Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

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Messagepar Dark GaGa » Mer 02 Mai 2018 - 17:49   Sujet: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

Vu que j'en ai parlé, autant me lancer, sinon, je le ferai jamais. Il s'agit de la novélisation d'un scénario de multi-table SW D6, mettant notre ami Bail Organa en difficulté à cause d'un membre de sa famille un peu indiscipliné. A l'époque où il a été écrit, il était UEC compatible. Et l'ambiance est principalement une double enquête autour d'un personnage peu connu de l'UEL, que j'ai modifié pour créer du drama. L'histoire est structurée à travers deux points de vue antagonistes.

Coruscant, an 13 de l'Empire - premier jour


500-1-256 Nord. Cible verrouillée. Passage en thermovision. Ajustement zoom… 354 %

La femme aux cheveux garance ajusta son implant de précision. La cible était à l'endroit prévu, avec treize minutes de retard, accompagnée d'un unique garde du corps armé. Elle scanna les drones-paparazzi qui vrombissaient dans le paysage.
- Saletés, éructa-t-elle en refrénant l'envie de les abattre un par un pour dégager son champ de vision.
Effectivement, avec autant de témoins, la cible n'avait pas besoin d'une encombrante protection, d'autant plus qu'elle traînait dans les lieux les plus huppés et les plus sécurisés de la capitale.
Fréquence des rondes de la garde écarlate : 35 min 42 – prochain passage dans 22 min 04
Gisela Wassid renoua à nouveau ses cheveux lisses qui s'échappaient de son chignon. Elle avait opté pour une couleur peu discrète par pure provocation, s'estimant si douée qu'elle pouvait se permettre de railler ses adversaires en se créant une posture tout à fait identifiable. Elle activa son propulseur et changea de toit pour se rapprocher de la longue silhouette en robes de cour imposantes qui poussait la porte opaque des Rêves d'Amidala.
16h26 – secteur de CoCoVille, enregistra l'implant.

*


Wergame Rosso expira longuement au moment où la princesse retourna se changer pour la douzième fois. Quatre inspire, six expire... La routine respiratoire pour décontracter ses muscles tendus. Il n'y avait rien de plus pénible que toutes ces interminables séances de shopping dans toutes les boutiques de luxe de la Cité Impériale. Roganda essayait au moins trois fois tout ce qu'il avait de plus cher, pour, la plupart du temps, repartir sans payer avec son premier choix qui représentait l'équivalent du prix d'un appartement de moyenne catégorie à Aldéra. Une ardoise impossible à éponger avec le salaire médiocre, bien que le double du sien, d'une assistante de deuxième catégorie au Sénat.
Cette fois-ci, le patron avait modifié ses ordres. Quelqu'un avait à nouveau détourné deux cent cinquante mille crédits de la caisse noire de la délégation d'Alderaan. Là où Wergame devait s'occuper de la sécurité de la princesse et l'enjoindre de ne pas s'habiller comme une putain twi'lek de luxe, s'ajoutait devoir retracer l'origine de ses dépenses.

Bail Organa se refusait d'accuser sa nièce, mais tous les faits étaient contre elle. Cela faisait des mois qu'elle séchait ses heures au Sénat pour pouvoir parader à la Cour impériale, vêtue d'improbables robes qu'elle était bien incapable de s'offrir. L'argent disparaissait des caisses d'Alderaan et Roganda scandait son ascension au Palais en multipliant les scandales en une des chroniques mondaines. La presse lui prêtait des dizaines d'amants, tous plus prestigieux les uns que les autres, qu'elle usait comme marche-pied pour se rapprocher du très envié Cercle Intérieur, et ses sorties publiques avec des tenues de plus en plus osées donnaient le la au tout-CoCo. Elle avait fait une entrée fracassante dans la haute société impériale en intégrant très rapidement le cercle sulfureux d'Alec Pradeux, le ministre de l'intérieur, le parangon de la corruption qui organisait toutes les fêtes décadentes de la Cité Impériale. Elle était copiée, moquée, jalousée, elle faisait même les beaux jours des bookmakers sur les paris qu'elle générait : sur sa chute, sur le prochain bras qui lui ferait franchir un nouveau palier courtisan, sur ses vêtements, sur une grossesse forcément scandaleuse… Depuis qu'une rumeur enflait sur un prétendant des plus inaccessibles, elle était traquée jour et nuit par les drones, ravis de fournir une proie facile à une population qui avait besoin de distraction. Wergame ne comprenait pas pourquoi le patron ne la renvoyait pas dans sa famille sur Alderaan.
- Et ça, demanda-t-elle. C'est pas mal, non ?
Le garde bondit sur ses talons. La jeune femme était ressortie de la cabine d'essayage dans une robe vaporeuse de mousseline chamarrée qui ne cachait aucune de ses formes. La robe ne couvrait ni son dos, ni son ventre, à peine quelques jeux de perles et de tissu sur la poitrine, les jupes encombrantes étaient translucides. La princesse fit quelques tours sur elle-même en battant des bras pour mettre en valeur les longues manches qui figuraient des ailes de papillon, et Wergame put constater qu'elle ne portait aucune lingerie.
- Votre Altesse, vous n'allez pas porter ça !
Les yeux noirs pétillaient d'excitation.
- Ce sera parfait pour le grand bal du printemps. Tu sais que c'est mon grand jour, Wergame ? Alec m'a promis que je serai enfin présentée officiellement, ce qui me donnera un droit d'accès permanent à la Cour. Je n'aurais plus besoin d'invitation pour y circuler.
- Princesse, vous n'allez pas vous présenter à poil devant l'Empereur.
La jeune femme se rembrunit.
- Comment ça « à poil » ? C'est de la haute couture, Wergame.
La vendeuse vint à son secours.
- C'est la dernière création exclusive printemps-été de Naboo, ce sera au contraire un discret hommage.
- Ha ! Triompha-t-elle. De toutes façons, il est comme mon oncle, il n'y connaît rien.
- Pourquoi vous ne mettez pas plutôt en avant la mode d'Aldera, princesse ?
- Parce que c'est moche. Et que les tenues naboos sont tellement plus élégantes, raffinées et tendances. Et que si je veux avoir mon accréditation permanente, rappeler à l'Empereur son monde d'origine sera une délicate et subtile attention.
- Mettez au moins une culotte. J'y connais pas grand-chose, mais le personnage est plutôt austère. Vous devriez plutôt opter pour la sobriété.
- Pfffff… n'importe quoi… Mon ami Alec, qui est, lui, membre du Cercle intérieur, et un intime de très longue date, m'a dit que mes tenues étaient très appropriées. Que j'avais un tel sens exceptionnel de la mode, qu'on devrait m'en nommer ministre… Je prends celle-ci. Emballez-la-moi, je l'emmène, je veux pas prendre le risque que la presse me l'intercepte et que des rivales me copient.
Tandis que la princesse repartait dans la cabine d'essayage, Wergame se rapprocha de la boutiquière.
- Combien ça coûte tout ça ?
- Monsieur, ce sont des questions qu'on ne se pose pas quand on veut faire plaisir à une jeune femme.
- Un peu quand même, mon patron s'inquiète des dépenses de sa nièce.
- Vous pouvez le rassurer, la princesse a un compte à blanc ouvert chez nous et il n'y a jamais eu le moindre rejet de paiement.
- Pardon ?
- Probablement un gentilhomme particulièrement généreux et raffiné, qui sait comment plaire à une jeune femme.
- Qui ça ?
- Voyons, monsieur, l'identité de notre mécène est confidentiel. Voyez avec votre maîtresse si elle a envie de vous le révéler.

*


Cible verrouillée - 17h42
Une heure et demie pour choisir des fringues… Gisela Wassid activa son propulseur pour ne rien perdre des déambulations de la cible. En théorie, elle devrait se rendre aux Joyaux de CoCo pour dévaliser les présentoirs remplis de pierres précieuses. Le garde à la mine renfrognée, qui portait les paquets, semblait partager sa lassitude.
Elle avait eu tout son temps pour réviser le dossier qu'elle avait téléchargé aux archives du BSI.
Roganda Ismaren, 25 ans. Entrée au temple Jedi en -7 avant l'Empire, avec son frère cadet, Lagan, décédé (Ordre 66).
Taux de midichloriens : 15520 (exceptionnel)
Une Jedi potentiellement puissante, si elle n'avait pas gâché son entraînement comme en attestait le rapport, extrait des archives Jedi, du maître des novices demandant le déclassement au Corps Agricole. Du gibier pour l'Inquisitorius...
Statut : Ordre 66 suspendu (an 3), sur demande de B. Organa, s. Alderaan. Accord n°1.
Une requête était en cours d'instruction pour annulation, toujours sur demande d'Organa et suscitait l'opposition farouche de l'inquisitrice Darys.
L'Empereur était décidément un homme trop bon, même si une novice Jedi, considérée comme cancre par ses maîtres, ne devait pas représenter une grave menace pour l'Empire. Il avait d'ailleurs assuré au Sénat ne rien avoir de personnel contre les anciens tyrans de la République malgré la violence qu'il avait lui-même subi, et qu'il avait consenti à la Purge à contrecœur, par devoir. Alderaan avait payé le prix fort pour récupérer sa Jedi, mais Gisela ne pouvait pas s'empêcher de penser que le souverain s'était laissé influencer par son ancienne amitié avec Organa pour lui accorder aussi facilement la vie de sa nièce, en dépit des interêts de l'Inquisitorius. Heureusement qu'il était entouré par des hommes comme Pestage ou Vador, plus fermes, plus impitoyables pour atténuer sa propension à la générosité.
Clic. Une mince aiguille jaillit de son gant pour perforer sa cuisse, elle serra les dents tandis qu'elle enfonçait la lame dans sa chair, jusqu'à ce que la douleur lui coupât le fil de ses pensées subversives. Ne pas douter, jamais.

Vue obstruée – perturbations électro-magnétiques.
Gisela essuya le filet de sang sur son pantalon et arma son fusil snipper, ce n'était pas normal. La nuée de drones qui vrombissaient autour de sa cible ne devait pas perturber son implant. Il y avait quelque chose d'autre. Elle entendit un bruit de speeder, incongru dans une esplanade piétonne vouée à la flânerie.
Nouvelle cible – S-Swoop- vitesse 256 km/h – vitesse max 650
Mitraillage, cris, foule en panique. Les drones partirent en éclat. Un conducteur, un tireur.
Cible verrouillée – localisation : tête.
Le swoop perdit sa trajectoire pour s'écraser en tonneau contre un mur.
Touche : tête. Cible neutralisée.
Gisela se posa à proximité, la garde écarlate de Coruscant était déjà en train d'intervenir. Le garde du corps semblait blessé, mais aucune trace d'Ismaren.
Mode recherche activée. En cours... cible localisée.
Elle leva la tête et aperçu la jeune femme perchée sur la devanture, à plus de trois mètres du sol. Comment avait-elle pu bondir à une telle hauteur en une fraction de seconde ? Truc de Jedi… Mission accomplie.
Modifié en dernier par Dark GaGa le Ven 11 Mai 2018 - 22:58, modifié 1 fois.
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Messagepar Jagen Eripsa » Jeu 03 Mai 2018 - 22:50   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW Infinities

Bienvenue par ici ! Effectivement, après le teasing de Cusset, il fallait passer à la publication... :D

Ma foi, c'est intéressant, on sent qu'il y a des connaissances sur l'UEL ! Hâte de voir ce que ça va donner. :)
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Messagepar Dark GaGa » Ven 04 Mai 2018 - 15:37   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW Infinities

Merci, il y a eu des heures d'encyclo :)

Suite du 1er jour

Dévaronien. Wergame avait pu entrevoir les corps emportés tandis que les secours lui posaient le medpac. Courageux, les malfrats, pour oser s’aventurer dans une cité où l'Empire avait banni les non-humains avec une rare brutalité. Les deux assassins avaient été abattus par un tireur mystérieux. Dans la confusion, il avait cru percevoir une femme en combinaison noire, armée d'un fusil de précision, aux cheveux écarlates peu discrets, en train de discuter, ou plutôt interroger la sécurité, avant de rapidement s'évaporer. BSI, probablement... La princesse étant une personnalité montante, rien d'étonnant à ce que les cafards de l'Empire gardassent un œil dessus.
Il évita le datapad qui s'écrasa contre le mur. La tempête Roganda venait d'éclater, comme à chaque fois que la princesse avait une contrariété.
- C'est pas juste, éructait-elle. Tu n'as pas le droit de m'empêcher de sortir ! Je suis adulte et c'est mon grand soir.
Wergame soupira et avala son anti-inflammatoire.

Il avait rarement vu le patron en colère, surtout s'agissant de sa nièce. Il lui avait toujours tout passé. Wergame pouvait encore se souvenir de cette terrible nuit où il l'avait accompagné devant le temple en flammes, envahi par les clones. Nul à part lui savait ce qu'il était venu y faire : chercher les enfants. Lagan, brillant padawan. Il était mort, probablement ce soir-là, tué par le boucher de l'Empereur, comme des centaines d'enfants. Et Roganda, la mauvaise élève, prétendue morte, qu'ils avaient fini par localiser, deux ans plus tard. Elle avait réussi à s'évader, gamine amaigrie, couverte de crasse et de cicatrices, le regard fou, tatouée au visage comme un condamné sur un monde primitif. Le patron avait blêmi avant de détruire le rapport des médecins, sa nièce avait été traitée avec une indicible cruauté, et il portait depuis sa triple culpabilité.
Triple, car il avait jadis soutenu le sénateur Palpatine dans la course à la charge suprême, puis ne s'était que modérément opposé, restant dans l'ombre tandis que d'autres s'agitaient. Et quand sa sœur en larmes était venu le supplier de sauver ses enfants, il lui avait froidement récité les règles de la République et laissé les Jedis les emporter. Le regard culpabilisant d'Elléandra ne l'avait jamais quitté. Et enfin, il avait échoué. Lagan avait été tué et sa sœur martyrisée. Et à chaque fois qu'il voyait cette étrange lueur dans les yeux noirs de Roganda, le patron pouvait sentir le poids de ses choix ratés.

- Elle aura toujours un problème de maturité, avaient prophétisé les psychiatres. Elle aura l'air d'une adulte, mais dans certains cas, elle sera incapable d'agir comme telle.
Pourtant, la petite Jedi avait défié les diagnostics. Après trois ans d'apathie et de profonde dépression, elle sembla reprendre vie au contact de sa petite cousine Leia, qu'elle materna en lieu et place de parents très occupés, et entama très sérieusement des études jusqu'à décrocher un doctorat de sciences politiques à l'université d'Aldera. Ce fut qu'une fois arrivée sur Coruscant qu'elle commença à faire n'importe quoi. Sortir jusqu'à l'aube, sécher le travail, attirer l'attention jusqu'à devenir la fêtarde la plus en vue de la Cité Impériale, et couvrir de honte sa famille.

- Suffit, Roganda. Tu viens d'échapper à un attentat, tant que la lumière ne sera pas faite sur le sujet, tu resteras en sécurité ici. Je ne sais pas qui tu as provoqué avec tes frasques, autant éviter de rajouter un scandale supplémentaire.
- Des courtisans jaloux qui envient mon entrée dans le Cercle Intérieur, c'est pour ce soir, et ils font tout pour me gâcher la fête, et toi, tu marches dans leur jeu !
- Je ne veux pas le savoir. Depuis que tu tournes autour de cette cour de dégénérés, tu fais n'importe quoi.
- Dégénérés ? Je crois me rappeler que tu avais approuvé ma décision d'aller me trouver un protecteur, un mari bien loyal pour faire oublier mon passé. Mon passé dont tu es responsable, puisque c'est à toi que je dois le fait d'avoir été enfermée dans ce temple de criminels... Si tu avais empêché les Jedis de m'enlever...
Le patron soupira...
- Roganda... J'ai peut-être commis une erreur, il est temps de la rectifier. Tu es peut-être majeure, mais je reste ton supérieur. Tu es assignée à résidence jusqu'à nouvel ordre.
Wergame sourit et verrouilla la porte avant de s’asseoir devant. Dans son dos, la voix de la princesse déroulait un chapelet d'insultes.
- Bonne nuit, votre Altesse, ironisa-t-il.

*


Gisela posa un genou à terre, refrénant le malaise qui venait de la saisir. Il y avait quelque chose de profondément malsain qui se dégageait de son hôtesse, comme chez tous les inquisiteurs. Ces êtres armurés de noir, suintant la haine, la rage envers les ennemis de l'Empire. Mais Ameesa Darys dégageait quelque chose de réellement pervers...
- Alors, agent Wassid, vous avez des nouvelles de cette petite ingrate ?
Gisela leva les yeux et avisa les triangles rouges tatoués de part et d'autres des yeux de l'inquisitrice et sous sa lèvre blafarde. Le même tatouage que sur le visage de sa cible.
- C'est moi qui l'ai formée et marquée...lut la créature dans son esprit. J'avais de grands projets pour une petite si pleine de promesses. Mais cette ingrate a préféré me quitter, malgré tous nos bons moments... Notre maître a choisi de faire plaisir à un vieil ami... Mais j'ai placé une clause dans le contrat, si elle utilise ses pouvoirs, si elle les développe, tout devient caduc... elle m'appartiendra... Faites-moi plaisir, pincez-la avec un sabre-laser. Votre rapport ne vaut rien, il me faudra un peu plus de concret… Je ne ferai pas blocage à Organa avec une femme qui se met à couvert dans une fusillade...
- Bien, excellence. Mais qui vous dit qu'elle a un sabre-laser ?
- Cette petite sotte s'est évadée avec deux sabres, celui de son frère et le sien... Je suis sûre qu'elle n'a pas renoncé comme prévu à ses talents... Quand on goûte au pouvoir du Côté Obscur, c'est une drogue dont on ne se sépare jamais.
- Je ne sais pas de quoi vous parlez, excellence. Mais les rapports précisent qu'elle est trop faible pour l'Inquisitorius.
- Les rapports n'ont aucun sens, c'est moi qui l'ai découverte et testée... Ne vous laisser pas leurrer comme l'a été cet incapable qui se prétend Grand parmi nous... Vous avez dit comment s'appelait son protecteur ?
- La vendeuse a fini par cracher le nom d'un seigneur Kraata. Inconnu des fichiers. Probablement un pseudonyme.
L'inquisitrice eut un étrange rictus.
- Sale petite garce... siffla-t-elle. C'est comme ça qu'elle essaye de m'échapper ?
- Je ne comprends pas...
- C'est un code prioritaire de niveau pourpre... Il va falloir faire vite... Traquez-la, Wassid, faites la tomber... Prouvez qu'elle a trahi sa promesse.

*


- Foutue garce.
Wergame sentit la douleur lancinante remonter le nerf le long du bras jusqu'à l'épaule au moment où il accéléra. Cette garce avait trouvé le moyen de s'enfuir par la fenêtre et de soudoyer les gardes pour obtenir un speeder. Elle conduisait comme une pilote de pods et il avait du mal à la suivre, ce qui était idiot, vu qu'il savait où elle se rendait. Il décrocha et fila directement au palais.
- Foutue tête de Hutt.
Quand elle avait une idée en tête, elle ne la lâchait pas. Elle s'était posée dans le secteur protégé et avait pris son temps pour se recomposer une tenue. Cheveux noirs simplement tressés en deux longes nattes sous un diadème en forme d'antennes, le visage fardé de blanc, la mousseline dansait sur ses pas, comme des battements d'ailes. Les triangles rouges rejaillissaient comme des larmes de sang sur sa peau blanchie. Wergame sortit de sa planque pour lui barrer le passage.
- Princesse... vous allez faire demi-tour.
- Et risquer ma vie hors du secteur protégé ? C'est ce que tu veux, Wergame ? Tonton Bail va t'en passer une, s'il m'arrive encore quelque chose… ne serait-ce que pour avoir mal gardé la porte.
Il lui rendit son sourire. La garce avait gagné, elle le prit par la main et sautilla pour rejoindre l'entrée des invités. Il aperçut un homme en manteau de brocart pourpre, au visage lifté tellement recouvert de fond de teint qu'il était ridicule, aller à sa rencontre.
- Très chère, pépia-t-il avec une voix aiguë en lui bisant une joue de ses lèvres peintes, j'étais mortifié à l'idée de ne pas te voir arriver. Un souci ?
- Rien d'important, Alec, je n'aurais raté ma soirée pour rien au monde. Tout se passe bien ?
- Merveilleusement bien, tu as de la chance, il n'est pas encore arrivé. Mais je te préviens, il est un peu ronchon en ce moment. Une histoire de chantier qui n'avance pas dans la Bordure Extérieure... Je crois que ce parasite de Tarkin a pris un de ces savons...
Le ministre de l'Intérieur se renfrogna en posant son regard sur Wergame qui venait de lâcher la main de la princesse pour faire deux pas en arrière.
- Tu es venue avec un prétendant, chérie ?
- Hein ? Non, c'est mon garde du corps, l'objet de mon retard. Mon oncle devient assez pénible au sujet de ma sécurité.
- Ah, je me disais qu'il faisait un peu trop basse classe pour toi.. j'ai entendu cette histoire. Rassure-toi, très chère, j'ai mis tout le BSI sur l'affaire. D'autant plus que Sa Majesté est au courant et est très contrarié à l'idée qu'on tente d'abattre une de ses courtisanes des plus en vue en plein quartier protégé... Mais oublions tout ça, j'ai concocté un cocktail qui devrait nous faire oublier tous ces tracas… Ma chérie, ta robe est magnifique, tu vas encore briser des cœurs, je vais devoir encore réquisitionner les services d'urgence...
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Messagepar Pic » Mer 09 Mai 2018 - 8:38   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW Infinities

Je ne suis pas fan d'infinities, mais j'ai été intrigué par le titre de ta fic. Je viens de lire la première partie, et j'ai bien fait de faire un détour ! Le texte est rythmé, et les informations données par les implants de Gisela sont très bien rendus sous forme d'inserts. On imagine bien ce que ça donnerait en réalité augmentée. Le suivi des frasques de Paris Hilton la princesse Ismaren est amusant, surtout à cause de la présence "vieux-jeu" de Wergame. Et le fait qu'elle ait été apprentie Jedi donne une dimension de plus au récit.
Bref, tu as bien fait de te lancer, c'est du tout bon :) Et comme le récit est issu d'une partie de SW D6, j'imagine que tu as déjà toute l'histoire en tête...
Pic
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Messagepar Dark GaGa » Mer 09 Mai 2018 - 16:09   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW Infinities

Merci.
J'ai mis Infinities parce que j'ai modifié un personnage UEL pour corser le drama (la princesse-nunuche). Sinon, ça reste canon-compatible, c'est beaucoup plus tard que ça vire à l'infinities, quand mes joueurs ont volé les plans de l'EN à la rebellion et foutu une merde pas possible dans la galaxie. Oui, j'ai l'histoire finie, mais je l'adapte pour que ça soit cohérent et lisible, je ne garde que la trame du scénario.
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Messagepar Dark GaGa » Ven 11 Mai 2018 - 13:44   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW Infinities

________________________________________
NUIT

Cible verrouillée.
Gisela esquiva les avances d'un Moff de la Bordure Extérieure aux pupilles totalement dilatées, et ravala son dégoût devant une telle décadence. Pyramides de nourriture des plus exotiques, fontaines dégoulinantes d'alcool et de drogues, elle venait de confirmer ce qui se chuchotait dans les couloirs du BSI : que le ministre détournait toutes les saisies de ses services pour les mettre à disposition de ses invités. Rivalisant d'extravagance, les courtisans tournoyaient dans des rondes échevelées, bien éloignées de la sobriété de l'Ordre Nouveau. Ils riaient, s'amusaient, s'empiffraient, innombrables parasites et la cible semblait à son aise parmi eux, avalant verre après verre, se joignant aux danses avec une grâce indécente. Elle n'avait rien d'une Jedi. Gisela pouvait l'affirmer avec assurance, elle avait jadis assez côtoyé ces créatures froides, sans âme, qui rejetaient toute envie, tout attachement, tout ce qui faisait la joie et la tristesse de la vie, pour mieux concentrer leur esprit sur leur avidité de contrôle. Roganda Ismaren se jetait avec passion dans le vice et la perte de soi.
Elle observa le brusque mouvement de foule vers vingt-deux heures vingt, lorsque apparut une fragile silhouette enveloppée de noir, encadrée de gardes rouges, et accompagnée de deux hommes en robe pourpre. Gisela porta sa main gantée sur son cœur qui s'emballait.
Il était toujours égal à lui-même, arborant sa face ravagée sous la bure de deuil, il avait toujours refusé la facilité de la chirurgie esthétique et exhibait ses blessures comme un étendard. Il portait sur son visage toutes les horreurs de la guerre civile, il était le vivant témoignage de toutes les souffrances de la galaxie auxquelles il avait mis fin par son sacrifice.
Elle regarda le ballet des quémandeurs qu'il écartait avec mépris. L'homme qui avait juré de mettre fin à la corruption de la République semblait plus qu'incongru au milieu de la fange. Gisela admira son flegme et son sens du devoir, à tolérer au plus proche de lui pour mieux la contrôler, toute cette souillure qu'il ne parvenait pas encore à éradiquer, tant la résistance à l'Ordre nouveau était grande. Sa tâche était immense. Il avait ramené la paix et unifié la galaxie, mis fin à la tyrannie multi-millénaire des Jedis, il faudrait des générations pour purger l'Empire des miasmes de vingt-mille ans de corruption. Elle sentit sa poitrine se gonfler de joie, fière d'être un maillon de cette nouvelle génération, fière de vouer sa vie à un tel homme.
La cible pénétra dans son champ de vision, sautillante sur ses pieds nus au bras du ministre, qu'elle lâcha pour une virevoltante révérence et Gisela aperçut avec horreur, à la lueur des torches plasma, qu'elle était nue sous la mousseline translucide. L'Empereur ne sembla pas s'en formaliser et lui adressa un bref échange de quelques minutes avant de s'isoler avec sa suite. Un sourire éclatant éclaira le visage de la jeune femme qui retourna à sa danse sous les regards envieux des courtisans. L'obsession de l'inquisitrice était tout aussi malsaine que ridicule. Si cette catin imbibée était une Jedi dangereuse, Gisela était la reine des Hutts.

*

Foutue garce.
Wergame remâchait sa colère, ce n'était pas la première fois que la princesse le mettait dans une position délicate. Il était fatigué, les fêtes de Pradeux duraient jusqu'à l'aube, et il ne se voyait pas encaisser une nuit blanche. Désarmé, un capteur attaché à sa nuque, il était cantonné aux vastes couloirs du Palais entourant la grande salle de cérémonie. Roganda pouvait sortir par n'importe quelle porte et le planter ici. Elle avait un amant au Palais, le patron s'était assez montré aussi curieux que soulagé, lorsqu'il lui avait révélé qu'elle avait trouvé quelqu'un de suffisamment fou et riche pour lui ouvrir des comptes à blanc dans toutes les boutiques de luxe de CoCoVille.
- Je n'imaginais pas une seconde Roganda détourner des fonds. Elle est devenue frivole, mais pas malhonnête. Je ne pourrai pas longtemps la protéger, et vu sa réputation, Rouge pense qu'il sera impossible de lui trouver un parti sur Alderaan. Elle et sa mère sont d'accord sur le fait qu'il vaille mieux qu'elle se trouve un impérial suffisamment bien placé pour lui servir de paravent, quand... si...enfin...
Wergame avait compris. Il savait où était passé toute la flotte militaire d'Alderaan après le désarmement de la planète. Il savait à quoi servait la caisse noire de la délégation, toutes ces réunions secrètes tard dans la nuit. Même s'il avait du mal à l'admettre, Roganda serait en sécurité au cœur de l'Empire, et une source intarissable de renseignements.

*


- Il est vingt-trois heures, que la fête commence, s'exclama Pradeux, en laissant théâtralement tomber son manteau de cour.
L'Empereur venait de quitter les lieux et la musique redoubla. Gisela se fondit dans l'ombre, la fête prenait cette fois-ci une tournure des moins ragoûtantes. Ces dégénérés attendaient que leur maître tourne le dos pour plonger dans une immonde orgie.
Recherche en cours... cible verrouillée.
La cible sembla prendre du recul, titubant sous l'effet de l'alcool, elle interrompit sa danse étrangement hypnotique. Gisela l'avait toujours gardée à portée d'implant, et lui concéda d'être magnifique. Roganda était très loin des standards athlétiques de l'Ordre Nouveau, elle était petite, comme beaucoup d'Alderaanes, et plutôt potelée, avec une silhouette en poire. Mais dès qu'elle bougeait, qu'elle souriait, il se dégageait d'elle un charme presque surnaturel, qui attirait les regards comme des aimants.
La traqueuse du BSI reconnut cette sensation, l'ex-Jedi devait certainement employer la Force, elle sentait son esprit entraîné lutter entre l'attraction et la méfiance, quelque chose d'électrique palpitait en elle. Visiblement, les courtisans y étaient sensibles, Gisela la vit repousser, parfois durement, les mains agripeuses pour se rapprocher d'une porte dérobée.
Maintenant.
L'étrange sensation disparut et la cible parut ordinaire, elle sautillait en battant des manches et fredonnait une chanson ridicule à base de cris d'oiseaux. Complètement ivre.
Elle passa devant un duo qui discutait calmement devant un élévateur pour leur griller la politesse, tout en continuant de battre ses longues manches de papillon.
Robe noire, robe pourpre, garde rouge à proximité. Cette folle était en train de frétiller stupidement devant l'Empereur. Gisela se sentit tout aussi mal à l'aise que le premier ministre qui afficha une franche grimace. Et à nouveau, elle fut captivée par la belle danseuse et trouva exquis les lents mouvements de bras et de hanches. Elle n'avait qu'une seule envie : que cette danse ne se terminât jamais, sauf pour tendre les mains et l'attirer contre ce corps généreux.
La silhouette sombre fit un geste pour renvoyer sa suite et marquant son pas de brefs chocs de canne, alla se positionner à côté de l'insolente.
- Cette fête est-elle si ennuyeuse pour que le plus joli papillon de la Cour la quitte si rapidement ?
Roganda continua à onduler d'un pied sur l'autre et se mit à pouffer.
- Horrible, surtout depuis que votre Majesté est partie.
- Et à quel étage se rend le papillon ?
- Le même que vous, susurra-t-elle. Vous souhaitez réserver une place ?
- Passe devant, papillon...
Au moment où il monta, Gisela sortit de sa fascination pour intercepter un étrange geste, Roganda se retourna dans une gracieuse pirouette et passa sa main devant les yeux de son compagnon en chuchotant quelque chose. Elle avait déjà vu ça pendant la guerre. Truc de Jedi. Cette idiote était en train d'utiliser un truc mental de Jedi sur l'Empereur.
Le sas se referma sur le rire ravi de ce dernier.
- Reculez, ordonna le garde.
Gisela s'enfonça un ongle pour se lacérer un avant bras couvert de cicatrices, jusqu'à ce que la douleur fut lancinante, jusqu'à saigner. Souffrir pour se punir, se punir d'avoir douté. Celui qui avait été le chancelier suprême avait résisté à quatre maîtres Jedi, comment pouvait-elle imaginer le croire en danger face à une novice qui tenait à peine sur ses jambes ? Elle avait failli.
Elle aperçut à peine la femme étrange, chauve, qui se cachait dans l'ombre et espionnait la scène avec une rare colère froide.
Identification en cours... L'implant suivait sa routine automatique. Sly Moore, Cercle Intérieur, code pourpre.
Gisela sentit ses muscles se détendre brusquement. Sly Moore, la « Reine de l'Empire »... Si les chroniques mondaines lui prêtaient un rôle des plus privés, l'agent du BSI savait réellement pourquoi cette alien mutique était aussi proche de l'Empereur. Les Umbarans étaient reconnus pour leurs talents de protecteurs mentaux. Une rumeur prêtait aussi à la race une faculté de lire dans les intentions de leurs interlocuteurs et de les modifier. Les yeux blancs semblèrent la transpercer au plus profond d'elle. La honte, le doute. Sa main alla d'elle-même s'infliger une blessure de plus... La Jedi doit mourir. La Jedi doit mourir... Non. Ce n'est pas ma mission... Blanc.

*

- Princesse ? Enfin... D'où sortez-vous ?
Wergame était soulagé à l'idée de pouvoir enfin se reposer, il n'était que deux heures du matin. Roganda tituba en sortant de l'ascenseur, elle avait la tiare de travers sur ses nattes défaites, le rouge à lèvres effacé et un air réjoui.
- Ça fait des heures que je vous attends, vous étiez où ?
- Rhooo, ça va, je suis passée voir un copain qui habite là-haut. On a pris un verre et discuté.
- Discuté ? C'est ça, vous avez une tête de sortie de lit. Et il est comment votre petit copain ? Il est célibataire au moins ?
- Oooooh ouiiiii... suis pas idiote, si je dois me trouver un mari, je vais pas courir un marié...
- De rumeurs parlent de Pradeux...
- Alec ? N'importe quoi, il est marié avec une sorte de riche tromblon... Et puis je suis pas du tout son genre...
- Alors qui ?
- Secret... Wergame, je veux dormir...
- Il est pas très galant, votre amoureux, de vous chasser en pleine nuit...
- Pfffffff... tais-toi... Tu n'y connais rien. Il y a rien de plus vulgaire dans la bonne société, que de dormir avec quelqu'un. De lui infliger ses ronflements, sa bave, sa mauvaise haleine et les plis de l'oreiller sur le visage. Vais me trouver un canapé... trop crevée...
- Vos chaussures, votre Altesse... Non, mais vous n'allez pas dormir dans le couloir, non ? Princesse !
Il la saisit par la taille et la hissa sur son épaule. Fichue garce. Quand elle dormait, elle ressemblait à une poupée. C'était difficile de lui en vouloir, songeait-il alors qu'il la coucha dans le speeder, elle avait le visage de l'innocence brisée. Une douceur qui balayait toute folie lorsqu'elle s'abandonnait. Quelque part, il enviait celui qui aurait le courage de faire briller une flamme dans ce cœur fragile. Pauvre petite. S'il n'y avait pas eu cette guerre en préparation, Wergame se serait bien porté volontaire pour protéger cette petite princesse vouée au malheur dès le berceau. Quand avait-elle eu des instants de joie ? Il était jeune employé lorsqu'il avait entendu pour la première fois les hurlements de la gamine arrachée à sa mère. Si Lagan était resté stoïque, conscient de son importance, Roganda était terrifiée à l'idée d'être enfermée pour toujours, puis la Purge, la terreur... ce dossier médical qu'il n'avait jamais lu, si atroce que le patron l'avait fait détruire après lecture... et cette menace permanente sur sa jolie tête... Il comprenait qu'elle puisse vouloir vivre intensément ces rares instants de liberté, qu'elle puisse se chercher un Moff ou un ministre, un homme suffisamment puissant pour écarter l'ordre d’exécution qui s'abattrait sur elle lorsque Bail Organa tomberait le masque du sénateur loyal.
- J'espère qu'il vous rendra vraiment heureuse, princesse...
Il se tourna pour remettre la tiare qui avait glissé, caressant le visage détendu. Son doigt glissa sur les triangles écarlates sur la peau. Quel monstre avait pu la défigurer à ce point... Lueur rouge. Il donna un brusque coup sur le côté pour faire virer le speeder. Une attaque, encore. Il avisa deux poursuivants.
- Princesse, ça va secouer.
Cela allait être facile de foncer, tout en esquivant les tirs et en essayant de riposter, rumina-t-il. Roganda ronflait à l'arrière, totalement ivre morte, estima-t-il, et incapable de le seconder. Ça allait être un massacre. Il zigzagua au milieu de la circulation, il n'avait pas le talent de la princesse pour semer ses poursuivants. Touche, il sentit le tir érafler la carrosserie. Il devait tenir au moins vingt minutes avant d'être en sécurité.
- Décidément, princesse, on vous en veut. Pourquoi faut-il que vous désobéissiez sans arrêt?
Les tireurs ne lâchaient pas. Deux explosions. Wergame se retourna, les speeders venaient d'exploser.
- Il s'est passé quoi, là ? Princesse, je retire ce que j'ai dit, vous avez aussi un protecteur efficace...
Roganda se redressa et se mit à vomir par dessus la portière.

*


Cible neutralisée.
Gisela replia son lance-missile, et s'effaça dans la nuit. Ismaren avait des ennemis coriaces, bien renseignés, mais rien qu'un agent d'élite du BSI ne pouvait éliminer. La Jedi doit mourir. Ça, c'était une erreur. Gisela considérait cette intrusion dans son esprit comme un viol. Si elle devait recevoir un ordre d'exécution, il devait passer par la voie officielle et certainement pas par un moyen abject qui rappelait les méthodes des pires ennemis de la galaxie. L'Inquisitrice Darys, Sly Moore, ça faisait trop de huiles interférant autour d'une gamine un peu trop ambitieuse... des puissants qui partageaient des pouvoirs similaires à ceux des condamnés de l'Ordre 66 et qui en abusaient sur des gens comme elle, et rien que pour ça, Gisela les détestait. Ça puait. Mais ça tombait bien, le BSI était habilité à fouiner dans toutes les affaires nauséabondes de l'Empire, et l'agent d'élite se sentait une âme de nettoyeuse.
- Vous venez de gagner un sursis, princesse, dit-elle à la silhouette qui était en train de vider son trop plein d'alcool et de drogues au dessus des lueurs de la capitale.
Modifié en dernier par Dark GaGa le Lun 18 Juin 2018 - 15:27, modifié 1 fois.
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Messagepar Dark GaGa » Mer 23 Mai 2018 - 16:19   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

JOUR 2 - MATIN

Wergame sursauta en voyant la porte exploser, enfin exploser était une litote pour dire « ouverte délicatement ». Roganda fit son entrée en nuisette, les cheveux en pétard et la mine froissée avec des traces d'oreiller.
- Non, mais ça veut dire quoi tout ça ! J'ai ces cafards d'impériaux qui sont en train de retourner ma chambre !
- Dix heures, vous êtes matinale, princesse, railla le garde. Je m'attendais pas à vous voir debout avant quinze heures.
- C'est un scandale, j'ai toute une horde de banthas en train de fouiller mes culottes.
- Parce que vous avez des culottes ?
- Suffit, Wergame... intervint le patron. Et toi, Roganda, je te conseille de faire profil bas, parce que c'est à cause de tes frasques si nous en sommes là. Nous avons une descente des brigades financières qui fouillent tous nos dossiers. Et tu devrais être au Sénat depuis une heure.
- Mes frasques ? Je me fais tirer dessus et c'est ma faute? J'ai des assassins aux fesses et c'est moi qu'on vient réveiller aux aurores comme un malfrat ? Et puis je suis en congés ce matin, je rappelle que moi, j'avais quelque chose d'important hier soir. Pas comme certains !
Bail Organa eut un air las.
- Wergame...
- Oui, sénateur. Princesse, vous faites la une ce matin. On ne parle plus que de ça, ça va jusqu'à éclipser la pétition solennelle que Chandrila devait présenter au premier ministre cet après midi, devant l'assemblée plénière.
- Oh, je vais pleurer… j'ai empêché Mothma de faire son cirque ridicule au Sénat… gnagnagna l'Empire est vilain et je suis pas contente…
- Princesse… c'est sérieux, là. La presse s'est amusée à comparer votre fiche de paye et vos heures réelles de présence à votre poste. Bon, tout le monde sait que vous séchez vos heures, et vous avez déjà eu des avertissements, mais c'est plus grave. Tous les médias ont reçu une lettre de dénonciation, un de nos comptables, d'après nos sources. Non seulement votre oncle est accusé de vous fournir un emploi fictif, et pas qu'à vous d'ailleurs car ils insinuent que la responsable qui certifie votre paye doit pas plus travailler que vous, mais en plus, lui et vous êtes accusés de détournement de fonds massifs... voire de trahison selon les plus virulents.
Roganda se calma immédiatement et blêmit.
- Si ce soir, je ne suis pas en prison et toi avec, reprit Organa, l'Empire procédera à une expulsion et une saisie de nos comptes. Avec tout ce que ça signifie... La brigade financière est en train d'examiner nos dossiers. Et rappelle-toi que tu es toujours une Jedi en fuite aux yeux de l'Empire...
- C'est pas possible, mon oncle... L'Empereur a suspendu l'Ordre 66... Je l'ai vu hier et...
- Parce que j'ai payé le prix fort et que je lui avais fait une proposition qu'il ne pouvait refuser. Le désarmement d'Alderaan et la cession de sa flotte en échange d'une novice Jedi inoffensive... Mais aujourd'hui, je n'ai plus rien à échanger, la flotte a disparu dans l'hyper-espace et l'Empire me regarde, depuis, d'un mauvais œil. Au point que j'ai dû renoncer publiquement à mes convictions et laisser Mon Mothma se débrouiller seule avec sa pétition solennelle.
- Attends, je vais appeler Alec sur sa ligne privée, c'est le ministre de l'Intérieur, il va rappeler ses sbires et va tout arranger.
- Princesse, le scandale a éclaté... Vous êtes en train d'être humiliée sur tous les canaux… Et votre réputation un peu frivole n'a rien arrangé.
Elle bondit sur le communicateur. Contrairement à ce que Wergame avait estimé, Roganda avait encore du crédit, une voix précieuse un peu pincée répondit assez rapidement, sans passer par toute une interminable liste d'intermédiaires.
- Ah, très chère... Je suis effroyablement navré, mais je peux pas faire grand-chose à part espérer que mes services ne tombent sur rien de compromettant.
- Et... et mon entrée dans le Cercle Intérieur ?
- Compromis... Tu sais qu'il est très sensible aux scandales, chérie, il t'aime bien, mais il aime encore mieux sa tranquillité.
- C'est pas vrai... Alec... tu peux les stopper, ce sont tes services...
- Je suis sûr que c'est une vilaine cabale, chérie... Fais la lumière sur cette affaire et ce sera rapidement oublié.
Roganda sembla soudainement abattue. Une expression qu'il avait rarement vu chez elle, tant elle semblait obtenir tout ce qu'elle voulait avec l'assurance d'une princesse trop gâtée.
- Et votre chéri, princesse ? C'est peut-être le moment pour lui de montrer ce qu'il vaut.
- Il n'interviendra pas...
- Charmant, votre prince...
- Roganda, reprit Organa, c'était une erreur de te laisser t'exposer à Coruscant. J'appelle ta tante Rouge et tu rentres sur Alderaan.

*


« Debout Coruscant, il est sept heures au fuseau horaire du Palais, l'heure de se lever dans l'enthousiasme pour servir l'Empire. Un épouvantable scandale a éclaté ce matin, éclaboussant l'une des personnalités les plus en vue de la Capitale. Une lettre anonyme accuse la princesse Roganda Ismaren d'Alderaan, qui vient d'être officiellement introduite à la Cour et pressentie au Cercle Intérieur, d'avoir détourné des millions au Sénat pour financer ses robes. Le Sénateur Organa, qui siège à la commission des Finances, et qui ne cesse de pointer une corruption aussi fictive dans l'Empire que le travail de sa nièce, est impliqué pour complicité, emploi fictif et détournements de fonds. Le BSI a été chargé de l'affaire, nul doute que c'est l'heure du ménage chez Monsieur Propre. »

Gisela Wassid n'aimait guère ce genre de réveil après quatre heures de sommeil insuffisantes.
Elle avala rapidement une soupe protéinée en se repassant rapidement les données de la veille. Les mercenaires qu'elle avait abattus étaient des Lames de Khota, un groupe très connu de tueurs à gages pour la bonne société. Leurs tarifs étaient prohibitifs, proportionnels à leurs résultats. Leurs contrats étaient garantis, aucune cible ne leur échappait. Ils mettaient même un point d'honneur à boucler le contrat même si le commanditaire mourait.
La Jedi doit mourir.
Sly Moore... La « Reine de l'Empire » s'était trahie en essayant de forcer son esprit. Et à présent, la brigade financière était lâchée sur sa proie. Avec l'inquisitrice, ça faisait de trop gros moyens pour une seule cible. La princesse avait dû plonger dans un sacré nid de Kiliks pour provoquer un tel déferlement de haine...
Message reçu – Code I-rouge-5DA - Maintenez votre surveillance, c'est à présent que le masque va tomber. Inq D.
Elle leva les yeux vers le portrait officiel qui ornait l'alcôve. Le sourire figé sous le voile sombre avait toujours pour don de la rassurer.
- Il y a quelque chose de pourri dans votre Empire... Mais rassurez-vous, je suis là pour ça... Pour me salir afin que vos mains restent propres.

*

Wergame soupira en entendant la princesse expulser à coup d'injures les impériaux qui fouillaient son dressing. Elle sortit d'un pas décidé, moulée de noir sous une bure de la même couleur. Elle avait attaché ses cheveux dans un rapide chignon. Il y avait quelque chose de profondément décalé à la voir habillée aussi sobrement.
- Princesse, où allez-vous ? Je crois que vous oubliez vos diamants et vos dentelles...
- Wergame, il faut qu'on agisse, vite. D'accord, j'ai déconné avec le boulot. Je vais démissionner, poser tous mes congés et rembourser le reste. J'ai des crédits, tu sais...
- C'est ce qu'on vous reproche, princesse... d'avoir de l'argent… trop même.
- Je l'ai gagné, légalement...
- Faudra le prouver...
- Il provient de fonds spéciaux de l'Empire. Ne me pose pas de question. Il faut qu'on retrace ces accusations. Je ne retournerai pas sur Alderaan ! Je ne laisserai pas Rouge me marier de force avec un fin de race !
- Si vous voulez de l'aide, princesse, il va falloir cesser vos cachotteries. Pourquoi on vous en veut ? Et c'est quoi cette histoire de fonds impériaux ?
- Je te l'ai dit, de la jalousie. Et j'ai fait quelques affaires avec le Palais.
- Princesse...
- Je suis sur le point d'assurer ma position, et mes amitiés font des envieux. C'est comme ça que ça marche à la Cour. J'ai manqué de prudence.
- Princesse, si vous devez vous trouver un homme digne de vous, sachez qu'un homme amoureux fera tout pour vous tirer de ce mauvais pas, et non pas se détourner de vous à la première épreuve.
- Ce n'est pas comme ça que ça se passe à la Cour... c’est à moi de prouver que je mérite le rang auquel j'aspire. Je vais devoir frapper vite et fort. Et une fois que j'aurais conquis celui qui me plaît, il fera tout ce que je veux… Et je pourrais oublier l'Ordre 66.
- Princesse, c'est pas comme ça que...

Roganda était déjà en train de tempêter dans les couloirs, exigeant qu'on lui amène les comptables.
Trois personnes se tenaient devant elle, deux hommes et une femme.
- Je sais que l'un de vous est un traître et un menteur ! Qui a jeté l'opprobre sur son maître. Regardez-moi, rappelez-vous ce que je suis. À présent, je vais pénétrer vos esprits, je vais fouiller chaque pan de votre mémoire et lorsque j'aurais trouvé votre culpabilité, je vais l'extraire de vos cervelles et la broyer. Aucun de vos secrets ne m'échappera. Je vais faire dégouliner vos cervelles par vos oreilles...
Une étrange lueur dorée brilla dans les longs yeux noirs. Elle se dressait devant eux, vêtue de noir, sa longue chevelure s'achant de son chignon, comme une ombre vengeresse. Wergame la trouva à nouveau magnifique, même s'il savait qu'elle usait de la Force pour impressionner ses interlocuteurs. Elle referma lentement le poing et tous portèrent leurs mains à leur gorge... comme s'ils étouffaient. C'était fascinant, même si il savait qu'elle bluffait, évidemment... Les Jedis ne pouvaient faire une telle horreur, mais l'important était que les autres la croient, et l'effet psychologique était bien plus efficace.
Un homme tomba à genoux et se mit à pleurer.
- Bien, fit Roganda, allons dans votre office et vous allez tout me dire. Wergame, tu restes ici.
- Princesse, et si...
- Et si quoi ? Ce traître ne peut rien contre moi.
Wergame aperçut la garde cylindrique qu'elle serrait dans son poing.
- Princesse, si on vous voit avec ça, vous êtes perdue.
- Quiconque témoignera de ça sait qu'il ne vivra pas assez longtemps pour en parler. Baël Varaga ? Suivez-moi, cher ami, vous qui êtes bavard avec les impériaux, vous allez tout me dire. Nous sommes entre amis, n'est-ce pas ?
L'homme semblait captivé par les yeux sombres de l'accusatrice et lui souriait bêtement. Wergame inspira, il était toujours surpris par ces rares moments où Roganda quittait son rôle d'adolescente rebelle et futile pour s'affirmer, où elle ne semblait avoir de personne pour la protéger.
- Restez ici, indiqua-t-il aux deux autres alors qu'il verrouillait l'ascenseur.

Une femme aux cheveux rouges, sculpturale dans sa combinaison noire, un fusil de précision dans le dos venait d'apparaître sur les écrans. Il l'avait déjà vue, devant les Rêves d'Amidala. Elle se tourna vers la caméra et il frissonna, la moitié du visage de cette femme était une plaie cicatrisée, surmonté d'un implant oculaire incandescent.
- Va falloir faire vite, princesse. Très vite...
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Messagepar TienVogh » Mer 23 Mai 2018 - 18:48   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

Oh, une fiction sur Roganda Ismaren, un des personnages les plus sulfureux de l'UEL (et hélas si mal exploitée), voilà qui ne peut que me plaire. :love:

Effectivement, tu as un peu changé son background par rapport au canon des Légendes, où elle n'avait aucun lien avec la famille de Bail Organa et où elle avait été exfiltrée sur Belsavis par Maître Plett avant d'être rattrapée par l'inquisitrice Darys. (C'est marrant d'ailleurs, j'ai toujours une idée de fiction dans un coin où elle se fait passer pour une survivante de la famille royale d'Alderaan pour une de ses missions de Main de l'Empereur, mais je n'ai hélas pas trop le temps d'écrire en ce moment).
Dans l'UEL, elle était aussi assez limitée dans sa maîtrise de la Force, avec probablement un taux de midichloriens assez bas pour une Forceuse. Mais ta réinterprêtation du personnage en "mauvaise élève Jedi" me plait bien aussi.

Bref, j'ai hâte de lire la suite. Dans quel nid de gundarks cette foutue garce est elle allée se fourrer... :D
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Messagepar Dark GaGa » Jeu 24 Mai 2018 - 0:17   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

Merci. (Oh, quelqu'un qui connait le personnage, c'est rare)

En fait, la partie Plett/Belsavis est bien reprise dans son back, et j'ai pris ensuite des libertés avec le personnage pour en faire un bon antagoniste. Le lien avec les Organa devient ainsi sa faiblesse (et sa force), sachant qu'il existe dans l'UE, Leia l'a vue parader à Aldera et se faire pourrir par Rouge qui trouvait son comportement indigne. Je suis aussi partie du fait que l'Empereur aurait pas choisi une Main (et une favorite) "faible", et que c'est plus réaliste d'avoir une personne puissante, mais fragile qui gâche son potentiel. L'UEL évoque sa fragilité psychologique et je suis assez formée dans le domaine pour savoir que c'est radical pour détruire le meilleur potentiel. Donc, dans ce qui l'interesse, elle sera très forte, et ce qui l'interesse pas... niveau de base d'un padawan (ce qui reste fort face à du lambda, mais elle n'ira pas au CaC contre Vador - elle pourrirait Vador mais en envoyant quelqu'un d'autre à sa place)

J'ai modifié principalement son origine et son âge... je lui donne 10 ans de +, parce que bon, les délires pédophiles de l'UEL, ça va 5 min...
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Messagepar TienVogh » Jeu 24 Mai 2018 - 1:23   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

Dark GaGa a écrit:J'ai modifié principalement son origine et son âge... je lui donne 10 ans de +, parce que bon, les délires pédophiles de l'UEL, ça va 5 min...

Pour l'âge, c'est Wookiepedia qui s'est planté à mon avis. Le background que lui a donné Abel G. Peña dans l'article The Emperor's pawns est clairement incompatible avec le fait que Leia lui donne quelques années de plus qu'elle-même dans Les enfants du Jedi. Avec la date de naissance de -22 donnée par Wookiepedia, elle aurait eu seulement 4 ans lorsqu'elle a été capturée par Ameesa Darys sur Belsavis, ce qui est ridicule. Du coup, je lui ai aussi donné 8 ans de plus dans ma fiction Dark Claria : Dame rouge des Sith (fiction qui est d'ailleurs à l'origine de certains délires sur les vapodouches... :siffle: ).
Et en ce qui concerne ses aptitudes, je l'ai gardée peu douée pour la télékinésie (comme dans Les Enfants du Jedi) mais très forte en manipulation mentale (et sacrée garce bien sûr).
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Messagepar Dark GaGa » Jeu 24 Mai 2018 - 16:38   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

Oh, c'est toi qui a écrit Dame Claria? :love: J'ai adoré cette ambiance décadente et j'ai pris effectivement ta fic comme modèle pour mon background de campagne : ce qui s'est passé sur Belsavis avec les mercenaires, l'âge (je la fais naître en -12 de l'Empire). Après, j'ai plus travaillé avec le nouvel UEC et repris ce qui me paraissait jouable de l'UEL.

Je trouvais aussi ridicule et glauque qu'une gamine de 14 ans entre à la Cour avec une longue carrière de prostituée.
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Messagepar Dark GaGa » Ven 25 Mai 2018 - 23:09   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

Petite illu : Gisela Wassid

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Messagepar TienVogh » Lun 28 Mai 2018 - 14:02   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

Dark GaGa a écrit:Oh, c'est toi qui a écrit Dame Claria? :love: J'ai adoré cette ambiance décadente et j'ai pris effectivement ta fic comme modèle pour mon background de campagne

Oui, c'est bien moi, d'où le lien dans ma signature et mon petit commentaire sur le Défi Amara Tales à propos de ta scène où Amara empêche Vador de tuer Palpatine qui me rappelait qqchose. :D
Ce n'est d'ailleurs nullement un reproche et si mon petit univers alternatif te plait et t'inspire pour des dessins ou des campagnes de JdR, j'en suis tout à fait ravi (il est quand même plus fun que le post-ROTJ Disney :D ).

Dark GaGa a écrit:Petite illu : Gisela Wassid

Elle est flippante à souhait, on n'a vraiment pas envie de la croiser au coin d'une sombre ruelle de Coruscant. :transpire:
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Messagepar Dark GaGa » Mar 29 Mai 2018 - 11:13   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

JOUR 2 -PAS LOIN DE MIDI.


Gisela laissa glisser ses doigts sur l'incroyable rangée de robes de luxe qui encombrait toute une pièce dédiée, il y en avait au bas mot pour des centaines de milliers de crédits en fanfreluches. Et se demanda à nouveau quel genre d'homme pouvait être assez fou pour se ruiner dans de telles futilités.
- Faites attention, dit-elle à l'agent qui était en train de soupeser une parure d’émeraudes, certaines pièces sont des prêts de grands joailliers et je ne veux pas les avoir sur le dos. Vous avez trouvé quelque chose sur son terminal ?
- Rien d’intéressant… Elle passe des heures à papoter avec la fille d'Organa sur Alderaan, et avec sa famille, d'après ses communications, et avec les ministres Quest et Pradeux sur des lignes sécurisées. Elle a d'ailleurs une correspondance assez assidue avec Pradeux, mais sur des sujets d'organisation de fêtes totalement futiles.
- Des amants ? Un certain Kraata...
- Aucune trace. D'après son terminal, cette femme ne s’intéresse qu'à ses robes et à comment les montrer. Une idiote décorative comme on en a souvent à CoCoVille. Après, elle a sûrement un communicateur portable.
- Continuez… Mais ne cassez rien.

Dossier Organa-Ismaren – code rouge – accès validé. ID dénonciateur Baël Varaga… Action BSI requise : enquête à charge.
Les briques de cet improbable imbroglio commençaient à se structurer pour offrir une image cohérente. Finalement, la princesse ne semblait être qu'un pion imprudent pour faire tomber le bien trop lisse Organa. Cela faisait un moment que cet « ami personnel » de Sa Majesté était dans le collimateur du BSI. Officiellement, il était un sénateur loyal, mais cette amitié s'était lentement délitée au fil des années. Depuis la cession de la flotte d'Alderaan, où, au moment de la remise, celle-ci avait brusquement sauté dans l'hyper-espace. Organa avait protesté de son innocence, mais c'était trop tard, le doute s'était imposé. Il ne paraissait plus que sporadiquement au Palais, il n'était plus vraiment bienvenu dans les appartements privés de son ancien ami... et des témoignages s'accumulaient sur ses liens avec certains leaders de l'opposition au Sénat. Certes, il ne figurait pas dans la liste de traîtres qui avaient signé la pétition de Chandrila, réclamant l'abandon de certains pouvoirs par l'Empereur, mais il l'aurait secrètement encouragée.
- S'en débarrasser serait un bien pour l'Empire, nous avons des maisons royales sur Alderaan plus loyalistes et prêtes à renverser la reine pour instaurer un protectorat impérial, avait-elle capté dans les couloirs de l'institution.

Elle laissa les hommes continuer à retourner la chambre de la princesse, et sortit ruminer ses ordres devant un point d'accès au réseau de surveillance du bâtiment. Faire tomber Organa ne lui posait aucun problème, elle n'avait jamais pu supporter ce politique tiède et peureux, envoyer une sotte refaire sa garde-robe en prison, non plus. Mais gâcher ses talents à essayer de prouver qu'Ismaren était un Jedi parjure était insupportable. Sa place était sur un toit, à traquer des conspirateurs et des meurtriers, à faire exploser des crânes à distance, à semer la terreur au sein des ennemis de l'Empire, comme sur Jagga II,où elle avait brillamment restauré l'ordre impérial en massacrant les administrateurs peu zélés à augmenter la cadence de leurs usines de missiles.
Gisela maudit le jour où elle avait offert ses services aux inquisiteurs, dans l'idée sotte et orgueilleuse de gagner des galons. Depuis la fin de la Purge, cette institution hors norme ne servait plus vraiment à grand chose et elle devait justifier son existence en s'inventant des Jedis en fuite à traquer. L'insistance de l'inquisitrice relevait plus d'un trouble obsessionnel monomaniaque que des interêts de l'Empire.
Gisela était d'avis de les dissoudre, eux, le Sénat, Vador, tous ces vestiges de la République qui entachaient la mise en place de l'Ordre Nouveau. L'Empire n'avait plus besoin d'eux, le BSI, le COMPNOR et toutes ses ramifications garantissaient bien plus sûrement le respect de l'ordre impérial.

Recherche en cours... système de sécurité déverrouillé. Cible aperçue étage administrative.
Gisela scanna les caméras de l'étage et aperçut le garde du corps avec deux employés. La cible ne pouvait qu'être à proximité. Elle força l'ascenseur, puis la porte du seul office fermé, elle était verrouillée de l'intérieur et pénétra, blaster en avant.
Le dénonciateur était pendu, le corps encore tiède. Elle vérifia les fenêtres, aucune trace de la cible.
Identification : Baël Varaga – dénonciateur dossier Organa-Ismaren… pas de signaux vitaux. État : décédé.
- Faut-il que j'ajoute « meurtre » au dossier de la princesse Ismaren ? demanda-t-elle au garde du corps qui venait s'interposer.
L'homme la dévisagea, il semblait tout aussi surpris qu'elle, avant de recomposer une attitude neutre.
- Vous voyez une princesse, ici ? Et vous êtes ?
- Major Wassid, Bureau de Sécurité Impérial. Je vous rappelle qu'au nom de l'Empire, tout le personnel, ainsi que les diplomates, sont consignés à demeure. Où est la princesse Ismaren ?
- Major ? Carrément… Je sais pas… après, vous ne pourrez pas l'empêcher de prouver son innocence.
Gisela le considéra à nouveau, il était grand, bien bâti, la quarantaine séduisante avec sa peau mate. Il était évident qu'il couvrait sa protégée. Elle se pencha, le terminal de la victime était ouvert, sur une lettre.

J'ai commis une grave erreur, celle d'avoir emprunté de l'argent à un usurier douteux : Béal Steal. Quelqu'un est venu me proposer un marché pour rembourser ma dette, je devais prélever les sommes et simuler un piratage pour faire accuser la princesse. Cette traînée déshonore les maisons royales d'Alderaan et mérite d'être chassée. Mais je ne voulais pas impliquer le Sénateur.
Voici les coordonnées des comptes où est l'argent. Je comptais le restituer, une fois la princesse condamnée.
Pardon. Je ne peux plus vivre avec ça.


Gisela parcourut rapidement les dossiers, elle était un agent de terrain, un tueur froid, elle ne comprenait rien aux montages comptables. Mais elle était suffisamment habile pour constater des enregistrements suspects, tous en date du jour, à quelques minutes près. Quelqu'un effaçait des traces.
- Le sénateur Organa a au moins une nièce fidèle… Wassid, cracha-t-elle dans son communicateur, j'ai un cadavre dans les bureaux. Et un terminal à examiner. Envoyez les experts.
- Pourquoi vous vous acharnez sur elle ? L'accusa le garde.
- Votre protégée s'est attiré des ennemis très puissants. Mais moi, je ne m'acharne que sur les ennemis de l'Empire.
- Alors vous vous trompez de cible. La princesse...
- Figure au fichier des Jedis en fuite, classés ennemis naturels de l'Empire.
- Vous ne pouvez lui dénier ses efforts d'intégration au sein de l'Ordre Nouveau. Il me semble qu'elle va intégrer le Cercle Intérieur, ce dont peu d'impériaux pur jus peuvent se targuer… dont vous. Je pense qu'elle est plus proche du sommet de l'Empire que vous ne serez jamais...
Sélection enregistrement – hier- 23h06.
L'implant avait réagi de lui-même à ses pensées, lui repassant cet instant volé devant un ascenseur, entre deux silhouettes de dos, à peine séparées de l'espace d'une main, alors que l'étiquette imposait une distance à minima de trois pas et des génuflexions dont la princesse s'était insolemment dispensée, comme de ses chaussures.
Zoom.
La princesse monte, la première, dans l'ascenseur, elle est ivre et titube sur ses pieds nus. Elle se retourne avec un grand sourire et tend sa main. La silhouette sombre s'en empare pour s'avancer à son tour. De son autre main, elle fait un lent mouvement circulaire devant le visage encapuchonné, alors qu'elle murmure quelque chose. Rires. Le sas se referme.

Elle ne pouvait dénier l'évidence, il y avait une intimité certaine, manifestée par l'absence de garde et à peine suggérée par un tutoiement succinct et un bref contact physique. Mais ce geste… comme si cette idiote imbibée d'alcool tentait d'user d'un truc mental de Jedi pour obtenir des faveurs
La Jedi doit mourir.
Non. Cela ne pouvait pas être aussi trivial, à ce niveau de hiérarchie... Tout ce montage médiatique, ces assassins pour empêcher un flirt…
Déconnexion archives.
Le garde l'observait, elle devait réagir. Vite.
- Raisonnement correct, sourit-elle… je vous accorde vingt minutes d'avance pour sauver votre princesse, vaillant chevalier…
Et ainsi, cet idiot entiché de sa protégée l'amènerait directement à sa cible.


*



Garce... Elle avait encore fait le mur. Ça, ça faisait partie des choses qu'il faudrait vraiment recadrer. Et laissé un mort derrière elle et ça, elle aurait intérêt à lui expliquer comment. Le patron allait être furieux à l'idée qu'elle ait poussé, même coupable, un employé au suicide. Mais il savait où elle était allée, et ça c'était le pire. En plein Secteur Invisible, où toute la lie de la capitale se rassemblait. Un vrai traquenard, c'était comme si elle prenait directement rendez-vous avec ses assassins, et jamais Organa ne lui pardonnerait de l'avoir perdue de vue si elle se faisait abattre.

Il s'approcha du bloc de bureaux, la main sur le blaster, gardant un œil sur la faune peu engageante qui rôdait dans l'obscurité. Le soleil de Coruscant n'arrivait pas à percer dans les profondeurs de la ville et c'était là, à l'ombre de l'Empire, que venaient se réfugier tous les parias et rebuts de la capitale. Palpatine, qui avait toujours proclamé son amour de la justice et de l'ordre public, laissait prospérer les pires ordures de la galaxie jusque sous ses pieds. Les troupes impériales ne descendaient que très rarement et les gangs criminels faisaient leur loi, du moment qu'elle ne gênât pas le régime. Un peu partout, l'Empire se montrait d'une rare complaisance envers une pègre qui faisait le sale boulot, asservissant les populations et reversant les pots de vins à ses gouverneurs. Ainsi, des pans entiers de la galaxie étaient tenus dans une cangue de fer, sans mobiliser le moindre stormtrooper. Et Wergame n'en éprouva que plus de dégoût à l'idée que Roganda donnât son cœur à un tel régime.

Il dégaina son blaster et le pointa sur l'individu hostile qui venait de surgir. La créature recula et disparut. Comment un homme aussi insignifiant que Varaga aurait pu survivre en traînant dans de tels endroits ? Il se rappelait du comptable comme d'un homme discret, peu bavard et peu aventureux, qui ne faisait aucune vague. Le genre d'employé qu'on oubliait vite et dont on se méfiait jamais assez.
Il se faufila dans le sas d'entrée étrangement ouvert. Des cadavres, partout. Il se baissa pour examiner les corps découpés et reconnut très rapidement les traces de sabre-laser. Un frisson glacial parcourut toute son échine.
Roganda... elle avait laissé derrière elle une piste de mort. Wergame n'était pas un pantouflard, il avait combattu, il avait tué, il avait vu des massacres durant la guerre, mais il ne put s'empêcher de se sentir mal, comme si un événement irréversible venait de se commettre.
Roganda...
Elle se tenait debout, le poing crispé sur le sabre qu'elle avait éteint, face à une femme, une Chagrienne assise calmement derrière un bureau outrageusement somptueux situé dans les étages supérieurs.
- Belle démonstration, Jedi, mais ça ne m'intimide pas.
- Je ne suis pas une Jedi. Je veux le contrat de Varaga.
La femme rit. Roganda fit un geste circulaire de la main et prononça d'une voix douce et grave :
- Tu vas me donner le contrat de Varaga.
- Je vais te donner rien du tout, tu me prends pour qui, tu ne crois pas que je sois assez faible pour tomber dans tes pièges de Jedi.
- Je peux aussi t'arracher l'information de force.
- Essaye… Si j'ai une telle réputation de fiabilité, ça signifie que je sais garder mes secrets. Même s'il y a très longtemps que je n'ai pas eu affaire à une Jedi, je sais me défendre contre vos trucs.
- Tu as prononcé ce mot trois fois de trop. Je vais te montrer que je plaisante pas.
Elle serra l'autre poing, la femme fut soulevée du sol en portant ses mains à sa gorge. Roganda agita l'avant-bras, comme si elle maniait une raquette. La femme alla buter d'un mur à l'autre, puis du sol au plafond avant de tournoyer et vomir sur son bureau, la tête en bas.
- Alors ? Tu résistes toujours à mes trucs de Jedi ?
- Princesse... murmura Wergame. Ne faites pas ça...
- Elle s'en est pris à moi ! Elle essaye de couvrir ceux qui veulent me chasser de la Cour ! Je...
- Vous allez la tuer, princesse...
- Quelle importance ! C'est un déchet ! Elle et tous les autres, tous ceux qui se mettent en travers de mon chemin ! Où est le contrat ? Parle !
Les mouvements de Roganda se firent plus violents, elle ne semblait plus contrôler sa colère, elle ne semblait plus être elle-même, son visage était déformé par une rage qu'il n'avait jamais perçue chez elle. Le corps massif de Béal Steal fut ballotté d'un mur à un autre comme une poupée désarticulée, jusqu'à ce que Roganda finisse par la jeter violemment. Wergame se précipita sur la Chagrienne.
- Princesse, elle ne respire plus... vous... vous l'avez tuée !
La lueur dorée qui luisait dans les pupilles d'obsidienne s’éteignit, le visage de Roganda reprit une expression familière... Elle sembla, un instant, perdue, choquée par sa propre violence, à contempler ses mains avec une expression de surprise mêlée à quelque chose qu'il ne parvenait pas à définir, une sorte de satisfaction.
- Je... elle m'a poussée à bout... se reprit-elle. Il faut trouver ce contrat. Fouille ! Je suis sûre qu'il y a un coffre dans cette pièce... son terminal… vite !
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Messagepar TienVogh » Dim 10 Juin 2018 - 23:50   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

Ah oui quand même... Quand la foutue garce s'énerve, ça fait mal. Je crains que cette chère Ameesa Darys n'en demandait pas tant ! :paf:
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Messagepar Dark GaGa » Lun 11 Juin 2018 - 19:31   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

Petite illustration : la princesse et son garde du corps au bal. (On notera l'air ravi de ce dernier)

Image
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Messagepar Dark GaGa » Lun 11 Juin 2018 - 22:17   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

JOUR 2 - UN PEU APRÈS MIDI

- Alors ? demanda Gisela.
- Mort par asphyxie, aucune trace de violence, tout était verrouillé de l'intérieur, pas de traces de la princesse Ismaren. Vous aurez du mal à conclure à autre chose qu'un suicide, surtout avec les aveux qu'il a envoyés sur tous les terminaux du bâtiment.
- Il y a plein de façons de se suicider, pourquoi cette forme archaïque et douloureuse ?
- Il y a plein de raisons, major Wassid. Certains aiment partir sur une belle mise en scène… ou il s'est loupé et espérait être décroché à temps. Ça s'est joué à quelques secondes près...
- Et vous avez trouvé quelque chose sur ce terminal ?
- Oui, l'homme a fait plein de virements sur un compte à Raaltir. Nous avons fait le nécessaire, mais c'est un paradis bancaire, il sera difficile d'obtenir une extraction. Par contre, nos services ont identifié des mouvements effacés avec un compte suspect à Coruscant. C'est un compte criminel.
- Béal Steal.
- Oui.
- Béal Steal est un usurier du Soleil Noir bien connu de nos services. Il prête de l'argent, mais offre des services bancaires occultes et souvent à des personnes bien placées. Il est quasi intouchable, trop de gens lui doivent des dettes...
- Et Ismaren ?
- On a épluché ses comptes en priorité. Il y a effectivement un problème.
- Du genre ?
- Elle touche des salaires d'Alderaan, rien de particulier, un peu d'évasion fiscale mais légale... Ce qui peut surprendre, c'est la quasi-absence de charges. Cette femme ne dépense rien, quelques achats à la buvette du Sénat, pas de loyer, pas de frais, tout semble pris en charge… Quant au reste, vous savez qu'un ou plusieurs admirateurs s'offrent ses faveurs en lui ouvrant des comptes dans toutes les boutiques de luxe de CoCoVille… Ce qui confirme sa réputation de courtisane… Je me demande d'ailleurs quels talents elle peut déployer pour coûter aussi cher...
- Épargnez-moi vos commentaires, allez au but.
- J'y viens, Ismaren a d'autres revenus irréguliers, de très grosses sommes, versées sur un compte situé dans le Secteur Corporatiste, qui est en zone franche, hors juridiction impériale…
- Le détournement des fonds du Sénat ?
- Non. Le Secteur Corpo s'est montré plutôt coopératif et nous avons pu remonter les comptes écrans jusqu'à la source. Un compte secret impérial, classé pourpre.
- Le ministre Pradeux ?
- Non, plus haut. Nos services sont affirmatifs, c'est un compte hautement sensible, rattaché au cabinet privé de l'Empereur.
Gisela blêmit.
- Vous êtes en train de me dire qu'on traque un agent impérial ?
- Non, madame. Un agent personnel.
Une Main... Enregistrement – Coruscant - hier- 23h06. L'implant reboucla sur la scène. Tout prenait sens : un agent privé sous couverture venant rendre compte à son maître... Et quelle couverture... Qui soupçonnerait une idiote de cette catégorie ? Elle ne comprenait pas le geste Jedi, mais il devait avoir un sens... pour les observateurs…
La Jedi doit mourir.
- Ou une amie très très intime rémunérée pour ses prestations nocturnes.
L'homme recula sous la violence du coup.
- Ces propos relèvent du crime de lèse-Majesté, agent. Ne m'obligez pas à vous abattre sur place.
L'homme se massa sa joue endolorie.
- Que fait-on, major Wassid ?
Gisela fixa le rapport. Les choses s'éclaircissaient, elle préférait exclure d'office le fait qu'Ismaren pût avoir une relation intime avec le maître de la galaxie, elle n'en avait ni l'envergure, ni le profil et ce dernier s'était toujours montré distant et irréprochable dans ce domaine. Un homme à la volonté sans faille, qui n'avait jamais montré la moindre faiblesse, ni la moindre passion, n'avait aucune raison d'être attiré par une gamine futile, alcoolique et droguée en plus d'être vulgaire.
À son niveau d'accréditation, elle avait entendu parler de ce corps secret d'agents spéciaux qui ne rendaient compte qu'au souverain lui-même. Nul ne savait ni leur nom, ni leur nombre.
L'attaque contre Ismaren était soit un malentendu déclenché par un imbécile zélé, soit une attaque directe contre l'Empereur… Et Sly Moore, en tant qu'assistante personnelle depuis toujours, ne pouvait ignorer le vrai statut d'Ismaren. À moins que…
Gisela écrasa lentement son orteil pour ressentir la douleur apaisante… Non, l'Empereur ne pouvait se tromper dans le choix de ses proches… une telle trahison de la part de Moore était impossible… Elle avait l'impression d'avoir mis la main sur un bombe prête à exploser.
Tu as voulu des galons, Wassid, assume… Prends une décision.
- On applique le code de procédure impérial. Détection d'un agent impérial de haut niveau. On couvre Ismaren.
- Bien. Et Organa ?
- On temporise. Il a toujours été un ami de longue date de Sa Majesté...c'est peut-être un agent double chargé de surveiller le Sénat, donc dans le doute, on va éviter la bavure.
- Et l'Inquisitorius ?
- Je m'en occupe, va falloir qu'ils arrêtent leurs délires...
- Que fait-on des dénonciateurs ?
- Je m'occupe de remonter la chaîne, restez à disposition. Maintenir la couverture d'Ismaren est un ordre prioritaire.

*


Wergame sentit la panique monter lentement en lui.
- Je ne trouve rien, princesse… vous… vous allez vraiment aller en prison… vous avez tué ces gens pour rien… et avec un sabre-laser…
Roganda avait perdu son assurance et semblait à deux doigts de fondre en larmes.
- J'étais en légitime défense et face à des tireurs, chouina-t-elle d'une voix aiguë. J'avais pas le choix.
- Bien sûr que si ! Rester dans votre chambre par exemple ? Laisser faire vos serviteurs ?
- Alors qu'on me roule dans la boue ? Qu'on s'acharne à prouver que je mérite pas ma place au Cercle Intérieur ?
- Princesse, vous n'avez pas besoin de ce foutu Cercle… Vous avez tué une femme qui n'était pas armée… Vous… vous avez utilisé la Force ! Quand l'Empire se rendra compte que vous avez développé vos pouvoirs de cette façon… écoutez, votre oncle et moi, nous avons caché des Jedis pendant la Purge…
- Tais-toi ! Je veux rien savoir ! Garde ce genre de secret pour toi !
- Il va falloir fuir et vous cacher, princesse. L'Empire va vous traquer comme une Jedi.
- Jamais ! Je ne suis pas une Jedi, je l'ai jamais été ! Ils m'ont enlevée à ma mère et tout ce qui m'est arrivé est leur faute ! Je ne veux avoir aucun lien avec eux. Je les hais. Et leur purge est la meilleure chose qui soit arrivé à cette galaxie.
- Princesse… Ne dites pas ça, vous n'en pensez pas un mot…
- Je ne veux plus parler de ce sujet. Je veux rentrer à la Cour et personne ne m'en empêchera.
Elle changea de ton, sa voix criarde de gamine prit un tour plus grave, plus adulte et son expression faciale se mut en une attitude plus posée. Comme si elle mettait ou retirait un masque et Wergame se sentit brusquement mal à l'aise.
- Je sais où est passé la flotte d'Alderaan, je sais qui mon oncle rencontre de nuit. Et je ne veux pas tomber avec lui. Le jour où il sera condamné à mort, que Breha sera jetée du trône, qu'arrivera-til ? Je sais que les maisons Ulgo, Thule, Weeti lorgnent sur le trône et qu'elles font leur parade devant le Moff. Les Warang ont déjà prêté allégeance à l'Empire. La maison Ismaren est liée par le sang aux Organa, mais mon père a toujours mal vécu d'avoir été relégué dans les maisons mineures à cause de l'Ordre 66. Quatre Jedis issus de notre sang au moment de la Purge, ça faisait trop. Et même si père a réussi à cacher les liens avec sa cousine et son oncle au second degré, nous passons pour des parias pour une partie des maisons. Il est prêt à tout pour regagner son rang… Une guerre du trône se prépare sur Alderaan et oncle Bail nous met tous en danger avec sa nostalgie républicaine. C'est moi qui me suis occupée de Leia, elle est tout pour moi… Je refuse de l'imaginer abattue ou en prison, livrée à des brutes… Je ne veux pas qu'elle subisse ce que j'ai subi, parce que vous avez tous perdu la tête.
- Princesse… j'ignorais que vous vous préoccupiez tant d'Alderaan…
- Si je rentre dans le Cercle Intérieur, j'aurai l'oreille de l'Empereur et rien, rien ne pourra menacer Alderaan tant que je la garderai. Je sais que Pestage ne me supporte pas et fait tout pour m'éjecter, mais j'ai l'appui d'Alec et de Quest. Et l'Empereur m'aime bien, il paraît que je le fais rire.
- Votre oncle vous a toujours dit d'éviter de vous approcher trop près de Palpatine.
Roganda reprit son air d'enfant gâtée.
- C'est pourtant quelqu'un de charmant et de cultivé. Il a une collection d’œuvres d'art exceptionnelle et il m'a proposé de la visiter quand je voudrais.
- Vous vous intéressez à l'art, vous ?
- Bien sûr. Cela fait partie de l'éducation classique d'une princesse. Et c'est un atout déterminant pour briller à la Cour. Alec m'a d'ailleurs dit que l'Empereur se plaignait régulièrement de l'inculture de ses proches. Il en a assez des andouilles qui s'endorment à l'Opéra et qui ne comprennent rien à ses commentaires. Il chercherait un accompagnateur digne de ce nom, paraît-il…
- Princesse, évitez de trop vous approcher de lui… Il n'est pas ce que tout le monde croit, c'est un homme dangereux. Vous ne deviez pas vous concentrer sur un futur mari à conquérir ?
Roganda rougit.
- N'importe quoi, c'est quelqu'un de très gentil. Et rassure-toi, si je me sors de cette mouise, je me marierai très vite… Ah, je sens que ça sonne différemment sur ce mur.
- Bravo princesse, il doit y avoir un dispositif d'ouverture.
- On n'a plus le temps pour ça. Écarte-toi.
Roganda usa de la Force pour attirer son sabre dans sa main, elle s'apprêtait à l'activer lorsqu'un rire inquiétant la figea.
- Merveilleux, fit une voix féminine poisseuse, j'ai toujours su qu'un jour, je te trouverai sabre à la main… Et quelle merveilleuse démonstration… Tous ces morts, je n'en demandais pas tant… Tu pensais tromper l'Empire pendant combien de temps ?
Wergame se retourna, une créature en armure sombre se tenait sur le seuil, maigre, presque décharnée, la peau bleuie, couverte de tissus cicatriciels qui faisaient ressortir sa bouche peinte en rouge comme une plaie à vif sous l'ombre du casque. La lame écarlate de son sabre-laser faisait saigner les reflets de l'armure. Il eut à peine le temps de reconnaître les triangles tatoués, similaires à ceux de Roganda, qu'il se mit à quitter le sol, soulevé par une poigne invisible. Noir.
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Messagepar Graf Organa » Jeu 14 Juin 2018 - 10:00   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

J'ai enfin pu lire tous les chapitres postés jusqu'à présent.

Les personnages sont vraiment délirants, on reconnait bien ta signature, que ce soit dans les dialogues ou la narration :lol:

Hâte d'en lire plus :jap:
"J'admire la démocratie" Chancelier Palpatine après obtention des pleins pouvoirs
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Messagepar Dark GaGa » Ven 15 Juin 2018 - 14:58   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

Merci Graf.

On va voir si Organa s'en sort... :lol:

_______________________________________________________________________________________________________________________________

JOUR 2 - APRES-MIDI

Identification en cours… tatouage : Soleil Noir… état : décédé. Blessure : sabre-laser.
L'inquisitrice n'avait pas fait dans la dentelle, et sur leur territoire, de surcroît. C'était le meilleur moyen d'attirer des représailles du Soleil Noir contre l'Empire, et plein cœur de la capitale. Gisela sentit l'adrénaline inonder ses veines face aux blessures calcinées sur les corps. La moitié droite de son visage se mit à brûler, comme dans ses pires cauchemars… Même si c'était une douleur psychologique, elle ne put s'empêcher de porter la main, là où un sabre-laser l'avait éborgnée et défigurée. La Jedi doit mourir. L'ascenseur était hors-service. La colère la fit monter les escaliers quatre à quatre, comme à cette époque pas si lointaine, où elle avait combattu avec les clones.
La Jedi doit mourir.
Il fallait éliminer tous les Jedis, y compris ceux qui se terraient au sein de l'Empire. Il était intolérable qu'ils puissent continuer à faire n'importe quoi en dépit des ordres. L'Inquisitorius était une pustule purulente pire que le Sénat, un ordre de fous furieux qui méprisaient les procédures impériales et le respect de l'ordre. Et encore une fois, elle maudit son orgueil qui l'avait poussée à travailler avec ces déchets de la République.
Elle trébucha sur un corps. C'était un vrai massacre. Ameesa Darys avait tué tous ceux qui étaient sur son chemin, même non armés, et en dépit de tout bon sens.
L'inquisitrice avait jeté son rapport, tout ce qui l’intéressait, c'était d'arrêter du Jedi, ou ce qui pouvait ressembler à un Jedi. Peu importe que ce soit un agent impérial.

Analyse des plans. Recherche d'un point de tir. Balcon repéré. Dissimulation 42 %. Danger 53 %.
Elle se faufila par une fenêtre pour atteindre son point de chute, avant de nouer le grappin pour se suspendre, tête en bas, gantelet armé, au-dessus de la fenêtre de Béal Steal.
Analyse en cours : Ameesa Darys, état : armée – sabre laser. Roganda Ismaren : état : armée – sabre laser inactif. Wergame Rosso état : inconscient. Béal Steal – état : mort.
La cible était dos au mur, face à ce qui avait été son ancienne geôlière. Ismaren avait fait un passage d'au moins un an dans les prisons de l'Inquisitorius avant d'être rendue à sa famille par l'Empire. L'Inquisitrice avait plusieurs fois ressassé cette expérience avec des détails que Gisela n'aurait jamais voulu connaître.
- Petite ingrate... Dire que malgré tous nos bons moments ensemble, tu as préféré me quitter…
Le visage de la princesse arbora une expression de peur qui mit brusquement Gisela mal à l'aise.
- C'est si facile de te ramener à moi... Et cette fois-ci, ce gêneur d'Organa ne pourra plus intervenir, empêtré par tes sottises... Petite idiote...
- C'est vous qui êtes derrière tout ça ?
- Le scandale ? Non, mais j'en profite... quand je pense que je t'avais révélé tous mes secrets... Et tu as essayé de me doubler...Tu croyais m'échapper en te cachant auprès de Pradeux ? Tu me trahis alors qu'à nous deux, nous aurons pu tout obtenir ?
- Il n'y a pas de nous deux, il n'y a jamais eu de nous deux.
Le sabre laser de l'inquisitrice alla frôler la joue de la princesse...
- Charmante petite ingrate… Tu me rejettes alors que j'ai partagé mes secrets, mes espoirs avec toi… et tous ces merveilleux moments… Oui… je sens le Côté Obscur bouillonner en toi… Tu es aussi puissante que je l'espérais… Moi, j'ai su voir en toi, j'ai toujours cru en toi, contrairement à tous ces imbéciles qui t'ont crue insensible à la Force… trop brisée pour être utile. Toi et moi, nous pouvons renverser le Grand Inquisiteur, Vador, même… Il est faible et le Seigneur Noir se cherche depuis longtemps un nouvel apprenti… Tu pourrais te venger… prendre la place de Vador… Viens avec moi...
- Je vous hais, je n'irai nulle part avec vous !
- Un apprenti aussi indiscipliné que toi a besoin d'un maître inflexible. Sois à moi et nous les éliminerons tous, les inquisiteurs, Vador… Et même…
Gisela blêmit. Cette créature, cette Jedi dégénérée parlait de tuer l'Empereur.
La Jedi doit mourir.
- Non.
- Non ? Tes pensées te trahissent, je sais que tu ne peux résister à l'idée de devenir impératrice de la galaxie, tu aurais ainsi ta revanche… Nous sommes jeunes, nous sommes fortes, la haine brûle en nous. À nous deux, personne ne nous arrêtera. Rejoins-moi et nous régnerons sur cette galaxie...
Enregistrement en cours… transmission archives sécurisées BSI – code rouge.
- Nous pourrons le vaincre, lui aussi… susurrait les lèvres peintes sous le casque. C'est un vieillard fatigué… usé par le pouvoir...
- Jamais.
La lame rouge descendit sur sa gorge, caressa sa poitrine. L'Alderaanne se plaqua contre le mur pour s'en éloigner, les doigts toujours crispés sur la garde de son sabre éteint.
- Parce que tu crois à cette sottise de Cercle Intérieur ? Tu n'y entreras jamais ! Tu n'es qu'une traînée à leurs yeux… une écervelée qui émoustille les médias mais dont toute la Cour se moque… Une pute. Et tu le sais, puisque tous tes amis t'ont lâchée à la première difficulté… Oui… Oh… personne ne t'a appris à cacher tes émotions ? Tu as des sentiments… tu es... amoureuse ?
Elle éclata de rire alors qu'un rose venait colorer la peau pâle de la princesse.
- Moi qui te prenais pour une garce manipulatrice… Tu as peur de te faire larguer… à cause du scandale… Quel sentiment ridicule… Dis-moi qui ? Qui t'a rendue aussi faible ? Quand tu seras à moi, ce sera ton premier exercice… Le ramener et le tuer devant moi…
La cible se redressa, une expression entre peur et bravache sur les lèvres.
- Je serai jamais à vous, j'ai déjà un maître…

Ismaren alluma son sabre laser qui fit jaillir une lame écarlate.
L'inquisitrice recula.
- Comment ?
- Je l'ai nourri de ma haine, de tout ce qui s'est passé dans cette cellule, pour mon frère, pour maître Plett, pour tous ceux qui sont morts, pour tout ce que vous m'avez fait... j'ai fait saigner le cristal. Et maintenant, je vais vous tuer.
- Qui ? Qui t'a appris ça ?
- Vos cellules étaient mal fermées...
- Idiote... Je vais te faire regretter de m'avoir doublée et ensuite j'irai tuer l’imbécile qui m'a volée ! Qui est-ce ? Quel est le frère qui a volé ma proie ! Nomme-le !
Les lames s'entrechoquèrent. La princesse semblait subitement moins sûre d'elle et ses coups étaient désordonnés, Gisela se rendit rapidement compte que l'inquisitrice aurait rapidement le dessus.
Chargement toxine N-4 – localisation point d'impact.
- Je sens ta peur… Tu es faible ! Tu n'as pas évolué depuis Belsavis ! Tu manies ton sabre comme une novice ! Je vais t'apprendre une leçon cuisante que tu as oubliée…
Ismaren libéra une main de son arme pour mimer une poussée, l'inquisitrice fut rejetée au mur.
- C'est tout ce que tu sais faire ? C'est tout ce que ton pseudo-maître t'a appris ? Oh…Je lis en toi… je le vois... un fichu guérisseur qui venait soigner tes plaies… Moi qui croyais que tu cicatrisais vite… Dommage pour toi, je ferais de ton corps une plaie ouverte...
La cible bondit pour asséner un coup vite paré dans un éclat de rire…
- Pauvre petite Roganda… tu t'es fait leurrer par un misérable acolyte… Tu resteras une gamine faible et pleurnicharde dans ta cellule pleine de crasse…
Point d'impact localisé. Zone non protégée. Tir.
La créature eut un instant de surprise avant de porter sa main à sa joue. Elle était tellement concentrée à tenter de pénétrer l'esprit de sa proie qu'elle en avait négligé les alentours. Gisela tira sur le câble pour remonter hors vue. L'ex-Jedi avait été piégée par son arrogance, comme tous les autres, trop sûrs d'eux, qui étaient tombés si facilement sous les coups de blaster. Peu importe qu'elle se parât d'un titre d'inquisiteur, elle restait une magicienne, faible, rongée par sa propre suffisance.
- Qu'est-ce que ! Rhaaaaa….
Elle entendit le son d'un poids tombant au sol. La Jedi doit mourir. La voix avait changé de ton, passant de l'impératif à la satisfaction.
- C'est qui la faible dans sa crasse, maintenant, ricana la voix de la princesse.
Un hurlement. Gisela redescendit pour passer le haut de sa tête. La cible venait de couper un des bras de son assaillante.
- Ça, c'est pour ma cellule pleine de crasse...
Armement toxine N1.
Gisela bondit du balcon, le poing armé.
- Au nom de l'Empire, je vous demande de ranger votre arme, princesse Ismaren. Vous êtes en état d'arrestation pour avoir violé l'assignation provisoire à résidence. Inquisitrice Darys, vous avez tenu des propos menaçant la vie de Sa Majesté Impériale, vous allez être livrée au BSI et jugée pour ce crime.
- L'Inquisitorius n'est pas soumis au BSI… éructa la forme qui se tortillait au sol. Je vais vous crever, agent…
- Princesse Ismaren, remettez-moi votre arme. Maintenant. Vous êtes en possession d'une arme illégale qui lève votre immunité de Jedi repentie. Au vu des propos entendus, je…
La cible tendit son bras et Gisela sentit une violente poussée la propulser par la fenêtre.
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Messagepar Graf Organa » Ven 15 Juin 2018 - 15:35   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

Tiens, des références au nouveau canon :roll: :cute:
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Messagepar Dark GaGa » Ven 15 Juin 2018 - 15:53   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

Graf Organa a écrit:Tiens, des références au nouveau canon :roll: :cute:

Ouep, je suis syncrétiste, je fusionne ancien et nouveau canon, c'est un travail de longue haleine. Je suis au taquet sur toutes les sorties canon (qui m'interessent, parce que monomaniaquerie oblige)

Même si je suis pas très fan de cette version là, je préfère celle du livre des siths qui est bien plus proche de "plus facile, plus rapide est le chemin du CO".

Spoiler: Afficher
L'idée de devoir piquer le sabre d'un Jedi pour en faire un sabre sith... Mouais, à la rigueur, juste pour faire chier ton apprenti, mais si c'est une généralité, ça revient à dire que les Siths sont soumis aux Jedis. Donc prout. :evil:

Sauf qu'au lieu de piquer le sabre d'un Jedi, j'ai opté pour faire mumuse avec son propre cristal, ce qui est un acte plus fort. Puisque le canon lie l'âme du cristal et celle du Jedi, souiller son propre cristal est une action plus grave, plus intense que pourrir celui d'un Jedi inconnu dont on se fout.

Pour info, ça vient du nouveau Dark Vador de C Sioule dont j'attends la VF.
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Messagepar The White Knight » Lun 18 Juin 2018 - 13:28   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

Au début j'ai cru que le titre de cette fan-fic' était "Les emplois fictifs de Graf Organa". :paf:
Je me suis dit "ah tien, on va encore se marrer". :lol: :transpire:

J'ai lu le 1er post, et même si je ne connais pas l'UEL, ton style est intéressant. :wink: Bien que j'étais un peu perdu.
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Messagepar Dark GaGa » Lun 18 Juin 2018 - 15:28   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

Ce sont les affres de la Cour impériale... Et comment l'idole de Graf va en prendre plein la tronche... :o
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Messagepar Graf Organa » Mar 19 Juin 2018 - 10:14   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

The White Knight a écrit:Au début j'ai cru que le titre de cette fan-fic' était "Les emplois fictifs de Graf Organa". :paf:
Je me suis dit "ah tien, on va encore se marrer". :lol: :transpire: .


Non ça c'est un futur spin off :paf:


Dark GaGa a écrit:Ce sont les affres de la Cour impériale... Et comment l'idole de Graf va en prendre plein la tronche... :o


Pour l'instant il n'a pas été trop ridiculisé :cute:
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Messagepar Dark GaGa » Mar 03 Juil 2018 - 15:54   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

Jour 2 - APRES-MIDI... encore

Wargame ouvrit les yeux, avant de pousser un cri face aux éclaboussures de sang qui repeignaient la pièce. Le mur avait été éventré à coup de sabre-laser. Il voulut se lever et se rendit compte que ses poignets étaient entravés dans son dos.
- Bien dormi ?
La femme aux cheveux rouges était assise dans le siège de l'usurier, les pieds sur le bureau, en train de compulser calmement des datapads. Il pouvait à nouveau contempler son profil défiguré par une horrible cicatrice.
- Vous ? Où est la princesse ? Et le monstre ?
La lueur rouge de l'implant brilla légèrement plus fort.
- Rassurez-vous, preux chevalier… La princesse a tué le monstre. De façon fort sale. Maintenant que nous sommes réveillés, il va falloir filer avant que le Soleil Noir ne rapplique.
- Où est la princesse ! Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Disparue. Bougez-vous, on papotera plus tard. Allez…
Wergame s'approcha du balcon où attendait un speeder anonymisé. La femme le poussa, l'attacha et s'installa aux commandes
- Vous allez faire un petit tour dans nos locaux.
- Vous n'avez pas le droit, j'ai l'immunité diplomatique !
- Oui, tant que vous restiez dans votre ambassade… Là, je vous trouve avec deux cadavres et toute une traînée de mort dans les étages. Même si je sais qui est la responsable. Votre princesse nous aura au moins évité des problèmes avec l'Inquisitorius en éliminant une traître.
- Elle a fait quoi ?
- Mon travail en tuant une traître et une meurtrière. L'Inquisitrice Darys a commis un massacre de civils dans l'immeuble, probablement tué un témoin dans une enquête criminelle et s'est rendue coupable de propos séditieux.
Wergame sentit le poids quitter sa poitrine. C'était assez risible d'imaginer qu'un des pires agents de l'Empire allait endosser les crimes de Roganda.
- Et vous allez lui donner une récompense ?
- Ne me poussez pas à bout, je n'ai pas encore pris de décision vis-à-vis de votre protégée. Elle reste coupable de fuite, résistance à l'autorité et parjure. Je l'ai vue en possession d'une arme illégale.
- Les chefs d'accusation de détournement et emplois fictifs sont tombés, dirait-on.
La femme esquissa un mince sourire.
- Ce ne sera pas retenu contre elle. La façon dont elle gère ses heures de présence au Sénat ne regarde pas l'Empire, d'autant plus que Bail Organa a promis de rembourser... Quant au détournement de fonds, il s'avère que c'est une machination mal montée. Mais ne vous réjouissez pas, le crime de parjure est mortel. Si nous sommes effectivement en présence d'un Jedi renégat, l'Ordre 66 s'applique.
- Si vous m'en parlez, c'est que vous n'êtes pas convaincue.
- Il y a d'autres complications… Mais vous allez m'aider à éclaircir tout ça.
Wergame se tut et refréna l'envie de se moquer au moment où ses yeux remarquèrent le sang qui séchait sur son pantalon. Il avait des éclaboussures qui remontaient jusqu'au torse. Il ne pouvait pas s'empêcher de se demander ce qui était arrivé à Roganda, comment une princesse un peu frivole pouvait se changer en meurtrière aussi brutale. Il savait qu'elle utilisait la Force en cachette, des petits gestes anodins pour se simplifier la vie, rien qui ne pouvait prédire qu'elle serait capable de se débarrasser d'un des chasseurs de l'Empire. Certes, elle avait un tempérament volcanique, prompt à la colère, mais elle n'avait jamais fait de mal à quiconque, ses éclats de rage s'étaient toujours limités à des hurlements stériles et de la casse d'objets.
Puis il se rappela de ce qu'il avait cru comprendre du dossier médical, lorsqu'ils l'avaient récupérée à bord d'un croiseur impérial, dix ans plus tôt. Il se souvint de cette adolescente maigre, sale, couverte de plaies, recroquevillée contre le mur à serrer un sac fait de haillons. Et s'avoua que face à son bourreau, face à celle qui l'avait torturée pendant près d'un an, qui avait tué son frère, il était facile de passer à l'acte. Finalement, le monstre avait eu une mort rapide comparé à ce qu'elle avait pu infliger à ses victimes.

*


Gisela enfila son casque et démarra prudemment pour se positionner hors de vue vers les soutènements de la Cité Haute, l'obscurité du Secteur Invisible et les enchevêtrements de structures allaient faciliter sa fuite. Elle avisa dans son viseur les signatures thermiques qui se rapprochaient prudemment de l'immeuble et activa son brouilleur.
Armement détecté : fusil blaster lourd, lance-grenade, mortier. Protection : armure intégrale. Hors de portée dans 15… 14...
Le Soleil Noir n'allait pas faire dans la dentelle. Elle avait intérêt à très vite disparaître, elle, son colis et tous les dossiers qu'elle avait raflés. Elle aurait pu se contenter de prendre les données concernant sa cible, mais il était trop tentant de mettre la main sur des archives complètes d'activités criminelles. Il y avait certainement de quoi grappiller du galon et larguer sa place de larbin de l'Inquisitorius.
Elle avait calculé qu'elle était restée six minutes inconsciente, harnachée à son grappin, ce qui lui avait évité une chute mortelle mais qui lui aurait valu le risque de servir de cible si elle s'était réveillée trop tard. Un temps suffisant laissé à la cible pour découper vivante Darys et disparaître. Elle avait l'habitude des scènes de crime, mais le spectacle lui avait arraché des haut-le-cœur. Le bureau était tapissé de sang, le corps de l'inquisitrice avait été démembré avec une rare sauvagerie et ses morceaux éparpillés. Elle avait du mal à imaginer cette gamine un peu molle et évaporée commettre un acte d'une telle sauvagerie sur un être paralysé par la toxine. Il fallait une rage au-delà de tout contrôle pour en arriver là. Puis elle se rappela les propos écœurants de Darys et s'avoua qu'elle en aurait certainement fait de même, voire fait durer le plaisir au-delà de quelques minutes. Ismaren était une ancienne Jedi, et Gisela en avait assez fréquentés pour savoir qu'ils pouvaient être des tueurs froids et cruels.
- Il commence à faire faim, fit le garde dans son dos.
- Fermez-la. Si vous voulez pas que je rajoute le Soleil Noir aux ennemis d'Organa en vous jetant par-dessus bord.
- Z'avez trop besoin de moi, sinon, vous m'auriez laissé filer...
Les silhouettes étaient en train d'investir l'immeuble. Elles avaient au préalable fait le vide dans toute la fange qui rôdait aux alentours pour être certaines de pouvoir détecter et cueillir un hypothétique fuyard. Elle les imagina découvrir les dizaines de morts par sabre-laser avant d'accéder au corps et au coffre vide de Béal Steal. Conformément à la procédure impériale, elle avait rapidement effacé ses traces et jeté la plupart des morceaux de Darys dans le vide-ordure. Elle n'avait pas retrouvé le sabre de cette dernière, la princesse avait dû s'en emparer pour une obscure raison.
Au moins, sa hiérarchie ne pourrait pas lui reprocher d'avoir laissé une preuve de la faillibilité des sbires de Vador. L'Inquisitorius devait rester invincible et inspirer la crainte. Comme jadis, sous la République, remâcha-t-elle, lorsque les Jedis se faisaient passer pour tout puissants. Malgré la Purge, rien n'avait changé, à part le logo impérial sur les tenues des manieurs de Force. Même si elle était en colère contre Ismaren, qui l'avait privée d'une séance d'interrogatoire musclée, elle devait admettre que la princesse avait bien agi en tuant Darys. L'Inquisitorius n'aurait pas toléré que le BSI vînt mettre le nez dans ses affaires, et la traîtresse s'en serait tirée, libre de comploter. Et peut-être même qu'une lame rouge aurait fini ce qu'une lame verte avait commencé... trancher la tête d'un agent trop zélé.
Gisela ravala son indignation et commença à faufiler son véhicule sous les armatures chaotiques de béton.
Recherche en cours… cible : Roganda Ismaren… aucune trace.
Cette peste avait réussi à s'évaporer, s'offrant le luxe de se payer sa tête en lui laissant la preuve de son innocence et le nom d'un commanditaire.
Lorsqu'elle avait examiné le coffre éventré à coup de sabre, elle avait pu constater que quelqu'un avait fouillé et placé un document en évidence : un dossier complet sur la cible, ses habitudes, ses proches, ses comptes adossés d'un contrat d'élimination. Quelqu'un avait payé plus d'un million de crédits pour éliminer cette gamine, ce qui était une somme totalement extravagante.
Type d'élimination : niveau 3 – indirect. Discrédit public et scandale majeur, la cible doit être condamnée par l'Empire. Note : il s'agit d'un Jedi déclassé, toute utilisation de pouvoirs ou d'armes Jedi en public entraîne l’exécution immédiate de l'Ordre 66. Tous moyens autorisés. Dommages collatéraux autorisés.
Il y avait toute une liste de transferts de fonds, de montages financiers occultes, de chantages pour faire condamner la cible au moins à l'exil, si ce n'était la déportation. Et faire tomber Organa avec, comme dommage collatéral.
Sly Moore avait signé, sûre de son impunité. Et elle avait raison, il y avait de grandes chances pour que la machine administrative bloquât son rapport avant qu'il ne parvienne aux autorités compétentes.
La Jedi doit mourir. La voix avait eu ce qu'elle désirait et Gisela eut la certitude que c'était la dernière fois qu'elle s'exprimait. C'était incompréhensible.
Darys avait clairement proposé de faire un coup d’État, d'aller jusqu'à éliminer l'Empereur et elle voulait qu'Ismaren se joigne à elle. L'Umbarienne avait demandé au Soleil Noir de salir la réputation de la princesse et en même temps, elle avait violé la conscience d'une tueuse du BSI pour lui implanter l'ordre de tuer une Jedi, ce qu'elle venait de faire ou plutôt d'aider une autre Jedi à le faire.
Tout cela n'avait aucun sens. Sly Moore était l'assistante personnelle du numéro un, elle le suivait partout comme son nombre, elle était à un tel niveau de pouvoir qu'elle n'avait pas besoin de recourir à ces stratagèmes. Il lui suffisait de glisser un ordre pour que toute une armada d'assassins l'exécutât. Et si Ismaren était une Main, un agent privé, pourquoi vouloir l'éliminer ?
Réfléchis, Wassid, vite… ou tu devras demander ta mutation pour la Bordure Extérieure.
Cette garce alcoolique avait dû gêner quelqu'un, quelqu'un qui ne pouvait user des moyens habituels pour l'écarter sans provoquer la colère de son maître, il fallait la discréditer. Or, Sly Moore ne pouvait ignorer le statut de Main, ce qui revenait à une trahison.
Un complot, une trahison. La migraine lui cisailla le crâne.
C'est trop gros pour toi, Wassid… Tu vas te retrouver à faire les gardes-chiourme sur Wobani.
Des speeders apparurent sur les senseurs.
- Accrochez-vous, ça va secouer.
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Messagepar TienVogh » Dim 08 Juil 2018 - 1:01   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

TienVogh a écrit:Je crains que cette chère Ameesa Darys n'en demandait pas tant ! :paf:

Et bien voilà, qu'est-ce que je disais ? Mais elle ne s'attendait sans doute pas à finir découpée en morceaux par son ancienne élève. :D

Je trouve quand même cette chère Gisela bien naïve, à ne pas comprendre pourquoi Moore veut éliminer Ismaren. Elle n'a pas l'air de vouloir admettre que l'Empereur puisse avoir des favorites et que l'ancienne puisse être jalouse de la nouvelle. Elle ne serait pas elle-même un petit peu amoureuse de son grand homme, des fois ? :D
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Messagepar Dark GaGa » Mer 11 Juil 2018 - 14:48   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

JOUR 2 - Nuit

Wergame admira le mur gris décoré du portrait du tyran galactique. L'impériale l'avait attaché à une chaise face à un bureau où elle avait déposé tout ce qu'elle avait trouvé chez Béal Steal. Probablement de quoi faire chanter la moitié de Coruscant. Et il savoura l'idée du chaos que pouvaient semer de telles informations au sein de l'Empire. Il regretta de ne pouvoir les récupérer pour les faire passer au patron, qui aurait fait exploser tout ça devant le Sénat.
Tu ferais moins le malin avec tout ton caca étalé à la une, dit-il silencieusement au visage silencieux qui le dévisageait sous la capuche, avant de s'adresser à la créature en combinaison noire qui était en train de se sustenter devant son terminal.
- Charmantes vos geôles, vous m'offrez un casse-graine ? Avec toutes ces émotions, j'ai l'estomac qui hurle au vide.
La femme finit tranquillement son bol. Une odeur piquante flottait dans la pièce et lui tirailla le ventre.
- Tant pis pour vous. Vous ferez avec. Mes agents sont formels, Ismaren s'est évaporée. Une idée où elle pourrait se réfugier ?
- Sympa… Au hasard ? Chez votre chef ?
Une décharge électrique le fit frétiller sur sa chaise.
- Je vois que c'est électrique entre nous… Ah non, je suis pas très friand de ces préliminaires… stooop. Je vois qu'un lieu : au Palais. Elle est toujours fourrée là-bas quand elle ne fait pas les boutiques de CoCoVille. Et elle y passe toutes ses nuits, enfin quand le patron ne me demande pas de l'enfermer. Elle est cul et chemise avec votre ministre.
Il dansa à nouveau sur sa chaise.
- Arrêtez avec votre truc. Elle est copine avec Pradeux, la moitié de la galaxie est au courant. Mais elle a un amant, là-bas.
- Qui ?
- Le genre goujat qui sait pas quoi faire de son argent… comme vous devez en avoir pas mal dans l'Empire. Aaaaie.
- Votre chère princesse se prostitue, je n'ai pas d'autre mot.
- Et alors ? Qu'est-ce qui est le plus pathétique? Profiter d'un barbon ou avoir à payer pour les faveurs d'une femme ?
- Qui la cache ?
- J'en sais rien… un gros goujat et lâche de surcroît.
- Vous désapprouvez le fait que votre princesse fréquente des impériaux ?
- Je désapprouve le fait qu'elle s'amourache d'un froussard qui se détourne d'elle au moindre problème. Roganda a besoin d'un homme qui la soutienne, qui soit prêt à tout pour elle…
L'impériale plongea son unique œil dans le sien, elle avait un très beau regard, vert virant sur l'ocre, un peu comme celui d'un serpent.
- Un peu comme vous, je suppose. Votre princesse a résisté à l'arrestation et tué un inquisiteur avec un sabre-laser, ce qui la rend coupable de parjure. Je vous rappelle qu'elle avait bénéficié d'une suspension conditionnelle de l'Ordre 66 et qu'en l'absence de justifications solides, elle devient un Jedi renégat, avec avis de mise à mort immédiate. Le mieux pour elle est de se rendre assez rapidement. J'ai lancé un avis de recherche dans tout Coruscant, elle ne peut pas m'échapper. Si vous voulez lui éviter une arrestation humiliante et cesser ces petits tours de danse, vous ferez mieux de me dire qui est le traître qui cache une Jedi renégate.
- Vous aviez dit que votre inquisiteur était un traître, donc Roganda vous a facilité les choses, vu que vous n'avez aucune prise sur les sbires de Vador, je me trompe ? Pour le reste, si vous la cherchez, va falloir fouiller toutes les suites de prestige du Palais… Non, attendez. Je sais vraiment pas. Elle n'a jamais lâché un nom, juste sous-entendu qu'elle avait mis le grappin sur un gros poisson célibataire. Je n'ai pas vu avec qui elle quittait le bal de Pradeux, je l'ai cueillie qu'à la sortie de lit. Interrogez le personnel, ils doivent savoir avec qui elle a filé.
- Impossible.
- Ah c'est bête, si votre grade vous donne pas ce droit… Bah, z'avez plus qu'à éplucher la liste des célibataires les plus en vue de votre Cour, ministres, grands Moffs...
- Non, je sais avec qui elle est partie, c'est impossible. Revenons à un autre sujet. Est-ce que vous savez pour qui travaille votre princesse ?
- Je crois qu'elle anime la buvette du Sénat. Non… non… n'appuyez pas sur ça… d'accord… Elle a dit avoir touché des fonds de l'Empire pour des petits travaux. Mais j'en sais pas plus.
- Un peu chochotte pour un garde d'élite d'Organa.
- Faut dire que mes aveux ne nuisent pas à ma maîtresse. Après tout, avouer qu'elle est un agent impérial joue en sa faveur, non ?
La femme sourit, plissant sa cicatrice sur le côté droit.
- A-t-elle reçu des menaces ?
- Elle parle beaucoup des jalousies de la Cour. Elle a dû taper très haut. C'est qui du coup, son amoureux transi, vu que vous l'avez vu ?
- C'est moi qui pose les questions.
- Dommage, mon patron aimerait bien avoir cette info, on pourrait faire un échange… ça vous épargnerait de me torturer parce que vous êtes paumée et que vous ne savez plus comment touiller toute cette merde que vous avez sur cette table.
- Vous voulez encore danser ?
- Non merci, vous êtes pas mon genre. Non… non… Arrêtez avec vos préliminaires électriques… C'est bon, je vais vous dire ce que je pense gratos. Mon patron est quelqu'un d'honnête et c'est un vieil ami du vôtre, toutes ces accusations ne valent rien. Ça fait des années qu'on essaye de l'abattre, alors qu'il s'est toujours montré loyal et irréprochable. La fuite d'un maître Jedi, la flotte d'Alderaan, l'enquête a bien montré que mon patron avait été abusé par un traître parmi les officiers, et maintenant ça. S'en prendre à Roganda pour le faire tomber. Roganda a ses défauts, mais elle fait tout pour prouver sa loyauté à l'Empire. Elle a renié les Jedis, elle s'est intégrée à la Cour avec un comportement exemplaire, et a certainement fait des envieux avec son ascension éclair. Je pense qu'elle est un agent de Pradeux, votre ministre. Vous savez que la Cour est un nid de vipères et que ça complote à qui mieux-mieux contre votre maître. Je parie que vous avez le nom du commanditaire sur votre table...
- Continuez.
- Vous avez le nom d'un traître à l'Empire sur votre table, probablement trop haut placé... et vous savez pas comment vous en dépatouiller. Comme vous ne savez pas comment gérer le petit cadeau que vous a laissé Roganda... De quoi nettoyer tout ce repaire de conspirateurs qu'est la Cour, je comprends d'ailleurs pas comment votre grand patron qui se prétend le chantre de l'ordre et de la sécurité fait pour supporter de patauger dans cette fange toute la journée...
Wergame sentit à nouveau tous ses muscles trembler sous la décharge électrique.
- Parce qu'il vaut mieux avoir ses ennemis autour de soi que loin des regards. Et parce que la purge des miasmes de l'Ancienne République est loin d'être terminée. Continuez, mais abstenez-vous de toute remarque frisant le lèse-Majesté.
- Ounch… mouais... je l'ai connu moins pompeux, le Sa Majesté, quand il faisait le charmant pour avoir le vote de mon patron... Bref. Ne vous laissez pas abuser par votre obsession du sabre-laser, vous savez très bien que Roganda est dans votre camp. Des agents de l'Empire avec des sabre-laser, il y en a un paquet. Elle est la victime et vous avez un coupable. Faites votre rapport.
- Dans ce cas, pourquoi a-t-elle disparu ?
- Parce qu'elle a des mercenaires au cul ? Parce qu'elle va peut-être utiliser ses amis plutôt que de compter sur vous, qui êtes prête à l'exécuter à cause d'une arme obsolète ? Écoutez, j'ai une meilleure offre à vous faire... Je peux vous débarrasser de tout ça... Donnez-moi ce que vous avez récupéré chez Béal Steal et je vous jure que les traîtres tomberont, ce sera mon maître qui portera tout ça au vôtre. Personne n'y échappera... et vous ne serez pas inquiétée.
La femme se leva, la lumière rouge clignota intensément sur sa peau brûlée.
- Bien essayé... Mais non. Le BSI est tout à fait en mesure de traiter ces informations. Vous allez rester ici, peut-être que ça incitera votre princesse à se montrer.
- Et j'ai droit à mon casse-dalle ?
- Si vous êtes sage. Vilrave, conduis mon invité dans la chambre d'amis.
Garce, foutue garce et double garce. Non seulement, elle avait mis le patron dans une sale situation avec ses frivolités courtisanes, mais en plus elle l'avait plantée entre les griffes d'une folle-dingue du BSI. Malgré la douleur et la faim, il ne put s'empêcher de sourire intérieurement à l'idée de provoquer une purge dans l'Empire. Déjà, un inquisiteur de moins, et si l'impériale ne flanchait pas, ce dernier allait payer pour les conneries de Roganda et discréditer tous ses pairs avec, vu que les sbires de Palpatine faisaient pas trop dans le détail à l'idée d'une trahison. En prime, des nuisibles haut-placés allaient tomber. Et au passage, il venait de renforcer la couverture de loyaliste d'Organa. Roganda avait un vrai don pour semer le chaos là où elle passait.

*


Enregistrement terminé. Transfert sur serveur sécurisé.
Gisela verrouilla son armoire, elle avait mis plus d'un jour à tout archiver. Le larbin d'Organa n'avait pas tort, avec tout ce qu'elle avait récupéré dans le coffre de Béal Steal, elle avait de quoi faire chanter le Tout-Coruscant : chantages, extorsions, meurtres, menaces, blanchiment, pots de vins, elle tenait dans ses archives de quoi faire exploser le sommet de l'Empire. Ministres, Moff, courtisans, officiers de haut rang, beaucoup de personnes se croyant intouchables, étaient passés par le Soleil Noir. C'était une bombe, mais mal utilisée, elle risquait de lui exploser à la figure. Même si elle croyait de toutes ses forces à la réalité de l'Ordre Nouveau, elle savait que la machine impériale était grippée par toute la corruption à haut niveau issue de la République et qu'il faudrait nettoyer chaque rouage avec prudence. L'affaire Organa-Ismaren n'était qu'une poussière dans la nébuleuse.
Toujours aucune trace de la cible et le Sénat, opposition en tête, était monté au créneau pour soutenir Organa. Tous unis dès qu'il fallait défendre le privilège des leurs, après tout, Organa n'était pas le seul à embaucher des parasites.
Elle avait fait au moins trois copies de son rapport avant de la faire remonter aux hautes instances par la voie détournée. Elle n'aimait pas user de privautés, mais elle s'accorda qu'il était bien pratique d'user de son statut de vétéran de la guerre pour accéder au bureau de Yularen.
Elle avait décidé de charger la conseillère Moore en occultant la mort de Darys. À réflexion, elle n'avait guère envie de devoir expliquer la mort d'un inquisiteur en plein territoire du Soleil Noir. Elle espérait secrètement que le gang tirerait de lui-même les conclusions pour aller provoquer l'Inquisitorius et que les rats se dévoreraient entre eux. Il n'y avait plus qu'à prier que la note parvînt assez rapidement sur le bureau du ministre Pradeux, dont l'amitié notoire avec Ismaren, le pousserait à agir et à dévoiler le jeu de sa protégée.
Elle s'assit face à la nuit brillante de Coruscant et s'autorisa enfin une pause. Deux heures du matin, elle était trop stressée pour envisager de se coucher. Comme l'aimait répéter son ancien mentor : le BSI ne dort jamais.
-Wassid, fit la voix de l'agent Vilrave dans son oreillette, c'est toi qui as mis une alerte sur Roganda Ismaren ? Avant de partir, tu devrais passer te connecter sur l'holonet.
La garce. Saloperie de garce. Le garde du corps avait touché juste. Alors qu'elle était recherchée sur toute la planète, cette dernière se pavanait au Palais impérial, et en excellente compagnie de surcroît. Elle n'arrivait pas à refréner son indignation devant la jeune femme vêtue d'une longue robe turquoise très décolletée, les cheveux semi-lâchés sous un diadème, en train de glousser bêtement, un verre à la main, les pupilles dilatées, l'autre main posée sur le bras du ministre Pradeux, qui semblait déjà moitié ivre. Ce duo de provocations vivantes zigzaguait avec insolence au milieu des invités, pérorant comme s'ils étaient les rois de la nuit.
- Qu'est-ce qu'ils foutent les services de com du Palais, ils fument des bâtons de la mort, ou quoi ? C'est quoi cette diffusion ?
Vilrave finit son stim au lait de bantha avec des bruits de succion peu ragoûtants.
- C'est présenté comme étant la chaîne pirate d'un petit malin qui balade des drones, mais tu constateras que tout le monde reste habillé sur tous les enregistrements, rien de compromettant. Et Dangor n'a jamais réclamé notre intervention pour la faire fermer.
- Comment ça, tout le monde reste habillé ?
- Wassid… tout le monde sait comment finissent les fêtes à Pradeux. La chaîne ne va jamais sur ce terrain, ce qui fait penser que ça doit être un truc à Dangor pour sonder l'opinion ou une expérimentation de ses services. Et ça marche plutôt bien, à part quelques rageux qui couinent sur les dépenses de la Cour, le reste semble s'y passionner. Il y a d'ailleurs une rumeur qui enfle…
- Quelle genre de rumeur ?
- Celle-ci.
L'agent fit avancer l'enregistrement. Gisela sentit sa malaise monter d'un cran. Noir entouré de rouge. Et la péronnelle qui vint se trémousser sur le trajet, entamer une discussion qui sembla fort amuser son interlocuteur, puis un signe discret. Les deux s'éloignèrent pour s'isoler près d'une fenêtre, tandis que les gardes firent un rempart contre les indélicats.
- Ça fait des mois qu'on soupçonne une liaison. Je pense que la com utilise ce biais pour tester une officialisation.
- Si c'est basé sur le fait qu'il discute avec une femme, à ce titre, on peut soupçonner un triangle passionnel avec Vador et Pestage. Il y a eu des milliers de rumeurs sur des liaisons… toutes infondées.
- Là, c'est différent. Ils sont plutôt discrets, ta cible quitte toujours les fêtes juste après lui, étrange non, pour la pire fêtarde de Coruscant de se coucher à 23h ? Sauf que hier soir, c'est allé plus loin... Attends... Là.
Les robes glissaient sur le sol, dans un parfait parallélisme, une main se tendit, un accord entre deux regards, deux sourires et une autre se posa sur le poignet tendu. Et lentement, le couple quitta la fête, sans un mot, sans la moindre attention pour la foule hébétée.
- C'est officiel, Wassid, l'information est en train de se répandre dans tout l'holonet. Tu devrais rappeler tes troupes. Ça fait mauvais genre de jeter ton grappin sur le coup de cœur du numéro un.
- Tu frises le lèse-Majesté avec tes potins.
- Moi, ce que je vois, c'est que Sa Majesté a décidé d'ignorer tes potins sur la réputation d'Ismaren, au point d'engager la sienne. Les tests d'opinion sont plus que positifs. Tu devrais lâcher ta cible avant que ça te pète à la tronche.
Gisela cogna son poing contre le mur, savourant la douleur qui montait jusqu'à l'épaule.
- Major Wassid, fit une voix. On vient de retrouver un corps sur les marches du Palais, vous devriez venir.
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Messagepar Dark GaGa » Lun 16 Juil 2018 - 16:23   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

JOUR 3 - matin

Wergame posa ses fesses sur un siège pour admirer la tempête Rouge Organa. L'impériale l'avait relâché dans la matinée sans donner pas plus d'explications que de petit déjeuner. Il attrapa son saladier et commença à grignoter devant le spectacle. Il s’était toujours demandé d'où Roganda tirait ses crises de colère, il pouvait confirmer qu'elle tenait bien de sa tante. Petite, les cheveux écarlates tressés en macarons, le doigt accusateur, la furie se dressait au milieu de la pièce. Elle avait le même petit air que l'agent du BSI qu'il venait de quitter.
- Comment tu as pu merder à ce point, Bail ! Elléandra te confie sa fille et toi, tu fais n'importe quoi ! Ça fait des mois que je te dis de la ramener à Alderaan, qu'il faut en finir avec tous ses scandales à répétition. Et toi, tu la laisses faire !
- Rouge, tu baisses d'un ton. Et toi, Wergame, comment as-tu pu perdre Roganda ?
- Cette garce m'a refilé au BSI, patron. Ils la traquent et ils ne la retrouvent pas. Mais c'est pas le plus grave.
- Ah, ça oui. Ta nièce passe pour une pute dans toutes les familles d'Alderaan, on dit qu'elle a une liaison avec un homme marié ! Avec cet abominable Pradeux ! Ce débauché, ce type répugnant qui organise des orgies ! Tu te rends pas compte des tensions sur Aldera. J'ai tenté de négocier un mariage avec un Ulgo, mais ils ont pris ça comme une offense. Et les autres familles ne veulent pas en entendre parler, j'ai réussi de justesse à obtenir un accord d'une maison mineure qui réclame une dot exorbitante. Tout ça, parce que tu n'as pas su la tenir !
- Non, mais c'est pas ça le pire, madame... Roganda a tué un inquisiteur.
Les deux autres cessèrent immédiatement leurs cris.
- Elle a fait quoi ?
- Patron, il faut la retrouver et la cacher. Je l'ai vue, elle a développé ses pouvoirs Jedi, et je peux vous dire qu'elle a du potentiel. Un inquisiteur la traquait, je sais pas combien sont après elle.
- Bail, ce n'est pas possible. Ils nous avaient dit qu'elle... elle ne pourrait plus jamais...
- Hé bien, elle s'est débloquée, madame. Elle a reconstruit son sabre-laser, et elle sait s'en servir. Il faut la retrouver et l'exiler avant que l'Empire ne s'en rende compte.
Le patron reprit son air préoccupé et fit les cent pas tandis que sa sœur s'effondrait sur un canapé.
- Quelqu'un d'autre sait, pour son sabre-laser ?
- Cette femme du BSI, mais je pense qu'on peut négocier avec elle. Je l'ai sentie moins bouchée que l'impérial de base. Le problème, c'est qu'elle sait où est Roganda.
- Je croyais que tu l'avais perdue, Wergame.
- Je l'ai perdue, patron. Ce sont juste des suppositions. Je pense qu'elle doit se planquer chez son ami Pradeux. Je ne vois pas où elle pourrait se cacher autrement sur cette planète.
- Bail, il faut la retrouver avant que... il faut la confier à maître Kenobi.
- Non, Rouge, ça compromettrait tout ce que nous avons fait… Tu es sûr de toi, Wergame ? Roganda ne peut pas être formée… Lorsqu'elle était novice, déjà, on nous avait dit qu'elle ne deviendrait pas une Jedi... qu'il y avait trop d'attachement, de colère en elle... Elle était trop paresseuse, trop de mauvaise volonté, faible dans la Force, malgré son potentiel. Lagan aurait dû être un grand Jedi, mais pas Roganda, elle devait être déclassée... Et quand l'Empire nous l'a rendue...
Wergame se rappela à nouveau cette gamine souffreteuse, prostrée, entourant de toutes ses forces un balluchon sale que personne n'avait réussi à lui arracher...
Rouge sembla essuyer une larme.
- Lagan est mort, Bail ! On aurait tous préféré le contraire, mais ces monstres nous ont rendu Roganda... Je... Ils nous ont dit qu'elle était trop faible, qu'elle n'avait pas supporté leur entraînement... Ils l'ont torturée pendant un an et elle s'est coupée de la Force... Elle n'a plus parlé pendant des mois... Les médecins nous ont dit qu'elle ne toucherait plus un sabre-laser de sa vie... Que le traumatisme était si violent qu'elle vomissait lorsqu'on lui montrait tout ce qui pouvait lui rappeler les Jedis. Ce n'est pas possible, comment a-t-elle pu dépasser ça ?
- Elle a peut-être retrouvé son maître, avança Wergame... Vous vous rappelez qu'elle avait parlé d'un maître Jedi qui venait la soigner dans sa prison... qu'elle devait retrouver...
- Roganda n'a pas de maître ! C'était un délire, Wergame... reprit Rouge. Elle s'était inventé un amoureux imaginaire pour survivre à ces monstres... C'est un miracle qu'elle ait pu retrouver ses esprits, reprendre des études... Toutes ces années à l’hôpital psychiatrique où nous pensions qu'il aurait mieux fallu qu'elle soit morte. Sa propre mère n'osait même plus aller la voir... Tu te rappelles, Bail, c'est Leia qui l'a fait sortir de sa torpeur, il y avait comme une connexion entre elles. Elle avait quel âge ? Trois ans ? Elle avait mis ses petites mains autour de son cou et posé son front contre le sien. Dès que Leia était là, elle reprenait vie...
- Oui, je m'en souviens, Rouge... murmura-t-il d'un ton agacé.
- Il faut agir, il faut la retrouver avant que ces monstres ne la capturent... avant que...
- Rouge... je te rappelle que je suis prisonnier dans ma propre ambassade à cause de ta nièce.
- Mais bouge-toi, Bail ! Tu n'en as pas marre de jouer la neutralité quand d'autres se mouillent ? Ta nièce est en danger ! Et c'est toi qui l'as laissée s'y jeter. Tu savais le danger à laisser une Jedi rôder autour de cette abomination et tu l'as laissé s'y frotter.
- Roganda avait rejeté la Force ! Il n'y avait pas de risque qu'elle soit détectée comme sensible, et encore moins attirer son attention avec son dossier calamiteux qui la vouait au Corps Agricole. Quand j'ai demandé à pouvoir la garder, il me l'a accordé, il se désintéressait complètement d'elle. Et avec ce qui lui est arrivé, je n'allais pas la garder enfermée, Rouge.
- Depuis le temps, tu devrais savoir que c'est un manipulateur… Si Roganda a retrouvé ses pouvoirs, ça signifie qu'il va s'emparer d'elle. Peut-être que c'est déjà fait. Débrouille-toi pour m'avoir une entrevue, Pradeux est une vieille connaissance, il sera ravi de me revoir. Si tu le fais pas, je le ferai ! J'irai moins même extirper notre nièce des griffes de ce monstre.

*


- Alors ?
Gisela détourna le regard du corps en bouillie sur la table de dissection.
- Chute mortelle. De la fenêtre de son bureau, au cent-vingt-deuxième étage. Elle pouvait pas se louper.
Identification en cours : Sly Moore, protection pourpre. État : mort.
- Suicide, je suppose ?
- La fenêtre a été ouverte de l'intérieur, elle a laissé un mot d'adieu sur son terminal. Elle s'accuse d'avoir comploté contre l'Empereur, exprime ses regrets et de ne pas pouvoir supporter cette honte.
Gisela sentit l'oppression étreindre sa poitrine.
- Une idée de l'heure de la mort ?
- En début de soirée… probablement vers 21h-22h.

Consultation des archives :Baël Varaga - suicide. Lettre d'adieu.
La même procédure. La tueuse avait agi très vite. La machine administrative s'était exceptionnellement accélérée. Son rapport venait à peine d’atterrir chez le directeur du BSI, que l'exécutrice était en marche. Comme si quelqu'un avait attendu ce signal pour ordonner une exécution.
- Vilrave, toi qui aimes les potins, est-ce que tu te rappelles ce qu'on disait sur les Jedis ?
- Plein de choses horribles. Qu'ils enlevaient et réduisaient en esclavage des enfants, qu'ils pouvaient te retourner tes tirs de blaster dans la figure, qu'ils pouvaient t'arracher du sol d'une seule pensée, qu'ils pouvaient te brûler vif, qu'ils pouvaient t'implanter des cauchemars dans la tête et te pousser à faire n'importe quoi.
- C'est ça... comme pousser quelqu'un à se suicider ?
- Bien sûr que oui, les Jedis étaient des monstres. Nous avons des millions de témoignages d’innocents poussés à commettre des crimes sous les ordres de ces vampires psychiques.
Connexion en cours... base de données du BSI. Recherche sur durée : six mois ; cause de la mort : suicide ; lieu : Sénat/Cour. Résultats trouvés : 5.
Toujours la même mise en scène, une lettre d'aveux, un corps pendu ou défenestré, une mort spectaculaire, propre à frapper les esprits. Elle pistait une tueuse en série, un assassin qui agissait de façon immédiate.
Coruscant, avant-hier 23h06. L'implant reboucla de lui-même, comme doué d'une volonté propre.
La princesse sautille dans l'ascenseur et tend sa main avec un grand sourire. L'homme en noir s'en empare pour s'y appuyer et avance à son tour. Le geste… zoom. Fige. Le regard de la princesse se détourne, au-delà de l'épaule de son compagnon, droit, face à elle. Les yeux noirs fixent Gisela, intensément. La Jedi doit mourir.

La brûlure sur la joue se raviva brutalement et elle vacilla sous la douleur qui la brisait comme au premier jour.

Exécutez l'Ordre 66.
Le communicateur du capitaine clone s'était brusquement allumé : un homme dans une longue robe, le visage brûlé sous un voile sombre. L'apparition lui glaça le sang. Elle avait reconnu le Chancelier, ce dernier avait été atrocement mutilé. En un instant, elle comprit. Les Jedis s'emparaient de la République, ils s'en étaient pris au Chancelier, ce dernier était grièvement blessé, peut-être en fuite, il fallait les arrêter. Elle perçut les ordres muets circuler parmi les clones et les soldats réguliers : la Jedi doit mourir. Elle leva sa lance énergétique en même temps que les blasters s'armaient et visèrent la silhouette en bure ocre qui les menaient.
La Jedi doit mourir.
- Wren, non !
Le sabre avait dévié les tirs et Wren s'écroula, mortellement touché. La Jedi doit mourir. La Jedi doit mourir. Elle se saisit de sa lance et bondit sur l'abomination qui refusait de disparaître, la douleur, le rouge. La lame verte l'avait frappé au visage. La Jedi doit mourir. Avant de s'évanouir contre le corps de Wren, elle constata avec soulagement que la jeune padawan tombait au sol, criblée de coups. La Jedi doit mourir. Wren.

Elle sentit une larme couler sur sa joue froide. Wren... ce n'était pas juste un clone, c'était un compagnon, c'était... Elle avait enfoui ce souvenir au plus profond de sa mémoire, une blessure incandescente qui alimentait sa haine et son chemin sombre de tueuse solitaire. Son poing se crispa sur son blaster. Il fallait éliminer tous les Jedis, tous ces vampires psychiques qui se nourrissaient des peurs, de la colère, de la tristesse de leurs victimes pour les manipuler. Elle avait passé le reste de sa vie à les traquer, les tuer, les purger.
- Je crois que votre enquête s'arrête là, major Wassid.
Gisela reprit ses esprits pour se concentrer sur l'homme en veste blanche qui venait de surgir silencieusement à ses côtés.
- Au vu des preuves que vous avez découvertes et des aveux, nous pouvons conclure que la conseillère Moore s'est rendu compte qu'elle était coupable de trahison et dans un dernier sursaut de lucidité, elle a préféré éviter un scandale en mettant fin à ses jours. Levez l'ordre de traque sur la princesse Ismaren. L'Empereur ne souhaite pas que vous continuiez à importuner son ami Organa, ni sa nièce, qui, vous ne le savez pas encore, a obtenu son accréditation pour le Cercle Intérieur.
- Bien, monsieur.
- Nos services étoufferont l'affaire, il est évident qu'une telle trahison ne doit pas être connue du public. La conseillère Moore n'aura tout simplement jamais existé et son nom ne devra plus être prononcé, de toutes façons, les non-humains n'ont pas leur place dans l'Empire.
- À vos ordres, mon colonel.
- Vaporisez ce corps, qu'il n'en reste aucune molécule.
Gisela serra son poing jusqu'à ressentir sa paume saigner.
- Monsieur, puis-je vous demander la permission d'aller moi-même annoncer la conclusion de notre enquête à la princesse ?
Yularen se caressa furtivement la moustache.
- Oui, bien sûr, Major. Il serait de bon ton de mettre le BSI dans ses faveurs. Je vais vous obtenir un entretien.
Elle attendit que le directeur fût hors de vue pour mettre son poing dans le mur. Garce. Pourriture Jedi. Elle avait violé sa conscience et s'était emparé de son pire souvenir pour en faire une marionnette. Main ou pas Main, elle aurait intérêt à lui donner une explication valable pour ne pas mourir.
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Messagepar Bunny » Ven 20 Juil 2018 - 22:03   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

Alors je n'ai lu que la première partie postée (donc j'ai du retard à rattraper), mais ça donne plutôt envie !

Le style est vraiment bien travaillé, les mots choisis (et pas juste posés banalement comme souvent dans les fans fics moins réfléchies), l'univers bien posé : ça se lit vraiment avec plaisir !
Tu l'as vue, ma massue ?!!!
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Messagepar Dark GaGa » Mer 01 Aoû 2018 - 9:50   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

JOUR 3 - en journée

Wergame admira la superbe twi'lek à la peau jaune qui se déhanchait devant lui, elle portait une robe grise très courte qui aurait pu simuler un uniforme impérial, s'il n'était pas trop court et découvert à des endroits incongrus. Décidément le ministre était fidèle à sa réputation de débauché notoire. Derrière lui, Rouge Organa était déjà en train de cracher de la fumée par les naseaux. Elle était minuscule, mais Wergame préférait l'avoir dans son dos que de l'affronter en face à face. La porte luxueuse s'ouvrit sur une vaste baie surplombant la ville. Vêtu de la longue robe pourpre des conseillers, Alec Pradeux était en train de s'expliquer avec l'hologramme d'un humanoïde verdâtre assez mécontent.

- Vous me voyez vraiment navré de cet incident, mon très cher ami, mais comme vous le savez, les inquisiteurs ne sont pas vraiment sous le contrôle des autorités impériales. Ils ne dépendent que du seigneur Vador à qui je ferai part de votre mécontentement... Tout à fait, mon cher Xizor, il est inadmissible qu'un inquisiteur massacre votre meilleur usurier ainsi que la moitié d'un immeuble appartenant à votre société. Hélas, à l'instar de leur maître, ils ont tendance à se croire tout permis... Oui, avec plaisir, j'en glisserai un mot à Sa Majesté... Oui, nous nous verrons ce soir, cher ami, vous pourrez même lui en parler en personne...
L'homme raccrocha en ricanant.
- Et pim, dans les dents du Seigneur Noir ! Ma chère Lola, je crains que dorénavant les amis en armure noire de ce pauvre Vador soient indésirables dans pas mal de coins pourris de cette galaxie. Le vieux va être furieux contre son toutou... Tu noteras de faire passer une bonne bouteille de ma part à Yularen.
- Alec, chou, tu as de la visite.

Wergame garda son air ravi pour lui, ce qu'il venait d'entendre était admirablement stupéfiant. Cette pourriture ministérielle était tout bonnement en train de faire endosser les conneries de Roganda à Dark Vador. Une guerre entre la pègre et les traqueurs de Jedis, voilà quelque chose de réjouissant. Plus ça allait, plus il trouvait, contrairement à ses patrons, que la vraie place de Roganda était effectivement dans l'Empire. Dans quelques mois, à ce rythme, le monstre galactique s'entre-dévorerait de l'intérieur.

- Merci, ma belle, et apporte-nous à boire, nous allons trinquer... Un Organa, c'est ça ?
- Une requête urgente de Bail Organa, lis tes messages, chou, fit l'insolente créature.
- C'est pour ça que j'ai une assistante, ma douce... Organa, je ne sais jamais combien ils sont dans cette famille. Je sais qu'il y a une abominable sœur proprement insupportable que j'ai toujours juré de ne plus recroiser. Hum... déjà vu... vous êtes lequel ? Le cadet ?
Rouge Organa quitta l'embrasure de la porte où elle s'était dissimulée.
- C'est de moi dont vous parlez, Pradeux ?
- Ho, c'est pas vrai… Organa m'a envoyé son dragon. Tu auras pu me prévenir, Lola...
Wergame accepta le verre offert, l'odeur d'alcool lui brûla les narines. Le ministre ne faisait pas dans le léger. Ce dernier avala son verre cul-sec avant de battre retraite derrière son bureau.
- Bougez pas d'ici, espèce de dégénéré lubrique. Vous avez intérêt à me remettre immédiatement ma nièce avant que je vous arrache la peau des fesses !
L'assistante twi'lek se mit en travers de son chemin.
- Tu veux que j'appelle la garde, chou ?
- Non, non, pas pour l'instant, ma belle. Je pense qu'on va pouvoir discuter comme des gens civilisés. J'arrive pas remettre ce type… pourtant, je l'ai vu il n'y a pas si longtemps.
- Je suis attaché à la sécurité de la princesse, votre Excellence, vous m'avez vu au Bal du Printemps.
- Ah, oui, le joli-cœur un peu niais.
- Pardon ?
- Ne noyez pas votre vin, Pradeux, reprit Rouge. Je vais être très claire : vous disposez de cinq minutes pour me remettre ma nièce. Au-delà, je vous promets que vous ne pourrez plus vous asseoir ni faire autre chose de vos fesses pendant un mois.
- Enfin… se rebiffa-t-il, vous parlez à un ministre d'Empire, princesse et votre frère n'est pas sorti d'affaire, donc baissez d'un ton.
- Je rectifie : vous avez cinq minutes pour me rendre ma nièce et présenter les excuses de l'Empire à mon frère. Et je vous préviens que j'aurais le temps de vous coller une raclée avant que l'Empire n'ait la possibilité d'attaquer Alderaan.
Wergame ne put s'empêcher de pouffer.
- N'y allez pas trop fort, princesse.
- Vous menacez un membre du Cercle Intérieur, s'offusqua le ministre d'une voix geignarde.
- Parfaitement. Et c'est pas la première fois que je vous apprends les bonnes manières, vous devriez le savoir depuis le temps.
- Hum… ce que vous demandez est impossible, il y a une complication… Votre nièce a demandé ma protection et ne souhaite pas retourner sur Alderaan. Ce que je lui ai bien sûr accordé, en tant que parrain pour son introduction à la Cour.
- Balivernes. Roganda appartient à la maison Organa par ma sœur, et en tant que douairière de cette maison, il m'appartient de décider à qui j'accorde sa main et qui je l'autorise à fréquenter. Et ma nièce ne sera jamais votre maîtresse, ni d'aucun impérial de votre clique.

Le ministre se mit à rire, la sculpturale assistante fit le tour et vint s’asseoir sur ses genoux.
- Elle croit que Roganda est ta maîtresse, chou, elle ne te connaît pas si bien qu'elle le prétend.
Rouge fit la grimace et s’apprêta à bondir. Wergame posa une main sur son épaule.
- Attendez. C'est possible de lui parler ?
Le ministre fit une moue et un petit bruit de succion.
- Hum… je crains que notre chère petite Roganda soit très prise, mais je vais essayer de vous avoir un entretien. Cependant, je dois vous avertir qu'un projet de mariage sur Alderaan est proprement inenvisageable. Eût égard à ses talents, ma protégée mérite beaucoup mieux qu'une union avec un fin de race à la campagne.
- Jamais je donnerai mon accord pour la céder à un impérial. Même de votre Cercle Intérieur ! Le Sénat sera averti que l'Empire séquestre une princesse d'Alderaan.
Pradeux repoussa la twi'lek et changea complètement d'attitude, passant de son air d'abruti frivole à une posture plus sérieuse et plus inquiétante. Sa voix aiguë glissa brusquement dans les graves.
- Je serais vous, Rouge Organa, je baisserais d'un ton mon abominable caquet et je serais fière de ma nièce, fière de ce qu'elle a accompli et du privilège qu'elle offre à votre petite planète de bouseux consanguins et arrogants. Et je donnerais rapidement mon consentement avant d'être ridicule, ou pire… considérée comme déloyale. Ne vous inquiétez pas, les choses seront régularisées dans la soirée et j'espère qu'Alderaan saura montrer son enthousiasme face à une telle faveur.
Rouge avait pâli et s'était tassée dans son siège.
- Qui ?
- Je crois que vous le savez déjà, sinon, vous ne seriez pas en train de vous liquéfier sur place.
- Je veux lui parler !
- Roganda n'est pas disponible, elle a d'autres priorités que d'écouter vos rugissements pathétiques. Mais rassurez-vous, vous la verrez demain, une fois l'annonce faite. En attendant, je vous conseille d'aller voir votre frère et de lui recommander de se réjouir ostensiblement devant tous ses amis du Sénat. Je veux entendre Organa clamer partout son allégeance à l'Empire, à quel point il apprécie cette faveur offerte à sa maison, à Alderaan. Et il appellera à voter avec enthousiasme la proposition que le gouvernement fera au Sénat. Après tout, les charges contre lui seront vites oubliées et ce soir, il sera l'homme le plus envié de la galaxie et nous attendons qu'il se montre très, très reconnaissant... Lola, raccompagne ces peigne-culs vers la sortie, leur odeur de lisier m'importune.
- D'accord, chou. Est-ce que tu veux que je mette du parfum pour te débarrasser de leurs effluves?

- Que se passe-t-il, madame ? Qu'est-ce qui se passe avec Roganda ?
Rouge Organa laissa ses larmes couler dans l'ascenseur.
- Wergame, mon imbécile de frère l'a perdue… Elle est morte.
- Madame, ce n'est pas ce qu'il nous a dit.
- Wergame, il aurait mieux fallu qu'elle le soit. Pour nous tous, et surtout pour elle-même... Mon idiot de frère l'a jetée dans les griffes du monstre…
Modifié en dernier par Dark GaGa le Lun 06 Aoû 2018 - 13:40, modifié 1 fois.
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Messagepar TienVogh » Dim 05 Aoû 2018 - 1:02   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

JOUR 3 - matin

JOUR 3 - Fin de matinée

Mis à part le titre, c'est le même texte. Erreur de copié/collé ? :?
FanFictions : Dark Claria : Dame rouge des Sith (roman), Pour toi, Tarania (OS)
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Messagepar Dark GaGa » Lun 06 Aoû 2018 - 13:29   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

Boulay et reboulay.

Merci...Je vais corriger

Corrigé. Suite postée à la place et en dessous.
Modifié en dernier par Dark GaGa le Lun 06 Aoû 2018 - 14:18, modifié 1 fois.
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Messagepar Dark GaGa » Lun 06 Aoû 2018 - 14:18   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

JOUR 3 - VERS 16H

Gisela fut amenée dans les suites impériales, en plein cœur du labyrinthe de l'ancienne Chancellerie convertie en Palais Impérial, là où le luxe décadent de l'Ancienne République se déployait dans toute son impudence. Son sentiment était mitigé, entre le choc d'imaginer les plus hautes instances de l'Empire se vautrer dans les dorures indécentes, et la satisfaction de voir que les priorités budgétaires n'étaient pas dans les dépenses de crédits en décoration. L'Empire durerait dix-mille ans, la pompe républicaine aurait tout le temps d'être recouverte par les couleurs sobres et froides de l'Ordre Nouveau.

Elle avait profité de son temps d'attente de convocation pour dormir, ce qui lui avait permis de faire retomber sa colère pour recouvrer son sang-froid de machine à tuer et de se rendre compte de la difficulté de sa position. Elle avait été manipulée par une Jedi, s'était rendue complice de meurtres, de camouflage de preuves. Elle ne savait même plus qui était l'ennemi de l'Empire dans cette affaire de dupes. C'était ça, sa priorité, traquer les ennemis du régime. Et même après la Purge, les Jedis demeuraient un danger. Les inquisiteurs étaient une nuisance, Vador était un poison, même s'il était à la fois craint et populaire parmi les militaires. La mort de cette Jedi dévoyée qu'était Darys était un soulagement. Mais Moore avait toujours été loyale. Quant à Organa, il était insignifiant. Le prototype du politicien lâche qui allait dans le sens du vent.
Dans un sens, Yularen la déchargeait de sa responsabilité. Face au doute, les ordres étaient la meilleure référence. Ne plus réfléchir et obéir.

Ordre de mission : lever l'ordre de traque, prévenir la princesse Ismaren et se mettre dans ses bonnes grâces, lui rappela l'implant.
Elle ne pouvait s'empêcher de penser que cette gamine idiote avait bien caché son jeu. Et qu'au moindre doute, elle ferait son devoir : abattre une nuisance.
Ne te laisse pas envahir par ta haine des Jedis, Wassid… Tu sais ce qu'elle est, elle ne rentrera pas dans ton esprit… plus jamais. Tu es une tueuse de Jedi, tu sais comment lutter. Montre-toi digne de ton empereur.

La cible était là, dans un vaste salon tendu de pourpre en train de siroter un alcool de luxe et, lorsqu'elle se leva pour l'accueillir, Gisela se rendit compte qu'elle était outrageusement nue sous une robe de mousseline transparente et visiblement, quelqu'un l'avait à nouveau richement dotée de bijoux. Elle avait lâché ses longs cheveux qui traînaient jusqu'aux cuisses, qu'elle avait retenus par un demi chignon piqué d'or. Roganda joua quelques secondes avec un énorme rubis sur l'annulaire avant de prendre la parole.
- Je n'ai que très peu de temps à vous consacrer, major. Allez donc au fait.
- Le BSI a levé l'ordre de traque sur votre personne. Et l'enquête sur votre oncle n'ira pas plus loin. Vous être libre de vos déplacements. Quant aux Lames de Khotas, les mercenaires qui vous traquent, nous allons nous en occuper. Vous êtes donc placée sous la protection du BSI.
- Merci, mais quelqu'un d'autre s'en charge.
- Les Lames de Khotas ne laissent jamais un contrat non rempli, même après la mort du commanditaire.
- Je suppose que vous saurez très bien quoi faire de mon petit cadeau.
Les yeux noirs plongèrent dans les siens. Non, jamais. Gisela détourna le regard.
- Je ne comprends pas ce que vous attendez de moi.
- Que vous fassiez votre enquête, major.
- L'inquisitrice Darys est morte. La conseillère Moore aussi.
La princesse finit son verre et se resservit.
- C'est vous qui avez tué la conseillère Moore.
La princesse eut un sourire coupant.
- La conseillère Moore a été prise de remords et plutôt que de faire face à un procès infamant et à une condamnation qui aurait entaché Sa Majesté, elle a préféré mettre fin à ses jours, ce qui est à son honneur.
- Comme le comptable Varana.
- Je ne vois pas ce que vous voulez dire. Cet homme était coincé, il a préféré sortir dignement pour ne pas embarrasser mon oncle.
- Je suis sûre que c'est vous, j'ai trouvé cinq autres noms, morts dans les mêmes circonstances, mais je ne pourrai jamais le prouver.
- C'est évident. Qui croira cette hypothèse ridicule ?
- J'ai des enregistrements de vous avec un sabre-laser.
Roganda joua à nouveau avec sa bague et prit lentement une gorgée.
- Formidable. Allez donc arrêter Dark Vador, je l'ai vu traîner avec un sabre récemment… et il paraît qu'il tue des gens avec.
- Peut-être un jour, princesse… Quand l'Ordre Nouveau sera établi, nous nous débarrasserons des reliques de la République.
- Oh, sachez que vous avez ma bénédiction. Si vous souhaitez un duel avec Vador, je peux vous arranger ça assez rapidement. Dites-moi, j'avais cru comprendre que le BSI venait m'annoncer une bonne nouvelle, pas proférer des accusations ridicules à mon encontre.

Elle n'avait plus du tout cette expression infantile et frivole qui la caractérisait, il y avait quelque chose de plus sombre, plus maîtrisé en elle. Comme si elle venait d'ôter un masque.
Gisela réprima le désir de déverrouiller son arme et la lui planter dans le cou.
- Nous avons toutes les preuves d'un complot, contre vous et votre oncle, mais dans le but d'éliminer Sa Majesté. Le BSI a conclu à la haute trahison.
Roganda sourit.
- Bien… c'est une excellente nouvelle. Les ennemis de l'Empereur doivent être éliminés, n'est-ce pas, major ?
Gisela ralentit son souffle, le poids sur son plexus se faisait de plus en plus lourd. Elle joue avec tes nerfs, Wassid, résiste…
- Oui, madame. Les ennemis de l'Empire doivent mourir. Cependant, je n'arrive pas à faire le lien entre vous et le reste. Ce qui vous rattache à cette affaire… Qui êtes-vous pour Sa Majesté ? Pourquoi représentiez-vous une cible à abattre ?
Elle rit.
- Je laisserais la primauté à ce dernier d'expliciter notre relation, quand il le désirera. Tout ce que vous avez à savoir, c'est que le BSI a rempli sa tâche. L'Empire n'aura pas à décréter des exécutions infamantes pouvant entacher l'entourage de Sa Majesté, leur mort est une excellente nouvelle, vous en convenez ?
- Tout à fait, madame… Concernant votre sécurité, le BSI propose de vous affecter un garde du corps… J'ai cru comprendre que vous vous installez ici ?
- En tant que membre du Cercle Intérieur, j'ai effectivement droit à une suite au plus proche de Sa Majesté. Ça tombe bien, l'une d'elles vient de se libérer... Il y a certes toute la décoration à refaire, mais on m'a déjà accordé un budget… Vous êtes venue me parler de mes meubles ou vous avez quelque chose de plus intéressant à me demander ?

Les yeux noirs semblèrent la scruter au plus profond d'elle-même et Gisela se sentit piégée, ses muscles se ramollirent d'eux même et sa main, s'éloigna de la sécurité de l'arme. À nouveau, elle contemplait l'indicible, elle se sentit irrésistiblement attirée par cette chair moelleuse qui tendait le tissu transparent, par cette bouche écarlate qui lui souriait, ces cuisses charnues qui s'entrouvraient sur mille promesses.
- Pourquoi m'avez-vous laissé les dossiers de Béal Steal ? hoqueta-t-elle, le feu aux joues. Vous savez très bien que je ne pourrais rien en faire.
- Allons donc, ne vous sous-estimez pas, major.
La main effleura doucement son poignet, douce, tiède, et ce fut comme un choc électrique. La voix pénétra son crâne, douce, grave, hypnotique.
- Vous avez brillamment résolu une affaire de complot de très haut niveau contre l'Empereur et blanchi un de ses plus vieux amis. Je suis certaine que vous trouverez des appuis pour poursuivre votre lutte contre la corruption. Les ennemis de l'Empire doivent mourir. Ah, je suis navrée, je vais devoir mettre fin à cet entretien.

La princesse se détourna pour aviser une servante qui venait s'incliner profondément. Gisela inspira longuement, pour tenter d'expulser cette angoisse sourde qui venait de la saisir.
- Madame, annonça l’intruse d'un ton très respectueux, on m'a chargée de vous rappeler que vous êtes attendue dans la bibliothèque et que vous avez plus de vingt minutes de retard.
- J'arrive.

Elle se leva, elle était encore plus fascinante dès qu'elle se mettait à se mouvoir, ses hanches ondulaient sous le tissu translucide dans une danse hypnotique. Deux gardes royaux, drapés d'écarlate, l'attendaient. Gisela se figea, la présence d'une telle protection était la marque la plus visible d'une extrême faveur du souverain. Elle était, jusque-là, réservée à deux personnes en dehors de lui-même, Sate Pestage et Dark Vador. C’était comme si l'insolente Alderaane venait de décrocher le troisième rang au sein de l'Empire. Gisela vacilla sous le choc et lutta contre le désir irrépressible de se mutiler pour avoir manqué de discernement.
- Oh, comme c'est charmant, il m'a encore envoyé sa garde… Comme s'il pensait que j'allais me perdre. Vous voyez, major, ma protection est parfaitement assurée. Un peu trop d'ailleurs, je peux pas faire deux pas sans ceux-là sur mes talons. Je vous libère, major Wassid, ce fut un plaisir de collaborer avec vous… Je n'oublierai pas ce que vous avez fait pour moi et sachez que je vous accorde une faveur…
- Vous êtes une Main ou une maî…
Elle se retourna et posa un ongle manucuré sur les lèvres de Gisela.
- Chut, ne gâchez pas votre faveur avec des questions inutiles, gardez ça pour plus tard.
La tueuse sentit qu'elle lui déposait quelque chose de froid dans la main.
- Allons-y, messieurs, ne le faisons pas s'impatienter, il déteste quand je suis trop en retard.
- Madame, vos chaussures… s'enquit la servante
Elle haussa les épaules...
- Inutile. De toutes façons, je vais devoir les retirer, ce sera autant de temps de gagné.

Gisela s'inclina et la suivit quelques instants, le temps de rejoindre l'élévateur et de profiter encore un peu de sa beauté. Cette garce ne manquait pas de culot. Elle attendit d'être isolée pour regarder ce qu'elle avait reçu : un mini-communicateur crypté. Un frisson lui parcourut l'échine et elle comprit qu'elle venait de se donner à un nouveau maître. Et ce fut pire quand elle se rendit compte que tout son être aspirait qu'à ça : la revoir.
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Messagepar Dark GaGa » Mar 14 Aoû 2018 - 22:41   Sujet: Re: Les emplois fictifs de Bail Organa - SW UEL- comp NC

DANS LA SEMAINE, UN APRES-MIDI

Wergame observa d'un air désabusé le ballet des laquais impériaux qui vidaient l'appartement de Roganda.

- Comment as-tu pu nous faire ça !
Malgré sa résolution de la traiter pour morte, Rouge ne décolérait pas depuis la veille. Wergame s'attendait à voir la nièce indigne se comporter comme une fillette et il fut surpris. Se redressant sur ses chaussures surcompensées, elle toisa sa famille de haut et énonça froidement.
- Vous faire quoi ? Devenir la famille la plus en vue et la plus enviée de la galaxie ? D'avoir garanti la loyauté de la maison Organa et celle d'Alderaan ? J'ai assuré ma propre sécurité et j'espérais que vous seriez ravis d'apprendre que l'Ordre 66 a été annulé, je ne suis plus un gibier à traquer, je suis devenue respectable, je suis libre. Je ne crains plus personne.
- Tu as fermé les clés de ta propre prison, Roganda ! Et tu nous as humiliés, ton oncle a perdu la face devant tout le Sénat.
- Quelle humiliation ? Vous êtes considérés comme des sujets loyaux. Vous pourrez continuer vos petits complots sans être inquiétés. Grâce à moi.
- Roganda, l'Empire t'a fait tant de mal…
- N'importe quoi ! Je sais qui est mon ennemi. Celui qui a massacré les enfants dans le temple, celui qui m'a donnée à ses sbires. Et je suis hors de son atteinte à présent.
- Tu te trompes, c'est bien pire… Tu t'es jetée dans la gueule d'un exogoth…
- Pfffff... c'est la jalousie qui vous étouffe ! Vous ne supportez pas de me voir heureuse. Je comprends même pas pourquoi je vous protège alors que vous m'avez toujours considérée comme un poids. Je suis sûre que vous auriez préféré me voir morte et récupérer Lagan, le grand padawan, le meilleur de tous, le chouchou…
- Bail, dis quelque chose, tu ne peux pas la laisser croire ça.

Wergame se tourna vers le patron, ce dernier n'avait pas dit un mot et semblait épuisé.
- Roganda, nous avons tout fait pour toi, nous t'avons aimée, protégée. La seule chose que tu peux reprocher à ta famille, c'est de t'avoir passé tous tes caprices.
- Ma famille ? Ma famille m'a vendue comme une esclave aux Jedis ! Elle n'a pas bougé un petit doigt pour me sauver au moment de la Purge… Et depuis que je suis revenue, elle me traite comme une bête curieuse… comme une folle, un poids à se débarrasser bien vite.
Wergame se redressa.
- Là, vous exagérez, princesse. J'étais là. Votre oncle était présent, il est venu vous chercher, cette nuit-là. Nous vous avons cherché partout pendant deux ans, alors que l'Empire vous disait morte.
- Vous m'avez vendue comme une esclave, et là, vous voulez à nouveau me vendre…
- Roganda, c'était la loi, reprit le patron. Tu étais recensée sensible à la Force, ta place était avec les Jedis. Et là, nous cherchons à te faire sortir du guêpier dans lequel tu t'es mise avec tes fréquentations.
- Mes fréquentations ?

Wergame sentit le malaise grandir en lui, face à ces yeux qui brillaient d'un feu intérieur intense, elle semblait être dans un état second, exaltée, debout, presque irréelle dans sa robe pourpre et or, avec ses cheveux qui semblaient se dresser comme des serpents sur ses hanches.
- Tout l'Empire est à mes pieds ! Et quand je serai mariée, que je lui aurai donné un fils, plus rien, ni personne ne viendra me menacer. Je suis intouchable !
Rouge sembla se décomposer et s'approcha de sa nièce pour tenter de lui prendre les mains.
- Roganda, souffla-t-elle... Non… regarde-moi… reviens… tu es sous l'emprise d'un monstre…
- Au contraire, je me suis jamais sentie aussi libre, aussi forte… Il m'aime ! Il est fou de moi... il fera tout pour me faire plaisir…
- Je veux pas dire, mais vous délirez, princesse, intervint le garde. Vous pouvez pas être amoureuse de cette horreur, ni croire qu'il a un soupçon de sentiment.
- Il n'y a toujours eu que lui… Il m'a sauvée, il a vu ce que je valais, contrairement à votre Yoda chéri qui voulait me parquer avec les esclaves du Temple à travailler dans les champs. Il croit en moi, il m'a appris ce qu'était la liberté, le pouvoir, la passion.
- Sérieux, princesse, vous avez vu le machin ?
- Oh… Tu me déçois, Wergame. Autant, je savais que les deux autres seraient incapables de me comprendre ni de se réjouir, mais toi… avec tout ce qu'on a vécu… je pensais que tu serais heureux pour moi. Que tu me suivrais...
- Princesse, vous vous leurrez. Il vous rendra pas heureuse, il va se servir de vous, de vos pouvoirs… Ressaisissez-vous… Vous croyez être en paix mais...
- La paix est un mensonge !
Elle détourna le regard et sa voix se fit rauque.
- Vous pourrez continuer dans votre coin votre petite dissidence sans vous inquiéter pour moi. Je ne vous trahirai pas et quand vous tomberez, je pourrai au moins sauver Leia et Alderaan de votre bêtise.
- Laisse ta cousine en dehors de ça !
- Alors que vous la menacez avec votre stupide rébellion ? Je n'ai plus rien à dire... Wergame, tu as toujours été loyal, si tu veux rester à mon service… j'aurais besoin de quelqu'un de fiable pour protéger mes enfants...

Il savait qu'il aurait pu la suivre jusqu'aux confins de la galaxie, y compris dans le pire des mondes-poubelle si elle le lui avait demandé, mais ça… Il ne pouvait s'empêcher de la revoir, telle qu'elle était apparue la veille, royalement indécente dans une longue robe blanche brodée d'or, rutilante de joyaux, parée comme une impératrice. Aussi belle qu'une étoile et elle venait d'entrer dans l'orbite d'un trou noir vorace. Une mauvaise version de la belle et de la bête. Il avala sa salive, le goût était amer, comme de la bile.
- Princesse, merci, mais ma loyauté est à Alderaan.
- Tant pis pour toi. Mon oncle, ma tante, je vous débarrasse de mon encombrante présence. Soyez heureux pour moi, ou ne le soyez pas, je m'en fiche, car j'ai obtenu ce que je veux. Ne vous sentez pas obligés d'assister à mon mariage, ni à vouloir garder mes enfants.
- Bail, dis quelque chose... ne la laisse pas faire cette folie…

Le patron scrutait le sol. Son visage était blême et Wergame reconnut cette expression crispée, la même que ce soir-là, face au temple en flammes, lorsqu'il avait compris qu'il avait perdu les enfants.
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