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1. George Lucas et Disney, une longue histoire d'amour ?
 

George Lucas a toujours été un grand fan de Disney, que ce soit de l'homme ou de son œuvre. En juillet 1955 déjà, alors qu'il n'a que 11 ans, George Lucas est présent pour l'ouverture du premier parc Disneyland. Il y passera une semaine en famille, et il logea dans le Disneyland Hotel. Le parc fait forte impressions sur Lucas, qui qualifie même l'endroit de paradis. Ce premier séjour est en réalité le début d'une tradition dans la famille Lucas, qui y séjournera à plusieurs reprises dans les années suivantes.

  • Ouverture de Disneyland en Californie
    Ouverture de Disneyland le 17 juillet 1955

Plus tard, il citera les studios Disney comme un modèle pour lui, car il estime qu'ils ont toujours été au-dessus du lot. De plus, il leur a longtemps envié leur indépendance, indépendance qu'il a lui-même cherchée pendant longtemps avant d’y parvenir avec Lucasfilm.

Il faut attendre 1979 pour qu'un premier projet commun soit réalisé entre Lucasfilm et Disney. Il s'agit de l'adaptation en version racontée d'Un Nouvel Espoir. Le partenariat durera jusqu'en 1989 et la sortie de la version racontée d'Indiana Jones et la dernière croisade. Au total, 14 films ou téléfilms de Lucasfilm subiront ce traitement. Steven Spielberg utilisera d'ailleurs le même type de partenariat pour une bonne partie de ses productions de cette époque.

2. Un premier projet commun : Star Tours
 

C'est en 1984 que les choses s'accélèrent. Disney, et la famille Bass qui possède la majorité des parts du groupe, cherche de nouveaux partenaires privilégiés et se tourne vers George Lucas, qui refuse d'intégrer la société pour se concentrer sur Lucasfilm. Néanmoins, afin d'aider le groupe, qui vient d'échapper à une OPA hostile, il conseille le recrutement de Michael Eisner de la Paramount. Ceci se concrétise, et Eisner propose dès lors à Steven Spielberg et George Lucas de créer des attractions dans les parcs Disneyland, inspirées des univers de Star Wars et Indiana Jones. Spielberg refuse pour se concentrer sur ses films mais Lucas, lui, saute sur l'occasion pour entrer à Disneyland autrement qu'en simple visiteur. C'est ainsi qu'en 1985 est annoncé le projet Star Tours, qui ouvrira ses portes en janvier 1987 à Anaheim. Pour plus d'informations à ce sujet, je vous invite à consulter notre dossier dédié à Star Tours.

  • Inauguration de Star Tours
    Georges Lucas et Michael Esner à l'ouverture de Star Tours
3. Un film en 3D : Captain EO
 

La collaboration entre George Lucas et Michael Eisner ne s'arrête pas là : en effet, les deux hommes ont d'autres projets, dont un film en 3D réalisé conjointement par ILM et Disney Imagineering. C'est en février 1985 que le projet est lancé avec la participation du roi de la pop en personne : Michael Jackson. Ce projet, qui s'appelle alors "The Intergalactic Music Man", raconte l'histoire d'un homme voyageant dans l'espace et utilisant le chant et la danse pour apporter des couleurs aux mondes qu'il traverse. Lucas, qui à l'époque ne veut plus se tenir derrière une caméra, prend le rôle de producteur délégué tandis que Spielberg refuse à nouveau, malgré la demande insistante de Michael Jackson. C’est finalement Francis Ford Coppola, autre connaissance des deux larrons, qui accepte d'assumer la réalisation et de se frotter à la 3D. Jackson, quant à lui, écrit deux chansons originales, tandis que la musique est confiée à James Horner.

  • Lucas, Copolla et Jackson
    Francis Fod Copolla, Michael Jackson et George Lucas

La production n’est pas de tout repos, semble-t-il, car les trois hommes forts du projet, Lucas, Copolla et Jackson, ont chacun des desiderata très précis. Jackson refuse de répéter devant Copolla afin de garder la surprise pour le tournage, alors que ce dernier n'est jamais content de la partie technique, notamment au niveau des éclairages. Enfin, George Lucas, comme à son habitude, remet en cause de nombreux éléments, ce qui alourdit fortement la charge de travail des techniciens et des chargés d'effet spéciaux. Certaines séquences quasiment finalisées sont d'ailleurs entièrement jetées sur l'impulsion de Lucas.

  • L'affiche de Captain EO
    L'affiche de l'attraction
  • L'entrée de Captain EO à Paris
    L'entrée à Disneyland Paris

Le film, rebaptisé Captain EO par Copolla en l'honneur de la déesse grecque Éos, est diffusé pour la première fois le 12 septembre 1986 à Disneyword, et le 18 septembre à Disneyland, dans des salles de spectacle entièrement rénovées pour l'occasion. Une émission spéciale en direct sur NBC est d'ailleurs diffusée pour l'occasion, et le parc reste ouvert pendant 60 heures d'affilées afin de permettre à 157 000 personnes de voir le film.

Le film reste à l'affiche pendant une dizaine d'années avant d'être remplacé par Chérie, j'ai rétréci le public. Il est également lancé à Tokyo Disneyland en 1987 et Disneyland Paris en 1992. Enfin, il revient dans les quatre parcs en 2010 suite à la mort de Michael Jackson, avant de fermer à nouveau entre 2014 et 2015. Le succès public est au rendez-vous, malgré un budget explosé de plus de 20 millions de dollars pour seulement 17 minutes de film, soit l'un des films les plus chers de tous les temps à la minute, et le premier à l'époque.

4. L'épopée Indiana Jones
 

Après deux succès retentissants avec Star Tours et Captain EO, il n'y a aucune raison de ne pas continuer le partenariat. Et qui d'autre qu'Indiana Jones pour se lancer à son tour dans des nouvelles aventures ? C'est ainsi qu'en 1989, le célèbre archéologue rejoint Disney's Hollywood Studios à travers Indiana Jones Epic Stunt Spectacular, un show de cascades, qui continue à éblouir les gens encore aujourd'hui près de 30 ans après sa première représentation.

  • Entrée Indiana Jones Stunt Show
    L'entrée de l'attraction
  • Une scène d'Indiana Jones Stunt Show
    Une scène du spectacle

Comme Star Tours avant lui, Indiana Jones va petit à petit envahir les autres parcs mais, contrairement à Star Wars, les attractions seront différentes d'un parc à l'autre. C'est ainsi qu'en 1993, une seconde attraction ouvre ses portes à Paris en présence de George Lucas : il s'agit d'Indiana Jones et le temple du péril, une montagne russe cette fois. Pour l'anecdote, cette attraction ne devait d'ailleurs pas faire long feu à Paris : elle servait à la base à désengorger les files d'attentes de Big Thunder Mountain, et à faire patienter les visiteurs qui attendaient avec impatience l'ouverture de l'énorme projet Space Moutain. Mais le succès est tel que l'attraction est encore en service actuellement. C'est aussi d'ailleurs la première attraction possédant un looping à ouvrir dans un parc Disney.

  • Indiana Jones et le temple du périlIndiana Jones et le temple du péril
    Indiana Jones et le temple du péril, exclusivité de Disneyland Paris

Et comme on dit, jamais deux sans trois : c'est en 1995 que le Disneyland original se voit lui aussi doter d'une attraction Indiana Jones. Il s'agit d'Indiana Jones Aventure: Temple of the Forbidden Eye. Après un spectacle et une montagne russe, c'est un Dark Ride qui est choisi pour adapter les aventures de notre archéologue préféré. Au programme, plus de trois minutes de parcours dans un temple peuplé de dangers et d'animatroniques (dont trois d'Indy lui-même). Cette attraction sera ensuite transportée en 2001 au Japon sous le nom de Temple of the Crystal Skull. Le temple n'est pas identique mais le concept et le parcours le sont quasiment.

L'attraction à Anaheim :

  • Affiche d'Indiana Jones and the forbidden Eye
    L'affiche
  • Entrée d'Indiana Jones and the forbidden Eye
    L'entrée
  • Une scène d'Indiana Jones and the forbidden Eye
    Une scène de l'attraction

 

L'attraction à Tokyo :

  • L'affiche d'Indiana Jones and the temple of the crystal skull
    L'affiche
  • L'entrée d'Indiana Jones and the temple of the crystal skull
    L'entrée
  • Indiana Jones and the temple of the crystal skull
    L'extérieur

 

5. Les Star Wars weekends et la Jedi Training Academy
 

En parallèle de la création des attractions Indiana Jones, il est décidé d'augmenter la présence de Star Wars à Disneyworld, mais uniquement de manière temporaire. Pour cela est créé un évènement qui se nomme les Star Wars weekends. Ainsi, durant quatre week-ends d'affilée (généralement à cheval entre mai et juin), le parc Disney's Hollywood Studios de Floride se voit envahir par des hordes de fans de la saga, afin de participer à des animations spéciales qui n'ont lieu que ces week-ends-là. L'opération est un succès et elle sera d'ailleurs renouvelée en 2000, 2001 et annuellement entre 2003 et 2015.

  • Affiche Star Wars Weekends 2007
    Affiche de 2007
  • Affiche Star Wars Weekends 2010
    Affiche de 2010

 

Concernant les animations, elles sont nombreuses et varient selon les années. On peut tout de même citer :

  • les personnages Disney déguisés en personnages de Star Wars
  • du merchandising exclusif à l'évènement
  • la présence de nombreux acteurs de la saga et des séries The Clone Wars et Rebels
  • un feu d'artifice avec la musique de John Williams et des extraits de la saga
  • une parade composée des clubs de costumés comme la 501ème Légion ou la Rebel Legion, ainsi que des acteurs de la saga
  • des spectacles et des documentaires exclusifs
  • des photocalls et photoshoots avec, soit des acteurs, soit des costumés
  • le spectacle Jedi Training Academy dans sa première version

 

  • La parade des Star Wars Weekends
    La parade
  • Le merchandising des Star Wars Weekends
    Le merchandising
  • Jeremy
    Jeremy "Boba Fett" Bulloch

 

Je cite volontairement la Jedi Training Academy en dernier, car il s'agit d'un spectacle au départ ponctuel, mais qui va devenir petit à petit récurrent selon les périodes de l'année. En effet, à partir de 2006 en Californie et de 2007 en Floride, le show a lieu de manière quasi continue (il y a des jours et des périodes de relâche). Il arrivera également à Paris et à Tokyo mais de manière bien plus tardive - on y reviendra. Concernant le show lui-même, il s'agit d'un spectacle participatif où des enfants peuvent, après avoir suivi un entraînement de Jedi, affronter un méchant iconique de la saga. Celui-ci change en fonction du lieu de représentation et des années : citons par exemple Darth Vader, Kylo Ren ou Asajj Ventress.

  • Logo de la Jedi Training Academy
    Le logo
  • Darth Vader Jedi Training Academy
    Darth Vader en fut le premier méchant

 

6. Un clin d'œil à Paris : Cinémagique
 

Ce n'est pas une collaboration, mais bien un petit clin d'œil à la saga Star Wars que j'ai envie d'évoquer avec vous ici, sachant qu'il n'est plus visible à l'heure actuelle. En 2002, ouvre à Paris le parc Walt Disney Studios et en son sein se trouve l'attraction Cinémagique. Il s'agit d'un film où un (faux) spectateur (incarné par l'acteur Martin Short) se voit intégré à un écran de cinéma où il va parcourir les évolutions du cinéma : les films en noir et blanc, l'apparition du son, de la couleur, etc. Et, bien sûr, un des films qu'il parcourt est bien évidemment Star Wars et l'épisode IV en particulier. Dans cette partie du film, George (le faux spectateur) se retrouve sur l'Étoile de la Mort pendant l'évasion du Faucon Millenium. Il est alors sauvé de Darth Vader par un Stormtrooper qui est en réalité Marguerite (incarnée par Julie Delpy), la femme dont il est en train de tomber amoureux. À deux, ils seront ensuite poursuivis par des Stormtroopers avant de s'échapper et se retrouver dans un autre film. Un passage assez long, contrairement à d'autres films présents dans l'attraction, qui démontre bien la place de Star Wars dans la culture cinématographique. Cette attraction fermera finalement ses portes en mars 2017 après 15 ans de bons et loyaux services.

  • Cinémagique
    Le bâtiment de Cinémagique
  • Martin Short Cinémagique
    Martin Short dans la scène de Mary Poppins

 

7. Le dernier projet avant le rachat : Star Tours 2.0
 

La dernière attraction à paraître avant le rachat en 2012 est la mise à jour de Star Tours aux États-Unis (elle arrivera ailleurs par après). Cette mise à jour, qui porte le nom de Star Tours : l'aventure continue ou Star Tours II, est une refonte complète des effets spéciaux. L'attraction en elle-même ne change pas, il s'agit toujours d'une simulation de vol à bord d'un vaisseau, mais par contre l'immersion est complètement repensée. Tout d'abord, le trajet est désormais aléatoire, avec de nombreuses planètes à visiter. Ensuite, l'attraction inclut désormais la 3D afin de renforcer l'immersion. Enfin, elle se veut évolutive, avec des mises à jour lors de la sortie de nouveaux films.

  • Ouverture Star Tours 2
    George Lucas et Bob Iger lors de l'inauguration
  • Entrée Star Tours Disneyworld
    Entrée à Disneyworld

 

8. Conclusion
 

Vous l'avez donc lu, Lucasfilm n'a pas attendu le rachat de 2012 pour s'implanter de manière conséquente et durable dans les parcs Disneyland à travers le monde. Et le rachat va bien évidemment renforcer l'offre, comme nous allons le voir dans la seconde partie de ce dossier.

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