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Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

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Messagepar mat-vador » Mar 21 Mar 2023 - 20:30   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Merci pour le retour, L2 :) !

L2-D2 a écrit:Ma foi, voilà que Yanila s'est faite toute belle !


... dans un objectif bien précis :sournois: !

L2-D2 a écrit:quid de cette esclave, qui va sans doute avoir un rôle au-delà d'être la servante de Yanila ? et ce comlink de retour, avec le pendentif, ça va forcément servir, ça, sinon il n'y aurait intérêt à ce que tu les ressortes... :think:


Il faudra attendre longtemps pour voir tout ça se goupiller :roll: .
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Messagepar mat-vador » Sam 25 Mar 2023 - 22:30   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Bonsoir à tous, comment allez-vous ?

Allez, c'est l'heure de faire un tour au sénat :sournois: !


Chapitre 13

Installée dans le landspeeder luxueux de Dark Mungol, Yanila admirait les lumières de la Cité Galactique perçant dans les derniers assauts du soleil couchant, qui flirtait avec le toit des plus hauts immeubles de la capitale.
Le véhicule qui faisait route vers la rotonde prestigieuse du Sénat Galactique, avait intégré depuis quelques minutes un des plus importants couloirs aériens, escorté par les speeders équipés de gardes du corps muuns du Clan Bancaire. La jeune fille eut le loisir de laisser ses pensées errer dans le lointain, sur son passé, l’absence de regrets qui en résultait et l’avenir à construire. Les objectifs qui étaient atteints et d’autres qui ne l’étaient pas encore.
Mungol assise à côté d’elle sur la large banquette arrière, coulait un regard satisfait vers sa tenue de soirée.
- Yemi a bien travaillé, commenta la muun.
- Merci, maître.
- Tu parais gênée.
Cette fois, Yanila soutint son regard.
- Je ne suis pas habituée, je vais attirer l’attention.
- Il est parfois important de se faire remarquer. Tant que personne ne soupçonne notre véritable nature et nos intentions.
Son apprentie fixa 2-B-1 qui flottait entre les deux Sith, en mode veille.
- Vous me disiez que le projet Chu’unthor traversait des turbulences, avançait-elle pour éviter d’aborder des sujets trop intimes.
Mungol, vêtue d’un uniforme officiel aux galons éclatants de sa corporation, demeura impassible.
- En effet. Comme tu le sais, le Sénat a voté le lancement du Chu’unthor il y a plus de cinq ans, grâce à l’appui du Conseil Jedi, du Chancelier Suprême, d’une bonne partie des sénateurs et d’autres mécènes.
- Dont le Clan Bancaire, rappela la zeltronne.
- Il a fallu du temps pour réunir les fonds, les ingénieurs et coordonner toutes les bonnes volontés pour démarrer la construction du Chu’unthor aux chantiers d’Abhean, dans la Bordure Médiane. Construction qui a débuté, il y a maintenant trois ans.
- Le chantier a subi des retards ?
- Et il a engendré des coûts imprévus.
- Le Sénat refuse de financer davantage le projet, je présume.
Dark Mungol sortit de son impassibilité pour exprimer plus ouvertement la contrariété causée par les derniers évènements au sommet de la République.
- Le Sénat est une machine complexe qui peut être contrôlée avec un minimum d’implication de notre part. Notre plus grand souci sont les mécènes qui ont soutenu le Chu’unthor et menacent de se retirer.
- Sous la pression de qui ?
- Hanthur Valahi, répondit la muun. 2-B-1, montre-nous son portait.
Le droïde sonde émergea de son assoupissement, faisant briller ses photorécepteurs.
- À vos ordres, madame Damask.
L’hologramme d’un humain petit et massif au physique de lutteur, éclaira leurs figures à l’intérieur du landspeeder.
- C’est le président actuel de Ororo Transports. Il avait d’abord remplacé mon ancien maître comme chef de sécurité avant de gravir les échelons. Il s’est opposé depuis le début au Chu’unthor mais il était encore insignifiant, jusqu’à il y a peu. Il a maintenant assez d’influence pour dresser le Sénat contre le Chancelier, les Jedi et nous.
Yanila étudia l’hologramme.
- Les Valahi ne sont-ils pas les ennemis héréditaires des Praji ?
Mungol était satisfaite que son élève ait étudié l’histoire de la famille Praji, dont était issu le Chancelier actuel.
- Depuis au moins l’Ère Pius Dea, à la fin du règne de Contispex XIX, confirma la muun.
- Cela expliquerait l’animosité personnelle de Hanthur Valahi.
- Nous devons y mettre fin et ne pas laisser Valahi interférer de quelque manière que ce soit, asséna Mungol sèchement. Il menace les partenaires du Clan Bancaire et nous ne pouvons pas nous permettre de les perdre, comme le conglomérat Gunray. Les neimodiens qui contrôlent Quasar Cargo prennent peur et ont averti le directeur Vainken qu’ils envisageaient de se retirer.
- Valahi est donc un gros problème, nous devons nous en débarrasser.
- C’est pour cela que tu viens avec moi.
La zeltronne tourna la tête vers elle.
- Comment devrais-je m’y prendre ?
- Tu le sauras bientôt.
La muun lui avait adressé un sourire carnassier avant que leur chauffeur ne signala qu’ils approchaient du Sénat. Il leur restait encore cinq minutes et Yanila en profita pour croiser les jambes et profiter du paysage.
- Je vois que tu as conservé le médaillon de la contrebandière qui t’a amené ici, lui fit remarquer la Sith non humaine.
La zeltronne avait détecté le reproche qui perçait dans son ton, évitant de baisser les yeux sur le bijou qui brillait sur sa poitrine.
- C’est exact, maître.
- Pourquoi ?
- J’assume ce que je suis maintenant mais sans oublier d’où je viens.
Elle avait répondu avec une fluidité spontanée, ce qu’elle regretta aussitôt lorsque les traits de la muun se fermèrent.
- Si tu souhaites t’élever et saisir pleinement ta destinée, tu devras choisir entre rester liée à ton passé ou t’en libérer définitivement.
- C’est noté, maître.
La zeltronne serra les dents, encaissant la remontrance de son instructrice. Elle tenait à ne montrer aucune faiblesse, quelque soit sa nature. Belva Sang ne représentait rien pour elle, elle n’avait été pour elle qu’un instrument lui permettant de retrouver Mungol.
En était-elle si sûre ?
Elle écarta cette once de doute qui la gagnait pour se concentrer sur sa mission. Le chauffeur muun entama la phase d’approche. La rotonde du congrès de la République ressemblait à un champignon d’un diamètre de deux kilomètres, qui trônait loin des tours gigantesques, tel un mastodonte qui avait décidé de se tailler une partie d’un territoire. Le landspeeder perdit graduellement de l’altitude à mesure que le pilote approchait des plateformes réservées aux délégations sénatoriales. Le Clan Bancaire Intergalactique de par l’influence dont il bénéficiait, s’était arrogé l’un des quais les plus élevés.
Le véhicule se posa et ses portes latérales se relevèrent vers le haut. Les gardes sénatoriaux vêtus de leurs armures bleues, assorties d’un casque surdimensionné de cérémonie, se rallièrent aux gardes muuns pour renforcer la sécurité de la sous-directrice Setcha Damask et de la zeltronne qui se faisait passer pour son assistante.
L’un des congénères se pencha vers Mungol après avoir passé un appel par comlink.
- Le directeur Vainken vous attend dans le Grand Hall du Sénat, madame la sous-directrice.
- Merci. Nous allons l’y rejoindre.
Le groupe compact se dirigea vers les turboascenseurs et descendit au Grand Hall, un lieu de rassemblement où se pressaient les dignitaires politiques, le délégués des plus influentes corporations et de simples curieux, sévèrement encadrés par les gardes sénatoriaux. Certains des citoyens pensaient pouvoir grappiller un peu de l’opulence du gratin de la République, espérant y bénéficier ne serait-ce qu’une journée.
Le spectacle n’échappa pas aux deux Sith, alors que les conversation mondaines résonnaient entre les larges colonnes écarlates qui soutenaient l’immense plafonds. D’abord peu à l’aise avec ses escarpins, Yanila était parvenue à trouver le bon équilibre et le bon rythme pour donner le change aux observateurs les plus suspicieux.
Les gardes sénatoriaux qui les accompagnaient, les y abandonnèrent pour reprendre leur place dans le dispositif de sécurité. La délégation muun se fondit dans la masse et Mungol glissa à son élève :
- Commence à utiliser tes plus beaux atours.
- Oui, maître.
La zeltronne toujous suivie de 2-B-1, s’écarta des muuns pour déambuler en solitaire, au milieu de la foule. Ses phéromones commencèrent à se disperser dans le gigantesque hall, troublant les personnes les plus proches. Elle remarqua alors que plusieurs représentants de la gent masculine attardaient leurs regards sur elle, suscitant la jalousie de leur compagne ou concubine.
- Une prostituée ? Cracha l’une d’elles. Les gardes sénatoriaux laissent vraiment entrer n’importe qui !
Yanila pivota vers l’humaine qui l’avait apostrophée, une vieille acariâtre au visage creux et sec.
- Votre temps est passé, acceptez-le.
Sur cette pique qui laissa coi son interlocutrice, elle poursuivit sa balade. Elle projeta ensuite sa conscience pour détecter ce qui pouvait sortir de l’ordinaire. Ses perceptions furent électrisées par des signatures familières, qui troublaient les courants de la Force.
Des Jedi étaient présents dans le hall.
Elle se retira aussitôt de la Force, pour ne pas être repérée. Elle partit à leur recherche et les repéra quelques instant plus tard. Quatre Jedi se tenaient près d’une des larges colonnes, discutant avec deux dignitaires. Yanila se rapprocha lentement d’eux, usant de son acuité auditive pour surprendre le sujet de leur conversation.
Elle fut à peine étonnée d’entendre le nom du Chu’unthor.
- Vous dites que vous subissez encore des tentatives de sabotage ?
La personne qui venait de s’exclamer d’une voix stridente était la baronne Elwyn Pelagia, matriarche d’une des Sept Maisons Nobles du Secteur Tapani. D’apparence noble comme le soulignait son statut d’aristocrate, elle était vêtue de façon extravagante qui la faisait passer pour un paon décoiffé. Le blason de sa famille s’étalait sur sa tunique, comme si elle tenait à faire savoir qui elle était et ce qu’elle représentait.
Elle s’adressait à la Jedi chauve à la peau noire.
- Les forces de sécurité de Abhean ont appréhendé quatre suspects, expliqua Ivixa Delbaeth. Ils ont été surpris en train de rôder dans la salle des moteurs.
- Nous y avons trouvé des explosifs, ajouta son camarade céréen Fin So Rowan.
L’attention de Yanila se porta sur les deux autres Jedi qui gardaient le silence. Un humain barbu blond qui approchait de la quarantaine accompagné d’une jeune femme blonde à peine plus âgé que l’aspirante Sith.
En plus de cet air de famille qui les liait, ils portaient les habits verts traditionnels des Jedi corelliens. Alan Tissan glissait l’index le long de sa barbe d’un air pensif tandis que sa fille aînée, Valena Tissan croisait les bras devant elle, l’expression plus renfrognée. Ils encadraient un deuxième dignitaire, qui n’était que le sénateur Oegen Organa de Alderaan. Celui-ci, contrairement à la Baronne Pelagia, avait adopté une tunique plus simple assortie d’une cape ample. Dans la force de l’âge, une calvitie avait commencé dégarnir le sommet du crâne. Tout comme la baronne, les Organa finançaient le Chu’unthor.
- Les forces de sécurité ont interrogé les suspects ? Demanda l’alderaanien.
- Sans résultat probant, avoua Alan Tissan. Et nous venons d’apprendre que deux d’entre eux sont décédés dans des circonstances qui restent à déterminer.
- Et ceux qui sont encore en vie ? Intervint la baronne.
- Ils refusent de parler, nous ne pouvons rien en tirer pour le moment. Mais il n’est pas difficile de deviner qui pourrait tirer profit d’un échec du projet, insista Ivixa.
- C’est bien pour cela que nous sommes au Sénat, pour convaincre les investisseurs de rester dans la course, déclara Fin. Je me demande si le Clan Bancaire est arrivé. Nous devrions les trouver avant que les débats ne commencent, pour être certains de leur soutien.
C’est à cet instant que Yanila fit irruption, après avoir lentement tourné autour de leur groupe, sans avoir attiré leur attention jusque-là. Les quatre Jedi sentirent immédiatement sa présence avant qu’elle ne les interpella d’une voix solennelle :
- Si vous me le permettez, je peux vous conduire auprès de la délégation du Clan Bancaire qui est arrivé dans le Grand Hall. Je suis Zeviya, l’assistante de madame Damask, sous-directrice de la Section Investissement.
Les six membres l’étudièrent de la tête aux pieds, avant de se concerter par quelques échanges de regard.
- Vous tombez à pic, jeune fille, lança le sénateur Organa.
- N’êtes-vous pas un peu trop jeune pour être l’assistante de ces muuns ? Interrogea la baronne qui témoignait d’un mépris non dissimulé envers les représentants de la corporation.
Avec aplomb, la Sith lui répliqua avec un fin sourire :
- Je n’ai pas monnayé ma place, si c’était votre question. Si vous souhaitez vous entretenir avec madame Damask, c’est l’occasion.
Les quatre Jedi la considéraient avec une curiosité distante. Elle en profita pour décocher quelques vagues de phéromones vers eux, afin de tester leur réaction. Si la baronne et le sénateur furent désarçonnés par les substances chimiques, ce ne fut pas le cas des Jedi qui ne laissèrent rien paraître sur leur expression.
Néanmoins, les deux Tissan laissèrent paraître momentanément leur trouble dans la Force, ce qui contenta Yanila.
- Nous vous suivons, fit brusquement Ivixa pour mettre fin à ce manège.
La zeltronne prit les devants, emmenant le groupe dans son sillage. Tout en traversant le Grand Hall où continuaient de s’assembler les notables et leurs sympathisants, elle restait attentive aux conversations de ses nouvelles connaissances.
Notamment, celle des deux Jedi corelliens. Elle entendit la plus jeune taquiner son géniteur :
- Papa, tu n’es pas un peu vieux pour… euh ça ?
Yanila savait qui désignait le « ça ».
- Figure-toi, jeune fille, que ta mère restait convaincue du contraire, pas plus tard que la semaine dernière.
Valena Tissan leva les yeux au plafonds, faussement choquée.
- Oh pitié, épargne-moi les détails.
Le rire léger de Alan conclut leur échange.


Voilà, j'espère que cela vous a plu :wink: ! Contact établi entre les Tissan et les Sith :diable: !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 27 Mar 2023 - 11:54   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Chapitre 13 lu !

En effet, contact établi ! Pas sûr pour ce bon Alan que ce soit à son avantage... dire qu'il est obsédé par les Sith et qu'il en croise une là, sous son nez, sans la remarquer ! :transpire:

Je m'interroge cependant sur l'intérêt réel des Sith concernant le projet du Chu'unthor... je ne me souviens plus si tu en as déjà parlé dans un des précédents Chapitres, si tu l'as justifié ou non, mais là comme ça, j'avoue trouver cela curieux. A moins que le but ne soit de faire foirer le projet au final pour ridiculiser les Jedi et écorner une partie de leur image, mais ça ferait cher et long pour un résultat ma foi peu important...

Et bon, Belva va revenir, c'est désormais sûr. :think: Et sympa la petite référence au Pius Dea !

Vivement la suite ! :oui:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

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Messagepar JediLord » Mer 29 Mar 2023 - 18:03   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Oh le Sénat! :love:

Oh une représentante du secteur Tapani. Marrant je lisais leur page sur le Wookiee pas plus tard qu’hier soir. :D
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Messagepar mat-vador » Jeu 30 Mar 2023 - 20:59   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Merci pour vos retours à tous les deux :wink: !

L2-D2 a écrit:En effet, contact établi ! Pas sûr pour ce bon Alan que ce soit à son avantage... dire qu'il est obsédé par les Sith et qu'il en croise une là, sous son nez, sans la remarquer ! :transpire:


En même temps, je me souviens que Yoda n'a pas senti ce que Palpy était, jusqu'il soit trop tard :sournois: !

L2-D2 a écrit:Je m'interroge cependant sur l'intérêt réel des Sith concernant le projet du Chu'unthor... je ne me souviens plus si tu en as déjà parlé dans un des précédents Chapitres, si tu l'as justifié ou non, mais là comme ça, j'avoue trouver cela curieux. A moins que le but ne soit de faire foirer le projet au final pour ridiculiser les Jedi et écorner une partie de leur image, mais ça ferait cher et long pour un résultat ma foi peu important...


C'est plutôt la deuxième raison qui prévaut. Ce sont potentiellement des centaines de Jedi qui vont voyager à bord du Chu'unthor et les Sith ne vont pas laisser passer l'occasion de tuer d'un seul coup tout ce joli monde :diable: . Sans compter les répercussions d'un tel fiasco qui va quand même couter cher sur le plan économique :sournois: ...

L2-D2 a écrit:Et bon, Belva va revenir, c'est désormais sûr.




Dans la dernière partie de l'histoire, plutôt :wink: .

L2-D2 a écrit:Et sympa la petite référence au Pius Dea !


Je pouvais pas m'en empêcher :transpire: !


Jedi Lord : le Secteur Tapani aura droit plus tard à une petite visite plus poussée :diable: !
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Messagepar JediLord » Jeu 30 Mar 2023 - 21:14   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

mat-vador a écrit:

Jedi Lord : le Secteur Tapani aura droit plus tard à une petite visite plus poussée :diable: !


Mais cessez donc d’écorcher mon pseudo par tous les Sith! :grrr: :paf:

(Remarque j’écris parfois le tien avec une majuscule… :paf:

Autrement: Goooooood… Gooooooood…
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Messagepar mat-vador » Ven 31 Mar 2023 - 5:23   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Allez un paquet de lessive pour me faire pardonner :transpire:
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Messagepar mat-vador » Sam 01 Avr 2023 - 21:18   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Bonsoir à tous, comment allez-vous :wink: ?

Une bonne nouvelle à vous annoncer : j'ai atteint 150 PAGES en terme d'écriture :love: :love: !!!

Ceci étant dit, allons retrouver au Sénat nos petites Sith :diable: !


Chapitre 14

Dark Mungol achevait de s’entretenir avec le directeur Vainken, quand Yanila arriva avec de la compagnie.
- Votre assistante vient de revenir, Setcha, fit le muun à son adjointe. Si vous me le permettez, je vais m’installer avant que les débats ne commencent. Saluez de ma part nos partenaires et le Chancelier Suprême quand vous les verrez.
- Je n’y manquerais pas, monsieur le directeur.
Le chef du Clan Bancaire prit congé avant que Yanila ne se rangea à hauteur de la muun. 2-B-1 prit de la hauteur, tout en restant à portée de voix de la jeune Sith si le besoin s’en faisait sentir. Dark Mungol fit face au groupe qu’elle avait ramené. Elle échangea les hommages avec la baronne Pelagia et le sénateur Organa avant d’accueillir les Jedi.
- Maître Tissan, serait-ce votre fille que vous avez amenée depuis Corellia ? Elle possède les mêmes traits que vous. Est-elle votre padawan ?
- J’aimerais beaucoup, madame Damask, répondit le corellien en entourant les épaules de sa fille avec affection. Mais n’étant pas le mieux placé, je préfère laisser maître Tal’etha assurer sa formation.
- Les Jedi corelliens suscitent beaucoup ma curiosité, poursuivit la muun. Vos pairs n’ont jamais approuvé la création d’une famille depuis les Réformes de Ruusan.
Mungol tourna alors son attention son attention vers Ivixa Delbaeth et Fin So Rowan, qui masquèrent leur gêne.
- Nous ne commenterons pas plus sur ce sujet, concéda seulement le céréen.
La Sith avait prévu cette réaction de leur part et s’amusa intérieurement d’avoir suscité le malaise entre ces Jedi qui se sentaient si supérieurs.
- Nous devrions peut-être rejoindre nos places, baronne, suggéra le sénateur Oragana.
- Oui, les débats promettent d’être intéressants.
Les deux dignitaires demandèrent la permission de se retirer, ce qui leur fut accordé sans mal. Mungol décida de passer aux questions plus pratiques.
- Comment avance le chantier à Abhean ?
- Nous accumulons beaucoup de retard, mais la structure du vaisseau est enfin achevée, annonça Ivixa. Si les débats ne sont pas en notre faveur ce soir, ce sera le seul objectif atteint.
- Cela n’arrivera pas, assura la muun. Nous lèverons de nouveaux fonds, autant qu’il en faudra pour terminer le Chu’unthor et permettre à la République de profiter d’une nouvelle ère grandiose.
Yanila garda un masque raide sur son visage aux derniers mots de sa supérieure. Lorsque Mungol avait abordé avec elle en privé ce sujet, la jeune fille avait demandé sans ménagement pourquoi elle ne tentait pas de s’y opposer.
La muun s’était justifiée et son apprentie avait accepté ses arguments qu’elle jugeait valables. Mais en cet instant, elle se demandait si une erreur d’appréciation n’avait pas été commise. Si la République devenait renforcée, il deviendrait bien plus difficile de la renverser.
- Sans compter les retombées économiques, railla Alan.
À cette effronterie qui traduisait une défiance à peine dissimulée à son égard, Mungol soutint son regard.
- Nous menons nos affaires avec pragmatisme comme nous le faisons toujours, maître Tissan. Une République en déclin ne nous serait guère profitable.
- Je pense que vous vous moquez éperdument de la République, madame la sous-directrice. Beaucoup moins des ressources dans les systèmes solaires qui seront découverts par le Chu’unthor.
- Un simple retour sur investissement, se défendit la muun. Dans l’immédiat, je pense que tous ceux qui prennent à cœur cet ambitieux projet, devraient se préoccuper de l’offensive que Hanthur Valahi et ses partisans mèneront au Sénat.
- Je m’inquiète des arguments que Valahi pourrait nous opposer, avança le Jedi céréen qui fut approuvé par sa camarade Ivixa. Les Jedi en savent très peu sur lui, hormis ce que l’holonet officiel a bien voulu laissé dévoiler.
- Vous ne serez pas seuls, Jedi So Rowan et Jedi Delbaeth. Vous conservez le soutien de votre Haut Conseil et le Clan Bancaire aura des arguments à faire valoir. Dans le pire des cas, nous reporterons le vote jusqu’à ce que nous soyons en position de force.
Yanila observa les réactions des utilisateurs de la Force, à l’aide de ses perceptions. Si les Tissan père et fille semblaient indifférents, Delbaeth et So Rowan échangèrent un regard plus soulagé.
- Nous allons nous installer dans les tribunes, proposa Ivixa. C’est bien dommage que nous ne puissions pas participer aux débats.
- Cependant le sénateur Organa nous a promis de nous représenter au mieux, déclara le céréen. Que la Force soit avec nous.
Les quatre Jedi disposèrent à leur tour, laissant les deux femmes Sith. Autour d’elles, les gardes muuns avaient élargi le périmètre de sécurité. Yanila attendit que les Jedi soient hors de portée de voix pour confier ses premières impressions.
- Ils n’ont pas détecté notre lien avec la Force.
- Si nous ne leur donnons aucune raison de le faire, ils ne le feront pas. L’arrogance des Jedi les rend tellement sûrs d’eux qu’ils sont persuadés de leur sécurité. Le jour où ils suspecteront une once de notre influence, il sera trop tard pour eux.
- Je pense que Alan Tissan pourrait être un problème.
La zeltronne sentit le regard de Mungol peser lourdement sur elle.
- Ah oui, Alan Tissan. L’histoire de sa famille est fascinante.
- Je sais, j’ai regardé les holos que vous m’avez prêté, maître. Même si certains de ses aïeux ont rejoint les anciens Sith, pensez-vous qu’il fera de même ?
- Je ne sais pas s’il en serait digne.
Yanila se demandait ce qui la rendait si hésitante sur l’avenir de Alan Tissan et de sa famille. Sa virulence et son hostilité à l’égard du Clan Bancaire et des autres corporations sautaient pourtant aux yeux. Elle avait même perçu par intermittence, l’aura de l’obscurité émaner de sa personne. La jeune fille décida de garder son opinion pour elle-même.
- Il faudra le surveiller, suggéra-t-elle.
- Il n’est pas notre problème le plus immédiat, il peut attendre.
Mungol perçut les effluves stressées d’un dignitaire neimodien qui s’approchait d’elle, accompagné de ses droides gardes. Elle percevait dans la Force son extrême fébrilité alors qu’il franchissait le périmètre de sécurité des gardes muuns, après un contrôle rigoureux de ces derniers. Il ne prêta aucune attention à Yanila et à 2-B-1 qui ne se retint pas de le scanner.
- La tension artérielle de cet individu semble indiquer une grande indisposition nécessitant peut-être une assistance médicale de premier secours.
- Silence, imposa la muun. Comment vous portez-vous, mon cher Vassili ? Ajouta-t-elle d’un ton affable au neimodien.
Celui-ci ne masqua pas son agitation, craignant la réaction de son interlocutrice à qui il semblait sur le point d’annoncer une mauvaise nouvelle. Il tournait la tête de tous côtés, donnant l’impression d’une bête traquée avec acharnement.
- Le conglomérat Gunray se retire du projet Chu’unthor, madame Damask. Je suis venu vous faire savoir en personne notre décision.
- Votre décision est hâtive, mon cher Vassili. Puis-je vous demander de la reconsidérer pendant encore un peu de temps, en hommage aux relations privilégiées qui unissent le Clan Bancaire aux vôtres ?
Le neimodien maîtrisait à peine son impatience, Yanila sécréta alors quelques phéromones vers lui pour l’apaiser et éviter qu’il ne s’emporte dans quelque éclat, qui attirerait l’attention sur eux. Mais cela ne l’empêcha pas de s’écrier :
- Non, non, non ! Les risques sont devenus bien trop élevés ! Nous ne voulons pas devenir la nouvelle cible de Valahi et vous non plus !
- Votre sollicitation me touche, Vassili. Mais gardez votre calme, le projet Chu’unthor demeure encore bien plus viable que vous ne le croyez. Vous devez continuer à le soutenir, ne serait-ce qu’en souvenir de l’influence que vous avez réussi à obtenir au Sénat avec notre concours.
La muun posa une main ferme à son coude et la zeltronne continua d’embrumer l’esprit du neimodien avec ses phéromones.
- Je… je vais y réfléchir, madame Damask.
- Merci infiniment, Vassili. À tout à l’heure.
Le dignitaire la contourna, passa devant Yanila avant de disparaître en direction de la Grande Salle du Sénat. L’aspirante n’eut pas le temps de commenter ce qu’elle pensait du pitoyable personnage car un humain entra dans leur champ de vision.
La jeune fille reconnut la silhouette tassée et trapue de Hanthur Valahi, vêtu de la tenue prestigieuse ancestrale de sa famille ancienne établie sur la planète Kaikiellus dans le Noyau Profond. Un costume doré et pourpre au col haut, agrémentée de médailles qui le faisaient paraître tel un héros des temps reculés.
Sa mâchoire carrée accentuait l’expression de mépris qui animait ses traits lorsqu’il croisa le regard de la muun.
- Setcha Damask.
Il crachait le nom comme une bouse de rancor qui lui restait sur l’estomac et qu’il n’arrivait pas à digérer. Yanila observa la concubine brune qui lui tenait le bras en gloussant dans une tenue exagérément provocatrice et suggestive, qui n’avait rien d’une tenue de soirée. La femme ne faisait que la moitié de l’âge de Valahi et sa fonction n’était sans doute que simplement décorative, un magnifique meuble qui enjolivait les possessions de l’intéressé.
- Bonsoir, Hanthur.
- J’ai bien peur que ce ne soit pas une bonne soirée pour vous et vos amis neimodiens. J’ai l’intention de démolir le Chu’unthor et votre réputation avec.
Il la menaçait sans complexe, restant à la limite du périmètre de sécurité des gardes muuns. Il réverbérait de confiance dans la Force, il ne bluffait pas. Yanila perçut que l’aura de son instructrice se teintait d’incertitude.
- La confiance peut demeurer une qualité appréciable à condition qu’elle ne vous aveugle pas, répliqua Mungol avec froideur.
- N’essayez pas de m’impressionner, je suis parfaitement au courant de vos déboires dans les chantiers de Abhean et du coût exorbitant que cela représente. Vous ne vous en sortirez pas avec votre baratin, personne n’est dupe.
- Peut-être devriez-vous garder votre venin pour la session du Sénat, cher Hanthur ? S’éleva une autre voix dans son dos.
Le Chancelier Suprême Vanekroj Praji apparut dans sa tenue officielle, jaugeant sévèrement le président de Ororo Transports. Il était accompagné des gardes sénatoriaux et de son ministre chagrien Janos Amedda, qui le serrait de près.
Drapé dans une longue tope épaisse tirant sur le gris terne, Praji soutint le regard féroce de Valahi. Les rivalités millénaires entre leurs familles respectives n’étaient pas prêtes de s’estomper.
- Une suggestion intéressante, votre Excellence. Je m’en rappellerai, promit Valahi d’un ton qui n’augurait rien de bon.
Il se détourna avec sa concubine qui continuait de glousser. Praji exprima une mine plus sombre, la perspective d’affronter Valahi le tendait.
- J’espère que vous êtes prête à affronter l’arène, madame Damask.
- N’ayez crainte, votre Excellence.
Mungol adressa un signe discret au ministre chagrien qui était ses oreilles auprès du Chancelier Suprême. Janos Amedda se tiendrait aux côtés du Chef d’État pour le soutenir et lui permettre de faire face.
- J’ai bien peur que nos soutiens ne vacillent. À cause des sabotages et autres hum accidents dans les chantiers de Abhean, notre crédibilité est sérieusement écorné.
- Chancelier Suprême, répondit solennellement Mungol. Le Chu’unthor est le phare de la République et nous ne le laisserons pas l’éteindre. Aucun de nos soutiens ne nous fera faux bond.
- Y compris les neimodiens ?
- Personne ne se dérobera.
La détermination de la muun imprégnait les courants de la Force et Praji se détendit finalement, se redressant pour la confrontation à venir.
- La session va bientôt commencer.
- Nous vous rejoindrons, lui promit Mungol.
Les deux Sith guettèrent le départ du Chancelier avant que la sous directrice ne convoqua sa garde rapprochée pour rejoindre leur place dans la grande chambre du Sénat. Yanila jeta un coup d’oeil sur le dispositif de sécurité qu’ils avaient adopté, alors qu’ils traversaient le Grand Hall.
Des hauts-parleurs diffusèrent l’annonce que la session commencerait bientôt et que les parlementaires étaient invités à s’y rendre. Les délégations imitèrent celle du Clan Bancaire Intergalactique, canalisés par les gardes sénatoriaux qui empêchèrent les simples badauds d’accéder à la chambre du Sénat, à moins d’autorisations spéciales prodiguées par clientélisme.
Au milieu des protestations futiles de ceux qui ne bénéficiaient d’aucuns de ces précieux sésames, la zeltronne glissa à sa supérieure :
- Nous allons aider les Jedi, encore.
Mungol laissa se dessiner un sourire sinistre sur ses lèvres.
- Nous allons encore une fois les prendre par la main, leur donner l’illusion que tout est possible afin de mieux provoquer leur perte.
Alors Yanila sourit à son tour, à cette perspective réjouissante bien que lointaine.


Voilà, j'espère que cela vous a plu ! La séance du Sénat promet :sournois: !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 03 Avr 2023 - 10:06   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Chapitre 14 lu !

Effectivement, la séance au Sénat augure du meilleur... pour le lecteur en tout cas ! :whistle: Hanthur Valahi fait son apparition et semble d'ailleurs tellement détestable que les Sith passeraient presque pour des personnes raisonnables en comparaison, c'est dire ! J'ai d'ailleurs bien aimé les petites questions /piques qu'adresse Mungol aux Jedi sur la famille, toussa : il n'y a pas de petits efforts pour saper le moral de l'ennemi, l'air de rien !

Vivement la suite ! :oui:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

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Messagepar mat-vador » Mar 04 Avr 2023 - 20:19   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Merci pour le retour, L2 :D !

L2-D2 a écrit: :whistle: Hanthur Valahi fait son apparition et semble d'ailleurs tellement détestable que les Sith passeraient presque pour des personnes raisonnables en comparaison, c'est dire !


Les Sith vont-ils passer pour des gentils :whistle: :idea: ?

L2-D2 a écrit: J'ai d'ailleurs bien aimé les petites questions /piques qu'adresse Mungol aux Jedi sur la famille, toussa : il n'y a pas de petits efforts pour saper le moral de l'ennemi, l'air de rien !


En effet, rien de telles que des petites graines pour semer le doute et la discorde chez des ennemis jurés :diable: !
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Messagepar JediLord » Mer 05 Avr 2023 - 18:34   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Lu.

Mais voyons L2, les Sith sont des gens tout à fait respectables! :o :x

Sinon tout est dit. La séance au Sénat s’annonce épicée. :sournois:
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Messagepar mat-vador » Jeu 06 Avr 2023 - 20:36   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

JediLord a écrit:Mais voyons L2, les Sith sont des gens tout à fait respectables! :o :x


Et même sympathiques :o ! Prenez madame Talon, par exemple :whistle: ...
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Messagepar mat-vador » Sam 08 Avr 2023 - 21:18   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Bonsoir à tous, comment allez-vous ?

Allez, hop on se retrouve au Sénat ! Et ça promet d'être électrique :diable: !



Chapitre 15

Elles parvinrent à la nacelle qui leur était réservée, où les attendait le directeur Vainken. Celui-ci leur adressa un regard courtois avant qu’il n’échangea quelques datapads avec Mungol. Yanila s’installa derrière les deux muuns qui échangeaient leur opinion sur les derniers évènements des chantiers de Abhean.
La zeltronne en profita pour promener son regard sur la majestueuse Chambre du Sénat plurimillénaire, indifférente au bruissement des conversations qui provenaient des nacelles. À l’origine, c’était un amphithéâtre constitué de gradins avant que les travaux et les évolutions technologiques ne le métamorphosent en ce qu’il était aujourd’hui.
Les gradins avaient disparu pour faire place aux nacelles qui contenaient chacune un sénateur et son cortège plus ou moins fonctionnel. Si certains conscients de leurs responsabilités s’entouraient de spécialistes en économie et en politique, d’autres bien trop nombreux exhibaient le prestige de leur fonction avec leurs concubins.
Ainsi, le sénateur twi’lek de Ryloth s’affichait sans complexe avec de jeunes congénères féminines tout comme la sénatrice de Kuat avec ses mignons. Ces artifices illustraient la perte des valeurs qui avaient été le fondement des premiers temps de la République. Yanila se doutait qu’il serait temps d’exploiter ces faiblesses pour leurs intérêts. Ce n’était cependant pas le seul mal dont souffrait le régime de Coruscant.
Les Réformes de Ruusan avaient en effet limité le nombre de sénateurs à mille vingt quatre représentants. Lors des Guerres Sith, les dignitaires ne représentaient que les mondes influents de la République au détriment des systèmes de la Bordure Extérieure, qui avaient adhéré à la cause des Sith par désespoir et par revanche. Le Chancelier Suprême Tarsus Valorum décida de mettre fin à cette injustice mais une réduction des effectif sénatoriaux couplée à l’ouverture du congrès aux mondes les plus éloignés, ne suffit pas à résoudre les problèmes.
Certains systèmes choisirent d’être représentés par les corporations, ce qui accrut l’influence néfaste de ces dernières et fit naître le clientélisme au sein du Sénat. Les Jedi ne le voyaient pas mais les germes de la corruption étaient bien implantés et s’épanouissaient.
La corruption entraînerait leur chute. Yanila savoura cette cruelle ironie. Les Jedi seraient trahis par ceux qu’ils avaient toujours protégé et servi. Le Chu’unthor serait la première étape de leur déclin, voilà pourquoi les Sith encourageaient cette initiative jusqu’à ce que l’occasion de la saboter se présente.
Il leur faudrait attendre le bon moment, pour s’assurer des répercussions que la destruction du Chu’unthor entraînerait dans la République. L’acuité auditive de Yanila perçut le rire strident de la courtisane de Valahi, qui se trémoussait en compagnie de son amant qui paraissait savourer son triomphe à venir.
Au centre du Sénat, le sol se déroba pour laisser apparaître la chaire du Chancelier Suprême qui s’élevait parmi l’assemblée silencieuse, mue par un dispositif hydraulique. Alors que le piédestal se stabilisait, la zeltronne surprit le ministre chagrien en train de murmurer à l’oreille de Vanekroj Praji, certainement pour lui prodiguer quelques conseils. Le Chef d’État hochait la tête avec fébrilité, anxieux des débats qui deviendraient âpres sur la poursuite du financement du Chu’unthor ou de son abandon pur et simple.
Le chagrien s’écarta légèrement, laissant le Chancelier Suprême activer le micro pour prendre la parole. Une holocaméra se mit à léviter autour de la chaire, pour le filmer et retranscrire la session sur l’holonet officiel.
- Souhaitez-vous que j’enregistre, maîtresse Yanila ? Fit 2-B-1 qui flottait au-dessus de la zeltronne.
- Fais-le, l’autorisa-t-elle.
Peu après, la voix de Praji résonna partout.
- Honorables délégués du Sénat, merci de votre présence. Le sujet du jour concerne la poursuite du financement du Chu’unthor dont la construction a débuté il y a environ cinq ans. À la demande du président de Ororo Transports, monsieur Hanthur Valahi, le Sénat doit décider si de nouveaux crédits doivent être accordés à Républic Fleet Systèmes et aux chantiers de Abhean. Nous allons accorder la parole aux investisseurs du projet.
La majorité des regards convergeaient vers la nacelle du Clan Bancaire Intergalactique, que le directeur Vainken détacha de son support pour léviter vers la chaire du Chancelier. Le muun rendit son rapport sur l’avancée de la construction du Chu’unthor, détaillant les circonstances des retards de livraison des pièces nécessaires, des sabotages, des grèves intermittentes des ouvriers et autres contrariétés qui avaient entraîné un surcoût imprévu. Yanila projeta ses perceptions dans la chambre et perçut que beaucoup de sénateurs n’étaient pas intéressés par ces détails techniques.
Ce n’était pas le cas de Hanthur Valahi, qui bien que silencieux, demeurait vigilant et attendait le moment adéquat pour porter l’estocade.
La nacelle recula pour laisser place à celle de la Baronne Pelagia qui vantait les liens qui unissaient sa Maison et l’Ordre Jedi depuis des millénaires, lorsque la Première des Guerre Sith éclata. Elle vanta les retombées économiques favorables que soulèverait l’épopée du Chu’unthor dans les secteurs reculés et inconnus de la galaxie. Son discours terminé, elle fut saluée par quelques applaudissements timides avant que le Sénateur Organa n’intervint à son tour pour soutenir le Chu’unthor.
Le dignitaire rappela fort à propos que le Chu’unthor avait une vocation scientifique et humanitaire autant que d’être une académie Jedi mobile, vitrine de l’Ordre Jedi et de la République. Le projet resserrait les relations entre les mondes prospères et ceux les plus ignorés, en venant en aide aux populations locales. Ses paroles bien que passionnées et sincères, firent émerger à peine les dignitaires de leur léthargie, certains ayant hâte de regagner le quartier diplomatique de la capitale pour profiter de plaisirs moins officiels.
Des acclamations timides ponctuèrent la fin de sa tirade mais il était évident que le sénateur se montrait désappointé du manque d’enthousiasme de ses pairs. Dark Mungol percevait la satisfaction de Valahi de constater un congrès si amorphe. Cela servait les intérêts de celui qui voulait ruiner le Chu’unthor.
Elle ne pouvait pas le permettre.
- Quelqu’un souhaite ajouter une remarque ? S’enquit le Chancelier Suprême qui ne semblait guère ravi de céder la parole à son pire rival.
- Le Clan Bancaire demande la parole, asséna tout à coup la muun.
Elle obtint l’effet escompté, un silence surpris tomba sur le Sénat. Vanekroj Praji se reprit néanmoins rapidement :
- La parole est accordée à la sous-directrice Setcha Damask.
Yanila vit son maître se lever pour remplacer le Directeur Vainken.
- Je voudrais rappeler à cette noble assemblée, l’importance du Chu’unthor pour la prospérité de la République. Nous vivons en paix depuis des siècles, jusqu’à oublier l’existence des Sith. Ce leurre nous a rendus confiants, trop confiants. Nous nous abreuvons de la gloire et de la puissance que nous avons accumulés et nous avons oublié ce qui nous unissait.
Yanila se sentit électrisée, l’atmosphère picotait le moindre centimètre carré de sa peau, tout le long de son corps. À l’insu de tous, y compris des Jedi qui assistaient aux débats, Dark Mungol usait de la Force avec malice pour influencer les réactions des sénateurs.
Ceux-ci qui avaient sombré dans l’apathie, semblaient maintenant vifs et éveillés. Des murmures s’élevaient des nacelles, à mesure que Mungol poursuivait son intervention alors qu’elle expliquait à quel point la République s’éloignait peu à peu des peuples de la Bordure Extérieure, menaçant de les abandonner à leur sort ou aux mains de groupes criminels.
Valahi paraissait quelque peu déconcerté, sa fureur s’accrut en remarquant que même ses partisans devenaient réceptifs aux arguments de la muun. Il le fut bien plus lorsque la muun reçut une ovation inattendue de la majorité de l’assemblée.
Elle eut droit aux félicitations du directeur Vainken qui daigna lui serrer la main. Le Chancelier Praji qui avait retrouvé la confiance, fit la grâce d’accorder la parole finalement à Valahi, ce dernier affichant une mine revancharde.
Les applaudissements s’éteignirent lorsque le directeur de Ororo Transports avança sa nacelle au centre.
- Nous avons entendu jusqu’ici de belles paroles vantant les mérites et les bénéfices du Chu’unthor au nom de la République, pour la République. Certes les coûts ont été bien plus élevés que prévu, mais la directrice Damask affirme que cela demeure négligeable devant les profits engendrés que rapporteront les découvertes du Chu’unthor. Si tant est que les explorateurs à bord du vaisseau le plus grand de la galaxie, soient en mesure de découvrir quoi que ce soit qui en vaille la peine.
La zeltronne surprit le rictus fourbe qui élargissait ses lèvres. Nul doute que cela n’avait pas échappé non plus à Dark Mungol. Les deux Sith se raidirent instinctivement.
- Que valent exactement ces centaines de milliards de crédits dépensés jusque-là dans les chantiers de Abhean, sans compter d’autres milliards nécessaires à cette construction bien trop longue ? Un gouffre sans fonds, mes pairs !
Les trait de Mungol se fermèrent lorsqu’elle réalisa que la magie de ses derniers mots était en train de s’effacer de l’esprit de l’ensemble des sénateurs.
- L’argent des citoyens de la République vaut-il la peine d’être gaspillé ainsi ? Les Jedi nous présentent ce projet comme un bienfait humanitaire et scientifique mais n’aurait-il pas été plus pratique de concevoir des projets plus modestes mais à une échelle bien plus judicieuse, de répartir ces ambitions humanitaires de manière équitable et plus juste qui profiteraient concrètement à tous les systèmes membres de la République ?
Des acclamations et des approbations commencèrent à enfler, les partisans de Valahi se manifestèrent plus hardiment.
- Il a raison ! Il a raison !
- Les Jedi, ces grands moralisateurs de vertu, voudraient apporter leur lumière et leur sagesse, au détriment de la prospérité de la République et de ceux qui y contribuent. Oui, la République stagne comme l’a démontré la directrice Damask mais ce n’est pas le Chu’unthor qui l’élèvera vers un nouvel âge d’or. Ce sont nous tous ici, réunis, mes amis !
Des sénateurs se levèrent et les applaudissements devinrent plus nourris. Yanila jeta un regard vers la nacelle des neimodiens de l’autre côté, qui s’agitaient de plus en plus. Vainken se tourna vers sa congénère, ne masquant pas sa fébrilité.
- Setcha ?
- Attendons qu’il dévoile ses intentions, déclara calmement Mungol.
- Je crois que c’est assez clair.
- Patience, monsieur Vainken.
Yanila aperçut le Chancelier Praji, s’entretenir avec son ministre chagrien qui tentait de l’apaiser.
- Ceux qui sont favorables au Chu’unthor, reprenait Valahi avec une virulence encore plus prégnante, savent-ils au moins avec qui ils ont choisi de pactiser ? Je pose cette question à la Baronne Pelagia, au sénateur Organa et aux imbéciles qui boivent leurs paroles !
La noble dame du Secteur Tapani réagit en ouvrant son micro, sa voix stridente submergeant celle du directeur de Ororo Transports.
- Qui traitez-vous d’imbéciles, résidu de bouse de bantha séché ? Montrez-vous digne de cette assemblée !
Elle fut prise à partie malgré le soutien que lui témoigna le sénateur Organa.
- Silence, espèce de wampa enflée !
Le Chancelier Praji coupa le micro de tous les intervenants pour les rappeler à l’ordre.
- Nous suspendons les débats jusqu’à ce que le calme et la décence soient de nouveau présents parmi nous, plaida sévèrement le Chef d’État.
La tension baissa finalement jusqu’à ce que le calme revint.
- Les débats peuvent reprendre, autorisa Praji. Le directeur de Ororo Transports a de nouveau la parole.
Hanthur Valahi avait recouvré un masque impassible mais les Sith sentaient le triomphe qui l’animait.
- Connaissons-nous vraiment ceux qui financent le Chu’unthor, aussi honorables que soient les intentions des Jedi ? Faites-vous aveuglément confiance au Clan Bancaire et au conglomérat Gunray ?
À l’évocation de ces deux corporations, des sifflets descendirent des tribunes pour conspuer les muuns et les neimodiens. Valahi venait de réveiller l’animosité et la rancœur de la majorité des représentants contre ces non humains, qui symbolisaient l’avarice, la rapacité et la froideur des affairistes pragmatiques.
- Le Clan Bancaire propose des emprunts pour mieux vous endetter et ruiner des vies entières. Quant aux neimodiens, ils industrialiseront à outrance des mondes verdoyants pour les transformer en déserts toxiques, vidés de leur ressource ! Est-ce le destin que nous souhaitons pour la République et la galaxie ?
- C’est de la calomnie ! Protesta tout à coup Vassili Gunray, pris de panique. Chancelier Suprême, vous ne pouvez laisser une telle insulte être proférée au sein du Sénat !
Il fut abondamment hué, sans que Praji ne puisse réellement le défendre. Sans doute le Chef d’État craignait-il d’être assimilé au conglomérat Gunray, ce que Mungol et Yanila pouvaient aisément comprendre.
- Silence, voleur !
Le neimodien et ses congénères se recroquevillèrent au milieu de leur nacelle, redoutant la vindicte dont ils étaient l’objet. Des morceaux de flimsi leur furent lancés, signe du mépris que leur témoignaient les autres sénateurs. Lorsque Valahi parvint à se faire entendre au-dessus du tumulte, tous entendirent distinctement :
- Le Clan Bancaire a permis aux neimodiens de prendre le contrôle de Quasar Cargo au détriment des lois de régulation économique, adoptés par le Sénat ! Au même moment, le chef de sécurité de l’entreprise que je dirige, monsieur Sakar, a mystérieusement disparu sans laisser de trace ! S’agirait-il d’une coïncidence ?
Le choc de Dark Mungol lorsque le nom de son ancien maître fut lâché, devint semblable à une déflagration dans les perceptions de Yanila qui se pencha vers la muun.
- Maître ?
- Pas maintenant.
Mungol serra les mâchoires alors que Valahi pressait son avantage. Le Sénat en partie acquis à sa cause, buvait ses paroles fétides sans retenue.
- J’ai des preuves de ce que j’avance et en temps voulu, je serai prêt à les exposer en public afin que tous puissent accéder à la vérité ! Je demande solennellement devant cette auguste assemblée, l’abandon du Chu’unthor, la mise sous tutelle du Clan Bancaire et du conglomérat Gunray le temps qu’une commission d’enquête établisse les circonstances du rachat de Quasar Cargo, et la destitution du Chancelier Praji, dont l’autorité est trop tendre devant les intérêts privés !
Les traits du Chancelier Suprême avaient perdu toute couleur devant le coup du sort inattendu que venait de lui jouer son rival. Les neimodiens n’en menaient pas large, de même que la Baronne Pelagia et le sénateur Organa.
Le ministre chagrien Amedda intervint alors.
- Jusqu’à ce que les preuves du directeur Valahi nous soient présentés, la séance est ajournée.
Cette annonce entraîna des protestations des partisans de Valahi qui voulaient débuter le vote immédiatement. Puis les gardes sénatoriaux intervinrent dans l’hémicycle pour encourager les dignitaires à quitter les lieux et à y revenir le lendemain.
Les nacelles se vidèrent peu à peu, les représentants se retrouvant ensuite dans le Grand Hall du Sénat pour discuter de ce qui venait de se passer.


Voilà, j'espère que cela vous a plu :jap: !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Mar 11 Avr 2023 - 13:52   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Chapitre 15 lu !

Deux points ressortent pour moi dans ce Chapitre : le premier, et pas des moindres, c'est que finalement le Chu'unthor n'est pas si loin de l'esprit qui anime les oeuvres de la Haute République, avec cette volonté conjointe du Sénat et de l'Ordre d'explorer la Bordure Extérieure et d'y répandre l'esprit de la République ! :shock:

La deuxième, c'est que finalement, le discours de Valahi est absolument juste. Oui, combien coûte toute cette vaste entreprise, et cet argent ne serait-il pas mieux employer ailleurs ? Dommage de le voir s'emporter et traiter les autres sénateurs d'imbéciles, ça amoindrit finalement son propos loin d'être aussi absurde que cela. Et il résonne étarngement sur Terre : après tout, l'idée d'aller voir Mars, c'est super pour la science, mais les milliards de dollars que cela va coûter ne seraient-ils pas plus utiles à lutter contre le réchauffement climatique, par exemple ? :neutre:

Et pour une fois, le vernis des Sith se fissure grâce à Valahi... c'est que j'en viendrais presque à l'apprécier, celui-là !

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mar 11 Avr 2023 - 20:44   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Merci pour le retour, L2 :oui: :oui: !!

L2-D2 a écrit:Deux points ressortent pour moi dans ce Chapitre : le premier, et pas des moindres, c'est que finalement le Chu'unthor n'est pas si loin de l'esprit qui anime les œuvres de la Haute République, avec cette volonté conjointe du Sénat et de l'Ordre d'explorer la Bordure Extérieure et d'y répandre l'esprit de la République ! :shock:


Je présume que tu as fait la comparaison entre le Flambeau Stellaire et le Chu'unthor ! C'est vrai qu'au final, on peut penser qu'ils veulent réaliser le même objectif pour le bien de la République ! Mais je voudrais apporter une petite nuance... cela n'apparaît pas clairement dans les récits de la Haute République mais d'une part le Chu'unthor ne fait pas forcément l'unanimité au sein du Sénat même s'il y a un consensus parmi les Jedi. D'autre part, le Chu'unthor est financé par des corporations influentes qui ont autre chose en tête que la grandeur de la République et d'y répandre son esprit :whistle: . Et enfin, le Chu'unthor va devenir malgré lui un enjeu de lutte de pouvoir, ce qui n'est pas le cas du Flambeau Stellaire.
Ceci étant dit, on peut noter beaucoup de similitudes entre le Flambeau Stellaire et le Chu'unthor et notamment une volonté d'étendre la République. Bref, amener un nouvel âge d'or.

L2-D2 a écrit:La deuxième, c'est que finalement, le discours de Valahi est absolument juste. Oui, combien coûte toute cette vaste entreprise, et cet argent ne serait-il pas mieux employer ailleurs ?


Entièrement d'accord :wink: ! Le Chu'unthor étant le plus grand vaisseau de cette époque, aussi imposant qu'un destroyer stellaire, sa conception coute extrêmement cher... c'est un investissement conséquent :oui: !

L2-D2 a écrit:Et il résonne étarngement sur Terre : après tout, l'idée d'aller voir Mars, c'est super pour la science, mais les milliards de dollars que cela va coûter ne seraient-ils pas plus utiles à lutter contre le réchauffement climatique, par exemple ? :neutre:


Oui, les crédits font l'affaire mais ils pourraient être mieux dépensés :) !

L2-D2 a écrit: Dommage de le voir s'emporter et traiter les autres sénateurs d'imbéciles, ça amoindrit finalement son propos loin d'être aussi absurde que cela.


Il y a une rivalité avec Praji du fait qu'ils sont issus de deux grandes dynasties qui se haissent farouchement... c'est pour cela qu'il se laisse emporter. Il y a des comptes à régler :sournois: !

L2-D2 a écrit:Et pour une fois, le vernis des Sith se fissure grâce à Valahi... c'est que j'en viendrais presque à l'apprécier, celui-là !


Cette fois, les Sith vont devoir réagir... au risque de s'exposer :diable: ? La suite le dira :chut: !
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Messagepar mat-vador » Sam 15 Avr 2023 - 21:21   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Bonsoir, comment allez-vous ?

Suite aux accusations de Valahi, comment vont réagir les Sith ? Début de réponse :diable: !



Chapitre 16 (1/2)

Yanila parvint à saisir le thème des conversations animées dans les groupes de sénateurs répartis entre les gigantesques colonnes du Grand Hall. Leur frénésie électrisait les courants de la Force, en ondes intermittentes qui trahissaient leur curiosité de spectateurs avides de sang frais.
- Pensez-vous que Valahi a raison ? Disait une sénatrice.
- Si cela peut permettre d’avoir un nouveau Chancelier…, avança un deuxième. Après tout, quelques changements ne peuvent être que salvateurs.
Sauf que les Sith souhaitaient lancer l’initiative de ces changements, sous réserve que cela favorisait leurs intérêts. Le Grand Plan ne devait connaître aucune interférence, le Chu’unthor devait voir le jour pour marquer le début de la fin des Jedi.
Le Directeur Vainken attira hors de portée des oreilles discrètes, Mungol. Yanila mise à l’écart, pouvait cependant continuer de les écouter.
- Étiez-vous au courant de cette manœuvre ? Fulminait le muun.
La zeltronne percevait sa colère alors qu’il apostrophait sa congénère, qui demeurait d’un calme effrayant.
- Non, monsieur le Directeur.
- Vous avez commis une grave négligence. Si les accusations de Valahi ne reposaient sur aucun fondement, nous les aurions balayées d’un revers de main et lui avec. Mais nous savons que ce n’est pas le cas.
- Nous pouvons redresser la situation, plaida la Sith avec assurance.
- Et comment comptez-vous y prendre ? Insista le chef de la corporation.
- Faites-moi confiance.
Le Côté Obscur de la Force brûlait comme un feu ardent en elle. Mungol se sentait prête à anéantir la galaxie toute entière s’il le fallait. Vainken l’avait compris à son ton mais il jugea bon d’ajouter :
- Si vous échouez, ce sera la fin de votre carrière et de la mienne, madame Damask.
Le muun prit congé de la sous-directrice, peu avant que cette dernière ne soit interpellée par le chef du conglomérat Gunray, qui trébuchait en marchant vivement. Elle fit signe à ses gardes de le laisser passer, alors que Vassili rajustait sa lourde coiffe burlesque.
Le neimodien était encore éprouvé par la séance tendue au Sénat où Valahi n’avait pas hésité à l’attaquer ouvertement et à retourner une partie des sénateurs contre lui.
- Nous quittons Coruscant, cette nuit même, madame Damask. Nous ne laisserons pas les gardes sénatoriaux nous arrêter si le Sénat valide les accusations de Valahi. Notre position devient intenable, nous ne pouvons plus vous soutenir !
- Tout sera arrangé demain, Vassili.
- Non, vous n’arrangerez rien du tout, madame Damask ! Nous ne ferons plus affaire avec vous, c’est bien compris ?
Mungol s’approcha du neimodien jusqu’à lui faire face, presque visage contre visage.
- Ne me défiez pas, Vassili. Nous avons trop d’intérêts communs pour envisager une séparation aussi facile de nos liens commerciaux.
La voix de la muun tranchait avec son affabilité qu’elle montrait d’ordinaire pour masquer sa véritable nature. Elle adoptait cette fois, une tonalité aussi glaciale que la mort rôdeuse, qui attendait son heure
Le neimodien déglutit.
- Je voulais dire que… êtes-vous certaine que la situation peut s’améliorer ?
- Absolument mais nous aurons besoin que vous rappeliez à certains sénateurs leurs obligations envers le conglomérat Gunray. Nous devons rallier autant de voix que possible pour retourner le vote en notre faveur quand il aura lieu demain. Pouvez-vous faire cet effort, au nom de nos intérêts communs ?
- Je… nous ferons tout notre possible, madame Damask. À demain.
Vassili Gunray repartit, l’esprit plus serein bien que toujours en proie en doute. Les gardes muuns s’écartèrent ensuite devant la Baronne Pelagia, le sénateur Organa et les quatre Jedi. Ivixa Delbaeth, Fin So Rowan, Alan Tissan et sa fille Valena, se tenaient juste derrière les deux dignitaires, leurs traits demeurant insondables.
Au contraire de la baronne et du sénateur qui ne masquaient pas leur contrariété.
- J’ose espérer que les accusations de Valahi ne sont pas sérieuses, avança l’alderaanien.
- Elles ne le sont pas, martela Mungol. Nous vous le démontrerons demain lorsque la session reprendra avec la permission du Chancelier Suprême.
- Je suis heureuse de l’entendre, déclara Pelagia. Il serait fâcheux que nous devions nous retirer si le Sénat prononçait l’abandon du Chu’unthor.
- La construction arrivera à son terme et le Chu’unthor prendra son envol.
- J’envie votre optimisme, madame Damask, fit la Jedi Delbaeth. Valahi nous paraissait très sûr de ce qu’il prétendait.
- C’est ce qui le perdra.
Les quatre Jedi échangèrent des regards confus devant l’inflexibilité de la muun qui ne doutait pas de l’issue des débats.
- J’espère que vous savez ce que vous faites, madame Damask, souhaita le céréen Rowan. Bonne soirée.
Les deux dignitaires s’éclipsèrent avec les Jedi, laissant les deux Sith décider de ce qui suivrait. Yanila attendit avant de se pencher vers son instructrice.
- Valahi s’est montré surprenant, confia la zeltronne.
- Je soupçonnais ce qu’il préparait, mais c’est bien pire que ce que je craignais, reconnut Dark Mungol. Quoi qu’il en soit, cela ne change rien à ce que j’avais déjà décidé à son propos.
Une lueur de compréhension étincela dans les yeux mauves de la jeune fille.
- C’est pour cela que vous m’avez emmenée, maître.
- Trouve Valahi et arranges-toi pour qu’il passe sa dernière nuit en ta compagnie. Tu me comprends bien ?
Mungol avait plongé son regard acéré dans le sien, s’assurant que son apprentie avait intégré cet ordre et ce qu’il impliquait.
- Je l’éliminerai mais il reste le problème des preuves à résoudre. Nous ne pouvons les laisser atterrir aux mains de n’importe qui d’autre.
- Il faudra les saboter. Si tu les fais disparaître, cela paraîtra trop suspect, surtout aux yeux des Jedi. Il ne suffira pas de l’éliminer, il faut le discréditer. Il sera ainsi vite oublié par tout le monde. Ne me déçois pas.
Yanila s’inclina devant elle. Mungol quitta le Grand Hall avec ses gardes du corps, pour permettre à la zeltronne d’accomplir la mission, sans que l’on ne remonte jusqu’à elle. La jeune Sith entendit son droïde sphérique qui ronronnait au niveau de sa figure.
2-B-1 la suivait tandis qu’elle déambula entre les colonnes du Grand Hall, pour repérer sa cible. Cela ne lui donna aucune difficulté car un regroupement plus important que autres, s’était constitué autour de la personne de Hanthur Valahi, beaucoup de sénateurs le voyaient comme le potentiel nouveau Chancelier à la place de Praji.
Elle resta à distance, écoutant les félicitations adressées au challenger, auquel certains dignitaires s’étaient ralliés, préférant se tenir aux côtés du vainqueur pour récolter les fruits de son triomphe. Ils fêtaient l’enterrement politique de Vanekroj Praji qui était encore en poste mais les Sith allaient leur donner tort. Yanila déjouerait leur plan.
La zeltronne s’adossa à une colonne, toujours escorté de 2-B-1.
- Souhaitez-vous que j’enregistre leur conversation, maîtresse Yanila ?
- Non, fit-elle sèchement. Les paroles d’un mort en sursis ne me sont d’aucun intérêt.
- Comme vous voudrez, j’espère me montrer d’une grande utilité dans ce que vous entreprendrez cette nuit.
- J’y compte bien.
Les traits de Valahi étaient détendus, il savourait ce moment de grâce où tout lui devenait possible. Il se délectait de l’hypocrisie de ceux qui prétendaient lui offrir leur amitié en échange de quelques menus services discrets et peu avouables, de la bassesse de ces courtisans obséquieux aux sourires commerciaux qui voulaient intégrer son cercle de fidèles.
Sa maîtresse qui lui tenait le coude, gloussa d’une voix perchée.
- Chéri, tu es magnifique ! Le nouveau Chancelier Suprême !
- Les élections ne sont pas encore ouvertes, lui rappela-t-il.
Le sérieux qu’il affichait, ne dupa guère les sens de Yanila qui percevait son ambition aussi clairement que les ondes à la surface de l’eau. La soirée étant bien avancée, les rangs s’éclaircirent pour permettre à Valahi de tirer sa révérence pour l’instant.
Il emmena sa maîtresse avec lui et Yanila lui emboîta le pas, se détachant de la colonne. Elle demanda à 2-B-1 :
- Tu as localisé la demeure de Valahi ?
- Affirmatif. L’information est stockée dans mes banques de données.
- Retrouve-moi là-bas et guette mon signal.
Le droïde fila en accélérant vers la sortie, disparaissant dans l’horizon nocturne pour prendre position là où résidait la cible. Il avait dépassé Valahi sans que ce dernier ni sa concubine ne s’en aperçoive.
Yanila entendit leurs éclats de rire insouciants, elle se réjouissait d’avance de pouvoir devenir leur prochain cauchemar. Elle repéra la grande limousine aéroportée du directeur Ororo Transports, garée au milieu de la grande place urbaine, hors du Sénat. Immédiatement les gardes du corps de Valahi resserrèrent les rangs autour de leur employeur, mais cela ne découragea pas la jeune zeltronne qui fut néanmoins interceptée par l’un d’eux.
- Eh, une minute ! Vous êtes qui ? L’apostropha-t-il.
Sans être décontenancée, elle lui décocha un sourire candide.
- Qui je suis, n’a aucune importance, mon chou. Ce qui est important, c’est que je suis le clou de la soirée de monsieur Valahi.
Les phéromones qu’elle émit à son encontre, atténuèrent son hostilité. Il accepta de s’écarter à son intention et personne ne s’opposa à ce qu’elle monta à l’arrière de la limousine, aux côtés de Valahi et de sa concubine. Cette dernière remarqua finalement sa présence, sur sa gauche et s’écria d’un ton courroucé :
- Mais que fiche cette peau rose, ici ?
Le directeur de Ororo Transports se pencha à son tour pour la dévisager avec distance.
- Pourquoi mes gardes vous ont laissé passer ?
- Je suis la surprise d’un de vos sympathisants, monsieur Valahi, improvisa la jeune aspirante Sith avec une expression enjôleuse.
- Un sympathisant, puis-je savoir lequel ? Insista-t-il, soupçonneux.
Elle déplia une de ses jambes, tout en remontant le bas de sa robe avec une pose suggestive. Les phéromones sécrétées dans l’habitacle accentuèrent le sentiment de désir pour sa personne chez sa cible.
- Quelqu’un qui sait à quel point vous pourriez m’apprécier… si vous voyez ce que je veux dire.
- Ce sympathisant a oublié de vous préciser que je ne raffole pas des non humaines.
Il tira sur son col, comme s’il avait du mal à respirer. Il ne parvenait pas à détacher son regard de ses splendides yeux mauves qui l’aimantaient.
- Il n’y a pas de mal à essayer une première fois, monsieur Valahi.
Elle aéra ses cheveux bleus derrière sa nuque, sans se départir de ce sourire malicieux.
- Dis, on ne va quand même pas accepter une peau rose ? S’indigna la concubine.
Valahi fronça les sourcils.
- Et pourquoi pas ? C’est encore moi qui décide, Samorem.
Ainsi retoquée, la concubine se mura dans le silence, suscitant la satisfaction de la zeltronne. Elle profita du confort de la banquette arrière pour s’installer confortablement. Valahi ordonna ensuite à son chauffeur de décoller de la place, la limousine s’élevant dans les cieux de Coruscant et intégrant l’un des couloirs aériens qui menait vers l’un des quartiers les plus huppés de la Cité Galactique. Le 500 Republica. À leur suite, trois airspeeders remplis de gardes assuraient la protection rapprochée du prestigieux convoi.


Voilà, j'espère que cela vous aura plu :wink: !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 17 Avr 2023 - 11:54   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Première partie du Chapitre 16 lue !

Conséquences directes du précédent Chapitre... la partie au Sénat n'est pas terminée ! Bon, je trouve un peu dommage qu'une nouvelle fois, un homme politique soit pourri au point d'être du genre à accepter qu'une mineure se joigne à lui et à sa maîtresse, voilà voilà... allez, on va mettre l'excuse sur les phéromones de la zeltronne, mais bon, cet extrait donne l'impression que ce qui le gêne, ce n'est pas tant l'âge que la race de Yanila (comme ça on joint le racisme à la déviance sexuelle, on enfonce bien le clou).

Vivement la suite ! :oui:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

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Messagepar mat-vador » Mer 19 Avr 2023 - 20:58   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit: allez, on va mettre l'excuse sur les phéromones de la zeltronne,


Cette Sith a un charme irrésistible :whistle: !

Mais pas sûr que notre politicard en profite vraiment :siffle: ...
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Messagepar mat-vador » Sam 22 Avr 2023 - 21:22   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Bonsoir à tous, comment allez-vous ?

une bonne nouvelle : j'ai dépassé les CENT MILLE MOTS :love: sur un total de 166 pages en terme d'écriture :wink: !

On poursuit le chapitre 16 :sournois: !

Chapitre 16 (2/2)

À travers la nuit, les silhouettes des hautes tours se dessinaient comme un rappel de la domination qu’exerçaient une élite sur la majorité de la population. Les écrasant pour les exploiter, pressurer leur essence vitale pour entretenir leurs privilèges, leur médiocrité. Lorsque l’heure des Sith viendrait, ils les guideraient pour les élever.
Les Sith deviendraient l’élite de la galaxie et marqueraient leur empreinte d’un nouvel âge d’or, renvoyant les Jedi dans l’oubli. Yanila en serait l’instrument et elle en ressentait une immense fierté, avant d’être rappelée à la réalité immédiate, par les nouveaux gloussements de la compagne de Valahi.
Dans le petit sac qu’elle tenait fermement à la main, elle vérifia que le comlink y était bien rangé pour contacter 2-B-1 lorsqu’elle arriverait à destination. Le chauffeur de la limousine s’écarta finalement du couloir aérien pour gagner un peu de l’altitude et ralentir au somment d’un des plus hauts immeubles de la capitale, juste au-dessus des couches nuageuses. Ils atterrirent sur la plate forme d’appontage, reliée à l’entrée principale par une passerelle, constitué d’un tunnel circulaire aux parois de transparacier.
Yanila descendit de la limousine, dans le dos de Valahi et de Samorem qui se tenaient par le coude, visiblement très complices. Ses phéromones continuaient de tenir dans de bonnes dispositions, la cible qu’elle devait abattre. Les gardes les encadraient étroitement, jusqu’au hall principal où un droide protocolaire accueillit le maître des lieux.
- Monsieur Valahi, la sénatrice de Kuat vous attend dans vos quartiers.
- Merci RTL9, fit le directeur de Ororo Transports. Apporte-nous des apéritifs, nous avons des choses prometteuses à célébrer.
- Bien, monsieur.
Les gardes prirent position aux endroits stratégiques, quadrillant les couloirs. Yanila écouta les officiers donner des instructions par comlink, tandis que quelques-uns continuaient de les escorter jusqu’au turbo ascenseur.
- Tu me permettras de rester, cette fois ? Minauda Samorem.
- Cela dépendra de ce que la sénatrice a à me dire.
Malgré les attentions dont elle le gratifiait, en palpant ses parties intimes, elle ne parvint pas à lui faire changer les idées. Yanila se demanda ce que Valahi pouvait redouter de cette discussion avec la sénatrice.
La dignitaire d’un des mondes les plus riches et les plus influents du Noyau, attendait au milieu du grand salon luxueux, près de la petite fontaine qui déversait l’eau dans un bassin dans le sol de marbre blanc, à ses pieds. Derrière elle, se tenait son telbun, un concubin à l’allure fine et aux traits juvéniles, élégamment habillé comme un animal de compagnie. Le plus beau spécimen d’éphèbe qu’elle possédait dans sa collection personnelle, une marque de son statut social élevé. Un mirialan, proche humain à la peau olive aux tatouages géométriques faciaux.
D’ordinaire, les kuati humains étaient plutôt spécistes et ne privilégiaient que la pureté de l’espèce humaine. C’est pour cette raison qu’ils avaient soutenu jadis la redoutable famille Contispex durant la sombre Ère Pius Dea. La sénatrice Vani Cesima faisait exception à cette sacro sainte règle, les telbun ayant pour fonction principale d’assurer la descendance des aristocrates kuati.
De taille moyenne, ses traits lisses trahissaient un besoin de se sentir éternellement jeune. Ses cheveux teints en gris étaient coiffés en chignon, ses yeux verts fixant avec intérêt Valahi et sa… suite rapprochée.
- Sénatrice Cesima, je ne vous attendais pas.
Yanila sentait clairement la tension qui l’habitait. Cette visite n’était pas attendue, elle n’était en fait pas désirable du tout.
- Ah mon cher Hanthur. Il était hors de question que je rate l’avènement du nouveau Chancelier Suprême.
- Pourquoi me parlez-vous d’élection ? Praji n’a pas été destitué et je doute que sa famille qui détient la Banque du Noyau, le laisse tomber si facilement. Sans parler du Clan Bancaire, des neimodiens ou des Jedi.
Le ton cassant n’était que le reflet de sa nervosité.
- Vous avez aussi des amis importants, Hanthur. À condition que vous n’oubliez pas ce que vous leur devez.
- Excusez-moi, Vani. Mais me menaceriez-vous ? Nous étions pourtant d’accord sur l’abandon du Chu’unthor, c’est même vous qui m’avez suggéré l’idée.
- Seulement quand il est question d’affaires et de damer le pion à nos concurrents, insista la kuati avec un sourire froid. Nous ne pouvions pas tolérer davantage que le Clan Bancaire et ces larves de neimodiens aient le privilège de mener ce projet. Je me suis concertée avec les autres nobles familles actionnaires des Chantiers de Kuat Drive Yards et nous sommes prêts à reprendre le Chu’unthor. Il serait dommage de laisser végéter un projet si prometteur bien que le coût soit conséquent.
- Et depuis quand en est-il question ? À moins que cela n’ait été votre intention depuis le début, grogna Valahi.
- Il est temps pour Kuat de prendre en main la destinée de la République, martela la sénatrice qui contourna la fontaine pour se placer face à lui. Nous serons les premiers à profiter des retombées économiques qui nous feront acquérir une puissance jamais connue auparavant. Il ne tient qu’à vous d’y prendre votre part quand vous serez Chancelier. Et vous ne pouvez laisser passer l’occasion de prendre votre revanche sur les Praji qui ont trahi votre famille à la chute de Contispex XIX, vous reléguant sur Kaikiellus dans les méandres du Noyau Profond.
La rage du directeur de Ororo Transports explosa dans les flux de la Force. Yanila le vit serrer les poings alors que Samorem tentait de le réconforter.
- Inutile de me rappeler les plaies qui ne guérissent pas.
- Alors, puis-je considérer que nous faisons affaire ? Fit-elle avec un air enchanté. Procédez comme prévu demain, lorsque la session du Sénat reprendra. Mais encore un dernier détail… au cas où vous nous feriez faux bond.
Elle se tourna vers son telbun et lui aboya sèchement :
- Couché.
Le mirialan sursauta comme s’il avait reçu une décharge électrique puis se prosterna face contre terre, sous les yeux de Hanthur, Samorem et Yanila.
- Aussi docile qu’un nexu apprivoisé, n’est-ce pas ? Il m’a fallu certes un peu de temps pour le dresser. Mais l’inhibiteur de volonté est d’une grande aide, déclara la kuati avec une expression fourbe.
- Mais c’est une technologie interdite ! Et je n’ai jamais entendu dire que vos telbun étaient traités de cette façon !
Elle haussa les épaules négligemment devant ses protestations. Elle exhiba une télécommande dont elle pressa un des boutons. Immédiatement, le mirialan se tordit sur le sol, pris de convulsions incontrôlables. Des mugissements étouffés fuirent entre ses lèvres, sous les yeux de Yanila.
Une scène qui faisait écho à son propre passé d’esclave, lorsque la capitaine Tifal avait torturé un de ses propres hommes qu’elle accusait d’avoir volé une partie de sa cargaison. Elle l’avait torturé à mort devant tout l’équipage réuni.
La sénatrice rangea la commande, les traits indéchiffrables. Le mirialan gémissait, ses convulsions calmées.
- Vous vous demandez pourquoi il n’a pas crié ? Je lui ai fait ôter ses cordes vocales, car je n’aime pas beaucoup les hurlements. L’avantage est qu’il ne peut parler à quiconque de certains petits secrets. Discrétion garantie.
- C’est d’une cruauté digne des temps barbares, siffla Valahi qui avait pâli. Cette démonstration était vraiment nécessaire ?
Sa concubine tremblait. Yanila resta de marbre, ne ressentant aucune empathie pour le mirialan même si son sort l’éclairait sur la dangerosité de la kuati. Cette nouvelle donnée changeait la nature de sa mission.
Vani Cesima était l’instigatrice de l’abandon du Chu’unthor, elle devait en informer Dark Mungol aussi rapidement que possible.
- De la cruauté ? Je préfère appeler cela, une simple précaution. Certes les autres familles nobles répugnent à abîmer leur telbun pour assurer leur descendance mais cela demeure une faiblesse rédhibitoire. Je ne cherchais pas à vous intimider même s’il serait dommage que vous soyez réduit à un pantin plus médiocre que mon jouet.
Elle rangea la télécommande et ordonna sèchement à son larbin :
- Debout.
Le mirialan se redressa sur ses appuis, en titubant. Il demeurait sonné par le châtiment.
- Vous devriez appliquer la même précaution à votre concubine, très cher.
Yanila sentit la panique gagner Samorem.
- Chéri ? Hoqueta-t-elle.
- Vous voyez, Hanthur. Elle parle déjà beaucoup trop.
La voix de Valahi trembla sous le coup de l’indignation.
- Ce n’est pas vous qui en déciderez, Vani.
- Certes. Heureuse de constater que vous avez décidé de varier hum vos goûts.
Son regard glacial s’était posé sur la zeltronne, qu’elle considérait à peine mieux qu’un morceau de viande avariée. Tout dans la kuati, respirait le dédain pour la jeune Sith qui se demandait ce qu’elle aurait valu si la Force était présente en elle.
- Je me suis persuadé qu’il n’y avait rien de mal à tenter de nouvelles expériences, plaida Valahi. Au moins une fois.
- Soit, à condition que cela ne vous fasse pas oublier vos obligations.
Chacun de ses mots était du venin craché à la figure de Hanthur, qui exprimait son malaise dans les perceptions de Yanila. À cet instant, RTL9 apporta un plateau sur lequel des bouteilles d’alcool onéreux et des verres.
- Monsieur Valahi, voici les apéritifs. Je vous ai apporté votre bouteille favorite, ajouta son droïde protocolaire.
- Je n’ai pas très soif, répondit-il.
- Allons Hanthur, votre triomphe est proche. Il serait dommage de ne pas le fêter. J’aimerais goûter à votre bouteille favorite si cela ne vous incommode pas.
Le sourire engageant de Cesima n’était qu’une apparence qui ne fit pas oublier la tension ambiante. Valahi se prêta néanmoins de bonne grâce au jeu, en tendant un verre à la kuati impitoyable. Il empoigna sa bouteille préférée et lui versa un peu de son contenu.
Il se servit ensuite, avant que leurs verres ne s’entrechoquèrent.
- À votre avenir, lui souhaita la dignitaire.
Il ne répondit que par un hochement de tête, avant d’avaler une gorgée. Elle fit de même, en accordant un sourire appréciateur.
- Hum, de la bière polaris.
- Je la fais brasser moi-même, avoua Valahi avec un sourire orgueilleux.
- Charité bien ordonnée commence par soi-même, approuva Cesima.
Elle termina son verre et le reposa sur le plateau.
- Je parlerai demain avec le Duc Mecetti avant de venir au Sénat. Je lui montrerai les preuves que vous avez récoltées.
Elle tendit la main à la fin de sa phrase et il hésita avant de lui glisser une datapuce contenant toutes les données dans la paume.
- Vous ne me faites pas confiance.
- Vous mériterez bientôt la mienne, lui promit-elle d’un ton tranchant. Bonne nuit, directeur Valahi.
Elle le contourna pour gagner la sortie et Yanila entendit la respiration soulagée de l’homme. Sa concubine tenta de le réconforter.
- Une bonne nuit de sommeil et tu n’y penseras plus.
- Dans ce cas, tu as intérêt à te surpasser. Et vous aussi, appuya-t-il vers la jeune Sith.
La zeltronne lui envoya un sourire charmant.
- Vous pouvez y compter, monsieur Valahi. Mais j’aimerais d’abord me nettoyer la figure, si vous le permettez.
- Hum, RTL9 vous montrera le chemin. Mais ne tardez pas, recommanda-t-il. Je vous attends dans ma chambre.
Guidée par le droïde protocolaire, elle se dirigea vers la salle de bain et prit soin de verrouiller la porte, s’assurant d’être seule. Elle posa son petit sac à main à côté de l’évier, activant le robinet pour faire illusion.
Le comlink fut porté à ses lèvres.
- Ici Yanila. Vous me recevez, maître ?
La voix de la Sith muun filtra jusqu’à ses tympans.
- Tu es face à un imprévu, n’est-ce pas ?
- C’est exact, maître.
Elle lui résuma l’entretien qui avait eu lieu entre le directeur de Ororo Transports et la sénatrice de Kuat. Pour Dark Mungol, il apparaissait clairement que cette dernière usait de Valahi pour reprendre le Chu’unthor pour le compte en exerçant la pression nécessaire sur son allié politique. Kuat gagnerait une telle influence au Sénat qu’elle mettrait en péril celle des Sith.
Yanila devina la réponse avant que la muun ne lui en fasse part.
- Pour Valahi, poursuis comme prévu.
- Et pour la sénatrice, maître ?
- Tu devras l’éliminer aussi et récupérer la datapuce. Cette nuit. Je te donnerai la localisation de ses appartements par 2-B-1 quand tu en auras terminé ici.
- Il en sera fait selon votre volonté.
Elle rangea le comlink, ferma le robinet, sortit de la salle des bains puis traversa le salon en compagnie de RTL9 qui l’escorta vers la chambre de Valahi. Le droide lui souhaita une bonne nuit avant qu’elle ne franchit le seuil.
Le battant se referma derrière elle et la zeltronne s’aperçut que Valahi avait sauté les préliminaires avec sa concubine. Leurs corps nus s’entrelaçaient avec ardeur sous les draps, dans leur lit. Ils ne s’étaient pas encore aperçus de sa présence.
Yanila se glissa du côté où se trouvait Samorem et se pencha au-dessus d’elle. Tout à ses effusions et halètements saccadés, la concubine ne remarqua pas la jeune fille agiter les doigts au-dessus de sa tempe et murmurer d’un souffle suave :
- Dors.
Samorem se raidit tout à coup, plongée dans un profond sommeil, ce qui fit paniquer son amant.
- Quoi… qu’est-ce que vous venez de faire ?
- Rien du tout, monsieur Valahi. Je crois que votre amie est épuisée, vous l’avez trop sollicitée.
Elle ôta ses escarpins des pieds puis aéra ses cheveux bleus avec un sourire suggestif. Elle contourna le lit lentement tout en se déshabillant, découvrant son corps nu à la peau rose.
- C’est l’occasion de faire plus ample connaissance, vous et moi, proposa-t-elle à voix basse.
- Je dois… je dois préparer la séance du Sénat du lendemain.
Il voulut se dégager des draps mais elle l’en empêcha en posant la main sur sa poitrine. Elle secréta des phéromones à son intention.
- Est-ce plus important que moi ?
Les substances chimiques entourèrent l’homme, qui se sentait grisé à mesure qu’il les respirait. Il ne put détacher son regard confus de ses magnifiques yeux mauves qui le scrutaient intensément. Elle commença à l’enfourcher, sans le quitter des yeux.
Elle lui agrippa le membre intime sous le drap et commença à le masser, tout en accentuant l’émission de phéromones. Un flot d’émotions s’empara de Valahi, il le ressentait dans chacune de ses cellules.
Il la désirait. Il n’avait jamais désiré quelqu’un avec autant de force. Et il ne doutait pas qu’elle le désirait, lui. Il le sentait. Il ne fut pas effrayé lorsque ses iris mauves flambèrent tout à coup d’une braise sinistre.
Il brûlait de passion furieuse, enfiévrée. Il voulut entourer ses bras autour de ses épaules, pour l’attirer contre sa poitrine. Elle le repoussa, le plaquant sur le lit sans difficulté avec une vigueur inattendue.
- Dark Mungol vous salue, Hanthur Valahi.
- Mungol ?
Les phéromones disparurent, le faisant cligner des paupières. L’attirance, le désir, l’amour… tout ce qu’il éprouvait un instant auparavant pour elle, s’effaça à jamais dans les ténèbres de la nuit.
- Le Chu’unthor compte dans notre Grand Plan et nous ne pouvons pas vous laisser interférer, expliqua-t-elle, éprise d’une nouvelle puissance. Personne ne se mettra en travers de notre chemin, les Sith reprendront le pouvoir.
La Force circula à travers elle et enveloppa le cœur de Valahi dans un filet invisible dont elle resserra les mailles pour l’immobiliser peu à peu. Il émit un gémissement de terreur, les yeux agrandis démesurément lorsqu’il comprit ce qui lui arrivait. Yanila guetta les ralentissements cardiaques de sa victime qui toussait et hoquetait, jusqu’à l’arrêt complet de son cœur.
Il fixait le plafonds, ses prunelles privées de vie, l’expression figée dans la compréhension de la mort silencieuse qui l’avait frappé.


Voilà, j'espère que cela vous a plu !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar JediLord » Dim 23 Avr 2023 - 10:22   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Lu.

Moralité de l’histoire: faut pas fricoter avec les non-humains sous la couette (sauf les Killik, les Verpines, les Collicoïdes et les Géonosiens bien sûr! :o :x ).

En tout cas on connaît la prochaine cible de Yanila: la sénatrice de Kuat!! N’empêche, le Sénat de cette époque, ça a l’air d’être une bande de galoupious pas possible. :perplexe:
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Messagepar mat-vador » Dim 23 Avr 2023 - 18:07   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Merci pour le retour :D !

JediLord a écrit:Moralité de l’histoire: faut pas fricoter avec les non-humains sous la couette


Surtout s'ils sont Sith :x !
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Messagepar L2-D2 » Dim 23 Avr 2023 - 18:22   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Deuxième partie du Chapitre 16 lue!

Il ne fait pas bon être un vilain pervers... tant mieux! Les Sith respectent une forme de morale!

Mais bon, le meilleur moment, c'est quand même le droïde RTL9! :lol:

Vivement la suite! :oui:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

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Messagepar JediLord » Lun 24 Avr 2023 - 9:09   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Je crois que j’ai compris pourquoi les Zeltrons émettent des phéromones.

Ils ont été exposés trop longtemps à la lessive Pius Dea d’un certain constipé c’est ça? :paf: :paf:
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Messagepar mat-vador » Mar 25 Avr 2023 - 21:02   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Merci pour le retour, L2

L2-D2 a écrit:Mais bon, le meilleur moment, c'est quand même le droïde RTL9! :lol:


Je manquais d'inspiration... je pensais être discret mais c'est raté :transpire: !

JediLord a écrit:Je crois que j’ai compris pourquoi les Zeltrons émettent des phéromones.

Ils ont été exposés trop longtemps à la lessive Pius Dea d’un certain constipé c’est ça? :paf: :paf:


Carrément ! C'est ce qui arrive quand on mélange les effluves :whistle: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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Messagepar mat-vador » Sam 29 Avr 2023 - 22:12   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Bonsoir à tous, comment ça va ?

Allez hop, on poursuit avec notre petite Yanila :diable: !


Chapitre 17

Yanila s’écarta du lit dans lequel reposait le cadavre de Hanthur Valahi. La braise qui noyait ses iris mauves avait disparu lorsque le feu glacial du Côté Obscur s’apaisa en elle. Elle enfila de nouveau sa robe, remit ses escarpins aux pieds. Elle vérifia autour d’elle qu’elle n’avait laissé aucun indice qui permettrait aux enquêteurs des Forces de Sécurité de remonter jusqu’à elle.
Elle reprit en mains le comlink qu’elle avait rangé dans le sac seau.
- 2-B-1, tu me reçois ?
- Ah, maîtresse Yanila. Tout se passe bien ?
- J’ai éliminé Valahi. Tu as piraté les systèmes de sécurité ?
- C’est la chose la plus élémentaire que j’ai jamais accompli, répondit le droïde sphère qui semblait vexé. J’ai effacé des holocams de sécurité, toute trace de votre présence pour éviter toute question indiscrète.
Elle regarda par la baie de transparacier, le droïde qui venait d’apparaître à sa hauteur, ses photorécepteurs luisant d’une lueur écarlate. Au bout d’un de ses appendices, un scalpel laser fut activé pour découper une partie de la vitre d’un mouvement circulaire.
Il fit tomber le morceau à l’intérieur de la chambre, l’ouverture était assez large pour permettre à la jeune fille de sortir. Elle s’accroupit sur le sommet du droïde sphère, en précaire équilibre, évitant de baisser la tête vers le fonds des canyons de duracier, à travers les couloirs aériens des aéronefs. Elle se tourna pour fixer le corps de Valahi et celui de sa concubine endormie. Cette dernière porterait le chapeau pour ce que les enquêteurs interpréteront comme un accident cardiaque fatal. Les conclusions ruineraient pour longtemps la réputation de Valahi et de sa famille. Les Praji et le Chancelier Suprême ne seraient plus inquiétés.
Le crime parfait.
Elle usa de la Force pour remettre le morceau de vitre à sa place et 2-B-1 s’empressa de souder avec son chalumeau intégré, les bords afin que l’opération passe inaperçue.
- Madame Damask a réquisitionné pour vous un véhicule, maîtresse Yanila. Il vous attends quinze niveaux plus bas.
- Amènes-moi y discrètement, 2-B-1.
Ils descendirent, perdant de l’altitude le long de la tour, à l’écart des voies de circulation aériennes, pour ne pas attirer l’attention de quiconque. Yanila usa de la Force pour garder son équilibre, et ne pas éprouver le moindre vertige, malgré le vent violent qui fouettait sa silhouette fine et athétique.
Ils arrivèrent dans une ruelle discrète et peu passante, à un niveau médian affichant un seuil de sécurité acceptable. Elle sauta à pieds joints, parvenant à préserver ses chevilles malgré les escarpins qu’elle chaussait.
Ils débouchèrent dans l’avenue, bondée de passants dont aucun ne leur prêta la moindre attention. 2-B-1 se dirigea vers l’airspeeder décapotable garé contre un snack sullustain, deux cents mètres devant eux. Sur la banquette arrière, était posé un sac de voyage contenant des affaires, qu’elle fouilla fiévreusement. Le bout de ses doigts toucha à travers la masse de tissu sombre, un objet cylindrique à la carapace chrome. Une arme familière qui n’était autre qu’un sabre-laser.
Elle le dégagea et le soupesa avant de faire remarquer :
- C’est le sabre de Dark Sakar.
- En effet, le vôtre était malheureusement indisponible après votre dernier entraînement. Madame Damask estime que vous en aurez besoin dans votre prochaine mission.
- Où se trouve la sénatrice Cesima ?
- Non loin d’ici, dans le 500 Republica. Madame Damask vient de m’envoyer les coordonnées que je transfère dans le tableau de bord.
2-B-1 lévita au-dessus des manettes et intégra les données à l’aide d’un de ses appendices dans l’ordinateur de navigation. Yanila monta à bord et ordonna à son droïde de mettre en marche, le pilotage automatique.
Le véhicule s’éleva rapidement pour tutoyer de nouveau les niveaux supérieurs du 500 Republica. 2-B-1 s’assura de la trajectoire et de l’assiette de l’airspeeder qu’il garda discrètement à l’écart des couloirs aériens pour permettre à la zeltronne de s’installer sur la banquette arrière, d’empoigner le sac de voyage qui contenait une combinaison moulante de combat.
Elle le vêtit à la place de sa robe, ôta les escarpins pour chausser des bottes antidérapantes et fit de même pour les boucles d’oreille et la tiare. Elle vérifia l’état du sabre-laser de Sakar. La garde était longue et épaisse, adoptée à la morphologie du Sith togorien qui avait été le mentor de Dark Mungol, jusqu’à ce que celle-ci l’abatte sur Nar Shaddaa pour le remplacer. Si elle devait en faire usage, elle devrait le tenir à deux mains. Inconfortable, mais elle ferait avec.
Ils arrivèrent peu après, en vue d’une tour cachée parmi tant d’autres, reconvertie en hôtel particulier. Cela ne ressemblait en rien à un bâtiment officiel, comme une ambassade. Ce qui ne signifiait pas que la sécurité serait moins élevée. Yanila reprit le pilotage manuel, entament des cercles autour de l’immeuble. Elle projeta sa conscience, et détecta des centaines de signatures dans la Force.
Comme elle le pressentait, la sénatrice Cesima était bien protégée. Elle stationna l’airspeeder, éteignant les phares à l’ombre d’une autre tour adjacente.
- Je doute que cela soit judicieux de passer par l’entrée principale, maîtresse Yanila.
Quinze étages plus bas, une plate forme d’appontage marquait en effet l’accès le plus visible de l’hôtel, gardé par une vingtaine de gardes.
- Non, ce ne serait pas judicieux.
Elle n’avait pas oublié de sitôt, la peur de Valahi devant la fourberie de Cesima. La présence de celle-ci était imprégnée de froideur, d’un besoin irrésistible d’infliger sa cruauté contre autrui comme son infortuné telbun. Elle se plongea davantage dans les courants de la Force et ressentit un écho familier.
Elle pointa un index vers le sommet de la tour.
- Elle est quelque part là-haut, indiqua-t-elle à 2-B-1. Dresse-moi un plan des lieux.
- Oui, maîtresse.
Le droïde se connecta à distance aux archives du bâtiment et matérialisa une holocarte. Elle scruta les schémas en trois dimensions rapidement avant de demander.
- Le niveau de sécurité doit être maximal, souffla-t-elle.
- Je peux le voir à travers l’une des holocaméras de sécurité.
De nouvelles images flottèrent devant la figure de la zeltronne, qui illustraient la présence de gardes kuati dans les couloirs des derniers étages. Elle remarqua qu’il y en avait trois dans le corridor qui menait à la suite personnelle de la sénatrice, au dernier étage.
- Je ne peux y accéder que par le balcon. Je dois savoir s’il y a des détecteurs de mouvement ou volumétriques.
- Le seul moyen de le savoir est de constater sur place, maîtresse.
Elle hocha la tête, tandis que le droïde éteignit les images. Elle se mit aux commandes de l’airspeeder, et glissa silencieusement à la propulsion minimale vers le sommet de l’immeuble, appartenant aux kuati. Yanila banda ses muscles, brûlant de passer à l’action et d’en finir avec la sénatrice.
Elle serra les doigts autour de la lourde poignée du sabre-laser de Sakar, après avoir freiné le véhicule à deux mètres de l’objectif. Elle invoqua la Force, se propulsant dans les airs avant d’atterrir sur la balustrade, accroupie et attendant de guetter le moindre frémissement inhabituel qui indiquerait une alarme déclenchée. Mais les courants de la Force demeuraient paisibles, ne renvoyant aucune onde négative.
2-B-1 lévita à sa hauteur, trahissant de ronronnement mécaniques bas. Il scanna le balcon et repéra les capteurs de mouvements et de bruits, au-dessus de la baie de transparacier fermée. Il les désactiva en piratant les systèmes de sécurité avant de signaler à la jeune Sith :
- La voie est libre, maîtresse.
- Prépare-toi à m’évacuer quand je le dirai. On reste en contact comlink, tu t’occupes des systèmes de sécurité, nous ne devons laisser aucune trace.
Elle posa les pieds au milieu du balcon et ouvrit la baie, en agitant la main gauche. Elle attendit quelques secondes mais la Force ne transmit aucune perturbation. Avant d’entrer, l’essence de la sénatrice brilla, accompagnée de celle d’une autre créature emplie de désespoir. Certainement le telbun soumis aux caprices cruels de sa maîtresse.
La suite de Cesima était une grande chambre, la plus étendue de l’hôtel. Malgré l’obscurité profonde dans laquelle la pièce était plongée, Yanila distingua clairement les meubles, les tableaux, les dorures qui décoraient les murs et le plafonds. Sur la droite, un lit à deux places était occupé par la dignitaire qui dormait paisiblement, un sourire ravi aux lèvres.
Sur le marbre, gisait le mirialan entièrement nu, recroquevillé en position fœtale dont les sanglots étouffés résonnaient doucement devant la zeltronne. Une laisse le reliait à la tête du lit par le cou et la Sith ne put se retenir d’éprouver de la pitié pour sa misérable condition. Elle lui rappelait ce qu’elle était jadis, ce qu’elle n’avait pas oublié complètement encore.
Mais elle n’était plus Zeviya, elle avait une mission à accomplir. Elle prit alors le temps de considérer la scène et le profit qu’elle pouvait en tirer, tout en rangeant le sabre à la ceinture. Une idée lui vint qu’elle prit le temps de mûrir. Elle s’élança ensuite à pas feutrés vers le mirialan dont elle attira l’attention en lui touchant l’épaule doucement.
Le non humain hoqueta de surprise et il se tourna sur le dos, agrandissant les yeux lorsqu’il croisa le regard de la jeune Sith. Bien que ses cordes vocales aient été coupées par sa maîtresse, il ouvrit la bouche pour tenter de crier, effrayé par son apparition.
La zeltronne se montra plus prompte, plaquant sa main sur sa bouche et lui agrippant l’un des poignets pour le maîtriser. Grâce à sa pratique martiale approfondie, elle parvint à le renverser sur le ventre et à l’immobiliser.
- Chut, murmura-t-elle à son oreille. Je ne te veux aucun mal.
Elle secréta des phéromones à son égard, ce qui l’apaisa immédiatement. Lorsqu’elle fut certaine qu’il ne tenterait rien, elle le libéra et le laissa se redresser. Sous le choc de l’adrénaline et de la peur, le telbun s’assit sur le marbre lentement, avant d’oser croiser son regard alors qu’elle se tenait accroupie, face à lui.
- Ça ira ? J’espère que je ne t’ai pas blessé.
Il hocha la tête de droite à gauche, indiquant qu’il la comprenait bien que privé de la parole.
- Je ne suis pas là pour toi, je suis là pour elle.
Le mirialan toujours hébété, se mit à triturer la laisse qui l’enchaînait au lit. De l’autre bras, il s’entourait, conscient de sa nudité et de sa vulnérabilité. La honte l’emplissait de nouveau, lui faisant détourner du regard.
- Elle te fait souffrir, n’est-ce pas ? Elle abuse de toi grâce à l’inhibiteur de volonté, elle t’oblige à faire des choses qui te déplaisent… elle te fait des choses que tu ne voudrais pas qu’elle te fasse. Les autres telbun sur Kuat sont certainement mieux traités que toi, par les familles nobles autre que les Cesima.
Il tira sur la laisse, en signe de malaise puis voulut s’écarter d’elle.
- Je sais ce que tu ressens, j’ai vécu le même malheur que toi, insista-t-elle. J’ai été réduite en esclavage, rien ne m’a été épargné.
Elle lui prit délicatement le visage dans un geste maternel… ou séducteur ? Toujours est-il que l’éphèbe mirialan ne détourna pas les yeux d’elle. Il la considérait avec intérêt, comme si elle était de sa famille.
- Si tu m’aides, je peux t’aider.
Il émit un grognement guttural, tout en bougeant les lèvres. Il semblait vouloir dire « comment ».
- Ta maîtresse détient une datapuce, que lui a donné Valahi. Tu sais de quoi je parle, n’est-ce pas ? Lui demanda-t-elle.
Il inclina le menton avec vivacité.
- Peux-tu me dire où elle est rangée ? Fit-elle avec espérance.
Il grogna faiblement et elle fronça les sourcils, indécise. Son instinct lui dicta qu’il ne coopérerait pas aussi aveuglément. Ce mirialan n’était pas stupide, il désirait quelque chose en retour. Yanila le devina aisément.
- Si je te retire l’inhibiteur de volonté, tu me le diras ?
Il se mit à japper de joie. Il se redressa tout en lui montrant de l’index, l’arrière de la nuque, là où était implanté le système de soumission. La zeltronne se plaça avec souplesse derrière lui, posant ses mains autour de sa tête.
Le retirer serait délicat mais faisable. Elle devait prendre garde à ne rien endommager de son système nerveux si elle voulait le garder fonctionnel. La jeune Sith ferma les paupières, s’engouffrant profondément dans les méandres de la Force. Son esprit se tendit vers la masse de neurones derrière lesquelles était dissimulé l’inhibiteur de volonté. Elle se rendit compte que le dispositif avait été installé de telle sorte qu’il était impossible de l’ôter avec les moyens technologiques actuels, y compris les plus avancés.
Mais la Force lui permettrait de réaliser l’impossible.
- Ça risque d’être douloureux. Serre les dents, le prévint-elle.
La terreur du telbun emplit ses sensations, jusqu’à les saturer. Mais cela ne lui brouilla pas les sens, au contraire. Elle en tira le pouvoir nécessaire pour se connecter davantage au Côté Obscur. Malgré elle, ses yeux mauves furent inondés par la marée jaune funeste.
Elle tendit son esprit vers la nanopuce, écartant délicatement les neurones sans les endommager. Elle s’en saisit, l’enveloppant dans un filin invisible puis le remonta jusqu’à la surface de la nuque, nanomètre par nanomètre.
Le mirialan demeurait pétrifié par la crainte de devenir un légume végétatif. Ce qui lui facilita la tâche. Elle émit par intermittence quelques phéromones, pour le tranquilliser.
Elle atteignit finalement l’objectif, lorsque la nanopuce fut retirée de la nuque du mirialan. Elle ne la distingua pas clairement mais elle sentait l’inhibiteur niché au creux de sa paume. Elle ferma brusquement le poing et le broya à l’aide de la Force.
Le mirialan se massa la nuque d’une main hésitante, épongeant les quelques gouttes de sang qui coulaient. Il était indemne.
- Tu es libre, lui annonça Yanila.
Il mit du temps à comprendre ce que cela signifiait avant que la joie et le soulagement ne l’envahissent. Il tint parole en lui montrant le tiroir de la table basse au milieu de la pièce. La zeltronne allongea quelques foulées pour l’ouvrir. Elle retint un rugissement féroce lorsqu’elle y découvrit la datapuce qu’elle recherchait.
Elle devait trouver un moyen de saboter les preuves qui y étaient contenues mais elle ne pourrait le faire que dans un lieu plus adéquat. Elle revint vers le mirialan, s’accroupissant de nouveau face à lui avec un large sourire charmant.
- Merci, lui chuchota-t-elle.
Elle lui accorda une bise et elle le sentit sursauter à ce léger contact charnel. Il la fixait, envoûté par son aura.
- Tu veux que je te retire cette laisse ?
Elle n’attendit pas sa permission, attrapant la laisse à deux mains et la déchira à la force de ses bras. Le telbun la regardait avec encore plus d’admiration, alors qu’elle l’aidait à se remettre debout. Il l’enlaça subitement, empli de reconnaissance.
Elle le serra contre elle, écourtant cette étreinte peu après. Il s’écarta de la jeune Sith qu’il regardait avec émotion. Il émit quelques grognements rauques à son intention. Yanila l’interpréta comme un « merci infiniment ».
- Que vas-tu faire de ta liberté ? Demanda-t-elle.
Le mirialan secoua la tête, pris de court. Oui, cette liberté toute fraîche… il ne savait pas quoi en faire. Quant à Yanila, elle n’oubliait pas pour autant ses priorités. Elle considérait la sénatrice Cesima toujours endormie du sommeil des justes. Sur ses lèvres, s’étirait ce sourire de la matrone qui avait été comblée par son esclave.
- Elle t’a beaucoup fait souffrir, rappela la zeltronne au telbun. Regarde comme elle dort paisiblement, tu trouves cela juste ?
Elle lui montrait sa tortionnaire de la main. Le non humain suivit son mouvement, elle le surprit en train de serrer les poings lorsqu’il fixait la kuati. Ses traits étaient contractés par la rage, qui irradiait les perceptions de la jeune fille.
- Ne retiens pas ta colère, elle est légitime. Je la ressens aussi, comme si c’était la mienne, ajouta-t-elle en se plaçant dans son dos. Depuis que tu lui appartiens, tu n’as jamais eu droit à une nuit paisible. Elle t’a tout enlevé. Tu ne l’as pas mérité, tu es d’accord ?
Le mirialan se raidit sans quitter la sénatrice des yeux. Yanila sentait sa soif de meurtre grandir et lui engourdir l’esprit.
- La vie qu’elle t’a volé, tu devrais la lui reprendre. Tu sais quoi faire.
Elle recula pour le laisser agir. Il s’avança d’un pas lent mais déterminé, se penchant pour arracher un morceau de drap et le rouler en boule. Il se dirigea au niveau de la tête de Cesima, puis lui attrapa subitement la mâchoire inférieure pour lui ouvrir la bouche et lui fourrer le morceau de tissu au fonds de la gorge.
Vani Cesima ouvrit les yeux, extirpée de son sommeil. Elle ne comprit pas ce qui se passait avant que le mirialan libéré de son contrôle, ne serra ses doigts autour du cou. La sénatrice paniquée, se débattit violemment et griffa le visage du telbun avec ses ongles. Dans le même temps, ses jambes le frappèrent au flanc et à l’abdomen. Mais malgré son envie de vivre, la haine du mirialan était bien trop forte.
Yanila accentua cette émotion ardente à l’aide de ses phéromones, tandis qu’elle sentait la résistance de la sénatrice faiblir inexorablement. La chambre résonnait des hurlements étouffés qui percèrent à travers la porte. Un de ses gardes l’entendit et vint toquer à la porte.
- Madame, tout va bien ?
La zeltronne jura entre ses dents, réalisant que le temps commençait à lui manquer. Elle éleva le poing en guise d’étau invisible, broyant en un battement de cils la trachée de la dignitaire, qui expira dans un râle rauque. À cet instant, le garde kuati entra finalement dans la chambre, allumant les nanoprojecteurs. La lumière baigna la pièce, lui permettant de saisir la scène du crime. Le mirialan hagard devant le cadavre de la sénatrice étranglée, croisa son regard.
Le kuati pesta dans son dialecte avant de dégrafer le holster pour dégainer son blaster.
- Toi, écarte-toi d’elle !
Yanila qui avait reculé contre le mur, juste à côté de la porte, se détacha subitement de sa cachette pour l’intercepter. Elle devait faire vite, les deux autres kuati dans le couloir avaient entendu le cri de leur camarade et arrivaient bientôt.
Elle le frappa avec la crosse du sabre-laser entre les omoplates pour le déséquilibrer. Le kuati tomba sur un genou, lâchant le blaster par terre. Yanila ne le laissa pas se reprendre, l’assommant du tranchant de la main à la tempe.
- Pas un geste !
Les deux kuati avaient surgi dans la chambre de la défunte sénatrice, blaster au poing. La zeltronne fit semblant d’obtempérer, levant les bras comme pour se rendre, bien que cela ne fut pas son intention. Elle agita les doigts sans crier gare, invoquant la Force pour leur arracher l’arme. Les kuati hurlèrent leur surprise quand les blasters furent tractés loin d’eux, avant que Yanila ne fit volte-face pour les confronter.
Elle gifla le visage du garde à sa droite d’un mouvement du pied tournoyant, le faisant vaciller. Le second beugla dans son comlink :
- Intruse dans la chambre de la sénatrice ! Je répète, intruse…
Elle détendit sa jambe gauche à hauteur de son menton pour le cogner à la figure, le faisant culbuter au sol. Mais la Force qui bouillonnait dans ses perceptions, ne la trompa pas. L’alarme avait été donnée.
Le garde encore debout tenta de riposter à coups de poing, mais il se révéla trop lent pour la jeune fille, qui passa sous sa garde et l’assaillit au plexus solaire. Il hoqueta le souffle coupé puis elle l’étala pour de bon, d’une paume ferme au nez. Elle assomma d’un coup de botte à la tête, le dernier kuati qui se redressait.
Elle en avait terminé ici. Les renforts ennemis ne tarderaient pas à débarquer en force. Elle décrocha son comlink de la ceinture.
- 2-B-1, je dois évacuer ! S’écria-t-elle. Tu es prêt ?
- J’arrive, maîtresse.
Les reflets de l’airspeeder percèrent à travers la baie de transparacier, à hauteur du balcon. Elle jeta un coup d’œil vers le mirialan, prostré devant le cadavre de la sénatrice qu’il avait étranglé de ses mains.
Elle songea d’abord à l’abandonner ici. Après tout, elle avait accompli sa mission haut la main et il porterait le chapeau de ce meurtre. Sauf que ce ne serait pas aussi simple… elle avait neutralisé les trois gardes kuati sans les tuer et le mirialan bien que muet, pourrait leur fournir des informations précieuses sous la torture. Une dignitaire de Kuat assassinée dans la Cité Galactique, sa Maison ne laisserait jamais passer cela.
Elle n’avait pas d’autre choix que de l’emmener. Ce qui la soulageait du fardeau de culpabilité, en passant. Était-elle gagnée par les scrupules ?
- Viens avec moi !
Elle fonça vers le balcon, l’agrippant au passage par le poignet. Le mirialan surpris par sa vigueur, trébucha pour suivre le rythme. À l’instant où ils sortirent, les kuati entrèrent dans la chambre et les repérèrent.
Les plus proches dégainèrent leur blaster tandis que les autres s’enquirent de l’état de leurs trois camarades, groggy mais indemnes. Yanila couvrit le mirialan qui sauta maladroitement à bord du véhicule depuis le balcon. Elle le suivit aussitôt, au milieu des tirs de blaster qui l’encadraient étroitement. Deux traits ardents la touchèrent aux hanches et à la cuisse, elle serra les dents pour maîtriser la douleur.
S’affalant dans le siège de pilote, elle prit une seconde pour constater la gravité de ses blessures, qui demeuraient heureusement superficielles. Le mirialan s’était allongé dans la banquette arrière, pour se mettre à couvert.
- 2-B-1, passe-moi les commandes !
Le droïde s’exécuta et elle s’empara des manettes pour faire bondir le véhicule, sous les rafales déchaînés des gardes kuati.



Voilà, j'espère que cela vous a plu !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar JediLord » Dim 30 Avr 2023 - 10:09   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Bon bah deux vilains sénateurs pour le prix d’un… :transpire:

Notre jeune Sith aurait-elle donc encore une conscience? Ne serait-elle pas entièrement pervertie par le Côté Obscur? :think:
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Messagepar mat-vador » Dim 30 Avr 2023 - 10:52   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Merci pour le retour JediLord :) !

Pour notre chère Yanila, ne sous estime pas le pouvoir du Côté Obscur :diable: !
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Messagepar JediLord » Dim 30 Avr 2023 - 12:58   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

mat-vador a écrit:Merci pour le retour JediLord :) !

Pour notre chère Yanila, ne sous estime pas le pouvoir du Côté Obscur :diable: !


Faut croire que le rouge des Zeltrons est pas là que pour faire joli… :sournois:
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Messagepar mat-vador » Dim 30 Avr 2023 - 20:32   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

JediLord a écrit:
mat-vador a écrit:Merci pour le retour JediLord :) !

Pour notre chère Yanila, ne sous estime pas le pouvoir du Côté Obscur :diable: !


Faut croire que le rouge des Zeltrons est pas là que pour faire joli… :sournois:


:transpire:
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Messagepar mat-vador » Sam 06 Mai 2023 - 21:39   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Bonsoir à tous , comment allez-vous ?

Comment va s'en sortir notre petite Sith après l'accomplissement de sa mission :sournois: ? découvrez-le :diable: !


Chapitre 18

Yanila rejoignit rapidement un couloir aérien de la Cité Galactique, pour passer inaperçue. La zeltronne programma le trajet en dehors du 500 Republica, pour semer d’éventuels poursuivants en les éloignant. Et parce qu’elle ne savait pas quoi faire du mirialan qu’elle avait sauvé.
- Maitresse, nous ne rentrons pas tout de suite ?
- Non, je dois… réfléchir. Connecte-toi sur les fréquences des forces de sécurité.
Le droïde sphère qui gisait sur la place de passager avant, obtempéra. Yanila continua de suivre le flux aérien, s’éloignant du 500 Républica à vitesse minimale. Elle guettait les émotions du mirialan, allongé derrière elle.
- Puis-je vous faire remarquer que le spécimen que vous avez adopté est… nu ? Fit remarquer la machine.
- Tu ne vois pas que je suis occupée ? Rétorqua-t-elle sèchement.
- J’attire seulement votre attention sur le fait que ce jeune mirialan est passible d’être appréhendé par les autorités pour attentat à la pudeur. Bien que cela soit tout à fait involontaire de sa part, je vous l’accorde.
- Nous aurons d’autres problèmes bien plus immédiats.
La Force la prévint bientôt, qu’ils étaient pris en chasse. Tournant la tête par-dessus l’épaule, son regard aiguisé lui permit de repérer trois airspeeders qui venaient de s’intégrer dans la file. La détermination de ses occupants qui électrisait ses perceptions, ne laissait aucune place au doute.
- 2-B-1, les Forces de Sécurité sont-elles alertées ?
- Les transmissions que j’ai interceptées, laissent penser que la mort de la sénatrice Cesima ne fait pas partie de leurs priorités. Apparemment, il leur a été demandé de ne pas s’en mêler car cette affaire ne concerne pas la République.
Preuve de l’influence des kuati au sein du Sénat, ces derniers avaient décidé de se faire justice eux-mêmes en mettant sur la touche les autorités locales. De son point de vue, cela lui facilitait la tâche car elle parviendrait à garder le secret sur les activités des Sith.
Elle braqua les manettes vers le haut, plongeant dans les canyons de la Cité Galactique. Les kuati l’imitèrent, accélérant pour se mettre à portée de tir. Leurs blasters dépassaient de l’habitacle, l’affut pointé vers leurs proies.
Le mirialan se redressa, grognant de terreur. Sa panique s’accrut d’un cran lorsque les traits ionisés fusèrent autour d’eux. Il s’agita sur la banquette arrière, désorienté
- Souhaitez-vous que je lui administre un sédatif ?
- Ça n’aidera personne, 2-B-1.
- Pardonnez-moi cette question stupide, maîtresse. Où allez-vous ?
Les yeux mauves de la jeune Sith fixaient le fonds du précipice, qu’elle apercevait à peine. Ce mélange de lumières ternes et lointaines qui l’encourageaient, l’appelait.
- Les Bas-Fonds, répondit-elle.
- Ah, je ne doute pas que nos chances de survie y seront améliorées.
L’ironie du droïde n’était pas facile à déterminer à cause de son ton monocorde. Yanila avait mieux à faire et laissa son engin prendre de la vitesse. Au fur et à mesure de la descente vers les redoutables Bas Fonds de la Cité Galactique, elle slalomait entre les aéronefs, les frôlant au point de susciter des volées d’injures en divers dialectes, de la part des conducteurs irrités. Elle baignait dans la Force, ressentant son environnement proche. Décelant la présence de chaque étincelle de vie, de chaque aéronef qui menaçait de couper sa trajectoire.
Elle prit de plus en plus de risques alors qu’elle atteignait les Bas Fonds, forçant ses poursuivants à faire de même. Elle entendit l’explosion d’un des véhicules, lorsque les occupants percutèrent une passerelle qu’ils n’avaient pas esquivé assez rapidement. Les débris calcinés et les corps en flammes se perdirent, avalés par les ténèbres poisseuses. Mais les kuati ne renoncèrent pas pour autant à la traque.
Leur avance s’accentua, Yanila comprit que son engin n’était pas taillé pour la vitesse pure. Bientôt, les rafales mortelles gagnèrent en précision, trouant la carlingue et frappant les moteurs arrière. Une sinistre fumée se dégagea des impacts.
- Nous sommes touchés, maîtresse.
- Je sais !
Le mirialan n’émettait plus aucun son mais ses yeux étaient démesurément agrandis, son corps pétrifié par l’angoisse. L’engin perdait de l’altitude, se rapprochant d’une rue d’un des districts les plus défavorisés. Les quelques passants miséreux qui l’arpentaient, levaient la tête et s’égaillaient aussi vite que possible, en attente de l’accident imminent.
L’airspeeder en perdition s’écrasa au milieu de la chaussée, râpant sur une centaine de mètres avant que la zeltronne ne parvint à le freiner à l’aide de la Force. Elle sauta de l’épave d’un bond et y arracha le mirialan confus, suivie de 2-B-1.
Les kuati posèrent leurs véhicules à proximité avant de se déployer sans tarder, forçant la zeltronne à empoigner le sabre de Sakar et à l’activer. La lame sanglante de pure énergie, vit le jour dans un crépitement familier. Elle s’accommoda de la crosse longue et épaisse, peu pratique entre ses mains fines, et s’appliqua à dévier les tirs ardents les uns après les autres.
Les kuati, d’abord surpris, se reprirent vite et appelèrent des renforts par comlink.
- 2-B-1, brouille leur fréquence ! Ordonna-t-elle.
- C’est fait, maîtresse.
Elle avisa une ruelle qui s’enfonçait dans l’obscurité puis les intima de la suivre. Les jurons des kuati qui ne parvenaient pas à communiquer à l’extérieur, leur parvenaient avant que ces derniers ne les pourchassent.
Un sabre-laser à lame rouge ne paraissait pas être suffisant pour les dissuader. 2-B-1 scanna alors les environs. Il les guida à travers le district mal famé, empruntant une ruelle après l’autre, croisant quelques résidents et mendiants qui s’empressaient de se mettre à l’abri. Instruction après instruction, il les amena vers… une impasse.
Cet endroit faisait office de gigantesque dépotoir, dégageant une odeur rance d’essence fermentée mêlée à la putréfaction de cadavres en décomposition, à l’identification impossible. Yanila se pinça le nez, incommodée par cette haleine nauséabonde, observant les épaves de véhicules de toutes sortes, rouillés et désossées par les pillages récurrents de gangs locaux et des résidents vivant dans une profonde détresse sociale.
Lorsqu'elle comprit qu’ils venaient de se piéger eux-mêmes, elle fusilla du regard 2-B-1 :
- Essaierais-tu de mettre à l’épreuve ma foi en toi ? Rugit-elle d’irritation.
- Non maîtresse, il s’agit simplement d’une erreur.
- Ton erreur pourrait bien nous faire tuer.
Elle dressa devant sa poitrine le sabre-laser, attendant l’arrivée des kuati qui investirent les lieux. Ils se déployèrent tandis qu’une femme blonde qui les commandait, lui lança d’un ton hostile :
- Rendez-vous, Jedi. Vous devez répondre du meurtre de la sénatrice Cesima.
La zeltronne laissa paraître un rictus narquois sur ses lèvres.
- Vous vous trompez sur mon compte et vous ne vivrez pas assez longtemps pour le comprendre, assura-t-elle.
La kuati fronça les sourcils.
- Je me contenterai de vos cadavres, alors.
Yanila jeta un coup d’œil vers le mirialan accroupi qui grognait dans sa barbe, de manière inintelligible. La kuati levait la main pour donner l’ordre d’ouvrir le feu lorsqu’un tir de blaster frappa l’un de ses hommes entre les omoplates. La jeune Sith les regarda faire volte-face, vers les silhouettes qui avaient surgi derrière eux.
Les nouveaux venus s’avancèrent, montrant leur tenue négligée et des mines farouches teintées de malveillance. Ils étaient menés par un whipid, une massive créature à fourrure originaire de Toola, qui brandissait une grande vibroépée à deux mains. Ils n’étaient autres que les percepteurs d’impôts locaux.
- Zêtes sur notre territoire, brailla le whipid. Si vous voulez repartir d’ici entiers, va falloir vous acquitter d’une taxe.
Ses comparses ne se privèrent pas de brandir leurs armes hétéroclites pour montrer le sérieux de leur ultimatum.
- Ne vous mêlez pas de nos affaires, vermine. Nous sommes là pour régler une affaire d’État, cracha la kuati qui refusait de se laisser intimider.
Yanila compta en silence les malfrats qui bloquaient toute issue aux kuati. Ils étaient bien plus nombreux que ces derniers qui prirent finalement la mesure de la situation.
- Vous payez un dédommagement ou on se servira sur vos cadavres, reprit le whipid. On déteste les fouteurs de podoo, surtout s’ils ont la mauvaise idée de manier un sabre-laser.
La jeune Sith se raidit, prenant à peine garde à l’opinion de 2-B-1 sur la question.
- Notre situation devint quelque peu délicate, maîtresse.
Elle ne lui répondit pas car elle sentait les kuati, prêts à passer à l’action. Une attitude complètement suicidaire face à un gang qui contrôlait son territoire. La femme blonde tendit le bras et foudroya sans autre forme de procès, le gotal qui se tenait à gauche du whipid.
Celui-ci réagit par un rugissement, déclenchant la riposte de son groupe contre les intrus. Il donna l’exemple en donnant la charge avec sa lourde vibroépée. La kuati se jeta sur la gauche pour esquiver le whipid furieux, tandis que les décharges de blaster nourries de part et d’autre transformèrent en quelques instants l’impasse en un sanglant champ de bataille. Yanila voyait des corps tomber, percés d’impacts fumants mais l’issue de la confrontation lui sautait aux yeux. Bien qu’ils se battaient dos au mur avec l’énergie du désespoir, les kuati étaient condamnés et elle n’était pas certaine de pouvoir négocier avec les hommes de main locaux. Le whipid qui venait de démembrer trois kuati, comme s’ils n’étaient que des brindilles, ne serait guère ouvert à cette option. Il ne lui restait plus qu’une chose à faire.
Trop de témoins l’avaient vu avec son sabre-laser. Elle fit danser la crosse dans sa paume, d’un mouvement de poignet.
- Qu’allez-vous faire, maîtresse ?
La marée jaune inonda funestement les iris mauves de la jeune zeltronne.
- Les exterminer. Tous, souffla-t-elle d’un ton glacial.
Sur ces mots, elle bondit pour se jeter dans la mêlée furieuse. Agitant sa lame sanglante en de vifs moulinets, elle trancha la main d’une weequay puis sa jambe avant de l’éviscérer. L’odeur de chair et d’entrailles calcinées excita sa frénésie, réveillant sa part la plus sombre qui sommeillait en elle. Elle serait la calamité.
Elle infligea un sort semblable à un kuati, qui souffrit tellement que ses cris restaient coincés au fonds de sa gorge. Elle fit le vide autour d’elle, attirant finalement l’attention de tous les protagonistes encore debout. Le whipid se hâta de lui faire face, heureux d’affronter un adversaire d’une autre trempe.
- Tuer une Jedi m’apportera le respect, grogna le chef de gang non sans enthousiasme.
Yanila le considérait avec mépris. Bien qu’étant encore très jeune, elle s’entraînait durement sans la moindre pitié pour elle-même.
- Cela suppose que tu réussisses, pauvre idiot.
Le whipid bomba le torse et se jeta sur la zeltronne. Il frappa de taille, de haut en bas mais elle se déroba avec une nonchalance ennuyée. Pour la jeune Sith, c’était un piètre adversaire malgré sa férocité et la vigueur physique qui le caractérisait. Rugissant de dépit, le whipid s’entêta en poursuivant ses assauts.
Signe de l’abysse qui les séparait, Yanila se paya le luxe de dévier quelques tirs de blaster qui ne lui étaient pas destinés. Pensant profiter d’une ouverture, son ennemi tenta de la fendre d’un violent coup oblique mais il ne frappa que le vent. Grâce à la vitesse conférée par la Force, elle se retrouva dans son dos, le tenant à sa merci.
Mais elle n’en avait pas encore terminé avec lui. Ce whipid avait osé la prendre de haut, par arrogance. Il ne lui suffirait jamais de l’abattre, elle devait le briser. Réduire sa volonté en miettes, qu’elle piétinerait allègrement sous ses talons. Elle devait lui faire comprendre à quel point il lui était inférieur. Elle userait contre lui, des techniques de Dun Moch.
- Tu es pitoyable, lui adressa-t-elle.
Ces simples mots déclenchèrent la fureur du whipid qui agita frénétiquement sa lourde épée, espérant la toucher. Mais elle dansait avec grâce, épousant le moindre courant d’air et se laissant porter par la Force.
- Tu ne possèdes que la dignité des asticots.
Elle secréta des phéromones pour accentuer ses émotions, lui faisant totalement perdre ses moyens. Elle s’enivrait de son impuissance, qui lui permit de drainer davantage l’énergie du Côté Obscur à travers elle, tandis que le whipid réalisait peu à peu la vérité inéluctable. Oui, il n’était rien face à elle, face à ce qu’elle représentait.
Autour d’eux, les morts s’amoncelaient de part et d’autre mais Yanila était au-dessus de ce chaos. Car elle était la calamité. Le désespoir du whipid brilla de plus en plus dans ses perceptions pendant le ballet qu’ils se livraient à deux.
Le non humain se voûtait de plus en plus, son regard ne trahissant plus que l’hébétude.
- Viens te battre, zeltronne ! Affronte-moi !
Ses cris résonnaient comme une supplique douce aux oreilles de la jeune Sith.
- Je n’affronte que ceux qui sont dignes de mes talents, asséna-t-elle avec majesté. Accepte que tu ne représentes rien pour moi.
Le voyant en difficulté, deux complices du whipid voulurent s’en mêler. Yanila leur renvoya en pleine figure, leurs salves de blaster sans daigner se retourner.
- Tu es seul, personne ne t’aidera.
En guise d’humiliation, elle tendit le bras. La Force se comprima autour de lui et il fut tracté en avant pour trébucher le nez dans le sol pourri et jonché de détritus, au milieu des cadavres de plus en plus nombreux. Elle le laissa se relever puis recommença à le faire chuter tête la première, autant qu’elle le désira.
Jusqu’à ce que sa volonté soit annihilée.
- Pourquoi… joues-tu… avec moi ?
Sa détresse alimentait le sentiment de puissance de la jeune Sith qui rayonnait de sa nouvelle supériorité.
- Soumets-toi, demanda-t-elle avec autorité. Si tu le fais, je me montrerai clémente.
Il lui restait encore une étincelle de détermination. Il fallait l’éteindre définitivement, pour qu’il ne soit plus qu’une coquille vide.
- Non… les guerriers de Toola ne se… soumettent pas.
L’esprit de Yanila toucha le sien, lui permettant d’influencer sa haute opinion de lui-même et de la valeur qu’il accordait à sa fierté.
- Tue-moi… accorde-moi ce que je veux.
- Je ne te tuerai que lorsque je l’aurai décidé, rétorqua-t-elle sèchement.
Le whipid se redressa sur les genoux, et la massive créature avait perdu tout amour-propre. Il baissa la tête, honteux.
- Tu as raison. Je ne suis… rien.
Le Dun Moch avait fait son office, encourageant Yanila à brandir son sabre-laser.
- Alors je t’accorderai ce que tu désires.
Elle s’approcha pour en finir et il lui exprima sa reconnaissance, du cadeau ultime qu’elle lui offrait. Elle savoura le spectacle de cette créature brisée pendant quelques instants supplémentaires avant de fouetter l’air de sa lame.
La tête du whipid se détacha du reste du corps et elle s’en détourna pour achever les derniers survivants. Cette fois, elle ne posséderait pas le luxe de jouer avec eux comme de la nourriture. Elle devait rentrer, retrouver Dark Mungol pour lui faire part du rapport de sa mission. Alors que les derniers combattants s’écharpaient, elle usa de la Force pour accentuer le ton de sa voix et se faire entendre d’eux.
- Vous me haïssez tous, venez m’affronter !
Les kuati et les gangsters se figèrent, pour la fixer avec étonnement. La femme kuati qui vivait encore, tendit un index impérieux dans sa direction.
- Éliminez-la !
Ils avaient oublié les pertes qu’ils s’étaient infligés les uns aux autres, ne se concentrant que sur un objectif qui valait bien plus que leur propre existence médiocre. Ils devaient la détruire.
Ils l’attaquèrent de toutes parts mais elle se tenait prête. Son sabre-laser déchira des sillons autour d’elle, sur tous les angles. Interceptant blasters et membres. Les beuglements de douleur, les râles d’agonie s’enchaînèrent à un rythme effréné. Elle accrut leur férocité à l’aide de ses phéromones, pour leur enlever toute capacité de jugement.
Tout instinct de survie.
Ses propres ténèbres l’aspirèrent au fonds du gouffre, alimentant en elle le Côté Obscur qu’elle avalait sans être rassasiée. La lueur jaune funeste noya ses iris mauves plus intensément et des éclairs se mirent à danser au bout de ses phalanges. Le mantra du Code Sith traversa son esprit, lui rappelant qu’elle devait se libérer de ses chaînes.
Brusquement, ces éclairs s’étirèrent en arcs fourchés qui jaillirent dans toutes les directions possibles, traversant les corps de ses ennemis qui furent foudroyés par cette avalanche d’énergie pure et sombre.
Le mirialan qui s’était recroquevillé derrière un tas de débris informes, s’était redressé à cet instant-là, ne perdant rien du spectacle de ces silhouettes électrocutés par les Éclairs de Force et qui se cabrèrent, transformés en marionnettes aux mouvements erratiques. La zeltronne se dressait au milieu de ce carnage, telle une déesse à l’aube de son avènement. Les éclairs disparurent, rétractés au bout de ses doigts tandis que ses yeux reprirent une magnifique teinte violette. Il la vit s’écrouler sur les genoux, épuisée par l’effort surhumain qu’elle venait d’accomplir.
Il hésita avant d’approcher pour l’aider à se relever. Yanila de nouveau sur ses appuis, eut l’impression que le monde tournait autour d’elle. Elle se sentait vidée, avant que la douleur n’élança ses mains couvertes de cloques.
Mais elle était aussi transportée d’une joie intense. Elle n’avait jamais vibré devant un tel torrent de pouvoir.
- Maîtresse, vous sentez-vous en état de faire votre rapport à madame Damask ?
- Parfaitement, 2-B-1.
Ses jambes menaçaient de se dérober sous elle, avant qu’elle n’invoqua prudemment la Force pour retrouver un minimum de vigueur physique. Elle rangea maladroitement le sabre de Sakar à la ceinture avant de croiser le regard du mirialan, toujours nu.
- Il ne serait pas judicieux de laisser un dernier témoin derrière nous, maîtresse.
- C’est moi qui prend les décisions en l’absence de Dark Mungol, 2-B-1.
Elle étudia lentement le mirialan qui demeurait indécis, ignorant le sort qui lui était réservé. Yanila inspira profondément. Elle ne désirait pas le tuer, elle souhaitait au contraire le laisser vivre. Elle prit soin néanmoins de réfléchir aux implications de ce choix.
En tuant le mirialan, elle refroidirait la piste qui le relirait à elle mais cela susciterait de nouvelles questions et cela engendrerait une publicité néfaste pour le développement du Chu’unthor. Tandis que si elle le laissait vivre… personne ne s’intéresserait aux Sith.
Elle était soulagée que ce choix lui convienne. Il lui fallait prendre cependant une dernière précaution.
Elle plaqua ses paumes sur les tempes de l’ancien esclave et ferma les paupières. Elle se connecta à la Force et à son esprit confus. Le lien qu’elle avait crée lui permit d’accéder à tous ces souvenirs, bons ou malheureux. Une larme coula sur sa joue lorsqu’elle les visionna un à un, notamment ceux où il subissait les pires traitements et ceux où il pleurait sur son sort, dans son coin sans que personne ne lui prête la moindre attention.
La mission et le secret des Sith, Yanila. C’est ta priorité.
Elle évacua l’écho de ces fragments du passé qui résonnait avec les siens puis s’attarda sur le souvenir frais de leur rencontre. Elle se concentra pour l’absorber et le faire disparaître de sa conscience, en veillant à ne pas détruire son esprit.
- Oublie-moi, lui priait-elle dans un souffle. Quitte Coruscant et vis libre. Vis comme tu peux.
Elle s’écarta de lui et elle constata que ses yeux clignaient à grande vitesse. Puis il la fixait comme une étrangère. Il tourna la tête, visiblement désorienté.
Elle posa la main sur son épaule, satisfaite d’avoir effacé la moindre empreinte de sa présence dans sa mémoire immédiate.
- Va-t-en d’ici. Ce district n’est pas sécurisé.
Le mirialan hocha la tête puis remarqua les cadavres fumants que la jeune Sith avait semés derrière elle. Il se mit à dépouiller les frusques de l’un d’eux pour s’habiller plus décemment.
- Je devrai le signaler à madame Damask, fit 2-B-1. Elle pourrait ne pas être satisfaite.
- Je saurai le lui expliquer, promit la zeltronne.
Ils quittèrent les lieux, laissant derrière eux le mirialan affairé qui ne leur accorda pas le moindre intérêt. Il continuait de fouiller les corps bien après leur départ, oubliant définitivement leur existence et l’impact qu’ils avaient apporté dans sa vie.


Voilà, j'espère que cela vous a plu :hello: !

Allez, à la prochaine !!
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Messagepar L2-D2 » Mar 09 Mai 2023 - 13:26   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Chapitres 17 et 18 lus !

Yanila continue à semer les cadavres dans son sillage ! Mais elle a semble-t-il un petit coeur qui bat toujours sous la carapace du Côté Obscur, en témoigne le sort qu'elle refuse d'infliger à l'esclave kuati... sa Dame Noire lui pardonnera-t-elle cet écart, ou bien va-t-elle en faire les frais ?

Vivement la suite ! :oui:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

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Messagepar mat-vador » Mer 10 Mai 2023 - 20:48   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Merci pour le retour L2 :) !

L2-D2 a écrit:sa Dame Noire lui pardonnera-t-elle cet écart, ou bien va-t-elle en faire les frais ?


Réponse dans le prochain chapitre :sournois: ?
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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Messagepar mat-vador » Sam 13 Mai 2023 - 21:23   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Bonsoir, comment allez-vous ?

Allez c'est l'heure de retrouver un Jedi corellien sans oublier notre chère petite Sith :sournois: !



Chapitre 19

Les cris réveillèrent Alan Tissan brutalement, le forçant à se réveiller. Il se redressa, imprégné de sueur qui trempait son pyjama. Il écarta les draps pour se lever du lit puis appela son sabre-laser qui atterrit dans sa paume à l’aide de la Force.
Il l’activa dans un crépitement rassurant, promenant la lame verte émeraude dans la chambre qu’il avait loué dans cet hotel de standing moyen mais honorable, à quelques niveaux du Temple Jedi. Il perçu la présence de sa fille Valena dont la chambre réservée était contiguë à la sienne, qui paraissait alerte et inquiète.
La jeune fille corellienne de dix sept ans entra dans la pièce, ayant revêtu une robe de chambre et empoignant un sabre-laser qu’elle gardait cependant éteint. Alan croisa son regard puis désactiva le sien avant d’allumer les nanoprojecteurs de sa chambre, d’un simple mouvement de la main.
- Papa, tu vas bien ?
- Ce n’est rien, ma fille. C’est seulement un mauvais rêve.
Valena secoua ses cheveux dorés qu’elle noua en queue de cheval derrière sa nuque.
- Seulement un mauvais rêve ? Tu n’as pas l’air d’y croire toi-même.
Le Chevalier Jedi soupira à l’idée qu’il n’arrivait pas à masquer parfaitement ses sentiments à sa propre fille qui n’était encore qu’une apprentie. Mais elle promettait tellement… les Maîtres du Temple le reconnaissaient aussi et c’était une source de fierté pour lui. L’heure où elle serait adoubée approchait à grand pas.
- D’accord, s’inclina-t-il.
Il s’assit sur le lit et l’invita à le rejoindre.
- C’était assez confus, j’entendais des cris. Je ne voyais pas leur visage et j’ignore le contexte mais cela me paraissait si réel. J’ai senti un grand froid qui me saisissait comme si on m’avait jeté dans le vide de l’espace.
Malgré lui, il frissonna et cela n’échappa pas aux sens aiguisés de Valena.
- J’ai senti le Côté Obscur comme un volcan qui s’éveille après un long sommeil.
- Je n’ai rien senti, avoua sa fille, mis à part que tu avais vu un fantôme.
Alan lui agrippa le poignet.
- Il s’est passé quelque chose dans la Cité Galactique et il ne fait aucun doute que les Sith y sont mêlés, Valena. Cette victoire totale de Ruusan n’était qu’un leurre pour mieux nous tromper.
Comme piquée, Valena retira sa main.
- Papa, je te suis sur le projet Chu’unthor parce je suis d’accord que cela donnera un nouvel élan à la République et aux Jedi. Mais j’en ai assez de ton obsession des Sith, tu fais peur à tout le monde, tu sais. Maman, ton ancien maître, moi… tu avais promis que tu en avais fini avec tout ça, tu te souviens ?
- La Force me parle, Valena. Je ne peux pas passer à côté de ça. Les Sith sont liés au Chu’unthor, j’ignore encore en quoi mais je dois le découvrir. Je sais que si j’en parle au Haut Conseil, ils ne prendront pas la mesure de ce que je leur dirais. C’est pour ça que j’ai besoin de ton aide.
À peine l’avait-il proposé que Valena se leva, à bout de patience.
- Désolé papa, mais je ne te suivrai pas. Si tu souhaite perdre du temps là-dessus, libre à toi, asséna-t-elle. Je te rappelle que les débats au Sénat sur la poursuite du financement du Chu’unthor, reprendront ce matin. Cela devrait te préoccuper davantage que tes élucubrations sur le retour des Sith d’entre les morts. En attendant, bonne nuit… enfin ce qu’il en reste.
Elle quitta la chambre vivement pour retourner dans la sienne, laissant Alan désemparé. Était-il condamné à gérer cela seul ? Tout le monde était persuadé à ce point de la disparition des Sith qu’ils n’accepteraient jamais de reconnaître le moindre signe qui trahirait leur existence. Contrairement à tous, Alan ne cessait de les guetter.
Ces cris qu’il avait entendu dans son cauchemar, cette obscurité qui l’avait glacé dans tout son être, enfermé à l’intérieur d’une statue de givre… il ne pouvait ignorer ces signes. Les Sith rodaient quelque part dans la galaxie, peut-être même opéraient-ils sur Coruscant, au cœur de la République. Au nez et à la barbe de l’Ordre Jedi tout entier.
Il serra les poing à l’idée répugnante que les Sith se gaussaient d’eux, y compris de lui. Non, il ne laisserait pas cela arriver sans réagir. Il se coucha de nouveau dans le lit, mais sans parvenir à trouver le sommeil. La garde de son sabre-laser reposa dans son poing jusqu’au lever du jour.


Dark Mungol aussitôt rentrée au siège du Clan Bancaire, s’enferma dans son bureau, assise au centre de la pièce en transe de méditation. La muun ordonna de ne pas être dérangée, attendant le rapport de son apprentie sur l’issue de sa mission.
Elle avait réceptionné l’appel de Yanila qui lui faisait part des derniers rebondissements de l’affaire Valahi. La sénatrice de Kuat avait manigancé la machination contre le Chu’unthor et poussé Valahi par quelques pressions. Sans hésiter, Mungol lui avait ordonné de l’éliminer à la suite du directeur de Ororo Transports.
Depuis ses dernières instructions, elle attendait la confirmation de la jeune zeltronne qui se faisait attendre. Elle lutta contre l’impatience en s’immergeant profondément dans la Force pour tenter de repérer la signature de son apprentie. Elle la sentait quelque part dans la Cité Galactique, concentrée mais anxieuse. La mission ne se déroulait pas comme prévu.
Mungol ne pouvait pas l’aider, Yanila devait se débrouiller seule. Si celle-ci n’en était pas capable, elle devrait être remplacée. La zeltronne possédait un énorme potentiel, combien de temps Mungol perdrait-elle encore ?
La muun recouvrit alors de l’assurance, Yanila avait été bien formée. Elle suivait l’entraînement le plus dur possible, qui la poussait jusqu’à ses retranchements. Après un temps infini, elle reçut enfin un appel sur son comlink.
- Je commençais à perdre patience, fit la muun.
- La mission est accomplie malgré quelques imprévus, maître.
Mungol écouta sa respiration rauque. La zeltronne semblait épuisée.
- Excellent, Yanila. J’attends ton rapport.
- J’arrive, maître.
Elle rangea son comlink et s’installa à sa table de travail. Yanila se présenta finalement à elle accompagnée de son droïde 2-B-1, une heure plus tard. Mungol fut satisfaite de constater qu’elle était indemne mis à part quelques traces fumantes qui marquaient sa combinaison moulante de combat. La jeune zeltronne la salua un genou à terre, avant de se relever pour s’approcher de la table et y poser le sabre-laser de Sakar qu’elle avait utilisé. Elle fit de même pour la datapuce qu’elle avait récupéré.
- J’en ai fait bon usage, maître.
- J’espère que tu n’en as pas abusé, lui fit remarquer la muun. Nous ne devons pas attirer l’attention.
- Je n’ai pas eu le choix dans les Bas-Fonds.
Mungol sentit la fermeté de son élève et se détendit un peu.
- Des témoins ont dû certainement te surprendre en pleine action dans les Bas-Fonds.
- Je peux vous assurer que je n’ai laissé derrière moi aucun témoin qui soit en état de raconter quoi que ce soit sur ce que j’ai fait là-bas.
La Dame Sith se pencha en avant, faisant crisser son fauteuil. Elle avait perçu un frétillement dans la voix de sa protégée.
- Tu en est certaine ?
- Vous pouvez me tuer si vous doutez de ma parole, maître.
- C’est ce que j’aurais fait si tu n’étais pas fiable. Mais afin que tu sois à l’abri de ma colère, je te conseille de ne rien me cacher. Les Jedi nous croient disparus depuis des siècles et je veux m’assurer que cela continuera. Nous nous comprenons ?
Mungol fut satisfaite d’observer son apprentie déglutir de nervosité.
- Je vous comprends très bien.
- Alors commence ton rapport et n’omets aucun détail. Je le saurai si tu me caches quelque chose, crut-elle utile de mentionner.
La mine sombre, Yanila obéit. Elle ne masqua aucun aspect de la double mission nocturne, essentielle au plan de Dark Mungol, visant la poursuite du Chu’unthor jusqu’à son terme. Si la muun était satisfaite du sort réservé à Valahi, elle fut moins satisfaite des suites de l’assassinat de la sénatrice Cesima.
Particulièrement de la rencontre avec le telbun mirialan et de la course poursuite dans les Bas Fonds qui avait abouti à un carnage sanglant. Surtout lorsque 2-B-1 fidèle à sa parole, rappela que Yanila avait épargné l’ancien esclave qu’elle avait libéré.
- Pourquoi ?
- Nous n’aurions rien gagné à sa mort, expliqua la zeltronne. Il apparaîtra aux enquêteurs des forces de sécurité que c’est bien le telbun qui a étranglé la sénatrice dans son sommeil. Les kuati seront motivé à l’idée de lui mettre la main dessus pour le châtier… à leur façon. Tant qu’ils le chercheront, ils ne s’intéresseront pas à nous.
Mungol hocha la tête.
- S’ils se lassent de sa recherche, ils pourraient se rabattre sur sa complice talentueuse.
- Qu’ils essaient. S’ils arrivent à l’attraper, ils peuvent toujours l’interroger autant qu’ils veulent. J’ai effacé sa mémoire comme je vous l’ai dit.
Sa supérieure prit le temps de réfléchir. Pour le moment, elle ne voyait aucun défaut rédhibitoire dans les actes de la jeune fille.
- Tu as fait tes preuves. Rejoins ta chambre et repose-toi. Nous repartirons au Sénat dès que l’aube se lèvera.
- Oui, maître.
- Quant au sabre de Dark Sakar, tu peux le garder. Du moins les pièces dont tu auras besoin pour réparer ton arme.
Yanila s’inclina avant de sortir, lui laissant la datapuce. Elle respira mieux dans le turbo ascenseur, soulagée d’avoir échappé à un terrible châtiment. Le ronronnement mécanique de 2-B-1 commençait cependant à l’agacer.
- Vous avez de la chance que madame Damask soit d’humeur généreuse.
- Je n’aurai pas besoin de toi jusqu’à demain matin, répondit-elle d’un ton cassant. Occupe-toi de nettoyer la salle d’entraînement.
- Mais je l’ai déjà fait.
Les battants s’ouvrirent devant elle pour la laisser passer, tandis qu’elle lui lançait à la volée :
- Eh bien, recommence.
Elle regagna sa chambre, ne s’étonnant pas d’y trouver endormie la jeune esclave twi’lek allongée sur le lit. Yemi ne l’entendit pas entrer et elle ne souhaitait pas le réveiller. Elle surprit les restes d’un repas au fonds d’une écuelle posée sur la table.
Elle décrocha le sabre de Sakar de la ceinture et le contempla sous tous les angles. Cette arme lui avait été très utile, elle se demandait comment l’exploiter pour améliorer davantage son sabre-laser. Elle aurait tout loisir d’étudier cette question plus tard. Elle le rangea dans un tiroir puis se déshabilla pour prendre une vapodouche.
Ce fut l’occasion de nettoyer ses plaies et bosses heureusement superficielles, qu’elle frotta vigoureusement avec le gant de toilette pour les désinfecter. Elle serra les dents pour maîtriser la douleur qui l’élançait, en repassant sur chacune d’elle.
Puis elle sortit, recouverte d’un peignoir. Elle étudia le panorama urbain par la fenêtre de transparacier. Au loin, elle discernait l’horizon là où se détachaient des ténèbres les silhouettes des autres tours du 500 Republica. En apparence, tout paraissait paisible mais la jeune Sith ne s’y fiait pas. Les kuati devaient être en émoi après l’assassinat de la sénatrice Cesima, usant de leurs relations au sein du Sénat pour reprendre la main et punir les responsables. Yanila refit le point sur ce qu’elle avait accompli.
Elle repassa tout les évènements récents en revue, cherchant à déceler la moindre erreur qu’elle aurait pu commettre et qui pourrait lui porter préjudice à terme. Elle soupira plus apaisée, lorsqu’elle fut convaincue qu’elle avait fait tout ce qui était nécessaire. Elle revint vers la table, pour admirer le sabre-laser de Sakar, qui l’avait si bien servi. Elle caressa lentement la crosse, se demandant quelles pièces recycler pour améliorer son propre sabre.
Son ouïe bien exercée perçut le couinement de Yemi, qui se retourna dans le lit. Yanila demeura immobile se demandant quand la twi’lek remarquerait sa présence. Bien que lui tournant le dos, la zeltronne devina le froissement subit à l’instant où l’esclave ouvrit les yeux et poussa un hoquet de surprise.
- Oh, maîtresse. Vous êtes rentrée.
Les traits de la zeltronne demeuraient lisses, saisissant l’écuelle où reposait les restes de repas. La dureté étincelait ses yeux mauves quand elle se retourna pour la fixer.
- Tu n’as pas débarrassé la table.
La terreur de la twi’lek électrisa ses perceptions.
- Pardon, je m’en occupe !
Elle sauta du lit pour courir vers la zeltronne qui lui tendait le couvert. La twi’lek voulut s’en saisir mais la jeune Sith n’avait pas desserré les doigts. Yemi recula ensuite, déconcertée.
- Finis ce qu’il y a dedans, intima Yanila d’un ton impérieux. Il ne faut pas gaspiller.
Elle lui laissa l’écuelle et l’observa, ramassant les miettes entre ses phalanges pour les porter à ses lèvres.
- Va nettoyer, ajouta-t-elle quand la twi’lek eut terminé.
Yemi s’éclipsa dans la salle des bains, faisant couler l’eau dans l’évier avant de revenir avec l’écuelle propre qu’elle posa sur la table. Elle croisa de nouveau les mains devant elle, peu à l’aise face à la zeltronne.
- Tu as laissé cette écuelle sale jusqu’à mon retour. Tu te souviens de ce que je t’avais demandé, Yemi ? De garder ma chambre aussi propre lorsque je reviendrai.
- Je… ça ne se reproduira pas, maîtresse. Je ferai attention.
Elle dansait de plus en plus nerveusement.
- Je t’avais promis que je te châtierai, asséna Yanila, si ce n’était pas le cas.
Elle savourait la panique de Yemi qui n’était plus qu’une petite chose apeurée et fragile, souhaitant absolument se trouver ailleurs. Puis elle lui effleura le menton de l’index.
- Mais je ne le ferai pas.
Confuse d’incrédulité, la twi’lek ne semblait pas en revenir.
- Je… merci maîtresse.
La mansuétude des Sith n’était pas gratuite et Yemi allait le comprendre aux dépens de sa dignité. Celle-ci se sentit engourdie par une vague puissante de désir lorsque Yanila émit ses phéromones. Sa voix lui parut à la fois soyeuse et autoritaire.
- J’ai eu une soirée difficile et j’ai besoin de compagnie. Déshabille-toi.
Yemi ne l’aurait pas fait mais elle obéit machinalement comme hypnotisée par la Proche Humaine. Ce qu’elle pensait de l’injustice de sa situation, de son statut d’esclave, de ses rêves d’émancipation… plus rien de tout cela ne comptait à présent. Son seul désir était de faire plaisir à sa jeune maîtresse inflexible, de la satisfaire. Alors elle ôta sa tunique par le haut et la laissa tomber à ses pieds. Yanila lui sourit pour la rassurer. La jeune Sith appréciait Yemi à partir du moment où celle-ci demeurait à sa place. À condition que la twi’lek acceptait de lui être soumise et ne se berce d’aucune illusion.
Il ne pouvait y avoir d’égalité entre elles.
- Je ne te ferai aucun mal, appuya Yanila.
Yemi lui faisait confiance. Oui, elle ne lui mentait pas. Ce qu’elle voulait ne comptait pas, seuls les caprices de sa maîtresse lui importaient. La zeltronne défit son peignoir, laissant exposée à sa vue l’ensemble de son corps athlétique et magnifiquement sculpté qui accrut le désir de la twi’lek. Elle voulait la toucher mais elle hésita, ayant peur de susciter sa colère. Et pourtant elle souhaitait goûter à cette peau rose fraîche.
- Je ne te ferai aucun mal.
Yemi comprit qu’il s’agissait d’une permission. Elle leva la main pour la poser sur les hanches de la jeune fille. Ce contact l’électrisa puis elle sentit tout à coup les doigts de la zeltronne s’infiltrer entre ses cuisses et remonter lentement jusqu’à son entrejambe. Jusqu’à son entrée intime.
- Tu m’appartiens.
Yemi savait à quel point c’était vrai. Elle était convaincue qu’elle n’était rien d’autre qu’un objet entre les mains de n’importe qui, c’est ce qu’elle avait toujours été jusqu’à présent. Livrée aux pulsions perverses de ses propriétaires sans considération, elle ne s’était jamais révoltée. Mais Yanila l’aimait, même si elle lui était inférieure.
Elle ne se révolterait pas.
La zeltronne l’embrassa fougueusement sur les lèvres puis la repoussa énergiquement, la faisant basculer sur le lit. La twi’lek subjuguée ne broncha pas et la laissa la plaquer sur le dos, lui caressant les lekkus. Pour les représentants de l’espèce de Yemi, les tentacules crâniens possédaient une valeur sacrée, les rendant intouchables. À moins d’éprouver un sentiment d’affection puissant pour son partenaire à qui était accordé ce privilège.
Yemi n’éprouvait pas d’affection pour Yanila mais le désir qu’elle suscitait en elle la débordait au point de noyer sa résistance. La jeune Sith l’agrippa fermement par les épaules pour la retourner sur le ventre puis lui plia les bras dans le dos, veillant cependant à ne pas lui causer de douleur. Elle appliquait rigoureusement les préceptes Sith. Il n’existait pas d’égalité, seulement la domination et le pouvoir.
Yanila se redressa, l’enfourchant au niveau du bassin pour l’immobiliser. Elle pivota à demi, allongeant la main gauche pour introduire les doigts dans l’intimité de la twi’lek qu’elle voulait soumettre. Elle remua les phalanges de plus en plus rapidement, la faisant gémir. Ensuite, elle se pencha brusquement pour la mordre à la nuque, comme un prédateur affamé.
Elle lui murmura d’un ton glacé :
- Tu m’appartiens.
Ses yeux mauves noyés par la braise incendiaire, perçaient les ténèbres.


Voilà !! Pas si sympathique que ça, la zeltronne :whistle: ...

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Dim 14 Mai 2023 - 18:18   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Chapitre 19 lu !

Bon ! Deux points de vue dans ce Chapitre, le premier sur un Alan Tissan qui continue à être hanté par ses visions sur les Sith résurgents, et qui craint qu'ils se terrent sur Coruscant (le pauvre, s'il savait !), et le second sur Yanila. Bon, autant son rapport à Mungol est intéressant, autant la dernière scène la concernant où elle viole clairement son esclave m'a assez dérangé pour le coup, j'ai trouvé le passage assez gratuit, il y avait sans doute moyen de nous faire comprendre ce qui allait se passer sans nous le montrer je pense... :neutre:

Vivement la suite ! :oui:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

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Messagepar mat-vador » Mar 16 Mai 2023 - 20:13   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Merci pour le retour, L2 :jap: !

L2-D2 a écrit:Bon ! Deux points de vue dans ce Chapitre, le premier sur un Alan Tissan qui continue à être hanté par ses visions sur les Sith résurgents, et qui craint qu'ils se terrent sur Coruscant (le pauvre, s'il savait !),


Je me marre à l'idée que les Sith continuent leur petite cuisine au nez et à la barbe des Jedi :diable: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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Messagepar mat-vador » Sam 20 Mai 2023 - 21:36   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Bonsoir à tous, comment allez-vous ?

On continue sur les Sith :diable: :sournois: !!


Chapitre 20

Un jour nouveau se levait sur la Cité Galactique. Les rayons de l’astre ascendant assaillirent les canyons de duracier de la capitale, reflétant les coques des véhicules dans les couloirs de circulation aériens, autour des immeubles gigantesques du 500 Republica.
Dark Mungol entra dans la serre de la tour du Clan Bancaire, où une jungle artificielle inspirée de la planète Myrkr avait été construite patiemment. Elle congédia ses gardes du corps puis marcha entre les arbres, les fougères et les diverses plantes qui avaient reconstitué l’écosystème dans lequel pouvait s’épanouir l’ysalamiri qu’elle avait adopté et ramené avec elle sur Coruscant. Elle le retrouva endormi sur une branche, à hauteur de sa figure plate sans nez.
Elle perdit immédiatement sa connexion à la Force lorsqu’elle entra dans la bulle, que la créature avait crée autour d’elle dans un rayon d’une dizaine de mètres. Elle se souvenait de son premier voyage sur Myrkr, sous le mentorat de Dark Sakar qui l’avait emmené avec lui. Le Sith togorien lui avait fait comprendre le potentiel des ysalamiris qui leur permettaient de masquer leur nature à d’autres utilisateurs de la Force, comme les Jedi.
Bien des années plus tard, la muun ne l’avait pas oublié. Chaque enseignement de son maître lui avait été précieux. Elle offrit à l’ysalamiri une pâte nutritive dont l’odeur alléchante le tira de sa léthargie avant qu’il ne se laissa caresser par sa propriétaire. Celle-ci privée de la Force, ne sentit pas la présence d’un de ses congénères qui tenait la datapuce de la sénatrice Cesima dans sa grande main effilée.
- Madame Damask ? L’appela-t-il.
Mungol s’écarta de l’animal qui s’étira sur la branche sur laquelle il était allongé et se tourna vers lui.
- Nos ingénieurs ont fini leur travail, dans le délai imparti.
La Sith lui prit la datapuce, satisfaite. Elle le congédia d’une inclinaison du menton puis déambula encore à travers la serre avant de regagner le turbo ascenseur. Sortant de la bulle créée par l’ysalamiri, elle ressentait l’essence de son apprentie zeltronne.
Il y a quelques heures encore, Mungol souhaitait qu’elle l’accompagne au Sénat ce matin. Mais à cet instant, elle se demanda si cela était opportun. Elle avait consulté les informations holonet dont les journalistes s’excitaient sur les morts de Cesima et Valahi. Il suffisait qu’un observateur avisé surprenne la présence de la jeune fille pour faire le lien avec celle qui avait accompagné Valahi, le soir de sa mort. Ce risque n’en valait pas la peine.
Il ne restait plus qu’à lui expliquer clairement la situation.
Yanila avait perçu sa présence avant même qu’elle ne s’arrêta devant la porte de sa chambre. La zeltronne réveillée l’attendait sur le seuil, la mine emplie d’insolence et d’arrogance de celle qui avait l’impression d’avoir assujetti tout un système stellaire entier. Mungol crispa la mâchoire devant sa nudité qu’elle affichait sans pudeur.
- Tu n’as rien à te mettre, apprentie ? Demanda la muun d’un ton cassant.
La zeltronne pâlit, réalisant à qui elle avait affaire. Elle usa de la Force pour attraper son peignoir et s’en revêtir, tout en recouvrant un masque plus respectueux.
- Pardon, maître.
Mungol l’observa en train de nouer sa ceinture tout en remarquant par-dessus son épaule, la twi’lek enveloppée dans les draps du lit, toujours endormie.
- Laissez-moi le temps de me changer pour vous accompagner au Sénat, ajouta Yanila.
- Non, contra la muun. Tout bien réfléchi, je préfère te savoir ici.
La colère de la jeune fille explosa dans ses perceptions, bien qu’elle conservait un calme apparent.
- Qu’est-ce qui a changé ?
- Je suis prudente, expliqua la muun. J’ignore ce que les forces de sécurité ou les kuati ont découvert sur les disparitions de Valahi et de Cesima, s’ils ont procédé à des auditions de témoins et s’ils ont fait le rapprochement avec ce qui s’est passé la nuit dernière dans les Bas Fonds. Quoiqu’il en soit, la construction du Chu’unthor suivra son cours.
Néanmoins la zeltronne ne paraissait pas convaincue alors que la muun brandissait devant elle la datapuce dont les preuves avaient été trafiquées.
- J’estime que je devrais vous accompagner là-bas, insista-t-elle.
- Non. Tu resteras ici.
Mungol soutint son regard de défi. Aussi dérangeant que cela paraisse, son apprentie semblait déterminée pour la première fois à la défier. À tester ses limites. Cela faisait maintenant partie de leur relation, elle ne pouvait pas retenir Yanila de vouloir s’émanciper de sa tutelle.
À condition que la jeune fille ne se montre pas trop effrontée, faute de quoi elle la recadrerait sans ménagement.
- Je pourrais vous être utile et rattraper vos erreurs.
Sans un mot, Mungol étendit le bras vers le haut, comprimant la gorge de son élève à l’aide de la Force. Elle la souleva hors du sol avec nonchalance, tandis que Yanila rua pour se libérer de cet étau invisible qui l’étranglait. Dans un réflexe de survie, elle usa de sa télékinésie pour appeler le sabre de Sakar dans son poing.
Mais la muun intercepta et confisqua l’arme sans difficulté. La braise du Côté Obscur avait inondé ses yeux qui devenaient deux points jaunes acides.
- Tu te crois mon égale mais ce n’est pas le cas, rappela-t-elle d’un ton cassant. Sache qu’il ne m’est pas difficile de te briser d’une simple pichenette. Je pourrais te rendre plus insignifiante qu’un cloporte, bien plus que la loque que tu étais lorsque nous nous sommes rencontrés sur Nar Shaddaa. Nous nous comprenons ?
Avec difficulté, Yanila parvint à croasser.
- Oui… Maître.
Mungol la libéra, la laissant s’écrouler à genoux face à elle, humiliée. Elle perçut la rage de la zeltronne avec satisfaction tandis qu’elle jeta le sabre à ses pieds.
Bien, voilà une leçon qu’elle n’oublierait pas de sitôt.
- Retourne à tes études.
Elle abandonna Yanila en lui tournant le dos, la laissant ruminer sa rancœur. La zeltronne se redressa sur ses appuis puis referma le battant par télékinésie. Ses splendides yeux mauves étaient aussi noyés par le brasier de la haine.
- C’est vrai, maître. Nous ne serons jamais égales car je vous surpasserai un jour, murmura-t-elle entre ses lèvres.
Elle posa le sabre de Sakar sur la table avant de sentir la twi’lek s’éveiller.
- Maîtresse, tout va bien ? Lui demanda Yemi. Je vous sens contrariée.
Les zeltrons avaient la capacité de percevoir et d’influer les émotions d’autrui. En retour, ils pouvaient trahir les leurs lorsqu’ils secrétaient trop de phéromones ce que Yanila n’avait pu se retenir de faire, suite à la discussion avec Mungol.
Elle se maudit d’avoir montré une de ses failles à quelqu’un qui n’était pas digne de son rang.
- Ne t’occupe pas de moi et mets-toi au travail. Je ne veux pas te voir de la journée, répondit-elle avec mépris.
Yemi laissa transparaître le choc de la semonce que cela lui causa avant de réaliser ce qu’elle représentait vraiment pour la zeltronne et le personnel du Clan Bancaire. C’est-à-dire, pas grand-chose.
Elle se rhabilla puis ôta les draps pour les transporter à la laverie. Elle sortit de la chambre de la jeune Sith, la tête baissée. Cette dernière laissa tomber son peignoir pour se saisir de sa combinaison moulante d’entraînement qui l’enveloppait comme une seconde peau. Elle empoigna la crosse du sabre de Sakar puis appela 2-B-1.
Le droïde se présenta au rapport face à elle, lorsqu’elle entra dans la salle d’armes.
- Bienvenue, maîtresse. Ravie de constater que vous êtes fonctionnelle. La salle est de nouveau opérationnelle et prête à l’emploi. De même que votre sabre-laser que j’ai terminé de réparer.
À l’aide de ses appendices, il lui montra son arme de nouveau comme neuve.
- Parfait, le félicita-t-elle. Détruis-le.
La lueur des photorécepteurs du robot sphérique vacilla.
- Pardon, maîtresse. Mais je ne suis pas certain de comprendre pourquoi, votre sabre ne présente pas de réel défaut. Sans me vanter, je l’ai même amélioré.
- Tu n’as pas besoin de comprendre pourquoi. Obéis.
Yanila n’éprouva pas le besoin d’expliquer sa décision car elle était nécessaire pour son évolution. Son arme était à son image, reflétant ses imperfections. Elle ne pourrait jamais s’élever comme prétendante à la place de Dark Mungol, si elle les laissait subsister. Son arme devait être reforgée entièrement.
- Très bien, j’accomplirai votre volonté, s’inclina 2-B-1.
- Parfait, laisse-moi.
Elle l’entendit s’éloigner en ronronnant puis s’agenouilla pour entrer en transe méditative. Avant de fermer les paupières pour se concentrer, elle repensa à la nuit qu’elle avait passé avec l’esclave twi’lek au lit. À ce sentiment de puissance qui l’avait enivré lorsqu’elle avait dominé Yemi et profité d’elle.
Elle réfléchissait à ce qu’elle pourrait faire la nuit prochaine avec elle. Mais les idées lui viendraient après sa séance. Aujourd’hui comme les jours qui suivraient, elle ne s’épargnerait rien pour acquérir la toute-puissance.


Voilà, j'espère que cela vous a plu :wink: !

Prochain chapitre : direction le Sénat avec un Jedi corellien :sournois: !
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Messagepar L2-D2 » Dim 21 Mai 2023 - 15:43   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Chapitre 20 lu !

C'est vrai qu'elle avait besoin qu'on la remette à sa place, la Yanila tout de même ! Bon, c'est très "Sith" d'avoir un peu le melon et d'être persuadée qu'on est indispensable, mais la voir sortir à sa Dame qu'elle pourrait rattraper "ses" erreurs, autrement dit celle de sa Dame, pas les siennes, c'est un peu fort ! Du coup, j'avoue que j'ai bien soutenu Mungol sur ce coup ! :siffle:

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mar 23 Mai 2023 - 20:45   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:C'est vrai qu'elle avait besoin qu'on la remette à sa place, la Yanila tout de même ! Bon, c'est très "Sith" d'avoir un peu le melon et d'être persuadée qu'on est indispensable, mais la voir sortir à sa Dame qu'elle pourrait rattraper "ses" erreurs, autrement dit celle de sa Dame, pas les siennes, c'est un peu fort ! Du coup, j'avoue que j'ai bien soutenu Mungol sur ce coup ! :siffle:


Un tel recadrage, ça calme :diable: !
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Messagepar mat-vador » Sam 27 Mai 2023 - 21:16   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Bonsoir, comment allez-vous ?

Comme je vous l'ai dit, retour au Sénat :diable: !



Chapitre 21

Comme Dark Mungol s’y attendait, le Sénat était en ébullition. Elle s’en était aperçue lorsqu’elle avait traversé les groupes de dignitaires dans le Grand Hall. Escortée par ses gardes, les paroles qu’elle surprenait par brides, lui faisait comprendre quel était l’objet de leurs conversations. Elle ne croisa ni de Jedi, ni les neimodiens du clan Gunray.
Elle espérait que ces derniers avaient accompli ce qu’elle leur avait demandé. Mais elle était sereine à ce propos, les neimodiens honoreraient leurs engagements. Elle retrouva le Directeur Vainken dans la nacelle du Clan Bancaire à l’intérieur de la rotonde qui se remplissait peu à peu, envahissant l’amphithéâtre de la cacophonie des délégations qui demeuraient excités par les récents évènements. Grâce à la Force, la muun surprit un sénateur humain d’un secteur insignifiant qui s’exclamait vers un autre collègue :
- Les kuati sont furieux de ce qui s’est passé ! Je me demande quelles sont leurs intentions.
- Ils feront certainement pression sur le Chancelier Praji pour qu’il fasse de cette affaire, sa priorité exclusive, avança une quarren, créature aquatique de Mon Calamari.
- Mais ils ne peuvent pas passer au-dessus des lois comme bon leur semble !
- J’ai bien peur qu’ils se moquent de votre opinion, mon cher. En tout cas, si vous veniez de perdre toute une garde personnelle dans les Bas Fonds, cela vous donnerait envie d’enquêter par vous-même, hmm ?
- Pas tant que ça, fit l’humain. Les témoins ont raconté que la foudre s’est abattue là où les kuati se trouvaient.
- Absurde, il n’y a pas eu d’orage. Mais cela ne m’étonne pas de ces rustres qui vivent loin de la lumière du soleil et qui préfèrent succomber à la superstition plutôt que de garder raison.
Si seulement Mungol pouvait sourire sans qu’on ne la remarque… voilà ce que la République était devenue à travers ses politiciens les plus hauts placés. Un mastodonte vautré dans la fange de sa gloire tirée de la fin des Guerres Sith et qui s’enfonçait dans le narcissisme, les retenant de contempler la misère des plus humbles et désespérés. En temps voulu, ces derniers adhéreraient à l’idéologie Sith de la méritocratie et de la loi du plus fort.
L’âge d’or de la République prendrait fin pour amorcer une longue décadence qui l’amènerait lentement jusqu’à la chute. Mais de cela, les Jedi n’en avaient pas encore conscience. Voilà pourquoi le Chu’unthor était si important.
- Sous-directrice Damask, l’appela son congénère.
Elle se rangea à sa hauteur, après avoir demandé à ses gardes d’attendre à l’extérieur.
- Directeur Vainken.
- Où est votre assistante ?
- Je lui ai laissé du travail.
Vainken masquait bien ses expressions faciales mais elle percevait sa contrariété.
- C’est une bonne chose que vous ne l’ayez pas amenée au Sénat.
- Les forces de sécurité la soupçonnent ?
- Je n’ai pas de certitudes, avoua-t-il. Mais une zeltronne a été aperçue fuyant les kuati jusqu’aux Bas-Fonds. Les systèmes de sécurité des appartements de Cesima et Valahi ont été désactivés, ce qui a effacé toute autre trace. Mais il en faut si peu pour propager des rumeurs exaspérantes et écorner notre réputation.
- Je comprends, Directeur. Mais tous ces désagréments n’existeront plus lorsque le Sénat votera la poursuite de la construction du Chu’unthor.
- Je vous le souhaite, sous-directrice. N’oubliez pas ce que je vous ai dit à propos de votre carrière.
La menace ne souffrait pas de malentendus et les deux muuns en restèrent là. La plupart des sénateurs attendus étaient maintenant présents comme le sénateur Organa et la Baronne Pelagia dans leur nacelle respective.
Mungol n’aperçut pas les quatre Jedi qui portaient le projet Chu’unthor mais elle percevait leur présence quelque part. Nul doute qu’Ivixa Delbaeth, Fin So Rowan, Alan Tissan et sa fille Valena allaient suivre les débats attentivement par hologramme. Elle surprit les neimodiens qui s’agitaient quelques rangs au-dessus, braillant dans leur dialecte local. Vassili Gunray se donnait beaucoup de mal pour calmer l’agitation des siens.
- Il faudrait penser à mettre les neimodiens sur la touche, suggéra Vainken. Ces créatures douteuses ne sont pas dignes de mener la concurrence sur le marché du transport galactique.
Mungol garda le silence. Elle partageait la méfiance de son supérieur mais cela n’ébranlait pas la certitude que les neimodiens demeureraient importants dans la réalisation du Grand Plan. Vainken ne pouvait mesurer les implications des manœuvres des Sith qui s’étalaient sur des siècles. S’il s’y opposait, elle n’aurait pas d’autre choix que de l’empêcher d’interférer.
- C’est noté, finit-elle par répondre.
La chaire du Chancelier Suprême s’éleva peu après au milieu de la salle, laissant Vanekroj Praji et son ministre chagrien Janos Amedda exposés à la vue de tous. Leur apparition provoqua le silence dans l’assemblée.
Mungol étendit ses perceptions vers le Chef d’État et détecta la tension qui l’agitait. Ce dernier devait subir des pressions suite aux disparitions de deux personnalités politiques importantes. Elle se détendit, ne doutant pas qu’il soutiendrait toujours le Chu’unthor, sans risquer de perdre son poste.
- Honorables délégués, nous pouvons reprendre la session et débattre de la poursuite du financement du Chu’unthor, question soulevée hier dans cette assemblée. Mais avant cela, je dois vous informer de la disparition tragique de nos confrères Hanthur Valahi et Vani Cesima. Nous ignorons à ce jour, les circonstances exactes mais je puis vous assurer que les forces de sécurité mènent une enquête rigoureuse pour les déterminer.
Praji prit le temps de raconter le parcours et le tempérament de chacune des deux victimes, rappelant que des cérémonies officielles se dérouleraient en grande pompe sur Coruscant et leurs mondes respectifs. Des hologrammes les représentant flottèrent temporairement tandis que les sénateurs leur rendaient hommage en silence.
Après ce moment de recueillement, les débats furent autorisés à reprendre. Dès le début, la Sith ne douta pas de leur issue. Privés de leur leader Valahi, ses partisans n’auraient pas la force de s’opposer à la construction du Chu’unthor qui entrerait dans une nouvelle phase. Sans perdre de temps, le sénateur Organa et la Baronne Pelagia prirent la parole tour à tour, pour rappeler les enjeux de ce grand vaisseau d’exploration qui leur promettait à tous, un brillant avenir dans tous les domaines. Bien entendu, quelques amis de Valahi tentèrent de faire entendre leurs protestations mais ils ne bénéficiaient pas du charisme du défunt et ils furent vite oubliés par leurs confrères ennuyés.
À vrai dire, personne ne soucia pas plus que cela des derniers évènements funestes. Au contraire, la plupart donnaient l’impression de vouloir arracher une part des bénéfices dont les feraient jouir les découvertes du Chu’unthor. L’avidité prenait le dessus sur le sens commun. À la fin des débats qui étaient vidés de leur substance, le vote fut décidé par le Chancelier Suprême. Le résultat fut sans appel et sans surprise.
La construction du Chu’unthor dans les chantiers de Abhean serait menée à son terme. La séance fut levée et les sénateurs quittèrent leur nacelle pour se retrouver dans le Grand Hall et échanger des mondanités perchées. Mungol fut félicitée par le Directeur Vainken, à qui elle confia la datapuce contenant les preuves compromettantes. Elle lui suggéra d’aller trouver la famille Valahi et les kuati, afin de les persuader de ne pas… interférer.
Vainken s’y engagea et Mungol put savourer la satisfaction d’avoir accompli une étape primordiale dans ses plans. Entourée par ses gardes, elle fit abstraction de la foule massé dans le Grand Hall avant d’être rejointe par quatre Jedi, la Baronne Pelagia et le sénateur Organa.
Ils semblaient tous contrariés malgré l’issue favorable du vote et elle devinait pourquoi.
- Le Clan Bancaire a bien arrangé les choses, madame Damask, commença l’alderaanien. Un peu trop même.
- Qu’insinuez-vous, sénateur ? Répliqua l’intéressée.
- Ne jouez pas l’ingénue avec nous, lui conseilla sèchement la Baronne Pelagia.
Les Jedi demeuraient discrets mais leur aura était teintée de méfiance.
- Le Chu’unthor est important pour ma corporation et nous souhaitons qu’il soit mené à son terme pour en récolter les fruits au nom de la République. Je n’ai rien à ajouter de plus.
- Devons-nous comprendre que le Clan Bancaire irait jusqu’au meurtre pour protéger ses intérêts ? Lança le céréen Fin So Rowan.
Elle soutint sans sourciller le regard du Jedi.
- Voilà une accusation osée, Jedi Rowan.
La Jedi à la peau sombre, Ivixa Delbaeth, agrippa l’épaule de son condisciple céréen pour le calmer tandis que les deux corelliens restaient en retrait. Alan Tissan et sa fille Valena se contentaient d’observer la scène, sans laisser paraître la moindre émotion.
- Nous espérons seulement que cette affaire ne ternira pas la réputation du Chu’unthor auprès des populations, déclara Ivixa.
- Je comprends votre prudence, Jedi Delbaeth. Mais les bienfaits que le Chu’unthor apportera à la République dissiperont tous les malentendus.
Les Jedi, le sénateur Organa et la Baronne Pelagia se concertèrent par quelques regards appuyés avant de se satisfaire de la vague promesse de la muun. Ils s’écartèrent d’elle, hormis les deux Jedi corelliens qui n’avaient pas bougé.
Alan et sa fille surveillèrent leurs camarades par-dessus leur épaule avant de s’approcher de la muun, intriguée.
- Nous devons parler de ce qui s’est passé dans les Bas Fonds, commença l’humain sans prendre de gants.
- Une enquête est en cours et je n’ai rien à dire de plus, répondit Mungol avec calme mais fermeté.
Il ne semblait pas vouloir lâcher prise aussi facilement.
- Vous êtes une personne influente et ma requête n’a rien d’officiel. Je demande à pouvoir accéder aux dossiers de l’enquête en cours pour apporter ma contribution. Je sais que vous êtes en mesure de m’aider.
Mungol se pencha en avant pour le dévisager. La soupçonnait-il ? Non, elle ne ressentait aucune méfiance à son égard mais au contraire, un lac d’obscurité qui ne demandait qu’à être exploré. Elle réfléchissait rapidement aux profits qu’elle pouvait en retirer.
- Qu’offrez-vous au Clan Bancaire, en échange ?
- Ma bienveillance, madame Damask. L’assurance que je ne mêlerai pas de vos affaires à condition que le Chu’unthor ne connaisse aucun retard.
À ses côtés, sa fille demeurait perplexe.
- Papa, on aurait du en discuter…
- Trop tard, l’interrompit-il. J’ai pris ma décision.
Les corelliens étudièrent les traits sans relief de l’humanoïde originaire de Muunilinst, s’attendant à ce qu’elle refuse avec dédain. Mais elle sourit.
- Si vous vous engagez à faire preuve de… bienveillance à notre égard, je pourrai vous fournir ce que vous souhaitez, maître Tissan. Vous m’avez affirmé que votre requête n’était pas officielle, n’est-ce pas ?
- Non. Le Haut Conseil ignore tout de mon initiative et j’espère qu’il en demeurera ainsi.
- Vous aimez posséder des secrets. Est-ce une attitude courante chez les Jedi ? S’amusa la sous-directrice.
- Contentez-vous de garder vos propres secrets, madame Damask et ne me donnez aucune raison de m’y intéresser.
Elle se réjouit intérieurement de son agacement. Ce Jedi se révélait être plus intéressant qu’elle ne l’escomptait et cela la persuada de jouer son jeu, pour l’instant.
- Entendu, fit-elle. Échangeons les fréquences de nos comlinks, je vous ferai parvenir ce que vous désirez, au plus vite.
Ils procédèrent à l’échange puis les deux Jedi prirent congé. Valena jeta un dernier coup d’œil vers la muun qui avait repris un masque indéchiffrable, excepté le rictus qui déformait ses lèvres ternes. La jeune femme remit son capuchon sur la tête, en maugréant.
- Qu’est-ce qui t’a pris de faire affaire avec cette muun ? Je croyais que tu détestais leurs méthodes, martela-t-elle sévèrement.
- Ce n’est pas le moment.
Ses traits fermés démontraient sa fermeture au dialogue, tandis qu’il fuyait le regard de sa fille.
- Quand est-ce que ce sera le bon moment ?
- C’est important, je le sens dans la Force. Et tu as seulement besoin de savoir que j’ai besoin de toi, insista-t-il en accrochant enfin son regard.
Elle s’apprêtait à lui répliquer que ce n’était pas une raison valable mais se retint au dernier moment. Elle percevait qu’elle n’aurait aucune prise sur lui. Le mieux qu’elle pouvait faire, était de s’assurer qu’il continuait à se comporter en Jedi.


Voilà, j'espère que cela vous a plu ! N'hésitez pas à me faire part de vos retours :cute: !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Mar 30 Mai 2023 - 10:34   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Chapitre 21 lu !

On a envie qu'un Gandalf surgisse spontanément devant Alan alors qu'il, on ne dira pas sympathise mais du moins interagit, avec Mungol pour lui conseiller : "fuyez, pauvres fous !" :lol:

Et puis sa fille qui le sermonne, voilà voilà... J'adore ce genre de récit ou tout le monde conseille au protagoniste de ne pas faire quelque chose, que celui-ci persiste jusqu'au moment où il va se rendre compte que OH LA LA, C'ETAIT UNE MAUVAISE IDEE !!! :chut:

Vivement la suite ! :oui:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

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Messagepar mat-vador » Mer 31 Mai 2023 - 19:34   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Merci pour le retour, L2 :wink: !

L2-D2 a écrit:On a envie qu'un Gandalf surgisse spontanément devant Alan alors qu'il, on ne dira pas sympathise mais du moins interagit, avec Mungol pour lui conseiller : "fuyez, pauvres fous !" :lol:

Et puis sa fille qui le sermonne, voilà voilà... J'adore ce genre de récit ou tout le monde conseille au protagoniste de ne pas faire quelque chose, que celui-ci persiste jusqu'au moment où il va se rendre compte que OH LA LA, C'ETAIT UNE MAUVAISE IDEE !!! :chut:


C'est trop tard quand on finit par s'en rendre compte :diable: !
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Messagepar mat-vador » Sam 03 Juin 2023 - 21:29   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Bonsoir, comment allez-vous ?

Suite au précédent chapitre, Mungol va confier une mission à son apprentie :sournois: concernant un fugitif et un certain Tissan !


Chapitre 22

- Qu’avez-vous fait ?
Yanila avait rejoint son maître après sa journée d’entraînement intensif, dans son bureau. La muun l’avait convoquée sans lui avoir laissé le temps de se reposer et de prendre une vapodouche. Elle avait étudié le sabre-laser que son apprentie avait reforgé avec les pièces de celui appartenant à feu Dark Sakar. Elle avait vérifié par elle-même que l’arme fonctionnait parfaitement avant de la lui rendre.
- Bon travail, l’avait-elle félicité.
Elle l’avait invité à s’asseoir face à elle, la jeune zeltronne recoiffant ses cheveux bleus trempés de sueur pour les rabattre derrière sa nuque et ses épaules. Puis Mungol lui avait résumé le rapport de la dernière séance sénatoriale, qui avait assuré la survie du projet Chu’unthor. Avant d’en venir à l’accord conclu avec Alan Tissan.
Ce qui avait poussé Yanila à s’exclamer : « qu’avez-vous fait ? »
Mungol avait élevé une paume impérieuse pour l’obliger à rester calme. La zeltronne se souvint de la sévère leçon infligée par la muun, pas plus tard que ce matin et s’excusa sans tarder.
- Je me suis renseignée sur Alan Tissan. Il n’est pas très populaire parmi l’Ordre qui le considère comme trop secret et… instable.
- Instable ? Reprit Yanila.
Mungol fit flotter au-dessus de la table un hologramme représentant le Jedi corellien, accompagné de sa fille Valena.
- Il est connu pour être convaincu de notre survie, expliqua Mungol.
- D’où lui vient cette certitude ? Demanda la jeune fille.
- J’ai fait des recherches et je n’ai rien trouvé d’autre qu’un rapport de la CorSec rédigé au moment de l’extermination de la secte Afarathu, qui mentionnait un padawan corellien victime de visions funestes de la destruction de l’Ordre et de la République.
Yanila hocha la tête, devinant aisément l’identité du padawan.
- Nous devrions l’éliminer, proposa-t-elle. Nous ne pouvons pas le laisser remonter jusqu’à nous.
- Au contraire, cela persuaderait des Jedi qu’il avait raison à notre sujet et cela nous compromettrait dangereusement.
- C’est risqué de le laisser agir à sa guise. Surtout avec les informations auxquelles vous le laisserez accéder.
Mungol approuva sa remarque.
- C’est pourquoi tu le surveilleras. Tu étudieras les dossiers de l’affaire et tentera d’anticiper ses faits et gestes. Il s’intéressera sans doute au mirialan que tu as laissé partir.
- Il ne pourra pas parler au Jedi même s’il le voulait, fit Yanila.
- Tu ne prendras pas ce risque.
Malgré elle, la zeltronne frissonna devant le ton froid de la muun, qui laissait une menace insidieuse planer au-dessus de sa tête. Yanila garda contenance à la satisfaction de sa supérieure, qui soutenait son regard.
- Je me conformerai à vos désirs, maître.
- Excellent.
La jeune Sith ne fut pas fâchée d’en avoir terminé. Ce genre d’entretien exerçait une énorme pression sur ses épaules et la laissait dans un état d’extrême fébrilité. Cela lui rappelait un peu son ancienne vie quand elle était le jouet de volontés inflexibles et prédatrices aux plus bas instincts. Lorsqu’elle quitta la pièce pour gagner le turbo ascenseur, elle reprit le contrôle de sa respiration pour retrouver une pleine sérénité.
Être Sith possédait des exigences impossibles pour n’importe quel asticot futile. Voilà pourquoi elle ne regrettait pas cette vie car cela se révélait bien meilleur qu’une existence de servitude à la merci de l’équipage du capitaine Tifal. Ou une servitude de Jedi, entravée à une République engraissée comme un Hutt.
Non, elle ne regrettait pas son statut actuel et elle prenait conscience du plaisir que lui procurait ces discussions avec son mentor. De cette excitation de tester ses propres limites et du chemin qui lui restait à parcourir. Lentement, elle rattrapait son retard car elle ne cessait d’apprendre. Rien n’était acquis d’avance, elle devait le reconquérir chaque jour tout en accroissant davantage son pouvoir.
Elle monta jusqu’à sa chambre, prit sa vapodouche, puis s’attela à réviser ses cours d’économie et de comptabilité générale. Jongler entre ses études officielles d’élève modèle à l’Université de Coruscant et sa formation d’adepte du Côté Obscur, était un équilibre qu’elle maîtrisait parfaitement.
Elle suivait les cours via l’holoconférence, ce qui lui permettait de jouer sur les deux tableaux tout en assurant une présence minimale aux travaux dirigés. Elle se liait à ses camarades tout en gardant une distance nécessaire afin de ne pas se trahir. Elle se montrait exemplaire et discrète, mettant un point d’honneur à être la meilleure.
C’était cela, être Sith.
Le professeur nosaurien donna quelques devoirs à rendre pour la semaine prochaine et Yanila choisit de s’atteler à la série d’exercices renvoyés sur son datapad personnel. Elle rajusta son peignoir machinalement, concentrée au point qu’elle ne fit pas attention à Yemi qui entra dans sa chambre avec un plateau, apportant son dîner. Bien qu’elle ait perçu sa présence.
- Bonsoir maîtresse. Je vous apporte à manger.
- Merci, pose le plateau.
La jeune Sith se décala légèrement pour la laisser placer le lourd plateau sur sa table.
- Vous avez commandé deux assiettes, s’étonna la twi’lek à la peau verte.
- Exact, mais je n’en prendrai qu’une.
- Alors euh, je vais rapporter la deuxième.
L’adolescente zeltronne la retint fermement par le poignet.
- Mange avec moi.
La twi’lek qui avait sursauté lorsqu’elle l’avait saisi, comprit que sa demande ne souffrait d’aucune contestation. Elle s’installa à côté de la Sith, sur le tabouret qui lui avait été désigné. Le plateau contenait deux verres, une carafe d’eau et deux assiettes copieuses, du gratin chandrilien avec un steak épais de nerf qui dégoulinait de sauce.
Yemi semblait pétrifiée et n’osait faire le moindre mouvement, désemparée par l’invitation de celle qui lui était supérieure. Yanila s’apprêtait à céder au premier réflexe de la réprimander mais elle se fia finalement à son instinct qui lui conseillait de la ménager.
- C’est bon pour ce soir, je ferai le service, assura-t-elle en sécrétant des phéromones pour la réconforter.
Yemi agrandit les yeux d’effroi, réalisant sa bourde.
- Oh non, attendez ! Je vais le faire !
- Trop tard.
Yanila lui offrit la deuxième assiette et lui remplit son verre. La twi’lek se voûta subitement, cachant son visage entre ses mains pour retenir ses sanglots. La Sith enroula ses épaules avec son bras.
- Que t’arrive-t-il ?
- Je… vous allez me punir, c’est ça ? Parce que je… je ne vous ai pas servie.
La zeltronne accentua l’effet des phéromones qu’elle émettait à son intention.
- Yemi, regarde-moi.
Après une brève hésitation, la twi’lek se redressa en séchant ses larmes.
- Je veux que tu manges avec moi, d’accord ? C’est tout.
Pour donner l’exemple, Yanila commença à dîner pour l’encourager à faire de même. Yemi l’imita puis elles avalèrent la nourriture et l’eau sans dire un seul mot. Lorsqu’elles eurent terminé, la Sith pivota à demi sur sa chaise vers elle.
- Ça t’a plu ?
- Euh, oui, c’était délicieux.
- Débarrasse la table.
La twi’lek dont la figure avait commencé à s’illuminer, reprit son attitude servile. Devant une Yanila impassible, l’esclave empila les assiettes et les verres sur le plateau qu’elle emporta hors de la chambre. Pas avant que la jeune fille ne lui ait ordonné de revenir ensuite dans sa chambre.
Pendant son absence, Yanila méditait sur ce qui venait de se passer. Elle a modulé son comportement envers l’esclave afin d’observer ses réactions. La conclusion qui s’imposait, était qu’elle pouvait faire de la twi’lek ce qu’elle en voulait.
Cette dernière avait si bien accepté sa condition d’inférieure qu’elle pouvait subir les pires maltraitances sans se révolter. La zeltronne se demanda si elle était réduite à cette seule fin. Mungol la lui aurait-elle uniquement offerte pour cela ?
Non, c’était plus subtil que cela… elle devait faire de Yemi un instrument dont elle pourrait se servir pour ses projets. Elle étendit ses perceptions, ce qui lui permit de percevoir que Yemi approchait de sa chambre.
En quelques secondes, elle s’empara de son datapad pour l’activer et fit de même avec ses hologrammes qui matérialisaient en trois dimensions des formules mathématiques, devant son visage. Yemi se présenta au rapport, la tête baissée.
- Que puis-je faire d’autre, maîtresse ?
- Aides-moi à faire mes devoirs.
La twi’lek la rejoignit et la zeltronne commença à lui montrer les cours. Le regard de Yemi étincela, montrant tout de suite un vif intérêt pour les notions d’économie et de comptabilité. Surtout pour la comptabilité où elle devança la jeune Sith en abordant les notions d’amortissement avant même qu’elle ne lui en parle.
- Tu as fait des études ? Demanda-t-elle à Yemi.
- Sur mon monde natal de Ryloth, à Lessa.
- Comment as-tu fini esclave ?
Involontairement, la twi’lek passa les doigts à l’intérieur de son collier qui symbolisait sa condition peu enviable.
- C’est une tradition de mon peuple qui concerne toutes les femmes de mon espèce, expliqua-t-elle. Je viens d’un clan influent mais cela ne m’a pas permise d’y échapper. Nous sommes très recherchées comme danseuses mais faire des études a permis d’augmenter ma valeur. C’est pour cela que madame Damask m’a choisie.
Yanila se doutait que la muun ne l’avait pas achetée par hasard. Elle fut maintenant convaincue que la twi’lek ne serait pas qu’un simple mobilier. Elle pourrait même la seconder efficacement pour l’aider à créer son entreprise, en guise de nouvelle couverture.
C’était cela, être Sith. Tirer le meilleur des outils qu’on possédait.
Elle décida ensuite de la tester sur un des exercices, prétendant ne pas savoir comment le résoudre. Ce qui était faux, bien évidemment. Yemi s’en tira fort bien et elle estima que c’était suffisant pour ce soir. Elle écarta son datapad, éteignit les hologrammes et lui intima de se mettre au lit.
La twi’lek obéit, sachant ce qu’elle désirait. À peine s’était-elle déshabillée que la Sith lui tomba dessus, lui tirant les poignets dans le dos.
Elle secréta des phéromones pour susciter en elle le désir. Yemi cessa rapidement de se débattre, laissant Yanila la basculer à plat ventre dans le lit. Elle connaissait la suite, qui se déroulerait exactement comme leur nuit précédente.
Elle donnerait son corps pour que Yanila puisse en faire ce qu’elle voulait. Laissant celle-ci l’embrasser, l’enlacer, la mordre, la griffer tout en fouillant son intimité avec ses doigts. Car c’était aussi cela, être Sith.


Voilà, j'espère que cela vous aura intéressé !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar JediLord » Sam 03 Juin 2023 - 22:10   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

J’ai un retard monstre à rattraper… :transpire: promis je m’y mets cette semaine! :whistle:
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Messagepar mat-vador » Dim 04 Juin 2023 - 6:27   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

JediLord a écrit:J’ai un retard monstre à rattraper… :transpire: promis je m’y mets cette semaine! :whistle:


Un vapodoucheur se tourne vers une Sith twi'lek sexy qui tient un fouet :roll: .

_ Maîtresse on a un retardataire !
_ Excellent, enfin de la viande fraîche :diable: !
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Messagepar L2-D2 » Dim 04 Juin 2023 - 18:37   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Chapitre 22 lu !

Alors, c'est clairement un Chapitre de transition, qui me fait poser une question : est-ce que l'intrigue ne progresse pas un peu lentement ? Alan Tissan s'inquiète, Mungol complote, Yanila a toutes les qualités de la parfaite aspirante Sith... je m'étonne d'ailleurs que sa Maîtresse ne la bride pas davantage, on est loin du relationnel Sidious-Maul !

Vivement la suite donc, en espérant que cela accélère un tout petit peu tout de même ! :oui:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

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Messagepar mat-vador » Mar 06 Juin 2023 - 19:55   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Alors, c'est clairement un Chapitre de transition, qui me fait poser une question : est-ce que l'intrigue ne progresse pas un peu lentement ?


Si ça peut te rassurer, le prochain chapitre devrait te plaire :sournois: .

L2-D2 a écrit: je m'étonne d'ailleurs que sa Maîtresse ne la bride pas davantage, on est loin du relationnel Sidious-Maul !


Comme il est écrit dans le Livre des Sith, le maître ne doit pas craindre que son apprenti cherche à le surpasser :diable: !
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Messagepar mat-vador » Sam 10 Juin 2023 - 21:37   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Bonsoir, comment ça va ?

Allez, c'est l'heure d'une petite escapade loin de Coruscant :sournois: !



Chapitre 23

Bordure Extérieure, Raxus Prime

Il s’appelait Gwasor.
Le jeune mirialan se leva du lit, au son strident du réveil qu’il éteignit d’un coup de poing agacé. Éructant un grognement, il se redressa pour s’asseoir sur le matelas qui couina, alors qu’il se prenait la tête entre les mains pour tenter de s’éclaircir les idées. Puis il étudia en soupirant son intérieur.
Cela fait deux mois qu’il habitait sur Raxus Prime après avoir fui Coruscant. Mais pourquoi l’avait-il fait ?
Oh, il se souvenait pourquoi. Mais le déroulé des derniers évènements était confus. Il revoyait distinctement ses mains autour du cou de la sénatrice Cesima dont il était le telbun. Un telbun qui subissait de sa part impunément des sévices qu’il tentait d’oublier. Puis les Bas-Fonds… entouré de cadavres de kuati et d’autres qu’il n’avait pas identifiés. Dans son esprit, une voix sensuelle murmurait : « quitte Coruscant et vis libre. Vis comme tu peux »
Il l’avait fait. Il avait dépouillé les cadavres des Bas-Fonds et récolté assez de crédits pour s’acheter un ticket pour Brentaal IV puis embarqué clandestinement sur un transport qui amenait des ferrailleurs sur Raxus Prime. Le voyage avait duré dix jours avant qu’il ne rencontre un droide du nom de Cinta. Celui-ci qui avait développé sa propre personnalité, et avait tout de suite éprouvé de l’affection pour lui pour une raison qui lui apparut immédiatement.
Cinta avait un faible pour les choses brisées… comme lui. Il avait décelé son mutisme et s’était empressé de lui installer un vocodeur qui lui permettrait de parler. Gwasor s’était mis à émettre des sons de surprise qui se transformèrent en mots, qu’il parvint ensuite à accorder les uns aux autres pour former des phrases. Il ne parvenait cependant à transmettre ses émotions à cause de ce vocodeur qui le faisait passer pour un automate. Certains jours, il s’y résignait difficilement.
Toujours est-il que cela lui facilitait la communication avec ses semblables.
Cinta partageait son logement qui n’était qu’un grand container que tous deux avaient réussi à aménager en un cocon douillet. Tous les meubles étaient issus de la récupération, ce qui était une coutume sur Raxus Prime qui était une planète industrialisée et polluée, que l’on pourrait qualifier de décharge à ciel ouvert.
Gwasor estimait que cela restait un paradis où tout le monde se moquait de ses origines, de son passé. Personne ne lui posait de questions, ne le recherchait malgré la prime que les kuati avaient mis sur sa tête. Il s’était laissé pousser la barbe pour modifier son apparence, ce qui masquait ses tatouages géométriques faciaux.
De toute façon, il n’était pas le seul mirialan dans le coin. La diversité des espèces lui permettait de se fondre dans l’anonymat le plus total.
Il se tourna vers Cinta qui déclara :
- Bien dormi, Gwasor ?
Le mirialan sourit avant de se lever du lit et de mettre sa chemise de travail. Lorsque Cinta lui avait demandé son nom après lui avoir greffé un vocodeur, il avait été incapable de lui répondre. Car il n’avait jamais eu de nom.
Cinta l’avait donc baptisé en lui donnant le nom d’un collègue tragiquement décédé dans l’exercice de son travail, un bon ami avant leur rencontre. Une marque d’affection que Gwasor avait accepté sans mal.
Sa voix mécanique résonna :
- Je continue de rêver de ma vie d’avant, confia-t-il.
- Cela te tourmente toujours ?
Le jeune mirialan et ancien telbun hocha la tête. Il avait raconté suffisamment de détails sur sa vie d’esclave sans s’attarder sur le plus difficile, assez pour que Cinta soit informé de ses calvaires.
- Un peu moins chaque jour qui passe.
- Tu as maintenant du temps devant toi, Gwasor. Laisse passer, tu te sentiras de mieux en mieux.
Le non humain n’en était pas aussi certain que le droïde.
- J’aimerais pouvoir dire moi-même que je finirais par oublier mais je ne pense pas que ce sera aussi facile. Je visionne à chaque rêve, cette nuit où je la tue de mes propres mains. Je suis libéré de l’avoir fait mais son visage plein de terreur me poursuit tout le temps.
- Cela passera, insista le droïde.
- On verra. Allons nous mettre au travail.
C’était jour de congé pour Gwasor qui avait trouvé un travail de maintenance à mi-temps au statioport mais il n’avait pas l’intention de rester oisif. Il s’étira les bras, passa les phalanges à l’intérieur de sa barbe naissante et considéra la silhouette du droide protocolaire qui était devenu son nouvel ami. Il ramassa son sac tombé au pied du lit, y entassa quelques affaires dont un masque respirateur et des lunettes de protections. Il y ajouta un fer à souder, un scalpel laser… la vie sur Raxus Prime était précaire et Gwasor s’était convaincu d’économiser pour s’installer sur un autre monde plus agréable.
Voilà pourquoi il sortit pour rejoindre sa concession, une chasse gardée qu’il s’était octroyée au milieu de la grande décharge qui jonchait la surface entière de la planète, ravagée par des millénaires d’industrialisation forcenée. L’air qu’il respirait était saturé d’effluves chimiques et acides, transportées par la brise, alors qu’un nuage de pollution masquait les cieux, les peignant d’une nuance orange terne.
Il avisa son véhicule, rangé sagement à quelques mètres de là. Une motospeeder qu’il avait réussi à recycler pour son propre usage. Il aida Cinta à s’installer à l’arrière puis empoigna le guidon fermement. Le moteur pétarada, toussant un peu de fumée à l’arrière tandis qu’il fonça vers la concession.
Il slaloma entre les monticules de déchets, qui attendaient d’être broyés entre de gigantesques tenailles suspendues à plusieurs centaines de mètres de hauteur. La concession se trouvait à trente kilomètres de son foyer, et il mit dix minutes à y arriver. Il savoura pendant le trajet, cette sensation grisante de liberté que lui procurait la conduite de l’engin. Il n’avait jamais pu faire ce qu’il voulait quand il était le telbun de la sénatrice Cesima, soumis à ses caprices pervers. Personne n’était là pour lui imposer la moindre restriction.
Même si le paysage terne et désolé de cette décharge infinie était loin d’être enivrant. Il se gara finalement devant l’entrée de sa concession, un terrain de plusieurs hectares à la surface hérissée de déchets de toutes sortes. Principalement des épaves de vaisseaux de transports mais aussi des morceaux de droïdes. Des barges immenses circulaient dans les cieux de Raxus Prime, provenant des mondes les plus prospères de la République et déversant à la surface, des tonnes et des tonnes d’ordures dont personne ne souhaitait s’encombrer.
Gwasor mit son respirateur et ses lunettes, aida Cinta à mettre pied à terre. Le droïde protocolaire activa ses photorécepteurs pour analyser les derniers arrivages qui se sont écrasés dans la concession.
- Regarde Gwasor ! Une navette Rendili !
Le jeune mirialan s’avança vers l’épave que lui désignait Cinta. Ce qui avait été une navette rendili s’enfonçait à moitié dans le sol, ayant expulsé sous la violence de l’impact les restes d’un cargo kuati qu’il était en train désosser pas plus tard qu’hier. Il avait réussi à récupérer quelques précieuses pièces mais pas tout. Il grimaça en songeant que cette navette avait saboté une mine d’or qui aurait pu lui rapporter gros.
Tant pis, il ferait avec. Il n’espérait plus que cette nouvelle épave larguée par une de ces barges, vaudrait les efforts qu’il allait y consacrer.
- Au travail, Cinta.
Le mirialan s’accroupit près de l’épave pour prendre de l’élan et passer à travers l’écoutille défoncée par le choc. Bon l’avantage de cette navette, est qu’il n’aurait pas besoin de s’attarder sur la visite guidée, compte tenu de ses dimensions plus modestes que celles du cargo kuati. Il descendit vers le cockpit en prenant garde à ne pas trébucher sur les aspérités. Il tint devant lui un bâton lumineux qu’il promena de haut en bas pour examiner la cabine de pilotage. Malgré les dégâts, il était évident que cet endroit avait déjà été dépouillé. Gwasor le voyait aux fils arrachés qui pendaient du plafonds, signe que les voyants avaient été confisqués par d’autres. Ses traits se crispaient de colère car il n’était pas rare que d’autres ferrailleurs indépendants s’introduisent sur d’autres concessions pour grignoter un peu plus que leur quota.
Étouffant un juron dépité à travers son vocodeur, Gwasor sortait du vaisseau lorsque Cinta l’appela :
- Nous avons de la compagnie.
Le mirialan étudia la petite meute de jawas qui venaient d’entrer sur sa concession, avec un chariot antigrav rempli de pièces. Les petites créatures encapuchonnées qui babillaient dans leur dialecte enfantin, hélaient Cinta en agitant leurs petites mains. Leurs paires d’yeux jaunes phosphorescents brillaient sous leur capuchon, sans rendre leurs traits plus distincts. Le droïde protocolaire entama bientôt une discussion animée sur la transaction que les jawas au nombre de quatre souhaitaient conclure. Tout en traduisant à son partenaire l’essentiel de leurs échanges.
D’ordinaire, les jawas qui peuplaient Raxus Prime n’étaient pas si matinaux. Gwasor trouvait cela étrange.
- Scanne les pièces, Cinta.
Le droïde s’exécuta immédiatement malgré les protestations des jawas qui soutenaient la qualité de leur marchandise. Mais ce n’est pas la qualité qui intéressait Gwasor, c’était leur provenance.
- Alors ? S’impatienta le mirialan.
- C’est étrange mon ami. Je jurerais que ces pièces proviendraient d’une navette Rendili semblable à celle qui vient d’échouer dans notre concession.
Le jeune non humain serra les dents, maîtrisant l’irritation qui commençait à le gagner.
- Quelle est la probabilité qu’il existe une autre épave semblable à celle que nous possédons ?
- Mes estimations les plus optimistes l’évaluent à deux pourcent. Dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres.
Gwasor n’en était pas surpris. Quand les ferrailleurs indépendants ne se pillaient pas entre eux, les jawas prenaient volontiers le relais. Il avait été prévenu par d’autres collègues peu après qu’il ait commencé ce travail.
- Si j’étais vous, je rendrais ce que j’ai volé. Et tout de suite.
Les jawas se mirent à protester avec véhémence en assurant qu’ils avaient acquis ces pièces loyalement. Il était évident pour ces douteuses créatures, que « loyauté » ne s’opposait pas à voler son prochain. Gwasor fulmina davantage lorsque les jawas lui proposèrent de les racheter à un prix raisonnable.
- Vous venez me vendre ce que vous m’avez volé. Vous ne manquez pas de toupet !
Le mirialan regrettait que son vocodeur ne puisse transmettre la rage qui l’agitait. Il travaillait dur pour amasser péniblement les crédits qui lui permettaient de quitter cette décharge. Combien en avait-il perdu à cause de ces visiteurs indésirables ?
L’un des jawas s’entretint tout à coup avec Cinta, en baragouinant son dialecte incompréhensible pour les non avertis. Ayant l’impression vexante d’être délaissé, Gwasor s’incrusta dans la discussion animée.
- Que dit cette vermine ?
Le droïde se tourna vers lui.
- En plus des pièces hum « empruntées », il nous propose des informations complémentaires.
- Des informations ?
Cinta insista auprès du jawa tandis que les trois autres congénères repartaient vers la sortie avec leur précieuse cargaison, certains qu’ils ne pourraient conclure la transaction.
- Deux Jedi ont atterri au statioport, il y a deux heures. Ils ont commencé à poser des questions sur un mirialan qui a fui Coruscant après le meurtre d’une sénatrice.
Gwasor se raidit instinctivement. Il pensait avoir réussi à se faire oublier mais son passé le rattrapait. Il serra les poings.
- Sais-tu s’ils viennent par ici ? Quelqu’un leur a dit où j’habitais ?
Le jawa assura le contraire d’un ton négatif avant que le mirialan ne lui intima sèchement de partir de sa concession. Il ignorait à cet instant ce qui le mettait le plus hors de lui. D’avoir été spolié par des jawas chapardeurs ou que sa trace ait été retrouvée…
Alors que les petites créatures braillantes avaient quitté les lieux, Cinta se tourna vers le mirialan dont le teint vert olive avait perdu toute coloration.
- Je doute que quelqu’un t’ait dénoncé. Tu n’as rien à craindre de ce côté-là.
Gwasor fit part de son scepticisme à travers son vocodeur. Aucun ferrailleur ne le dénoncerait aux autorités de la République qui n’était pas bien vue dans ce coin, certes. Mais il ne sentait pas à l’abri pour autant.
- Ce sont des Jedi, Cinta. Pas des flics locaux dont on peut acheter le silence ou la considération. Calcule tes probabilités qu’ils ne passeront jamais nous voir tôt ou tard.
Les photorécepteurs du droïde protocolaire clignotèrent quelques instants.
- Je reconnais qu’elles sont négligeables.
- Alors, on rentre, martela Gwasor d’un ton inflexible.
Le jeune homme paraissait bien décidé au détriment de son compagnon qui s’en étonnait.
- Tu te jettes dans la gueule du wampa ?
- S’ils viennent me chercher, j’ai besoin de récupérer quelques affaires avant. Et ensuite…
Il traversa la concession jusqu’à sa motospeeder, sans avoir achevé sa pensée.
- Ensuite ? Insista Cinta.
- On verra, répondit le mirialan en enfourchant son véhicule.
Il agrippa le guidon et lâcha les gaz qui le propulsèrent en avant, en compagnie de son ami automate.


Voilà, j'espère que cela vous a plu :wink: ! Qui sont donc ces deux Jedi :think: ?

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Dim 11 Juin 2023 - 19:27   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Chapitre 23 lu!

Je me demandais où tu voulais en venir dans ce Chapitre... je comprends mieux! Quant à l'identité des mystérieux Jedi, sont-ce réellement des Jedi, justement? :think:

Vivement la suite! :oui:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

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Messagepar mat-vador » Mer 14 Juin 2023 - 20:43   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Quant à l'identité des mystérieux Jedi, sont-ce réellement des Jedi, justement? :think:


Réponse prochainement :sournois: !
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Messagepar mat-vador » Sam 17 Juin 2023 - 21:39   Sujet: Re: Les Origines de Jedi corellien 3 : Chu'unthor

Bonsoir, comment allez-vous ?

Allez, on continue sur Raxus Prime :sournois: !!



Chapitre 24 (1/2)

Yanila secoua ses robes sombres qui la recouvraient de façon rustique mais confortable alors qu’elle patientait au pied d’une colline d’ordures parmi tant d’autres sur Raxus Prime. Elle venait de sortir de sa transe de méditation et se préparait à se diriger vers le domicile de Gwasor. Du moins, c’était ainsi que se prénommait le mirialan qu’elle avait laissé partir dans les Bas Fonds de Coruscant, après en avoir fini avec la sénatrice Cesima.
Elle le surveillait depuis quelques jours et le trouvait changé. L’ancien telbun n’avait plus rien de commun avec le pauvre être chétif apeuré et effacé qu’elle avait rencontré la nuit de la mort de Valahi et de Cesima. Celui que la kuati avait réduit à l’état d’esclave, profitait de sa liberté toute fraîche malgré la rudesse de Raxus Prime. Au fonds d’elle-même, elle l’admirait d’avoir fait preuve de résilience et de s’être affirmé.
Elle en était presque… heureuse ?
Elle évacua ce sentiment futile pour se concentrer sur la mission. Comme le lui avait demandé Dark Mungol, la jeune adepte Sith avait retrouvé la trace du fugitif dont la tête avait été mise à prix par les kuati. Pour une coquette somme, il fallait le reconnaître.
La muun avait envoyé les même dossiers de l’affaire au Jedi corellien Alan Tissan. Inévitablement, celui-ci parviendrait aux mêmes conclusions qu’elle. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne débarque sur Raxus Prime. Dark Mungol avait chargé son apprentie d’éliminer le témoin gênant avant qu’il ne soit capturé par le Jedi. Mais Yanila devinait qu’elle pouvait faire mieux car elle avait perçu l’obscurité qui guettait dans l’âme de ce dernier. De plus, si elle éliminait le mirialan avant l’arrivée du corellien, il nourrirait des soupçons et redoublerait sa quête des Sith.
Ce Jedi était perclus de telles certitudes… elle devait insinuer le doute en lui, étudier à quel point il était sensible au Côté Obscur.
Oui, cela lui semblait être un excellent plan.
Le domicile de Gwasor se situait à quelques kilomètres de sa position. Il était temps pour la jeune fille de se mettre en route et de rejoindre son poste d’observation. Cela lui prendrait une demi-heure en gardant une allure dynamique.
Les barges qui déversaient leurs ordures par intermittence, voguaient à plusieurs kilomètres d’altitude au-dessus de sa tête. Lorsque venait le largage, c’était le moment où il se fallait se mettre à l’abri de ce que les ferrailleurs appelaient avec ironie, les « averses ». La chute mortelle et inéluctable de ces tonnes de déchets qui s’écrasaient à la surface de la planète, devait être anticipée au mieux. Ce serait stupide et humiliant de mourir de cette manière… la perception du danger électrisa tout à coup, ses sens affûtés.
Elle leva ses yeux mauves vers les cieux de Raxus Prime qui furent obscurcis par d’étranges nuages qui grossissaient à toute vitesse. Il devint évident que ces nuages étaient tout sauf naturels, surtout lorsqu’ils éclatèrent en constellation. Les barges avaient largué leur cargaison et elle ne devait pas traîner. Elle gardait en mémoire la première fois qu’elle avait été confrontée à ces « averses ». La terreur fugace qui l’avait étreinte, tenaillant ses tripes devant la perspective d’une mort qui ressemblait au châtiment divin.
Cette première rencontre la marquait encore, la maintenant sur le qui-vive lorsqu’elle errait au milieu de la décharge. Elle surprit des silhouettes lointaines de ferrailleurs locaux qui grimpaient sur des véhicules, abandonnant leur concession précipitamment. Mais les débris se rapprochaient trop rapidement.
Elle n’avait pas besoin de la Force pour deviner qu’il y aurait des victimes. Au loin, deux speeders furent engloutis par les débris de ce qui avait été un antique transport stellaire sur les routes hyperspatiales. L’essence de leurs occupants s’évanouit, noyé dans le néant. Ne restait plus qu’à Yanila d’éviter le même destin.
D’autres épaves informes et amputées s’écrasèrent à quelques centaines de pas derrière elle, faisant trembler le sol. Elle manqua de trébucher, jetant un regard inquiet par-dessus son épaule. L’impact avait explosé la masse informe de déchets en-dessous avec une violence extrême, les éparpillant en une poussière informe. Elle entendit les cris de d’autres ferrailleurs qui avaient réalisé trop tardivement le danger.
Ceux-là qui étaient absorbés dans leur travail de désossement d’un vaisseau échoué, s’étaient écartés vivement mais Yanila les savait condamnés. L’un d’eux, un nikto, tendit une main implorante vers elle :
- Aidez-nous !
Elle ne s’arrêta pas un seul instant et le nikto mourut avec ses compagnons, tous réduits en compote méconnaissable. Puis l’ombre la recouvrit à son tour… elle leva la tête et vit l’amas étendu qui tombait sur elle. Elle ne pourrait jamais l’éviter.
Non, elle refusait de mourir ainsi ! Elle n’accepterait pas cette injustice. Alors elle refit ce qu’elle avait déjà accompli la première fois. Elle éleva les deux bras au-dessus d’elle, invoquant la haine enfouie si profondément en elle. La Force fut drainée de chacune de ses cellules pour se transformer en puissante filet invisible qui contint les débris, à dix mètres du sol. Ses magnifiques yeux mauves s’embrasèrent peu à peu alors qu’elle se plongeait dans le Coté Obscur.
Elle était Yanila, la calamité.
Les déchets s’étaient effondrés autour d’elle, l’ensevelissant dans un ouragan de poussière opaque qui ne brisa cependant pas sa concentration. Elle attendit que le nuage se dissipe puis se déplaça lentement à pas chassés pour s’extirper de ce piège.
Elle jugea alors qu’elle aurait assez d’élan pour se mettre hors d’atteinte. Elle se jeta sur le tas de débris qui s’était accumulé face à elle, tout en lâchant ce qu’elle retenait à l’aide de sa télékinésie. Un grand fracas de duracier froissé résonna derrière elle après qu’elle relâcha son emprise, tandis qu’elle escaladait les monticules nouvellement formés pour s’éloigner. Elle était fière d’avoir survécu à cette « averse », ce qui n’était pas le cas de tous.
Des secours ne tarderaient pas à arriver et elle ne tenait pas à ce qu’on remarque sa présence. Elle devait trouver Gwasor. Elle ignorait pourquoi pour le moment mais elle devait le trouver. Rapidement.


- Ce n’est pas passé loin.
Le mirialan avait ralenti sa motospeeder, observant avec une expression soucieuse, le nuage de fumée qui s’était levé à l’horizon. Dans les cieux, les barges qui avaient déversé leur cargaison avec une habitude mécanique s’éloignaient déjà vers l’orbite de Raxus Prime pour que leurs soutes soient de nouveau pleines à craquer.
Ces vaisseaux travaillaient pour les grandes corporations gloutonnes et n’accordaient aucune valeur à cette planète et ses habitants. La vie et le bonheur de ces derniers ne comptaient pas pour eux, Gwasor serra les poings à cette pensée. Compte tenu de la taille du nuage dégagé par l’impact, les dégâts devaient être importants et les morts nombreuses. En seulement deux mois, Gwasor était parvenu à devenir les bons amis de certains ferrailleurs bien qu’ils étaient concurrents. Il avait arrêté de compter depuis quelques temps, le nombre de ceux qu’il avait perdu.
Il avait tant pleuré d’être le telbun, le jouet et l’esclave de cette sénatrice qu’il n’avait plus assez de larmes pour les pleurer.
- On devrait peut-être vérifier s’il reste encore des survivants.
Gwasor remit ses lunettes de protection sur le nez, rejetant la suggestion de Cinta, harnaché à l’arrière du véhicule.
- Non, répondit-il amèrement au droïde protocolaire. Je ne peux plus supporter ça, je vais faire comme si je n’avais rien vu. Et puis nous avons un problème plus immédiat, tu te souviens ?
- Oui, les Jedi qui sont à ta recherche.
- Exact.
Le mirialan appuya sur l’accélérateur et remit les gaz. Suivant le sentier, il s’engouffra à travers la poussière sans broncher, ralentissant pour ne pas percuter les quelques silhouettes hagardes qui erraient pour se mettre à l’abri, trouver du réconfort ou aider tout simplement. Gwasor demeurait concentré sur le pilotage, il n’avait pas de temps à perdre. Non, il ne voulait plus perdre de temps avec ça…
Il venait de comprendre que le plus important restait sa propre survie, la présence de Jedi le lui révélant avec éclat sur la précarité de son existence. Il ne se laisserait pas capturer car il ne tenait pas à finir entre les mains de kuati bien pires que la sénatrice Cesima. Involontairement, il serra les doigts sur le guidon, filant de plus en plus comme une flèche.
Jusqu’à ce que Cinta ne le fasse remarquer :
- Gwasor, tu vas beaucoup trop vite.
Le mirialan sursauta et manqua de négocier un virage dont il effleura la limite. Un peu plus et sa motospeeder aurait accroché un débris quelconque, endommageant son véhicule et l’envoyant dans le décor.
Il parvint enfin devant le container dans lequel il habitait. Il demanda à Cinta d’activer ses scanners afin de repérer tout intrus. Quand le droïde lui confirma qu’il n’y avait rien à signaler, le mirialan bondit hors de son engin et fonça vers le container dont il ouvrit le battant d’un coup de pied violent. Il promena son regard vif sur l’ensemble de la pièce unique qui constituait son foyer. Il n’existait pas en apparence de traces d’effraction mais il ne prendrait pas le luxe de vérifier plus en détail. Il tira à lui le tiroir de la table basse pour en sortir un blaster enveloppé dans un morceau de toile. Une vieille pétoire de Blastech Industry qu’il avait récupéré et remis en état de marche grâce à Cinta.
Il se détendit en serrant la crosse dans sa paume et vérifia l’état de la cellule d’énergie. Bien, l’arme était fonctionnelle et il ne tremblerait pas en pressant la détente, si nécessaire. Puis il fouilla son garde-manger où était stocké des rations de survie et de l’eau qu’il avait « emprunté » à la douane locale du statioport. Personne ne survivait sur Raxus Prime en demandant gentiment.
Il retrouva Cinta dehors, qui l’interrogea sur ses intentions.
- Où comptes-tu aller ?
- Je connais une planque dans l’hémisphère sud, expliqua le jeune mirialan. Personne d’autre que moi ne la connaît, je me cacherai là-bas en espérant que les Jedi finissent par m’oublier.
Il se dirigea vers la motospeeder, la mine fermée. Là où allait Gwasor, il ne pouvait pas emmener son meilleur ami, ils se feraient bien trop remarquer. Seul, il se fondrait plus facilement dans l’anonymat et le mystère. Aussi surprenant que cela puisse paraître, Cinta paraissait le comprendre bien qu’il était uniquement constitué de duracier et de circuits intégrés.
- Quoique tu aies fait sur Coruscant à cette sénatrice de Kuat, tu avais une bonne raison de le faire, plaida l’automate.
Malgré son vocodeur, le fugitif recherché laissa transparaître ses émotions. Son cœur se serra, à l’idée de l’abandonner et de ne pas le revoir avant longtemps.
- Qu’en sais-tu, Cinta ? J’ai très bien pu te mentir.
- Non, Gwasor. Je ne prétends pas pouvoir penser comme les êtres organiques mais tu ne mentirais pas sur des choses aussi graves que ce que tu m’as raconté. Ce que tu as subi… et tu ne me mentirais pas parce je suis ton ami.
Le mirialan attacha ses vivres et ses affaires à l’arrière de sa motospeeder puis cela fait, pivota une dernière fois vers le droïde.
- Tu es mon seul ami, celui qui me comprend le mieux, avoua-t-il avec émotion.
Ce fichu vocodeur ne pouvait pas transmettre le chagrin qu’il ressentait à l’idée d’une inévitable séparation. Il entoura ses bras autour du droide qu’il serra fort contre lui.
- Navré que les effusions ne soient pas incluses dans ma programmation.
Gwasor ria avec légèreté, n’étant pas offensé que Cinta ne lui ait pas rendu son étreinte. Puis il se détourna pour enfourcher son véhicule qu’il démarra. Il fixa une dernière fois l’automate qui s’était écarté pour lui libérer le passage.
- Adieu Gwasor.
- Non, Cinta, au revoir. Je compte bien te retrouver plus tard.
- Je serai peut-être en pièces détachées quand tu reviendras.
- Dis pas de sottises.


Voilà, j'espère que cela vous a plu !

Allez, à la prochaine :hello: !
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