Dark Plagueis
  • Titre original Darth Plagueis
  • Genre Roman
  • Univers Legends
  • Année et période -67 à -32 (Emergence de l'Empire)
  • Auteur(s) James Luceno
  • Traducteur(s) Axelle Demoulin & Nicolas Ancion
  • Synopsis : Dark Plagueis : l'un des plus brillants Seigneur Sith ayant jamais vécu. Posséder le pouvoir est tout ce qu'il désire. Le perdre est la seule chose qu'il craint. En tant qu'apprenti, il a embrassé les voies rugueuses des Sith. Et lorsque le temps fut venu, il a détruit son Maître, et s'est juré de ne pas connaître le même destin. Parce qu'à la différence des autres disciples du Côté Obscur, Dark Plagueis va apprendre à contrôler l'ultime pouvoir... celui de vie ou de mort.

    Dark Sidious : l'apprenti choisi par Plagueis. Sous la direction de son Maître, il étudie secrètement les voies des Sith, pendant que publiquement, il s'élève dans le gouvernement galactique. Tout d'abord Sénateur, puis Chancelier, et finalement Empereur.

    Dark Plagueis et Dark Sidious, le Maître et son acolyte, visent la domination de la galaxie - et l'annihilation de l'Ordre Jedi. Mais peuvent-ils défier l'impitoyable tradition Sith ? Ou bien le désir de l'un à régner en Maître et le rêve de l'autre à vivre éternellement signeront-ils leur destruction ?
  • Note du staff SWU
     (90 % - 2 commentaires)
  • Note des internautes
     (100 % - 2 commentaires)
     (99 %)
    Avez-vous déjà entendu parler de la tragédie de Dark Plagueis le sage ? Non ? Ca ne m’étonne pas, l’histoire du Maitre de Sidious et la jeunesse de ce dernier ne sont pas des sujets que Lucas laisse d’ordinaire filtrer dans les romans. Pour preuve, alors même que tous les fans se posent mille et une questions sur ce mystérieux Plagueis depuis 2005 et la sortie de l’Episode III, un roman prévu en 2007 avait finalement été annulé sur ordre de tonton Georges. A l’époque ce fut une grosse déception, Papy Lucas expliquant qu’il était trop tôt pour révéler le passé de Palpatine.

    On pensait que cela serait définitif mais non, 7 ans après sa mention dans La Revanche des Sith, l’histoire de ce Maitre Sith nous est enfin révélée. Il va sans dire qu’après l’annulation initiale et en prenant en compte que son apprenti n’est autre que le futur Empereur Galactique, les attentes étaient énormes. Luceno y répond parfaitement.

    Dark Plagueis

    Bah oui, avec un titre pareil, ce livre est censé être avant tout l’histoire de Plagueis. Mais quand on jette un œil à la superbe couverture et au synopsis, on comprend qu’il sera aussi question de la jeunesse de Palpatine. Alors quoi, Plagueis passera-t-il au second plan ? Apprendra-t-on trop peu de choses sur lui finalement ? Un livre sera-t-il suffisant pour traiter un sujet si passionnant ? Et bien oui. Contrairement à Revan par exemple, où le personnage qui donne son titre au roman est présent dans moins de la moitié des pages, Plagueis est bien la star ici. Nul besoin de passer un chapitre en vitesse en espérant vite le retrouver au suivant, point d’intrigues parallèle avec des personnages inintéressants, ici on est bien dans le roman de Dark Plagueis et il occupe une place centrale et méritée.

    Luceno réussit à en faire un personnage profond et intriguant, un des Sith les plus intéressants et puissants de l’univers Star Wars. Il n’est pas juste un vulgaire copié collé, un bourrin sans cervelle ou une réincarnation de Bane. Sa relation à la Règle des Deux est magistralement renseignée, un millénaire après l’instauration de cette dernière, la vision de Plagueis n’est pas exactement la même que celle de Bane. Il est son propre personnage et on reconnait chez lui toutes les caractéristiques qui en font le professeur idéal pour Sidious, sans lui être pour autant semblable. Ils apparaissent comme parfaitement complémentaires, le couple de Sith ultime qui aurait du régner sur la Galaxie si la soif de pouvoir de Sidious n’avait pas pris le dessus.
    Ce roman est exhaustif car on y découvre son enfance, une partie de son apprentissage, la façon dont il devient le Maitre Sith puis part à la recherche d’un apprenti. Ses croyances, ses ambitions et ses méthodes nous sont révélées, le tout sans passage superflu. C’est une franche réussite et je peux vous certifier qu’au fil du roman vous n’aurez qu’une envie, qu’il ne finisse pas tué par son apprenti .

    Dark Sidious

    Le plus enivrant peut-être dans ce roman, c’est que lorsqu’un passage ne se déroule pas du point de vue de Plagueis, nous avons l’occasion d’être dans la tête de l’autre protagoniste principal : notre cher Palpatine galactique. C’est finalement la première fois que l’on a l’occasion de découvrir Palpatine tel qu’il est vraiment, les événements qui l’ont forgé en machiavélique Empereur. Une chose est sûre, le pari était osé. Voir un bambin naïf de 9 ans dans l’Episode I n’a-t-il pas rendu Dark Vador moins implacable ? Il était clairement risqué de voir la représentation ultime du mal réduite par une plongée dans sa jeunesse. Et bien ce n’est pas le cas ici. Tout ce qu’on apprend ne fait que renforcer la noirceur du personnage sans pour autant en faire une caricature d’être maléfique dès sa naissance, comme cela pourrait être reproché à l’Empereur de The Old Republic.

    Sidious ressort clairement grandi de ce roman fangasmique (NB : contraction de "fan" et "orgasmique". Se dit d'un événement Star Wars produisant une libération de phéromones incontrôlée chez le geek). Pour un fan de Star Wars c’est comme lire un livre sacré que de découvrir les origines de ce personnage mythique. Tout comme pour Plagueis, la caractérisation de Sidious/Palpatine dans ce roman est un pur bijou. Enfin, nous savons ce qui se passe dans la tête de ce politicien retors. On en finit presque par être heureux de savoir qu’il va réussir à faire aboutir la Revanche des Sith, tant les motivations du duo semblent justes.

    James Luceno

    Pour parvenir à un résultat aussi parfait, il fallait un chef d’orchestre de génie et parmi le casting des écrivains travaillant sur la licence Star Wars, il ne pouvait y avoir de meilleur choix que Luceno. Déjà auteur de plusieurs très bons romans SW, Luceno est connu des fans pour son respect de l’Univers, sa capacité à créer une histoire plaisante tout en renforçant l’Univers Etendu, en la raccrochant à une kyrielle d’autres histoires déjà parues, en utilisant des personnages ou des lieux déjà utilisés. Luceno est également connu pour être à son top lorsqu’il travaille sur des livres liés de près aux films de la Prélogie, comme Vent de Trahison qui sublime l’Episode I, ainsi que Le labyrinthe du Mal et Dark Lord : l'Ascension de Dark Vador, respectivement le prologue et l’épilogue de l’Episode III.

    Si Luceno paraissait donc tout indiqué et avait déjà écrit d’excellents romans, il nous livre vraiment là son chef d’œuvre, un des meilleurs romans Star Wars, si ce n’est le meilleur à ce jour. Un bijou de narration et de caractérisation avec un équilibre temps forts- temps faibles savamment distillé. Un roman qui renforce la cohérence globale de l’Univers Etendu, qui répond aux questions laissées en suspens dans les films, qui contribue à faire de l’Univers Star Wars un tout d’une richesse incroyable. Il y en a pour tous les goûts, Luceno s’appuie sur des éléments vus dans d’autres romans, dans des comics, dans des romans jeunesses, des Jeux Vidéos et même des guides de Jeu de Rôle !

    Le style de Luceno est également très riche. Là où un Drew Karpyshyn arrive à produire un style rapide et haletant pour des histoires souvent très prenantes, Luceno a un style plus fouillé et plus détaillé, un style moins « pop corn » mais plus travaillé. Sur ce roman il est au meilleur de sa forme et nous livre un thriller politique doublé d’une savoureuse plongée philosophique au cœur de la Force et de son Côté Obscur ainsi que de la Règle des Deux, de ses tenants et aboutissants dans le Grand Plan d’ensemble des Sith. Les scènes d’actions ne sont pas légions, mais servent parfaitement le récit sans qu’aucune ne soit surfaite ou superflue et la même chose peut être dite des caméos bienvenus et utiles au déroulement de l’intrigue. Le casting est judicieux et d’une richesse sublime, bref ce roman est plus qu’une réussite et déborde de passages savoureux.

    Je ne vous dévoilerai rien, mais considérant ce qui se déroule dans ce roman, les révélations sur ce que signifie vraiment l’équilibre de la Force, sur l’avènement de Palpatine, la Prophétie de l’Elu et les réponses à des questions laissées en suspens dans les films, Luceno a travaillé en très proche collaboration avec Tonton Lucas sur ce chef d’œuvre. Promis juré, après avoir lu ce roman vous ne verrez plus jamais les Episode I, II et III du même œil. Je n’ai qu’une hâte, la sortie en 3D de l’Episode I pour le visionner fort de ce regard nouveau. Vous y croyez ça, j’en oublie presque Jar-Jar ! Aussi incroyable que ça puisse paraitre, ce roman parvient à nous laisser sur le popotin, nous surprenant presque plus que n’importe quelle autre production SW, alors qu’on est censés en connaitre la fin. Si, l'UE est là pour compléter et apporter de la profondeur aux films, Dark Plagueis en est son plus brillant étendard. Un must have been read pour tous les fans de SW, qu’ils aient l’habitude de lire des romans SW ou pas !

    + Les plus

    • Dark Plagueis
    • Dark Sidious
    • James Luceno
    • Et 1977 choses que je ne peux révéler sans vous spoiler ! Le roman dans son ensemble tout simplement

    - Les moins

    • Il va vous falloir ouvrir votre porte monnaie, ce roman est incontournable
    • C’est une baffe, et une baffe ça peut faire mal !
    • Dur de s’enthousiasmer pour un autre roman après ça !
    • Luceno étant Luceno, vous ne pourrez apprécier ce livre à sa juste valeur que si vous avez une connaissance étendue de l’UE prélogique. C’est un point positif en vérité, car cela dénote bien la richesse d’un roman excellent même si vous ne saisissez pas toutes ces références. Cependant, si vous voulez en profiter au mieux, votre serviteur vous conseille de lire les histoires suivantes : Vent de Trahison, Dark Maul : L’ombre du Chasseur, Le Côté Obscur : Dark Maul, Le Côté Obscur : La ballade de Jango Fett, Conseil Jedi : Actes de guerre et de vous renseigner sur le scénario du JV centré sur Jango : Bounty Hunter.
  • 02/02/2012
     (80 %)
    Ca y est, terminé !

    Alors avant de me faire taper par Piejs, je précise que c’est quand même un très bon roman, mais qui souffre de nombreux défauts (ou plutôt de nombreux manques), qui font que je ne lui mettrai qu’une note de 80%. Critique en spoiler (pavé inside)

    I) La quête de l’immortalité ?

    Alors clairement, lorsqu’on regarde ROTS chez soi et qu’on entend le discours de Palpatine à Anakin au Théâtre, on se dit que ce roman va nous plonger dans les méandres de la quête d’immortalité de Plagueis.

    Las, il n’en est presque rien, malheureusement. Cette quête ne constitue clairement pas l’intrigue principale du roman. La capture de Venamis, un autre Bith, peu après la mort de Tenebrous, et le maintien en vie de celui-ci, laissait pourtant augurer de meilleures choses. Mais non, à peine quelques lignes de temps en temps, une page sur l’étude des Yinchorri, et une survie miraculeuse de Plagueis sans trop savoir pourquoi, tout cela nous amène finalement à la mort du maître de Sidious, et ce que ce dernier raconte à Skywalker dans ROTS n’a finalement pas trop de sens…

    J’attendais davantage de choses sur la manipulation des midi-chloriens, la façon dont Plagueis réussissait à les manipuler (on a d’ailleurs une ébauche de ces deux points dans The Tenebrous Way de Stover), le maintien en vie de Venamis, la « création » de toutes les autres créatures dans le laboratoire de Plagueis sur Sojourn, bref, tout un tas de petites choses qui n’y sont pas.

    Pour finir là-dessus, le bon point est qu’à a fin du roman, on se demande d’où vient Anakin. A-t-il été créé en secret par Plagueis, achevant ainsi les recherches de Tenebrous ? Ou bien créé par la Force pour contrebalancer le côté obscur ?

    II) Bon, de quoi ça parle alors ?

    Si j’exagérais un peu, je me dirais que l’intrigue principale n’est ni plus ni moins qu’une amélioration de Vent de Trahison. Mais c’est un peu exagéré.

    La première partie du roman, centrée uniquement sur Plagueis, est très très très ennuyeuse. On se demande vraiment à quoi tout ce que fait Plagueis, entre 67 et 65 BBY, va servir, même si des pistes sont lâchées.

    La seconde partie est bien plus intéressante, elle aboutit à la prise de Palpatine comme apprenti. Cette partie vaut pour les dessous de Naboo d’une part (la jeunesse de Palpatine notamment, mais aussi les différentes familles « régnantes »), mais aussi pour les complots qui commencent à émerger au Sénat, l’apparition de la Fédération du Commerce, tout cela mené d’une main de Maître par Plagueis. Les rencontres hasardeuses avec certains Maîtres Jedi sont aussi assez jouissives.
    On découvre également que Maul est un Nightbrother de Dathomir, offert par une Sœur de la Nuit à Palpatine pour ne pas qu’il soit sacrifié, comme le veut la coutume, car il a déjà un frère, par Talzin.

    La troisième partie signe vraiment l’apothéose du roman. Depuis que Palpatine est devenu l’apprenti de Plagueis, on a l’impression que l’humain n’est qu’un vulgaire pion au service du Muun, qu’il ne fait qu’appliquer les idées de Palpatine. La dernière scène entre les deux Sith nous démontre tout le contraire, et nous fait s’exclamer : « Waw, quel génie ce Palpy en fait ! ».
    Dans cette partie, on découvre avec grand plaisir les coulisses de l’Episode I (le roman s’achève après la bataille de Naboo et la mort de Maul), ainsi que le pourquoi du comment ça se fait que y’a une armée qui attend sur Kamino !

    Une véritable apothéose, pour un roman qui avait vraiment mal démarré. N’abandonnez donc pas la lecture après les 100 premières pages, car c’est là que ça devient intéressant.

    III) Luceno, maître es-UE

    Heureusement que Luceno est là dès le début. C’est lui qui nous tient en haleine de par toutes ses références implicites ou beaucoup plus directes à l’UE. Je ne saurais vous conseiller que de lire attentivement la liste des œuvres que Piejs a mentionnées dans sa critique. Elles permettent grandement d’apprécier la lecture et d’en saisir toutes les références.

    Conclusion :

    Un très bon roman, qui peut être assimilé à certains gâteaux : lorsqu’on goûte, on n’aime pas. Mais plus on en mange, plus on trouve ça bon. Plagueis c’est pareil. Plus on le lit, plus c’est bien.
    Dommage que la quête de l’immortalité, qui est quand même ce qu’on attendait vraiment, soit si peu mise en avant…
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Ce livre ne fait pas partie de l'Univers Officiel Star Wars, mais appartient à l'Univers "Legends".
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