Nouvelles Guerres Sith: Crise

Si vous aimez écrire et que vous trouvez que l'Univers Star Wars a besoin de nouvelles histoires, ou si vous voulez lire plus que ce que la licence officielle vous offre, bienvenue dans la Section Fan-Fictions !

Modérateur : Modérateurs

Règles du forum
CHARTE & FAQ des forums SWU • Rappel : les spoilers et rumeurs sur les prochains films et sur les séries sont interdits dans ce forum.
Répondre
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

Bonjour à toutes et tous.

J’ai un projet de fanfiction centrée sur la période Legends des Nouvelles Guerres Sith que j’avais déjà pu mentionner il y a quelques années ici-même.

Je préviens tout de suite, je suis assez loin d’avoir conclue l’écriture de cette fanfic, mais j’ai déjà plusieurs chapitres prêts à publier que je garde dans mes dossiers depuis un certain temps.

Ayant envie de me remettre à l’écriture, je souhaite poster les premiers chapitres de cette fanfiction afin de jauger vos ressentis pour savoir si elle vaut la peine que je la poursuive. Auquel cas, je la finirai et la publierai au rythme de mon écriture et de mes relectures.

Ceux-ci seront publiés dans les prochains jours le temps que je les peaufine et corrige encore un peu.

Merci à vous. :jap:

Spoiler :   Afficher
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3739
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par mat-vador »

Salut JediLord :hello: !

Lu ton synopsis et je suis plutôt emballé :oui: !
Bon point pour toi : c'est du Legends :diable: ! Good... good... :sournois:

Hâte de lire tes premiers chapitres :cute: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

Coucou mat!

Content que tout cela t'intrigue.

Le premier chapitre arrivera d'ici demain ou après-demain.
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

Bonsoir tout le monde, comme promis, voici le petit prologue de mon récit. :hello:

Bonne lecture. :jap:


Prologue


Car sans le savoir, lorsque le Vassal connut sa première défaite, il ne faisait déjà plus face à Murrttagh, mais à un être aussi exécrable que lui-même.
Ballade du Vassal Obscur, Conteur Jedi non identifié, environ 1600 ans avant la bataille de Yavin.



Depuis son balcon privé au troisième étage de l’atrium du club Extasia, Dohon Lazir expirait un épais nuage issu de son narguilé de Nal Hutta. Un modèle d’artisan rare lui ayant été offert quelques mois auparavant par un partenaire d’affaires hutt du nom de Keebaan. Il avait rapidement pris goût au narguilé, si bien qu’il se demandait souvent pourquoi son peuple, réputé pourtant comme le plus hédoniste de la Galaxie, n’avait pas développé un tel outil de vice. Le t’bac local, cultivé dans des fermes hydroponiques n’était pas de grande qualité, mais quelques altérations le rendaient aussi agréable à consommer que celui produit sur Nal Hutta. Qui vit sans t’bac est indigne de vivre! pensaient sûrement les Hutts addicts. Et sur ce point, Lazir n’aurait pu leur donner tort désormais.
Il était un Zeltron à la peau oscillant entre une teinte écarlate et rosée. Comme le reste de son peuple, il était en permanence à la recherche du plaisir sous toute ses formes. Selon les standards humanoïdes, il pouvait être considéré comme très attirant. Son corps fin et athlétique, sa mâchoire parfaitement formée et ses cheveux noirs et longs lui avaient déjà attiré des compliments. Mais il était au fait que l’attraction que pouvaient ressentir humains et non-humains à son égard était davantage liée aux phéromones rejetées dans l’atmosphère par son organisme qu’à la perfection physique qu’il se plaisait à incarner. Les natifs de Zeltros aimaient profiter de ce talent naturel pour séduire en cascade. Lui-même avait collectionné les aventures avec des individus de tous sexes, genres et espèces. Pour satisfaire sa faim du plaisir de la chair bien sûr, mais aussi pour son travail.
Il était propriétaire de l’Extasia, club des hauts-quartiers de la cité-monde de Lianna, planète que d’aucun auraient pu associer à la Coruscant du pauvre. Le vaste atrium aux néons écarlates était fréquenté essentiellement par la haute société avide de vices et d’« extasie ». Mais derrière le propriétaire du club, se cachait un intermédiaire de Paii Glorr.
L’information était une ressource précieuse, cela Paii Glorr l’avait bien compris. Cet individu caché en permanence derrière un masque et un modulateur vocal était le plus important courtier d’informations de la Galaxie, comptant à la fois les diverses factions Sith et la République parmi ses clients, de même que le Cartel des Hutts, le Soleil Noir et divers syndicats criminels. Lazir lui-même n’avait jamais rencontré Glorr, mais il conversait avec lui ou elle via un réseau privé sur l’HoloNet d’où ses informations pouvaient être troquées contre les crédits de Glorr, lequel les utiliserait pour générer un pactole encore plus important. Chaque jours, il récoltait un grand nombre d’informations d’importance au sein du club. Que cela soit par l’espionnage des clients, par la corruption ou l’intimidation. Le positionnement neutre de Lianna vis-à-vis du conflit entre la République et les Sith lui était des plus profitables, des gens de rang relativement important se rendant parfois sur la cité-monde et bien souvent à l’Extasia.
Il expira une nouvelle bouffée de fumée issue de son narguilé lorsque deux de ses associés firent lentement irruption sur le balcon. Après les avoir remarqué, il congédia la danseuse exotique falleen effectuant une danse lassente se tenant devant lui. Les Falleens étaient tout comme les Zeltrons capables de rejeter des phéromones dans l’atmosphère, encore plus enivrants que ceux que pouvait produire Lazir. La combinaison des deux rejets mettait au point une atmosphère absolument exaltante, presque ensorcelante, bien que certains l’auraient jugé toxique.
Sitôt la danseuse reptilienne évacuée du balcon, les deux autres se présentèrent devant lui. La première était Nostiik, une Siniteen, dont l’immense crâne pouvait ressembler à un cerveau humain aux proportions disproportionnées, pressant pour s’extirper de la tête de son propriétaire. Vêtue d’un gilet de combat à doublure de duranium assoupli, elle officiait comme sa garde du corps et enforceuse personnelle. Le second était un Bith du nom de Kadne Cros, son responsable administratif et homme de confiance. Il portait un large manteau brun aux boutons fermés. Ses deux énormes yeux noirs dépourvus de pupilles étaient rivés d’une absolue concentration sur un datapad tandis que ses longs doigts tapotaient sur l’écran tactile de l’appareil. Il devait être à calculer le montant exact des revenus que généreraient des investissements récents dans l’installation d’un bassin pour aliens aquatiques dans l’aile Est de l’atrium.
Lazir posa le câble de son narguilé sur la petite table à la droite de son confortable fauteuil. Il expira un délicat dernier filet de fumée.
—Quelles nouvelles, demanda le Zeltron?
—Pas forcément des bonnes, lui répondit Nostiik. Une Jedi a demandé à te voir.
Il prit une expression étonnée. Il n’était pas courant de voir des Jedi sur Lianna.
« Une Jedi? »
—Une Mirialan, poursuivit Kadne Cros, levant les yeux de son datapad. Elle est arrivée il y a dix minutes et a utilisé un de ses tours mentaux pour que le videur cragmoloïde la laisse passer. Elle est venue me voir et a insisté pour s’entretenir avec vous. J’ai accepté.
—Je lui ai juste rappelé de tenir son sabre laser à carreaux, ajouta la Siniteen. Ça me plait pas boss. Ces Jedi, c’est mauvais pour les affaires.
—Cela reste à voir ma chère, Faites la monter. Toute cette histoire m’intéresse…
Le Bith se retira pour laisser entrer deux gardes weequay armés de carabines blaster. Quelques minutes plus tard, il revint en compagnie d’une Mirialan aux cheveux noirs coupés en carré et arborant des tatouages faciaux communs aux membres de son espèce. Elle était vêtue d’une large bure couvrant des robes de Jedi d’un brun clair. La capuche de sa bure était relevée sur ses épaules. Lazir l’invita à s’asseoir sur le fauteuil en face du sien. Elle le fit sous l’œil attentif des deux Weequay et de Nostiik. Le Zeltron remarqua l’attention de ses gardes et fit un signe pour les congédier.
« Laissez nous. »
—Boss, commença la Siniteen…
—J’ai dit laissez nous!
Ils s’exécutèrent. Le Zeltron se redressa dans son fauteuil et désigna un service de diverses liqueurs à l’attention de son invitée.
—Non merci, dit-elle simplement.
—Fort bien, lui répondit Lazir.
—Venons en au fait.-, lui annonça la Mirialan, plaçant ses deux bras de façon parallèle sur ses genoux. Vous vous doutez je suppose de la raison de ma présence?
Le Zeltron prit une expression enjouée.
« Même les Jedi ont besoin de faire redescendre la pression. Nous avons une pièce dédiée aux massages dans l’aile Sud de l’atrium. »
—On se calme businessman, lui répondit la Jedi sur un ton sec. Et contrôlez vos phéromones, je suis ici pour affaires.
Ah les Jedi! Jamais capables de se détendre ne serait-ce qu’un instant…
—Pour affaires donc…
—Je veux rencontrer votre patron.
—Je suis mon propre patron.
—Vous savez de quoi je veux parler.
—D’une chère Maître Jedi, pour quelle raison pensez-vous que le « grand patron » accepterait de vous recevoir? De deux, je pense sérieusement que vous n’avez pas les moyens de vous payer ses services…
—L’état de mes finances pourrait vous surprendre.
—Oh je n’en doute pas. Mais Paii Glor ne vend pas ses informations à qui le demande. Il, ou elle, sait faire preuve d’une extrême sélectivité vis-à-vis de ses clients.
Il disait vrai. Personne ne savait à quoi ressemblait Paii Glor, quel pouvait être son genre ou même l’espèce à laquelle il ou elle pouvait appartenir. Les rumeurs auraient voulu qu’il ou elle opère depuis plusieurs centaines d’années. Dans cet optique, Paii Glor pouvait tout aussi bien être membre d’une espèce à la longévité extraordinaire, tout comme n’être qu’un titre adopté à tour de rôle depuis des siècles par une myriade d’individus différents. La seule chose qu’il connaissait de Paii Glor était que celui ou celle-ci s’exprimait au travers de son modulateur vocal extrêmement rapidement, laissant parfois à peine le temps à ses interlocuteurs d’articuler une réponse avant de repartir dans ses tirades. Il n’était cependant parfois pas sûr de bien parler au véritable courtier et non à un intermédiaire.
—Je suis ici sous l’autorité du Conseil Jedi, dit-elle.
—Ah! Quand bien même, si vous tentez de m’intimider, je me dois de vous rappeler que vous vous trouvez sur un monde neutre. L’autorité des Jedi ou de la République n’a pas cours ici.
—Je ne cherchais pas à vous intimider Zeltron, énonça-t-elle, une pointe de mépris accentuant le terme. En tant que représentante du Conseil Jedi, je peux en son nom mettre à contribution certains fonds.
—Dans ce cas, pourquoi le Conseil ne passe-t-il pas par les canaux de la République pour contacter Paii Glorr?
—Tout simplement car il a cessé d’émettre sur ces canaux…
Paii Glorr ne communiquerait plus avec la République? Intéressant…
« Je comprend parfaitement… Toutefois… »
Il fut interrompu par un vacarme en contrebas. Un frisson lui parcouru l’épine dorsale, il connaissait ce son. La Jedi aussi bien évidemment, la preuve en étant le sabre laser qu’elle avait décroché de sa ceinture et s’apprêtait à activer d’un instant à un autre. Lazir tourna la tête pour regarder en contrebas.
Le vacarme était produit par des tirs de blaster…
Un groupe d’individus armés en armure s’était infiltré dans l’Extasia. Le videur cragmoloïde aux traits pachydermiques devait déjà être mort. Malgré la pénombre écarlate et les néons, plusieurs cadavres de gardes jonchant le sol étaient clairement visibles, piétinés par des clients paniqués tentant de se soustraire aux mystérieux assaillants.
Il commença à transpirer et à émettre une respiration frénétique dépourvue de véritable rythme. Où étaient Nostiik et ses gros bras weequay? Étaient-ils morts? En vie? Si oui pourquoi ne l’avaient-il pas déjà mis en sécurité?
Ça va mal se finir… Ça va mal se finir tout ça…


Daran, debout devant le Zeltron paniqué, pouvait ressentir la panique se manifestant dans tout l’atrium. En témoignait le manche de son sabre dégainé, dont-elle pouvait presser le bouton d’activation à tout moment. Les gardes du Zeltron n’avaient toujours pas fait irruption sur son balcon privé. Ils étaient donc morts. C’était un constat logique.
Elle se rapprocha du muret de sécurité du balcon afin d’observer les assaillants. Ils avaient monté une barricade devant la porte de l’antichambre du club, tandis que certains d’entre-eux rassemblaient les clients et leur incombait de se placer face contre terre, les mains sur la tête, d’autres encore, commençaient à emprunter les escaliers menant aux étages supérieurs de l’atrium. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’ils n’atteignent le balcon et de toute évidence leur cible.
Dohon Lazir l’avait très bien compris. En témoignait la façon frénétique dont il agrippait sa bure, comme pour attirer son attention.
—Faisons un marché Jed, annonça-t-il paniqué! Vous me faites sortir d’ici vivant et je contacte Paii Glor!
—Quelle raison ai-je de vous croire?
—Aucune, d’accord je vous l’accorde! Mais on va mourir tous les deux si vous ne faites pas quelque chose! Pour autant que je sache, je suis votre seule piste concernant Glor, ou Paii ou quel que soit son nom de famille! Si je meurs, vous ne l’atteindrez jamais!
Elle grimaça avant de l’agripper par l’avant-bras et de le relever.
« Restez derrière moi. Vous bougez quand je vous dis de bouger. »
Le Zeltron se contenta d’opiner du chef.
Elle fit coulisser la porte à l’aide de la Force. Elle ne ressentait aucun danger dans l’immédiat à l’étage où ils se trouvaient. Ils pénétrèrent dans le couloir bordé de portes des balcons où suites privés verrouillés par leurs occupants.
—De quel côté?
—À gauche, puis le couloir en coin. Il y a un passage secret que nous pouvons emprunter.
Ils s’exécutèrent. Une fois arrivés devant la porte de la suite du Zeltron, celui-ci se pressa vers le digicode de celle-ci. Un frisson parcouru l’échine de Daran. Un danger approchait, vite, très vite. Des beuglements dans ce qu’elle reconnaissait comme étant du huttese pouvaient commencer à se faire entendre. La bribe qu’elle capta incluait la mention d’un certain « Rolgom ».
Blast! pensa-t-elle intérieurement avant d’agripper Lazir par l’épaule.
—Vous vous êtes fichu Rolgom le Hutt à dos, lui chuchota-t-elle d’une façon malgré tout audible, traduisant son exaspération?!
Le Zeltron interrompit sa marche vers le digicode et se gratta la nuque…
—Disons que je lui doit peut-être un chargement d’épices Gree… Gagné au pazaak, mais vous savez à quel point les Hutts peuvent être mauvais perdants… Mais je n’aurais jamais crû qu’il…
Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase. Un tir de blaster le manqua de peu. Apeuré, le Zeltron tomba à terre et se recroquevilla tandis que la Mirialan se retournait, un sabre laser à l’étincelante lame dorée en main et activé. Elle para deux salves supplémentaires de tirs. Deux opposants lui faisaient face. Tous deux étaient humanoïdes, en armure de combat sombres, portant des casques et balaclavas dissimulant leurs traits.
Daran mit moins d’une seconde à réagir après avoir dévié les tirs. Elle précipita avec une précision mortelle son sabre dans la direction d’un premier assaillant. L’arme tournoya durant quelques nanoseconde avant d’empaler sa cible, qui lâcha automatiquement prise sur son fusil avant de tomber en arrière à la renverse. Surpris, son complice n’eut pas le temps de réaliser que Daran se précipitait sur lui. La Jedi saisit de ses deux mains à la teinte olive la carabine de l’assaillant. Celui-ci ne se laissa pas faire et opposa une résistance à la préhension de la Mirialan, tandis que tous deux tentaient de veiller à ce que ni l’un ni l’autre ne pointe le canon dans sa direction propre. Après quelques secondes de lutte, Daran parvint à propulser l’arme en dehors des mains de son propriétaire pour l’envoyer valdinguer à l’autre bout du couloir, hors de sa portée. L’assaillant beugla quelque chose en huttese que Daran comprit être une dénomination peu flatteuse, avant de saisir en un éclair un couteau de combat en duracier à sa ceinture. La Jedi recula d’un saut léger tandis que son adversaire décrivait une attaque en arc de cercle avec sa lame. Alors qu’il réalisait une frappe en avant, elle parvint à coincer la lame entre les paumes de ses mains avant d’exercer une pression pour ramener plus proche d’elle son adversaire. Elle asséna de son genou droit un coup à l’entrejambe de l’assaillant désorienté avant de le plaquer à terre. Sitôt fait, elle lui porta un coup au plexus solaire, ayant pour effet instantané de l’assommer.
Une fois le deuxième assaillant neutralisé, elle attira à elle grâce à la Force le sabre laser resté allumé et logé dans le tronc du premier. Elle se retourna alors pour constater que Lazir venait de rentrer le code d’accès à sa suite privée dans le digicode de celle-ci.
Elle posa fermement la main sur son épaule droite.
« Où pensez-vous aller comme ça? »
Le Zeltron poussa un soupir.
—Nulle part sans vous apparement.
—On se presse!
Ils pénétrèrent dans la suite, conçue pour ressembler à l’intérieur classique et par conséquent hédoniste d’une maison zeltronne de bonne famille. Des holoportraits suggestifs ornaient les murs peints en jaune et azur, référence sans doute aux plages de Zeltros.
Quand ils furent entrés, Lazir referma immédiatement la porte derrière lui et la verrouilla avant de se diriger vers la table de nuit de son lit spacieux. Il dévoila un clavier sur lequel il tapotât un code. Tandis qu’il procédait, Daran put entendre d’autres hommes de mains du Hutt avancer dans le couloir qu’ils venaient de quitter. Sans prévenir, elle saisit de ses deux mains via la Force le lit du Zeltron et le positionna devant la porte blindée verrouillée comme un rempart supplémentaire. Une fois que l’homme d’affaire eut entré son code, une porte dissimulée se révéla alors sur le mur gauche de la pièce. Un escalier en colimaçon s’enfonçant loin en dessous de l’atrium fut ainsi dévoilé.
—Par ici! héla Lazir.
—Pour aller où?
Le Zeltron prit une expression empreinte d’un certain malaise.
« Eh bien… Vers les égouts de Lianna pour être franc… Pas très glamour je sais, c’était une solution de dernier rec… »
—Passez devant, ordonna Daran.
Ils entamèrent la longue descente dans l’escalier étriquée. La porte secrète se referma derrière eux.





Je devrais poster le prochain chapitre corrigé d’ici quelques jours. :jap:
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3739
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par mat-vador »

Lu !

Bien aimé les références au Vassal Obscur et à Murrtagh :wink: :sournois: ... je vois qu'on partage la même passion pour le lore UEL !

Ce premier chapitre est une bonne mise en bouche. Le Zeltron est conforme à tout ce qu'on peut attendre d'un Zeltron :diable: ! Hâte de voir ce qui les attend, lui et la Jedi Mirialan :cute: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

Coucou Mat.

Content que ça t’ai plus. :)

En effet, pour Lazir et ça ne s’arrange pas vraiment pour lui par la suite, mais il parvient malgré tout à garder son tempérament typique de Zeltron, même dans d’autres situations quelque peu tendues… :paf:

J’ai prévu de débuter chaque chapitre par une citation in-universe, issue soit de mon imagination, soit de ma bibliothèque.

Petite digression par rapport à l’espèce de l’un de tes propres personnages d’ailleurs, mais le nom Murrttagh m’a toujours fait penser à un nom togorien comme Muurgh ou Mrrov. L’espèce du personnage n’ayant jamais été confirmée…
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3739
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par mat-vador »

JediLord a écrit : mar. 12 août 2025 - 23:07 Petite digression par rapport à l’espèce de l’un de tes propres personnages d’ailleurs, mais le nom Murrttagh m’a toujours fait penser à un nom togorien comme Muurgh ou Mrrov. L’espèce du personnage n’ayant jamais été confirmée…
Je sais pas pourquoi mais je partais du principe que c'était un humain :think: .
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

Bonjour tout le monde! Suite à mon prologue, voici venir la suite dans la forme du chapitre premier.

Bonne lecture. :jap:


Chapitre 1


Vous dominerez le domaine des anciens Sith, celui de leurs héritiers, et enfin, le vôtre!
Dark Ruin, dans son adresse finale à ses Chevaliers Sith, 1992 ans avant la bataille de Yavin.





Depuis la passerelle du destroyer de classe Zenith Fortune de Kaas, Dark Thalar observait le vide sidéral. Des milliards d’étoiles composaient la Galaxie. Sur cette quasi-infinité, seule une infime parcelle de systèmes étaient en mesure de supporter la vie. Et une plus infime parcelle de ces mondes encore était habitée par des créatures douées de conscience. Et moins d’un tier de ces mondes étaient à présent sous le contrôle du Nouvel Empire. Récemment, des mondes emblématiques de leurs ennemis avaient été retirés du giron de ceux-ci tels Telos IV et Arkania. Le conflit s'enlisait de moins en moins,ils progressaient.
Et pourtant, bien qu’étant les légitimes héritiers des anciens Sith, leurs mondes sacrés étaient toujours aux mains des usurpateurs.
Un jour, pensait-elle fréquemment, Korriban sera à nouveau notre.
Elle n’était pas née Sith. Elle l’était devenu par la douleur et avait appris à être reconnaissante. La douleur lui avait donné la colère. De cette colère, elle avait puisé ses passions. De ses passions, elle avait trouvée sa force. De sa force, elle avait tiré le pouvoir. Du pouvoir, elle avait tiré la victoire. Et par la victoire, elle avait brisé ses chaînes. Tel était le code Sith, telle était la seule philosophie de son ordre. Une pensée véridique.
Elle était né sur Nal Hutta, un marais empestant au moins autant que ses propriétaires. Non pas comme une citoyenne, ce terme n’existait pas au sein de l’espace Hutt, même pour les habitants libres. Non, elle avait vu le jour au sein d’une famille d’esclaves. En y repensant, Thalar trouvait pathétique l’existence que ses parents avaient pu vivre, de même que la sienne. Passé l’âge de sept ans, elle ne les avait jamais revus. Vendus par leur propriétaire à une autre limace se pensant le point focal de l’évolution et ainsi séparés de leur fille. Elle avait dû rester au service du Hutt Govia, tandis que ses géniteurs disparaissaient dans les étoiles. Aucun de ses compagnons d’infortune parmi les esclaves du Hutt n’appréciait de se trouver en sa présence, de même que les animaux familiers du Hutt. Plus jeune, elle avait pensé que cela était dû à sa race. Les Hamadryas étaient une vision rare au sein de la Galaxie. Humanoïdes, ressemblant vaguement aux Humains, mais différenciés par leur peau reptilienne épaisse. Le fait que son espèce ne cligne jamais des yeux aurait pu également jouer. Mais des années plus tard, elle avait compris la véritable raison. Une aura de pouvoir émanait inconsciemment de celle qu’on nommait alors Rasha Xil. Une émanation de sa sensibilité à la Force.
Peu après la venue de son onzième anniversaire, le Hutt avait embarqués ses esclaves sur son yacht de plaisance pour un voyage d’inspection à destination d’une de ses fabriques d’épices sur une planète reculée. Mais rien ne s’était déroulé comme prévu. Le navire de Govia avait été attaqué par des pirates bâtant pavillon thalassien. Le Hutt avait été abattu et ses esclaves emmenés sur le monde d’origine de leurs nouveaux maîtres. Des maîtres plus brutaux encore que ne l’avaient été les Hutts, les cicatrices de fouet électrique sur son dos en étaient le témoignage. Ils avaient par la suite dû accueillir une nouvelle domination lorsque les Thalassiens furent subjugués à leur tour par les Sith.
Elle se rappellerait pour toujours de celui l’ayant découverte. Au milieu des cohortes de ses nouveaux esclaves qu’il inspectait, ce Sith de sang pur, l’un des derniers de son espèce, l’avait remarquée. Il avait posés les yeux sur la fillette.
« Veux-tu être libre? » lui avait-il demandé.
Elle avait timidement opiné du chef. Le Sith s’était alors esclaffé d’un ricanement sordide tandis qu’il lui faisait goutter pour la première fois au pouvoir du Côté Obscur en la bombardant d’éclairs de Force. Il lui avait alors dit qu’elle ne serait réellement libre que le jour de sa mort. Celui que l’on nommait Ecromos l’avait par la suite prise pour apprentie. Jusqu’à la mort dans des circonstances suspectes de celui-ci sur Balmorra dix ans plus tôt. Un duel à mort à peine masqué que Thalar avait remporté et que le Conseil Impérial avait jugé digne d’être récompensé du titre de Dark. Ecromos s’était non seulement avéré un faible, mais surtout un traître, projetant un coup d’état envers le Régent et son Conseil et celle qui l’avait stoppé méritait un honneur supplémentaire.
Émergeant de ses pensées au bruit des larges portes mécaniques de la passerelle s’ouvrant, elle se tourna vers l’individu y ayant pénétré. Si elle était le commandant de ce croiseur, les troupes de marine stationnées à bord étaient-elles sous la juridiction d’une toute autre personne.
Elle haïssait profondément Dark Hausserius. D’une part, du fait de la mesquinerie de l’humain. D’autre part, de sa malhonnêteté chronique, que même le plus retord des assassins n’aurait su égaler. Tout cela, pensait Thalar, était peut-être, voire sûrement dû au sentiment supérieur qui habitait le « Blond », comme le surnommaient les membres d’équipage du Fortune du fait de ses étincelant cheveux. Le Blond descendait en effet d’une longue et prestigieuse lignée de Sith, donc le fondateur avait des siècles auparavant appartenu aux Chevaliers Noirs de Dark Ruin. Il avait remporté des victoires pour l’Empire avec sa légion de marines Sith, mais Thalar savait intérieurement qu’il ne devait son titre qu’au prestige et à l’influence de sa lignée. À cette pensée, elle sera le poing et grimaça intérieurement. Le Nouvel Empire s’était séparé des usurpateurs dans le but précis de faire passer la survie des Sith par dessus ce genre de pitoyables petites considérations. Que tout le clan d’Hausserius n’ait pas déjà été exterminé relevait pour elle de la pure hérésie.
Le Blond s’approcha d’elle, mais ne la considéra que peu, préférant, tout comme sa collègue quelques instants auparavant, observer les étoiles. Après une brève poignée de secondes, il prononça finalement de sa voix autosatisfaite et suffisante:
« Sommes nous prêts seigneur Thalar? »
Elle lui aurait bien décoché un coup de poing chargé d’éclairs de Force et arrachée la peau et la chair de ce beau visage. Mais, pour l’Empire! elle devait faire abstraction de ses pulsions.
—Le croiseur est paré à passer en vitesse-lumière.
—Procédez donc en ce cas.
Bien que formellement sur cette mission, les deux eurent à disposer du même rang, la phrase d’Hausserius avait résonné comme un ordre. Une humiliation sur son propre vaisseaux! Elle serra le poing gauche.
Non! Pour l’Empire!
Elle tourna le dos au Blond et considéra le capitaine du navire servant sous ses ordres.
—Capitaines Ilkra, passage en vitesse lumière.
—À vos ordres excellence, lui répondit l’humain à la courte barbe rousse.
Quelques instants plus tard, les étoiles se muèrent en milliers de lignes blanches et lumineuses symbolisant la prémisse d’un trajet en subliminique et le Fortune fut immédiatement happé par le tunnel froid et infini de l’hyperespace.
Le Blond se dirigea vers la table holographique et l’activa, mettant à jour la projection d’un monde du secteur Indrexu. Le monde en question s’appelait Ank Ki’Shor, planète industrielle de second plan ayant préféré volontairement s’assujettir au Nouvel Empire six ans plus tôt en tant que protectorat, que de subir une invasion et la dévastation allant de pair. Du fait de la demande importante en troupes dans la Bordure Médiane afin d’empêcher toute contre-attaque républicaine, le maintien de l’ordre sur Ank Ki’Shor n’était assuré que par une garnison mineure de moins de mille soldats néo-impériaux, assistant la milice locale.
Aujourd’hui, Ank Ki’Shor était suspectée par le Conseil d’être l’un des mondes sécessionnistes. Un repaire de traîtres et d’infidèles près à poignarder dans le dos sitôt que les Sith l’auraient tourné.
Un groupe terroriste, simplement appelé « Front Indépendantiste » avait deux semaines à peine auparavant lancée une vague d’attentats simultanés au cœur des capitales des grandes puissances galactiques.
Sur Korriban, la capitale des Sith traditionalistes, une attaque au speeder bélier avait coûté la vie au seigneur Sith Dark Panashor et à son ministre de la guerre.
Sur Coruscant, la perle du Noyau et bastion multimillénaire de la République, l’Avenue des Fondateurs avait été ravagée par une attaque chimique. Des milliers de civils avaient péri et presque tout le district du Sénat avait dû être placé en quarantaine d’urgence, laissant le processus exécutif et législatif de la République en déroute.
Enfin, sur Dromund Kaas, place forte du Nouvel Empire, la place de la Rupture Impériale avait été promue à l’état de fausse commune et la statue de Dark Ruin y trônant avait été détruite.
Ce Front clamait officier sur commande d’une Coalition secrète de 80 systèmes ayant exigé aux trois superpuissances par ces attentats une autonomie totale à tout monde ou système souhaitant les quitter. Des fous! pensait Thalar. Il ne sont rien d’autre que des fous! Des fous bientôt morts…
Bien que les membres exacts de la Coalition demeuraient une énigme, le Conseil avait ses suspects et Ank Ki’Shor entrait dans sa ligne de mire par la grande porte. Thalar et Hausserius malheureusement, étaient chargés de réaliser une démonstration de Force. Une qui montrerait à la Coalition et à ses marionnettes du Front Indépendantiste que personne ne pouvait s’attaquer à l’Empire impunément. Et si les Shorii s’avéraient n’avoir rien à voir dans ces machinations, ils resteraient un exemple. Un exemple qui démontrerait que lorsque les Sith les trouveraient, les leaders Coalisés ne verraient jamais un autre jour se lever. Ce serait un exemple juste. Aucune tuerie inutile, mais les Shorii devaient savoir que le Nouvel Empire pouvait disposer d’eux comme bon lui semblait en cas de trahison et pouvait les vaporiser depuis l’orbite de leur monde ou même les renvoyer à l’âge de pierre. Une démonstration de force, mais pas un massacre. Le sang se devait d’être versé, mais pas au point de remplacer l’eau des océans d’Ank Ki’Shor. Un avis que ne partageait pas le Blond, pour qui un œil crevé ne devait recevoir en retour qu’une tête tranchée. Thalar restait une Sith, mais elle comprenait que la violence brute et barbare ne pouvait servir de solution en toutes circonstances.
Hausserius fit se rassembler Thalar ainsi que la poignée d’officiers supérieurs autour de la table holographique.
—Voici Ank Ki’Shor. Un milliard et demi d’habitants. Moins de mille soldats impériaux stationnés et prêts à nous aider à l’invasion à la seconde où nous lanceront nos barges de débarquement.
—Nos troupes sur place sont parées à faire irruption dans le centre exécutif et à achever cet assaut avant même qu’il ne débute, ajouta la colonelle Dzum Rehk, seconde du Blond. Les Shorii ne sont pas au courant de notre venue. Nous ferons débarquer huit barges transportant 150 marines à la capitale et cinq dans les autres grandes villes. Des questions?
—Qu’en est-il des défenses anti-aériennes, s’enquit le commandant Osstran Derlin ?
—Et les bases de la milice locale, rajouta le major Duurh Semann ?
La colonelle s’éclaircit la gorge.
« D’une part, nos commandos spécialisés sur place sont prêts à désactiver les quelques tourelles anti-aériennes que nous avons pu procurer aux Shorii lors de l’installation du protectorat. D’autre part, des escadrons de bombardiers seront chargés d’effectuer des frappes rapides sur les bases de la milice. »
—Ainsi nous subjuguerons les traîtres, prononça Thalar. Le Fortune opérera un soutien aérien avec le Cimeterre et le Faucheur d’étoiles, dit-elle en référence aux deux frégates d’assaut accompagnant le Fortune de Kaas.
—Qu’il en soit ainsi, conclut Hausserius.
Quelques minutes plus tard, les trois bâtiments néo-impériaux émergèrent de l’hyperespace à proximité d’Ank Ki’Shor. La planète ne disposait d’aucune flotte de défense. Au son de l’alarme se répétant dans les coursives du Fortune, le navire entier entra en effervescence. Les troupes d’Hausserius, prêtes au combat, embarquèrent dans leurs barges et navettes de débarquement. Le suzerain Sith embarqua aux côtés de ses forces tandis que Thalar et Dzum Rehk coordonnaient l’assaut avec les autres officiers supérieurs.
Sitôt les premières navettes avaient-elles pénétré dans l’atmosphère de Ank Ki’Shor et les premiers rapports des forces impériales locales quant à la mise hors d’état des tourelles antiaériennes furent-ils acheminés jusqu’à Thalar, qu’une communication en provenance de la planète fut demandé.
—Autorisez-la, avait simplement énoncé la Hamadryas.
L’image holographique d’un homme chauve d’une soixantaine d’années s’afficha devant la cheffe de guerre.
—Quelle est cette trahison Sith, demanda d’un ton outré le gouverneur Sorr Valtius ?8
Thalar sourit de dégoût.
—Vous osez me parler de trahison Valtius?
—Nous n’avons rien à voir avec le Front Indépendantiste! Le gouvernement shorii est loyal à l’Empire et ne s’associerait jamais à un groupe terroriste!
—« Loyal » par pur intérêt…
—Nous avons fourni de notre plein gré nos centres industriels à l’Empire et…
—Économisez votre salive gouverneur. Je vous offre un choix. Vous pouvez tenter de résister et mourir immédiatement. Ou je peux ordonner aux troupes sur le point de débarquer de vous capturer vivant. Vous subirez au pire une exécution sans douleur. Au mieux, ce sera l’exil sur une planète morte où vous dépérirez.
—Et quand sera-t-il des fonctionnaires de mon gouvernement?
—Ils seront emprisonnés dans les geôles impériales sur Saarn. La place des traîtres, mais ils ne mourront pas, en tout cas pas immédiatement. Dites à vos troupes de se rendre. Mon associé sera beaucoup moins clément que moi et ceci est une offre qui ne sera pas renouvelée.
—Et il n’y aura pas de représailles à l’encontre de la population?
—Ils seront placés sous loi martiale et des réquisitions seront entreprises vous vous en doutez bien..
Le gouverneur se mordit la lèvre inférieure et composa un code sur un terminal hors du champ de retransmission holographique.
—Peuple d’Ank Ki’Shor, citoyens, soldats, commença Voltius... Le Nouvel Empire nous suspecte d’avoir financé les actions d’une mouvance terroriste. En conséquence, la flotte impériale a lancé un assaut. J’en appelle à chaque citoyen d’Ank Ki’Shor…
Thalar tendit l’oreille.
—…Donnez leur l’enfer! Résistez à la tyrannie des Sith! Ils s’infiltreront dans vos foyers! Brûlez-les plutôt que de les laisser s’y installer! Pour Ank Ki’Shor! Pour la lib…
Le crâne de Valtius se retourna sur sa propre nuque. Un simple tour qu’avait appris Thalar bien des années plus tôt. Le corps désormais privé de vie du gouverneur tomba au sol dans le palais présidentiel. Thalar ordonna à ce que la projection soit coupée pile au moment où des troupes d’assaut Sith pénétraient dans la salle de conférence de l’exécutif et mettaient aux arrêts les membres du cabinet de Valtius.
Ce fou n’avait fait que confirmer les soupçons des services de renseignements. Ank Ki’Shor allait souffrir, et ce par sa faute.
Pour la liberté! avait voulu scander le gouverneur. Pathétique… songea Thalar. Un véritable gâchis… Comme le lui avait enseigné le seigneur Ecromos, seule la mort était porteuse de liberté. Et il était inutile de mourir pour si peu. Le jour où elle mourrait, ce serait uniquement pour une véritable cause, pour l’Empire…
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
Den
Jedi SWU
Messages : 6346
Inscription : dim. 05 févr. 2006 - 21:07
Localisation : Voyage à travers la galaxie...

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par Den »

Ooooh !! L’UEL n’est pas mort, mon ami !

J’avoue être vraiment intéressé par la période que tu traites dans ton histoire ! Des fan-fics de ce genre, il n’y en a pas beaucoup !

Pour le moment, je n’ai lu que le synopsis ! Mais sois assuré que je vais poursuivre ma lecture en espérant que tu puisses terminer ton histoire ! Car tu tiens quelque chose, j’en suis certain !

Cette fic me semble très ambitieuse, et c’est ça qui me plait ! Ton synopsis est accrocheur et c’est avec plaisir que je découvrirai cette période de l’histoire de l’UEL que nous aimons tant !

Cependant, j’ai remarqué quelque chose : tu dis « Mille-cinq-cents ans avant la naissance de Luke Skywalker et la chute de l’Empereur Palpatine », Je pense que tu as voulu écrire « l’ascension de l’Empereur Palpatine » car la naissance de Luke et la chute de l’Empereur Palpy ne se déroulent pas au même moment. Ou alors, il y a une subtilité que je n’ai pas saisi ?

En tout cas, je suis hypé de fou devant ton synopsis ! Et je suis certain que ton histoire est aussi terriblement attrayante !

À bientôt pour mon avis sur le prologue !
"Vergere m'a appris à embrasser la douleur et à m'y soumettre. J'en ai fait une partie de moi-même, une partie que je ne pourrai ni combattre, ni nier." Jacen Solo
Avatar de l’utilisateur
Den
Jedi SWU
Messages : 6346
Inscription : dim. 05 févr. 2006 - 21:07
Localisation : Voyage à travers la galaxie...

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par Den »

Prologue lu !

Et voilà, je commence réellement à lire ton histoire. Avec ce Prologue, je découvre ta vision des Nouvelles Guerres Sith, et aussi un peu de ton univers. Et franchement, c’est vraiment chouette !

J’ai beaucoup apprécié le petit extrait de la « Balade du Vassal Obscur » avec ses références au Vassal susnommé ainsi qu’à Murrttagh. C’est une belle façon de commencer ton récit, d’entrer dans ton histoire.

Autre point positif, ton style. C’est clair, bien écrit, avec du vocabulaire varié. Franchement, c’est un régal.

J’ai été agréablement surpris par la personnalité du Zeltron. Il est en parfaite adéquation avec ceux de son peuple. Tu as totalement compris ce que signifie être un Zeltron. On sent que tu as effectué des recherches sérieuses autant sur les races que sur l’histoire du conflit qui oppose les Jedi – et par extension la République – et l’Empire Sith. Ce récit est vraiment une mine d’informations et de petits détails en tous genres.

Ensuite, nous découvrons notre courtier en informations : Paii Glorr. Et qu’il/elle peut être fascinant(e) ! Ta façon de le/la décrire est parfaite. On situe vraiment bien le personnage, et on sent qu’on va l’apprécier qu’importe ce qu’il va faire à l’avenir.

Je tiens également à souligner la parfaite utilisation de races non-humaines dans ce récit. J’aime vraiment quand on me montre par les faits que la Galaxie Star Warsienne est grande et exotique. Merci beaucoup pour ça !

Viens par la suite, la présentation de la fameuse Jedi de ton histoire. Une Mirialan, hein ? Bonne idée ! C’est une race que j’aime beaucoup. J’avoue que j’aime vraiment beaucoup son caractère. Elle ne s’en laisse pas conter par le Zeltron. Leur échange est un régal. Au passage, tes dialogues sont vachement bien écrits, très immersifs.

La scène de combat qui suit l’arrivée de gardes du fameux Hutt est dantesque, j’avoue avoir souvent perdu de vue le fait que j’avais affaire à une fan-fic tant ton style est agréable et incisif ! Tu as un vrai don pour l’écriture, et j’espère vraiment que tu poursuivras ton histoire jusqu’au mot FIN. Je serais très déçu sinon.

Pour en terminer avec cet avis sur ce premier chapitre, je dois dire que tu m’as surpris. Alors certes, je savais déjà que tu avais un certain talent pour l’écriture. Mais je ne m’attendais pas du tout à lire un récit aussi propre, malgré tout. C’est diablement bien écrit, le récit est vivant et les premiers personnages présentés sont attachants au possible.

J’avoue avoir déjà un faible pour notre Mirialan Jedi. Elle a un vrai caractère, la petite !^^ Mais le Zeltron est succulent de lâcheté ! Un régal ! Quant au courtier en informations, il est présenté comme quelqu’un de très mystérieux et je ne doute pas qu’il apportera son lot de surprises.

Bref, tu m’as conquis ! Je vais suivre ce récit avec beaucoup d’intérêt et tu ne tarderas pas à voir apparaître un nouvel avis, cette fois-ci, sur le chapitre 1. Je te le promets !

Merci beaucoup pour cette histoire qui commence déjà sous des chapeaux de roues. Et merci de traiter cette période qui est l’une de mes favorites, et ce même si je ne la maîtrise pas bien !

À très bientôt !
"Vergere m'a appris à embrasser la douleur et à m'y soumettre. J'en ai fait une partie de moi-même, une partie que je ne pourrai ni combattre, ni nier." Jacen Solo
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

Coucou Den, ravi que cette mise en bouche t’ai plu. :)
J’ai beaucoup apprécié le petit extrait de la « Balade du Vassal Obscur » avec ses références au Vassal susnommé ainsi qu’à Murrttagh. C’est une belle façon de commencer ton récit, d’entrer dans ton histoire.
En effet, chaque chapitre commencera par une petite citation appropriée. On aura droit à du Dark Ruin, du Exar Kun, du Lucien Draay, du Odan-Urr de la Kreia ou encore de l’inédit.
Autre point positif, ton style. C’est clair, bien écrit, avec du vocabulaire varié. Franchement, c’est un régal.
Merci beaucoup. Il faut savoir que le gros de ce que je vais poster dans les prochaines semaines a été écrit au cours de l’année 2023, avec des ajouts ponctuels ici et là et un travail de correction et d’ajouts entamé récemment.

J’ai été agréablement surpris par la personnalité du Zeltron. Il est en parfaite adéquation avec ceux de son peuple. Tu as totalement compris ce que signifie être un Zeltron. On sent que tu as effectué des recherches sérieuses autant sur les races que sur l’histoire du conflit qui oppose les Jedi – et par extension la République – et l’Empire Sith. Ce récit est vraiment une mine d’informations et de petits détails en tous genres.
Merci. Pour moi, Lazir devait incarner ce mélange entre le caractère hédoniste habituel des Zeltrons, et l’opportunisme et la lâcheté d’un databroker semi-clandestin.
Ensuite, nous découvrons notre courtier en informations : Paii Glorr. Et qu’il/elle peut être fascinant(e) ! Ta façon de le/la décrire est parfaite. On situe vraiment bien le personnage, et on sent qu’on va l’apprécier qu’importe ce qu’il va faire à l’avenir.
Pour la petite histoire, Paii Glorr était à l’origine un personnage que j’avais commencé à développer pour un tout autre récit parallèle à KOTOR II, mais rien n’en est advenu. J’ai donc recyclé le personnage en un courtier d’information ultra-secret, qui je l’avoue volontiers, est assez inspiré dans son modus operandi et ses affaires, par le Courtier de l’Ombre dans Mass Effect.
Je tiens également à souligner la parfaite utilisation de races non-humaines dans ce récit. J’aime vraiment quand on me montre par les faits que la Galaxie Star Warsienne est grande et exotique. Merci beaucoup pour ça !
Oui, je le clame haut et fort, Star Wars sans une myriade d'espèces exotiques ne peut pas avoir la même saveur. C’est un reproche que je fais à un grand nombre d’œuvres ces dernières années, on voit du Rodien, du Twi’lek, du Nikto, du Calamari, mais je trouve que c’est un peu la solution de la facilité que d’employer ces espèces bien connues et facilement identifiables et identifiées. Moi je veux voir du Paeerduag, de l’Echani, du Thakwaash, du Diamal, du Bothan…

Donc je te rassure, je ne vais pas lésiner sur les aliens. Et pas question de voir ici une seule p*tain de Twi’lek (désolé Mat :transpire: )! :D
Viens par la suite, la présentation de la fameuse Jedi de ton histoire. Une Mirialan, hein ? Bonne idée ! C’est une race que j’aime beaucoup. J’avoue que j’aime vraiment beaucoup son caractère. Elle ne s’en laisse pas conter par le Zeltron. Leur échange est un régal. Au passage, tes dialogues sont vachement bien écrits, très immersifs.
Merci. De la même manière qu’avec Paii Glorr, j’ai également recyclé Daran d’un autre projet non abouti. :jap:

Bref, tu m’as conquis ! Je vais suivre ce récit avec beaucoup d’intérêt et tu ne tarderas pas à voir apparaître un nouvel avis, cette fois-ci, sur le chapitre 1. Je te le promets !
Merci beaucoup pour cette histoire qui commence déjà sous des chapeaux de roues. Et merci de traiter cette période qui est l’une de mes favorites, et ce même si je ne la maîtrise pas bien !
C’est surtout moi qui doit te remercier pour cet avis très encourageant. N’aie crainte, je vais tacher de mener la conclusion de cette fic à bien.



À très bientôt pour la suite.
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
Den
Jedi SWU
Messages : 6346
Inscription : dim. 05 févr. 2006 - 21:07
Localisation : Voyage à travers la galaxie...

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par Den »

'Lut JediLord! T'arrive au bon moment, je fais une petite pause! :D
JediLord a écrit : dim. 17 août 2025 - 15:19 En effet, chaque chapitre commencera par une petite citation appropriée. On aura droit à du Dark Ruin, du Exar Kun, du Lucien Draay, du Odan-Urr de la Kreia ou encore de l’inédit.
Cool ! J’adore ce procédé. Il y aura de vraies citations, venant des romans, des comics, et tout ? Ou elles seront toutes inventées ?
JediLord a écrit : dim. 17 août 2025 - 15:19 Merci beaucoup. Il faut savoir que le gros de ce que je vais poster dans les prochaines semaines a été écrit au cours de l’année 2023, avec des ajouts ponctuels ici et là et un travail de correction et d’ajouts entamé récemment.
Tu as beaucoup de chapitres d'avance? En tout cas, tu as fait du beau boulot sur ce prologue.
JediLord a écrit : dim. 17 août 2025 - 15:19 Merci. Pour moi, Lazir devait incarner ce mélange entre le caractère hédoniste habituel des Zeltrons, et l’opportunisme et la lâcheté d’un databroker semi-clandestin.
Je vois ce que tu veux dire. C'est plutôt réussi, je trouve.
JediLord a écrit : dim. 17 août 2025 - 15:19 Pour la petite histoire, Paii Glorr était à l’origine un personnage que j’avais commencé à développer pour un tout autre récit parallèle à KOTOR II, mais rien n’en est advenu. J’ai donc recyclé le personnage en un courtier d’information ultra-secret, qui je l’avoue volontiers, est assez inspiré dans son modus operandi et ses affaires, par le Courtier de l’Ombre dans Mass Effect.
Ahah! J'étais certain qu'il y avait une petite inspiration venant de Mass Effect. J'ai adoré ces jeux. Enfin, surtout les trois premiers.^^ Je m'attends à de beaux rebondissements concernant ce personnage alors. :sournois:
JediLord a écrit : dim. 17 août 2025 - 15:19 Oui, je le clame haut et fort, Star Wars sans une myriade d'espèces exotiques ne peut pas avoir la même saveur. C’est un reproche que je fais à un grand nombre d’œuvres ces dernières années, on voit du Rodien, du Twi’lek, du Nikto, du Calamari, mais je trouve que c’est un peu la solution de la facilité que d’employer ces espèces bien connues et facilement identifiables et identifiées. Moi je veux voir du Paeerduag, de l’Echani, du Thakwaash, du Diamal, du Bothan…

Donc je te rassure, je ne vais pas lésiner sur les aliens. Et pas question de voir ici une seule p*tain de Twi’lek (désolé Mat )!
ça me fait plaisir de lire ça! Tu as raison de militer pour plus de diversité dans l'univers Star Wars.

Pas de Twi'lek? mat va être trop triste! :think: :ange:
JediLord a écrit : dim. 17 août 2025 - 15:19 C’est surtout moi qui doit te remercier pour cet avis très encourageant. N’aie crainte, je vais tacher de mener la conclusion de cette fic à bien.
T'as intérêt, sinon tu seras maudit sur sept générations! :diable:

A très bientôt, amigo!

Bonne continuation,

on se retrouve lorsque j'aurai lu le chapitre 1 :hello:
"Vergere m'a appris à embrasser la douleur et à m'y soumettre. J'en ai fait une partie de moi-même, une partie que je ne pourrai ni combattre, ni nier." Jacen Solo
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

Cool ! J’adore ce procédé. Il y aura de vraies citations, venant des romans, des comics, et tout ? Ou elles seront toutes inventées ?
Plusieurs inventions, mais aussi des citations issues de comics et de romans ainsi que de guides.
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3739
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par mat-vador »

JediLord a écrit : dim. 17 août 2025 - 15:19 Et pas question de voir ici une seule p*tain de Twi’lek (désolé Mat :transpire: )! :D
Que... quoi ? Hérésie, tu finiras sur l'Etreinte de la Douleur :grrr: :evil: !! les Twi'lek sont des créatures sacrées !!
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

mat-vador a écrit : dim. 17 août 2025 - 21:01
JediLord a écrit : dim. 17 août 2025 - 15:19 Et pas question de voir ici une seule p*tain de Twi’lek (désolé Mat :transpire: )! :D
Que... quoi ? Hérésie, tu finiras sur l'Etreinte de la Douleur :grrr: :evil: !! les Twi'lek sont des créatures sacrées !!
Nah! :o Overdose! On les voit partout!
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
mat-vador
Jedi SWU
Messages : 3739
Inscription : mar. 24 mai 2016 - 18:20
Localisation : Sur Corellia en bonne compagnie

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par mat-vador »

JediLord a écrit : dim. 17 août 2025 - 21:17
mat-vador a écrit : dim. 17 août 2025 - 21:01

Que... quoi ? Hérésie, tu finiras sur l'Etreinte de la Douleur :grrr: :evil: !! les Twi'lek sont des créatures sacrées !!
Nah! :o Overdose! On les voit partout!
Que nenni, une overdose de Talon n'est jamais mortelle :o .
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

Fics: Pius Dea, Jedi corellien, Les Origines de Jedi corellien
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

:x J'ai dit non. Pas de Rodiens non plus, ni de Mon Cal!

(allez, y a deux Weequays dans le prologue, mais je doute qu'ils soient à ton goût :sournois: :lol: )
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
magiefeu
Pigiste
Messages : 8483
Inscription : dim. 30 janv. 2011 - 12:13

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par magiefeu »

J'ai toujours trouvé que "Nouvelles guerre sith" était une horrible traduction.
En anglais c'est New Sith Wars, car cette guerre était contre les "New Sith", un renouveau des sith qui tentaient de se réinventer en dehors du concept impérial qui existait depuis Ajunta Pall.
On devrait plutot les traduire par "Guerres des Néo-sith"

Pardon, je sais que c'est pas le sujet xd
Star Wars Holliday Special : quel beau bizutage.
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

magiefeu a écrit : lun. 18 août 2025 - 18:10 J'ai toujours trouvé que "Nouvelles guerre sith" était une horrible traduction.
En anglais c'est New Sith Wars, car cette guerre était contre les "New Sith", un renouveau des sith qui tentaient de se réinventer en dehors du concept impérial qui existait depuis Ajunta Pall.
On devrait plutot les traduire par "Guerres des Néo-sith"

Pardon, je sais que c'est pas le sujet xd
Je suis en partie d’accord. Mais en soi, c’est belle et bien un nouveau conflit contre des Sith après la Grande Guerre des Sith, puis la Guerre civile des Jedi, aussi appelée la Seconde Guerre Sith. Donc ça peut aussi bien être la Guerre des Néo-Sith comme les Nouvelles Guerres Sith.
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

Coucou tout le monde, voici venir le deuxième chapitre.

Bonne lecture. :jap:


Chapitre 2

Je le sais car je suis le fils de Krynda et de Barrison Draay, et enfin, je peux voir mon avenir.
Mémoires, de Lucien Draay, dirigeant du Pacte Jedi, environ 3940 ans avant la bataille de Yavin.



« Il n’y a pas d’émotions. Il n’y a que la paix. »
—Il n’y a pas d’émotion. Il n’y a que la paix, récita le petit groupe d’initiés Jedi entourant maître Abro Nermin.
« Il n’y a pas de passions, il n’y a que la sérénité. »
—Il n’y a pas de passions, il n’y a que la sérénité.
« Il n’y a pas d’ignorance, il n’y a que le savoir. »
—Il n’y a pas d’ignorance, il n’y a que le savoir.
« Il n’y a pas de chaos, il n’y a que l’harmonie. »
—Il n’y a pas de chaos, il n’y a que l’harmonie.
« Il n’y a pas de mort, il n’y a que la Force »
Les initiés reprirent une dernière fois les paroles du maître Jedi. Celui-ci arbora un sourire satisfait.
—Voici qui compose le code Jedi jeunes aspirants, leur déclara l'humain aux cheveux crépus et au bouc au menton de la même couleur argenté. Maintenant, intéressons-nous au sens de ces écrits millénaires. Mais pour votre culture, quelqu’un saurait-il qui a rédigé le code dans sa forme actuelle?
Une apprentie zabrak aux petites cornes crâniennes leva la main.
—Nous t’écoutons Sella.
—Maître Odan-Urr! C’est maître Odan-Urr! Enfin à l’origine c’était maître Rectonia, s’empressa-t-elle d’ajouter!
—Excellent jeune aspirante. Excellent. Voyons le sens du code à présent.
Le maître Jedi sexagénaire s’assît en tailleur au milieu des jeunes initiés.
—Il n’y a pas d’émotion, il n’y a que la paix. Cela n’est pas tout à fait exact. Nous, Jedi, comme tous les êtres conscients ressentons des émotions, éprouvons des sentiments. Cela est tout à fait normal. Mais en tant que Jedi, nous ne pouvons les laisser nous dominer ou dicter nos actions avec trop de véhémence. Le Jedi doit être maître de ses émotions et non l’inverse.
—Mais les Sith eux, ils sont dominés par leurs émotions, demanda un humain roux d’une dizaine d’années ?
—Oui Havolg. En un sens. Ceux qui ont précédé les Sith il y a des milliers d’années ont été entraînés sur le chemin obscur car ils avaient le sentiment de ne jamais en avoir assez, c’est l’envie et la jalousie qui en un sens les auront poussé à céder à la colère. Ensuite, il n’y a pas de passions, il n’y a que la sérénité. Nos passions découlent de nos émotions. Et de la même manière, il nous faut les maîtriser. Il faut savoir quand et comment dicter à ces passions. En tant que gardiens de la justice, il serait normal pour un Jedi s’il voyait un honnête citoyen se faire agresser de se précipiter sur l’agresseur afin de le stopper n’est-ce pas?
Tous les initiés opinèrent du chef. Le maître Jedi se redressa.
« En un sens, oui. Cela serait la bonne marche à suivre. En tant que garants d’une Galaxie plus juste, nous ne pourrions pas rester de marbre devant une telle situation. Mais nous devons nous poser certaines questions. Peut-être celui semblant l’agresseur était-il en réalité l’agressé. Les apparences peuvent être trompeuses. Pour exemple, les Devaroniens peuvent paraître démoniaques certes et sont souvent considérés comme malicieux et malhonnêtes de nature. Mais pourtant qui ici pourrait considérer votre camarade Linn comme étant un être pernicieux? »
Les regards des jeunes enfants se tournèrent vers leur compair devaronien pour finalement revenir à Abro.
—Parfaitement. Bien à présent. Il n’y a pas d’ignorance, il n’y a que le savoir. Même le plus analphabète des analphabètes sait forcément quelque chose, à commencer par le fait qu’il puisse être analphabète. Il est peu probable que vous arriviez un beau jour à retenir le nom de toutes les planètes et planètes naines du secteur Chommell, mais pour autant, vous disposerez toujours du savoir le plus précieux: celui de la Force.
Il avait fait de ce même savoir le but de sa vie. Abro avait passé des dizaines d’années à écumer la Bordure Extérieure à la recherche de sites d’intérêts liés à l’histoire Jedi ainsi qu’à la Force. Il avait mis à jour un grand nombre d’artefacts. Mais désormais, il avait abandonné la recherche directe sur le terrain, préférant faire profiter de son savoir à la prochaine génération de Jedi.
Une génération sacrifiée… Gâchée… pensait-il. Ces enfants ne seraient pas les garants de la paix galactique. Ils seraient des soldats envoyés sur les lignes de front pour empêcher les Sith de prendre le contrôle total du Noyau et de la Galaxie. Il était de la génération qui avait connu la Trêve de onze ans avec les Sith, du temps où ceux-ci ne formaient qu’une seule et unique entité. À cette époque, la paix avait semblé envisageable, l’Empereur Xeandru avait suscité de nombreux espoirs pour les citoyens de la République pour ses vues moins extrêmes que celles de ses pairs quant au partage de la Galaxie. Mais la Rupture survenue près de quinze ans plus tôt avait brisé tout espoir. Le seigneur Nostros et son Conseil Régnant s’étaient séparés de ceux qu’ils voyaient comme les porteurs de la fin des Sith. Xeandru avait en quelques années à peine perdu presque tout son territoire au profit de ces séparatistes qui se définissaient comme le « Nouvel » Empire, des absolutistes pouvant dans le même temps sembler plus ouverts que ne l’étaient ceux que l’on nommait désormais « Sith traditionalistes», sous la coupe de Xeandru, désormais radicalisé et non-enclin à de quelconques pourparlers de paix.
Il savait qu’il ne restait à ces jeunes initiés que quelques années avant d’être sélectionnés par un formateur Jedi. Et ils seraient envoyés avec ceux-ci en missions, toutes plus périlleuses les unes que les autres, pour stopper les Sith. Peu en reviendraient. Ces enfants étaient jetés tête la première sur les champs de bataille.
—Ensuite! Il n’y a pas de chaos, il n’y a que l’harmonie. Quoi qu’il puisse advenir en cette galaxie, cela aura un but. Par exemple, une vie perdue est une vie retrouvée. Les organismes morts font fleurir la vie en se décomposant. Cela peut sembler cruel. Mais il en est ainsi. Tout n’est que la volonté de la Force. Et à ce propos, il n’y a pas de mort, il n’y a que…
Le maître Jedi s’interrompît au moment où il leva légèrement les yeux, laissant son regard fixé sur une Mirialan à la peau olive âgée d’une trentaine d’années aux cheveux noirs les observant. Elle était accoudée à l’une des colonnes des jardins. Quand les initiés remarquèrent l’attention de leur professeur, ils se retournèrent pour considérer à leur tour la Mirialan.
Et de s’approcher, elle esquissa un sourire, tandis qu’Abro se relevait en s’appuyant sur sa béquille en bois.
—Jeunes novices, voici maître Daran Jenn, chevalier Jedi et sentinelle au sein de l’Ordre.
Les jeunes élèves se relevèrent à leur tour et saluèrent la Jedi.
—Ravie de faire votre connaissance initiés, dit-elle avec une tendresse amusée.
Le maître Jedi s’approcha de celle-ci.
« Je vous pensais toujours en mission dans la Bordure maître Jenn. »
—Je l’étais. Je suis rentrée hier. Maître Kossy attend mon rapport.
Sella, l’enfant zabrak enthousiaste agrippa la bure de la Jedi.
—J’ai entendu parlé de vous, dit-elle sur un ton frénétique, comme portée par l’admiration! C’est vrai que vous avez battus trois Sith sur Onderon en chevauchant un drexl?! Ou que vous avez permis l’évacuation de toute une ville avant un assaut Sith sur Berchest ou que…
—Initié, dit calmement Abro. Contrôle tes passions. Et surtout, laisse-lui le temps de répondre. dit-il avec malice.
La Zabrak dont les cheveux lui tombaient sur les épaules inspira puis expira un grand coup les yeux fermés avant de s’excuser.
—Ce n’est pas grave. lui répondit Jenn en s’agenouillant pour être à sa hauteur. Enfin, la grande majorité de ces histoires sont largement exagérées. J’ai fait ce que tout Jedi aurait fait.
La Zabrak paru quelque peu déçue.
—Mais en un peu mieux. lui chuchota la Mirialan à l’oreille, suivant sa déclaration d’un clin d’œil.
L’apprentie émit un rire enfantin partagé par son aînée. La Mirialan se releva.
—Vous souhaitez me parler maître Nermin?
—Tout à fait maître Jenn, parfaitement observé. Initiés, la séance d’aujourd’hui va malheureusement devoir se terminer plus tôt que prévu. Vous pouvez vaquer à vos occupations ou rejoindre maître Zotema plus tôt dans votre apprentissage des traités républicains.
Le petit groupe de jeunes aspirants Jedi se dispersa. Au bout de quelques instants, le maître Jedi et sa collègue mirialan en firent de même et se déplacèrent vers un banc à l’ombre d’un des arbres massifs des jardins du temple, sur lequel il s’assirent. Abro serra sa béquille de ses dix doigts. Observant le ciel de Coruscant et sa circulation habituelle tout en s’humectant la lèvre supérieure.
—Je sais ce que tu vas me demander. dit-il à celle qui avait autrefois été son apprentie. Non… Je n’ai toujours aucune nouvelle…
—Toujours pas?
—Non… C’est bien ce qui m’inquiète. Nous devons nous attendre au pire… Le travail des gens comme Ezkon n’est jamais simple. On leur demande de réaliser des choses que le commun des Jedi n’oserait pas envisager… Il a peut-être…
—Je ne peux le croire maître.
L’expression du vieux maître Jedi s’aggrava.
« Ezkon a choisi de s’engager sur un chemin tumultueux… Ni moi, ni toi ne pourrions jamais le revoir… »
Il réfléchit un instant avant de reprendre la parole.
—Vous étiez…?
—Non, plaça Daran. C’était mon ami. Rien de plus.
—Ah. Fort bien. Le Conseil ne désapprouverait pas tu sais… répondit-il à la jeune femme. Ou du moins ils ne feraient pas savoir leur désaccord. La guerre leur donne trop d’autres préoccupations pour se concentrer sur des sujets aussi triviaux…
Daran resta silencieuse un moment avant de briser ce même silence.
« Vous pensez qu’il aurait pu être converti? »
—Aussi loin que je me souvienne, Ezkon Payr était l’un des jeunes Jedi les plus dévoués à la Lumière que j’ai pu rencontrer au cours de ma vie. Mais une telle dévotion ne lui a pas rendu que des avantages. La voie empruntée par les ombres Jedi peut parfois se révéler aussi obscure que leur titre laisserait suggérer…
—J’en suis sûr maître. Mais je ne perd pas espoir pour autant.
—L’espoir est le moteur qui nous aide à tenir, ma chère apprentie. Ah… Que je regrette le temps où nous méditions ensemble avec Ezkon à l’ombre de ces jacarandas… dit-il en désignant les arbres en floraison en face d’eux.
—Nous pourrions nous plonger dans une nouvelle méditation si vous le souhaitez, lui répondit-elle. Maître Kossy peut bien attendre encore un peu.
Le maître Jedi hocha doucement la tête et les deux se levèrent peu après, pour aller s’asseoir en tailleur devant les jacarandas. Abro ferma les yeux, tout comme son ancienne Padawan.


Dans la salle de planification de la division des Opérations de Renseignement Jedi, maître Esther Kossy gratta sa tresse halo tandis qu’elle consultait sur son datapad le rapport de Ta’mahan. L’agent Jedi avait décidé de maintenir le silence radio sur Bonadan. Esther savait qu’elle pouvait lui faire confiance pour briser ce même silence sitôt que de nouvelles avancées seraient réalisées. Debout à côté d’elle, un Bothan à la chatoyante fourrure châtaine grommela tandis qu’il lisait lui aussi un rapport d’opération. Sa grogne ne manqua pas d’attirer l’attention de la directrice de l’ORJ.
—Un problème Zerak?
—Oui et pas qu’un peu. Nous avons reçu confirmation que notre équipe d’infiltration est parvenu à atteindre Ord Canfre, mais maître Sinohga a insisté pour que l’équipe d’extraction quitte le système.
—Drones chercheurs?
—Entre autre, répondit le Bothan en robes beiges. Mieux vaut prédire que guérir.
Il n’avait pas tord. Dans leurs activités, la prudence se trouvait être de mise. Un excès de caution n’avait jamais tué personne après tout.
Et elle était familière de cette même prudence. Sa position de directrice des Opérations de Renseignement Jedi exigeait d’elle une ligne pragmatique voire paranoïaque, tel qu’auraient pu la désigner certains, vis-à-vis des risques.
Voilà presque six ans qu’elle occupait ce poste du haut de sa quasi-quarantaine. Ses cheveux crépus commençaient à légèrement grisonner. L’expérience et les compétences étendues qu’elle avait acquises après des années de missions conjointes avec le Service de Renseignements et d’Opérations Stratégiques l’avaient prédestinée à ce poste. La volonté de la Force aurait pensé certain, mais elle y voyait uniquement une suite logique d’évènements. Elle n’était pas du genre à se vanter ni à étaler ses connaissances, mais elle savait que personne d’autre au sein de l’Ordre n’avait, à sa connaissance du moins, suffisamment d’expérience dans le domaine de l’intelligence et des opérations clandestines. Et l’Ordre était en guerre. Certains ne s’en rendaient toujours pas compte, même après près de cinq siècles de conflit. Il y avait des missions que même le SROS ou les forces spéciales ne pouvait entreprendre. Des affectations que seuls des Jedi aguerris aux opérations délicates pouvaient mener à leur terme. Des missions d’infiltration derrière les lignes ennemies, en plein territoire neo-impérial ou Sith traditionaliste. La République en avait besoin. Cela ne ramènerait peut-être pas la paix, mais cela pourrait certainement sauver un maximum de vies. Certains membres du Conseil l’exécraient, si exécrer pouvait être autorisé à un Jedi. Ils n’avaient pas confiance en elle. Du fait de ses méthodes principalement, que d’aucun auraient qualifiées d’indignes d’une Jedi. Mais ils se leurraient. Ils ne réalisaient toujours pas. Elle respectait le code Jedi et les valeurs dans lesquelles l’Ordre l’avait élevée, mais en tant que personne pragmatique, elle savait que parfois, même les valeurs de l’Ordre pouvaient être mises en tord pour le bien commun de la République et de la Galaxie. Certains auraient pu rapprocher sa pensée de celles des Revanchistes plus de deux-mille ans auparavant, mais à l’inverse de ceux-ci, Esther ne sombrerait pas dans le Côté Obscur par pur démonstration d’hubris. Y ayant déjà été exposée, elle savait que rien de bon ne pouvait s’en dégager.
À sa droite, une Givin au visage ressemblant à s’y méprendre à un squelette traitait à une vitesse exponentielle des paquets de données avant de les classer. Esther appréciait grandement Saj Sanis. Elle alliait l’efficacité froide et mathématique typique des représentants de son espèce avec une pointe sarcastique et narquoise atypique. Devant ses deux grands yeux noirs dépourvus de pupilles, elle portait une visière lui transmettant en temps réel des rapports supplémentaires à traiter, classer, déclasser et reclasser, cela en complément des fichiers déjà affichés sur les trois terminaux informatiques de son bureau et sur les sept datapads qui s’empilaient sur celui-ci. Zerak lui demanda de lui transmettre le rapport de situation vis-à-vis de l’opération entreprise par l’ORJ à New Holstice entreprise quelques semaines auparavant. Presque aussitôt le Bothan avait-il achevée sa demande que Saj tapotait en une fraction de secondes le clavier holographique de l’un de ses terminaux, envoyant le rapport crypté au datapad de son confrère Jedi. Sitôt fait, elle repris immédiatement son travail.
Saj était une véritable machine de guerre d’analyse de données et de calcul et ce même selon les standards givins. Esther l’avait déjà vu déterminer l’itinéraire d’un saut hyperspatial en moins de temps qu’il n’aurait fallu à un navordinateur pour traiter la demande et amorcer le processus. Voyager avec un Givin permettait de se passer de navordinateur. Voyager avec Saj aurait permis de parcourir la Galaxie connue plus vite que la vitesse lumière elle-même. Si tant est que la galaxie en question ne soit pas contrôlée presque au tier par les Sith bien évidemment.
Lorsqu’il eut consulté le rapport sur son datapad, Zerak grogna à nouveau. Et à raison. Esther le savait. Les nouvelles concernant New Holstice ne pouvaient pas être bonnes.
—Maître Kossy, commença le Bothan…
—Je sais… Comment?
—Epseck, Kubtal et Keisrah-Gom ont été tués en mission. Par les forces du suzerain Sith local autoproclamé.
Epseck et Kubtal figuraient parmi les meilleurs opérateurs de l’ORJ. S’ils avaient été découverts…
À ce moment précis, la porte du bureau de la directrice s’ouvrît pour dévoiler une Mirialan à la peau teinte olive et aux cheveux noirs coupés en carré.
—Maître Kossy, énonça simplement Daran Jenn. Maître Kis’er.
Avant qu’elle ne puisse poursuivre, la Givin retira sa visière un instant et produit l’expression la plus proche d’un sourire que lui aurait permis son visage aux allures crâniennes.
« Salut Daran! »
La Mirialan sourit en saluant la non-humaine tandis qu’elle s’enfonçait dans la pièce.
« Salut Saj! »
La Givin replaça la visière devant ses yeux et se remit au travail. Esther reposa son datapad tandis que la Jedi sentinelle s’approchait d’elle.
—Vous l’avez?
—Oui. Il est enfermé dans un appartement du district Uscru.
—Personne n’est au courant?
—Non. J’ai atterri dans les bas-fonds puis je l’ai traîné là-bas. J’ai repris ma navette et ai réalisé un atterrissage en bonne et due forme au spatioport après quoi.
—Fort bien. dit la directrice en se levant de son siège.
Elle épousseta légèrement sa bure et ses robes de couleur magenta.
« Conduisez-moi à lui maître Jenn. Zerak, Saj, nous rediscuterons plus tard de l’affaire de New Holstice. »


Si je trouve celui qui a posé ces murglak d’enceintes sur l’immeuble d’en face, je lui ferait regretter d’être né! songea Lazir.
À moitié sonné, attaché à une chaise en métal peu confortable les mains dans le dos, transpirant du fait de la climatisation de l’appartement ayant rendu l’âme deux heures auparavant, il aurait donné n’importe quoi pour une baignade dans le bassin réservé aux espèces aquatiques de l’Extasia. Il n’était plus sur Lianna, il le savait. La Jedi l’avait fait monter à bord de son vaisseau, puis, une fois le passage en hyperespace effectué, il avait reçu un coup sur la tête. Afin de dissimuler sa destination sans doute. Même à moitié somnolant et déconcentré par la fournaise dans laquelle il se trouvait actuellement, il se disait que sa localisation actuelle n’était que trop évidente. Il se trouvait sur Coruscant. Où exactement? En tout cas pas dans une cellule de haute sécurité. La Jedi ne devait pas vouloir que sa présence à Galactic City ne s’ébruite. Cela avait-il été son plan depuis le début? Peut-être pas. Peut-être avait-elle à la base prévu d’utiliser un de ses tours mentaux pour le persuader de la suivre. Peut-être avait-elle été pressée par l’assaut des mercenaires du Hutt?
Il s’était réveillé environ quatre heures auparavant. Il avait tenté d’hurler, mais le bruit du club en face de l’immeuble avait couvert toutes ses tentatives. Ça couplé à la faiblesse qu’il ressentait du fait de la chaleur ambiante et du fait de l’épaisseur des murs.
Il entendit la porte de l’appartement s’ouvrir malgré tout. Du couloir menant à l’entrée débarquèrent deux femmes. L’une d’elle était humaine, à la peau sombre et vêtue d’une tenue magenta. La seconde, malgré son esprit embrumé était parfaitement reconnaissable pour le Zeltron. Il s’agissait de la Mirialan l’ayant entraîné dans ce pétrin!
Il voulut lui bondir dessus, mais se rappela au dernier moment qu’il était attaché. En conséquence, sa chaise tomba à la renverse devant les deux femmes, son visage embrassant le sol crasseux de l’appartement. L’humaine, une Jedi également, le redressa grâce à ses facultés télékinétiques. Le Zeltron secoua la tête afin d’enlever une mèche de ses cheveux bleutés tombant dans son œil gauche. Il remarqua la Mirialan en train de s’éponger le front avec la manche de sa tunique Jedi.
—Vous auriez pas un truc à boire?
L’humaine fit un signe de tête à sa collègue.
« Maître Jenn, allez lui chercher un verre d’eau. »
Maître Jenn? Jenn était un nom de famille peu commun chez les Mirialans. Et un verre d’eau… Il aurait préféré du whisky alderaanien, mais dans sa situation, il n’allait pas faire le difficile.
Tandis que la proche-humaine se rendait dans la cuisine du petit appartement, l’autre Jedi s’agenouilla devant le Zeltron. Elle posa son bras droit sur son genoux et demanda:
« Savez-vous pourquoi vous êtes ici Dohon Lazir? »
—Que voulez-vous… J’ai un charme irrésistible…
—Et du pot aussi visiblement. Si ma subordonnée n’était pas intervenue, vous seriez de la chair à bantha à l’heure actuelle.
Lazir se mordit la lèvre.
—Vous vous fichez de moi?! Vous appelez ça du pot? Je suis là tranquillement dans mon club à fumer du t’bac et à regarder une magnifique Falleen se dandiner pour moi, et votre satanée Jedi m’enlève, m’assomme et me ligote dans un appart où la clim déconne!
—Croyez-moi Zeltron, votre situation est bien plus enviable que d’être un tas de cendres fumantes.
Il ne répondit rien. Quelques instants plus tard, « Jenn » revint, un long verre d’eau à la main. Elle le porta prudemment aux lèvres du proche-humain à peau pourpre. Celui-ci bu une gorgée sèche et déglutit difficilement.
—Si nous entrions directement dans le vif du sujet, commença l’humaine. Paii Glor.
—Eh bien… Comment dire…
—Il ne connaît ni l’identité ni la localisation du courtier, prononça sèchement « Jenn ».
Le Zeltron obtint un sourire exténué de sa mâchoire parfaite.
« Oh je ne connais pas sa position actuelle. Mais je sais sur quels mondes se trouvent ses intermédiaires. Ceux plus haut placé que moi dans la hiérarchie… Des gens en qui Glorr place plus de confiance qu’en moi… »
—Intéressant, dit l’humaine.
Elle se retourna vers la fenêtre aux stores semi-ouverts de la pièce et croisa ses mains derrière son dos.
« Vous allez nous dire comment les atteindre. »
Lazir ouvrit grand les yeux et cligna vigoureusement avant de prendre un ton gêné.
—Si je vous l’indique, non seulement je n’en tirerai aucun bénéfice…
—Ce qui sera le cadet de vos soucis. l’interrompit « Jenn ». Ces derniers jours l’HoloNet s’est montré très généreux en articles sur la façon dont votre club sur Lianna a été retourné sans dessus dessous par les mercenaires du Hutt. Vous n’y remettrez pas les pieds de sitôt.
—Je possède un autre club sur Ord Cantrell, moins réputé mais il fera largement l’affaire. D’autant qu’il s’agit d’une ancienne forteresse de l’ère Pius Dea… Mais pour en revenir au sujet! Si vous atteignez ses intermédiaires, Paii Glor saura que je vous aie informée. Il trouvera forcément un moyen de m’atteindre…
—La République pourra vous protéger.
—Dans une cellule! Ou dans un hôtel où mes moindres faits et gestes seront surveillés?! Non merci! Et ça ne prouve qu’une chose par rapport à vous mesdames! Vous ne connaissez pas Paii Glor! Ce malade serait capable d’envoyer un Filar-Nitzan m’étouffer pour me faire taire!
—Un quoi, demanda l’humaine interloquée ?
—Un être gazeux… Peu importe… Vous voyez où je veux en venir…
—Nous avions un marché, souligna « Jenn ».
Lazir ricana et secoua la tête.
« Et vous avez été suffisamment naïve pour croire un Zeltron voulant sauver sa peau? Honnêtement, je me fais du soucis pour votre République si… »
—Assez, proféra l’humaine, se retournant vers Lazir! Vous allez nous fournir les noms et localisations de ces intermédiaires immédiatement!
—Ou sinon quoi? Vos petits tours mentaux j’y ai déjà fait face! Ça ne marchera pas! Et je connais les Jedi. Vous ne me torturerez pas.
L’humaine secoua la tête et contempla brièvement le sol. Elle posa ses mains sur son bassin et poussa un léger ricanement. « Jenn » s’éloigna de sa supérieure. Lazir se remit à transpirer. Tout ça n’augurait rien de bon.
—Qu’il croit, dit la Jedi d’un ton calme et moqueur…
Sans prévenir, elle poussa la chaise du Zeltron au sol grâce à ses pouvoirs psychiques. Lazir cria brièvement et tomba à la renverse. Elle se saisit de la chaise une poignée de secondes plus tard pour la redresser et la propulser contre un mur.
Mais quel genre de Jedi…
Il ressentit d’un coup une intense douleur commençant à se former à l’arrière de son crâne. Celle-ci se propagea alors à l’ensemble de celui-ci. Comme si une pince métallique géante serrait de toutes ses forces sa boîte crânienne comme un fruit à coquille afin d’en extraire son jus, le jus en question étant sa matière cervicale. Il ferma les yeux et hurla, plusieurs fois, d’un coup à chaque fois, puis retomba sur de petits gémissements. Il avait déjà eu affaire à des télépathes et autres aberrations psychiques, ainsi qu’à des sensitifs, mais aucun n’avait jamais été aussi loin. Il parvenait à peine à penser. C’était comme si une multitude de tentacules à bout pointu s’infiltrait dans son tronc cérébral pour progresser vers son hippocampe. Elle cherchait à extraire l’information de son cerveau. Tactique de… pervers… Déloyale… Sensitifs à la go…
—Kossy arrêtez vous allez le tuer, somma « Jenn »!
« Kossy ». Un nom à placer sur sa tortionnaire. Elle ne s’arrêta pas, en tout cas pas que les fonctions cognitives réduites à néant de Lazir aient pu l’affirmer. Il n’avait jamais ressentie de douleur aussi intense. Son cerveau ne s’en remettrait sûrement pas si elle continuait. Il hurla à nouveau, d’instinct. Le Filar-Nitzan aurait sûrement été préférable.
Puis, tout se calma. Tout cessa. La douleur évacua son crâne. Il pouvait à nouveau penser. Peu clairement. Mais la douleur avait disparu.
« Kossy » avait ce qu’elle voulait. Il n’aurait plus à souffrir. Jusqu’à ce que Paii Glor le retrouve…
L’humaine et la Mirialan se dirigèrent vers l’entrée de l’appartement.
—Appelez les FSC, ordonna « Kossy ». Dites-leur qu’ils ont un coli. Pas besoin d’en préciser les raisons
La porte se referma derrière elles.


Daran n’eut pas mot prononcé durant le trajet de retour vers le Temple. Ce n’était pas nécessaire. Elle se contenta de piloter l’aéronef, maître Kossy dans le siège passager.
Les Renseignements Jedi employaient des méthodes ignobles. Totalement indignes d’un membre de l’Ordre. Kossy en avait fait la démonstration. Tout cela était nécessaire. Mais cela ne voulait pas dire qu’elle devait l’apprécier. Le drainage de connaissances n’était pas éthique. Pour autant qu’elle eut su, même certains Sith répugnaient à l’emploi de cette technique.
Mais c’était dans l’intérêt de la République. Et Kossy prenait son serment à la lettre.
Je la hais.
À cette pensée, la Maître Jedi regarda attentivement sa subordonnée mirialan. Avait-elle capté une fluctuation dans la Force du fait des considérations de Daran à son égard?
Non. Ce n’était pas Daran qu’elle observait. Depuis la vitre de la portière de Daran, le Sénat Galactique était visible au loin. Tout son district toujours en quarantaine du fait de l’attaque chimique.
La Mirialan étouffa un soupir de soulagement.
—J’aurais dû empêcher ça, prononça Kossy. Nous aurions dû le voir venir…
Le regret était perceptible dans sa voix. Elle jugeait que la mort des presque cinquante-mille victimes de l’attaque était de sa faute, mais personne n’aurait pu s’attendre à l’apparition du Front Indépendantiste. Kossy devait s’être juré qu’à défaut d’avoir pu empêcher l’attentat, ses responsables seraient menés devant la justice.
Et la justice dans le vocabulaire d’Esther Kossy n’augurait rien de bon…
Daran se demandait cependant la place que devait tenir Paii Glor dans toute cette affaire. Le courtier d’informations avait mystérieusement cessé d’émettre auprès du commandement militaire de la République. Pourquoi n’avait-il pas refait surface avec une offre fantasmagorique pour les noms des mondes membres de la Coalition en échange d’une somme exorbitante ? Le connaissant, il devait déjà savoir tout cela. Mais la République n’avait reçue nulle offre. Pas plus que les Sith traditionalistes ou les néo-Impériaux.
Ce courtier était une énigme des plus insolubles. De ce qu’elle savait, les opérations de Paii Glorr avait débuté près de deux siècles auparavant, durant l’essor de l’Empire du Vassal Obscur. Le receleur d’informations s’était presque subsisté à une police politique pour la théocratie du Vassal. À une époque où tous les relais HoloNet avaient été désactivés par la République dans la Bordure Extérieure, la surveillance de masse s’était révélée ardue. Mais Paii Glor avait veillé à ce que même la désactivation des relais ne soit pas une entrave à ses rapports fréquents sur les opposants et les traîtres à l’Empire du Vassal et de son bras droit… tout en fournissant dans le même temps à la République les informations relatives à la place forte du seigneur Sith sur Malrev IV…
Le speeder se parqua dans l’un des hangars du Temple. Sitôt furent-elles sorties que deux agents d’entretien s’attelèrent à le recharger en carburant. Les deux Jedi se dirigèrent vers la salle de planification de l’ORJ. Zerak Kis’er les y attendait. Le Bothan se dirigea promptement vers Kossy et lui murmura quelque chose d’inaudible. Sur le trajet, Kossy avait transmis les informations récupérées « auprès » de Lazir à son subordonné. Daran ne doutait pas que les murmures du non-humain y soient lié de façon directe ou indirecte.
—Vous enverrez Maître Gar Terast, annonça-t-elle au Bothan.
Daran fut étonnée. Elle s’était attendue à poursuivre l’investigation relative à Paii Glor et à traquer ses intermédiaires. Elle avait après tout été chargée d’appréhender le Zeltron. Kossy se tourna vers elle.
—Maître Jenn, maîtres Epseck, Kubtal et Keisrah-Gom sont morts.
—Comment, demanda Daran interloquée ?
—Ils avaient été envoyés sur New Holstice, poursuivit Kis’er. Leur mission était de prendre contact avec la résistance locale et de faire de l’observation des forces en présence.
—Je crois savoir ce que tout cela signifie.
Kossy s’avança, les doigts entrecroisés.
« Vous partez pour New Holstice dans la journée de demain. Zerak vous fournira les détails du trajet et des passeurs. »
—Vous préférez expat de Nar Shaddaa ou pèlerine? Comme couverture je veux dire… commença le Bothan.


Sur la couchette de sa cellule, Dohon Lazir en était encore à se masser les tempes. Le gros de la douleur était passé lors du transfert dans un fourgon des FSC, mais un pincement des plus amers le faisait encore souffrir. Mais sa douleur importait peu. À l’heure actuelle Paii Glor était probablement déjà au courant de ses « aveux ». En clair, il était un Zeltron mort. Mort et enterré.
Les FSC l’avait placé à l’isolement, de peur de ses phéromones sûrement. Il avait été enregistré sous une fausse identité, sans doute sur ordre de « Kossy » ou de quelque grand ponte des renseignements de la République. Les fichiers du pénitencier le connaissaient comme Kristler Arvack, un tueur en série, zeltron supposé dont le visage était inconnu et ayant sévi dans les mois précédents dans les bas-fonds de Coruscant. La couverture parfaite pour le Renseignement Républicain afin de préserver leur mine d’informations d’éventuels assauts de Rolgom le Hutt ou d’une tentative de la bureaucratie sénatoriale de s’immiscer dans leurs affaires.
Mais une précaution futile pour le préserver du courroux à venir de Paii Glor…
Le champ énergétique de la porte de sa cellule fut désactivé par un garde humain vêtu de l’uniforme noir et des plaques d’armure anti-émeute typiques de la Division correctionnelle des FSC. Il ordonna au Zeltron de se lever. Celui-ci obéit malgré sa douleur crânienne. L’officier était talonné par un autre garde plus jeune. Il s’approcha de Lazir et lui ordonna de mettre ses mains derrière la tête. Il glissa discrètement deux petits objets dans la poche de l’uniforme orange du prisonnier.
Le garde sourit alors qu’il ressortait de la cellule pour rejoindre la plateforme à répulseurs de son collègue. Le champ énergétique se réactiva. Lazir mit la main à sa poche.
Un comlink et une oreillette?!
Il s’empressa d’enfiler l’appareil dans son oreille gauche et d’activer le communicateur. Pendant une poignée d’instant, seul un crépitement put être audible. Il fut vite remplacé par une voix familière.
—Monsieur? M’entendez-vous? demanda la voix calme et froide de Kadne Cros.
Lazir écarquilla les yeux et sourit. Il s’esclaffa brièvement de joie.
—Oui! Oui! Où es-tu?!
—Non loin monsieur. Mais je vous suggère de vous éloigner du mur de votre cellule.
Lazir s’esclaffa à nouveau.


En espérant que tout cela vous aura plu. À dans quelques jours pour la suite. :jap:
Dernière modification par JediLord le dim. 24 août 2025 - 13:20, modifié 2 fois.
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
Den
Jedi SWU
Messages : 6346
Inscription : dim. 05 févr. 2006 - 21:07
Localisation : Voyage à travers la galaxie...

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par Den »

Chapitre 1 lu !

Je rattrape doucement mon retard.^^ Ma journée d’hier ayant été un peu… mouvementée, je n’ai pu lire et commenter le premier chapitre qu’aujourd’hui. Sorry^^

Tu débutes une nouvelle fois ton récit par une très belle citation. J’ai toujours éprouvé une certaine fascination pour Ruin. À l’époque de l’UEL, je rêvais de lire un jour un roman sur son histoire… Maintenant, je sais que ça n’arrivera jamais… pfff…

Ensuite, tu nous présentes une Sith : Dark Thalar. J’ai beaucoup aimé ta petite présentation de la Galaxie et également celle de ta Sith via une variante du Code Sith. Bien vu ! Sinon, quand tu dis que tu vas nous proposer des races exotiques, tu ne mens pas : une Hamadryas donc ? Je ne savais même pas que ça existait ! XD Mais j’apprécie les efforts fournis, et aussi d’en apprendre plus sur les différentes espèces exotiques de la Galaxie.

Quelle surprise de retrouver un Sith au sang pur dans cette histoire ! Mais ce n’est pas étonnant qu’il en reste encore quelques-uns.

Viens ensuite Dark Hausserius (bravo pour les noms de ces trois Sith présentés jusqu’ici). Par contre, lui, je ne l’aime pas ! Il est totalement détestable ! Je pense que je finirais par l’apprécier… Enfin, par aimer le détester !^^

Et là, « BAM ! » tu nous montres le monde Ank Ki’Shor (connais pas !^^ mais aime bien le nom) et son groupe rebelle ! là, j’ai trouvé que tu menais vraiment bien ta barque. Tout est expliqué avec le talent qui est le tien. Et avec la profondeur qui convient à ce genre de récit ! Je souligne une fois de plus ton talent de conteur. Tu racontes si bien qu’on ne sait ce qui est in-UEL et ce qui est totalement inventé ! C’est un régal !

J’ai frémi une seconde fois lorsque Valtius ordonne aux habitants de la planète de résister aux Sith. Quelle scène de bravoure ! Certes, elle lui a coûté la vie… Mais quelle puissance dans les mots utilisés ! Waw !

Eh bien, on peut dire que c’était un chapitre excellent ! Une fois de plus, tu nous donnes une leçon d’histoire StarWarsienne ! Tu sembles maîtriser la période avec beaucoup de facilité ! C’est un régal que de te lire !

Vivement que je puisse lire la suite (qui est déjà publiée, mais il faut que je trouve le temps…).

Un grand bravo pour cette aventure qui se présente à nos pieds ! Comme j’aimerais que les fans de Legends se mobilisent derrière cette histoire !
"Vergere m'a appris à embrasser la douleur et à m'y soumettre. J'en ai fait une partie de moi-même, une partie que je ne pourrai ni combattre, ni nier." Jacen Solo
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

Coucou Den! Ravi que ce chapitre 1 t'aie plu. Ca me fait très plaisir. :)
Den a écrit : mer. 20 août 2025 - 5:38 À l’époque de l’UEL, je rêvais de lire un jour un roman sur son histoire… Maintenant, je sais que ça n’arrivera jamais… pfff…
Très frustrant en effet. Je ne sais pas si je m'attaquerai un jour à Ruin, mais si j'arrive au terme de cette fanfic, j'aimerais bien me lancer dans deux projets dans la même période. L'un centré sur la chute du Vassal Obscur (avec peut-être un certain Paii Glor :sournois: ) et un sur les Guerres Sictis qui se déroulent chronologiquement 300 ans après mon récit, avec en premier plan la Dame noire des Sith de l'époque mentionnée dans le deuxième roman Dark Bane: Belia Darzu. :oops: Ce n'est qu'une idée pour l'instant, mais une que j'aimerais bien se voir concrétisée.
Den a écrit : mer. 20 août 2025 - 5:38 Ensuite, tu nous présentes une Sith : Dark Thalar. J’ai beaucoup aimé ta petite présentation de la Galaxie et également celle de ta Sith via une variante du Code Sith. Bien vu ! Sinon, quand tu dis que tu vas nous proposer des races exotiques, tu ne mens pas : une Hamadryas donc ? Je ne savais même pas que ça existait ! XD Mais j’apprécie les efforts fournis, et aussi d’en apprendre plus sur les différentes espèces exotiques de la Galaxie.
Eh oui, quand je parlais d'espèces méconnues, je le pensais.

In-universe, le nom de Thalar fait bien évidemment référence aux Thalassiens, out of universe, son nom comme celui des Thalassiens sont bien évidemment une référence à la mer (en l'occurence plutôt l'espace ici :cute: ), Thalar étant une commandante navale. Un nom que j'avais considéré à l'époque était Nerean, mais j'ai préféré rajouté ce lien avec son passé d'esclave, se réappropriant les souffrances infligées par les Thalassiens afin d'alimenter sa colère.
Den a écrit : mer. 20 août 2025 - 5:38 Quelle surprise de retrouver un Sith au sang pur dans cette histoire ! Mais ce n’est pas étonnant qu’il en reste encore quelques-uns.
Et ils sont pratiquement éteints dans mon headcanon à cette époque, la plupart des derniers survivants de l'espèce s'étant rangés derrière la théocratie des Sith traditionalistes sur Korriban. Mais les siècles à venir vont définitivement voir les sangs purs disparaître.
Den a écrit : mer. 20 août 2025 - 5:38 Viens ensuite Dark Hausserius (bravo pour les noms de ces trois Sith présentés jusqu’ici). Par contre, lui, je ne l’aime pas ! Il est totalement détestable ! Je pense que je finirais par l’apprécier… Enfin, par aimer le détester !^^
Le Blond est tout spécialement conçu pour qu'on adore le détester. :D J'avais envie de lui donner un nom à consonance vaguement germanique qui puisse traduire son ascendance de noble, plutôt une noblesse d'épées, mais relativement décadente.
Den a écrit : mer. 20 août 2025 - 5:38 Et là, « BAM ! » tu nous montres le monde Ank Ki’Shor (connais pas !^^ mais aime bien le nom)
https://starwars.fandom.com/wiki/Ank_Ki'Shor :wink:
Den a écrit : mer. 20 août 2025 - 5:38 J’ai frémi une seconde fois lorsque Valtius ordonne aux habitants de la planète de résister aux Sith. Quelle scène de bravoure ! Certes, elle lui a coûté la vie… Mais quelle puissance dans les mots utilisés ! Waw !
De nombreux mondes en cette période de guerre quasi-constante vont préferer naturellement devenir des protectorats Sith plutôt que de subir une invasion. Mais bien évidemment, l'occupation n'est pas forcément du goût de tout le monde, poussant certains gouvernements à rejoindre cette Coalition secrète et le Front Indépendantiste, afin de se libérer du joug des Sith, mais aussi de la République, qui n'a pas su les défendre en premier lieu.
Den a écrit : mer. 20 août 2025 - 5:38 Eh bien, on peut dire que c’était un chapitre excellent ! Une fois de plus, tu nous donnes une leçon d’histoire StarWarsienne ! Tu sembles maîtriser la période avec beaucoup de facilité ! C’est un régal que de te lire !

Vivement que je puisse lire la suite (qui est déjà publiée, mais il faut que je trouve le temps…).

Un grand bravo pour cette aventure qui se présente à nos pieds ! Comme j’aimerais que les fans de Legends se mobilisent derrière cette histoire !
Merci beaucoup. Lire cela met fait très plaisir. Hâte d'avoir ton avis sur la suite du récit. Il te reste un chapitre à lire avant que je poste le prochain ce week-end. :jap:
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
Den
Jedi SWU
Messages : 6346
Inscription : dim. 05 févr. 2006 - 21:07
Localisation : Voyage à travers la galaxie...

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par Den »

Salut l’ami !
JediLord a écrit : mer. 20 août 2025 - 12:13 Très frustrant en effet. Je ne sais pas si je m'attaquerai un jour à Ruin, mais si j'arrive au terme de cette fanfic, j'aimerais bien me lancer dans deux projets dans la même période. L'un centré sur la chute du Vassal Obscur (avec peut-être un certain Paii Glor ) et un sur les Guerres Sictis qui se déroulent chronologiquement 300 ans après mon récit, avec en premier plan la Dame noire des Sith de l'époque mentionnée dans le deuxième roman Dark Bane: Belia Darzu. Ce n'est qu'une idée pour l'instant, mais une que j'aimerais bien se voir concrétisée.
Waw !
Ça c’est du teasing ! Je suis emballé !
Je croise les doigts pour que ces deux projets arrivent un jour sur SWU ! ;)
Merci pour les infos !
JediLord a écrit : mer. 20 août 2025 - 12:13 Et ils sont pratiquement éteints dans mon headcanon à cette époque, la plupart des derniers survivants de l'espèce s'étant rangés derrière la théocratie des Sith traditionalistes sur Korriban. Mais les siècles à venir vont définitivement voir les sangs purs disparaître.
Tiens, en parlant de ces Sith traditionnalistes, ils existent dans l'UEL? Ou c'est une invention de ta part? Si c'est le cas, chapeau! C'est une excellente idée!
JediLord a écrit : mer. 20 août 2025 - 12:13 Merci beaucoup. Lire cela met fait très plaisir. Hâte d'avoir ton avis sur la suite du récit. Il te reste un chapitre à lire avant que je poste le prochain ce week-end.
Vais essayer de le lire dès demain^^

En tout cas, merci pour toutes ces infos, l'ami.

et à bientôt pour mon avis sur la suite!
"Vergere m'a appris à embrasser la douleur et à m'y soumettre. J'en ai fait une partie de moi-même, une partie que je ne pourrai ni combattre, ni nier." Jacen Solo
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

Den a écrit : jeu. 21 août 2025 - 5:43 Tiens, en parlant de ces Sith traditionnalistes, ils existent dans l'UEL? Ou c'est une invention de ta part? Si c'est le cas, chapeau! C'est une excellente idée!
C'est une invention de ma part. Il s'agit d'une théocratie Sith absolue basée donc sur Korriban et qui représentent la première dissension majeure au sein des Neo-Sith, ayant choisis de se séparer de l'Empire plus mainstream car pas assez centré sur l'étude claire du côté obscur. Dans monde headcanoon, au fil des siècles, les Sith vont après quoi se féodaliser de plus en plus jusqu'à l'état qu'on peut trouver par exemple dans le secteur Grumani dans Chevalier Errant, avec divers fiefs et suzerains Sith, avant que Kaan ne fonde la Confrérie des Ténèbres pour recentraliser tout ça.
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
Den
Jedi SWU
Messages : 6346
Inscription : dim. 05 févr. 2006 - 21:07
Localisation : Voyage à travers la galaxie...

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par Den »

JediLord a écrit : jeu. 21 août 2025 - 16:25
Den a écrit : jeu. 21 août 2025 - 5:43 Tiens, en parlant de ces Sith traditionnalistes, ils existent dans l'UEL? Ou c'est une invention de ta part? Si c'est le cas, chapeau! C'est une excellente idée!
C'est une invention de ma part. Il s'agit d'une théocratie Sith absolue basée donc sur Korriban et qui représentent la première dissension majeure au sein des Neo-Sith, ayant choisis de se séparer de l'Empire plus mainstream car pas assez centré sur l'étude claire du côté obscur. Dans monde headcanoon, au fil des siècles, les Sith vont après quoi se féodaliser de plus en plus jusqu'à l'état qu'on peut trouver par exemple dans le secteur Grumani dans Chevalier Errant, avec divers fiefs et suzerains Sith, avant que Kaan ne fonde la Confrérie des Ténèbres pour recentraliser tout ça.
j’aime vraiment cette idée! Tu as été vraiment inspiré avec cette fic! :jap:
"Vergere m'a appris à embrasser la douleur et à m'y soumettre. J'en ai fait une partie de moi-même, une partie que je ne pourrai ni combattre, ni nier." Jacen Solo
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

Merci.
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
Den
Jedi SWU
Messages : 6346
Inscription : dim. 05 févr. 2006 - 21:07
Localisation : Voyage à travers la galaxie...

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par Den »

C’est mérité. ;)

À très bientôt pour mon avis sur le chapitre 2.
"Vergere m'a appris à embrasser la douleur et à m'y soumettre. J'en ai fait une partie de moi-même, une partie que je ne pourrai ni combattre, ni nier." Jacen Solo
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

Bonjour tout le monde. Comme promis, voici le troisième chapitre complet de mon récit. Nous y retrouvons Thalar et Hausserius dans leur expédition punitive. :jap:


Chapitre 3


À cet instant, il abandonna son nom, son héritage et sa gloire, pour se bâtir une nouvelle identité, une nouvelle gloire et un héritage qu’il croyait pouvoir demeurer pour l’éternité. Ainsi, adopta-t-il le nom de Desolous.
Les Croisades de Dark Desolous, Maître Alver Raondotha, archiviste et historien Jedi, 2800 ans avant la bataille de Yavin.





Dans sa cabine privée du Fortune de Kaas, Dark Thalar relisait sur son datapad un texte antique écrit de la main de Satal Keto, l’un des fondateurs du Krath, une secte d’adeptes liés aux Sith. Le Krath était nommé d’après un dieu-magicien maléfique issu de contes pour enfants du système de l’Impératrice Teta. Il s’agissait du manifeste de la secte. Un appel à vénérer la sorcellerie des anciens seigneurs noirs des Sith. Un appel ayant trouvé écho chez les insatisfaits du système de l’Impératrice vis-à-vis des descendants de celle-ci et de leur règne, même sachant que bon nombre de leurs ancêtres avaient livré bataille aux côtés de Teta pour repousser les Sith. Une ironie macabre, qui avait placé les Krath parmi les meilleurs alliés de l’Empire Sith d’Exar Kun.
Il n’est pas de la responsabilité de la régence d’une lignée pseudo-impériale s’étant dilué dans l’inaction et la complaisance que de dicter aux Korosiens leur destinée. Et celle-ci est de régner. Un nouvel âge d’or s’offre à nous. Et seule la puissance issu du savoir de nos anciens ennemis saura nous l’offrir, nous délivrer de nos chaînes par ce triomphe.
Un écho au code Sith. Par la victoire je brise mes chaînes. Mais les Krath n’étaient pas des Sith. Rien de plus ni de moins que des marionnettes qu’Exar Kun avait manipulé sans vergogne. Une fois Satal mort, sa cousine Aleema s’était laissé entraîné par son amant, Ulic Qel-Droma, l’apprenti de Kun, dans une croisade à l’encontre des Jedi et de la République. Au final, Aleema avait fini trahie par les deux Sith. Non pas pour son ambition qui avait conduit à la capture de Qel-Droma, mais bien car au fond d’elle, elle n’était pas des leurs, elle n’était qu’une simple prétendante. Le genre de personnes pour qui le pouvoir conféré par le Côté Obscur n’était rien de plus qu’un tremplin vers moins de médiocrité. Aujourd’hui, la secte de Satal et Aleema persistait malgré tout à exister dans certains systèmes. Mais ils n’était guère plus que l’ombre des conquérants qu’ils étaient autrefois. De vulgaire prosélytes de rues, de petits larbins en joie de voir un utilisateur des ténèbres plus puissant se dresser devant eux.
Elle avait déjà fait la rencontre de Krath lorsqu’elle suivait son apprentissage auprès d’Ecromos. Sur un monde fraîchement conquis, conquête si anecdotique qu’elle en avait oublié le nom, tout comme devait l’avoir fait la bureaucratie neo-impériale. Elle était alors âgée de quatorze ans. Alors que le seigneur de pur sang Sith se mouvait dans les rues désertées de la capitale avec son apprentie pour observer de plus près sa conquête, quatre de ces prédicateurs les avaient approchés. Chantant les louanges de ce Sith qu’ils n’avaient jamais vu, dont ils ne connaissaient même pas le nom. Ils semblaient vénérer le seigneur sans la moindre raison, alors que celui-ci venait de réduire à néant la moitié de leur ville. Ils l’admiraient et le rêveraient car il représentait un pouvoir qu’ils souhaitaient par-dessus tout manier, mais qu’ils savaient ne jamais pouvoir acquérir. Ils se complaisent donc à diviniser un être supérieur plutôt que de s’extirper de leur condition misérable.
Ecromos n’avait cette fois-ci poussé aucun rire. Sans un avertissement, il avait saisi à la gorge l’un des prosélytes, un vieux barbu humain se rappelait Thalar. D’une pression de sa main gantée, le sang-pur avait brisée la trachée du prédicateur, envoyant dans l’instant suivant son cadavre valdinguer vers un mur proche. Les trois autres avaient aussitôt déguerpi. Un seigneur des Sith n’avait que faire des honneurs d’un groupe de pitoyables larves, de marionnettes dociles et sans intérêts. En ce sens, le manifeste de Keto n’avait pas délivré les Krath de leur chaînes. Il leur en avait gracieusement offert de nouvelles.
Tandis qu’elle achevait de lire le manifeste, son système comm émit une série de petits bips stridents. Elle décrocha pour entendre la voix d’un intendant de Dark Hausserius, un petit humain au phrasé irritant du nom d’Abrez.
—Excellence, son excellence le seigneur Hausserius requiert votre présence dans le hangar.
—Le débarquement ne doit avoir lieu que dans cinq heures, rappela la Hamadryas.
—J’en suis pleinement conscient excellence, lui répondit l’humain sur un ton empli de condescendance teintée d’un respect feint. Cependant son excellence le seigneur Hausserius a insisté pour que vous le rejoigniez au plus vite.
Thalar éteignit le système comm et expira d’exaspération. Que pouvait bien lui vouloir le Blond?
Elle reposa son datapad sur sa table de nuit, enfila à la hâte son armure noire chromée et attrapa sa cape sombre qu’elle attacha à ses épaulettes avant de saisir son double sabre laser et de l’accrocher à l’arrière de sa ceinture. Elle sortit de ses quartiers promptement, le pas déterminé. Elle croisa en sortant un jeune technicien qui la salua, le visage empli de respect et de crainte envers sa supérieure Sith. Cela devait être la première fois qu’il voyait la commandante du Fortune en personne car Thalar ne se souvenait pas l’avoir déjà aperçu auparavant. Une recrue récente sûrement. Un engrenage, comme les membres d’équipage expérimentés aimaient appeler les bleus, tandis que ceux-ci se nommaient entre-eux mécanismes.
L’engrenage en question était un humain dépassant de peu sa vingtaine. Sans doute un patriote idéaliste, convaincu par le Capitaine Aranis, personnage populaire des holodramas de propagande impériaux, qu’il pouvait à lui seul faire la différence. Même si cela pouvait prêter à rire, Thalar se disait que l’Empire nécessitait davantage d’idéalistes. Des gens prêts à se battre et mourir pour son bien et sa souveraineté.
Ne se pressant pas pour parcourir les coursives du Fortune, elle usa malgré tout de la Force pour augmenter la vitesse de sa marche. Elle arriva finalement au hangar, dans lequel les techniciens s’affairaient à préparer les navettes et les barges de débarquement, rechargeant leurs réserves de carburant et révisant leurs systèmes d’armement. Un chef mécanicien klatooinien tenta de l’approcher tandis qu’elle pénétrait dans le dock afin de lui remettre un rapport sur l’état des fonctions des astronefs sur un datapad militaire. Elle se désintéressa de l’alien pour concentrer son attention sur l’humain aux cheveux blonds debout, les mains croisés, dépourvu de sa cape et déjà en armure de combat.
—Que me vaut ce « plaisir » seigneur Hausserius, prononça-t-elle avec dédain ?
Le Blond esquissa un sourire mesquin et autosatisfait. Elle ne prendrait aucun plaisir à entendre sa voix de petit noble contenté une nouvelle fois.
« Une simple idée seigneur Thalar. L’assaut ne débutera que dans quelques heures, cependant, il m’est venu à l’esprit que nous pourrions faire quelque chose dans l’optique de faciliter le débarquement à nos troupes… »
Il recentra son regard sur un intercepteur-navette semblant presque trôner au milieu des chasseurs et des barges de débarquement. Le Tuk’ata, tel qu’Hausserius l’avait nommé, était un prototype d’appareil furtif, conçu selon les spécifications ordonnées par le seigneur de guerre. Disposant d’un large éventail d’armes tels des canons mitrailleurs, torpilles à tête chercheuse en passant par les canons à ion, le Tuk’ata était spécialisé dans la conduite de raids de haute intensité brefs et mortels. Thalar comprenait que le Blond puisse souhaiter s’adonner à ce genre d’opérations en général peu approuvées par la hiérarchie.
Même si officiellement il était la hiérarchie.
—Et comment suis-je supposée rentrer dans l’équation, demanda la Hamadryas ?
—Je pensais tout d’abord réaliser un raid sur la DCA de Belderone, afin de faciliter le travail des bombardiers par la suite. Mais… c’est pour une tout autre raison que j’ai requis votre assistance…
Assistance?
« Qui est? »
—Les sondes de reconnaissance ont fait une découverte des plus intéressantes… Des Jedi se trouvent sur la planète.
Des Jedi? Intéressant. Le grand Dark Hausserius aurait-il besoin d’assistance pour vaincre quelques pitoyables serviteurs de la Lumière?
La proposition du Blond l’intriguait. Elle n’avait pas affronté de Jedi depuis plusieurs mois et affûter ses talents au sabre face à d’autres utilisateurs de la Force, qui plus est en confrontation à mort réelle, était une offre alléchante. Le seigneur Nostros et le Conseil avaient pris soins d’interdir les duels fratricides quelle qu’en soit la raison afin d’économiser les effectifs des Sith, et les Kaggath et autres affrontements rituels demeuraient prohibés au sein de toutes les factions Sith depuis l’époque de Dark Ruin.
—Soit seigneur Hausserius. Je laisserai temporairement le commandement du vaisseau au capitaine Ilkra.
—Qu’il en soit ainsi, compléta le Blond.


Une demi-heure plus tard, le Tuk’ata s’élançait hors du hangar du Fortune, s’approchant lentement de Belderone. Le Blond, assis dans le siège du pilote activa les propulseurs luminiques et mis en fonction les systèmes de camouflage de l’intercepteur-navette, que ceux-ci soient optiques ou énergétiques. Quelques dizaines de minutes plus tard, l’astronef entra dans le champ de détection des quatre croiseurs Hammerhead disposés sur place par la République, ainsi que de leurs frégates de soutien. Ces bâtiments auraient déjà eu du mal à faire couler le Fortune de Kaas et ses frégates d’assaut seuls, mais Thalar imaginait parfaitement le désarroi du commodore de ce groupe lorsque le Pourfendeur, destroyer de siège de Dark Agarox, sortirait de l’hyperespace pour prêter main forte aux vaisseaux de Thalar dans l’assaut de Belderone.
Le Tuk’ata parvint à se glisser au-delà des senseurs des Hammerhead pour rejoindre la surface de Belderone. Hausserius dirigea son vaisseau vers Odenny, localité de taille moyenne plongée dans le chaos de l’évacuation. Le Blond posa son astronef à une distance raisonnable de la ville, ils effectueraient leur déplacement à pieds. Tous deux enfilèrent une large bure grise à capuche par dessus leurs armures afin de se fondre dans la foule de réfugiés cherchant d’urgence à évacuer la planète. Elle avait senti grandir en elle comme un signal que des adeptes de la Force entraînés se trouvaient bien sur Belderone. Ils étaient deux, elle pouvait le ressentir. Elle reconnaissait assez bien à présent la signature distincte des Jedi.
Après une marche d’une trentaine de minutes, ils rejoignirent une colonne de véhicules civils escortés par des transports militaires, chacun chargé de six fantassins arborant des armures usées aux couleurs azur de l’armée de la République. Ils parvinrent sans mal à se fondre dans la masse de futurs réfugiés cherchant désespérément à échapper à leur monde d’origine, condamné à tomber dans le giron néo-impérial d’ici peu et à subir le courroux de l’Empire pour la félonie de la Coalition.
Ils approchèrent de l’enceinte fortifiée à la hâte d’un spatioport de fortune mis en place par la République non loin d’Odenny. La signature des deux Jedi se faisait de plus en plus forte. Elle canalisa en elle sa rage à mesure qu’elle et Hausserius se rapprochaient. Rage contre les Jedi, contre la République, contre les Hutts, contre les Thalassiens, contre Ecromos, contre Govia, contre ses parents. Elle la canalisa et la dissimula dans le même temps afin de ne pas alerter les Jedi quant à leur présence. Elle n’aurait su dire si le Blond s’affairait au même exercice, elle captait la Force bourdonner en lui, sans pouvoir précisément dire s’il s’agissait là de la manifestation naturelle de son pouvoir ou s’il travestissait son allégeance de manière à ce qu’un utilisateur de la Force eut pu penser qu’il ne fut ni Jedi ni Sith.
Le chaos régnait dans le spatioport. Les transports d’évacuation allaient et repartaient à la hâte, chargeant autant de réfugiés que possible. Il étaient supposés passer en hyperespace vers un autre secteur sitôt sortis de l’atmosphère belderonienne. Ces transports de classe ST-66 avaient une capacité en passager de 500 personnes; à rajouter à la cinquantaine de membres d'équipage. Mais ceux décollant depuis Belderone devaient bien s’acquitter du transport de la moitié du double de cette somme en plus de leur charge standard. Les Belderoniens désespérés tentaient à tout prix de faire monter leurs familles à bord, devant parfois se heurter aux troupes de la République chargées de maintenir un semblant d’ordre et de rappeler que certains des transports ne pourraient pas décoller s’ils s’avéraient être trop pleins. Certains des habitants de la planète avaient utilisé leurs propres vaisseaux ou engagés des capitaine indépendant dans l’optique de fuir.
Soudain, Thalar ressentit une perturbation dans la Force. Une qui ne pourrait être négative qu’envers leurs ennemis. Elle esquissa un sourire de ses lèvres olivâtres.
L’assaut allait commencer…
L’un des ST-66 au décollage amorçant sa montée se divisa en deux parts enflammées suite au contact avec un missile tiré par un intercepteur Sith. Les débris du transport retombèrent en grande partie sur la foule au sol dans le spatioport. Des dizaines d’âmes rejoignirent la Force une poignée d’instants après celles ayant déjà péri lors de l’explosion. Les tourelles de DCA postées autour de l’enceinte furent annihilées en une fraction de secondes par les frappes des intercepteurs. Les soldats républicains, désorientés et confus tentaient de prendre des positions défensives tandis que des navettes de débarquement laissaient poser pied sur Belderone à des troupiers d’assaut néo-impériaux.
Thalar n’était pas à l’apogée de sa puissance au sein du chaos. Contrairement à la plupart des Sith, elle ne se délectait que peu d’un état d’anarchie totale, à l’exception d’un de ses éléments.
La peur ressentie par les centaines d’êtres conscients présents autour d’elle. Celle-ci vint s’ajouter à sa rage, formant un cocktail létal pour ses ennemis.
Hausserius l’attrapa par le bras gauche et lui pointa de l’index au loin la raison de leur venue. Deux Jedi, sabres laser dégainés défendant un groupe de réfugiés des troupes Sith. Il s’agissait d’un Maître ou d’un Chevalier Jedi duros à peau bleue et aux larges yeux rouges, accompagné de sa Padawan, une Vuvrienne au crâne parsemé de divers globes oculaires. Le Duros para de son sabre un tir de blaster lourd pour le renvoyer vers son propriétaire. L’apprentie quant à elle utilisa une poussée de Force pour neutraliser trois soldats.
Hausserius lui fit un signe de la tête. Il retirèrent les capuches de leurs bures et avancèrent vers les Jedi, prêts à attraper leurs sabres laser au besoin.
Une fois l’escouade Sith neutralisée, tandis que Thalar et le Blond approchaient, le Duros les remarqua et leur fit signe de la main de fuir.
« Fichez le camp! Allez aux abris imm… Non…»
Hausserius se projeta sur le non-humain armé de sa lame cramoisie avant que celui-ci n’ait le temps d’achever sa phrase. Le Duros dévia de justesse de son propre sabre d’un bleu étincelant avant de se lancer dans une série de parades visant à déstabiliser son adversaire. C’était un bretteur doué à n’en point douter. Le Blond avait trouvé un adversaire à la mesure de son ego. Il s’agissait clairement d’un Maître Jedi.
Interloquée par l’assaut sur son mentor, la Vuvrienne n’esquiva qu’au dernier moment l’attaque de Thalar, tentant de l’enfourcher sur l’une des lames de son double sabre laser. Elle réactiva son sabre à la teinte émeraude d’une clarté sans pareil et tenta de se défendre devant les assauts violents et répétés de la Sith. Elle et son « compair » humain s’étaient prestement débarrassés de leur bures civiles, laissant à l’air libre leurs armures sombres et leurs uniformes Sith. Thalar avait opté pour un kimono noir ample sous son armure, Hausserius lui, arborait sous ses plaques, épaulettes, protèges-tibias, protèges-cuisses et genouillères une combinaison moulante grise striée de bandes écarlates.
La Vuvrienne ramassa à l’aide de la Force une caisse de vivres à sa droite et la projeta sur Thalar. La Hamadryas l’évita via un saut périlleux arrière. Une fois réceptionnée, elle fonça sur son adversaire, augmentant sa vivacité grâce à la Force. Mais l’adrénaline n’était pas suffisante, le combat était trop simple. La Padawan à qui elle faisait face était une novice des plus visibles dans l’art du combat au sabre laser. Thalar elle, maîtrisait parfaitement cet art. Ses séances d’entraînement brutales avec Ecromos l’avait transformé en une véritable machine lorsqu’il s’agissait de brandir sa double lame ou n’importe quelle arme blanche. Les coups, blocages, parades et feintes s’enchaînaient à un rythme presque surnaturel. C’était tout juste si la padawan parvenait à suivre le rythme des deux lames jumelles semblant danser en face d’elle.
La Padawan tenta une nouvelle fois de faire appel à la Force pour repousser la Hamadryas. Cependant, cette technique fut anticipée par Thalar, qui au moment où la Vuvrienne s’apprêtait à user d’une poussée de Force pour se dégager, écrasa de sa botte de combat le pied gauche de son adversaire, avant de lui porter un coup de genoux au ventre. Thalar savait les Vuvriens extrêmement sensibles à toute forme de douleur physique, plus que la plupart des êtres doués de conscience. Elle n’avait donc pas hésité une seconde à profiter de ce qui pouvait se révéler un avantage tactique opportun. Hurlant de souffrance, la non-humaine lâcha son sabre laser à terre, offrant à Thalar une fenêtre pour faire usage d’une violente poussée de Force sur son adversaire, laquelle fut projetée sur une antenne détruite de communication. L’impact entre le crâne massif de l’alien et l’antenne fut immédiat. Tous ses yeux se refermèrent.
Elle n’était pas morte, seulement assommée. Thalar pourrait l’achever plus tard si l’envie lui prenait. À cet instant, elle recentra son attention sur le Blond, toujours aux prises avec le maître de la Vurvrienne. Celui-ci se propulsa via un saut contrôlé pour offrir un coup de pied latéral dans la poitrine en armure du Seigneur Sith. Le Blond recula de quelques mètres, désorientés. Le Duros lui donnait du fil à retordre. Peut-être avait-il trouvé un adversaire au final au-dessus de ses attentes. Cela ne pouvait que réjouir Thalar.
Elle aurait pu le laisser là, à être submergé par le Maître Jedi et se faire tuer, avant d’éliminer le bretteur fatigué par elle-même. Mais pour l’Empire et pour éviter les soupçons, elle se décida à aller l’aider. Hausserius était le vassal de Dark Helsnorg, l’un des membres les plus influents du Conseil Impérial. Thalar n’avait aucune envie de faire face au courroux du conseiller si jamais son chiot venait à mourir. Elle utilisa la Force pour soulever une poignée de petits débris pointus avant de les projeter sur le Duros. Celui-ci réagit instantanément et usa de ses propres pouvoirs pour maintenir en l’air les débris de sa main droite, tandis que la gauche, armée de son sabre laser faisait face aux assauts d’Hausserius. Le Duros renvoya les débris en direction de la Sith qui les dévia de la paume gantée de sa main droite.
La Hamadryas ne tarda pas à propulser sa double lame en direction du Jedi. Celui-ci dévia le lancer d’un coup puissant de son sabre laser, usant de la cinquième forme pour faire atterrir l’arme de Thalar à quelques secondes à peine d’une décapitation des plus propres. Celle-ci n’avait jamais été dans les intentions de la propriétaire du sabre. Fonçant sur le Jedi en augmentant sa vitesse, elle fit usage de toute sa rage, puis, lança de ses deux poings une série de poussées de Force légères envers le Duros. Désorienté, il tituba pendant un bref instant tandis que Thalar attirait son arme à sa paume gauche via la Force. Hausserius profita de l’opportunité pour s’attaquer au Duros, effectuant un salto avant pour se projeter sur son adversaire. Le Jedi dévia l’assaut du Blond avant de le saisir au poignet droit pour finalement le faire virevolter un bref instant. L’action du non-humain propulsa le Sith à terre.
On récolte ce que l’on sème.
Thalar profita de la « distraction » offerte par Hausserius pour éteindre l’une des lames de son double sabre, avant de propulser l’autre dans la cuisse gauche du Duros. La tactique de la Sith porta ses fruits, un râle de douleur du non-humain à peau bleue en fut la confirmation. Thalar retira sa lame et porta un léger coup de son pied droit dans le mollet de son adversaire. À nouveau désorienté et désormais à genoux, le Duros ne vit pas venir la frappe verticale de Thalar, laquelle vint déloger de son tronc son avant-bras droit, celui tenant son sabre laser. Le Jedi hurla sa souffrance tandis que Thalar reculait à tâtons. À une distance raisonnable, la Sith réactiva sa deuxième lame. Le Jedi, malgré ses blessures, tenta de se relever.
Thalar ne lui en laissa pas l’occasion. Elle propulsa à nouveau son arme pour tournoyer vers la nuque du Duros. Celui-ci ne fit rien pour l’éviter.
Quelques secondes plus tard, tandis que le sabre de Thalar revenait se loger dans la main gantée de sa propriétaire, il était mort.
Thalar inspira et expira lourdement à plusieurs reprises. Elle recentra son attention sur le Blond. Celui-ci faisait désormais face à la Vuvrienne commençant à ressortir de la torpeur dans laquelle l’avait plongée la Hamadryas. Hausserius, sabre dégainé, se tourna vers son homologue Sith.
« J’en emporterai au moins une. »
Ces mots étaient emprunts d’exaspération et d’une rage peu quantifiable. Il avait été humilié et Thalar l’avait privé de sa proie, de sa victoire. Il en aurait une. Une déloyale lui suffirait. Peu étonnant venant de lui.
Les multiples yeux de la Padawan alien commencèrent progressivement à s’ouvrir. Et de cligner de manière paniquée lorsqu’elle constata la présence du Sith assoiffé de sang devant elle. Elle porta instinctivement sa main à sa ceinture dans l’espoir d’agripper un sabre laser situé à plusieurs mètres d’elle du fait de l’impact vécu quelques minutes plus tôt. Hausserius élança son bras droit devant l’alien, resserrant son emprise.
—Par le Pouvoir j’obtiens la Victoire, murmurait le Blond…
La Vuvrienne fut soulevée du sol et porta sous la contrainte les mains à sa trachée. Elle tenta de se débattre brièvement, d’avoir recours à la Force.
—Foutus Jedi, proféra Hausserius. Vous refusez de crever même quand on vous y invite…
Il projeta la non-humaine vers la droite, la gardant dans son étreinte télékinétique quelques instants avant de la lâcher au sol. Elle inspira paniquée, les muscles de la trachée réduits en bouillie. De faibles crépitements de lumières commencèrent à se former au bout des doigts du Blond.
—Par la Victoire je brise mes chaînes!
Fou sadique!
Un flot d’éclairs de Force déferla sur la non-humaine. Le Blond savait tout comme Thalar à quel point les Vuvriens étaient sensibles à la douleur. Un sourire malsain et sadique écarta les lèvres du Sith, révélant l’intégralité de sa denture.
Alors qu’elle hurlait de douleur, la Vuvrienne tenta de formuler une supplication. En vain. Ses cordes vocales ne pouvaient désormais plus produire qu’un ensemble de barbarismes sonores inintelligibles.
Quelques instant plus tard, seul un cadavre fumant, prêt à être réduit en un tas de cendre au moindre contact ou à la moindre bourrasque demeurait de la Padawan.
Hausserius haleta un moment et rattacha son sabre laser à sa ceinture. Thalar garda ses distances. Autour d’eux, le spatioport était entièrement passé sous contrôle des forces neo-impériales. Thalar jeta un œil au ciel, des débris issus des Hammerheads républicains striaient l’atmosphère, se désintégrant en partie lors de leur entrée.
La Force me libérera.


Quelques heures et plusieurs milliers de prisonniers républicains et navettes capturées ajoutés au registres plus tard, Thalar s’autorisa à pousser un soupir exténué et à s'asseoir sur l’un des débris de ce qui fut une navette d’évacuation. Toute la planète était tombée en une poignée d’heures. Le soleil de Belderone était pratiquement couché. À peine était-elle assise qu’un officier en armure et casquette de terrain approchait. Le gradé l’informa que le Blond requérait sa présence dans un centre de communications au Sud du spatioport. À contrecœur, elle se leva et s’y dirigea.
Pénétrant dans le centre, elle constata une sliceuse impériale assise à un terminal de la République, cherchant à extraire des données. Plus profondément dans la pièce, Dark Hausserius était en pleine conversation holographique avec son suzerain Sith et l’initiateur des opérations punitives contre les membres supposés de la Coalition.
Dark Helsnorg, membre du Conseil Régnant impérial. Un humain, tout comme la majorité des Sith. Dépositaire d’une prothèse oculaire servant de remplacement à son œil droit, il était entièrement chauve et une balafre immonde ne semblant qu’à moitié cicatrisée séparait son visage blême.
Il remarqua la Hamadryas pénétrer dans la pièce.
—Seigneur Thalar, dit-il simplement. Joignez-vous donc à nous.
Thalar approchea.
—Votre victoire d’aujourd’hui est impressionnante. Belderone n’est tombée qu’en quelques heures.
—L’aide du seigneur Agarox nous a été précieuse.
—Ne soyez pas modeste seigneur Thalar. Vous n’êtes pas une Jedi, pour autant que je sache, vous avez mené l’assaut au sol. Et nous avons récupéré des trophées…
Thalar remarqua à cet instant que le Blond avait attachés à sa ceinture les sabres des deux défunts Jedi.
Bien évidemment… Aussi rapace qu’un Tuk’ata affamé…
—Le seigneur Thalar a honorablement dirigé notre assaut sur les positions républicaines lorsque je me trouvais occupé avec les Jedi, affirma de façon satisfaite le Blond.
Menteur!
—Je n’en attendais pas moins. Une combattante et tacticienne de votre talent ne devrait pas rester sur le pont d’un Zenith. Une large part du Conseil en pense de même, vous mériteriez davantage.
—Pardon, monseigneur?
—Vous êtes rappelée à Dromund Kaas avec votre flotte. Nos services vous brieferont via l’EmpNet durant votre trajet. Quant à vous seigneur Hausserius, le seigneur Kladden et moi-même requérons votre présence sur New Holstice, votre fief.
—Mes troupes partiront sur le destroyer du seigneur Agarox via la route commerciale de Triellus monseigneur. Je poserai pied à New Holstice dans quatre jours.
Helsnorg arborait une expression satisfaite.
« Fort bien. Vous pouvez tous les deux disposer. »
Le Blond effectua une courte révérence avant que la transmission ne soit coupée par son suzerain.
Bon petit chien aak…
Il s’apprêtait à quitter le centre de communications lorsque Thalar le stoppa d’une prise ferme sur son épaule gauche.
—Et donc, s’enquit la Hamadryas ?
—Et donc quoi, répondit l’humain, d’un ton sardonique ?
—Vous pensez vraiment qu’Helsnorg a gobé un iota de ce que vous venez de lui sortir Hausserius ?
—J’ai décrit votre action de manière honorable.
Honorable…
« Si par honorable vous entendez aussi maladroit et inexact qu’un Hutt ivre sous l’effet des épices! »
—Je n’ai pas de temps pour ces enfantillages seigneur Thalar, rétorqua le Blond en se dégageant de la prise de la Hamadryas.
Celle-ci s’interposa sur son chemin.
«Ne jouez pas à ce jeu avec moi Hausserius. Vous avez raconté un tissu de mensonges à mon encontre à Helsnorg! J’ai tué le Duros et vous ai permis de vaincre la Vuvrienne. Vous n’avez même pas tenu deux minutes face à lui et vous vous arrangez pour récupérer tous les honneurs… »
Le Blond porta son regard au sol un instant, l’air exaspéré, avant de recentrer sa vision sur Thalar.
« Même si vos dires étaient avérés, laissez moi vous rappeler une chose Thalar: vous n’êtes rien! J’ai les faveurs de Dark Helsnorg, Dark Kladden et Dark Vakios. »
—Et j’ai celles de Dark Sketro et Dark Ramseld. Quel est votre point Hausserius ?
—Je sais très bien ce que vous pensez de moi Thalar. Et laissez moi vous dire que tout cela va continuer tranquillement. Au final, je serais toujours le vainqueur et vous la chauffeuse!
Il départit sans plus de cérémonie après quoi. Thalar ne prit pas la peine de bouillonner de colère. Le Blond ne méritait que son mépris, pas sa haine. Elle entendait sauvegarder celle-ci pour un véritable adversaire. Chose qu’Hausserius, au vu de ses « prouesses » officieuses, ne pouvait pas se targuer d’être.
Mais elle comptait malgré tout le faire tomber en disgrâce. Un jour…


En espérant que tout cela vous aura plu. À bientôt. :hello:
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
Den
Jedi SWU
Messages : 6346
Inscription : dim. 05 févr. 2006 - 21:07
Localisation : Voyage à travers la galaxie...

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par Den »

Je ne t’oublie pas, l’ami.

J’ai quelques soucis, mais je compte bien poursuivre ma lecture ! Il faudra simplement être patient ! Mais je sais que tu le seras ! ;)

J’essaierai de poster mon avis sur le chapitre 2 ce lundi. Ou peut-être du weekend, qui sait ?^^

Je te dis donc à bientôt !
"Vergere m'a appris à embrasser la douleur et à m'y soumettre. J'en ai fait une partie de moi-même, une partie que je ne pourrai ni combattre, ni nier." Jacen Solo
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

Bien reçu. À très bientôt. :jap:
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
Den
Jedi SWU
Messages : 6346
Inscription : dim. 05 févr. 2006 - 21:07
Localisation : Voyage à travers la galaxie...

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par Den »

Chapitre 2 lu !!

Désolé d’avoir autant tardé ! J’avoue que je me suis laissé trop facilement déborder par mon emploi du temps ces derniers jours. Mais me voici enfin pour le chapitre 2.

Avec ce chapitre, nous nous retrouvons du côté des Jedi, ce qui n’est pas pour me déplaire, je l’avoue. Tout commence donc dans une « salle de classe » où Maître Abro Nermin récite le Code Jedi avec un petit groupe d’initié…

Sinon, je ne savais pas que Maître Rectonia avait écrit le tout premier Code Jedi. J’avoue même que je ne savais même pas qui était Rectonia ! XD Comme quoi, lire des fanfictions, ça a du bon !

Sinon, c’est une excellente scène que tu nous livres, là ! J’ai beaucoup apprécié les explications du Code Jedi par Abro Nermin. D’ailleurs, je me demande si tu n’es pas un peu pédagogue dans l’âme ?^^

Xeandru ? C’est qui ça ? C’est une partie de l’histoire que tu as inventée ? Ou a-t-il réellement existé ? J’avoue que ce qui est bon avec ton histoire, c’est qu’on ne sait pas ce qui a été inventé pour l’occasion et ce qui est vrai dans le Legends. J’adore cette sensation.

L’entrée en scène de ma tendre Mirialan était très réussie ! simple, mais efficace ! Diantre, ce que j’aime ta façon de raconter les histoires !

L’intrigue avant, en tout cas. Et les mystères se multiplient à l’image de ce Jedi « ami » de notre belle Mirialan qui effectue une mission périlleuse qu’aucun autre n’aurait tenté ! Je me demande bien ce que ça peut être…

Au passage, j’aime bien, la vieille Esther… Même si elle me paraît un peu extrême, elle s’en justifie. C’est un personnage très complexe qu’il faudra surveiller par la suite, si tu veux mon avis ! Mais ce sera toujours un plaisir de la retrouver au détour de tes prochains chapitres !

Et encore une fois, je ne peux qu’être émerveillé devant tant de races différentes chez les Jedi. On peut dire que tu tiens scrupuleusement ta promesse de diversité ! Je te l’ai déjà dit mais c’est tellement cool que je ne peux que te dire merci pour ça !

Ahah ! J’aime vraiment la façon de penser de Lazir !! Un pur Zeltron ! Mais aussi un élément qui pourrait nous offrir des moments un peu plus légers dans cette histoire si sombre. J’avoue savourer ses apparitions.^^

Et un clin d’œil au Pius Dea ? Que demander de plus ?^^ Je souligne également que tu nous parles de nombreuses planètes différentes ! ça renforce la richesse de ton récit !

Wow ! Esther Kossy est… extrême dans ses gestes ! Oui, j’en étais sûr, il faudra la surveiller de près, celle-là ! Je l’aime bien malgré tout !^^
Ooooh ! Ma petite Daran Jenn ressent d’étranges émotions vis-à-vis de Maître Kossy… De la haine ? Voilà qui m’effraie au plus haut point ! Cependant, je la comprends… Kossy a des méthodes peu orthodoxes. Très extrêmes, même !

Ah ! Je ne m’attendais pas à la fin de ce chapitre ! Lazir va donc s’échapper… Bien, bien… Je sens que cette histoire prend un tournant inattendu. Ça va être passionnant à suivre !

Vraiment, tu places la barre très haut avec ta fic ! Tout me semble millimétré à la perfection. Tu as une maîtrise parfaite de ton histoire et de tes personnages !

J’ai hâte de lire la suite ! Mais il faudra qu’on se montre patient ! ^^

En tout cas, cette histoire est énormissime !
"Vergere m'a appris à embrasser la douleur et à m'y soumettre. J'en ai fait une partie de moi-même, une partie que je ne pourrai ni combattre, ni nier." Jacen Solo
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

Coucou Den, merci pour cet avis. Et pour le coup c’est moi qui me suis un peu oublié ce week-end en ne postant pas la partie suivante… :transpire:

Content que ce chapitre 2 t’ait plu. :)

J’avoue que j’avais quelques doutes sur la première partie de celui-ci car j’ai toujours trouvé que je n’étais pas très doué pour écrire des passages avec des enfants (la peur que les dialogues sonnent un peu trop faux et forcés, les adultes s’exprimant auprès d’eux en premier lieu).

Pour ce qui est de Xeandru, c’est une invention originale de ma part. Il s’agissait donc de l’Empereur Sith quelques décennies auparavant, qui était enclin à une paix durable avec la République pour consolider l’Empire et ramener les Sith vers l’étude pure du côté obscur, qu’il jugeait plus importante que de s’étendre à l’infini. Bien évidemment cette position a été assez peu populaire et le pauvre Xeandru a été victime disons d’une OPA hostile qui l’a forcé lui et ses adeptes, les Sith traditionalistes, à se réfugier sur Korriban, depuis lors leur fief.

Esther quand à elle est votre directrice du renseignement typique c’est à dire absolument implacable et pour qui la fin justifie les moyens. Pour ce qui est de Zerak et Saj, je tiens en effet ma promesse (j’adore les Givin, surtout moi qui de base, ne suis pas spécialement matheux :love: :paf: ).

Pour Lazir, même dans les situations les plus tendues, celui-ci reste fidèle à son caractère, et à celui des Zeltrons. :whistle:

Pour l’emploi de la torture psychique par Esther, ça peut se comprendre, l’Ordre et la République sont en guerre plus ou moins constante depuis bientôt cinq siècles. On assiste donc à une brutalisation progressive des Jedi, jusqu’à ce qu’au final les seigneurs Jedi ne surgissent environ un siècle avant l’ascension de Kaan créant donc un ordre Jedi parallèle jugeant le Conseil de Coruscant apathique et régnant donc plus ou moins en tyrants sur des mondes qu’ils protègent de facto des incursions Sith. :neutre:

Et oui, ce ne sera pas la dernière fois que l’on reverra notre cher Zeltron. :sournois:

À bientôt donc, en espérant que le chapitre 3 (déjà posté) sera à ton goût lorsque tu pourras le lire. :jap:
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

Rebonjour du coup tout le monde, et voici la première partie du quatrième chapitre.

Chapitre 4:


Cependant, les fuyards Sith ne se soucient guère de l’ordre naturel de l’univers.
Holocron de Tedryn, Rapport sur la fuite du sorcier Sith et Seigneur Noir déchu Naga Sadow, compilé et édité par Vodo-Siosk Baas, environ 4050 ans avant la bataille de Yavin.





Merroan, capitale de New Holstice était de soirée une fourmilière. Et pourtant il était si simple d’y suivre quelqu’un. Surtout une fois la loi martiale levée. Cantreck en faisait l’expérience. Il était suivi depuis une dizaine de minutes à présent, ses sens l’en avait alerté. Même au milieu des marchés et de la foule environnante, il parvenait à distinguer la présence de l’individu mystérieux. Il ne parvenait pas à l’observer, mais la Force permettait des miracles de perception, aussi bien de présence que d’intentions. Et celles de l’inconnu n’étaient pas en sa faveur.
Il tourna à droite, dans une allée d’étales de fruits exotiques aux prix exorbitants depuis l’invasion par les Sith. Se pressant, il bouscula volontairement un Ithorien contemplant des meilooruns de piètre qualité et en profita pour lui subtiliser discrètement son comlink. Après s’être excusé, il repartit au sein de la foule et parvint à saisir une brève image de son poursuivant. C’était un humanoïde à peau grise encapuchonné et aux grands yeux jaunes luisants. Cette espèce ne lui était pas familière. Cantreck se retourna et continua sa course, tentant de semer ne serait-ce que pour une poignée d’instant son poursuivant. Il y parvint, se glissant dans une ruelle où s’entassaient des dizaines de passants. Il pouvait sentir la présence de l’alien s’éloigner. Sans perdre de temps, Cantreck saisit son comlink et le lia à celui de l’Ithorien. Il modifia la signature numérique du dispositif de communication pour être similaire à celle du sien.
L’alien était toujours éloigné, mais il progressait vers Cantreck. Celui-ci se doutait parfaitement du pourquoi du comment. Sans que sa main ne put être discernée, il plaça le comlink de l’Ithorien dans l’une des poches de la robe d’une missionnaire ecclésiastique miraluka s’apprêtant à franchir l’embranchement avec une autre ruelle. Cantreck quant à lui continua son chemin en ligne droite. Impossible à discerner au milieu de la foule. Il sortit de la ruelle et se dirigea vers une place où trônait au centre une obélisque antique. L’endroit était noyé dans une marée noire d’individus aux profils divers et variés. Sur le plan du cosmopolitisme, New Holstice équivalait bien Coruscant.
Ou les prisons de Kiffex…
Il s’arrêta un instant au milieu de la foule et scanna l’atmosphère et les intentions des individus la composant.
Rien. Ou presque. Son poursuivant s’éloignait. Il avait vu juste et sa ruse avait fonctionné.
Il continua son chemin prudemment, sondant à intervalles réguliers les alentours. Sur son trajet, il remarqua une descente des forces d’occupation néo-impériales dans un immeuble d’habitation. Des soldats en armure traînaient par les deux bras un couple d’Advozec menottés, sous la supervision d’un lieutenant proche de l’obésité, aux traits étirés et au sourire satisfait. Cantreck serra ses deux poings tandis qu’il continuait à avancer.
Il connaissait les deux non-humains. Kepren, un fonctionnaire relégué à des tâches de seconde zone suite à l’invasion, ainsi que son épouse Gravag, institutrice dans une école locale. Un des intermédiaires de Cantreck leur avait promis de les aider à quitter la planète. Si ceux-ci se montraient discrets en attendant. Mais, Cantreck savait que Kepren avait toujours été vocal à propos de ses positions anti-Sith… Merde! Tu pouvais pas te taire ?! Deux jours et tu aurais pu partir loin d’ici! Deux jours!
Il poursuivit son chemin, tâchant de chasser Kepren et Gravag de son esprit. Ils n’avaient probablement que quelques jours à vivre au mieux. Tenter de les libérer serait du suicide. Cantreck n’avait ni les ressources, ni les effectifs pour cela. Et si les néo-impériaux les interrogeaient, les deux Advozec ne savaient de tout manière pas grand-chose du réseau de Cantreck, pas même la véritable identité de son intermédiaire.
Il commençait à faire sombre. Le couvre-feu allait commencer d’ici peu.
Les mains dans les poches de son trench-coat ouvert sur une chemise noire et un pantalon de même teinte, il marcha pendant une demi-heure dans les bas-quartiers de Merroan. Peu de patrouilles néo-impériales fréquentaient ce secteur. Peu de civils également, la nuit dans ces districts étant des plus rudes et des moins rassurantes.
Il pénétra dans un hôtel à la façade grisâtre et délabrée. Le réceptionniste, un Gotal au visage velu et aux deux cornes crâniennes, était endormi comme souvent sur son comptoir, une bouteille de liqueur à la main. Cantreck l’ignora et se dirigea vers un couloir bordant l’escalier menant aux étages. Il arpenta le couloir pour se retrouver devant les deux lourdes portes d’une cave, reliées à un digicode au mur. Il entra la séquence.
192820.
Les portes de la cave se déverrouillèrent. Cantreck les souleva et pénétra dans l’étroit escalier, prenant bien soin de les refermer après quoi. Celles-ci se verrouillèrent automatiquement. L’obscurité était interrompue par une lumière provenant d’en contrebas. Cantreck descendit.
Qu’on est bien chez soi.
Il retira son trench-coat et l’accrocha au porte-manteau bordant l’un des néons jaunes illuminant la cave réaménagée, après quoi il se dirigea vers le lavabo situé à l’autre bout de la pièce. Il fit tourner la poignée du robinet et laissa l’eau froide couler avant de s’asperger le visage avec. Il utilisa les bouts des premiers métacarpiens de ses deux mains pour se frotter délicatement les cernes. Suite à cela, il coupa le robinet et positionna ses deux mains sur le lavabo avant de se regarder dans le miroir surplombant celui-ci. Il passa sa main gauche, celle sur laquelle il avait le plus de contrôle, sur sa barbe de sept jours. Cantreck s’éloigna pour finir du lavabo et se dirigea vers le terminal installé à son bureau. Il s’assit et consulta ses messages.
Les néo-impériaux avaient pris soin de désactiver l’HoloNet suite à leur conquête de New Holstice. Ils l’avaient remplacé quelques semaines après quoi par leur propre réseau EmpNet, rendant plus facile le traçage et la surveillance des communications de la population. À moins de disposer d’une coûteuse, mais fructueuse liaison à une balise HoloNet dans un secteur voisin. Tout cela était bien sûr des plus illégal et Cantreck serait en théorie sûrement arrêté pour ses petites infractions, mais celles-ci étaient bien le cadet de ses soucis. Sa connexion était de toute manière suffisamment sécurisée pour éviter tout traçage par les impériaux. Et s’il venait à être découvert et mis sous les verrous, cela ne serait pas pour une connexion HoloNet illégale.
Il avait été ajouté sur un nouvel holochat crypté. Il l’ouvrit et lu:

Toujours ok pour après-demain soir ?
Katilius prévenu.
Advozec capturés. Ordres ? Annulation du passage ?


Il rédigea en abrégé.

Advozec sans importance.
Matériel prêt. Brunebranche s’en charge.
Prépare gravi-bus.


Son interlocuteur répondit.

Ok.
Sûr que Brunebranche est fiable ?


Il répondit à son tour.

Oui. Il vendrait sa mère pour tuer de l’impérial.

Réponse.

Espérons. Au revoir.


Il s’affala au fond de son siège et demeura comme ça un moment avant de se redresser, puis de verrouiller et d’éteindre le terminal.
Que meurt le Nouvel Empire…



—Identification et visa. beugla l’officier des douanes néo-impérial, un humain balafré à casquette parquée du symbole des services d’intérêts des dominions du Nouvel Empire Sith.
Daran obéit et sortit de la poche intérieure gauche de sa veste, sa carte falsifiée et un visa impérial en bonne et due forme. Elle les passa promptement à l’officier derrière le comptoir de son box, lequel les attrapa de sa main gantée sans plus de cérémonie. Il les considéra à peine avant de les rendre à la Mirialan.
—Les raisons de votre visite? Affaires, religieux ou agréments ?
—Religieux, lui répondit Daran. J’effectue un pèlerinage au temple de la Voie Sacrée.
—Humph, fit-il tandis qu’il rentrait ces informations dans son terminal avant d’ouvrir le portique de sécurité. Suivant!
Daran s’avança et le passa. Elle était officiellement entrée à Merroan. Ou plutôt Enaria Sevik venait de débarquer dans la capitale de New Holstice.
Saj, en plus d’être un véritable ordinateur organique, était une magicienne des contrefaçons. Ses faux papiers pouvaient sans problème passer pour de véritables documents néo-impériaux. Avec ses capacités de sliceuse et de faussaire, elle était parvenue à copier parfaitement les propriétés des documents en vigueur dans les frontières du Nouvel Empire.
Une fois le portique passé, Daran récupéra sa sacoche. Les détecteurs impériaux ne remarquèrent aucun objet suspect. Elle sourit. Les pièces de son sabre laser étaient dispersées parmi les diverses poches de son bagage. Elle quitta le spatioport, moins fréquenté qu’à l’accoutumée du fait de l’occupation. Des groupes de patrouille impériaux circulaient partout aux alentours.
Merroan avait jadis été l’un des plus éminents bastions de fidélité aux Jedi de la Bordure. Des milliers d’années auparavant, un vaste monument à tous les Jedi ayant donné leur vie au service de la République y avait été érigé. Une base de lumière alimentée par des mites de mémoire, petits insectes luminescents. Chaque mite lâchée dans le faisceau bleuté qu’elles généraient répéterait à jamais les mots qui lui seraient prononcés. Les noms de dizaines de milliers de Jedi, de générations entières y avaient été préservés. New Holstice n’avait que rarement été atteinte par les guerres galactiques, et de manière générale, les envahisseurs, qu’ils soient ou non Sith, avaient malgré tout tenu à préserver le monument par vanité, afin de faire don de leur peu de bonté à leurs nouveaux sujets et prouver leur droit à régenter.
Dark Hausserius, le seigneur de guerre qui avait conquis la planète quelques mois plus tôt, avait ordonné l’incinération immédiate de toutes les mites. Le monument et ses alentours avaient été rasés pour laisser place à un bâtiment de garnison néo-impériale.
Mais toutes les archives n’étaient pas perdues pour autant. Les clercs pro-Jedi avaient veillé à sauvegarder des larves de mites dans des cryo-incubateurs. Et plus important encore, ils étaient parvenus à sauver le codex Jedi.
Un artefact presque aussi vieux que l’Ordre lui-même, le codex était un holocron créé par maître Ters Sendon, premier chroniqueur de l’Ordre, dans les dernières années de sa vie. Le vénérable maître zabrak avait installé dans cet appareil un dispositif à destination des chroniqueurs futurs, consacré à l’enregistrement des noms et informations biographiques des Jedi de générations à venir. Le codex n’avait pas été mis à jour depuis près d’une décennie.
Mais celui-ci n’était pas l’objectif de la mission de Daran. Les clercs étaient parvenus à l’évacuer par la contrebande quelques semaines plus tôt vers Coruscant.
La véritable raison de sa visite était toute autre. Et elle ne la réjouissait guère. Elle haïssait sa fonction d’opératrice de l’ORJ et les extrémités auxquelles Kossy et certains membres du Conseil la forçait à recourir, ainsi que ces mêmes extrémités.
L’assassinat en premier lieu…
L’Ordre était en guerre.
C’était une opération stupide.
Kubtal, Epseck et Keisra-Gom en avaient déjà payé le prix fort…
Depuis que cette mission lui avait été confiée voilà une semaine, elle n’avait cessé de ruminer son étonnement quant au fait que Kossy ne l’ait pas sélectionnée pour poursuivre l’enquête relative à Paii Glor. Ça n’avait aucun sens. La dirigeante du Renseignement lui avait fait suffisamment confiance par le passé à propos d’opérations tout aussi sensibles, mais pourtant, c’était Gar Terast, un autre Jedi, qui avait été chargé de mener l’assaut sur la propriété de Paii Glorr. Les raisons pour lesquelles elle avait pu le faire demeurait un mystère pour la Mirialan.
Elle ralentit sa marche, ressentant qu’elle était à présent suivie par au moins deux individus au sein de la foule. L’un d’eux se rapprocha promptement. Elle ne tenta pas de l’éviter. La Mirialan ressentit la pression d’un objet métallique contre son dos. À n’en pas douter le canon d’une arme à feu. Elle ne se retourna pas.
—Avance. Change de direction quand je te le dirai, lui ordonna une voix masculine rauque semblant non-humaine.
Elle s’exécuta. Au milieu de la foule, il eut été bien difficile de distinguer quelqu’un armé d’un blaster. Et dans tous les cas, la majorité des passants avaient d’autres occupations à vaquer. Le comparse de l’homme les suivait à distance tandis qu’ils avançaient. Lorsqu’ils arrivèrent dans des rues moins occupées, son escorte la fit tourner dans une ruelle à cul de sac avant de lui ordonner de se retourner. Elle put enfin avoir un aperçu de l’individu.
Un être singulier, à l’aspect vaguement humanoïde. Son blaster, qu’il rangea dans son étui, était un modèle standard fabriqué dans l’amas de Skustell. Il aurait été normal de se trouver quelque peu déconcertée par son apparence des plus exotiques par rapport aux critères humanoïdes. Une sorte de barbe composée de tentacules faciaux en dessous d’une bouche recouvrant la majorité d’un visage sans yeux, lesquels étaient tous deux montés sur des appendices de part et d’autre du crâne. La gueule de la créature était pourvue de deux rangées de dents acérées, lui conférant un aspect que d’aucun, Daran y comprit si elle n’avait pas déjà eu affaire à l’espèce en question, aurait jugé terrifiant. Le tout semblait cohabiter dans une expression faciale neutre, figée.
En bref, c’était un Ongree.
La Galaxie était fascinante. Ce peuple en était la preuve vivante. Ils ne voyaient pas le monde de la même façon que la plupart des êtres conscients. La position particulière de leurs yeux leur allouait une capacité d’analyse hors du commun de l’environnement les entourant. Ce devait être comme ça qu’il l’avait repérée au milieu de la foule.
—Vous avez pris votre temps, lui dit-il.
—Et vous savez comment recevoir, lui répondit-elle sur un ton sardonique. Nous allons…
—Pas encore, trop de patrouilles néo-impériales dans la Vieille-Ville en plein jour.
Son basic était fortement accentué. Daran dû se concentrer pour saisir certains de ses mots.
« Nous allons attendre dans une planque à une cantina locale. Nous partirons pour le refuge à la tombée de la nuit. »
Daran et le Ongree furent rejoints par la comparse de l’alien. Une jeune humaine chauve vêtue d’un gilet anti-éclat. Elle interrompît son compagnon. Elle semblait essoufflée, signe d’une courte course dans la précipitation.
« Une paire d’impériaux nous ont remarqués. Ils arrivent. »
—Humph. Il est temps de partir, entonna-t-il en direction de la Mirialan.
Il prit les devant pour sortir de la ruelle, suivi de près par Daran et par l’humaine. Ils marchèrent un temps au milieu de la foule, talonnés, Daran le sentait bien, par deux soldats. Elle ne devait pas se retourner, les impériaux auraient alors su qu’ils pourraient leur bondir dessus sans autre forme de procès. Deux fantassins n’auraient en général par posé le moindre problème à une Jedi, mais la discrétion était de mise, et même si elle ne découpait aucun membre avec son sabre laser, mettre à terre deux soldats impériaux ne pouvait qu’attirer l’attention. Sans compter sur le fait qu’ils devaient sans doute posséder un implant traceur intradermique comme le recommandait la procédure pour les troupes d’occupation.
Le Ongree fit signe d’accélérer le pas. La triade se pressa dans les corridors urbains bondés de la Vieille-Ville. Semer les impériaux ne serait pas un problème.
À moins qu’une autre patrouille ne surgisse. Deux autres fantassins. L’une d’eux était une Devaronienne à la peau légèrement velue, dépourvue de casque mais coiffée d’une casquette de service. La proche-humaine fut prompte à notifier dans la foule ses deux comparses qui lui firent signe en retour de se concentrer sur le trio hétéroclite se mouvant dans la marée d’individus et cherchant à s’y dissimuler. Daran voulut prévenir le Ongree, approchant sa main de son épaule. Celui-ci l’en prévint, il avait déjà remarqué. Logique…
Il replongea dans les petites allées si vite que Daran et sa comparse purent à peine suivre ses mouvements. Le non-humain se détacha en avant, cherchant à se mêler au reste de la foule et à ne pas attirer l’attention sur les deux femmes. Daran comprit finalement la stratégie plus générale, lorsque l’humaine la quitta à son tour pour pénétrer dans une autre ruelle à l’embranchement de celle-ci. Désormais seule et suivie par un quatuor d’impériaux, elle ralentit sa marche.
—Halte! cria la Devaronienne. Au nom de l’Empire, halte!
Daran s’exécuta et se retourna. Aucun des soldats ne la tenait en joue. Mais leurs prises sur leurs armes étaient fermes. L’officière proche-humaine à la courte fourrure orangée était la seule exception à la règle. Tenant son arme de point qu’elle avait tiré de son étui, elle la pointait sur la Mirialan. Les trois autres soldats aux traits masqués se positionnèrent autour d’elle, armes baissées.
—Où sont-ils ?
—Qui?
—Où sont-ils, répéta la sous-officière impériale ?
—Excusez-moi soldat…
—Sergeant, la corrigea-t-elle sèchement!
—Sergent oui… Je ne vois pas de qui vous voulez parler.
Elle risqua un geste discret de son index et de son majeur droit devant la sergente tandis que les autres soldats étaient bousculés par des passants.
—Je marchais seule, je ne faisais que profiter d’une simple balade en ville. Je comprend que les pro-République vous donnent du fil à retordre, mais harceler ainsi d’honnêtes citoyens juste car ils ont eu le malheur de marcher quelques mètres à côté d’un non-humain suspect… Vous n’avez dans les faits aucune raison de m’importuner.
—Oui, excusez-moi, prononça-t-elle, étourdie. Nous n’avons aucune raison de vous importuner.
Daran réprima un sourire. Ses persuasions mentales étaient tout sauf rouillées. Le brouhaha de la foule avait largement couvert ses propos exacts auprès des autres fantassins alentour.
—Madame, demanda l’un des soldats ?
—Elle est en règle trooper. Partons.
Les deux patrouilles se dispersèrent au bout de l’allée. Daran marcha quelques instants avant d’être rejointe par l’Ongree et l’humaine.
—C’est ce à quoi vous vous attendiez, demanda la Mirialan ?
—Plus ou moins, lui répondit l’alien. Remettons nous en route.



À très bientôt pour la deuxième partie de ce chapitre. :jap:
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

Coucou tout le monde. Voici venir l'extrait de cette semaine avec la seconde partie du chapitre 4.

Profitez bien, bonne lecture. :jap:





Pas un bruit ne se dégageait de son bureau. Là était le constat que devait tirer le lieutenant-gouverneur Stratax. Assis derrière son comptoir, il rédigeait un nouvel ordre de réquisition destiné au cinquième district des bas-quartiers de Merroan. Un couvre-feu allait être effectif durant les trois prochaines semaines afin d’économiser le courant, lequel serait redirigé vers la base de garnison, et une vingtaine de denrées alimentaires allaient être retirées de la vente pour être redistribuées à Dromund Kaas. Stratax se contentait de répéter à ses sous-fifres les ordres transmis par la bureaucratie néo-impériale. Il ne se satisfaisait pas de sa tâche, mais il devait s’estimer chanceux d’avoir pu conserver son poste sous condition de « fidélité » au Nouvel Empire. Son supérieur, le gouverneur Ruwist Bahh, n’avait pas été aussi pragmatique et en avait subi de plein fouet les conséquences lorsqu’il fut exécuté en place publique par un maraudeur Sith.
Stratax espérait épargner sur le long terme à son peuple le courroux de leurs nouveaux maîtres. Réquisitions, couvre-feux, mises à sac de monuments et privation étaient un bien maigre prix à payer pour la survie. Certains auraient pu trouver ces pensées hypocrites venant d’un individu résidant toujours à l’intérieur d’un palais, n’étant de fait pas réellement impacté par les effets de ces décrets, mais ils se trompaient au plus haut point. Pas une journée ne passait sans que Stratax ne songe à se donner la mort, autant pour les nécessaires ignominies qu’il faisait subir à ses concitoyens, que par pure culpabilité par rapport au regretté Bahh, son oncle.
Le lieutenant-gouverneur cessa de taper sur le clavier de son terminal lorsque le bip régulier d’un appel sur son intercom le tira hors de ses devoirs administratifs.
—Lieutenant-gouverneur, demanda une voix humaine féminine ? Le seigneur Hausserius vient d’atterrir au spatioport.
—J’irais à sa rencontre à l’entrée du palais. Informez Abrez.
Stratax se leva de son siège, enfila son pardessus et quitta son bureau. Il se déplaça durant de longues minutes dans les couloirs du palais. Bien que ne le voyant pas et, n’étant pas sensible à la Force, Stratax pouvait sentir comme une ombre le flanquer.
L’acolyte Sith apparut soudain à sa droite. Gardant le silence, le grand gaillard encapuchonné en bure pourpre et noire l’accompagna jusqu’aux portes du bâtiment. Les deux gardes à l’entrée, deux fantassins impériaux, ouvrirent pour dévoiler deux haies d’honneur réalisées par deux rangées de dix soldats, ainsi que quatre Gardes ruinites, guerriers silencieux, peut-être même muets, imbibés des sombres pouvoirs des Sith.
Tous étaient au garde à vous, alors que le suzerain Sith, Dark Hausserius se mouvait entre les deux rangées de militaires, flanqué de son assistant, un clerc chauve particulièrement irritant nommé Abrez, et de sa conseillère militaire, la colonelle Drehk. Le Sith ne sembla pas prendre la peine d’inspecter ses troupes et se dirigea directement vers le lieutenant-gouverneur. Hausserius semblait fatigué malgré ses airs fiers et ses cheveux d’un blond éclatant. Rien d’étonnant dans ce cas à ce que le seigneur vienne profiter de son fief pour reprendre des forces.
—Monseigneur, dit Stratax en effectuant une révérence. Votre retour nous honore.
Le Sith esquissa un sourire satisfait.
« Et il m’honore de me trouver à nouveau sur mes terres. »
Le lieutenant-gouverneur se redressa tandis que l’acolyte se prosternait devant son maître. Stratax ne connaissait pas son nom, pour autant qu’il sache, il n’en avait pas, il n’était qu’un outil au service de son suzerain, tout comme les Gardes. Mais au yeux d’un Sith, il disposait toujours de plus d’importance qu’un simple administrateur issu de la plèbe d’un monde conquis.
L’acolyte se releva et guida Hausserius vers les portes du palais. Ils se dirigèrent vers l’étude privée du seigneur Sith, là où il rangeait ses sabres, armures et trophées.
Hausserius s’était rapidement entiché de son fief. Pas suffisamment pour ne serait-ce que s’adresser régulièrement à sa population, mais suffisamment pour ne presque plus retourner à Dromund Kaas entre deux campagnes. Stratax ne connaissait pas les détails de la dernière, mais une chose était sûre, Hausserius ne tarderait pas à repartir à l’assaut d’ô combien Stratax savait de mondes.
Deux Gardes ruinites ouvrirent les battants des portes de l’aile du palais entièrement dédiée à son maître, dans laquelle se trouvait son étude. Stratax aurait voulu suivre le Sith et espérait discuter avec lui, mais on lui claqua la porte au nez alors qu’il suivait Hausserius et son acolyte.
Le toupet de ce blondinet!




—Combien de temps devons-nous encore attendre?
—Le temps qu’il faudra, lui répondit le Ongree. Profitez de la bière.
—Je vous l’ai dit, je ne bois pas en service, lui répondit Daran.
—Vous ne savez pas ce que vous manquez, lui répondit l’amphibien en se versant une nouvelle chope depuis le robinet du tonneau à sa droite.
Il en était bien à sa vingtième pinte en moins de deux heures et semblait pourtant toujours aussi vif, l’esprit non embrumé. Ou les Ongree tenaient bien l’alcool en général, ou celui-ci pouvait s’en enfiler sans problème autant qu’il le souhaitait. L’humaine qui l’accompagnait avait été plus raisonnable en ne se servant qu’un verre par les tonneaux de la réserve de la cantina.
Le Ongree lui avait expliqué sur leur trajet vers l’établissement, que le gérant de celui-ci était l’un de leurs sympathisants, acceptant de temps à autre d’offrir un refuge aux membres de la résistance de New Holstice. Bien sûr, le tenant n’avait qu’une connaissance sommaire des activités du groupe, tout comme la majorité de ses autres cellules, lesquelles ne communiquaient que via des terminaux cryptés. Certainement mis en lien à l’HoloNet par quelque façon.
Daran se leva du tonneau sur lequel elle était assise et croisa les bras en marchant devant le Ongree.
« Qui attendons-nous exactement? »
—Je vous l’ai déjà dit. énonça-t-il simplement en terminant sa pinte. Nous attendons un ami.
—A-t-il un nom en particulier?
—Vous le découvrirez en le rencontrant.
L’amphibien posa sa chope à terre et laissa pendouiller ses deux long bras aux mains tridactyles. L’humaine remonta la visière qu’elle portait et commença à tapoter sur un petit datapad à fonction unique, celle de regarder un vieil holodrama romantique à l’écriture plus que douteuse. Daran s’assît sur le sol en tailleur et décida de mettre son temps à profit pour méditer, elle n’en aurait peut-être pas l’occasion plus tard.
Elle laissa son esprit dériver pendant ce qui lui sembla des heures, permettant à ses pensées de s’organiser et de prendre en considération un nombre infini de variables. Elle revit des souvenirs lointains, d’autres plus récents. Elle vit d’hypothétiques effets que des décisions alternatives auraient pu avoir sur une situation donnée. Elle se vit enfant, au Temple de Coruscant, insouciante face à la guerre galactique. Elle revit son duel acharné contre trois autres Padawans lors du Tournoi des initiés pour devenir l’une des apprenties du maître Abro Nermin. Elle revit son co-Padawan, un Zabrak d’un an son aîné nommé Ezkon, devenant son ami et son plus proche confident.
Elle revit pour finir une autre rencontre déterminante, une qu’elle aurait préféré oublier.
Pour finir, elle sortit de sa transe lorsque le Ongree lui tapota l’épaule de son long doigt d’amphibien. Daran rouvrit les yeux et se releva. L’alien lui désigna avec la tête l’escalier menant de la réception de la cantina à sa réserve, lequel était emprunté par trois individus. Le premier était un petit Nosaurien à la crête parsemée de cornes. Le reptile descendit de ses pieds nus et griffus, suivit d’un humain châtain à la mâchoire carrée et au regard sévère. L’humain avait un holster et une ceinture de munitions pour slugthrower bien visible entourant son bassin. Le Nosaurien, quant à lui, avait opté pour deux khopesh rangés dans leurs fourreaux sanglés dans son dos couvet d’écailles.
Le dernier individu était un homme avoisinant le mètre quatre-vingt-cinq. Ses cheveux noirs étaient légèrement raides et son visage était agrémenté d’une barbe de sept jours mal rasée. Les mains dans les poches de son trench-coat, il descendit les marches de l’escalier et alla rencontrer le grand amphibien. Daran l’observa. Il avait tout d’un humain, mais les marquages gris couvrant son front et ses joues ne laissaient que peu de doutes sur sa véritable origine.
Daran fixa l’inconnu. Elle ressentit quelque chose en l’analysant. Il était doué pour dissimuler des choses, la Mirialan le comprit en le sondant, mais cacher une connexion à la Force ne faisait pas partie de ses points forts malgré sa tentative.
Qui était ce Kiffar? Un agent de l’ORJ que Kossy aurait omis de mentionner? Un ancien Jedi? Non. Peu probable. Qui qu’il soit, la Force résonnait en lui et il avait clairement reçu une formation dans ses usages. D’une certaine façon, il semblait familier à Daran.
—Contact, salua-t-il le Ongree.
—Boss.
—Vous devez être l’agent, dit-il en s’adressant à Daran.
—Est-ce que tout est en place, lui demanda-t-elle?
Il jeta un coup d’oeil au Nosaurien.
“Oui, tout est paré. Mais êtes vous sûre que cela en vaille la peine ? Avant que vous ne répondiez, je tiens à spécifier, pour moi et mon groupe. Nous avons déjà vu ce qui est arrivé à vos précédents agents… mes condoléances…”
-Qu’est-il advenu de leurs corps, demanda Daran ?
Le Kiffar grimaça.
“Il vaut mieux que je vous le montre directement. Venez, le couvre-feu ne va pas tarder à commencer.”
Elle resta sur place, les bras croisés, alors qu’il se dirigeait déjà vers l’escalier.
–Je ne sais même pas comment vous appeler…
–Appelez-moi Syder, si ça vous convient.
Elle imprima ce nom dans sa mémoire, qu’il s’agisse du vrai, ou d’un alias, elle avait bien l’intention d’en découvrir davantage sur cet homme une fois revenue à Coruscant. Elle répéta le nom de “Syder”, avant de le suivre lui et ses deux comparses en haut des escaliers. Le Ongree et l’humaine restèrent dans la cave. Leur mission actuelle était accomplie. Un à la fois, Syder, ses complices, puis Daran, sortirent dans la salle principale de la cantina, laquelle se vidait de ses derniers clients à l’approche du couvre-feu. Le Kiffar opina du chef au barman, un humain ventripotent, cliché habituel du tavernier, qui le salua en retour alors qu’il nettoyait ses chopes de bière.
Ils sortirent de la cantina et marchèrent durant quelques dizaines de minutes dans les rues de la Vieille-Ville. Des hauts-parleurs installés par les impériaux braillaient l’entrée en vigueur prochaine du couvre-feu pour le soir. Les derniers badauds se pressaient de rentrer chez eux, tandis que les ivrognes et les accros aux épices déliraient. Ils seraient les premiers saisis par les troupes impériales en patrouille et internés, ou exécutés. Les forces d’occupation néo-impériales étaient après tout célèbres pour leurs excès de zèle.
–On ne devrait pas s’en inquiéter, questionna Daran alors qu’elle accélérait la cadence pour marcher aux côtés de Syder ? Rentrer à votre planque ?
–On pourra éviter les impériaux en rentrant, continuez de me suivre.
Elle continua à progresser avec eux jusqu’à ce qu’ils sortent de la Vieille-Ville pour arriver aux beaux quartiers, beaux quartiers clairsemés de checkpoints néo-impériaux. Ils évitèrent les patrouilles en se faufilant par de petites ruelles et des cours d’immeubles à moitié abandonnés. Pour finir, ils arrivèrent dans une boutique de souvenirs vide faisant face à la Grand Place. Syder s’agenouilla devant la vitre de la devanture, de même que ses comparses, et Daran fit de même.
Le Kiffar lui dit de regarder, mais elle les avait remarqués au loin à la seconde où elle avait pénétré dans l'échoppe.
Au milieu de la Grand Place, était disposée en ronde trio de statues abstraites d’astres et d’objets célestes.
Trois corps sans vie y étaient crucifiées, pendouillant depuis les clous perçant leurs membres.
Daran avait beau le savoir, son choc n’en fut pas diminué pour autant. Elle accepta une paire de petites jumelles tactiques de la part du résistant Nosaurien. Concentrant son regard, elle remarqua sur les corps aux vêtements déchirés et couverts de la crasse apportée par plusieurs pluies et poussières, une série de plaies infligées vraisemblablement au sabre laser.
Kubtal, la Jedi proche-humaine aux allures elfiques figurait en haut de la flèche de l’étoile principale. Du visage fin et en temps normal lumineux, ne restait qu'un amas de chair pourrie se détachant petit à petit du squelette dont les yeux étaient entièrement décomposés.
Epseck, le Jedi muun l’accompagnant était dans un état similaire, mais la chair ayant entouré son crâne avait entièrement disparu.
Le plus abominable, était le sort du cadavre de Keisra-Gom, leur camarade ithorien. La chair de sa tête en forme de T s’élevant de son cou situé en dessous de ses double-bouches, était distordue et des os s'enfonçaient hors du crâne du non-humain dans des parcelles de chair pendouillant çà et là.
Daran avait vu des horreurs, elle avait déjà regardée la mort droit dans les yeux, mais elle sentait que la vision de l’Ithorien mort et du spectacle grotesque que celui-ci offrait la poursuivrait.
S’il avait pu faire ça, Dark Hausserius devait mourir.
Syder lui tapota l’épaule. Elle se tourna vers lui.
“Venez. Plus de patrouilles vont débarquer dans les rues.”



Voilà, voilà, à très bientôt pour la suite, en espérant que tout cela vous aura plu. :cute:
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Avatar de l’utilisateur
JediLord
Ancien staffeur
Messages : 3568
Inscription : ven. 28 juin 2019 - 11:25
Localisation : Felucia, à avoir la trouille des chamans Feluciens

Re: Nouvelles Guerres Sith: Crise

Message par JediLord »

Bonjour tout le monde.

Voici venir la première partie du chapitre 5.

Bonne lecture à vous. :jap:

Vous avez été trahis, et votre République va être anéantie…
Citation apocryphe, Dark Malgus, durant le Pillage de Coruscant par l’Empire Sith, 3653 ans avant la bataille de Yavin.



Sanglé à l’arrière de la navette furtive, Maître Gar Terast inspira et tenta de se plonger dans une transe méditative. Sa tentative fut interrompue par la secousse qui secoua l’appareil. Grognant, il poussa un soupir et tenta malgré tout de faire le vide, tandis qu’une autre secousse frappait la navette.
Une vingtaine de personnes était présente dans l’astronef à ses côtés. Six d’entre elles étaient des opérateurs Jedi aguerris de l’ORJ. Bien qu’elle fasse tout pour le dissimuler, une certaine nervosité émanait de la jeune femme proche-humaine assise en face de lui. Celle-ci tentait de camoufler son appréhension par une attitude et une gestuelle décontractée, couplée à un soupçon d'apaisement produit par la Force. Elle se pencha légèrement vers lui.
–Que pensez-vous que l’on trouvera dans cette forteresse Maître Terast, demanda-t-elle ?
Il s'éclaircit la gorge.
–Le courtier en lui-même, je l'espère Thelasur, lui répondit-il. Mais, connaissant la réputation de Paii Glor, j’ai peur que l’on se lance dans une chasse au dahu.
Le sourire qu’arborait Thelasur s'effaça pour laisser place à une expression plus pensive et neutre. Sa peau bleue devint légèrement plus foncée et elle ferma brièvement ses yeux rouges sans pupilles avant de les rouvrir.
–Avec tout le respect qui vous est dû Maître, simple question, cela vous dérangerait-il de faire preuve d’un peu d’optimisme de temps en temps ?
Gar esquissa un sourire.
“Le pessimisme m’aura gardé en vie jusqu'ici, de même que la République.”
L’intercom de la navette émit un son d’avertissement avant que le pilote n’annonce l’entrée dans l’atmosphère de l’appareil. Il engagea les systèmes furtifs censés dissimuler le vaisseau aux détecteurs des forces de sécurité planétaires. Le blizzard de la présente tempête de neige serait suffisant pour les dissimuler à l'œil nu dans la région reculée dans laquelle ils se rendaient.
Les autorités de Scipio, monde sous la houlette du Clan Bancaire intergalactique et seconde place forte de la corporation avec Muunilinst, n’avaient pas été mises au courant de l’opération menée conjointement par les Jedi avec les Forces spéciales de la République. Pour cause, depuis presque cinq siècles, le Clan Bancaire se voulait neutre dans les conflits perturbant quotidiennement la Galaxie entre la République et les empires Sith successifs. Jamais, Edrag Sermask, le haut magistrat du CBIG en charge de Scipio n’aurait laissé la République mener une opération sur le monde d’origine de son espèce. La discrétion était donc de mise afin d’éviter un incident diplomatique, mais maître Kossy, le Conseil, ainsi que le chancelier en personne, avaient jugé les risques acceptables face à l’électron libre représenté par la Coalition. Le danger principal, était bien sûr la vague d’assauts punitifs menée depuis quelques semaines contre les membres suspectés de la Coalition par les néo-impériaux depuis l’attentat du Front Indépendantiste.
Si Paii Glor pouvait permettre, non seulement de freiner la folie sanglante des Sith, mais aussi de démasquer et de traîner devant la justice les véritables responsables de attentats meurtriers ayant frappé les capitales des trois puissances galactiques majeures, alors l’indignation de quelques pointures du Clan Bancaire et une poignée de sanctions financières étaient le cadet des soucis du gouvernement de la République.
Grâce aux informations obtenues par maîtres Kossy et Jenn via l’un des intermédiaires de Paii Glor, un Zeltron du nom de Dohon Lazir, l’ORJ avait pu remonter à un agent plus haut placé du courtier basé sur Kitel Phard. Par celui-ci, Gar et ses équipiers étaient parvenus, à force de “certaines pressions”, à localiser la retraite cachée de Paii Glor. Le timing était crucial, le courtier pouvait très bien être déjà au fait de leur venue, mais c’était un autre risque à prendre.
–Arrivée au point de largage dans cinq minutes, annonça le pilote. Préparez-vous messieurs dames. Mon petit doigt me dit que je ne vous dépose pas sur Zeltros!
Tous, se désanglèrent, vérifièrent leur équipement et se tinrent prêts. Chaque membre de l’équipe était vêtu d’une combinaison polaire par-dessus son armure tactique et le reste de son équipement. Gar resserra son plastron en alliage composite souple et remonta la fermeture éclair de sa parka noire et blanche. La navette se stabilisa en haut d’une crête enneigée et déploya sa rampe.
Un froid glacial et un tourbillon de neige portée par le vent s’engouffrèrent dans l’appareil. Thelasur abaissa ses lunettes de protection sur ses yeux écarlates et Gar fit de même, redressant son masque de protection polaire par la même occasion.
Les premiers à quitter l’appareil furent le lieutenant Adrist et quatre de ses commandos. Ceux-ci sécurisèrent la zone d'atterrissage et activèrent les systèmes de vision nocturne de leurs casques de combat, avant de faire signe aux autres de quitter la navette. Une fois celle-ci évacuée, la pilote quitta la zone avec l’appareil. Gar fit signe au lieutenant et à son second, le sergent-major Grimm, ainsi qu’à Thelasur et à maître Olkit de le rejoindre et sortit un petit projecteur holographique de sa poche, lequel émit une représentation topologique des alentours.
–Notre cible se trouve à environ quatre kilomètres au Sud de notre position actuelle. Il nous faudra environ trois heures pour y parvenir avec ce foutu blizzard. Lieutenant, que vos hommes se tiennent prêts. Mes Jedi partiront devant pour vous dégager la voie et repérer d’éventuels pièges et obstacles. Thelasur, vous et Ren-Sha prendrez la façade Est du défilé bravo. Olkit, vous et Cestron prendrez la façade Ouest. Allez! Mettons-nous en route!
Prudemment, la force d’intervention républicaine commença à progresser au sein de la tempête. Thelasur et Ren-Sha montèrent sur une corniche environnante afin d’avoir un point d’observation sur les quelques dizaines de mètres visibles devant eux dans le blizzard incessant.
Gar et le reste du groupe se mirent en route.


Quelques heures plus tard, le groupe d’intervention s’arrêta. Le blizzard se faisait moins opaque et intense, permettant une meilleure visibilité. Leur cible était à présent parfaitement perceptible au loin. Une structure construite à flanc de coteau dans une montagne raide. Le jour n’allait pas tarder à se lever.
Thelasur et Ren-Sha rejoignirent le reste du groupe alors que les commandos s’affairaient à établir un bivouac rudimentaire. L’un d’entre eux planta une lanterne chauffante au milieu de la neige poudreuse et cette dernière fondit en un instant.
Thelasur tolérait sûrement mieux le froid que la plupart des autres membres du groupe, à l’exception peut-être de Ren-Sha, son espèce, les Pyn’gani, étant naturellement acclimatée aux températures négatives extrêmes. Tout comme elle, Ren-Sha appartenait à une espèce rangée dans la classification des proche-humains, dérivée du génome humain principal par des dizaines, voire des centaines de milliers d’années d’isolement sur des planètes aux caractéristiques uniques. Mais à la différence de Thelasur, Ren-Sha aurait très bien pu passer pour un humain, seuls quelques critères biologiques invisibles à l'œil nu et au premier abord, le différenciait après tout de ceux-ci. Thelasur, elle ne pouvait guère passer pour autre chose qu’une Wroonienne ou une Pantorienne avec une difformité oculaire.
Maître Gar Terast, le chef de l’opération, plaça au sol son projecteur holographique portable.
“Comme vous le savez tous, le temps nous est compté. Mais, ce n’est pas pour autant que nous devons nous jeter la tête la première dans la gueule du loup.”
La projection de la structure et de la montagne laissa place à celle d’une série de tunnels creusés sous la surface.
“Si vous vous souvenez du briefing, la structure que nous nous apprêtons à attaquer était autrefois une forteresse servant de chambre forte à un certain nombre de biens physiques du Clan Bancaire. Officiellement, le bâtiment a été désaffecté il y a près de dix ans, officieusement, nos contacts du SROS parmi les grandes pointures de Scipio nous ont appris que le réseau énergétique planétaire l’alimentait toujours. Nous savons de plus par des plans récupérés par Saj Sanis, de l’ORJ, qu’une série de tunnels d’évacuation situés sous la montagne en question remontent jusqu’au bâtiment. Lieutenant Adrist.”
L’officier fit un pas en avant et désigna les tunnels sur la carte holographique.
–Quant bien même le temps ne joue pas en notre faveur, nous effectuerons une reconnaissance pour éviter de foncer tête la première dans un piège, Ces tunnels sont de toute évidence piégés, qui que soient les occupants de la forteresse, il est fort à parier que ces tunnels seront le premier endroit qu’ils auront fortifié ou piégé afin de se débarrasser d’éventuels fouineurs.
–Il faudra donc au choix trouver une autre entrée ou jouer aux démineurs, interrogea donc Thelasur sur un ton sardonique ?
–En effet, lui répondit le lieutenant humain aux yeux perçants.
La proche-humaine esquissa un sourire avant de lancer un regard à Terast.
“Mettons-nous au travail.”
They were fit not just for the new Earth, but for the most barren corners of creation. The glory of humanity would henceforward stretch on through time and space to the vanishing point of eternity.
Répondre

Revenir à « Fan-Fictions »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité