Le règne de Grievous - Livre I [FIN]
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- Niobi
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 9]
Niente male, je commence à apprécier ce triangle de viles créatures Sith nommées Sidious, Grievous et Vador. Ca promet.
Sidious vs Yoda, 2nd round à la sauce DarkCédric !
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Brave is the man who has no fears. Braver is the man who faces his fears...
"Make something better today than you did yesterday" - S. Miyamoto.
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 10]
A tout ceux qui attendaient le combat Yoda vs Sidious... Ce sera pas pour tout de suite
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Besna ouvrit les yeux pour fixer un sol en duracier, à seulement quelques centimètres de ses yeux.
Le métal était glacial. Son torse et ses bras la faisait souffrir, comme s'ils étaient percés par des milliers d'aiguilles. Comment-suis je arrivé là ? Elle ne se souvenait pas s'être endormie par terre. Si Exar apprenait ça, il l'a charrierait durant des semaines.
Exar ! La simple pensée de son ami suffit à refaire jaillir ses derniers souvenirs : les clones marchant en direction du Temple, Skywalker à leur tête. Le sabre bleu décapitant Exar...Elle-même s'effondrant sous les tirs des clones.
Elle tenta de se relever à l'aide ses mains, pour les sentir contre sa poitrine et emprisonnés dans ce qui était sans aucun doute une paire de menottes. La falleen roula sur le côté. Ses yeux se fixèrent sur le plafond, de la même couleur que le sol.
Elle leva son cou : devant elle, le mur de la cellule était d'un mélange particulier. Une porte énergétique de couleur jaune en condamnait l'accès : si à la droite de celle-ci la paroi était en duracier, la partie gauche était faite d'une matière transparente. Besna vit au premier coup d'oeil qu'elle était plus solide que du verre : une poussée de force ne pourrait pas la briser. Mais elle permit à la falleen de reconnaître l'architecture du couloir : il ressemblait traits pour traits aux hologrammes montrant l'intérieur de la Haute Prison Républicaine de Coruscant qu'elle avait consultée au Temple.
Évidemment, les clones sont au service de la République, songea-t-elle sur le coup. Mais pourquoi la République irait-elle massacrer ceux qui l'a défendait ? Pourquoi les clones iraient massacrer ceux qu'ils avaient servi durant trois années ? Tout ça n'avait aucun sens. A moins qu'ils ne s'agissait pas de clones, mais d'infiltrés séparatistes, qui aurait pu arriver sur la planète lors de la bataille de Coruscant. Suis-je encore sur Coruscant ? Rien n'était plus facile que de copier une architecture. Ceux qui l'avaient capturé - qu'ils soient des clones ou non - pouvaient l'avoir emmené n'importe où dans la Galaxie. Mais son instant lui criait qu'elle se trouvait toujours sur la capitale galactique.
Besna baissa les yeux sur la paire d'entrave massive qui lui enserrait les poignets. La Falleen poussa ses genoux vers le haut puis, usant de ses fortes jambes qu'elle avait exercée durant des années, elle se redressa brutalement debout. Une vive douleur émana de sa poitrine sous l'effort et elle poussa un grognement. D'un regard, elle analysa son état. Ses geôliers lui avaient retiré sa tunique de gardienne du Temple pour la vêtir d'un soutien gorge blanc et d'un short manifestement trop court pour elle. Son ventre mis à nu pressentait ses écailles vert pâle, ainsi que les patch anti-douleurs qu'on avait posé sur les blessures infligés par les blasters des clones. Manifestement, on l'a voulait vivante et en bonne santé. Une foule de questions envahit son esprit. Pourquoi me garder en vie ? Pour me torturer ? Mais alors pourquoi soigner mes blessures ? Est-ce une sorte de torture psychologique ?
Son regard engloba son environnement. Le mobilier de sa cellule était plus que spartiate : un évier se situait dans un coin, et une vapo-douche aux parois transparentes à l'opposée. Pour la toilette, ce sera parfait. Mais pas l'ombre d'un lit ou même d'une couverture. Les nuits promettaient d'être intéressantes, si nuits il y allait avoir. On pouvait tout aussi bien venir l’exécuter dans quelques minutes. Ce n'est pas le moment de songer à ça. Je dois sortir d'ici.
Elle baissa les yeux sur ses menottes et s'y attaqua avec férocité, usant de ses griffes et de sa force physique ; en vain. Elle s'adossa contre un des murs et leva ses deux mains au-dessus de sa tête avant frappa sa paire de menottes contre la surface en transparacier. Elle répéta l'opération, frappant de plus en plus fort. Le vacarme qui envahit la pièce devint assourdissant. Malgré sa détermination, elle laissa finalement tombé : ses menottes ne présentaient même pas une égratignure. Elle jeta un coup d'œil à la porte, s'attendant à tout moment à voir des gardes débarqués, alertés par le bruit.
Personne ne vint.
Elle ressentit une certaine déception à ne pas les voir venir, sans comprendre vraiment pourquoi. Je pourrai tout aussi bien être dans un tombeau. Elle retourna au centre de la pièce, penaude, et s'assit en tailleur. Il était inutile de persister dans cette direction. Mieux valait qu'elle fasse preuve de patience.
Le vide autour d'elle n'aidait pas à la mettre à l'aise.
Le Temple bourdonnait toujours d'une activité paisible : toute sa vie, Besna avait vécu entouré de ses confrères. Exar était le premier d'entre eux : elle se rappelait encore du temps où ils n'étaient que deux jeunes novices, et où il lui mettait raclée sur raclée. Puis, les rôles s'étaient inversés, à mesure que la frêle apprentie devenait une solide garde du Temple. A la fin, c'est moi qui lui bottait l'arrière train à chaque fois. Cette remarque lui arracha un faible sourire. Elle espérait réussir à conserver les bons moments qu'ils avaient vécu ensemble. Mais au fond d'elle-même, elle savait que sa mort hanterait ses nuits, nourrirait ses rêves.
D'un geste affectueux, elle caressa son épaule droite. Le symbole de l'Ordre Jedi y était tatoué : a couleur rouge offrait un contraste détonnant par rapport à ses écailles vertes. Comme tous les gardiens du Temple, il lui avait été appliqué lors de son adoubement, lorsqu'elle avait vingt et un an. Elle faisait partie d'un tout, elle avait un devoir, un but. Sept années s'étaient écoulées depuis. Et voilà qu'elle était seule.
Elle sentit sa gorge se nouer et les larmes lui monter aux yeux. Non. Elle ne pouvait se permettre de céder à la tristesse dans ce lieu. Elle obligea ses émotions à refluer aux fond de son être, et les larmes séchèrent avant d'avoir couler. Je dois garder mon sang froid. Un jedi n'est jamais seul : la Force est toujours avec lui. Elle n'avait aucune idée de ce qui avait pu se passer dans le Temple. Des jedi avaient pu survivre. Et dans le reste de la Galaxie, ils devaient encore être des milliers. Elle pouvait peut-être essayer de ressentir leur présence.
Elle respira lentement, ferma les yeux et s'ouvrit à la Force.
Ce fut comme si un poing lui avait arraché le cœur. Besna émergea de sa transe et bascula en avant, le souffle court. Un long frisson lui parcourait la colonne vertébrale. Elle n'avait pas été capable de ressentir la présence d'aucun jedi : le cours de la Force était ébranlé. Elle n'avait senti que l'Obscurité. Elle semblait avoir recouvert toute la Galaxie !
– C'est impossible ! murmura-t-elle pour elle même. L'ordre n'aurait jamais pu ignorer un tel changement.
Cette énergie sombre ne pouvait provenir que de cet endroit ! C'était la seule explication logique ! Elle avait entendu parler de ces artefacts du côté obscur qui brouillait les sens des adeptes de la lumière et recouvraient de leur influence néfaste ce qui les entouraient. Nul doute qu'un tel objet devait se trouver dans cette prison, pour l'empêcher de se concentrer.
Un bruit la fit sursauter. Un soldat en armure de clone se tenait dans le couloir, le poing contre la vitre. Deux autres gardes avaient pris place de l'autre côté de la porte énergétique. Besna ne les avait même pas entendu arriver.
– Elle a l'air perturbé, lâcha celui qui avait frappé contre la vitre.
– Certains ont dû mal à s'adapter, répondit un autre. Mais celle-là est plus jolie que les autres.
– Pour une reptile, ouais. Je préfère la mirilian.
La falleen sentit une pointe de colère monter en elle, mais elle la refréna bien vite. Le clone avait parlé « des autres ». Parle-t-il des autres prisonniers, ou bien ne suis-je pas la seule jedi enfermée ici ? Elle sentit l'espoir monter en elle.
C'est sereinement qu'elle vit la barrière d'énergie s'abaisser et les clones pénétrer dans la pièce. Deux se placèrent en arc de cercle, arme au poing, tandis que le troisième s'avançait vers elle. Besna le laissa la remettre sur ses pieds.
– Est-ce que vous pourriez me dire ce que je fais ici ? lâcha-t-elle d'une voix calme en le fixant dans les yeux.
Le clone resta immobile un instant juste avant que Besna ne perçoive le mouvement de son bras. La crosse de son blaster la frappa à revers, lui faisant baisser la tête sur le côté. Elle sentit sa lèvre se fendiller et un goût de sang envahir sa bouche. Autant pour la manière douce.
– Pourriture de jedi !
Sa tête bourdonnait, mais elle parvenait à garder l'esprit clair. Elle entendit un clone - celui qui avait frappé à la vitre - se déplacer autour d'elle jusque dans son dos.
– Je m'attendais presque à ce qu'elle ait une queue ! blagua-t-il.
Besna ne perdit pas un instant. Sa jambe décrivit un arc de cercle derrière elle. Le clone poussa un juron et tomba au sol. Un coup de pied le fit taire. Elle se redressa d'un coup, frappant des deux mains celui qui se trouvait devant elle. Il y eut un craquement lorsqu'elle percuta son menton, avant qu'il ne bascule en arrière. Elle se retourna vers le troisième soldat, présent à sa droite. Le clone avait eu la bonne idée de reculer de quelques pas pour dégainer son blaster. Cela ne refroidit toutefois pas la détermination de la falleen. Elle s'élança vers lui, esquivant les tirs paralysants qu'il lui lançait. Lorsqu'elle fut seulement à quelques pas de lui, elle sauta dans les airs et atterrit dans son dos. Avant même qu'il n'est le temps de réagir, elle lui asséna un violent coup contre le crâne. Il s'effondra sans un bruit.
Elle resta immobile un instant, contemplant les trois soldats évanouis. Elle s'agenouilla devant celui affalé devant elle et lui retira son casque. C'était bien un clone, comme elle le craignait. Ainsi donc, la République les avait trahi.
Elle évalua la situation. Elle avait réussi à vaincre ses trois soldats, mais il lui fallait encore s'enfuir de la prison, trouver les autres prisonniers jedi s'ils existaient et savoir ce qui se tramait dans la République. Si la porte de sa cellule était ouverte, d'autres patrouilles arpentaient sûrement les couloirs. Il lui fallait passer inaperçu. Elle baissa les yeux sur le clone étalé à ses pieds et une idée lui vint. Elle s'agenouilla à côté de lui et entreprit de rapidement lui retirer ses morceaux d'armure et son casque pour les enfiler. L'entreprise se révéla plus difficile que prévu avec ses deux mains menottés. Mais elle avait l'habitude de passer au delà des problèmes.
– Vous nous quittez déjà ?
Elle se retourna brusquement.
Un officier en uniforme blanc se tenait à présent en haut des quelques marches menant cellule. Besna se redressa et le détailla du regard. Elle aurait pu le trouver beau avec ses traits fins, ses lèvres fines et ses cheveux noirs qui tombaient en mèches fines sur son front. Mais son visage et ses yeux exprimaient une froideur qui lui ôtait tout charme. Ça, et le blaster qu'il tenait à la main.
Il appuya sur l'un des boutons qui ornaient son bracelet et la porte énergétique se referma derrière lui. Ils étaient seuls à présent. Il est beaucoup trop loin pour que je puisse m'emparer de son blaster, analysa-t-elle tout en le fixant du regard. Elle pouvait toujours tenter une roulade dans sa direction pour éviter son premier tir, puis le désarmer d'un coup bien placé. Mais c'est risqué. Il vaut mieux que j'attende le bon moment. Elle recula vers le fond de la cellule, sans le lâcher du regard.
Lentement, l'officier descendit les quelques marches. D'un œil détaché, il examina les trois clones étendus au sol. Puis, il s'adressa à Besna, sans même la regarder. Son ton était totalement détaché, presque ennuyé, et froid comme la glace.
- Sont-ils morts ?
- Non, lui répondit honnêtement Besna. Je les ai juste neutralisé.
L'officier eu un léger soubresaut au niveau des lèvres.
- Votre test est réussi jedi. Ou du moins en partie.
– Mon test ? Fit-elle en haussant un sourcil.
L'homme la regarda dans les yeux, puis désigna les clones des gestes.
– Nous avons envoyés ces hommes justement pour jauger vos réactions. Resteriez-vous passive ? Réussiriez-vous à les vaincre ? Deux escouades de clones vous attendait à chaque extrémité du couloir, dans la perspective où vous réussiriez à sortir de votre cellule. En faisant preuve d'audace et de volonté, en décidant de ne pas vous laisser faire, vous vous êtes comporté comme souhaité.
La falleen accusa le coup, sans rien laisser paraître. Les clones avaient eu raison de la traiter comme un animal en cage : c'est ce qu'elle était. Un animal dont on pouvait se jouer, qu'on pouvait manipuler pour l'étudier à sa guise. Mais dans quel but ?
– Vous avez dit que je n'avais réussi ce test qu'à moitié, lâcha-t-elle d'une voix tranchante. Où ais-je échouée ?
– Vous n'avez fait qu’assommer les clones. Pour être parfaite, vous auriez dû les tuer.
Une moue de dégoût déforma le visage de la falleen. Une telle monstruosité, lâchée sur le ton de la conversation. Quel genre d'abomination est capable d'utiliser ses hommes de cette façon ?
– J'imagine que les clones ne seraient pas de cet avis.
– Sûrement, avoua l'officier avec un sourire contrit qui pendant un instant le fit sembler humain.
La falleen croisa les bras.
– Et à quoi suis-je censée servir ? Demanda-t-elle en croisant les bras. Une cobaye de laboratoire ? Un modèle d'analyse ?
– Plus ou moins. Mes supérieurs n'ont pas jugé bon de m'informer de leurs intentions.
– Ce n'est donc pas vous qui êtes aux commandes, lâcha-t-elle. Pourquoi êtes-vous là alors ? Pas juste pour le plaisir de me voir ?
L'officier inclina légèrement la tête sur le ton de l'excuse :
- Je ne me suis pas présenté. Commodore Cerid, votre superviseur. Mon rôle est de vous garder en vie et en bonne santé, aussi bien mentalement que physiquement, pour que vos capacités restent optimales.
A chaque instant qui passait, Besna plongeait de plus en plus dans l'incompréhension. Un test, puis maintenant quelque un pour s'occuper d'elle. Un commodore de la flotte qui plus est ! Pourquoi charger un officier de la flotte de la surveiller ? Devait-elle se sentir honorer ?
– Donc, vous êtes de mon côté, dit-elle d'un ton sarcastique.
– Si cela vous permet d'être plus à l'aise...
– Je serai plus à l'aise si vous arrêtiez de pointer blaster sur moi.
L'officier la regarda d'un œil circonspect avant de lui lancer l'arme. La falleen écarquilla les yeux en voyant le blaster décrire un arc de cercle dans sa direction. Elle l'attrapa en vol et le pointa vers Cerid.
– Ce blaster n'a pas d'options paralysantes. Si vous tirez, vous me tuez.
Il dit vrai, se rendit-elle compte avec amertume. Elle avait étudié les différents modèles d'armes à poing lors de sa formation, assez pour reconnaître qu'il avait raison.
– Je pourrai vous tirer dans la jambe avant de m'enfuir d'ici, répondit-elle sans le lâcher des yeux.
– Ou vous seriez rattraper sans tarder. Ce ne serait rien d'autre que de la violence inutile.
Sans rien laisser paraître, il lui tourna le dos. Il me provoque, s'agaça la falleen. Elle ne put néanmoins s'empêcher d'éprouver du respect pour l'officier. Ce n'était pas à la portée de tout le monde de tourner le dos à un ennemi armé. Encore moins de se désarmer face à un jedi !
Sa main trembla légèrement. Je peux toujours essayer de m'échapper, même si cette tentative est vouée à l'échec. Une phrase que Maitre Yoda lui avait dit lors de ses plus jeunes années lui revint alors à l'esprit.
Fais le ou ne le fais pas, mais il n'y a pas d'essai.
La falleen soupira. Elle lâcha le blaster et d'un coup de pied, l'envoya à l'autre bout de la pièce.
– C'est bon, vous avez gagné. Dîtes-moi à présent depuis combien de temps je suis ici, et comment la République a pu décider de s'attaquer à ses plus fidèles défenseurs.
Elle s'assit à même le sol et observa l'officier s'approcher pour finalement s'arrêter à un mètre d'elle.
– Vous êtes ici depuis trois jours. Vous êtes restée un moment dans le coma, si bien qu'on a cru que vous ne survivriez pas. Quand à la République, elle n'existe plus. Palpatine a proclamé la naissance de l'Empire.
– C'est impossible. Jamais le Sénat n'aurait laissé cela se produire !
– Si vous voulez mon avis, le Sénat n'aura bientôt plus son mot à dire.
Trois jours, songea-t-elle. Comment la situation a pu dégénérer ainsi en seulement trois jours ? Quelle folie avait bien pu piquer Palpatine ?
– Et les jedi ? demanda-t-elle en tentant sans succès de dissimuler l'angoisse dans sa voix. Le Temple a été attaqué, mais il restait des milliers des nôtres partout dans la Galaxie !
– Les jedi ont été accusé de trahison après que quatre d'entre eux aient tenté d'assassiner le chancelier, lui répondit Cerid d'un ton neutre. Les clones les ont exécutés partout dans la Galaxie : vous ne devez plus être beaucoup.
Besna sentit la lueur d'espoir qui brûlait dans sa poitrine se consumer, ne laissant rien d'autre que le froid.
– Vous mentez, siffla-t-elle. Jamais l'Ordre n'aurait trahi la République : jamais vous n'auriez pu nous exterminer !
L'officier la regarda dans les yeux, et la falleen crut eu lire de l'apitoiement.
– Vous pouvez lire dans les esprits, vous devriez savoir que je ne ment pas.
La falleen serra les dents. Elle ne pouvait pas lui dire que la Force était si sombre et agitée qu'elle ne pourrait sans doute pas percevoir la plus infime de ses pensées. Les muscles tendus, elle fit appel à la Force et lança ses sens en avant, avec prudence, comme un loth-cat s'approchant d'un objet inconnu. Lentement, elle effleura l'esprit de l'officier. Chez certains, les pensées étaient fluides et vivaces comme l'eau d'un torrent ; chez d'autre, ce n'était qu'un mélange confus. Celles du commodore Cerid étaient méthodiquement rangées et organisées. Elle se retira. Elle n'avait déceler aucune trace de mensonge.
Ainsi, c'est donc vrai. Tout ce que j'ai connu, tout ce en quoi je croyais n'existe plus.
Pour la première fois depuis longtemps, elle sentit une larme couler le long de sa joue. Elle l'essuya.
Une deuxième arriva.
Puis une troisième.
Non. Pas ici, pas maintenant.
Elle essaya de les réprimer, de les contenir tout comme les émotions qui menaçaient de prendre le pas sur elle. Et pourtant, elle ne put retenir plus longtemps ses émotions qui déferlèrent en elle telle une vague.
Elle fondit en larmes.
Non ! Je ne peux pas pleurer ici, pas devant lui !
Elle voulut se hurler d'arrêter de pleurer, de se montrer forte. Qu'elle ne pouvait faire preuve de sentimentalisme en présence d'un ennemi. Mais seul des sanglots jaillissaient de sa gorge.
Une main chaude lui toucha l'épaule. Sur le moment, cela lui apporta du réconfort. Il lui sembla qu'il s'écoula une éternité avant qu'elle ne cesse de pleurer. Elle releva piteusement la tête. Le commodore se tenait accroupi devant elle, une main sur son épaule. Dans son regard, elle lisait un sentiment de gène et de pitié. Elle détourna la tête en serrant les dents.
Un silence pesant s'installa. Elle entendit le commodore se relever et aller ramasser son blaster qui gisait toujours au sol, avant de revenir près d'elle.
– Vous ne m'avez même pas dit votre nom.
Pendant un instant, elle songea à mentir, ou même à simplement se murer dans le silence. Mais à quoi bon ? Rien de tout cela ne l'aiderait.
– Besna Winsum.
– C'est un joli nom. Jax Cerid.
Il y eut un frottement de bottes, puis un déclic électronique. Ses menottes s'ouvrirent et tombèrent entre ses jambes. Besna se frotta les poignets.
– Merci, dit-elle en relevant la tête.
Mais le commodore était déjà parti.
– Évidemment capitaine, sinon je ne serai pas là.
Cerid fit un geste un geste en direction du groupe - une trentaine de soldats disposés à l'extrémité droite du couloir donnant sur la cellule de la falleen.
– Dîtes à vos hommes d'aller chercher ses trois malheureux et de les emmenez à l'infirmerie. Je crois que l'un d'entre eux à la mâchoire cassée. Et donnez à manger à la prisonnière.
– Vous croyez...qu'elle se montrera coopérative ?
– C'est sans importance : vous êtes bien assez nombreux pour la maîtriser en cas de problèmes.
– Oui monsieur, abonda l'autre sans parvenir à dissimuler son stress.
– Prenez tout de même garde, lui asséna-t-il en s'éloignant, elle n'est plus menottée.
Il les laissa sans se retourner. La rencontre avec la jedi avait été instructive. Finalement, il ne s'agissait peut-être pas d'une perte totale de son temps.
Il n'avait jamais apprécié les jedi. Ils les trouvaient empreints d'une arrogance peu commune, comme s'ils se considéraient au-dessus du reste de la galaxie. Mais ce qui l'avait surtout irrité, c'était leur inefficacité : ils n'avaient jamais su prendre les décisions qui s'imposaient, préférant rester enfermer dans leur pratique archaïque.
Ainsi, lorsque le chef des renseignements, Armand Isard, lui avait ordonné deux jours plus tôt de devenir superviser ayant survécu à la purge de ces traitres, il n'avait guère apprécié. Il s'était demandé pourquoi lui, un membre important de la flotte, avait été réquisitionné pour s'occuper d'une jedi. Il avait rapidement découvert qu'il n'était pas le seul : quarante officiers de la flotte à avoir été chargés de ce travail, un pour chaque jedi. Cela n'avait toutefois pas calmé sa rancœur.
Je devrais être aux commandes de mon vaisseau pour défaire la vermine séparatiste, pas à bichonner une jedi, avait-il pensé.
A présent, son jugement n'était plus le même.
Il ne s'était pas attendu à ce que la falleen pleure devant lui - encore moins si soudainement. A croire que les jedi avaient été tellement formatés dans leur Temple, si loin du monde réel, que retourner à des considérations plus matériels était trop fort pour leur psyché. La voire éclater en sanglot était une vision pitoyable. Pathétique. Elle ne devrait lui inspirer que du dégoût. Et pourtant...
Pourtant, sur le moment, il avait ressenti de la compassion pour cette pauvre femme, qui se réveillait après le massacre des siens. Elle aurait sans doute préféré mourir que de survivre à cette purge. Comme je la comprends. Et cette manière qu'elle avait eu de détourner le regard ensuite : cette honte et cette fierté entremêlés l'avait remué plus qu'il ne voulait l'admettre. Pendant un bref instant, il avait eu l'impression de redevenir celui qu'il était avant.
Avant la Bataille d'Hypori : avant que l'Amiral Marcus - qu'il considérait comme un père - ne trahisse la République pour les séparatistes, et ne jette ces forces dans les griffes du général Grievous. Avant les jours d'errance dans le cimetière de croiseurs, à fuir les droides venus achevés les survivants. Avant que Fohva ne meurt, lorsqu'une partie du vaisseau s'était écroulé et ne l'enfouisse sous des tonnes de métal.
Avant que les séparatistes ne le trouve et ne l'estime digne de survivre. Avant la lune d'IIya Boza, le centre de recherche, le skakoan à la peau bleue qui l'estime digne d'être son cobaye. Avant son évasion, son massacre des scientifiques présents, sa colère en apprenant que le skakoan était parti trois jours plus tôt.
Puis, le retour à Coruscant, affamé, brisé. La médaille remise par le chancelier, les félicitations et les sourires hypocrites des jedi. La haine, l'amertume qui l'avait rongé.
Tout cela est passé. Je ne suis plus l'être que j'étais. Si mon devoir est de biberonner cette jedi, alors je le ferai.
Peut-être qu'au final, il finirai même par en tirer du plaisir.
Note :
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Chapitre 10 :
Une Jedi dans le besoin
Une Jedi dans le besoin
Besna ouvrit les yeux pour fixer un sol en duracier, à seulement quelques centimètres de ses yeux.
Le métal était glacial. Son torse et ses bras la faisait souffrir, comme s'ils étaient percés par des milliers d'aiguilles. Comment-suis je arrivé là ? Elle ne se souvenait pas s'être endormie par terre. Si Exar apprenait ça, il l'a charrierait durant des semaines.
Exar ! La simple pensée de son ami suffit à refaire jaillir ses derniers souvenirs : les clones marchant en direction du Temple, Skywalker à leur tête. Le sabre bleu décapitant Exar...Elle-même s'effondrant sous les tirs des clones.
Elle tenta de se relever à l'aide ses mains, pour les sentir contre sa poitrine et emprisonnés dans ce qui était sans aucun doute une paire de menottes. La falleen roula sur le côté. Ses yeux se fixèrent sur le plafond, de la même couleur que le sol.
Elle leva son cou : devant elle, le mur de la cellule était d'un mélange particulier. Une porte énergétique de couleur jaune en condamnait l'accès : si à la droite de celle-ci la paroi était en duracier, la partie gauche était faite d'une matière transparente. Besna vit au premier coup d'oeil qu'elle était plus solide que du verre : une poussée de force ne pourrait pas la briser. Mais elle permit à la falleen de reconnaître l'architecture du couloir : il ressemblait traits pour traits aux hologrammes montrant l'intérieur de la Haute Prison Républicaine de Coruscant qu'elle avait consultée au Temple.
Évidemment, les clones sont au service de la République, songea-t-elle sur le coup. Mais pourquoi la République irait-elle massacrer ceux qui l'a défendait ? Pourquoi les clones iraient massacrer ceux qu'ils avaient servi durant trois années ? Tout ça n'avait aucun sens. A moins qu'ils ne s'agissait pas de clones, mais d'infiltrés séparatistes, qui aurait pu arriver sur la planète lors de la bataille de Coruscant. Suis-je encore sur Coruscant ? Rien n'était plus facile que de copier une architecture. Ceux qui l'avaient capturé - qu'ils soient des clones ou non - pouvaient l'avoir emmené n'importe où dans la Galaxie. Mais son instant lui criait qu'elle se trouvait toujours sur la capitale galactique.
Besna baissa les yeux sur la paire d'entrave massive qui lui enserrait les poignets. La Falleen poussa ses genoux vers le haut puis, usant de ses fortes jambes qu'elle avait exercée durant des années, elle se redressa brutalement debout. Une vive douleur émana de sa poitrine sous l'effort et elle poussa un grognement. D'un regard, elle analysa son état. Ses geôliers lui avaient retiré sa tunique de gardienne du Temple pour la vêtir d'un soutien gorge blanc et d'un short manifestement trop court pour elle. Son ventre mis à nu pressentait ses écailles vert pâle, ainsi que les patch anti-douleurs qu'on avait posé sur les blessures infligés par les blasters des clones. Manifestement, on l'a voulait vivante et en bonne santé. Une foule de questions envahit son esprit. Pourquoi me garder en vie ? Pour me torturer ? Mais alors pourquoi soigner mes blessures ? Est-ce une sorte de torture psychologique ?
Son regard engloba son environnement. Le mobilier de sa cellule était plus que spartiate : un évier se situait dans un coin, et une vapo-douche aux parois transparentes à l'opposée. Pour la toilette, ce sera parfait. Mais pas l'ombre d'un lit ou même d'une couverture. Les nuits promettaient d'être intéressantes, si nuits il y allait avoir. On pouvait tout aussi bien venir l’exécuter dans quelques minutes. Ce n'est pas le moment de songer à ça. Je dois sortir d'ici.
Elle baissa les yeux sur ses menottes et s'y attaqua avec férocité, usant de ses griffes et de sa force physique ; en vain. Elle s'adossa contre un des murs et leva ses deux mains au-dessus de sa tête avant frappa sa paire de menottes contre la surface en transparacier. Elle répéta l'opération, frappant de plus en plus fort. Le vacarme qui envahit la pièce devint assourdissant. Malgré sa détermination, elle laissa finalement tombé : ses menottes ne présentaient même pas une égratignure. Elle jeta un coup d'œil à la porte, s'attendant à tout moment à voir des gardes débarqués, alertés par le bruit.
Personne ne vint.
Elle ressentit une certaine déception à ne pas les voir venir, sans comprendre vraiment pourquoi. Je pourrai tout aussi bien être dans un tombeau. Elle retourna au centre de la pièce, penaude, et s'assit en tailleur. Il était inutile de persister dans cette direction. Mieux valait qu'elle fasse preuve de patience.
Le vide autour d'elle n'aidait pas à la mettre à l'aise.
Le Temple bourdonnait toujours d'une activité paisible : toute sa vie, Besna avait vécu entouré de ses confrères. Exar était le premier d'entre eux : elle se rappelait encore du temps où ils n'étaient que deux jeunes novices, et où il lui mettait raclée sur raclée. Puis, les rôles s'étaient inversés, à mesure que la frêle apprentie devenait une solide garde du Temple. A la fin, c'est moi qui lui bottait l'arrière train à chaque fois. Cette remarque lui arracha un faible sourire. Elle espérait réussir à conserver les bons moments qu'ils avaient vécu ensemble. Mais au fond d'elle-même, elle savait que sa mort hanterait ses nuits, nourrirait ses rêves.
D'un geste affectueux, elle caressa son épaule droite. Le symbole de l'Ordre Jedi y était tatoué : a couleur rouge offrait un contraste détonnant par rapport à ses écailles vertes. Comme tous les gardiens du Temple, il lui avait été appliqué lors de son adoubement, lorsqu'elle avait vingt et un an. Elle faisait partie d'un tout, elle avait un devoir, un but. Sept années s'étaient écoulées depuis. Et voilà qu'elle était seule.
Elle sentit sa gorge se nouer et les larmes lui monter aux yeux. Non. Elle ne pouvait se permettre de céder à la tristesse dans ce lieu. Elle obligea ses émotions à refluer aux fond de son être, et les larmes séchèrent avant d'avoir couler. Je dois garder mon sang froid. Un jedi n'est jamais seul : la Force est toujours avec lui. Elle n'avait aucune idée de ce qui avait pu se passer dans le Temple. Des jedi avaient pu survivre. Et dans le reste de la Galaxie, ils devaient encore être des milliers. Elle pouvait peut-être essayer de ressentir leur présence.
Elle respira lentement, ferma les yeux et s'ouvrit à la Force.
Ce fut comme si un poing lui avait arraché le cœur. Besna émergea de sa transe et bascula en avant, le souffle court. Un long frisson lui parcourait la colonne vertébrale. Elle n'avait pas été capable de ressentir la présence d'aucun jedi : le cours de la Force était ébranlé. Elle n'avait senti que l'Obscurité. Elle semblait avoir recouvert toute la Galaxie !
– C'est impossible ! murmura-t-elle pour elle même. L'ordre n'aurait jamais pu ignorer un tel changement.
Cette énergie sombre ne pouvait provenir que de cet endroit ! C'était la seule explication logique ! Elle avait entendu parler de ces artefacts du côté obscur qui brouillait les sens des adeptes de la lumière et recouvraient de leur influence néfaste ce qui les entouraient. Nul doute qu'un tel objet devait se trouver dans cette prison, pour l'empêcher de se concentrer.
Un bruit la fit sursauter. Un soldat en armure de clone se tenait dans le couloir, le poing contre la vitre. Deux autres gardes avaient pris place de l'autre côté de la porte énergétique. Besna ne les avait même pas entendu arriver.
– Elle a l'air perturbé, lâcha celui qui avait frappé contre la vitre.
– Certains ont dû mal à s'adapter, répondit un autre. Mais celle-là est plus jolie que les autres.
– Pour une reptile, ouais. Je préfère la mirilian.
La falleen sentit une pointe de colère monter en elle, mais elle la refréna bien vite. Le clone avait parlé « des autres ». Parle-t-il des autres prisonniers, ou bien ne suis-je pas la seule jedi enfermée ici ? Elle sentit l'espoir monter en elle.
C'est sereinement qu'elle vit la barrière d'énergie s'abaisser et les clones pénétrer dans la pièce. Deux se placèrent en arc de cercle, arme au poing, tandis que le troisième s'avançait vers elle. Besna le laissa la remettre sur ses pieds.
– Est-ce que vous pourriez me dire ce que je fais ici ? lâcha-t-elle d'une voix calme en le fixant dans les yeux.
Le clone resta immobile un instant juste avant que Besna ne perçoive le mouvement de son bras. La crosse de son blaster la frappa à revers, lui faisant baisser la tête sur le côté. Elle sentit sa lèvre se fendiller et un goût de sang envahir sa bouche. Autant pour la manière douce.
– Pourriture de jedi !
Sa tête bourdonnait, mais elle parvenait à garder l'esprit clair. Elle entendit un clone - celui qui avait frappé à la vitre - se déplacer autour d'elle jusque dans son dos.
– Je m'attendais presque à ce qu'elle ait une queue ! blagua-t-il.
Besna ne perdit pas un instant. Sa jambe décrivit un arc de cercle derrière elle. Le clone poussa un juron et tomba au sol. Un coup de pied le fit taire. Elle se redressa d'un coup, frappant des deux mains celui qui se trouvait devant elle. Il y eut un craquement lorsqu'elle percuta son menton, avant qu'il ne bascule en arrière. Elle se retourna vers le troisième soldat, présent à sa droite. Le clone avait eu la bonne idée de reculer de quelques pas pour dégainer son blaster. Cela ne refroidit toutefois pas la détermination de la falleen. Elle s'élança vers lui, esquivant les tirs paralysants qu'il lui lançait. Lorsqu'elle fut seulement à quelques pas de lui, elle sauta dans les airs et atterrit dans son dos. Avant même qu'il n'est le temps de réagir, elle lui asséna un violent coup contre le crâne. Il s'effondra sans un bruit.
Elle resta immobile un instant, contemplant les trois soldats évanouis. Elle s'agenouilla devant celui affalé devant elle et lui retira son casque. C'était bien un clone, comme elle le craignait. Ainsi donc, la République les avait trahi.
Elle évalua la situation. Elle avait réussi à vaincre ses trois soldats, mais il lui fallait encore s'enfuir de la prison, trouver les autres prisonniers jedi s'ils existaient et savoir ce qui se tramait dans la République. Si la porte de sa cellule était ouverte, d'autres patrouilles arpentaient sûrement les couloirs. Il lui fallait passer inaperçu. Elle baissa les yeux sur le clone étalé à ses pieds et une idée lui vint. Elle s'agenouilla à côté de lui et entreprit de rapidement lui retirer ses morceaux d'armure et son casque pour les enfiler. L'entreprise se révéla plus difficile que prévu avec ses deux mains menottés. Mais elle avait l'habitude de passer au delà des problèmes.
– Vous nous quittez déjà ?
Elle se retourna brusquement.
Un officier en uniforme blanc se tenait à présent en haut des quelques marches menant cellule. Besna se redressa et le détailla du regard. Elle aurait pu le trouver beau avec ses traits fins, ses lèvres fines et ses cheveux noirs qui tombaient en mèches fines sur son front. Mais son visage et ses yeux exprimaient une froideur qui lui ôtait tout charme. Ça, et le blaster qu'il tenait à la main.
Il appuya sur l'un des boutons qui ornaient son bracelet et la porte énergétique se referma derrière lui. Ils étaient seuls à présent. Il est beaucoup trop loin pour que je puisse m'emparer de son blaster, analysa-t-elle tout en le fixant du regard. Elle pouvait toujours tenter une roulade dans sa direction pour éviter son premier tir, puis le désarmer d'un coup bien placé. Mais c'est risqué. Il vaut mieux que j'attende le bon moment. Elle recula vers le fond de la cellule, sans le lâcher du regard.
Lentement, l'officier descendit les quelques marches. D'un œil détaché, il examina les trois clones étendus au sol. Puis, il s'adressa à Besna, sans même la regarder. Son ton était totalement détaché, presque ennuyé, et froid comme la glace.
- Sont-ils morts ?
- Non, lui répondit honnêtement Besna. Je les ai juste neutralisé.
L'officier eu un léger soubresaut au niveau des lèvres.
- Votre test est réussi jedi. Ou du moins en partie.
– Mon test ? Fit-elle en haussant un sourcil.
L'homme la regarda dans les yeux, puis désigna les clones des gestes.
– Nous avons envoyés ces hommes justement pour jauger vos réactions. Resteriez-vous passive ? Réussiriez-vous à les vaincre ? Deux escouades de clones vous attendait à chaque extrémité du couloir, dans la perspective où vous réussiriez à sortir de votre cellule. En faisant preuve d'audace et de volonté, en décidant de ne pas vous laisser faire, vous vous êtes comporté comme souhaité.
La falleen accusa le coup, sans rien laisser paraître. Les clones avaient eu raison de la traiter comme un animal en cage : c'est ce qu'elle était. Un animal dont on pouvait se jouer, qu'on pouvait manipuler pour l'étudier à sa guise. Mais dans quel but ?
– Vous avez dit que je n'avais réussi ce test qu'à moitié, lâcha-t-elle d'une voix tranchante. Où ais-je échouée ?
– Vous n'avez fait qu’assommer les clones. Pour être parfaite, vous auriez dû les tuer.
Une moue de dégoût déforma le visage de la falleen. Une telle monstruosité, lâchée sur le ton de la conversation. Quel genre d'abomination est capable d'utiliser ses hommes de cette façon ?
– J'imagine que les clones ne seraient pas de cet avis.
– Sûrement, avoua l'officier avec un sourire contrit qui pendant un instant le fit sembler humain.
La falleen croisa les bras.
– Et à quoi suis-je censée servir ? Demanda-t-elle en croisant les bras. Une cobaye de laboratoire ? Un modèle d'analyse ?
– Plus ou moins. Mes supérieurs n'ont pas jugé bon de m'informer de leurs intentions.
– Ce n'est donc pas vous qui êtes aux commandes, lâcha-t-elle. Pourquoi êtes-vous là alors ? Pas juste pour le plaisir de me voir ?
L'officier inclina légèrement la tête sur le ton de l'excuse :
- Je ne me suis pas présenté. Commodore Cerid, votre superviseur. Mon rôle est de vous garder en vie et en bonne santé, aussi bien mentalement que physiquement, pour que vos capacités restent optimales.
A chaque instant qui passait, Besna plongeait de plus en plus dans l'incompréhension. Un test, puis maintenant quelque un pour s'occuper d'elle. Un commodore de la flotte qui plus est ! Pourquoi charger un officier de la flotte de la surveiller ? Devait-elle se sentir honorer ?
– Donc, vous êtes de mon côté, dit-elle d'un ton sarcastique.
– Si cela vous permet d'être plus à l'aise...
– Je serai plus à l'aise si vous arrêtiez de pointer blaster sur moi.
L'officier la regarda d'un œil circonspect avant de lui lancer l'arme. La falleen écarquilla les yeux en voyant le blaster décrire un arc de cercle dans sa direction. Elle l'attrapa en vol et le pointa vers Cerid.
– Ce blaster n'a pas d'options paralysantes. Si vous tirez, vous me tuez.
Il dit vrai, se rendit-elle compte avec amertume. Elle avait étudié les différents modèles d'armes à poing lors de sa formation, assez pour reconnaître qu'il avait raison.
– Je pourrai vous tirer dans la jambe avant de m'enfuir d'ici, répondit-elle sans le lâcher des yeux.
– Ou vous seriez rattraper sans tarder. Ce ne serait rien d'autre que de la violence inutile.
Sans rien laisser paraître, il lui tourna le dos. Il me provoque, s'agaça la falleen. Elle ne put néanmoins s'empêcher d'éprouver du respect pour l'officier. Ce n'était pas à la portée de tout le monde de tourner le dos à un ennemi armé. Encore moins de se désarmer face à un jedi !
Sa main trembla légèrement. Je peux toujours essayer de m'échapper, même si cette tentative est vouée à l'échec. Une phrase que Maitre Yoda lui avait dit lors de ses plus jeunes années lui revint alors à l'esprit.
Fais le ou ne le fais pas, mais il n'y a pas d'essai.
La falleen soupira. Elle lâcha le blaster et d'un coup de pied, l'envoya à l'autre bout de la pièce.
– C'est bon, vous avez gagné. Dîtes-moi à présent depuis combien de temps je suis ici, et comment la République a pu décider de s'attaquer à ses plus fidèles défenseurs.
Elle s'assit à même le sol et observa l'officier s'approcher pour finalement s'arrêter à un mètre d'elle.
– Vous êtes ici depuis trois jours. Vous êtes restée un moment dans le coma, si bien qu'on a cru que vous ne survivriez pas. Quand à la République, elle n'existe plus. Palpatine a proclamé la naissance de l'Empire.
– C'est impossible. Jamais le Sénat n'aurait laissé cela se produire !
– Si vous voulez mon avis, le Sénat n'aura bientôt plus son mot à dire.
Trois jours, songea-t-elle. Comment la situation a pu dégénérer ainsi en seulement trois jours ? Quelle folie avait bien pu piquer Palpatine ?
– Et les jedi ? demanda-t-elle en tentant sans succès de dissimuler l'angoisse dans sa voix. Le Temple a été attaqué, mais il restait des milliers des nôtres partout dans la Galaxie !
– Les jedi ont été accusé de trahison après que quatre d'entre eux aient tenté d'assassiner le chancelier, lui répondit Cerid d'un ton neutre. Les clones les ont exécutés partout dans la Galaxie : vous ne devez plus être beaucoup.
Besna sentit la lueur d'espoir qui brûlait dans sa poitrine se consumer, ne laissant rien d'autre que le froid.
– Vous mentez, siffla-t-elle. Jamais l'Ordre n'aurait trahi la République : jamais vous n'auriez pu nous exterminer !
L'officier la regarda dans les yeux, et la falleen crut eu lire de l'apitoiement.
– Vous pouvez lire dans les esprits, vous devriez savoir que je ne ment pas.
La falleen serra les dents. Elle ne pouvait pas lui dire que la Force était si sombre et agitée qu'elle ne pourrait sans doute pas percevoir la plus infime de ses pensées. Les muscles tendus, elle fit appel à la Force et lança ses sens en avant, avec prudence, comme un loth-cat s'approchant d'un objet inconnu. Lentement, elle effleura l'esprit de l'officier. Chez certains, les pensées étaient fluides et vivaces comme l'eau d'un torrent ; chez d'autre, ce n'était qu'un mélange confus. Celles du commodore Cerid étaient méthodiquement rangées et organisées. Elle se retira. Elle n'avait déceler aucune trace de mensonge.
Ainsi, c'est donc vrai. Tout ce que j'ai connu, tout ce en quoi je croyais n'existe plus.
Pour la première fois depuis longtemps, elle sentit une larme couler le long de sa joue. Elle l'essuya.
Une deuxième arriva.
Puis une troisième.
Non. Pas ici, pas maintenant.
Elle essaya de les réprimer, de les contenir tout comme les émotions qui menaçaient de prendre le pas sur elle. Et pourtant, elle ne put retenir plus longtemps ses émotions qui déferlèrent en elle telle une vague.
Elle fondit en larmes.
Non ! Je ne peux pas pleurer ici, pas devant lui !
Elle voulut se hurler d'arrêter de pleurer, de se montrer forte. Qu'elle ne pouvait faire preuve de sentimentalisme en présence d'un ennemi. Mais seul des sanglots jaillissaient de sa gorge.
Une main chaude lui toucha l'épaule. Sur le moment, cela lui apporta du réconfort. Il lui sembla qu'il s'écoula une éternité avant qu'elle ne cesse de pleurer. Elle releva piteusement la tête. Le commodore se tenait accroupi devant elle, une main sur son épaule. Dans son regard, elle lisait un sentiment de gène et de pitié. Elle détourna la tête en serrant les dents.
Un silence pesant s'installa. Elle entendit le commodore se relever et aller ramasser son blaster qui gisait toujours au sol, avant de revenir près d'elle.
– Vous ne m'avez même pas dit votre nom.
Pendant un instant, elle songea à mentir, ou même à simplement se murer dans le silence. Mais à quoi bon ? Rien de tout cela ne l'aiderait.
– Besna Winsum.
– C'est un joli nom. Jax Cerid.
Il y eut un frottement de bottes, puis un déclic électronique. Ses menottes s'ouvrirent et tombèrent entre ses jambes. Besna se frotta les poignets.
– Merci, dit-elle en relevant la tête.
Mais le commodore était déjà parti.
***
– Tout c'est bien passé monsieur ? demanda le clone alors qu'il sortait à peine de la cellule.– Évidemment capitaine, sinon je ne serai pas là.
Cerid fit un geste un geste en direction du groupe - une trentaine de soldats disposés à l'extrémité droite du couloir donnant sur la cellule de la falleen.
– Dîtes à vos hommes d'aller chercher ses trois malheureux et de les emmenez à l'infirmerie. Je crois que l'un d'entre eux à la mâchoire cassée. Et donnez à manger à la prisonnière.
– Vous croyez...qu'elle se montrera coopérative ?
– C'est sans importance : vous êtes bien assez nombreux pour la maîtriser en cas de problèmes.
– Oui monsieur, abonda l'autre sans parvenir à dissimuler son stress.
– Prenez tout de même garde, lui asséna-t-il en s'éloignant, elle n'est plus menottée.
Il les laissa sans se retourner. La rencontre avec la jedi avait été instructive. Finalement, il ne s'agissait peut-être pas d'une perte totale de son temps.
Il n'avait jamais apprécié les jedi. Ils les trouvaient empreints d'une arrogance peu commune, comme s'ils se considéraient au-dessus du reste de la galaxie. Mais ce qui l'avait surtout irrité, c'était leur inefficacité : ils n'avaient jamais su prendre les décisions qui s'imposaient, préférant rester enfermer dans leur pratique archaïque.
Ainsi, lorsque le chef des renseignements, Armand Isard, lui avait ordonné deux jours plus tôt de devenir superviser ayant survécu à la purge de ces traitres, il n'avait guère apprécié. Il s'était demandé pourquoi lui, un membre important de la flotte, avait été réquisitionné pour s'occuper d'une jedi. Il avait rapidement découvert qu'il n'était pas le seul : quarante officiers de la flotte à avoir été chargés de ce travail, un pour chaque jedi. Cela n'avait toutefois pas calmé sa rancœur.
Je devrais être aux commandes de mon vaisseau pour défaire la vermine séparatiste, pas à bichonner une jedi, avait-il pensé.
A présent, son jugement n'était plus le même.
Il ne s'était pas attendu à ce que la falleen pleure devant lui - encore moins si soudainement. A croire que les jedi avaient été tellement formatés dans leur Temple, si loin du monde réel, que retourner à des considérations plus matériels était trop fort pour leur psyché. La voire éclater en sanglot était une vision pitoyable. Pathétique. Elle ne devrait lui inspirer que du dégoût. Et pourtant...
Pourtant, sur le moment, il avait ressenti de la compassion pour cette pauvre femme, qui se réveillait après le massacre des siens. Elle aurait sans doute préféré mourir que de survivre à cette purge. Comme je la comprends. Et cette manière qu'elle avait eu de détourner le regard ensuite : cette honte et cette fierté entremêlés l'avait remué plus qu'il ne voulait l'admettre. Pendant un bref instant, il avait eu l'impression de redevenir celui qu'il était avant.
Avant la Bataille d'Hypori : avant que l'Amiral Marcus - qu'il considérait comme un père - ne trahisse la République pour les séparatistes, et ne jette ces forces dans les griffes du général Grievous. Avant les jours d'errance dans le cimetière de croiseurs, à fuir les droides venus achevés les survivants. Avant que Fohva ne meurt, lorsqu'une partie du vaisseau s'était écroulé et ne l'enfouisse sous des tonnes de métal.
Avant que les séparatistes ne le trouve et ne l'estime digne de survivre. Avant la lune d'IIya Boza, le centre de recherche, le skakoan à la peau bleue qui l'estime digne d'être son cobaye. Avant son évasion, son massacre des scientifiques présents, sa colère en apprenant que le skakoan était parti trois jours plus tôt.
Puis, le retour à Coruscant, affamé, brisé. La médaille remise par le chancelier, les félicitations et les sourires hypocrites des jedi. La haine, l'amertume qui l'avait rongé.
Tout cela est passé. Je ne suis plus l'être que j'étais. Si mon devoir est de biberonner cette jedi, alors je le ferai.
Peut-être qu'au final, il finirai même par en tirer du plaisir.
Note :
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Dernière modification par darkCedric le mar. 20 oct. 2020 - 20:40, modifié 6 fois.
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 10]
Cerid... Ce nom me rappelle quelqu'un...
Bon et bien, c'est comme d'habitude, toujours aussi bien.
Voila ce qui m'énerve quand il y a de bonne fan-fiction, il y a rien à dire et on me réprimande sur le tchat parce que j'ai pas commenté le nouveau chapitre de Cédric...
Bon et bien, c'est comme d'habitude, toujours aussi bien.
Voila ce qui m'énerve quand il y a de bonne fan-fiction, il y a rien à dire et on me réprimande sur le tchat parce que j'ai pas commenté le nouveau chapitre de Cédric...
"Ainsi s'éteint la liberté, sous une pluie d'applaudissements."
Re: Le règne de Grievous [Chapitre 10]
C'était bien, comme d'habitude avec cette fan-fic' !
Petite question par contre : depuis quand les jedi se font tatouer a leur adoubement ? Ça vient du legends ça ?
Allez, vivement le Yoda v. Sidious !
Petite question par contre : depuis quand les jedi se font tatouer a leur adoubement ? Ça vient du legends ça ?
Allez, vivement le Yoda v. Sidious !
Dernière modification par LL-8 le dim. 19 févr. 2017 - 16:14, modifié 1 fois.
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 10]
Il est dit dans le chapitre qu'il n'y a que les gardiens du temple qui sont tatoués, lors de leur adoubement en temps que chevalierLL-8 a écrit :Depuis quand les jedi se font tatoués a leur adoubement ? Ça vient du legends ça ?
Pour l'info, l'idée m'est venu en voyant des fan-arts d'une jedi nommé Sakiko.
Re: Le règne de Grievous [Chapitre 10]
Ah OK dac ! En tout cas l'idée est sympa 
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 10]
Chapitre sympa, pas grand chose à dire...
La Mirialane dont parlent les soldats, c'est la Septième Sœur ?
La Mirialane dont parlent les soldats, c'est la Septième Sœur ?
Quand un ouvrier a travaillé dix-huit heures, quand un peuple a travaillé dix-huit siècles et qu'ils ont, l'un et l'autre, reçu leur paiement, allez donc essayer d'arracher à cet ouvrier son salaire et à ce peuple sa République !
Victor Hugo
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 10]
En effetZèd-3 Èt a écrit : La Mirialane dont parlent les soldats, c'est la Septième Sœur ?
Re: Le règne de Grievous [Chapitre 10]
Chapitres 9 et 10 lus !
Après un éprouvant (pour le lecteur... mais aussi pour Vador !
) huitième Chapitre, les choses retombent un peu en pression dans le neuvième Chapitre. J'avoue tout de même que voir Padmé commencer à conspirer, préparer une Rébellion, envisager de se rallier à la CSI alors même qu'elle est consciente qu'elle est désormais dirigée par Grievous a de quoi étonner. Fort heuresement, dans la foulée, une bien belle scène entre Sidious et Grievous laisse augurer du meilleur. Et effectivement, on se demande si tu n'envisages pas un duel entre eux deux, en lieu et place du duel Sidious/Yoda du film...
Vient ensuite le Chapitre 10, qui étonne : un seul personnage, qui plus est inconnu des films, lié de loin à l'intrigue générale du récit (du moins a priori), et pourtant, là encore, ça marche. Le Commodore est un peu étonnant, il a l'air sympathique alors qu'il ne l'est clairement pas, ce qui fait qu'on se demande, comme lui, si les phéromones ont pu l'influencer. Sinon, si c'est bien de l'amour, ça risque de lui jouer un vilain tour...
La suite !
Après un éprouvant (pour le lecteur... mais aussi pour Vador !
Vient ensuite le Chapitre 10, qui étonne : un seul personnage, qui plus est inconnu des films, lié de loin à l'intrigue générale du récit (du moins a priori), et pourtant, là encore, ça marche. Le Commodore est un peu étonnant, il a l'air sympathique alors qu'il ne l'est clairement pas, ce qui fait qu'on se demande, comme lui, si les phéromones ont pu l'influencer. Sinon, si c'est bien de l'amour, ça risque de lui jouer un vilain tour...
La suite !
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker
Staffeur Fan-Fictions & Littérature VF
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- darkCedric
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 10]
Merci à tous pour vos critiques
Et sinon, l'assassinat de Valorum ? J'ai vu personne en parler
Et sinon, l'assassinat de Valorum ? J'ai vu personne en parler
- Zèd-3 Èt
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- Inscription : mer. 01 avr. 2015 - 11:44
- Localisation : Probablement en train de lire un bon livre au fond de mon lit alors que je devrais étudier...
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 10]
Ben, il se fait aussi assassiner dans l'UE Legends, donc...
Quand un ouvrier a travaillé dix-huit heures, quand un peuple a travaillé dix-huit siècles et qu'ils ont, l'un et l'autre, reçu leur paiement, allez donc essayer d'arracher à cet ouvrier son salaire et à ce peuple sa République !
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- Inscription : mar. 12 juil. 2016 - 16:19
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 10]
Bah... C'est... Cool...
Je t'avais dit que il y avait pas grand chose à dire
Je t'avais dit que il y avait pas grand chose à dire
"Ainsi s'éteint la liberté, sous une pluie d'applaudissements."
- Darth Eluar
- Ancien staffeur
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- Inscription : ven. 08 janv. 2016 - 12:02
- Localisation : Impossible à déterminer, faute de connexion stable. Veuillez réessayer ultérieurement.
Re: Le règne de Grievous [Chapitre 10]
Ca fait un bout de temps que j'ai pas commenté par ici, moi.
C'est toujours aussi génial et on a enfin une grosse divergence avec les films.
Et la sous-intrigue sur les inquisiteurs !
J'ai hâte de voir la suite !
Sinon j'ai vu que toi aussi tu aimais les anagrammes.
C'est toujours aussi génial et on a enfin une grosse divergence avec les films.
Sinon j'ai vu que toi aussi tu aimais les anagrammes.
Les vrais héros n'ont qu'un point commun : ils ne se battent que pour la dignité des faibles.
Fan fiction : La Tourmente de l'Ordre (Tome 1 terminé)
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 10]
Salut Cédou! j'ai lu ton dernier extrait et je me demande ce qui attend ces Jedi emprisonnés
..
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!
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- Localisation : Vous aimeriez le savoir ? ... Non ?... Ah bon ...
Re: Le règne de Grievous [Chapitre 10]
Jax Cerid... Moi ça me fait penser à DarkCedric !!!
Que d'intrigues et de suspense !!!
A quand la suite ???
Que d'intrigues et de suspense !!!
A quand la suite ???
Ces Jawas sont immondes, je ne peux pas les sentir ! ( 6-PO dans ANH )
- darkCedric
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 10]
C'est le butJjabaGanjja le Jawa a écrit :Jax Cerid... Moi ça me fait penser à DarkCedric !!!
Et encore, vous n'avez pas encore vu Cerid dans toute sa grandeur
Samedi ou dimancheJjabaGanjja le Jawa a écrit : A quand la suite ???
Sinon, je remarque que Niobinounette n'a pas encore posté de comm
- Niobi
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 10]
Me voici !
(Je suis si attendue que ça ?)
Chapitre 10 lu.
Encore quelques petites fautes par-ci par là ( un sourire gênée > gêné, pour pouvoir le neutralisé > neutraliser, n'avait qu'à pressé > presser, garde rapproché > rapprochée) etc.
Avec ce chapitre, le rythme est coupé par rapport à ce qui a été narré précédemment. Nous avons l'introduction d'un nouveau personnage ! Un nom aux sonorités proche du nom de l'auteur ? Hmm... ça promet.
Comme écrit dans un post plus haut, ça sent l'intrigue Inquisiteur tout ça. Avec Cerid à sa tête pour corrompre des Jedi ayant survécu à l'Ordre 66 afin d'en faire des sujets de l'Empire soumis au Côté Obscur... ?
Le calme avant la tempête. Avant la bataille Sidious/Yoda, le cas Skywalker et les tribulations de ce Jax.
Continue comme ça.
Chapitre 10 lu.
Encore quelques petites fautes par-ci par là ( un sourire gênée > gêné, pour pouvoir le neutralisé > neutraliser, n'avait qu'à pressé > presser, garde rapproché > rapprochée) etc.
Avec ce chapitre, le rythme est coupé par rapport à ce qui a été narré précédemment. Nous avons l'introduction d'un nouveau personnage ! Un nom aux sonorités proche du nom de l'auteur ? Hmm... ça promet.
Comme écrit dans un post plus haut, ça sent l'intrigue Inquisiteur tout ça. Avec Cerid à sa tête pour corrompre des Jedi ayant survécu à l'Ordre 66 afin d'en faire des sujets de l'Empire soumis au Côté Obscur... ?
Le calme avant la tempête. Avant la bataille Sidious/Yoda, le cas Skywalker et les tribulations de ce Jax.
Continue comme ça.
Brave is the man who has no fears. Braver is the man who faces his fears...
"Make something better today than you did yesterday" - S. Miyamoto.
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Comme promis sur le tchat, voici l'extrait vapo-douche (TienVogh, si tu passe par là
)
Sinon, vous reprendrez bien une louche de Padmé ?
Sommaire
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Besna avait les yeux fixés sur le mur vitré qui se trouvait face à elle. De l'autre côté, une masse de clones attendait. Tous avaient retirés leur casque, sûrement pour mieux profiter le spectacle. Nombreux étaient-ceux qui souriaient de toutes leurs dents, attendant le moment fatidique.
Elle tourna son regard vers la vapo-douche. Elle comprenait maintenant pourquoi les murs étaient transparents. Après tout, les clones aussi devaient s'amuser de temps en temps. La falleen n'avait, jamais eu de problème avec sa nudité. Elle n'avait jamais éprouvé de honte ou de gêne à montrer son corps. Lorsqu'elle était encore au Temple, il lui arrivait souvent de prendre des douches collectives avec ses collègues masculins.
Elle était tout aussi indifférente au fait d'être vue nue par ses geôliers, même si les clones ne se priveraient sûrement pas de s'enthousiasmer devant ses formes, ce que les jedi se gardait bien de faire. Qu'ils regardent donc ! S'ils croient que leurs regards ou leurs remarques peuvent me toucher, ils vont être déçus.
Elle s'avança vers la vapo-douche, ignorant la foule et se positionna de façon à lui tourner le dos. Après tout, ce n'était pas parce qu'elle n'avait pas honte d'être vue nue devant eux qu'elle allait leur donner satisfaction !
Elle passa ses mains dans son dos et défit l'attache de son soutien-gorge avant de le laisser tomber devant elle. Les plaintes déçus des clones lui parvinrent aux oreilles. Ses doigts descendirent ensuite le long de ses hanches et vinrent toucher l'élastique de son short. D'un geste, elle le dénoua, avant de saisir les deux côtés de son short pour le baisser le long de ses jambes. Le vêtement glissa jusqu'à ses chevilles. Cette fois, les plaintes furent remplacer par des cris de joie et des sifflets. La falleen devina aisément que tous les regards étaient fixés sur sa paire de fesses.
Elle retira ses jambes du short et d'un mouvement du talon, le repoussa vers l'arrière. Elle enjamba la porte de la douche et la referma derrière elle. Elle jeta un rapide coup d'oeil par dessus son épaule, pour apercevoir les clones toujours massés, parfaitement visible. Peu importe. Dans cette cabine, elle avait l'impression de retrouver une intimité. Comme si les quatre parois l'isolaient de ses geôliers.
Elle tourna le robinet. Un flot de vapeur sortit du pommeau situé au-dessus de sa tête, et se déposa rapidement sur son corps en une fine pellicule d'eau chaude. Besna eut l'impression que des milliers de perles se mouvaient sur ses écailles, lui transmettant une sensation de chaleur des plus agréable. Comme si un cocon douillet s'était refermé autour d'elle. Elle délia ses cheveux noirs qui cascadèrent sur sa nuque et laissa l'eau se déverser dessus. Elle poussa un soupir et passa ses mains sur son visage, profitant de la chaleur rassurante qui régnait dans la cabine. Son esprit s'endormit quelques instants. Pour la première fois depuis son arrivée, elle sentit la Force envelopper sa conscience de sa présence rassurante. Ses membres se détendirent : l' harmonie se répandit dans tout son être, lui apportant un réconfort plus grand encore que celui de l'eau chaude. Elle se tint immobile, de l'eau coulant comme autant de fleuves le long de ses courbes, et elle plongea dans une transe méditative des plus bienfaitrice . Là, son esprit se fondit dans le flot de la Force. Elle capta les remous qui l'agitait, signe de la présence envahissante du côté obscur, comme des sources de poison. Elle tâcha de les ignorer et s'enfonça plus en avant dans le cours de la Force. La réalité disparut de son esprit et elle oublia la prison, sa situation ou encore le massacre des siens pour se consacrer entièrement au flot de la vie. Lorsqu'elle regagna son corps, la vapeur l'entourait comme un manteau. De l'eau continuait de couler le long de ses membres, et ses écailles luisaient. Elle se sentait purifiée.
Elle éteignit le pommeau et saisit la serviette qui était posée en haut de la vitre transparente, maintenant couverte de buée. Elle y jeta un rapide coup d'œil et s'étonna de ne plus distinguer la forme des clones de l'autre côté. Ils étaient sans doute parti. Elle s'emmitoufla dans sa serviette et commença à se sécher. Elle enroula ensuite sa serviette autour de sa tête, en une masse compacte.
Elle ouvrit la porte de la douche et sortit. La chaleur de la vapo-douche ne la suivit pas. La falleen sentit l'air frais de sa cellule lui mordiller le corps et elle frissonna légèrement. Ce n'était toutefois pas une sensation désagréable. Au contraire, elle la trouva revigorante. Tout en essuyant l'eau qui gouttait de sa chevelure, elle fixait la paroi transparente qui lui faisait face, et ouvrait sur le couloir désormais vide. Un sourire s'étira sur son visage, en pensant aux clones. Les gars, vous ne savez pas ce que vous manquez.
Un raclement de gorge la fit pivoter brusquement sur la droite. Jax Cerid se tenait à quelques pas de là, deux assiettes de nourriture dans la main. Intérieurement, la falleen se maudit. Mon esprit était tellement occupé par ma méditation que je n'ai pas fait attention à ce qui se passait autour de moi.Au combat, cette erreur aurait pu se révéler fatal.
- Commodore, le salua-t-elle en continuant de s'essuyer les cheveux, comme si de rien était.
- Besna, répondit-il d'une voix neutre.
On aurait pu croire qu'il s'adressait à une quelconque employée qu'il croisait en passant dans un couloir. La falleen remarqua pourtant que ses joues avait pris une teinte rose
– Vous aussi, vous êtes venu assister au spectacle ? lui lança-t-elle d'un ton mordant en essuyant vigoureusement une jambe, puis l'autre.
– Vous vous sur-estimée, ma chère, lui renvoya-t-il en esquissant un sourire.
– Médisant, fit-elle en roulant des yeux.
Elle remit sa serviette autour d'elle et prit le bol que lui tendait l'officier. Puis, elle vint s'asseoir à côté de lui. Il n'avait pas d'armes. Elle avait renoncé aux méthodes expéditives et violentes, qu'elle avait utilisée lors de son réveil. Après avoir repris son calme, elle s'était rendue compte qu'elle ne parviendrait pas à s'évader de cette façon. Comme on le lui avait enseigné, elle devait se montrer patiente : observer, analyser ce qui se passait autour d'elle et ce qui se préparait. Et quand le moment serait venu, d'utiliser ses informations.
Toutefois, elle éprouvait du respect envers Cerid. Venir sans armes dans la cellule d'une prisonnière jedi - falleen qui plus est - libre de ses mouvements, tout ça pour partager un repas avec elle. Si je ne le savais pas aussi sûr de lui, je le prendrai pour un fou. Elle aimait leurs discussions. Le commodore avait beau garder froidement ses distances et n'échanger que quelques mots, cela lui suffisait. C'était déjà un réconfort dans cette prison : d'une certaine manière, il était sa fenêtre sur l'extérieur, son seul lien avec la Galaxie. Elle devait uniquement veiller à ne pas évoquer des sujets qui fâchent. Lors de leur deuxième rencontre - après qu'il l'ait réconforté après sa honteuse crise de larmes - elle avait tenté de le convaincre que les jedi n'étaient pas des traîtres. Elle lui avait dit que Palpatine avait pu mentir et fabriqué de fausses preuves, pour se débarrasser du seul groupe en mesure de s'opposer à son coup d'état institutionnel. L'officier avait balayé ses arguments, et Besna avait vu à son regard qu'il valait mieux ne pas insister. Nous sommes dans des camps opposés. N'oublie pas ça, Besna.
La nourriture consistait en une bouillie à l'aspect peu reluisant, mais étrangement bonne. Besna se surprit à la manger avec appétit.
– Je suis content de voir que vous appréciez les rations, dit le commodore en coulant un regard vers elle. Les clones ne semblent pas vous avoir gênés durant votre toilette.
– Il en faut plus pour déconcentrer un jedi. Où sont-ils partis ?
– Leur pause a pris fin, ils ont donc rejoint leur baraquement. Vous êtes bien restée une heure dans cette douche.
Tant que ça ? Rentrer de nouveau en communion avec la Force après tant d'incertitudes avait brouiller sa notion du temps, mais c'était sans importance. La facture d'eau va être salée pour eux.
– Vous n'êtes pas resté autant de temps à m'attendre j'espère ? Vous devez avoir d'autres choses à faire.
– Non, je n'étais là que depuis quelques minutes. Et contrairement aux clones, vous êtes mon travail, Besna.
La falleen hocha la tête en silence. Inutile de me rappeler aussi souvent pourquoi vous êtes là.
– Votre nuit s'est bien passée ? lui demanda-t-il avant d'avaler une nouvelle bouchée.
– Aussi bien qu'elle peut l'être sur un sol froid et métallique.
– Je peux vous faire amener une couverture si vous voulez !
– Ce ne sera pas nécessaire, le rassura-t-elle en posant une main sur son bras. Les jedi ont l'habitude de vivre dans le dénuement.
Le commodore hocha la tête, mais Besna put voir le bord de ses lèvres se lever dans un mouvement de dégoût. La jedi ne savait pas d'où lui venait sa haine de l'Ordre, mais même un non-forceux pouvait s'en rendre compte tant elle crevait les yeux. Ce qui rend encore plus étrange son comportement envers moi. La question lui brûlait les lèvres.
– Pourquoi vous montrer aussi généreux avec moi ?
La question le prit par surprise.
– Je vous demande pardon ?
– Vous devez me surveiller et de me garder en bonne santé, certes. Mais cela n'explique pas les attentions que vous me prodiguez, expliqua-t-elle. La première fois, vous m'avez réconforté. Et maintenant vous m'apportez à manger et vous voulez me donnez des couvertures. Votre mission ne demande sans doute pas à ce que vous fassiez preuve d'autant d'abnégation.
Les yeux du commodore semblèrent la juger un instant. Finalement, il répondit :
– Je ne sais pas ce que le Haut Commandement veut faire de vous, Besna. Mais je me suis bien rendu compte que mon sort dépendra du vôtre. Il est donc dans notre intérêt mutuel que votre séjour se passe bien.
– Je vois, dit Besna en finissant son assiette. Au moins, vous êtes honnête.
Elle laissa son bol sur le sol et se releva. Ses cheveux encore humide lui fouettèrent les épaules, les mouillant légèrement. Elle laissa tomber sa serviette au sol et tendit ses bras vers sa nuque.
– Ce que j'aimerai bien savoir, dit-elle, c'est ce qu'on attend de moi. Ou plutôt, ce que je vais devoir subir.
Elle avait demander cela sans le regarder, occupée à renouer ses cheveux. La falleen sentit une mèche lui échapper et ses cheveux retomber contre son dos. Une légère moue lui tira le haut de la lèvre. Patiemment, elle recommença. Sur sa droite, elle entendit Jax prendre la parole :
– Mes supérieurs m'ont informé que vous seriez bientôt soumise à une nouvelle batterie de test.
– Devrais-je à nouveau brutaliser des clones ? lança-t-elle.
Si c'était le cas, elle ne savait comment elle réagirait. C'était une chose de combattre ses géoliers pour tenter dans l'espoir de s'échapper. Mais les frapper volontairement, uniquement pour... Pour quoi ? Réussir un test ? Voilà tout ce que sont les jedi maintenant ? Des sujets de tests ?
– Pas cette fois. Il s'agirait essentiellement de mesurer vos capacités physiques.
La falleen digéra l'information. Ses cheveux retombèrent en une queue de cheval sur sa nuque.
– Mes capacités physiques ? Vraiment ? dit-elle avec un petit rire incrédule en se tournant vers le commodore.
L'officier s'était lui aussi relevé et il tenait à présent les deux bols l'un dans l'autre. Son regard était fixé sur le corps de la jedi, descendant le long de ses seins jusqu'à ses hanches. La falleen le surprit à s'attarder sur les récentes cicatrices qu'elle portait autour du nombril. Un souvenir qui gravait la mort d'Exar et de son Ordre dans sa chair.
– Vous voulez que je vous aide commodore ? lui lança-t-elle d'un ton moqueur.
– Il faut dire que vous n'êtes pas étouffée par la pudeur, lui rétorqua Jax sur le même ton.
Il eut toutefois la bonne grâce de rougir, la faisant rire. Il était réconfortant de savoir qu'il restait - malgré sa froideur aussi bien intérieur qu'extérieur - un être encore doué de sentiments.
– Si cela vous gêne, vous n'avez qu'à vous retourner !
Le commodore s'exécuta, à son grand amusement.
– Pour rependre notre discussion où nous en étions, j'ignore ce que mes supérieurs comptent faire de toutes ces informations, avoua-t-il en fixant le mur.
Tandis qu'il parlait, la falleen s'avança jusqu'à es vêtements, laissés en tas devant la vapo-douche.
– Mais vous devez bien avoir quelques hypothèses, non ? dit-elle en lui tournant à son tour le dos.
– Je suppose qu'il doit s'agir d'un but scientifique. Votre Ordre a beau avoir été ce qu'il était, je dois avouer que vos capacités sont fascinantes.
– Vous vous êtes retourné, non ? lança-t-elle soudainement en enfilant son short.
– Quelle perspicacité !
Il est définitivement humain, sourit-elle. La falleen termina de se rhabiller avant de faire de nouveau face à l'officier. Il semblait avoir retrouvé son flegme habituel, mais Besna percevait quelque chose d'autre dans l'organisation de ses pensées. Une forme de fascination teintée de respect. La falleen s'en sentit revigoré.
– Si je dois servir de modèle de test, alors ainsi soit-il ! dit-elle en serrant et desserrant le poing.
Ses yeux transpercèrent ceux du commodore.
– Mais une fois ces tests finis, qu'adviendra-t-il de moi ?
– Je n'ai aucune réponse à cette question Besna. Mais dès que je la connaîtrais, vous serez la première informée.
La falleen hocha la tête. Encore une fois, elle usa de la Force pour décrypter les pensées de son interlocuteur. Et encore une fois, il ne mentait pas. Malgré elle, elle se sentit frissoner. Cette ignorance était encore plus effrayante en ce un sens. Je préfère qu'on m'annonce mon exécution plutôt que de me maintenir dans le flou. Au moins, la question serait réglée.
– Je peux compter sur vous pour cela, Jax ?
Elle l'avait appelé à dessein par son prénom. Par ce geste, elle espérait lui faire comprendre la confiance qu'elle plaçait en lui. Le commodore inclina la tête.
– Vous pouvez, Besna. Comme je vous l'ai dit, nos destins sont liés.
– Allons commodore, dit-elle d'un ton plus doux en lui touchant le bras. Parlons franchement : si l'Empire décide de m'exécuter, pourquoi subiriez-vous le même sort ?
Le commodore ne se départit pas de son contact : il se contenta de la fixer droit dans les yeux.
– Aux yeux de la Galaxie, les jedi ont tous été exterminé pour trahison. Votre présence ici est gardé secrète. Si toute cette entreprise devait se finir par votre mort, nul doute que tout ceux au courant disparaîtront sans laisser de traces.
Besna se sentit tressaillir et sa main serra davantage le bras du commodore. L'absence d'émotion avec laquelle il avait théorisé cette possibilité lui glaçait le sang.
– Quel genre de gouvernement pourrait assassiner ses propres officiers ?
– Le genre de gouvernement qui mettra un terme à cette guerre, assena Cerid.
Une lueur semblait s'animer dans ses yeux auparavant inanimés.
– Vous seriez prêt à vous laisser tuer ? lui demanda Besna d'un ton où le dégout luttait avec le chagrin.
– Il faut parfois faire des sacrifices pour servir une plus grande cause. N'est-ce pas ce que vous autres jedi prônez ?
Nous prônons le détachement et l'acceptation de l'inévitable, pas ce sens du devoir écacerbé, ce fanatisme fou. Nous étions prêt à sacrifier notre existence pour sauver des vies, pas pour...Ça.
Elle ne trouva toutefois pas le courage d'asséner ses pensées au commodore. Elle avait peur de sa réponse. C'est alors seulement qu'elle se rendit compte qu'elle avait lâché son bras : Cerid s'était éloigné de quelques pas vers la sortie. Il se retourna vers elle et lui sourit pour la première fois.
– Une nouvelle Galaxie est née Besna. J'ose espérer que vous en ferez partie, vous aussi.
- Rapport ? demanda-t-il
- Aucun croiseur séparatiste détecté autour de Mustafar, répondit le pilote, assis à côté de lui dans l'un des deux sièges du cockpit.
- Alors où sont-ils ?
- Ils sont peut-être cachés ailleurs dans le système, à l'abri de nos appareils de détection. Mais il est plus probable qu'ils aient quitté les lieux.
- Pensez-vous vraiment que le général Grievous soit toujours là ? intervint le co-pilote, assis dans le deuxième siège.
- C'est l'empereur qui nous a ordonné de venir ici pour inspection. Il n'est pas question de remettre ses ordres en cause ! s'insurgea Fox
- Bien sûr, commandant...
- Même si les chances que Grievous soit là sont faibles, il est de notre devoir d'aller vérifier.
Il se tourna vers le pilote.
- Posez-nous aux points de coordonnées fournis.
- A vos ordres.
Le commandant clone remit son casque sur sa tête et sortit du cockpit. Ses hommes, éparpillés aux quatre coins de la navette, se tournèrent vers lui. Tous portant l'armure rouge et le sceau indiquant leur appartenance aux forces de sécurité de Coruscant. Et s'ils étaient si loin de la capitale, c'était pour une bonne raison : tuer les dirigeants séparatistes et mettre un terme à cette guerre pour rétablir l'ordre dans la galaxie. Mais avant tout pour obéir à un ordre de leur empereur.
- En position les gars ! ordonna-t-il. On se prépare à se poser !
Les soldats mirent aussitôt leur casque avant de se ranger devant la rampe d'accès. Fox vint se mettre en position devant eux.
Les lumières de la navette s'éteignirent une à une et le silence se fit, uniquement troublé par le bruit des propulseurs, plongeant la pièce dans une ambiance inquiétante et oppressante. Mais les clones étaient habitués à procéder de la sorte.
Le vaisseau fut bientôt secoué, tandis que la voix du pilote annonçait dans les hauts-parleurs :
- On pénètre dans l'atmosphère de Mustafar !
Fox alluma la lampe sur le côté de son casque, ainsi que celle au-dessus du canon de son arme. Deux cercles de lumière apparurent devant lui, perçant l'obscurité comme une vibrolame. Le commandant entendit derrière lui ses soldats procéder de même et les murs furent bientôt éclairer par une vingtaine de cercles lumineux. Le commandant resserra sa prise sur son arme. Si Grievous était toujours là, ils leur faudrait se tenir prêt.
Il entendit les réacteurs faiblirent petit à petit tandis que le vaisseau semblait flotter au-dessus d'un même endroit. Les pieds de la navette se déplièrent dans leur bruit caractéristique, puis le vaisseau ne bougea plus.
La rampe d'accès s'ouvrit lentement, laissant filtrer un rayon de lumière rougeâtre à l'intérieur. La couleur de la lave et du magma. Fox sentit aussitôt une bouffée de chaleur envahir l'intérieur de la navette, le prenant à la gorge. Il ne se laissa toutefois pas distraire.
- Allez ! Allez ! hurla-t-il en faisant un grand geste de la main.
Il dévala la rampe d'accès, fonçant droit devant lui. Ses hommes envahirent rapidement l'aire d'atterrissage, se déployant de chaque côté.
- Rien à signaler, monsieur, dit l'un deux.
- Très bien.
Il parcourut la plateforme du regard, puis regarda en direction du complexe séparatistes. L'entrée du bâtiment était ouverte et il n'y avait aucun garde en vue. Voilà qui puait le piège !
- Restez ici ! Surveillez la navette ! ordonna-t-il à une dizaine de clones. Au moindre problème, appliquer le protocole 6.
- A vos ordres !
- Les autres, avec moi !
Les vingt autres clones s'élancèrent derrière lui en direction du complexe. Fox se plaqua contre le mur, le souffle court. Il jeta un rapide coup d'œil à l'ouverture qui donnait sur l'intérieur du bâtiment, avant de se tourner vers ses hommes, eux aussi collés contre la paroi en métal. Il leur fit signe d'attendre. Puis, quand ce fut le moment il abaissa le bras et cria :
- Maintenant !
Comme un seul homme, ils s'engouffrèrent dans le complexe, l'arme au poing. Le couloir qui s'ouvrait devant eux était vide : aucun bruit ne résonnait entre les murs, seulement le silence. Fox leur fit signe d'avancer discrètement. Ils parvinrent jusqu'à une grande pièce rectangulaire. Une odeur le saisit alors à la gorge : l'odeur de la mort.
Son odorat avait vu juste. La pièce était jonchée de cadavres. La plupart étaient affreusement mutilés, des membres arrachés, du sang dégoulinant de leurs plaies béantes. Les autres présentaient juste un trou au milieu du ventre ou de la tête, surement infligé par un blaster.
- Venez voir chef, l'appela un de ses hommes, la lampe de son casque braquée sur un cadavre.
Fox s'approcha et baissa les yeux sur le corps, qu'il reconnut aisément : celui du vice-roi Gunray, l'un des leaders séparatistes les plus recherchés. Le neimoidien n'avait pas eu une fin enviable : on lui avait arraché les yeux, la langue et le cœur. Des rivières de sang coulaient de ses orbites vides et de sa poitrine, inondant le sol de la substance verdâtre.
- Apparemment, Grievous s'est chargé d'eux avant nous.
- Y a-t-il une trace de lui ?
- Aucune chef. Il a dû quitter les lieux depuis longtemps.
- Continuez tout de même les recherches. On ne sait jamais : une preuve de sa localisation pourrait être quelque part.
Il s'éloigna de ses hommes, qui fouillaient la salle principale, et s'aventura dans la petite pièce adjacente, destinés aux holo-conférences.
Le corps du leader Wat Tambor reposaient sur la table. La peau verdâtre du Skakoan avait pris une couleur bleuté et son cadavre était étonnamment maigre. Le clone remarqua alors qu'un des câbles reliant Tambor à son armure était coupé. L'armure des skakoans leur permettait de survivre sur les planètes oxygéné, leur anatomie n'étant habitués qu'aux conditions uniques de leur planète natal. Le câble coupé, l'armure de Tambor avait dû être envahie d'oxygène, et le séparatiste avait littéralement étouffé. Un sort peu enviable, même pour une ordure séparatiste.
Un léger bip retint l'attention de Fox. Il jeta un coup d'œil de tous les côtés, sans en trouver la source. Une nouvelle sonnerie retentit. Il s'accroupit et regarda sous la table. Un petit boitier noir, d'une longueur d'environ vingt centimètres, et d'une largeur de dix était accrochés sous la table. Une bombe !
Fox n'hésita pas une seconde. Il laissa tomber son blaster et fit irruption dans la salle principale.
- Une bombe ! Fuyez !
Tandis que ses hommes laissaient tomber leurs affaires pour tourner les talons, il les imita et courut vers la sortie. Une violente explosion retentit derrière lui, le rendant momentanément sourd. Il sentit une vague de chaleur arriver dans son dos, l'enveloppant complètement.
Son univers disparut dans les flammes.
Coruscant, Bureau du Sénat.
Palpatine était assis derrière son bureau, la chaise tournée vers la fenêtre. La vitre venait tout juste d'être réparée, après son combat avec Mace Windu. Toutefois, il ne comptait pas rester dans ce bureau longtemps. Il était devenu trop petit et surtout trop peu adapté à sa nouvelle position d'empereur. Son regard se porta au loin,sur le temple jedi. Il avait demandé à plusieurs équipes de clones de débarrasser le bâtiment de toutes les statues et autres artefacts pouvant rappeler les jedi. Car il comptait bien faire de l'ancien temple son palais impérial.
Il s'imaginait déjà la satisfaction qu'il aurait en dormant dans le bâtiment, autrefois si cher à ses ennemis. Lui, un seigneur sith, vivant dans l'ancienne demeure des jedi. Quelle ironie !
Mais la chose avait aussi un côté pratique. Depuis son nouveau palais, il pourra avoir accès à l'ancien temple sith, enfouis profondément sous celui des jedi. Il pourrait alors se plonger profondément dans le côté obscur et étudier les secrets de son défunt maitre.
Une lumière bleue apparut sur la table, lui annonçant l'arrivée de ses conseillers. Il tourna son fauteuil et appuya sur le bouton.
La porte d'entrée s'ouvrit. Un total de six personnes entra dans la pièce. On comptait parmi eux ses plus proches conseillers Sate Pestage, Janus Greejatus, Ars Dangor et ,bien sûr, l'umbarrienne Sly Moore. Mas Ammeda n'était pas présent, trop occupé par la traque de Maitre Yoda. Le misérable jedi vert avait tenté de l'assassiner la veille. Leur combat avait dévasté son bureau sous la rotonde ainsi qu'une bonne partie de la chambre du sénat.
Deux hauts gradés de la sphère militaire étaient également présent : Le directeur des services de renseignements républicain : Armand Ysard ; ainsi que l'amiral Wilhuf Tarkin.
- Majesté, le saluèrent-ils avec une révérence.
- Mes amis. Je vous en prie asseyez-vous, les pria-t-il en désignant les cinq chaises disposées devant lui.
Ils s'exécutèrent. Seul Sly Moore s'approcha de lui pour venir se poster à sa droite. L'umbarrienne enfouit ses mains dans ses larges manches, puis fixa l'auditoire rassemblé devant son maitre.
Palpatine ne lui jeta qu'un vague coup d'œil, captant sa présence à travers la Force, puis se concentra sur audience.
- Je pense que vous connaissez tous la raison de votre venue, déclara l'Empereur en croisant ses mains en pyramide.
Les autres acquiesçants, il fit signe à Tarkin.
- Amiral, si vous voulez bien nous faire un résumé exact de la situation.
Le militaire au teint pâle se leva de sa chaise pour se diriger vers l'holo-projecteur. Sidious pressa une touche de son bureau et la fenêtre derrière lui devint opaque, plongeant la pièce dans le noir. Une carte complète de la galaxie apparut à côté de Tarkin, illuminant la salle.
- Il y a deux jours de cela, les forces séparatistes ont lancé une grande contre-attaque sur les trois fronts qu'ils occupent, résuma l'amiral en désignant les endroits concernés, tous représenter par des points rouges. Nos troupes venant à peine d'éliminer les traitres jedi, elles ont été prises par surprise. Les troupes séparatistes ont fait de nombreuses avancés sur des mondes que nous avions partiellement repris, notamment Félucia et Kashyyyk.
- Leurs forces représentent-elles de nouveau une menace sérieuse ? demanda Dangor.
- Leurs forces ont toujours représenté une menace sérieuse. Même si les séparatistes sont maintenant repoussés dans la Bordure Extérieur, il ne faut pas oublier qu'elles ont failli envahir Coruscant il y a peu de temps et que sa majesté a été capturé lors de la bataille.
- Ce que nous voulons dire, intervint Pestage, c'est si cette contre-attaque représente une menace urgente pour notre Empire ? Une menace qui devrait mobiliser l'entièreté de nos forces. Après tout, malgré cette remarquable avancée, leurs forces sont toujours nettement inférieures aux nôtres.
Le directeur Ysard se redressa dans son fauteuil en écartant les mains.
- Les forces ne font pas tout. Nos services de renseignements indiquent une ferveur renaissante chez la population séparatiste. Cette avancée leur a redonner de l'espoir. Et l'espoir est une arme dangereuse au même titre que n'importe quelle flotte.
- Je suis d'accord, reprit Tarkin. Il serait mal avisé de ne pas considérer les séparatistes comme une menace, surtout maintenant que le Grievous est leur unique chef. Si nous relâchons un instant notre attention, les séparatistes auront le temps de reprendre des forces, et nous nous retrouveront face à un problème encore plus grand.
Sidious hocha doucement la tête. Il avait reçu la nouvelle de la mort du commandant Fox peu de temps avant. Lui et son équipe s'étaient rendus sur Mustafar pour inspecter le complexe où était censée ce caché les leaders séparatistes. Sidious n'avait que peu d'espoir que les clones les trouvent, les leaders ayant surement déjà quitté les lieux. Et il avait raison. Les clones avaient en effet trouvé les corps mutilés , mais il n'y avait aucune trace de Grievous. Ils n'avaient pas eu le temps d'en chercher, car le complexe surement piégé avait explosé, les tuant tous. Seuls les pilotes de la navette et les clones restés sur la plateforme d'atterrissage avait survécu.
- Que proposez-vous donc, amiral ? continua Greejatus. Vous n'avez toujours pas répondu à ma première question : devrions-nous déployer l'entièreté de notre flotte pour contrer cette menace ?
- Pas toute. Quelques vaisseaux devraient rester ici pour protéger Coruscant et les mondes du noyau. Il faut aussi laissé des croiseurs en orbite des mondes séparatistes que nous avons repris. Le reste de nos forces sera dédié à la guerre contre les séparatistes.
Sidious se leva de sa chaise. C'était parfait.
- Je vous remercie pour ses éclaircissements, messieurs. Amiral Tarkin, j'approuve votre stratégie. Je vous confie donc le commandement de la flotte.
- Merci, votre majesté, s'inclina-t-il. C'est un honneur.
- Dîtes tout de même au capitaine Vos Parck d'annuler son voyage dans les régions inconnues. La traque de contrebandiers peut attendre.
- Comme vous voudrez.
Le doigt griffu de Sidious pressa une touche à son bureau et la lumière apparut de nouveau derrière lui, inondant la pièce.
Tarkin s'éloigna du projecteur holographique et s'approcha de lui.
- Majesté, si je puis me permettre, ne faudrait-t-il pas mieux réassigner tous les commandants de la flotte à leur navire plutôt qu'à aider des survivants jedi ?
- Non, répondit Sidious avec un sourire sournois. Croyez-moi, dès que mon projet sera mené à terme, nous disposerons d'une puissance encore plus grande.
Il se tourna vers Ysard.
- Comment se déroule notre petite entreprise ?
- Les prisonniers sont encore pour la plupart agités. Pour l'instant, c'est la jedi du commodore Cerid qui est la plus docile. Pourtant, la falleen semblait être l'un des éléments les plus rebelle, mais le commodore a réussi à la calmer.
- Cerid, murmura Sidious. N'est-ce pas celui qui s'est échappé d'un centre de recherche séparatiste ?
- Lui même, majesté.
- Je l'ai rencontré qu'une seule fois. Est-il compétent ? demanda l'Empereur en se rasseyant.
- Je l'ai rencontré à de nombreuses reprises durant la guerre, affirma Tarkin. Il est très compétent. Et il n'est pas du genre à se laisser...influencer par ses émotions.
Naboo, maternité de Theed.
Padmé était allongée sur une table d'opération, ses jambes nues écartées. Son esprit était en ébullition, tout comme son corps. La douleur qu'elle ressentait était inimaginable et l'empêchait de penser.
Un nouveau cri de douleur franchit ses lèvres tandis qu'une vive douleur semblait appuyer sur son utérus.
- Calmez-vous madame, essaya de la rassurer Sabé à côté d'elle en lui tenant la main.
La sénatrice la dévisagea à travers ses yeux remplis de larmes. Une nouvelle pression entre ses jambes et elle hurla de plus belle. Elle sentit ses doigts s'enfoncer dans la chaire de sa servante jusqu'au sang. Celle-ci tenu tout de même bon.
- Je commence à apercevoir sa tête ! s'écria le droid médicale, placé juste devant ses jambes écartées.
Padmé sentit le corps du bébé descendre lentement de son utérus. Enfin, dans un dernier hurlement, elle sentit le corps sortir. Des pleurs retentirent non loin d'elle. Des pleurs d'enfants.
- C'est un garçon, confirma le droid.
Il emmitoufla le nouveau-né dans une serviette avant de le passer à un autre droid.
Padmé sentit aussitôt une nouvelle vague de douleur débuter. Des larmes de douleurs envahirent son beau visage.
- Je vois le deuxième qui arrive ! s'écria de nouveau le droid.
- Madame, vous avez des jumeaux ! s'exclama Sabé.
Une nouvelle série de cris plus tard, Padmé sentit son utérus se détendre, tandis que le droid-médecin déclarait devant elle.
- C'est une fille.
Padmé entreprit de reprendre son souffle, respirant à plein poumon. Une infirmière humaine, le visage envahi de maquillage typique de Naboo, s'approcha d'elle, un enfant dans les bras. Sa collègue en tenait un autre.
- Le garçon, lui dit la première en lui montrant l'enfant.
Padmé respira un grand coup.
- L...Lu...Luke... murmura-t-elle.
Elle regarda ensuite sa fille.
- Lei...Leia...
Elle ne put dire autre chose et s'évanouit sur la table d'opération.
Ancien début du chapitre :
Sinon, vous reprendrez bien une louche de Padmé ?
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Chapitre 11
Accouchement
Accouchement
Besna avait les yeux fixés sur le mur vitré qui se trouvait face à elle. De l'autre côté, une masse de clones attendait. Tous avaient retirés leur casque, sûrement pour mieux profiter le spectacle. Nombreux étaient-ceux qui souriaient de toutes leurs dents, attendant le moment fatidique.
Elle tourna son regard vers la vapo-douche. Elle comprenait maintenant pourquoi les murs étaient transparents. Après tout, les clones aussi devaient s'amuser de temps en temps. La falleen n'avait, jamais eu de problème avec sa nudité. Elle n'avait jamais éprouvé de honte ou de gêne à montrer son corps. Lorsqu'elle était encore au Temple, il lui arrivait souvent de prendre des douches collectives avec ses collègues masculins.
Elle était tout aussi indifférente au fait d'être vue nue par ses geôliers, même si les clones ne se priveraient sûrement pas de s'enthousiasmer devant ses formes, ce que les jedi se gardait bien de faire. Qu'ils regardent donc ! S'ils croient que leurs regards ou leurs remarques peuvent me toucher, ils vont être déçus.
Elle s'avança vers la vapo-douche, ignorant la foule et se positionna de façon à lui tourner le dos. Après tout, ce n'était pas parce qu'elle n'avait pas honte d'être vue nue devant eux qu'elle allait leur donner satisfaction !
Elle passa ses mains dans son dos et défit l'attache de son soutien-gorge avant de le laisser tomber devant elle. Les plaintes déçus des clones lui parvinrent aux oreilles. Ses doigts descendirent ensuite le long de ses hanches et vinrent toucher l'élastique de son short. D'un geste, elle le dénoua, avant de saisir les deux côtés de son short pour le baisser le long de ses jambes. Le vêtement glissa jusqu'à ses chevilles. Cette fois, les plaintes furent remplacer par des cris de joie et des sifflets. La falleen devina aisément que tous les regards étaient fixés sur sa paire de fesses.
Elle retira ses jambes du short et d'un mouvement du talon, le repoussa vers l'arrière. Elle enjamba la porte de la douche et la referma derrière elle. Elle jeta un rapide coup d'oeil par dessus son épaule, pour apercevoir les clones toujours massés, parfaitement visible. Peu importe. Dans cette cabine, elle avait l'impression de retrouver une intimité. Comme si les quatre parois l'isolaient de ses geôliers.
Elle tourna le robinet. Un flot de vapeur sortit du pommeau situé au-dessus de sa tête, et se déposa rapidement sur son corps en une fine pellicule d'eau chaude. Besna eut l'impression que des milliers de perles se mouvaient sur ses écailles, lui transmettant une sensation de chaleur des plus agréable. Comme si un cocon douillet s'était refermé autour d'elle. Elle délia ses cheveux noirs qui cascadèrent sur sa nuque et laissa l'eau se déverser dessus. Elle poussa un soupir et passa ses mains sur son visage, profitant de la chaleur rassurante qui régnait dans la cabine. Son esprit s'endormit quelques instants. Pour la première fois depuis son arrivée, elle sentit la Force envelopper sa conscience de sa présence rassurante. Ses membres se détendirent : l' harmonie se répandit dans tout son être, lui apportant un réconfort plus grand encore que celui de l'eau chaude. Elle se tint immobile, de l'eau coulant comme autant de fleuves le long de ses courbes, et elle plongea dans une transe méditative des plus bienfaitrice . Là, son esprit se fondit dans le flot de la Force. Elle capta les remous qui l'agitait, signe de la présence envahissante du côté obscur, comme des sources de poison. Elle tâcha de les ignorer et s'enfonça plus en avant dans le cours de la Force. La réalité disparut de son esprit et elle oublia la prison, sa situation ou encore le massacre des siens pour se consacrer entièrement au flot de la vie. Lorsqu'elle regagna son corps, la vapeur l'entourait comme un manteau. De l'eau continuait de couler le long de ses membres, et ses écailles luisaient. Elle se sentait purifiée.
Elle éteignit le pommeau et saisit la serviette qui était posée en haut de la vitre transparente, maintenant couverte de buée. Elle y jeta un rapide coup d'œil et s'étonna de ne plus distinguer la forme des clones de l'autre côté. Ils étaient sans doute parti. Elle s'emmitoufla dans sa serviette et commença à se sécher. Elle enroula ensuite sa serviette autour de sa tête, en une masse compacte.
Elle ouvrit la porte de la douche et sortit. La chaleur de la vapo-douche ne la suivit pas. La falleen sentit l'air frais de sa cellule lui mordiller le corps et elle frissonna légèrement. Ce n'était toutefois pas une sensation désagréable. Au contraire, elle la trouva revigorante. Tout en essuyant l'eau qui gouttait de sa chevelure, elle fixait la paroi transparente qui lui faisait face, et ouvrait sur le couloir désormais vide. Un sourire s'étira sur son visage, en pensant aux clones. Les gars, vous ne savez pas ce que vous manquez.
Un raclement de gorge la fit pivoter brusquement sur la droite. Jax Cerid se tenait à quelques pas de là, deux assiettes de nourriture dans la main. Intérieurement, la falleen se maudit. Mon esprit était tellement occupé par ma méditation que je n'ai pas fait attention à ce qui se passait autour de moi.Au combat, cette erreur aurait pu se révéler fatal.
- Commodore, le salua-t-elle en continuant de s'essuyer les cheveux, comme si de rien était.
- Besna, répondit-il d'une voix neutre.
On aurait pu croire qu'il s'adressait à une quelconque employée qu'il croisait en passant dans un couloir. La falleen remarqua pourtant que ses joues avait pris une teinte rose
– Vous aussi, vous êtes venu assister au spectacle ? lui lança-t-elle d'un ton mordant en essuyant vigoureusement une jambe, puis l'autre.
– Vous vous sur-estimée, ma chère, lui renvoya-t-il en esquissant un sourire.
– Médisant, fit-elle en roulant des yeux.
Elle remit sa serviette autour d'elle et prit le bol que lui tendait l'officier. Puis, elle vint s'asseoir à côté de lui. Il n'avait pas d'armes. Elle avait renoncé aux méthodes expéditives et violentes, qu'elle avait utilisée lors de son réveil. Après avoir repris son calme, elle s'était rendue compte qu'elle ne parviendrait pas à s'évader de cette façon. Comme on le lui avait enseigné, elle devait se montrer patiente : observer, analyser ce qui se passait autour d'elle et ce qui se préparait. Et quand le moment serait venu, d'utiliser ses informations.
Toutefois, elle éprouvait du respect envers Cerid. Venir sans armes dans la cellule d'une prisonnière jedi - falleen qui plus est - libre de ses mouvements, tout ça pour partager un repas avec elle. Si je ne le savais pas aussi sûr de lui, je le prendrai pour un fou. Elle aimait leurs discussions. Le commodore avait beau garder froidement ses distances et n'échanger que quelques mots, cela lui suffisait. C'était déjà un réconfort dans cette prison : d'une certaine manière, il était sa fenêtre sur l'extérieur, son seul lien avec la Galaxie. Elle devait uniquement veiller à ne pas évoquer des sujets qui fâchent. Lors de leur deuxième rencontre - après qu'il l'ait réconforté après sa honteuse crise de larmes - elle avait tenté de le convaincre que les jedi n'étaient pas des traîtres. Elle lui avait dit que Palpatine avait pu mentir et fabriqué de fausses preuves, pour se débarrasser du seul groupe en mesure de s'opposer à son coup d'état institutionnel. L'officier avait balayé ses arguments, et Besna avait vu à son regard qu'il valait mieux ne pas insister. Nous sommes dans des camps opposés. N'oublie pas ça, Besna.
La nourriture consistait en une bouillie à l'aspect peu reluisant, mais étrangement bonne. Besna se surprit à la manger avec appétit.
– Je suis content de voir que vous appréciez les rations, dit le commodore en coulant un regard vers elle. Les clones ne semblent pas vous avoir gênés durant votre toilette.
– Il en faut plus pour déconcentrer un jedi. Où sont-ils partis ?
– Leur pause a pris fin, ils ont donc rejoint leur baraquement. Vous êtes bien restée une heure dans cette douche.
Tant que ça ? Rentrer de nouveau en communion avec la Force après tant d'incertitudes avait brouiller sa notion du temps, mais c'était sans importance. La facture d'eau va être salée pour eux.
– Vous n'êtes pas resté autant de temps à m'attendre j'espère ? Vous devez avoir d'autres choses à faire.
– Non, je n'étais là que depuis quelques minutes. Et contrairement aux clones, vous êtes mon travail, Besna.
La falleen hocha la tête en silence. Inutile de me rappeler aussi souvent pourquoi vous êtes là.
– Votre nuit s'est bien passée ? lui demanda-t-il avant d'avaler une nouvelle bouchée.
– Aussi bien qu'elle peut l'être sur un sol froid et métallique.
– Je peux vous faire amener une couverture si vous voulez !
– Ce ne sera pas nécessaire, le rassura-t-elle en posant une main sur son bras. Les jedi ont l'habitude de vivre dans le dénuement.
Le commodore hocha la tête, mais Besna put voir le bord de ses lèvres se lever dans un mouvement de dégoût. La jedi ne savait pas d'où lui venait sa haine de l'Ordre, mais même un non-forceux pouvait s'en rendre compte tant elle crevait les yeux. Ce qui rend encore plus étrange son comportement envers moi. La question lui brûlait les lèvres.
– Pourquoi vous montrer aussi généreux avec moi ?
La question le prit par surprise.
– Je vous demande pardon ?
– Vous devez me surveiller et de me garder en bonne santé, certes. Mais cela n'explique pas les attentions que vous me prodiguez, expliqua-t-elle. La première fois, vous m'avez réconforté. Et maintenant vous m'apportez à manger et vous voulez me donnez des couvertures. Votre mission ne demande sans doute pas à ce que vous fassiez preuve d'autant d'abnégation.
Les yeux du commodore semblèrent la juger un instant. Finalement, il répondit :
– Je ne sais pas ce que le Haut Commandement veut faire de vous, Besna. Mais je me suis bien rendu compte que mon sort dépendra du vôtre. Il est donc dans notre intérêt mutuel que votre séjour se passe bien.
– Je vois, dit Besna en finissant son assiette. Au moins, vous êtes honnête.
Elle laissa son bol sur le sol et se releva. Ses cheveux encore humide lui fouettèrent les épaules, les mouillant légèrement. Elle laissa tomber sa serviette au sol et tendit ses bras vers sa nuque.
– Ce que j'aimerai bien savoir, dit-elle, c'est ce qu'on attend de moi. Ou plutôt, ce que je vais devoir subir.
Elle avait demander cela sans le regarder, occupée à renouer ses cheveux. La falleen sentit une mèche lui échapper et ses cheveux retomber contre son dos. Une légère moue lui tira le haut de la lèvre. Patiemment, elle recommença. Sur sa droite, elle entendit Jax prendre la parole :
– Mes supérieurs m'ont informé que vous seriez bientôt soumise à une nouvelle batterie de test.
– Devrais-je à nouveau brutaliser des clones ? lança-t-elle.
Si c'était le cas, elle ne savait comment elle réagirait. C'était une chose de combattre ses géoliers pour tenter dans l'espoir de s'échapper. Mais les frapper volontairement, uniquement pour... Pour quoi ? Réussir un test ? Voilà tout ce que sont les jedi maintenant ? Des sujets de tests ?
– Pas cette fois. Il s'agirait essentiellement de mesurer vos capacités physiques.
La falleen digéra l'information. Ses cheveux retombèrent en une queue de cheval sur sa nuque.
– Mes capacités physiques ? Vraiment ? dit-elle avec un petit rire incrédule en se tournant vers le commodore.
L'officier s'était lui aussi relevé et il tenait à présent les deux bols l'un dans l'autre. Son regard était fixé sur le corps de la jedi, descendant le long de ses seins jusqu'à ses hanches. La falleen le surprit à s'attarder sur les récentes cicatrices qu'elle portait autour du nombril. Un souvenir qui gravait la mort d'Exar et de son Ordre dans sa chair.
– Vous voulez que je vous aide commodore ? lui lança-t-elle d'un ton moqueur.
– Il faut dire que vous n'êtes pas étouffée par la pudeur, lui rétorqua Jax sur le même ton.
Il eut toutefois la bonne grâce de rougir, la faisant rire. Il était réconfortant de savoir qu'il restait - malgré sa froideur aussi bien intérieur qu'extérieur - un être encore doué de sentiments.
– Si cela vous gêne, vous n'avez qu'à vous retourner !
Le commodore s'exécuta, à son grand amusement.
– Pour rependre notre discussion où nous en étions, j'ignore ce que mes supérieurs comptent faire de toutes ces informations, avoua-t-il en fixant le mur.
Tandis qu'il parlait, la falleen s'avança jusqu'à es vêtements, laissés en tas devant la vapo-douche.
– Mais vous devez bien avoir quelques hypothèses, non ? dit-elle en lui tournant à son tour le dos.
– Je suppose qu'il doit s'agir d'un but scientifique. Votre Ordre a beau avoir été ce qu'il était, je dois avouer que vos capacités sont fascinantes.
– Vous vous êtes retourné, non ? lança-t-elle soudainement en enfilant son short.
– Quelle perspicacité !
Il est définitivement humain, sourit-elle. La falleen termina de se rhabiller avant de faire de nouveau face à l'officier. Il semblait avoir retrouvé son flegme habituel, mais Besna percevait quelque chose d'autre dans l'organisation de ses pensées. Une forme de fascination teintée de respect. La falleen s'en sentit revigoré.
– Si je dois servir de modèle de test, alors ainsi soit-il ! dit-elle en serrant et desserrant le poing.
Ses yeux transpercèrent ceux du commodore.
– Mais une fois ces tests finis, qu'adviendra-t-il de moi ?
– Je n'ai aucune réponse à cette question Besna. Mais dès que je la connaîtrais, vous serez la première informée.
La falleen hocha la tête. Encore une fois, elle usa de la Force pour décrypter les pensées de son interlocuteur. Et encore une fois, il ne mentait pas. Malgré elle, elle se sentit frissoner. Cette ignorance était encore plus effrayante en ce un sens. Je préfère qu'on m'annonce mon exécution plutôt que de me maintenir dans le flou. Au moins, la question serait réglée.
– Je peux compter sur vous pour cela, Jax ?
Elle l'avait appelé à dessein par son prénom. Par ce geste, elle espérait lui faire comprendre la confiance qu'elle plaçait en lui. Le commodore inclina la tête.
– Vous pouvez, Besna. Comme je vous l'ai dit, nos destins sont liés.
– Allons commodore, dit-elle d'un ton plus doux en lui touchant le bras. Parlons franchement : si l'Empire décide de m'exécuter, pourquoi subiriez-vous le même sort ?
Le commodore ne se départit pas de son contact : il se contenta de la fixer droit dans les yeux.
– Aux yeux de la Galaxie, les jedi ont tous été exterminé pour trahison. Votre présence ici est gardé secrète. Si toute cette entreprise devait se finir par votre mort, nul doute que tout ceux au courant disparaîtront sans laisser de traces.
Besna se sentit tressaillir et sa main serra davantage le bras du commodore. L'absence d'émotion avec laquelle il avait théorisé cette possibilité lui glaçait le sang.
– Quel genre de gouvernement pourrait assassiner ses propres officiers ?
– Le genre de gouvernement qui mettra un terme à cette guerre, assena Cerid.
Une lueur semblait s'animer dans ses yeux auparavant inanimés.
– Vous seriez prêt à vous laisser tuer ? lui demanda Besna d'un ton où le dégout luttait avec le chagrin.
– Il faut parfois faire des sacrifices pour servir une plus grande cause. N'est-ce pas ce que vous autres jedi prônez ?
Nous prônons le détachement et l'acceptation de l'inévitable, pas ce sens du devoir écacerbé, ce fanatisme fou. Nous étions prêt à sacrifier notre existence pour sauver des vies, pas pour...Ça.
Elle ne trouva toutefois pas le courage d'asséner ses pensées au commodore. Elle avait peur de sa réponse. C'est alors seulement qu'elle se rendit compte qu'elle avait lâché son bras : Cerid s'était éloigné de quelques pas vers la sortie. Il se retourna vers elle et lui sourit pour la première fois.
– Une nouvelle Galaxie est née Besna. J'ose espérer que vous en ferez partie, vous aussi.
***
Fox regarda par la fenêtre du cockpit la planète de lave qui se rapprochait.- Rapport ? demanda-t-il
- Aucun croiseur séparatiste détecté autour de Mustafar, répondit le pilote, assis à côté de lui dans l'un des deux sièges du cockpit.
- Alors où sont-ils ?
- Ils sont peut-être cachés ailleurs dans le système, à l'abri de nos appareils de détection. Mais il est plus probable qu'ils aient quitté les lieux.
- Pensez-vous vraiment que le général Grievous soit toujours là ? intervint le co-pilote, assis dans le deuxième siège.
- C'est l'empereur qui nous a ordonné de venir ici pour inspection. Il n'est pas question de remettre ses ordres en cause ! s'insurgea Fox
- Bien sûr, commandant...
- Même si les chances que Grievous soit là sont faibles, il est de notre devoir d'aller vérifier.
Il se tourna vers le pilote.
- Posez-nous aux points de coordonnées fournis.
- A vos ordres.
Le commandant clone remit son casque sur sa tête et sortit du cockpit. Ses hommes, éparpillés aux quatre coins de la navette, se tournèrent vers lui. Tous portant l'armure rouge et le sceau indiquant leur appartenance aux forces de sécurité de Coruscant. Et s'ils étaient si loin de la capitale, c'était pour une bonne raison : tuer les dirigeants séparatistes et mettre un terme à cette guerre pour rétablir l'ordre dans la galaxie. Mais avant tout pour obéir à un ordre de leur empereur.
- En position les gars ! ordonna-t-il. On se prépare à se poser !
Les soldats mirent aussitôt leur casque avant de se ranger devant la rampe d'accès. Fox vint se mettre en position devant eux.
Les lumières de la navette s'éteignirent une à une et le silence se fit, uniquement troublé par le bruit des propulseurs, plongeant la pièce dans une ambiance inquiétante et oppressante. Mais les clones étaient habitués à procéder de la sorte.
Le vaisseau fut bientôt secoué, tandis que la voix du pilote annonçait dans les hauts-parleurs :
- On pénètre dans l'atmosphère de Mustafar !
Fox alluma la lampe sur le côté de son casque, ainsi que celle au-dessus du canon de son arme. Deux cercles de lumière apparurent devant lui, perçant l'obscurité comme une vibrolame. Le commandant entendit derrière lui ses soldats procéder de même et les murs furent bientôt éclairer par une vingtaine de cercles lumineux. Le commandant resserra sa prise sur son arme. Si Grievous était toujours là, ils leur faudrait se tenir prêt.
Il entendit les réacteurs faiblirent petit à petit tandis que le vaisseau semblait flotter au-dessus d'un même endroit. Les pieds de la navette se déplièrent dans leur bruit caractéristique, puis le vaisseau ne bougea plus.
La rampe d'accès s'ouvrit lentement, laissant filtrer un rayon de lumière rougeâtre à l'intérieur. La couleur de la lave et du magma. Fox sentit aussitôt une bouffée de chaleur envahir l'intérieur de la navette, le prenant à la gorge. Il ne se laissa toutefois pas distraire.
- Allez ! Allez ! hurla-t-il en faisant un grand geste de la main.
Il dévala la rampe d'accès, fonçant droit devant lui. Ses hommes envahirent rapidement l'aire d'atterrissage, se déployant de chaque côté.
- Rien à signaler, monsieur, dit l'un deux.
- Très bien.
Il parcourut la plateforme du regard, puis regarda en direction du complexe séparatistes. L'entrée du bâtiment était ouverte et il n'y avait aucun garde en vue. Voilà qui puait le piège !
- Restez ici ! Surveillez la navette ! ordonna-t-il à une dizaine de clones. Au moindre problème, appliquer le protocole 6.
- A vos ordres !
- Les autres, avec moi !
Les vingt autres clones s'élancèrent derrière lui en direction du complexe. Fox se plaqua contre le mur, le souffle court. Il jeta un rapide coup d'œil à l'ouverture qui donnait sur l'intérieur du bâtiment, avant de se tourner vers ses hommes, eux aussi collés contre la paroi en métal. Il leur fit signe d'attendre. Puis, quand ce fut le moment il abaissa le bras et cria :
- Maintenant !
Comme un seul homme, ils s'engouffrèrent dans le complexe, l'arme au poing. Le couloir qui s'ouvrait devant eux était vide : aucun bruit ne résonnait entre les murs, seulement le silence. Fox leur fit signe d'avancer discrètement. Ils parvinrent jusqu'à une grande pièce rectangulaire. Une odeur le saisit alors à la gorge : l'odeur de la mort.
Son odorat avait vu juste. La pièce était jonchée de cadavres. La plupart étaient affreusement mutilés, des membres arrachés, du sang dégoulinant de leurs plaies béantes. Les autres présentaient juste un trou au milieu du ventre ou de la tête, surement infligé par un blaster.
- Venez voir chef, l'appela un de ses hommes, la lampe de son casque braquée sur un cadavre.
Fox s'approcha et baissa les yeux sur le corps, qu'il reconnut aisément : celui du vice-roi Gunray, l'un des leaders séparatistes les plus recherchés. Le neimoidien n'avait pas eu une fin enviable : on lui avait arraché les yeux, la langue et le cœur. Des rivières de sang coulaient de ses orbites vides et de sa poitrine, inondant le sol de la substance verdâtre.
- Apparemment, Grievous s'est chargé d'eux avant nous.
- Y a-t-il une trace de lui ?
- Aucune chef. Il a dû quitter les lieux depuis longtemps.
- Continuez tout de même les recherches. On ne sait jamais : une preuve de sa localisation pourrait être quelque part.
Il s'éloigna de ses hommes, qui fouillaient la salle principale, et s'aventura dans la petite pièce adjacente, destinés aux holo-conférences.
Le corps du leader Wat Tambor reposaient sur la table. La peau verdâtre du Skakoan avait pris une couleur bleuté et son cadavre était étonnamment maigre. Le clone remarqua alors qu'un des câbles reliant Tambor à son armure était coupé. L'armure des skakoans leur permettait de survivre sur les planètes oxygéné, leur anatomie n'étant habitués qu'aux conditions uniques de leur planète natal. Le câble coupé, l'armure de Tambor avait dû être envahie d'oxygène, et le séparatiste avait littéralement étouffé. Un sort peu enviable, même pour une ordure séparatiste.
Un léger bip retint l'attention de Fox. Il jeta un coup d'œil de tous les côtés, sans en trouver la source. Une nouvelle sonnerie retentit. Il s'accroupit et regarda sous la table. Un petit boitier noir, d'une longueur d'environ vingt centimètres, et d'une largeur de dix était accrochés sous la table. Une bombe !
Fox n'hésita pas une seconde. Il laissa tomber son blaster et fit irruption dans la salle principale.
- Une bombe ! Fuyez !
Tandis que ses hommes laissaient tomber leurs affaires pour tourner les talons, il les imita et courut vers la sortie. Une violente explosion retentit derrière lui, le rendant momentanément sourd. Il sentit une vague de chaleur arriver dans son dos, l'enveloppant complètement.
Son univers disparut dans les flammes.
***
Coruscant, Bureau du Sénat.
Palpatine était assis derrière son bureau, la chaise tournée vers la fenêtre. La vitre venait tout juste d'être réparée, après son combat avec Mace Windu. Toutefois, il ne comptait pas rester dans ce bureau longtemps. Il était devenu trop petit et surtout trop peu adapté à sa nouvelle position d'empereur. Son regard se porta au loin,sur le temple jedi. Il avait demandé à plusieurs équipes de clones de débarrasser le bâtiment de toutes les statues et autres artefacts pouvant rappeler les jedi. Car il comptait bien faire de l'ancien temple son palais impérial.
Il s'imaginait déjà la satisfaction qu'il aurait en dormant dans le bâtiment, autrefois si cher à ses ennemis. Lui, un seigneur sith, vivant dans l'ancienne demeure des jedi. Quelle ironie !
Mais la chose avait aussi un côté pratique. Depuis son nouveau palais, il pourra avoir accès à l'ancien temple sith, enfouis profondément sous celui des jedi. Il pourrait alors se plonger profondément dans le côté obscur et étudier les secrets de son défunt maitre.
Une lumière bleue apparut sur la table, lui annonçant l'arrivée de ses conseillers. Il tourna son fauteuil et appuya sur le bouton.
La porte d'entrée s'ouvrit. Un total de six personnes entra dans la pièce. On comptait parmi eux ses plus proches conseillers Sate Pestage, Janus Greejatus, Ars Dangor et ,bien sûr, l'umbarrienne Sly Moore. Mas Ammeda n'était pas présent, trop occupé par la traque de Maitre Yoda. Le misérable jedi vert avait tenté de l'assassiner la veille. Leur combat avait dévasté son bureau sous la rotonde ainsi qu'une bonne partie de la chambre du sénat.
Deux hauts gradés de la sphère militaire étaient également présent : Le directeur des services de renseignements républicain : Armand Ysard ; ainsi que l'amiral Wilhuf Tarkin.
- Majesté, le saluèrent-ils avec une révérence.
- Mes amis. Je vous en prie asseyez-vous, les pria-t-il en désignant les cinq chaises disposées devant lui.
Ils s'exécutèrent. Seul Sly Moore s'approcha de lui pour venir se poster à sa droite. L'umbarrienne enfouit ses mains dans ses larges manches, puis fixa l'auditoire rassemblé devant son maitre.
Palpatine ne lui jeta qu'un vague coup d'œil, captant sa présence à travers la Force, puis se concentra sur audience.
- Je pense que vous connaissez tous la raison de votre venue, déclara l'Empereur en croisant ses mains en pyramide.
Les autres acquiesçants, il fit signe à Tarkin.
- Amiral, si vous voulez bien nous faire un résumé exact de la situation.
Le militaire au teint pâle se leva de sa chaise pour se diriger vers l'holo-projecteur. Sidious pressa une touche de son bureau et la fenêtre derrière lui devint opaque, plongeant la pièce dans le noir. Une carte complète de la galaxie apparut à côté de Tarkin, illuminant la salle.
- Il y a deux jours de cela, les forces séparatistes ont lancé une grande contre-attaque sur les trois fronts qu'ils occupent, résuma l'amiral en désignant les endroits concernés, tous représenter par des points rouges. Nos troupes venant à peine d'éliminer les traitres jedi, elles ont été prises par surprise. Les troupes séparatistes ont fait de nombreuses avancés sur des mondes que nous avions partiellement repris, notamment Félucia et Kashyyyk.
- Leurs forces représentent-elles de nouveau une menace sérieuse ? demanda Dangor.
- Leurs forces ont toujours représenté une menace sérieuse. Même si les séparatistes sont maintenant repoussés dans la Bordure Extérieur, il ne faut pas oublier qu'elles ont failli envahir Coruscant il y a peu de temps et que sa majesté a été capturé lors de la bataille.
- Ce que nous voulons dire, intervint Pestage, c'est si cette contre-attaque représente une menace urgente pour notre Empire ? Une menace qui devrait mobiliser l'entièreté de nos forces. Après tout, malgré cette remarquable avancée, leurs forces sont toujours nettement inférieures aux nôtres.
Le directeur Ysard se redressa dans son fauteuil en écartant les mains.
- Les forces ne font pas tout. Nos services de renseignements indiquent une ferveur renaissante chez la population séparatiste. Cette avancée leur a redonner de l'espoir. Et l'espoir est une arme dangereuse au même titre que n'importe quelle flotte.
- Je suis d'accord, reprit Tarkin. Il serait mal avisé de ne pas considérer les séparatistes comme une menace, surtout maintenant que le Grievous est leur unique chef. Si nous relâchons un instant notre attention, les séparatistes auront le temps de reprendre des forces, et nous nous retrouveront face à un problème encore plus grand.
Sidious hocha doucement la tête. Il avait reçu la nouvelle de la mort du commandant Fox peu de temps avant. Lui et son équipe s'étaient rendus sur Mustafar pour inspecter le complexe où était censée ce caché les leaders séparatistes. Sidious n'avait que peu d'espoir que les clones les trouvent, les leaders ayant surement déjà quitté les lieux. Et il avait raison. Les clones avaient en effet trouvé les corps mutilés , mais il n'y avait aucune trace de Grievous. Ils n'avaient pas eu le temps d'en chercher, car le complexe surement piégé avait explosé, les tuant tous. Seuls les pilotes de la navette et les clones restés sur la plateforme d'atterrissage avait survécu.
- Que proposez-vous donc, amiral ? continua Greejatus. Vous n'avez toujours pas répondu à ma première question : devrions-nous déployer l'entièreté de notre flotte pour contrer cette menace ?
- Pas toute. Quelques vaisseaux devraient rester ici pour protéger Coruscant et les mondes du noyau. Il faut aussi laissé des croiseurs en orbite des mondes séparatistes que nous avons repris. Le reste de nos forces sera dédié à la guerre contre les séparatistes.
Sidious se leva de sa chaise. C'était parfait.
- Je vous remercie pour ses éclaircissements, messieurs. Amiral Tarkin, j'approuve votre stratégie. Je vous confie donc le commandement de la flotte.
- Merci, votre majesté, s'inclina-t-il. C'est un honneur.
- Dîtes tout de même au capitaine Vos Parck d'annuler son voyage dans les régions inconnues. La traque de contrebandiers peut attendre.
- Comme vous voudrez.
Le doigt griffu de Sidious pressa une touche à son bureau et la lumière apparut de nouveau derrière lui, inondant la pièce.
Tarkin s'éloigna du projecteur holographique et s'approcha de lui.
- Majesté, si je puis me permettre, ne faudrait-t-il pas mieux réassigner tous les commandants de la flotte à leur navire plutôt qu'à aider des survivants jedi ?
- Non, répondit Sidious avec un sourire sournois. Croyez-moi, dès que mon projet sera mené à terme, nous disposerons d'une puissance encore plus grande.
Il se tourna vers Ysard.
- Comment se déroule notre petite entreprise ?
- Les prisonniers sont encore pour la plupart agités. Pour l'instant, c'est la jedi du commodore Cerid qui est la plus docile. Pourtant, la falleen semblait être l'un des éléments les plus rebelle, mais le commodore a réussi à la calmer.
- Cerid, murmura Sidious. N'est-ce pas celui qui s'est échappé d'un centre de recherche séparatiste ?
- Lui même, majesté.
- Je l'ai rencontré qu'une seule fois. Est-il compétent ? demanda l'Empereur en se rasseyant.
- Je l'ai rencontré à de nombreuses reprises durant la guerre, affirma Tarkin. Il est très compétent. Et il n'est pas du genre à se laisser...influencer par ses émotions.
***
Naboo, maternité de Theed.
Padmé était allongée sur une table d'opération, ses jambes nues écartées. Son esprit était en ébullition, tout comme son corps. La douleur qu'elle ressentait était inimaginable et l'empêchait de penser.
Un nouveau cri de douleur franchit ses lèvres tandis qu'une vive douleur semblait appuyer sur son utérus.
- Calmez-vous madame, essaya de la rassurer Sabé à côté d'elle en lui tenant la main.
La sénatrice la dévisagea à travers ses yeux remplis de larmes. Une nouvelle pression entre ses jambes et elle hurla de plus belle. Elle sentit ses doigts s'enfoncer dans la chaire de sa servante jusqu'au sang. Celle-ci tenu tout de même bon.
- Je commence à apercevoir sa tête ! s'écria le droid médicale, placé juste devant ses jambes écartées.
Padmé sentit le corps du bébé descendre lentement de son utérus. Enfin, dans un dernier hurlement, elle sentit le corps sortir. Des pleurs retentirent non loin d'elle. Des pleurs d'enfants.
- C'est un garçon, confirma le droid.
Il emmitoufla le nouveau-né dans une serviette avant de le passer à un autre droid.
Padmé sentit aussitôt une nouvelle vague de douleur débuter. Des larmes de douleurs envahirent son beau visage.
- Je vois le deuxième qui arrive ! s'écria de nouveau le droid.
- Madame, vous avez des jumeaux ! s'exclama Sabé.
Une nouvelle série de cris plus tard, Padmé sentit son utérus se détendre, tandis que le droid-médecin déclarait devant elle.
- C'est une fille.
Padmé entreprit de reprendre son souffle, respirant à plein poumon. Une infirmière humaine, le visage envahi de maquillage typique de Naboo, s'approcha d'elle, un enfant dans les bras. Sa collègue en tenait un autre.
- Le garçon, lui dit la première en lui montrant l'enfant.
Padmé respira un grand coup.
- L...Lu...Luke... murmura-t-elle.
Elle regarda ensuite sa fille.
- Lei...Leia...
Elle ne put dire autre chose et s'évanouit sur la table d'opération.
Ancien début du chapitre :
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Oh non, il a vraiment fait la vapo-douche !
Ce n'était pas une légende...
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Et non, c'était pas une légende. Tu as modifié la scène, non ?
En passant, Sly Moore est une femme, pas un homme.
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Quand un ouvrier a travaillé dix-huit heures, quand un peuple a travaillé dix-huit siècles et qu'ils ont, l'un et l'autre, reçu leur paiement, allez donc essayer d'arracher à cet ouvrier son salaire et à ce peuple sa République !
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Oui, je l'ai rallongé un petit peu afin d'explorer la relation entre Besna & CeridZèd-3 Èt a écrit :Et non, c'était pas une légende. Tu as modifié la scène, non ?
Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Lu!
C'était très bien ! Je ne peux pas dire que la relation Besna/Cerid ne me passionne vraiment... J'ai trouvé la scène trop longue dans qu'elle n'apporte de réelle info, même si on y fait référence plus tard.
Mais les scènes de stratégie militaire, et celle des clones m'ont passionnée !
Et maintenant que Padmé est encore vivante..... Tout peut arriver ^^
J'attends le chapitre 12 !
C'était très bien ! Je ne peux pas dire que la relation Besna/Cerid ne me passionne vraiment... J'ai trouvé la scène trop longue dans qu'elle n'apporte de réelle info, même si on y fait référence plus tard.
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Qu'est-ce qui te dis qu'elle est vivante ?LL-8 a écrit :
Et maintenant que Padmé est encore vivante..... Tout peut arriver ^^
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
"Elle s'évanouit"
Elle meurt pas
en tout cas pas dans ce chapitre là ^^
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Lu ! C'est bien, c'est sympa. 
Je sens que Cerid va devenir odieux avec la Jedi... ça pue le coup bas à des kilomètres.
Padmé vivante ? Padmé morte ? J'espère qu'elle restera en vie. Le scénario n'en sera que plus différent par rapport à l'oeuvre originale. Aura-t-elle un grand rôle à jouer ?
Je sens que Cerid va devenir odieux avec la Jedi... ça pue le coup bas à des kilomètres.
Padmé vivante ? Padmé morte ? J'espère qu'elle restera en vie. Le scénario n'en sera que plus différent par rapport à l'oeuvre originale. Aura-t-elle un grand rôle à jouer ?
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
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Une petite phrase, mais qui peut empêcher Thrawn de rejoindre les régions connues, à moins que tu ne le fasses apparaître autrement...
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Vapodouche, vapodouche quand tu nous tiens...
! la survie de Grievous pose un souci à notre Sidious, ca craint 
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Chapitre 11 lu !
Bon, l'intrigue n'avance pas tellement ici, mais tu continues à développer la relation entre Besna et Cerid, relation qui va tôt ou tard mal finir, même si on se demande pour lequel des deux ça va être le cas ! Comme l'ami LL-8, je ne peux pas dire que ça soit l'intrigue de ton récit qui m'intéresse le plus, j'ai plus envie de voir des "divergences" d'avec l'Episode III et les conséquences de ces divergences... mais vu que les passages suivants du Chapitre répondent à mes attentes, je n'ai finalement pas à me plaindre !
Bon, Padmé toujours vivante, Grievous qui repasse à l'offensive, une allusion à Thrawn (où à son absence, il semblerait...), c'est pas mal tout ça ! Hâte de lire le Chapitre 12, du coup !
Bon, l'intrigue n'avance pas tellement ici, mais tu continues à développer la relation entre Besna et Cerid, relation qui va tôt ou tard mal finir, même si on se demande pour lequel des deux ça va être le cas ! Comme l'ami LL-8, je ne peux pas dire que ça soit l'intrigue de ton récit qui m'intéresse le plus, j'ai plus envie de voir des "divergences" d'avec l'Episode III et les conséquences de ces divergences... mais vu que les passages suivants du Chapitre répondent à mes attentes, je n'ai finalement pas à me plaindre !
Bon, Padmé toujours vivante, Grievous qui repasse à l'offensive, une allusion à Thrawn (où à son absence, il semblerait...), c'est pas mal tout ça ! Hâte de lire le Chapitre 12, du coup !
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
"Amie"L2-D2 a écrit : Comme l'ami LL-8
"Mind tricks don't work on me."
Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Oups! 
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
A y est, j'ai tout lu !
Un « Et si… » à un moment approprié peut tout changer à un destin galactique, et ce « Et si Grievous avait survécu ? » appartient clairement à cette catégorie… voyons comment le sujet est traité…
Prologue
Deux choses à signaler. C’est vraiment bien écrit… et y’a un certain nombre de coquilles, ça mérite une relecture^^
Chapitre 1
Il y a un « minauda » placé pour un dialogue de Grievous. Pas sûr que ce soit le bon verbe, même s’il donne la bonne idée générale.
Et toujours un certain nombre de coquilles…
Sur le fond, rien à dire : c’est chouette et toujours bien écrit.
Chapitre 2
Toujours pareil : chouette fond, et des coquilles. 21, je les ai comptées : si tu envisages une publication sur le site, et ça passera sans souci, à mon avis, il faudra juste revoir l’ortho. D’un autre côté, je dis ça parce que je suis très pointilleux pour l’ortho, mais ça ne gêne pas la lecture pour autant. Juste des petits trucs, rien qui fasse fondre les yeux^^
Chapitre 3
Très belle jonction pour arriver à ce qu’on connaît. Ça donne envide lire la suite !
Et j’arrête de mentionner des coquilles : il y en a encore, il y en a eu, donc il y en aura encore et toujours. Maintenant, je pense que tu as compris^^
Chapitre 4
Ici commence l’histoire originale… J’avoue être un peu déçu de voir la nouvelle scène si peu insister sur le moment de divergence. Ça aurait peut-être été le moment de monter la sauce, le suspense… jusqu’à ce que nous autres lecteurs découvrions cette divergence alternative.
Mais en tout cas, c’est toujours aussi plaisant à suivre.
Chapitre 5
Très sympa de retrouver Bepa… et son padawan. Elle, je l’ai suivie dans le roman de Windu (dont j’ai oublié le nom) et lui, je l’ai découvert dans le 1er comic ; entre les deux, je ne sais rien donc la jonction est plus qu’intéressante à mes yeux.
La scène avec Anakin est également très bonne : comme dans le film, il est perdu dans sa tête, et comme dans le film, on ne sait pas ce qu’il va faire ensuite car déchiré entre deux options…
Chapitre 6
La mort de Windu et l’allégeance d’Anakin à Sidious ne changent pas du film malgré la mort d’Obi-Wan… d’un côté, je trouve ça frustrant, attendant un autre destin pour ces persos, mais la logique de ton récit me semble inattaquable, donc encore une fois, bien joué ! Et la petite pensée de Sidious comme quoi il faut surveiller Vador pour ne pas qu’il revienne du Côté Lumineux pour cause d’amour est subtilement placée, bravo encore.
La fin est très intrigante, avec son bond dans le temps : je ne connais pas ces gens-là, ces Sith…
Chapitre 7
La scène avec la gardienne du Temple est intrigante, surtout la fin et le mystérieux destin qui lui promet Fox… Alléchant pour la suite vu que c’est un élément totalement nouveau par rapport au film.
Depa et Caleb survivent, d’une manière logique. Encore une belle scène.
Et tout comme la gardienne au début du chapitre, le destin de Var risque d’être intéressant à suivre également…
Et une belle fin également, qui augure d’un duel Grievous-Vador.
Tout cela est suffisamment bien écrit pour qu’on ait hâte de lire la suite.
Chapitre 8
Encore un chapitre efficace, entre la défaite d’Anakin et l’émancipation de Grievous.
Chapitre 9
Je n’ai pas grand-chose à dire sur la mort de Valorum, je ne connais pas la version « officielle ».
Scène intéressante avec Padmé, que son entourage découvre enceinte.
La donne géopolitique change, avec Grievous à nouveau actif qui mène la contre-attaque ; et le cheminement des pensées de Palpy est très sympa à suivre. Voyons voir ce que va donner l’arrivée de Yoda…
Chapitre 10
Le destin de Besna, ainsi que celui des autres prisonniers, est intriguant. Je me demande où cela va nous mener…
Le gars me semble déjà tomber un peu trop vite amoureux, sinon.
Grammaticalement parlant, beaucoup de problèmes d’accord liés à Besna : c’est une femme, manque pas mal de féminisation des adjectifs et des participes passés.
Chapitre 11
Je trouve que tout va trop vite entre Besna et Cerid, j’ai du mal à adhérer. Et le coup de la douche, c’était sûrement dispensable :p
L’arrivée de Fox nous permet de voir le résultat des agissements de Grievous. Reste à savoir ce qu’est devenu Anakin…
Je suis déçu de constater que nous n’avons pas eu droit au combat entre Palpy et Yoda : c’était bien la peine de nous laisser avec un cliffhanger à ce sujet… :p
Sinon, belle scène entre Palpy et son état-major : l’atout numéro un de la flotte de Palpy, c’était les Jedi la dirigeant, mais maintenant qu’ils ne sont plus là, ne se serait-il pas tiré une balle dans le pied ?
Padmé a accouché… Pas grand-chose à dire à ce sujet.
Et je me demande ce que deviennent Yoda et Organa… Et qu’est-ce qu’il fout, ce bon à rien d’Anakin ? (si tant est qu’il ait survécu).
***
Bref, une histoire très plaisante à suivre, même s’il y a un équilibre difficile à tenir entre les héros principaux « officiels » et les tiens propres que tu développes.
Un « Et si… » à un moment approprié peut tout changer à un destin galactique, et ce « Et si Grievous avait survécu ? » appartient clairement à cette catégorie… voyons comment le sujet est traité…
Prologue
Deux choses à signaler. C’est vraiment bien écrit… et y’a un certain nombre de coquilles, ça mérite une relecture^^
Chapitre 1
Il y a un « minauda » placé pour un dialogue de Grievous. Pas sûr que ce soit le bon verbe, même s’il donne la bonne idée générale.
C’est une pensée de Grievous, et elle ne me plaît pas pour le verbe : je ne le vois pas utiliser un trop familier « paumé », plutôt un « perdu ».Pourquoi viendrait-il ici, sur cette petite planète paumé ?
Et toujours un certain nombre de coquilles…
Sur le fond, rien à dire : c’est chouette et toujours bien écrit.
Chapitre 2
Toujours pareil : chouette fond, et des coquilles. 21, je les ai comptées : si tu envisages une publication sur le site, et ça passera sans souci, à mon avis, il faudra juste revoir l’ortho. D’un autre côté, je dis ça parce que je suis très pointilleux pour l’ortho, mais ça ne gêne pas la lecture pour autant. Juste des petits trucs, rien qui fasse fondre les yeux^^
Chapitre 3
Très belle jonction pour arriver à ce qu’on connaît. Ça donne envide lire la suite !
Et j’arrête de mentionner des coquilles : il y en a encore, il y en a eu, donc il y en aura encore et toujours. Maintenant, je pense que tu as compris^^
Chapitre 4
Ici commence l’histoire originale… J’avoue être un peu déçu de voir la nouvelle scène si peu insister sur le moment de divergence. Ça aurait peut-être été le moment de monter la sauce, le suspense… jusqu’à ce que nous autres lecteurs découvrions cette divergence alternative.
Mais en tout cas, c’est toujours aussi plaisant à suivre.
Chapitre 5
Très sympa de retrouver Bepa… et son padawan. Elle, je l’ai suivie dans le roman de Windu (dont j’ai oublié le nom) et lui, je l’ai découvert dans le 1er comic ; entre les deux, je ne sais rien donc la jonction est plus qu’intéressante à mes yeux.
La scène avec Anakin est également très bonne : comme dans le film, il est perdu dans sa tête, et comme dans le film, on ne sait pas ce qu’il va faire ensuite car déchiré entre deux options…
Chapitre 6
Comment c’est possible, y’a que trois cadavres ?Les cadavres de ses confrères reposaient aux quatre coins du bureau.
La mort de Windu et l’allégeance d’Anakin à Sidious ne changent pas du film malgré la mort d’Obi-Wan… d’un côté, je trouve ça frustrant, attendant un autre destin pour ces persos, mais la logique de ton récit me semble inattaquable, donc encore une fois, bien joué ! Et la petite pensée de Sidious comme quoi il faut surveiller Vador pour ne pas qu’il revienne du Côté Lumineux pour cause d’amour est subtilement placée, bravo encore.
La fin est très intrigante, avec son bond dans le temps : je ne connais pas ces gens-là, ces Sith…
Chapitre 7
La scène avec la gardienne du Temple est intrigante, surtout la fin et le mystérieux destin qui lui promet Fox… Alléchant pour la suite vu que c’est un élément totalement nouveau par rapport au film.
Depa et Caleb survivent, d’une manière logique. Encore une belle scène.
Et tout comme la gardienne au début du chapitre, le destin de Var risque d’être intéressant à suivre également…
Et une belle fin également, qui augure d’un duel Grievous-Vador.
Tout cela est suffisamment bien écrit pour qu’on ait hâte de lire la suite.
Chapitre 8
Encore un chapitre efficace, entre la défaite d’Anakin et l’émancipation de Grievous.
Chapitre 9
Je n’ai pas grand-chose à dire sur la mort de Valorum, je ne connais pas la version « officielle ».
Scène intéressante avec Padmé, que son entourage découvre enceinte.
La donne géopolitique change, avec Grievous à nouveau actif qui mène la contre-attaque ; et le cheminement des pensées de Palpy est très sympa à suivre. Voyons voir ce que va donner l’arrivée de Yoda…
Chapitre 10
Le destin de Besna, ainsi que celui des autres prisonniers, est intriguant. Je me demande où cela va nous mener…
Cette phrase me semble paradoxale, ou du moins pas assez explicite.Cerid ne lui révéla aucune information, mais les tortures incessantes finirent par le briser.
Le gars me semble déjà tomber un peu trop vite amoureux, sinon.
Grammaticalement parlant, beaucoup de problèmes d’accord liés à Besna : c’est une femme, manque pas mal de féminisation des adjectifs et des participes passés.
Chapitre 11
Je trouve que tout va trop vite entre Besna et Cerid, j’ai du mal à adhérer. Et le coup de la douche, c’était sûrement dispensable :p
L’arrivée de Fox nous permet de voir le résultat des agissements de Grievous. Reste à savoir ce qu’est devenu Anakin…
Je suis déçu de constater que nous n’avons pas eu droit au combat entre Palpy et Yoda : c’était bien la peine de nous laisser avec un cliffhanger à ce sujet… :p
Sinon, belle scène entre Palpy et son état-major : l’atout numéro un de la flotte de Palpy, c’était les Jedi la dirigeant, mais maintenant qu’ils ne sont plus là, ne se serait-il pas tiré une balle dans le pied ?
Padmé a accouché… Pas grand-chose à dire à ce sujet.
Et je me demande ce que deviennent Yoda et Organa… Et qu’est-ce qu’il fout, ce bon à rien d’Anakin ? (si tant est qu’il ait survécu).
***
Bref, une histoire très plaisante à suivre, même s’il y a un équilibre difficile à tenir entre les héros principaux « officiels » et les tiens propres que tu développes.
Les hommes sont si nécessairement fous, que ce serait être fou, par un autre tour de folie, de n'être pas fou.
Blaise Pascal.
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Je lui ai corrigé les sept ou huit premiers chapitres, mais j'ai pas eu beaucoup de retours de sa part...Minos a écrit :y’a un certain nombre de coquilles, ça mérite une relecture^^
Le roman dont tu parles, Point de rupture, est Legend. Cependant, les évènements survenus avant le comic Kanan dans l'univers Canon sont apparemment assez semblables.Minos a écrit :Très sympa de retrouver Bepa… et son padawan. Elle, je l’ai suivie dans le roman de Windu (dont j’ai oublié le nom) et lui, je l’ai découvert dans le 1er comic ; entre les deux, je ne sais rien donc la jonction est plus qu’intéressante à mes yeux.
Dark Nox est l'un des titres que peut recevoir l'Inquisiteur Sith de SWTOR.Minos a écrit :La fin est très intrigante, avec son bond dans le temps : je ne connais pas ces gens-là, ces Sith…
Je crois qu'il n'y en a pas.Minos a écrit :Je n’ai pas grand-chose à dire sur la mort de Valorum, je ne connais pas la version « officielle ».
C'était un hommage à TienVogh.Minos a écrit :Et le coup de la douche, c’était sûrement dispensable :p
Quand un ouvrier a travaillé dix-huit heures, quand un peuple a travaillé dix-huit siècles et qu'ils ont, l'un et l'autre, reçu leur paiement, allez donc essayer d'arracher à cet ouvrier son salaire et à ce peuple sa République !
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Youpi ! Un nouveau lecteur ! Le grand Minos qui plus est !
Déjà merci beaucoup d'avoir fait une analyse de tous les chapitres
Content que tu aies aimé.
Pour les coquilles...héhé... Oups !
Zèd m'a bien envoyé une correction, mais il faut le temps que je la mette sur le site du coup
En tout cas, merci. ça fait plaisir de voir de nouveaux lecteurs arriver
Déjà merci beaucoup d'avoir fait une analyse de tous les chapitres
Pour les coquilles...héhé... Oups !
Zèd m'a bien envoyé une correction, mais il faut le temps que je la mette sur le site du coup
En tout cas, merci. ça fait plaisir de voir de nouveaux lecteurs arriver
Dernière modification par darkCedric le dim. 09 avr. 2017 - 21:47, modifié 1 fois.
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Oui, enfin ça fait quelques mois que je te l'ai envoyée, la correction. Pire que Minos, ce Jawa...darkCedric a écrit :Zèd m'a bien envoyé une correction, mais il faut le temps que je la mette sur le site du coup![]()
Quand un ouvrier a travaillé dix-huit heures, quand un peuple a travaillé dix-huit siècles et qu'ils ont, l'un et l'autre, reçu leur paiement, allez donc essayer d'arracher à cet ouvrier son salaire et à ce peuple sa République !
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Je n'ai rien de grand, je suis juste là depuis longtemps.darkCedric a écrit :Youpi ! Un nouveau lecteur ! Le grand Minos qui plus est !![]()
"Content que tu aies aimé"darkCedric a écrit :Déjà merci beaucoup d'avoir fait une analyse de tous les chapitresContent que tu es aimé.
Pour les coquilles...héhé... Oups !![]()
"arriver"darkCedric a écrit :En tout cas, merci. ça fait plaisir de voir de nouveaux lecteurs arrivés
Les hommes sont si nécessairement fous, que ce serait être fou, par un autre tour de folie, de n'être pas fou.
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Aaaah ça fait un bail que j'attendais le chapitre 11... Et maintenant qu'il est la... Bah j'ai pas le temps de le lire !!!
Ne jamais faire confiance à un Jawa ....Zèd-3 Èt a écrit :Oui, enfin ça fait quelques mois que je te l'ai envoyée, la correction. Pire que Minos, ce Jawa...darkCedric a écrit :Zèd m'a bien envoyé une correction, mais il faut le temps que je la mette sur le site du coup![]()
Ces Jawas sont immondes, je ne peux pas les sentir ! ( 6-PO dans ANH )
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Je viens de lire le 12
Une touche d'érotisme léger, un soupçon de saignant, un doigt de stratagème , ... Bonne recette pour ce chapitre !!
Mais que fait grievous dans tout ça ??
La suite !
Une touche d'érotisme léger, un soupçon de saignant, un doigt de stratagème , ... Bonne recette pour ce chapitre !!
Mais que fait grievous dans tout ça ??
La suite !
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Je viens de lire les 7 derniers chapitres. J'ai bien aimé et je dois dire que les chapitres se lisent beaucoup mieux tous à la suite qu'un à la fois. Il y a beaucoup d'histoires parallèles, tu pourrais faire une centaine de chapitres avec ça! Tu arrives à voir la lumière au bout du tunnel ou pas encore?Spoiler : Afficher
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
J'ai une idée claire de la fin de mon histoire, même si je ne suis pas encore décider sur le destin de certains personnages.Super-Bern a écrit : Il y a beaucoup d'histoires parallèles, tu pourrais faire une centaine de chapitres avec ça! Tu arrives à voir la lumière au bout du tunnel ou pas encore?
Par contre, ça va me prendre beaucoup de chapitres ! Pour l'instant, j'en suis à 4 livres, chacun comptant au moins 40 chapitres
Et encore, je réfléchit à en couper un en 2
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
darkCedric a écrit :Pour l'instant, j'en suis à 4 livres, chacun comptant au moins 40 chapitres
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Vu que c'est de la bonne came, je lirai tout avec plaisir 
Quand un ouvrier a travaillé dix-huit heures, quand un peuple a travaillé dix-huit siècles et qu'ils ont, l'un et l'autre, reçu leur paiement, allez donc essayer d'arracher à cet ouvrier son salaire et à ce peuple sa République !
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Je vois que tu as prévu grand, DarkCedric! Ce n'est pas pour me déplaire! J'irai même jusqu'à dire que je suis de plus en plus tenté par ta fic. Tu vas peut-être compter un nouveau lecteur dans peu de temps donc! 
"Vergere m'a appris à embrasser la douleur et à m'y soumettre. J'en ai fait une partie de moi-même, une partie que je ne pourrai ni combattre, ni nier." Jacen Solo
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
160 chapitres ??? Mais qu'est ce que t'attends ? Envoies la suite !!!
oui je fais une crise tel un gamin
Ces Jawas sont immondes, je ne peux pas les sentir ! ( 6-PO dans ANH )
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
On va avoir le droit à une Fédération Impériale, mais du côté de la CSI. 
Fan-Fiction courte : Les Aventures du Colonel Wilson
Nouvelle : Pirates
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Nouvelle : Pirates
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Je viens de faire une découverteLL-8 a écrit :"Amie"L2-D2 a écrit : Comme l'ami LL-8
En même temps, mettre un perso masculin quand on est une femme
En gros, oui, c'est çaSuper-Bern a écrit :On va avoir le droit à une Fédération Impériale, mais du côté de la CSI.
Oui, bon, moi j'écris les chapitres au jour le jour. J'ai ma feuille de route, mes idées, la présentation, mais il faut que j'écriveJjabaGanjja le Jawa a écrit :160 chapitres ??? Mais qu'est ce que t'attends ? Envoies la suite !!!![]()
oui je fais une crise tel un gamin
Bon, le chapitre 12 arrive bientôt...
Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Mais euh c'est pas de ma faute si j'aime bien ce perso làdarkCedric a écrit :
Je viens de faire une découverte![]()
![]()
En même temps, mettre un perso masculin quand on est une femmeC'est ce que j'appelerais le cas " Niobi "
...
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Ahem, la même.LL-8 a écrit :Mais euh c'est pas de ma faute si j'aime bien ce perso là
Brave is the man who has no fears. Braver is the man who faces his fears...
"Make something better today than you did yesterday" - S. Miyamoto.
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
Voilà, on se comprend ^^
Et les mecs qui mettent des profils de perso féminins, on en parle ?
Et les mecs qui mettent des profils de perso féminins, on en parle ?
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 11]
J'ai pas encore lu les chapitres 10 et 11, pour l'instant, cette histoire est absolument géniale. Je poste juste ce message pour signaler quelque chose qui me stresse au plus haut point : à plusieurs reprises, tu parles de Griveous qui sourit... mais Grievous peut-il sourire vu que son visage est en métal ?
Sinon ta fic est parfaite, continue !
Sinon ta fic est parfaite, continue !
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Re: Le règne de Grievous [Chapitre 12]
Merci à tous pour vos commentaires
Sommaire
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10 jours après la Déclaration de l'Empire
Padmé était assise dans son lit, la tête calée contre son oreiller. Ça faisait un peu plus de huit jours qu'elle avait accouché des deux magnifiques enfants qui dormaient à côté d'elle, dans les petits berceaux fournis par les infirmières. Même s'il n'y avait pas eu de complications, l'accouchement avait été particulièrement éprouvant pour elle et les médecins avaient décidé de la garder plus longtemps. Une aide soignante nommée Niobi s'occupait de changer les couches des nouveaux nées et de leur prodiguer les soins élémentaires, mais c'était Padmé qui leur donnait le sein.
Son doux regard se riva sur les visages des deux magnifiques bambins : Luke et Leia. Ses enfants !
Pendant sa grossesse, elle n'avait pas voulu consulter de gynécologue, de peur que ce secret ne soit révélé. Car même si les médecins étaient en théorie tenus au secret médical, Padmé savait que la vérité était toute autre, surtout sur Coruscant. Elle avait donc préféré ne consulter personne, attendant patiemment le moment venu pour connaitre enfin le sexe de l'enfant. Elle s'était mis à porter des vêtements amples tout en continuant d'exercer son travail de sénateur comme si de rien était. La situation à ce stade de la Guerre des Clones était trop importante pour qu'elle laisse tomber son travail.
Mais à présent, elle se demandait si elle avait fait le bon choix. Le personnel de la maternité, qui vouait une adoration à leur ancienne reine, l'avait installée elle et ses enfants dans une chambre à part. Mais la sénatrice savait qu'une fois sortit de cet endroit, il lui serait impossible de dissimuler son secret. Sa maternité serait découverte et sa relation avec Anakin éclaterait sûrement en plein jour. Et même si elle savait que cela indiquait surement la fin de sa carrière politique, elle ne pouvait qu'être soulagé de ce poids immense que représentait son mariage secret.
Ani mon amour, ils te ressemblent tellement ! songea-t-elle en fixant ses enfants. Leurs enfants.
Une larme discrète coula le long de sa joue. Elle la laissa glisser jusqu'à son menton avant de l'essuyer. La perte d'Anakin l'avait plongé dans un chagrin profond. Le premier jour après l'accouchement, elle n'avait plus aucune envie de vivre. Les infirmières n'arrivaient pas à la faire manger, et l'ancienne reine avait même eu l'idée de se donner la mort. Puis, la vision de ses deux enfants l'avaient ramenés dans la lumière. Il lui restait une raison de vivre après tout. Elle les élèverait tous les deux, comme Ani l'aurait voulu. Comme elle le voulait.
Des bruits de pas précipités la sortirent de sa rêverie. Elle releva la tête, juste à temps pour voir la porte s'ouvrir à la volée. Une infirmière se glissa dans la pièce, effrayée. Elle avait des cheveux couleur de feu et son visage était parsemé de tâche de rousseur. Padmé reconnut presque immédiatement celle qui s'était occupée de ses enfants ses derniers jours.
- Qui y a-t-il Niobi ? s'inquiéta Padmé.
- Madame, il est là !
- Qui ça « Il » ?
- L'Empereur !
Depa se faufila parmi la foule,jouant des coudes et des bras pour se frayer un chemin. Caleb restait collé derrière elle, la suivant comme son ombre. Tout deux portaient des vêtements anonymes dotés de capuches qu'ils avaient rabattus sur leur tête, cachant leur visage.
Cela faisait maintenant plus de dix jours qu'ils étaient en cavale. Ils avaient faim et soif.
Juste après avoir tués tous les clones du vaisseau, elle s'était immédiatement branchée sur l'holonet et avait été mise au courant de la prétendue trahison des jedi, ainsi que de la prise de pouvoir de Palpatine. Elle avait rapidement convenu que le chancelier suprême était le fameux seigneur noir des sith, dont l'existence avait été révélé au Conseil Jedi. La découverte l'avait laissé pantoise. Leur ennemi se trouvait au cœur de la République depuis le début, et ils n'avaient rien vu !
Elle avait dû rapidement mettre de côté à ses regrets, car elle avait d'autres problèmes plus urgents. L'Empire avait sans doute été mis au courant de leur mission, et donc de leur destination : Antelm IV ! Depa s'était donc vite rendu compte qu'il leur faudrait abandonner la navette.
- On a qu'à la faire crasher maitre, avait proposé Caleb. Comme ça, les clones qui sont surement à notre recherche penserons que nous sommes mort dedans.
- C'est une brillante idée Caleb ! l'avait félicité Depa.
Le jeune padawan avait rougit et baissé la tête, fier et intimidé d'être ainsi félicité par son maitre. Depa l'avait fixé avec un sourire aux lèvres : même s'il posait parfois trop de questions, c'était de toute évidence un padawan d'une grande valeur.
- Une fois la navette détruite, il nous faudra également nous fondre parmi les citoyens ordinaires de la galaxie, avait réfléchit Depa à voix haute. Ainsi, il vaudrait mieux ne pas ressembler à nos holos officiels.
Elle pris soin de détacher ses cheveux qu'elle avait attachés, comme à son habitude, en deux cercles qui tombaient de chaque côté de son visage. Elle espérait ainsi cacher un peu plus son identité. Les impériaux la croiraient surement morte durant le crash de son vaisseau, mais il fallait mieux faire attention.
Ça avait ensuite été au tour de Caleb. Le jeune padawan s'était assis sur le sol tandis que Depa avait dégainé son sabre et, d'un geste précis, coupa sa natte. Il l'avait ramassa au creux de sa main, et regardé avec des yeux remplis de tristesse.
- Maitre, lorsque la natte est coupée, cela signifie qu'un padawan passe au statut de chevalier. Mais... maintenant que l'Ordre est mort, cela veut-il encore dire quelque chose ?
Depa s'était accroupie devant lui et avait poser une main sur son épaule.
- L'Ordre continuera de vivre pour toujours Caleb. Dans notre cœur, dans celui de tous les autres survivants, mais aussi dans la mémoire des citoyens de la République, qui savent ce que les jedi ont faits pour eux.
Elle l'avait fixé droit dans les yeux de ses yeux attendris.
- Quand à toi Caleb, pour moi, tu es digne de devenir un chevalier, tu l'as toujours été !
- Merci maitre ! s'était-il écrier en se jetant dans ses bras.
Il était rare qu'un apprenti témoigne à son maitre un tel signe d'affection, l'attachement étant condamné par l'Ordre. Mais après tout ce qui s'était passé, il était normal que l'attachement et l'amour reprennent le dessus.
- Allez ! avait elle dit en mettant fin à l'étreinte. Descend dans la soute chercher ce que je t'ai dit !
- Bien maitre !
Le padawan s'était élancé, plein d'entrain. Il était rapidement remonté avec deux tenus à capuches d'aspect anonymes.
- Tenez maitre ! avait-il fait en lui tendant celle à sa taille.
Depa s'était déshabillée pour l'enfiler. Elle avait ensuite soulagé le cadavre de Fordo de son armure, avant de le vêtir de sa tunique et de ses habits de jedi. Puis, elle avait saisit l'un des blasters des clones et mitrailler le cadavre pendant plus d'une minute jusqu'à ce que la tunique soit trouée et fumante et le corps méconnaissable. De cette manière, lorsqu'ils trouveraient le corps, les clones croiraient qu'elle était morte. Caleb, qui avait trouvé une tenue à sa taille, avait fait de même. Néanmoins, il n'avait pas pu faire enfiler sa tunique trop petite à l'un des clones et en avait simplement envelopper le cadavre.
- Ça va Caleb ? s'était-elle inquiétée.
Elle n'avait elle même cessé de ressentir un malaise en maltraitant ainsi le corps de Ford, alors elle se doutait que celui que devait ressentir son padawan était beaucoup plus fort.
- Ça va maitre. C'est juste que... faire ça à un cadavre, même à celui d'un ennemi, c'est...
- Horrible ? Je sais, l'avait-elle rassuré. Espérons que ce soit la dernière fois que nous aurons à le faire.
Ils ne mirent pas longtemps à sortir de l'hyperespace en orbite de la planète. Depa, assise dans le siège du pilote, avait amorcé une descente rapide vers la surface. Le vaisseau tout entier avait été prit de turbulence.
- Je crois que j'ai envie de vomir, maitre !
Depa avait utilisé la force, faisant venir le blaster le plus proche dans la paume de sa main.
- Eloigne-toi Caleb ! avait-elle crier en bondissant de son fauteuil.
Son padawan l'avait imité pour aller se cramponner contre le panneau coulissant du cockpit. Depa avait tiré sur les commandes, qui avait exploser dans une pluie de flammes et d'étincelles. La jedi s'était écartée brusquement, évitant une nuée de cendres qui aurait risquée de mettre le feu à ses vêtements.
- Vite Caleb !
Elle avait quitté le cockpit, son apprenti sur les talons, et courut jusqu'à l'autre bout du vaisseau. D'un geste de la main, elle avait actionné le bouton d'ouverture de la rampe d'atterrissage. L'intérieur avait été aussitôt envahi par un vent d'une violence extrême et ils avaient dû tous les deux se cramponner solidement pour éviter d'être emportés par la trombe. Depa avait jeté un coup d'œil par une des fenêtres et avait aperçu le sol qui se rapprochait, mais également à leur gauche, une imposante falaise. La navette n'allait pas la percuter, mais allait surement la raser de près.
- Il va falloir sauter ! avait-elle crié à Caleb malgré le vent qui soufflait autour d'eux.
Elle lui avait saisi la main. Le padawan l'avait serrer de toutes ses forces pour ne pas la lâcher. Depa s'était avancée jusqu'à la rampe en s'accrochant férocement aux parois. Ses oreilles sifflaient. Elle entendait à peine Caleb, suspendu au bout de son bras.
Elle avait vu la falaise se rapprocher. Pas encore, s'était-elle dit. Pas encore.
- Prépare-toi à sauté ! avait-elle hurler sans entendre sa propre voix.
Elle avait vu Caleb articuler les lèvres, mais elle n'avait rien entendu non plus.
Enfin, elle avait sentit la Force lui parler et avait comprit que c'était le moment.
- Saute !
Et elle avait sauter. Caleb, accroché à elle, fut emporté dans son élan. Les deux parcourirent de deux mètres avant de brutalement s'écraser sur le sol. Depa avait senti une brève douleur lui le corps. Puis, elle s'était relevé, la jambe endolorie, mais encore entière. Caleb était étendu au sol, gémissant.
- Ça va ? avait-elle demander en s'accroupissant à côté de lui.
- ça va... avait-il dit en se relevant avec une grimace.
Une violente explosion leur avait fait tous les deux tourner la tête. Depa n'avait pas besoin de la Force pour savoir que c'était la navette qui s'était écrasée dans une prairie toute proche.
Depa et Caleb avaient ensuite attendu un jour, caché près de l'endroit du crash, jusqu'à ce qu'une navette militaire arrive. Des soldats clones avaient fouillé la navette écrasée. Après une demi-heure, ils étaient remontés à bord de leur vaisseau qui avait de nouveau décollé. La jedi s'était toutefois montrée prudente et patiente. Elle avait ainsi attendue trois jours de plus, pour être sûr que la navette était belle et bien partie. Elle et Caleb s'étaient alors fait passer pour des réfugiés, et avait embarqués sur un transport au spatioport d'Antelm IV.
Et c'est comme ça qu'ils étaient arrivés là, sur Gorse.
La planète fonctionnait de paire avec sa lune Cynda, qui constituait la seule source de lumière .La partie éclairée de Gorse était inhabitable et seule la partie toujours plongé dans l'obscurité était propice à la vie. Une masse grouillante de gens travaillaient dans les mines de thorilide et les raffineries de Gorse. Là, Depa pouvait appliquer les principes d'infiltration qu'elle avait acquis au court des années : Se fondre dans la masse des gens normaux.
Depa réussit à s'extraire hors de la foule. Elle épousta brièvement ses vêtements avant de jeter un coup d'œil aux alentours remarqua aussitôt un établissement dont la devanture indiquait le nom : La Ceinture d'astéroïdes. Un vacarme assourdissant semblait provenir de ce bâtiment.
- Où allons-nous maitre ? murmura Caleb.
- Là, fit-elle en désignant le bâtiment.
- Maitre... C'est une cantina ?
- En effet Caleb. Et c'est là que nous pourrons nous sans doute obtenir des informations.
- Des informations sur quoi, maitre ?
- Sur les offres d'emplois qui s'offrent à nous sur cette lune. A partir de maintenant, il va nous falloir vivre comme le reste de la galaxie. Travailler, trouver un logement...
- Je ne pensais pas qu'en temps que jedi, je serais obligé de trouver un travail, fit remarquer Caleb.
- Moi non plus. Nous, les jedi, n'avons pas à affronter tous ses problèmes que les citoyens de la République doivent subir. Sous cet angle là, leur vie est plus difficile que la nôtre.
Elle baissa les yeux sur son padawan, qui arborait une expression triste.
- Rassure-toi Caleb. Tant que nous ne sommes pas découvert, nous ne risquons rien. C'est pour ça qu'à partir de maintenant, tu ne devras plus m'appeler maître. Si on te pose des questions sur l'endroit d'où nous venons, tu diras que je suis ta mère, que nous avons dû quitter notre planète à cause de la guerre et que nous venons sur Gorse pour trouver du travail.
- Oui, mait...je veux dire mère... heu...maman...
Depa lui adressa un petit sourire, puis ils entrèrent dans le bar.
- Fait attention, lui glissa-t-elle. Reste près de moi.
- Bien compris.
L'établissement était typique des cantinas. Des ivrognes allaient et venaient, leur choppe à la main, montant sur les tables, se bagarrant avec les autres qui étaient tous aussi sou qu'eux. Le tout régnait dans un joyeux désordre.
- Enlève ta capuche, nous n'en avons plus besoin, glissa-t-elle à Caleb.
Elle releva la sienne. Ses cheveux tombèrent sur ses épaules.
L'ancienne jedi s'avança au milieu des clients et vint s'accouder au comptoir. De l'autre côté, un vieil homme qui devait surement être le patron de la cantina nettoyait des verres.
- Excusez-moi, commença Depa.
Le vieil homme leva les yeux vers elle et un sourire s'étira sur ses lèvres.
- Que puis-je faire pour vous, sublime demoiselle ? demanda-t-il en lui adressant un sourire charmeur.
- Je voudrais s...
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase q'une voix pâteuse s'exclamait derrière elle.
- Oh, mais c'est une belle gonzesse qu'on a là !
La voix appartenait à un dévaronien, de toute évidence sou. Sans avertissement, l'ivrogne vint se coller contre elle, la plaquant contre le bord du comptoir.
- On pourrait aller dans ma chambre, tous les deux, lui murmura-t-il à l'oreille, son souffle acide lui chatouillant la nuque.
La jedi sentit sa mains baladeuse lui tripoter la fesse gauche. Elle ne lui laissa pas le temps d'aller plus loin. Sans avertissement, elle lui saisit le poignet et le lui tordit. Elle entendit ses os craquer tandis que l'alcoolique se mettait à gémir. D'un coup de pied, elle l'envoya valdinguer contre une table voisine. Sa tête percuta le coin de la table et il s'effondra au sol.
- Et bien, vous n'êtes pas commode, ma jolie, commenta le vieil homme en tirant une grimace. Je peux connaitre votre nom ?
- Je m'appelle Mira et voici mon fils...
Elle hésita un instant, tout deux n'ayant pas convenu d'un nom.
- Kanan, l'interrompit Caleb, lui sauvant la vie.
Depa souffla intérieurement et jeta un regard reconnaissant à son apprenti.
- Enchanté, fit le vieil homme. Je suis Okadiah Garson, le propriétaire de ce charmant établissement.
- Charmant, oui, c'est le mot, ajouta Depa en regardant le dévaronien évanoui.
- Faut pas faire attention à ce vieux Yelkin ! C'est juste un mineur un peu barge.
Il se pencha légèrement par-dessus le comptoir, le visage à dix centimètres de celui de Depa.
- Mais qu'est-ce qu'une créature aussi exquise que vous viens faire sur ce trou paumée ?
- Notre monde a été dévasté lors de la guerre, dit-elle d'une voix peinée. Alors, nous sommes venus sur Gorse pour trouver du travail.
- Vous tombez bien mal, ma jolie. Les mines ne vont pas tarder à fermer.
- Quoi ? ? s'étonna-t-elle.
- Il n'y a plus de thorilide sous la surface : toutes les réserves ont été épuisés. Et comme si ça ne suffisait pas, Minerax Consulting, la plus société d'extraction de thorilide a fait faillite et a licencié tous ses employés, moi compris !
- Vous travaillez aussi comme mineur ?
- Et oui, ma jolie. Il faut bien si on veut vivre de manière décente.
Il fit un geste en direction des étagères remplis de bouteilles derrière lui.
- Vous voulez boire un coup ?
- Nous n'avons pas de crédit, avoua-t-elle.
- Pas grave, ma jolie. Je peux vous en payer un, proposa le barman.
- Dans ce cas, d'accord.
Le vieil homme sourit de toutes ses dents avant de se retourner vers le fond du comptoir pour saisir une bouteille.
Depa croisa le regard interloqué de Caleb. Le jeune homme ne l'avait jamais vu boire. Et à vrai dire, elle n'avait bu qu'à de très rare occasion, contrairement à son ami Obi-Wan. Mais après tous ses événements, elle avait besoin d'un petit remontant. Okadiah se tourna de nouveau vers elle, un verre dans une main et une bouteille dans l'autre.
- Mon meilleur wiskhy, ma belle ! s'exclama-t-il en remplissant son verre à ras-bord.
Depa saisit le gobelet et le vida d'un trait avant de le reposer.
- Et bien, vous allez vite ! s'étonna le vieux barman. N'allez pas non plus vous souler : vu ce que vous avez fait à Yelkin, j'ai pas envie de vous voir de nouveau en action !
- Vous inquiétez pas, je vais pas déclencher une bagarre dans votre bar, dit-elle avec un mince sourire.
Elle abandonna son verre et se tourna vers Caleb qui n'avait rien dit jusque là et se contentait de fixer le verre vide.
- Bon, s'il n'y a plus de travail ici, je crois que moi et Kanan n'avons plus qu'à partir...
Elle commençait à tourner les talons, lorsque Okadiah déclara :
- Si vous cherchez du travail ici, je peux peut-être vous aider.
- Qu'entendez-vous par là ? demanda-t-elle en se tournant de nouveau vers lui, intéressée. Je croyais qu'il n'y avait plus de travail dans les mines...
- Je vous parle pas de travailler dans les mines !
Le vieil homme se gratta l'arrière du crâne d'un air gêné.
- Voyez... ça fait un moment que je pense à prendre quelqu'un pour m'aider au bar. Je pense que vous seriez parfaite. Vous pourriez attirer une nouvelle clientèle...
- Si vous croyez que je vais faire le trottoir...le mit-elle en garde.
- Hé, j'ai pas dit ça ! Mais je pense que les gens seront plus heureux d'être ici s'il sont servis par une belle femme plutôt que par un vieil homme aigri.
- C'est une proposition très gentille, le remercia Depa. Mais il faut encore que nous trouvions un logement...
- Pas de problème, je peux vous hébergez ici. Il y a de la place en haut !
Depa jeta un coup d'oeil à son apprenti. Celui-ci croisa son regard et hocha vigoureusement la tête.
- Dans ce cas, j'accepte, fit-elle en souriant au vieil homme.
Padmé eut juste le temps de se vêtir avant que Niobi ne fasse rentrer le nouvel Empereur auto-proclamé. L'aide soignante disparut presque aussitôt dans un coin de la pièce, avec une révérence.
Palpatine portait une variante noire aux bouton d'or de son habituelle tenue de chancelier. Son visage était souriant, même s'il affichait plusieurs récentes cicatrices qu'il portait également au cou. Néanmoins, malgré ses détails, il semblait n'avoir pas changé.
- Sénatrice ! s'exclama-t-il. Quel plaisir de vous revoir !
- De même, majesté, dit-elle d'un ton prudent.
Après tout, même s'il semblait toujours être le sympathique chancelier, Padmé n'oubliait pas qu'il était désormais le chef d'une dictature galactique.
- Comment allez-vous, ma chère ? demanda l'Empereur en s'avançant au centre de la pièce. L'accouchement s'est-il bien passé ?
- Très bien.
Palpatine parcourut la pièce du regard et s'arrêta sur les deux berceaux.
- Et j'imagine que ce sont vos enfants ? fit-il en s'approchant. Comment s'appellent-ils ?
- Luke et Leia, majesté.
- De magnifiques prénoms. Anakin aurait été content...
Padmé se figea soudain, le cœur presque à l'arrêt et les poumons vides.
- C...Co...Comment le...savez vous ? bégaya-t-elle en essayant de reprendre son souffle.
- Il me l'a dit bien sûr ! Le jeune Skywalker se confiait plus à moi qu'à n'importe lequel de ses maitres.
Il se confiait à moi aussi...
- Je suppose que vous êtes au courant de sa...disparition ?
- En effet, majesté, avoua-t-elle en baissa les yeux, sentant les larmes montées.
- Il était comme un fils pour moi. Parmi tous les jedi, il est le seul à mettre rester fidèle : sa mort a été... une tragédie.
D'un coup, Palpatine semblait vraiment très vieux, et le poids des années se lisait sur son visage, soudain devenu triste. Menteur.
Il semblait pourtant si honnête. C'était sans doute grâce à cela qu'il avait réussi à se hisser si haut sans attirer les soupçons.
Palpatine se frotta un instant les mains, comme s'il voulait en enlever de la poussière, puis fixa son fils. Le petit Luke, qui jusque là regardait le vieil homme avec inquiétude, se mit à pleurer.
- Oh, Luke ! s'émut Padmé en le prenant dans ses bras.
Elle se mit à le bercer, tandis que Palpatine continuait de la fixer.
- Vous avez de magnifiques enfants, ma chère. Comptez-vous toujours exercer votre position de sénateur ? Je suppose que vous allez avoir besoin de temps et de toute votre énergie pour les élever.
- A vrai dire, majesté, je comptais les emmener avec moi, sur Coruscant.
- Voyons, ce n'est pas raisonnable, ma chère. Imaginez qu'il leur arrive malheur !
Padmé se raidit : la menace était à peine voilée.
- Vous avez raison, majesté. Mais qui va me remplacer ?
- Le sénateur Binks me semble tout indiquer.
Padmé hocha doucement la tête. Même s'il se montrait souvent maladroit, Jar-Jar Binks pouvait se montrer très compétent dans sa tâche, comme lorsqu'il avait résolu la crise du système Bardotta. De plus, c'était quelqu'un d'honnête, quelque chose de plus en plus rare dans la galaxie. Mais si Padmé voulait tant rester sénatrice, c'était pour se tenir au plus près du pouvoir et ainsi entreprendre des actions importantes contre le nouveau régime. Mais Palaptine semblait avoir lu dans son jeu.
L'Empereur s'éloigna du berceau pour gagner la porte.
- L'ancienne maison de ma famille près de la Contrée des Lacs est inhabité depuis longtemps. Vous pourrez y élever vos enfants en sécurité.
- Merci, majesté. C'est très...généreux de votre part. Merci.
Palpatine franchit le pas de la porte et tourna la tête dans sa direction, un sourire aux lèvres.
- Non, c'est moi qui vous remercie.
Besna était assise au milieu de sa cellule, un bol de soupe à la main. Comme chaque jour depuis maintenant une semaine, elle attendait avec impatience l'arrivée de Jax. Le commodore était devenue son seul lien avec l'extérieur, mais surtout, il était devenu un ami. Il n'avait pas encore réussi à glaner des informations à ses supérieurs pour savoir pourquoi Besna et les autres jedi étaient enfermés ici et quel était le but de leur présence. Néanmoins, Besna ne doutait pas qu'il y arrive.
Elle venait de finir sa soupe lorsqu'elle entendu des bruits de pas venant de l'extérieur. Elle se dressa immédiatement sur ses pieds. Elle sentit la présence de Cerid à travers la Force : c'était bien lui qui approchait.
Mais il n'était pas seul ! Trois clones l'accompagnaient.
Qu'est-ce qu'ils font là ? Pourquoi ils l'accompagnent ? se demanda-t-elle. Elle s'inquiéta un instant pour le commodore : ses supérieurs avaient-ils fini par avoir des soupçons après lui parce qu'il posait trop de questions et avait décidé de l'emprisonner avec elle ?
Non, le commodore ne semblait pas prisonnier. Il marchait d'un pas lent, les mains jointes dans le dos, mais pas attachées.Peut-être que ces clones sont là pour vérifier que le commodore ne s'attache pas trop à moi ?
La porte énergétique s'ouvrit. Les trois clones restèrent à l'entrée : apparemment, ils avaient eu vent du sort qu'elle avait réservé à leurs compagnons. Seul Jax dévala donc les marches de la cellule. Contrairement à d'habitude, Besna ne s'élança pas dans sa direction pour l'accueillir. Elle resta figée sur place, tendue. Cette situation n'était pas normale !
- Prisonnière 87-570 répondant au nom de Besna Winsum, déclara Cerid en s'avançant vers elle. Ne tentez aucun geste de résistance.
Besna sentit un frison lui parcourir l'échine. Elle fit un pas en arrière, les jambes tremblantes. Cette voix... Cette voix aussi froide que les paysages d'Ilum, dénuée d'émotions, comme une vibrolame lui transperçant le cœur... C'était cette même voix que Jax avait au début de leur premier entretien ! Et si Jax l'avait manipulé depuis le début ? S'il avait joué avec ses émotions pour en savoir plus sur elle ? S'il s'était montré gentil à dessein, pour pouvoir se rapprocher d'elle ?
Le commodore se planta juste devant elle et sortit une paire de menottes de sa poche. Il se pencha légèrement en avant pour lui murmurer à l'oreille.
- Besna, ne tentez rien.
Il s'était positionné de telle sorte pour que les trois clones ne puisse voir que son dos et ainsi ne pas apercevoir ce subtil échange.
- Vous savez ce qu'il ce passe ? demanda-t-elle.
- Non, je sais juste que je dois vous conduire dans une salle collective avec les autre jedi, avoua-t-il.
- Pourquoi faire ?
Elle sentit les bras du commodore descendre lentement le long de son dos.
- Je n'en ai aucune idée.
- Et vos supérieurs n'ont pas peur ?
- Les murs sont électrifiés et des caméras de surveillances sont installés. Au moindre geste suspect, ils peuvent facilement vous endormir avec une décharge.
- Charmant...
Elle sentit les doigts du commodore lui agripper doucement les mains.
- Je dois vous passer les menottes, dit-il d'un ton navré.
Elle se laissa faire tandis qu'il lui attachait les mains dans le dos. Une fois que ce fut fait, il s'écarta d'elle.
- Maintenant avancer, prisonnière.
Il lui agrippa l'épaule et la poussa en avant. La falleen gémit et avança. Les trois clones disposés à l'entrée s'écartèrent à son passage, visiblement inquiet. Le commodore passa devant elle tandis que les clones fermaient la marche, leurs blasters pointés vers son dos.
Besna ne dit pas un mot tandis qu'on l'emmenait en direction de cette cellule collective. Sur le chemin, elle croisa différents soldats et officiers chargés des rondes. Elle reconnut parmi eux certaines des personnes qui étaient venues la voir sous la vapo-douche. Ils ne sifflèrent pas son passage cette fois-ci. à croire que la présence de Cerid arrivait à contenir leur excitation.
En arrivant devant la cellule, Besna fut étonnée de voir dix gardes rouges du chancelier - de l'Empereur à présent - postés à l'entrée. Même si les prisonniers étaient des jedi, étant donné les mesures de sécurité dont disposait la cellule, de simples clones auraient suffis. A croire que les gens qui étaient en charge de cette prison étaient paranoïaques.
- Nous sommes arrivés, lui fit savoir Cerid d'un ton d'évidence.
Comme pour sa propre cellule, le mur qui donnait sur le couloir était transparent, ce qui lui permettait d'en distinguer les occupants.
- Reculez ! leur intima l'un des gardes rouges.
Besna les vit s'exécuter à l'unisson. La porte énergétique se désactiva.
- Avance ! lui ordonna Jax en la poussant.
Besna trébucha et s'écroula lourdement sur le sol de la cellule. Elle roula sur le côté pour dévisager le commodore, une expression courroucée sur le visage. Celui-ci se contenta de la fixer d'un air froid et s'éloigna.
Elle sentit ses menottes s'ouvrirent. Les bracelets tombèrent au sol et la falleen frotta ses poignet légèrement endoloris. Elle leva les yeux. Les autres jedi s'étaient tous regroupés autour d'elle. Un vieux jedi Cathar aux pelages blancs et aux rides épaisses se dressait au-dessus d'elle. Elle bondit aussitôt sur ses pieds.
- Maitre Rhodis ! s'exclama-t-elle en reconnaissant son ancien maitre.
- Besna, ma tendre enfant ! fit-il en l'étreignant. Tu as survécu !
Besna était folle de joie. Marum Rhodis était chargé de former les futurs gardes du Temple. C'est le vieux maître qui lui avait appris à se battre, mais également à méditer.
- Où vous ont-ils capturés, maitre ? demanda-t-elle en se défaisant de son étreinte.
- Dans la salle d'entrainement. J'étais en train d'apprendre les mouvements de bases à mes élèves. Eux, non pas survécu... Les clones n'ont eu aucune pitié.
- Je suis désolé...
-C'est du passé, répondit-il d'une voix tout de même teintée de tristesse.
Il fit un grand geste de la main.
- Et puis, il y a pleins de mes anciens élèves ici !
Besna se retourna, embrassant le reste du groupe du regard.
- Var ! s'exclama-t-elle en donnant une brève accolade à son collègue pau'an.
Elle salua ainsi tous les autres jedi. La plupart étaient des gardiens du Temple, mais Besna reconnut également la jeune chevalier jedi Amuri Kika, une mirlian prometteuse, ainsi que la maitre jedi Amara, une twi'lek à la peau verte d'une grande beauté.
- Combien êtes-vous ici ? demanda-t-elle une fois qu'elle eut fini d'étreindre tout le monde.
- Quarante-six ! répondit une voix dans son dos.
La falleen se retourna pour faire face à une jedi Mon Calamari portant une tunique ciel bleu, qu'elle n'avait pas vue jusque là.
- Bant ! s'écria-telle.
La Mon Cal lui sauta dans les bras.
- Besna ! Ça fait ci longtemps !
Besna en pleurait presque de bonheur. Bant Eerin devait être sa meilleure amie après Exar. Les deux femmes s'étaient liées d'amitiés lors d'une mission commune dans les bas-fonds de Coruscant. Elles s'étaient très peu vu durant la guerre, Bant ayant été promue général tandis que Besna, comme tous les autres gardiens, avait dû demeuré au Temple.
- Je ne savais pas que tu étais revenue au Temple avant l'attaque, Quand es-tu arrivée ?
- Peu avant l'attaque des clones, avoua Eerin. J'avais posé mon chasseur et étais allé méditer dans la salle aux milles fontaines. C'est là que les clones m'ont eux. Et toi ?
- J'étais de garde devant la porte. Je dois être la première à avoir été capturée.
- J'imagine qu'Exar...
Besna se raidit instantanément. Les autres durent remarqués ce changement car un affreux silence s'abattu sur l'assemblée.
- Il était de garde avec moi... Les...
Elle baissa la tête.
- Les clones l'ont tués.
- Je suis désolé Besna, s'excusa Bant.
- C'était un excellent élève, avoua Rhodis en posant une main sur son épaule.
Besna se tourna vers lui, les larmes aux yeux.
- C'est du passé maintenant. Concentrons-nous sur l'avenir.
Les jedi discutèrent ainsi pendant près d'une heure, faisant le compte de tous les amis tombés, puis ils se séparèrent en plusieurs groupes. Besna laissa Bant discuter avec un jedi Terrelian à la peau bleue. Elle trouva un petit coin à l'écart et s'adossa contre un mur. Elle était très heureuse de retrouver tous ses amis, mais elle avait besoin de se reposer. Elle souffla un instant et balaya la cellule du regard. Son attention fut attirer par une jeune fille à la peau sombre. Elle était accroupis dans un coin, la tête dans les bras et semblait pleurer.
Qu'est-ce qu'elle fait toute seule ?
La falleen se leva et vint s'asseoir à côté de la jeune fille. Celle-ci ne réagit même pas.
- Que fais-tu toute seule ? demanda-t-elle d'une voix douce.
La jeune fille leva ses yeux remplis de larmes vers elle.
- C'est moi qui ai voulue être seule, avoua-t-elle en reniflant.
- Pourquoi ? Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Mon meilleur ami...Sammo Quid a été tué par les clones, gémit-elle. Je...suis la seule à avoir survécu...
Besna passa ses mains autour de ses épaules.
- Je suis désolé... J'ai moi aussi perdue mon meilleur ami durant l'attaque... Je sais ce que tu ressens...
Elle la regarda dans les yeux.
- Quel est ton nom ?
- Tai Uzuma.
- Moi, je m'appelle Besna. Besna Winsum.
- Et vous...Vous croyez qu'on va s'en sortir ?
Besna fixa la caméra de sécurité, situé dans l'angle à l'autre bout de la pièce, et sourit.
- Oui. Un ami m'a promis que tout irait bien, et je crois qu'il va tenir parole...
Bein, il sourit derrière son masqueDark Palgueïss a écrit :J'ai pas encore lu les chapitres 10 et 11, pour l'instant, cette histoire est absolument géniale. Je poste juste ce message pour signaler quelque chose qui me stresse au plus haut point : à plusieurs reprises, tu parles de Griveous qui sourit... mais Grievous peut-il sourire vu que son visage est en métal ?![]()
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Chapitre 12
Tromperie
Tromperie
10 jours après la Déclaration de l'Empire
Padmé était assise dans son lit, la tête calée contre son oreiller. Ça faisait un peu plus de huit jours qu'elle avait accouché des deux magnifiques enfants qui dormaient à côté d'elle, dans les petits berceaux fournis par les infirmières. Même s'il n'y avait pas eu de complications, l'accouchement avait été particulièrement éprouvant pour elle et les médecins avaient décidé de la garder plus longtemps. Une aide soignante nommée Niobi s'occupait de changer les couches des nouveaux nées et de leur prodiguer les soins élémentaires, mais c'était Padmé qui leur donnait le sein.
Son doux regard se riva sur les visages des deux magnifiques bambins : Luke et Leia. Ses enfants !
Pendant sa grossesse, elle n'avait pas voulu consulter de gynécologue, de peur que ce secret ne soit révélé. Car même si les médecins étaient en théorie tenus au secret médical, Padmé savait que la vérité était toute autre, surtout sur Coruscant. Elle avait donc préféré ne consulter personne, attendant patiemment le moment venu pour connaitre enfin le sexe de l'enfant. Elle s'était mis à porter des vêtements amples tout en continuant d'exercer son travail de sénateur comme si de rien était. La situation à ce stade de la Guerre des Clones était trop importante pour qu'elle laisse tomber son travail.
Mais à présent, elle se demandait si elle avait fait le bon choix. Le personnel de la maternité, qui vouait une adoration à leur ancienne reine, l'avait installée elle et ses enfants dans une chambre à part. Mais la sénatrice savait qu'une fois sortit de cet endroit, il lui serait impossible de dissimuler son secret. Sa maternité serait découverte et sa relation avec Anakin éclaterait sûrement en plein jour. Et même si elle savait que cela indiquait surement la fin de sa carrière politique, elle ne pouvait qu'être soulagé de ce poids immense que représentait son mariage secret.
Ani mon amour, ils te ressemblent tellement ! songea-t-elle en fixant ses enfants. Leurs enfants.
Une larme discrète coula le long de sa joue. Elle la laissa glisser jusqu'à son menton avant de l'essuyer. La perte d'Anakin l'avait plongé dans un chagrin profond. Le premier jour après l'accouchement, elle n'avait plus aucune envie de vivre. Les infirmières n'arrivaient pas à la faire manger, et l'ancienne reine avait même eu l'idée de se donner la mort. Puis, la vision de ses deux enfants l'avaient ramenés dans la lumière. Il lui restait une raison de vivre après tout. Elle les élèverait tous les deux, comme Ani l'aurait voulu. Comme elle le voulait.
Des bruits de pas précipités la sortirent de sa rêverie. Elle releva la tête, juste à temps pour voir la porte s'ouvrir à la volée. Une infirmière se glissa dans la pièce, effrayée. Elle avait des cheveux couleur de feu et son visage était parsemé de tâche de rousseur. Padmé reconnut presque immédiatement celle qui s'était occupée de ses enfants ses derniers jours.
- Qui y a-t-il Niobi ? s'inquiéta Padmé.
- Madame, il est là !
- Qui ça « Il » ?
- L'Empereur !
***
Depa se faufila parmi la foule,jouant des coudes et des bras pour se frayer un chemin. Caleb restait collé derrière elle, la suivant comme son ombre. Tout deux portaient des vêtements anonymes dotés de capuches qu'ils avaient rabattus sur leur tête, cachant leur visage.
Cela faisait maintenant plus de dix jours qu'ils étaient en cavale. Ils avaient faim et soif.
Juste après avoir tués tous les clones du vaisseau, elle s'était immédiatement branchée sur l'holonet et avait été mise au courant de la prétendue trahison des jedi, ainsi que de la prise de pouvoir de Palpatine. Elle avait rapidement convenu que le chancelier suprême était le fameux seigneur noir des sith, dont l'existence avait été révélé au Conseil Jedi. La découverte l'avait laissé pantoise. Leur ennemi se trouvait au cœur de la République depuis le début, et ils n'avaient rien vu !
Elle avait dû rapidement mettre de côté à ses regrets, car elle avait d'autres problèmes plus urgents. L'Empire avait sans doute été mis au courant de leur mission, et donc de leur destination : Antelm IV ! Depa s'était donc vite rendu compte qu'il leur faudrait abandonner la navette.
- On a qu'à la faire crasher maitre, avait proposé Caleb. Comme ça, les clones qui sont surement à notre recherche penserons que nous sommes mort dedans.
- C'est une brillante idée Caleb ! l'avait félicité Depa.
Le jeune padawan avait rougit et baissé la tête, fier et intimidé d'être ainsi félicité par son maitre. Depa l'avait fixé avec un sourire aux lèvres : même s'il posait parfois trop de questions, c'était de toute évidence un padawan d'une grande valeur.
- Une fois la navette détruite, il nous faudra également nous fondre parmi les citoyens ordinaires de la galaxie, avait réfléchit Depa à voix haute. Ainsi, il vaudrait mieux ne pas ressembler à nos holos officiels.
Elle pris soin de détacher ses cheveux qu'elle avait attachés, comme à son habitude, en deux cercles qui tombaient de chaque côté de son visage. Elle espérait ainsi cacher un peu plus son identité. Les impériaux la croiraient surement morte durant le crash de son vaisseau, mais il fallait mieux faire attention.
Ça avait ensuite été au tour de Caleb. Le jeune padawan s'était assis sur le sol tandis que Depa avait dégainé son sabre et, d'un geste précis, coupa sa natte. Il l'avait ramassa au creux de sa main, et regardé avec des yeux remplis de tristesse.
- Maitre, lorsque la natte est coupée, cela signifie qu'un padawan passe au statut de chevalier. Mais... maintenant que l'Ordre est mort, cela veut-il encore dire quelque chose ?
Depa s'était accroupie devant lui et avait poser une main sur son épaule.
- L'Ordre continuera de vivre pour toujours Caleb. Dans notre cœur, dans celui de tous les autres survivants, mais aussi dans la mémoire des citoyens de la République, qui savent ce que les jedi ont faits pour eux.
Elle l'avait fixé droit dans les yeux de ses yeux attendris.
- Quand à toi Caleb, pour moi, tu es digne de devenir un chevalier, tu l'as toujours été !
- Merci maitre ! s'était-il écrier en se jetant dans ses bras.
Il était rare qu'un apprenti témoigne à son maitre un tel signe d'affection, l'attachement étant condamné par l'Ordre. Mais après tout ce qui s'était passé, il était normal que l'attachement et l'amour reprennent le dessus.
- Allez ! avait elle dit en mettant fin à l'étreinte. Descend dans la soute chercher ce que je t'ai dit !
- Bien maitre !
Le padawan s'était élancé, plein d'entrain. Il était rapidement remonté avec deux tenus à capuches d'aspect anonymes.
- Tenez maitre ! avait-il fait en lui tendant celle à sa taille.
Depa s'était déshabillée pour l'enfiler. Elle avait ensuite soulagé le cadavre de Fordo de son armure, avant de le vêtir de sa tunique et de ses habits de jedi. Puis, elle avait saisit l'un des blasters des clones et mitrailler le cadavre pendant plus d'une minute jusqu'à ce que la tunique soit trouée et fumante et le corps méconnaissable. De cette manière, lorsqu'ils trouveraient le corps, les clones croiraient qu'elle était morte. Caleb, qui avait trouvé une tenue à sa taille, avait fait de même. Néanmoins, il n'avait pas pu faire enfiler sa tunique trop petite à l'un des clones et en avait simplement envelopper le cadavre.
- Ça va Caleb ? s'était-elle inquiétée.
Elle n'avait elle même cessé de ressentir un malaise en maltraitant ainsi le corps de Ford, alors elle se doutait que celui que devait ressentir son padawan était beaucoup plus fort.
- Ça va maitre. C'est juste que... faire ça à un cadavre, même à celui d'un ennemi, c'est...
- Horrible ? Je sais, l'avait-elle rassuré. Espérons que ce soit la dernière fois que nous aurons à le faire.
Ils ne mirent pas longtemps à sortir de l'hyperespace en orbite de la planète. Depa, assise dans le siège du pilote, avait amorcé une descente rapide vers la surface. Le vaisseau tout entier avait été prit de turbulence.
- Je crois que j'ai envie de vomir, maitre !
Depa avait utilisé la force, faisant venir le blaster le plus proche dans la paume de sa main.
- Eloigne-toi Caleb ! avait-elle crier en bondissant de son fauteuil.
Son padawan l'avait imité pour aller se cramponner contre le panneau coulissant du cockpit. Depa avait tiré sur les commandes, qui avait exploser dans une pluie de flammes et d'étincelles. La jedi s'était écartée brusquement, évitant une nuée de cendres qui aurait risquée de mettre le feu à ses vêtements.
- Vite Caleb !
Elle avait quitté le cockpit, son apprenti sur les talons, et courut jusqu'à l'autre bout du vaisseau. D'un geste de la main, elle avait actionné le bouton d'ouverture de la rampe d'atterrissage. L'intérieur avait été aussitôt envahi par un vent d'une violence extrême et ils avaient dû tous les deux se cramponner solidement pour éviter d'être emportés par la trombe. Depa avait jeté un coup d'œil par une des fenêtres et avait aperçu le sol qui se rapprochait, mais également à leur gauche, une imposante falaise. La navette n'allait pas la percuter, mais allait surement la raser de près.
- Il va falloir sauter ! avait-elle crié à Caleb malgré le vent qui soufflait autour d'eux.
Elle lui avait saisi la main. Le padawan l'avait serrer de toutes ses forces pour ne pas la lâcher. Depa s'était avancée jusqu'à la rampe en s'accrochant férocement aux parois. Ses oreilles sifflaient. Elle entendait à peine Caleb, suspendu au bout de son bras.
Elle avait vu la falaise se rapprocher. Pas encore, s'était-elle dit. Pas encore.
- Prépare-toi à sauté ! avait-elle hurler sans entendre sa propre voix.
Elle avait vu Caleb articuler les lèvres, mais elle n'avait rien entendu non plus.
Enfin, elle avait sentit la Force lui parler et avait comprit que c'était le moment.
- Saute !
Et elle avait sauter. Caleb, accroché à elle, fut emporté dans son élan. Les deux parcourirent de deux mètres avant de brutalement s'écraser sur le sol. Depa avait senti une brève douleur lui le corps. Puis, elle s'était relevé, la jambe endolorie, mais encore entière. Caleb était étendu au sol, gémissant.
- Ça va ? avait-elle demander en s'accroupissant à côté de lui.
- ça va... avait-il dit en se relevant avec une grimace.
Une violente explosion leur avait fait tous les deux tourner la tête. Depa n'avait pas besoin de la Force pour savoir que c'était la navette qui s'était écrasée dans une prairie toute proche.
Depa et Caleb avaient ensuite attendu un jour, caché près de l'endroit du crash, jusqu'à ce qu'une navette militaire arrive. Des soldats clones avaient fouillé la navette écrasée. Après une demi-heure, ils étaient remontés à bord de leur vaisseau qui avait de nouveau décollé. La jedi s'était toutefois montrée prudente et patiente. Elle avait ainsi attendue trois jours de plus, pour être sûr que la navette était belle et bien partie. Elle et Caleb s'étaient alors fait passer pour des réfugiés, et avait embarqués sur un transport au spatioport d'Antelm IV.
Et c'est comme ça qu'ils étaient arrivés là, sur Gorse.
La planète fonctionnait de paire avec sa lune Cynda, qui constituait la seule source de lumière .La partie éclairée de Gorse était inhabitable et seule la partie toujours plongé dans l'obscurité était propice à la vie. Une masse grouillante de gens travaillaient dans les mines de thorilide et les raffineries de Gorse. Là, Depa pouvait appliquer les principes d'infiltration qu'elle avait acquis au court des années : Se fondre dans la masse des gens normaux.
Depa réussit à s'extraire hors de la foule. Elle épousta brièvement ses vêtements avant de jeter un coup d'œil aux alentours remarqua aussitôt un établissement dont la devanture indiquait le nom : La Ceinture d'astéroïdes. Un vacarme assourdissant semblait provenir de ce bâtiment.
- Où allons-nous maitre ? murmura Caleb.
- Là, fit-elle en désignant le bâtiment.
- Maitre... C'est une cantina ?
- En effet Caleb. Et c'est là que nous pourrons nous sans doute obtenir des informations.
- Des informations sur quoi, maitre ?
- Sur les offres d'emplois qui s'offrent à nous sur cette lune. A partir de maintenant, il va nous falloir vivre comme le reste de la galaxie. Travailler, trouver un logement...
- Je ne pensais pas qu'en temps que jedi, je serais obligé de trouver un travail, fit remarquer Caleb.
- Moi non plus. Nous, les jedi, n'avons pas à affronter tous ses problèmes que les citoyens de la République doivent subir. Sous cet angle là, leur vie est plus difficile que la nôtre.
Elle baissa les yeux sur son padawan, qui arborait une expression triste.
- Rassure-toi Caleb. Tant que nous ne sommes pas découvert, nous ne risquons rien. C'est pour ça qu'à partir de maintenant, tu ne devras plus m'appeler maître. Si on te pose des questions sur l'endroit d'où nous venons, tu diras que je suis ta mère, que nous avons dû quitter notre planète à cause de la guerre et que nous venons sur Gorse pour trouver du travail.
- Oui, mait...je veux dire mère... heu...maman...
Depa lui adressa un petit sourire, puis ils entrèrent dans le bar.
- Fait attention, lui glissa-t-elle. Reste près de moi.
- Bien compris.
L'établissement était typique des cantinas. Des ivrognes allaient et venaient, leur choppe à la main, montant sur les tables, se bagarrant avec les autres qui étaient tous aussi sou qu'eux. Le tout régnait dans un joyeux désordre.
- Enlève ta capuche, nous n'en avons plus besoin, glissa-t-elle à Caleb.
Elle releva la sienne. Ses cheveux tombèrent sur ses épaules.
L'ancienne jedi s'avança au milieu des clients et vint s'accouder au comptoir. De l'autre côté, un vieil homme qui devait surement être le patron de la cantina nettoyait des verres.
- Excusez-moi, commença Depa.
Le vieil homme leva les yeux vers elle et un sourire s'étira sur ses lèvres.
- Que puis-je faire pour vous, sublime demoiselle ? demanda-t-il en lui adressant un sourire charmeur.
- Je voudrais s...
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase q'une voix pâteuse s'exclamait derrière elle.
- Oh, mais c'est une belle gonzesse qu'on a là !
La voix appartenait à un dévaronien, de toute évidence sou. Sans avertissement, l'ivrogne vint se coller contre elle, la plaquant contre le bord du comptoir.
- On pourrait aller dans ma chambre, tous les deux, lui murmura-t-il à l'oreille, son souffle acide lui chatouillant la nuque.
La jedi sentit sa mains baladeuse lui tripoter la fesse gauche. Elle ne lui laissa pas le temps d'aller plus loin. Sans avertissement, elle lui saisit le poignet et le lui tordit. Elle entendit ses os craquer tandis que l'alcoolique se mettait à gémir. D'un coup de pied, elle l'envoya valdinguer contre une table voisine. Sa tête percuta le coin de la table et il s'effondra au sol.
- Et bien, vous n'êtes pas commode, ma jolie, commenta le vieil homme en tirant une grimace. Je peux connaitre votre nom ?
- Je m'appelle Mira et voici mon fils...
Elle hésita un instant, tout deux n'ayant pas convenu d'un nom.
- Kanan, l'interrompit Caleb, lui sauvant la vie.
Depa souffla intérieurement et jeta un regard reconnaissant à son apprenti.
- Enchanté, fit le vieil homme. Je suis Okadiah Garson, le propriétaire de ce charmant établissement.
- Charmant, oui, c'est le mot, ajouta Depa en regardant le dévaronien évanoui.
- Faut pas faire attention à ce vieux Yelkin ! C'est juste un mineur un peu barge.
Il se pencha légèrement par-dessus le comptoir, le visage à dix centimètres de celui de Depa.
- Mais qu'est-ce qu'une créature aussi exquise que vous viens faire sur ce trou paumée ?
- Notre monde a été dévasté lors de la guerre, dit-elle d'une voix peinée. Alors, nous sommes venus sur Gorse pour trouver du travail.
- Vous tombez bien mal, ma jolie. Les mines ne vont pas tarder à fermer.
- Quoi ? ? s'étonna-t-elle.
- Il n'y a plus de thorilide sous la surface : toutes les réserves ont été épuisés. Et comme si ça ne suffisait pas, Minerax Consulting, la plus société d'extraction de thorilide a fait faillite et a licencié tous ses employés, moi compris !
- Vous travaillez aussi comme mineur ?
- Et oui, ma jolie. Il faut bien si on veut vivre de manière décente.
Il fit un geste en direction des étagères remplis de bouteilles derrière lui.
- Vous voulez boire un coup ?
- Nous n'avons pas de crédit, avoua-t-elle.
- Pas grave, ma jolie. Je peux vous en payer un, proposa le barman.
- Dans ce cas, d'accord.
Le vieil homme sourit de toutes ses dents avant de se retourner vers le fond du comptoir pour saisir une bouteille.
Depa croisa le regard interloqué de Caleb. Le jeune homme ne l'avait jamais vu boire. Et à vrai dire, elle n'avait bu qu'à de très rare occasion, contrairement à son ami Obi-Wan. Mais après tous ses événements, elle avait besoin d'un petit remontant. Okadiah se tourna de nouveau vers elle, un verre dans une main et une bouteille dans l'autre.
- Mon meilleur wiskhy, ma belle ! s'exclama-t-il en remplissant son verre à ras-bord.
Depa saisit le gobelet et le vida d'un trait avant de le reposer.
- Et bien, vous allez vite ! s'étonna le vieux barman. N'allez pas non plus vous souler : vu ce que vous avez fait à Yelkin, j'ai pas envie de vous voir de nouveau en action !
- Vous inquiétez pas, je vais pas déclencher une bagarre dans votre bar, dit-elle avec un mince sourire.
Elle abandonna son verre et se tourna vers Caleb qui n'avait rien dit jusque là et se contentait de fixer le verre vide.
- Bon, s'il n'y a plus de travail ici, je crois que moi et Kanan n'avons plus qu'à partir...
Elle commençait à tourner les talons, lorsque Okadiah déclara :
- Si vous cherchez du travail ici, je peux peut-être vous aider.
- Qu'entendez-vous par là ? demanda-t-elle en se tournant de nouveau vers lui, intéressée. Je croyais qu'il n'y avait plus de travail dans les mines...
- Je vous parle pas de travailler dans les mines !
Le vieil homme se gratta l'arrière du crâne d'un air gêné.
- Voyez... ça fait un moment que je pense à prendre quelqu'un pour m'aider au bar. Je pense que vous seriez parfaite. Vous pourriez attirer une nouvelle clientèle...
- Si vous croyez que je vais faire le trottoir...le mit-elle en garde.
- Hé, j'ai pas dit ça ! Mais je pense que les gens seront plus heureux d'être ici s'il sont servis par une belle femme plutôt que par un vieil homme aigri.
- C'est une proposition très gentille, le remercia Depa. Mais il faut encore que nous trouvions un logement...
- Pas de problème, je peux vous hébergez ici. Il y a de la place en haut !
Depa jeta un coup d'oeil à son apprenti. Celui-ci croisa son regard et hocha vigoureusement la tête.
- Dans ce cas, j'accepte, fit-elle en souriant au vieil homme.
***
Padmé eut juste le temps de se vêtir avant que Niobi ne fasse rentrer le nouvel Empereur auto-proclamé. L'aide soignante disparut presque aussitôt dans un coin de la pièce, avec une révérence.
Palpatine portait une variante noire aux bouton d'or de son habituelle tenue de chancelier. Son visage était souriant, même s'il affichait plusieurs récentes cicatrices qu'il portait également au cou. Néanmoins, malgré ses détails, il semblait n'avoir pas changé.
- Sénatrice ! s'exclama-t-il. Quel plaisir de vous revoir !
- De même, majesté, dit-elle d'un ton prudent.
Après tout, même s'il semblait toujours être le sympathique chancelier, Padmé n'oubliait pas qu'il était désormais le chef d'une dictature galactique.
- Comment allez-vous, ma chère ? demanda l'Empereur en s'avançant au centre de la pièce. L'accouchement s'est-il bien passé ?
- Très bien.
Palpatine parcourut la pièce du regard et s'arrêta sur les deux berceaux.
- Et j'imagine que ce sont vos enfants ? fit-il en s'approchant. Comment s'appellent-ils ?
- Luke et Leia, majesté.
- De magnifiques prénoms. Anakin aurait été content...
Padmé se figea soudain, le cœur presque à l'arrêt et les poumons vides.
- C...Co...Comment le...savez vous ? bégaya-t-elle en essayant de reprendre son souffle.
- Il me l'a dit bien sûr ! Le jeune Skywalker se confiait plus à moi qu'à n'importe lequel de ses maitres.
Il se confiait à moi aussi...
- Je suppose que vous êtes au courant de sa...disparition ?
- En effet, majesté, avoua-t-elle en baissa les yeux, sentant les larmes montées.
- Il était comme un fils pour moi. Parmi tous les jedi, il est le seul à mettre rester fidèle : sa mort a été... une tragédie.
D'un coup, Palpatine semblait vraiment très vieux, et le poids des années se lisait sur son visage, soudain devenu triste. Menteur.
Il semblait pourtant si honnête. C'était sans doute grâce à cela qu'il avait réussi à se hisser si haut sans attirer les soupçons.
Palpatine se frotta un instant les mains, comme s'il voulait en enlever de la poussière, puis fixa son fils. Le petit Luke, qui jusque là regardait le vieil homme avec inquiétude, se mit à pleurer.
- Oh, Luke ! s'émut Padmé en le prenant dans ses bras.
Elle se mit à le bercer, tandis que Palpatine continuait de la fixer.
- Vous avez de magnifiques enfants, ma chère. Comptez-vous toujours exercer votre position de sénateur ? Je suppose que vous allez avoir besoin de temps et de toute votre énergie pour les élever.
- A vrai dire, majesté, je comptais les emmener avec moi, sur Coruscant.
- Voyons, ce n'est pas raisonnable, ma chère. Imaginez qu'il leur arrive malheur !
Padmé se raidit : la menace était à peine voilée.
- Vous avez raison, majesté. Mais qui va me remplacer ?
- Le sénateur Binks me semble tout indiquer.
Padmé hocha doucement la tête. Même s'il se montrait souvent maladroit, Jar-Jar Binks pouvait se montrer très compétent dans sa tâche, comme lorsqu'il avait résolu la crise du système Bardotta. De plus, c'était quelqu'un d'honnête, quelque chose de plus en plus rare dans la galaxie. Mais si Padmé voulait tant rester sénatrice, c'était pour se tenir au plus près du pouvoir et ainsi entreprendre des actions importantes contre le nouveau régime. Mais Palaptine semblait avoir lu dans son jeu.
L'Empereur s'éloigna du berceau pour gagner la porte.
- L'ancienne maison de ma famille près de la Contrée des Lacs est inhabité depuis longtemps. Vous pourrez y élever vos enfants en sécurité.
- Merci, majesté. C'est très...généreux de votre part. Merci.
Palpatine franchit le pas de la porte et tourna la tête dans sa direction, un sourire aux lèvres.
- Non, c'est moi qui vous remercie.
***
Besna était assise au milieu de sa cellule, un bol de soupe à la main. Comme chaque jour depuis maintenant une semaine, elle attendait avec impatience l'arrivée de Jax. Le commodore était devenue son seul lien avec l'extérieur, mais surtout, il était devenu un ami. Il n'avait pas encore réussi à glaner des informations à ses supérieurs pour savoir pourquoi Besna et les autres jedi étaient enfermés ici et quel était le but de leur présence. Néanmoins, Besna ne doutait pas qu'il y arrive.
Elle venait de finir sa soupe lorsqu'elle entendu des bruits de pas venant de l'extérieur. Elle se dressa immédiatement sur ses pieds. Elle sentit la présence de Cerid à travers la Force : c'était bien lui qui approchait.
Mais il n'était pas seul ! Trois clones l'accompagnaient.
Qu'est-ce qu'ils font là ? Pourquoi ils l'accompagnent ? se demanda-t-elle. Elle s'inquiéta un instant pour le commodore : ses supérieurs avaient-ils fini par avoir des soupçons après lui parce qu'il posait trop de questions et avait décidé de l'emprisonner avec elle ?
Non, le commodore ne semblait pas prisonnier. Il marchait d'un pas lent, les mains jointes dans le dos, mais pas attachées.Peut-être que ces clones sont là pour vérifier que le commodore ne s'attache pas trop à moi ?
La porte énergétique s'ouvrit. Les trois clones restèrent à l'entrée : apparemment, ils avaient eu vent du sort qu'elle avait réservé à leurs compagnons. Seul Jax dévala donc les marches de la cellule. Contrairement à d'habitude, Besna ne s'élança pas dans sa direction pour l'accueillir. Elle resta figée sur place, tendue. Cette situation n'était pas normale !
- Prisonnière 87-570 répondant au nom de Besna Winsum, déclara Cerid en s'avançant vers elle. Ne tentez aucun geste de résistance.
Besna sentit un frison lui parcourir l'échine. Elle fit un pas en arrière, les jambes tremblantes. Cette voix... Cette voix aussi froide que les paysages d'Ilum, dénuée d'émotions, comme une vibrolame lui transperçant le cœur... C'était cette même voix que Jax avait au début de leur premier entretien ! Et si Jax l'avait manipulé depuis le début ? S'il avait joué avec ses émotions pour en savoir plus sur elle ? S'il s'était montré gentil à dessein, pour pouvoir se rapprocher d'elle ?
Le commodore se planta juste devant elle et sortit une paire de menottes de sa poche. Il se pencha légèrement en avant pour lui murmurer à l'oreille.
- Besna, ne tentez rien.
Il s'était positionné de telle sorte pour que les trois clones ne puisse voir que son dos et ainsi ne pas apercevoir ce subtil échange.
- Vous savez ce qu'il ce passe ? demanda-t-elle.
- Non, je sais juste que je dois vous conduire dans une salle collective avec les autre jedi, avoua-t-il.
- Pourquoi faire ?
Elle sentit les bras du commodore descendre lentement le long de son dos.
- Je n'en ai aucune idée.
- Et vos supérieurs n'ont pas peur ?
- Les murs sont électrifiés et des caméras de surveillances sont installés. Au moindre geste suspect, ils peuvent facilement vous endormir avec une décharge.
- Charmant...
Elle sentit les doigts du commodore lui agripper doucement les mains.
- Je dois vous passer les menottes, dit-il d'un ton navré.
Elle se laissa faire tandis qu'il lui attachait les mains dans le dos. Une fois que ce fut fait, il s'écarta d'elle.
- Maintenant avancer, prisonnière.
Il lui agrippa l'épaule et la poussa en avant. La falleen gémit et avança. Les trois clones disposés à l'entrée s'écartèrent à son passage, visiblement inquiet. Le commodore passa devant elle tandis que les clones fermaient la marche, leurs blasters pointés vers son dos.
Besna ne dit pas un mot tandis qu'on l'emmenait en direction de cette cellule collective. Sur le chemin, elle croisa différents soldats et officiers chargés des rondes. Elle reconnut parmi eux certaines des personnes qui étaient venues la voir sous la vapo-douche. Ils ne sifflèrent pas son passage cette fois-ci. à croire que la présence de Cerid arrivait à contenir leur excitation.
En arrivant devant la cellule, Besna fut étonnée de voir dix gardes rouges du chancelier - de l'Empereur à présent - postés à l'entrée. Même si les prisonniers étaient des jedi, étant donné les mesures de sécurité dont disposait la cellule, de simples clones auraient suffis. A croire que les gens qui étaient en charge de cette prison étaient paranoïaques.
- Nous sommes arrivés, lui fit savoir Cerid d'un ton d'évidence.
Comme pour sa propre cellule, le mur qui donnait sur le couloir était transparent, ce qui lui permettait d'en distinguer les occupants.
- Reculez ! leur intima l'un des gardes rouges.
Besna les vit s'exécuter à l'unisson. La porte énergétique se désactiva.
- Avance ! lui ordonna Jax en la poussant.
Besna trébucha et s'écroula lourdement sur le sol de la cellule. Elle roula sur le côté pour dévisager le commodore, une expression courroucée sur le visage. Celui-ci se contenta de la fixer d'un air froid et s'éloigna.
Elle sentit ses menottes s'ouvrirent. Les bracelets tombèrent au sol et la falleen frotta ses poignet légèrement endoloris. Elle leva les yeux. Les autres jedi s'étaient tous regroupés autour d'elle. Un vieux jedi Cathar aux pelages blancs et aux rides épaisses se dressait au-dessus d'elle. Elle bondit aussitôt sur ses pieds.
- Maitre Rhodis ! s'exclama-t-elle en reconnaissant son ancien maitre.
- Besna, ma tendre enfant ! fit-il en l'étreignant. Tu as survécu !
Besna était folle de joie. Marum Rhodis était chargé de former les futurs gardes du Temple. C'est le vieux maître qui lui avait appris à se battre, mais également à méditer.
- Où vous ont-ils capturés, maitre ? demanda-t-elle en se défaisant de son étreinte.
- Dans la salle d'entrainement. J'étais en train d'apprendre les mouvements de bases à mes élèves. Eux, non pas survécu... Les clones n'ont eu aucune pitié.
- Je suis désolé...
-C'est du passé, répondit-il d'une voix tout de même teintée de tristesse.
Il fit un grand geste de la main.
- Et puis, il y a pleins de mes anciens élèves ici !
Besna se retourna, embrassant le reste du groupe du regard.
- Var ! s'exclama-t-elle en donnant une brève accolade à son collègue pau'an.
Elle salua ainsi tous les autres jedi. La plupart étaient des gardiens du Temple, mais Besna reconnut également la jeune chevalier jedi Amuri Kika, une mirlian prometteuse, ainsi que la maitre jedi Amara, une twi'lek à la peau verte d'une grande beauté.
- Combien êtes-vous ici ? demanda-t-elle une fois qu'elle eut fini d'étreindre tout le monde.
- Quarante-six ! répondit une voix dans son dos.
La falleen se retourna pour faire face à une jedi Mon Calamari portant une tunique ciel bleu, qu'elle n'avait pas vue jusque là.
- Bant ! s'écria-telle.
La Mon Cal lui sauta dans les bras.
- Besna ! Ça fait ci longtemps !
Besna en pleurait presque de bonheur. Bant Eerin devait être sa meilleure amie après Exar. Les deux femmes s'étaient liées d'amitiés lors d'une mission commune dans les bas-fonds de Coruscant. Elles s'étaient très peu vu durant la guerre, Bant ayant été promue général tandis que Besna, comme tous les autres gardiens, avait dû demeuré au Temple.
- Je ne savais pas que tu étais revenue au Temple avant l'attaque, Quand es-tu arrivée ?
- Peu avant l'attaque des clones, avoua Eerin. J'avais posé mon chasseur et étais allé méditer dans la salle aux milles fontaines. C'est là que les clones m'ont eux. Et toi ?
- J'étais de garde devant la porte. Je dois être la première à avoir été capturée.
- J'imagine qu'Exar...
Besna se raidit instantanément. Les autres durent remarqués ce changement car un affreux silence s'abattu sur l'assemblée.
- Il était de garde avec moi... Les...
Elle baissa la tête.
- Les clones l'ont tués.
- Je suis désolé Besna, s'excusa Bant.
- C'était un excellent élève, avoua Rhodis en posant une main sur son épaule.
Besna se tourna vers lui, les larmes aux yeux.
- C'est du passé maintenant. Concentrons-nous sur l'avenir.
***
Les jedi discutèrent ainsi pendant près d'une heure, faisant le compte de tous les amis tombés, puis ils se séparèrent en plusieurs groupes. Besna laissa Bant discuter avec un jedi Terrelian à la peau bleue. Elle trouva un petit coin à l'écart et s'adossa contre un mur. Elle était très heureuse de retrouver tous ses amis, mais elle avait besoin de se reposer. Elle souffla un instant et balaya la cellule du regard. Son attention fut attirer par une jeune fille à la peau sombre. Elle était accroupis dans un coin, la tête dans les bras et semblait pleurer.
Qu'est-ce qu'elle fait toute seule ?
La falleen se leva et vint s'asseoir à côté de la jeune fille. Celle-ci ne réagit même pas.
- Que fais-tu toute seule ? demanda-t-elle d'une voix douce.
La jeune fille leva ses yeux remplis de larmes vers elle.
- C'est moi qui ai voulue être seule, avoua-t-elle en reniflant.
- Pourquoi ? Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Mon meilleur ami...Sammo Quid a été tué par les clones, gémit-elle. Je...suis la seule à avoir survécu...
Besna passa ses mains autour de ses épaules.
- Je suis désolé... J'ai moi aussi perdue mon meilleur ami durant l'attaque... Je sais ce que tu ressens...
Elle la regarda dans les yeux.
- Quel est ton nom ?
- Tai Uzuma.
- Moi, je m'appelle Besna. Besna Winsum.
- Et vous...Vous croyez qu'on va s'en sortir ?
Besna fixa la caméra de sécurité, situé dans l'angle à l'autre bout de la pièce, et sourit.
- Oui. Un ami m'a promis que tout irait bien, et je crois qu'il va tenir parole...
Dernière modification par darkCedric le ven. 24 janv. 2020 - 19:21, modifié 9 fois.
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