Critiques de 1977 de "La Guerre des étoiles"

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Messagepar Vimana » Dim 04 Juin 2017 - 17:44   Sujet: Critiques de 1977 de "La Guerre des étoiles"

Une critique d'époque, juste à la sortie du film, assez drôle et bien vue par un critique français, Jean-Louis Bory.On pouvait s'attendre à une descente en flèche, mais non, c'est intéressant de voir la perception du film :
[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=dL1Tiu_tTqY[/youtube]

en espérant poster au bon endroit
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Messagepar Jedi Croate » Dim 04 Juin 2017 - 18:01   Sujet: Re: critique 1977 de "La Guerre des étoiles"

Le coup des robots qui tombent amoureux en échangeant leurs circuits et le "fascisme noir" des méchants contre le "fascisme blanc" des héros, j'avais encore jamais entendu ça ! :D Merci Vimana ! :cute:
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Messagepar Uttini » Dim 04 Juin 2017 - 19:33   Sujet: Re: critique 1977 de "La Guerre des étoiles"

Il me semble l'avoir vue postèe quelque part cette vidéo, mais ça reste intéressant. Il serait justement sympa de retrouver et de poster des critique d'époque.
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Messagepar HanSolo » Dim 12 Nov 2017 - 20:55   Sujet: Re: critique 1977 de "La Guerre des étoiles"

Extrait d'une émission de 2 heures (!) datant d'il y a exactement 40 ans, a l'époque de la sortie du film en France.
Aujourd'hui magazine du 17 Oct. 1977 sur France 2
Thème: La guerre des étoiles a t elle commencé?

http://www.ina.fr/video/CPB7705715701/l ... video.html

J'imagine que ceux qui sont abonnés au site de l'INA peuvent voir l'emission dans son integralité.

Larges extraits du film en VOST.
Interview de Gary Kurtz, Harrison Ford beau gosse, Carrie Fisher parle en francais avec son délicieux accent :)
Extraits du tournage, on voit également Joe Johnson (futur réal de Rocketeer entre autres) à ILM

Leia révèle à la fin pour qui elle a eu un coup de coeur :)
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Messagepar HanSolo » Dim 27 Mai 2018 - 0:00   Sujet: Re: critique 1977 de "La Guerre des étoiles"

Critique de “La Guerre des étoiles” dans Télérama n°1449, le 22 octobre 1977
Par Gilbert Salachas

Image
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Messagepar Darth Piejs » Dim 27 Mai 2018 - 0:25   Sujet: Re: critique 1977 de "La Guerre des étoiles"

Belle critique.
On en fait plus de pareilles à l'ère des influenceurs youtube qui ne comprennent ni n'ont vus les films qu'ils critiquent. :D
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Messagepar Jedi.Niluje » Dim 27 Mai 2018 - 11:45   Sujet: Re: critique 1977 de "La Guerre des étoiles"

Critique très intéressante, merci !
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Messagepar anakine31 » Dim 27 Mai 2018 - 12:05   Sujet: Re: critique 1977 de "La Guerre des étoiles"

J'adore cette critique ! Elle nous montre à quel point l'épisode IV est riche et inventif, tant au niveau de la narration qu'à la réalisation :oui: j'adore
I do what I do, because it's right ! Because it's decent... And above all it's kind.. It's juste kind [...] Why not, just at the end ?.. Just be kind
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Messagepar Dark vador40 » Dim 27 Mai 2018 - 12:42   Sujet: Re: critique 1977 de "La Guerre des étoiles"

Superbe critique d'époque. :) Le film est vraiment bien analysé.
Si on pouvait échanger les critiques allociné par des critiques comme celle là, ce serait le rêve :lol: .
Qui est le plus fou des deux, le fou ou le fou qui le suit ?
Star Wars : Episode 4 - Un nouvel espoir, Ben Kenobi.
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Messagepar HanSolo » Dim 27 Mai 2018 - 16:43   Sujet: Re: Critiques de 1977 de "La Guerre des étoiles"

Avec une petite remarque +/- prémonitoire sur Disneyland ;)
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Messagepar Kessel » Dim 27 Mai 2018 - 20:49   Sujet: Re: Critiques de 1977 de "La Guerre des étoiles"

J'ai ce Télérama original dans ma collec' de vieux papiers :)

Et c'est vrai que c'est bien de ressortir ce genre d'article, ça permet de remettre les choses dans leur contexte, et de montrer qu'il y a eu un avant et après 1977, que sans ce film, rien ne serait pareil.
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Messagepar Dessel Damask » Dim 27 Mai 2018 - 22:31   Sujet: Re: Critiques de 1977 de "La Guerre des étoiles"

Ce que j'aime c'est que Harrison Ford n'est même pas crédité en haut a gauche. Alors que maintenant ce serait le 1er nom a apparaître. :D
Plus l'ombre est épaisse, plus la lumière qui la projette est brillante.
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Messagepar HanSolo » Jeu 04 Oct 2018 - 12:34   Sujet: Re: Critiques de 1977 de "La Guerre des étoiles"

La critique de François Chalais (celebre journaliste et chroniqueur de cinéma) dans son intégralité.

DISCLAIMER:
Il ne faut pas s'etonner de l'emphase et de la grandiloquence de la chronique - c'est le ton du personnage :)

«Peau d'astre nous est contée» - paru dans Le Figaro du 15 octobre 1977.

http://www.lefigaro.fr/histoire/archive ... laisir.php

D'autres critiques d'époque:
http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/12/1 ... tiques.php
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Messagepar HanSolo » Sam 26 Jan 2019 - 9:15   Sujet: Re: Critiques de 1977 de "La Guerre des étoiles"

La Croix du 27 octobre 1977 par Jean Rochereau

Très très belle critique !!!

Image

Spoiler: Afficher
LA GUERRE DES ÉTOILES

Super-film de science-fiction, la Guerre des étoiles constitue. d’ores et déjà, un phénomène du box-office américain. Les recettes, pourtant record, des Dents de la mer, ont été écrasées. Star wars a déjà rapporté 170 millions de dollars (pour une mise initiale de 9 millions et demi) et continue sa progression sur les écrans d’outre-Atlantique, à raison de 1 million de dollars par jour.

Il est vrai que les conditions très particulières de la projection (l’environnement sonore, lors des combats aériens, est une pure merveille, on s’y croirait !) interdisent le passage de ce film à la TV pour de nombreuses années.

Mais Il faut toujours en revenir, cela dit, à la question primordiale : La Guerre des étoiles vaut-elle ce qu’elle coûta ? Nettement je réponds : oui. Quand le film nous fut présenté en avant-première au festival de Deauville, toutes nos craintes furent apaisées d’un coup, tous nos espoirs justifiés.

Sur un thème voisin du justement célèbre 2001, odyssée de l’espace, de Stanley Kubrick, Georges Lucas (TFX 1138, American Graffiti) a réussi tout autre chose : « un conte de fées moderne dans un espace mythologique ». Sachant en effet qu’il n’était pas question pour lui de rivaliser avec la splendeur métaphysique du chef-d’œuvre de Kubrick, Lucas a tenté d’illustrer un scénario futuriste à l’aide de tous les genres traditionnels du cinéma. Ce qui fait de sa réalisation à la fois une œuvre d’anticipation et une rétrospective fabuleuse de tous les mythes du 7e art.

L’éternel conflit du mal et du bien
Ce qui fait aussi que la Guerre des étoiles peut être reçue à plusieurs niveaux de compréhension : beaucoup n’y verront qu’une gigantesque bande dessinée, et ce n’est pas faux ; d’autres y décèleront, à bon droit, quantité de références cinéphiliques ; enfin, les observateurs plus attentifs encore décoderont sous les images somptueuses, un nouvel épisode de l’éternel conflit du bien et du mal, les héros étant confortés dans leur noble dessein par une affirmation on ne peut plus explicite : « Ma grâce te suffit ! ».

Le scénario nous transporte en l’an X, qui peut être aussi bien le futur que le passé, dans l’hypothèse où le monde, notre monde, ne serait qu’une suite ininterrompue de civilisations stratifiées, comme les cercles concentriques d’un tronc d’arbre.

Toujours est-il que, dans le monde de la Guerre des étoiles, les maîtres de l’empire galactique font régner la terreur par l’obscurantisme. Sporadiquement, des tentatives de rébellion éclatent, toutes infructueuses. Dernier en date de ces soulèvements, le coup de force de la princesse Leia qui a permis de s’emparer des plans de « l’Étoile de la mort », vaisseau spatial géant, à peu près invulnérable, arme absolue de l’Empire.

Des « effets spéciaux » hallucinants
Mais, en route vers leur planète, Alderaan, la princesse et ses amis sont interceptés par le terrible Darth Vador, chef des forces armées impériales. Avant d’être capturée, la princesse confie les plans ultra-secrets à un androïde (comprenez un robot pensant), à charge pour lui de les remettre à un certain Ben Kenobi, dernier survivant de l’Ordre des Chevaliers, jadis chargé de l’ordre et de la paix, dans l’ancienne République galactique.

Dès lors, le film va se résumer dans l’affrontement de deux groupes irréductiblement antagonistes :
• Les deux androïdes (de loin les personnages les plus savoureux du film) ; le fils d’un chevalier, Luke, adopté par un agriculteur, et le chevalier Ben Kenobi, incarnation de la sagesse des temps révolus.
• L’état-major impérial, aux ordres de Darth Vador, ancien chevalier passé à l’ennemi.

Comment, avec l’aide mercenaire de Han Solo, contrebandier de l’espace, les deux robots et les chevaliers vaincront… c’est le thème.

Mais, encore une fois, l’astuce de Georges Lucas est d’avoir illustré ce conte naïf à grand renfort de clins d’yeux. Tour à tour, le western, le film noir, la cape et l’épée, Tarzan. le Graal et la Table ronde sont ameutés dans les espaces intersidéraux pour une lutte uns merci dont l’un des « clous » est le duel, au rayon laser, de deux Samouraïs, l’un preux, l’autre non, dans les corridors d’une station spatiale.

Mais le sommet, quant à la forme, de cette organisation savante de toutes les mythologies, demeure le combat aérien. C’est ici qu’il convient d’arrêter le regard sur les « effets spéciaux » du film. Les trucages ont été supervisés par John Dykstra, spécialiste des « James Bond » et déjà responsable de 2001. À peu près toutes les scènes spatiales ont été réalisées sur maquettes, animées par des ordinateurs, la mémoire de ceux-ci ayant été programmée à l’aide d’un montage de 50 films de guerre. Le résultat est hallucinant.

Certains esprits forts ne manqueront pas d’ergoter sur l’infantilisme de ce bricolage de luxe. Ceux-là auront oublié que Georges Lucas, au-delà d’une technique totalement maîtrisée, pose en termes clairs l’alternative : à armes inégales, les bons peuvent-ils encore triompher des méchants, pour peu que la « loi des gros bataillons », qui joue contre eux, soit compensée par la certitude, venue de plus haut, de leur bon droit ?

La victoire de l’esprit
C’est exactement ce qui se produit dans la Guerre des étoiles. Et je n’ai pu m’empêcher, au spectacle des dantesques combats aériens de songer à Churchill et à la bataille d’Angleterre : « Never was owed by so many to so few ! » (« Jamais tant d’hommes n’avaient tant dû à un si petit nombre »). Et de songer aussi que cette victoire, improbable, avait été acquise parce que, là-haut, l’ancien chevalier mort au combat avait transmis sa force au jeunot de la soucoupe volante…

On voit ainsi que la Guerre des étoiles, tout en étant parfois débile, au niveau de l’exploration du futur, mérite une certaine considération, eu égard aux valeurs spirituelles. Alec Guinness, qui tient superbement le rôle du chevalier qui se sacrifia pour insuffler sa force serait probablement de cet avis.

Bref, cette Guerre des Étoiles ne serait-ce pas le prélude à certaine remise en question du matérialisme de notre actuelle société ?

Jean Rochereau (le 27 octobre 1977)
Modifié en dernier par HanSolo le Sam 26 Jan 2019 - 14:47, modifié 1 fois.
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Messagepar Uttini » Sam 26 Jan 2019 - 13:46   Sujet: Re: Critiques de 1977 de "La Guerre des étoiles"

Trés beau document ! Merci pour le partage. :jap:
“Décidément les temps comme les oeufs sont durs, et la bêtise n'a pas de limites” — Kenshiro
“On a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort !” — Raymond d'Alost
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Messagepar HanSolo » Sam 26 Jan 2019 - 15:04   Sujet: Re: Critiques de 1977 de "La Guerre des étoiles"

Quelques chroniques d'un journal régional en 77.
On notera qu'a l'époque, il semble qu'en plus d'"effet spéciaux", on employait le terme de "truquages" :?

En bonus la critique de l'Empire contre attaque dans le même journal, toujours signée Gérard Fénéon - qui fut par la suite grand reporter pour le quotidien.

J'aime bcp la phrase d'introduction de l'article écrit en 1980:
À la veille de voir ce petit chef-d’œuvre séduire la Lorraine, nous rappelons dans quel état d’esprit a été réalisé ce film auquel succéderont sept autres épisodes dans les vingt années à venir.


Tout est dit :idea:


[Le Républicain Lorrain du 7 septembre 1977]
Spoiler: Afficher
"Laurel et Hardy", héros de la Guerre des étoiles
Il y a dix mois, un homme, dans l’ombre de son bureau minuscule, rêvait de lancer sur le marché le premier grand western intersidéral. Son nom ? Charles Lippincott. Grand gaillard aimable et tranquille chargé d’assurer la publicité du film de George Lucas intitulé "La Guerre des étoiles". Présenté en avant-première au festival de Metz, ce film va être la bombe de la saison cinématographique en Europe.

« Le problème, m’avoua Lippincott, c’est d’imposer aux gens une aventure fantastique qui soit hors de l’espace et du temps. Une aventure qu’on ne puisse pas situer puisqu’elle emprunte sa matière autant à l’avenir qu’au passé. Une histoire qui n’ait rien à voir avec la Terre proprement dite. George Lucas, cependant, a voulu créer une ambiance qui nous soit familière, avec des choses, des créatures et des références qui appartiennent à toutes les époques, à toutes les cultures, à tous les âges de l’humanité. (Y compris ceux que l’on peut imaginer dans un futur galactique et rococo). Expliquer tout ce brassage anachronique au public, c’est un vrai dilemme ».

Une princesse rondelette
Concrètement donc, Lippincott s’apprêtait à vendre une épopée pleine de personnages dissemblables et de paradoxes fous outre le robot d’or à la silhouette humaine, on trouve dans "La Guerre des étoiles" des momies animées d’instinct guerrier, des mammouths à tête de bouc et toute une soldatesque mécanisée avec des faciès de masque à gaz. Mais aussi : une princesse rondelette en chair, en os et à chignon. On pouvait craindre le ridicule et les sarcasmes d’un public de plus en plus cartésien de plus en plus "sérieux". Mais au-delà des meilleurs pronostics, le succès du film a été foudroyant dès sa sortie aux USA.

Lippincott doit être aujourd’hui le plus heureux des hommes. Son produit de science-fiction va marquer l’histoire du cinéma mondial. Non seulement parce qu’il est en train de battre tous les records de recettes (500 millions de centimes chaque jour rentrent dans les caisses de la XXe Century Fox qui a pris le film en charge) mais encore parce qu’il bouleverse toute la mentalité contemporaine du 7e Art. Expliquons-nous…

Les réalisateurs, depuis dix ans, s’acharnent à nourrir les spectateurs d’angoisses et d’horreurs possibles avec un réalisme crû. George Lucas choisit la voie contraire : il propose de nous distraire avec un imaginaire franchement invraisemblable. Sans l’ombre d’un message, et surtout sans prétention psychologique. Mieux encore : son univers fantasmagorique qui aurait dû être de mauvais goût, parait finalement, aussi truculent qu’il est romanesque. « Ce n’est pas un film sur le futur que je vous propose mais simplement du plaisir, dit le cinéaste. C’est une pure fantaisie. Ma principale motivation c’était de donner aux jeunes un honnête divertissement comme en a eu ma génération. Nous avions les westerns, les pirates et toutes sortes de grandes choses. Maintenant ils n’ont plus que Kojak ! Où sont l’aventure, le romantisme et la joie qui étaient autrefois dans chaque film ? ».

Car c’est cela le miracle : cette "Guerre des étoiles" est même destinée aux enfants. Elle s’écarte de toute violence réelle, de toute sexualité agressive, de toute provocation outrancière. En Californie, on dit que Lucas vient d’inventer les "Laurel et Hardy de l’espace", en créant de toutes pièces dans ce film, un couple comique de robots malhabiles : Threepio (C-3PO) le grand et raide humanoïde, à carapace dorée, accompagné d’Artoo Depoo (R2-D2) la petite mécanique rondelette et courte sur pattes qui ressemble à une poubelle électronique. Ces deux copains du Texas intersidéral transportent les secrets qui pourront détruire le tyrannique empire galactique. Ces secrets leur ont été confiés par la princesse Leia peu avant que cette belle rebelle ne se fasse emprisonner par les despotes de la planète Noire…

Bref ! Lucas, qui est un metteur en scène raffiné, a voulu transformer les cauchemars intemporels en contes de fées futuristes. Les bons robots triomphent des méchants systèmes. Si l’on parle de western interstellaire à propos de la guerre des étoiles ce n’est pas pour le plaisir de lâcher une belle formule journalistique dans l’ionosphère comme dans la Conquête de l’Ouest. Ces humanoïdes d’anticipation recherchent justice et liberté dans un univers inconnu et manichéen. Indiens ou momies belliqueuses, bagarres au pistolet ou aux rayons laser. Pas de différences fondamentales, seule la technique a changé, dans la trame du récit comme dans la confection du film.

Charles Lippincott m’avait précisé : « Pour animer le robot Artoo Detoo qui a un rôle primordial dans cette aventure, Lucas a fait construire quatre maquettes différentes, grandeur nature. La première est un vrai robot sommairement mécanisé capable de faire quelques mouvements essentiels. La deuxième, sans moteur à l’intérieur, est animée par un nain qui se glisse dans la carcasse. La troisième dont on ne filmait que la tête était dotée d’un important système électrique capable de faire clignoter la carapace. La quatrième était un simple moule en matière synthétique, complètement vide, et facile à soulever dans les scènes de transport ». Quant au grand Threepio, il a été conçu en plastique peint en or. Un homme se glissait dedans pour le faire bouger. C’était le comédien britannique Anthony Daniels qui tenait ce rôle très "intériorisé". Il devait, au préalable, enfiler une combinaison de plongée pour s’isoler des fils électriques qui allumaient son déguisement. Le tournage concernant la désertique planète Tatooine se fit en Tunisie. La chaleur torride faillit étouffer le pauvre Daniels. Sa belle carapace en polyester commençait à fondre, et lui avec…

Deux ans de travail pour produire une avalanche de truquages. En dehors des maquettes de vaisseaux spatiaux l’équipe a puisé sa matière première dans 300 équipements de tanks et d’avions de la Seconde Guerre mondiale. Elle a rafraîchi et remodelé ces éléments à sa guise. Mais ce ne sont pas ces petites astuces qui font la force de la "Guerre des étoiles". C’est encore l’intrusion de calculatrices sophistiquées dans les circuits de caméra qui ont permis des fantaisies galactiques et spatiales encore inégalées à ce jour.

Gérard Fénéon

[Le Républicain Lorrain, 24 et 25 septembre 1977]

Les premiers éclats de "La Guerre des étoiles"
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Les voilà, ces petits monstres rutilants qui sont actuellement la coqueluche des USA ! Ils vont débarquer, en avant-première, à Metz, ce matin, pour une fugitive mais tonitruante apparition. Dans le cadre du 2e Festival de Science-fiction de Metz !
Il y aura le grand Threepio (C-3PO), l’humanoïde robotisé à carapace dorée, fier comme un majordome britannique. Il y aura Artoo Depoo (R2-D2), la petite mécanique rondelette, courte sur pattes qui ressemble à une poubelle électronique mais qui se déplace, couine, gémit et bougonne comme le commun des mortels. Il y aura la princesse Leia, charnue, en révolte contre le tyrannique "Empire galactique". Il y aura Luck Skywalker, le généreux fermier de l’espace. Et des momies animées d’instinct guerrier ; et des mammouths à têtes de bouc et toute une soldatesque mécanisée avec de beaux faciès de masque à gaz repeints à neuf ! Ce sont quelques-unes des étranges créatures qui peuplent "La guerre des étoiles", ce film de George Lucas que toute l’Europe attend.

Nous l’avons déjà dit, c’est un western intersidéral, fait pour les jeunes de 7 à 77 ans ! Ça n’a pas de prétention intellectuelle ou psychologique. Mais c’est grandiose sur le plan romanesque, comme sur le plan technique. Le film a eu un tel succès aux USA qu’on a demandé aux robots Artoo Depoo (R2-D2) et Threepio (C-3PO) de venir inscrire les empreintes de leurs pas dans une dalle de ciment frais à Hollywood, après le tournage. Ainsi la trace de leur passage restera gravée pour l’éternité dans la Mecque du cinéma.

Ce film est conçu pour vous faire bondir, sans complexe, de planète en planète, dans un déferlement de vaisseaux spatiaux qui font mille arabesques à l’écran. Une nouvelle génération de calculateurs électroniques, branchés sur des caméras ultra-perfectionnées a permis de mettre au point une série de mouvements astronautiques et d’effets spéciaux encore inégalés dans l’histoire du 7e art. Alors que Stanley Kubrick utilisait pour son "Odyssée de l’espace" une trentaine d’effets cinématographiques différents et surprenants, George Lucas, pour sa "Guerre des étoiles" prétend avoir exploité, quant à lui, plus de 300 effets originaux. Mais la comparaison entre les deux films s’arrête là, bien sûr. La guerre des truquages est engagée à Hollywood.

Tous les Américains ne sont, cependant, pas satisfaits de cette épopée baroque et naïve qui raconte la lutte des bons robots contre les méchants systèmes politiques de la galaxie. Certains cinéphiles distingués ou certains puristes de la science-fiction n’ont pas manqué de bouder ce divertissement qu’ils jugent rétrograde, parfois "débile", et d’un pompiérisme fracassant. La musique du film est rétro. À vous de juger ! Mais tout cela n’entame en rien le moral de George Lucas qui prépare déjà une suite à cette fabuleuse évasion intersidérale et qui ne cesse de répéter : « Ce n’est pas vraiment un film sur le futur que je vous propose, mais simplement du plaisir. Une pure fantaisie. De l’aventure et de la joie, comme il y en avait autrefois au cinéma et dans les feuilletons de science-fiction qui ont charmé mon enfance ».
Gérard Fénéon

***
Gary Kurtz, producteur de la "Guerre des étoiles", invité du 2e Festival de Science-fiction à Metz
Spoiler: Afficher
L'unique projection de la "Guerre des étoiles", l'étonnant film de George Lucas, à peine terminée, public et admirateurs se retrouvaient dans les salons de l'hôtel Sofitel, pour rencontrer et questionner Gary Kurtz, le producteur du film, invité du Festival de Science-fiction de Metz.
Ce producteur, on pourrait l'imaginer un verre de whisky à la main, entouré d'un ballet de starlettes, évoluant dans la fumée d'un cigare. Mais Gary Kurtz ne ressemble en rien à ce portrait. « Je ne me considère pas comme un producteur, mais comme un filmmaker ». [...] Le débat, pas très facile à mettre en route, fut cependant immédiatement axé sur des questions pratiques. "Le public français aura sans doute quelques difficultés à adhérer à la proposition, comme cela est le cas aux Etats-Unis, mais il s'agit peut-être d'une réaction culturelle", devait déclarer le producteur en réponse à une question.

Le fait est que l'univers culturel des Français est sans aucune mesure avec celui des concitoyens de Gary Kurtz. La volonté délibérée de faire œuvre de distraction, s'opposant par là aux tenants de la psychologie à tous les niveaux, est ainsi affirmée très nettement par le bailleur de fonds de cette gigantesque opération. Quelle taille en effet ! 2 ans de préparation, 2 ans de tournage et 11 millions de dollars (soit près de 50 millions de francs), sans compter la masse colossale d'effets spéciaux et de truquages. Homme d'initiative, comme le sont les entrepreneurs américains, Gary Kurtz connaît son sujet et se sent à l'aise face à toute chausse-trappe. Mais on le sent préoccupé par l'avenir qu'il appréhende avec autant de rigueur et d'esprit concret. Si un vent de divergence - profonde - se lève en la personne de Harlan Elisson qui considère que "La Guerre des étoiles" n'est qu'une "poubelle merveilleuse", Gary Kurtz semble n'en avoir cure, préparant déjà une suite à ce prodige de technique et de dollars.


****
[Le Républicain Lorrain du 17 août 1980]

L’Empire contre-attaque… en Lorraine
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À la veille de voir ce petit chef-d’œuvre séduire la Lorraine, nous rappelons dans quel état d’esprit a été réalisé ce film auquel succéderont sept autres épisodes dans les vingt années à venir.

Allez-y en toute confiance ! Mettez le cap sur vos rêves les plus fous. Entre émerveillement et cauchemar, voilà l’imaginaire contemporain dans toute sa splendeur. Ce deuxième épisode de "La Guerre des étoiles" est encore plus nerveux et plus brillant que le précédent. En concevant cette épopée cinématographique George Lucas ne s’est pas moqué des pauvres Terriens que nous sommes ni des enfants qui attendent déjà 1983 pour voir le 3e épisode.

Lucas pousse tout (les idées, les techniques et l’espoir) jusqu’à la perfection. C’est ce que j’aime en lui. Il voit loin et grand. Ce jeune dieu barbu d’Hollywood est un conquérant. Il ne recule devant aucun sacrifice pour enrichir cet univers qu’il invente en mélangeant ses nostalgies et ses délires. Il aurait pu se contenter de réutiliser l’attirail, le matériel et les décors du film précédent. Mais non ! Il nous embarque vers d’autres horizons sans hésiter. À la recherche d’autres secrets, et d’autres émotions. Tout est renouvelé dans "L’Empire contre-attaque". Les planètes ne sont plus les mêmes. 9 milliards de centimes ont été engloutis à peu près dans ce deuxième film. 4 à 5 milliards de centimes avaient été déboursés pour le premier épisode.

Irwin Krishner le metteur en scène précise, comme pour s’excuser : « Pendant les trois années qui ont séparé la production des deux films, les prix sont montés en flèche. Le prix du plastique a triplé par exemple. Les salaires ont presque doublé. De plus, la conception du second film est encore plus élaborée. Il y avait 64 décors dans "La Guerre des étoiles" : il y en a le double dans "L’Empire contre-attaque". 380 effets spéciaux pour le premier, 720 pour le second ». Mais en 16 jours, "L’Empire contre-attaque" raflait déjà 16 millions de dollars aux USA. Et tous ces moyens financiers ont une âme. C’est ça le miracle. Les traditionnels westerns galactiques à la George Lucas se distinguent en cela des super productions de science-fiction : ce sont des épopées qui ont de la colonne vertébrale et du souffle. Elles sont faites pour durer comme les romans balzaciens.

Rien n’est laissé au hasard. C’est le plus beau feuilleton du siècle. Si Jules Verne avait grandi à Hollywood, il n’aurait pas fait mieux. Lucas précise : « Dès l’université j’ai été fasciné de voir quel rôle peuvent jouer les contes de fées, comme les mythes, dans notre culture. C’est là que nous apprenons la morale et les règles du comportement social. J’ai été très influencé par le genre de récit où le héros affronte un dragon et réussit par ses vertus à délivrer sa bien-aimée ». La lutte contre les frères maléfiques et les pouvoirs surnaturels fait partie des vieilles frousses de l’humanité. Et ce sont ces frousses que ravive Lucas dans son scénario.

Le réalisateur Irwin Krishner qui a travaillé pour lui sur la mise en scène de "L’Empire contre-attaque" explique clairement : « Nos rêves sont habités par des peurs primitives que l’on retrouve partout dans le monde. Et que nous transportons jusque dans l’âge adulte : la peur d’être abandonné. La peur que nos parents ne soient pas nos vrais parents. Tous les enfants connaissent ces angoisses qu’ils apprennent à dominer. Ces peurs universelles donnent leur force aux contes de fées. Les enfants aiment se les faire raconter, encore et encore, parce que cela les soulage d’une certaine tension. S’il y a un langage universel, c’est bien celui du mythique, de l’irrationnel, de l’inconscient. Or, les adultes ne sont pas très différents des enfants… Voilà pourquoi j’ai eu envie de faire ce film. Parce qu’il y est question aussi de ces problèmes ». D’où l’importance de ce nouveau personnage qu’est Yoda dans le second scénario. Moitié homme, moitié bête. Un nain aux oreilles pointues tout recroquevillé sur l’éternité. Il connaît tous les mystères de la parapsychologie et détient tous les secrets des forces paranormales.
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Messagepar DarkNeo » Sam 26 Jan 2019 - 22:38   Sujet: Re: Critiques de 1977 de "La Guerre des étoiles"

HanSolo a écrit:On notera qu'a l'époque, il semble qu'en plus d'"effet spéciaux", on employait le terme de "truquages" :?


Ah, je ne suis pas étonné de ce terme.
Je l'avais déjà entendu étant gamin. ^^
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Messagepar Uttini » Dim 27 Jan 2019 - 0:09   Sujet: Re: Critiques de 1977 de "La Guerre des étoiles"

le terme "trucage" était largement employé dans les années 70, je m'en souviens très bien. Par exemple je me souviens d'un reportage dans une émission pour les jeunes le mercredi après midi où on expliquait les "trucages" du genre utilisation du fond bleu. Ça rappelle des souvenirs, tout ça...
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Messagepar Sergorn » Dim 27 Jan 2019 - 0:23   Sujet: Re: Critiques de 1977 de "La Guerre des étoiles"

Ma foi au tout début de l'utilisation d'ordinateurs pour les effets spéciaux j'ai même souvenir qu'on parlait de "trucages numériques" :jap:

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Messagepar HanSolo » Dim 27 Jan 2019 - 0:28   Sujet: Re: Critiques de 1977 de "La Guerre des étoiles"

Sergorn a écrit:Ma foi au tout début de l'utilisation d'ordinateurs pour les effets spéciaux j'ai même souvenir qu'on parlait de "trucages numériques" :jap:


Mais là dans l'article du Républicain Lorrain de 1977; les 2 termes sont employés: "effets spéciaux" & "truquages" :idea:
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Messagepar Uttini » Dim 27 Jan 2019 - 11:12   Sujet: Re: Critiques de 1977 de "La Guerre des étoiles"

Le distingo était fait car truquages faisait plutôt réference à des trucs visuels, maquettes, etc, et effets spéciaux aux explosions, aux lasers. Je sais c'est curieux mais "effets spéciaux" est un terme venu de la traduction de l'américain. En français, on utilisait "trucages" jusque grosso modo le début des années 80. Je me souviens d'ailleurs du film "FX effets de choc" vers 86, la série télé elle prenait le titre "FX effets spéciaux".
En même temps, une langue évolue beaucoup en 40 ans, surtout dans des domaines techniques comme le cinéma. Je me souviens par exemple qu'on ne parlait pas de "figurines Star Wars" dans les années 70. On disait "personnages de la Guerre des Étoiles". Cette différence dans les terminologies ne sont pas surprenantes.
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Messagepar HanSolo » Dim 27 Jan 2019 - 12:37   Sujet: Re: Critiques de 1977 de "La Guerre des étoiles"

Merci pour ces précisions sur l'évolution de la langue.
J'entendais parfois parler de "truquages" il y a quelques années, le terme a quasiment complétement disparu.
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Messagepar Uttini » Dim 27 Jan 2019 - 12:46   Sujet: Re: Critiques de 1977 de "La Guerre des étoiles"

HanSolo a écrit:le terme a quasiment complétement disparu.

Oui, en effet, comme bien d'autres. Beaucoup de termes ont été remplacés par des équivalents traduits de l'anglais. Voire remplacés par les termes anglais. Canneberges remplacé en France par cranberries, par exemple.
Citons l'Encyclopaedia Universalis : "Truca = appareil pour réaliser des trucages" et "Les effets spéciaux de laboratoire sont la truca et le banc-titre. " -> https://www.universalis.fr/encyclopedie ... -speciaux/
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Messagepar Sergorn » Dim 27 Jan 2019 - 13:14   Sujet: Re: Critiques de 1977 de "La Guerre des étoiles"

J'ajouterai que c'est logique que plusieurs terminologies coexistent pour temps. Y a vingt ans on utilisait tout autant Star Was que Guerre des Etoiles par exemple alors que quand j'étais gamin dans les '80s personne ne disait "Star Wars". Et maintenant quasiment plus personne ne parle de Guerre de Etoiles :neutre:

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Messagepar Chabevoy » Jeu 31 Jan 2019 - 16:35   Sujet: Re: Critiques de 1977 de "La Guerre des étoiles"

HanSolo a écrit:Merci pour ces précisions sur l'évolution de la langue.
J'entendais parfois parler de "truquages" il y a quelques années, le terme a quasiment complétement disparu.

J'ai mon père qui utilise encore ce terme: Il y'a de sacrés truquages dans ce film. Ils ont utilisés de sacrés truquages,on s'y croirait. :transpire:
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