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1. Une compilation d’œuvres classiques pour un film muet
 
John Williams & George Lucas en 1976A l’origine, George Lucas envisageait, pour Star Wars, de recourir à une bande originale proche de celle de 2001, à savoir une collection de morceaux classiques préexistants (Strauss par exemple). George Lucas pensait que seules des œuvres classiques pouvaient convenir au genre de la Saga épique.

À l'image de 2001, il avait donc songé à un film quasi muet, idée que l'on retrouve souvent dans la mise en scène de l’Episode IV. Mais Steven Spielberg put le convaincre d'utiliser les talents de Williams. Le conseil fut bon, puisque la bande originale, la meilleure vente jamais réalisée d'une musique de film, transfigure complètement le film.
2. Une composition symphonique pour un Space Opéra
 
John Williams a donc cherché à composer volontairement une musique non futuriste. Une musique en corrélation avec les nombreuses références mythologiques abordées et qui rappelle les émotions humaines (l’héroïsme par exemple). Une vision très présente chez Wagner et les opéras du XIXème. Pour le compositeur « c’est le passé qui nous enseigne l’avenir, c’est là qu’il faut chercher la nouveauté».

Star Wars va donc avant tout devenir une musique théâtrale.

Mais George Lucas restait attaché à son idée de départ d'œuvres classiques. Il demande donc à Williams de s'inspirer aussi de Mendelssohn, Tchaïkovski, Holst… : l'affaire tombe à pic, puisque Williams, alors que l'époque est au rock et à la musique expérimentale, a déjà réintroduit dans ses propres productions le concept du leitmotiv, développé par Richard Wagner et qui avait investi les musiques des films de l’âge d’or (Erich W. Korngold, Miklós Rózsa, Max Steiner ), avec Les Cowboys (The Cowboys, 1972), La Tour infernale (The Towering Inferno, 1974), Les Dents de la mer (Jaws, 1975) par exemple.

John Williams reconnait lui-même avoir été inspiré des classiques, mais également des contemporains comme Bernard Hermann, Jerry Goldsmith, Korngold, Miklós Rózsa, ou Max Steiner.

Avec toutes ces références, Williams compose un véritable chef-d’œuvre, et la musique prend une place prépondérante, interagissant avec les images, appelée parfois à soutenir l'action et à préparer le spectateur avant celle-ci (The Asteroid Field), à créer l'émotion (Binary Sunset) ou des atmosphères (Imperial March)… Le compositeur déploie et module ses thèmes, les assemble ou les confronte pour véritablement figurer au mieux les évènements relatés à l'écran.
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