Bonsoir à tous, comment allez-vous

? Allez, c'est l'heure de la suite et fin de cette 7ème Chronique. Alsakan doit faire face à ces tous nouveaux Vaisseaux-Cathédrale mais en sortira-t-elle victorieuse

? Découvrez-le ! Bonne lecture

!
Des dizaines de Yatagans fondirent sur les Vaisseaux-Cathédrale, larguant leurs roquettes et leurs missiles lorsqu’ils furent à portée. Les pilotes confirmèrent leurs impacts sur les boucliers déflecteurs relevés à pleine puissance avant que les chefs d’escadrons ne rendirent compte au Cristal Brûlant.
Hamina remarqua les perles de lumière apparaître puis s’évaporer autour de la coque des sanctuaires.
- Au rapport.
- Aucun dégât signalé sur les boucliers et sur la coque, répondit Velcaz. Nous ne les avons même pas éraflé.
- Qu’ils continuent de les harceler. Essayons quelque chose de plus corsé. Envoyez les frégates et qu’ils ouvrent le feu dès qu’ils seront à portée. Au maximum de leurs capacités, ajouta-t-elle avec insistance.
Les vaisseaux de soutien se portèrent aux premières loges, alignés sur deux rangs verticaux, formant un écran en arc de cercle. Avec la permission du Cristal Brûlant, leurs commandants déchaînèrent toute leur puissance de feu. Les traits d’énergie filèrent vers leurs cibles, percutant leur carapace à un rythme infernal.
La flotte ennemie progressait sans paraître incommodée par les tirs de barrages soutenus. Velcaz confirma à l’amirale que leur artillerie n’avait pas plus d’effet que l’armement des Yatagans. Hamina sentit la nervosité et l’incertitude la gagner. Elle perdait du temps et commençait à manquer d’options.
Agité, Velcaz se rangea à ses côtés.
- Capitaine ?
- Le Silmya et le reste de nos forces postées dans le système de Brentaal demandent la permission de se retirer. De nouveaux renforts de la République ont émergé de l’hyperespace… des vaisseaux comme ceux-là.
- Merci de m’en informer.
- Amirale, ils subissent de lourdes pertes. Ils ne tiendront pas longtemps leurs positions. Quels sont vos ordres ?
À cet instant, le Vaisseau-Cathédrale le plus proche de leurs frégates, riposta. Les affûts contenus dans la gueule des gargouilles s’allongèrent subitement et s’illuminèrent. Deux frégates enflèrent, touchées de plein fouet, avant de se désintégrer. Des portions se détachèrent de la structure, emmenant dans leur sillage des dizaines de corps d’alsakanis qui gelèrent à jamais dans la nuit infinie.
La panique gagna peu après les autres frégates qui rompirent la formation sans cesser de lâcher bordée sur bordée. Des piqûres d’insectes insignifiantes pour les six mastodontes qui percèrent les lignes pour semer le chaos.
- Que les frégates dégagent la ligne de tir et se replient derrière nos croiseurs ! Hurla Hamina avec frénésie. Amenez le Cristal Brûlant plus près, le Souvenir de Rucapar nous couvrira !
- Madame, nous ne pouvons pas nous exposer ainsi ! Nous ignorons si nous pouvons encaisser leur puissance de feu !
- C’est un ordre, capitaine !
D’autres frégates rejoignirent le champ de débris qui se densifia, obstruant temporairement le champ de vision des belligérants. Elle fit abstraction des pertes, de ces cadavres qui flottaient aux expressions figées de terreur face à une fin brutale.
- Concentrez vos tirs sur la cible la plus proche.
- Cible verrouillée, lui confirma-t-on.
- Feu à volonté !
Les puissantes batteries du Cristal Brûlant chantèrent, faisant trembler le pont principal. Le Souvenir de Rucapar l’imita, suivi par d’autres croiseurs Atgeir. Les décharges ionisées frappèrent sans interruption la coque de la Splendeur du Bâtisseur. Sans d’autre résultat que de l’envelopper dans une sphère suintante d’étincelles.
- Leurs boucliers ? Insista-t-elle.
- À peine ébréchés, reconnut le capitaine qui paraissait découragé. Amirale, nous devrions repenser notre stratégie… je doute que nous puissions résister à de tels vaisseaux. Nous ne pourrons pas tenir la cadence longtemps.
- Non, c’est maintenant ou jamais. Maintenez les tirs de barrage.
- Et pour nos forces à Brentaal IV ? Quels sont les ordres ?
Elle soupira.
- Donnez l’autorisation de battre en retraite au Silmya.
Le second ne masqua pas son soulagement, jusqu’au moment où les Vaisseaux-Cathédrale qui flanquaient la Splendeur du Bâtisseur, déchaînèrent les enfers. Bientôt des messages de détresse engorgèrent les fréquences de la flotte, réclamant du soutien et signalant d’importantes avaries. Le Cristal Brûlant fut lui-même pris à partie, deux frappes percutèrent ses écrans déflecteurs, déclenchant des alarmes stridentes de mauvais augure.
- Boucliers abaissés à 60 % ! s’écria un officier de pont. Nous ne pourrons pas encaisser d’autres frappes !
- Le Xenvaer a besoin de soutien ! Hurla un autre.
Le croiseur Atgeir en question reculait pour s’abriter derrière les épaves de deux frégates désossées. Pas assez rapidement pour éviter d’être détruit. La frappe de turbolaser l’avait touché au canon de proue chargé à plein et la déflagration n’en fut que plus dévastatrice. Le fier vaisseau de guerre se plia en deux, laissant deux moitiés partir à la dérive.
Le Cristal Brûlant se réfugia derrière sa carcasse mais l’amirale savait cet abri bien précaire. Déjà, les salves du Vaisseau-Cathédrale qu’elle affrontait émiettaient les débris en des morceaux de plus en plus restreints.
- Remontez ces boucliers ! Pressa-t-elle. Le canon de proue est paré ?
- Affirmatif.
- Faites feu dès que le champ de tir sera dégagé.
Elle avait désigné sur la console tactique, le spot représentant la Splendeur du Bâtisseur. Puis un large filin s’allongea du canon de proue pour frapper le Vaisseau-Cathédrale. Un éclair aveuglant brouilla leur vision avant de s’estomper.
Hamina cligna des paupières, le cœur battant à tout rompre. Elle pensait avoir réussi… mais déchanta rapidement. Le sanctuaire ambulant ennemi demeurait à la même place, d’un flegme impassible et terrifiant.
- Leurs boucliers sont tombés à 70 % mais ils les remontent, amirale. Nous ne pourrons pas recharger le canon de proue…
- … aussi rapidement, je sais. Il faut maintenir la pression, ces vaisseaux nouveaux ont forcément une faille que nous devons exploiter.
- Et combien des nôtres devrons-nous sacrifier pour y parvenir ? Intervint Velcaz.
Elle ne l’écouta pas, s’entêtant davantage.
- Cristal Brûlant à tous les vaisseaux encore opérationnels et dont le canon de proue est chargé. Feu à volonté !
La bataille de la Station Ellipse atteignait son paroxysme. Les pertes s’accumulaient, si ces Vaisseaux-Cathédrale n’étaient pas mis hors de combat, Coruscant demeurerait inaccessible. Les canons de proue vidèrent leur énergie mortelle sur les navires ennemis et l’un d’eux se retira, les boucliers fortement sollicités.
Mais les cinq autres sanctuaires ne cessèrent pas pour autant leur attaque, continuant de décimer la flotte alsakanie avec une mécanique implacable.
- Harabsin à Cristal Brûlant ! Les républicains ont repris le contrôle de la Station Ellipse, nous ne pouvons pas maintenir la ligne ! Vos ordres ?
Les cuirassés et frégates républicaines avait relancé une contre-attaque plus vigoureuse qui leur avait permis de chasser les vaisseaux alsakanis qui encerclaient la Station. Mais Hamina refusait de s’avouer vaincue, elle avait tout misé sur cette offensive.
- Tenez votre position, Harabsin ! Ordonna-t-elle.
- Madame, nous devons battre en retraite.
Le capitaine Velcaz lui avait serré le coude.
- Nous avons perdu le quart de nos forces, nous devons sauver ce qu’il reste de notre flotte, maintenant.
Il l’entraîna pour l’obliger à regarder les consoles tactiques. Elle reconnut que leur position devenait critique. Le groupe de combat que le Cristal Brûlant menait, avait perdu sa cohésion en plus d’avoir été décimé.
- Les espoirs de la galaxie reposent sur nous, déclara-t-elle. Notre flotte…
- Quelle flotte, amirale ? Insista Velcaz. Coruscant est hors de notre portée, nous ne pourrons jamais l’atteindre face à de tels fanatiques. Pas face à tels vaisseaux. Je vous en supplie, donnez l’ordre de retraite.
Hamina baissa finalement la tête, lasse et résignée.
- Allez-y, capitaine.
Il s’écarta pour se placer au milieu du pont principal, ouvrant un canal sur la fréquence générale.
- Cristal Brûlant à toute la flotte. Désengagement immédiat ! Je répète, désengagement immédiat ! Quittez la zone de combat et regroupez-vous pour le saut en hyperespace ! Le Cristal Brûlant couvrira les vaisseaux les plus endommagés.
- Le Souvenir de Rucapar se porte volontaire pour couvrir la retraite, annonça son commandant.
Le Harabsin et le Alsahim imitèrent aussi le Cristal Brûlant. Sur deux fronts, quatre croiseurs Atgeir ferraillaient à présent pour sauver ce qui restait de la flotte alsakanie. Utilisant le champ d’épaves à son profit, le vaisseau amiral de Kalad mitrailla à l’aide ses batteries, la Splendeur du Bâtisseur qui avait accéléré pour le poursuivre.
Les autres Vaisseaux-Cathédrale se déployaient en éventail pour harceler le reste de la flotte en repli. Devant la Station Ellipse, les cuirassés et frégates républicaines poursuivaient le groupe de combat mené par le Harabsin et le Alsahim. Les chasseurs Typhons et Yatagans multipliaient les passes, rendant les duels entre pilotes plus acharnés alors que la bataille touchait à sa fin.
- Regroupez les vaisseaux au point 13-9-7-0, martela l’amirale.
Une alarme retentit lorsqu’un marin s’écria :
- Ils sont sur nous, nous détectons une poussée d’énergie ! Ils vont faire feu !
- Remontez les boucliers ! Hurla Velcaz.
Une des gargouilles du Vaisseau-Cathédrale flamboya puis le Cristal Brûlant se cabra comme un bantha furieux. Le pont principal fut plongé dans une pénombre écarlate, des câbles se détachèrent du plafond comme des tentacules désorientés. Les ordinateurs de navigation clignotèrent pendant que Velcaz se releva sur ses appuis, confus.
- Rapport des dégâts ! Demanda-t-il.
- Batteries 3 et 4 hors service, boucliers abaissés à 20 % ! Encore une frappe et nous les perdons !
Le second se rappela l’existence de l’amirale. Il la découvrit allongée sur le flanc, pressant ses mains contre des plaies ensanglantées. Sous la puissance de l’impact, des morceaux de duracier avaient été projetés dans son abdomen et son épaule, lui donnant l’apparence d’un porc-épic.
- Amirale !
Elle toussa, projetant une constellation de sinistre couleur sur le sol.
- Pont principal à infirmerie ! L’amirale est touchée !
Il la soutint par les épaules.
- Coordonnez… la retraite… le Cristal Brûlant doit rester opérationnel, lui intima-t-elle d’une respiration hachée.
- Harabsin à Cristal Brûlant, nous vous couvrons mais pas pour longtemps.
L’ombre d’un autre croiseur Atgeir recouvrit la baie du vaisseau-amiral en péril, camouflant la silhouette menaçante du Vaisseau-Cathédrale toujours à l’affût. Le Harabsin s’interposait courageusement, offrant son flanc tribord et ses nombreuses batteries latérales à la Splendeur du Bâtisseur. Son commandant fit basculer toute l’énergie disponible sur les boucliers recouvrant la partie de la coque exposée à la fureur ennemie.
- Harabsin à Cristal Brûlant, quittez la zone de combat !
- Bien reçu, Harabsin. Bonne chance, souhaita Velcaz.
Les infirmiers assistés d’un droïde médical, se penchèrent pour aider l’amirale qui les repoussa malgré la gravité de ses blessures.
- Stabilisez-moi… ici.
- Amirale, nous devons vous évacuer. Vous ne pouvez pas…
- Mon vaisseau… ma flotte, capitaine. Je dois… assumer… le commandement.
Un infirmier tenta de la convaincre.
- Madame, vous perdez beaucoup de sang. Vous risquez de vous évanouir.
- Alors boostez-moi !
Velcaz était en proie au dilemme.
- Pourquoi vous entêtez-vous, amirale ?
- La Station… Ellipse, grogna-t-elle. Nous devons… la détruire.
Elle n’eut pas besoin d’en expliquer plus, il avait compris pourquoi. La Station Ellipse gérait les communications militaires de la République entre le Quartier Général et les autres bastions du Pius Dea dispersés dans toute la galaxie. Lorsque les alsakanis auraient sauté en hyperespace, Coruscant battrait le rappel et concentrerait toutes ses forces pour attirer les rebelles dans une dernière bataille dont ils ne sortiraient pas vainqueurs.
Ainsi prendrait fin la Sixième Guerre Alsakan… sauf si Coruscant perdait le contact avec le reste de la République et se laissait enliser dans un conflit long et coûteux. Car Alsakan disposait encore assez de forces et de temps pour lancer des raids dans le Noyau.
- La détruire… comment ? Nous n’avons plus assez de vaisseaux.
Elle gémit lorsque les infirmiers l’installèrent devant un ordinateur de navigation. Velcaz la suivit, l’entendant lui dire :
- Le Cristal Brûlant accomplira… un dernier sacrifice. Abandonnez… le navire.
Le capitaine s’écarta pour transmettre cet ordre terrible.
- Velcaz à équipage du Cristal Brûlant. Abandonnez le navire, rejoignez les navettes dans les hangars ! Ce n’est pas un exercice !
Les marins quittèrent leur poste et traversèrent le pont principal pour rejoindre le sas. Bientôt, il ne resta plus que l’amirale assistée des infirmiers et le capitaine Velcaz.
- Ici le Harabsin, nous subissons des tirs intenses ! Nos boucliers flanchent, nous déclenchons l’évacuation. Nous ne pouvons pas faire face à cette puissance de feu. Rejoignez le point de saut avant…
Les communications furent rompues, puis le Harabsin fut incinéré depuis les moteurs après la chute des écrans déflecteurs. La vision de cette destruction inévitable éblouit toute la baie du pont principal, les centaines de malheureux furent expulsés dans la nuit sans fonds.
- Souvenir de Rucapar à Cristal Brûlant ! Tous les vaisseaux ont rejoint le point de rendez-vous, vous êtes les derniers, dépêchez-vous !
Hamina adressa un sourire forcé à son second.
- Partez tous et laissez-moi.
Velcaz s’attarda, laissant les infirmiers le contourner.
- Madame…
- Je sais, capitaine. Ce fut un honneur, que les Lunes de Cristal vous permettent de continuer le combat.
Ils croisèrent le regard une ultime fois. Velcaz ne jugea pas nécessaire de prolonger les adieux. Le commandement de ce qui restait des forces engagées lui incombait désormais. Après son départ, elle prit le contrôle des commandes du croiseur et isola la passerelle principale. Elle s’assura que les derniers marins avaient quitté le bord avant de vider les sections du vaisseau de leur atmosphère pour la distribuer sur le pont principal.
- Cristal Brûlant, que faites-vous ? Vous devez quitter la zone ! Amirale ?
- Souvenir de Rucapar, le Cristal Brûlant a une dernière mission assignée. Faites le saut en hyperespace, maintenant. Le capitaine Velcaz prend le commandement de la flotte. Amirale Hamina Kalad, terminé.
Les communications furent coupées, elle savoura enfin le silence après avoir éteint les alarmes. Elle se sentait si fatiguée, ressentant des pointes de douleur là où les éclats de shrapnel avaient planté leurs dents.
Par-dessus son épaule, les spots représentant sa flotte disparurent un à un des consoles tactiques. La défaite était consommée, elle devait s’assurer que d’autres batailles seraient menées par les siens. Elle activa ensuite les rétropropulseurs pour orienter le Cristal Brûlant dans la bonne direction. Droit sur la Station Ellipse.
La voie était dégagée mais l’ennemi se regroupait pour en finir.
- État des boucliers, demanda-t-elle à l’ordinateur.
Remontés à cinquante pour cent, vit-elle s’afficher sur l’écran en Haut Alphabet Galactique, le dialecte d’Alsakan.
- Statut des moteurs ?
Opérationnels. Hyperpropulsion hors service.
- Moteurs à pleine puissance. Vitesse subliminique maximale. Temps avant impact ?
Sept minutes. Vous vous exposez à une destruction certaine.
- Merci de prévenir.
Un grondement fit trembler les parois du pont alors que la flotte républicaine resserrait l’encerclement. Des flashs déchiraient l’horizon lorsque les cuirassés les plus proches ouvrirent le feu.
Boucliers à 40 %, signala l’ordinateur.
Désirez-vous transférer l’énergie des moteurs pour les maintenir ?
- Requête rejetée.
Les frégates Sarbakan rattrapèrent le Cristal Brûlant et le pilonnèrent. Les républicains avaient percé ses intentions. Elle se brancha sur leurs fréquences et surprit un certain Grand Prêtre qui s’égosillait :
- Détruisez ce vaisseau impie au nom de la Déesse !
Boucliers à 30 %. Requête réitérée.
- Rejetée.
Les salves de turbolasers de plus en plus proches secouèrent le vaisseau de guerre. Hamina maîtrisa sa douleur lorsqu’elle pivota pour consulter les écrans tactiques. Cinq Vaisseaux-Cathédrale avaient rejoint le point de repli pour sécuriser la zone. Le dernier, la Splendeur du Bâtisseur, s’était lancé à sa poursuite. Mais le croiseur Atgeir avait trouvé sa vitesse de croisière.
Les Typhons se lancèrent à la curée et tournèrent autour de leur proie malmenée, larguant roquettes et torpilles à protons. Les boucliers surchargés tombèrent, laissant la coque à nu. Bien que plusieurs couches de duracier renforcé protégeaient la structure, le Cristal Brûlant était condamné à se désagréger.
Intégrité du vaisseau compromise. Évacuation suggérée.
- Trop tard. Temps avant impact ?
Deux minutes. Pertes des batteries 7 et 9, dépressurisation des couloirs 27 et 38. Désolidarisation des sections tribord. Moteurs 1 et 3 hors service.
Elle cessa de lire le rapport des dégâts dont la liste s’allongeait à chaque coup de boutoir. Un cuirassé Gilagimar s’approcha pour porter un coup au but à l’arrière. La frappe de turbolaser sectionna les moteurs qui partirent à la dérive, privant le croiseur de toute propulsion.
Salle des moteurs perdue.
Peu importait les dégâts, la vitesse d’inertie était bien trop importante pour empêcher la collision. Les républicains le savaient et déchaînaient toute leur énergie pour arrêter ce météore hors de contrôle qui fonçait sur la Station Ellipse. La traînée de débris s’allongeait dans son sillage.
- Statut des communications.
Opérationnel, pour l’instant. Une minute avant impact.
- J’ai un message à enregistrer.
Elle rassembla ses dernières forces pour trouver les mots qui redonneraient courage à son peuple.
- Ici l’amirale Hamina Kalad des Forces de Défense d’Alsakan et commandante du Cristal Brûlant. Notre offensive sur Coruscant a échoué face à un ennemi supérieur en nombre et en armes. Mais cette bataille n’est pas la guerre. Ceci est un appel aux armes, il est temps pour la galaxie de réclamer sa liberté… pour les peuples de se dresser contre cette oppression. Ne cessez pas le combat, ne désespérez jamais. Si vous ne pouvez plus vous battre… battez-vous encore.
Les alarmes de proximité rugirent, elle se leva dans un dernier élan pour s’approcher de la baie. La Station Ellipse emplit tout son champ de vision, strié de rayons d’énergie multicolore.
- La guerre ne fait que commencer. Amirale Hamina Kalad, terminé.
Elle lut sur l’écran :
quarante secondes avant impact.
- Envoi du message sur toutes les fréquences disponibles.
Envoi en cours.
La flotte républicaine cibla alors le pont principal, là où elle s’était réfugiée. Comme si elle représentait encore la moindre importance. Le Cristal Brûlant tangua de plus belle sous ses pieds, la forçant à s’enfoncer dans un siège.
Fuite d’atmosphère, trouvez l’équipement adapté. Vingt secondes avant impact.
Elle fouilla ses poches avec des gestes qui lui parurent être une épreuve surhumaine, dégageant un disque holographique. Elle sourit avec tendresse aux deux bustes d’enfants qui se matérialisaient devant son visage. Sa famille.
Envoi terminé. Cinq secondes avant impact.
Bien… cinq secondes de sérénité avant la paix infinie. Cinq secondes pour relâcher la pression, convaincue qu’il ne restait plus rien d’autre à faire qu’attendre. Cinq secondes pour un dernier battement de cœur, une dernière inspiration. Cinq secondes parmi les étoiles qui ne représentait qu’un infime détail dans l’histoire d’une galaxie qui restait à écrire.
Cinq secondes qui marquaient la fin de la première étape d’une guerre avant la suivante. Cinq s’écoulèrent.
Une nouvelle étoile naquit lorsque le Cristal Brûlant éperonna la Station Ellipse par le milieu. Une lumière puissante qui transperçait les ténèbres et montrait la voie à suivre. Ceci n’était pas la fin de la guerre.
Ceci était le commencement d’un nouvel espoir. La Première Rébellion.
[…
pendant des siècles, les Vaisseaux-Cathédrale assombrirent les cieux de millions de mondes…]
Chroniques datant de l’ère Ductavis, auteur inconnu
[…
la bataille de la Station Ellipse s’acheva par la défaite de Alsakan et de leurs alliés, et marqua l’échec de leur offensive conjointe contre Coruscant. Néanmoins, la destruction de la station et du réseau de communications militaires retarda la riposte de la République et du Pius Dea, accordant du temps à ses ennemis pour relancer de nouvelles attaques plus limitées sur la Route Commerciale Perlemienne.
Le conflit se prolongea ainsi pendant plusieurs années et se conclut par un armistice qui ne mit cependant pas fin à l’état de guerre. Pendant des siècles, d’importantes forces militaires se faisaient face sur la portion de la Route Commerciale Perlemienne entre les systèmes de Alsakan et de Coruscant.
Cet armistice fut brisé peu avant la Septième Guerre Alsakan lorsque de plus en plus de systèmes républicains rallièrent la coalition menée par Alsakan, les Jedi, les Hutt, les Caamasis…]
Extrait de Apogée et Chute des dynasties galactiques par l’historien Anthois Fyol, paru après la chute de l’empereur Dark Krayt
Fin de la chronique 7
Voilààà, j'espère que cela vous a plu ! Nous nous retrouvons la semaine prochaine pour le début de la 8ème Chronique sur le génocide des zarracines

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A plus,

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