïdes assassins de Lwondo semblent ne pas exister et j’ai pu récupérer le masque Mandalorien avec d’autres antiquités en bonus.

    L’escarmouche attira les forces de l’ordre spatiales de Cato Némoidia qui était elle aussi constituée majoritairement par d’unités robotiques.

    – Voilà pourquoi il ne fallait pas riposter. Ces droïdes corneilles vont croire qu’un gros vaisseau attaque un petit transport sans défense. Ils vont donc contacter les deux appareils.

    Un hologramme d’un némoidien apparu.

    – Ici le sergent Ug, que vous arrive-t-il ?

    – Nous sommes des marchands. Ces individus nous ont observé toute la journée au marché. Nous pensons que ce sont des pirates. Aidez-nous je vous prie !

    – Un escadron va neutraliser votre agresseur avec des canons à ions. Quand a vous, dirigez-vous vers le vaisseau de contrôle de le Syndicat des Commerçants Unis.

    – Reçu, reçu !

    L’excentrique Laïzien se tourna vers la Kiffar.

    – Tu nous mets en furtif petite sœur ?

    – OK, maintenant je vois ton plan.

    – Il n’y a que toi et deux trois autres personnes dans la galaxie qui me comprennent.

    Lenya tira une manette. Toutes les lumières du vaisseau éteignirent. Comme source de lumière, ne restait que les diodes de sécurités et le tableau de bord.

    – Attends, on n’est pas passé en furtif là ? Demanda un Fi stupéfait.

    – Si, j’ai rencontré un corellien talentueux qui m’a équipé ça. Par contre ça bouffe de l’énergie alors va falloir faire vite. Anya, je te laisse l’honneur d’appuyer sur le gros bouton bleu.

    Anya interloquée pressa le bouton. Faahiëo fit un grand sourire et se tourna vers les passagers déstabilisés.

    – C’est fini !

    – Pardon ? Comment ça c’est fini ? Et les chasseurs de prime ? Et…

    – Je t’expliquerai tout Miri une fois qu’on sera à terre.

    – Regardez ! Les droïdes corneilles ont neutralisé le vaisseau ! On est vivant ! s’exclama Fi.

    – Tiens, je ne l’avais jamais vu aussi vivant celui-là exprima Sorvair.

    – Je ne sais quoi dire.

    – Miri est perdue ? C’est une première ça aussi. T’as vraiment un effet bizarre sur les gens toi.

    Faahiëo se leva et s’inclina devant le Jenet.

    – Merci du compliment Sorvair.

    Puis il reprit son siège.

    * * *

    Le groupe était arrivé au spatioport où ils étaient partis pour aller voir Lwondo. Ils étaient à des kilomètres de la boutique de ce dernier. Ils ne risquaient rien. Tout le monde était rassemblé à l’extérieur. Miri s’approcha du pilote.

    – Excuse-moi d’insister encore mais comment on s’en ait sorti ?
    – Dès que le vaisseau est passé en mode furtif, j’ai projeté un hologramme de notre transport à l’échelle une avec détection des collisions. Nos attaquants ont cru nous voir et quand ils ont tiré sur cette illusion, une animation du vaisseau en train d’exploser s’est affichée. Nous étions juste en dessous, car le projecteur est situé au niveau de la parabole. Ensuite ils ont été neutralisés par la sécurité spatiale, reste à savoir s’ils se sont rendu, ont été tués ou se sont échappés.

    Miri était bouche-bée, elle qui avait méprisé cet homme, le trouvant insouciant les avaient sauvés d’une bande de chasseurs de prime.

    – Tu as de la chance que tu me doives rien Lenya, parce que les boucliers, le furtif et l’hologramme a complètement vidé l’énergie de mon vaisseau. Ça va me coûter de l’argent tout ça.

    – Tu oublies que tu m’as sauvé la vie tout à l’heure dans la rue et dans l’espace.

    – L’espace ça compte pas, ce n’était pas individuel mais pour la rue tu as raison.

    – Allez je te paye ce qui te faut pour que ton vaisseau puisse décoller.

    – Merci.

    – De rien.

    – Tu m’as manqué.

    – Toi aussi.

    Les deux compères se prirent dans les bras, ce qui n’échappa à Sorvair.

    – Eh les amoureux ! Y’a des chambres pour ça !

    Faahiëo lâcha son amie et se tourna vers le Jenet.

    – Tu comptes faire quoi des antiquités que tu as pris dans le magasin de Lwondo ?

    – Les vendre pardi.

    – Tu t’y connais en objet ancien ?

    – M’en fous, on a les livres de comptes.

    Sorvair les regarda dans la main de Lenya avec convoitise. Cette dernière lui dit sèchement :

    – N’y pense même pas, je garde tous les documents.

    – Je te prends le tout pour 500 crédits.

    – Tu ne tenterais de me plumer par hasard.

    – Peut-être, mais je sais qu’avec cette somme, tu pourras t’acheter tu-sais-quoi.

    – Grr, vendu !

    Après la transaction, Faahiëo ne put s’empêcher d’avoir un rictus. En revendant ce qu’il a acheté, il pourrait gagner le triple.
  • 31/07/2018 - 18:10
    Arty Demedo
    ******************************************************************************************************************************************************************************

    Arty se rongeait les ongles, il ne savait plus quoi faire. Ce que son esprit venait de lui conseiller de faire ne plairait pas au reste de l’équipe.
    -C’est un piège, il n’y aura pas de récompense. J’en suis sûr. Pensa le Chagrien. Arty ce souvenu de la discussion qu’il avait eu avec Cardan l’autre jour. Le forceux pensait la même chose que lui, ils ne seraient jamais payés ou récompensés.
    Arty avait peur, cette guerre prenait des proportions énormes. Se frotter à un groupe d’extrémistes n’était pas la même chose que se frottait à l’Empire.

    Un jour, Ben son ancien complice lui avait dit :
    -Laisse-moi te donner un conseil Arty. Suppose que tout le monde te trahira et tu ne seras jamais déçu.
    Les paroles de Ben résonnaient dans la tête d’Arty depuis qu’ils avaient quitté le vaisseau de Faahïeo. Il ne pouvait pas partir tout seul, il lui faudrait un complice, quelqu’un en qui il pouvait avoir confiance. Et cette personne, c’était Cardan.
    Arty, laissa passer Miri et Lenya et fit du surplace jusqu’à ce que Cardan soit à sa hauteur.
    -Psss Cardan ! Viens, faut que je te dise un truc.
    - Qu’est-ce qu’il y a Arty ? Demanda l’Humain.
    -Écoute, tu te souviens de la discussion que l’on a eu il y a deux jours ?
    -Oui, je crois que le moment est venu. Répondit Cardan.
    Arty fit semblant de refaire ses lacées avec Cardan. Ils étaient maintenant seul et en dernière position. Au moment où ils allaient bifurquer vers l’allée à leur droite, Sorvair se retourna.
    -Vous faites quoi vous deux ? Demanda le Jenet intrigué par l’attitude suspecte des deux compères.
    -Rien du tout, Arty perd un peu les pédales. Je crois que son dernier repas n’était pas frais. Je l’accompagne juste pour vomir dans la rue à droite et on vous rejoint.
    L’explication du forceux semblait avoir convaincu le Jenet.
    -Ah bon, rooh le pauvre. Le vomi et lui, c’est vraiment une longue histoire. Je vais prévenir les autres, à tout de suite. Dit Sorvair toujours en train de rire.
    Une fois arrivés dans l’allée, Arty et Cardan se mirent à courir le plus loin possible. Ils ne savaient pas où aller, mais ils couraient aussi loin qu’ils pouvaient.
    -Je crois qu’ont aient enfin débarrassé de cette mission de malheur. Dit Arty en haletant.
    Maintenant loin du reste de l’équipe, Arty et Cardan, devaient réfléchir. Comment allaient ils quitter la planète.
    -Hé Cardan, je veux réunir un équipage. Pour faire toutes sortes de missions dangereuses. Mercenariat, Contrebande ou assassinat.
    Est ce que tu en es ?
    -Est ce que ça rapporte ?
    -Oui !
    -Alors j’en suis !
    -Génial ! Ahah, je savais que je pouvais compter sur toi ! Bon, pour commencer, il nous faut un vaisseau. Et, bonne nouvelle, j’en ai un.
    -Bonne nouvelle en effet. Mais où est ce vaisseau ? Demanda l’Humain.
    -J’ai demandé à mon droïde de le déposer sur la planète au cas où cela tournerait mal pour nous. Répondit Arty avec son assurance habituel.

    Les deux nouveaux équipiers marchèrent donc jusqu’au spatioport où était amarré le VCX 100 d’Arty. Le trajet se fit en silence, Cardan devait sûrement penser à la force et à ce qui l’attendait. Arty quant à lui était en train de réfléchir à l’endroit parfait pour trouver du travail. Il n’avait pas encore le courage de retourner sur Coruscant depuis l’incident. Nar Shaddaa était beaucoup trop dangereuse pour y aller avec un novice. Tatooine semblait être la meilleure option. Parfaite pour trouver du travail, mais aussi parfaite pour faire l’apprentissage à un jeune qui débute dans le métier.
    Une fois arrivé devant le vaisseau, Arty vérifia que personne ne les avait suivis.
    -Voici mon vaisseau. Je te présente le Sarlacc de Champala !
    -Pas mal pour un dealer ! Dit l’humain pour taquiner Arty.
    La rampe d’accès s’abaissa et les deux humanoïdes entrèrent.
    -Voici le séjour, avec table de Dejarik et couchette. Il y a 4 couchettes, alors tu as le choix hein. À droite, c’est la salle de bain, et à gauche, c’est la cuisine. Puis en face, c’est là où nous allons être la plupart du temps. Voici le poste de pilotage. Il est classique, mais les fauteuils sont confortables. Installe-toi, je vais aller préparer un peu de Caf’. Arty avait enfin fini de présenter le vaisseau.
    Il n’avait jamais était très doué pour préparer le Caf’ mais cette fois-ci, il s’en était plutôt bien tiré. Il vint s’asseoir à côté de Cardan et lui tendit la tasse de Caf’. Le forceux prit la tasse et but une gorgée.
    -Alors, quelle est notre prochaine destination capitaine ? Demanda l’humain avec une pointe d’humour.
    - Nous allons sur Tatooine. Plus précisément à Mos Eisley. Nous nous poserons à Anachore, puis nous rejoindront le spatioport en speeder.
    -C’est pas mal comme plan. J’ai hâte d’être loin de cette planète en tout cas.
    -Je sais, que c’est difficile et que tu dois penser que tu as trahi l’équipe. Mais sache que l’on a pris la bonne décision, c’était nous ou eux. La seule récompense que l’on aurait reçue, c’est la mort.
    -Tu as bien raison Arty. Répondit l’humain.
    -Et puis tu sais, maintenant, ils ont Kanno et Faahiëo avec eux. Ils sont aux mêmes nombres de membres actuellement, notre départ ne changera rien. Ils viennent sûrement de retrouver Kanno et Ukel au vaisseau à l’heure qu’il est.
    Les deux équipiers s’installèrent dans le poste de pilotage.
    -Ceinture attachée ?
    -Oui
    -Moteur activé ?
    -Oui.
    -Alors, c’est partit. Direction Tatooine !
  • 11/08/2018 - 20:48
    Miri avait l'impression de nager en plein rêve – ou cauchemar, c'était selon. Depuis quand elle s'engageait à une chasse à l'artéfact avec un aventurier fantasque et une équipe de bras cassés ? Cette histoire n'avait plus aucun sens. Mais en réfléchissant un peu, en avait-elle déjà eu ? Sauver une planète de la guerre... C'était insensé et impossible, de surcroît.

    - Dites, vous avez vu Arty et Cardan ? demanda Lenya en se retournant.
    - Arty est allé vomir et Cardan l'a accompagné, leur appris Sorvairs.

    La jeune femme esquissa un sourire. Le Chagrien paraissait vivre une véritable histoire d'amour avec le vomi...

    - Et ça fait combien de temps ? reprit la Kiffar en croisant les bras.
    - J'sais pas, vingt minutes ? lâcha le junkie. Je suis pas une horloge ambulante moi.

    Miri croisa les bras :

    - Tu es connecté à l'Holonet alors oui, tu es une horloge ambulante, fit-elle sarcastiquement. Et tu penses vraiment qu'un vomi ça prend vingt minutes ?
    - Ben...je juge pas les vomis des autres...chacun ses hobbys, hein.

    Ils venaient d'arriver au spatioport et le dénommé Faahiëo avait déjà trouvé le moyen d'alléger le Jenet de sa charge d'objets volés. Miri avait passé suffisamment de temps dans le monde de la pègre pour savoir que ce n'était pas un deal équitable, mais elle savait également que tous les addicts à la drogue étaient capables de faire n'importe quoi pour avoir assez d'argent pour soulager leur envie. Pour cela, elle les méprisait, mais pas autant que les lâches que venaient de se révéler Arty Demedo et Cardan Eslo. Finalement, après quelques secondes de silence, Lenya dit à haute voix ce que tous pensaient tout bas :

    - Je pense qu'ils viennent de déserter la mission. Tant pis pour eux, ils auraient pu profiter d'une luxueuse villa sur Mastaria si elle réussissait...
    - J'suis pas sûrs qu'ils avaient tort...ajouta Sorvairs. J'veux dire, on est tous d'accord ici pour dire que ça craint. L'Empire, les Sith, et maintenant des chasseurs de primes, ça m'étonnerait qu'on soit toujours vivants à la fin de tout ça.

    Exaspérée, la jeune Kiffar s'éloigna un peu du groupe, se retourna un instant, soupira intérieurement puis se remit face à eux, les mains sur les hanches et l'air sévère.

    - Ecoutez-moi bien, tous. Ceux qui veulent partir, qu'ils partent. Mais ils resteront pourchassés par l'Empire et ces chasseurs. Le mieux qu'on puisse faire, c'est de récupérer cet artéfact, et après tout sera plus clair. Je vous le promets.

    Un édifiant silence lui répondit, puis chacun à son tour, tous entrèrent dans le vaisseau. Ils devaient prendre le temps de se soigner des conséquences de l'affrontement avant de faire quoi que ce soit. Mais alors que Miri entrait dans la cabine qui lui avait été attribuée, elle y trouva un Ukel mal en point, presque assommé. Il n'y avait pas que le Togruta qui avait été amoché, d'ailleurs : c'était toute la cabine et même ses affaires qui avaient souffert.

    Miri mit un genou à terre et aida Ukel à se caler contre une des parois, avant de lui demander :

    - Qu'est-ce qui s'est passé ?
    - Kanno...elle m'a attaquée...
    - Elle est où ?
    - Je sais pas... Elle est partie...

    L'ancienne assassin soupira et se laissa elle aussi tomber sur le sol, découragée. Elle savait que Kanno était instable, mais elle ne se serait pas doutée qu'elle irait jusqu'à attaquer son gardien. Aussi, quelle idée de laisser un scientifique la surveiller...Tout allait de mal en pis, visiblement.

    - Comment ça s'est passé chez Lwondo ?
    - Oh, à merveille, ironisa t-elle. Une bande de chasseurs de primes a débarqué avant qu'on puisse tirer quoi que ce soit de lui, on a eu droit à une course-poursuite dans la ville et cet étrange ami de Lenya a utilisé un de ses trucs pour nous sortir d'affaire. Mais on a réussi à voler le livre de comptes.
    - Oh... Je vois.
    - Tu peux te hisser sur la couchette ? Je vais mettre les autres au courant et voir si Lenya n'a pas des patch de bacta. Tu es dans un sale état, le petit génie. Je suis pas sûre que l'aventure te convienne.
    - Eh bien, si tu veux savoir, je pense la même chose.

    Miri se leva et quitta la cabine pour rejoindre les autres dans la salle commune. Ils n'étaient plus que ... à présent : mis à part elle, il y avait Anya, qui était silencieuse depuis un bon bout de temps, Fi, lui non plus pas féru de paroles, Sorvairs et Lenya. Sans compter Faahëio, qui avait décidé de les accompagner pour voir à quoi ressemblait ce fameux artéfact après qui tout le monde paraissait courir après.

    - Kanno a fait des siennes, annonça t-elle. Elle a agressé Ukel et s'est enfuie.
    - Je savais qu'il fallait se méfier d'elle, souffla Anya. Elle a fréquenté trop longtemps ce Sith pour être libre de son influence. J'espère juste qu'elle ne nous causera pas d'ennuis.
    - Dans tous les cas, trancha Lenya, on n'a pas le temps de partir à la recherche d'une ancienne esclave de lit. Concentrons-nous plutôt sur ce livre des comptes.
    - Lwondo nous a dit qu'il avait vendu l'artéfact récemment, rappela Fi, alors je pense qu'on aura pas à remonter très loin. Je peux regarder ?

    L'Arkanienne, qui s'était chargée de garder leur précieuse trouvaille, eut une expression indéchiffrable avant d'acquiescer et de la tendre au Mastarien, qui s'en saisit avec précautions. Miri comprit pourquoi il avait voulu être celui qui regarderait : ayant tenu un garage, il était le mieux placé pour comprendre ces annotations de commerçant, sauf peut-être Faahiëo qui se contentait de regarder la scène de loin, appuyé contre une des parois du vaisseau.

    Après quelques minutes à parcourir les pages remplies de gribouillis, Fi s'écria :

    - Trouvé !

    Aussitôt, tous s'agglutinèrent autour de lui, alors qu'il pointait une ligne et lisait à haute voix :

    - Objet mastarien. Aldor Soylon. 10 000 crédits.
    - Aldor Soylon ? répéta Miri. Qui est-ce ?
    - Attendez, fit Sorvairs. Je vais chercher dans l'Holonet, ce nom me dit vaguement quelque chose.

    Quelques secondes plus tard, il reprit :

    - C'est ça. Aldor Soylon, un riche homme d'affaires Neimodien qui a l'air de beaucoup aimer l'art et tous les trucs précieux... Ah ! C'est intéressant, ça...
    - Quoi ? le pressa Lenya.
    - Du calme, ma jolie... J'suis pas une machine ! Voilà, la presse people a un article récent sur lui, ils disent qu'il va présenter sa nouvelle collection au gratin de Cato Neimodia et à des personnalités de toute la galaxie triée sur le volet, lut t-il. Ce sera dans trois jours.
    - Sans doute, l'artéfact y sera, réfléchit Miri. Ce serait une occasion de le récupérer.
    - Exact, acquiesça Lenya. Alors on a trois jours pour trouver un plan.

    Et ce fut ce que tous s'employèrent à faire, après avoir soigné Ukel de sa mésaventure avec Kanno. Miri ressassait sans cette histoire. Elle avait cru pouvoir aider l'ancienne esclave... Mais ce n'était visiblement pas le domaine où elle était le plus douée. Elle était seulement douée pour tuer, apparamment, pas pour parler ou pour faire preuve de sensibilité.

    Enfin, ils arrivèrent à un plan réalisable. Miri et Lenya auraient le rôle de deux marchandes d'armes et Fi et Sorvairs seraient leurs gardes du corps. Ils s'infiltreraient dans la réception pour récupérer l'artéfact et partir en vitesse, cependant leurs fausses identités devaient être inscrites sur la liste des identités. Ce serait la tâche d'Anya et d'Ukel, qui devraient accéder à un terminal informatique suffisamment important pour mettre à jour la liste des invités.

    C'était quitte ou double. Ils n'auraient sans doute pas d'autre chance...
  • 16/08/2018 - 18:15
    — Une boutique saccagée, des pertes parmi les forces de l’ordre, plusieurs droides du syndicats des marchands détruits... Ils n’y sont pas allés de main morte.
    — Travail d’amateurs, renifla dédaigneusement Xysh.

    Le jawa ricana.
    — Peut-être pas tant que ça. Le syndicat avait à peine mis la main sur eux qu’ils leur ont glissés entre les doigts.

    Narrac repoussa son assiette vide qu’une togruta s’empressa d’emporter et se pencha sur son datapad. L’attaque de la boutique de Lwondo avait fait les gros titres, mais il devait être l’un des seuls à disposer du rapport de police. Le commissaire Run, le neimoidien le plus musclé qu’il ait jamais vu, était un vieil ami.

    — Après avoir saccagé la boutique de Lwondo, ces mercenaires ont poursuivis sans raison apparente une navette marchande avant de se faire temporairement arrêter. D’après le rapport, le vaisseau aurait été détruit, mais bizarrement aucun débris n’a été retrouvé.
    — Vous pensez que c’est cette équipe ?

    Narrac activa l’holo-projecteur. Un point rouge clignotait à l’emplacement du spatioport.
    — Leur vaisseau n’a pas bougé depuis leur arrivée.

    Le traqueur lui avait été vendu cinq jours auparavant par un chasseur de primes sur Mastaria. Il faisait parti de ceux qui les avaient poursuivis à leur départ de Mastaria et avait réussi à poser un mouchard sur leur vaisseau. Narrac avait regagné Cato Neimoidia le lendemain. L’équipe se trouvait alors sur Quesh, un monde sur lequel il n’avait aucune influence. Quelle avait été son plaisir de voir que c’était l’équipe qui venait à lui ! S’emparer de la jeune arkanienne n’avait ensuite été qu’un jeu d’enfant dont Xysh s’était chargé.

    — Soit ils on trouvés un autre vaisseau, soit il s’agissait véritablement de marchands. Lwondo nous en aurait dit plus s’il ne s’était pas fait la malle, continua le jawa. Il s’agit peut-être d’une simple coïncidence.

    Le jawa posa son datapad et se leva.
    — Et dans le cas ou ce ne serait pas une coïncidence ? Demanda le kaleesh.

    Derrière la baie vitrée, la nuit régnait sur les villes-ponts, obscurité uniquement troublée par les lumières des vaisseaux.
    — Cela voudrait dire qu’il y a un troisième joueur dans cette partie, dit Narrac en observant le paysage, et qu’il est lui aussi sur la piste de l’artefact.
    — Est-ce qu’il pourrait représenter un danger ?
    — Potentiellement, répondit-il en articulant chaque syllabe.

    La situation sur Mastaria était stable pour le moment. Les défenseurs continuaient de rassembler leur armée, tandis que les bourreaux essayaient d’élire un chef. Si les scores étaient pour l’instant serrés, le général Rek prenait tranquillement l’avance. Et au cas ou la balle changerait de camp, Narrac pourrait toucher à la corde sensible de la vente d’armes pour faire pencher les votes en sa faveur.
    Ces chasseurs de primes représentaient une surprise de taille. L’équipe de Mlle Opsoo représentait déjà un élément assez imprévisible. Tout lui venait alors cette excitation ? L’envie de gagner ? A force de jouer, on commence à aimer ça.

    Un bip le sortit de ses pensées. Ah, notre petite espionne...Il était temps. Xysh s’était approché à ses côtés. Le jawa sortit un petit holo-projecteur de l’intérieur de sa tunique et l’activa. Un hologramme de la jeune arkanienne apparut.
    — Ah, Mlle Opsoo. J’imagine que vous avez des informations pour moi. J’espérais que vous contacteriez peu de temps après l’attaque à la boutique, pas un jour après.
    — J’étais occupé Narrac, lui rétorqua-t-elle. L’artefact des Ranols est entre les mains d’Aldor Soylon, Il présente sa nouvelle collection dans deux jours.
    — Je sais, la coupa-t-il, je fais parti des invités. Dîtes-moi comment vous comptez vous en emparer.

    C’était même la raison de son retour sur Cato Neimoidia, cinq jours auparavant. En tant qu’actionnaire du neimoidien et homme d’affaires, c’était le genre de soirée qu’il ne pouvait manquer. Surtout qu’elles étaient toujours l’occasion de se faire de nouvelles relations et de renforcer celles qui existaient déjà. Parmi tous les collectionneurs qui auraient pu avoir l’artefact, le destin à choisi celui que je connais le mieux. Pour un peu, il en aurait rit.

    — Miri et Lenya infiltrerons la soirée comme marchandes d’armes. Fi et Sorvairs seront leur gardes du corps. Moi et Ukel infiltrerons le centre de sécurité afin d’inscrire ces fausses identités.
    Miri. Pendant un instant, il revit la face violacée de Denaerys et les marques autour de son cou. Sa main droite se serra en un poing, les ongles lui rentrant dans la peau.

    — Cette Lenya, c’est la kiffar qui dirige votre groupe ?
    Il vit une expression de surprise passer sur son visage, vite étouffée.
    — Oui.
    — Quand est-il des trois autres ? Le chagrien, l’apprenti jedi et le gamin aveugle ?
    Cette fois, le visage de l’arkanienne ne laissa rien passer.
    — Ils ont désertés.
    — Choquant, fit Narrac d’un ton qui ne l’était pas. Faîtes ce que vous avez prévus, je vous recontacterait en temps voulu.

    Il mit fin à la transmission. Narrac resta un moment immobile, l’holo-projecteur dans la main. Puis, il se tourna vers son garde du corps.
    — Tu lui fais confiance ?
    — La gamine a dû cran, et de l’honneur. Elle obéira. Pour l’instant.
    — Dès qu’elle sera libéré de son serment, elle voudra me tuer.
    Ce n’était pas une question.
    — Elle essayera, répondit le kaleesh.
  • 31/08/2018 - 13:41
    Fi Kchabec

    - Donne-moi tes bâtons de la mort, ordonna Fi.

    - Ils sont à moi, protesta Sorvairs.

    - Ils sont à Sorvairs Kzel. Mais aujourd'hui, on est les gardes du corps de Miri et Lenya, ce qui veut dire qu'on ne doit pas avoir de drogue sur nous. Si tu te fais attraper avec ça, ne comptes pas sur moi pour te libérer de prison ou même empêcher ton exécution.

    - Bon, je vais en laisser... quelques-uns, dit le Jenet en sortant trois bâtons de sa veste.

    - Tous, insista Fi.

    Sorvairs tendit deux autres bâtons à l'humain en lui faisant un sourire faussement approbateur, puis retourna ses poches pour lui prouver sa bonne foi. Fi posa les petits cylindres sur une table du vaisseau. L'équipe était arrivée près de l'endroit de l'exposition quelques heures à l'avance pour repérer les lieux et infiltrer le système informatique de la salle. Ukel et Anya avaient intégré les fausses identités de Miri et de Lenya dans la liste des invités sans problème et devaient rester sur place pour désactiver le système de sécurité de l'artefact.

    Pendant que les deux chefs de l'équipe discutaient du plan un peu plus loin, avec Cardan et Arty qui avaient abandonné la mission et l'ancienne esclave Kanno qui s'était enfuie, Fi et Sorvairs se préparaient pour leur rôle. Leur nouveau compagnon, Faahiëo, leur avait déniché des habits à leur taille à un prix abordable. Ils se composaient d'une combi-pantalon bleu marine recouvrant tout le corps, d'une petite veste à poches de la même couleur, de chaussures noires et d'une large ceinture également noire. Ces uniformes étaient faits d'un matériau légèrement rembourré spécialement pour ce métier et étaient portés notamment sur la planète natale du Laïzien, selon les dires de ce dernier.

    - Ça me plaît vraiment pas de jouer les gardes du corps... grommela le Jenet. C'est fait pour les molosses corelliens de se taire et de se tenir droit. Ça te fait rien, toi?

    - Non, répondit l'intéressé. Parce que je ne le fais pas pour moi. Je le fais pour toute ma planète. Si cet artefact peut réellement rétablir l'équilibre sur Mastaria, je ne vais pas laisser passer cette chance. Alors pour une fois, tais-toi et laisse les femmes parler. Tu dois observer et repérer les menaces potentielles, ne me fais pas regretter de te faire confiance.

    Sorvairs ne répondit que par un léger grognement en dévisageant son accoutrement. À ce moment, la porte de la pièce s'ouvrit sur Lenya et Miri. Elle portaient toutes les deux une robe simple et élégante venant également du Laïzien et Miri semblait être aussi à l'aise que Sorvairs dans son habit chic.

    - Vous êtes prêts? demanda la Kiffar. Il y a assez d'invités pour qu'on passe inaperçu, c'est le moment d'y aller.

    ***


    Les quatre visiteurs surprises s'engouffrèrent dans la foule de hauts dignitaires et de marchands d'exception entourés par leur propres gros bras. La trentaine de personnes était réunie dans la cour pour la réception. Certains étaient aux tables entre collaborateurs ou amis, d'autres se tenaient près du buffet et du bar. Fi et Sorvairs suivirent les deux femmes au travers des robes excentriques, toges et costumes sobres. Lenya se dirigea naturellement vers les plats proposés et se choisit un petit biscuit sucré. Elle en offrit un à Miri, mais celle-ci refusa.

    Fi, dans son rôle d'armoire à glace silencieuse, guettait les alentours. Il vit soudain un homme assez frêle mais grand s'approcher d'eux avec jovialité, il tapota le bras de son équipier qui semblait pour sa part guetter les hors-d'oeuvre. Le Mastarien ne reconnaissait pas l'espèce de cet homme qui ressemblait à un Céréen. Il avait certes le crâne allongé, mais sa peau était bleue et il était cyclope. Fi posa sa main sur sa ceinture, mais ne toucha rien. Il se rappela qu'il avait dû laisser son blaster dans le vaisseau, car les armes étaient interdites à l'exposition. Tout le monde avait été fouillé à l'entrée pour éviter les mauvaises surprises. L'inconnu sourit aux faux gardes et s'arrêta devant les jeunes femmes.

    - Bonjour mes amies. J'espère que vous vous accommodez bien, dit-il avec empathie.

    Celles-ci lui rendirent son sourire et se présentèrent.

    - Eora Leevi, fit Miri. Je suis ravie de vous rencontrer, monsieur.

    - Seeya Run, de Blaster Intek, poursuivit Lenya.

    - C'est un plaisir de faire votre connaissance, mesdemoiselles. Je suis Djiyilïse, Z-H-Y-L-E-E-Z en Aurebesh, homme d'affaires indépendant, se présenta l'alien. Je peux vous demander quel est votre domaine de travail?

    - Aussi bien les armes de poing que les fusils snipers, répondit la Kiffar. D’ailleurs, Blaster Intek travaille sur la mise au point de canons ioniques. Bien sûr il s’agit encore de prototypes, mais nous ne doutons pas de leur utilité future.

    - Des prototypes d'armes? J'ai quelques amis ici-même avec qui vous pourriez faire de bonnes affaires. Si vous le voulez bien, je peux vous les présenter.

    - Des amis, dites-vous?

    - Oui, suivez-moi.

    L'alien cyclope conduisit le groupe vers ses amis d'un pas pressé.

    - Après tout, cette guerre n'a pas que des mauvais côtés... renchérit Miri en chemin. Elle fait avancer la science.

    - Vous avez bien raison, mademoiselle Leevi. Tout ce qui peut être bénéfique pour la paix et l'économie de la Galaxie mérite d'être étudié.

    Ils arrivèrent devant trois autres aliens qui étaient en train de discuter, secondés par leur garde personnelle. Les amis en question étaient un Twi'lek à la peau verte, une Rodienne, verre à la main, et enfin, un Jawa que Fi et les autres connaissaient malheureusement trop bien. Na'rrac'sev s'était vêtu pour l'occasion et était toujours et encore accompagné par son Kaleesh. Massanak! jura intérieurement le Mastarien. Son regard glissa de Sorvairs, qui lâcha un grognement presque imperceptible, à Lenya, qui jeta un oeil furtif vers Miri, puis à celle-ci, qui serra les poings et les desserra aussitôt. Le Kaleesh mit la main à sa ceinture en voyant les vieilles connaissances approcher, mais Fi remarqua que son holster était vide. Il semblerait que même le Jawa n'ait pas pu échapper à la règle anti-armes de l'hôte.

    - Je vous présente Na'rrac'sev, homme d'affaires indépendant, développa Zhyleez, Kass't Prev, indépendant également et Jalde Modres, représentante de Flax Technologies, oeuvrant dans les implants sous-cutanés et les améliorations cybernétiques. Les amis, mesdemoiselles Eora Leevi et Seeya Run de Blaster Intek.

    Narrac se retourna vers les deux jeunes femmes et sourit. Kass't et Jalde firent un signe poli de la tête en guise de salutation.

    - Ravi de vous rencontrer, mesdames, s'exclama-t-il.

    - Tout le plaisir est pour nous, monsieur Sev, répondit sarcastiquement Lenya.

    - C'est également un plaisir... ajouta l'ancienne assassin. Décidément, ces soirées sont pleines de personnes intéressantes. Je ne m'attendais pas à rencontrer quelqu'un comme vous ici.

    - C'est ce qui fait le charme de ces petits cocktails. On ne s'y ennuie jamais, renchérit le Jawa.

    - Je veux bien vous croire. Alors, les affaires sont florissantes?

    - Toujours, ma chère. Et les vôtres?

    - Le marché est propice à nos activités, alors je dirais que tout va à la perfection, malgré une concurrence omniprésente.

    - Par ailleurs, reprit Lenya, il semblerait que vous seriez intéressé par certains types d’armes? Dites-en nous plus.

    - Oh, un peu de tout, madame. Blaster Intek est un bon fournisseur, et toujours à la pointe de la technologie et du bon goût.

    - Vous nous flattez, monsieur, ironisa Miri.

    - Ce n'est là que la vérité, mesdames.

    Voyant que les nouveaux venus semblaient bien s'entendre avec leur ami, Zhyleez et Kass't s'éclipsèrent du groupe d'un commun accord. Jalde resta à les écouter, le temps de terminer son verre. Le reste de la conversation porta sur une fausse discussion des marchés appuyée par des sourires forcés des interlocuteurs.

    - Maintenant, si vous voulez bien nous excuser... J'ai cru apercevoir une connaissance que j'aimerais saluer, mentit Miri.

    - Passez une bonne soirée, monsieur Sev.

    - Je vous en prie. Nous aurons sûrement l'occasion de nous revoir. Passez une bonne soirée.

    Sur ces mots, Miri fit mine de se retourner pour partir, mais se résigna en voyant la Rodienne s'éloigner vers le bar. Ils étaient maintenant seuls à seuls et pouvaient parler librement.

    - Vous avez fait une grave erreur en quittant Mastaria. Vous ne sortirez pas vivants d'ici, reprit le Jawa de son air grave que Fi connaissait.

    - Laissez-moi vous faire mentir, Narrac. Un conseil, d'ancien assassin à autre ancien assassin : laissez tomber. Vous risquez de tout perdre.

    - Vous vous croyez impressionnante mademoiselle Kosvar, mais vous n'êtes rien d'autre qu'une enfant pathétique. Continuez de vous bercer d'illusions, votre mort n'en sera que plus drôle.

    - Je ne pense pas que vous soyez en position de me regarder de haut... conclut Miri en se retournant et s'éloignant. Ça se complique...

    - On fait quoi maintenant? demanda Fi aux femmes. Il n'était pas censé être ici.

    - Il faut prendre l’artefact au plus vite, répondit Lenya.

    - On maintient le plan, en résumé. Sauf qu'il faudra courir plus vite... ajouta Miri.

    - Si les autres se dépêchent. Il faut les avertir.

    - Je m'en occupe, dit le Mastarien.

    Les oreillettes que portaient Sorvairs et lui étaient reliées à Ukel et Anya qui jouaient les gardes des caméras dans la pièce de surveillance vidéo. Comme elles étaient toujours communicantes, les deux autres infiltrés avaient entendu toute la conversation.

    - On est là, répondit l'Arkanienne.

    - Vous auriez pu nous prévenir qu'on allait être avec ce Jawa, bordel! s'énerva Sorvairs à voix basse.

    - On ne l'a pas aperçu parce que... euh... vous voyez... il est... bégaya Ukel.

    - On a compris, le coupa Fi. On est prêt à récupérer l'artefact, préparez-vous à désactiver sa sécurité.

    - J'ai le doigt sur le bouton, reprit le scientifique. On attend votre signal.

    À ce moment, un bruit aiguë de microphone résonna dans l'air. Les invités convergèrent vers les tables, l'équipe suivit la foule. Un micro sur pied et un lutrin étaient placés sur une petite scène pour annoncer un discours. Un Néimoidien au couvre-chef impressionnant y monta les trois marches. L'assemblée l'accueillit par de chaleureux applaudissements auxquels la Kiffar et sa compagne participèrent. L'homme sourit et leva la main pour demander le silence, ce à quoi tout le monde obéit.

    - Merci, merci, commença-t-il le plus sympathiquement du monde. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis Aldor Soylon, l'organisateur de cette soirée. Je vous souhaite la bienvenue dans ma demeure personnelle. En fait, dans une de mes demeures personnelles. Je suis charmé que vous ayez accepté mon invitation et, pour certains, que vous ayez passé plusieurs jours dans l'hyperespace pour vous rendre jusqu'ici. J'ai choisi les meilleurs de la Galaxie et les plus prometteurs pour cette exposition privée. Vous y verrez des chefs d'oeuvre d'artistes de tous domaines et des trouvailles rares que beaucoup n'imagineraient pas voir dans leur vie, même pour ceux dont la longévité est exceptionnelle. Ah, vivre des centaines et des centaines d'années dans cette merveilleuse Galaxie, le seul luxe que je ne pourrai jamais me permettre.

    Cette dernière ironie fit rire plusieurs convives, mais en agaça aussi certains. Fi se contenta de rouler les yeux devant tant de prétention et d'élitisme.

    - Je ne vous ferai pas attendre plus longtemps, continua l'hôte. Rappelez-vous seulement qu'au coucher du soleil commencera la vente aux enchères de quelques objets pour les intéressés. En attendant, les portes vous sont ouvertes!

    Le discours de Soylon se conclut par des applaudissements enjoués. Deux grandes portes s'ouvrirent sur l'intérieur du bâtiment luxueux, la foule y coula comme une rivière dans un fleuve. Un grand nombre de peintures étaient affichées sur les murs et des présentoirs montraient divers objets protégés par des cages en verre sûrement renforcées. Les complices dans la salle de surveillance avaient déjà repéré le but de leur visite. Fi les contacta aussitôt entré.

    - On est à l'intérieur, dit-il. Ça a été plus facile que prévu...

    - On vous voit, fit Ukel. On va vous guider jusqu'à l'artefact. Laissez seulement les invités se disperser un peu.

    - Compris.

    Il répéta l'information aux deux invitées qui acquiescèrent. Pendant qu'ils faisaient le tour des pièces pour laisser passer le temps, l'humain profita du moment pour regarder cette fameuse collection. Quelques masques cérémoniels par-ci, une peinture d'une espèce disparue par-là, c'était à vrai dire impressionnant, mais Fi était trop préoccupé par l'artefact pour y être admiratif. Après quelques minutes à se fondre au décor, l'équipe suivit enfin les indications d'Ukel et Anya grâce à un plan organisationnel des lieux. Ils passèrent devant une robe royale de Naboo, un cristal Kyber verdâtre, une pièce de crédit républicain datant de plus de 2000 ans et d'autres babioles venant des quatre coins de la Galaxie.

    Puis ils arrivèrent enfin devant l'artefact qui pourrait sauver Mastaria. Fi n'en avait jamais entendu parler et ne l'avait jamais vu, il espérait donc que toute cette aventure en ait valu la peine. À la place désignée se trouvait une sphère pleine de couleur rouge sang qui avait la grosseur d'un poing. Elle était presque parfaitement lisse, mais le temps avait dû avoir raison de sa résistance à l'usure. Il y avait aussi un trou assez creux de la taille d'un auriculaire adulte dans l'objet. Cette "pierre mastarienne sans nom" qui, selon sa plaque descriptive, "appartenait à Ranol II, souverain de Mastaria comme son père avant lui", était peut-être leur seule chance de restituer le trône de la planète à son propriétaire légitime. Comme le Dug Samumbo leur avait dit, la plaque expliquait qu'"un échantillon de sang vous permettrait de savoir si vous faites partie de la lignée des Ranol".

    - Allez les gars, c'est maintenant ou jamais, dit Lenya à voix basse.

    - C'est maintenant, répéta Fi à l'attention d'Ukel. Je vais le prendre.

    - Une seconde... et... c'est bon! s'exclama le Togruta.

    Fi souleva la cage de protection pour s'emparer de la pierre et glissa l'objet dans une des poches intérieures de sa veste bleue.

    - Je l'ai! dit Fi pour leur ami.

    - Dégageons d'ici, cracha Sorvairs.

    - D'accord, confirma Ukel. On va vous guider jusqu'à la sortie arrière où Faahiëo vous attend déjà. On vous rejoindra tout de suite après.

    - On vous écoute, répondit Fi.

    Le Togruta les mena à la porte arrière qui était isolée de toute l'exposition. En les voyant arriver, les deux gardes de la maison s'avancèrent pour les arrêter, mais Fi et Miri les mirent à terre rapidement, malgré la robe de cette dernière. Ils passèrent la sortie et tombèrent sur leur ami qui était adossé contre le cadre de la rampe de son vaisseau, quelques mètres plus loin.

    - Entrez messieurs-dames, lança-t-il gaiement.

    - Je crois bien que c'est un stationnement interdit, blagua Lenya.

    - J'attends les autres et on fout le camp d'ici, ajouta le propriétaire en souriant à la blague.

    - Eh bien, c'était facile, fit Sorvairs, presque surpris du succès de la mission.

    - Trop facile... s'inquiéta l'ancienne assassin. On devra être encore plus sur nos gardes qu'avant. Narrac ne nous aurait pas laissé voler l'artefact sans raison.

    Fi monta à bord du vaisseau où Sorvairs et lui se débarrassèrent de leur équipement superflu. Les deux derniers membres de l'équipe arrivèrent à la course et la rampe d'accès se referma derrière eux. Le Laïzien, déjà aux commandes de son engin, le fit décoller et le propulsa dans l'espace pour qu'ils soient assez loin de la planète. Quand il revint dans la pièce où les autres étaient regroupés, Fi tenait la pierre rouge dans ses mains, des étoiles dans les yeux. Il croisa le regard enjoué du pilote, puis remarqua que tous les autres le fixaient, comme s'ils attendaient qu'il dise quelque chose. Faahiëo brisa timidement le silence.

    - Ils nous ont sûrement vu décoller, mais Aldor ne voudra pas qu'on sache qu'un objet de sa collection a été volé, donc il ne rendra pas l'histoire publique. Alors, où est-ce qu'on va?
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