[fini/novella] Tel'Ay Mi-Nag

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Messagepar Minos » Jeu 22 Fév 2007 - 1:49   Sujet: 

Euh...ouais...pas de problème. Ah si, y'en a juste un : pour le moment, je ne sais même pas ce qui va passer par la suite. :D
Allez, promis, demain j'ai une idée, dans deux jours je l'écris et dans trois je poste. :wink:
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Messagepar jediguy83 » Jeu 22 Fév 2007 - 18:24   Sujet: 

Fais gaffe au te prend au mot nous ! Faut pas nous dire ce genre de chose, on est des vrais malades de FF ! Complètement accro !! :D
Le sport et la science, voilà les 2 piliers du monde !!
jediguy83
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Messagepar Minos » Mar 27 Fév 2007 - 1:55   Sujet: 

Bon, voici la suite. Finalement, ce n'est pas la fin du chapitre 6 mais le chapitre 7 (faut vraiment que j'arrête d'improviser, ça me joue des tours :roll: ).
Bonne lecture !

Chapitre 7 : l’assaut

Tel’Ay et Kuun abandonnèrent le camion-speeder peu avant le coucher du soleil, après que Kuun ait affirmé qu’ils ne se trouvaient plus qu’à dix kilomètres de la mine, d’après les senseurs. Tel’Ay fut bien obligé de croire son ami sur parole, le senseur ne révélant à ses yeux que des jolies petites lumières se promenant sur des taches colorées.
Echaudés par leur arrivée en orbite autour de Geddino, ils avaient décidé d’un commun accord de faire une entrée discrète dans la mine, si cela s’avérait possible. Si leurs pouvoirs leur permettaient en effet de se fondre dans les ombres et de se dérober aux regards d’êtres vivants, ils n’avaient en revanche aucune incidence sur les détecteurs, radars et autres senseurs.
Ils commençaient à comprendre ce qu’avait voulu dire leur maître, Maal Gami, quand il avait pointé du doigt les lacunes de la Confrérie en matière de pouvoirs liés à la technologie. Comme d’habitude, il avait raison : les Sith devaient s’adapter pour survivre.

Ils s’approchèrent lentement, aux aguets. Sous leurs pieds, le sol montait tranquillement en pente douce, jusqu’à ce qu’au détour d’une saillie rocheuse, ils se retrouvent au pied d’un cratère mauve, escarpé et déchiqueté, et dont le sommet était coiffé par une coupole immatérielle bleuâtre. Ils virent en outre quelques tourelles cylindriques disséminées à intervalles réguliers sur la crête, toutes équipées d’un canon-blaster de taille assez respectable pour tenir la dragée haute à des croiseurs d’assaut.
– Il y a un champ de force, grimaça Kuun.
– Je vois cela. Tu as une idée de comment le désactiver ou le rendre momentanément inopérant, le temps qu’on le franchisse ? demanda Tel’Ay.
– Pas la moindre, reconnut le Corellien. On pourrait peut-être creuser un passage dessous ?
– Trop long, décréta Tel’Ay, pensif.
Il claqua soudain des doigts et dit :
– Nous sommes des imbéciles ! Jamais un camion-speeder ne pourrait franchir une telle crête, il y a forcément une entrée au niveau du sol ! Et il doit y avoir quelque chose comme une piste devant.
Ils mirent plus de deux heures à la trouver. Ce n’était pas tant l’obscurité qui les en avait empêché, car leurs pouvoirs leur permettaient d’adapter leur vision à différentes luminosités, mais elle était tout simplement très bien dissimulée.
A vrai dire, ce fut la Force qui la leur désigna. Tendus dans la recherche de leur objectif, ils avaient senti la Force les titiller à un endroit précis. A force de concentration, ils parvinrent à ressentir la présence d’une porte métallique dissimulée derrière un pan de mur rocheux. Ils réussirent même à en voir les contours, pourtant quasiment invisibles à l’œil nu.

La trouver fut le signal de la fin de cette interminable journée. Ils avaient énormément tiré sur leurs réserves et sauté deux repas : l’épuisement n’était pas loin. Ils devaient impérativement reprendre quelques forces, car ils allaient en avoir grand besoin d’ici peu.
Ils se mirent rapidement d’accord sur la marche à suivre : chacun se posta d’un côté de la porte, et Tel’Ay se roula en boule dans un coin. Il se plongea aussitôt dans une transe qui allait faussement – car sa fatigue ne serait que masquée – lui rendre l’intégralité de ses forces à son réveil, et pour quelques heures seulement. Kuun prit le premier tour de garde. Il réveillerait Tel’Ay au milieu de la nuit pour qu’ils inversent les rôles, sauf si les choses bougeaient avant.
L’attente commença.

Tel’Ay prit son tour de garde quatre heures plus tard, et Kuun put enfin goûter à quelque repos. Deux heures passèrent encore, et alors que les premières lueurs de l’aube se profilaient à l’horizon, l’instinct et l’ouïe de Tel’Ay perçurent du mouvement venant du cratère.
Il effleura l’esprit de Kuun d’une caresse mentale et eut la satisfaction de voir le Corellien bondir sur ses pieds en un éclair, pleinement réveillé et sabrolaser à la main, aux aguets.
– Tâchons d’entrer discrètement, murmura Tel’Ay.

La porte monumentale commença à s’ouvrir dans un bourdonnement diffus : bâti sur le principe d’une herse, ce grand carré de dix mètres de côté s’abaissa lentement. Les deux Sith se collèrent à la roche quand cinq camions-speeders en sortirent à allure réduite. Ils se faufilèrent à l’intérieur du couloir sombre ainsi révélé dès que la porte commença à se relever.
Ils arpentèrent prudemment le long corridor sombre, qui semblait taillé à même la roche, et au bout duquel un petit point lumineux était visible. Ils ne firent que quelques pas que des gyrophares rouges sang s’allumèrent tout autour d’eux, accompagnés par une alarme stridente et un avertissement sortant de haut-parleurs invisibles : « alerte, intrus, alerte, intrus, alerte… »
– Ça, c’est pour nous, murmura inutilement Kuun.
Devant eux, la lumière aperçue décrut rapidement : une paroi métallique se mit à descendre lentement, obstruant l’ouverture.
– Ils nous enferment ! siffla Tel’Ay. C’est maintenant que les choses sérieuses commencent !

Ils eurent à peine le temps d’arriver à la porte close qu’un sifflement s’ajouta à la cacophonie ambiante. Une épaisse fumée blanchâtre jaillit d’interstices voilés et se mit à envahir le sombre tunnel.
– Du gaz, souffla Tel’Ay après avoir humé brièvement l’atmosphère.
– Non mais pour qui est-ce qu’ils nous prennent, ces ânes ? Ils n’espèrent quand même pas nous arrêter avec du gaz ?
– Bah, en même temps, ils ne savent pas à qui ils ont affaire. En tout cas, il faut sortir d’ici et vite, conclut le Skelor.
Ils agirent sur leur métabolisme, par le truchement de la Force, afin de filtrer les vapeurs toxiques.
Kuun activa son sabrolaser et asséna un coup puissant sur la porte massive. Une simple éraflure apparut. Tel’Ay lui tapota l’épaule et lui montra le haut. Kuun comprit et, mobilisant la Force, sauta d’une dizaine de mètres pour se retrouver en équilibre précaire sur un surplomb rocheux au-dessus de la porte. Quelques coups de sabrolaser suffirent pour dévoiler l’espace vide qui la contenait quand elle était relevée.
Il fit signe à Tel’Ay de le rejoindre dès qu’il eut repéré une trappe de maintenance, tout en haut de l’espace vide. D’une simple pensée, il arracha le panneau grillagé qui en condamnait l’accès, et sauta pour atteindre cette nouvelle position. Il pénétra sans mal dans le tunnel de maintenance, conduit cylindrique d’un mètre de diamètre. Avant de s’y engager plus avant, il se retourna et tendit la main vers Tel’Ay, le Skelor n’ayant qu’un bras pour s’accrocher.
Ils rampèrent dans le conduit obscur une bonne demi-heure, guidés par Tel’Ay, qui indiquait à son compagnon quelle route suivre quand ils arrivaient à un embranchement. Le Skelor avait toujours eu un don certain pour l’orientation. Ils s’arrêtèrent finalement devant une grille et scrutèrent les lieux par-delà.
Les sirènes s’étaient tues, mais les gyrophares continuaient à projeter leurs flashs lumineux. De leur position, ils surplombaient une petite place carrée à ciel ouvert. Sur leur gauche, il y avait un hangar massif en permabéton, dont la grande porte était ouverte. Des wagonnets automatisés et posés sur des rails y entraient, emplis d’une sorte de poudre violette. D’autres en ressortaient, vides, et repartaient vers la droite, en direction d’un gouffre béant. Un bras métallique muni d’une grosse pince se chargeait d’accrocher les wagonnets vides à une grande roue qui tournait paresseusement au bord du gouffre, tandis qu’un autre décrochait les wagonnets pleins pour les installer sur les rails conduisant au hangar.

L’épice gélium. Elle avait fait son apparition une vingtaine d’années auparavant, découverte par un Hutt du nom de Varruka. Les Hutt étaient capables de voir dans l’infrarouge, mais Varruka, servi par une mutation génétique, distinguait l’aspect du spectre lumineux dans lequel l’épice gélium était visible. Il s’était beaucoup intéressé à cette substance d’origine minérale, et des tests en laboratoire avaient révélé qu’il s’agissait d’une substance à caractère psychotrope.
Les Hutt étaient des trafiquants dans l’âme, aussi Varruka avait-il vite mis sur pied l’extraction de la substance, après avoir découvert que les Rodiens aussi, grâce à leurs yeux à facettes, pouvaient la voir.
Geddino était la seule source d’approvisionnement connue, et son exploitation fut vite rendue rentable. Le seul inconvénient résidait dans la fragilité même de l’épice : sans que quiconque ait pu l’expliquer, elle avait à plusieurs reprises perdu ses qualités psychotropes sur les différents sites d’exploitation.

Tel’Ay et Kuun étaient sur le qui-vive. De leur position, ils ne distinguaient personne, ni humanoïde ni droïd, ce qui ne manquait pas de les interpeller vu l’état d’alerte qui régnait. Ils perçurent confusément quelques formes de vie à l’intérieur du bâtiment, et en sentirent beaucoup d’autres dans le gouffre.
Ils détachèrent le panneau grillagé et sautèrent en bas de la place, prêts à tout. Ils avaient à peine touché terre qu’un sifflement métallique diffus se fit entendre, ainsi que des bruits de pas, comme lors d’une parade militaire.
Ils ne tardèrent pas à voir des droïds surgir du hangar. Longiliformes, avec de minces membres cylindriques, ils étaient équipés d’articulations en forme de boules protubérantes. Leur tête, qui se terminait en pointe, était équipée d’yeux ronds et rouges, et un mini fusil-blaster était intégré à chaque bras.
Les premiers arrivés se mirent à tirer sur les deux intrus, qui n’eurent aucun mal à parer grâce à leurs sabrolasers. Mais d’autres survinrent, encore et encore, et les tirs se multiplièrent. Bien à l’abri derrière les droïds assassins, deux Weequays pointèrent bientôt le bout de leur nez difforme.
– Les droïds ont des photorécepteurs à infrarouge, beugla Kuun pour se faire entendre, il faut qu’on fasse baisser la température de nos corps !
Il bénéficiait d’une grande maîtrise de son corps et n’eut pas de mal à agir rapidement sur son métabolisme. Comme il l’avait prévu, ses assaillants se désintéressèrent vite de lui. Les capacités de Tel’Ay en la matière étaient bien moindres, aussi se retrouva-t-il bientôt acculé près du gouffre. De plus en plus de tirs s’abattirent sur lui. Kuun se jeta sur les droïds, sabrolaser en avant, mais ils étaient trop nombreux : à chaque fois qu’il en abattait un, deux ou trois prenaient aussitôt la relève. Et ce qui devait arriver arriva. Tel’Ay fut touché.
Un tir carbonisa son épaule, un autre sa cuisse gauche, et un troisième vint lui déchirer les entrailles. Il bascula dans le gouffre sans piper mot.

Kuun vit cela du coin de l’œil, et une rage froide l’envahit. Il sentit la colère et la haine se répandre dans toutes les cellules de son corps, mais parvint à garder le contrôle. La force des membres de la Confrérie venait de leur maîtrise du Côté Obscur. Le plus grand danger qu’il leur fallait craindre était que ce soit lui qui se mette à les diriger : c’est ce qui avait perdu les anciens Sith.
L’entraînement de toute une vie prit le dessus, et le Côté Obscur redevint le fidèle serviteur de Kuun. Il reprit son ballet de mort, conscient des mouvements à venir de chaque droïd et des deux Weequays. Nul ne pouvait s’opposer à lui. Il était à la fois partout et nulle part. Il lui fallut moins de dix minutes pour être le dernier debout. Autour de lui, des dizaines de carcasses de droïds fumaient. Les Weequays n’avaient même pas eu le temps d’avoir l’air surpris avant qu’il ne les fauche.
L’inquiétude et une grande lassitude s’emparèrent de lui tandis qu’il se rapprochait du bord du gouffre. Il allait devoir récupérer la dépouille de son frère d’armes, de son ami.
Déconcentré par ses pensées et subissant le contrecoup de ses efforts, Kuun n’entendit pas le Nikto s’approcher de lui. Caché derrière le hangar, il portait un fusil-blaster avec lunette. Il mit Kuun en joue, et dès qu’il eut sa tête en ligne de mire, il tira.





Quand les droïds se mirent à s’acharner sur lui, Tel’Ay Mi-Nag comprit qu’il ne réussirait pas à s’en sortir. Nul défaitisme dans cette pensée, juste une constatation amère mâtinée d’un immense regret : il avait échoué. Déçu son maître, trahi ses amis et sa propre famille.

Etrangement, il ne ressentit aucune douleur quand son épaule fut brûlée, même s’il lâcha son sabrolaser sous le choc. La plaie béante qui déchira sa cuisse aussitôt après ne lui fit également que peu d’effet, tandis qu’il titubait vers le bord du gouffre.
Ce fut le troisième tir, celui qui le cueillit en plein ventre, qui ouvrit la porte à des souffrances terribles. Ce fut comme si elles avaient été libérées soudainement, comme si une digue avait cédé. Même les rochers qui l’avaient enterré vivant sur Velinia III, après lui avoir broyé le bras, n’avaient été qu’un amuse-gueule en matière de douleur, comparé à ce tir de blaster. Une sensation d’exploser de l’intérieur. Littéralement.

Le choc fut tel qu’il fut projeté en arrière, et il chut dans le gouffre, vers sa mort, inéluctable. Il sentit que sous lui, dans les ténèbres, les Portes des Huit Enfers Skelors s’ouvraient pour l’accueillir. Il se relâcha complètement, s’ouvrit pleinement aux dernières sensations qu’il éprouverait jamais dans cette vie.
Il ne toucha jamais le sol pierreux de la mine. Son corps s’enfonça dans une substance douce et tendre, dans une étreinte presque amoureuse. Comme un lit de plumes, ou la neige la plus poudreuse de Hoth. Plus prosaïquement, l’immense cuve où les wagons, remontant des tunnels creusés par les esclaves Rodiens, venaient déverser leur précieux chargement. L’épice gélium.
Les dix minutes qui suivirent furent une éternité, ou un clin d’œil peut-être. Un picotement doré – comment un picotement pouvait-il avoir une couleur ? Tel’Ay l’ignorait – parcourut son corps agonisant, usé par trop d’épreuves traumatisantes. Quelque chose se fraya un chemin en lui. Non. Pas en lui. A travers lui. A la recherche d’entités qu’elle savait trouver là. Elle se rua sur elles et entra en contact avec. L’épice gélium fusionna avec les midi-chloriens présents en masse dans le Skelor connu sous le nom de Tel’Ay Mi-Nag.
Il vit, dans un kaléidoscope délirant, des images s’entremêler devant ses yeux. Toutes distinctes et confuses à la fois. Passé, présent et avenir, peut-être. Ou autre chose, qu’il n’était pas capable d’appréhender…

…un minuscule gnome à grandes oreilles pointues, aussi vert que le sabrolaser qu’il portait à la main, vêtu d’une tunique de Jedi, se ruer sur lui et le désarmer avec une facilité déconcertante…
…la compréhension d’un concept jusque-là abstrait pour lui, et qui portait le nom de « amour », quand son regard avait croisé celui de Dibidel pour la première fois….
…son sabrolaser déchirer la tunique et la poitrine de Kuun Hadgard, son seul véritable ami, son frère…
…toutes les plaies de son corps se refermer, se réparer sous ses yeux, et son bras invalide et racorni se regonfler jusqu’à redevenir intact…
…les corps noircis, calcinés, de sa femme Dibidel et de son fils Ro’Lay, enveloppes corporelles vidées de toute vie…
…Kuun Hadgard regarder, du haut du gouffre, la cuve dans laquelle Tel’Ay était plongé, sans avoir conscience qu’un sniper allait lui faire exploser la boîte crânienne d’ici deux secondes…

C’est avec cette dernière vision qu’un point de rupture fut atteint, quelque part en Tel’Ay. Il ne fut que spectateur de la scène qui suivit, tout en en étant l’acteur. Tel un missile, il jaillit des particules d’épice qui le recouvraient, et son saut d’une vingtaine de mètres l’amena au-dessus de Kuun, qui semblait se mouvoir au ralenti.
Le sabrolaser de Tel’Ay se souleva du sol, s’alluma et sa lame vint à la rencontre du tir du blaster du Nikto. Le trait rouge repartit d’où il était venu et vint carboniser le haut du crâne du sniper.
Tandis que Tel’Ay lévitait pour atterrir doucement aux côtés de son condisciple, son sabrolaser vint se nicher dans sa main tendue.
Il n’eut jamais, durant cet instant, l’impression d’avoir agi sciemment. Quand il en parlerait, bien plus tard, on lui répondrait que sa connexion à la Force avait été telle qu’il l’avait laissée le guider, inconsciemment. Mais au fond, il savait que ce n’était pas la vérité. Il n’avait été qu’un instrument dans les mains de quelque chose qui le dépasserait toujours, bien au-delà de sa compréhension d’insignifiant être mortel et soi-disant pensant.

Dès qu’il eut repris son contrôle, il fit ce qui lui parut être le plus logique arrivé à ce stade. Il s’écroula aux pieds de Kuun et s’évanouit.

:)
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Messagepar Jet d'ail » Mar 27 Fév 2007 - 20:10   Sujet: 

Géniale ta ff j'adore! L'idée de cette confrérie secrète et indépendante est assez intéressante. C'est agréable de voir des sith intéressé par autre chose que la conquête de la galaxy! Et ça leur donne une âme plus humaine. Ce ne sont pas juste des sith-qui-sont-méchants-et-qui-tuent-tout-le-monde.
J'aime bien ta manière de raconter. Les scènes de combat sont suffisemment bien décrite contrairement à tes craintes.

J'ai adoré certains passages tels que :
– Et bien, mon vieux, joli combat ! Et avec une seule main, qui plus est. Heureusement que tu es droitier.
– Désolé, vieux, fit Tel’Ay avec son mince sourire habituel au coin des lèvres, mais je suis gaucher.
La réponse vexa profondément Kuun, qui ne revint jamais sur le sujet.

:lol:
– Parfait. Tu as quelque chose a ajouter avant de mourir ?
– Mais tu avais dit que…
– J’ai menti, coupa Tel’Ay en posant sa main sur le front du Togorien.

Ce sont des sith après tout :sournois:

Et la dernière scène du dernier chapitre était vraiment géniale!! J'ai vraiment adoré! A la fin on se demande comment ils vont encore pouvoir s'en sortir (il faut bien une suite!) et boum! coup de théâtre.
Je ne sais pas si c'était fait exprès, mais ca m'a fait penser à matrix lors de la "résurrection" de Néo dans le premier film (le seul vrai (un peu comme le Cécémel :P (c'est marrant ces parenthèses imbriquées (ça me fait un peu penser aux blocs imbriqués en programmation (mon métier :P (on s'en fout en même temps (oulaaa je vais me perdre il est temps que je remonte :x )))))))
L'épice gélium fonctionnerait donc comme du dopant aux midi-chloriens ?
Un peu l'inverse du valium ... c'est fait exprès ? :P
Signé ... à votre avis ;)
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Messagepar Minos » Mar 27 Fév 2007 - 21:51   Sujet: 

Que d'enthousiasme ! Merci à toi Jet d'ail !

Effectivement, tout le concept de ma Confrérie Sith se base sur voir autre chose que les "extrémistes" présentés traditionnellement : les Jedi qui ne pensent qu'à faire le bien, et les Sith qui ne pensent qu'à faire le mal. Je me suis dit qu'il devait bien exister des intermédiaires (et il y en a, on en trouve dans l'UE).
Pour ce qui est du nom de l'épice "gélium", je pensais pas du tout à du valium mais plutôt à des trucs comme uranium, erbium (geranium :lol: ), genre métaux lourds ou éléments bizzares aux noms exotiques. En fait, l'idée de base vient de la bota, la substance dans les romans Medstar.
Et pour ce qui est de la "résurrection", ouaip, l'idée est bien de faire un truc à la Matrix, maintenant que tu le dis, mais ça n'a pas été mon inspiration. A la limite, je dirais même que c'est pas original, ce genre de procédés a été utilisé maintes et maintes fois. Mais j'ai trouvé ça chouette à écrire ! :wink:
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Messagepar Titi77 » Mar 27 Fév 2007 - 22:02   Sujet: 

Super la Deus Ex Machina ! :lol:

J'ai bien aimé le concept de cette épice, nul doute qu'elle réserve encore quelques surprises ...
Sinon le combat est vraiment bien (j'aimerais arriver à ce niveau dans ma ff d'ailleurs ;) ) et j'aime aussi beaucoup l'idée de la "vision du futur".

Bonne continuation donc.
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Messagepar Notsil » Mar 27 Fév 2007 - 22:15   Sujet: 

Cette suite est géniale ^^ L'idée du dopant est super insolite, on ne s'y attend pas du tout ^^

Vivement la suite !
"Qui se soumet n'est pas toujours faible." Kushiel.

Novembre approche...
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Messagepar Den » Mar 27 Fév 2007 - 22:20   Sujet: 

grrrr :evil: je viens de rentrer chez moi et j'ai trop envie de lire, mais j'ai aussi trop de travaille :cry:
Bon, si j'ai un moment, je lis tout ça!
Faut que je trouve un moment ce soir!


Den, qui pleure tellement il a du boulot pour demain :cry:
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Messagepar Den » Mar 27 Fév 2007 - 23:35   Sujet: 

Voilà, c'est lu!
Super bien!!!!
Cette suite est géniale ^^ L'idée du dopant est super insolite, on ne s'y attend pas du tout ^^
je pense comme Nostil, une idée géniale!
J'apprécie de plus en plus ton style! Bravo! et puis, comme je l'ai déjà dit, c'est une histoire que je trouve très originale! :lol: :lol:


Den, qui s'est rendu compte qu'il avait paniqué, parce qu'en fait il n'avait pas tant de travail que ça :oops:
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Messagepar Minos » Ven 09 Mar 2007 - 13:11   Sujet: 

Voilà la suite ! Bonne lecture à tous !

Chapitre 8 : la libération des Rodiens

Sur Meros V, le maître Sith Maal Gami était inquiet. Aucune raison rationnelle, pourtant. Il s’agissait plutôt d’un malaise lancinant et récurrent. L’action de la Force, à n’en pas douter. Quelque chose était en train d’arriver. Hors de portée, hors de contrôle du maître.
Son intuition lui soufflait que des changements majeurs se profilaient. Mais de quel genre ? Verraient-ils la fin de la Confrérie ou au contraire sa pérennité ? Des pans entiers de la Force restaient cachés, même à lui, et il interprétait cela comme une lacune, voire même un affront personnel.
D’un autre côté, il était soulagé d’avoir envoyé Tel’Ay et Kuun en quête d’holocrons. Si jamais les choses devaient mal se passer pour ses élèves et lui, ici, sur Meros V, nul doute que ses deux meilleurs apprentis sauraient relever la Confrérie de ses cendres. Il leur faisait entièrement confiance pour s’acquitter de la mission qu’il leur avait confié.

Il se faisait ces réflexions en arpentant des sentiers torturés, qui serpentaient entre des coulées de lave bouillonnantes. Le magma qui s’écoulait sous forme de flots furieux avait toujours eu un effet apaisant sur son esprit.
Malgré ses cent vingt-trois ans, il s’obligeait à accomplir cette promenade quotidienne, afin de se souvenir qu’il était encore un être « physique ». C’était la dernière forme d’activité physique qu’il permettait à son corps épuisé par une si longue vie.
Ce fut parvenu à un coude derrière un pan rocheux qu’une étrange intuition l’assaillit. La sensation que quelque chose clochait, ou n’était pas à sa place, ou manquait, là, tout près de lui. Mais il eut beau se concentrer, il ne parvint pas à mettre le doigt dessus. Il finit par reprendre sa marche, toujours taraudé par l’inquiétude.
Un indéfinissable danger rôdait, nul doute là-dessus.

Il ne m’a ni vu ni même perçu, s’extasia in petto Séis en regardant son maître se mettre à marcher, après s’être arrêté quelque temps à moins de deux mètres de lui. Mes nouveaux pouvoirs me permettent de me cacher de Maal Gami !
A vrai dire, il avait mis beaucoup de temps à se décider à faire ce test, tellement certain qu’il n’y arriverait pas. Désormais, il était pleinement rassuré : il avait dépassé son maître et ses maudits chouchous, Tel’Ay Mi-Nag et Kuun Hadgard.
De tout temps, Séis le Devaronien avait nourri un complexe d’infériorité vis-à-vis de ses deux condisciples, plus puissants que lui. La rancœur qui s’était nichée en lui ne l’avait jamais quittée. Mais très vite, il avait découvert une nouvelle voie.
A force de méditation et de recherches personnelles, il était parvenu à trouver un endroit, à l’intérieur de lui, où il pouvait enfin être seul, où même son maître ne pouvait pas parvenir, malgré ses pouvoirs emphatiques impressionnants.
Et un jour, lors de l’une de ses méditations, l’événement majeur avait eu lieu, celui qui allait décider de son destin. Il avait senti un contact s’établir, sous la forme d’une petite voix qui lui murmurait des paroles insidieuses. Mais cette voix respirait la puissance, une autre puissance, et elle l’avait guidé sur un nouveau chemin dans son apprentissage des arcanes de la Force. Un chemin hors de la portée de son maître. Le chemin de l’ombre dans l’ombre, que ne percevait pas Maal Gami.
C’était grâce aux enseignements de cette voix qu’il avait pu tuer en toute impunité les successeurs désignés par son maître. Et aujourd’hui venait d’avoir lieu le test décisif : Séis pouvait devenir totalement invisible aux yeux des Tanietiens ! Sa soif de revanche et de pouvoir allaient enfin pouvoir être étanchées…

***

Au départ, Kuun n’avait pas tout compris à ce qui s’était passé. Tout avait été trop vite, et il était épuisé : pas assez de repos, et connexion trop longue et trop profonde dans la Force. Tel’Ay gisait évanoui à ses pieds, alors que le danger pouvait encore surgir : du gouffre sombre de la mine, où se trouvaient les esclaves, et sans nul doute leurs gardiens. Du hangar non loin de là, où Kuun percevait quelques traces de vie. Ou tout simplement de l’extérieur du complexe : les cinq camions-speeders qui étaient sortis ne seraient pas éternellement absents.

Il ne pouvait pas se permettre d’abandonner Tel’Ay derrière lui, aussi entreprit-il de le réveiller. Ni les paroles ni des gifles de plus en plus violentes n’y parvinrent, et Kuun commença à perdre patience : le temps jouait contre eux.
Il empoigna le sabrolaser de Tel’Ay et le jeta au loin, pour prévenir un réflexe instinctif de violence, et alluma le sien. Il approcha la lame orange vif du bras de son ami et s’arrêta soudainement, frappé par un détail qu’il n’avait pas remarqué jusque-là : le bras gauche de Tel’Ay n’était plus une masse inerte et brisée ! Il semblait guéri !
Incroyable ! s’exclama-t-il intérieurement. Comment a-t-il réussi un tel tour de force ?
Il se reprit rapidement, écarta le bras gauche de Tel’Ay de son corps, posa son pied sur son biceps en y faisant passer tout son poids, et apposa lentement sa lame contre le bras, prenant bien garde à ne provoquer qu’une brûlure superficielle.
La réaction du Skelor ne se fit pas attendre, alors que la blessure se mettait à siffler, brûler et cautériser en même temps. Tel’Ay se débattit comme un diable et projeta violemment Kuun en arrière, par le truchement de la Force. Moins d’une seconde plus tard, il était debout, une lueur de mauvais augure dans les yeux, main tendue vers son sabrolaser qui filait déjà vers lui, allumé.

Une expression perplexe apparut ensuite sur le visage de Tel’Ay, vite remplacé par de la détermination.
– Nous devons détruire la mine, Kuun, pas seulement sauver les prisonniers !
– Mais…pourquoi ? On s’en fiche, de cette mine !
– Non, elle représente le Mal absolu. L’épice gélium m’a brièvement immergé dans la Force à un niveau que je n’aurais même pas imaginé possible. Non, pire, je me suis en quelque sorte fondu dans la Force, et nos rôles respectifs se sont inversés : elle était le maître et moi le serviteur.
– Et dans toute l’histoire des Sith, murmura Kuun, à chaque fois que nos prédécesseurs se sont laissés diriger par la Force, cela les a immanquablement détruit. Je commence à comprendre ce que tu veux dire : l’épice gélium t’a transformé en marionnette, ce qui est l’exact opposé du précepte premier de notre confrérie. C’est cela, Tel’Ay ?
– Exactement, acquiesça le Skelor. Ce que j’ai accomplis et vécu sous l’emprise de l’épice gélium, jamais je n’aurais pu le réaliser consciemment. Mon niveau normal est peut-être bien plus faible, mais au moins, j’en conserve la maîtrise.

Tel’Ay raffermit sa prise sur son sabrolaser et scruta longuement son bras miraculeusement guéri. Lui et Kuun pensèrent alors la même chose : certes, le Côté Obscur de la Force permettait de se jouer de l’ordre naturel des choses, dans certains cas. Mais la guérison de son bras allait bien au-delà…trop, même. C’était quelque chose de tout simplement inimaginable, et il était hors de question de se laisser griser par les possibilités offertes par l’épice…trop dangereux. Dans leur philosophie, le centre de leur existence n’était pas la Force mais bien eux-mêmes.

Ils s’immergèrent dans le Côté Obscur, comme s’ils enfilaient des vêtements sur mesure, depuis le temps qu’il le pratiquaient. Tel’Ay sut, sans pouvoir l’expliquer, que les effets de la drogue étaient d’ores et déjà dissipés. Ils lièrent leurs esprits, ce qui leur permettaient d’être bien plus efficace dans une action commune. Et ils coururent vers le hangar, où ils percevaient clairement dix formes de vie intelligentes.


Wakkyl’Vesyrek, Twi’lek de naissance et porc immonde – aussi bien physiquement que mentalement – par choix personnel, se prélassait dans son luxueux fauteuil, qui n’aurait pas dépareillé dans le bureau d’un Chancelier de la République. Il pianotait distraitement une console, et les données qui s’affichaient, faisant état de sa fortune qui ne cessait de s’agrandir, le remplissaient d’aise.
Ah, quelle riche idée il avait eu de se joindre aux Hutts pour exploiter cette fange immonde qu’était Geddino! Grâce à l’épice gélium, il pourrait bientôt faire une rentrée triomphale sur Ryloth, et devenir un seigneur puissant et respecté. Toutes ces maudites femelles, si arrogantes et méprisantes envers lui avant son départ de la planète, allaient se battre pour daigne lui jeter un simple coup d’œil.
Il les imaginait souvent, avec délectation et concupiscence, battre des cils et faire frétiller leurs lekkus convulsivement. Bientôt, ce rêve serait réalité.
Wakkyl faisait office de directeur de la mine d’épice gélium sur Geddino. Financé par Varruka la Hutt, il n’avait pas croulé longtemps sous les taux exorbitants de remboursement qu’elle lui avait imposé. Il était parvenu à rentabiliser l’affaire en un temps record, et même si l’immense majorité des gains allaient directement dans les poches de son employeur, son infime pourcentage lui assurerait de figurer à coup sûr dans les dix, voire les cinq plus grandes fortunes twi’leks à son retour.
Il croisa ses mains boudinées sur sa vaste bedaine, et un sourire béat s’afficha sur ses lèvres adipeuses, tandis qu’il pensait aux misérables Rodiens qui trimaient au fond de la mine, comme la sous-espèce intelligente qu’ils étaient. Rien ne pouvait entacher son bonheur présent. Il adorait autant l’argent qu’il abhorrait les Rodiens. C’est à ce moment qu’une alarme discrète émana de son poste de contrôle.
Intrigué, il se relia aux systèmes de sécurité : allons bon, que se passait-il, encore ? Déjà qu’une demi-heure auparavant, les droïds assassins s’étaient mis en branle, leurs systèmes ayant détecté des intrus. Depuis, le calme était revenu, aussi avait-il supposé que tout était rentré dans l’ordre, même si nul n’avait daigné lui faire de rapport.
La vue de quinze caméras de surveillance s’afficha simultanément sur son grand écran, et ses yeux s’arrondirent de surprise en découvrant les images. Dans le hangar où s’entreposait l’épice, tous les râteliers collés aux murs étaient vides des droïds de sécurité qu’ils abritaient en temps normal. Ils les vit, au plutôt ce qu’il en restait, sur la petite place carrée qui menait à la mine. Amas tordus de métal, disloqués ou grillés : on aurait dit une décharge todayrienne.
Il parcourut rapidement les caméras suivantes. Le hangar menait au reste de la base : quartiers des gardes-chiourmes, laboratoires de raffinage, aile médicale, salles de réunion et de repos. Partout, la même vision de destruction. Il trouva enfin la cause de cette catastrophe : deux ombres encapuchonnées, sabrolasers à la main. Elles se trouvaient au poste de contrôle de la base, occupé par sept de ses hommes, à à peine cent mètres de son bureau. Mercenaires aguerris et armés jusqu’aux dents, ils furent pourtant balayés sous ses yeux comme des fétus de paille.
Un tremblement violent parcourut le corps de Wakkyl : les Jedi étaient là pour lui, pas de doute ! Il bondit hors de son fauteuil. Son salut passait par la fuite. Il avait un peu d’avance sur eux et devait en profiter. Le hangar à vaisseaux se trouvait non loin de son bureau, précaution qu’il avait lui-même décrété lors de l’édification de la base.
Il courut à perdre haleine, ce qui arriva très vite. Quand il s’installa aux commandes de son yacht, un point de côté lui déchirait les entrailles et une abondante transpiration l’aveuglait presque. Mais il était sauvé ! Il enclencha fébrilement le navire et le fit s’envoler, encore sous le choc.

Dans le poste de contrôle, Tel’Ay et Kuun éteignirent leurs sabrolasers dès que le dernier morceau de mercenaire eut cessé de bouger. A ce niveau, leurs ennemis étaient tous morts, ils le sentaient. Kuun parcourut rapidement quelques consoles, à la recherche d’un système d’auto-destruction. Il crut le repérer mais n’avait pas la compétence informatique nécessaire pour l’enclencher, et Tel’Ay encore moins.
– Il y avait quelques experts informatiques parmi les Rodiens qui étaient avec moi sur Velinia III, fit Tel’Ay. Il nous suffit de les libérer pour anéantir le complexe.
– OK, allons-y, alors. Cette partie du complexe est nettoyée, il ne reste plus que la mine en elle-même. Le plus dur…
Tel’Ay ne répondit pas. Ils tiraient trop sur la corde, tous deux, et seule l’adrénaline leur permettait de tenir. Mais pour combien de temps ? Ils devaient en finir le plus vite possible. Avant qu’ils n’aient plus la lucidité nécessaire pour se connecter à la Force. Le bras guéri de Tel’Ay le lançait atrocement : il n’avait pas servi depuis longtemps et le Skelor en payait le prix.
Ils rejoignirent la petite place et se postèrent devant le gouffre qui menait à la mine. Après avoir rassemblé leurs forces défaillantes pour la dernière ligne droite, ils sautèrent.

Ce fut une fois l’orbite de Geddino atteinte que Wakkyl’Vesirek se calma enfin, et qu’il se remit à penser clairement. Maintenant qu’il était sauvé, il pouvait penser à reprendre la main. Il sut bientôt ce qu’il avait à faire. Gargano, son chef de la sécurité, était parti explorer les restes du vaisseau qui s’était écrasé, avec deux camions-speeders. Quand il n’était pas reparu, Wakkyl avait envoyé cinq camions-speeders supplémentaires, bourrés de mercenaires, pour savoir ce qui se passait. Il devait absolument les contacter et les renvoyer immédiatement à la mine. Il activa les systèmes de communication.

Les deux Sith atterrirent en douceur au fond du gouffre, ombres parmi les ombres. Quelques néons verdâtres éclairaient des tunnels vaguement cylindriques, où des gouttelettes suintaient des parois. Des wagons remplis d’épice gélium et posés sur des rails faisaient automatiquement la navette entre les méandres des boyaux miniers et la grande roue qui allait les amener à l’air libre, sur la place carrée.
Kuun grimpa sur les montants de la roue et rejoignit l’essieu qui maintenait l’immense roue à ses supports de duracier. Un seul coup de sabrolaser, judicieusement placé, suffit pour arrêter la machine. Le brouhaha infernal qui régnait jusque-là s’arrêta d’un seul coup, emplissant les lieux d’un silence sépulcral.
Tel’Ay, de son côté, vint prendre place face à la grande cuve emplie d’épice, dans laquelle il était précédemment tombé. Quelques moulinets de sabrolaser suffirent à affaiblir la structure, et un coup violent porté via la Force acheva de pratiquer une brèche, par laquelle l’épice minérale ne tarda pas à s’épandre dans un fort grondement qui devait résonner à travers tout le réseau de tunnels.
Il ne leur restait dès lors plus qu’à avancer et attendre les réaction inévitables qui allaient suivre, après s’être fondus dans l’obscurité.

La suite fut beaucoup plus simple qu’ils ne l’auraient imaginé. Les esclavagistes, Twi’leks pour la plupart, avaient beau être surarmés, ils furent éliminés facilement par les deux Sith. Manquant singulièrement de vigilance et se déplaçant par groupes de trois ou quatre, ils passaient sans les voir devant Tel’Ay et Kuun, quasiment invisibles grâce à la Force. Ceux-ci n’avaient alors plus qu’à surgir au beau milieu des groupes en jouant du sabrolaser. Quelques allers-retours de lames flamboyantes et tout était terminé.
Il y eut bien quelques vagues tirs de blaster dans leur direction, mais ils étaient plus le fruit de la peur et de la panique. Kuun s’offrit un petit plaisir après avoir rendu manchot l’un des gardes : il prit la tête du Twi’lek entre ses mains et serra l’âme à l’intérieur du crâne. La visualisation de sa dissolution le requinqua quelque peu.

Ils débouchèrent sur une caverne si immense qu’ils n’en voyaient pas le bout. Un lac miroitait paresseusement en contrebas, et la température était glaciale. Partout, des groupes de six à huit Rodiens, enchaînés les uns aux autres, creusaient la roche avec des outils rudimentaires. Dès qu’ils trouvaient de l’épice gélium, à la teinte invisible à l’œil humain, ils le déposaient dans le wagon le plus proche. Ça et là, les gardes les surveillaient et leur aboyait dessus.
Une fourmillière, pensa Tel’Ay. Il est temps de donner un grand coup de pied dedans…
– Kuun, on y va, annonça Tel’Ay. Nul ne doit me reconnaître, aussi c’est toi qui parlera quand tout sera fini.
– Pas de problème, vieux, répondit Kuun, avant d’ajouter : pas question d’utiliser d’éclairs de Force ni de pouvoirs destructeurs visibles, seulement les sabrolasers. Personne ne doit pouvoir nous identifier comme étant des Sith.
Ils allumèrent leurs sabrolasers et s’avancèrent avec détermination. Dès que les gardes les eurent repéré, ils ouvrirent le feu. Les deux Sith ne ralentirent pas avant de se retrouver au beau milieu de la caverne. Ils renvoyèrent chaque trait de blaster sur les tireurs, mais ne se permirent aucune satisfaction en les voyant tomber les uns après les autres. Pas question de se laisser distraire.
Ils furent déçus et soulagés en même temps. Déçus parce que leurs adversaires étaient des imbéciles sans imagination, qui se contentèrent de leur tirer dessus jusqu’à tomber à leur tour, sans avoir la présence d’esprit de changer de stratégie. Soulagés parce que la fatigue aidant, leurs réflexes et leur connexion à la Force s’amenuisaient de plus en plus : Kuun récolta quelques égratignures et Tel’Ay eut l’épaule brûlée par un tir.
Le garde qui resta debout le dernier aurait pu leur procurer quelque amusement, dans d’autres circonstances. Mais là, comme ils n’avaient pas le temps, Tel’Ay l’expédia sans fioritures. Le garde crut avoir une bonne idée en prenant un esclave en otage, et se fit un rempart de son corps.
– N’avancez plus ou je le tue ! beugla-t-il, paniqué.
– Pauvre crétin ! répliqua Tel’Ay en lançant son sabrolaser dans sa direction.
Le sabrolaser transperça le Rodien au niveau de l’épaule et atteignit le garde twi’lek en plein poumon. Il bascula en arrière en émettant un gargouillis inintelligible, une expression stupide sur le visage.

Ils n’eurent pas le droit à des démonstrations très expressives de joie quand ils passèrent entre les rangs des esclaves pour les libérer de leurs chaînes. Les Rodiens étaient morts de fatigue et beaucoup ne semblaient pas encore bien saisir ce qui leur arrivait.
Comme convenu, ce fut surtout Kuun qui prit les choses en main. Il organisa rapidement les choses, faisant en sorte que les premiers libérés s’occupent des autres. L’un des Rodiens, du nom de Seperno, plus alerte que les autres, se mit à donner des ordres. Tel’Ay le connaissait bien : sur Velinia III, il avait été le chef tacite de leur communauté. Il fit comprendre à Kuun que Seperno représentait un interlocuteur aussi légitime que valable.
Le plus dur fut de leur faire quitter le gouffre. A leur arrivée, ils avaient été descendus dans la mine grâce aux wagonnets, et ils ressortaient par le même chemin, une fois morts d’épuisement ou de mauvais traitements. Comme Kuun avait détruit la roue aux wagonnets, ils durent aller chercher de longues cordes et fabriquer des brancards de fortune pour les plus affaiblis.
Le cœur de Tel’Ay se serra en voyant ses anciens compagnons. Il ne pouvait pas se dévoiler à eux, malgré tout le désir qu’il en eut, et se contenta de les aider silencieusement. Kuun leur avait raconté que son compagnon était muet à cause de ses croyances religieuses.

Les Rodiens les plus en forme se joignirent aux Sith dans une exploration plus approfondie du complexe qu’ils avaient dévasté. Ils mirent la main sur les réserves de nourriture et de médicaments, vidèrent l’armurerie de son contenu et trouvèrent un navire de transport intact dans le hangar à vaisseaux. Dans la salle de contrôle, Seperno vit sur une console de sécurité que les cinq camions-speeders seraient bientôt aux portes de la mine. Ils s’empressèrent de mettre en place un comité d’accueil.

Quand Fissil’Olarep, commandant du détachement des cinq camions-speeders, arriva devant la mine, il était très inquiet. Lui et ses hommes avaient trouvé les restes de leurs camarades, et la tension était encore montée d’un cran quand Wakkyl’Vesirek leur avait appris que la base était attaquée.
Il avait eu beau s’escrimer sur la console de communication, il n’y avait eu aucune réponse de la mine. Si la porte de la mine ne s’ouvrait pas à leur arrivée, ils ne pourraient pas l’investir, et seraient coincés à l’extérieur.
Il fut donc surpris et soulagé quand elle commença à s’ouvrir lentement…jusqu’à ce qu’un Rodien en sorte tranquillement, lance-roquettes à l’épaule et sourire carnassier aux lèvres. La dernière chose que vit Fissil’Olarep en ce bas-monde fut la roquette qui frappa son camion presque à bout portant.
D’autres Rodiens, pareillement armés, firent leur apparition et s’empressèrent de réduire en miettes les mercenaires, qui ne purent se dégager à temps. Leurs véhicules étaient trop peu maniables.

Tout danger désormais écarté, Kuun supervisa l’évacuation de la mine. Seperno ne comprenait pas pourquoi il voulait à tout prix la détruire, mais lui obéit après avoir reçu l’assurance que les secours étaient en route. Le soleil était bien bas dans le ciel quand le dernier Rodien fut mis en sécurité, à quelques centaines de mètres de la mine. Ils allaient camper là pour quelques jours, ce qui ne leur faisait pas peur, avec leur expérience de colons et tout le matériel récupéré dans le complexe.
Le vaisseau servit à transporter les blessés les plus faibles, et Kuun et Tel’Ay allaient repartir avec. L’un des Rodiens, expert en astronavigation, entra dans le navordinateur les coordonnées de Nal Hutta.
Ne restait désormais plus qu’à détruire la mine, ce qui fut assuré par Seperno en personne, ravi. Pendant ces heures, Kuun pressa tout le monde. Lui et Tel’Ay devaient partir le plus vite possible. Ils étaient au bord de l’écroulement et n’avaient plus qu’une hâte : s’envoler de Geddino et restaurer leurs forces. de plus, chaque minute passée là risquait de voir l’un des Rodiens reconnaître Tel’Ay, ce qui serait pour le moins embarrassant.
Enfin, l’auto-destruction fut mise en route. L’explosion fut aussi impressionnante qu’assourdissante, et des volutes de fumée noirâtres vinrent balayer le campement sommaire des Rodiens. Les deux Sith firent des adieux rapides et s’esquivèrent le plus rapidement possible.

Alors qu’ils se dirigeaient vers l’orbite de Geddino, ils tombèrent le masque. Tel’Ay s’affala dans un siège et s’endormit sur-le-champ. Kuun obligea ses yeux à rester ouverts, le temps de passer en hyperespace.
Quand quelque chose explosa vers l’arrière du navire, Kuun crut qu’il n’était pas en état de voler, ce dont ils n’avaient même pas pris la peine de s’assurer. Mais un yacht les dépassa dans la foulée, avec ses turbo-lasers bien visibles. Une attaque !
– Tel’Ay, bouge ton cul de Skelor et cours à la tourelle de tir, le couloir sur ta droite ! beugla Kuun, presque au bord de la panique.
– Je suis réveillé, bougonna Tel’Ay en s’extirpant du siège avec toute la peine du monde.
Il suivit les instructions de Kuun d’un pas lourd, quand celui-ci lui cria, après lui avoir jeté un coup d’œil :
– Sur ton autre droite, pauvre demeuré !
Kuun se lança dans une manœuvre d’évasion maladroite. Il avait l’impression d’avoir le cerveau vide, et aucune idée ne lui vint pour venir à bout de ce nouvel ennemi.

– Bande de salauds ! cria Wakkyl’Vesirek en faisant revenir son yacht vers le navire qui cherchait à atteindre l’orbite.
Trop fébrile, il n’avait pas assez assuré son premier tir. Il tira le manche à balai violemment vers lui et lança le yacht à la poursuite du navire des Sith, une main sur la commande de tir.
– Vous allez me payer ça, maudits Jedi !
Des larmes de rage lui coulaient dans les yeux. Tous ses projets d’avenir s’étaient écroulés.

Kuun n’avait plus la force de réfléchir. Dès qu’il eut à peu près assuré son cap, et refusant d’écouter les bruits anormaux qui lui parvenaient de l’arrière du vaisseau, il activa la commande d’hyperdrive. Les étoiles se changèrent aussitôt en traits d’argent. les bruits à l’arrière montèrent d’un octave. Il s’en moquait. Plus rien ne comptait. Il ferma les yeux et sombra dans un sommeil lourd comme une éternité.
Modifié en dernier par Minos le Lun 12 Mar 2007 - 21:48, modifié 2 fois.
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Messagepar Den » Ven 09 Mar 2007 - 13:22   Sujet: 

Que dire si ce n'est que c'est toujours aussi bon de lire les aventures de Tey'Ay! Franchement, j'adooore! Bien écrit, avec un peu d'humour, de l'action, et tout ce qu'il faut pour faire une bonne histoire!
Moi je dis, vivement la suiiiiiite :x
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Messagepar Notsil » Ven 09 Mar 2007 - 13:34   Sujet: 

Yep, très belle séquence dans la mine !

Ya une ou deux ptites fautes par ci par là, mais j'ai pas noté désolée.
Et je voulais savoir pourquoi tu emploies le terme "sith" pour le Skelor et son copain, vu qu'apparemment ils ne sont ni Jedi ni Sith...la logique m'échappe ^^
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Messagepar Minos » Ven 09 Mar 2007 - 13:45   Sujet: 

Notsil a écrit:Yep, très belle séquence dans la mine !

merci!!
Notsil a écrit:Ya une ou deux ptites fautes par ci par là, mais j'ai pas noté désolée.

Pas grave, c'est ma faute. J'ai juste pris la peine de bien relire le début...j'ai plus qu'à m'y recoller.
Notsil a écrit:Et je voulais savoir pourquoi tu emploies le terme "sith" pour le Skelor et son copain, vu qu'apparemment ils ne sont ni Jedi ni Sith...la logique m'échappe ^^

Je les appelle "Sith" en partant du principe qu'ils sont issus de cette branche d'utilisateurs de la Force. Mais ce que je voulais surtout, c'était m'affranchir des impératifs incontournables liés aux Sith traditionnels (comploter et faire le Mal, dominer absolument) et aux Jedi traditionnels (défenseurs de la veuve et de l'orphelin, et dont toute action doit viser à faire le bien).
Mais pour moi, dans leur tête, ils se considèrent bien comme Sith, sans adhérer à la totalité des dogmes des Sith "traditionnels" (ceux que j'appelle les "Dark").

> Den : merci pour le comm ! Et pour la suite, par pitié, laisse-moi au moins le temps d'écrire :D
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Messagepar Titi77 » Ven 09 Mar 2007 - 22:21   Sujet: 

Héhé, toujours aussi fnu à lire :)
Sinon effectivement, quelques coquilles (un astronavigation transformé en astrogation vers la fin).
Bonne continuation. :wink:
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Messagepar Minos » Sam 10 Mar 2007 - 0:18   Sujet: 

Ravi que ce soit toujours fnu à lire ! :lol: (qui a dit "coquille"?)

"Astrogation" est le terme consacré dans le JDR papier, et je suppose que c'est une contraction de "astronavigation", maintenant que tu le dis.
Mais à vrai dire, j'ai jamais fait très gaffe dans l'UE au terme précis, donc je saurais pas dire lequel est le bon (les deux, peut-être?).
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Messagepar Titi77 » Sam 10 Mar 2007 - 11:48   Sujet: 

Personnellement, j'ai toujours rencontré astronavigation (mais je lis beaucoup en vo depuis Rosalie G. et la trad des X-Wings ...).

Quand à fnu, il n'y a pas de coquille, c'est une expression employée couramment par mes connaissances.
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Messagepar Minos » Sam 10 Mar 2007 - 13:22   Sujet: 

OK, j'ai ma réponse pour le terme d'astronavigation...j'ai plus qu'à éditer !

"Fnu", je connaissais pas, je croyais juste que c'était un "fun" écrit trop vite :D

Et pour la continuation, pas de problème : il reste encore 4 chapitres à poster (et à écrire, aussi, accessoirement), et ce sera fini ! :)
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Messagepar Jet d'ail » Mar 13 Mar 2007 - 12:30   Sujet: 

Suite très intéressante. 9a fait un peu penser à Jedi Knight où on zigouille tout le monde et puis qu'on fait tout sauter :lol:

Et pour l'histoire de sith de Notsil, je défendrais Minos en ajoutant qu'à la base les sith sont un peuple et comme la confrérie en est une sous-branche, quelque soit leur comportement, ils resteront sith même si ils se comportaient comme des jedi. De mon point de vue :D D'ailleurs un "méchant" Force-user n'est pas considéré comme un sith mais plutôt comme jedi noir ... que ce ne sont pas des sith évidemmet :P
Signé ... à votre avis ;)
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Messagepar Minos » Mar 13 Mar 2007 - 20:50   Sujet: 

Merci pour le comm et la défense, Jet d'ail, mais je ne vois pas mes Sith comme étant issus du peuple du même nom. Pour moi, c'est une branche qui s'est détachée de l'Ordre Sith (donc l'Ordre "officiel" des Jedi Noirs portant le titre, et qui donnera naissance aux Sith que j'appelle les "Dark").
Séparation qui a eu lieu avant la bataille de Ruusan (qui s'est passée vers -1000), et après... euh...-2500 ? -2000 ? -1500 ? A vrai dire, j'en sais rien, et comme ça n'aura aucune incidence sur l'histoire, c'est pas bien grave.

Pour ce qui est de Jedi Knight, je connais pas, mais mon idée de base était effectivement de faire du pur bourrin, où ils balayent tout sur leur passage. Malheureusement, comme ils étaient crevés à la fin du chapitre 8 et qu'ils ont continué à utiliser la Force dans le chapitre 9, c'était plus possible d'en faire des Grosbills de première. Ils ont gagné, certes, mais en finissant sur les rotules.

Et pour la suite, si je continue à bien avancer, le chapitre 10 devrait tomber jeudi. :wink: Et au menu de jeudi, des Jedi ! :D

EDIT : finalement, dans le prochain chapitre, on va quand même apprendre quand la Confrérie Sith a vu le jour. Je viens de m'apercevoir que j'ai besoin du renseignement pour un paragraphe. :lol:
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Messagepar Minos » Jeu 15 Mar 2007 - 15:28   Sujet: 

Houlà, il est gros, le chapitre suivant ! Voilà le début...

Chapitre 9 : Icksimma

Maddeus Oran Lijeril se tourna vers ses pairs, membres comme lui du Conseil Jedi. La sérénité qui régnait d’habitude dans la salle de réunion du Conseil avait laissé place à un certain malaise. Les yeux du Nikto se posèrent à nouveau sur le projecteur holographique. Ils venaient de voir un holo qui leur avait été transmis par les Renseignements de la République. L’enregistrement avait été réalisé quelques jours plus tôt sur une planète nommée TionSee, en bordure des territoires Hutt.
Dessus, deux humanoïdes encapuchonnés anéantissaient un groupe de Togoriens…à l’aide de sabrolasers qu’ils maîtrisaient parfaitement. S’il s’agissait de Jedi, il fallait impérativement leur mettre la main dessus, car le Conseil n’avait autorisé aucune mission sur TionSee. Et s’il s’agissait de non-Jedi, il fallait s’assurer qu’ils ne représentaient pas une menace pour la galaxie.
De plus, à cet holo s’ajoutait désormais le rapport du capitaine du Vaillant : prévenu que des Rodiens, colons de la République, avaient été réduits en esclavage sur Geddino, libérés et attendaient d’être rapatriés, il avait été vérifier ces assertions et en était lui aussi revenu avec des histoires impliquant deux humanoïdes maniant le sabrolaser.
– Il faut envoyer quelqu’un enquêter sur ces événements, annonça Maddeus.
– Je suis d’accord, répondit Tempeï-Liy, maître Caamasi. Mais qui désigner ? La mission est peut-être dangereuse, surtout en-dehors de l’espace républicain.
– Il nous faut un maître confirmé, poursuivit Maddeus. Pourquoi pas vous, maître Yoda ? fit-il en se tournant vers un petit être vert aux grandes oreilles, qui semblait être en méditation.
– Hum, achevée la formation des nouveaux éducateurs Jedi étant, possible il est à nouveau que je m’absente du Temple.
– Cela fait bien longtemps que vous n’avez pas été sur le terrain, maître Yoda, renchérit Tempeï-Liy, il serait bon pour l’Ordre qu’on entende à nouveau parler de vous, malgré vos exploits déjà légendaires !
– Exploits ? Poudre aux yeux que ses exploits. Ce ne sont pas eux qui font les Jedi mais la Force. Des garants de la paix nous sommes, avant toute autre chose. Mais toujours bon il est de renouer le contact avec la vie hors du Temple. Enfermés dans leur tour d’ivoire les Jedi ne doivent pas rester.
– Alors, c’est entendu, acquiesça Maddeus, maître Yoda ira enquêter sur ces événements !

***
Tel’Ay et Kuun passèrent les premiers jours en hyperespace à récupérer des efforts consentis sur Geddino, et Tel’Ay était très impatient d’arriver sur Nal Hutta. Dibidel et Ro’Lay avaient besoin de lui. Mais au bout de trois jours, à la moitié de leur voyage, l’hyperdrive rendit l’âme.
Il y avait un bruit anormal parmi les ronronnements sourds et discrets des moteurs, mais comme ils étaient incapables d’en déceler la cause et encore moins d’y apporter une solution, ils avaient fait avec, espérant qu’il n’y aurait pas de conséquence.
Vœu pieux. Ils furent brutalement éjectés de l’hyperespace et le navire partit aussitôt en vrille, capté par l’attraction d’une planète aux tons pastels, avec une dominante blanc et vert. Le temps qu’ils viennent s’harnacher sur leurs sièges du poste de pilotage, la planète occupait la majeure partie du panorama au-delà du cockpit.
Aucun mot ne fut échangé, tandis que Kuun se mit à se battre avec les commandes pour redresser la course folle de l’engin endommagé. Dès qu’il y fut parvenu, et alors qu’ils commençaient à respirer, des explosions de bruit et de lumière retentirent autour de la carlingue.
– Mais…on nous prend pour cible, ma parole, dit Kuun, désabusé.
– Ça aurait pu être pire, maugréa Tel’Ay, on a eu le temps de prendre notre petit déjeuner. Si nous sommes pulvérisés, ce sera le ventre plein.
– C’est fou comme ça me remonte le moral. T’as d’autres âneries dans le même genre à me sortir ?
Tel’Ay ne répondit pas et scruta les senseurs, exercice auquel il s’était livré avec beaucoup d’application ces trois derniers jours. Il avait beau détester les joujoux technologiques, il commençait à admettre que leur compréhension était tout vitale.
– Notre assaillant est au-dessus de nous, sur bâbord, reprit-il. Il ne semble pas vouloir quitter les couches supérieures de l’atmosphère.
– Et nous sommes déjà hors de sa portée, ajouta Kuun en constatant que les explosions se faisaient de plus en plus lointaines.
Il reprit tant bien que mal le contrôle de l’appareil, et Tel’Ay le guida de son mieux. Une vaste portion de la planète était recouverte d’un océan nacré, et le Skelor repéra la terre ferme et des signes de vie.
– On risque de tomber de Charybde en Scylla, fit remarquer Kuun en se dirigeant vers le point indiqué par son compagnon.
– En effet. Mais si nous tombons sur les petits copains de ceux qui nous viennent de nous canarder, je préfère me battre au sol, sabrolaser à la main, que dans la mer.
– Ne te plains pas, toi au moins tu es amphibien. Moi, je ne sais même pas nager…

La valse des explosions reprit, en provenance du sol, cette fois-ci. N’ayant aucun dieu à prier pour leur salut, ils serrèrent les dents, et espérèrent pouvoir atterrir avant d’être réduits en miettes. Ils avaient presque réussi quand un coup de blaster vint s’écraser sur leur navire, avec la force d’un coup de marteau géant. La coque résista. Kuun ralentit, pour que les moteurs d’appoint prennent le relais et leur permettent de se poser. Aucun de ces moteurs ne répondit côté tribord, et le vaisseau se retourna brusquement sur lui-même, avant de s’écraser dans les eaux, à quelques dizaines de mètres seulement d’une plage de sable blanc.
Harnachés dans leurs sièges, la tête en bas, ils s’extirpèrent de leurs sièges maladroitement. Tel’Ay voulut déclencher l’ouverture de l’écoutille supérieure et fut arrêté à temps par Kuun.
– Bougre de crétin, réfléchis un peu ! le rabroua-t-il. Le haut du vaisseau est sous nos pieds ! Ouvre la soute !
La rampe de la soute commençait à peine à s’ouvrir paresseusement qu’une voix féminine leur parvint de l’extérieur :
– Vous allez bien, mes frères ? Je suis ravi de vous voir. Je craignais que ma demande de renforts ne soit pas parvenue au Temple ! dit-elle en leur tendant la main pour les aider à s’extraire de la carlingue qui s’enfonçait lentement dans les eaux.
Humaine, musclée, la trentaine. De longs cheveux noirs en bataille, des yeux verts. Des traits avenants, illuminés par un sourire. Des formes opulentes mal dissimulées par une tunique dans les tons ocres. Indubitablement Jedi.

***

La petite créature encapuchonnée traversa la grande place d’un pas pressé. Personne ne faisait attention à elle. Il neigeait beaucoup. La place centrale de Kil’lian, capitale de TionSee, noire de monde comme à l’accoutumée, n’était qu’un vaste bourbier. Personne ne remarqua que les pieds de l’être ne s’enfonçaient pas dans les flaques boueuses, comme s’ils ne faisaient que les effleurer.
Tous les sens en éveil, maître Yoda remontait la piste, en suivant le fil ténu de la trace laissée dans la Force par les deux mystérieux utilisateurs de sabrolasers. Dans la cantina où les deux êtres s’étaient débarrassés des Togoriens, les derniers doutes qui subsistaient se dissipèrent. La Force avait été à l’œuvre ici…le Côté Obscur était presque palpable.
Les craintes formulées sur Coruscant prenaient corps. Tout le conduisait à des êtres formés aux arts Jedi et qui utilisaient le Côté Obscur de la Force. Restait à savoir s’il s’agissait de Jedi dévoyés, ou d’êtres issus du Côté Obscur. A ce stade, Yoda ne pouvait se prononcer. Le souvenir des Sith se perdait peu à peu dans la mémoire de l’Ordre, mais pour lui, qui était né à peine une centaine d’années après la bataille de Ruusan, leur mention était encore monnaie courante par ses professeurs, qui avaient vécu ces sombres événements.
Il lui semblait bien peu probable que des Sith aient survécu. La logique voulait qu’il s’agisse de Jedi. Mais il savait également que la logique ne tenait pas une place énorme dans un univers régi par la Force.
Il regagna son vaisseau, fit son rapport holo au Temple, et décolla. Direction Geddino, où la traque reprendrait.

***

Tel’Ay et Kuun, vêtus de combinaisons et de capes noires, ne ressemblaient pas à des Jedi, au niveau vestimentaire. Durkiga Stilon, la Jedi venue à leur rencontre, n’y prêta pas attention : il existait des exceptions à cette règle, souvent pour raisons culturelles. Quelques écoles Jedi, de moins en moins nombreuses, existaient en-dehors du Temple sur Coruscant. Durkiga pensa que Tel’Ay et Kuun avaient été formés dans l’une d’elle. Ils ne firent rien pour la détromper.
Leur problématique était simple : fuir le plus vite possible. De plus, il était impossible de laisser vivre cette Jedi, leur sécurité en dépendait. Seul hic : leur vaisseau avait achevé de couler et reposait désormais par cinq mètres de fond.
Profitant du quiproquo, ils la convainquirent qu’ils étaient en mission pour l’Ordre et qu’ils devaient repartir sur-le-champ. Malheureusement pour eux, Durkiga menait une guerre ici – Icksimma était le nom de la planète, comme ils ne tardèrent pas l’apprendre – et n’avait pas de petit transporteur à leur fournir. Ils durent se résigner : ils ne pourraient quitter la planète que lorsque leur vaisseau serait réparé. Ils allaient donc devoir jouer leur rôle de Jedi.
– Bon, quel est le problème sur Ekzima ? demanda Tel’Ay, résigné.
– Icksimma, corrigea Durkiga. L’autorité du gouvernement légitime est mise à mal par une rébellion. En gros, disons que les dirigeants sont des urbains et qu’ils dépendent des ruraux. Ces derniers estiment être spoliés et exploités, et ont déclenché une guerre civile.
– Vous n’avez pas tenu une table ronde avec tous les belligérants ? demanda Kuun avec un sourire enjôleur.
– J’ai essayé pendant des semaines, mais les rebelles ne veulent rien entendre. Ils sont décidés à aller au bout, avec tous les dégâts collatéraux qui iront de pair.
– Faites tuer les chefs et votre problème sera résolu, lança Tel’Ay.
– Pardon ?
– Euh, en dernier recours, je veux dire…si vous n’arrivez pas à les capturer. Chaque seconde de conflit supplémentaire envenime la situation. Tant que la guerre subsiste, les rancœurs augmentent.
– Vous parlez d’or, mon frère. Mais cette idée de meurtre ou de capture me répugne assez, je dois l’admettre. J’espère que les rebelles vont se rendre compte de leur erreur et du mal qu’ils font.
– Et si ce n’est pas le cas ? demanda Kuun.
– Franchement, je ne sais pas. Je suis une diplomate, pas une guerrière. Je ne suis pas qualifiée pour mener un conflit de cette manière, d’où ma demande de renfort auprès de l’Ordre.
– Pourtant, vous dites que vous menez la guerre ?
– Si on veut. En fait, je mène les troupes qui protègent la capitale. Même si j’ai conscience que ce n’est qu’un pis-aller. Je n’ai pas la solution du problème…je ne peux qu’essayer de limiter les pertes en vie.
– Pour ma part, je préconise que nous adoptions un profil plus agressif. La défense est certes le premier précepte, pour nous autres Jedi – en prononçant ces mots, Tel’Ay espéra que le ton employé n’était pas trop ironique. Mais nous devons passer au deuxième stade, celui de l’attaque préventive.
– Vous avez déjà eu affaire à ce genre de situation, visiblement. Je vous en prie, prenez la main, je me range volontiers sous vos ordres.
– Très bien, soupira Tel’Ay, voyons ce que nous pouvons faire. Pouvez-vous donner des ordres pour que notre vaisseau soit réparé ?
– Bien sûr, répondit Durkiga en sortant son comlink.
Kuun détourna la tête rapidement – trop – quand Tel’Ay le surprit à déshabiller la Jedi du regard.

Elle les fit monter à bord de son landspeeder et les mena vers les anciens faubourgs de la ville, spectacle de ruines, parfois encore fumantes. Quelques pans de mur avaient résisté aux assauts violents. Partout la même vision de désolation et de destructions. Une odeur persistante de brûlé leur attaqua la gorge, tandis qu’elle les mena dans la ville même, ceinte d’antiques remparts de pierre.
Ils rejoignirent le quartier général, pièce chiche et tout en longueur à l’intérieur même du rempart. Une dizaine d’hommes, un hologramme de la vallée avoisinante en temps réel, et de petites silhouettes holographiques qui donnaient et recevaient des ordres : tel fut le tableau qu’ils découvrirent en arrivant.
Après avoir été brièvement saluée par ses hommes épuisés, qui ne firent que hocher la tête en direction des nouveaux venus, elle leur présenta la situation icksimati.
– Les forces des Loyalistes et des Sécessionnistes se valent : il y a quelques milliers de combattants de chaque côté. Niveau armement, il n’y a rien de plus lourd que quelques lance-missiles et surtout des tanks. Quasiment tous les combattants ont des blasters. Les Loyalistes ont un croiseur en orbite, mais les Sécessionnistes se sont emparé du canon-blaster, situé de l’autre côté des collines, ce qui leur permet de tenir le croiseur à distance.
– Nous avons rencontré les deux, ma chère, précisa Kuun en arborant un sourire éblouissant.
Tel’Ay n’était pas un spécialiste des expressions faciales humaines, mais il connaissait bien son ami : s’il n’y mettait pas bon ordre rapidement, les choses risquaient de dégénérer. Selon lui, Kuun était d’autant plus ridicule que la Jedi s’en tenait à un formalisme strict : elle ne semblait avoir en tête que la résolution du conflit en cours.
– Mon général, j’ai des nouvelles, annonça un soldat dépareillé, arrivé en courant vers eux. Les nouvelles se confirment : les forces des Sécessionnistes se mettent en branle. D’après nos espions, ils veulent en finir.

***

Meros V. Officiellement, Séis méditait, dans un cratère bouillonnant de lave, comme de juste. Une fois de plus, il avait subi une remontrance de la part de Maal Gami, qui l’avait « accusé » de ne pas prendre ses devoirs de Sith suffisamment au sérieux. De ne pas chercher à affiner sa connexion à la Force.
Séis avait présenté une expression contrite, alors qu’il jubilait intérieurement. Grâce aux enseignements de la voix dans sa tête, il explorait des voies de la Force qui resteraient à jamais fermées au Maître de la Confrérie. Depuis peu, cette voix avait d’ailleurs un nom : la personne qui le contactait lui avait dit s’appeler Dark Omberius, et revendiquait le titre de seul véritable Maître Sith.
Séis l’avait cru, car ses conseils s’étaient toujours avérés judicieux jusque-là, et son aide précieuse lorsqu’il avait éliminé les successeurs désignés de Maal Gami. Ce jour-là, alors qu’il était assis en position du lotus dans son cratère, Dark Omberius lui donna la clé de la suprématie sur Maal Gami, lors d’une conversation « mentale ».
– Mes recherches sur ton Ordre et ton maître ont porté leurs fruits, jeune Séis. Je suis parvenu à reconstituer l’histoire de Maal Taniet, le fondateur de la Confrérie à laquelle tu appartiens. Tu as beaucoup de chance, car ce que je vais t’apprendre va définitivement asseoir ta supériorité sur tes soi-disant pairs.
– Je suis tout ouïe, mon maître.

– Maal Taniet a vécu aux temps de la création de la Confrérie des Ténèbres par le seigneur Kaan, il y a six cent ans environ. Il en a même fait partie un moment, avant de la quitter, dégoûté par le fait que l’organisation était chaotique, avec sa pléthore de Sith portant le titre de Seigneurs Noirs. Ce qui va t’intéresser, c’est qu’il n’est parti les mains vides : en plus d’avoir emmené deux autres Sith avec lui comme élèves, il possédait un artefact Sith. Le Gant de Vèntorqis.
– Vous en êtes sûr, mon maître ? Je n’ai jamais entendu parler de cela.
– Douterais-tu déjà de moi, après tout ce que tu as appris grâce à moi ?
– Non, bien sûr, mon maître ! Qu’en est-il de ce Gant ?
– C’est un de ces nombreux artefacts Sith qui ont été créés à travers les siècles. Maal Taniet en était le gardien. La légende veut que celui qui le porte devienne invincible.

– Et quelle est la part de vérité contenue dans cette légende, mon maître ?
– Petite, une fois les affabulations et exagérations mises de côté. Mes informations sont fiables et indiquent que le Gant de Vèntorqis permet de canaliser la Force dans une certaine mesure. La puissance ainsi récoltée peut être utilisée par son détenteur comme bon lui semble. Es-tu prêt à t’affranchir enfin de la tutelle de ton vieux maître ?
– Je n’attends que cela depuis des années, mon maître ! Ordonnez et j’obéirais !
– Bien. dans ce cas, écoute-moi attentivement : les pouvoirs que je t’ai enseigné te permettent de te rendre invisible dans la Force. Grâce à eux, tu vas pouvoir t’emparer du Gant sans que quiconque s’en aperçoive. Il te donnera une puissance suffisante pour vaincre Maal Gami, et anéantir tous ses pitoyables élèves. Je te l’ai déjà dit et je te le répète, tu vaux beaucoup mieux qu’eux : le simple fait que nous avons réussi à établir une communication à travers la Force le prouve. Une fois que tu les aura tous exterminés, tu me rejoindras et je commencerais à te former dans la vraie voie des Sith, dans laquelle tu me succéderas le moment venu.
– Merci, mon maître. Je suis votre serviteur zélé.
– Et maintenant, va, mon apprenti. Va leur montrer à tous la vraie nature du Côté Obscur !
– Avec joie, mon maître.


***

Tel’Ay et Kuun tinrent un rapide conseil de guerre avec Durkiga Stilon et ses généraux. Ils eurent vite la confirmation qu’elle n’y connaissait pas grand-chose en matière de guerre. Ses aides, bien que vétérans, n’avaient pas l’air de s’y connaître beaucoup plus, sauf en logistique. Tel’Ay, comme tout Tanietien qui se respectait, craignait les Jedi : ils étaient puissants et intelligents, et il en avait un exemple type sous les yeux. Cette Stilon, bien que novice en stratégie, avait su s’entourer de personnes qui palliaient à ses propres carences. Le fait qu’elle reconnaisse ses limites et soit capable de les surmonter par d’autres moyens faisait qu’il ne fallait pas la sous-estimer.
Tel’Ay était par contre très déçu par Kuun, qui semblait avoir radicalement changé depuis qu’ils avaient rencontré la Jedi : c’était comme s’il ne pensait plus qu’avec ses hormones. De graves ennuis pouvant éventuellement en découler, il lui faudrait le tenir sérieusement à l’œil.

Lors de ce conseil de guerre, les stratégies décrites furent tout à fait classiques : les mieux armés allaient l’emporter, d’après ce que les deux Sith entendirent. Le problème étant que d’après Stilon et ses généraux, les forces en présence s’équilibraient.
Bien que l’ennemi fut en route, Tel’Ay prit le temps de redéfinir le rôle des soldats et élabora une nouvelle stratégie, malheureusement grossière car il ne pouvait se permettre de faire durer cette réunion plus d’une demi-heure. Quand les Sécessionnistes apparurent, deux heures plus tard, et avancèrent vers la ville, ils étaient prêts à les recevoir.

A première vue, la position des Loyalistes était précaire, car la capitale qu’ils défendaient se trouvait au fond d’une vallée cernée de hautes collines, par laquelle l’ennemi arrivait. Derrière la ville se trouvait l’embouchure d’un vaste estuaire, qui débouchait sur l’océan, mais Stilon et ses généraux affirmèrent que les Sécessionnistes ne disposaient pas de flotte de guerre. La précarité venait du fait que les Loyalistes n’avaient pas de quoi faire évacuer la ville si celle-ci se retrouvait investie. Ils n’avaient qu’une option : vaincre ou mourir.
Les faubourgs de la capitale, dont Tel’Ay n’avait même pas demandé le nom, avaient été ravagés par les batailles précédentes. Y cacher des hommes avait été la première idée de Tel’Ay, mais ils auraient été trop vulnérables. Ils auraient pu retarder l’avancée ennemie, ce qui aurait pu s’avérer précieux, mais y seraient certainement tous restés. A vrai dire, cela n’aurait pas dérangé Tel’Ay, qui se moquait éperdument du conflit en cours, mais il lui fallait donner le change à Durkiga Stilon et jouer son rôle de Jedi, le temps que leur transporteur soit remis en état. Sa stratégie devait donc être dévastatrice pour l’ennemi, mais devait épargner le plus de vies loyalistes.
Une rangée de tanks était disposée au pied des remparts, à l’abri derrière le champ de force qui protégeait la ville. Ce dernier monopolisait toutes les ressources énergétiques disponibles, et fut activé dès que le premier ennemi fut en vue. D’après les estimations de Durkiga Stilon, il ne tiendrait qu’une demi-heure au grand maximum : trop de relais et de centrales énergétiques avaient été détruits lors des affrontements précédents. Les tanks pouvaient tirer à travers, leur système d’armement étant réglé sur sa fréquence.

Les tanks ennemis, qui composaient la première ligne de bataille, descendirent les hautes collines en ravageant les restes chaotiques de l’enchevêtrement végétal. Tel’Ay et Kuun étaient en embuscade en haut d’une colline, avec deux éclaireurs, cachés sous une couverture de camouflage.
Les tanks commencèrent à tirer, et leur défilement dura plus de cinq minutes : il y en avait des centaines. Derrière eux s’avançait une cavalerie hétéroclite, montée sur des véhicules à répulseurs et même de rares montures animales ressemblant vaguement à des Tauntauns, à la fourrure ocre. Enfin, la dernière ligne de front se composait de milliers de fantassins.

Tel’Ay et Kuun entrèrent en action alors que les derniers tanks franchissaient la crête. Chacun d’eux posa une main sur la tête de l’éclaireur qui l’accompagnait et le plongea en catatonie. Puis ils absorbèrent leur âme, qu’ils reconvertirent en puissance brute. Désormais au-delà de leur meilleure forme, ils pouvaient entrer en guerre.
Durkina Stilon défaillit quand les deux éclaireurs moururent. Luttant pour rester debout, malgré ses jambes qui s’étaient mises à trembler, elle sentit son cœur se serrer. Reprends-toi, ma fille, ce n’est pas le moment de craquer, se sermonna-t-elle in petto. Elle mit cette défaillance momentanée sur le compte du stress de l’assaut.
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Messagepar Minos » Jeu 15 Mar 2007 - 15:33   Sujet: 

Et voici la suite et fin du chapitre ! Bonne lecture !

Tel’Ay bondit de sa cachette et se jeta vers le tank le plus proche, sabrolaser allumé à la main. Un nouveau saut et il surplomba l’écoutille du tank. Sa lame balaya horizontalement l’écoutille, qui se détacha dans un grésillement d’agonie. il se laissa tomber à l’intérieur et fit face aux rebelles éberlués. Les tuer fut un jeu d’enfant, quelques moulinets de sabre suffirent.
Il écarta les cadavres, s’installa aux commandes et fit faire demi-tour au massif engin de mort. Logiquement, Kuun devait en être au même stade. Sitôt la réunion terminée, tous deux avaient subi une très rapide formation au maniement des tanks.
Ils franchirent à nouveau la crête et se mirent à ouvrir le feu sur la cavalerie légère. Elle s’égaya rapidement, paniquée. Tandis qu’ils faisaient des ravages dans leurs rangs, la désorganisation s’accentua. Certains des landspeeders firent demi-tour et tentèrent de fuir, écrasant pour le compte les fantassins, qui ne savaient de leur côté plus quoi faire.
Les comlinks dont Durkiga Stilon les avait pourvu et qu’ils portaient épinglés à l’épaule bipèrent, et la voix de la Jedi retentit :
– Faites attention, certains ont compris. Des tanks font demi-tour pour vous intercepter.
– Reçu, répondirent presque simultanément les Sith, qui retournèrent à leur tour leur engin pour faire face à la crête. Ils mirent les canons en position et attendirent que les tanks surgissent, prêts à les désintégrer et espérant en surprendre quelques-uns.
Le tank de Tel’Ay trembla sous le coup d’une explosion. A la deuxième, une console explosa derrière lui et un câble tranché cracha de la fumée en sifflant.
Lance-missiles, pensa-t-il. Il va falloir faire vite…
Quand un tank apparut enfin, Tel’Ay avait déjà verrouillé ses armes dessus : grâce à la Force, il connaissait à l’avance l’endroit précis où il allait surgir. Il décocha plusieurs tirs d’affilée. Mais quand un troisième missile s’abattit sur son engin, ses armes furent rendues inopérantes. Il sortit rapidement du tank inutilisable et courut se cacher dans les broussailles enchevêtrées. Le tank qu’il avait visé n’avait pas explosé, mais il vit que son équipage en sortait, accompagné de volutes de fumées noires s’échappant de l’écoutille. Un de moins.
Il cria dans son comlink pour se faire entendre :
– C’est le moment, Durkiga ! Faites avancer vos tanks pour les appâter ! Il faut qu’ils continuent à descendre vers la ville.
– Bien reçu, Abron, répondit-elle en utilisant le faux nom qu’il lui avait donné.
Un autre coup d’œil lui apprit que Kuun avait eu plus de chance que lui : les restes d’un tank fumaient et un deuxième n’allait pas tarder à faire de même. Mais ce serait le dernier que pourrait abattre Kuun, car une dizaine de nouveaux tanks apparurent.
Le laissant à son sort, Tel’Ay repéra le tireur de missiles, qui s’apprêtait à tirer sur la position de Kuun. Le lance-missiles s’arracha de lui-même de es mains et vint s’arrêter dans celles de Tel’Ay. Il fit également léviter vers lui la caisse de missiles posée près du tireur. Il en restait une douzaine, et il les utilisa tous. Un missile devant lui, sur les tanks, le suivant derrière, sur la cavalerie, puis à nouveau devant, etc.
Une minute plus tard, après avoir utilisé toutes ses munitions, il se mit à nouveau à l’abri.
– Kuun ? reprit-il dans son comlink.
– Je te vois, Tel’Ay, je suis caché non loin.
– Parfait. Stilon, vous êtes toujours là ?
– Je vous reçois haut et clair, Abron !
– Bien. Le moment est venu : enclenchez la surprise !
– Bien reçu, c’est parti.
Ils n’avaient plus qu’à attendre, et Tel’Ay espéra que l’idée qu’il avait émise lors de la réunion allait fonctionner. Sinon, la ville serait perdue, et eux ne vaudraient pas beaucoup mieux.

Les tanks sécessionnistes dévalaient les pentes des collines, refermant l’étau sur la capitale. Ceux des loyalistes s’avançaient lentement, s’offrant en cibles.
Les collines s’embrasèrent, dans un maelström d’explosions assourdissantes. Des morceaux de tanks jaillirent, boules de métal en fusion, et s’éparpillèrent partout, provoquant des débuts d’incendie dans les broussailles sèches.
Macrojumelles aux yeux, Durkiga Stilon soupira de soulagement : ils avaient gagné ! la majeure partie des tanks ennemis n’était plus que des carcasses métalliques, noirâtres et fumantes. Elle donna ordre à ses propres tanks « d’escorter » les survivants, sans leur tirer dessus. Juste pour s’assurer qu’ils fuient. Ce qu’ils firent.
Le plan que le Skelor avait élaboré lui avait paru extrêmement dangereux quand il l’avait expliqué : c’était un quitte ou double, sans garantie de succès. Il avait ordonné de fabriquer des bombes artisanales avec les cellules énergétiques des blasters à leur disposition. Les spécialistes qu’ils avaient pu dégotter pour les faire n’étaient pas certains que les bombes suffiraient à éventrer les tanks, mais c’était la meilleure idée que Tel’Ay ait eu, dans l’optique de préserver la vie des Loyalistes. Si le plan fonctionnait, l’ennemi perdrait la guerre car n’aurait plus de véhicules lourds. Si les bombes ne s’avéraient pas assez puissantes, en revanche, les Sécessionnistes n’auraient plus qu’à attendre que le champ de force s’abaisse, faute d’énergie, après avoir détruit les tanks qui gardaient la ville. Les remparts franchis, ils auraient fait face aux fantassins loyalistes, dont bien peu auraient eu une arme en état de fonctionner.

Tel’Ay retrouva Kuun. Il leur fallut deux heures pour se frayer un chemin jusqu’à la ville. Ils le firent en silence. Pas de réjouissances ni de félicitations. Ils n’avaient pas que cela à faire : leur but était toujours le même, quitter cette planète le plus vite possible. Ils n’avaient rien à y faire, et toute seconde passée en présence de la Jedi augmentait le danger pour eux.

En arrivant à la ville, ils furent portés en triomphe par leurs hommes, et amenés auprès d’une Durkiga Stilon rayonnante. Elle prit Tel’Ay dans ses bras et échangea un furtif baiser avec Kuun, surpris et ravi sur le coup. Cela n’échappa pas à Tel’Ay.
La bonne nouvelle fut que leur navire avait été remis en état pendant la bataille. C’était la première question que Tel’Ay avait posé à Durkiga, et la réponse le remplit d’aise. Sur son insistance, elle les escorta jusqu’à l’atelier de maintenance où il se trouvait, lentement car ils devaient se frayer un chemin parmi la foule en liesse et qui ne cessait de les féliciter et de leur taper dans le dos. Ils étaient des héros, ce qui ne leur faisait ni chaud ni froid. Tel’Ay et Kuun parce qu’ils avaient une mission à accomplir, et Durkiga parce que son équanimité Jedi avait vite repris le dessus sur l’enthousiasme spontané qu’elle avait d’abord manifesté.

Arrivés à l’atelier, les deux Sith remercièrent brièvement les ingénieurs et demandèrent à être seuls avec la Jedi. La porte refermée, ils s’imprégnèrent du silence bienfaisant qui régnait.
Tel’Ay et Kuun s’avancèrent vers Durkiga. Ils souriaient. Elle aussi. Ils tendirent les mains vers elle, comme pour la prendre dans leurs bras. Des éclairs blancs et bleus jaillirent de leurs doigts et s’abattirent sur la Jedi, qui n’avait rien vu venir. Une expression d’horreur déforma son visage, tandis que les deux Sith, impitoyables, continuaient à bombarder son corps. Elle s’écroula à genoux. Du sang se mit à couler de son nez. Ses yeux exprimaient une seule question : pourquoi ?
Elle n’eut jamais la réponse. Quelques secondes plus tard, les restes noircis et fumants de Durkiga Stilon gisaient sur le sol de l’atelier. La dernière vision qu’elle emporta dans la mort fut le sourire narquois de Kuun Hadgard.
Ils embarquèrent le corps à bord : ils s’en débarrasseraient en orbite. Ainsi, personne ne saurait comment elle était morte. Ils enclenchèrent les moteurs et décollèrent. Cette fois, leur prochain arrêt, si la Force le voulait, serait Nal Hutta. Ils avaient la famille de Tel’Ay à retrouver, avant de partir à la recherche des holocrons pour le compte de Maal Gami.
Modifié en dernier par Minos le Jeu 15 Mar 2007 - 16:52, modifié 1 fois.
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Messagepar Den » Jeu 15 Mar 2007 - 15:43   Sujet: 

Un chapitre 9 vraiment exceptionnel nous est offert là! Décidément, tu as du prendre beaucoup de plaisir lors de l'élaboration de cette partie! ça se sent! Tu as réussi à retranscrir un Yoda excellent! Ton ordre Sith est vraiment des plus plaisant tout comme ta façon d'écrire!
La famille de Tel'Ay se trouve donc sur Nal Hutta... intéressant! La quête de Tel'Ay semble loin de s'achever! La recherche de l'Holocron pour Maal Gami semble être un peu repoussée!
Je vais donc résumer mes impressions en une seule phrase:
C'est géniaaaaaaaaaaal! :x

Den, qui attend avec impatience la suite :wink:
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Messagepar Minos » Jeu 15 Mar 2007 - 15:51   Sujet: 

Merci l'ami !

Oui, c'était très plaisant à écrire, avec deux choses difficiles dont je ne suis pas coutumier : étoffer l'intrigue en présentant des scènes faisant intervenir d'autres personnages que les héros...et la bataille de la fin. Une bataille, c'est pas simple à écrire, et encore plus à retranscrire.

Diable, tu veux déjà la suite ! Bon, je vais voir ce que je peux tirer des deux phrases qui composent le chapitre 10 actuellement ! :lol:
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Messagepar Notsil » Jeu 15 Mar 2007 - 17:35   Sujet: 

Super chapitre ^^
La bataille est bien menée, et en plus ils dupent complètement la Jedi, joli ^^
"Qui se soumet n'est pas toujours faible." Kushiel.

Novembre approche...
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Messagepar Titi77 » Jeu 15 Mar 2007 - 22:39   Sujet: 

Snif, pauvre Jedi ....

Un point négatif à mon avis : Yoda. Le fait que dans la prélo il ne fasse que parler de cette manière ne doit pas obligatoirement être retranscrit. Si je me souviens bien, dans la TO il alterne un peu les constructions. Je sais je pinaille mais c'est vraiment dur à lire... (Et puis Vandar Tokare parle normalement dans KOTOR1 - pas dans le 2 malheureusement ...)

Sinon c'est super ! Gageons que Nal Hutta leur réserve de sacrées surprises (idem pour ce fameux gant, la traque des Jedi et ces fichus holocrons qui font l'arlésienne) :lol:
"And gradually their bittersweet laughter floated from the wooden table [...], up, ever up into stars too numerous to count [...], vectoring out across space and time, as if destined to be heard in galaxies far, far away..."
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Messagepar Minos » Jeu 15 Mar 2007 - 22:50   Sujet: 

merci pour le comm, Titi77 !

C'est vrai que pour Yoda, c'est délicat. J'ai essayé de me dépatouiller comme je pouvais, mais c'est loin d'être évident. Je tacherais de faire mieux au prochain chapitre, car il y apparait encore plus :wink:
D'un autre côté, je ne peux pas ne pas le faire parler ainsi, c'est sa "marque de fabrique". Si je le fais parler normalement, c'est pas Yoda!
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Messagepar Titi77 » Ven 16 Mar 2007 - 0:18   Sujet: 

Si tu peux essayer d'alterner un peu. Par exemple une phrase importante en Yoda, les autres normales, ...
Oui c'est dur je le reconnais mais tu as voulu utiliser un Yoda, faut le faire maintenant ! ;)
"And gradually their bittersweet laughter floated from the wooden table [...], up, ever up into stars too numerous to count [...], vectoring out across space and time, as if destined to be heard in galaxies far, far away..."
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Messagepar Den » Ven 16 Mar 2007 - 7:18   Sujet: 

Personnellement, je suis pour du..."Yoda" tout le temps! Après tout c'est ça façon de parler :o
C'est sa marque de fabrique comme le dit si bien Minos!
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Messagepar Notsil » Ven 16 Mar 2007 - 10:07   Sujet: 

Yep, je suis d'accord avec toi...
La façon dont parle Yoda ne m'a pas choquée. En même temps, il ne fait pas des discours de 10 lignes...donc son parler passe très bien.
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Messagepar Minos » Ven 16 Mar 2007 - 14:26   Sujet: 

OK, merci pour les avis. Comme je disais, je suis "obligé" de faire parler le "Yoda" à Yoda (logique :roll: ). Maintenant, c'est clair que c'est délicat à gérer pour ne pas être incompréhensible.
Je viens de relire les phrases où je le fais intervenir, et en fin de compte je suis satisfait de son langage :P
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Messagepar Jet d'ail » Lun 19 Mar 2007 - 13:28   Sujet: 

Superbe partie! Je dirais deux fois mieux que le debut.
Belle surprise que l'apparition de Yoda, mais on s'en doutait un peu avec la prémonition de Tel'Ay.

Les tanietiens se retrouvent dans un sacré étau avec d'une part les Jedi et d'autre part les Sith. Ca va faire mal!

Dommage pour la ptite Jedi elle avait l'air sympatique mais sa mort c'était du grand art :lol: De la pure fourberie Sith.

Pour Yoda, je suis aussi pour le yodaïsme :P
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Messagepar Minos » Lun 19 Mar 2007 - 22:29   Sujet: 

Jet d'ail a écrit:Superbe partie! Je dirais deux fois mieux que le debut.

:shock: Quoi, tu veux dire que le début était nul ? :lol:
Jet d'ail a écrit:Belle surprise que l'apparition de Yoda, mais on s'en doutait un peu avec la prémonition de Tel'Ay.

Il a un grand rôle dans le chapitre suivant...(faut pas que je me loupe, sur ce coup-là!)
Jet d'ail a écrit:Les tanietiens se retrouvent dans un sacré étau avec d'une part les Jedi et d'autre part les Sith. Ca va faire mal!

C'est clair. Coincés entre le marteau des Jedi et l'enclume des Sith, les Tanietiens peuvent-ils exister? Pour le moment, personne ne le sait...même pas moi ! :lol:
Jet d'ail a écrit:Dommage pour la ptite Jedi elle avait l'air sympatique mais sa mort c'était du grand art :lol: De la pure fourberie Sith.

Ecrire sa mort a été jouissif...je dois avoir un petit côté psychopathe refoulé :lol:
Jet d'ail a écrit:Pour Yoda, je suis aussi pour le yodaïsme :P

Rassure-toi, tu vas en avoir. Pour jeudi au pire, je poste le chapitre suivant :wink:
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Messagepar Den » Lun 19 Mar 2007 - 22:55   Sujet: 

Il a un grand rôle dans le chapitre suivant...(faut pas que je me loupe, sur ce coup-là!)
Sens la pression qui est sur tes épaules
C'est clair. Coincés entre le marteau des Jedi et l'enclume des Sith, les Tanietiens peuvent-ils exister? Pour le moment, personne ne le sait...même pas moi !
waho! lol En tout cas, j'adore leur philosophie au Tanietiens! elle ne peut se perdre!
Ecrire sa mort a été jouissif...je dois avoir un petit côté psychopathe refoulé
Alàlà, la vengeance hein!? ça peut nous mener loin :wink: oui, tu es un psychopathe Minos
Rassure-toi, tu vas en avoir. Pour jeudi au pire, je poste le chapitre suivant
cool
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Messagepar Notsil » Jeu 22 Mar 2007 - 1:32   Sujet: 

Ahah, c'est pour aujourd'hui alors !!!
Attention minos, on ne va pas te louper ^^
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Messagepar Minos » Jeu 22 Mar 2007 - 11:32   Sujet: 

Holà, holà, on se calme ! Quand je dis "jeudi", je ne pense pas à 00h01 mais plutôt à 23h59 :P

Allez, ne me loupez pas, voici la suite.

Chapitre 10 : le Maître Jedi

Yoda revenait d’un pas pressé vers son chasseur. Il était préoccupé : sur Geddino, il avait trouvé les mêmes empreintes dans la Force que sur TionSee.
Il s’installait aux commandes quand sa console de communication bipa. Il enclencha l’holo intégré au tableau de bord depuis peu, et l’image du maître Jedi Maddeus Oran Lijeril, l’air aussi préoccupé que lui, apparut devant ses yeux.
– Yoda, mon ami, où en êtes-vous ?
– Hum…Geddino je m’apprête à quitter. Toujours bonne est la piste que je remonte. La Force va me guider pour retrouver la trace de ses deux mystérieux individus.
– Ne vous donnez pas cette peine. D’après un rapport que je viens de recevoir, ils ont quitté Icksimma il y a quelques heures.
– Non loin de Geddino se trouve Icksimma, observa Yoda.
– Oui, c’est la raison de mon appel. En fait, nous avons reçu hier une demande d’aide de la Jedi Durkiga Stilon. Nous aurions du recevoir son message il y a une semaine, mais des impondérables ont retardé sa réception.
– Envenimée était la situation politique quand nous l’avons envoyé là-bas, il y a un mois.
– En effet, et son message d’hier indiquait qu’elle devait face à une véritable guerre, désormais.
– Hum…sur-le-champ je vais m’y rendre, dans ce cas.
– Ce n’est pas tout. Je viens enfin d’avoir une communication directe avec le gouverneur d’Icksimma : il affirme que deux Jedi, un humain et un être reptilien, tous deux armés de sabrolasers d’un orange flamboyant, se sont portés à leur secours et ont mené la bataille qui a vu la victoire des Loyalistes. Mais sitôt après, il ont décollé à bord de leur navire, avec Durkiga, sans un mot.
– Très étrange cela est, en effet. De visu je vais m’assurer de ce qui s’est passé. Et ajouter à mon enquête le sort de Durkiga Stilon je vais.
– Puissiez-vous retrouver mon ancienne padawan, maître Yoda.
– Seul l’avenir nous le dira. Que la Force soit avec vous, maître Lijeril. Yoda, terminé.
– Qu’elle vous accompagne aussi, maître Yoda…ainsi que Durkiga, murmura-t-il dans le vide, Yoda ayant déjà coupé la communication.
Yoda ne perdit pas de temps. Tandis qu’il filait vers les étoiles, il eut le pressentiment qu’il devait se presser. La piste était de plus en plus chaude : il ne faisait aucun doute qu’il se rapprochait de son but. Il décida de ne pas faire confiance aux caps préétablis dans son navordinateur et de le calculer lui-même.
Il irait au plus court, mais aussi au plus dangereux, en frôlant une supernova. Cela ne l’inquiéta pas une seconde : la Force était avec lui, elle lui indiquerait le chemin le plus rapide. Il comptait être sur Icksimma dès le lendemain. A ce rythme, il avait des chances de pouvoir intercepter ses cibles à leur escale suivante.

***

– Nous arrivons, murmura Kuun. Nal Hutta, le Glorieux Joyau, et sa lune, Nal Shaddaa, la lune des contrebandiers. Tu perçois ta famille, Tel’Ay ?
L’intéressé ne répondit pas. Il était assis à même le sol du poste de pilotage, en demi-lotus, les yeux clos. Plongé dans la Force, il lança des vrilles à travers elle, à la recherche des deux êtres les plus importants de son univers.
– Ils sont bien sur Nal Hutta, soupira-t-il, soulagé. Vas-y, on fonce !
– Impossible, vieux, rétorqua Kuun, penché sur la console de communications. Je reçois un message automatique disant que nous devons suivre un vecteur d’approche vers Nal Shaddaa. Apparemment, Nal Hutta est un territoire interdit. Si on n’obéit pas, tu peux être sûr qu’on va se retrouver avec une flotte au cul, et tu connais aussi bien que moi mes talents de pilote. On ne tiendrait pas une minute.
Tel’Ay ne répondit rien et lui lança un long regard assassin. Il finit par hocher la tête. Kuun marmonna un « désolé » et mit le cap sur la lune des contrebandiers.

***

Dès qu’il sortit de l’hyperespace, au large d’Icksimma, Yoda fut assailli par une sensation désagréable. Il prit contact avec les autorités et obtint aussitôt l’autorisation de se poser. Il rencontra un responsable local, qui ne lui apprit rien de plus que ce qu’il savait déjà. Tout s’éclaira pour lui quand il fut, sur son insistance, conduit au hangar où Durkiga était censée avoir embarquée avec les deux « Jedi ».
Sitôt entré, il sentit distinctement que le Côté Obscur avait œuvré là. Il s’immergea dans la Force intemporelle, à la recherche d’informations sur ce qui s’était passé. Il vit. Il vit Durkiga se faire massacrer à coups d’éclairs bleus jaillissant des doigts des deux êtres. Un humain, grand et roux, et un Skelor aux écailles blanchâtres. En voyant cette scène, les récits tenus par ses maîtres remontèrent à sa mémoire. Aucun doute n’était plus permis. Un mot, qu’il pensait appartenir au passé, jaillit dans son esprit et s’y imprima au fer rouge. Sith.
Il prit rapidement congé, après avoir informé son hôte du destin funeste de la Jedi Durkiga Stilon. Dès le début de cette mission, il savait qu’il finirait par rencontrer les deux êtres. Maintenant qu’il savait à qui il avait affaire, il n’avait plus une seconde à perdre : cette confrontation devait se faire le plus rapidement possible. Le terme de Sith avait toujours été synonyme de troubles à l’échelle galactique, par le passé. Au nom du bien commun, il devait éradiquer cette menace avant qu’elle ne se propage.
Yoda fit un bref rapport à l’Ordre, décolla et sonda la Force. Oui…la trace des deux Sith était très claire. Il remonta la piste jusqu’à la sentir disparaître, signe qu’ils étaient passés en hyperespace. Il étudia leur cap initial et le confronta à une carte du secteur. Tout laissait penser qu’ils se dirigeaient vers Nal Hutta.
En temps normal, il fallait trois jours pour aller d’Icksimma à Nal Hutta. Grâce à la Force, il pourrait diviser cette durée par deux. Et comme il n’avait que quelques heures de retard sur eux, il serait largement dans les temps pour les accueillir.

***

Kuun et Tel’Ay atterrirent sur l’astroport de Nal Shaddaa. Il se composait de plusieurs tours effilées munies d’aires d’envol, structures métalliques circulaires. Dès qu’un navire se posait, l’aire d’envol se rétractait à l’intérieur de la tour, dans un hangar.
Dès qu’ils eurent posé le pied à l’extérieur de leur vaisseau, ils furent accueillis par un petit contingent de gardes dépareillés, qui leur extorqua une taxe d’amarrage qui s’apparentait plus à une extorsion de fonds. Ils payèrent. Tel’Ay voulait se la jouer profil bas, le temps de savoir comment ils iraient sur Nal Hutta.
Ils empruntèrent un vaste ascenseur, qui les amena en bas de la tour. Celle-ci, construite sur une large plate-forme de duracier, surplombait le sol de quelques centaines de mètres, et le niveau sur lequel elle se trouvait était largement urbanisé. Ce n’était pas pour rien que certains surnommaient Nal Shaddaa la « petite Coruscant ».
Ils observèrent leur environnement. Les gratte-ciels semblaient engagés dans une course entre eux, dans une logique de démesure. Les sommets des plus hauts étaient cachés par une épaisse couche nuageuse. De larges avenues se dessinaient et se croisaient, sans la moindre courbe pour adoucir la rigueur du tracé urbain. Le gris métallisé semblait être la couleur de rigueur partout où leurs yeux se posèrent. La circulation était très dense, évoquant une infatigable fourmilière.
Ce fut Tel’Ay qui remarqua la créature le premier. Elle se tenait de l’autre côté de l’avenue, minuscule silhouette encapuchonnée dans une robe de bure qui lui fit instantanément penser à un Jedi. Il tenta de la sonder, mais ne perçut qu’une vague présence fuyante. L’être se cachait dans la Force. S’il en était capable, c’était qu’il la maîtrisait.

Yoda avait longuement réfléchi à cet affrontement. Ici, en plein espace Hutt, il n’avait théoriquement aucune autorité légitime pour traquer des criminels. Le simple fait qu’il soit reconnu risquait de déclencher une vive polémique, voire une crise diplomatique, entre les clans Hutts et la République. Et cela ne pouvait manquer de se produire : ses cinq cent années passées au service de l’Ordre avaient fait de lui le plus connu des Jedi.
Il avait vite balayé ces arguties diplomatiques et politiques : lutter contre les Sith était plus important que tout, sans aucune hésitation. La survie de la République était mise en balance, ainsi que le bien-être de tous les êtres pensants de la galaxie. Le reste n’était que futilités et querelles d’enfants.

Kuun repéra à son tour la créature. Lui et Tel’Ay restèrent figés, les yeux plantés sur elle. Une sensation étrange leur parcourut le corps…le calme avant la tempête, peut-être. Entre eux et la créature, l’avenue était bondée de landspeeders passant à pleine vitesse. Quand Yoda releva sa capuche, comme pour présenter ses traits à ses ennemis, les deux Sith surent aussitôt à qui ils avaient affaire.
Depuis bien des décennies, les exploits de ce Jedi quasi légendaire s’affichaient régulièrement à la une de tous les médias. Pour certains, il n’était rien moins que la personnification de l’Ordre Jedi : il ne fallait surtout pas se fier à ses soixante-six centimètres. Son visage lisse et ferme était empreint d’un mélange déroutant de détermination et de sérénité. Ses longs cheveux noirs peignés en arrière voletaient jusqu’à ses épaules. Ses yeux perçants brillaient de compassion et de force.
Pour Tel’Ay et Kuun, il représentait la mort. Ils avaient échoué. A partir du moment où l’Ordre Jedi était au courant de leur existence, il était évident qu’il mettrait tout en œuvre pour éradiquer la Confrérie Tanietienne. Ils avaient trahi la confiance de leur maître et de leurs condisciples.
Les deux Sith le virent empoigner lentement son sabrolaser, sans les quitter des yeux. Il activa la lame et sauta sur l’avenue.

Ils crurent qu’il allait se faire emporter par le flot furieux des landspeeders, et déchantèrent trois secondes plus tard. Presque trop vite pour que l’œil le suive, il bondit de landspeeder en landspeeder, et son dernier saut le précipita sur eux, sabrolaser prêt à frapper.
Oubliant tous leurs préceptes de prudence et de discrétion, ils obéirent tous deux au même réflexe et foudroyèrent Yoda d’éclairs de Force. Son sabrolaser en intercepta quelques-uns mais le gros de l’attaque l’atteignit. Il fut violemment projeté en arrière, vers le ballet mortel de la folle circulation routière.
Si Tel’Ay et Kuun crurent un instant qu’il allait y disparaître, ils en furent pour leurs frais. Il stoppa très vite son envol et atterrit doucement sur le sol, les pieds fermement ancrés au sol et les deux mains posées sur la poignée de son sabre vert.
Kuun se fendit de nouveaux éclairs, en s’ouvrant avec une rare intensité au Côté Obscur de la Force. Parfaitement prêt à les accueillir, cette fois-ci, le maître Jedi les dévia avec précision vers le ciel, à l’aide de mouvements si gracieux qu’il en parut nonchalant.
Tel’Ay attaqua à son tour : il projeta de la Force à l’état brut, tel un coup de marteau invisible. Cette fois, Yoda fut décollé du sol, percuta violemment la carrosserie d’un landspeeder et tomba à terre, face contre terre.
– Par la Force ! En voilà un qui est à la hauteur de sa réputation ! fit Kuun en haletant. Il a bien failli nous vaincre !
– Oui, il est….non, c’est impossible ! s’exclama Tel’Ay.
Devant leurs yeux incrédules, Yoda se releva, apparemment indemne.

– Cours ! cria Tel’Ay à Kuun en tournant les talons.
Kuun lui emboîta machinalement le pas. Il crut d’abord que Tel’Ay cédait à la panique, mais une sonde mentale discrète lui apprit que son compagnon avait un plan.
D’abord, Kuun crut que Tel’Ay voulait atteindre la tour de l’astroport, mais il en fit le tour. Jetant un coup d’œil derrière lui, le Corellien vit que le Jedi s’était lancé à leur poursuite…et se rapprochait, grâce à une vieille technique Jedi qui permettait de s’affranchir des limites physiques habituelles. Technique très gourmande en énergie, certes, mais efficace sur le court terme.
Quand Tel’Ay arriva au bord du niveau sur lequel ils se trouvaient, il ne ralentit pas et sauta dans le vide, vers les strates inférieures de la cité. Kuun pesta intérieurement contre la folie du Skelor mais franchit le parapet à sa suite.
Il s’ouvrit à la Force tout en regardant en bas, et vit qu’ils tombaient vers un couloir de circulation aérien réservé aux vaisseaux de grand tonnage. Ces mastodontes se mouvaient lentement. Il eut juste de temps d’en conclure que ce type de vaisseaux devait avoir son propre astroport à un niveau inférieur de la cité, avant d’aviser Tel’Ay qui incurvait légèrement sa trajectoire, tout en la freinant. Ils posèrent le pied sur un navire d’une centaine de long, aux formes arrondies, peut-être calamarien.
Tel’Ay reprit aussitôt sa course et Kuun entreprit de refaire son retard sur lui, quand il entendit le vrombissement caractéristique d’un sabrolaser dans son dos. Proche…trop proche. Il se retourna en empoignant son propre sabre…pour voir le petit sabre vert de Yoda voler vers lui à une vitesse impressionnante. Kuun fit un roulé-boulé pour l’éviter, mais trop tard. Le sabrolaser lui entailla le front dans toute sa largeur et le Sith poussa un grognement, plus de surprise que de douleur : la blessure était superficielle. Une odeur d’ozone et de chair grillée agressa ses narines.
Il se remit sur pied juste à temps pour faire face au Jedi, qui avait déjà récupéré son sabre. Leurs sabrolasers se heurtèrent avec violence et dans un grésillement suraigu. Aucun des deux adversaires ne semblait prêt à céder le moindre pouce de terrain, leurs pieds semblaient ancrés à la coque du croiseur.
Kuun s’aperçut vite que le maître Jedi était plus vif que lui, aussi mit-il toute sa force dans leurs premiers échanges de coups. Il dut vire déchanter : Yoda para toutes les attaques avec une force au moins égale à la sienne. Au contraire, ses propres bras se firent très vite lourds et tremblants. Une sueur froide l’envahit : il n’avait aucune chance face à un tel monstre !
Ils croisèrent le fer une dernière fois, et Yoda, d’un mouvement presque désinvolte, enroula sa lame autour de celle de Kuun. Celui-ci vit son sabrolaser voler dans les airs, et n’eut pas le temps de se remettre de la surprise d’être aussi facilement désarmé. Le maître Jedi bondit sur Kuun et lui asséna un coup violent à la tempe avec la garde de son arme. Le mouvement fut trop rapide pour que le Sith puisse le suivre des yeux. Il ne put rien faire pour l’esquiver. Il sombra dans l’inconscience avant même de chuter lourdement au « sol ».

Yoda posait à peine le pied sur la coque du vaisseau que des éclairs de Force s’abattirent sur lui, menaçant de déchiqueter son corps. Mais il n’était pas un maître Jedi pour rien. Tout en affrontant Kuun, il avait pris soin de laisser ses perceptions en éveil, sachant que le Corellien n’était pas le seul danger. Il fit rapidement fi de l’atroce douleur qui lui taraudait le corps et érigea un bouclier de Force autour de lui, afin d’atténuer les dégâts.
Il se retourna vers le Skelor, visiblement revenu pour sauver son compagnon. Une langue de feu bleue, plus précise que les autres, le priva de son sabrolaser, et il n’eut dès lors que ses mains pour se défendre. Il fit passer la Force dedans, instinctivement, et s’aperçut que les attaques du Sith rebondissaient dessus. La douleur était toujours là, mais à un niveau plus acceptable. Restait juste à savoir qui serait le plus endurant. Ce fut Tel’Ay qui baissa pavillon le premier.
Ils restèrent se dévisager de longues secondes, pendant lesquelles le sabrolaser de Yoda vint prendre place dans sa main tendue. Yoda ne sentit que de la détermination chez le Skelor. Pas une once de peur. Le Sith prit la parole.
– Pourquoi ne l’as-tu pas tué ?
– Un problème à court terme votre mort résoudrait. Mais les implications je dois appréhender, pour être certain qu’éradiquée soit la menace que vous représentez. Et pour cela, vivants toi et ton compagnon devez être quand je vous ramènerais au Temple Jedi.
– Je suis désolé pour toi, mais une telle option n’est pas envisageable. Kuun et moi mourrons plutôt que d’être capturés par un Jedi.
– Si tel est votre destin…
– Tu es impressionnant, Yoda. Je te connaissais par ouï-dire, mais n’imaginais pas que la réalité reflétait si fidèlement la légende. Il est clair que tu es plus fort que je ne le serais jamais, je serais fou de ne pas le voir.
– Quand cinq cent ans tu auras comme moi, au sommet de ta forme tu seras. Et si plus fort que toi je suis, l’issue de ce combat tu connais déjà. Pourquoi ne pas te rendre ?
– Parce que je ne peux pas me le permettre. J’ai une mission et je l’accomplirais, ou mourrais en tentant de la mener à bien. C’est ainsi et ni toi ni moi n’y pouvons rien. T’affronter fut un honneur, conclut Tel’Ay avant de se remettre en garde, sabrolaser allumé.
Yoda était perplexe, bien que serein quand à l’issue du combat. Ses adversaires ne ressemblaient guère à l’image des anciens Sith, telle qu’elle lui avait été décrite par ses professeurs. Ces deux-là utilisaient le Côté Obscur de la Force, pas le moindre doute là-dessus, mais sans y ajouter les émotions exacerbées et négatives qui allaient traditionnellement de pair avec. Il ne comprenait pas leurs buts et méthodes, et cela constituait une raison importante pour les livrer vivants au Temple Jedi.

Tel’Ay passa à l’attaque sans fioritures, frappant fort et juste, et utilisa toute l’étendue de sa vaste technique du combat au sabrolaser. Il le fit sans illusions. Il allait certainement perdre. Mais il allait jouer sa chance à fond, se donner toutes les chances de gagner, afin de n’avoir aucun remords, même en cas d’échec. Perdre contre plus fort que soi n’était pas une honte, au contraire : c’était le meilleur moyen de connaître ses limites. Et seuls ceux qui les connaissaient pouvaient espérer les dépasser.
Yoda para les trois premières attaques, avant de changer de tactique. Se déplaçant à une vitesse surnaturelle, il passa sous la garde de Tel’Ay et posa une main sur le ventre du Skelor. Il lança une décharge de Force qui désorganisa tout le corps de Tel’Ay. Celui-ci lâcha son sabrolaser et se mit à trembler de tous ses membres. Ses jambes refusèrent de le porter plus longtemps et il s’écroula, conscient mais paralysé.

Yoda éteignit son sabrolaser, soulagé : tout s’était bien passé, en fin de compte. Il n’avait plus qu’à placer ses deux adversaires – il avait du mal à penser à eux en terme d’ennemis – en transe Jedi pour être tranquille jusqu’à l’arrivée sur Coruscant. Ne lui restait plus qu’à résoudre le problème de les y emmener, souci ridicule au regard de ce qu’il avait fait jusque-là.
C’est à ce moment que d’étranges sensations l’envahirent, surgissant de nulle part : émanations de la Force, sans équivoque. Rédemption, souffrances et mort. Cette triptyque planait au-dessus des deux Sith, il la voyait presque. C’était comme un aperçu de leur destin, s’il les laissait continuer leur propre route.
En tant que Jedi, il servait le bien commun et défendait la paix. A ce titre, son devoir était clair, il devait ramener ces Sith sur Coruscant. Mais si la Force elle-même lui montrait un autre chemin pour eux, avait-il le droit de l’ignorer ?
Ce qui fit pencher la balance fut que Yoda perçut, d’une manière confuse mais certaine, que les deux autres ne représentaient pas un danger pour la galaxie. L’un est d’ores et déjà mort et l’autre errera longtemps dans les brumes de l’incertitude, se surprit-il à penser. Leur destin n’est pas de me suivre…
Comme allait-il pouvoir expliquer l’inexplicable à ses pairs Jedi ? Il l’ignorait. Interprétait-il correctement ce qu’il ressentait ? De cela, il était plus sûr, même si un des problèmes primordiaux, avec la Force, était d’interpréter justement ce qu’elle montrait parfois.
Sa décision prise, il soupira longuement. Il avait réussi, et échoué dans le même temps. Après un dernier regard pour ses victimes, il tourna les talons. Il devait retourner au Temple : de longues méditations l’attendaient pour comprendre ce qui s’était passé ce jour.
:)
Modifié en dernier par Minos le Jeu 22 Mar 2007 - 23:45, modifié 1 fois.
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Messagepar Notsil » Jeu 22 Mar 2007 - 13:41   Sujet: 

Un super chouette passage !
Pour une fois que les Jedi ont le dessus sans trop de difficultés ^^
Yoda est génial ^^ Et la fin tout aussi surprenante ^^

Bravo !
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Messagepar Minos » Jeu 22 Mar 2007 - 14:13   Sujet: 

Notsil a écrit:Un super chouette passage !

Merci ! ça été un grand plaisir à écrire !
Notsil a écrit:Pour une fois que les Jedi ont le dessus sans trop de difficultés ^^Yoda est génial ^^

Merci pour lui ! Comme dans l'histoire, il est âgé de 500 ans, je voulais le montrer dans la force de l'âge. Après, c'est le dosage qui est difficile à trouver : comme c'est Yoda et qu'il a déjà des centaines d'années d'expérience, pour moi c'est un perso qui "déchire" tout. En même temps, le danger était de le faire tomber dans la caricature. Si l'écueil est évité, je pousse un grand "ouf" de soulagement !
Notsil a écrit:Et la fin tout aussi surprenante ^^

Tu parles ! Une vraie fin de fainéant, avec un honteux deus ex machina, solution de facilité par excellence. Et le pire, c'est que j'en suis content ! :D
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Messagepar Den » Jeu 22 Mar 2007 - 17:29   Sujet: 

Et voilà un chapitre exceptionnel! Riche et intéressant à plus d'un niveau!
Du Yoda dans la force de l'âge! Un combat des plus incroyable! Une histoire des plus intéressante qui se bonnifie avec le temps! Je passe toujours un agréable moment à lire cette histoire! Les Tanietiens sont des personnages intéressant et probablement jouissifs à écrire :wink:
Tu parles ! Une vraie fin de fainéant, avec un honteux deus ex machina, solution de facilité par excellence. Et le pire, c'est que j'en suis content !
Fainéant va! T'as de la chance que cette fin soit géniale :o
Donc voilà que du bonheur à la lecture!
Bravo

Den :ange:
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Messagepar Jet d'ail » Jeu 22 Mar 2007 - 19:57   Sujet: 

Je rejoins l'avis de Notsil, ça fait du bien de voir un vrai Jedi. On nous sert trop souvent des Jedi tout juste compétant qui passe leur temps à nettoyer le sol avec leurs bures (vu qu'ils sont toujours au tapis :P).
Le déroulement du combat est intéressant et la fin plutôt surprenante.
Mais j'espère que l'apparition des Jedi ne va pas s'arrêter là sinon ça aurait pas beaucoup valu la peine de les faire intervenir :P

Bien vite la suite :D
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Messagepar Minos » Jeu 22 Mar 2007 - 20:13   Sujet: 

Jet d'ail a écrit:Je rejoins l'avis de Notsil, ça fait du bien de voir un vrai Jedi. On nous sert trop souvent des Jedi tout juste compétant qui passe leur temps à nettoyer le sol avec leurs bures (vu qu'ils sont toujours au tapis :P).

Entièrement d'accord !
Jet d'ail a écrit:Le déroulement du combat est intéressant et la fin plutôt surprenante.

Ravi que mes tours de passe-passe plaisent !
Jet d'ail a écrit:Mais j'espère que l'apparition des Jedi ne va pas s'arrêter là sinon ça aurait pas beaucoup valu la peine de les faire intervenir :P

:cry: Dans ce cas, tu vas être déçu...
Jet d'ail a écrit:Bien vite la suite :D

Euh...au mieux, dimanche ; au pire, jeudi prochain. Compte plutôt sur le pire ! Le chapitre s'intitulera "Les retrouvailles", et sera l'avant-dernier de l'histoire ! :P
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Messagepar Minos » Jeu 22 Mar 2007 - 20:18   Sujet: 

Den a écrit:Et voilà un chapitre exceptionnel! Riche et intéressant à plus d'un niveau! Du Yoda dans la force de l'âge! Un combat des plus incroyable! Une histoire des plus intéressante qui se bonnifie avec le temps!

T'en fais trop, Den ! :lol: Pense à mon ego déjà surdéveloppé avant de poster des messages pareils ! :D
Den a écrit:Je passe toujours un agréable moment à lire cette histoire! Les Tanietiens sont des personnages intéressant et probablement jouissifs à écrire :wink:

Profites-en bien, plus que deux chapitres et c'est fini !
Den a écrit:Fainéant va! T'as de la chance que cette fin soit géniale :o
Donc voilà que du bonheur à la lecture!
Bravo

Encore merci ! Un petit autographe ? :D
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Messagepar Titi77 » Jeu 22 Mar 2007 - 21:30   Sujet: 

Ahhahaaaahahahahaha (rire démoniaque) :lol:
Sacré Yoda tiens. On se demande ce qu'il prend au ptit dej' pour être aussi en forme :)
Donc, l'histoire se poursuit bien (comme depuis le début d'ailleurs).
J'ai noté 2/3 "problèmes" de langue (rouquin à la place de roux par exemple ou des tournures qui ne collent pas à mon gout mais je chipote hein).

En tout cas je suis étonné d'apprendre que la fin est proche, on ne le sent pas vraiment dirais-je. Principalement à cause des histoires imbriquées : l'apprenti Tanétien, la famille de Tel'Ay, les Jedi, les holocrons à chercher, ....

Mais j'attends avec impatience le dénouement, riche en sabres-laser je le suppose :wink:
"And gradually their bittersweet laughter floated from the wooden table [...], up, ever up into stars too numerous to count [...], vectoring out across space and time, as if destined to be heard in galaxies far, far away..."
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Messagepar Minos » Jeu 22 Mar 2007 - 23:58   Sujet: 

Titi77 a écrit:Ahhahaaaahahahahaha (rire démoniaque) :lol:
Sacré Yoda tiens. On se demande ce qu'il prend au ptit dej' pour être aussi en forme :)

Du Rancor en boîte, à la sauce épicée, je pense...et du café assez fort pour que la petite cuillère ne s'enfonce pas dedans ! :D
Titi77 a écrit:Donc, l'histoire se poursuit bien (comme depuis le début d'ailleurs).

Merci pour elle...(et un peu pour moi aussi, tiens, d'ailleurs)
Titi77 a écrit:J'ai noté 2/3 "problèmes" de langue (rouquin à la place de roux par exemple ou des tournures qui ne collent pas à mon gout mais je chipote hein).

Oups ! Ouaip, c'est vrai que j'ai noté "rouquin", et ça n'a même pas fait tilt dans ma petite tête que ça sonnait trop familier. C'est édité...et pour le reste, n'hésite pas à chipoter : toute critique est bonne à prendre, je n'en jette aucune avant "analyse".
Titi77 a écrit:En tout cas je suis étonné d'apprendre que la fin est proche, on ne le sent pas vraiment dirais-je. Principalement à cause des histoires imbriquées : l'apprenti Tanétien, la famille de Tel'Ay, les Jedi, les holocrons à chercher, ....

Mais j'attends avec impatience le dénouement, riche en sabres-laser je le suppose :wink:

Qui a dit que toutes les questions auront une réponse à la fin ? Pas moi, en tout cas :lol: (en tout cas, y'aura bien du sabrolaser dans les deux derniers chapitres)
Et pis tu ferais mieux de te recoller à ta propre histoire au lieu de lire mes âneries, t'as des lecteurs qui attendent la suite ! :P
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Messagepar Minos » Dim 25 Mar 2007 - 23:57   Sujet: 

Et hop, avant-dernier chapitre ! Bonne lecture !

chapitre 11 : les retrouvailles

Une fois paralysé, Tel’Ay s’était attendu à ce que le maître Jedi s’empare de Kuun et de lui-même, comme il l’avait annoncé. Mais non…il avait ressenti un trouble dans la Force, et Yoda était resté un long moment immobile, comme en méditation.
Tel’Ay avait été stupéfait de le voir s’en aller après leur avoir lancé un dernier regard, dans lequel se disputaient du regret, de l’incertitude…de la compassion envers des condamnés, aussi, lui avait-il semblé. Cette dernière sensation avait glacé le Skelor, car il ne voyait pas comment leur situation aurait pu être pu être pire que de tomber entre les mains des Jedi.
Kuun revint à la conscience à peu près au moment où Tel’Ay s’aperçut qu’il pouvait à nouveau peu à peu se mouvoir. Le Corellien passa sa main sur son front, désormais barré d’une cicatrice qui courait horizontalement dessus. Deux centimètres plus profond…commença-t-il à penser. Il abandonna ces réflexions et vint aider Tel’Ay à se remettre debout.
Le Jedi n’était visible nulle part et Kuun sentait qu’il était en vie. Tel’Ay avait du réussir à s’en débarrasser d’une manière ou d’une autre. En attendant de faire le point avec son camarade, il décida de le ramener à leur vaisseau.

Quelques heures de repos et un long débat plus tard, ils n’avaient toujours pas de réponse à leurs questions. Qu’était devenu ce maudit Jedi ? Ils avaient unis leurs forces afin de détecter sa présence, mais cela n’avait rien donné.
La seule chose qui était certaine était que Maal Gami serait pour le moins furieux, car à cause d’eux, le secret de l’existence de la Confrérie était désormais éventé, après six cent ans de vie dans l’ombre. Ils devraient être très prudents à l’avenir, et accomplir le plus rapidement possible leurs missions. Ensuite, ils retourneraient auprès de leur maître et subiraient le châtiment qu’il ne manquerait pas de leur infliger pour leur imprudence. Il était même probable qu’il les élimine pour cette faute impardonnable. Ils n’avaient pas peur pour eux-mêmes, mais pour la pérennité de la Confrérie. Leur propre sort importait peu tant qu’elle survivait.

Une chose après l’autre. Leur priorité à court terme était de sauver Dibidel et Ro’Lay, la famille de Tel’Ay. Pour cela, ils devaient se rendre sur Nal Hutta.
Ils mirent rapidement un plan d’action au point, et passèrent à son exécution. Le Togorien qu’ils avaient interrogé sur TionSee avait affirmé que Arbella la Hutt avait gardé à son usage personnel les non-Rodiens de la colonie de Velinia III. Il leur fallait donc trouver où se trouvait son palais, sur Nal Hutta, et trouver un moyen de s’y rendre.
Tout astroport qui se respectait possédait sa cantina, point de rendez-vous des pilotes, contrebandiers et convoyeurs en tous genres. Il fallait qu’ils mettent la main sur un pilote chargé d’acheminer de la marchandise au palais d’Arbella.

La suite fut aisée. Ils se postèrent en embuscade à la sortie de l’astroport et suivirent les premiers pilotes dépenaillés qui en sortirent. Kuun était toujours amusé de constater que les contrebandiers avaient tous le même look un peu débraillé. Ils véhiculaient une image qui tenait du cliché, et son amusement redoubla quand leur filature les conduisit à une cantina minable surmontée d’une enseigne crasseuse dont seul le pourtour était illuminé.
L’endroit était calme. Une odeur aussi nauséabonde qu’indéfinissable flottait dans l’air, saturé de volutes de fumée. Au comptoir, un humain de grande taille amusait la galerie en racontant ses improbables exploits, entouré par quelques admirateurs. Dans un coin sombre était attablé un Rodien, seul. Sur un signe de Tel’Ay, ils allèrent jusqu’à sa table, où le Skelor s’assit sans cérémonie. Kuun resta debout derrière lui.
– Bien le bonjour, l’ami, dit Tel’Ay en rodien, après avoir pris soin de propager des ondes amicales dans la Force.
– Qu’est-ce que vous voulez ?
– Nous cherchons un pilote susceptible de nous conduire au palais d’Arbella la Hutt.
– Cette vieille chouette ? ricana-t-il. Mauvaise idée !
– Et pourquoi donc ?
– Parce que cette limace a la folie des grandeurs. Elle essaie par tous les moyens de développer son empire criminel, et du coup elle a attiré l’attention d’Aruk.
– Aruk Besadii Aora…c’est le chef du clan Besadii, non ?
– Ouais, lui-même. Autant dire que face au plus puissant des Hutts, sa carrière risque fort de tourner court.
– J’en prends bonne note, dit Tel’Ay. Seriez-vous en mesure de nous conduire à elle ?
– Ça dépend pour quelle raison…et pour combien ?
– La raison ne vous regarde pas. Pour la somme, disons…cinq mille.
– Cinq mille ! Juste pour vous conduire là-bas ?
– Oui. Il est très important que…
– Ça me va, le coupa abruptement le Rodien, visiblement inquiet à l’idée que Tel’Ay ne change d’avis. Jouer au taxi lui déplaisait souverainement, mais vu la somme, il ferait une croix sur son amour-propre de pilote émérite.
– On part quand ? reprit-il, l’œil brillant de convoitise.
– Maintenant, si vous êtes prêt, répondit Tel’Ay.
– On est parti ! lança le Rodien en se levant précipitamment.
Tel’Ay sourit intérieurement. La manipulation des esprits faibles était tellement facile…

Le palais d’Arbella la Hutt correspondait en tous points au standard habituel des forteresses Hutt. Un bâtiment esthétiquement contestable, mais massif, car conçu pour résister à des attaques aériennes de faible envergure. Une vaste portion du palais était enterrée, à l’abri.
En bonne Hutt égocentrique nombriliste, Arbella disposait d’une vaste salle pour tenir Cour. Son vaste trône surélevé lui permettait de surplomber ses séides et inférieurs. Cette pièce longue et basse ne voyait jamais la lumière du jour, et était éclairée par d’antiques torches enflammées et de larges lustres garnis de bougies noires.
Un peu partout sur le sol gisaient des coussins crasseux, et de longues tables en bois rouges étaient collées aux murs en attendant de servir pour un banquet.
Nul tapis au sol, mais un grillage très résistant qui courait tout le long de la salle d’audience. Qui jetait un œil à travers pouvait voir les prisonniers d’Arbella, jetés là sans autre forme de procès.
Anciens adversaires, serviteurs déchus…ils gisaient tous dans les bas-fonds du palais, cinq mètres sous la salle. La Hutt adorait cette disposition du lieu, car tout traître potentiel voyait ce à quoi il s’exposait en cas de coup tordu…ou de saute d’humeur, plus prosaïquement.
Ces prisonniers n’étaient pas nourris. Ils étaient abandonnés là, tout simplement. Leur seule nourriture était les restes qui tombaient de la salle d’audience, à travers les mailles du grillage, lors des nombreux banquets donnés par Arbella. De temps à autre, lorsque l’odeur qui venait d’en bas devenait par trop nauséabonde, même pour une Hutt, la cellule géante était passée au jet d’eau, à haute pression. Et ceux « d’en haut » riaient à se faire mal aux côtes en voyant les prisonniers se jeter sur le sol pour lécher avidement les flaques d’eau.
D’une nature « facétieuse », Arbella poussait parfois le vice plus loin, en faisant asperger la prison non pas d’eau potable mais d’eau salée. Les grimaces et cris de dépit des prisonniers lui arrachaient alors de longues crises de rires, immanquablement partagées par sa Cour, qui n’en menait pourtant pas large. Servir Arbella pouvait rapporter gros, mais la décevoir était la promesse d’une mort lente et douloureuse, dans l’humiliation.

Rrrww était un vieux Togorien, autrefois membre important d’un clan de guerriers. Après de longues années au service d’Arbella, il était devenu l’intendant du palais. Poste de tout repos s’il en était, car bien peu nombreux étaient ceux qui auraient osé s’en prendre à la Hutt. Il avait néanmoins bien présent à l’esprit le fait qu’Aruk commençait à s’offusquer de l’importance grandissante d’Arbella, et de ce fait était encore plus aux aguets que d’habitude.
Quand un de ses subordonnés vint lui annoncer qu’un pilote rodien demandait à atterrir, pour « faire des affaires », il ne put s’empêcher d’être contrarié. Cette visite n’était pas prévue et il détestait les surprises. Une recherche rapide dans ses fichiers lui avait appris que le pilote en question, Derango, était un contrebandier sans grand talent, mais qui trafiquait de temps en temps pour le compte des Deraliik, le clan d’Arbella. Il donna donc son accord à l’atterrissage et alla lui-même à la rencontre de l’importun, escorté par une escouade de solides Gamorréens.

– Ils sont bien là, Kuun, je peux les sentir ! s’exclama Tel’Ay, exalté. Mon premier-né souffre de malnutrition, je sens son malaise, mais Dibidel…ah, ma Dibidel est fidèle à elle-même ! Fière et orgueilleuse, dans le sens le plus noble du terme ! Je perçois que sa situation est précaire, mais la force de sa volonté est intacte ! C’est une survivante, une force de la nature ! Elle m’a toujours tiré vers le haut, et ça va recommencer, enfin !
– Du calme, Tel’Ay, fit Kuun en coulant un regard méfiant vers son ami. N’oublie pas que nous avons une double mission à accomplir après avoir libéré les tiens. Les holocrons…
– Je ne l’oublie pas, mais je savoure à l’avance ces retrouvailles, si tu le permets.
– On ferait mieux de se mettre au boulot, maugréa Kuun.
Tel’Ay arbora un masque de calme et acquiesça d’un hochement de tête. Ils sortirent du petit salon du transporteur du Rodien et entrèrent dans le poste de pilotage. Derango tourna la tête vers eux et leur annonça :
– Tout va bien, nous venons d’atterrir. Rrrww, l’adjoint d’Arbella, va venir vous accueillir. Vue la somme que vous m’avez versé, je peux vous attendre, si vous voulez ? demanda-t-il avec espoir.
– Oui, tu vas nous attendre, fit Tel’Ay en posant la main sur l’épaule du Rodien.
Derango s’écroula aussitôt sur le poste de pilotage, inconscient.
– On y va en douceur, Tel’Ay ? demanda Kuun, impassible.
– Face à un Hutt ? Et puis quoi encore, tu veux lui offrir des fleurs ? Non, on massacre tout le monde, on libère ma famille et on s’en va.
– Ça me va, sourit le Corellien.
Rrrww commençait à s’impatienter, en bas de la rampe, quand celle-ci s’abaissa. Les quatre Gamorréens qui l’accompagnaient mirent l’entrée de la soute en joue, au cas où. Tel’Ay et Kuun sortirent, leurs traits dissimulés sous leur capuche.
Rrrww au milieu, deux Gamorréens à sa droite, les deux autres à sa gauche. Tel’Ay lança violemment la Force sur les deux gardes de gauche, qui allèrent s’écraser contre le mur derrière eux avant de tomber au sol, inanimés. Dans le même temps, Kuun faisait de même pour ceux de droite.
Les réflexes de Rrrww n’étaient plus aussi aiguisés que du temps de sa jeunesse, et la scène se passa trop vite. Avant qu’il ne puisse réagir, il se retrouva sous l’emprise mentale des deux Sith.
– Conduis-nous à Arbella sur-le-champ, dit Tel’Ay.
- Je vous conduis à Arbella sur-le-champ, répéta mécaniquement le Togrorien.

L’ambiance était bien calme dans la salle d’audience d’Arbella. Ces derniers temps, elle avait tendance à agir sur beaucoup de fronts différents afin de faire prospérer ses affaires : esclavage, trafic des épices, racket, chantages. En conséquence, le palais était très peu peuplé, à l’exception des gardes Gamorréens omniprésents. La pléthore de chasseurs de primes qui rôdaient en temps normal dans le palais étaient presque tous en mission, occupés à affermir la position de leur employeur dans le secteur galactique.
Sur les talons de Rrww, Tel’Ay et Kuun remarquèrent trois chasseurs de primes en entrant dans la salle d’audience, dont un vautré à même le sol qui ronflait d’une manière impressionnante. Il avisèrent en outre une douzaine de gardes Gamorréens.
Dans la tête de Tel’Ay résonnait comme jamais la présence de Dibidel et Ro’Lay. Ils étaient tous proches. Il allait très bientôt pouvoir les serrer dans ses bras, nul doute là-dessus !

Rrrww fut le premier à mourir, transpercé par le sabrolaser de Tel’Ay. Le Skelor se fit un rempart de son corps pour protéger ses arrières et entreprit de renvoyer les traits de blaster que lui décochèrent certains des gardes. A chaque tir renvoyé, un Gamorréen tombait. Kuun, de son côté, s’était assez rapproché des deux chasseurs de primes pour les faucher par surprise d’un revers de lame.
Contrairement à ses prévisions, il n’eut pas le temps de s’occuper du troisième, qui cuvait à ses pieds, car les autres gardes ouvrirent le feu sur lui. Il para comme il put la pluie de traits de feu qui s’abattit sur lui, avant que Tel’Ay n’allie ses efforts aux siens en envoyant les cadavres des êtres déjà tombés sur leurs adversaires, par le biais de la Force.

Dès le début de l’attaque, Arbella s’était mise à crier des paroles indistinctes en huttese, mais personne n’avait eu le temps d’y prendre garde. Quand le dernier de ses séides s’écroula mort sur le grillage du sol, elle se tut.
Tel’Ay s’approcha d’elle, sabrolaser à la main : il ne lui en fallut pas plus pour savoir quel sort lui était réservé. Sa dernière action prit Tel’Ay complètement au dépourvu. Avec l’énergie du désespoir, elle se ramassa sur elle-même et se projeta dans les airs, droit sur le Skelor. Il ne put se dégager à temps, juste invoquer un bouclier de Force et pointer son sabrolaser vers la tonne et demi de Hutt qui s’écrasa sur lui. Elle s’y empala mais Tel’Ay disparut sous elle.
Kuun bondit à son tour et transperça la tête de la Hutt de la pointe de son sabre, en y mettant toutes ses forces. Sa lame s’y enfonça comme dans du beurre et la Hutt mourut, yeux ouverts et langue ballante.
Kuun se précipita au secours de son ami, en déplaçant lentement les replis de graisse de la Hutt via la Force. Tel’Ay faisant de même de son côté, le Skelor réussit bientôt à s’extirper de la masse inerte. Il avait le souffle coupé mais son bouclier de Force improvisé lui avait évité de subir une blessure sérieuse.
Dès qu’il fut debout, les jambes encore flageolantes, il fit sauter la porte grillagée qui le séparait de Dibidel et Ro’Lay et sauta sans plus de manières dans la prison. Kuun le suivit comme son ombre, sans un mot.

Ils restèrent se regarder longtemps. Des larmes de bonheur perlaient au coin des yeux de Tel’Ay, tandis qu’il contemplait Dibidel, sa fière compagne, qui tenait dans ses bras protecteurs Ro’Lay, leur premier-né.
Enfin, pensa le Sith.
Il s’avança vers eux, incertain. Une lueur de mauvaise augure, qu’il ne s’expliquait pas, brillait dans les yeux de sa compagne.
Deux pas de plus et Dibidel lui lança :
– N’avance plus !
– Qu’y a-t-il, mon ange ? fit Tel’Ay sans tenir compte de la demande.
– Ne t’approche pas de moi, traître ! siffla-t-elle.
– Mais que…que veux-tu dire ? souffla Tel’Ay, médusé.
Elle désigna le sabrolaser pendant à sa ceinture.
– Tu m’avais donné ta parole d’honneur que tu ne te servirais plus de cela.
– Oui, c’est vrai, je l’avoue, je me suis servi de la Force à nouveau, répliqua Tel’Ay, énervé de devoir s’expliquer alors qu’il venait la sauver. Mais si je ne l’avais pas fait, je ne t’aurais jamais retrouvé.
– Je me moque de tes excuses. Le compagnon que je m’étais choisie chérissait l’honneur, et tenait ses promesses. Je n’ai que faire d’une girouette.
– Es-tu donc devenue folle, femme ? s’emporta Tel’Ay. N’écoutes-tu pas ce que je te dis ? C’était le prix à payer pour que nous soyons réunis !
– Le prix ? Combien de cadavres as-tu laissé sur ta route pour pouvoir arriver ici ? fit-elle d’un ton méprisant. Je ne suis et ne serais jamais la compagne d’un tueur ! Puisque visiblement tu es redevenu un Sith, retourne donc auprès de ton maître répandre la mort et la terreur ! Mais tu n’approcheras plus jamais ni de moi ni de mon fils !
– C’est aussi mon fils, maudite femelle ! tonna Tel’Ay, hors de lui. J’ai fait ce que j’avais à faire ! Sans mes pouvoirs, je serais mort à l’heure qu’il est, et toi et Ro’Lay seriez toujours des esclaves.
– La fin ne justifie jamais les moyens, Tel’Ay, fit Dibidel d’une voix redevenue douce. Tu étais d’accord avec cela.
– Les circonstances ont changé depuis. Pour survivre, il faut parfois oublier ses idéaux.
– Où s’y accrocher davantage, répliqua-t-elle.
Il inspira profondément pour calmer les battements de son cœur, qui cognaient dans sa poitrine à lui faire mal, et tendit la main vers Dibidel :
– Viens, mon aimée. Oublions tout cela et repartons vivre notre vie, loin de la folie qui gangrène la galaxie.
– Je ne serais pas la compagne d’un Sith, rétorqua fièrement Dibidel. Je ne te connais plus, Skelor sans honneur.
Elle tourna les talons et s’éloigna, Ro’Lay somnolant dans ses bras.

La tempête qui menaçait sous le crâne de Tel’Ay éclata. Quelque chose craqua en lui. Il repensa à tout ce qu’il avait sacrifié, à tout ce qu’il avait accompli pour se retrouver là, tout cela pour se faire rejeter comme le dernier des moins que rien. La haine monta du tréfonds de son être et il ne fit rien pour la retenir.
Au contraire.
Il l’alimenta de toute sa rancœur, de toute sa colère, du souvenir de toutes ses souffrances passées.
Il viola l’interdit fondamental de la Confrérie de Maal Taniet, et se laissa sombrer dans le Côté Obscur. Il devint une marionnette investie par le Mal à l’état pur…
…qui jaillit par ses doigts, incarné sous la forme d’éclairs bleus crépitants.
Dibidel et Ro’Lay furent piégés dans cette énergie mortelle.
Elle cria, il pleura.
Tel’Ay ne les entendit même pas.
- Personne ne me repousse, maudite femelle, personne ! beugla-t-il en augmentant la puissance de ses éclairs.

Sous les yeux horrifiés de Kuun, les corps de Dibidel et Ro’Lay se mirent à fumer, leur peau se racornit. La Skelor finit par tomber à terre, pauvre dépouille dépourvue de vie, intégralement noircie, tout comme son fils qu’elle tenait encore dans ses bras.
Tel’Ay lança encore ses éclairs pendant un long moment, avant de s’arrêter, hébété et tremblant de toute part. Il regarda autour de lui, comme s’il se demandait où il était, et Kuun, croisant son regard, y vit de l’épuisement et une indicible tristesse. Il se rapprocha lentement des corps, titubant, puis tomba à genoux devant eux, en gémissant et en sanglotant.

Quand la main de Kuun Hadgard se posa sur son épaule, il ne réagit pas. Mais quand il entendit le son caractéristique d’un sabrolaser se mettre en route, ses yeux hagards se posèrent sur ceux de son ami. Celui-ci avait les yeux embués de larmes.
– Tel’Ay Mi-Nag, mon ami, mon frère. Vois où t’a conduit ta folie. Tu as trahi le secret de tes pairs, en dévoilant notre existence à ta femme. Plus grave encore, tu as transgressé le plus grand des interdits de la Confrérie : tu t’es laissé corrompre par le Côté Obscur de la Force. Il est à notre service, or quand nous nous laissons posséder par lui, nous en perdons immanquablement le contrôle. C’est ce qui a perdu les anciens Sith, et cette interdiction est à la base de notre enseignement. Tu n’es plus un Tanietien, Tel’Ay. Tu es un monstre. Et au nom de notre Confrérie, je dois t’abattre.

Tel’Ay se releva lentement. La folie avait déserté ses traits. Lui aussi empoigna son sabrolaser, l’alluma et se mit en garde.
– Qu’il en soit ainsi, Kuun, mon frère.
– Adieu, Tel’Ay, mon ami.

Kuun chargea.
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Messagepar Notsil » Lun 26 Mar 2007 - 9:26   Sujet: 

Snif, quelle tristesse dans ce chapitre...

Mais quel courage de la skelor face à son mari ^^ Des retrouvailles qui ne se passent pas vraiment comme prévu...

la fin s'annonce intense !
"Qui se soumet n'est pas toujours faible." Kushiel.

Novembre approche...
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Messagepar Jet d'ail » Lun 26 Mar 2007 - 12:56   Sujet: 

Tel’Ay lança violemment la Force sur les deux gardes de gauche, qui allèrent s’écraser contre le mur derrière eux avant de tomber au sol, inanimés. Dans le même temps, Kuun faisait de même pour ceux de droite.
Les réflexes de Rrrww n’étaient plus aussi aiguisés que du temps de sa jeunesse, et la scène se passa trop vite. Avant qu’il ne puisse réagir, il se retrouva sous l’emprise mentale des deux Sith.


Ca me rappelle étrangement un passage de la trilo :roll: :P

– Ne t’approche pas de moi, traître ! siffla-t-elle.

Aaah les femmes ... qui peut les comprendre ? :P
Elle a eu ce quelle méritait :sournois:

Quel suspense pour cette fin de chapitre, bien vite le prochain (et dernier :cry: )
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Messagepar Minos » Lun 26 Mar 2007 - 13:49   Sujet: 

Jet d'ail a écrit:
Tel’Ay lança violemment la Force sur les deux gardes de gauche, qui allèrent s’écraser contre le mur derrière eux avant de tomber au sol, inanimés. Dans le même temps, Kuun faisait de même pour ceux de droite.
Les réflexes de Rrrww n’étaient plus aussi aiguisés que du temps de sa jeunesse, et la scène se passa trop vite. Avant qu’il ne puisse réagir, il se retrouva sous l’emprise mentale des deux Sith.

Ca me rappelle étrangement un passage de la trilo :roll: :P

Sans rire, je ne vois même pas de laquelle tu parles.
Jet d'ail a écrit:Aaah les femmes ... qui peut les comprendre ? :P

Euh...une autre femme ? A part ça, je vois pas...
Jet d'ail a écrit:Elle a eu ce quelle méritait :sournois:

Maintenant que tu le dis, c'est la 2ème que je tue dans l'histoire. Je vais me faire une réputation...
Jet d'ail a écrit:Quel suspense pour cette fin de chapitre, bien vite le prochain (et dernier :cry: )

Beuh...jeudi prochain, peut-être. Dimanche au pire (c'est marrant, je réponds toujours la même chose!) :D
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Messagepar Den » Lun 26 Mar 2007 - 16:53   Sujet: 

Et voilà un nouveau chapitre incroyable! :shock: DE l'action, de l'aventure et surtout de l'émotion! J'adore! :lol:
Jet d'ail a écrit:
Aaah les femmes ... qui peut les comprendre ?

Euh...une autre femme ? A part ça, je vois pas...

Et encore, je suis pas sûr qu'elles se comprennent entre elle :o
***part se cacher derrière un rocher et commence à creuser sa tombe***

en tout cas, il semblerait que la fin va apporter son lot de surprise :sournois:
La suite prochainement?! cool :lol:

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Messagepar Jet d'ail » Lun 26 Mar 2007 - 19:12   Sujet: 

Sans rire, je ne vois même pas de laquelle tu parles.


Benh on dirait l'entrée de Luke dans le palais de Jabba, d'abord il se débarasse des Gamorréens et puis il oblige son serviteur à la conduire à Jabba de la même manière. Je croyais vraiment que tu t'étais inspiré de ce passage vu le nombre de similitudes :P
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Messagepar Minos » Lun 26 Mar 2007 - 20:02   Sujet: 

Ah oui, maintenant que tu me le dis...et en plus, c'est vrai que la scène m'est venue à l'esprit, je me suis dit "houlà, l'espèce de début de meurtre télékinétique que fait Luke sur les deux Gamorréens, c'est pas très Jedi".

Mes Sith n'ayant pas à se préoccuper de ce genre de considérations, ils se la jouent plus bourrins. Pour ce qui est de manipuler le Togorien, je ferai un léger distingo : quand j'imagine Luke influencer Fortuna, je vois ça comme quelque chose de subtil, où le Twi'lek ne se rend pas compte de ce qui lui arrive ; avec mes héros, c'est plutôt "on prend le contrôle physique et mental de Rrwww et il fait ce qu'on veut", c'est un papillon dont les ailes sont clouées (hum, je me sens presque l'âme d'un poète, ce soir :lol: )
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