Rue des Ombres
  • Titre original Street of Shadows
  • Genre Roman
  • Série Les Nuits de Coruscant (Vol. 2)
  • Univers Legends
  • Année et période -19 (Emergence de l'Empire)
  • Auteur(s) Michael Reaves
  • Couverture Glen Orbik
  • Traducteur(s) Axelle Demoulin & Nicolas Ancion
  • Synopsis : Avec les Jedi massacrés à la suite du terrible Ordre 66, les pouvoirs de l'Empire semblent incontrôlables ! Mais un Chevalier solitaire continue le combat contre toutes les probabilités et alors que tout le reste va mal.

    Dans les intestins de Coruscant, le Jedi Jax Pavan vit au jour le jour comme détective privé, un homme à tout faire pour les opprimés. C'est alors qu'un mystérieux Zeltron nommé Deejah approche Jax avec une affaire qui doit être résolue : il doit trouver qui a tué son artiste et maîtresse Volette, brutalement assassinée quelques heures après l'inauguration triomphante d'une éblouissante sculpture de lumière liée aux effets pyrotechniques des sabres laser.

    Trouver le meurtrier de Volette ne sera pas chose simple : trop de secrets, trop de suspects, trop de motifs. Mais grâce à l'aide du droïd Tope-là et de l'ancien reporter Den Dhur aux excellents talents d'espionnage, l'enquête est rapidement bien huilée.

    Malheureusement, une machine bien plus efficace poursuit Jax. C'est un jeu mortel du chat et de la souris qui s'annonce pour voir qui frappera le premier et qui mourra le premier.
  • Note du staff SWU
     (83 % - 2 commentaires)
  • Note des internautes
     (aucun commentaire disponible)
     (85 %)
    Back II Coruscant

    Second tome de la trilogie Coruscant night, Street of Shadows (ou « La Rue des Ombres » si vous préférez, pas terrible comme proposition de titre j’en conviens, mais à l’heure où je rédige cette critique le Fleuve Noir n’a pas encore proposé de traduction… on prend les paris pour la sortie française ?), Street of Shadows disions-nous, se démarque du premier tome, et lui est même légèrement supérieur. Les personnages principaux sont déjà bien ancrés dans leur rôle, et l’auteur prend très vite le parti de donner la vedette aux petits nouveaux. Dès le dramatis personae, on sent déjà que ça va être du lourd. Aurra Sing rentre dans la course, et le capitaine Typho est lui aussi mis sous les feux des projecteurs.
    Michael Reaves dégage avec brio tout l’intérêt possible des situations/personnages/intrigues lancées en amont de son œuvre. Si le fil conducteur du livre n’est en lui-même pas très intéressant (Jax Pavan doit retrouver le meurtrier de Ves Volette, un artiste Caamasi pacifique mystérieusement assassiné), les histoires qui gravitent autour relèvent très largement le niveau. Aurra Sing est engagée par Vador himself pour mettre la main sur Jax Pavan, et le capitaine Typho se lance dans une quête de vengeance pour retrouver le meurtrier de Padmé, à qui il vouait un amour secret (à Padmé, pas au meurtrier). Et il n’est pas exclu que les deux protagonistes se croisent en plus par hasard… En somme, ce qu’on aimerait lire, le livre nous le sert sur un plateau d’argent.

    Pour le plaisir, de faire plaisir

    Reaves est en effet fin écrivain à tous les niveaux : en plus de proposer une enquête qui se tient et de donner un background digne de ce nom à ces débuts de la grande Purge, il parvient à tisser des liens avec ses œuvres précédentes, par le biais du droïde I-Five (Tope-là pour les v.f.istes), et crée véritablement par ce biais une mini saga dans la saga. L’Ombre du chasseur, Medstar I et II et les Coruscant Nights forment un tout cohérent, s’étalant sur une vingtaine d’années. Mais l’auteur assure aussi un traitement toujours original et plaisant pour chaque scène, de la demande d’infos à un indic’ à l’interrogatoire de police avec un inspecteur blasé, en passant par des affrontements bien musclés. On sent un véritable plaisir pris à l’écriture, et la scène entre Typho et un employé administratif dans le Centre Impérial est probablement un des moments les plus poilants et jubilatoires de l’UE… Michael Reaves (je répète bien son nom hein, pour que vous le reteniez bien…) s’amuse même à mettre son œuvre en abyme, notamment au moyen de Rhinann, qui porte un regard extérieur sur le récit, et qui comprend très vite que « le droïde est la clé de tout ». I-Five est en effet le seul personnage commun à tous les livres de l’auteur, comme un certain duo de droïdes présent dans les six films de la saga… Enfin, et là où le môssieur est très fort, c’est qu’il nous laisse la bouche grande ouverte façon loup dans Tex Avery, en nous décrivant la sculpturale Dejah Duare, une demoiselle zeltron aux atouts… Et bien ma foi pour ces aspects de l’anatomie non-humaine forts intéressants, je vous laisse parcourir l’ouvrage. Miss Duursema de Legacy et ses croquis n’ont qu’à bien se tenir…

    _Est-ce que je sens là un reproche ?
    _Un regret…


    Le roman reste malgré tout parsemé de quelques imperfections. Concernant l’enquête tout d’abord, qui ne brille pas par son originalité, même si elle est, il faut le reconnaître, bien ficelée. Il s’agit somme toute d’une « mission » banale pour la petite troupe de Jax, et qui n’a pas de réel impact sur les véritables enjeux de l’histoire. Comme lors du premier tome, la confrontation tant attendue entre Vador et Jax nous file entre les doigts, même si le premier a droit à un bel opposant à la fin du récit. Globalement, le livre pêche un peu dans le rythme du déroulement de ses péripéties. Arrivés au trois quarts de l’ouvrage, on constate que les trois quarts de l’intrigue n’ont toujours pas trouvé leur dénouement ! Ce qui donne un récit un peu bancal, où l’on se demande comment tout va pouvoir se résoudre sans être bâclé. Même si les scènes de résolution ne manquent pas d’intensité, on aurait aimé les voir davantage développées comparées à leur mise en place bien plus détaillée. Mais il y a beaucoup à traiter dans cette histoire, et l’auteur ne s’en sort pas si mal, bien au contraire.

    Le retour d’un Jedi ?

    Au final, Reaves prend le pari de nous offrir un roman intriguant et entraînant, et y parvient sans difficulté. L’histoire mélange sans cesse passé, présent et futur, et nous met tantôt face à un Dark Vador qui voit malgré lui ressurgir des faits liés à Padmé, tantôt face à un Rhinnan qui compte bien sortir de sa condition d’être normal en devenant réceptif à la Force… Tout n’est pas résolu dans ce livre, et de belles perspectives sont ouvertes. Reste à savoir si Jax Pavan aura un véritable rôle à jouer au sein de la galaxie, ou s’il n’est que le personnage d’une intrigue annexe, qui verra sa fin dans le dernier tome.
  • 04/11/2013
     (80 %)
    *ATTENTION AUX SPOILERS*

    Je suis emballé. J'ai un vague souvenir de l'Ombre du Chasseur qui m'avait plus à l'époque mais que ne recelait en vérité aucun intérêt sinon de poser les bases du personnage de I-Five (Tope-La en VF). Je n'ai pas lu les Medstar, parce que j'aime pas trop CW et puis de toutes façons j'ai pas à me justifier.

    Coruscant Nights ça déchire. Pourquoi ?

    1) L'ambiance. Superbe complément à la série de comics Dark Times, CN est le pendant "roman". C'est sombre, le choix du lieu de l'intrigue (j'adore découvrir les bas-fonds de Coruscant, The Works, Feral City, ça tue.) est pertinent pour attester de cette obscurité. Et bon dieu, OUAIS. Là où les Impériaux passent pour des guignols et se font botter le cul dans de nombreux romans/comics, dans DT ou CN, on nous montre que Palpatine écrase la carotide de la galaxie jusqu'à évanouissement, que les habitants non-humains et même les Jedi se chient dessus devant l'armée impériale et l'inquisition. L'Empire semble implacable, son pouvoir inexorable.

    2) J'aime bien que les auteurs me surprennent dans l'exploitation de la connaissance qu'ils ont de l'UE. Utiliser le background de la destruction de Caamas par l'Empereur je ne m'y attendais pas, alors j'étais content.

    3) Le dramatis personae. En plus d'avoir des personnages assez charismatiques de son propre cru (Jax, I-Five, Laranth...), Reaves hésite pas à les faire évoluer dans l'entourage de barons de l'UE tels que Dark Vador, Xizor, le capitaine Typho, Aurra Sing, Mickey et Donald. Chaque bouquin est une petite perle de fangasmes (orgasme de fan) lorsque l'on voit tel ou tel personnage déjà connu s'immiscer dans l'intrigue (même si parfois c'est un peu téléphoné : par exemple la rencontre entre Typho et Aurra Sing "fortuite", hum...). Reaves se paie le luxe de faire des références à l'UE comics. C'est bien la première fois que j'entends parler de la Dark Woman dans un roman, même si elle est juste mentionnée.

    Les lieux, les évéments, les personnages, tout est originalement présenté. Feral City ou les Gray Paladins, eh bah, voyez-vous c'est un peu plus crédible comme "élément de l'UE" que Zigoola, qui aurait pu être le nom d'une chanson de Magic System.

    Reaves rules.
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Ce livre ne fait pas partie de l'Univers Officiel Star Wars, mais appartient à l'Univers "Legends".
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