Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Si vous aimez écrire et que vous trouvez que l'Univers Star Wars a besoin de nouvelles histoires, ou si vous voulez lire plus que ce que la licence officielle vous offre, bienvenue dans la Section Fan-Fictions !

Modérateur : Modérateurs

Règles du forum
CHARTE & FAQ des forums SWU • Rappel : les spoilers et rumeurs sur les prochains films et sur les séries sont interdits dans ce forum.
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

Merci pour le retour, L2 :D !
L2-D2 a écrit : La bataille approche ! Et les Ripsan vont être au centre du conflit si j'en crois ces lignes ! La Flotte Royale Corellienne est prête à un affrontement dantesque avec les forces Républicaines, et a donc l'idée a priori géniale d'utiliser leur environnement contre l'ennemi... mais cela suffira-t-il ? La tactique mise en place avec les rayons tracteurs fera-t-elle l'affaire ?
Suspense, la bataille sera sympa, tu verras :diable: !
L2-D2 a écrit : Vivement la suite pour le savoir ! :oui:
Et je remercie encore une fois Jagen Eripsa pour sa contribution :jap: :jap: :oui: :oui: :oui: !!
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
Jagen Eripsa
Administrateur
Messages : 25125
Inscription : mar. 07 févr. 2012 - 20:16
Localisation : Aunis Prime
Contact :

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par Jagen Eripsa »

Ravi que mes notes aient pu t'être utiles ! :jap:
“Gagne la guerre. Protège la paix. Ne recule devant aucun sacrifice.” - Devise de la Garde des Ombres.
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

:wink: :jap: :sournois:
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

Bonsoir, c'est l'heure de la suite de cette chronique :sournois: !

L'heure de la bataille approche pour les corelliens :diable: !



La Flotte corellienne émergea de l’hyperespace, à proximité du champ d’astéroïdes qu’elle s’empressa d’investir pour y attendre de pied ferme les républicains. Les systèmes de navigation de chaque vaisseau furent reliés à la passerelle de la Vaillance de Tralus pour coordonner les manœuvres visant à camoufler chaque navire de la flotte derrière les plus gros astéroïdes. Ce qui fut réalisé dans le temps imparti, malgré la perte de trois vaisseaux broyés dans les collisions avec les astres inertes, aux trajectoires aléatoires.
Jen’hulia entendit l’amiral Halkyon d’abaisser les boucliers.
- C’est risqué, lui fit-elle remarquer.
- Mais cela en vaut la peine si on parvient à piéger les républicains, affirma-t-il avec conviction.
La jeune aristocrate surveilla ensuite les écrans tactiques, notamment les spots représentant les républicains qui traçaient et poursuivaient l’arrière garde corellienne, les guidant à travers l’hyperespace.
- Chargez les rayons tracteurs, lança Halkyon. Ciblez les astéroïdes les plus petits.
Le pont de la Vaillance de Tralus vibra légèrement lorsque le vaisseau activa les faisceaux d’énergie en direction vers un astre inerte le plus proche qui faisait une centaine de mètres de diamètre. Jen’hulia surveilla l’approche de ce qui pourrait devenir une arme au service de la cause corellienne. La jeune noble au fort tempérament le fixait, fascinée par les aspérités qui en parsemaient la surface terne, assombrie par la noirceur de l’espace.
Comme le lui avait rappelé l’amiral Halkyon, la République possédait des vaisseaux plus puissants que ceux des corelliens. Mais les chantiers navals de l’Ingénierie Technique Corellienne avaient conçu de redoutables corvettes lance-missiles, dont la coque était renforcée par un métal venu de la planète lointaine Mastaria, colonisée par la famille Rilranol.
Un métal qui possédait les mêmes vertus que le cortosis, dont la résistance aux armes énergétiques compensait la faiblesse des boucliers déflecteurs des corvettes. L’effet de surprise serait le meilleur avantage des natifs de l’Hégémonie Corellienne.
- Temps d’arrivée de l’arrière-garde ?
- Deux minutes, monsieur.
Halkyon hocha la tête vers Jen’hulia.
- Les astéroïdes ?
- Verrouillés et prêts à l’emploi, confirma-t-il à la jeune femme.
Aux officiers de pont, il lança ensuite :
- Maintenez le silence holo jusqu’à l’arrivée des républicains. Gardez les rayons tracteurs actifs au maximum.
À présent, la moitié de l’énergie des générateurs principaux de la Vaillance de Tralus était sollicitée pour garder l’astéroïde capturé à sa place. Les corvettes corelliennes restèrent sur leurs positions, laissant deux lignes d’astéroïdes s’interposer entre elles et le vide spatial. Une couverture parfaite qui les masquerait aux senseurs ennemis.
Jen’hulia s’approcha de la baie et distingua peu après des flash illuminer l’horizon lointain lorsque l’arrière garde corellienne réintégra l’espace normal. Avec certainement, une Flotte de la République à leurs trousses.
Halkyon entra en contact avec les dernières corvettes arrivées sur les lieux. Celles-ci fonçaient vers le champ d’astéroïdes alors que les navires de guerre républicains réapparurent à leur tour hors de l’hyperespace et se déployèrent pour se mettre en formation d’attaque.
Les alarmes à bord de la Vaillance de Tralus hurlèrent pour confirmer la confrontation qui se rapprochait inévitablement.
- Trois escadrons de Typhons ont été largués, amiral.
- Quand arriveront-ils à portée de tir, de l’arrière-garde ?
- Trente secondes.
Jen’hulia surprit la grimace de Halkyon.
- Nous ne pouvons pas leur apporter du soutien ? Lui demanda-t-elle.
- Pas sans désorganiser notre dispositif. État des forces ennemies ?
- Comme prévu, répondit un officier de pont. Trente cuirassés Gilagimar et autant de frégates Sarbakan en soutien. Ils bénéficient d’une plus grande puissance de feu.
- Pas pour longtemps. Tenez-vous prêts.
Les chasseurs stellaires républicains rattrapèrent les corvettes alors qu’elles n’étaient plus qu’à deux cents mètres du champ. Les cuirassés et les frégates de la Troisième Flotte accéléraient à leur tour pour rattraper les fuyards, déchaînant les salves de turbolasers qui mirent à l’épreuve leur coque.
Les Typhons les pilonnaient à coups de torpilles, ce qui provoqua la perte de deux corvettes ravagées par les incendies, qui dérivèrent en ayant réussi à évacuer les équipages.
Néanmoins, les pilotes ennemis traquèrent les capsules de sauvetage, à la grande colère des autres corelliens, tapis dans le champ d’astéroïdes.
- Vous avez vu ? Souffla Jen’hulias, horrifiée.
- Oui, ils nous promettent une guerre à mort.
Le reste de l’arrière-garde entra dans le champ, pourchassés par les Typhons hargneux. Halkyon donna l’ordre d’activer la DCA. Les batteries légères des corvettes en embuscade, déchirèrent la quiétude du champ de météores paisibles, détruisant en moins d’une minute les trois escadrons de chasseurs ennemis.
- Maintenant les républicains doivent se demander pourquoi ils ont perdu le contact avec leurs chasseurs, affirma l’amiral avec un sourire féroce alors que les corvettes de l’arrière-garde prirent position pour flanquer le Vaillance de Tralus.
Sur le pont principal, les opérateurs corelliens interceptèrent plusieurs appels du vaisseau amiral ennemi, le Glorieux Bâtisseur qui rendait hommage à Contispex Ier, celui qui avait abattu les principes démocratiques de la République pour la transformer en autocratie totalitaire. Ils tentaient de contacter leurs pilotes morts fraîchement dans la riposte corellienne.
- Tenez-vous prêts à éteindre les rayons tracteurs sur mon ordre.
L’amiral corellien intima peu après à plusieurs corvettes de se placer derrière les astéroïdes maintenus par les rayons tracteurs et de s’appuyer contre leur surface rocheuse, en boostant leurs moteurs.
- Les républicains seront bientôt à portée de tir, monsieur.
- Attendez mes ordres.
Les vaisseaux ennemis déchaînèrent leur furie contre les astéroïdes qui leur bloquaient la route, à coups de turbolasers. Les puissants rayons ardents concentrés émiettèrent les astres innocents, les trouant et les fracturant, éjectant à chaque impact des morceaux plus petits, mais qui ne rendraient pas la navigation dans le champ moins dangereuse en multipliant les débris.
Les cuirassés Gilagimar utilisèrent donc à leur tour des rayons tracteurs pour remorquer les débris des astéroïdes pulvérisés loin d’eux, se libérant un corridor sûr pour continuer à traquer les corelliens.
- Statut des rayons tracteurs ?
- Toujours actifs, amiral, mais cela pompe toute l’énergie de nos générateurs principaux. Si les républicains nous surprennent, nous ne pourrons pas utiliser nos systèmes d’armement. Ils sont assez proches, nous pouvons…
- Quand je donnerai l’ordre, trancha Halkyon.
- Ils sont à deux kilomètres de nos positions.
Les regards de l’équipage du pont se tournèrent vers lui, tendus. Jen’hulia admirait son calme face à la tempête qui approchait. La jeune noble surveillait les scans, la progression des cuirassés et des frégates qui ciblèrent peu après le gros astéroïde derrière lequel s’était caché le Vaillance de Tralus.
Halkyon donna finalement l’ordre fatidique.
- Lâchez !
Les rayons tracteurs furent désactivés, l’énergie qui les alimentait fut aussitôt dérivée vers les systèmes d’armement et les boucliers déflecteurs. Poussés par les corvettes qui s’appuyaient contre eux, les projectiles improvisés massifs filèrent vers les navires républicains qui ne se doutaient pas encore du piège qui s’était refermé sur eux.
Les esquifs corelliens furent repérés par cinq cuirassés, car mis à découvert par la trajectoire des astéroïdes qui s’éloignaient. Les décharges ionisées mortelles strièrent la nuit sidérale, encadrant les corvettes qui se dégagèrent pour se tenir hors de portée. Puis les cuirassés changèrent aussitôt de vecteur, réalisant trop tard que des astéroïdes les menaçaient d’une collision imminente. Ne pouvant s’écarter à temps, ils tentèrent de les détruire.
Mais leurs frappes ne changèrent pas le destin. Des novas éblouirent la vision de Jen’hulia, soulevant les hurlement réjouis des corelliens autour d’elle lorsque les cinq cuirassés furent fracassés par les météores qui poursuivaient leur folle course vers le reste de la flotte républicaine.
Réalisant la gravité du traquenard corellien, les navires capitaux firent machine arrière alors que d’autres astéroïdes se rapprochaient pour les broyer sans pitié.
- Amiral, nos systèmes d’armement sont opérationnels.
Halkyon afficha une expression féroce.
- À l’attaque ! Proclama-t-il.
Son cri de guerre fut repris par Jen’hulia et ses compatriotes.


Voilà, j'espère que cela vous a plu !

Allez, à la prochaine :hello: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
L2-D2
Modérateur
Messages : 10407
Inscription : mar. 26 févr. 2013 - 10:06
Localisation : Nîmes

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par L2-D2 »

Extrait lu !

Quelle violence dans la bataille dès ses premières minutes ! Entre une flotte Républicaine prête à tout, au point d'abattre des capsules de sauvetage, et le succès de la tactique des astéroïdes corelliens, c'est une bataille variée et prenante que tu nous proposes ! Et étant donnée qu'elle n'est pas finie, la suite s'annonce peut-être encore meilleure ! :oui:

Tiens, je n'avais pas réagi d'ailleurs, mais j'aime beaucoup la déformation du nom "Halkyon", ancêtre d'"Halcyon", j'imagine ?

Et jolie référence au RP de SWU avec la mention du nom Mastaria. :jap:

Vivement la suite ! :oui:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

Staffeur Fan-Fictions & Littérature VF
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

Merci pour le retour, L2 !
L2-D2 a écrit : Quelle violence dans la bataille dès ses premières minutes ! Entre une flotte Républicaine prête à tout, au point d'abattre des capsules de sauvetage, et le succès de la tactique des astéroïdes corelliens, c'est une bataille variée et prenante que tu nous proposes ! Et étant donnée qu'elle n'est pas finie, la suite s'annonce peut-être encore meilleure ! :oui:
J'adore écrire les batailles :love: ! Et puis je suis aussi un passionné d'histoire de stratégie militaire :sournois: !
L2-D2 a écrit : Tiens, je n'avais pas réagi d'ailleurs, mais j'aime beaucoup la déformation du nom "Halkyon", ancêtre d'"Halcyon", j'imagine ?
Bien vu :wink: ! Et c'est tiré des sources de notre cher ami, Jagen :jap: !
L2-D2 a écrit : Et jolie référence au RP de SWU avec la mention du nom Mastaria. :jap:
J'avais crée le background du RP :diable: !

Allez, à la prochaine :hello: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

Bonjour, comment allez-vous :wink: ?

Allez, c'est l'heure de la suite de cette chronique sur Corellia :diable: ! Vous allez être plongés en pleine bataille :sournois: !!



Lorsque l’amirale de la Troisième Flotte de la République, Velta Hisku, amena sa formation à la sortie de l’hyperespace, elle se réjouissait de la fuite de ces corvettes corelliennes qu’ils poursuivaient depuis la Nébuleuse d’Ektun.
Trônant dans son uniforme pourpre, parsemé de décorations octroyées par le Sage Suprême Contispex IV en personne, elle se tenait au milieu du pont principal, promenant son regard suspicieux dénué de pitié, au contraire empli d’une froideur provenant de la foi fanatique au culte Pius Dea qui animait ses convictions. Elle ne tolérait pas la moindre hésitation de la part de ses équipages et des officiers sous ses ordres.
Contispex IV, premier Enfant de la Déesse, n’en attendait pas moins d’elle.
- Amirale, les infidèles foncent vers le champ d’astéroïdes au quadrant 47-5-9.
Velta Hisku s’approcha des consoles tactiques. Elle fronça les sourcils en voyant ces impurs corelliens fuir vers le champ.
- Poursuivez-les, envoyez trois escadrons de Typhons.
- À vos ordres, madame.
Bientôt, les chasseurs stellaires décollèrent du hangar principal d’un des cuirassés qui flanquaient la Gloire du Bâtisseur, le vaisseau de l’amirale Hisku.
- Que les chefs d’escadron m’envoient un rapport toutes les cinq minutes.
Elle suivit personnellement la progression de ses pilotes qui avaient rattrapé la maigre formation des corvettes, celles-ci tentant de se réfugier dans le champ. Des hurlements enthousiastes souleva la poitrine de ses marins lorsque deux de ces corvettes rejoignirent le néant.
- La Déesse le veut ! Lança-t-elle.
- Louée soit-elle ! Lui répondit-on.
Des capsules de sauvetage jaillirent des flancs des épaves en flammes et elle donna sans hésiter l’ordre de les détruire. Le reste de la flottille corellienne contourna les premiers astéroïdes, cherchant à échapper aux impitoyables Typhons qui les harcelaient.
La Troisième Flotte suivit l’avant-garde, prête au combat. Jusqu’à ce qu’un opérateur lui annonça la mauvaise nouvelle.
- Nous avons perdu le contact avec nos Typhons.
Immédiatement, elle se pencha vers les écrans tactiques et constata que les spots qui représentaient les chasseurs avaient disparu.
- Nous allons nous frayer un chemin à travers le champ.
- Amirale, nous ne pouvons pas risquer nos vaisseaux et la liaison avec la Quatrième Flotte de l’amiral Praji risque d’être perdue.
- Je ne laisserai pas ces impurs s’en sortir aussi facilement. Verrouillez les batteries à leur puissance maximale sur les astéroïdes.
Personne ne se le fit répéter deux fois et l’horizon fut bientôt brouillé par des flash et les explosions lointaines, marqués par les impacts sur des masses rocheuses épaisses qui absorbaient les salves avant d’être fracturées en plusieurs débris. Dans leur sillage s’échappaient de la poussière terne vaporisée qui rendit leur trajectoire bien plus imprévisible et dangereuse.
Des cuirassés s’avancèrent et leurs rayons tracteurs conjugués permirent d’écarter les uns après les autres, les débris pour former un corridor large dans lequel s’engouffrèrent un à un, les navires de la Troisième Flotte.
Cinq cuirassés se postèrent à l’avant en éclaireurs et leurs scans détectèrent peu après, cinq corvettes corelliennes qui s’étaient dissimulées derrière des astéroïdes. Velta Hisku ne prit pas garde à la trajectoire des astres morts qui filaient droit vers les cuirassés de l’avant-garde. Alors que les turbolasers républicains tentaient vainement de les détruire, quelqu’un cria que les cinq cuirassés venaient d’activer leur balise de détresse.
Hisku se pencha sur les écrans tactiques et comprit finalement la nature du danger. Les communications du pont du Glorieux Bâtisseur furent saturés peu après par les appels terrifiés des capitaines de vaisseaux qui demandaient un appui de puissance de feu. Elle leur intima de se retirer aussi vite que possible mais il était trop tard.
La collision avec les astéroïdes fous désintégra les cinq cuirassés, tuant sur le coup leurs équipages pulvérisés dans les explosions et expédiés dans le vide sidéral. Un silence atterré s’abattit autour de l’amirale accablée par ce coup du sort.
La Déesse le voulait mais le prix qu’elle exigeait de ses disciples était tout de même élevé.
- D’autres astéroïdes nous foncent dessus ! La prévint un des officiers de pont.
Les alarmes de proximité hurlèrent à l’instant, prévenant tout l’équipage qu’ils étaient à leur tour menacés de collision imminente.
- Larguez tous les escadrons de chasseurs encore disponibles ! Ordre à toute la Flotte de se retirer du champ d’astéroïdes immédiatement !
La puissance des propulseurs fut inversée, la panique gagnait les républicains alors que furent vomis les Typhons des hangars des vaisseaux capitaux.
- Ouvrez le feu sur les astéroïdes les plus proches, réduisez-les en miettes !
Elle se détourna des écrans tactiques pour continuer de lancer ses instructions d’un bout à l’autre du pont en effervescence face à la précarité de la situation. Elle ne surprit pas tout de suite les silhouettes des corvettes lance-missiles qui surgirent derrière d’autres astéroïdes immobiles, en embuscade.
Les corelliens déclenchèrent leur attaque, refermant le piège sur des ennemis désemparés.


Les corvettes de l’amiral Halkyon s’abattirent sur une flotte antagoniste en pleine confusion. Jen’hulia entendit les appels de détresse républicains interceptés par les opérateurs corelliens des transmissions, qui trahissaient leur terreur, devant le traquenard qui se révélait sous leur nez.
La jeune femme esquissa un sourire mauvais, en pensant que les fanatiques du Pius Dea qui servaient dans la Troisième Flotte, devaient certainement implorer leur Déesse de les sortir de cet enfer.
Voyons si vous avez la foi, bande de barbares.
Des Typhons républicains les contournèrent, pris sous les tirs croisés des DCA corelliennes qui décimèrent plusieurs de leurs escadrons. Les débris de certains chasseurs stellaires furent repoussés par les boucliers de la Vaillance de Tralus alors que toutes les corvettes prenaient de la vitesse pour se porter au contact de l’ennemi.
- Préparez les missiles, ordonna l’amiral.
Chacune des corvettes transportait en effet dans ses affûts placés latéralement, des centaines de projectiles ioniques à tête chercheuse, dont la trajectoire aléatoire les rendait impossibles à détruire par des tirs de répression. Certains missiles comportaient des charges ioniques destinés à surcharger les boucliers déflecteurs, en complément de projectiles classiques.
Les astéroïdes fous disloquaient la formation républicaine, détruisant au passage des frégates Sarbakan qui se jetaient dans un élan suicidaire pour préserver désespérément les cuirassés qui reculaient pour s’extirper du champ.
- Missiles à tête ionique parés, amiral.
- Lancez !
Les projectiles s’échappèrent des tubes latéraux en rafales, par vagues de dix. Les Républicains commençaient à se reprendre, relevant leurs boucliers et calibrant leurs systèmes d’armement. Mais les missiles les frappèrent, surchargeant les écrans de protection qui recouvraient la coque, et les faisant s’éteindre temporairement.
Certains navires se mirent à dériver, privés de volonté car les missiles ioniques avaient désactivé la plupart de leurs systèmes vitaux, comme les propulseurs, l’armement et les capsules de sauvetage. Ils s’écrasèrent contre les astéroïdes les plus proches, vomissant dans les flammes des morceaux de corps mélangés à des débris de duracier.
Au milieu du chaos, Halkyon gardait les idées claires alors que les républicains tentaient de riposter sans coordination. Les turbolasers visaient sans distinction astéroïdes et corvettes, mais ces efforts demeuraient stériles.
Il y avait bien trop de cibles pour les artilleurs qui ne savaient plus où donner de la tête. Les corelliens allaient en tirer profit.
- Missiles explosifs parés, monsieur.
- Lancez.
Six cuirassés de plus furent détruits par les salves infernales des corelliens qui se frayaient un chemin au milieu des épaves, pour presser leur avantage. Les chasseurs Typhons qui n’étaient plus assez nombreux pour une contre-attaque, se regroupaient pour protéger les autres cuirassés alors qu’ils retraitaient aussi vite qu’ils pouvaient du champ d’astéroïdes.
La flotte ennemie avait été réduite d’un tiers et Halkyon gardait l’avantage du terrain. Les corvettes plus rapides, profitèrent des astres morts pour harceler les flancs tout en restant à couvert. Les républicains laissaient de plus en plus d’épaves et de cadavres au fur et à mesure de leur retraite humiliante.
- Rapports des pertes ? Demanda Halkyon.
- Deux corvettes endommagées, trois ont subi des avaries légères. Le reste de la flotte demeure opérationnel au niveau optimal.
- Les républicains ?
L’officier de pont corellien laissa flotter un sourire triomphant alors qu’il lisait le décompte des vaisseaux détruits sur son datapad.
- Destruction confirmée de treize cuirassés Gilagimar et de dix sept frégates Sarbakan. De même que la moitié des chasseurs qu’ils ont largué.
- Merci. Nous allons les raccompagner à la sortie, sans sortir du champ d’astéroïdes.
- Ils auront ainsi appris qu’il ne faut pas abuser de notre hospitalité, martela Jen’hulia d’un ton goguenard.
Peu après, les échanges d’artillerie s’intensifièrent, missiles corelliens contre turbolasers républicains qui devenaient de plus en plus coordonnées à mesure que les rescapés de la Troisième Flotte s’échappaient du champ d’astéroïdes.
À cet instant, Halkyon donna l’ordre de stopper la poursuite. En terrain découvert, ils n’auraient plus l’avantage de se préserver des frappes de turbolaser. Sa flotte resta à l’abri, derrière les astéroïdes et les épaves.
- Monsieur, les scanners thermiques indiquent une poussée d’énergie chez les républicains.
Le commandant et Jen comprirent ce que cela impliquait.
- Ils ne renoncent pas facilement, remarqua-t-elle.
- Ils ont maintenant l’avantage du terrain, répondit-il. Mais tant qu’ils ne pourront pas passer le champ, Corellia sera à l’abri.
Les turbolasers républicains rugirent de plus belle, revanchards mais impuissants, ne faisant que rajouter d’autres débris aux précédents qui jonchaient le vide sidéral. Sur le pont du Glorieux Bâtisseur, Velta Hisku fulminait de s’être laissée piéger par ces impurs corelliens. Mais l’issue de la guerre tournerait bientôt en leur faveur.
Ainsi, la Vaillance de Tralus réceptionna un appel impromptu. L’officier de pont en étudia la teneur avant de se précipiter vers l’amiral avec une mine alarmée :
- Monsieur, Corellia est attaquée !
- Quoi ? S’étrangla Jen’hulia.
Les traits de Halkyon devinrent livides, le forçant à se détourner des combats en cours.
- Vous en êtes sûrs ?
- L’appel vient du palais royal. Une autre Flotte de la République est entrée dans le système et des émeutes ont éclaté sur Coronet.
Ces nouvelles terrifiantes ne firent pas hésiter plus longtemps l’amiral Halkyon.
- Rompez l’engagement et quittons le champ d’astéroïdes. Nous rentrons.
À la vitesse subliminique maximale, les corvettes corelliennes surgirent de l’autre côté du champ puis sautèrent en hyperespace. Le silence était revenu sur le pont de la Vaillance de Tralus, chacun comprenant qu’une nouvelle manche plus corsée commencerait bientôt.
Les républicains de la Troisième Flotte décimée cessèrent le feu lorsque les senseurs confirmèrent le départ des corelliens. Finalement, ils s’engagèrent à leur suite, en traversant le champ pour participer au dernier acte qui se déroulerait au cœur de l’Hégémonie Corellienne.


Voilà, j'espère que cela vous a plu !

Allez, à la semaine prochaine :hello: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
L2-D2
Modérateur
Messages : 10407
Inscription : mar. 26 févr. 2013 - 10:06
Localisation : Nîmes

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par L2-D2 »

Extrait lu!

Non mais ça ne va pas de finir en plein cliff, comme ça? Pourtant, tout se passait très bien, une belle bataille, rythmée, avec des rebondissements... et voilà que tu nous abandonnes en pleine bataille!!! :grrr: :lol:

Vivement la suite! :oui:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

Staffeur Fan-Fictions & Littérature VF
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

Merci pour le retour :D !
L2-D2 a écrit :Non mais ça ne va pas de finir en plein cliff, comme ça? Pourtant, tout se passait très bien, une belle bataille, rythmée, avec des rebondissements... et voilà que tu nous abandonnes en pleine bataille!!! :grrr: :lol: :
:transpire: je suis coutumier de ce genre de gaterie :whistle: !!!

Allez à la prochaine :hello: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

Bonsoir à tous , comment ça va ?

Allez c'est l'heure de la suite de cette chronique :sournois: :sournois: !


Coronet, capitale de Corellia et de l’Hégémonie Corellienne

Le palais royal de Coronet fut bâti deux millénaires après la création de la République, lorsque Keitrann e Karel conquit Corellia avec le soutien de Duro. Il se proclama baron de Karelnetth – ancien nom de Coronet – avant de devenir Roi de Corellia et d’assujettir l’ensemble du système, sous le nom de Corellisi Haith Khoehng – Grand Roi de Corellia.
La mort de Katheln XII e Karel lors de la bataille de Neo Plympto contre les corsaires de l’Alliance Marchande Indépendante, marqua la fin de sa Maison et le début d’une sanglante guerre de succession jusqu’à l’avènement du Premier Dhekthat, un régime oligarchique dominé par les Grandes Maisons Baronniales.
Trois siècles après l’établissement de ce régime, un aristocratique ambitieux Vanesh e Korol mena un coup d’État pour rétablir la royauté et en revendiquer la paternité. Il fut couronné Roi de Corellia, amenant sa Maison à l’influence modeste jusqu’au sommet du pouvoir. Cette seconde Maison Royale acquit le respect et l’amour du peuple corellien en s’attachant à préserver leur autonomie vis-à-vis de la République et de Alsakan plongée dans de sanglantes guerres impérialistes pour le contrôle des systèmes et du commerce, le long de la Route Commerciale Perlemienne.
Ce fut sous leur règne empli de sagesse qu’ils proclamèrent la Contemplanys Hermi sur les marches du palais, devant le peuple corellien et sous leurs acclamations. Cette clause affirmait l’indépendance de l’Hégémonie Royale Corellienne face aux ambitions de Coruscant et de Alsakan, qui convoitaient ce système mais durent y renoncer.
À l’abri de la Contemplanys Hermi, les Korol firent prospérer le système, s’étendant jusqu’aux frontières officielles de la République et notamment du système Duro, et longeant le système Herglic. C’est pourquoi ils constituèrent la troisième puissance galactique, rivalisant avec la République et Alsakan, bien que ne piétinant pas leurs zones d’influence autour de la Route Commerciale Perlemienne.
Lors de l’ascension du Pius Dea et des Contispex, la dynastie royale demeurait le garant de la sécurité de l’Hégémonie Corellienne face aux ambitions de la secte fanatique. Jusqu’au jour où Contispex IV le Retors décida d’en finir avec ces corelliens qui le défiaient. La galaxie toute entière devait appartenir à ceux qui méritaient d’être les Enfants de la Déesse.
Relon e Koldyr leva les yeux vers les neufs flèches qui symbolisaient l’allégeance des familles baronniales au trône, y compris celle de sa famille. Mais si Aethred e Korol l’avait convoqué ici, c’est parce que ce dernier n’était plus convaincu de la sienne. Le jeune aristocrate renégat, converti au culte extrémiste, ne ferait pas grand-chose pour le démentir.
Bien au contraire.
Les Enfants de la Déesse étaient prêts à déclencher la Guerre Sainte de la Déesse purificatrice, qui balaierait les infidèles et le Roi impie en personne. À l’instant où il mettrait le pied dans le palais, des manifestations hostiles aux nobles et au souverain commenceraient tandis que les Gardiens de la Pureté et les Disciples de Hapos infiltrés dans la foule, fourbiraient leurs armes en vue de passer à l’action.
Relon e Koldyr se tenait devant l’entrée de la forteresse, vêtu de ses vêtements frappés de l’emblème de sa famille. Un oiseau moqueur orné de deux têtes qui semblait rire d’avance de la chute des Korol. Il se présenta avec sa mine arrogante devant les gardes royaux en armure de duracier renforcé, qui le fouillèrent sommairement, vérifiant qu’il ne portait pas d’armes de poing ou d’explosifs.
Comme le tradition l’exigeait, ils lui laissèrent la dague qu’il portait à la ceinture. Une tradition qui remontait à l’ascension de la dynastie Karel et ne favorisait seulement que des nobles. Quand il franchit le seuil, escorté par deux gardes, des milliers de sympathisants du culte Pius Dea se rassemblèrent devant le plais en scandant :
- Que chacun se repente et arpente le Chemin de la Pureté ! La Déesse le veut !
Les gardes royaux contactèrent leurs supérieurs et les herses de duracier s’abattirent en même temps que le champ énergétique fut levé pour barricader le palais. Des renforts vinrent renforcer les défenses, mais la tension s’accrut lorsque les manifestants se mirent à les siffler et à les huer.
- Le châtiment de la Déesse s’abattra sur vous, mécréants !
Par-dessus leurs vociférations, le chant sinistre des Gardiens de la Pureté se mit à résonner impunément alors qu’ils se montraient ouvertement dans leur sinistre uniforme gris terne, en claquant des talons et en tendant le bras, en guise de provocation. Ils furent rejoints discrètement rejoints par des adeptes du culte en toge sombre. Ceux-ci dissimulaient sous leurs manches, blasters et vibrolame.
- Salut à toi, Contispex ! Sous ton étendard de lumière, nous verserons notre sang pour défendre notre dignité et notre honneur ! Humains, nous sommes au-dessus de tous les autres ! Les inférieurs méritent l’éducation, pas la compassion ! Sous ton étendard de lumière, nous garderons la foi et nous remporterons la victoire ! À jamais, nous voilà les maîtres et les autres, nos esclaves ! Nous ferons la fierté de nos mères, l’orgueil de nos pères ! Nous creusons les sillons emplis du sang des impurs pour qu’ils y soient noyés pour l’éternité ! Salut à toi, Contispex !
Relon e Koldyr monta dans le turboascenseur pour accéder à la Salle du Trône. Les clameurs s’estompaient peu à peu mais ce bruit de fonds rappelait que le pouvoir dans l’Hégémonie Corellienne changerait bientôt de main.
Les lourds battants s’écartèrent devant l’encombrant invité qui promena son regard partout. Aethred e Korol était comme prévu assis sur son trône en bois Wrooshyyr, le même depuis la prise du pouvoir de Keitrann e Karel, premier des Rois de Corellia. À sa droite, se tenait son héritier, un adolescent maigre au regard absent que l’on surnommait avec dédain l’Imbécile Heureux, Dehimos e Korol. Souffrant de déficience mentale, il n’attirait pas trop l’attention bien que son père doutait qu’il ait les épaules pour lui succéder un jour.
Son épouse Maniya e Korol, issue de la famille Qallian, se tenait dignement, considérant avec froideur l’indésirable visiteur. Une épaisse robe surmonté d’une collerette immaculée constituait son attirail officiel alors que ses cheveux bruns étaient noués en macarons. Son expression austère masquait la grande beauté de cette jeune femme noble, que Relon e Koldyr affectionnait en secret. Il souhaitait s’emparer du trône mais aussi d’elle pour en faire son épouse royale, à lui.
De gré ou de force.
Une raison supplémentaire d’en finir avec Aethred e Korol.
Il ne prit pas attention au chambellan Volfir e Helder, un homme d’une stature imposante qui imposait aux sujets du roi de s’adresser respectueusement au souverain.
Des hologrammes représentant les chefs des autres Maisons flottaient au-dessus d’une longue table rectangulaire massive en marbre, ces nobles ayant jugé préférable d’éviter Coronet pour leur sécurité. Ils avaient été certainement persuadés par Gel’harold e Ripsan qui trônait à bord de son vaisseau de guerre, le Rellidir, en compagnie de ses pairs siégeant dans leur propre nef, en orbite de Corellia.
Ces imbéciles se croyaient à l’abri des Enfants de la Déesse mais ils ne se doutaient pas que la Quatrième Flotte fonçait droit sur eux.
- Ah, Relon e Koldyr. Nous n’attendions plus que vous, baron.
L’acidité du ton du Roi ne laissa aucun doute à Relon quant à ses dispositions à son égard.
- Sire, vous m’avez fait mander et je réponds à votre appel.
- Votre père Talejaos répondait à mes appels et j’étais certain de sa fidélité au trône. Mais vous ne lui ressemblez en rien. J’ai compris que vous ne seriez pas aussi fiable à cause de votre comportement fuyant.
- Et bien plus lorsque vous vous êtes converti à ce culte maudit, asséna sévèrement sa digne épouse, Maniya.
Son intervention blessa Relon un peu plus, qui avait espéré qu’elle resterait discrète et effacée comme d’habitude. Il comprit alors qu’elle ne serait pas aussi malléable lorsqu’elle serait en son pouvoir.
- Un jour viendra peut-être où vous accéderez à la sagesse des Enfants de la Déesse, répliqua-t-il d’un ton insolent. À cet instant, vous découvrirez la vérité.
- Ne parlez pas ainsi à la reine ! Intervint le chambellan Helder.
Relon se moquait bien de cette entorse à l’étiquette car il entendait les clameurs de ses partisans monter peu à peu jusqu’à eux. Il défia Volfir du regard, cet imbécile borné comme tous les autres qui ne doutait pas des derniers instants qu’il vivait.
- Vous vous préoccupez tellement de la République que vous en avez oublié votre peuple. Tous ces indigents et ces humbles que vous avez réduit à une misère absolue car vous les accusiez d’être sensibles au Message de la Déesse. Tous ces gens réclament justice au nom de la Déesse, écoutez-les maintenant !
Ses yeux agrandis ressemblaient à ceux des déments et le chambellan appela les gardes restés à l’extérieur lorsque le dévot commença à s’avancer vers le trône. Les gardes entrèrent et s’interposèrent, le bousculant pour le forcer à reculer.
- Le Roi a fait lever le ban, déclara Gel’harold e Ripsan. La Maison Koldyr est la seule à ne pas avoir pas mobilisé ses forces. Rien que cela en dit long, plus que vos dernières paroles qui transpirent la trahison.
Relon pointa un index rageur sur le patriarche.
- Pourquoi n’êtes-vous pas présent en personne pour m’accuser ? Me craignez-vous à ce point-là, Ripsan ?
- Ce sont vos amis qui m’inquiètent, Koldyr. Et sans me tromper, je croirais entendre un accent coruscanti au milieu de leurs hurlements. Toutes les autres Maisons partagent la position des Ripsan, ajouta-t-il à l’adresse du Roi.
- Alors, il ne reste rien d’autre à dire.
Aethred e Korol se leva de son trône, son expression résolue.
- Baron Relon e Koldyr, fils de Talejaos e Koldyr. Je vous accuse de vous être allié avec la République pour attenter aux intérêts de ma Maison, et du peuple corellien. Vous serez placé en résidence surveillée, vos biens seront confisqués et vos partisans fanatiques seront enfin mis en état d’arrestation.
- Gardes, saisissez-vous de lui ! Ordonna Maniya en pointant l’aristocrate félon de la main.
Les gardes royaux empoignèrent les bras de Relon, qui se débattit malgré sa constitution chétive. Tout à coup, des détonations retentirent depuis l’extérieur. Par les fenêtres, Aethred et sa femme pâlirent en surprenant les fumerolles lointaines sinistres à l’horizon, le début des incendies qui ravageraient la capitale.
Relon sourit car il savait ce que cela signifiait. Le début de la fin des Korol.
Volfir e Helder s’empara de son comlink pour demander un rapport de la situation. La panique tordit ses traits avant qu’il ne se tourna vers son souverain.
- Sire, une Flotte de la République est apparue au large de Corellia et le Quartier des Forces de Sécurité est attaqué !
- Mais où est notre Flotte ? Comment les républicains sont-ils arrivés à notre porte ?
Helder ne sut que répondre car le Roi avait reçu le rapport de l’amiral Halkyon, qui affirmait avoir engagé le combat dans la ceinture d’astéroïdes bordant la nébuleuse d’Ektun. C’est-à-dire, bien loin de Corellia, à la frontière de l’Hégémonie…
Un officier des gardes fit irruption peu après dans la Salle du Trône, paniqué.
- Ils ont forcé l’entrée du palais !
Aethred serra dans ses poings, la garde de l’épée qui ne le quittait jamais. Les hologrammes des chefs des Maisons Baronniales s’effacèrent subitement, à cause du brouillage des républicains émis depuis l’orbite. Il entendit seulement le Baron Ripsan crier sur la passerelle du Coeur de Rellidir, de se préparer au combat.
Son épouse lui prit la main, la peur se lisant dans ses yeux.
- Maniya, emmène notre fils et fuyez !
- Non, Aethred, nous ne te laisserons pas !
- Prenez le vaisseau sur le toit, c’est votre seule chance !
La reine empoigna le coude de Dehimos pour le forcer à se lever. Mais l’adolescent se débattit en poussant des grognements bestiaux.
- Huh… huh…
- Dehimos, tu dois venir avec maman !
Elle le tirait avec lui loin du trône, Aethred se dressait prêt au combat, décidé à se sacrifier pour assurer l’avenir de sa dynastie prestigieuse.
Tout à coup, ils se figèrent lorsque Relon toujours maîtrisé par les gardes, lâcha un éclat de rire guttural.
- Votre vaisseau a été saboté par mes soins, il y a plusieurs semaines. Vous n’avez plus aucune issue ! Bientôt les Neufs Enfers s’ouvriront sous vos pieds et nous y précipiterons tous ceux qui refuseront de reconnaître le message de la Déesse ! Votre fin est proche !
Aethred surmonta le choc de cette révélation, serrant toute sa famille contre lui. Puis il interpella le chambellan Helder.
- Que tous les gardes des étages supérieurs me rejoignent dans la Salle du Trône !
- Oui, sire.


Voilà, j'espère que cela vous a plu ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé :cute: !

Allez, à la prochaine :hello: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
L2-D2
Modérateur
Messages : 10407
Inscription : mar. 26 févr. 2013 - 10:06
Localisation : Nîmes

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par L2-D2 »

Extrait lu !

C'est un bien bel arbre généalogique des rois de Corellia que tu nous proposes là ! C'est peut-être la partie la plus intéressante de cet extrait, non pas que la deuxième soit inutile, pas du tout, mais on s'y attendait un peu en fait... et comme d'habitude, tu nous laisses en plein cliffhanger, donc on a envie de revenir la semaine prochaine pour lire la suite !

Vivement ! :oui:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

Staffeur Fan-Fictions & Littérature VF
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

Merci pour le retour :wink: !
L2-D2 a écrit : C'est un bien bel arbre généalogique des rois de Corellia que tu nous proposes là !
Encore une fois, on le doit à Jagen Eripsa :jap: !
L2-D2 a écrit :... et comme d'habitude, tu nous laisses en plein cliffhanger, donc on a envie de revenir la semaine prochaine pour lire la suite !
Une tradition pour fidéliser le public :diable: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
L2-D2
Modérateur
Messages : 10407
Inscription : mar. 26 févr. 2013 - 10:06
Localisation : Nîmes

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par L2-D2 »

mat-vador a écrit :
L2-D2 a écrit : C'est un bien bel arbre généalogique des rois de Corellia que tu nous proposes là !
Encore une fois, on le doit à Jagen Eripsa :jap: !
Punaise, j'allais dire justement que cela ressemblait à du Jagen, et puis j'ai eu peur de te vexer, genre "non mais oh, je peux le faire moi aussi !" :lol:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

Staffeur Fan-Fictions & Littérature VF
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

:sournois:
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

Bonsoir à tous, comment ça va ?

C'est l'heure de la suite et au programme : du sang et des larmes :diable: !!!


Devant le palais, les milliers de sympathisants et adeptes du Pius Dea qui avaient investi la place urbaine, montraient des signes d’hostilité de plus en plus évidents envers les gardes du palais, retranchés derrière la herse et le champ énergétique.
Le sergent Polaik qui commandait le peloton, passa en revue ses hommes avec célérité.
- Vérifiez armes et équipement, leur intimait-il.
Lui tout comme chacun de ses hommes, était équipé d’une armure compacte de duracier et d’un bouclier tout aussi blindé. Une matraque électrique et un blaster pendaient à leur ceinture, complétant leur aspect martial.
Trois rangs de protection avaient été constitués derrière la herse et d’autres gardes se positionnaient de même aux étages suivants, le plus gros contingent se rassemblait devant la Salle du Trône pour protéger le Roi Korol.
- Sergent, regardez !
À travers le champ énergétique et la herse, le sous-officier surprit les fanatiques déchaînés en train de brandir leurs armes. Des blasters… et ce qui ressemblait à des lances missiles portatifs.
- Par les Neufs Enfers ! Jura-t-il. Contactez les Forces de Sécurité, dites-leur que nous avons besoin de soutien devant le palais !
Un caporal devant lui, saisit son comlink au moment où les partisans du culte extrémiste s’approchaient dangereusement de l’entrée et leur criaient :
- Repentez-vous, mécréants ! La Déesse vous accordera sa miséricorde !
Le caporal se tourna vers Polaik.
- Sergent, les communications avec les Forces de Sécurité sont coupées !
Mauvais signe, songea le sergent.
- En position, allez ! Les encouragea-t-il.
Plusieurs militants épaulèrent les lance-missiles à deux, pour viser l’entrée. D’autres ciblaient les générateurs installés sur le toit du palais. En riposte, des tirs de fusils blaster tombèrent des fenêtres pour les disperser.
Polaik observa des corps joncher la place, mais cela ne fit qu’accentuer la fureur des extrémistes qui décochèrent les puissants projectiles en direction des générateurs. Les missiles filèrent vers les cieux de Corellia avant que leur trajectoire ne se courba pour frapper les générateurs par-dessus. Ce furent les détonations qu’entendirent Relon e Koldyr et les Korol, lorsque le Roi décida son arrestation.
Le halo du champ énergétique s’évanouit, réveillant la joie hystérique des fanatiques. Un prêtre fendit leurs rangs, les mains levées en croix.
- Ceci est un signe divin, ô fidèles ! Aujourd’hui, nous purifierons Corellia des impies pour y apporter la vertu aux égarés ! La Déesse le veut ! Lança-t-il à pleins poumons.
- La Déesse le veut !
Polaik constata avec effroi qu’ils rechargeaient leurs tubes pour les pointer vers eux.
- Levez vos boucliers !
La fumée s’échappa en filtrant des affûts, peu avant que les puissantes roquettes ne percutèrent les barreaux de la herse, la descellant de ses gonds. Le souffle de l’onde de choc mit au sol la première ligne.
- Debout, vite ! Pressa Polaik à ses hommes hébétés.
Ceux-ci se relevaient laborieusement lorsque les fanatiques lancèrent l’assaut, masqués par la fumée aux yeux des gardes royaux.
- Massacrons-les tous ! À mort ! À mort !
- En position ! Feu à volonté !
Les défenseurs calèrent leur blaster sur le sommet de leur bouclier, pressant la détente à l’unisson. Les traits ardents transpercèrent la brume et ils eurent la satisfaction d’entendre des hurlements de douleur et des râles d’agonie.
Puis Polaik donna l’ordre de reculer lentement vers les turboascenseurs pour amortir le choc de leur assaut frontal, sans cesser le feu nourri. Les fanatiques jaillirent à travers le brouillard de cendres, exhibant leurs poignards, leurs blasters, et ces visages grimaçant de haine, ce regard dément qui traduisait leur absence de considération totale de toute vie.
Y compris la leur.
Animés par leur foi aveugle en leur Déesse, ils se précipitèrent à toutes jambes vers leurs victimes expiatoires qu’ils voulaient accompagner avec eux sur le chemin de la Pureté. Les rafales de blaster les ralentissaient à peine.
Le contact fut brutal.
Les gardes royaux furent bousculés et ils réagirent en s’arc-boutant les uns contre les autres pour résister à la pression exercée par la meute déchaînée. Les tirs de blasters furent échangés de part et d’autre puis les gardes à court de munitions saisirent leur matraque électrique pour contrer les vibrolames de leurs agresseurs.
Polaik pris dans la mêlée, sentait qu’ils ne tarderaient pas à céder. Déjà, les coups de vibrolame devenaient plus précis et plus mortels. Devant lui, deux de ses hommes s’effondraient au sol, la gorge percée, dans des gargouillis écœurants.
Cela encouragea leurs meurtriers à persévérer et la pression irrésistible finit par renverser les défenseurs sur le dos, les uns après les autres. Les fanatiques les piétinèrent pour leur arracher les boucliers et les frapper de leur lame à travers les jointures de leur armure. Polaik qui avait reculé derrière ses hommes pour se préserver et garder leur cohésion, les vit se faire massacrer, totalement impuissant.
Il les entendait appeler à l’aide, en vieux corellien. Le sang jaillissait de leurs plaies, se répandant dans le hall et tapissant les murs. Ils se turent l’un après l’autre, sous le nez de Polaik qui reflua vers les turboascenseurs en saisissant son comlink.
- Ici le sergent Polaik ! Nous sommes débordés, ils sont entrés dans le palais !
Des tirs de blasters le frôlèrent de près, alors qu’il se précipitait dans la cage du turboascenseur, en proie à la rage de survivre. Il appuya frénétiquement sur le bouton pour refermer les battants, les doigts crispés sur la crosse de son arme.
Trop tard.
Les traits ardents lui percèrent la cuisse gauche et l’abdomen, malgré l’armure et sa dernière vision fut celle du Disciple de Hapos qui courait sur lui, en brandissant sa vibrolame.
Polaik agrandit les yeux, stupéfait de voir sa fin arriver si vite. Le sang inonda son champ de vision lorsqu’il fut percé à l’aisselle puis au cou.
Le crépuscule des Korol approchait.


Une trentaine de gardes s’était regroupée dans la Salle du Trône, entourant le Roi, sa famille et Relon e Koldyr que deux gardes continuaient de maîtriser. Entre deux rangs, le chambellan Helder se tenait informé de la progression inexorable des insurgés extrémistes, ralliés au culte Pius Dea.
Nul besoin d’un comlink et de rapports continus pour comprendre que la situation du Roi était désespérée.
Derrière les grandes portes, les échos de la furieuse bataille sanglante pour la prise du palais se rapprochaient de plus en plus. En orbite, Gel’harold e Ripsan menait depuis le Coeur de Rellidir, sa flottile dans un combat perdu contre la Quatrième Flotte de l’amiral Praji. En effet, ses vaisseaux et ceux des autres Maisons Nobles qui remontaient à la Première Guerre Alsakan, ne tiendraient pas longtemps la comparaison. Les puissants turbolasers des cuirassés républicains matraquaient déjà leurs boucliers vieillissants qui ne tarderaient pas à rendre l’âme.
Aethred avait des préoccupations plus immédiates, que le sort des Barons bloqués en orbite de Corellia.
Il regardait sa femme réconforter leur fils pris de frénésie. Un indice de la panique et de la confusion qui le gagnaient.
- Huh… huh…
- Cela va aller, Dehimos. Maman est là.
L’adolescent malingre ne cessait de rouler des yeux, en mordant ses manches sous le regard attristé de son père qui aurait souhaité faire plus pour lui. Mais il n’en aurait plus jamais l’occasion.
Il ne lui restait plus que des regrets à exprimer.
- J’aurais voulu tant vous emmener sur Saccoria, le berceau de mes ancêtres, leur confia-t-il en les prenant dans ses bras. De simples paysans qui se sont engagés au service du premier Roi Karel qui les a récompensés par l’anoblissement.
Dehimos murmura :
- Pa… pa.
- Tout ira bien, mon fils. Ce sera bientôt fini, nous nous retrouverons dans un monde meilleur. Sans haine ni obscurantisme. Je regrette seulement de ne pas en avoir fait plus pour toi, de ne pas t’avoir offert tout l’amour que je te devais. Tu méritais mieux.
- Sire, ils sont là !
Les gardes royaux se raidirent, tenant leur bouclier devant eux et serrant leur blaster dans leur poing. Ils visaient les lourds battants qui barricadaient l’entrée de la Salle du Trône et gémissaient sur leurs gonds quand les fanatiques se mirent à l’ébranler à l’aide d’un bélier improvisé.
- Ne les laissez pas vous prendre vivants, recommanda Aethred à sa femme. Ce ne sont que des Panthères des Sables, bestiales et sans compassion.
Elle acquiesça, la mine grave. Elle dissimulait dans son corset, un stylet qu’elle était prête à utiliser pour abréger la vie de son fils. Puis se trancher la gorge…
Le Roi se détourna d’eux pour rejoindre ses gardes, épée à la main. Les cris de triomphe de leurs bourreaux prochains, leur parvenaient.
- Nous purifierons cet endroit au nom de la Déesse !
La Reine recula vers le fonds de la pièce avec son fils. C’est alors que Relon se tourna vers elle, effaçant son sourire suffisant.
- Il vous reste encore un espoir, fit-il.
- Que dites-vous ? Demanda Maniya e Korol.
- Si vous abdiquez en faveur des Koldyr, je leur demanderai de vous épargner et de vous laisser partir.
Les traits résignés de la reine s’illuminèrent d’un nouvel espoir. Elle appela son mari.
- Aethred ! Le baron Koldyr a une proposition.
Le roi d’abord circonspect, daigna s’approcher finalement. Relon lui répéta ces derniers mots, ce qui suscita la méfiance de Aethred. Puis celui-ci pensa à sa famille, son héritier. Il ne pouvait pas les laisser mourir s’il existait une échappatoire.
- Vous nous laisseriez quitter Corellia ?
- Oui, à la condition que les Korol s’exilent sur Saccoria, leur planète d’origine et ne se mêlent plus de la politique corellienne.
Aethred fronça les sourcils, s’interrogeant sur la fiabilité de son antagoniste.
- Vous n’avez plus le temps, sire.
Le souverain assiégé sentit ses épaules se voûter sous le coup de la lassitude. Il rangea son épée et ôta la couronne qui ceignait sa tête pour la laisser rouler sur le marbre, dans un claquement d’agonie.
Le temps des Korol en tant que maîtres de l’Hégémonie, était révolu.
- Ainsi soit-il.
Il ordonna aux deux gardes de le relâcher et Relon e Koldyr fut placé devant les lignes de défense des soldats royaux, à l’instant où les portes furent enfoncées.
Alors que les fanatiques s’élançaient pour en finir, il leva les mains et cria pour les interpeller :
- Arrêtez mes frères et mes sœurs ! Arrêtez !
Les partisans du culte et les suprémacistes freinèrent, cessant leurs clameurs enflammées et les appels au meurtre.
- Les mécréants se rendent ! Jetez vos armes ! Ajouta-t-il ensuite en direction des loyalistes.
Les gardes se tournèrent vers le Roi, guettant son approbation.
- Obéissez, accorda Aethred. C’est terminé, merci pour votre loyauté au trône et à ma Maison.
Les soldats jetèrent boucliers et blasters avec fracas. Relon e Koldyr ne masqua pas un rictus triomphant.
- J’abdique en votre faveur, lui confirma le souverain déchu. Maintenant, à vous de tenir votre part du marché.
Un long silence succéda à cette annonce. Un moment historique se déroulait et beaucoup le réalisaient à peine. Les Korol avaient décidé pendant des siècles du sort de l’Hégémonie Corellienne, sauvegardant sa culture face aux aléas politiques et de l’Histoire. Aethred resterait dans les mémoires comme celui qui avait capitulé devant le culte Pius Dea. Il avait tout donné mais cela n’avait pas suffi.
Son seul souci était de se mettre en sécurité avec sa femme et son fils. Les Korol reviendraient aux sources sur leur berceau de Saccoria. Des paysans honorant la terre, comme aux premiers temps de la dynastie Karel.
Une vie paisible et retirée, loin des tumultes de la galaxie.
- Massacrez-les !
Relon recula après avoir donné cet ordre fatal, qui prit au dépourvu ses ennemis. Les fanatiques se jetèrent sur les gardes désarmés, dont les yeux étaient agrandis par la terreur et le désespoir. Aethred tira sa femme et son fils derrière lui, leur servant de bouclier. Dehimos se mit à balbutier encore plus vivement.
- Huh… huh.
Aethred dégaina de nouveau son épée tout en jurant à l’adresse de Relon qui s’avançait dans la mêlée, dague dans le poing.
- Traître ! Votre parole ne vaut rien !
Trois fanatiques l’assaillirent mais il fit danser son épée au-dessus de la tête. Il fendit la poitrine de la femme chauve dont le sang éclaboussa sa tunique royale, avant d’empaler coup sur coup ses deux corelligionnaires.
Cela servit de diversion à Relon qui le poignarda mortellement entre les omoplates. Le souverain écouta ces derniers mots :
- Les Contispex vous saluent. Que vos yeux se ferment à jamais afin que ceux des impurs s’ouvrent enfin.
- Aethred, non !!!
Le hurlement déchirant de Maniya e Korol résonna longuement alors que le massacre des gardes était toujours en cours. Les tapisseries qui représentaient les portraits des Rois de Corellia depuis l’avènement des Karel, étaient lacérées par les suprémacistes en guise de profanation à leur mémoire.
- Pa… pa, souffla Dehimos qui avait assisté à sa fin et vit le chambellan Helder se faire décapiter puis démembrer par les fanatiques du culte.
La reine exhiba son stylet, pour le mettre sous la gorge de son fils. Elle était en pleurs, ne pouvant se résoudre à l’achever.
- Reine Maniya, venez avec moi ! L’exhorta subitement Relon.
Elle considéra avec mépris, la main qu’il lui tendait.
- Vous avez trahi mon mari !
- Épousez-moi et votre fils sera épargné ! Insista-t-il.
Elle recula vers le trône avec Dehimos qui gémissait.
- Huh… huh.
- Vous épouser ?
- C’est votre seule chance ! Pensez à votre fils !
Maniya fixa son enfant et se souvint de ce qu’il représentait sur le plan politique.
- Vous mentez ! Il est l’héritier du trône, vous n’accepterez jamais de le laisser vivre !
Il rangea sa dague puis un blaster apparut dans son poing.
- Vous avez sans doute raison.
Il pressa la détente et Dehimos e Korol, fils d’Aethred e Korol, s’écroula sur le trône, un trou fumant dans le front. Ses yeux révulsés étaient dirigés vers le plafonds, alors que sa mère étreignait son cadavre.
- Non !!
Relon ne respecta même pas son deuil et l’attrapa sans ménagement par les épaules, pour s’emparer de sa personne.
- Les Korol ne sont plus ! Il est temps pour vous de devenir ma femme, vous porterez le nom des Koldyr.
Elle le repoussa avec virulence et Relon sentit une lame pénétrer profondément dans son bras. Elle lui avait planté son stylet dans le biceps.
- Je n’épouserai jamais un parjure ! Proclama-t-elle avec rage.
Il tituba avant de se ressaisir.
- Alors, partagez le sort des Korol !
Il empoigna de nouveau son blaster et cribla le corps de la reine, de plusieurs impacts ardents sur la poitrine. Elle bascula aux pieds de son défunt fils. Relon éprouva une vague pointe de regret avant que ce sentiment ne s’évanouit.
Après tout, c’était mieux ainsi. Il trouverait une épouse docile parmi l’élite corellienne, pour perpétuer sa lignée avec les faveurs de la Déesse. Les bourreaux s’emparèrent des corps royaux pour les emmener et les exposer sur la place comme symbole de leur victoire.
Relon ramassa la couronne de Korol et en ceignit sa tête. Il marcha vers le trône, s’y assit avec une profonde inspiration soulagée.
Maintenant, les Koldyr régneraient.
Certains des partisans du culte se rangèrent devant lui, ses plus anciens soutiens corelliens qui avaient toute sa confiance. Ils attendaient ses ordres.
- Les Forces de Sécurité ?
- Leur quartier général est tombé entre nos mains, frère Relon. Nous avons obtenu leur reddition sans condition. Devons-nous les exécuter ?
- Non, relâchez-les. Il faut rétablir la sécurité et le calme. Cependant, les Korol ont encore des partisans en dehors de Coronet, voire de Corellia. Trouvez-les et exterminez-les, nous ne devons pas les laisser se reprendre.
Il les regarda s’éloigner puis demanda à ce que la liaison soit établie avec la Flotte de l’amiral Praji. Contispex IV devait être informé de son succès.


Voilà, j'espère que cela vous a plu !

On se retrouve pour la suite et fin de cette sixième chronique sur le Pius Dea :) !!
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
L2-D2
Modérateur
Messages : 10407
Inscription : mar. 26 févr. 2013 - 10:06
Localisation : Nîmes

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par L2-D2 »

Extrait lu !

Je reconnais là un découpage un peu similaire à ce qu'il s'est passé avec l'attaque de l'ambassade Hutt sur Corsucant dans le tome 3 ! :sournois:

Et j'avoue que lorsque l'offre de reddition a été faite aux Korol, je n'y ai pas cru un instant. Le Roi a douté, il a espéré, il a cru... et il a eu tort. C'est tragique, d'autant plus qu'aucun n'a pu y réchapper. On aurait pu espérer que quelqu'un survive, puisse prendre la fuite, et au final rien du tout...

Il n'y a plus rien à défendre sur Corellia. Comment la flotte va-t-elle réagir ? Je te bombarderai ce palais rempli de fanatiques, moi... :siffle:

Vivement la suite ! :oui:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

Staffeur Fan-Fictions & Littérature VF
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

Merci pour le retour :wink: !
L2-D2 a écrit : Je reconnais là un découpage un peu similaire à ce qu'il s'est passé avec l'attaque de l'ambassade Hutt sur Corsucant dans le tome 3 ! :sournois:
Une recette que j'aime bien réutiliser :P !
L2-D2 a écrit : Et j'avoue que lorsque l'offre de reddition a été faite aux Korol, je n'y ai pas cru un instant. Le Roi a douté, il a espéré, il a cru... et il a eu tort. C'est tragique, d'autant plus qu'aucun n'a pu y réchapper. On aurait pu espérer que quelqu'un survive, puisse prendre la fuite, et au final rien du tout...
Avec moi, faut rien espérer :sournois: ...
L2-D2 a écrit : Il n'y a plus rien à défendre sur Corellia. Comment la flotte va-t-elle réagir ? Je te bombarderai ce palais rempli de fanatiques, moi... :siffle:
Un bombardement, si on est prêt à risquer la destruction de la flotte, vu que la République a déjà amené la sienne en orbite :diable: !

A demain, pour connaître la suite et fin :oui: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

Bonsoir à tous, comment ça va ?

Voici la fin de cette chronique :wink: !



Jen’hulia e Ripsan gardait les dents serrées pendant le voyage de retour en hyperespace. L’amiral Halkyon consultait sur un datapad, le rapport des avaries après avoir ordonné de réparer ce qui pouvait l’être avant le retour dans l’espace normal.
La jeune aristocrate ne pouvait contacter son oncle Gel’harold à cause du vortex de l’hyperespace et cela ne la rassurait pas.
Dans quel état retrouveraient-ils Corellia ? Arriveraient-ils à temps ? Sauveraient-ils le Roi Korol et la monarchie ?
Tant d’incertitudes qui la rongeaient alors qu’ils se rapprochaient de la confrontation inévitable avec cette autre flotte de la République qui les avait pris de court, après avoir repoussé les forces de l’amirale Hisku au large de la Nébuleuse d’Ektun.
Étaient-ils prêts pour une nouvelle bataille ?
- Nous ferons notre devoir, lui assura l’amiral qui avait deviné son angoisse.
- J’espère seulement que nous arriverons à temps pour secourir mon oncle et les Korol. C’est maintenant sur nous que repose l’espoir de tout notre peuple.
Les minutes s’égrenaient lentement jusqu’à ce qu’un navigateur annonça sur le pont de la Vaillance de Tralus :
- Retour dans l’espace normal dans dix secondes… neuf… huit.
Les étoiles reprirent leur position lointaine et figée lorsque la Flotte corellienne émergea au large du monde capital de l’Hégémonie, plongé dans le chaos d’une guerre brutale. Autour du disque paisible doté de couleurs vivantes, des flashs intermittents éblouissaient la nuit sidérale. Les combats étaient toujours en cours.
Jen’hulia se surprit à espérer qu’ils étaient arrivés à temps. Halkyon intima d’activer les consoles tactiques pour qu’il puisse avoir une idée de la gravité de la situation. Une dizaine d’hologrammes flottèrent sur toute la passerelle et la jeune femme étouffa un cri en constatant que des vaisseaux de fret qui quittaient l’orbite de Corellia et le champ gravitationnel, étaient ciblés par la Flotte Républicaine.
L’amiral Praji avait donné l’ordre de ne faire aucune distinction entre les civils qui fuyaient leur planète et les derniers navires de combat, regroupés autour du Coeur de Rellidir. Halkyon étudia les hologrammes et ses traits se crispèrent.
Gel’harold e Ripsan se retirait de l’orbite géostationnaire pour attirer les républicains loin des vaisseaux civils mais les envahisseurs ne se laissèrent pas tenter, détruisant méthodiquement chaque esquif dont les épaves incendiées vomissaient les corps d’hommes, de femmes et d’enfants. Une minorité d’entre eux était sélonienne ou drall, des non humains qui fuyaient la xénophobie meurtrière des adeptes du Pius Dea et de leurs soutiens suprémacistes locaux.
- Accélérez ! Rugit la jeune aristocrate, horrifiée par le carnage.
Les corvettes lances-missile bondirent pour se porter au contact des cuirassés républicains, qui se tournèrent un à un pour leur faire face.
- Contactez le Cœur de Rellidir, je dois parler à mon oncle.
La figure du patriarche de sa Maison apparut devant elle, assis dans son fauteuil antigrav à cause de la goutte qui le handicapait.
- Jen.
- Oncle Gel, nous arrivons à temps ! Se réjouit sa nièce, soulagée.
Il lui accorda un sourire, quoique empli d’amertume.
- Pas pour tout le monde, malheureusement. Les insurgés se sont emparés de Coronet, des autres villes planétaires et nous avons perdu contact avec le Roi Korol.
- Transmettez-moi les images du palais !
Gel’harold secoua la tête de désapprobation.
- Il ne vaudrait mieux pas que tu les voies, il n’y a pas eu de survivants.
Le patriarche visionnait lui-même ces images, qui lui inspiraient une profonde révulsion. Les rues de la capitale planétaire étaient livrées à d’horribles scènes de lynchage violent, de bûchers où étaient entassés des gens qui brûlaient vivants.
Les fanatiques sanguinaires promenaient des têtes coupés sur des piques, dont celles de la famille royale.
Il s’en détourna, ne pouvant en supporter davantage. Quant aux Forces de Sécurité, elle s’étaient ralliées à Relon e Koldyr, le traître qui avait détrôné le Roi Aethred e Korol. Il préférait se taire et lui épargner ces détails.
- Alors que pouvons-nous faire ?
- Survivre à cette bataille. Nous devons reprendre le flambeau, Jen. Nous devons sauver autant de réfugiés que possible.
La jeune noble croisa le regard de l’amiral Halkyon.
- Nous serons bientôt à portée de tir, lui confirma-t-il. La flotte est opérationnelle.
- Envoyez le plus de républicains possible en enfer, amiral, asséna-t-elle avec une dureté inflexible.
- Avec plaisir, madame.
Même s’ils avaient peu d’espoir de sauver Corellia des griffes de ces fanatiques, Jen avait l’intention de leur faire endurer un peu de leur souffrance de voir leur monde natal, souillé et asservi par ces extrémistes sectaires.
Une partie de la Flotte de Praji leur faisait face et les cuirassé ennemis les plus proches firent aboyer leurs turbolasers. Les puissantes décharges lumineuses frôlèrent les coques de deux corvettes et leur causèrent de sévères avaries, les forçant à se replier en queue de formation. Halkyon fut cependant rassuré d’apprendre que leur armement restait fonctionnel.
- Les républicains ont largué une vingtaine d’escadrons de Typhons, amiral.
- Activez la DCA et préparez les missiles. D’abord les ioniques, puis les explosifs.
- Oui, monsieur.
Les corvettes s’écartèrent rapidement les unes des autres, pour laisser passer les chasseurs stellaires républicains et les piéger sous des tirs croisés, à l’aide de leurs batteries légères. Les pilotes ennemis firent virevolter leurs appareils dans tous les angles possibles. Bientôt, autour des navires de Halkyon, les explosions des torpilles contre la coque des corvettes se mélangèrent aux débris des chasseurs enflammés et des corps des pilotes éjectés de leur épave avec ou sans combinaison.
Jen donna l’ordre express de les achever, histoire de faire comprendre au républicains qu’ils pouvaient se montrer aussi cruels qu’eux. Les cadavres découpés par les rafales impitoyables des corelliens, dérivèrent peu à peu loin des corvettes.
- Missiles parés, amiral.
Les Typhons décimés par la DCA, battirent en retraite vers leurs vaisseaux mères, alors que ces derniers pivotaient pour présenter leurs flancs et les batteries puissantes qu’ils alignaient en direction des corelliens.
Les tirs de barrage s’intensifièrent peu après et Jen serra les mâchoires, se doutant que les boucliers des corvettes n’auraient pas la même envergure que ceux des cuirassés républicains. Bientôt des appels de détresse d’une corvette qui était en tête de formation leur parvinrent. Les turbolasers firent chuter ses écrans déflecteurs, puis égratignèrent sa coque renforcée, le forçant à se retirer subitement.
Halkyon attendit d’être à portée efficace avant de tonner :
- Lancez !
Le Vaillance de Tralus trembla lorsque les projectiles jaillirent dans un grondement féroce, traversant l’espace dans des trajectoires désaccordées curvilignes, qui déjouèrent les tirs de répression républicains.
- Les républicains activent leurs contre-mesures, amiral.
- Brouillez leur signal.
Des flash s’allumèrent au loin lorsque les missiles ioniques frappèrent les boucliers des cuirassés, les faisant s’éteindre. Leur coque était maintenant exposée.
- Feu.
Les missiles explosifs furent éjectés de leurs tubes larges pour foncer droit sur les navires ennemis. Pris de panique, ceux-ci firent feu de tout bois, espérant tous les détruire avant l’impact fatal. Les chasseurs Typhons furent sollicités mais cela ne fut guère suffisant.
Si une vingtaine de missiles furent annihilés par les pilotes à coups de canons lasers et de torpilles, la majorité des projectiles toucha au but.
Des cratères incandescents naquirent là où les cuirassés furent atteints dans les œuvres vives, au niveau des hangars, des salles des machines et des passerelles. Les hourras des corelliens ponctua chaque impact, alors que les vaisseaux touchés commençaient à dériver, happés par le champ gravitationnel de la planète.
Si Jen était satisfaite de voir ces équipages précipités vers leur mort dans le crash qui s’annonçait, son cœur restait serré à la pensée que la collision à la surface, touche des villages voire des villes planétaires et dans le pire des cas, Coronet. Des centaines de milliers de victimes civiles potentielles qui s’ajouteraient à la liste nécrologique funeste déjà bien longue.
À cet instant, l’amiral Praji comprit enfin le danger que représentait les forces de Halkyon, et la Quatrième Flotte de la République abandonna le harcèlement des réfugiés et de la maigre flottille de Gel’harold e Ripsan, pour se consacrer pleinement au plus pressant.
Les corelliens virèrent de bord pour attirer les républicains loin de Corellia et rallier avec le moins de pertes possibles, le Coeur de Rellidir. Ce dernier s’éloigna du champ de bataille, à la limite du champ gravitationnel.
Praji avait deviné les intentions de Halkyon et adapta le dispositif de sa flotte. Il lança ses frégates Szrbakan, gardant précieusement ses cuirassés en arrière-garde. Les Sarbakan, plus rapides et maniables, rattrapèrent les corvettes corelliennes à mi-chemin de leur objectif final. Halkyon dut intimer de leur faire face, pour les tenir à distance.
Les échanges de turbolasers et de missiles s’intensifièrent et cette fois Halkyon dut encaisser des pertes sensibles. Bien que moins protégés que les cuirassés Gilagimar, les frégates républicaines tenaient la comparaison en terme de vélocité. Ce qui leur permit de s’approcher au plus près des navires corelliens, pour entamer des duels d’artillerie dantesque. À bord de la Vaillance de Tralus, les alarmes hurlèrent lorsque deux frégates s’avancèrent pour assaillir le vaisseau-amiral, sollicitant ses boucliers déflecteurs.
Autour d’eux, les chasseurs Typhons infiltraient de nouveau leurs rangs pour semer leurs torpilles qui frappaient les corvettes qui protégeaient leurs flancs. Faisant tomber leurs écrans déflecteurs, ils trouèrent leur coque renforcée pour les mettre hors de combat.
Les spots qui les représentaient sur leurs écrans tactiques disparurent, au grand dam de la jeune aristocrate. L’issue de la bataille penchait peu à peu en faveur de la République. Halkyon en devenait conscient, la sueur coulant de ses tempes vers le col de son uniforme.
- Vaillance de Tralus à Coeur de Rellidir. Notre position devient critique, rejoignez-nous au plus vite, insista-t-il.
Le vaisseau du patriarche Ripsan relança ses moteurs, imités par ses homologues baronniaux alors que les corvettes encore en état de se battre, se retiraient hors du champ de gravité. Jen’hulia contacta son oncle.
- Oncle Gel, nous allons battre en retraite. Où devrions-nous aller ?
- J’ai réfléchi à cette question, Jen. Duro.
Cela la fit tiquer.
- Ils font pourtant partie de la République.
- Les duros ont pris leurs distances avec Contispex IV. C’est l’occasion ou jamais de les forcer à choisir leur camp, une bonne fois pour toutes.
- C’est très risqué.
- Tu as une meilleure idée, Jen ?
Elle songea à en discuter avec Halkyon mais l’amiral corellien était déjà occupé à maintenir la cohésion de sa flotte, malmenée par les assauts républicains.
- Amiral, une autre Flotte de la République ! Hurla un officier de pont.
Les reflets lointains indiquèrent la position des vaisseaux de la Troisième Flotte de Velta Hisku. Cette fois, le rapport de forces en faveur de la République, était écrasant. Il n’y avait plus rien à faire.
- Non, mon oncle.
- Alors, ce sera Duro. Je vous envoie les coordonnées.
La communication terminée, elle avisa l’amiral de la décision qu’elle avait prise. Malgré sa méfiance envers les duros, elle parvint à le convaincre. Le Coeur de Rellidir fut le premier à se jeter en hyperespace.
Deux corvettes se portèrent devant la Vaillance de Tralus, pour le couvrir. Ces deux navires expulsèrent tous leurs missiles, détruisant trois frégates avant d’être oblitérées par la riposte républicaine.
Leur sacrifice sauva le reste de la flotte corellienne qui sauta en hyperespace, au nez et à la barbe des républicains. Après que les étoiles se soient étirés en de longs faisceaux infinis, la jeune femme songea à Tralus, au domaine familial… là où elle y avait laissé ses souvenirs d’enfance. Elle doutait d’y pouvoir revenir un jour de son vivant.
Les corelliens ressentaient sur la passerelle, la même déchirure. Réalisant qu’ils avaient été contraints à un exil forcé hors de leur système natal.
- Nous avons perdu, fit amèrement Halkyon à ses côtés.
- Non, amiral.
Le feu du ressentiment et de la revanche brûla dans ses iris, alors qu’elle pivota pour le considérer.
- La guerre contre la République et cette maudite secte ne fait que commencer. Et je jure au nom des Ripsan, que ma Maison ne renoncera pas tant que nous n’aurons pas recouvré la liberté de Corellia et de l’Hégémonie.


[… la Chute de Corellia et de la dynastie Korol causa un séisme qui fit prendre conscience à plusieurs systèmes membres de la République, de la dangerosité du Pius Dea et du Chancelier Contispex qui les pilota. Les herglics et les duros prirent le risque d’accueillir les réfugiés corelliens, dont les membres des grandes familles baronniales menés par les Ripsan. Les tensions s’accrurent au point que les duros et les herglics se rallièrent aux alsakanis, pour déclencher la Sixième Guerre Alsakan.
La première rébellion importante contre la tyrannie du Pius Dea et des Contispex
. ]

Extrait de Apogée et chute des dynasties galactiques par l’historien Anthois Fyol


Fin de la chronique 6
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

Bonsoir à tous, une petite annonce !

Six chroniques ont donc été publiées sur ce topic, ce qui représente en format word pour moi, cinquante pages :wink: !

Donc en terme de saga Pius Dea, Trilogie au complet + Chroniques : 806 + 50 = 856 pages ! Oui, 856 pages de dictature, de fanatisme sectaire, de complots, de constipation, de massacres :diable: !!

Bref, je vais maintenant faire une petite pause sur les chroniques le temps d'écrire mes nouveautés sur les Origines de Jedi corellien ! à ce props, je vous donnerais bientôt des nouvelles :sournois: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
L2-D2
Modérateur
Messages : 10407
Inscription : mar. 26 févr. 2013 - 10:06
Localisation : Nîmes

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par L2-D2 »

856 pages ! Et ben !

(je suis presque déçu qu'il n'y en ait pas 1000 tiens ! :siffle: Non, je plaisante !!! :diable: )

Que dire sur cette conclusion de chronique ? Que c'est toujours aussi intéressant ? Que même au sein des ténèbres, alors que la situation semble perdue, un mince espoir subsiste pour la liberté ? Que la famille Ripsan/Eripsa a l'honneur et le devoir dans le sang ?

Oui, voilà, c'est tout cela que l'on peut dire !

Bon courage pour le petit relais avec le Jedi corellien, et vivement ton retour par ici ! :oui:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

Staffeur Fan-Fictions & Littérature VF
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

Merci pour le retour :sournois: !
L2-D2 a écrit :856 pages ! Et ben !

(je suis presque déçu qu'il n'y en ait pas 1000 tiens ! :siffle: Non, je plaisante !!! :diable: )
On va y arriver, j'ai prévu plein d'histoires encore dessus :wink: !
L2-D2 a écrit : Bon courage pour le petit relais avec le Jedi corellien, et vivement ton retour par ici ! :oui:
Pour Jedi corellien, je donnerais bientôt des nouvelles :diable: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

( Un vapodoucheur lessiveur twilekophile en peignoir entre dans la pièce et éternue à cause de la poussière accumulée depuis le dernier post sur ce topic )

Non, vous ne rêvez pas :transpire: . Il est là, il est de retour !!! Le suprême vapodoucheur ultime est revenu ! PIUS DEA ! PIUS DEA ! Treeembleez Mécréants, vous pensiez échapper au courroux de la Déesse :diable: ? Convertissez-vous et vos âmes seront sauvées :x !!

Bref, où en est-on dites-moi ? Reprenons le récapitulatif : viewtopic.php?p=1385726#p1385726

- La fin de Contispex Ier et l'accession de son fils Contispex II en 11947 BBY (fait)
- Le Schisme entre l'Ordre Jedi et la République en 11933 BBY (fait)
- La Grande Croisade du Nord contre les Zabraks et les Ithoriens (fait)
- La Sixième Guerre Alsakan réunissant une première coalition visant à renverser le Pius Dea ( écriture terminée )
- Le génocide de Zarracina III en 11600 BBY ( écriture terminée )
- L'apparition d'une foi religieuse appelée le Renoncement, visant à contrecarrer la doctrine idéologique du Pius Dea à l'intérieur même de la République.
- La bataille d'Uquine qui vit la chute finale du Pius Dea et l'emprisonnement de Contispex XIX en 10967 BBY durant la Septième Guerre Alsakan


A ce jour, cher(e)s ami(e)s, six chroniques ont été publiées. La bonne nouvelle est que deux autres chroniques ont été bouclées, une troisième est en cours et au moins deux autres sont prévues.
Je peux donc commencer la publication demain soir et nous pouvons enchaîner par une publication hebdomadaire tous les samedis, comme au bon vieux temps. :sournois: .
Au programme, vous aurez un peu de constipés, des fanatiques sectaires, de la baston et des carnages :diable: :diable: niark niark.

Ces chroniques peuvent se lire indépendamment les unes des autres, vous pouvez prendre le train en route sans problème. Si vous êtes motivés pour lire toute cette saga, cliquez sur ma signature en bas :cute: ! Je reste à votre disposition pour toute question et/ou commentaire :jap: !

Sur ce, à demain, adeptes du Pius Dea !! PIUS DEA ! PIUS DEA :diable: :diable: :diable: !!

PS : je vous remets le synopsis ^^

Plusieurs milliers d’années avant la Proclamation de l’Ordre Nouveau et l’émergence de l’Empire de Palpatine…

Un millénaire de terreur a assombri l’avenir d’une République en pleine expansion, lorsque le culte Pius Dea mené par la redoutable famille Contispex, a accédé au pouvoir et s’est emparé de tous les leviers de contrôle politique comme le Sénat. Imposant leur fanatisme religieux teinté de xénophobie contre les non humains jugés impurs, ils ne reculeront devant rien pour purger la galaxie des éléments indésirables par les Croisades, appelées Guerres Saintes de la Déesse…

Voici l’histoire de ces temps sombres tombés dans l’oubli des mémoires, le récit de la période parmi l’une des plus honteuses de l’Ancienne République.
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
L2-D2
Modérateur
Messages : 10407
Inscription : mar. 26 févr. 2013 - 10:06
Localisation : Nîmes

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par L2-D2 »

Oh, le retour de mat-vador! Avec le Pius Dea dans la foulée!!! :cute:

Ravi de te revoir dans le coin l'ami! :jap:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

Staffeur Fan-Fictions & Littérature VF
Avatar de l’utilisateur
Den
Jedi SWU
Messages : 6364
Inscription : dim. 05 févr. 2006 - 21:07
Localisation : Voyage à travers la galaxie...

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par Den »

Quel plaisir de te revoir, mon vieil ami légendiste.

Au plaisir de te lire. ;)
"Vergere m'a appris à embrasser la douleur et à m'y soumettre. J'en ai fait une partie de moi-même, une partie que je ne pourrai ni combattre, ni nier." Jacen Solo
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

Et ca me fait grand plaisir de vous revoir tous les deux :P .

A ce soir :hello: :love: !!
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

Bonsoir à tous, adeptes du Pius Dea et adorateurs de la Déesse :diable: ! L'heure est venue de reprendre la publication des chroniques avec un nouveau saut dans le temps !

Bonne lecture :D !


Chronique 7 : Première Rébellion

Orbite d’Alsakan, les Mondes du Noyau, 11820 ans avant la bataille de Yavin IV

- Amirale Kalad, nous pouvons commencer.
Hamina Kalad hocha la tête en direction des hologrammes qui lui faisaient face au centre de la passerelle principale du Cristal Brûlant, le vaisseau amiral des Forces de Défense d’Alsakan. Quatre matérialisaient les bustes du Premier Régent Variol Hante et des représentants alsakanis de l’Archaiad, le cinquième celui du premier ministre de Duro Eger Hosses. Le sixième hologramme du Consul des Herglics Blekk Hev vacilla légèrement avant de se stabiliser.
Preuve que la connexion avec le système Herglic était sérieusement éprouvé par le brouillage républicain.
La militaire à la peau mate qui courait sur ses cinquante ans, embrassa le pont principal, surveillant l’activité fiévreuse de ses marins occupés devant les consoles tactiques et les ordinateurs du croiseur de classe Atgeir. Le Cristal Brûlant, vétéran de la Crise Alsakan, n’était certes plus de première jeunesse mais tenait toujours vaillamment la comparaison face aux cuirassés Gilagimar de la République tombée sous la coupe du culte extrémiste Pius Dea. Elle avait isolé cette section du pont par un brouillage, destinée à préserver le secret des échanges de la moindre oreille indiscrète.
Décroisant les bras derrière le dos, elle tira sur les manches de son uniforme bleu azur avant d’aborder le premier sujet fâcheux.
- Je remarque que le Conseil Jedi a choisi de ne pas nous honorer de sa présence.
L’acidité de sa voix provoqua une gêne palpable chez les autres participants. L’attention se porta sur le duro, un non humain à la figure sans nez, dépourvue d’aspérité. Ses yeux clignèrent de nervosité avant qu’il ne daignât répondre.
- Mes messages sont restés sans réponse, avoua-t-il par dépit. Je veux bien croire que Ossus soit excentré de toute civilisation, mais je reconnais que leur silence est d’une grave éloquence.
L’herglic, un humanoïde à l’apparence de cétacé, émit un barrissement bas désapprobateur. À vrai dire, tout ce petit monde attendait mieux de l’Ordre Jedi depuis le Refus qu’ils avaient prononcé contre une République dont ils n’acceptaient plus de rester les vassaux aveugles.
- Et les corelliens ? Demanda le Premier Régent.
Hamina soutint le regard de son compatriote. Moins de sept ans auparavant, les rebelles corelliens menés par Yaquenn Ier e Ripsan avaient repris Tralus des mains de la secte républicaine et de leurs séides locaux, permettant de fixer d’importantes forces militaires ennemies dans l’Hégémonie. Forces militaires qui ne gêneraient point les alsakanis et leurs alliés, tant que Tralus échappait au contrôle du Pius Dea.
- Sa majesté le Roi de Tralus, Yaquenn premier du nom de la maison Ripsan, nous a transmis ses vœux de succès. Malheureusement, nos rapports indiquent que toutes ses ressources sont actuellement mobilisées contre les incursions républicaines récurrentes sur leur planète.
Le message fut clair. Au même titre que les Jedi, les corelliens seraient absents des festivités, accaparés par leur propre combat.
- La liste de nos alliés reste bien mince, commenta un des trois députés de l’Archaiad d’un ton peu enthousiaste. Quant aux Hutts, ajouta-t-il avec un mépris non dissimulé… les Croisades les ont brisés et réduits à un rang insignifiant. Malgré leur soutien, enfin si on peut appeler ça un soutien.
- Je partage cet avis, asséna le Premier Régent. Cela ne nous encourage guère à appuyer votre plan, amirale Kalad. Nous avions bien plus à perdre qu’à gagner.
- Je tiens à vous exposer ma stratégie, insista la commandante. Vous déciderez ensuite de sa mise en œuvre, vos excellences.
Elle obtint un silence respectueux, ce qui l’encouragea à intensifier la puissance du brouillage. Cette fois, un bouclier l’enveloppa tel un cocon à peine visible. Puis elle se pencha sur la table holographique pour actionner un clavier et projeter une carte de la galaxie face à elle et à ses interlocuteurs. Elle zooma pour concentrer son exposé sur le théâtre des opérations sur lequel elle comptait manœuvrer.
- Depuis le début des Croisades, la République mobilise d’importantes forces militaires pour renforcer son emprise sur la galaxie. À travers la création des dépôts d’ordonnance régionaux sous le règne de Contispex Ier le Bâtisseur et de ses descendants, le Pius Dea a concentré ses ressources pour pouvoir planifier ses offensives. Voici les emplacements notés sur la carte du Noyau, vos excellences.
Les dignitaires demeuraient muets, attendant la suite.
- Je ne vous cacherai pas, leur avoua-t-elle, que les forces que nous avons rassemblées sont nettement inférieures à celles de l’ennemi. Mais utilisées à bon escient, nous pouvons porter un coup décisif à ce culte fanatique et faire chuter le Chancelier Contispex V. Libérer la galaxie de leur tyrannie et de leur terreur. Stopper enfin les massacres de masse provoqués par leurs Croisades en périphérie de la galaxie.
La gravité de leurs expressions illustrait leur conscience aiguë des enjeux.
- Voici la position des flottes ennemies protégeant le cœur de la République. La Flotte du Noyau chargée de la défense de Coruscant même est stationnée au large de Metellos. Sur la Route Commerciale Perlemienne, la Deuxième Flotte nous interdit l’accès à Brentaal IV qui se trouve au carrefour d’autres routes commerciales de moindre importance. Enfin la Troisième Flotte mène des exercices dans le système d’Ixtlar sur la Passe Corellienne. Les autres flottes de la République sont dispersées dans le reste de la galaxie pour protéger les dépôts régionaux excentrés du gouvernement central.
Le premier ministre de Duro se manifesta subitement.
- Qu’en est-il des rumeurs concernant la construction d’un nouveau type de vaisseau de guerre républicain dans les chantiers navals de Foerost et de Kuat ? Vos services de renseignements peuvent-ils confirmer que ces vaisseaux capitaux ne seront pas opérationnels avant le déclenchement des hostilités ?
Hamina Kalad acquiesça en silence.
- Je puis vous assurer que ces nouveaux vaisseaux de la République ne seront pas disponibles avant la fin des travaux et la phase de tests.
- Amirale, relança à son tour le dignitaire herglic. Des rumeurs prétendent que ces vaisseaux disposeraient d’une puissance de feu jamais inégalée dans l’histoire de la galaxie.
Sans se démonter, la militaire répondit :
- Voilà pourquoi il est important d’en finir le plus rapidement possible. L’opération que j’ai préparée avec mes officiers sera brève mais décisive. Nous démarrerons par une attaque de grande ampleur sur Brentaal IV pour forcer les républicains à mobiliser toutes leurs ressources. En aucun cas, ils ne voudront perdre le contrôle de ce carrefour stratégique.
- Ni Coruscant, lui fit remarquer un des députés de l’Archaiad.
- Ils ne dégarniront pas toutes leurs défenses, reconnut-elle. Mais suffisamment pour qu’une offensive éclair balaie leurs lignes et s’empare de leur capitale pour permettre le changement de pouvoir qui sauvera la galaxie.
- Vous consacrerez beaucoup de vaisseaux à la diversion de Brentaal IV. Vous en restera-t-il assez pour investir Coruscant ?
Elle l’affirma avec conviction même si elle percevait le scepticisme de ses compatriotes.
- Il n’est pas certain que la chute de Contispex entraîne celle du Pius Dea.
- Mais cela pourrait provoquer des insurrections généralisées contre cette dictature, tempéra l’amirale. Nos services de renseignements et diplomatiques ont noué des contacts fructueux avec de nombreux réseaux de résistance dans tout l’espace républicain. Lorsque la chute de Coruscant leur parviendra, ils se soulèveront.
- Une anarchie généralisée qui nous obligera à faire la police, grogna le premier ministre de Duro.
- Cela reste préférable à une oppression sanguinaire. Le temps d’y mettre fin est venu.
Ses pairs la dévisagèrent attentivement. Tous percevaient que la galaxie vivait un moment décisif. Un barrissement bas brisa le lourd silence, celui de l’imposant herglic qui se pencha.
- Quand pouvez-vous commencer, amirale ?
- Nos vaisseaux sont positionnés, ils n’attendent que le signal convenu. À l’heure où je vous parle, les services de renseignements républicains sont alertés par la concentration de nos forces, j’attends votre permission, maintenant. Si vous tardez trop à vous décider, je devrais annuler l’opération et beaucoup d’innocents continueront à pâtir de notre lâcheté.
Les derniers mots avaient été assénés avec une dureté inattendue. La commandante tenait à les placer devant leur responsabilité. Les regards irrités des députés alsakanis en disaient long sur leurs hésitations.
Le Premier Régent trancha finalement en sa faveur.
- Vous avez le feu vert. Que les Lunes de cristal vous bénissent, amirale.
- Je ferais la fierté de notre peuple, votre excellence.
Les députés de l’Archaiad furent vent debout contre la décision de leur chef d’État.
- Non, Premier Régent ! Nous ne pouvons pas briser ainsi les traités qui nous lient à la République ! Nous devons…
- Des traités dictés par notre peur du Pius Dea, répliqua froidement le chef d’État avant que les hologrammes ne disparaissent dans un flash.
Hamina mit fin au brouillage, se plongeant dans la frénésie des combats à venir. Elle arpenta le pont de son vaisseau amiral, grisé par l’esprit de revanche. La baie panoramique lui offrait successivement une vue imprenable sur son monde natal, sur les autres navires sidéraux qui flanquaient le Cristal Brûlant. Des croiseurs de classe Atgeir à la silhouette cylindrique, des frégates Hirken et des centaines de chasseurs Yatagan aux ailes delta qui virevoltaient autour de leur carapace tels des essaims infernaux.
Quel magnifique spectacle.
Elle portait sur ses lèvres un sourire contemplatif avant d’intimer à son second, le capitaine Velcaz, d’envoyer le signal convenu à leur force de frappe stationnant en embuscade dans le système de Brentaal.


Voilà, ce sera tout ! J'espère que vous avez apprécié :oui: ! L'heure de la guerre est venue niark niark :diable: !

A samedi prochain :hello: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

Bonjour à tous, comment allez-vous ? Convention oblige, je suis à la bourre :transpire: ! Mais voilà la suite avec les Contispex en vedette ( ils sont normaux, je vous rassure enfin presque :D )
PIUS DEA PIUS DEA :diable: !!


Coruscant, monde-capital de la République Galactique, siège de pouvoir du culte Pius Dea
Résidence des Contispex et du Chancelier Suprême Contispex V

Le soleil perçait les couches nuageuses, frappait les plus hautes tours de la Cité Galactique, contenant le cœur névralgique du pouvoir central qui régissait la galaxie en cette époque reculée. Les reflets redistribuaient son éclat aveuglant, accentuant la majesté du plus prestigieux bastion du maître incontesté de la République.
Vledek Contispex dit Contispex V le Vertueux, chef d’État de la République et Sage Suprême du Pius Dea admirait le soleil sur le balcon au dernier étage de la résidence appartenant à ses aïeux, depuis Contispex Ier le Bâtisseur. Il sentait la lumière de la Déesse en laquelle il vouait son existence comme les milliards de Croyants qui peuplaient l’espace républicain et qui obéissaient à sa volonté
En tant que premier Enfant de la Déesse, louée soit-elle, il avait droit à ce privilège plus que tout autre. Il puisait la force de continuer cette œuvre sacrée d’évangélisation de toute une galaxie qui devait devenir le paradis des humains. Les non humains visés par les Croisades, les Guerres Saintes de la Déesse, n’y avaient pas leur place.
La galaxie devait être purgée de leur existence. Du moins telle était la conviction qui guidait bon nombre de Croyants qui se savaient être les élus.
- Maître ?
Le quinquagénaire n’entendit pas la voix fluette de l’esclave twi lek à la peau beige qui était apparu dans son dos. Jusqu’à ce que celui-ci ne se montra insistant, en secouant nerveusement ses deux appendices crâniens.
- Oui ? Lâcha-t-il avec agacement.
- Votre femme souhaite s’entretenir avec vous…
Il adoucit sa mauvaise humeur, le renvoyant d’un simple geste hautain de la main. La clochette qui pendait du collier ceignant le cou du non humain tinta à chacun de ses pas, alors qu’il rentrait à l’intérieur pour introduire son épouse.
Cette clochette n’était pas un caprice de sa part mais plutôt celui de son fils que cela amusait. Après tout, son enfant qu’il aimait avec tendresse avait tenu à ramener cet esclave des chantiers navals de Kuat, car il l’avait trouvé « gentil ».
Il étudia dans le miroir posé sur sa table de travail, son reflet d’homme érudit à la calvitie qui dégarnissait tout le haut de son crâne, rabattant quelques mèches solitaires que le vent soulevait. Puis il accueillit sa femme avec un sourire chaleureux.
- Que la Déesse t’accorde sa miséricorde, ma chérie.
- Qu’elle te guide sur la voie de la pureté pour notre salut à tous, lui rendit-elle.
Enola Contispex lui prit les mains avec douceur et assurance.
- Où sont Azio et Nuva ? s’enquit son mari.
- Dans leur chambre, ils finissent leurs prières.
Vledek savourait son bonheur de posséder une progéniture qui honorait la tradition familiale de sa dynastie, vouée à gouverner sans partage.
- Tu sembles soucieux, lui fit remarquer Enola.
Pris à défaut, il soupira.
- Le fardeau de mes responsabilités me pèse tant, ma chérie.
- Mais encore ?
Non, il ne pouvait pas le lui cacher davantage. Après tout, il ne doutait pas d’elle et avait pu s’appuyer depuis leur union sur ses conseils et son dévouement.
- Les infidèles s’apprêtent à nous défier, lui avoua-t-il. La sédition couve, je refuse de perdre ce que mes ancêtres ont si durement bâti.
Elle recouvrit un masque de dureté.
- Alors la Déesse les châtiera comme ils le méritent. Nous ne montrerons aucune pitié, martela-t-elle.
- Le Suprême Amiral Amukos a élaboré un plan pour les neutraliser. Je le recevrai bientôt.
Elle se pencha pour l’embrasser sur les joues.
- Je prierai pour nos fidèles, la Déesse leur donnera les faveurs de la victoire. Garde ta foi en elle, Vledek.
- N’en doute pas, Enola.
Elle le laissa seul peu après, croisant le chemin du commandant en chef des forces républicaines terrestres et stellaires. Perik Amukos drapé dans son uniforme écarlate de Suprême Amiral se présenta face à l’autocrate, avec l’humilité d’un Croyant dont la famille devait son ascension à la dynastie Contispex.
Après les salutations d’usage vantant la force de leur foi envers la Déesse, le Chancelier Suprême invita son hôte à prendre place face à lui, autour de la table de travail.
- Les éclaireurs ont rendu leur rapport ces six dernières heures, Sage Suprême. Les alsakanis et leurs alliés impies nous attaqueront sous peu. Voici la dernière position reconnue de leurs vaisseaux de guerre stationnés dans le Noyau.
Amukos posa sur le pupitre un disque holographique qu’il activa, montrant l’holocarte du Noyau. D’un index précis, il pointa différents systèmes sur la Route Commerciale Perlemienne qui traversait la galaxie, de Coruscant jusqu’à l’Enclave Jedi d’Ossus, en périphérie des mondes reconnus et cartographiés.
Vledek fronça les sourcils.
- Alsakan a déployé une grande partie de sa force militaire, non loin de Brentaal IV, fit-il remarquer au militaire expérimenté.
- C’est exact, au moins un tiers de leur armada. Cette position est d’une importance stratégique, car elle protège l’accès à d’autre voies commerciales depuis la Route Perlemienne. Je doute néanmoins que cela constitue leur objectif principal.
Le regard de Contispex V devint plus acéré et suspicieux.
- Vraiment ? Tiqua-t-il. Qu’est-ce qui vous rend aussi sûr ?
- Je connais l’apostate qui les commande, martela le militaire. Hamina Kalad.
L’hologramme de l’ennemie mentionnée lévita peu après entre les deux individus les plus puissants de la République.
- Sortie major de sa promotion à l’académie spatiale de Xenvaer, elle est connue pour avoir adopté comme modèle de stratégie, les amiraux Hirken et Ap Token.
Contispex V rumina les noms des adversaires les plus formidables que la République avait affrontés dans son histoire tourmentée. Hirken était renommé pour avoir malmené les forces républicaines pendant la Cinquième Guerre Alsakan en s’emparant des Anciennes Dépendances du Nord pendant que Bilel Ap Token avait manqué de mettre la République à genoux pendant la Crise Alsakan, en décimant la Flotte du Noyau lors d’une offensive osée.
Crise Alsakan qui avait favorisé l’ascension du Pius Dea et de Contispex Ier le Bâtisseur au sommet de la République.
- Si je vous suis, frère Amukos, l’attaque sur Brentaal IV ne serait qu’une diversion.
- Assez importante pour nous obliger à envoyer des renforts et éviter d’en perdre le contrôle, reconnut l’amiral. Si les impies s’emparent de ce carrefour, cela encouragerait d’autres à se soulever contre nous.
Le Chancelier Suprême fixait l’holocarte avec une grande concentration.
- Vous devrez donc déployer des forces plus importantes que l’ennemi à Brentaal IV, ce qui dégarnira bon nombre de garnisons comme celles de Metellos et d’Ixtlar.
- Une partie de la Flotte du Noyau se portera depuis Metellos, à mi-chemin entre Coruscant et Alsakan pour protéger la capitale, au large de Kes. L’autre partie demeurera en réserve à la frontière du système de Coruscant pour couvrir la Station Ellipse. Ceux qui seront exposés en première ligne sont des conscrits tout droit sortis de l’académie navale, ne possédant aucune expérience des combats ou des grandes manœuvres. Mais dotés d’une grande foi envers notre Mère miséricordieuse, qu’ils soient à jamais bénis sous sa lumière.
- Qu’Elle les guide sur la voie de la pureté, reprit le chef du culte. Ils seront donc sacrifiés, ce qui constituera un grand honneur pour leurs familles.
- Comme le prescrit l’évangile de Kasili, il n’y a pas de plus grand sacrifice que ceux que nous acceptons au nom de la Déesse.
- Ainsi soit-il. Ce qui restera de la Flotte du Noyau à la Station Ellipse, suffira-t-il à repousser les impies ?
- Non, ils seront dépassés bien que leurs équipages soient constitués de vétérans aguerris par nos Croisades. L’amirale Hamina Kalad sera d’ailleurs persuadée de sa victoire imminente après avoir balayé sans mal la première ligne. Les infidèles sont au courant de l’état de nos forces et auront parfaitement préparé leur attaque.
Le maître de la République avait noté le sous-entendu dans le ton de son interlocuteur. Un sourire fourbe étira ses lèvres.
- Bien. Qu’en est-il des forces dont les alsakanis ignorent l’existence ?
Perik Amukos lui rendit un rictus sournois.
- J’ai le plaisir de vous annoncer, Sage Suprême, que la phase de tests de nos nouveaux vaisseaux de combats est terminée depuis deux jours et que les résultats sont concluants. Douze d’entre eux sont parfaitement opérationnels et prêts à être envoyés au combat.
Le Suprême Amiral fournit ensuite les détails sur leur déploiement imminent avant que Contispex V ne le libéra, satisfait de la stratégie exposée par son subalterne. Laissé seul, il savoura pleinement d’avoir été délesté d’un poids angoissant. Puis il appela son fils Azio, le twi lek qui était son jouet et deux Croyants chauves à la toge sombre appartenant aux Disciples de Hapos. Le bras armé du Culte, chargé dans les rues de remettre les citoyens égarés de la République dans le droit chemin.
L’enfant blond âgé de onze ans et destiné à lui succéder sur la chaire de Chancelier, le salua.
- Père, j’ai terminé mes prières.
- C’est bien, mon fils. Je souhaiterais maintenant t’enseigner une leçon importante, es-tu prêt ?
Le rejeton témoigna un enthousiasme débordant.
- Nous sommes au service de la Déesse.
- Tout à fait, Azio. Frères, ajouta le patriarche à l’égard des Disciples de Hapos, veuillez exécuter la volonté de notre Mère miséricordieuse.
Les deux Croyants sinistres encadrèrent plus étroitement le twi lek avant qu’ils ne le molestent à coups de poings. Rapidement, le non humain s’écroula au sol, étourdi par la violence des frappes avant que des martinets électriques ne soient brandis. Une électricité de mauvais augure crépita le long de chaque lanière.
Azio, d’abord pétrifié, protesta :
- Non, c’est mon jouet ! Arrêtez !
D’un geste impérieux de la main, Contispex V ordonna de poursuivre l’exécution de la sentence. Les martinets s’élevèrent avant de s’abattre sur la victime sans défense, les lanières cinglant impitoyablement chaque partie de son corps. Le twi lek gémissait à chaque coup, implorant en vain la pitié de ses bourreaux. Une odeur de chair calcinée se propageait dans la pièce, à mesure que l’intensité mortelle des lanières électrifiés s’accrut.
Peu après, le non humain cessa de remuer et de gémir. Les Disciples de Hapos ne torturaient plus qu’un cadavre. Sur un nouveau signe autoritaire du patriarche, ceux-ci s’écartèrent du twi lek inerte dont la peau beige déchiquetée laissait échapper des fumerolles. Azio Contispex possédait des traits blêmes, horrifié par le sort infligé au non humain.
- Azio ? l’appela son père avec douceur.
Tremblant, l’enfant n’osait pas croiser son regard.
- Azio.
- Père… pourquoi ?
- Ce n’était qu’un inférieur, mon fils. Indigne des faveurs de la Déesse. Tu le comprends, n’est-ce pas ?
- Je… je comprends.
- Sache que ta mère et moi avons été heureux de te l’offrir comme jouet, pour te faire plaisir. Car nous t’aimons. Mais tu ne seras pas toujours un enfant. Si la Déesse t’en juge digne, tu me succéderas pour faire de cette galaxie un paradis digne de ses Enfants. Si tu souhaites un nouveau jouet, tu devras t’en emparer par toi-même. Comme chaque miette de pouvoir que tu devras conserver jalousement.
Il ouvrit finalement ses bras pour accueillir son fils qui accepta son étreinte après une brève hésitation. Puis il le laissa partir, escorté par les Disciples de Hapos jusqu’à sa chambre. Le patriarche contempla le corps du twi lek en se pinçant les narines. Il appela les Gardiens de la Pureté pour l’en débarrasser. Puis il sortit sur le balcon pour profiter du soleil. Par-dessus les couloirs aériens embouteillés par les files interminables d’airspeeders, le ciel était dégagé de tout nuage.
La journée s’annonçait magnifique, la Déesse lui manifestait ses faveurs. Il inspira profondément, certain de la victoire de la République sur les mécréants. Peu après, la nouvelle de l’attaque de Brentaal IV lui parvint.
Bien, tout se passait comme prévu. La Sixième Guerre Alsakan avait commencé.


Voilà, j'espère que cela vous a plu ! Au programme pour samedi prochain : LA GUERRE mouaaahahhaaaa :diable: !
A Samedi prochain :hello: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3748
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Pius Dea : Les Chroniques des Tyrans

Message par mat-vador »

Bonsoir à tous, comment allez-vous ? Allez, c'est l'heure de la suite avec le début de LA GUERREEE :diable: ! Un extrait plutôt court, qui servira de mise en bouche :oui: !


Noyau de la galaxie, sur la Route Commerciale Perlemienne

Lorsque le Cristal Brûlant et le reste de la flotte alsakanie émergèrent de l’hyperespace, non loin de la planète Kes, Hamina Kalad ne fut guère surprise d’y trouver en orbite la première ligne de défense républicaine lui barrant la route vers son objectif final.
- Estimation des forces ennemies, demanda-t-elle au capitaine Velcaz.
Son second projeta des hologrammes de la flotte républicaine sur la défensive.
- Vingt cuirassés Gilagimar, trente frégates Sarbakan en soutien et probablement moins de deux cents chasseurs Typhons. Deux stations orbitales de défense appuient leur dispositif.
L’amirale retint un sourire féroce. Les forces sous son commandement bénéficiaient d’une écrasante supériorité numérique.
- Envoyez trois escadrons de Yatagans neutraliser les stations. Lancez le reste de la flotte à l’attaque, aucune reddition ennemie ne sera acceptée.
La flotte alsakanie se déploya en éventail, utilisant le Cristal Brûlant comme pivot de son assaut brutal. Hamina s’approcha de la baie pour surveiller le déroulement de la bataille alors que la moitié des chasseurs stellaires Yatagans avait décollé des hangars pour se porter au contact des républicains retranchés en orbite.
- Identifiez le vaisseau amiral ennemi.
- En cours, répondit un enseigne penché vers son ordinateur et qui étudiait les fréquences ennemies.
Il se tourna peu après vers sa supérieure.
- Identification confirmée, amirale. D’après le transpondeur, il s’agit du Vontor, un cuirassé de classe Gilagimar. Coordonnées 8-7-4-0.
Les échanges d’artillerie ionisée saturèrent bientôt l’espace sombre et froid qui séparait les deux formations antagonistes. La mort et la destruction illuminèrent les étoiles. Si trois frégates Hirken durent se retirer, sévèrement touchées, la cohésion républicaine fut brisée lorsque les croiseurs Atgeir déchaînèrent à bout portant leur puissance contre leurs homologues républicains. Les ailes de la flotte de Kalad se refermèrent en un étau impitoyable qui piégea les défenseurs de Kes.
Les renseignements glanés s’étaient avérés exacts. Cette flotte de papier n’était composée que de bleus inexpérimentés et peu éprouvés.
La bataille de Kes vira au massacre méthodique. Les canons de proue des croiseurs Atgeir laissaient échapper un à un de puissants faisceaux infinis qui transpercèrent les boucliers déflecteurs avant que les épaves républicaines ne dérivèrent de plus en plus nombreuses autour de Kes, devenant un champ de débris de plus en plus dense.
Des chasseurs Typhons se transformèrent en météores incandescents lorsqu’ils attaquèrent désespérément le Cristal Brûlant en une vaine tentative suicidaire de renverser le cours d’une bataille perdue. La passerelle trembla lorsque l’un d’eux percuta la coque. L’impact ne provoqua aucun dégât durable sur les écrans de protection.
Le Vontor offrit une résistance désespérée, endommageant deux croiseurs Atgeir avant que les incendies ne le dévorèrent. Les deux stations de défense mises hors de combat avaient quitté l’orbite de Kes, piégées par le champ gravitationnel qui les fit chuter dans l’atmosphère.
- Madame, la flotte républicaine est en déroute.
Elle échangea un sourire soulagé avec le capitaine Velcaz qui lui confirmait ce premier succès encourageant.
- Des nouvelles de Brentaal IV ? s’enquit-elle.
- Les renforts ennemis sont arrivés. Nos vaisseaux se sont retirés comme prévu en bordure du système.
- Qu’ils continuent de harceler l’ennemi et de lui bloquer l’accès à la Route Perlemienne, jusqu’à ce que notre opération ne soit terminée. Envoyez un message au Premier Régent que Kes vient de tomber. Il est temps que les duros et les herglics se joignent à la fête.
Quelques frégates Sarbakan et deux cuirassés Gilagimar avaient réchappé au désastre, réussissant à sauter en hyperespace avant que les Yatagans ne les aient rattrapés. Le reste de la flotte adverse n’était plus qu’un champ de ruines, jonchés de milliers de corps gelés dans le froid sidéral. Hamina se doutait que ce n’était qu’un début.
D’autres morts allongeraient cette sinistre liste avant que la liberté ne triomphe. Elle donna l’ordre à la flotte de se retirer de l’orbite de Kes et de préparer le prochain combat.
- La station Ellipse est notre prochain objectif, informa l’amirale à ses officiers de pont. Quand elle sera tombée, Coruscant sera à nous.
- Que les Lunes de cristal nous bénissent ! Scandèrent les marins autour d’elle. Pour Alsakan !
Leur moral rayonnait, elle comptait bien en tirer le meilleur pour la suite. Son escadre en ordre de bataille, les étoiles s’allongèrent subitement en de resplendissants filaments sans fin, absorbant chaque vaisseau dans le vortex hyperspatial.


Voilà, j'espère que cela vous a plu ! A samedi prochain :hello: !
PIUS DEA :diable: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Répondre

Revenir à « Fan-Fictions »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité