La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 42]

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Messagepar Notsil » Lun 23 Sep 2019 - 15:54   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 35]

Oh oh oh :)

Eleccoï sombre dans l'arrogance :) Un premier pas sur des chemins bien obscurs :p

Myyr :( Les Jedi perdent de nombreux bons éléments. Va falloir se ressaisir ^^
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Novembre approche...
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Messagepar L2-D2 » Jeu 26 Sep 2019 - 6:50   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 35]

Chapitre 35 lu !

Myrr prisonnier des Sith ? D'ici à ce qu'il retrouve Eleccoï et que ce dernier doive se battre contre son ami pour prouver aux Sith qu'il est bien l'un des leurs, il n'y a qu'un pas... :sournois: En tout cas, ce Chapitre est une nouvelle fois très bien écrit, très bien narré, et tout s'enchapine avec une fluidité naturelle qui fait plaisir à lire.

J’imagine que toutes les factions vont converger vers Tython...

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Darth Eluar » Sam 28 Sep 2019 - 17:02   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 36]

Spoiler: Afficher
Merci pour vos retours :jap: et vos suppositions :sournois:

L2-D2 a écrit: En tout cas, ce Chapitre est une nouvelle fois très bien écrit, très bien narré, et tout s'enchaine avec une fluidité naturelle qui fait plaisir à lire.

:oops:

L2-D2 a écrit:J’imagine que toutes les factions vont converger vers Tython...

mat-vador a écrit:Du coup, la prochaine pourrait avoir lieu à Tython :roll: .

Qui sait... :roll:


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Chapitre 36



Korriban, Académie Sith.

Son sommeil était noir, vide de tout rêve ou cauchemar, de toute vision. Myyr était-il mort ? Non, il ressentait encore la Force vivante autour de lui. Celle-ci semblait si perturbée…

Tout s’effondrait. Quelques semaines plus tôt, la République avait cru gagner la guerre. Et puis, il y avait la déroute de Mandalore. Rien ne s’était passé comme prévu. L’Armée Noire était sortie si grandie qu’elle semblait à présent terrifiante. Son ombre s’étendait à nouveau sur la galaxie, prête à la saisir entre ses griffes.

Heureusement, cela ne durerait que quelques jours encore. L’Etat-Major battrait le rappel et les forces de la République feraient à nouveau courageusement front face au mal. La République avait l’avantage du nombre et de la cause. Des valeureux soldats prêts à tout pour défendre leur idéal. Ils ne pouvaient pas perdre.

Pourtant, une insidieuse peur avait commencé à sourdre en chacun des décisionnaires de l’alliance plurimillénaire. L’attaque de l’Armée Noire ne semblait pas être un acte désespéré. Le Grand Amiral Chiss ne semblait pas être un imbécile mu par l’émotion et une quelconque envie de vengeance.

Alors pourquoi les précédents assauts de la Coalition avaient-ils semblé si désordonnés ? Et pourquoi, depuis Mandalore, semblaient-ils si précis et coordonnés ? Cela n’avait aucun sens…

Les ténèbres avançaient. Elles enveloppaient la Force. Chaque jour, les Sith devenaient plus puissants. Et puis, il y avait Eÿnra… Cette chose en elle… Eÿnra… Il était son maître, il avait la responsabilité de la protéger… Et il l’avait laissée accepter cette mission si dangereuse…

Certes, le Pantorien avait confiance en elle, elle lui avait prouvé à maintes reprises qu’elle en était digne. Ses actes d’héroïsme ne se comptaient plus et elle avait fait basculer plusieurs batailles en faveur de la République. Et plusieurs batailles en sa défaveur, par ses erreurs, mais, après tout, comme tout décisionnaire militaire.

Cette mission au cœur du système Mandalore représentait un point de basculement de la guerre. Et Myyr avait envoyé sa propre padawan risquer sa vie seule avec son amie pour la mise en place la plus cruciale de la guerre.

Et elles avaient échoué. Eÿnra avait été capturée, torturée, et avait cédé… Elle avait fait basculer une bataille majeure en faveur de l’Armée Noire…

Myyr refusait d’y croire, mais il sentait très clairement l’esprit de sa padawan. Il percevait la noirceur qui avait envahie celui-ci. Ce n’était pas elle…

Il devait la sauver.

Tout comme il devait sauver Eleccoï. Le Miraluka avait disparu sur Korriban et les recherches n’avaient rien donné. Myyr n’aurait jamais dû l’autoriser à descendre. Il avait commis deux erreurs, et deux Jedi importants avaient disparu par sa faute.

Nul ne savait où était Eleccoï. Peut-être était-il mort. Mais Pristia, sa propre padawan, clamait qu’il était en vie et en grand danger. Il fallait le retrouver.

Il devait le sauver.

Le Pantorien revint lentement à lui. Il était solidement attaché au mur par des menottes générées à l’aide d’un champ de force. Une étroite cellule grise l’entourait. Le seul autre élément de décor qu’elle comptait était une chaise qui semblait confortable, posée en face de lui.

Sur cette dernière, une Mirialan l’observait. Myyr pensa immédiatement à Eÿnra puis se ravisa : la femme était âgée d’au moins une cinquantaine d’années. Lorsqu’elle remarqua qu’il était réveillé, elle sourit.

« Bienvenue parmi nous, maître Jedi, déclara-t-elle. Vous avez dû subir une sérieuse décharge : vous avez dormi presque une semaine…
- Qui êtes-vous ? interrogea le Pantorien.
- Mon nom est sans importance, balaya-t-elle. L’important est que vous ne pouvez pas rester ici. »

Myyr lui jeta un regard interrogateur, tout en restant sur ses gardes. La Mirialan sourit à nouveau.

« Je n’ai pas eu l’occasion de dire cela depuis plusieurs mois, mais... Tant le Vorn des plaines d’Alderaan… »

La phrase code du SIS. Myyr en connaissait la suite. Il compléta.

« …que les requins de Manaan…
- … jouissent de l’étendue infinie de la lumière… poursuivit la femme.
- … que l’union de nos mondes nous apporte » termina Myyr.

Très peu de personnes connaissaient cette phrase. Cette femme était du côté de la République. Les sens du Jedi lui confirmèrent qu’il pouvait lui faire confiance.

« Agent Oss, du SIS, déclara son interlocutrice tout en appuyant sur un bouton à côté d’elle. Excusez-moi »

Une violente décharge parcourut le corps du Pantorien.

« Il y a une caméra de surveillance derrière moi, expliqua-t-elle. Elle n’enregistre pas le son, mais je dois tout de même faire bonne figure. Vous avez dû connaître bien pire, maître Netrul. »

Elle eut un petit sourire désolé. Après tout, elle avait raison. Il avait connu des vraies séances de torture. Il pourrait supporter quelques décharges.

« Où est Eÿnra ? demanda-t-il.
- Vous avez été amené ici seul, si c’est votre question. »

Bien sûr. C’était stupide de sa part : pourquoi l’espionne connaîtrait-elle sa padawan ?

« Où suis-je ?
- Vous êtes dans les geôles de l’ancienne académie Sith de Korriban. Plusieurs Sith se sont succédés ici, dont celle qui semble être leur nouvelle maîtresse. Je ne l’avais jamais vu auparavant : assez grande, une prothèse à la place du bras gauche, ce qui ressemble à un masque respiratoire sur le visage. Peut-être de mon espèce, au vu de ce que j’ai pu apercevoir de son bras droit. »

Eÿnra…

Le pire était donc bien arrivé. Ses visions ne l’avaient pas trompé. Pourquoi l’auraient-elles fait ?

« Où est-elle à présent ? interrogea-t-il.
- Partie, comme la plupart des Sith, lui apprit son interlocutrice. C’est ce que je dois absolument vous dire. Il se trame quelque chose de grave. Ceux d’en haut ont bloqué toute communication longue distance. On ne peut pas avertir la République.
- Et vous savez ce qu’ils préparent ?
- Malheureusement, vous savez comme moi qu’on n’a pas pu placer d’agents en haut lieu. Tout ce que je sais, c’est que la flotte se rassemble. Une opération de grande envergure est en préparation. Je pense qu’ils passeront à l’action dans les jours qui viennent. Excusez-moi. »

Elle lança une nouvelle décharge.
« Maintenant, écoutez-moi. Quand les Sith reviendront, vous serez transféré sur Felucia. Je ne sais pas pourquoi. Seuls ceux sensibles à la Force sont autorisés à s’y rendre. »

Felucia… Non, c’était impossible ! Son frère était mort. Ça ne pouvait pas être lié.

« Pouvez-vous me faire sortir d’ici ?
- Il me faudra des jours. Ecoutez, je vais faire en sorte d’organisez votre fuite, mais je crains que ça ne pourra pas arriver à temps pour prévenir la République. Il nous faut faire confiance au reste du SIS et au commandement de l’armée.
- N’avez-vous vraiment aucune information supplémentaire ? demanda à nouveau Myyr.
- Seulement des doutes, rien de concret.
- Faites-m’en tout de même part.
- Il semble… hésita la Mirialan. Il semble que la Coalition soit tout à fait au courant des subtilités du Réseau Neutre de Communications Longue Distance. Je ne sais pas si c’est pertinent. Il a été conçu pour être parfaitement indépendant. »

Cette révélation fit à Myyr l’effet d’un coup à l’estomac. Il se souvenait parfaitement d’une discussion entendue des années plus tôt à la porte d’une chambre sénatoriale qu’il protégeait. Après la guerre, la République s’était dotée d’un système qui lui permettait de couper tout ou partie du réseau des relais qui permettaient les communications instantanées à très longue portée. Cet atout avait vocation à n’être utilisé que dans un cas désespéré. Si l’Armée Noire parvenait à en prendre le contrôle…

La conclusion de cette réflexion terrifia le Pantorien.

Sans la technologie qui équipait les relais, les Républicains seraient contraints de revenir à l’époque antique où les communications ne pouvaient aller plus vite que la lumière. Autant dire qu’à l’échelle de la galaxie, cela serait aussi efficace qu’envoyer un insecte protéger un village d’une armée de pirates.

« Il faut prévenir la République, souffla-t-il.
- Je vais vous sortir de là aussi vite que je le pourrai. Ecoutez-moi : il y a eu quelques pannes du système énergétique depuis notre installation. Il semble que cela soit terminé, mais personne ne s’étonnera si une nouvelle intervient. Ce sera très court, mais vous aurez le temps de vous libérer. Ensuite, vous pourrez vous servir de ces pouvoirs contre lesquels on m’a mise en garde. »

Bien sûr. Myyr pourrait utiliser ses illusions de Force.

« Je ferai en sorte qu’un sabre laser se trouve quelque part sur votre chemin. Il y a un hangar à chasseurs trois étages au-dessus de nous. Vous n’aurez pas assez de carburant pour aller jusqu’au Noyau, aussi je vérifierai qu’aucun système de localisation ne sera intégré au vaisseau. Toutefois, je ne saurai que trop vous conseiller de vérifier par vous-même après un premier saut »

Myyr hocha la tête.

La femme lui envoya une dernière décharge puis se leva. Avant de quitter la cellule, elle déclara :

« Bonne chance, maître Jedi, et que la Force soit avec vous. »


Système Malachor, Croiseur le Krayt Hurlant.

La flotte commençait à s’amasser. Une partie des forces qui avaient été envoyées prendre Korriban était revenue, victorieuse. L’autre partie était restée sécuriser la planète. Déjà, les Sith avaient commencé à s’y installer. Lolness espérait que cette victoire les calmerait enfin.

Pour l’instant, ses espoirs semblaient se concrétiser. Les Sith, satisfaits d’avoir récupéré ce symbole de leur Ordre, l’avaient laissé travailler en paix durant cette dernière semaine. Il ne s’était pas fait prier pour en profiter.

La victoire sur Korriban lui offrait une ouverture béante. L’Armée Noire allait en profiter. La grande attaque qu’il préparait depuis quatre années allait enfin pouvoir être menée.

Jamais Lolness n’avait espéré vaincre la République de front. Certes, la Coalition était bien armée et ses informateurs représentaient une force non négligeable. Cependant, ni son armement, ni ses troupes ne représentaient une menace majeure pour la République, tant au niveau du nombre que de la qualité.

Le temps de l’Empire était terminé et les dernières forces impériales qui se battaient pour lui n’était qu’un lambeau de la gloire passée des Sith.

Dark KoTOR lui aussi l’avait bien compris et lui avait confié la tâche de l’attaque qui mettrait la République à genoux. Lolness avait tant réfléchi, tant préparé ce moment qu’il avait créé un plan à un millier d’embranchements possibles. Rien ne se mettrait en travers de la route de la Coalition.

Le Grand Amiral se retourna et fit quelques pas pour aller admirer le tableau qui trônait dans son bureau. Le Vfrar’nal, petit animal changeur de forme de sa planète, Naporar, représentait à la perfection le plan qu’il avait préparé et qui portait par conséquent ce nom.

La Coalition s’était montrée faible et avait failli perdre la guerre quelques temps plus tôt. Sans l’intervention de leur informatrice au laboratoire de la République et la capture de la Jedi, la République aurait bien pu parvenir à prendre Mandalore. Cette défaite aurait très bien pu être fatale aux Mandaloriens et par conséquent à la Coalition.

Mais, comme dans tout sport, dans tout jeu, la contre-attaque la plus efficace était celle qui venait après être passé le plus proche de la défaite.

Les victoires de Mandalore et de Korriban avaient été si écrasantes que la République s’était désorganisée. Cela ne durerait pas longtemps. Leurs chefs étaient compétents et sauraient remotiver les troupes. C’est pourquoi il fallait frapper vite.

C’était le rôle du plan Vfrar’nal. Il ne signerait pas la destruction de la République mais la plongerait dans une panique sans précédent en frappant plusieurs de ses points clés. L’armée ennemie se retrouverait alors désunie et la seule tâche de la Coalition serait alors de la détruire morceau par morceau et d’empêcher ces derniers de se réunir pour former à nouveau une puissance inébranlable.

Le moment le plus intéressant du jeu allait commencer. Le Grand Amiral s’était efforcé depuis quatre ans de ne pas sembler avoir un plan à long terme. Il pensait avoir globalement bien réussi. A présent, il disposait de quelques atouts : des renseignements importants qu’il avait obtenus en combinant les codes de contre-amiral que Reclelc lui avait fournis et ceux de scientifique que le professeur Colehn avait livrés pour protéger sa famille. Ses pirates s’étaient introduits dans le réseau de haute sécurité de la République. Plutôt que d’utiliser immédiatement les informations obtenues et ainsi de griller leur couverture, ils étaient restés silencieux, acquérant des cartes qui pouvaient changer l’issue de la bataille.

Et ce n’était pas tout. La Coalition avait une pièce maîtresse qui, lancée correctement, pouvait faire des dégâts dévastateurs au sein de leur ennemi. Il faudrait patienter. Au moment opportun, un simple code lancé sur le réseau de haute sécurité exploiterait une erreur monumentale qui avait laissé une faille béante dans la défense de la République. Ce moment suprême changerait le cours de la bataille. Il changerait le cours de la galaxie.

Lolness s’assit à son bureau et activa pour la énième fois un petit projecteur holographique posé sur le côté. Une sorte d’arbre débordant de branches. Il s’agissait du plan Vfrar’nal.

Les stratèges inexpérimentés pensaient qu’une tactique devait être une sorte de liste. C’était absurde. Les choses ne se déroulaient jamais exactement comme on le prévoyait. C’est pourquoi il fallait prévoir à l’avance de nombreux embranchements, afin de tenter de ramener du mieux que l’on pouvait la situation à l’une de ces branches. De ce point de vue, le plan Vfrar’nal était un bijou et Lolness un orfèvre.

Il avait prévu tant d’échecs que son succès était presque inéluctable. Il existait toutefois des scénarios où la Coalition échouait. De cette manière, même si elle ne l’emportait pas, elle saurait ne pas s’effondrer ensuite. Cependant, le Grand Amiral ne voyait aucune solution pour que la victoire leur appartienne un jour si le plan ne fonctionnait pas.

Il fallait réussir. Tout en dépendait.

Un voyant clignota à côté de lui et le Chiss actionna un petit interrupteur à proximité. La porte de son bureau coulissa pour laisser apparaître la silhouette de Rancesh, son assistant.

« Vous m’avez fait demander, monsieur, interrogea ce dernier en Cheunh avant de refermer la porte derrière lui.
- Oui capitaine, répondit Lolness dans la même langue en se levant. Quels sont les rapports du front ? Avez-vous évacué Voss ?
- En vérité, avoua son interlocuteur, nous n’avons pas eu le choix. Les Voss nous ont repoussés aisément.
- Bien sûr. L’Empire lui-même n’a jamais su les soumettre. La capacité de leurs « Mystiques » à prédire l’avenir est une barrière à toute invasion. Mais la République a envoyé des forces les aider. Elle va maintenant s’échiner vainement à obtenir leur soutien, comme lors de la dernière guerre. Nos adversaires se dispersent et n’ont plus de vision d’ensemble claire. Il est temps, capitaine.
- En êtes-vous sûr, monsieur ?
- Oui capitaine, approuva Lolness, entièrement certain. La République a peur. Ça ne durera pas longtemps, mais en frappant assez vite, nous pouvons la désorganiser de manière permanente. J’ai déjà commencé à faire les préparatifs. Il vous suffit maintenant de prévenir tous les commandants de leur rôle. Je me suis chargé des Sith ce matin. Dans deux jours, leur Ordre sera prêt à passer à l’action.
- Alors laissez m’en trois, monsieur.
- Vous en aurez quatre, sourit le Grand Amiral. Ne laissez rien au hasard.
- Bien monsieur.
- Allez-y capitaine, conclut le Grand Amiral. Il est temps d’entrer dans la phase finale du plan Vfrar’nal. »
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Messagepar mat-vador » Sam 28 Sep 2019 - 20:27   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 36]

Lu!

L'Armée Noire prépare donc son attaque dévastatrice contre une République affaiblie. Des moments décisifs auront bientôt lieu :shock: .
je me demande comment tout cela va se terminer :( .

La suite :oui: !
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Messagepar L2-D2 » Dim 29 Sep 2019 - 13:40   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 36]

Chapitre 36 lu !

Ah, comme je l'espérais, Myrr n'est pas mort ! Bon, il n'est pas en excellente situation, mais c'est loin d'être aussi pire que cela pourrait l'être. Nul doute qu'il ne tardera pas à s'évader... :sournois:

Mais pourra-t-il venir en aide à la République, qui est décidément bien mal partie ? Le plan de Lolness lui semble infaillible, mais l'est-il vraiment ? Tant de questions... vivement la suite pour avoir une réponse ! :oui:
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Messagepar Notsil » Dim 29 Sep 2019 - 20:57   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 36]

Contente que Myrr ait survécu !

Tu nous redonnes un peu d'espoir, j'espère que ça n'est pas en vain :p
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Messagepar Darth Eluar » Sam 05 Oct 2019 - 16:15   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 37]

Merci pour vos réactions :jap:

La suite !

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Chapitre 37


Coruscant, Temple Jedi, Salle du Conseil.

La réponse de maître Lo-Tho Baï fut cinglante.

« Non. »

L’incompréhension souleva la jeune fille.

« Comment ça, non ? s’écria-t-elle. Vous vous rendez compte ? Maître Eleccoï, Eÿnra, et maintenant maître Netrul ! Et vous ne comptez même pas monter de mission de sauvetage.
- Ce n’est pas si facile, padawan, intervint calmement Satele. Nous ne savons pas où ils se trouvent.
- Cherchez-les !
- Tes émotions entravent ton jugement, affirma durement maître Baï. Tu… »

Le Céréen s’interrompit respectueusement quand l'hologramme de Satele leva une main en signe d’apaisement.

« Ecoute, jeune fille, expliqua-t-elle, ce n’est pas si simple. La situation de la République n’est pas reluisante. La déroute au-dessus de Mandalore nous a fait beaucoup de mal. Nous enchaînons les petites défaites un peu partout et, pourtant, l’Armée Noire a subitement stoppé ses attaques. Elle prépare quelque chose, et nous n’avons pas suffisamment de moyens à notre disposition pour en investir dans la recherche de trois Jedi. Des centaines ont été fait prisonniers depuis le début de la guerre. Beaucoup ont su s’échapper. Avec un peu de chance, la Force leur permettra d’entrer en contact avec les quelques agents du SIS qui ont su s’infiltrer durablement parmi nos ennemis.
- Moi, j’irai les chercher.
- Non, lui opposa Baï.
- Nous avons besoin de toi. » compléta Satele.

Pristia prit quelques instants pour respirer. Ces derniers jours avaient été très difficiles. Son maître avait disparu, suivi de sa meilleure amie. Un mauvais pressentiment l’étreignait. Et à présent, Myyr aussi avait été capturé par l’ennemi. Au fond d’elle, la jeune fille sentait le besoin impérieux d’aller les sauver.

Mais elle devait obéir au Conseil. Peut-être la Force la conduirait-elle sur la bonne voie, après tout. La padawan rouvrit les yeux.

« Vous avez une mission pour moi ? interrogea-t-elle.
- En effet, opina Satele. Une mission importante.
- En rapport avec la guerre, maître ?
- Pas directement. »

Tant mieux. La jeune fille préférait de très loin l’accomplissement de son rôle de Jedi d’aider les innocents à la noirceur qui flottait sur les champs de bataille.

« Tu as été très efficace dans ton infiltration du Soleil Noir il y a quelques mois, expliqua Satele. Les contacts que tu nous as aidés à placer se sont révélés très utiles. Quelque chose se trame dans les bas-fonds de Coruscant. L’Armée Noire semble impliquée, mais les nôtres n’ont jamais réussi à découvrir ce qu’il se passait.
- Et quel sera mon rôle ? interrogea Pristia.
- Un officier de l’armée est déjà en bas. Tu dois le rejoindre et l’aider dans son enquête. »

Maitre Baï lui tendit une petite bourse que la jeune Jedi fourra dans sa bure.

« Voici suffisamment de crédits républicains pour tenir une infiltration de longue durée, lui annonça-t-il. Le commandant Creyxod te donnera tous les détails nécessaires une fois sur place. »

Cette mission tombait à point nommé pour l’éloigner… Cependant, un pressentiment étreignait la jeune fille. Il lui semblait qu’une menace imminente prenait forme depuis les bas-fonds…

Soudain, ce pressentiment fut remplacé par un autre. Tous les maîtres qui l’entouraient semblèrent le partager. Alors, une silhouette holographique se matérialisa au centre de la salle.

C’était Markus Urlbot, le commandant suprême des forces armées de la République.

« Maîtres Jedi, s’écria-t-il, nous avons reçu une transmission d’urgence. Corellia est attaquée. Nous envoyons tous les renforts dont nous disposons.
- Nous allons envoyer les nôtres, déclara rapidement Satele. Padawan, ajouta-t-elle alors que la transmission se coupait, je crains que tu ne sois forcée de repousser ta mission. Nous avons d’autres préoccupations plus urgentes. Reste au Temple en attendant les ordres. »

La guerre n’en finissait pas. L’Armée Noire frappait à nouveau. Pourtant, quelque chose sonnait faux. La Force l’avertissait qu’une tromperie était à l’œuvre. Mais où ?


Croiseur de la République en orbite Le Libérateur.

Quelque chose clochait. C’est ce que l’amiral Dodonna se répétait tout en arpentant les coursives d’un pas décidé. Il avait quitté son Défenseur Furtif pour se précipiter sur le supercroiseur de commandement de la flotte républicaine et assister à un conseil de sécurité d’urgence.

Il jeta un coup d’œil derrière lui. ET, son droïde de sécurité personnel de série Z3, le suivait à quelques pas. Comme tous les autres officiers, Dodonna avait pesté quand on lui avait collé un droïde dans les pattes. Il n’avait pas besoin de ça pour se défendre. Et désormais, tous les vaisseaux de la République en étaient infestés.

Pour ne rien arranger, ces droïdes n’étaient pas faits pour combattre sur les champs de bataille. Ils n’étaient là que pour assurer la sécurité. Quel intérêt de mettre des gardes de sécurité au milieu de milliers de combattants ? Et, plus important, combien la République avait-elle dépensé pour cette entreprise absurde ? Ah, c’était vrai, il s’agissait des meilleurs droïdes de sécurité dont on pouvait rêver, créés par le Laboratoire d’Innovations de la République. C’était la seule explication, outre la crainte démesurée des traîtres, à laquelle il avait eu droit. Les bureaucrates…

Les officiers avaient fini par devoir céder. Le Sénat avait beau être rempli de nombre de demeurés qui ne pensaient qu’à leur siège et aucunement aux conséquences de leurs actes, il restait l’autorité suprême de la République. Cependant, dans son refus de se fier aux bureaucrates, Dodonna avait fait reprogrammer son droïde pour s’assurer qu’il n’obéirait qu’à lui. On ne savait jamais quels protocoles absurdes le programme de ces tas de ferraille pouvait contenir. L’amiral n’avait prévenu personne de son initiative, qui lui avait demandé de contacter l’un des pirates les plus doués de la République. Après tout, elle pouvait s’apparenter à de la désobéissance pure. Malgré tout, son expérience lui avait appris que, parfois, un petit acte de désobéissance pouvait être décisif dans un combat…

Les portes de la salle de conseil s’ouvrirent devant lui et laissèrent apparaître les plus grandes têtes de l’Etat-Major de la République. Seul le vieux général Sensar et la chancelière Ina n’étaient présents que par hologramme. Tous les autres se trouvaient physiquement dans la salle. Le commandant suprême Urlbot l’accueillit.

« Biag, mon cher, il ne manquait plus que vous. »

Dodonna respectait profondément Urlbot. C’était pourquoi il avait approuvé le retour de celui qui s’était engagé en politique à sa charge de commandant suprême des armées après la fin de son mandat de chancelier. Cependant, il trouvait que le règne de celui-ci commençait à durer un peu. Urlbot avait été grand politicien et un officier militaire hors pair. Mais il vieillissait. Indubitablement, le vieil homme avait perdu de sa superbe.

Il avait le support de la chancelière, malgré l’accumulation d’erreurs qu’il avait commises au cours des derniers mois, des erreurs dont il ne se serait jamais rendu responsable quelques années auparavant. Le commandant suprême ne voulait pas quitter le vaisseau en plein milieu de la guerre. Malheureusement, la guerre nécessitait des commandants irréprochables. Urlbot avait été de cette trempe. Il ne l’était plus.

Dodonna l’avait toléré suffisamment longtemps. Urlbot venait de commettre une erreur inacceptable.

« Combien de renforts avez-vous envoyés ? interrogea l’amiral.
- La moitié des forces dont nous disposons dans les alentours de Corellia, répondit le commandant suprême.
- Je suppose que vous comptez Coruscant comme les alentours de Corellia.
- Bien entendu. Nos forces devraient même être les plus rapidement sur place.
- Les plus rapidement ? s’étonna Dodonna. Mais il leur faudra plusieurs heures pour s’y rendre ! Dites-moi que nous avons reçu d’autres informations de Corellia.
- Malheureusement, non, soupira Urlbot. C’est le silence total depuis l’appel à l’aide du général...
- Comment voulez-vous qu’ils aient réussi à couper toutes leurs communications en si peu de temps ? le coupa l’amiral qui avait écouté maintes et maintes fois cet appel à l’aide. Vous me dites que nous ne pouvons pas communiquer avec Corellia et que vous avez privé Coruscant de la moitié de sa défense sur la foi d’un unique message. Qu’est-ce qui nous garantit que ce n’est pas un faux ?
- Nos techniciens l’examinent en ce moment-même. De plus, quoi qu’il advienne, il est certain que nous n’avons plus aucune communication avec Corellia. Vous savez qu’il est impossible de couper ainsi les communications à distance sans un accès à notre réseau de haute sécurité. Je doute que nos ennemis soient parvenus à s’y introduire… »

Dodonna s’assit sur son fauteuil. L’hypothèse semblait en effet peu probable… Pourtant, quelque chose sonnait faux…

L’amiral jeta un coup d’œil autour de lui. Tous ses homologues étaient assis autour d’une table ronde. Derrière chacun d’entre eux se tenait leur droïde de sécurité Z3, tenant son arme à deux mains en biais contre sa poitrine métallique.

A sa gauche, Urlbot lui jeta un regard soucieux :

« Qu’est-ce qui vous tracasse, mon ami ? interrogea-t-il.
- Avec tout mon respect, commandant suprême, répliqua calmement Dodonna, je pense que vous avez fait une erreur. Nos ennemis n’ont aucune raison d’attaquer Corellia de front ainsi. Même l’Empire a échoué, alors que les dirigeants de la planète la lui avaient livrée sur un plateau.
- Ils sont peut-être désespérés. La guerre leur échappe.
- Non, au contraire ! Il y a quelques semaines, peut-être, mais après nos déroutes de Mandalore et Korriban, ils sont renforcés… »

D’autres officiers intervinrent et la discussion s’embourba. Pendant de longues heures, l’Etat-Major débattit des raisons d’une telle attaque et de la marche à suivre. Pour la première fois dans ces réunions, rien de concret n’en sortit. On se serait cru dans une session du Sénat. Les minutes semblaient des années et aucune nouvelle de Corellia n’arrivait…

Après un temps, Dodonna se fit plus silencieux. Il se plongeait dans ses souvenirs et son analyse de la guerre.

La République savait que le Grand Amiral Lolness se chargeait lui-même de la coordination des batailles majeures de l’Armée Noire. Or, il n’avait à ce jour commis presque aucune erreur stratégique sur ce plan. Les défaites de la Coalition étaient du fait des officiers qui se chargeaient ensuite de mener la bataille elle-même.

C’était bien le problème : Lolness ne menait jamais aucun combat. Certes, le rôle de l’apparent chef de la Coalition – rôle qui était probablement une façade propagandiste pour laisser les Sith commander dans l’ombre – n’était probablement pas de mener chaque bataille, Urlbot n’était pas non plus en permanence sur le front. Cependant, jamais on n’avait vu un chef de guerre rester pendant tout un conflit terré dans une base inconnue. Lolness était un génie stratégique. Comment pouvait-il résister à l’envie d’humilier lui-même la République ou de se mesurer aux meilleurs commandants que l’institution plurimillénaire comptait dans ses rangs ?

La réponse était si évidente aux yeux de l’officier : Lolness préparait quelque chose. Pas une petite attaque mineure sur une planète de la Bordure Extérieure, non, il devait préparer une opération majeure. Mais, s’il y travaillait depuis quatre longues années, ce ne pouvait pas être une attaque subite sur Corellia… Le Chiss avait bien plus de finesse que cela.

Cet assaut sur Corellia ne pouvait donc être qu’un piège…

L’amiral releva la tête et ouvrit la bouche pour partager ses conclusions mais son communicateur sonna. La mention « communication urgente » apparut sur son poignet.

Dodonna fit signe à ses homologues qu’il recevait une transmission et plaça son oreillette.

Une intense brouhaha lui parvint alors, faisant siffler son oreille. Quand son cerveau put reconstituer les sons qu’il percevait, son visage se décomposa.

Il reconnut la voix du commandant Creyxod, un ancien frère d’armes qui avait choisi l’infanterie. Le soldat était en mission dans les bas-fonds de Coruscant.

« Amiral, fit la voix, il y en a de tous les côtés, je ne vais pas tenir très longt… Rah, tombe, sale tas de boulons ! »

Un bruit de chute métallique retentit.

« Que se passe-t-il, commandant ? interrogea l’amiral.
- Des droïdes, partout ! s’écria le soldat. Ils les ont construits dans le plus grand secret. Certains semblent dater de la fin de la Grande Guerre Galactique, d’autres sont plus récents !
- Qui, l’Armée Noire ?
- Impossible à dire avec certitude mais… »

Il poussa un petit cri.

« Blast, mon épaule ! jura-t-il.
- Combien de droïdes, commandant ?
- Peut-être des dizaines de milliers, vu d’ici, mais je ne peux pas garantir qu’il n’y en ait pas ailleurs.
- Ils sont tous activés ? s’étrangla Dodonna, faisant se retourner vers lui tous ses pairs avec un air inquiet.
- Oui, tous, monsieur. Ils se sont activés devant moi alors que je venais de découvrir l’entr... »

Un nouveau cri lui échappa.

« Alertez les troupes, vite ! articula le soldat avec peine comme s’il serrait les dents. Ils se dirigent vers les hauts quartiers et… vers les zones militai… »

Une explosion retentit, puis seul un grésillement parvint aux oreilles de l’amiral. Celui-ci coupa la communication, le visage décomposé.

« Que se passe-t-il, amiral ? » lui demanda son voisin de droite.

Dodonna peina à articuler d’une voix blanche :

« Coruscant est attaquée. »
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Messagepar Notsil » Sam 05 Oct 2019 - 17:28   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 37]

Héhéhé, je sentais venir la diversion :)

Bon, ils sont mal, tous, là ^^
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Messagepar L2-D2 » Sam 05 Oct 2019 - 17:59   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 37]

Chapitre 37 lu !

Sacrée diversion que voilà ! Pendant que d'un côté, on attire du monde vers Corellia (avec peut-être l'ennemi véritablement présent), la menace surgit des bas-fonds de Coruscant... une menace que Pristia avait, en partie, sentie grâce à la Force. Mais maintenant, il est trop tard... et je sens que les droïdes présents sur les bâtiments de guerre Républicains et "imposés" risquent fort de se retourner eux aussi ! :shock:

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Sam 05 Oct 2019 - 21:16   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 37]

Lu!

Et... je partage l'avis de L2 :wink: !

Vivement la suite :oui: !
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Messagepar Darth Eluar » Sam 12 Oct 2019 - 19:46   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 38]

Et si on en rajoutait ? :diable:

Spoiler: Afficher
L2-D2 a écrit:Chapitre 37 lu !

Sacrée diversion que voilà ! Pendant que d'un côté, on attire du monde vers Corellia (avec peut-être l'ennemi véritablement présent), la menace surgit des bas-fonds de Coruscant... une menace que Pristia avait, en partie, sentie grâce à la Force. Mais maintenant, il est trop tard... et je sens que les droïdes présents sur les bâtiments de guerre Républicains et "imposés" risquent fort de se retourner eux aussi ! :shock:

A moins que ça soit une diversion sur la diversion de la diversion... :paf: :sournois:


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Chapitre 38


Coruscant, Croiseur de la République en orbite Le Libérateur.

Un brouhaha particulièrement désagréable emplissait la salle de crise. Tous les membres de l’état-major donnaient en même temps des ordres à leurs subalternes. Au centre de la table, plusieurs hologrammes montraient la progression de la situation en cours tandis qu’un jeune officier répondait à l’interrogatoire pressant du commandant suprême.

« Combien de foyer de droïdes ont été localisés ?
- Cinq, monsieur.
- Cinq… soupira Urlbot en écartant les bras. Comment le SIS a-t-il pu passer à côté de ça ?
- Il semble que les droïdes aient été fabriqués avant le début de la guerre, monsieur. Les entrepôts seraient apparemment restés fermés depuis le début des conflits.
- Ça ne répond pas à ma question !
- Ils se situent dans des niveaux très bas, monsieur, là où la juridiction de la République est difficile à faire respecter. Nous…
- L’heure n’est pas à chercher des coupables, intervint Dodonna. Nous devons agir. Quelle est la situation de la progression des droïdes ?
- Comme l’indiquent ces suivis holographiques que j’ai fait en sorte de vous transmettre, expliqua l’officier en pointant son doigt vers les hologrammes qui trônaient avec lui sur la table, les droïdes se servent des grands puits de communication pour remonter rapidement. Ils sont tous dotés de propulseurs, probablement prévus très précisément pour cette opération. Ils commencent à atteindre les niveaux supérieurs.
- Il faut refermer les puits de communication… »

A côté de lui, le visage ridé d’Urlbot s’éclaira.

Non, ce n’est pas une bonne idée, s’écria Dodonna intérieurement.

« Faites descendre cinq croiseurs pour boucher les puits, ordonna le commandant suprême.
- Suspendez cet ordre ! » s’écria l’amiral.

Urlbot se tourna vers lui avec des yeux écarquillés. Il était son supérieur.

« Avec tout le respect que je vous dois, commandant suprême, s’expliqua Dodonna, ce serait une très mauvaise idée. Notre blocus est déjà suffisamment affaibli. Vous ne voyez pas que c’est juste le début ? Nous devons conserver assez de forces pour nous défendre dans l’espace. »

Quand il eut prononcé ces mots, un bruit de vaisseaux retentit soudain à l’extérieur. Une myriade de petits appareils quittait Coruscant.

« De nombreux vaisseaux civils décollent sans autorisation, expliqua l’officier par hologramme. La sécurité ne peut pas les intercepter. »

Ils fuyaient… C’était compréhensible. La dernière fois qu’une bataille s’était déroulée sur le sol de Coruscant, la planète avait été mise à sac par l’Empire Sith. L’Histoire ne se répéterait pas.

Dodonna se retourna vers son supérieur qui inspira et lui sourit.

« Vous avez raison, amiral. J’allais commettre une erreur. Faites descendre un seul croiseur en soutien au sol. Pas de pertes civiles.
- Bien, monsieur. »

Dodonna appuya sur un bouton devant lui et lança un ordre général :

« A tous les autres vaisseaux. Mettez-vous en formation de blocus préventif et levez les boucliers. Nous devons nous préparer à un assaut spatial. »

Le hublot lui montra très vite que les croiseurs, y compris le Libérateur, se mettaient en position. Les officiers qui commandaient les passerelles semblaient garder la tête froide pour le moment.

« Peut-être devrais-je regagner le Défenseur Furtif, suggéra-t-il.
- Non, réfuta Urlbot, j’ai besoin de vous ici à la coordination. Et, pour m’empêcher de faire des bêtises. » ajouta-t-il avec bienveillance.

Le visage de la chancelière Ina se matérialisa soudain à côté de celui de l’officier qui les informait.

« Commandant suprême, amiraux, salua-t-elle précipitamment. Quelle est la situation ?
- Difficile à dire pour le moment, madame, expliqua le commandant suprême. Un grand nombre de droïdes a pris d’assaut les niveaux supérieurs. Nous sommes légèrement surpris, mais dès que nous serons réorganisés, nous saurons assurément repousser cette…
- Monsieur, l’interrompit l’hologramme qui se tenait à côté de la chancelière, nous détectons une très forte activité ionique dans le secteur quarante-deux ! »

Alors on y est, pensa Dodonna en se rapprochant du hublot, attendant que les vaisseaux ennemis terminent leur sortie d’hyperespace.


Hyperespace.

Lolness jubilait. Il était enfin temps de lancer l’attaque qu’il préparait depuis si longtemps. Chaque seconde de ce qui allait suivre avait été mûrement réfléchie. Son plan était parfait.

La galaxie allait pouvoir admirer son génie. Il était le meilleur stratège qu’elle comptait. Aucun officier de la République ne lui arrivait à la cheville, pas même Dodonna, et encore moins le vieillissant Urlbot. De toute façon, ses concurrents dans ce domaine seraient bientôt éliminés de la partie.

Le Grand Amiral se tourna vers la fosse des techniciens. Ceux-ci étaient tous très concentrés sur leurs écrans et préparaient la sortie d’hyperespace. La tension était palpable sur la passerelle. La plus grande bataille de la guerre allait commencer.

Les plus hauts gradés des techniciens échangèrent des signes et actionnèrent plusieurs commandes simultanément. Alors, le halo bleuté qui entourait le vaisseau se dissipa progressivement et les étoiles reprirent leur place.

Coruscant barrait la baie d’observation de son imposante silhouette. L’œcuménopole trônait majestueusement dans le ciel. La planète qui ne dormait jamais était soumise à une activité inhabituelle, même pour elle.

Des milliers de petits vaisseaux fuyaient la planète en panique. S’ils rendraient certes plus difficile une progression vers la surface de la planète – il suffirait de les réduire en miettes, ce qui ne serait pas très compliqué – ils auraient le mérite notable de désorganiser la défense républicaine. La confusion étant le maître mot du plan de Lolness, ce dernier avait par conséquent intégré cette fuite éperdue à son plan.

Pour l’instant, tout se présentait comme prévu. Les Coruscantis s’échappaient en masse et les croiseurs qui protégeaient la planète semblaient perturbés par leur présence ainsi que par l’enchaînement des évènements.

Les forces ennemies étaient aussi peu nombreuses que prévu. Oh, bien sûr, il s’agissait toujours d’un blocus très imposant. Mais, pour une planète comme Coruscant, qui était redevenue le siège de la flotte de la République après le démantèlement de l’ancienne et obsolète station Carrick, il était ridicule.

Il fallait faire vite. Très rapidement, des renforts ennemis afflueraient des quatre coins de la galaxie et la flotte de la Coalition, bien que nombreuse, serait écrasée face à l’indéniablement supérieure puissance de l’armée qui répondait à la chancelière Ina.

C’était pourquoi il fallait exécuter toutes les étapes du plan à la lettre en un minimum de temps, tout en les appliquant à la perfection.
C’était pourquoi il fallait un stratège aussi extraordinaire que Lolness à la coordination, ainsi que son fidèle Rancesh pour le seconder.
Le Grand Amiral activa son communicateur et le visage du capitaine apparut.

« Tout est prêt de notre côté, Grand Amiral.
- Parfait, répliqua le commandant des forces de la Coalition. Alors nous allons lancer l’attaque. »

Le visage de son interlocuteur changea pour laisser place à l’Amiral Reclelc. L’ancien officier de la République se trouvait à peine à quelques kilomètres dans l’espace, à bord du Vengeur.

« Amiral, ordonna Lolness, vous pouvez charger avec tous les forceurs de blocus. Utilisez la puissance de feu supérieure du Vengeur jusqu’à l’épuiser.
- Cela les désorganisera, approuva l’Humain en faisant un signe de tête à ses propres sous-officiers. Nous ferons passer autant de vaisseaux que possible vers la surface.
- Quand le Vengeur n’aura plus que ses canons conventionnels, revenez pour vous abriter au sein de la flotte. Il serait stupide et inutile de compromettre un vaisseau si puissant.
- Oui, Grand Amiral. »

L’hologramme disparut.

Dans la baie d’observation, la silhouette massive du Vengeur se détacha du reste de la flotte de la Coalition. Quelques croiseurs et un nombre important de plus petits vaisseaux l’accompagnaient. Cette flottille se précipita sur le blocus de la République qui ne se désorganisa pas. Les commandants à bord étaient expérimentés et ne cédèrent pas à un mouvement de panique. Leur formation qui entourait le Libérateur s’adapta légèrement pour faire face à cette charge inattendue et concentra son feu sur les vaisseaux les plus proches.

Dans le même temps, le reste des forces de la Coalition commença une approche plus lente. Plusieurs vaisseaux s’écartèrent des autres et accélérèrent. Cette manœuvre força le blocus ennemi à s’étirer. Il était enfin vulnérable.

Lolness sourit. Une ouverture allait apparaître. Elle serait courte : un blocus si hermétique se refermerait aussitôt qu’une faille se manifesterait. Cependant, même les amiraux de la République n’étaient pas des surhommes : il leur faudrait plusieurs instants avant de remarquer le danger qui planerait sur eux.

Le Chiss pressa plusieurs boutons sur son poignet. Le Vengeur déchaîna alors toute sa puissance de feu, ce qui força certains des croiseurs Valor de la République à entamer des manœuvres de retraite. Le gros des forces coalisées arriva alors à portée de canons lourds. Les tirs se déchaînèrent de part et d’autre. Les forces mandaloriennes tentèrent de forcer le passage mais durent renoncer quand le croiseur amiral de la République les prit pour cibles. Ce fut alors que Lolness lança ses dernières forces dans l’affrontement : son Krayt Hurlant chargea, accompagné de toutes les forces Chiss.

Alors, étiré à outrance par les croiseurs qui tentaient de le contourner, la barrière des forces républicaines céda. Les forceurs de blocus se jetèrent dans la faille béante que laissa un croiseur en perdition, touché par des tirs qui avaient touché ses systèmes de boucliers. Les Coalisés ne prirent même pas la peine de l’achever. Tous les vaisseaux Sith, Chiss et Mandaloriens qui le purent se précipitèrent.

Très vite, leur route vers la surface était assurée. Seuls quelques courageux chasseurs tentèrent de les poursuivre. Ils renforceraient la défense au sol.

Comme prévu, les officiers républicains réagirent très vite. Leurs forces se réorganisèrent et adoptèrent une formation complexe. Formée de plusieurs séries de corvettes et de croiseurs en couverture, se montrant leur ventre l’un à l’autre, elle contraint les forces que le Grand Amiral Chiss dirigeait à abandonner leur charge. Le Vengeur avait consommé toute l’énergie qu’il pouvait allouer à ses canons améliorés et beaucoup des vaisseaux avaient perdu trop de bouclier.

La première partie de la bataille était cependant une réussite. Lolness rappela tous ses vaisseaux.

« Repliez-vous, ordonna-t-il. Maintenez les forces ennemies sous un feu constant. Amiral Reclelc, je vous laisse pour l’instant le commandement des forces en orbite. Gardez nos ennemis sous pression, ne leur faites pas ressentir le moindre avantage en leur faveur. »

A présent que la bataille dans l’espace ne représentait plus d’enjeu majeur, Lolness savait que l’ancien officier de la République saurait à merveille la coordonner. Celui-ci débordait d’envie de se venge de l’Etat-Major ennemi qui l’avait trahi. Il saurait transformer sa colère froide en un puissant outil de victoire, le Chiss en était convaincu.

Ce dernier allait désormais pouvoir rejoindre Rancesh et coordonner la seconde partie de l’opération, celle qui déciderait de tout.
Deux silhouettes apparurent alors sur son communicateur. La première était celle d’un homme trapu, l’autre celle d’une femme plus fluette mais tout aussi grande et imposante.

« Messeigneurs, articula respectueusement le Chiss.
- Nous sommes passés, déclara la femme – la Mirialan, en réalité – de la voix synthétique de son masque.
- Je m’en réjouis, Seigneur Elwyn, sourit Lolness. Puissiez-vous apporter la destruction en surface. Je vous recontacte dès que nous pourrons lancer la phase finale de notre plan. »

Elwyn et Polgur hochèrent la tête et disparurent.

La bataille de Coruscant commençait à la perfection pour la Coalition. La planète ne serait bientôt plus que ruines.

Mais avant cela, il fallait déclencher un compte à rebours. Lolness pressa un petit bouton rouge qui notifierait Rancesh. Dans une demi-heure standard, la bataille basculerait définitivement avec un ordre dévastateur. Il n’y avait plus qu’à mettre tout en œuvre pour qu’il réussisse. Encore une demi-heure à cacher leur plan à la République. Encore une demi-heure de machinations. Une demi-heure de combats meurtriers qui détourneraient l’attention de la vraie cible, tout en préparant l’assaut final. Une demi-heure…
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Messagepar Notsil » Sam 12 Oct 2019 - 19:59   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 38]

Bien, donc comme je le disais précédemment, ils sont mal ^^

Même s'il peut s'y passer des choses, en une demi-heure ^^
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Messagepar mat-vador » Sam 12 Oct 2019 - 20:31   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 38]

Lu!

On sent vraiment le moment de vérité approcher, approcher :sournois: ...

Vivement la suite! :oui:
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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Messagepar L2-D2 » Mar 15 Oct 2019 - 9:52   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 38]

Chapitre 38 lu !

Une demi-heure ? Mais c'est énorme ça ! Je me souviens encore des interminables 5 dernières minutes avant que la planète Namek explose dans Dragon Ball Z... :lol:

Plus sérieusement, tout ceci est passionnant de la première à la dernière ligne ! On sent le plan dans le plan, mais Lolness n'est-il pas trop confiant ? Il pense avoir tout prévu, c'est possible en effet... mais j'espère pour la Républqiue que ce n'est pas le cas ! D'ici à ce que l'Amiral Reclelc n'est en réalité jamais trahi la République, il n'y a qu'un pas...

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Darth Eluar » Sam 19 Oct 2019 - 11:59   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 39]

Spoiler: Afficher
L2-D2 a écrit:Chapitre 38 lu !

Une demi-heure ? Mais c'est énorme ça ! Je me souviens encore des interminables 5 dernières minutes avant que la planète Namek explose dans Dragon Ball Z... :lol:

J'avoue que j'y ai pensé :paf: J'ai même changé le quart d'heure initial parce que je trouvais que j'abusais un peu :paf:

Plus sérieusement, tout ceci est passionnant de la première à la dernière ligne ! On sent le plan dans le plan, mais Lolness n'est-il pas trop confiant ? Il pense avoir tout prévu, c'est possible en effet... mais j'espère pour la Républqiue que ce n'est pas le cas ! D'ici à ce que l'Amiral Reclelc n'est en réalité jamais trahi la République, il n'y a qu'un pas...

Vivement la suite ! :oui:

Hum, nous verrons :sournois:


Entrons donc dans le grand feu d'artifice final des derniers chapitres de ce tome 1 :D


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Chapitre 39


Coruscant, Laboratoire d’Innovations de la République.

Une alarme stridente résonnait dans les couloirs du laboratoire. L’heure était grave : Coruscant était attaquée ! Jamais Colehn n’aurait pensé que ce jour arriverait. Comment l’Armée Noire pouvait-elle espérait gagner ? L’armée de la République était bien trop puissante pour laisser sa capitale lui échapper.

Cependant, les milliers de droïdes de combat qui s’étaient éveillés au sol causaient des ravages terribles et les derniers rapports indiquaient qu’ils se précipitaient vers le Temple Jedi, le Sénat et la base militaire centrale, au cœur de laquelle le Laboratoire se trouvait. Il fallait donc exécuter la procédure d’urgence : toutes les recherches étaient détruites à l’exception d’une seule copie confiée au professeur Colehn. De cette manière, le scientifique en chef pourrait, dans l’éventualité où la bataille tournerait mal, les détruire facilement, et ainsi éviter qu’elles ne tombent entre les mains ennemies.

Par la Force, il était clair que c’était nécessaire : toutes les composantes du projet Duracier se trouvaient ici. La clé de cette guerre reposait entre les murs du laboratoire. Si l’Armée Noire la récupérait…

« Professeur Colehn »

La voix qui venait de retentir figea net le Kaleesh. Il se retourna lentement pour voir Ly Hinn s’approcher de lui avec un sourire.

« Voici les recherches de ma division, susurra-t-elle en tendant un bloc de données.
- Je veux un rapport des droïdes de sécurité me confirmant que vous avez bien supprimé toutes les autres copies, répliqua froidement Colehn. On n’est jamais trop prudent. »

L’espionne de l’Armée Noire frémit et se pencha vers lui pour murmurer au creux de son oreille :

« Aujourd’hui est un grand jour. Ne le ternissez pas en faisant une quelconque bêtise qui serait… désapprouvée par vos proches… »

Elle sourit en sachant qu’elle avait fait mouche. La famille du Kaleesh était toujours détenue par l’ennemi. Il ne pouvait pas aiguiser sa susceptibilité.

Le scientifique se retint de lui cracher au visage. Il devait obéir à cette traitresse. Toutefois, il lui restait un joker.

« C’est trop tard, murmura-t-il. J’ai déjà ordonné aux droïdes de sécurité de vérifier l’application du protocole d’effacement des données. Vous savez comme moi qu’ils resteront en état d’alerte jusqu’à ce que l’attaque sur notre planète se termine.
- Mon cher ami, siffla Hinn, n’ayez crainte, je m’occupe de ce problème. Mais ne tentez rien contre nous. Je vous assure que l’amiral Lolness sera informé de tout ce que vous ferez. »

Sur ces mots, elle s’éloigna, laissant le Kaleesh dans un intense trouble intérieur. A qui devait-il être loyal ?

L’agitation qui l’environnait ne lui permit pas de débattre intérieurement bien longtemps. Les mots d’Hinn résonnèrent dans son esprit.

Je m’occupe de ce problème.

Les droïdes de sécurité Z3 étaient le fruit d’un travail de plusieurs années. Ils étaient inviolables : jamais le moindre dysfonctionnement quelconque n’avait été relevé. Plusieurs départements du laboratoire avaient participé à sa condition… y compris celui que dirigeait Hinn ! Était-il possible que…

En quelques instants à peine, Colehn avait regagné son bureau et fouillait dans les données auxquelles il avait accès.

L’Humaine avait dirigé la création d’un module secret commandé par la chancelière. Le Kaleesh n’était pas censé y avoir accès et il s’était toujours interdit d’outrepasser ses autorisations. Cependant, l’enjeu était trop grand.

Le système interne du Laboratoire d’Innovations était presque inviolable, sauf depuis cet ordinateur et pour un esprit comme lui. Il ne lui fallut que quelques instants pour s’infiltrer à travers toutes les protections qu’il avait participé à installer.

Alors, les lignes de code apparurent et le scientifique commença à les parcourir avec hâte. Il disséqua mentalement le programme, testant tous les cas d’activation de celui-ci, toutes les issues possibles.

C’était donc le « module de loyauté » dont il avait eu vent de l’existence. Des années plus tôt, un amiral et tout son vaisseau étaient passés à l’ennemi, offrant un avantage stratégique majeur à l’Empire. La République s’était promise que cela n’arriverait plus : les droïdes devaient réagir pour couper les communications et les propulsions du vaisseau, neutraliser le commandement et reprendre le contrôle en attendant des renforts. C’était probablement la vraie raison de l’aussi importante concentration de ces droïdes sur des mastodontes remplis de combattants entraînés qui n’avait pas besoin d’eux pour assurer leur sécurité.

A première vue, le module semblait devoir fonctionner à la perfection. Seul un ordre direct de la chancelière à travers le réseau de haute sécurité devait l’activer. Pourtant, l’œil exercé du Kaleesh remarqua un détail intriguant : une ligne de code semblait n’avoir aucune utilité et ne mener nulle part. Un peu plus loin, une autre, apparemment anodine, semblait sans raison en prendre la continuité.

A présent qu’il avait remarqué ce motif, il y fit plus attention, et remarqua qu’il se répétait de façon logique. Ce n’était pas un hasard. Quelqu’un avait volontairement caché un sous-algorithme qui n’avait rien à faire là, et le Kaleesh pensait connaître la responsable.

Enfin, il trouva ce qui pouvait causer son activation et se décomposa. Il suffisait d’un petit message anodin et incompréhensible diffusé sur le réseau de haute sécurité. Il ne fallait pas avoir l’accès de la chancelière, non : ses propres codes suffisaient. Les mêmes codes que l’Armée Noire lui avaient soutirés, à peine après lui avoir révélé qu’ils détenaient sa famille.

Les pièces du puzzle s’imbriquaient. Que faire ? Non, il ne pouvait pas trahir sa famille ! Après tout, la République n’avait même pas su protéger ses proches, alors que ceux-ci étaient la seule raison pour laquelle il avait rallié Coruscant.

Il ne mettrait pas en danger sa femme et ses enfants. En revanche, l’avenir s’obscurcissait. La République était en grand danger. Après une longue tergiversation, il activa un bloc de données et commença à rédiger une entrée.


Temple Jedi.

Les vagues de droïdes devenaient trop importantes. Il fallait endiguer leur progression. Les Jedi reculaient de plus en plus. Bientôt, les soldats de métal pourraient pénétrer dans le Temple.

Pristia faisait voler sa lame avec grâce. Comme tous les autres Jedi à ses côtés, elle semblait danser, parant les tirs, découpant les droïdes qui s’approchaient trop près d’elle.

Pourtant, sa danse devenait de plus en plus compliquée. Leurs ennemis étaient trop nombreux.

Plusieurs Jedi tombèrent à sa gauche. Elle n’eut pas le temps de se souvenir de leur nom. Les droïdes avaient une ouverture. Il fallait trouver une solution.

En se retournant, la jeune Humaine avisa une citerne qui contenait une partie des réserves d’eau du Temple et une idée lui vint.

Elle recula pour se mettre temporairement à l’abri des tirs ennemis et se concentra. Très vite, la citerne céda et alla s’écraser sur les flots ennemis qui furent balayés par son contenu. Voilà qui leur offrirait quelques minutes de répit.

Ce fut alors qu’elle les vit. Des forceurs de blocus arrivaient du ciel. A toute vitesse. Vers le Temple. Vers eux. Ils ouvrirent le feu.

« Battez en retraite ! » s’écria une voix derrière elle.

C’était maître Baï, le Céréen.

« Battez en retraite dans le Temple ! » ordonna-t-il.

Aussitôt, Pristia obtempéra et courut se mettre à l’abri sous les colonnes du Temple.

Passant la lourde porte, elle remarqua toute une cohorte de jeunes novices, menée par deux chevalières.

« Nous les évacuons par les passages secrets souterrains, expliquèrent-elles devant son regard interrogateur. Tu veux nous escorter ? »

La padawan ne répondit pas mais les suivit.

Evacuer les novices… La situation était si grave ! En quelques minutes, toutes les belles certitudes de Coruscant s’étaient effondrées. Si l’Armée Noire n’était certainement pas capable de prendre et de tenir la planète, elle avait les moyens de lui infliger des graves dommages. Déjà, le temple Jedi semblait en danger ! Tout s’effondrait.

Le matin même, jamais la jeune fille n’aurait cru une telle déroute capable d’arriver. Et pourtant, les Sith s’étaient infiltrés sur Coruscant avec une telle facilité ! Comment la République et l’Ordre avaient-ils pu être aussi aveugles ? Si sûrs de leur supériorité, ils n’avaient pas vu la menace.

Il fallait garder espoir. Ils étaient forts. L’assaut allait être repoussé. Des renforts arriveraient bientôt.

Un grand fracas retentit et le sol trembla. Le mur du Temple s’était effondré.

Pristia attrapa son arme. Ils étaient à l’abri, à plusieurs salles du hall principal. La lumière qui filtrait par la petite fenêtre en hauteur que comportait la pièce était émaillée en permanence de flashs rouges, témoins des combats à l’extérieur.

Une statue leur barrait le chemin. L’endroit semblait être une simple salle de méditation. L’une des chevalières qui l’accompagnait posa la main sur le genou droit de la statue et le fit pivoter vers la droite, puis appuya en le tournant vers le haut. La statue s’enfonça alors dans la paroi, dévoilant un couloir sombre.

La première Jedi s’y engouffra, suivie par les novices. Alors que Pristia s’apprêtait à les accompagner, elle perçut un appel de la Force.
Une présence très familière se manifesta à elle. C’était impossible ! Pourtant, c’était si clair… Eÿnra !

Elle ne pouvait pas partir.

« Je reste ici, déclara la jeune fille à la deuxième Jedi. Je vais me battre. Emmenez les novices en sécurité. C’est d’eux que l’Ordre a besoin. Que la Force soit avec vous. »

L’autre ne chercha pas à argumenter. Elle avait perçu le caractère définitif de la décision de la padawan.

« Que la Force soit avec toi, padawan. » souffla-t-elle.

Elle s’engouffra à son tour dans le couloir après le dernier novice et la statue reprit doucement sa place.

Pristia se retourna vers la porte de la salle en attendant que l’ouverture soit refermée. Elle sentait de nombreuses présences noires. Les Sith attaquaient le Temple.

Mais au milieu de ces présences, celle d’Eÿnra était si manifeste !

Pourtant, ce ne semblait pas être Eÿnra. Son aura dans la Force semblait… différente. Plus noire. Myyr avait raison. Le pire était arrivé.
Elle devait l’atteindre. Elle devait la ramener.

Trop absorbée dans ses pensées, la jeune fille ne vit pas la silhouette gracile qui se faufilait par la fenêtre. Elle n’entendit pas la lame rouge s’activer. Seul un pressant sentiment d’urgence la fit tourner son sabre sur sa gauche. Elle para de justesse le coup de la Twi’lek à la peau rouge.

« Bonjour, jeune padawan, siffla celle-ci. Ton maître me charge de te transmettre ses salutations. »

Amej Dara, encore elle ! Ses mots firent entrer la jeune fille dans une rage sourde.

« Qu’avez-vous fait de lui ? s’écria-t-elle en abattant son arme sur le côté droit de son adversaire.
- C’est un secret, s’amusa cette dernière en parant facilement son coup. Je te laisse à tes déductions. »

Un flot d’émotions traversa Pristia. Comme Eÿnra, Eleccoï était bien toujours en vie ! Elle avait raison ! Mais à quel point ? Y avait-il un espoir de les sauver ? Elle était persuadée que oui. Son maître et son amie ne pouvaient avoir totalement basculé.

La lame rouge vint frôler sa joue. Elle l’aurait décapitée si la padawan n’avait eu le réflexe salvateur de se pencher sur sa gauche.
Dara était une redoutable bretteuse. Pristia le savait. Elle devait se concentrer si elle voulait avoir une chance de survivre.

Tout en parant le coup de son ennemie, la jeune fille ferma les yeux et se plongea dans la Force. La réalité environnante lui apparut alors avec une clarté sans égale.

Le temps était comme ralenti et elle pouvait percevoir nettement chaque attaque de la Sith. Elle pouvait ainsi les parer, non sans difficulté car ils étaient savamment portés. Tout en reculant, Pristia sentit qu’elle devait s’extirper de ce corps à corps.

Elle sauta en arrière et attrapa de sa main droite l’embrasement de la porte derrière elle pour se propulser sur un couloir en hauteur.
Ressentant un danger imminent derrière elle, elle se retourna et balaya l’air de son arme. Le bruit métallique qui retentit l’avertit que les trois droïdes qui venaient de l’attaquer avaient été pulvérisés par les décharges qu’elle leur avait renvoyées.

Elle fit ensuite une roulade vers l’avant pour éviter le saut de Force de la Twi’lek et discerna à sa droite une statue qui pouvait la sauver. Endommager de telles reliques lui brisait le cœur, et n’était pas très approuvé par les principes Jedi. Mais la situation était trop urgente. Dara allait la tuer sans difficulté.

Pristia tendit la main et fit s’effondrer l’ouvrage sur la Sith. Celle-ci ne l’avait pas anticipé. Elle se projeta en arrière au dernier moment mais ne put esquiver une projection d’éclats qui meurtrit sa poitrine.

La Sith grimaça et se lança à l’assaut de plus belle. Cette fois, la padawan voyait dans la Force toute la rage qui émanait de son ennemie. Elle avait peut-être commis une erreur. Pourtant, elle le savait, la haine des Sith les rendait plus vulnérables. Elle pourrait peut-être trouver une ouverture.

La Twi’lek asséna plusieurs coups très violents que Pristia ne put parer que de justesse. Le dernier visait son abdomen. La Jedi ne le dévia qu’au dernier instant. Le bas de sa tunique se déchira et sa peau se para d’une vive teinte rouge. Elle était légèrement blessée.

La padawan chercha désespérément une faille dans les attaques de son adversaire. En général, elle était assez douée pour cela. Mais elle ne put en trouver. Dara était bien trop forte. Dara ne pouvait que la vaincre.

L’espace d’un instant, elle relâcha sa prise sur son sabre. Ce fut assez. La Sith ne se fit pas prier pour profiter de l’ouverture. Elle exécuta un rapide mouvement de rotation du poignet et envoya voler l’arme de la Jedi à plusieurs mètres. En même temps, elle lui asséna un puissant coup de pied qui la propulsa au sol. Pristia était sans défense.

La Sith tendit son arme vers la gorge de la jeune fille.

« Avant de mourir, jeune padawan, tu seras ravie d’apprendre que ton maître… »

Mais Pristia ne l’écoutait plus. Une présence s’était manifestée juste derrière elle. Elle eût pu la reconnaître entre mille…

« Dara ! claqua une voix sèche qui tétanisa la padawan. Elle est à moi. Allez sécuriser les archives comme je vous en ai donné l’ordre. »

Ainsi, c’était vrai…

L’ombre de Dara s’effaça et Pristia ouvrit les yeux.

Au-dessus d’elle était penché un visage qu’elle ne connaissait que trop bien. Un visage qu’elle aimait. Un visage qui lui inspirait la sérénité et la sécurité. Un visage pour lequel elle aurait sacrifié plusieurs fois sa vie. Un visage doux, même s’il était terriblement marqué par la blessure qui forçait un masque à en cacher la moitié.

Mais ce visage n’était plus le même. Il était tordu dans un rictus mauvais. Et l’œil qui l’éclairait n’était plus animé par un bleu digne des lacs d’Alderaan. Non. Il brûlait des flammes de Mustafar. Il l’aveuglait de l’orange vif de Coruscant Prime.

Eÿnra n’était plus.
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Messagepar L2-D2 » Sam 19 Oct 2019 - 16:28   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 39]

Chapitre 39 lu!

Ta manière de narrer l'attaque droïde contre le Temple Jedi m'a rappelé l'excellent trailer de The Old Republic où les Sith de Dark Malgus se déversaient par hordes dans le bâtiment sacré ! :shock: Tout cela est superbement bien raconté, et si l'avancée de l'ennemi semble impossible à enrayer, il se pourrait bien que la supériorité numérique des droïdes leur fasse soudain faux bond... car j'imagine que la première partie consacrée à Colehn et à sa découverte n'est pas là sans raison ! :sournois:

Vivement la suite, tu nous as laissé en plein cliffhanger ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Sam 19 Oct 2019 - 20:45   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 39]

Lu!

Ca s'annonce vraiment tendu entre le Temple Jedi envahi et le kaleesh dont la loyauté vacille :shock: !

Allez la suite :oui: !
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Messagepar Notsil » Dim 20 Oct 2019 - 12:41   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 39]

Très sympa le kaleesk tiraillé entre 2 loyautés !
L'Ordre Jedi est clairement en danger, la République aussi. Ils sont loin d'être tirés d'affaire.
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Novembre approche...
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Messagepar Darth Eluar » Sam 26 Oct 2019 - 20:11   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 40]

Merci infiniment pour vos compliments :oops: :jap:

Spoiler: Afficher
L2-D2 a écrit:Ta manière de narrer l'attaque droïde contre le Temple Jedi m'a rappelé l'excellent trailer de The Old Republic où les Sith de Dark Malgus se déversaient par hordes dans le bâtiment sacré ! :shock:

J'avoue, je suis allé le revoir juste avant :cute:


Une demi-heure...
Alors qu'elle arrive à son terme, voici le crucial chapitre 40 :sournois:


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Sommaire
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Chapitre 40



Croiseur en orbite Le Libérateur.

Dodonna acheva de connecter les éléments qui apparaissaient sur son écran tactique. Les informations étaient bonnes. Enfin, dans l’ensemble. La bataille n’avait commencé que depuis une demi-heure et la République reprenait déjà le dessus.

« Biag, mon ami, pouvez-vous me faire un rapport de la situation ? demanda Urlbot à ses côtés.
- Oui, commandant suprême. » obtempéra Dodonna.

Il jeta un coup d’œil autour de lui. La salle de crise était toujours dans la même effervescence. Tous les officiers supérieurs présents étaient restés. Ils ne pouvaient rejoindre leur vaisseau personnel, du fait de la bataille qui faisait rage à l’extérieur. On les sentait frustrés de ne pouvoir gagner leur passerelle de commandement.

Ils étaient tous en grande discussion avec leurs subordonnés respectifs, et en lien avec le Temple Jedi pour maître T’sssssss, une Cathar membre du Conseil.

« Nous avons repris l’avantage, commença l’amiral. Nous tenons à distance les vaisseaux ennemis et leur infligeons de lourdes pertes. Nous sommes en passe de les repousser. Au sol, le Sénat est sécurisé. Les droïdes Z3 patrouillent à l’intérieur, et nos troupes tiennent tête à nos ennemis à l’extérieur. De même pour la base militaire centrale. Elle n’a que peu de chances de tomber. Nous peinons cependant toujours à endiguer les assauts des droïdes ennemis dans plusieurs autres points de la planète. »

Il se tut en jetant un regard à la Jedi qui comprit ce qu’il attendait.

« Les Sith sont entrés dans le Temple, expliqua-t-elle. Mes camarades peuvent tenir les droïdes en respect, mais contre les Sith, nous sommes mis en difficulté, et subissons des pertes importantes. Les novices et ceux qui ne sont pas en état de se battre ont été pour la plupart évacués, mais d’autres sont encore piégés à l’intérieur. Nous pouvons tenir, mais il nous faut des renforts.
- Vous les aurez, répliqua Urlbot. Nous aurons bientôt repoussé l’Armée Noire. Quand ce sera fait, leurs forces au sol seront coupées de leur commandement. Nous pourrons alors les mettre en déroute.
- Non, ça ne colle pas, intervint Dodonna en se levant. Ça ne colle pas, ça ne colle pas. »

Il répéta plusieurs fois ces mots en faisant quelques pas.

« Pourquoi Lolness serait-il resté terré quatre ans ainsi avant de tenter une attaque suicide ? Ne me dites pas qu’il est désespéré. Il y a quelques semaines, j’aurais accepté cet argument. Mais nous avons subi une déroute au-dessus de Mandalore, et au-dessus de Korriban ! L’Armée Noire n’est plus sur le point de perdre la guerre ! Lancer une attaque suicide sur Coruscant maintenant n’aurait plus aucun sens !
- Vous avez raison, mon ami, approuva le Commandant Suprême. Mais peut-être pensait-il pouvoir gagner. Il se sera vu trop beau en croyant pouvoir meurtrir notre capitale.
- Non, il est trop intelligent pour cela. Chaque fois que nous avons eu des traces de son intervention dans cette guerre, cela a mené à une de nos défaites cuisantes. Pourquoi céderait-il maintenant à cette tentation alors qu’il a bien mieux à faire, de nombreux lieux stratégiques à attaquer. Pourquoi n’attaque-t-il pas Kuat, pour prendre nos chantiers navals ? Non, il doit avoir un plan. Si le Krayt Hurlant est ici, c’est parce qu’il sait qu’il va remporter sa plus grande victoire… »

Dodonna se rassit et baissa la tête en caressant son menton. Quel élément majeur lui avait échappé ? La République reprenait déjà le dessus, après une demi-heure de bataille. Que cachait cette demi-heure ? Que se tramait-il dans l’ombre.

« Je perçois un danger, murmura soudain maître T’sssssss dans un souffle.

- Monsieur, je détecte un signal inhabituel qui m’est adressé sur le réseau de haute sécurité, déclara alors Z3-ET, son droïde, derrière lui. Je ne peux l’interpréter, mais mes circuits inhibés semblent le faire. Dois-je les désinhiber ? »

Les circuits inhibés… En d’autres termes, ceux que la reprogrammation secrète de ET par Dodonna avait désactivés. Plongé dans ses pensées, l’amiral ne prêta que peu d’attention à ces deux informations.

« Hum, non Z3, refusa-t-il en relevant progressivement la tête. Je ne pense pas que ce soit… Quoi ? s’interrompit-t-il soudain avant de hurler. A couvert ! »

Il se précipita sous la table. Les Z3 venaient tous de lever leur arme vers l’officier qui se tenait devant eux. Le bruit d’une dizaine de décharges simultanées retentit.

Dodonna tourna la tête vers son droïde qui était le seul à ne pas avoir esquissé ce geste. Au lieu de cela, ET prenait pour cible ses congénères. Sa reprogrammation l’avait sauvé.

Les droïdes de sécurité venaient de se retourner contre leurs maîtres. C’était impossible. Le Laboratoire d’Innovations de la République lui-même en était à l’origine. Le Laboratoire… et le traître qu’il comptait dans ses rangs !

Tout s’assembla en un éclair dans l’esprit de l’amiral. Son cœur battait la chamade. Il avait vieilli. Il n’était plus le fier combattant qu’il avait été à ses débuts. Pourtant, il devait se battre.

Il prit une grande inspiration, attrapa le blaster qui pendait à sa ceinture et sortit de sa cachette.

Il abattit deux droïdes, vit le tir du dernier passer à un centimètre au-dessus de ses cheveux, et poussa un soupir de soulagement quand ET le détruisit.

Dodonna contempla le carnage. Tous les officiers supérieurs qu’il avait côtoyés pendant des années gisaient au sol ou contre la table, une large brûlure barrant leur dos.

Tant d’incroyables serviteurs de la République. Il avait suffi d’un instant… Peut-être pouvait-on en sauver certains. Il se pencha pour prendre le pouls de Markus Urlbot. Il ne sentit rien.

Il porta la main à son oreille.

« Ici l’amiral Dodonna, déclara-t-il. Nous avons besoin de soins d’urgence en salle de crise. Vite ! »

Personne ne lui répondit. Au lieu de cela, il entendit alors des cris paniqués.

« La passerelle est attaquée ! Je répète, la passerelle est attaquée ! »

« Il nous faut des renforts en salle des machines ! On ne tiendra pas longtemps »

« Les quartiers Jedi sont sous le feu des droïdes ! Que se passe-t-il ? »

L’amiral chancela. La bataille venait de prendre une autre tournure. Il dut prendre appui sur son siège. Il lui sembla qu’en quelques minutes, il avait pris trente ans.

Alors, il comprit ce que son ancien mentor, Reclelc, avait ressenti au-dessus de Korriban, vingt ans plus tôt. La paralysie devant la défaite imminente et catastrophique.

Dodonna ne savait pas quoi faire.

Dans un éclair de lucidité, il se retourna vers son droïde.

« Merci, ET. Tu m’as sauvé la vie. Maintenant, désactive-toi s’il te plaît. Je ne voudrais pas qu’un autre commandement te désinhibe… Non attends ! Avant ça, est-ce que tu perçois un signe de vie chez l’un d’entre eux ?
- Non monsieur, répondit le droïde après un instant de flottement. Je suis désolé. »

Il appliqua alors la demande de son maître.

Dodonna resta seul. Il se laissa tomber sur son siège et prit sa tête dans ses mains. Il ne s’était jamais senti désemparé ainsi. Qui savait à quel point la situation était critique. Les Z3 avaient été affectés à tous les corps d’armée et sénatoriaux. Ils avaient pu commettre un massacre.

Pourtant, il ne devait pas se laisser aller. Il était un amiral de la République Galactique. Dodonna se rappela de ses années d’instruction, longtemps auparavant, à l’académie. Il se rappela des leçons de Reclelc, avant sa chute.

Il devait être digne de ceux envers qui il avait prêté serment.

L’amiral se leva et se dirigea vers la porte de la salle de crise. Il allait combattre.


Tour du Sénat.

Tout le bâtiment trembla, comme si un mur s’était effondré. L’ennemi avait dû entrer. En s’accrochant à son siège, la chancelière jeta un œil craintif vers la porte de son bureau. Combien de temps tiendrait-elle ?

En quelques minutes, le cours de la bataille avait changé. Ses droïdes de sécurité s’étaient soudain retournés contre elle. Si elle n’avait été sauvée par le courage des quelques gardes non robotiques qui restaient dans les couloirs, elle n’aurait peut-être pas été encore en vie.

Comme elle louait la présence d’esprit de ses conseillers qui l’avaient empêchée de signer le décret de robotisation totale des gardes du Sénat.

Malgré tout, les droïdes étaient majoritaires en ces murs. La Nautoléenne avait pu se barricader de justesse dans son bureau. Seule.
Elle ne pouvait contacter personne. Aucun des autres sénateurs présents dans le bâtiment et, pire, aucun officier de l’armée. Les droïdes avaient dû se retourner contre eux aussi.

Comment cela avait-il pu arriver ? Que s’était-il passé ? Le réseau de haute sécurité de la République n’était pas supposé être vulnérable. Les droïdes n’étaient pas supposés accepter n’importe quels ordres de n’importe qui. Que s’était-il passé ?

Elle s’approcha de la baie vitrée qui bordait la pièce. A l’extérieur, le chaos semblait total. Alors que quelques minutes plus tôt, la République semblait reprendre l’avantage, l’issue de la bataille était désormais plus qu’incertaine. Les droïdes étaient partout dans la flotte. Leur présence était censée être l’ultime rempart, la seule force dont la loyauté était entièrement assurée.

Qui savait quels dommages ils avaient pu faire ? En une affaire d’instants, l’immense flotte de l’institution plurimillénaire, celle qui était venue à bout de l’invincible armada impériale, celle qui regardait de haut les piètres forces de l’Armée Noire, avait peut-être mis un genou à terre.

Si seulement elle pouvait contacter quelqu’un !

Les droïdes continuaient peut-être encore leurs dommages. Il fallait les arrêter. Il y avait peut-être un moyen. Si elle désactivait le réseau de haute sécurité, peut-être pourrait-elle forcer les droïdes à se désactiver, eux aussi. S’ils suivaient toujours leur programmation, c’était ce qu’ils étaient supposés faire en pareil cas. Elle le savait.

Elle s’approcha d’une statuette installée à sa droite, sur une petite table. La chancelière posa sa main gauche sur la tête de la statuette et appuya de son pouce et de son annulaire. Un instant s’écoula, le temps que le mécanisme qui se cachait à l’intérieur ne reconnaisse ses empreintes. Cela lui sembla durer une éternité. Tant des gens pouvaient mourir à chaque seconde qui passait !

Enfin, la tête de la statuette bascula, laissant apparaître, protégée sur un socle mou, une petite clé informatique. La Nautoléenne l’attrapa et se précipita vers une petite alcôve de l’autre côté de la pièce. Un tableau y était accroché. Elle colla son œil contre ce qui semblait être un défaut dans la toile et attendit une autre éternité.

Enfin, une voix monocorde récita :

« Identité confirmé : Bala Ina. Chancelière. Accès autorisé. »

Le mur s’ouvrit, laissant apparaître une console de contrôle.

Ina leva la clé devant ses yeux. Tant de pouvoir résidait dans ce petit objet. N’allait-elle pas faire une erreur ?

A la fin de la guerre contre l’Empire, la République avait commencé, dans le plus grand secret, à prendre le contrôle sur l’ensemble des relais hyperspatiaux de la galaxie, y compris ceux qu’elle n’avait jamais installés elle-même. Ces relais permettaient les communications à grande distance. Sans eux, même les émetteurs les plus puissants ne pouvaient qu’à peine atteindre le système voisin, et encore, seulement s’il était très proche, autrement que dans un délai de l’ordre de mois, voire d’années.

Ces relais étaient cruciaux. Son prédécesseur avait imaginé pouvoir ainsi restreindre les communications impériales, mais c’était impossible : on ne pouvait interdire l’accès à ces relais à qui l’on voulait.

En revanche, on pouvait faire l’inverse. Il était possible de désactiver complètement un relais, puis de le réactiver en autorisant l’accès seulement à qui l’on souhaitait. Cela changeait tout : si la République avait coupé toutes les communications qui n’étaient pas les siennes, elle se serait mis tous les indépendants à dos. Elle ne pouvait se le permettre. Alors, le contrôle des relais était resté inutilisé.

La seule façon de couper totalement son réseau de haute sécurité était d’ordonner une désactivation complète des communications galactiques. Même si cela ne durerait qu’un très court laps de temps, ne risquait-elle pas de se mettre l’entièreté du peuple à dos ?

Alors, un vieux souvenir la frappa. Elle posa une main sous sa poitrine, là où sa vieille blessure qui l’avait forcé à quitter l’armée lui faisait toujours mal de temps à autres. Elle se rappela les mots qu’avait un jour prononcés celui qui l’avait sauvé du terrible guet-apens dans lequel son commandant Jedi – qui avait selon le Conseil « basculé du côté obscur » – avait mené toute son escouade :

« Sergent, nous sommes redevables avant tout envers la République, pas envers le peuple. Car, sans elle, celui-ci serait livré au mal. Notre mission est certes de les protéger, mais avant tout de protéger la République qui les protège. »

Elle devait protéger la République.

Alors, elle inséra la clé et la console s’activa.

A ce moment, elle entendit la porte de son bureau céder. Elle n’avait plus que quelques instants.

Ina pianota à toute vitesse sur la console, sans se soucier du danger derrière elle. En cet instant, elle était revenue des années plus tôt. Elle était sergent dans l’escouade quatre-cent-cinq.

Elle y était presque. Le réseau était presque désactivé. Elle n’avait qu’un code à entrer. Elle appuya sur le premier chiffre. Soudain, un grappin se referma sur son avant-bras qui fut tiré en arrière. Elle sentit son épaule se disloquer et hurla de douleur en étant projetée au sol.

Deux armures mandaloriennes vinrent la surplomber, accompagnés d’une dizaine de droïdes. Deux voix se dressèrent.

« Incroyable, fit la première. Vous aviez raison Grand Amiral.
- Le réseau est à notre portée, ajouta la seconde.
- Evidemment. »

Cette troisième voix, Ina ne la connaissait que trop bien. Elle se redressa péniblement, et vit l’hologramme du Chiss.

« Bonjour chancelière, la salua Lolness. Je vous remercie. Vous nous avez menés juste là où je le voulais. L’intégralité des relais longue distance de la galaxie connue. La dernière étape de l’abattement de la République. Donnez-nous le contrôle sur le réseau de haute sécurité, ordonna-t-il aux Mandaloriens. Je vous envoie le code. »

Alors que l’un des guerriers rentrait ce code, la Nautoléenne tenta de se relever, mais elle ne le put pas. Sa vieille blessure au ventre l’empêchait de combattre, et son épaule était en mille morceaux. Elle ne pouvait pas bouger.

Elle assista, impuissante, à la suite des commandes que l’ennemi entrait sur la console. Elle fut tétanisée quand elle comprit que la dernière visait à couper toutes les communications. Ce qui était l’instrument de leur salut dans ses mains devenait dans celles de l’Armée Noire l’arme la plus redoutable qu’elle n’avait jamais pu compter, encore plus que les droïdes.

Et Ina comprit le génie du plan ennemi. Les droïdes tuaient un maximum d’officiers, puis on interdisait les communications à l’échelle galactique. La flotte ne pourrait pas se rassembler après cela. Éclatée, elle serait vulnérable. Un coup de maître.

L’hologramme du Chiss se tourna à nouveau vers elle.

« Je suis désolé, chancelière, souffla-t-il d’un ton neutre et sans émotion. Votre capture n’aurait pas eu de prix il y a quelques jours. Mais aujourd’hui, nous n’avons pour objectif que de désorganiser vos rangs. Vous servirez bien mieux nos intérêts qu’en étant notre captive. »

Les droïdes levèrent leur arme dans le même mouvement. Bien sûr, avec le réseau de haute sécurité, il pouvait les contrôler au doigt et à l’œil.

Ina ne laissa pas la peur l’envahir. Elle avait vu tant de ses camarades mourir. Elle savait que beaucoup ne partaient pas dans un dernier acte d’héroïsme qui sauvait leur camp. Beaucoup étaient lâchement exécutés, sans hésitation ni négociation, par l’ennemi après une lourde défaite.

Elle se projeta des années en arrière. Elle tenait dans ses bras son meilleur ami agonisant. Le Jedi Noir la fixait, un sourire aux lèvres. Elle allait le rejoindre. Elle allait retrouver ses frères d’armes. Comme eux, elle allait mourir dans l’échec et la trahison.

Ainsi allait la vie des soldats. Ainsi allait l’horreur de la guerre.

Elle leva fièrement la tête vers un des droïdes et fixa le canon de son arme.

Rappelez-vous toujours, sergent. Dans la victoire comme dans la défaite, l’important est la République. Nos vies ne signifient rien. D’autres après nous reprendrons le flambeau. Nous mourrons, mais la République nous survivra.

Elle ne trembla pas quand celui-ci s’illumina de rouge.
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Messagepar mat-vador » Sam 26 Oct 2019 - 20:37   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 40]

Lu!

Eh ben, punaise, ca s'arrange pas pour la République! Un amiral manque de se faire buter et la République a perdu son chef d'Etat :shock: !

vivement la suite de ce carnage :oui: !
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Messagepar Notsil » Dim 27 Oct 2019 - 10:48   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 40]

Quand tu as noté comme ça, l'air de rien, que tous les officiers étaient rassemblés sur le même point, déjà, me suis dit que ça augurait du mal pour la suite ^^
Les robots sont presque plus efficaces que les clones ;)

On décapite le centre de commandement et ses officiers supérieurs, on balaie les sénateurs... plus qu'à prendre le contrôle du petit peuple.

Se dirige-t-on vers une fin à la gloire des Sith ? ^^ Ou les vainqueurs vont-ils ensuite s'entredéchirer ? ^^
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Messagepar L2-D2 » Mer 30 Oct 2019 - 14:47   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 40]

Chapitre 40 lu !

Mais... mais... mais... je reconnais bien là l'auteur de Toujours en mouvement est l'avenir ! :shock: Tu as prévu une fin heureuse tout de même, hein ? Et quand je dis heureuse, je parle pour la République, parce que l'Empire Sith, lui, s'en sort pour l'instant mieux que bien !

Sincèrement, j'ai retenu ma respiration pendant toute ma lecture ! Et alors que j'espérais une contre-attaque de la République grâce à l'ingéniosité de sa Chancelière, les choses empirent... je ne vois aucune lueur ! :cry:

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Darth Eluar » Sam 02 Nov 2019 - 17:53   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 41]

Merci à tous ! :jap:

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Ce que je peux vous répondre, c'est que contrairement à TMA (dont je ne suis pas l'auteur à proprement parler, juste co-créateur, bien que la fin soit effectivement mon idée ^^), j'ai d'ores et déjà annoncé qu'il y aurait un tome 2 (que vous aurez un jour, si si !) :whistle:


Retour au Temple Jedi ! :diable:


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Chapitre 41


Temple Jedi.

Pristia fixa son ancienne meilleure amie dans son œil valide. Elle essaya d’y déceler un signe de celle qu’elle avait été. Sans succès. Les ténèbres rougeoyaient de toute leur puissance à travers cet iris.

« Eÿnra ? murmura-t-elle. Est-ce que tu es là ?
- Eÿnra est morte, siffla la voix synthétique du masque. Je suis Dark Elwyn. »

La Sith ferma la paume et y concentra des petits éclairs.

Eÿnra… Des éclairs Sith…

« Eÿnra, je sais que tu es là-dedans ! »

Pour seule réponse, la Mirialan lui propulsa une gerbe d’éclairs. Juste à temps, la Jedi poussa sur ses jambes et sauta pour les esquiver. Elle put se redresser et attira à sa main son sabre laser.

« Eÿnra, je ne veux pas te combattre ! »

Elle crut voir une étincelle bleue dans le regard d’Elwyn mais ce n’était peut-être qu’une illusion. Son ennemie activa sa lame rouge.

« J’ai empêché Dara de te tuer, asséna-t-elle, mais ce n’est pas par bonté de cœur. En me débarrassant de toi, je détruirai une partie du passé de ce corps. Il pourra ainsi embrasser encore plus pleinement mon contrôle. »

Sans laisser le temps à Pristia de répondre, elle effectua alors un bond prodigieux et frappa de toutes ses forces. La Jedi activa à son tour son arme et dut puiser dans la Force pour contrer la puissance du bras robotique de son ancienne amie.

L’Humaine repoussa le sabre écarlate et fit quelques pas en arrière. Elle adopta la posture de garde de l’Ataru, tenant son arme à deux mains, dressée verticalement, légèrement à droite de son corps.

Elle secoua la tête. Eÿnra était son amie. Elle devait la ramener. Elle devait sortir cette… chose de son esprit.

Les deux adversaires tournèrent comme deux prédateurs attendant le bon moment pour frapper. Mais Pristia ne voulait pas frapper.

Les cris de la bataille résonnaient tout autour d’elle. Les Jedi gagnaient-ils ? Seule la mort flottait. Les vrombissements des sabres et des tirs de blasters lui donnaient mal à la tête. Elle ne devait fixer son attention que sur Elwyn.

Profitant de sa déconcentration, la Sith tendit soudain sa main droite, sa main valide, vers elle et projetant une puissante salve d’éclairs.

La Jedi fit pivoter son sabre horizontalement devant son visage et para le coup, mais la Mirialan la chargea et, en un instant, frappa à deux mains depuis le haut.

Pristia ploya le genou pour parer et sentit qu’elle allait être coincée. Elle se dégagea en propulsant son autre genou dans le ventre de son ennemie.

Elle recula encore.

« Eÿnra, je sais que tu es là ! Bats-toi ! »

Cette fois, elle vit distinctement un éclat bleuté passer dans le regard de la Mirialan. Celle-ci entrouvrit les lèvres mais aucun son n’en sortit. Ce fut dans son esprit que la Jedi perçut quelques mots, sans savoir comment.

Elle est trop forte. Je ne peux pas…

Une forte explosion retentit et un pilier s’effondra à quelques mètres des duellistes, ajoutant à la confusion. Les Jedi perdaient-ils ?

A nouveau, l’iris de la Sith fut noyé de jaune et celle-ci chargea.

Elle asséna un coup de taille sur son flanc droit, puis un coup d’estoc au niveau de son visage. Pristia para le premier, puis esquiva le second d’une roulade vers l’arrière.

Elle ne pouvait pas blesser Elwyn : à l’intérieur, il y avait Eÿnra. Mais la Sith attaquait pour tuer. Pristia était dans une impasse.

Elle continua de reculer, tout en esquivant par des acrobaties. C’était le seul domaine où elle pouvait vraiment surpasser Eÿnra en duel : depuis sa grave blessure sur Felucia, la Mirialan était devenue moins friande de cabrioles et avait adopté un style de combat plus posé. C’était celui qu’adoptait la Sith à son tour. Il était redoutable car il lui donnait une assise à toute épreuve et prévenait tout assaut trop ambitieux à son encontre.

Derrière elle, la Jedi avisa soudain l’aire de speeders. Elle ne pouvait plus reculer. Comment pouvait-elle battre Elwyn sans la blesser ? L’idée lui vint alors. Si elle pouvait trancher son bras artificiel, elle aurait une chance de la désarmer et de pouvoir parler plus longtemps à Eÿnra.

Après avoir paré une nouvelle attaque de la Sith, Pristia se décida à tenter son premier assaut depuis le début de l’affrontement. Elle déclencha une soudaine contre-attaque de taille vers le poignet gauche d’Elwyn. Mais celle-ci le sentit.

Alors, tout se passa au ralenti.

Sans que la Jedi ne puisse réagir, la Sith effectua un mouvement que les deux amies avaient répété de nombreuses fois à l’entraînement, sans jamais le réussir. Elle éteignit sa lame pour la faire passer à sa main valide et recula brusquement son bras gauche derrière elle. Le coup de Pristia ne balaya que de l’air.

Rallumant son sabre, Elwyn asséna à toute vitesse un nouveau coup. La Jedi ne pouvait rien faire. Tout allait trop vite et son bras était emporté par son élan. Elle était désarmée. La lame rouge allait fouiller son cœur.

Elle n’avait pas le temps de parler. Elle lança un appel mental de toutes ses forces.

Eÿnra ! Réveille-toi !

Alors, pendant une minuscule fraction de seconde, un dernier reflet bleu passa dans l’œil de la Mirialan. Et, pendant cet instant, le coup dévia.

Le sabre de la Sith, qui allait lui transpercer le cœur, lacéra son ventre.

Le souffle coupé, Pristia s’effondra au sol. De son œil jaune, la Sith la fixa avec mépris, sans sembler comprendre qu’elle avait raté son coup. Un deuxième miracle se produisit. Au lieu de l’achever, elle tourna les talons sans mot dire et retourna à la bataille.

La Jedi sentit ses forces la quitter. Elle était vivante, mais peut-être plus pour longtemps. Elle posa la main sur son ventre et tenta de rassembler ses dernières forces pour utiliser son talent de guérison. Il lui sembla que son état se stabilisa légèrement.

Alors, son instinct la prévint. Si elle ne fuyait pas, elle allait mourir. Elle ne devait pas rester là. Elle se traîna jusqu’à un speeder, son sabre laser serré dans sa paume comme un trésor, et se hissa péniblement à l’intérieur. Dans ses dernières forces, elle activa un parcours prédéfini qui y était enregistré sans savoir où celui-ci l’amènerait, puis elle s’évanouit.

***


Elwyn ne se sentait pas plus forte. Non, elle était… affaiblie. L’autre part d’elle, la Jedi, avait ressurgi plusieurs fois. Elle l’avait senti. C’était étonnant. Elle avait pourtant détruit une nouvelle part de son passé. Peut-être n’était-elle pas encore assez puissante trop loin de Korriban et Felucia. Si c’était le cas, elle devrait vite rallier la planète des Sith.

Tout irait mieux quand elle aurait tué Myyr. Elle avait épargné le Pantorien car elle voulait qu’il soit conscient quand elle l’exécuterait. Pour voir la terreur hanter ses yeux. Cela nourrirait sa haine et la rendrait invincible.

Elle soupira. Le combat contre la Jedi avait été plus dur qu’elle ne l’avait laissé paraître. Elle n’avait dû sa victoire qu’à un réflexe salvateur qu’elle avait laissé à ce corps. Un mouvement qu’il avait répété de nombreuses fois, et auquel elle avait insufflé sa rage pour lui donner la perfection.

Elle était si douée. Si invincible. La personnification des ténèbres. Toute la galaxie allait bientôt s’agenouiller devant elle.

La Sith se dirigea vers les archives Jedi, enjambant les corps qui jonchaient le chemin. En ce jour glorieux, la plupart des Jedi qui se trouvaient au Temple avaient péri. Certes, certains avaient dû fuir, mais elle les traquerait bientôt et les exterminerait.

Enfin, elle arriva aux archives. Là, elle vit une silhouette qui semblait danser face à des dizaines de droïdes qui l’entouraient. Elle s’approcha et la reconnut.

C’était maître Baï, le Céréen. A bien y regarder, sa danse était peu gracieuse. Il chancelait. Il semblait épuisé. Il avait dû être touché plusieurs fois. Près de la porte derrière elle, Elwyn avisa le corps inanimé d’Amej Dara. La Twi’lek semblait blessée. Elle avait probablement affronté Baï, mais elle n’était pas assez douée pour vaincre un maître du Conseil en duel.

Le Céréen l’aperçut et perdit sa concentration durant un court instant. Ce fut suffisant pour qu’un droïde le touche. Il s’effondra et posa un genou à terre.

Le Jedi respira profondément et sembla rassembler toutes ses ressources. Il projeta alors une vague de Force autour de lui qui renversa tous les droïdes.

Bien concentrée, Elwyn y resta insensible. Elle s’approcha tranquillement de lui. Le Céréen tenta de se relever mais, quand il essaya, son corps se cambra sous la douleur et il chuta à nouveau.

La Sith arriva à son niveau.

« Maître Baï… siffla-t-elle.
- J’avais raison… murmura-t-il. Tu n’étais pas prête… J’ai essayé… d’avertir… les autres… qu’on ne devait pas te faire confiance…
- C’est votre problème, vous les Jedi, s’amusa la Sith. Toujours à chercher la même excuse quand vous échouez. Admettez-le, maître Baï. Vous n’êtes qu’un échec. Comme tous les vôtres. Aujourd’hui, toute la puissance du côté obscur s’est déchaînée.
- Il n’y a pas de mort, récita le Jedi pour seule réponse. Il n’y a que la Force. »

Elwyn leva son sabre et frappa.

Trois Mandaloriens sortirent alors du coffre-fort au fond de la pièce. A leur tête se tenait Kinaan, l’homme qu’elle avait propulsé comme Mandalore.

« Monseigneur, salua-t-il en l’apercevant. Nous sommes entrés car elle nous a dit pouvoir l’affronter seule, ajouta-t-il en jetant un regard vers Dara qui gisait au sol. Est-ce qu’elle… ?
- Elle n’est que blessée, répondit froidement la Sith. Qu’est-ce que vous avez trouvé à l’intérieur ?
- Il y a beaucoup d’holocrons. Je ne peux pas les identifier seul. Toutefois, déclara-t-il en tendant un holocron, il semble que le Céréen était en train de consulter celui-ci à notre arrivée. »

Elwyn l’attrapa et eût une grimace de dégoût en sentant son aura lumineuse. Elle le consulterait plus tard.

Elle remarqua alors un artefact qui pendait à la ceinture du Mandalorien et l’attira à sa main. C’était un sabre laser, qui semblait ancien. Son manche n’avait pas une base circulaire, comme la plupart des armes Jedi, mais rectangulaire.

La Sith l’alluma. La lame était d’un noir profond, quelques reflets blancs en étincelaient.

« J’ai entendu des rumeurs, murmura-t-elle. Le sabre noir…
- C’est un artefact de mon peuple, déclara le Mandalorien. J’aimerais le garder, si vous m’y autorisez. »

La Mirialan désactiva la lame et soupesa un instant le manche dans sa main. D’un côté, elle avait bien spécifié aux Mandaloriens et aux Chiss que tous les artefacts Jedi reviendraient à l’Ordre Sith. Oui mais, d’un autre côté, elle n’avait aucun intérêt à garder ce simple sabre laser, qui n’était qu’un symbole. Il lui servirait bien plus entre les mains de ce Mandalorien, dont elle gagnerait ainsi pleinement la fidélité. Son maître l’avait prévenue : elle devait batailler pour garantir la loyauté de ce peuple.

« C’est d’accord, accepta-t-elle, ce dont elle se satisfit immédiatement en voyant la reconnaissance dans les yeux du guerrier. Je vais vous accompagner à l’int… »

La Sith s’interrompit, mue par un pressentiment. Elle baissa les yeux vers la ceinture du défunt Baï. Quelque chose y clignotait, de plus en plus vite. En levant les yeux vers le plafond, elle aperçut les mêmes clignotements.

« Sortons d’ici, vite ! » s’écria-t-elle.

Elle courut vers la sortie, suivie par les trois Mandaloriens. Sur un signe de sa part, l’un d’eux s’empara du corps de Dara et la porta à l’extérieur. A peine eurent-ils quitté la salle des archives que celle-ci s’effondra. Maudits Jedi ! Ils avaient prévu cet événement. Ils avaient préféré éviter que leurs connaissances ne tombent entre les mains des Sith.

Et bien, tant pis pour leur Temple ! Elle avait prévu de le laisser intact. Elle n’en ferait rien.

« Mandalore, ordonna-t-elle en se retournant. Évacuez nos blessés. Envoyez-les se faire soigner. Ensuite, brûlez ce Temple. Qu’il n’en reste plus que de la poussière ! »
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Messagepar mat-vador » Sam 02 Nov 2019 - 21:21   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 41]

Lu!

Eh ben, brûler le temple... :whistle: ! C'est un nouveau Sac de Coruscant, aucun doute :diable: !

Vivement la suite :oui: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 04 Nov 2019 - 7:38   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 41]

Chapitre 41 lu !

Ouch ! La République va de mal en pis ! Maigres satisfactions, Pristia a réussi à s'échapper, et il semble que tout ne soit pas perdu concernant Eÿnra... mais c'est bien tout ! Mandalore a récupéré le Sabre Noir et les Sith se sont ainsi assurés de sa loyauté et de son peuple, et l'ordre final fait froid dans le dos... Le Temple va-t-il brûler une nouvelle fois ? :(

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Notsil » Lun 04 Nov 2019 - 10:35   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 41]

Bien, les Jedi sabotent eux-mêmes leur Temple plutôt que de le laisser intact à l'ennemi, ça change ^^

J'espère que c'est le début du retournement de situation :p
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Messagepar Darth Eluar » Sam 09 Nov 2019 - 19:36   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 42]

Merci pour vos commentaires :jap:

La suite, sans attendre ! :cute: Un chapitre plus court, avant d'entrer dans la conclusion... Vous commencez à entrevoir quelle sera la fin de ce tome... Alors continuons à teinter la catastrophe de minuscules touches d'espoir...


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Chapitre 42



Kuat, Chantiers navals de la République.

Les portes blindées se refermèrent. Elles les abriteraient. Pour peu de temps. Satele s’approcha de la baie vitrée qui donnait sur l’espace. Parmi la multitude de points brillants, un nuage laiteux étincelait un peu plus. Les étoiles du Noyau. Au milieu de ces lumières se trouvait Coruscant Prime. Le système où toute la République concentrait sa puissance. Celui où elle avait été frappée en son cœur.

La maître Jedi le sentait, la bataille là-bas avait pris une tournure catastrophique.

« Maître Oteg, demanda-t-elle, vous l’avez senti aussi ? »

La petite créature verte aux oreilles pointues se tourna vers elle.

« Oui, soupira Oteg. Le Temple…
- Il est tombé… »

Satele s’appuya sur sa canne. Elle sentit tout le poids de son siècle de vie s’abattre sur elle. Elle avait connu plusieurs guerres. Et elle avait déjà ressenti la même sensation, le même déchirement à travers la Force : des décennies plus tôt, alors qu’elle avait escorté des sénateurs pour des négociations de paix sur Alderaan, elle avait assisté, impuissante, au sac de Coruscant, et à la mort de nombreux maîtres, chevaliers et padawans.

L’Histoire se répétait… A nouveau, elle pouvait sentir la détresse, la terreur et la mort s’emparer du monde central de la République. Et à nouveau, elle était trop loin pour agir. Qu’aurait-elle pu faire, après tout ? Malgré sa puissance dans la Force, elle était trop âgée pour combattre. Elle ne portait même plus de sabre laser. Elle aurait déjà dû rejoindre la Force, mais celle-ci la maintenait en vie, comme si elle avait encore une mission à remplir.

Des bruits métalliques retentirent de l’autre côté de la porte. Les droïdes étaient là. Le duracier ne tiendrait pas éternellement. Satele avait pu sentir l’attaque des droïdes assez tôt pour qu’Oteg et elle puissent se défendre.

Mais elle ne pouvait plus courir. Son corps n’était plus celui du temps où elle avait affronté Dark Malgus. Même avec la Force, ses muscles étaient lents, ses os fragiles. C’était la dernière leçon qu’elle apprenait. Elle avait beau être Grand Maître du Conseil Jedi, elle restait une humaine. Le drame du temps avait la même prise sur elle que n’importe quel autre Homme. La vie d’un Jedi était décidément une profonde leçon d’humilité.

Oteg le savait. Il se tourna vers elle.

« Au bout du couloir les capsules de sauvetage sont. Les atteindre vous devez, maître Satele. Les retenir, je vais.
- Oteg, vous devez venir avec moi, l’implora Satele.
- Que ce n’est pas possible, vous savez très bien, répliqua sagement la créature en secouant la tête. Bien plus besoin de vous que de moi, l’Ordre a. »

Satele sentait qu’il avait raison. Elle sentait que la Force voulait qu’elle vive. Mais elle était déchirée de devoir abandonner ainsi Oteg, qui était un si grand maître Jedi.

Une image lui revint à l’esprit. Celle de son premier contact avec l’Empire lorsqu’elle n’était qu’une padawan. L’attaque surprise sur Korriban d’une puissance dont la République ignorait l’existence.

Son maître, Kao Cen Darach, s’était sacrifié pour qu’elle vive. Elle pouvait revoir le Zabrak, posant une main paternelle sur son épaule.

« Va, Satele, lui avait-il déclaré calmement. Tu dois suivre une autre voie. »

Elle s’était efforcée toute sa vie d’honorer son sacrifice. Elle devait continuer de le faire. L’Ordre avait encore besoin d’elle.
Elle inspira profondément puis articula :

« Que la Force soit avec vous, Oteg. »

Ce dernier hocha la tête et se retourna vers la porte en activant son sabre laser vert.

Satele lui tourna le dos et se dépêcha autant que ses jambes le lui permettaient pour atteindre les capsules de sauvetage. Elle entra dans l’une d’elles et l’activa. Elle se retourna vers l’immense station militaire qui entourait toute la planète Kuat. Elle venait de tomber entièrement sous le contrôle de ses droïdes qui avaient subitement changé de camp de façon inexplicable. L’Armée Noire avait caché un immense atout pendant tant de mois de guerre.

Au fond d’elle, elle sentit soudain un vide. Comme celui qu’elle avait senti quand maître Kao était tombé. Oteg… Une nouvelle fois, elle murmura :

« Que la Force soit avec vous, Oteg. »

Elle s’en voulait tant d’avoir fui.

Mais quelque chose attira son attention : malgré la coupure des communications longue distance, une fréquence Jedi continuait d’émettre. Elle avait reçu un message. Elle l’activa.

Le visage d’un Miraluka apparut. Eleccoï. Il avait disparu voilà plusieurs semaines sur Korriban. Il refaisait surface maintenant ? C’était… suspect.

« Maîtres Jedi, le Temple de Coruscant est tombé. Une partie de l’armée de la République s’est retournée contre nous. Cette fréquence est le dernier moyen que j’ai de vous contacter. Nous devons nous regrouper. Préparer une contre-attaque. Revenez à la maison. Rejoignez-moi tous le plus vite possible au-dessus de Tython. Nous devons faire face, tous ensemble. Que la Force soit avec vous. »

Satele n’y crut pas un instant. C’était trop facile, trop rapide. Quelque chose de nouveau se dégageait du Miraluka. Quelque chose de noir. Eleccoï avait-il basculé ?

Dans tous les cas, son message était terriblement efficace, et il était diffusé depuis le début de la bataille. En si longtemps, de nombreux Jedi avaient pu le recevoir. Ils étaient sans doute désorientés par ce qu’ils venaient de subir. Beaucoup pourraient y croire, d’autant plus qu’ils ne savaient pas encore tous que le Miraluka avait disparu. Il pourrait attirer une grande partie des survivants Jedi du noyau. Si les Sith le téléguidaient, il pourrait faire un carnage. Elle devait les prévenir. Mais comment ? Toutes les communications étaient coupées…

Non, peut-être pas toutes. Cette fréquence que les Sith avaient laissée ouverte pour préparer leur piège… Elle pourrait peut-être être sa clé pour contacter les siens !


Coruscant, Laboratoire d’Innovations de la République.

L’image sur l’ordinateur trembla un peu quand la secousse ébranla la salle mais la machine tint bon. La barre de suppression des données progressait. Colehn ne pouvait s’empêcher de penser qu’il faisait une bêtise. Mais si l’Armée Noire n’avait pas les plans du Projet Duracier, il lui serait utile, car, lui, il les avait dans sa tête. A l’inverse, s’il livrait les données à l’ennemi, il ne servirait plus à rien, et sa famille que les Sith détenaient en otage non plus. Ils seraient alors peut-être tous exécutés. Ainsi, il sauvait peut-être les siens. Mais le temps pressait. Hinn et ses droïdes allaient forcer la porte de son bureau d’une seconde à l’autre.

Le Kaleesh se retourna vers son collègue Trebla Nietsnie qui se tenait abrité derrière sa table, un blaster à la main. Il allait devoir se rendre à l’Armée Noire s’il ne voulait pas que sa famille le paie. Mais le Twi’lek méritait de vivre. Et surtout, au fond de lui, Colehn se sentait coupable. Alors il allait lui confier une mission. Pour s’acquitter de sa dette envers la République.

« Trebla, viens ici s’il te plaît, demanda-t-il. J’ai une mission à te confier. »

Nietsnie se leva de son abri et vint le rejoindre.

« Dépêche-toi, Pohol, le pressa-t-il. Les droïdes vont entrer ! »

Colehn lui tendit le bloc de données qu’il avait rédigées durant les dernières heures. Celles-ci pourraient sauver la République. C’était une façon d’alléger sa conscience de sa trahison. Il ne se sentait pas loyal envers la République, mais il avait trahi tous ses collègues. Il s’en sentait coupable.

« Ces données doivent aller à la République. Tu vas aller à ces coordonnées et tu demanderas Mako de ma part. Elle me doit un service. Elle les gardera en sécurité en attendant que tout se calme.

- D’accord Pohol, mais comment veux-tu que je sorte d’ici ? Les droïdes sont de l’autre côté de la seule porte ! »

Pour seule réponse, le Kaleesh posa la main sur le mur qui se tenait à sa droite. Celui-ci se déroba alors et dévoila une ouverture.

« Que la Force soit avec toi, Trebla, souffla Colehn.
- Que la Force soit avec toi, Pohol. »

Nietsnie lui adressa un regard empreint d’émotion et se précipita par l’ouverture. C’était un scientifique très intelligent. Il avait saisi l’urgence de la situation.

Colehn referma la porte derrière lui et revint se placer devant son ordinateur. La barre de suppression avait suffisamment progressé. Le projet Duracier était incomplet. S’il ouvrait la porte maintenant, il pourrait faire semblant d’être de bonne volonté.

Il pianota sur son clavier et la porte coulissa derrière lui. Il se retourna en levant les mains et aperçut une bonne dizaine de droïdes s’engouffrer dans son bureau.

Quel déchirement ! Il était leur principal créateur et, pour avoir laissé Hinn rédiger une partie de leur programmation, les voilà qui se retournaient contre lui !

Cette dernière pénétra dans le bureau, arme au poing. La sale traîtresse…

« Hinn ! l’accueillit-t-il. Je suis désolé, la procédure d’urgence du laboratoire s’est déclenchée avec l’alarme. Les fichiers ont commencé à se supprimer. J’essayais de les arrêter et… »

L’Humaine l’interrompit en lui tirant dans le genou, le faisant gémir.

« Cessez de me prendre pour une imbécile. Stoppez-les immédiatement ! Un geste suspect et toute votre famille meurt ! »

Il ne pourrait pas négocier. Il se retourna et pianota quelques instants puis la barre de suppression disparut. Suffisamment de données avaient disparu. L’Armée Noire ne pourrait pas se passer de lui. Il avait sauvé sa famille.

« Où est Nietsnie ? » demanda soudain Hinn.

Colehn ne répondit pas. Il devait laisser plus de temps à son collègue, sinon celui-ci n’accomplirait jamais la mission.

« Cherchez partout le Twi’lek dont je vous transmets le signalement, s’écria la scientifique dans son communicateur. Il détient peut-être des données cruciales ! »

Le Kaleesh se retourna vers elle en évitant son regard.

Hinn siffla :

« Vous jouez à un jeu dangereux, professeur. Puisque vous décidez de mettre votre famille en danger, c’est votre droit. En attendant, vous allez arrêter de nuire ! »

Il leva les yeux vers elle, juste à temps pour voir le cercle paralysant se diriger vers lui, puis sombra dans l’inconscience.
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Messagepar mat-vador » Sam 09 Nov 2019 - 21:11   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 42]

Lu!

Les références à SWTOR :love: ! Bien aimé... Surtout qu'on va revoir Satele Chan :cute: !

Quand à notre kaleesh, il paie le prix de son courage :( !

Vivement la suite :oui: !
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Messagepar Notsil » Dim 10 Nov 2019 - 14:51   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 42]

Oh, des miettes d'espoir en effet ^^ On veut y croire :)
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Messagepar L2-D2 » Mar 12 Nov 2019 - 14:37   Sujet: Re: La Tourmente de l'Ordre Tome 1 [Chap 42]

Chapitre 42 lu !

Tu as dit le bon mot : elles sont vraiment "minuscules" les touches d'espoir ! :( En revanche, les liens avec TOR sont très appréciables ! Et même moi qui n'ait pas joué au jeu, je les ai compris, c'est plutôt bon signe ! C'est l'occasion d'une excellente caractérisation du Grand Maître Satele Shan qui semble vouloir reprendre les choses en main... face au plan d'Eleccoï, qui doit être encore en train de se dire que non non, ouh là là, il n'est pas passé du Côté Obscur hein, vous n'y pensez pas...

Vivement la suite ! :oui:
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