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Ecoute je donne mon ressenti honnête : oui j'ai vraiment trouvé cet épisode mauvais à ce point.
Si certains veulent me sauter dessus simplement parce qu'ils supportent pas qu'on ne crie pas au génie devant chaque minute Andor, je leur répondrai sur le même ton.
(Et je rappellerai que je n'ai jamais eu de problème à dire du bien d'Andor... quand je le trouve bien. Je n'avais que de bonne choses à dire sur l'arc prison de la S1 par exemple donc qu'on ne vienne pas dire que je trolle).
-Sergorn
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"Ce n'est pas parce que tu parles, que tu es intelligent."
Non je ne pense pas que ce soit ça. Je pense comme je l'ai dit que ça n'apporte pas grand-chose d'être dans l'outrance, nuance.
Mais pour revenir au sujet proprement dit : je ne retiens rien de cet épisode (contrairement au premier et troisième qui ont des moments forts)... à part justement le foirage complet de l'arc Cassian.
"C'est seulement quand nous reconnaitrons l'existence de nos chaînes que nous aurons une chance de nous en libérer" - Naomi Klein Staffeur Litté en charge de la base de données des éditions Prochaines sorties littéraires ici !
Pour ma part, je trouve que cet épisode sème beaucoup de choses, y compris dans ce qui peut paraître assez anecdotique comme les scènes impliquant Dedra et Syril. J'ai le sentiment, peut-être à tort, que la série nous prépare quelque chose sur Dedra. Un revirement. Il y a un processus qui se déroule. Ces scènes qui nous la montrent dans la banalité du quotidien semblent illustrer par petites touches que Ferrix l'a changée. Dedra est désormais capable de s'intéresser à autre chose qu'à son travail, son parcours, sa carrière. C'est d'ailleurs ce qui la différencie de Syril pour qui cette relation s'apparente à une remise en selle, une bouée de sauvetage. Lui, a retrouvé du sens et de l'intérêt à sa vie, à son travail, à sa place dans cette société impériale, dans le système. Là où Dedra, elle, semble prendre une forme de distance à l'égard des tâches et des missions qu'on veut lui confier. Leur relation semble déjà asymétrique à ce stade. Dedra se pose davantage de questions, commence à douter du sens de ce qu'on lui demande. C'est ce qu'illustre pour moi son attitude à la conférence de Krennick lors du premier épisode, mais aussi ici, son échange avec Partagaz.
Concernant la situation absurde de Cassian avec ce groupe de rebelles qui s'autodétruit, je pense qu'il faut en avoir une lecture allégorique. Cette lecture permet d'établir un parallèle avec ce qui se passe au mariage et sur la planète céréalière.
On a trois situations où nos protagonistes sont totalement englués et dans l'incapacité d'agir. Ce qui se passe avec Cassian a un côté paroxystique, mais n'est pas très différent finalement de ce que connaissent Brasso, Brix et Wilmon qui doivent se contenter d'attendre qu'on vienne les cueillir en l'absence d'une véritable porte de sortie. La paranoïa de Luthen et Kleya confine elle aussi à l'absurde, Kleya étant obligée de retourner sur Coruscant pour comprendre ce qui se passe.
Ce que nous dit cet épisode, à mon sens, c'est que la Rébellion incarnée par Cassian et ses amis, le groupe de rebelles crétins, Luthen, Kleya et Mon s'est surtout construit à ce stade une prison mentale. Qu'elle dysfonctionne gravement, qu'elle est paralysée et que cela nuit à son efficacité, à sa capacité d'action et au sens même de la lutte. Parce qu'elle reste engluée dans un entre-deux, avec un pied dans le système, un autre dans la clandestinité ce qui l'oblige à un douloureux grand écart de moins en moins tenable.
Il y a donc urgence pour ces Rebelles-là à passer à l'étape suivante, au risque de perdre la boule comme ces rebelles dont l'organisation verticale et cloisonnée, la paranoia, le manque de vision d'ensemble les ont conduits à s'entretuer. C'est là aussi où le fait que cette séquence se déroule sur Yavin-4 va au-delà du fan-service : la planète qui fera la grandeur de la Rébellion est celle où elle apparaît la plus misérable, la plus ridicule, plus puérile, la plus inefficace. Grandeur et misère.
Et la voute qui soutient l'ensemble, l'élément qui conditionne tout et va permettre enfin d'avancer et de sortir de ce marasme, de cette année entière de statu quo improductif et destructeur, c'est ce fichu mariage qui sert de fil rouge à ce premier arc.
Dernière modification par AndorEnthusiast le sam. 10 mai 2025 - 7:31, modifié 1 fois.
"You will see beauty give the way to something strange" - Fontaines D.C.
Je trouve ton raisonnement très bien construit, très intellectualisé. Seulement je ne vois pas d'éléments tangibles qui me font aller dans le sens d'une telle volonté scenaristique manifeste. Ou alors les angles choisis pour atteindre ce sentiment de stagnation ne sont pas du tout les bons.
Que tout le monde côté Rebelle soit dans une ornière, soit. Mais que ça prenne tout un épisode simplement pour nous dire ça, qui plus est de manière complètement absurde pour Cassian, pour moi ça ne passe pas. Il y a un problème de dosage.
Ceci dit, je sauve quand-même dans cette séquence le calvaire de Mon Mothma qui paye le prix de son engagement.
Quand à Dedra, pour l'instant, je n'ai vu rien d'autre qui ne dénote de son obsession pour Cassian et l'Axe, c'est d'ailleurs ce que son supérieur lui reproche. En aucun cas, je ne la vois remettre en question la doctrine fondamentale qui lui a permis d'atteindre sa position sociale et ouvert les portes de la réunion secrète dirigée par Krennic. Elle n'en est pas au début du commencement d'une prise de conscience du caractère néfaste du régime pour lequel elle s'investit corps et âme.
Quand aux amis de Cassian, ce ne sont pas des rebelles mais des fugitifs. On peut d'ailleurs s'interroger sur la totale absence de réaction Impériale suite à l'insurrection sur Ferrix. Les premiers épisodes n'en pipent pas mot. On aurait pu voir des avis de recherche, des troopers qui contrôlent des spatioports mais non, rien. Il est assez facile d'imaginer que l'Empire a les moyens suffisants de ficher de manière très précise tous les participants à la procession sur Rix Road et dresser le liste des vivants à rechercher en ramassant les cadavres mais non, rien de rien !
Pourtant Brasso était en première ligne pour fracasser du troopers...
Resultat : un sentiment d'oppression de l'Empire qui n'infuse absolument pas dans les premiers épisodes alors que les amis de Cassian devraient sentir le souffle de l'Empire sur leurs nuques...
"C'est seulement quand nous reconnaitrons l'existence de nos chaînes que nous aurons une chance de nous en libérer" - Naomi Klein Staffeur Litté en charge de la base de données des éditions Prochaines sorties littéraires ici !
Les errements du groupe de rebelles illustrent un dysfonctionnement structurel, les ravages de la verticalité, de la centralisation des décisions et de l'information et du cloisonnement. Chez eux tout reposait visiblement sur un chef omniscient et omnipotent qui centralisait tout et ne déléguait rien. Une fois que ce chef disparaît, les autres n'ont pas le scope pour comprendre ce qui se passe, ce qu'on attend d'eux. L'absurdité de la situation de ce groupe m'a fait un peu penser un peu à ces soldats japonais isolés qu'on a appelé les "stragglers" et qui ont continué à se battre des années voire des décennies après la fin de la guerre, parce que personne ne les avait informés de la capitulation de leur pays. Là, c'était plutôt l'excès inverse d'éléments ultra autonomes et disciplinés, mais ça illustre aussi quelque chose de réellement absurde et un souci dans la chaîne de commandement.
Pour moi, les amis de Cassian ne sont pas que des fugitifs. Ce sont aussi des rebelles en activité. La cellule que Bix avait mise en place sur Ferrix s'est partiellement reconstituée sur cette planète céréalière. Ils gardent un canal de communication avec le tandem Luthen/Kleya et restent même à leurs ordres. Ce sont Luthen et Kleya qui ont envoyé Cassian voler le TIE. Et Cassian vit avec ses amis sur cette planète. il s'est juste absenté pour accomplir cette nouvelle mission. Les locaux le connaissent et connaissent la nature de ses activités.
Pour moi, on sent tout à fait le souffle de l'Empire sur leur nuque dans cet arc. On est sur une planète éloignée de la bordure extérieure, loin de tout, au milieu d'immenses espaces, et malgré ça, l'Empire reste tout proche et exerce son contrôle jusqu'à boucler une planète campagnarde comme celle-ci. A la manière des occupants allemands qui traquaient les résistants jusque dans les coins les plus reculés de la France (Gilroy a cité la série Un Village Français parmi ses références). C'est sans doute une question d'interprétation, mais le durcissement du contrôle des travailleurs clandestins dont il est question ici est pour moi une réponse à Ferrix et à ces poches de sédition qui se développent. L'Empire oblige chacun à montrer pate blanche. C'est aussi ce qu'explique Syril au bureau des normes : la moindre anomalie détectée peut aider à remonter jusqu'à des activités séditieuses et aider à les démanteler. Syril retrouve ainsi un sens et une fierté dans son travail.
Sur Dedra, oui, elle est toujours obsédée par l'Axe et semble ne pas comprendre que le BSI néglige tout ça et veuille la détacher sur une autre mission sur Ghorman. Dans son attitude, Ghorman semble susciter beaucoup de scepticisme. Mais peut-être en effet que je surestime les choses à ce stade de l'intrigue. Nous verrons.
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AndorEnthusiast a écrit :Les errements du groupe de rebelles illustrent un dysfonctionnement structurel, les ravages de la verticalité, de la centralisation des décisions et de l'information et du cloisonnement. Chez eux tout reposait visiblement sur un chef omniscient et omnipotent qui centralisait tout et ne déléguait rien. Une fois que ce chef disparaît, les autres n'ont pas le scope pour comprendre ce qui se passe, ce qu'on attend d'eux. L'absurdité de la situation de ce groupe m'a fait un peu penser un peu à ces soldats japonais isolés qu'on a appelé les "stragglers" et qui ont continué à se battre des années voire des décennies après la fin de la guerre, parce que personne ne les avait informés de la capitulation de leur pays. Là, c'était plutôt l'excès inverse d'éléments ultra autonomes et disciplinés, mais ça illustre aussi quelque chose de réellement absurde et un souci dans la chaîne de commandement.
Ta remarque m'a fait penser à quelques chose. Le manga Peleliu, basé sur les histoires vraies de soldats japonais en garnison sur l'île éponyme au titre de la série, montre des scènes et des situations parfois tout aussi absurdes que celles qu'on voit dans les séquences yavinesques d'Andor. Sans officier à poigne, la discipline s’effondre, le groupe explose, la violence surgit parfois pour un rien, la paranoïa se met à régner et le moindre désaccord prend des proportions énormes. C'est parfois si bizarre et absurde qu'on peut ne pas y croire, et pourtant...
Pour les curieux, c'est ça : https://www.manga-news.com/index.php/serie/Peleliu
AndorEnthusiast a écrit :Les errements du groupe de rebelles illustrent un dysfonctionnement structurel, les ravages de la verticalité, de la centralisation des décisions et de l'information et du cloisonnement. Chez eux tout reposait visiblement sur un chef omniscient et omnipotent qui centralisait tout et ne déléguait rien. Une fois que ce chef disparaît, les autres n'ont pas le scope pour comprendre ce qui se passe, ce qu'on attend d'eux. L'absurdité de la situation de ce groupe m'a fait un peu penser un peu à ces soldats japonais isolés qu'on a appelé les "stragglers" et qui ont continué à se battre des années voire des décennies après la fin de la guerre, parce que personne ne les avait informés de la capitulation de leur pays. Là, c'était plutôt l'excès inverse d'éléments ultra autonomes et disciplinés, mais ça illustre aussi quelque chose de réellement absurde et un souci dans la chaîne de commandement.
Ta remarque m'a fait penser à quelques chose. Le manga Peleliu, basé sur les histoires vraies de soldats japonais en garnison sur l'île éponyme au titre de la série, montre des scènes et des situations parfois tout aussi absurdes que celles qu'on voit dans les séquences yavinesques d'Andor. Sans officier à poigne, la discipline s’effondre, le groupe explose, la violence surgit parfois pour un rien, la paranoïa se met à régner et le moindre désaccord prend des proportions énormes. C'est parfois si bizarre et absurde qu'on peut ne pas y croire, et pourtant...
Pour les curieux, c'est ça : https://www.manga-news.com/index.php/serie/Peleliu
Je ne connaissais pas ce manga, merci pour la référence
"You will see beauty give the way to something strange" - Fontaines D.C.
Bon... c'est donc là que les problèmes de rythmes de la saison 1 reprennent. Encore une fois heureusement que Mothma est là, autrement ce serait assez pénible d'aller au bout de cet épisode.
Un épisode où on a quelques idées intéressantes (l'exploration de la culture Chandrilenne, les manigances de Mon et Luthen même si on sent déjà que ça va mal se terminer pour Tay, la main mise impériale sur Mina-Rau avec cette tension omniprésente notamment dans la scène avec Bix, et c'est très surprenant de découvrir l'appartement conjugal de Dedra et Syril). Mais fondamentalement, on n'apprend pas grand chose de nouveau par rapport à ce que l'épisode 1 a posé, et aucune des quatre intrigues n'avance de façon significative (excepté dans les trois dernières minutes).
Le personnage principal passe encore l'épisode attaché dans un coin pendant que ses petits copains jouent à "Philiiiiiipe ! Je sais où tu t'caches", puis à... à pierre feuille ciseau (celle là même les épisodes les plus enfantins de Rebels l'avaient pas tenté je crois)
Heureusement il repart à la fin de l'épisode (et le plan qui révèle Yavin est très très classe), donc on croise les doigts pour que ça soit un peu plus palpitant de son côté dans le troisième.
Bref comme en saison 1, on a un épisode de milieu d'arc bien mollasson... Allez, pas la peine d'épiloguer, suivant.