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1. Comment travaille John Williams ?
 
John Williams dirige le London symphony OrchestraWilliams utilise abondamment les cuivres, indissociables de la représentation musicale de la guerre (cf chez Holst, Mars, premier extrait de la suite symphonique Les Planètes). Si certains thèmes musicaux sont durs, d'autres sont au contraires plutôt émouvants (Luke & le bon côté de la Force, notamment).

Une mention spéciale à l'extrait jazzy (John Williams a été pianiste de Jazz dans sa jeunesse) et délirant joué par l'orchestre de la cantina de Mos Eisley (Episode IV). Encore une fois ce qui devait être une musique électronique futuriste devint un morceau librement inspiré de Benny Goodman et du Jazz des années 30.

Pour composer sa musique, John Williams n’a jamais lu avant le script de Star Wars (pour ne pas être déçu) ; l’imaginaire étant primordial pour la composition. Le visionnage des scènes va constituer en réalité une seconde étape dans les compositions de John Williams.

Pour Star Wars : Un Nouvel Espoir, John Williams a donc regardé uniquement et dans un second temps, un montage du film non terminé. Il manquait encore quelques effets spéciaux mais George Lucas lui précisait tout. Chaque scène a été chronométrée pour composer la musique.

La dernière étape (la plus difficile) est de déterminer à quels moments faire intervenir la musique et bien sur son caractère, son style...

Un monument qui en rencontre d’autres… c’est peut être ça la définition de l’art.
2. Pourquoi rapproche-t-on Richard Wagner et Star Wars ?
 
Qu'il s'agisse du premier, du second ou du troisième épisode de la Saga, on retrouve toujours la même idée : emprunté à Wagner, le principe du leitmotiv parcourt la trilogie et conditionne littéralement le spectateur et l’auditeur. A chaque lieu, ou personnage, ou situation, correspond un thème bien précis, avec lequel on finit par se familiariser, et que l'on est plus tard capable d'identifier simplement en écoutant la musique, sans les images.

Les films de la Trilogie Classique et la musique composée par John Williams pour Un Nouvel Espoir, l’Empire Contre-Attaque et le Retour du Jedi sont souvent rapprochés de l’Opéra de Richard Wagner : L’anneau de Nibelung, aussi connu sous le nom de Tétralogie, un cycle de quatre opéras, inspiré de la mythologie germanique et nordique, et particulièrement du Nibelungenlied, un poème épique germanique du Moyen Âge.

Les quatre opéras sont :
  • L'Or du Rhin, 1869
  • La Walkyrie, 1870
  • Siegfried, 1876
  • Le Crépuscule des dieux, 1876

A l’instar de la Trilogie Classique, la Tétralogie de Wagner représente un tournant majeur dans l’histoire de l’Opéra, dans la musique symphonique comme dans le chant et la production d’opéras.

Au premier abord, il peut apparaitre étrange de rapprocher deux supports aussi opposés que les films de Lucas et l’Opéra de Wagner. L’anneau de Nibelung est incontestablement le sommet de la musique romantique, et qui est pour beaucoup l’une des plus grandes œuvres jamais produites. En face, nous avons l’hexalogie Star Wars qui est pour beaucoup tout sauf une œuvre, mais purement un produit commercial issu de l’industrie cinématographique américaine. L’aspect économique est d’ailleurs la différence majeure entre les deux œuvres. La Saga Star Wars règne sur le box-office, alors que de tels outils statistiques font défaut à l’anneau de Nibelung, mais il est fort probable que toutes les productions de cet Opéra ont conduit à des résultats déficitaires.

Il y a pourtant un point majeur qui unit les deux œuvres : l’intérêt dans la mythologie. L’anneau de Wagner était certainement une tentative de réinterpréter, présenter sous une nouvelle forme, et même analyser plusieurs mythologies germaniques et nordiques, tout comme un essai réussi de créer un nouveau mythe pour l’homme moderne. Star Wars n’a peut être pas l’approche analytique de la Tétralogie de Wagner, mais en partage l’objectif de créer et rendre accessible au plus grand nombre une mythologie moderne.

L’énorme succès et le culte qui s’en est suivi et qui ne se dément toujours pas plus de 30 ans après le premier film démontre, si l’on en doutait, que cet objectif a été largement atteint par la mythologie de George Lucas, qui est devenue un mythe moderne.

Mais c’est surtout dans l’utilisation des leitmotiv (des thèmes) par John Williams pour composer la musique de ses films que la comparaison est fréquemment effectuée.

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