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Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 2 )

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Thrag Hiskayor et Helem Siki ( chefs du mouvement résistant Justice et Diversité )
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Irren Dugol ( Mirialan )
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Messagepar mat-vador » Sam 12 Déc 2020 - 21:13   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous, comment allez-vous ?

Allez, c'est l'heure de la suite de la conjuration anti Contispex avec cette fois le point de vue des résistants du ghetto et d'une certaine Naha :sournois: !


Coruscant, Zone de Sécurité Prioritaire numéro trois
Deux jours avant l’Opération Restauration

Irren Dugol pestait contre le retard qu’elle avait accumulé depuis tout à l’heure. Elle se doutait que son retard devait être important. Elle respira mieux lorsqu’elle arriva devant l’entrée de la Taverne de l’Oubli, là où devait commencer une réunion importante entre les principaux mouvements de résistance des ghettos de la Cité Galactique.
Dans ce ghetto, la mirialan, ancienne pilote de chasse de la Marine Républicaine, était connue et respectée. Vêtue de son pantalon et de sa veste délavée de pilote, elle arborait à la ceinture vibrolame et blaster bien en vue.
Elle était en sécurité ici et ne se sentait jamais en danger, bien qu’elle ressentait l’impression qu’on la filait. Elle tournait la tête plusieurs fois par-dessus son épaule, mais il était délicat dans cette foule dense, de détecter le moindre espion. Et elle n’avait pas assez de temps pour ça. Si seulement elle avait réussi à convaincre les chefs des résistants du ghetto numéro un de se présenter à la réunion, son retard aurait valu le coup.
Ce n’était pas le cas.
L’entrée de la cantina de Hax était farouchement gardée par une dizaine de non humains, encapuchonnés et portant de longs manteaux. Un nikto l’arrêta d’un geste du bras et elle donna sans hésiter la phrase codée.
- L’orbe noircit et il est temps pour les pèlerins de rentrer chez eux.
Le nikto s’écarta et fit signe à ses compères de rester tranquilles. La mirialan ne s’attarda pas dans la rue, plus de temps que nécessaire.
À quelques pas de là, derrière l’angle d’un mur, un sakiyan à l’expression sournoise la vit s’engouffrer à l’intérieur de la Taverne de l’Oubli. Skanor le Mouchard savait qu’il ne pourrait pas s’approcher davantage sans être repéré par les sentinelles.
Toutefois, il bénéficiait d’un bon point d’observation pour comptabiliser les moindres allées et venues suspectes. Il installa son petit matériel et attendit. Le Chancelier Suprême en personne l’avait pressé d’obtenir des informations probantes. Le sakiyan se souvint de leur dernière entrevue où les Cotispex s’étaient montrés à son égard, insistants et cassants.
Son instinct avait flairé la tension qui les habitait depuis peu. Les Maîtres de la République flairaient une machination contre eux et ils sentaient le pouvoir qu’ils avaient acquis, leur filer entre les mains.
Le sakiyan fut plutôt satisfait que ces gens, si pétris de leur supériorité d’humains vertueux, soient eux aussi sensibles à l’angoisse. Voilà pourquoi, ils se montreraient très généreux envers lui s’il s’acquittait bien de son travail.


Irren Dugol constata que la Taverne contenait encore de nombreux clients. Après tout, Hax avait besoin de faire tourner son affaire. Le Besalisk était affairé au comptoir, trois de ses bras massifs servant simultanément autant de verres.
Elle lui adressa un signe de main et de son quatrième bras, il lui montra la direction de l’arrière-boutique derrière le bar.
La mirialan s’appuya sur le comptoir pour lui demander :
- Quoi de neuf ?
Il haussa les épaules.
- Comme d’habitude, concéda-t-il.
Il lui confirma ainsi qu’il n’avait rien observé de suspect. La non humaine surveilla ses arrières par-dessus l’épaule, dévisageant chaque client qui savourait les consommations. Aucun d’eux ne paraissait s’intéresser à elle.
Elle laissa Hax pour contourner le comptoir par la gauche et entra dans l’arrière-boutique. Deux sentinelles la braquèrent avec des blasters, l’obligeant à lever les mains.
- Les étoiles sont pâles mais elles seront de nouveau illuminées.
La phrase codée fit retomber la tension et les gardes non humains cessèrent de la tenir en joue. Un gotal lui montra de l’index, le fonds de la pièce dissimulé par des étagères supportant le poids des réserves d’alcool du Besalisk… et d’autres marchandises dont elle ignorait le contenu, preuve de la véritable activité du tenancier qui arrondissait ses fins de mois.
Elle entendait distinctement des voix à mesure qu’elle approchait. À en juger par les éclats, la réunion clandestine que Thrag Hiskayor avait organisée avec les autres chefs avait déjà commencée et cela s’annonçait houleux.
Les invités du cathar se tournèrent vers elle. En plus de Thrag, de son fils Wils, de Helem Siki et de Naha, un togorien à la fourrure blanche, une grande et massive créature félinoide intimidante, et une zabrak chauve au crâne nu couronné de petites cornes étaient présents.
- Je vous présente Irren Dugol, fit Thrag en la désignant. Elle a servi dans la Marine Républicaine comme pilote de chasse.
Le togorien et la zabrak la considérèrent avec défiance avant de l’ignorer. Thrag, bien qu’accueillant, comprit ce que signifiait la mine sombre de la mirialan qui s’était adossée à l’écart contre le mur.
Le ghetto un ne viendrait pas. Les débats reprirent avec virulence, l’atmosphère était électrique.
- C’est de la folie de faire confiance aux Hutt ! S’écriait la zabrak, que l’idée de coopération avec ces derniers indignait.
Le cathar resta pondéré.
- Ils ont montré des signes de bonne foi, pourtant, fit-il remarquer. Des milliers de personnes ont rejoint des planques de gangs et des armes ont été distribuées à nos militants, Fah’sel.
- Vous pactisez avec les gangs alors que nous sommes en guerre ouverte avec eux ! Vingt morts dans mon ghetto, rien qu’hier !
Le togorien émit un miaulement rauque. Il représentait le ghetto six tandis que la zabrak représentait le ghetto deux.
- Fah’sel n’a pas tort, les Hutt sont connus pour défendre leurs intérêts avec pugnacité et peu leur importe les moyens. Ces vermines ne s’embarrassent pas de moralité. Ont-ils fait part de leurs exigences en échange de leur soutien ?
- Seulement envers le sénateur Kalad et l’Honorable Fraternité, Bengsem.
- Des criminels et des politiciens, vociférait Fah’sel. Et les Jedi dans tout ça ?
- Certains d’entre eux nous appuieront même s’ils ne nous ont pas encore contacté…
- Vous perdrez le sens des réalités, Thrag ! Vous voulez défier Contispex, les Gardiens de la Pureté et les Disciples de Hapos sans même être certains que les Jedi agiront. Avez-vous au moins conscience de la gravité de la situation ?
Wils voulut prendre la défense de son père.
- Vous n’avez rien à nous apprendre de plus que ce que nous savons déjà. Nous ne sommes pas ici pour débattre de mondanités mais pour nous sauver du pire.
- En pactisant avec ceux qui nous ont laissé livrés à nous-mêmes pendant des années ? Et qui nous garantit que ces informations soit disant dérobées aux Contispex n’ont pas été fabriquées pour nous leurrer ?
Le jeune cathar voulut répliquer mais son père l’arrêta d’un geste. Ce fut finalement la nautolan qui déclara :
- Bengsem, Fah’sel, depuis combien de temps nous connaissons-nous ? Combien de misères avons-nous appris à endurer, de deuils à enfouir ? Nous avons connu les mêmes difficultés ensemble, nous nous battons quotidiennement dans nos ghettos respectifs pour offrir un espoir à tous ces gens qui l’ont perdu et subissent les plus terribles injustices. Nous tentons de soustraire autant d’innocents que possible aux descentes des Forces de Sécurité et de cette milice suprémaciste qui les commande.
Ses tentacules crâniens s’agitèrent sur ses épaules alors qu’elle accrochait les regards du togorien et de la zabrak.
- Mais tout ce que nous accomplissons pourrait ne pas suffire. En admettant que ces preuves aient été fabriqués, cette liste de noms – nos noms – inventée, vous ne pouvez pas nier que tôt ou tard, ces fanatiques raseront ces ghettos. Si cela devait arriver, tous nos sacrifices auront été vains. Si nous laissons faire, nous tuerons l’espoir.
La zabrak inspira profondément.
- Helem, je vous apprécie et je vous respecte. Je ne doute pas de votre sincérité, Bengsem non plus, je pense. Mais je n’ai pas confiance en ce Kalad, en aucun d’entre eux.
- Et nous, Fah’sel, vous nous faites confiance ? Demanda Thrag.
Elle sembla hésiter une fraction de seconde.
- La confiance ne suffit pas toujours. Helem a peut-être raison mais il existe beaucoup trop de risques. Nous avons beaucoup trop à perdre.
- En restant neutres, vous perdrez bien plus encore, fit observer Wils.
- La neutralité a plutôt bien réussi aux Jedi, non ? C’est sans doute ce que nous avons de mieux à faire.
- Vous ne le pensez pas sérieusement ! s’indigna vivement Irren.
Fah’sel la dévisagea avec suffisance.
- Ah, vous croyez ? Fit-elle à la mirialan.
- Je regrette votre décision, Fah’sel, lâcha Thrag. Je pensais pouvoir compter sur vous.
- Je le regrette aussi. Bonne chance, Thrag, j’espère que vous vous en sortirez.
La zabrak se détourna et interpella le togorien au passage.
- Vous venez, Bengsem ?
Le félinoide avait gardé le silence, preuve qu’il prenait le temps de mûrir sa décision. Il gronda enfin d’une voix sourde.
- Thrag, Helem, nous nous connaissons depuis des années. Vous connaissez tout comme moi, les enjeux, ce combat interminable que nous menons pour soulager ceux auxquels nous tenons. Fah’sel que je tiens en grande estime, pense qu’elle se sauvera en se contentant de faire ce qu’elle connaît le mieux. Moi, je pense qu’il est temps de revendiquer ce que nous sommes vraiment. La République nous a oubliés, méprisés mais nous n’avons pas oublié que nous étions autrefois des citoyens au même titre que les humains. Il est temps que nous le redevenions.
Il s’approcha du cathar et lui tendit sa grande patte.
- Au nom du ghetto six, nous vous soutiendrons.
- Merci, mon ami, répondit Thrag avec reconnaissance tout en prenant sa grande main entre les siennes.
Fah’sel haussa les épaules avec indifférence. La zabrak se dirigeait vers la sortie lorsqu’elle fut rappelée par la jeune twi’lek Lethan, restée silencieuse.
- Attendez ! Lui cria Naha.
La chef des résistants du ghetto deux accepta de se tourner vers elle.
- Je comprends pourquoi vous redoutez de vous opposer à Contispex et au culte Pius Dea. Vous craignez de perdre ce qui vous reste de famille, comme vous avez perdu votre fille.
Le regard de Fah’sel vacilla furtivement.
- Vous craignez de subir ou de faire subir le pire à ceux qui vous importent. Vous avez peur de le savoir.
- Taisez-vous ! Lui cracha tout à coup la zabrak.
Cette voix était cassée par l’émotion et Thrag hésita à laisser Naha continuer. Wils posa sa main sur l’épaule pour le convaincre discrètement de ne pas intervenir.
- Croyez-moi, insistait la twi’lek, j’en sais assez sur le sujet. J’ai connu le pire et ça ne m’empêche d’aider le mouvement de Thrag et d’Helem tous les jours avec tous les risques que cela signifie pour moi, ma famille.
- Que vous est-il arrivé de pire que ce qui est arrivé à ma famille ? Gronda Fah’sel.
Naha lui raconta ce qu’elle avait enduré de la part d’Ethan Contispex. Quand elle eut terminé, le regard de la zabrak sur elle avait changé.
- Je suis désolée, fit celle-ci.
- Les regrets ne changeront rien à ce que nous subissons. Je vous demande si vous acceptez qu’il y ait encore d’autres victimes comme moi.
La jeune femme fut soulagée de la voir hocher la tête.
- Vous pensez que nous avons une chance, Thrag ?
- Faible, reconnut le cathar. Mais nous devons la saisir, ensemble.
Fah’sel rejoignit de nouveau le cercle.
- Quels sont nos objectifs ? Demanda le togorien.
Thrag posa un disque holographique et les schémas tridimensionnels d’une structure pentagonale, aux sommets hérissés de tours de guet, flotta au milieu de la petite assemblée.
- D’abord, le Temple de la Grande Déesse.
Un point lumineux représenta alors une section du Temple.
- Les prisons du Temple où sont détenus les repentants, se trouvent au sous-sol de l’aile réservée aux Disciples de Hapos.
- J’imagine qu’ils ne nous accueilleront pas les bras ouverts, persifla Fah’sel. Combien des miens avez-vous besoin ?
Bengsem appuya la question d’un retroussement des lèvres qui laissa à vif ses crocs bien aiguisés.
- Combien en disposez-vous ? Répondit Thrag. Pour ma part, je peux en mobiliser deux cents.
- Trois cents, indiqua le togorien.
- Cent cinquante, ajouta Fah’sel. C’est bien peu face aux Disciples de Hapos, qui seront certainement dix fois plus nombreux que nous.
- Nous bénéficierons de l’effet de surprise, lui assura le leader du ghetto trois. Et les prisonniers que nous libérerons, seront peut-être indispensables.
La zabrak n’eut pas l’air convaincue.
- Vous pensez vraiment qu’ils auront la volonté de se battre après ce que la secte leur a fait subir ? Vous êtes bien trop optimiste, mon ami.
- Notre priorité est de les libérer, pas de les envoyer se faire tuer dans un combat qu’ils n’ont aucune chance de remporter, rappela Bengsem.
- D’accord, approuva Thrag. Passons à la suite, fit-il en manipulant le disque.
Le Temple de la Grande Déesse laissa place à un immeuble.
- Le deuxième objectif est la famille de Contispex. Il en faudra en capturer les membres ou les neutraliser définitivement.
- Vous pensez que cela en vaut la peine ? Interrogea Bengsem, sceptique.
- S’ils s’échappent, ils pourraient appeler leurs partisans à l’aide. Nous ne pouvons pas courir ce risque, martela Thrag.
- Qui s’en chargera ? Fit Fah’sel.
- Moi, trancha Naha qui n’admettait pas de réplique. J’ai été leur… domestique, je connais les lieux.
- Je l’accompagnerai, ajouta Wils qui s’était rangé à hauteur de son amie twi’lek. Mais nous aurons besoin de renforts, pour faire diversion et attirer ailleurs les Disciples de Hapos qui gardent la résidence.
- Le problème est que nous n’aurons personne qui puisse vous soutenir. Nous avons besoin de toute la résistance des ghettos pour l’attaque contre le Temple de la Grande Déesse, fit remarquer le togorien.
- Alors qui ? Insista Irren.
La nautolan répondit.
- Senya Torred a constitué un petit réseau d’humains ayant appartenu à l’Armée et à la Marine Républicaine. Nous pouvons leur demander de vous aider, ajouta-t-elle vers Naha et Wils.
- Des humains ? Objecta Fah’sel. Vous pensez vraiment qu’ils sont fiables ?
- Senya a personnellement prouvé sa loyauté à maint reprises, défendit Helem.
- Je lui dois la vie, avoua la jeune twi’lek.
- Tout comme cette guerrière echani qu’elle a ramené à l’ambassade d’Alsakan, la nuit de la Danse du Vautour Multak, dévoila Thrag.
Personne ne le contesta, preuve que la contribution des humains résistants serait appréciée. Helem croisa le regard du leader cathar et celui-ci fit apparaître de nouveaux schémas holographiques. Une carte de la Cité Galactique, qui montrait les environs du Sénat et les quartiers majoritairement peuplés d’humains.
- Nos actions coups de poing contre les Contispex et leur maudite secte ne seront efficaces que si nous parvenons à mobiliser le peuple de Coruscant, plaida la nautolane.
- Vous pensez vraiment que ces autres humains accepteront de se montrer à nos côtés ? Aucune chance, railla la zabrak.
- Si nous leur tendons la main, beaucoup surmonteront leur peur et nous rejoindront.
Un spot lumineux courut de trois des ghettos, que représentaient les leaders présents pour converger vers une avenue principale qui ralliait le Sénat.
- Plusieurs de nos militants se grouperont hors des ghettos et se rassembleront en amont de l’Allée de la Foi. Nous tenterons d’attirer les humains sur notre passage, pour qu’ils grossissent nos rangs. La manifestation s’arrêtera sur la Place du Pardon, devant le Sénat, pour servir de rempart aux miliciens, aux Jedi et aux sénateurs de l’Honorable Fraternité qui voteront la destitution du tyran.
Bengsem gronda son appui mais la zabrak n’en démordait toujours pas.
- Et si vous croisez des Disciples de Hapos, des Gardiens de la Pureté ? Vous leur tendrez la main dans un grand élan de fraternité ? Se moqua-t-elle.
Helem demeura impavide.
- Tout se passera bien, car nous serons coordonnés avec les actions des autres groupes de miliciens qui se seront emparés des points stratégiques.
- Et s’ils échouent, avez-vous la moindre idée des conséquences désastreuses ? Si des Forces de Sécurité vous barrent la route, vous comptez passer au travers ?
- Nous leur parlerons pour les persuader de nous laisser passer.
Fah’sel leva les yeux au ciel.
- C’est de la folie. Je refuse que mon ghetto y soit impliqué. Si vous manifestez pacifiquement, vous le ferez sans nous. Nous acceptons de nous battre à vos côtés mais pas de nous sacrifier comme des Nerfs qu’on amène à l’abattoir.
- Nous comprenons, acquiesça la nautolane.
Preuve que tout avait été dit, Thrag rangea le disque dans sa poche. Tous quittèrent l’arrière-boutique, sur les talons d’Irren Dugol. L’ancienne pilote de chasse mirialan sortait de la Taverne de l’Oubli quand elle vit un gotal amaigri en haillons, traverser la rue devant elle, l’air paniqué.
- Les Gardiens de la Pureté ! Les Gardiens de la Pureté !
Elle s’adressa aux gardes à l’entrée, qui commençaient à devenir nerveux.
- Restez calmes, leur intima-t-elle.
Lorsque les autres la rejoignirent, Thrag donna ses instructions au wookie Livbacca. Il lui demanda d’exfiltrer Fah’sel et Bengsem hors du ghetto trois. D’un jappement, le natif de Kashyyyk entraîna la zabrak et le togorien capuchonnés dans son sillage.
Thrag se tourna vers son fils et la twi’lek.
- Ils arriveront bientôt. À trois rues d’ici, nous avons une planque…
- Non, trancha Wils avec raideur. J’emmènerai Naha chez moi, ils ne penseront pas à la trouver là-bas.
Dans la rue, le mendiant gotal provoquait la panique en répétant le même cri. Bientôt les étals se vidèrent et les clients du marché noir déguerpirent sans demander leur reste.
- Tu es sûr de toi ? Insistait son père.
- Je donnerai ma vie pour protéger la sienne, répondit Wils sans ciller.
Thrag lui accorda sa bénédiction avant qu’ils ne se séparèrent. Il emmena la nautolane avec lui et disparurent ensemble dans la ruelle.
Pendant quelques minutes, un silence de tombeau pesa sur le quartier avant d’être rompu par l’irruption des Gardiens de la Pureté et des Forces de Sécurité.

Voilà, j'espère que cela vous aura plu ! Plus que deux jours avant le coup d'Etat :x !

Allez, à la prochaine :hello: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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Messagepar L2-D2 » Lun 14 Déc 2020 - 12:42   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Il était temps que la réunion clandestine à la taverne ne se termine ! Les Forces de Sécurité de Coruscant ne sont pas bien loin, avec toujours ces enflures de Gardiens de la Pureté du Pius Dea ! Mériteraient bien de brûler, ceux-là ! :grrr:

Ça fait plaisir de retrouver Naha et de voir comment nos résistants refusent de faire confiance aux Hutts... Comme ton précédent extrait nous l'a montré, ils ont des raisons de douter !

Et j'avais oublié l'existence de Skanor le Mouchard ! Il ne faudrait pas qu'il fasse tout capoter, celui-là !

Vivement la suite, on se rapproche de la journée fatidique ! :oui:
Mauvais, perfide, fourbe ! Nous devrions lui tordre son sale petit cou ! Gollum, Le Seigneur des Anneaux - Les deux tours

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Messagepar mat-vador » Mar 15 Déc 2020 - 13:16   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Il était temps que la réunion clandestine à la taverne ne se termine ! Les Forces de Sécurité de Coruscant ne sont pas bien loin, avec toujours ces enflures de Gardiens de la Pureté du Pius Dea ! Mériteraient bien de brûler, ceux-là ! :grrr:


Oui, ils font bien d'évacuer la taverne car je peux t'assurer que la suite dans le ghetto ne sera pas jolie jolie :idea: !! Les Gardiens de la Pureté vont montrer à quel point ils sont dévoués aux Contispex :diable: !

L2-D2 a écrit:Ça fait plaisir de retrouver Naha et de voir comment nos résistants refusent de faire confiance aux Hutts... Comme ton précédent extrait nous l'a montré, ils ont des raisons de douter !


Et ils auront encore plus de raisons de se méfier des Hutt prochainement :sournois: !

L2-D2 a écrit:Et j'avais oublié l'existence de Skanor le Mouchard ! Il ne faudrait pas qu'il fasse tout capoter, celui-là !


Ce sacré larron :D !

Allez, à la prochaine pour la suite :hello: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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Messagepar mat-vador » Sam 19 Déc 2020 - 21:42   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous, c'est l'heure de la suite !

On poursuit sur le ghetto, avec une descente des Forces de Sécurité annoncée dans l'extrait précédent :sournois: ! Que va-t-il se passer ? Réponse tout de suite :x !


Skanor le Mouchard jugea prudent de ne pas s’attarder davantage. Tout comme les autres habitants du ghetto, il craignait les descentes inopportunes des Forces de Sécurité et des Gardiens de la Pureté. Ce n’était pas parce qu’il travaillait pour les autorités ou même pour le Chancelier Suprême en personne, qu’il était prémuni d’un excès de zèle d’un Gardien de la Pureté.
Dans le doute, il lui fallait assurer sa survie.
Après tout, ce serait dommage de ne plus pouvoir profiter des crédits qu’on lui versait généreusement pour ses services. Il rangea son matériel, satisfait d’avoir pu prendre des holo-enregistrements des résistants qui étaient sortis de la Taverne de l’Oubli. Ils préparaient quelque chose, c’était certain.
Mais quoi ?
Dommage qu’il n’ait pu réussi à entrer. Peut-être aurait-il d’autres occasions… en attendant, il ne pouvait pas s’attarder ici.
Les véhicules des Forces de Sécurité entrèrent dans le ghetto au moment où il s’éclipsait, après avoir abaissé le champ d’énergie. Parmi les agents, des individus sinistres à l’uniforme sombre et au crâne rasé les accompagnaient. Les Gardiens de la Pureté, obéissant aux ordres du Colonel Hosan, étaient déterminés à montrer à cette racaille, qu’ils étaient les maîtres.
Les suprémacistes brandissaient ouvertement les instruments de leur prétendue supériorité. Blasters, vibrolames et matraques. Les landspeeders blindés traversèrent les premiers faubourgs, ne rencontrant que le silence et le désert.
Les habitants du ghetto se barricadaient dans les blocs entassés les uns sur les autres, évitant de se montrer ou même de parler. S’abstenant du moindre geste qui trahirait leur présence. Dans ce convoi qui s’enfonçait dans le ghetto trois, deux cent agents et cinquante Gardiens de la Pureté constituaient cette troupe.
Un chiffre qui paraissait dérisoire, au premier abord. Mais personne n’oserait leur barrer la route, de peur de sanglantes représailles. Personne ne s’opposerait à eux. Ces nouveaux venus, particulièrement les Gardiens de la Pureté, possédaient tous les droits.
Après avoir progressé de quelques kilomètres, les transports se garèrent le long des blocs pour débarquer les troupes et les suprémacistes.
- Déployez-vous, allez ! Ordonnait le capitaine Thindar.
L’officier surveillait les mouvements de ses hommes tandis que les Gardiens de la Pureté se rassemblaient à l’écart. Aucun des agents ne se mêlait à eux, préférant les éviter. Ces fanatiques voués la doctrine humanocentriste du Chancelier Suprême, ne cherchaient pas leur amitié. Le sergent Narn se trouvait avec ses camarades, en combinaison anti émeute, armure et casque, armés d’un fusil blaster réglé en mode incapacitant.
Incapacitant… les Gardiens de la Pureté n’étaient pas sensibles à ces scrupules, concernant leurs blasters. Narn, lors d’une descente dans un autre ghetto, les avait vus battre à mort une mère de famille elomin qui ne s’était pas agenouillée assez vite. Il les avait entendu ricaner puis profaner le cadavre aux dépens de sa famille, qui était tenue en joue par les Forces de Sécurité. Un habitant avait crié pour protester et insulter les suprémacistes avant que ceux-ci ne l’abattent froidement.
- Vous le sentez comment, sergent ?
Narn se tourna vers son équipier, Gumak. Il sentait son regard à travers la visière baissée.
- Très mal, répondit-il.
Il songea à cette jeune twi’lek Lethan qu’il avait tenté d’appréhender, une semaine auparavant. Il n’avait pas oublié ce qu’elle lui avait dit des conditions de vie des ghettos.
N’allez pas croire que vous pouvez comprendre ou imaginer le désespoir et la peur dans lequel nous vivons.
Il soupira, il ne pouvait rien y faire. Il ne pouvait que suivre les ordres et assister au sinistre office des Gardiens de la Pureté. Leur cirque était devenu une routine, un rituel.
Un suprémaciste à la peau mate, bâti comme un colosse, s’approcha du capitaine Thindar.
- Nous pouvons commencer, fit-il péremptoire.
Thindar serrait les dents, d’en être réduit à n’être qu’un sous-fifre, malgré son grade. De mouvements saccadés du bras, il adressa des ordres à ses hommes. Tout le long de la grande rue encadrée, des agents groupés par deux, cognèrent aux portes à coups de poings.
- Forces de Sécurité, ouvrez !
- Vous autres, lança Thindar, formez deux rangs ! Exécution !
Une à une, les portes des blocs furent écartés par les résidents et les fonctionnaires locaux entrèrent. Narn qui s’était aligné côté ouest, entendit à travers le casque, les imprécations de ses collègues et les supplications des habitants.
- Mes enfants, ne faites pas de mal à mes enfants ! S’époumonait une mère.
Peu après, des non humains furent expulsés de leurs blocs, sans ménagement. De la fourrure, des écailles, des cornes, des excroissances osseuses ou de cartilage… pas étonnant que les suprémacistes les considéraient comme un troupeau d’animaux dont ils disposaient à volonté. La population était hétéroclite, des femmes, des enfants, des personnes âgées, des hommes jeunes ou mûrs. Narn observait que la plupart des visages étaient marqués par les privations, le désespoir et… la peur de perdre le peu ou l’insignifiant qui leur restait. Les vêtements qu’ils portaient étaient élimés, déchirés, ternes.
À quelques mètres du sergent, une togruta serrait ses quatre enfants contre elle. Ils pleuraient pendant qu’elle les réconfortait.
- Tout ira bien… tout ira bien, murmurait-elle.
Narn détourna le regard devant tant de misère. Il ne s’habituait jamais vraiment à ces situations.
- Contre le mur ! Tonna Thindar. Vos identités vont être contrôlées !
Immédiatement, chacun obéit et fit face au mur, séparés les uns des autres, s’appuyant contre les cloisons, bras tendus et jambes écartées.
- Faites comme moi, les enfants, encourageait la togruta.
La progéniture innocente imita leur mère sous le regard de Narn qui vit ses camarades les passer en revue, scanner à la main. Ils retroussaient les manches des aliens pour examiner leur matricule en aurebesh marquant leur peau ou leurs écailles au laser.
Cela terminé, un lieutenant fit son rapport à Thindar.
- Contrôle terminé, monsieur.
Le capitaine hocha la tête.
- Mettez-vous à genoux, au milieu ! Allez !
Les fonctionnaires agrippèrent les aliens inoffensifs pour les forcer à s’agenouiller au centre de la chaussée. Narn frissonna en surprenant les regards mauvais de beaucoup de Gardiens de la Pureté. Tout à coup, le colosse qui les menait, se raidit en claquant des talons, bras tendu.
- Salut à toi, Contispex !
Les autres fanatiques l’imitèrent, tendant le bras à l’unisson et clamant au milieu des blocs :
- Salut à toi, Contispex !
Puis ils récitèrent l’hymne à la gloire du Chancelier Suprême et de l’espèce humaine.
- Salut à toi, Contispex ! Sous ton étendard de lumière, nous verserons notre sang pour défendre notre dignité et notre honneur ! Humains, nous sommes au-dessus de tous les autres ! Les inférieurs méritent l’éducation, pas la compassion !
Tous les non humains et les Forces de Sécurité regardaient les visages insensibles, empreints d’une inflexibilité fervente qui se tordaient d’assurance.
- Salut à toi, Contispex ! Sous ton étendard de lumière, nous garderons la foi et nous remporterons la victoire ! À jamais, nous voilà les maîtres et les autres, nos esclaves ! Nous ferons la fierté de nos mères, l’orgueil de nos pères ! Nous creusons les sillons emplis du sang des impurs pour qu’ils y soient noyés pour l’éternité ! Salut à toi, Contispex !
À la fin de l’hymne, le colosse patrouilla dans les rangs des aliens, tremblant de terreur à l’idée d’être désignés par le mauvais sort.
Il tonna :
- Vous êtes ici à votre véritable place. Vous n’êtes que de la racaille, indigne de la République et de la galaxie. Vous ignorez la valeur du travail, de la loyauté, du mérite. Le Sage Suprême, dans sa grande bonté, a décidé de vous laisser une chance de vous repentir, de vous faire admettre votre médiocrité et la supériorité des Enfants de la Déesse. C’est-à-dire, nous les humains.
Il agita sa matraque sous leur nez avant de donner un coup à l’épaule d’un chagrien. Celui-ci se plia, gémissant faiblement.
- Reconnaissez-vous votre infériorité ?
Tous baissèrent la tête, craignant de croiser son regard. Il frappa de nouveau le chagrien, au même endroit.
- Je ne vous entends pas, vermines !
Le chagrien répondit, en balbutiant :
- Je suis… un être… inférieur.
- Plus fort !
- Je suis un être inférieur. Nous sommes tous des inférieurs.
Les uns après les autres, les habitants du ghetto reprirent :
- Nous sommes des inférieurs… nous sommes des excréments immondes…
- Êtes-vous des êtres vils ?
Avec un faux enthousiasme, ils s’écrièrent :
- Oui, nous sommes vils ! Nous ne méritons pas la compassion, seulement l’éducation ! Les humains sont nos maîtres et ils nous apprendront la Voie de la Vertu ! Les humains sont les Enfants de la Déesse !
Le colosse leva sa matraque pour les interrompre.
- Bien, très bien. Savez-vous ce que cela signifie ?
Il pointait sa matraque au jugé et ceux ou celles qui se sentaient visés, se recroquevillèrent comme une coquille fermée.
- Cela signifie que vous êtes nos esclaves ! Cela signifie que nous pouvons disposer de vous comme bon nous semble ! Nous, les Gardiens de la Pureté, veillerons à ce que vous n’oubliez pas cette leçon ! N’oubliez pas que nous avons le droit de vie et de mort sur vous tous !
Quelques-uns répétèrent :
- Oui… oui… nous sommes vos esclaves. Faites de nous ce que bon vous semble.
Le colosse attarda ensuite ses yeux sur la mère togruta et ses quatre enfants. Ceux-ci, emplis d’innocence due à leur jeune âge, le fixaient en retour sans le craindre. Ce qu’il ne pouvait davantage tolérer.
- Toi, la catin ! Hurla-t-il.
La détresse brilla dans les pupilles de la non humaine lorsqu’elle comprit qu’il lui adressait la parole.
- Mon… monsieur ?
- Ton maudit rejeton a osé me regarder !
Elle serra de ses bras ses quatre chérubins avant qu’il n’allongea le bras vivement pour saisir un petit garçon.
- Non, s’il vous plaît ! S’écria sa mère d’une voix cassé. Il ne l’a pas fait exprès, je vous l’assure !
- Ah oui ? Fit le suprémaciste en agitant sa matraque tout en tenant le petit togruta par l’un de ses trois lekkus.
L’enfant terrorisé glapit :
- Maman !
- Vous les aliens, n’êtes pas même capables d’éduquer vos propres marmots ! Nous devrions nous en charger à votre place !
- Non !
La togruta lâcha ses trois enfants pour se jeter à ses pieds alors que le Gardien de la Pureté levait son arme pour frapper sa victime.
- Ce n’est qu’un enfant ! Plaidait-elle en pleurant. S’il vous plaît, prenez-moi à sa place mais ne lui faites pas de mal !
La cruauté éclairait les traits du tourmenteur qui hésitait avant de se persuader qu’il y avait peut-être mieux à faire que de martyriser un enfant sans défense.
- Pourquoi pas, après tout ?
Il libéra le togruta avant de tirer la mère vers lui. Elle ne tenta pas de résister, emplie de terreur à l’idée qu’il pouvait faire pire s’il lui prenait l’envie de s’y risquer. Deux autres Gardiens de la Pureté aidèrent leur chef à la maintenir, la forçant à faire face aux autres habitants du ghetto, tenus en respect par les Forces de Sécurité complices.
Narn, tout comme d’autres collègues, avait opacifié la visière de son casque, ne souhaitant pas assister davantage à ce spectacle éprouvant. Il l’avait déjà fait beaucoup trop de foi, il ne pouvait pas retenir les cris d’arriver à ses oreilles.
Les enfants pleuraient.
- Maman !
La mère, immobilisée, leur répondait :
- N’ayez pas peur… ça va aller…
Le chef des suprémacistes savourait ce spectacle.
- Vous la trouvez comment, vous autres ?
Une de ses complices, une humaine jeune et trapue, aux cheveux coupés très courts, s’approchait avec sa matraque.
Elle la colla sous le menton de la togruta qui maîtrisait à peine ses tremblements puis la fit glisser lentement le long du sternum jusqu’au bassin. Ce mouvement sensuel ne faisait qu’accentuer la panique de la non humaine et le côté tragique de cette scène.
- Mignonne, répondit la suprémaciste. Elle serait parfaite s’il n’y avait pas tous ses lekkus, ajouta-t-elle avec mépris.
- Eh bien, il n’y a qu’à les lui couper !
La proposition d’un troisième Gardien de la Pureté amusa toute cette sinistre assemblée, secouée de rires tonitruants. Les habitants étaient figés d’effroi tandis que les agents des Forces de Sécurité échangeaient des regards choqués.
[i]Ils ne vont pas vraiment le faire, hein ?[/i] S’alarma Narn.
La togruta cria lorsque la Gardienne de la Pureté attrapa un de ses appendices pour lui tirer la tête en arrière, tandis que quelqu’un brandissait une vibrolame en jubilant :
- Élaguons ça !
Les agents se tournèrent vers leur supérieur, guettant ses ordres. Thindar restait immobile.
- Mon commandant ? Le pressa un lieutenant.
T’attends quoi, espèce d’empoté ? Fais quelque chose, fulminait Narn dégoûté par la passivité de Thindar.
Heureusement, celui-ci se décida enfin à réagir, sentant la pression discrète de ses hommes.
- Stop, martela-t-il.
Le leader des suprémacistes croisa son regard.
- Vous ne devriez pas vous mêler de ça, commandant.
- Nous sortons du cadre de la mission. Relâchez cette femme, maintenant.
Le Gardien de la Pureté protesta bien que la togruta fut relâchée et ait rejoint ses enfants qu’elle serrait passionnément contre elle.
- Ce sont tous des terroristes, de la racaille ! Il n’y a aucune distinction à faire !
- Je suis responsable des opérations, ici. Nous sommes censés mettre fin aux activités complotistes et ce n’est pas ce que vous êtes en train de faire. Notre cible est une cantina, nommée la Taverne de l’Oubli.
Les suprémacistes fulminaient avant de se rendre compte que les agents des Forces de Sécurité les fixaient avec une intensité inquiétante. Certains avaient crispé l’index sur leur fusil blaster.
- Le Colonel Hosan ne laissera pas passer cela, avertit le Gardien de la Pureté. Vous venez de mettre un terme à votre carrière, commandant.
- C’est ce qu’on verra.
Il fit un geste du bras vers ses hommes.
- En avant ! À la Taverne de l’Oubli !
Les agents des Forces de Sécurité se mirent en rang, encadrant les Gardiens de la Pureté. Il fut ordonné aux habitants de rentrer, ce qu’ils s’empressèrent d’exécuter. Narn eut un dernier regard pour la mère togruta et ses enfants qu’elle entraînait.
Ces malheureux, coupables d’être aliens, avaient échappé au pire. Jusqu’à quand ?

Voilà, j'espère que cela vous a plu !

On se dit à la prochaine et passez un bon Noël d'ici là :hello: :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 21 Déc 2020 - 19:01   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

J'ai bien cru que personne n'allait réagir pour venir en aide à cette malheureuse togruta ! Et le serment des pro-Contispex est vraiment horrible à entendre, on ne se l'imagine malheureusement que trop bien résonner autour de nous. Parce que oui, franchement, j'ai eu l'impression d'y être... et même Skanor le Mouchard a compris qu'il valait mieux s'éclipser. Si même lui qui agit sur ordre du Chancelier Suprême, le Guide ultime du Pius Dea, risquait d'en prendre quelques unes, comment imaginer que des non-humains anonymes du ghetto aient une chance d'échapper aux Gardiens de la Pureté ?

Vivement la suite ! Et bon Noël à toi aussi ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mar 22 Déc 2020 - 23:17   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:J'ai bien cru que personne n'allait réagir pour venir en aide à cette malheureuse togruta !


J'ai voulu aller jusqu'au bout mais cela aurait été horrible... c'est déjà assez dur comme ça !

L2-D2 a écrit: Et le serment des pro-Contispex est vraiment horrible à entendre, on ne se l'imagine malheureusement que trop bien résonner autour de nous. Parce que oui, franchement, j'ai eu l'impression d'y être... et même Skanor le Mouchard a compris qu'il valait mieux s'éclipser. Si même lui qui agit sur ordre du Chancelier Suprême, le Guide ultime du Pius Dea, risquait d'en prendre quelques unes, comment imaginer que des non-humains anonymes du ghetto aient une chance d'échapper aux Gardiens de la Pureté ?


C'est le vrai visage de la République et encore le pire reste à venir :whistle: !

L2-D2 a écrit: Et bon Noël à toi aussi ! :oui:


:jap: :cute:
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Messagepar mat-vador » Sam 26 Déc 2020 - 22:55   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous, comment ça va ? Vous avez passé un bon Noël ? yavait bcp de cadeaux sous le sapin :x :P ?

Et c'est parti pour le dernier chapitre de cette année 2020 pas très folichonne :whistle: ! On reste dans le ghetto avec ces sympathiques Gardiens de la Pureté, tellement mignons et adorables, vous allez voir :transpire: :paf: ...


Hax avait fini de nettoyer le comptoir et de ranger les verres quand on frappa à sa porte.
- Forces de Sécurité, ouvrez ! Entendit-il.
Le besalisk grogna aux rares clients qui étaient restés aux tables.
- Gardez votre calme, c’est juste un contrôle.
Ils se tassèrent, pas vraiment convaincus que cela soit une bonne idée de demeurer au bar. Le tenancier se déplaça jusqu’à l’entrée. Lorsque le battant s’écarta, il fut aussitôt braqué par des fusils-blasters au cri de :
- Pas un geste !
Hax leva ses quatre bras épais, conservant son flegme.
- Bienvenue à la Taverne de l’Oubli, leur souhaita-t-il, goguenard. Mais la maison ne fait pas crédit et nous ne prenons que de la monnaie sonnante et trébuchante.
- Écarte-toi !
- Bien entendu. Donnez-vous donc la peine d’entrer.
Il retroussa ses lèvres, pour leur sourire, dévoilant une série immaculée de dents bien saillantes. Ce qui fit déglutir le soldat humain, face à lui. Même en faisant preuve de pacifisme, les Besalisk demeuraient d’intimidantes créatures.
Il recula, montrant sa volonté de coopération. Puis il regagna son comptoir tandis que les agents se déployèrent, investissant les lieux.
- Sortez vos identicartes pour contrôle et montrez votre bras !
Aucun ne broncha, tous s’empressant d’obéir. Hax se laissa contrôler avant de reprendre son torchon.
- Bonjour, Hax.
Le massif barman releva la tête et laissa échapper un rire rauque.
- Tiens donc, Thindar. Vous ne nous rendez pas visite souvent.
- Je suis là pour une bonne raison.
Le commandant posa ses coudes sur le comptoir, relevant la visière de son casque.
- Eh bien, commandant, si vous vous déplacez pour votre commission, vous êtes en avance. Vous prenez un verre ? Je vous l’offre.
- N’essaie pas de m’acheter, je ne suis pas d’humeur. Ce n’est pas une visite de courtoisie.
Le Besalisk demeura impassible. Cette visite commençait à lui déplaire, il en devinait maintenant le motif.
- Dites-moi ce que vous voulez, commandant.
- Hax, je t’apprécie beaucoup, tu sais. Je te considère même comme un ami, c’est pourquoi je suis navré qu’on en arrive là.
Thindar se pencha en avant, le regard sévère.
- Je sais que tu héberges des terroristes dans ta taverne, qu’ils organisent en tout cas des réunions clandestines. Donne-moi leurs noms et je te laisserai tranquille.
- Je ne vois pas de qui vous parlez, Thindar. Il n’y a que des clients sans histoire, ici.
Il promena deux de ses bras trapus pour montrer les non humains, assis à leur place, les mains sur la tête.
- Ne joue pas à ce jeu avec moi, Hax, insista l’officier des Forces de Sécurité. Je ne suis pas venu seul, des Gardiens de la Pureté nous accompagnent. Et ces types-là ne sont pas spécialisés comme nounous.
La menace devenait claire pour le besalisk.
- Donne-moi des noms. Allez Hax, fais-moi une fleur. Tu me dois bien cela, je te laisse pratiquer tes affaires familiales.
- Je ne peux pas vous aider, commandant.
Thindar s’écarta du comptoir, résigné.
- Tant pis. N’oublie pas que tu es responsable à partir de maintenant de ce qui va se passer.
À cet instant, des Gardiens de la Pureté entrèrent dans la taverne. Celui qui les menait, traînait par les cheveux, une adolescente devaronienne qui se débattait en frappant son bourreau à coups de pied.
Hax vit la terreur dans le regard de ses clients toujours tenus en respect. La réputation des Gardiens de la Pureté s’étendait bien au-delà des quartiers de la Cité Galactique, sympathisants de Contispex.
- Eh bien, commandant, fit le chef des suprémacistes qui jeta la devaronienne à ses pieds. Qu’a donné l’interrogatoire ?
- Rien de satisfaisant.
Thindar fusillait le besalisk.
- Dernière chance, Hax, lui lança-t-il dans un souffle à peine audible.
Le tenancier secoua seulement la tête, en croisant les bras.
- Peut-être devrions-nous essayer d’autres méthodes, commandant. Cela pourrait vous intéresser.
Les suprémacistes esquissèrent des rictus mauvais… Thindar remarqua alors que leurs uniformes étaient tachés de sang. Qui n’était pas le leur.
Thindar se disait bien qu’il avait entendu des détonations et des cris de douleur dehors, mais il n’y avait pas prêté attention.
- Nous ne sommes pas obligés d’en arriver là.
- Trop tard, commandant. Vous avez eu votre chance.
Il brandissait son blaster.
- Nous allons le faire à notre façon et vous êtes priés de ne pas interférer, Thindar.
Le commandant voulut répliquer mais cela ne servirait à rien. Après tout, ces Gardiens de la Pureté ne sortaient pas du cadre de la mission.
Les terroristes devaient être appréhendés, neutralisés. Peu importe le prix qu’il fallait payer.
- Où sont les terroristes, inférieur ? Demanda le suprémaciste à Hax.
- Avec tout le raffut que vous avez fait, ils doivent être loin d’ici. Peut-être même hors du ghetto.
- Mauvaise réponse.
La nervosité gagna le besalisk qui ne laissa rien paraître de ses réactions.
- Hsell…, tenta Thindar.
- N’interférez pas, lui riposta le suprémaciste. C’est le Colonel Hosan qui vous offert cette promotion, il peut tout aussi bien vous la retirer.
Thindar baissa la tête, reculant vers le comptoir. Sous le regard des autres soldats impuissants, comme le sergent Narn.
Comment a-t-on pu s’abaisser ainsi ? Songeait celui-ci.
Hsell s’approcha d’une des tables, où étaient attablés un rodien et un gotal. Les deux aliens n’en menaient pas large.
- J’espère pour eux qu’ils comprennent le basic. Peut-être qu’ils me renseigneront.
- Ils comprennent le basic, confirma le besalisk. Comme la plupart de ceux que vous estimez être dégénérés.
- Parfait, pas besoin de traducteurs. On gagnera du temps.
Le suprémaciste se pencha vers le rodien.
- Toi ! Dis-moi où sont les terroristes !
Le rodien brailla dans son dialecte natal.
- Il dit qu’il ne sait pas, traduisit Hax.
Le Gardien de la Pureté dévisagea froidement le tenancier avant de coller l’affût du blaster sur le poignet de sa victime. Il pressa la détente et le rodien piailla de douleur, en même temps qu’était libérée une odeur de chair grillée.
- Où sont-ils ? Parle ! Hurlait Hsell.
Le rodien le suppliait, criant qu’il l’ignorait. Le sergent Narn sursauta lorsqu’il l’exécuta froidement d’un tir de blaster. Le cadavre s’écroula aux pieds de son meurtrier, qui braqua ensuite le gotal assis en face de lui.
- Au suivant. Où sont les terroristes ?
Le gotal terrifié, leva seulement les mains en l’air. Il lui troua les deux paumes avec son blaster puis répéta mécaniquement la question. Le gotal se tordit, pressant ses mains mutilées contre sa poitrine puis fut achevé d’un tir en plein front.
Le Gardien de la Pureté passa à une autre table, puis à une autre… encore à une autre. Il semait des cadavres dans son sillage, posant invariablement la même énigme.
Où sont les terroristes ?
Narn et ses camarades assistaient au carnage méthodique, sans réagir. Ils fermaient les yeux, ne voulant pas réaliser, accepter ce qu’ils voyaient. Au bout de plusieurs minutes insoutenables, il ne restait plus que la jeune devaronienne qui pleurait.
Hsell revint vers elle et fit un geste impérieux du poignet. Deux femmes suprémacistes au visage lisse d’automates, l’agrippèrent pour la relever et la forcer à s’asseoir à une table, où gisait un cadavre frais d’un shivastanéen affalé sur sa chaise, gueule béante, yeux révulsés et la tête rejetée en arrière, orné d’un trou fumant sur la tempe.
Elles tenaient ses poignets pour l’immobiliser tandis qu’il rangeait finalement son blaster déchargé pour dégainer sa matraque.
Hax évita de croiser le regard de cette innocente. Hsell se plaça à côté d’elle, s’assurant que le Besalisk ne perdait rien du spectacle.
- Dernière chance, martela le Gardien de la Pureté en direction de Hax. Où sont les terroristes ?
- Un instant, Hsell.
Thindar marcha vers le barman, s’accoudant au comptoir. Il lui glissa à voix basse :
- Si tu sais quelque chose, c’est le moment. Donne-lui un nom, ça lui suffira peut-être.
Ils entendirent les sanglots de la devaronienne.
- Commandant, il y a des choses parfois plus importantes qu’une vie ou un nom.
Thindar recula de nouveau, dépité par son entêtement. Hsell illuminait d’une joie cruelle, il n’attendait que cela.
Sa matraque s’abattit sur l’avant-bras droit de la jeune fille, précédant un craquement d’os brisé et un glapissement strident. Le Gardien de la Pureté guetta la réaction du besalisk qui demeura impavide.
Le suprémaciste patienta quelques secondes puis leva de nouveau sa matraque au-dessus de la tête. Nouveau hurlement, plus aigu que le précédent. L’avant-bras gauche formait un angle bizarre, plus accentué que son homologue.
Thindar fit une nouvelle tentative.
- Tu ne trouves pas injuste qu’elle souffre, Hax ? Tu ne crois pas qu’elle mérite ça, quand même ?
Hax ne répondit rien. La devaronienne gémissait.
Désolé, petite.
Le Gardien de la Pureté chargea son blaster avec une cellule énergétique et colla le canon sur la tête de la non humaine. Un flash et celle-ci s’écroula morte sur la table, face contre terre.
- Emmenons-le, fit-il en montrant le tenancier. Il finira par nous dire ce qu’il sait.
- Non, c’est inutile. Ceux que nous recherchons doivent être loin à présent.
- Commandant…
- On se retire, trancha Thindar. Lieutenant, rappelez les hommes.
Le subalterne semblait soulagé.
- Oui, monsieur.
Les Gardiens de la Pureté ne cachaient pas leur frustration.
- Le Colonel Hosan sera mécontent, souligna Hsell.
- Je m’expliquerai avec lui.
Tous ces humains évacuèrent les lieux, abandonnant les cadavres fumants. Hax attendit quelques minutes avant de sortir de son établissement. Puis il se dirigea vers la sortie.
Un devaronnien manqua de le bousculer, portant des traces de coups au visage.
- Où est ma fille Hyesa ? J’ai vu les Gardiens de la Pureté l’amener…
Sa question ne fut pas achevée car son regard s’arrêta sur un corps qu’il reconnut aisément. Il se précipita pour l’appeler.
- Hyesa ?
Il l’agrippa pour la redresser et ne croisa que son regard vide, privé de lumière. Il serra contre lui l’adolescente devaronniene aux avant-bras brisés.
- Non, non !
Hax écouta ses sanglots puis sortit dans la rue. Ce qu’il regretta immédiatement…
Une demi-douzaine de corps jonchaient la rue, entourés d’étals renversés. Un silence terrifiant régnait sur cette funeste scène figée. Les habitants n’osaient pas pour le moment, sortir de chez eux, pour ramasser les morts.
Cette rue était d’ordinaire animée, fiévreuse, en ébullition, pleine de vie. Elle donnait maintenant l’impression d’avoir été traversée par un ouragan de haine et de désolation.
Il s’approcha des corps et les examina l’un après l’autre. Il fut soulagé de ne pas avoir reconnu des amis. Il entendait toujours le devaronien crier de chagrin. Il repensa à cette devaronienne… et si ça avait été Naha à sa place ?
Il chassa cette pensée de son esprit, il ne voulut pas envisager cette thèse qui lui donnait la nausée.
- Patron ?
Un de ses complices, un weequay, l’avait rejoint.
- Oui ?
- Ils ont découvert nos dépôts, Hax.
- Et ?
- Ils les ont détruits.
Le besalisk soupira.
- Envoie un message à Gaarba, en espérant qu’il ne nous fasse pas de retenue sur la paie.
Il regarda une dernière fois les corps avant de retourner à la Taverne de l’Oubli. Il espérait que Thrag, Helem et les autres s’en étaient sortis. Pour que les choses changent enfin.

Voilà, j'espère que cette lecture vous a plu !

Allez, à la prochaine :hello: ! Rendez-vous à 2021 :D !
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Messagepar L2-D2 » Lun 28 Déc 2020 - 19:29   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu!

Tu dis que 2020 n'était pas une année folichonne? Ben cet extrait est à son image alors! Non pas qu'il soit mal écrit, au contraire même, c'est "juste" que son déroulement fait froid dans le dos!!! :shock:

La Taverne de l'Oubli n'a pas fini dans les flammes, une chance pour son tenancier, mais quel carnage!

Vivement la suite! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mar 29 Déc 2020 - 22:48   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:La Taverne de l'Oubli n'a pas fini dans les flammes, une chance pour son tenancier,


Une chance... pour l'instant :sournois: !

L2-D2 a écrit: c'est "juste" que son déroulement fait froid dans le dos!!! :shock:

mais quel carnage!


Pour ce chapitre, j'ai repensé à ce j'ai lu sur les exactions des nazis dans les ghettos juifs (avant qu'ils ne les détruisent purement et simplement, comme Cracovie ou Varsovie ) : J'ai notamment relu Maus, ya pas longtemps.

L2-D2 a écrit:Vivement la suite! :oui:


Bonne nouvelle, on va quitter les ghettos :oui: !
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Messagepar mat-vador » Sam 02 Jan 2021 - 21:28   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir, c'est l'heure de la suite !

Et c'est l'occasion de revoir du beau monde et notamment une certaine famille Contispex :diable: !


Bordure Extérieure, Frontière de l’Espace Bothan
Vingt huit heures avant l’Opération Restauration

Le commandant Riyan Lix consultait attentivement les ordres de mission que lui avait transférés la Suprême Amirale Ekia Helder. Il voulait s’assurer une dernière fois qu’il n’était pas passé à côté de quelque chose d’important.
Il les rangea finalement dans le tiroir de son pupitre, devant lui puis se servit une liqueur alderaanienne. Il se cala confortablement dans sa chaise avant d’allumer l’hologramme de Zeya, sa fidèle compagne.
Il avait besoin de se donner du courage car, ce qu’il s’apprêtait à faire, n’était ni plus ni moins qu’un acte de haute trahison. Il avait beaucoup à perdre. Il contempla la figure insouciante de la zeltronne, celle qui l’accompagnait depuis tant d’années.
Il avait besoin d’être convaincu qu’il faisait ce qui est nécessaire. Il voulait que Zeya et leurs enfants adoptifs vivent libres et heureux, en égaux avec les humains. Il désirait la paix, ce que Contispex ne pouvait pas apporter à la galaxie.
Maintenant, il était sûr de son choix.
Quelqu’un sonna à la porte de ses quartiers et un de ses officiers entra.
- Oui, lieutenant ?
- C’est bientôt l’heure, monsieur.
Riyan l’observa se mettre au garde-à-vous.
- Le Hardi est arrivé ?
- Nous sommes au complet, mon commandant.
- Très bien, je vous rejoins sur la passerelle.
Le lieutenant disposa en claquant des talons. Riyan le regarda partir puis vida le reste de son verre, cul sec.
Il regarda tendrement l’hologramme de Zeya avant de l’éteindre à regrets. Il se promit de la revoir et de fêter avec elle, la chute du tyran.
Le cauchemar sera bientôt fini, ma chérie.
Quelques minutes plus tard, il se tenait au milieu du pont de son vaisseau, étudiant par la baie panoramique les quatorze autres cuirassés Gilagimar qui entouraient l’Outlander. La plupart provenaient de la Cinquième Flotte mais Helder était parvenue à persuader quelques éléments de la Quatrième Flotte.
Le Hardi était l’un d’eux.
- Lieutenant, contactez le Hardi et le Rogue. Qu’ils flanquent l’Outlander pour nous couvrir, ordonna-t-il.
Helder l’avait assuré de leur loyauté mais Riyan tenait à en être certain de plus près. Peu après, les deux cuirassés Gilagimar s’approchèrent des flancs de son vaisseau.
- Nous avons verrouillé les coordonnées de la Station Ellipse, commandant.
- Merci, lieutenant. Combien d’escales ?
- Quatre. Conformément aux ordres de mission, nous passerons par des secteurs inhabités et des voies secondaires pour masquer notre approche. Nous serons en position en bordure du Noyau sur la Route Commerciale Perlemienne, deux heures avant le début des manœuvres.
- Très bien. Il ne reste plus qu’à espérer que nos partenaires accomplissent comme prévu la part de leur mission.
Le lieutenant comprit qu’il faisait allusion aux Hutt et aux alsakanis. La réussite de leurs missions respectives conditionnerait celle de l’Opération Restauration.
- Il est temps, lieutenant. Donnez les ordres.
Son subalterne transmit et confirma les coordonnées d’arrivée de la première escale au reste de la flotte.
- En avant ! Clama-t-il au timonier.
Les étoiles s’allongèrent subitement en de longs faisceaux immaculés infinis. L’avenir de la République étaient entre leurs mains.
Et leur avenir dépendait du destin souverain.

Coruscant, Résidence des Contispex
Vingt six heures avant l’Opération Restauration

Julius et son épouse se restauraient dans le salon quand une Disciple de Hapos leur annonça :
- Le Colonel Hosan est arrivé, Sage Suprême.
- Introduisez-le, Sœur, encouragea Linza.
Le commandant des Gardiens de la Pureté, vêtu de son uniforme sombre, leur fut amené. Il claqua des talons, tendit le bras et s’écria :
- Salut à toi, Contispex !
Le Chancelier Suprême étudia son apparence martiale et sa tenue sinistre, caractéristique des suprémacistes. Hosan nourrissait un narcissisme flagrant, comme le prouvaient les décorations et les insignes prestigieux accrochés à sa chemise.
Mais il était dévoué à sa cause, si ce n’était à sa personne.
- Vous avez du nouveau, Colonel ?
- Oui, Excellence.
Julius serra la main de sa femme.
- Les sénateurs de l’Honorable Fraternité sont revenus, commença le Colonel.
- Tous ? Demanda-t-elle.
Il lui confirma d’une inclinaison du menton.
- Le sénateur Kalad est reparti sur Alsakan il y a une heure, annonça Hosan. C’est notre contact à l’ambassade qui l’a confirmé.
- Alors ils sont prêts à agir, grogna Julius.
- Et nous, nous ne le sommes pas, déclara la matrone.
Les époux Contispex ne masquaient pas leurs inquiétudes. Leurs ennemis semblaient décidés à agir unis et pour la première fois depuis des années, ils se révélaient incapables d’anticiper leurs prochains coups.
Signe de la minutie dont ils faisaient preuve jusqu’à maintenant.
- Les services de renseignements signalent l’arrivée aux statioports de la Cité Galactique, de plusieurs éléments potentiellement perturbateurs, ces derniers jours.
- Que voulez-vous dire, Hosan ?
- Eh bien, madame, plusieurs centaines de ces individus ont afflué depuis des mondes indéterminés sur des transports classiques de voyageurs itinérants. Les systèmes d’holosurveillance ont permis de les identifier comme étant pour la plupart des vétérans de l’Armée et de la Marine Républicaine.
- Avaient-ils des armes, des explosifs ?
- Les douanes les ont fouillés sans rien trouver d’illégal.
- Cela veut dire que quelqu’un les leur fournira sur place, peut-être des sénateurs ou des officiers, déduisit Julius.
- Plus probablement les gangs affiliés aux Hutt qui sévissent dans les ghettos. J’ai entendu dire que les saisies d’armes sont en hausse.
- C’est exact, madame. Grâce aux descentes des Forces de Sécurité que nous assistons avec tout le zèle possible. Cependant, je voudrais signaler que le commandant Thindar n’offre pas les garanties que nous attendons…
- Thindar n’est pas prioritaire pour le moment, balaya le Sage Suprême du Pius Dea avec négligence.
- Cependant…
- Nous purgerons la République des traîtres, le moment venu, assura Linza. Vous pouvez disposer, Colonel.
Hosan s’apprêtait à ajouter quelque chose mais se ravisa. On n’importunait pas ceux qui tenaient la République depuis deux décennies.
Le chef des Gardiens de la Pureté s’éclipsa, les laissant seuls.
- Nos ennemis se renforcent et nous demeurons aveugles sur leurs agissements. Je ne peux pas le supporter !
L’éclat de Julius laissa de marbre son épouse.
- Et les Jedi n’ont pas réagi à notre ultimatum.
- La Déesse nous guidera, Julius. Nous devons garder la foi.
Il se leva du divan, arpentant le salon de long en large.
- La foi pourrait ne pas suffire, cette fois.
- Douterais-tu ?
Linza se leva pour le rejoindre et le serrer contre elle.
- Nos ennemis ne triompheront pas, nous sommes les Enfants de la Déesse. Elle ne nous abandonnera pas, pas après tout ce que nous avons enduré.
À cet instant, la Disciple de Hapos revint sur ses pas.
- Sage Suprême, nous recevons une communication cryptée hors planète.
- Quel système ? Demanda-t-il vivement.
- Le système Y’toub.
Les époux échangèrent un regard surpris.
- Les Hutt, souffla Linza.
- Transférez l’appel ici, sœur.
La croyante zélée s’inclina, les paumes jointes, avant de les quitter. Peu après, l’hologramme d’un chef de clan Hutt se matérialisa au milieu de la pièce.
- Salutations, Chancelier Suprême.
Le dialecte guttural du non humain fut traduit par un interprète mécanique, un droide qui se tenait aux pieds de la barge antigrav qui le transportait.
- Je suis Azba Hestilic Hathil, Mogul Suprême.
- Je suis occupé et mon temps est précieux, dites-moi ce que voulez.
Les grands yeux reptiliens se plissèrent.
- Nous voudrions reparler du blocus de notre territoire par la République.
- Dois-je comprendre que vous acceptez nos conditions ? Fit avec étonnement le Chef d’État. Je croyais les négociations rompues.
- Nous souhaitons vous soumettre une nouvelle proposition.
- À savoir ?
La massive tête triangulaire du Hutt laissa transparaître un large sourire.
- Il se trouve que mon neveu, l’ambassadeur Gaarba, est en contact étroit avec les instigateurs d’un complot visant à vous démettre de vos fonctions. À ce titre et avec son accord, il m’a fait parvenir tous les détails de cette conspiration. Pour vous prouver l’amitié des kadijics et notre estime envers vous, nous vous offrons ces détails qui vous seront très utiles.
- Que souhaitez-vous en échange, Mogul Suprême ? Intervint Linza.
Azba semblait offensé par la question.
- Cela me paraît évident, madame. Notre volonté, celle de tous les clans que je représente, est la levée immédiate du blocus en cours, de toutes les restrictions économiques et militaires, les indemnisations pour les dommages causés à Tol Amn. Vous avez beaucoup à y gagner.
- Bénéficiez-vous de la confiance de ces conspirateurs ? Fit le mari, suspicieux.
- Bien évidemment, sans quoi nous n’aurions pu…
- Vous êtes en intelligence avec mes ennemis et vous venez ensuite en rampant, grosse limace, pour me proposer votre amitié et me conseiller sur ce que je devrais faire ? Ce n’est pas l’audace qui vous étouffe !
- Julius.
Elle lui prit la main, ce qui le calma aussitôt. Tous deux eurent conscience que la Déesse leur avait envoyé le signe qu’ils attendaient. Maintenant, ils n’avaient plus rien à craindre de leurs ennemis, le courroux divin s’abattrait impitoyablement sur eux.
Cette galaxie était destinée à la pureté.
- Nous vous écoutons avec la plus grande attention, Mogul Suprême, susurra-t-elle.

Voilà, j'espère que cela vous a plu !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 04 Jan 2021 - 10:02   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Ah ah ! Nous y voilà, plus qu'un jour avant le déclenchement des hostilités ! Les renégats de la flotte républicaine sont en marche, et les Contispex commencent à s'inquiéter de la tournure des événements... Tu as réussi je trouve à bien faire ressortir les caractères du couple, Linza encore plus fanatique que son mari, plus prompt à la colère et peut-être même à la peur. Bien joué ! :oui:

Et dans le même temps, les Hutt reviennent à la charge. Mais le Mogul Suprême entend-il vraiment vendre les conjurés au Chancelier Suprême, ou bien joue-t-il sur les deux tableaux ? Ou bien même a-t-il décidé de passer outre l'avis du conseil des Hutt pour mieux défendre ce qu'il estime être le mieux pour son peuple ? :sournois:

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Dim 10 Jan 2021 - 22:26   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Stooopp ! Il est là, il est de retour ! Mettez fin à l'alerte enlèvement ! Et toi, le Sith minable en peignoir, lâche ces paquets de lessive frelatée et dépêche-toi de publier la suite de ce tome 2 ! Sinon, je demande au BSI d’exécuter l'Ordre 86 !

MV : - Euh, c'est quoi, l'Ordre 86 ?

L'ordre d'exécuter les ahuris vapodoucheurs et vendeurs de lessive ! Allez, dépêche, t'étais sensé le publier hier, ton nouveau chapitre ! Sinon, j'appelle les troopers !

MV : - Ok, Ok, on s'énerve pas ! Je le publie, c'est bon ! Oh lala, faut arrêter de me mettre la pression...


Bref, voilà la suite :wink: ! En espérant que vous me pardonnerez ce retard...


Zone de Sécurité Prioritaire numéro trois
Vingt deux heures avant l’Opération Restauration

- Vous reprenez un peu de tarte, Naha ?
La jeune twi’lek Lethan sourit à la cathar âgée, la tante de son ami Wils qui l’hébergeait.
- Non, cela ira, L’ia.
Celle-ci semblait contrariée, pour ne pas dire vexée. Assis en face de sa camarade, Wils l’encouragea d’un geste discret.
- Finalement, je vais en reprendre, se ravisa Naha. C’est juste que je n’ai pas l’habitude d’en manger autant.
La tante fut satisfaite de son revirement.
- Et moi, je n’ai pas l’habitude de gaspiller.
Malgré son ton bourru, elle appréciait Naha. La twi’lek avait mis du temps à s’y faire mais Wils lui avait assuré que son affection était sincère.
L’ia habitait dans un bloc au nord du ghetto, à la périphérie, longeant le mur d’enceinte et le champ d’énergie qui les enfermait dans cette partie de la Cité Galactique. Tout comme son neveu, elle arborait des tresses qui tombaient autour de sa figure farouche, au pelage grisé par le temps. Ils terminèrent finalement leur dîner alors que la nuit était tombée.
- Vous vous êtes surpassée, L’ia. Merci beaucoup.
- Vous devriez manger plus, petite. Vous êtes jeune. Wils ?
- Oui, tantine ?
- Comment oses-tu la laisser mourir de faim ?
Le jeune cathar fut décontenancé par la brusquerie de la question, ce qui amusa beaucoup la twi’lek. Elle gloussa alors que la cathar était retournée dans la cuisine pour faire la vaisselle.
- Elle n’a pas tord, c’est à cause de toi que je suis affamée.
- Tu n’as pas idée à quel point je me sens coupable, ricana le militant.
Passés ces propos taquins, les jeunes gens recouvrèrent une expression soucieuse. Wils fut le premier à rompre le silence gênant.
- Nerveuse ?
- Tu ne l’es pas, toi ? Répliqua-t-elle.
Il tourna la tête en direction des bruits d’eau que sa tante faisait couleur pour nettoyer les couverts.
- Je suis surtout impatient, ça fait longtemps que j’attends ce jour.
- Tu n’es pas le seul.
Il rejeta une de ses tresses derrière sa nuque.
- Tu sais, mon père m’a raconté quand j’étais petit, de ce qu’était la République avant l’ascension de Contispex. Il m’a certes décrit l’intolérance grandissante des humains à notre égard mais pas que cela. Il m’a avoué que toutes les communautés se mêlaient les unes aux autres, que de grands marchés rendaient des quartiers importants de la Cité Galactique, vivants et harmonieux. À quel point, les gens étaient insouciants, peu craintifs de l’avenir.
- Tu penses que les choses redeviendront ce qu’elles étaient ?
- Peut-être pas tout de suite, mais je l’espère. Si nous réussissons, nous pourrons enfin sortir de ce ghetto. Nous ne serons plus contrôlés, nous n’aurons plus à nous justifier de nos différences d’apparence, d’opinions ou de croyances.
- J’aimerais découvrir la galaxie, je n’ai connu que le ghetto, soupira-t-elle.
Il posa sa patte velue sur son poignet.
- On louerait un vaisseau et on partirait ensemble où tu voudrais, Naha.
- Je n’ai aucune idée de l’endroit où j’aimerais aller.
Wils la fixait, le regard lointain.
- Nous aurons le temps de décider de tout cela, le moment venu. Tu te sens prête pour demain ?
Les traits de Naha se tordirent sous le coup de l’angoisse.
- Je ne saurais pas quoi dire si je me trouve en face d’eux. Surtout de lui.
Elle faisait allusion à Ethan Contispex, son bourreau qui avait pris plaisir à la terroriser et à faire d’elle ce qu’il voulait.
- Dans ce cas, ne dis rien. Contente-toi de presser la détente.
- Attends, on n’est pas censés les prendre vivants ?
Le jeune cathar trancha :
- J’en ai discuté avec mon père. Les sénateurs de l’Honorable Fraternité seront furieux, notamment Organa et Mansur, mais pour nous, leurs cadavres suffiront amplement. Nos alliés se contenteront du procès du Chancelier Suprême.
Naha acquiesça en silence.
- Ce serait rendre justice à ceux d’entre nous qui ont souffert. Et à toi, ajouta-t-il avec ferveur.
Elle serra les dents, revancharde pour tout ce qu’elle avait subi.
- Je me sens prête.
- Bengsem nous accompagnera avec quelques compagnons. Ils feront diversion pour attirer ailleurs les Disciples de Hapos, ce qui nous permettra d’entrer sans difficultés.
- Nous ?
- Je viens avec toi, hors de question que tu y ailles seule.
La twi’lek retira sa main de la sienne.
- Tu n’as pas confiance en moi ?
- Je veux seulement te protéger. Je n’ai pas pu le faire quand tu te retrouvais avec cette ordure de Contispex.
- Tu te sens coupable de ce qui m’est arrivé ?
Sans détour, Wils répondit :
- Oui, je ne veux plus laisser cela t’arriver.
- Si nous réussissons, la question ne se posera plus.
L’ia revint de la cuisine avec un plateau avec deux tasses.
- Je vous apporte du thé.
- Merci, tante.
Elle les laissa savourer le liquide chaud en intimité. Naha but une gorgée ardente, ce brasier possédait une douceur inaccoutumée dans sa bouche.
- Helem prépare la manifestation, déclara son ami. Demain, plus de cinq cents personnes partiront du ghetto pour rejoindre l’Allée de la Foi.
- Tu crois que les humains viendront nous rejoindre ?
- Senya Torred nous a assuré de son soutien. Plus ils seront nombreux, plus le mouvement aura de l’impact. Nous ne pourrons pas reconstruire une République digne de ce nom sans eux, il faut rester réaliste.
- Ce sera difficile, beaucoup soutiennent Contispex sans forcer adhérer à son idéologie. Il faudra leur montrer une alternative convaincante.
Le jeune cathar reprit sa main. Naha savourait la douceur de son pelage lorsqu’ils approchèrent leurs visages pour les fusionner.
- Nous y arriverons. Demain, tout ne pourra que s’améliorer.
Ils finirent ensuite leur thé puis la jeune twi’lek se leva de table.
- Je retourne voir ma famille chez Hax.
Wils se proposa de l’escorter à cause du couvre-feu et elle accepta. L’ia leur demanda de faire attention avant de les serrer dans ses bras. Aucun des trois n’avait oublié la dernière visite des Forces de Sécurité dans le ghetto et les morts qu’ils avaient semé dans leur sillage.


Voilà, comme d'hab, j'espère que cela vous a plu ! Allez je retourne dans mon hamac, pour me plonger dans la zénitude ! Zen, laissons couler le zen...
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Messagepar L2-D2 » Mar 12 Jan 2021 - 22:50   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Sont-ils pas mignons, nos deux résistants ?

Et l'Opération Restauration approche, approche... voilà que Naha souhaite achever Contispex Jr. Je crains fort que tout ne se passe pas comme prévu, mais à quel point l'Opération va-t-elle partir en cacahouètes ? :sournois:

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mer 13 Jan 2021 - 13:16   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

L2-D2 a écrit:Sont-ils pas mignons, nos deux résistants ?


:wink: :love:

L2-D2 a écrit:voilà que Naha souhaite achever Contispex Jr.


En même temps, vu ce qu'elle a subi :siffle: ... ça se comprend.

L2-D2 a écrit: Je crains fort que tout ne se passe pas comme prévu, mais à quel point l'Opération va-t-elle partir en cacahouètes ? :sournois:


Tu n'imagines pas à quel point :x !

Allez à la prochaine :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 16 Jan 2021 - 22:22   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Hep, toi le Sith en peignoir ! Tu vas où avec ces paquets de lessive, sur lesbras ?

M V : - Ben, je les stocke à la cave, quelle question ! C'est bientôt les soldes !

Non, mais quel ahuri ! T'es au courant qu'il y a le couvre-feu ?

M V : - Ben, les gens voudront quand même acheter de la lessive Pius Dea pour que leur linge soit plus pur que pur !

J'hallucine, cet escroc en profite pour faire du placement de produit ! Bon, t'attends quoi pour publier ton nouveau chapitre ? Que je déclenche l'Ordre 86 ?

M V : - Ok, c'est bon, je le poste ! Stay cool !


Désolé, je parlais aux voix dans ma tête :transpire: ... bonsoir, à tous, comment allez-vous ? Allez, il est temps de vous publier ce nouveau chapitre.

Escale à Alsakan, alors que l'Opération Restauration n'a jamais été aussi proche de commencer :sournois: !


Alsakan
Deux heures avant l’Opération Restauration

Le commandant des Forces de Sécurité d’Alsakan, le général Vito Velcaz, tirait nerveusement le col de son uniforme trop étroit pour sa corpulence. Dans son bureau, il n’était pas à l’aise face à l’hologramme du Premier Régent Orin Melok.
- Répétez-moi ce que vous venez de me dire, général.
Le Chef d’État conservait un masque impassible, qui ne rassurait pas son interlocuteur, dont le siège sur lequel il était effondré lui semblait inconfortable.
- Comme je vous le disais, Excellence, l’amirale Delinki a rompu le contact avec le Quartier Général, il y a environ cinq heures. Nous avons tenté de l’appeler à maints reprises mais nous n’avons pas reçu de réponse.
Les yeux de Melok le dardaient d’éclairs furieux.
- Je vois, nous ignorons donc où se trouve notre flotte alors que les vaisseaux de la République sont aux portes de notre territoire.
- Je n’aurais pas mieux résumé la situation.
- Avez-vous conscience que votre incurie nous a menés au bord du gouffre ?
Vito voulut lui rappeler que c’était lui qui avait nommé Carmina Delinki à ce poste, à la fin de la Crise Alsakan. Il n’en fit cependant rien pour ne pas attiser davantage sa colère.
- Je n’aurais jamais dû vous nommer à ce poste, Velcaz, vous n’êtes visiblement pas à la hauteur. J’aurais probablement dû choisir, un Hante, un Haissan ou un Te’hissan. À défaut d’être loyaux, ils auraient été compétents.
Aux noms de ces grandes familles qui appartenaient à l’Archaiad, Vito se sentit particulièrement rabaissé.
- Peut-être même un Kalad ou la fille de Bilel Ap Token.
C’en fut trop pour le général.
- Votre Excellence, je vais appeler l’amirale Delinki et je vous promets qu’elle devra s’expliquer sur son indisponibilité.
Melok leva la main pour l’interrompre.
- Vous ignorez où se terrent le sénateur Kalad et la Conseillère Ap Token. Delinki – que vous étiez chargé de faire surveiller – a disparu sous votre nez. Je n’en tolérerai pas davantage de votre part, général. Retrouvez la trace de l’amirale, vous avez jusqu’à demain matin. Ou vous me donnerez de ses nouvelles, ou c’est votre démission que vous m’annoncerez. Fin de transmission.
Dans un flash rageur, l’hologramme de Melok disparut, laissant Velcaz déconcerté. Celui-ci épongea son front, perclus de sueur. Il se leva de son bureau pour se placer devant la baie de transparacier.
Au loin, les tours du centre de Xenvaer dont le palais du Premier Régent, abritant aussi l’Archaiad, masquaient les derniers feux du soleil couchant. Verrait-il l’aube après le crépuscule ? Il connaissait la réputation de Melok, l’homme à qui il devait beaucoup.
Beaucoup de ceux qui l’avaient déçu, avaient été forcés de se retirer avant de disparaître de la circulation. c’est ainsi qu’il était parvenu à se maintenir au pouvoir jusque-là. Pourtant, Vito Velcaz venait de percevoir un changement.
Orin Melok avait peur.
Le général se détendit en se demandant s’il ne pouvait pas se sauver. Le pouvoir du Premier Régent était fragilisé depuis que Tina Ap Token l’avait défié sur la destitution du sénateur Kalad et depuis le déploiement de la Deuxième Flotte de la République.
Dans le pire des cas, il ne pourrait empêcher sa démission. Mais pouvait-il éviter un funeste sort en se mettant sous la protection d’un des Conseillers de l’Archaiad. Il pensa d’abord à Tina Ap Token mais il écarta cette option.
Elle le méprisait et il ne voulait pas mendier ses faveurs.
Peut-être que Lajila Te’hissan aurait pitié de lui et serait intéressée par la monnaie d’échange qu’il lui proposerait. Des informations sur l’implication de Contispex dans la mort de l’amiral Bilel Ap Token pendant la Crise Alsakan. De la vraie détonite.
Oui, c’était ce qu’il fallait faire. S’il parvenait à convaincre les Te’hissan, il bénéficierait du Althuerai, l’adoption par le clan. Ils l’adouberaient comme l’un de leurs membres, et Melok ne pourrait plus rien contre lui.
Il composa une fréquence mais à peine l’avait-il fait que la porte s’ouvrit dans un chuintement indésirable, laissant entrer un officier.
- Ah, capitaine, vous tombez bien, fit Velcaz d’un ton affable. Pourriez-vous tenter de nouveau de contacter l’amirale Delinki ?
Comme réponse, le nouveau venu brandit un blaster. Vito Velcaz ne put qu’agrandir les yeux de stupéfaction.
Le trait ardent lui troua la gorge, il s’effondra sur sa chaise, les yeux révulsés. À la suite de l’assassin, le sénateur Kalad entra dans la pièce. Il s’approcha de la victime pour s’assurer qu’il était bien mort puis agrippa son comlink.
- Tina.
- C’est fait, sénateur ?
- Oui, Velcaz est mort. Melok n’a plus de chien de garde.
- Alors nous n’avons plus de temps à perdre, Hassan. Nous devons l’éliminer avant que ce vautour Multak ne commence à comprendre et à réagir.
- Nous devons convoquer l’Archaiad pour le destituer. Nous avons le soutien de la plupart des familles. Les Hante, les Haissan et les Te’hissan nous suivront.
- Faites-le, sénateur. Je m’occupe de Melok, je ne laisserai aucun répit à ce charognard. Je dois rendre justice à mon père. Isolez le palais du reste de la capitale. Fin de transmission.
Le sénateur Kalad voulut la tempérer mais elle rompit le contact. Il n’avait plus de temps à perdre. Il se tourna vers l’officier alsakani à ses côtés.
- Capitaine, envoyez les Forces de Sécurité, boucler le palais. Nous ne pouvons risquer le moindre débordement.
- Oui, Excellence.


Carmina Delinki patientait sur la passerelle du Cristal Brûlant, son vaisseau de commandement quand un subalterne l’appela :
- Madame, nous recevons le signal convenu.
Elle hocha la tête dans sa direction et continuait de scruter l’espace glacé qui constituait son impitoyable horizon. Au-delà des étoiles lointaines qui menaçaient de s’éteindre, la Deuxième Flotte de la République rôdait quelque part.
Les épiant, les surveillant.
Et celui qui commandait cette Flotte qu’elle ne voyait pas, Jehun, était considéré comme un serviteur fanatique du Chancelier Suprême. Il n’attendait qu’une occasion de ravager Alsakan, l’occasion de satisfaire son maître.
Elle promena son regard à travers la baie panoramique. Sa Flotte était prête et passerait à l’action, sitôt le transfert de pouvoir opéré sur la capitale. Elle n’avait plus qu’attendre l’appel de Tina Ap Token.
- Le Silmya et le Harabsin sont parés ? Demanda-t-elle à l’officier de pont.
- Oui madame, ils n’attendent plus que votre feu vert.
Les deux croiseurs Atgeir s’étaient détachés de la formation principale, à l’avant. Leur tâche était d’assaillir la Deuxième Flotte, de l’attirer puis de l’égarer le plus loin possible de Coruscant pendant que le gros de la flotte rallierait le blocus des conjurés républicains en orbite du monde capitale.
Elle espérait que tout se passerait comme prévu.
Il ne restait plus qu’à attendre.


Orin Melok, terré dans son palais, fulminait contre les évènements qui le fragilisaient. D’abord, il était inquiet par le retour du sénateur Kalad qu’il avait tenté de mettre sous surveillance étroite. Vainement puisque ce dernier aurait réussi à quitter Xenvaer sans obstacles. Avait-il bénéficié de complicités ?
Si c’était le cas… sa position de Premier Régent était bien plus fragile qu’il ne le craignait. D’autant plus que l’appui militaire de Contispex n’était plus certain. Il n’était pas parvenu à destituer Kalad, à travers l’Archaiad et le Chancelier Suprême lui avait fait part de sa déception. L’envoi de la Deuxième Flotte ressemblait plus à un acte de défiance qu’un simple soutien à un allié précieux dans le système.
Melok n’était plus sûr d’être aussi précieux pour son allié républicain. Au sommet du pouvoir sur Alsakan, le voilà qui vacillait.
Il devait réagir avant que la situation ne lui échappe. Puisque l’Archaiad risquait de se retourner contre lui et de le déposer. Il devait dissoudre l’assemblée oligarchique et mettre en état d’arrestation tous les suspects, au sens large.
Et pour mener cette opération, il avait besoin de… Vito Velcaz.
Quelle ironie, il devait continuer de s’appuyer sur cet incapable, finalement.
La nuit était tombée sur la capitale, il n’avait pas beaucoup de temps. Il devait agir pendant qu’il était encore temps.
Il se redressa sur son siège, se penchant sur sa table. À cet instant, un garde du palais entra dans son bureau.
- Excellence, la Conseillère Ap Token voudrait vous parler.
- À une heure aussi tardive ? S’étonna-t-il. Bon soit, je vais la recevoir.
La jeune politicienne alsakanie s’introduisit alors dans la pièce, sans y avoir été invitée. Elle congédia sèchement le garde. Sa détermination intriguait le Premier Régent.
- Il se fait tard, Conseillère. Je n’ai pas beaucoup de temps.
- Rassurez-vous, ça ne prendra pas longtemps. Le sénateur Kalad a convoqué l’Archaiad en session extraordinaire qui vient de se terminer… il y a une demi-heure.
Le visage de Melok se décolora.
- Qu’est-ce que vous racontez ? Je n’en ai pas été informé !
- Selon la Constitution, le sénateur d’Alsakan peut convoquer de sa propre initiative l’Archaiad en cas de grave menace pour le peuple. Et sans en référer au Premier Régent.
Il la dévisageait avec fureur.
- Et qu’a-t-il été décidé ?
- Vous n’êtes plus l’homme de la situation. La Deuxième Flotte de la République qui est stationnée en bordure de nos territoires a convaincu les Conseillers à une écrasante majorité que vous n’étiez pas fiable. Vous nous avez humiliés en signant ce traité inique avec la République et nous allons le piétiner. Il en sera de même pour votre ami Contispex.
Elle lui décocha un sourire mauvais.
- Votre destitution prend effet demain à l’aube. Vous avez toute la nuit pour débarrasser vos affaires et me laisser la place libre.
- Vous laisser la place libre ?
- Ah, j’oubliais une chose. Vous passerez en jugement dans deux jours pour haute trahison.
- Et nos alliés de l’Axe ? Jamais ils n’accepteront…
- Je me suis assurée de leur loyauté. Ça n’a pas été bien difficile, vu qu’ils ne vous aimaient pas beaucoup.
Orin Melok se pencha en avant, le regard glacial.
- Il peut se passer beaucoup de choses d’ici-là.
Il porta le comlink à ses lèvres.
- Général Velcaz, appela-t-il.
Il attendit la réponse de longues secondes. Une réponse qui ne vint jamais.
- Général ? Pressa-t-il.
- J’ai bien peur qu’il ne soit pas disponible, Melok. À l’heure où je vous parle, son cadavre est en train de refroidir, les Forces de Sécurité encerclent le palais et les communications sont coupées. Vous êtes fini, se réjouissait la jeune femme.
Le déchu tendit tout à coup le canon de son blaster vers son visage.
- Mon dernier acte de Premier Régent sera votre exécution, Conseillère. Il est temps que vous rejoigniez votre père, adieu.
Il pressa la détente mais l’arme n’émit qu’un clic ridicule. Il recommença vainement avant de s’apercevoir que la cellule énergétique manquait.
Une vibrolame s’enfonça alors sous son diaphragme, lui coupant le souffle.
- Il est temps que je rende justice à mon père et à mon peuple. Adieu, Melok, ajouta Tina avec mépris.
Il s’écroula sur le dos, les traits tordus par l’agonie.
- Je rêvais de ce moment depuis longtemps.
Il fut secoué de spasmes jusqu’à ce qu’il cessa enfin de remuer. Elle ignorait s’il avait entendu ses derniers mots. Elle cracha sur le cadavre puis convoqua les gardes.
- Débarrassez-moi de ça, fit-elle aux gardes.
Ils s’exécutèrent prestement avant de s’asseoir à la place qui lui revenait enfin. Elle songea au passé, à ces années qu’elle avait gâchées à ruminer sa vengeance. Sa mère serait fière d’elle, justice avait été rendue.
Il ne lui restait plus qu’à confirmer à Delinki la réussite de leur coup d’État local. Kalad se chargerait de l’en informer.
- Madame, nous captons un appel de Coruscant, l’avertit un officier du palais.
- De Coruscant ? S’étonna-t-elle.
Voilà qui n’était pas prévu. Il avait été convenu que les appels hors système seraient limités au strict nécessaire, par le biais du sénateur Kalad. Pour préserver le secret au maximum. Les risques étaient trop grands.
Or voilà qu’elle recevait un appel direct.
- Vous êtes certain que l’appel est bien pour moi ?
- Oui, madame.
- Transférez-le-moi.
Elle s’assit à la place de Melok. Non, sa place. Elle pensait que cela lui conférerait assez de confiance.
Elle comprit qu’elle était loin du compte lorsque le buste holographique de Julius Contispex se matérialisa au-dessus de la table. Le visage de celui-ci ne manifestait aucune surprise mais au contraire, un large sourire.
- Ah bonsoir, Conseillère Ap Token. J’imagine que tout s’est passé comme prévu ?
- Je vous demande pardon ?
- Étant donné que Melok est responsable de la mort de votre père – avec mon consentement, je le confesse – j’en déduis que vous avez dû mettre fin à son existence.
Tina sentait que ses mains devenaient moites. Elle aurait nié si on lui avait posé la question mais elle le redoutait.
Elle en avait peur.
- Je ne vois pas de quoi vous parlez.
- Cessons cette comédie. Je sais tout de votre complot, trancha-t-il avec dureté. Les Hutt vous ont trahis.
La cruauté pétillait dans son regard. Tina savait qu’il ne lui mentait pas.
- Mais soyez sans crainte, Conseillère, ils n’échapperont pas à leur châtiment. Je sais que l’amirale Delinki doit rallier le blocus installé par mes ennemis autour de Coruscant. Après avoir égaré l’amiral Jehun et la Deuxième Flotte.
Il esquissa une moue.
- Je ne pense pas que cela soit judicieux.
- Pourquoi, Chancelier Suprême ?
Elle avait repris contenance et la haine de la République s’entendait dans sa voix.
- Parce que vous laisseriez votre système et ceux de vos alliés de l’Axe sans flotte pour les défendre, sans être certains que la Deuxième Flotte ne représenterait plus de menace. Malgré la passion qui vous anime, je ne doute pas que vous comprenez qu’il serait dangereux d’envoyer vos forces soutenir une entreprise terroriste, Conseillère. Les conséquences seraient terribles.
Contispex pesait et pensait chaque mot prononcé. Tina ressentit le frisson du malaise qui s’emparait de tout son être.
- Que m’offrez-vous, Chancelier ?
- La stabilité, la continuité… et la paix.
- Le traité signé à la fin de la Crise Alsakan court toujours, donc ?
Il hocha la tête, l’hologramme se brouilla un instant.
- C’est ce que j’entendais par stabilité et continuité.
- Dans ces conditions, j’accepte, répondit-elle après avoir brièvement hésité.
Même si elle n’en montra rien, elle était horrifiée par ce qu’elle venait de dire. Elle avait pris une décision sans avoir consulté ses alliés. Contre ses alliés. Et il était évident qu’ils ne partageraient pas sa position.
Ce qui ne laissait plus qu’une seule option.
- Excellent, susurra-t-il. J’imagine que cela ne posera pas de problèmes de convaincre l’Archaiad de cette sagesse.
- Je prendrais les dispositions nécessaires.
- Je suis certain que notre collaboration sera fructueuse. Bonne continuation, Première Régente. Et soyez aimables de ne pas prévenir vos amis républicains, en gage de votre bonne foi.
L’étau se desserra sitôt la transmission achevée. Elle reprit une respiration plus apaisée, elle devait agir sans tarder. Asseoir son pouvoir, anticiper les évènements.
Elle contacta les Forces de Sécurité.
- Madame ?
- L’Archaiad a confirmé votre nomination au poste de Velcaz, capitaine Athel ?
- La Conseillère Te’hissan m’en a fait part.
- Trouvez le sénateur Kalad et arrêtez-le. Discrètement, insista-t-elle, je ne veux pas de scandale.
L’hologramme de Athel trahissait son hésitation.
- Madame ?
- Rappelez la Flotte et faites savoir à l’amirale Delinki que l’Archaiad l’a convoquée. Vous l’arrêterez aussitôt qu’elle aura atterri à Xenvaer.
Et la Deuxième Flotte, libre de ses mouvements, serait libre de piéger les vaisseaux républicains de Riyan Lix.
J’ai vengé mon père mais sali son honneur. Il n’aurait jamais approuvé.

Des larmes glissaient sur ses joues. Les Kalad l’avaient accueilli avec sa mère, après l’assassinat de son père. Elle les avait trahis, elle avait trahi ce qu’elle aimait.
Elle ne se le pardonnerait jamais.


Voilà, j'espère que cela vous a plu :wink: ! On dirait que l'Opération Restauration a déjà du plomb dans l'aile :whistle: !

Allez, à la prochaine pour la suite :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Dim 17 Jan 2021 - 22:40   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Oh punaise ! :shock: A ce rythme, j'en viens à me demander si l'Opération Restauration va bien démarrer et avoir lieu ou si, au final, Contispex va pouvoir réussir à sauver sa peau en retournant les différentes factions les unes après les autres !

A moins que Contispex Jr ne souhaite en profiter pour se débarrasser de papa tout en faisant porter le chapeau à ses ennemis, tiens. Ce serait une idée non ? Bon, une idée qu'il serait impossible d'avoir tout seul tant il a l'air peu capable de monter un tel plan. Mais sa copine dont j'ai oublié le nom ? La folledingue ? Elle en serait capable, elle, non ? :sournois:

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Lun 18 Jan 2021 - 22:28   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour, L2 :wink: !

L2-D2 a écrit:Oh punaise ! :shock: A ce rythme, j'en viens à me demander si l'Opération Restauration va bien démarrer et avoir lieu


Sois rassuré, L'Opération restauration aura bien lieu :P ! C'est pour cela que le déroulement des évènements n'en sera que plus terrible :diable: !

L2-D2 a écrit:A moins que Contispex Jr ne souhaite en profiter pour se débarrasser de papa tout en faisant porter le chapeau à ses ennemis, tiens. Ce serait une idée non ? Bon, une idée qu'il serait impossible d'avoir tout seul tant il a l'air peu capable de monter un tel plan.


Contispex Jr n'est pas prêt à assumer le pouvoir et ses parents se sont chargés de lui rappeler, ainsi qu'à Leli :sournois: ! L'ambition viendra... plus tard :whistle: ! pour ol'instant, ils vont servir fidèlement leur famille et joueront un rôle dans le grand final :diable: ! Niark niark

L2-D2 a écrit:Mais sa copine dont j'ai oublié le nom ? La folledingue ? Elle en serait capable, elle, non ? :sournois:


Vu la mauvaise influence qu'elle a sur lui, c'est possible :diable: !
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Messagepar mat-vador » Sam 23 Jan 2021 - 22:18   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Quelques nouvelles à propos du tome 3 de Pius Dea, j'en suis à 66 pages... le moment rêvé pour exécuter un certain Ordre :diable: ! Houla, je fais un hors-sujet là...

Allez retour au tome 2, et c'est l'heure de l'Opération Restauration... que les festivités commencent :diable: !!!



Système de Coruscant, Opération Restauration

- Nous arrivons bientôt, mon commandant.
Riyan Lix qui fixait sans cesse le vortex de l’hyperespace, ne se détourna pas vers le lieutenant. La tension le crispait.
- Combien de temps ?
- Deux minutes, monsieur.
Riyan s’obligeait à regarder droit devant lui. Droit vers le destin…
- Les troupes sont prêtes ?
- Prêtes à investir la Station Ellipse aussitôt que vous en donnerez l’ordre, commandant.
Le pont de l’Outlander redoublait d’activité, l’équipage prenant conscience que quelque chose d’important se produirait bientôt.
- Trente secondes, commandant.
- Commencez le compte à rebours, lieutenant.
Il l’entendit à peine égrener les secondes. Ses pensées étaient tournées vers Zeya, il devait réussir pour elle, pour leurs enfants.
Puis ils réintégrèrent l’espace normal. Les étoiles scintillaient au loin, leur lumière blafarde reflétant la coque d’une grande structure hélicoïde, qui flottait immobile à vingt mètres d’eux. Riyan ordonna de lever les boucliers déflecteurs et de préparer les barges de transport.
Cinq décollèrent des hangars de l’Outlander et les quatorze cuirassés qui flanquaient leur homologue se déployèrent pour couvrir leur approche.
La Station Ellipse s’offrait à eux, elle qui avait été conçue peu après la fin de la Crise Alsakan pour prévenir toute incursion d’une armée ennemie au cœur même de la République. Fort heureusement, les communications avaient été brouillées par l’Outlander.
S’en emparer ne présenterait pas de difficultés, le personnel étant réduit au minimum pour assurer le fonctionnement de cette station automatisée.
- Ils se sont posés, commandant.
Bien, il n’avait pas été difficile de convaincre l’officier de cette station qu’il s’agissait d’une inspection de routine, en rapport avec les manœuvres officiellement autorisées par le Quartier Général.
Ses troupes n’auraient aucun mal à se rendre maîtres de l’installation.
- Rendez-moi compte lorsque la Station Ellipse sera sous contrôle.
- Sans faute, commandant.
- Vous avez scanné les environs ?
- Rien à signaler, commandant. La Flotte du Noyau a pris position sur la Route Commerciale Perlemienne et la Passe Corellienne.
Comme prévu, pensa Riyan.
- Merci, lieutenant.
Son subalterne s’éloigna pour surveiller les écrans tactiques. L’impatience le rongeait avant qu’on ne lui annonça la bonne nouvelle :
- La Station Ellipse est sous contrôle. Les boucliers planétaires ont été abaissés.
- Que les troupes gardent la base et envoient un rapport toutes les vingt minutes à l’Outlander. Aucune communication ne sera admise à l’extérieur, y compris pour prendre des nouvelles d’un proche.
- Oui, monsieur.
- Avertissez le commandant Skyrim et ouvrez un canal général, je veux parler aux équipages.
Il commença à parler peu de temps après.
- Ici le commandant Riyan Lix, de l’Outlander. Vous savez tous que vous avez été choisis et pourquoi vous avez été choisis. Je vous rappelle qu’il s’agit de servir la République et les principes sur lesquels elle a été fondée. De servir la République telle qu’elle doit être.
Sur le pont, il s’efforçait d’accrocher le regard de chacun de ceux ou celles présents avec lui.
- Il y a encore des non humains qui servent dans l’Armée et la Marine, je sais à quel point vous avez réussi à nouer des liens de camaraderie. Ils sont à l’image de ce que devrait être la République. Unie, fraternelle et diverse. Mais ce n’est pas cette République qui gouverne, actuellement.
Il ressentait leur confiance, à mesure qu’il parlait.
- Non, nous sommes opprimés par la haine et la peur. Nous savons qui est responsable de cette situation.
Le nom de Contispex ne fut pas crié mais ce fut comme si c’était le cas.
- Nous devons en finir, peu importe la gratitude à laquelle nous aurons droit. Je compte sur vous, c’est maintenant que le plus délicat commence.
Il fit un pas en avant.
- Vive la République ! À bas le tyran !
- À bas le tyran ! Fut-il crié en chœur.
Riyan Lix leva la main pour les faire taire.
- Coruscant nous attend, mes amis. Préparez-vous à la nouvelle aube.
Le silence revint avant que la flottille ne se mit en position, contournant la Station Ellipse, tombée entre leurs mains.
Ils sautèrent en hyperespace, vers leur destin. L’Opération Restauration avait commencé.

Coruscant, Quartier Général de la Marine, Opération Restauration

La Suprême Amirale Ekia Helder étudiait les hologrammes des cuirassés Gilagimar de la Flotte du Noyau qui bloquaient la Route Commerciale Perlemienne et la Passe Corellienne. La vétéran de la Crise Alsakan se rangea à hauteur de son aide, un jeune corellien amaigri qui consultait les rapports sur des datapads.
Elle l’observait avec défiance, s’étant contentée de lui taire le véritable objectif des soit-disant manœuvres à grande échelle de la Marine dans le Noyau.
- Des nouvelles ? Lui demanda-t-elle.
Le jeune homme sorti fraîchement de l’académie navale, sursauta, pris de dépourvu.
- Oh, rien d’important. Certains vaisseaux de fret et de particuliers ont tenté de transgresser le blocus mais le commandant Skyrim assure que tous ont été repoussés. Quelques arraisonnements, des confiscations de marchandises douteuses à signaler et des arrestations pour les pilotes les plus vindicatifs.
- Dites à Skyrim de libérer les prisonniers après la fin des manœuvres. Ils ne doivent pas perturber les exercices.
Hors de question de risquer la moindre fuite, certains pouvaient être des agents de Contispex. Elle promena ses yeux autour d’elle, sur les quelques gardes et officiers. Tous humains, qu’elle ne connaissait pas.
Elle n’avait pas pu les remplacer sans éveiller les soupçons. C’était un risque, l’un d’eux pouvait peut-être lui planter une vibrolame dans le dos.
Elle devait continuer, avec cette menace présente.
- D’où venez-vous ? Demanda-t-elle au corellien.
- Coronet, madame.
Elle hocha la tête.
- Je suis née sur Coronet mais j’habite Coruscant depuis longtemps.
- J’ai toujours résidé sur Corellia. J’ai déjà le mal du pays alors que ça ne fait que trois jours que je suis ici.
- Vous avez eu l’occasion de visiter la Cité Galactique ?
Il hésita, réprimant son malaise.
- Eh bien, euh, je suis allé voir du côté d’une de ces Zones de Sécurité Prioritaire.
- Qu’en avez-vous pensé ?
Il blêmit devant la question, comprenant qu’il devait être prudent.
- C’est hum particulier.
- Le Chancelier Suprême a estimé qu’il était nécessaire d’assurer la sécurité de ses citoyens. Officiellement. Vous comprenez ?
Elle avait insisté lourdement pour lui faire réaliser qu’il était encore dangereux d’exprimer ses opinions à voix haute.
Ce n’était pas encore l’heure de la délivrance, de la fin de l’obscurantisme. Pas encore.
- Parfaitement, madame.
Il avait saisi le message. Il consulta de nouveau son datapad.
- J’ai des nouvelles de l’Outlander, madame.
- J’écoute.
- La Station Ellipse est sous contrôle.
La Suprême Amirale fut soulagée, tout se déroulait comme prévu. Elle envoya le signal convenu aux autres conjurés postés sur Coruscant. La capitale serait investie, Contispex arrêté et la démocratie restaurée. Une nouvelle aube se lèverait sur une République libérée de la terreur.
Une nouvelle ère début…
Un hoquet d’agonie retentit juste à sa droite et elle pivota pour surprendre un des gardes qui poignardait le jeune aide corellien à la poitrine. Les pupilles de celui-ci traduisaient son désarroi alors que l’assassin déclarait avec froideur :
- Soyez bénis.
Ekia dégaina son blaster pour l’abattre mais elle ne put presser la détente à temps. Deux soldats s’étaient glissés dans son dos et elle sentit les lames fouiller sa chair au niveau de ses hanches et de ses omoplates.
- Les Contispex vous saluent, entendit-elle.
Elle s’affala sur le dos, se vidant de son sang. La douleur s’estompa rapidement pour laisser place à l’engourdissement puis au froid et enfin le silence.
À jamais.


Voilà, j'espère que cela vous a plu ! Et un gros domino vient de tomber... ce n'est pas le dernier :diable: !

Vous avez de la chance, je vends aussi des paquets de kleenex avec les paquets de lessive :transpire: !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Mer 27 Jan 2021 - 16:53   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Alors autant je m'attendais à ce que l'Opération Restauration se révèle être un échec, autant je n'imaginais pas que cela parte en vrille aussi rapidement ! :shock: Et en plus tu nous mets dans une fausse tranquillité avec la première partie de cet extrait, où tout commence bien... avant que ça ne vire au dramatique !

Et alors, 66 pages du tome 3, déjà ? Punaise ! Il te reste d'ailleurs beaucoup du tome 2 à publier ou on s'approche de la fin (je me doute que l'Opération Restauration représente son climax, mais cela ne dit pas où nous en sommes ! :wink: )

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mer 27 Jan 2021 - 19:36   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Alors autant je m'attendais à ce que l'Opération Restauration se révèle être un échec, autant je n'imaginais pas que cela parte en vrille aussi rapidement ! :shock: Et en plus tu nous mets dans une fausse tranquillité avec la première partie de cet extrait, où tout commence bien... avant que ça ne vire au dramatique !


Comme les éléphants, j'aime tromper mon monde énormément :diable: ! La Suprême Amirale était un élément clé de la conspiration, et elle donne le feu vert pile juste avant de se faire assassiner :x ! Vu que ça va aller de Charybde en Scylla, le suspense consiste à savoir qui va mourir, qui va survivre :sournois: ... je vous laisse faire vos pronostics :diable: :P !

L2-D2 a écrit:Et alors, 66 pages du tome 3, déjà ? Punaise ! Il te reste d'ailleurs beaucoup du tome 2 à publier ou on s'approche de la fin (je me doute que l'Opération Restauration représente son climax, mais cela ne dit pas où nous en sommes ! :wink: )


Récapitulons... le tome 1 ( sans mise en page ) fait 226 pages. Le tome 2 que j'ai bouclé, il y a trois mois, en fait 320. J'ai donc publié 246 pages et donc 43 chapitres, ce qui fait qu'il reste... 74 pages répartis en 17 chapitres + un épilogue. Évidemment, à partir de maintenant, cela sera centré sur le déroulement de l'Opération Restauration et ses conséquences. Tout va se jouer en quelques heures, en une nuit, ce sera intense, tendu, étouffant... et sanglant:sournois: !

Mine de rien, on est dans la dernière ligne droite, l'ultime grand arc de ce tome 2 !

Qui vivra ? Qui mourra ? Réponse dans les prochains extraits :D !
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Messagepar mat-vador » Sam 30 Jan 2021 - 22:01   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous, comment allez-vous ?

Allez, c'est l'heure de la suite de l'Opération Restauration :sournois: !


Coruscant, ambassade d’Alderaan, Opération Restauration

Tali Organa inspectait les portraits de sa famille accrochés au mur. Elle soupira devant les représentations de Deren et de ses petits enfants, leurs petits visage illuminés d’insouciance et de joie figée par le pinceau de l’artiste.
À jamais immortalisé.
Enler Mansur, assis sur le divan, observait le fonds de son verre. Il l’avait à peine entamé et les tics qui agitaient ses mains, indiquaient son impatience que l’attente accroissait. La nuit venait de tomber sur cette partie de la Cité Galactique.
Le commenorien pensa à la famille qu’il avait laissée sur son monde natal. Le dernier message de sa femme le prévenait que son père leur préparait à dîner. Une initiative qui permettrait de renouer les liens avec son fils.
La sénatrice consentit à le rejoindre.
- À quoi pensez-vous ? Lui demanda-t-il.
- Au présent, aux décisions que nous avons prises. Et aux conséquences si nous échouons.
- Nous n’échouerons pas. Contispex a commis l’erreur de nous unir tous contre lui. Même les Hutt nous ont ralliés.
- Parce qu’ils ont peur, répondit-elle avec tout le mépris dont elle était capable à l’égard des kadijics de Nal Hutta.
- Comme nous tous, fit-il en lui prenant la main.
Elle accepta cette marque d’amitié.
- Je me préoccupe de la République et de l’avenir de ma famille sur Alderaan. De l’héritage que je laisserai après moi.
- Vous vous inquiétez pour Deren ?
- Il est tout à fait capable de défendre les intérêts de notre Maison. Ce sont ses alliés qui m’inquiètent.
- Les Rist ?
Elle acquiesça.
- Le Baron Rist a invité Deren et la Maison Metasi à la Fête des Étoiles ce soir, à Aldera. Et je doute que ce soit pour le simple plaisir de s’amuser.
- Vous n’aviez pas conclu une alliance ?
- Si, mais les Rist sont sournois. Ils chercheront encore à marchander avec Deren en profitant de mon absence.
- Ils le croient plus faibles que vous, suggéra son ami.
La dureté imprima la réplique de la dignitaire.
- Deren leur montrera qu’ils ont tort de le croire.
Une sonnerie perturba la conversation, qui provenait de la table de travail de Tali, à quelques mètres. La sénatrice se leva vivement pour l’examiner. Elle croisa le regard de son complice, ses traits ridés, baignés de satisfaction.
- Skyrim vient de nous envoyer le signal.
- Alors nos miliciens vont passer à l’action avec les Jedi dissidents et les résistants du ghetto.
- Nous n’avons plus qu’à attendre avant de convoquer Contispex au Sénat.
Oui, ils n’avaient plus qu’attendre l’appel de Merruten, un des chefs milicien de Commenor, qui leur confirmerait qu’ils cernaient le bâtiment du Sénat, avec l’aide des Jedi dissidents de Kotil Marek.
Ils contacteraient ensuite Contispex sur sa fréquence privée pour l’attirer dans la souricière, sous n’importe quel prétexte.
Enler reçut l’appel tant entendu.
- Ici Mansur.
- Nous avons investi la Place du Pardon et bouclé le Sénat, fit la voix de Merruten à travers le comlink.
- Les Jedi de Marek sont présents ?
- Ils ne sont pas encore arrivés, sénateur.
- Nous vous rejoignons, attendez-nous, Merruten.
Tali Organa fixa une dernière fois les portraits de sa famille puis le Crépuscule des Killiks de Jantheus Khaddar. Elle demeurait fascinée par cette tempête de feu à l’arrière plan, qui illuminait l’horizon flou.
Elle priait qu’une tempête semblable balaie bientôt Contispex et sa clique de fanatiques.

Temple Jedi, Opération Restauration

Kotil Marek inspecta l’état de sa batterie alimentant son sabre laser. Le signal était vert, il s’empressa de la brancher à la crosse de son épée courbée. Cela fait, il accrocha la batterie dans son dos juste au-dessus des hanches tandis que son sabre laser pendait à la ceinture. Il s’empara de sa bure, rangée sur son lit.
Par curiosité, il étudia son reflet dans le miroir au-dessus de l’évier sur sa droite. Il fut déconcerté par cette figure hirsute, cette expression farouche, ces yeux ardents de passion qui lui faisaient face et le foudroyaient.
Il eut du mal à croire que ce visage lui appartenait.
Est-ce vraiment moi ? Ai-je changé à ce point-là ? Pas étonnant que la plupart me regardent de travers.
Il s’écarta puis camoufla sa tête sous le capuchon. Il sortit de sa chambre pour retrouver quatre autres condisciples. Eux aussi fin prêts.
- Allons-y, leur fit-il après les avoir salués.
Ils lui emboîtèrent le pas alors qu’il les conduisait vers la sortie. Avant de parvenir jusqu’au hall principal, il ressentait l’impatience de plusieurs sensitifs qui attendaient, tous en tenue et encapuchonnés.
Tous pivotèrent, lorsqu’ils détectèrent sa présence dans la Force. Ils étaient plus d’une trentaine, c’était plus que ce que Kotil en avait espéré.
Peut-être restait-il quelque chose à sauver de l’Ordre Jedi.
- Je vous remercie de m’avoir rejoint et de ne plus obéir au Haut Conseil qui a prouvé depuis longtemps son inaptitude à diriger l’Ordre. Nous montrerons que les vrais Jedi savent se sacrifier pour un idéal autre que le bon usage de la Force. Cette nuit, nous libérerons la République et offrirons à nouveau l’espoir.
Ils le suivraient, il était certain de leur loyauté. L’honneur des Jedi resterait sauf.
- Nous partons au Sénat. À l’heure qu’il est, les sénateurs de l’Honorable Fraternité doivent se réunir pour prononcer la destitution du Chancelier et la fin de son gouvernement. Nous devons veiller à ce qu’il n’y ait pas d’intrusion des partisans de Contispex. Suivez-moi, mes amis.
Il passa entre les rangs et marcha à leur tête jusqu’à la sortie. Gardée par un Jedi devant lequel ils stoppèrent net.
- Où sont les sentinelles ? Lui demanda Marek.
- Je les ai relevées, répondit Bekan Kalad.
Les traits de l’alsakani fit comprendre aux dissidents qu’il n’avait pas l’intention de leur donner satisfaction.
- Écarte-toi, Bekan.
- Je suis ici pour vous faire part de la décision du Haut Conseil, concernant le Chancelier Contispex. L’Ordre n’interférera pas dans ses affaires. Retirez-vous et il n’y aura pas de conséquences. Les portes resteront closes jusqu’à ce que les Maîtres en décident autrement.
Il avait posé la main sur son sabre laser, pour appuyer son ultimatum. Kotil fit de même, s’approchant d’un pas, adoptant une posture de défi.
- Dans ton intérêt, ne t’en mêle pas, Bekan. Je ne veux pas te blesser.
- Moi de même, mon ami.
Marek arbora une expression sévère.
- Je suis prêt à tout, Bekan. Je t’aurais prévenu.
Il activa son sabre laser, le halo vert émeraude de son épée illuminant ses traits déterminés. Montrant à l’alsakani que rien ne le ferait dévier de sa conduite.
- Alors vous ne me laissez pas le choix.
Dans un crépitement, un néon aussi lumineux que le soleil perça les ombres. Dans un chant uniforme, les sabres laser des soutiens de Kotil étaient eux aussi allumés… et ces derniers s’aperçurent que d’autres Jedi avaient surgi des couloirs et des entrailles du Temple pour les encercler et les menacer.
Les dissidents échangèrent des regards indécis puis Kotil força le destin en chargeant l’alsakani, l’arme brandie. Ce qui provoqua le début de la bataille fratricide.
Bekan, tout en reculant pour contrer les attaques de Marek, se demandait comment ils avaient pu en arriver là.

Temple de la Grande Déesse, Opération Restauration

L’édifice religieux du Pius Dea reposait, bercé par la nuit. Plongé dans un profond silence, tout comme les rues avoisinantes, éclairées par les nano réverbères en fonctionnement. Tout semblait désert.
Jusqu’à ce que des silhouettes ne progressèrent avec hardiesse, menées par un cathar et une zabrak en tenue de combat, encapuchonnés et dissimulés par de amples manteaux recouvrant ce qui pouvait trahir de loin, leur apparence de non humains.
Thrag et Fah’sel levèrent le poing pour stopper la colonne de combattants volontaires, s’arrêtant derrière un angle de mur, pour épier l’entrée du temple. La grande avenue qui longeait, ne contenait pas d’âme qui vive.
Le cathar abaissa le poing et les résistants investirent l’avenue, se collant contre les murs du temple pour encadrer l’entrée principale. Fah’sel ordonna à voix basse de poser les explosifs sur les verrous des lourds battants en bois.
Ils prirent un peu de champ et un claquement sec déchira la quiétude des lieux. De la fumée et une odeur de bois calciné irritaient leurs narines lorsqu’ils unirent leurs forces pour écarter les battants. Thrag désigna deux sentinelles pour les poster à la sortie.
Tous les autres s’engouffrèrent dans le corridor principal et surgirent au cœur du temple, blaster et vibrolame au poing. Ils progressèrent rapidement sans rencontrer le moindre adepte jusqu’au sanctuaire. Certains étudièrent avec timidité la statue qui trônait face à eux, représentant une femme aux bras ouverts.
La Déesse les toisait pour les rabaisser malgré son aspect accueillant et bienveillant. Tandis que Thrag et Fah’sel tentaient de s’orienter en étudiant les plans holographiques des lieux – du moins le peu que Enler Mansur était parvenu à soutirer ici lors de sa dernière visite – certains résistants s’enhardirent pour s’approcher de l’autel.
Ils virent sous le socle, les offrandes déposées par les croyants, des citoyens humains qui adhéraient à la doctrine de ce culte. À coups de pieds rageurs, ils commencèrent à les renverser, à les émietter. Thrag dut les freiner avec autorité.
- Arrêtez ! Leur grognait-il. Nous ne sommes pas là pour ça !
Il ne pouvait pas en effet les laisser aller à l’indiscipline même s’il partageait leur rancœur et leur volonté de revanche contre tout ce qu’ils avaient subi depuis des années dans le ghetto. Au bout de quelques secondes, la zabrak l’appela :
- Par ici, Thrag.
Elle tendait le bras vers la gauche, vers le bâtiment réservé aux Disciples de Hapos et aux prisonniers dont ils avaient la charge.
Cette fois un battant en duracier trempé leur barrait la route mais cela leur posa à peine plus de difficultés. Un rodien posa une charge sur la serrure, qui fut oblitérée peu après. Ils laissèrent filer deux secondes avant de pénétrer dans cette aile.
Là aussi, ils eurent droit au silence. À croire qu’ils venaient d’entrer dans une nécropole, ce qui les angoissa davantage.
Au fonds du couloir, ils virent un escalier. Thrag tendit ses oreilles équines avant d’entamer la descente. Il crut entendre des souffles, des murmures rauques.
- Là, fit-il à Fah’sel et aux autres.
Cette fois, la zabrak ouvrit la marche, le précédant. Le cathar sentit son pelage se hérisser sous le coup de la tension. Ce qu’ils découvrirent au bas des escaliers leur glaçait le sang. De part et d’autre, des cellules étaient pleines à craquer de repentants en haillons aux traits émaciés – dont quelques humains – qui tendirent leur main vers eux, à travers les barreaux rouillés.
- Libérez-nous ! Criaient-ils.
Ce que les résistants s’empressèrent de faire, en brisant les serrures à coups de blaster. Ils les en extirpèrent un à un, les prenant dans les bras et échangeant quelques effusions.
Thrag entendit d’autres cris plus loin. Escortés de quelques partisans, il fendit la foule qui se densifiait et freina devant une grande cellule à l’écart des autres. Il compta horrifié, les prisonniers étalés à même le sol et enchaînés les uns aux autres.
Ils étaient plus d’une centaine, peut-être plus.
D’une poigne rageuse, il força la porte de la cellule et commença à briser leurs entraves, à tirs précis de blaster.
C’est alors qu’il entendit un petit cri familier.
- Grand-père ! Grand-père !
- Malk ! S’écria-t-il en retour.
Le petit cathar tendit les bras, les yeux emplis de joie et d’espoir. Sans réfréner ses émotions, il le serra contre lui en pleurant.
- Tu vois, Malk ? Il ne fallait pas désespérer.
Ainsi s’exprimait une jeune prisonnière twi’lek bleue qui caressait la tête de l’enfant avec une grande affection.
- Grand-père, c’est Mithi ! C’est ma nouvelle maman !
Le cathar étudia la twi’lek avant de lui sourire. Il baissa malgré lui, les yeux sur la prothèse en bois de Malk, remplaçant sa main droite.
- Merci d’avoir pris soin de lui, madame.
- Je vous en prie, c’est surtout lui qui a pris soin de moi.
Les prisonniers se levèrent, n’arrivant pas à croire qu’ils étaient libres. Tout montrait qu’ils avaient été durement éprouvés par leur captivité et les sévices infligés par les membres de ce culte fanatique.
Il était temps de mettre fin à ce cauchemar.
- Sortons-les d’ici ! Héla-t-il à la zabrak.
Fah’sel répondit d’un simple geste du poignet tout en soutenant un chagrien amaigri. Thrag qui gardait son petit-fils près de lui, la rejoignit.
- Il y a quelque chose d’étrange, lui glissa-t-elle.
- Quoi donc ?
- Nous n’avons croisé aucun croyant, aucun Disciple de Hapos.
Le cathar lança une réponse peu convaincante.
- Peut-être qu’ils se terrent.
- Ils ne nous auraient jamais laissé entrer dans leur temple, insista-t-elle.
Le félinoide feula.
- Alors, ne perdons pas de temps.
Les prisonniers libérés furent évacués du bâtiment en désordre, et la zabrak décida de réorganiser ce troupeau, de manière à ne pas attirer l’attention sitôt qu’ils seraient à l’extérieur de l’édifice religieux.
Thrag choisit de contacter les sentinelles.
- Ici, Thrag, rien à signaler ?
Son comlink ne lui retranscrit aucune réponse. Un silence de mauvais augure.
- Répondez ! Pressa-t-il.
Alors qu’il perdait patience, une voix lancée depuis un haut-parleur installé sur l’un des miradors les immobilisa. Celle du Grand Prêtre Imesais.
- Frères et Sœurs, Enfants de la Déesse, des impurs souillent ce lieu consacré à notre Mère bienfaitrice ! Purgez notre havre des mécréants et des impies !
Le cathar eut seulement le temps de croiser le regard apeuré de la zabrak avant que des hurlements de haine ne tonnèrent.
Brusquement ils surgirent de toutes parts, vibrolame au poing. Les Disciples de Hapos, les traits tordus de hargne se ruèrent en masse sur les aliens, encerclés.
- La Déesse est grande ! Clamaient-ils.
Les résistants n’eurent pas le temps de se préparer car les fanatiques traversèrent les rangs, une tempête s’abattant sur ces malheureux qui avaient cru en la lumière d’une nouvelle aube, qu’ils ne verraient peut-être pas se lever.
Mithi se précipita pour serrer Malk dans ses bras tandis que le cathar dégaina son blaster et abattit ses premières victimes.
Il ne leur restait plus qu’à se battre pour pouvoir fuir ce traquenard.


Voilà, j'espère que cela vous a plu ! Et dites que ce n'est que le début :diable: !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Dim 31 Jan 2021 - 11:41   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Mais ça part totalement en vrille ! L'opération dans le Temple de la Grande Déesse s'annonce sanglante, l'Ordre Jedi a pris les armes contre ses propres membres qui prennent part à la conspiration (je trouve ça totalement aberrant n'empêche : le Conseil estime donc que tout va bien, on ne voit rien ? :perplexe: Belle ouverture d'esprit...) et je crains que Tali Organa n'ait raison de se méfier de ce qu'il pourrait arriver à son fils sur Alderaan. D'ici à ce que Contispex y ait trouvé quelques alliés sur place, il n'y a qu'un pas...

Vivement la suite ! Tu nous laisses en plein cliffhanger ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mar 02 Fév 2021 - 19:57   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans ( Tome 2 )

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Mais ça part totalement en vrille !


C'est ça qui est bon :x !!!

L2-D2 a écrit:L'opération dans le Temple de la Grande Déesse s'annonce sanglante,


Pauvres résistants :whistle: ...

L2-D2 a écrit: l'Ordre Jedi a pris les armes contre ses propres membres qui prennent part à la conspiration (je trouve ça totalement aberrant n'empêche : le Conseil estime donc que tout va bien, on ne voit rien ? :perplexe: Belle ouverture d'esprit...)


Ce sont surtout des pleutres.

L2-D2 a écrit:et je crains que Tali Organa n'ait raison de se méfier de ce qu'il pourrait arriver à son fils sur Alderaan. D'ici à ce que Contispex y ait trouvé quelques alliés sur place, il n'y a qu'un pas...


J'ai prévu un gros chapitre sur Alderaan :diable: !

L2-D2 a écrit:Vivement la suite ! Tu nous laisses en plein cliffhanger ! :oui:


Pressé de connaître la suite ? Il faudra patienter jusqu'à samedi... tu connais les règles de la maison :P :jap: !
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Messagepar mat-vador » Sam 06 Fév 2021 - 22:09   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 2 )

Bonsoir à tous, comment allez-vous ?

Allez, on poursuit sur l'Opération Restauration avec le retour de notre jeune twi'lek Naha :oui: :oui: :oui: :cute: :cute: !!!


Résidence des Contispex, Opération Restauration

- Tu te sens prête ? Demandait Wils à Naha.
Camouflée dans l’ombre d’une ruelle avec son compagnon, la jeune twi’lek Lethan se pencha pour risquer un regard derrière l’angle du mur.
Les Disciples de Hapos gardaient farouchement l’entrée de l’immeuble qui abritait le domicile des Contispex, comme prévu.
- Tu m’as déjà posé la question, grogna-t-elle.
Le jeune cathar arbora un air contrit.
- Je voulais seulement être sûr, c’est tout. Je sais ce que cet endroit évoque pour toi.
- Ne parle pas de malheur.
Wils jugea préférable de changer de sujet.
- Tu sais, ma tante prépare une nouvelle recette de cuisine. Ça devrait te plaire.
Naha soupira d’un air pincé.
- Wils…
- Bon d’accord, je me tais.
Elle lui bourra finalement l’épaule pour lui faire comprendre qu’elle l’appréciait malgré tout.
- Allez, fais-moi un sourire, murmura-t-elle.
- On devrait peut-être se concentrer sur notre mission.
À l’instant où il lui rappelait leur priorité, une explosion se fit entendre aux alentours. Naha se pencha de nouveau et surprit les Disciples de Hapos commencer à s’agiter nerveusement. Peu après, une des leurs, accourut dans leur direction.
- Mes Frères ! Mes Frères ! Appelait-elle.
Les autres adeptes s’approchèrent d’elle, l’un d’eux la questionnant.
- Que se passe-t-il, Sœur ?
La femme chauve en toge pourpre – que n’était autre que la résistante Senya Torred, déguisée pour l’occasion – prit un air éploré suppliant.
- Des impurs attaquent nos frères, les Gardiens de la Pureté, à trois rues d’ici ! s’exclamait-elle.
Les Disciples de Hapos n’hésitèrent pas, brandissant des armes blanches. Senya tendit un index vers l’ouest et ils s’empressèrent de filer dans la direction indiquée.
Senya les guetta avant de pivoter vers la cachette de Wils et de Naha. Elle siffla à l’aide de ses doigts, pour leur indiquer que la voie était libre.
Les deux militants de Justice et Diversité la rejoignirent pour la féliciter.
- Excellent déguisement, la railla le jeune cathar.
Senya demeura impavide.
- Il ne doit plus rester beaucoup de Disciples de Hapos dans l’immeuble, il faudra rester quand même vigilant, prévint-elle Naha.
Ils lui emboîtèrent le pas, traversant l’allée jusqu’à l’entrée de la résidence. Ils se concertèrent ensuite dans le hall, aux pieds du turbo ascenseur.
- Prions que Bengsem et les autres gagnent le plus de temps possible pour nous, s’ils ne parviennent pas éliminer les Disciples de Hapos.
- Vous ne devriez pas douter d’eux, la réprimanda Wils.
Cette fois, Senya le dévisagea froidement.
- Peu importe, il n’y a pas de temps à perdre. Tu es sûre de pouvoir le faire ? Adressa-t-elle à la twi’lek.
Celle-ci serra les dents, ses lekkus tremblant sur ses épaules.
- Je réclame seulement la justice, Senya.
- Bien, allons-y, fit l’humaine. Wils, tu nous attends ici.
Le cathar protesta.
- Ce n’est pas ce qui était prévu.
- Une twi’lek risque de suffisamment attirer l’attention. Pas besoin que tu en rajoutes, trancha l’ancienne pilote de la République.
Le cathar coucha ses oreilles en arrière, signe de son dépit. Puis il attrapa l’épaule de Naha alors qu’elles entraient dans la cage du turbo ascenseur.
- Tu as huit minutes, expliqua-t-il à sa compagne. Si tu n’es pas revenue d’ici là, je te sortirai de cet endroit. Mission accomplie ou pas.
Elle le repoussa délicatement.
- Tout se passera bien, je ne serai pas seule.
Elle accrocha le regard de Wils encore une fois alors que le battant se referma entre eux. Le turbo ascenseur les éleva toutes les deux, tassant leur estomac et le comprimant jusqu’à ce qu’elles se sentirent nauséeuses.
L’ascension prit fin rapidement et elles déboulèrent dans le couloir, tombant nez à nez avec un Disciple de Hapos qui les fixa avec défiance.
- Bonsoir, Frère, fit Senya en le saluant les paumes jointes. Que la Déesse te guide sur le chemin de la Vertu.
Un instant décontenancé, il répondit en s’inclinant.
- Que la Déesse t’accompagne sur la Voie de la Pureté, Sœur. Que fais-tu avec cette impure ?
- Frère Ethan souhaite s’entretenir avec elle.
Naha sentit le soupçon peser sur elle lorsqu’il l’étudia de haut en bas avec un mépris non dissimulé. Puis il esquissa un sourire de mauvais augure.
- Je suis certain que Frère Ethan sera ravi de remettre cette pécheresse sur le droit chemin. Par ici, les invita-t-il en passant devant elles.
- Inutile, nous connaissons le chemin, fit Senya qui le poignarda deux fois aux reins.
L’adepte s’écroula dans un hoquet de douleur, les traits déformés par la stupeur. Senya Torred l’ignora avec dédain alors qu’il agonisait, l’enjambant avec Naha. La twi’lek l’amena vers le fonds du couloir, devant une grande porte.
- C’est ici, indiqua-t-elle.
L’ancienne pilote de chasse étudia les lieux avec défiance, éclairée par la lumière tamisée produite par les néons suspendus au plafonds. Elle rabattit le capuchon pourpre sur sa tête chauve, glissant le blaster dissimulé dans sa manche vers sa paume.
- Je t’attends ici, répondit-elle. Dépêche-toi.
Naha hésita avant de dégainer la vibrolame de sous son large manteau brun qui recouvrait sa silhouette. Puis elle franchit le seuil, débouchant dans le salon familial. Ses yeux mirent du temps à s’habituer à l’obscurité épaisse.
Puis elle fit prudemment un pas après l’autre, de crainte de faire du bruit. Si tout se passait comme prévu, les sénateurs de l’Honorable Fraternité ont dû réussi à attirer Julius Contispex et sa femme au Sénat, hors de leur domicile.
Il ne devait y rester plus que Ethan et cette perverse de Leli. Elle raffermit ses doigts sur la garde de son arme blanche.
C’était si calme, tellement silencieux.
Elle était parvenue au milieu du salon, longeant le divan quand elle entendit un froissement de tissu provenant du rideau replié près du balcon. Elle voulut réagir lorsqu’elle perçut une ombre indéfinie surgir, le bras levé.
Elle écarquilla les yeux avant quelque chose de lourd et de rond ne s’abattit rudement sur son crâne, la plongeant dans des ténèbres plus profondes encore.

Commenor, Opération Restauration

Le Consul Himsek Tamik était penché sur sa table, en train de rédiger sur du flimsi, une déclaration où il demanderait le lendemain les pleins pouvoirs au parlement, pour mettre hors d’état de nuire les partisans de Contispex. Il fallait empêcher ces derniers de réagir avec virulence lorsque leur idole déchue se retrouverait à comparaître devant le Sénat pour répondre de la terreur et des crimes commis pendant son règne.
Bien évidemment, il attendrait la confirmation de la réussite du complot sur Coruscant, l’appel que lui enverrait le sénateur Mansur. Sa main tremblait alors qu’il venait de terminer la première version de son discours.
Il posa le stylu sur le pupitre et brandit sous ses yeux, déchiffrant les inscriptions en aurebesh, à l’aide de la petite lampe posée devant sa figure. Bon, cela ne lui semblait pas si mal même s’il demeurait quelques tournures de phrases à peaufiner.
Il verrait ces menus détails cette nuit, avant la session du parlement. Il inspira profondément et fixa le paysage urbain par la fenêtre, sur sa droite. Il s’étonna de constater que le jour venait de tomber, le temps était passé si vite.
Bien, il était temps de rentrer, de profiter de sa famille… et de penser à son malheureux frère emprisonné dans ce maudit Temple de la Grande Déesse sur Coruscant. Enler lui avait assuré qu’une opération serait menée pour le libérer avec d’autres prisonniers.
Il priait pour leur réussite, pour l’instant, il n’y avait pas grand-chose qu’il puisse faire pour les aider.
Il rassembla alors ses affaires pour les entasser au fonds de sa valise luxueuse et rangea la feuille de flimsi à l’intérieur de sa chemise de soie épaisse.
Occupé à cette tâche, il sursauta lorsque la porte en bois craqua en s’ouvrant. Cinq humains chauves en toge sombre firent irruption dans son bureau et se déployèrent pour lui couper la retraite. Il frissonna lorsqu’il comprit qu’il avait affaire aux Disciples de Hapos.
Parmi eux, la figure osseuse d’un homme aux traits étirés mais familiers l’intrigua particulièrement. Il s’exclama, l’ayant reconnu.
- Melun ?
Une joie indescriptible le submergea. Son frère était revenu, il se tenait devant lui ! Il ne parvenait pas à y croire, c’était un miracle. Enler avait réussi !
Puis il réalisa que quelque chose ne collait pas dans cette vision idyllique. Melun le regardait fixement, sans émotion. Comme s’il n’était rien d’autre qu’un étranger.
- Melun, c’est moi, Himsek ! Ton frère !
Ignorant les autres Disciples de Hapos, il contourna la table pour le prendre dans ses bras.
- Ils t’ont libéré, alors ?
Melun répondit d’une voix mécanique qui semblait appartenir à quelqu’un d’autre.
- Oui, j’ai été libéré… la Déesse a entendu mes prières et m’a montré la vérité sur l’homme médiocre que j’étais. Je me suis engagé sur la Voie de la Vertu et j’ai prié la Déesse pour que tu retrouves le droit chemin comme tant d’autres pécheurs.
- Melun, qu’est-ce que tu racontes ? S’inquiéta le Consul. Tu n’es pas toi-même !
- Tout n’était que fausseté alors qu’elle est miséricordieuse, s’animait de plus en plus le revenant. Écoute son message et tu seras sauvé ! Tu dois renoncer aux plaisirs futiles, à la félicité et au pouvoir que tu exerces ! Tu ne dois servir que la Déesse car elle seule connaît la vérité sur chacun de nous !
Himsek s’écarta de lui tout en gardant ses mains posées sur ses épaules. Cet homme qui lui faisait face n’était pas celui qui l’avait connu. Ce n’était pas le frère avec lequel il était si intime, si complice pendant leur enfance.
Melun se cachait quelque part, à l’intérieur de cet intrus. Il devait l’en faire jaillir à tout prix pour ne pas le perdre.
- Melun, écoute-moi ! Tu vas revenir parmi nous, ta vraie famille ! Pas ces gens-là, ajouta-t-il avec dédain des autres adeptes impassibles du culte.
Le revenant laissait son regard errer dans le lointain. Se souvenait-il de ces années insouciantes de bonheur auquel il avait eu droit avant d’être emprisonné par le Pius Dea ? Savait-il que sa famille attendait son retour ?
- Himsek…
Un éclat dans le regard fit espérer le Consul. Oui, son frère était bien là, il n’avait pas entièrement disparu !
Quelque chose de froid pénétra son abdomen, au niveau du foie. Himsek baissa les yeux vers la garde d’une vibrolame enfoncée dans son corps, maintenue par Melun. Il tituba sous le coup de la douleur fulgurante, horrifié.
- Melun… pourquoi ?
- Tu dois être sauvé à tout prix, Himsek. Ton âme sera préservée par notre Mère bienveillante, tu emprunteras le Chemin de la Pureté hors du monde des mortels. Je te l’accorde, par amour fraternel. Essaies de comprendre.
Melun retira sa lame et Himsek continua de plonger ses iris dans les siens.
- Que… t’ont-ils… fait ?
- Je suis devenu leur frère, un Enfant de la Déesse. Qu’elle t’amène à jamais sur la Voie de la Vertu, Himsek.
Les Disciples de Hapos resserrèrent le cercle et le frappèrent à mort à leur tour. La chemise du Consul se colora d’une teinte funeste, reflétée par l’une des lunes du système. Himsek ne sentit plus rien alors qu’ils continuaient de le larder de coups de poignards froidement, sans remords.
La mort le prit enfin alors qu’il continuait d’agripper la toge sombre de son frère. Himsek Tamik n’était plus, sans n’avoir jamais cessé de le fixer avec tristesse.
Enler Mansur avait perdu son allié.


Voilà, j'espère que cela vous a plu ! Et bim, la pauvre Naha a pris un coup sur la tête :transpire: . Je n'arrête plus de penser à ce passage de Pinocchio où le chat Gédéon assomme son pote Grand Coquin :lol: !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Dim 07 Fév 2021 - 19:59   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 2 )

Extrait lu !

C'est une catastrophe ! :shock:

Contispex a tout prévu ! Et je crains fort que la jeune Naha ne s'en rende compte à son corps défendant, ça risque d'être le cas de le dire... :whistle: Sauf qu'elle a son allié qui attend à l'extérieur, et qui risque fort de s'inquiéter de ne pas la voir ressortir dans le délai imparti. J'ai hâte de savoir comment tout cela va finir dans la résidence du Chancelier Suprême... :sournois:

Et en parlant de Chancelier Suprême, voilà un candidat à la succession du tyran éliminé de la main de son propre frère radicalisé ! :shock: Tu ne rigoles clairement pas !

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mar 09 Fév 2021 - 22:30   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 2 )

Merci pour le retour :D !

Alors des nouvelles du tome 3 : 78 pages... j'avance pas beaucoup ces derniers temps, j'ai commencé ma préparation au concours interne de contrôleur des finances publiques et le timing est serré :whistle: pour rendre les devoirs. Bref, j'écris quand j'ai le temps :wink: !

L2-D2 a écrit:C'est une catastrophe ! :shock:


Et encore, t'as pas vu la suite :sournois: !

L2-D2 a écrit:Contispex a tout prévu ! Et je crains fort que la jeune Naha ne s'en rende compte à son corps défendant, ça risque d'être le cas de le dire... :whistle: Sauf qu'elle a son allié qui attend à l'extérieur, et qui risque fort de s'inquiéter de ne pas la voir ressortir dans le délai imparti. J'ai hâte de savoir comment tout cela va finir dans la résidence du Chancelier Suprême... :sournois:


La question est de savoir quel Contispex l'a assommée :sournois: ... en tout cas, Wils a intérêt à se bouger s'il veut la revoir en un seul morceau :siffle: !

L2-D2 a écrit:Et en parlant de Chancelier Suprême, voilà un candidat à la succession du tyran éliminé de la main de son propre frère radicalisé ! :shock: Tu ne rigoles clairement pas !


Ca, c'est pas le pire :roll: ...

L2-D2 a écrit:Vivement la suite ! :oui:


Allez, à samedi pour la suite de la rubrique nécrologique :hello: ! Qui va y passer ? Faites vos paris :diable: !
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Messagepar mat-vador » Sam 13 Fév 2021 - 21:28   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 2 )

Bonsoir à tous, comment allez-vous ?

Allez on continue notre ellipse sur Commenor, toujours dans le tragique et dans le sang :sournois: ! Préparez les kleenex :diable: !


Domicile des Mansur, Opération Restauration

Enea Mansur regardait avec tendresse ses enfants courir les uns après les autres, alors qu’elle mettait les couverts dans la salle à manger.
Les jumeaux Pesquile et Nethil étaient poursuivis par Cynem, leur sœur cadette qu’ils narguaient. Ils tournaient autour de la grande table, la fillette sur leurs talons éprouvant des difficultés à ne pas se laisser distancer.
- Maman, ils vont plus vite que moi ! C’est pas juste ! Se plaignait-elle.
La commenorienne se tourna pour réprimander les deux garnements.
- Les garçons, soyez gentils avec votre sœur.
- On veut pas ! Elle a qu’à courir plus vite ! Répliquèrent-ils à l’unisson.
Elle mit les poings sur les hanches, leur décochant un regard sévère.
- Soyez gentils ou je vous renvoie au lit, sans goûter ! Et je le dirai à votre père !
Sous la menace, ils soupirèrent.
- Bon d’accord, firent-ils.
Ils levèrent le pied et Cynem revint à leur hauteur.
- Je vous ai rattrapés, c’est moi la plus forte ! Cria-t-elle aux jumeaux.
- On t’a quand même aidé, fit observer Nethil.
- Oui, parce que t’es encore plus lente qu’une pâte molle, renchérit Pesquile, celui qui avait la tache de naissance.
- Pesquile ! Retire ce que tu as dit !
Ce dernier grogna finalement pardon, sous la pression de sa mère. Cette dernière recula pour contempler le décor.
Ah, il manquait les cuillères. À l’instant où elle quitta la salle à manger pour rejoindre la cuisine, les deux garçons lançaient à leur cadette :
- Maintenant, c’est à nous de t’attraper !
- Vous pourrez pas m’attraper, vous êtes plus bêtes que des Nerfs constipés ! Répondit-elle.
- Cynem, n’en profite pas ! La reprit sa mère.
Enea les laissa tandis qu’ils entreprenaient une nouvelle course, renversant les rôles. Elle aperçut son beau-père, un homme bedonnant, s’affairer près des fourneaux, lui tournant le dos tout en essuyant ses mains avec son tablier.
- Alors, Hafid ?
L’ancien sénateur de Commenor sursauta avant de pivoter, ne pas l’ayant pas vu s’approcher de lui. Il lui accorda un sourire qui paraissait forcé.
- C’est bientôt… c’est bientôt prêt !
Il haletait comme s’il avait du mal à respirer. Mais bon, après tout, cette soirée annonçait un temps orageux. Dehors, par la fenêtre, des éclairs striaient le ciel au loin. Enea espérait que le jardin n’en souffrirait pas trop.
- Encore deux minutes, annonça-t-il.
- D’accord, je vais dire aux enfants de se préparer.
- Je n’arrête pas de les entendre, ils sont incroyablement déchaînés.
Il ponctua cela d’un rire nerveux et l’épouse d’Enler lui sourit, quittant enfin la réserve qu’elle lui témoignait.
- Ils ont l’âge.
- Pesquile me fait penser à Enler, vous savez.
- Ah vraiment ?
Elle le contourna pour rafler quelques cuillères.
- On vous attend, déclara-t-elle en le quittant.
- Oui, je vérifie la cuisson et j’arrive.
Elle retrouva sa progéniture en proie à une virulente querelle infantile. Cynem était aux prises avec ses deux frères, les accusant d’avoir triché à la course.
- C’est toi qui es trop lente ! Protestait Nethil.
- Je vais le dire à maman que vous avez triché ! Glapissait Cynem.
- Cafteuse ! La traita Pesquile.
Enea vit débouler sa fille aux bords des larmes, qui s’agrippait à ses jambes, en pleurant.
- Maman, ils ont triché ! Ils ont triché !
Elle la consola ayant avoir posé les cuillères sur la table, puis foudroya les jumeaux.
- Regardez ce que vous avez fait, vous n’avez pas honte ?
Les deux frères baissèrent la tête, n’en menant pas large.
- On te demande pardon, maman, fit Pesquile d’une voix piteuse.
- Dites-le à votre sœur.
Nethil s’approcha de sa sœur et se serra contre elle..
- Allez, c’est pas grave, Cynem. On te demande pardon, c’était juste un jeu, tu sais ?
Pesquile en fit autant et Enea adoucit son humeur, les embrassant tendrement tous les trois. En l’absence de son mari, ils étaient ce qu’elle avait de plus précieux.
- Vous savez que maman vous adore, les petits diablotins. Même si vous êtes casse-pieds. Allez, installez-vous pendant que je finis de mettre la table.
Les enfants s’assirent sagement à la grande table ronde, les uns après les autres.
- Alors, maman, on mange quoi ?
- Un peu de patience, papy arrive bientôt, Cynem.
Ils trépignaient d’impatience et cela ravissait leur mère. Ils avaient besoin encore de cette insouciance, de connaître le plus tardivement possible, la brutalité et la dureté de cette galaxie. Peut-être plus pour longtemps, si les conjurés réussissaient à renverser Contispex cette nuit.
La galaxie n’en resterait pas moins dangereuse pour autant.
Mais il n’y avait pas besoin d’y penser maintenant. Cela pouvait attendre.
- J’arrive, annonça le beau père de Enea.
Hafid Mansur fit son apparition, à la grande joie de la famille. Les enfants s’agitaient, excités par l’odeur de cuisson qui parvenait à leurs narines.
- Alors, on mange quoi ? S’écriaient les chérubins.
- Ce soir, j’ai préparé un clafoutis aux amandes d’Anolla, une vieille recette de ma mère. Vous m’en direz des nouvelles mais attendez que ça refroidisse.
Il le posa au milieu de la table puis enleva son tablier.
- Allez, sers-nous ! Le pressa Nethil.
- Ne bousculez pas votre papy, les enfants ! Le tempéra sa mère.
L’ancien sénateur découpa le clafoutis en parts égales puis en déposa une sur chaque assiette, sauf la sienne.
- Voilà ! Bon appétit !
- Qu’est-ce qu’on dit, les enfants ? Fit Enea.
- Merci, papy !
Ils s’emparèrent de leur cuillère et entaillèrent leur morceau pour avaler goulûment la première bouchée. Enea se maîtrisa mieux pour ne pas avaler de travers.
- Alors, c’est comment ? Fit l’ex-dignitaire.
- C’est trop bon, papy ! s’exclamaient les jumeaux.
- J’adore ! Ajouta Cynem.
L’épouse d’Enler afficha un air appréciateur.
- C’est excellent, Hafid. Vous vous débrouillez très bien aux fourneaux.
- Merci.
Le compliment le faisait rougir, elle crut y déceler de la gêne.
- Vous devriez vous servir, l’invita-t-elle.
- Oh, ça ira, répondit-il. Je n’ai pas faim.
Il fuyait son regard, ce qu’elle trouvait étrange.
- Vous n’avez pas l’air dans votre assiette, lui fit-elle remarquer.
Il se racla la gorge.
- Je m’inquiète pour mon fils, Enea. J’espère que tout se passe bien pour lui.
Il disait sûrement la vérité mais pourquoi sa voix manquait-elle de sincérité ? Cynem leva tout à coup la main.
- Dis Papy, je peux en reprendre ?
- Bien sûr, ma chérie.
Sa voix tanguait, la remarque de sa belle-fille l’ayant sans doute déstabilisé. Il se leva de sa chaise et se pencha pour lui verser une autre part de clafoutis. Enea surprit ses mains trembler et elle se dévoua.
- Attendez Hafid, je m’en occupe.
- Merci, Enea, souffla-t-il visiblement soulagé.
Elle le relaya et fut sollicité par les garçons.
- Maman, tu nous ressers ?
- Oui, mes chéris.
Elle en profita pour se servir au passage et leur cuillère racla le fonds de leur assiette respective. Seule celle de Hafid demeurait vide.
- Vous devriez manger, insista Enea. Vous êtes pâle.
- Merci, je vais juste reprendre un peu d’eau.
Il s’empara de la carafe mais ses mains tremblaient tant qu’il en renversa à côté malgré lui. Cela échappa aux enfants en train de s’empiffrer mais pas à Enea qui le fixait avec plus de suspicion.
- Papy, pourquoi tu manges pas ? S’enquit innocemment Cynem.
- Parce que je mange déjà beaucoup trop, mon médecin m’a dit de faire un régime.
Il avala son verre d’eau d’une traite et tira sur son col, comme s’il souffrait de la chaleur.
- Je vais prendre l’air.
- Pas si vite, Hafid. Il faut qu’on parle, vous et moi.
Les traits du vieil homme étaient décomposés, exprimant à la fois la lassitude, la terreur et le désespoir.
- Dites-moi ce qui se passe. Que me cachez-vous ?
À l’instant où elle posait cette question fatidique, elle fut prise d’une brutale quinte de toux. Elle écarta la main qu’elle avait mise devant sa bouche pour ne pas postillonner. De minuscule gouttes écarlates tachaient sa paume.
Elle fut prise d’une soudaine sensation de nausée. Et elle entendit ses trois enfants éternuer violemment à s’en tordre les boyaux. Leur assiette et leurs vêtements furent éclaboussés de sang. Leur visage enfantin s’était décoloré.
- Maman… me sens pas bien.
La petite voix fluette de Cynem était éteinte, ce qui glaça sa mère qui la vit s’écrouler la tête dans son assiette, tout comme les jumeaux. Tous les trois, figés à jamais par la mort, les yeux grands ouverts, emplis d’incompréhension et d’effroi.
- Hafid… qu’avez-vous fait…
Elle bascula de sa chaise, s’effondrant à demi sous la table, sous les yeux de son beau-père qui éclata en sanglots.
- Je suis désolé, Enea.
Il parlait comme s’ils pouvaient encore l’entendre, lui pardonner et comprendre.
- Il fallait que je le fasse… je n’avais pas le choix, ils vous auraient fait subir des choses horribles.
Il se cachait le visage entre ses mains, ses larmes coulant entre ses doigts bouffis.
- Je devais vous épargner… je n’avais pas le choix. Contispex m’a appelé tout à l’heure, pour me dire qu’il avait vent de tout. Il m’a proposé un marché. Une mort rapide que nous pourrions choisir à la place d’une Cérémonie d’Expiation et d’un châtiment interminable.
Il renifla, épongeant ses pleurs.
- Je l’ai fait parce que je vous aime.
Seul le silence d’un sépulcre lui répondit. Il demeura ainsi prostré jusqu’à ce que des Disciples de Hapos investissent la maison et viennent le trouver dans la salle à manger. À leur irruption, il bondit de sa chaise.
L’un des adeptes posa un disque devant lui.
- Il est temps de se confesser, fit-il avec un étrange sourire.
Et c’est ce que fit Hafid pendant de longues minutes, enregistrant ses aveux, son amour pour son fils, ses regrets pour ce qu’il venait de commettre. Un testament poignant.
Cela terminé, le Disciple remplaça le disque par un blaster chargé.
- La Déesse vous permet d’arpenter le Chemin de la Pureté dans sa miséricorde. Vous pouvez la rejoindre.
Hafid fixa le blaster puis l’empoigna. Il eut un bref instant l’idée folle de les abattre tous mais il n’en avait pas la volonté.
Ils n’étaient pas stupides, la cellule énergétique devait être pratiquement déchargée, ne lui permettant qu’un seul tir fatidique. Il appuya le canon contre sa tempe, puis observa les cadavres de ses petits enfants.
Il pensa au regard d’Enea puis à son fils Enler, si éloigné de lui.
Il crispa l’index sur la détente et tout disparut à jamais, ainsi que son désespoir et sa culpabilité.


Voilà, j'espère que cela vous a intéressé :whistle: ! Je n'ai aucune pitié avec mes personnages :diable: mouhahaaaa !!!

Allez, à la prochaine :hello: !

Prochaine escale.... Alderaan :love: avec les Organa en vedette :diable: j'en dis pas plus hihihihiihi :diable: :diable: :diable:
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Messagepar L2-D2 » Dim 14 Fév 2021 - 17:15   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 2 )

Extrait lu !

Je l'ai senti ! Dès que papi Mansur a refusé de manger, je l'ai senti ! :shock:

On continue donc la débâcle, et nul doute que le nombre de mort va encore augmenter sur Alderaan la semaine prochaine. On pourrait presque féliciter les Contispex d'avoir réagi aussi vite après avoir appris ce qu'il se tramait contre eux ...

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mar 16 Fév 2021 - 13:02   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 2 )

Merci pour le retour :hello: !

L2-D2 a écrit:Je l'ai senti ! Dès que papi Mansur a refusé de manger, je l'ai senti ! :shock:


:sournois:

L2-D2 a écrit: On pourrait presque féliciter les Contispex d'avoir réagi aussi vite après avoir appris ce qu'il se tramait contre eux ...


ce sont les génies du mal :diable: !

L2-D2 a écrit:On continue donc la débâcle, et nul doute que le nombre de mort va encore augmenter sur Alderaan la semaine prochaine. On pourrait presque féliciter les Contispex d'avoir réagi aussi vite après avoir appris ce qu'il se tramait contre eux ...


Le prochain chapitre sur Alderaan sera assez dense :sournois: !

Allez à la prochaine :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 20 Fév 2021 - 22:27   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 2 )

Bonsoir, comment allez-vous ?

Alors, êtes-vous prêts pour ce gros chapitre sur Alderaan :sournois: ? Allez, c'est parti :wink: ! Les kleenex sont à votre disposition...


Alderaan, capital Aldera, Parc de la Tranquillité
Opération Restauration

Il y avait foule ce soir au Parc de la Tranquillité. Cmethai Organa accompagné de son mari Deren, arpentait l’allée principale jusqu’à se retrouver à l’ombre d’un saule, endormi au bord d’un petit ruisseau paisible.
Devant eux, s’étalait un orchestre bith, des aliens recrutés par la Maison Rist qui avait préparé soigneusement cette Fête des Étoiles. Ils étaient installés sur une barge anti-grav, s’occupant de nettoyer leurs instruments de musique. Des centaines de personnes, majoritairement humains, affiliés aux Maisons Vassales des Rist et des Organa, déambulaient autour d’eux en tenue élégante de soirée, des coupes d’apéritif et des mets à la main.
Insouciants des tensions qui agitaient la République, ils se laissaient griser par les liqueurs et par la douceur du vent maternel qui berçaient la faune et la flore autour d’eux. Le Parc de la Tranquillité était une œuvre d’art dont chaque alderaanien pouvait s’enorgueillir. Crée des siècles après le début de la colonisation humaine qui avait précédé la disparition des Killiks, il avait été constitué en losange s’étendant sur plusieurs kilomètres carrés, au cœur de leur capitale.
À chaque entrée, les visiteurs étaient accueillis par les gardes Rist devant une fontaine pour leur souhaiter un bienvenue enchanteur. Ils pouvaient ensuite rejoindre le centre du parc, par la grande allée, là où se trouvait l’orchestre ou bien choisir de déambuler entre les haies, pour flâner et provoquer des rencontres inoubliables, à l’abri des regards indiscrets.
C’était d’ailleurs ainsi que Deren et Cmethai avaient avoué leurs sentiments réciproques et qu’ils avaient fait le vœu de se marier.
Elle y repensa avec nostalgie, en serrant la main de son époux.
- Ça te rappelle des souvenirs ? Lui fit-elle doucement.
Elle l’entendit ricaner.
- Je n’oublierai jamais l’un des plus beaux jours de ma vie, avoua-t-il en croisant son regard malicieux.
- Quels étaient les autres ?
- Tous ceux que j’ai passés avec toi depuis notre première rencontre.
Elle l’embrassa généreusement sur les lèvres, pour le récompenser de ce romantisme spontané. Ils furent rejoints par leurs chérubins, Colin et Trissa, qui les narguèrent.
- Beurk ! Fit la fillette.
- Pourquoi vous faites ça devant tout le monde ? Glapit son frère.
Leur père les gronda.
- Filez les vauriens, papa et maman ont besoin de discuter… en privé.
Ils ne se firent pas prier deux fois et coururent éperdument, avec la légèreté enfantine qui les baignait encore dans une innocence absolue.
Leurs parents s’abandonnèrent à une nouvelle étreinte avant que Cmethai n’interrompit la chaleureuse effusion.
- Les Metasi sont arrivés, annonça-t-elle.
À regret, il s’écarta de sa moitié pour accueillir le clan Mestasi au complet, mené par leur matriarche, Linda Metasi. La corpulente alderaanienne les salua chaleureusement, tendant la main vers Deren qui la lui serra avec une révérence.
- Bonsoir, Duchesse, lui souhaita le couple.
- Deren et Cmethai, vous formez un couple si charmant. Rassurez-moi, vous n’êtes pas venu seuls ? S’enquit-elle avec vivacité.
- Les petits forbans nous accompagnent, fit Cmethai en désignant Colin et Trissa qui subtilisaient des mets sur la grande table de banquet, non loin d’eux. Ainsi que oncle Muren.
Les yeux de la Duchesse envoyaient des éclats de contentement.
- Ah, cette canaille est ici ! Je regrette le bon vieux temps où je faisais partie des conquêtes qu’il culbutait dans les haies ! Si vous voyez ce que je veux dire.
Cmethai se retint de rire tandis que Deren s’éclaircit la gorge.
- Oui, nous saisissons tout à fait l’image.
- Je parie qu’il est en train de conter fleurette à une femme plus jeune que moi. Si vous voulez bien m’excuser… au fait, il faudra parler affaires après cela.
Deren et sa femme échangèrent un regard de connivence. Ils n’aimaient guère les surprises, même de la part de vieux alliés fidèles.
- Nous pouvons commencer à aborder ce sujet. Succinctement, bien sûr, crut-il bon d’ajouter.
- Comment trouvez-vous ma nièce ? Demanda la Duchesse.
Elle désignait de sa main bouffie, une petite fille rousse âgée de moins de dix ans, qui se tenait à l’écart et semblait s’ennuyer.
- Mignonne, commenta Cmethai.
- N’est-ce pas ? Roucoula la Duchesse. C’est dommage qu’elle soit un peu solitaire. La compagnie d’un garçon de son âge, tendre et attentionné lui ferait le plus grand bien, vous ne croyez pas ?
Cmethai ne fut pas dupe des véritables intentions de la matriarche.
- Sommes-nous en train de parler de mariage, Duchesse ?
Linda, un instant déconcertée, parut de nouveau enjouée.
- Ah, très chère, vous êtes d’une perspicacité redoutable ! Vous m’avez percée à jour ! Mais peut-être que ce n’est pas le bon moment…
- Au contraire, fit Deren.
- Nous n’avons jamais prétendu que nous étions opposés à l’idée d’un mariage entre nos héritiers, appuya gravement sa compagne. Et nous sommes disposés à prouver notre bonne volonté en demandant à notre fils Colin de lui tenir compagnie, pour ne pas la laisser seule. Je suis certaine qu’elle appréciera d’avoir Trissa comme amie, suggéra son épouse.
- Comment s’appelle votre nièce ?
- Essola, répondit la Duchesse qui semblait soulagée. Alors c’est donc entendu ? Je ne veux surtout pas vous imposer quoique ce soit, je ne veux pas paraître indélicate.
- Rassurez-vous, Duchesse. Nous sommes ouverts à la perspective de renforcer les liens entre nos deux familles qui sont amies depuis si longtemps. Les Metasi pourront compter sur les Organa, asséna Deren.
- Et nous vous soutiendrons contre ces maudits Thul et ces damnés Ulgo, répliqua la Duchesse. Bien, je vous laisse. Je vais saluer votre chenapan d’oncle. Comme j’ai envie de m’amuser !
Elle les quitta pour se fondre dans la foule et saluer les autres invités tandis que sur un ordre de ses parents, Colin Organa invita Essola Metasi à le rejoindre avec sa sœur Trissa. Leurs parents furent ravis de constater que de premiers interactions solides semblaient naître.
- Je n’ai jamais aimé l’idée de ces mariages arrangés.
- C’est de la politique chérie, fit Deren en la prenant par la taille.
- Je sais, mais ça ne veut pas dire que cela doit rester la norme en permanence. Après tout, nous nous sommes mariés parce que nous le voulions et non parce qu’on nous l’a imposé.
- C’est vrai. Nous avons failli nous brouiller avec les Panteer.
Cmethai se rappela que lorsqu’elle avait rencontré son mari, celui-ci lui avait révélé être promis à la fille aînée du patriarche des Panteer. Leurs noces avaient provoqué un scandale que Tali parvint à calmer en les indemnisant.
Les années avaient passé sans que ces blessures aient vraiment cicatrisé.
- Et si on se rapprochait de l’orchestre ? Proposa Deren.
Elle acquiesça, lui prenant la main. Un homme aristocrate qu’ils avaient déjà croisé, se mit sur leur chemin avec un léger sourire malicieux.
Le Baron Rufus Rist.
- Je suis le premier heureux que vous soyez venu, Deren, fit-il en lui accordant une vigoureuse accolade. Et voici cette charmante Cmethai ! Vous êtes absolument ravissante, au point que certains Panteer en sont encore jaloux.
Elle sourit, bien qu’elle fut offensée par l’allusion au vieux scandale de son passé. S’agissait-il d’une maladresse ou d’un geste calculé ? Avec les Rist, rien n’était certain. Elle opta évidemment pour sauver les apparences.
- Merci de nous inviter à cette fête, je ne l’aurais manqué pour rien au monde, s’écria-t-elle pour faire croire à un enthousiasme qu’elle n’éprouvait pas du tout. Ce geste de mécène envers cet orchestre est tout à votre honneur et je suis déçue que nous n’y ayons pas pensé nous-mêmes.
Il s’inclina de bonne grâce.
- Quel tact et quelle diplomatie, Cmethai. Croyez bien que que ce sont des qualités que je trouve tout à fait honorables.
- C’est bien pour ça que je l’ai épousé, appuya Deren.
- Mais pas que pour ça, répliqua Rufus avec un sous-entendu subtil.
- Oh, Baron, protesta-t-elle. Vous allez me faire rougir.
Ils rirent avec sincérité avant que Rufus Rist ne recouvrit son sérieux.
- Je viens de saluer la Duchesse Metasi et je la soupçonne fort de vouloir chercher votre oncle Muren avec un empressement non négligeable.
- Et nous avons deviné pourquoi, glissa Deren.
Le Baron approuva d’une inclinaison du menton.
- Bien malgré moi et malgré la distance, j’ai saisi quelques brides de votre conversation avec la Duchesse, concernant un renforcement de liens entre vos deux Maisons.
- Et je ne pense pas me tromper en déduisant que vous avez eu la même idée, s’avança Cmethai.
Rufus soutint son regard avec décontraction.
- Je souhaite tout le bonheur possible entre Colin Organa et la Metasi qui lui a été promise par la Duchesse et j’espère qu’il en sera de même entre Trissa Organa et l’un de mes fils cadets que j’ai prochainement l’intention de vous présenter.
- C’est une proposition qui mérite réflexion, tempéra Deren.
- Certes, mon ami, en temps normal. Mais nous vivons, comme vous vous en doutez, une période délicate et incertaine, et il est de mon devoir de préserver les intérêts de mon illustre famille. C’est pourquoi vous ne devez en aucun cas tarder à vous décider, car les Thul et les Ulgo m’ont soumis des propositions très tentantes à ce sujet. Oh, d’ailleurs, en parlant d’eux… les voilà !
Les époux Organa se tournèrent dans la direction indiquée par leur interlocuteur. Escortés par des gardes Rist, les représentants des rivaux farouches et inflexibles des Organa, se massaient vers la foule.
Le Vicomte Thul et le Marquis Ulgo adressaient des regards haineux à Deren et à sa femme qui remarquaient l’absence de leurs gardes.
Le Baron Rist vint les accueillir à bras ouverts comme il l’avait fait peu de temps avec les Organa et les Metasi. Décidément, Rufus se révélait être un hôte appréciable en cette soirée paisible, bercée par la mélodieuse musique des artistes bith.
- Au fait, les Panteer et les Teral manquent à l’appel comme plusieurs de nos vassaux, d’ailleurs.
Deren, averti par son épouse, scruta plus attentivement cette ruche de figures hypocrites emplis de suffisance, convaincus de leur supériorité naturelle sur les ruffians de leur peuple, de par leur descendance noble.
- C’est plutôt incongru, reconnut-il.
- Tu devrais appeler Ilfor.
Il saisit son comlink et encoda une fréquence privée.
- Ilfor, vous me recevez ?
Il répéta l’appel une bonne vingtaine de fois avant de laisser tomber.
- Il ne répond pas, fit-il les dents serrées.
- C’est plutôt étrange, il est toujours disponible. Il est peut-être souffrant.
- Peut-être, approuva-t-il. Pour autant, je suis étonné qu’aucun autre Teral ne nous en ait prévenus. J’irai voir Ilfor après la fête.
- Demain, aux premières lueurs de l’aube. C’est peut-être une fête, mais les Thul et les Ulgo doivent nous guetter. Nous ne devons pas leur laisser croire qu’ils pourraient profiter de notre vulnérabilité, ne serait-ce qu’un instant.
Elle le prit par le coude pour l’entraîner davantage vers l’orchestre, toujours affairé. Plusieurs convives avaient improvisé une piste de danse alors que les bith entonnaient à l’aide de leurs instruments un rythme endiablé.
Deren et Cmethai se laissèrent eux aussi prendre à ce jeu et ils s’enlacèrent pour entamer quelques pas chassés. Il se laissa mener pendant quelques instants avant de prendre l’initiative. Il tournaient l’un autour de l’autre, sans se quitter des yeux, oubliant tout ce qui les entourait. Il n’y avait plus qu’eux deux.
Au bout de quelques minutes, cette musique prit fin sous une pluie d’applaudissements réjouis tandis que tous les danseurs firent une pause pour se désaltérer. Les époux Organa s’étreignirent plus étroitement.
- Ça me rappelle le bon vieux temps, souffla Cmethai.
- Il faudrait que l’on refasse ça plus souvent.
- Excellente idée. Pourquoi pas tout à l’heure, quand les enfant seront couchés ? Ajouta-t-elle avec un clin d’œil coquin.
Il ria, ayant compris le sens de cette proposition.
- Comme tu veux, ma chérie.
Ils se retournèrent pour réaliser qu’ils étaient au cœur de l’attention des autres danseurs. Parmi eux, Rufus Rist qui frappait ses lourdes mains, paume contre paume.
- Bravo ! Bravo ! Leur criait-il bruyamment.
Puis le Baron s’approcha d’eux.
- Votre réputation de danseur n’est pas usurpée, Deren. Et nous avons tous constaté que Cmethai a hérité de vos dons.
- Il s’est montré un professeur dévoué, plaida-t-elle.
- Heureusement que tu étais une élève assidue.
Rufus s’approcha pour murmurer.
- Avez-vous réfléchi à ma proposition ?
- Oui, répondit Cmethai sans hésiter. Nous acceptons mais à une condition.
- Je vous écoute.
- Nous voulons inviter votre fils cadet chez nous au Palais, avec tous les honneurs dus à son rang, cela va de soi.
- Il pourra ainsi approcher notre fille Trissa et nous pourrons juger de ses bonnes dispositions envers elle, martela Deren.
Satisfait, le Baron leur accorda une révérence.
- Voilà une affaire conclue. Les Thul et les Ulgo seront navrés d’apprendre que vous leur avez coupé l’herbe sous le pied.
- Vous nous en voyez fort attristés, répondit Deren avec sarcasme.
- Je vous laisse profiter de la soirée. Je suis certain que le prochain morceau sera digne de votre intérêt.
Il avait ponctué cela d’un rictus énigmatique avant de se fondre dans la foule. Les époux le virent disparaître avant de faire part de leur perplexité.
- Je me demande ce qu’il voulait insinuer, concéda Cmethai.
- Moi aussi.
Peu après, les bith entamèrent une nouvelle partition. Et dans le recueillement de la nuit d’Aldera, des sons s’élevèrent au-dessus d’eux tous, évoquant des sentiments de deuil et de nostalgie d’un âge d’or révolu. Tout cela inspira aux amateurs de musique, une profonde tristesse mélancolique qui leur brisait le cœur et les plus sensibles d’entre eux versèrent même quelques larmes, épris d’une émotion subite.
Ce morceau avait plongé la foule dans un silence respectueux et les danseurs ne s’agitaient plus dans une frénésie endiablée mais se laissèrent glisser dans une apathie contemplative, se contentant de s’enlacer avec pudeur.
Deren et Cmethai avaient reconnu cet air.
- La Complainte des Killiks, murmura-t-il.
- En voilà une surprise. Je me demande si ça fait partie de leur répertoire originel ou bien s’il s’agit d’une initiative du Baron.
- Je pencherais pour la deuxième hypothèse. Et je me pose la question de savoir à quel jeu le Baron Rist se livre.
- C’est bien interprété, je trouve. Mais c’est tout de même déprimant, ajouta son épouse.
- Allons voir ce que nous propose le buffet.
Ils s’éloignèrent de l’orchestre pour se diriger vers la grande table où les attendaient divers mets et plats de choix préparés par les meilleurs pâtissiers d’Alderaan. Cmethai porta sa préférence sur un nougat couronné de crème fraîche tandis que Deren mit la main sur des amandes confites.
- Alors ton avis ? S’enquit sa femme.
- Je ne sais pas trop quoi penser.
La Complainte des Killiks continuait de résonner par intermittence jusqu’à leurs oreilles. La foule émergea de sa torpeur pour se lancer à nouveau dans les conversations mondaines.
- Ma mère n’a jamais cessé de me mettre en garde contre les Rist juste avant son départ pour Coruscant. Toujours est-il que le Baron s’est montré irréprochable jusque-là.
- Sans doute pour mieux endormir notre méfiance, souligna-t-elle.
Il acquiesça tout en acceptant la coupe de champagne local proposée par un droïde serveur. L’automate laissa échapper une voix nasillarde :
- Nous espérons que vous passez une agréable soirée, noble monsieur et gente dame. Mon maître et propriétaire, le Baron Rist, tient à ce que tous les invités voient leur désir satisfait. N’hésitez pas à me solliciter si besoin est.
- Nous y penserons, merci, le congédia Cmethai d’un geste sec.
Le domestique alla offrir ses services ailleurs. L’attention de l’épouse Organa fut attirée bientôt par la présence de gardes Rist qui fendirent la foule pour quadriller plus étroitement le centre du Parc de la Tranquillité.
Quelques uns de leurs officiers allèrent s’enquérir d’ordres auprès du Baron lui-même. Elle l’observait, tentant d’interpréter ses expressions faciales, en vain. Les officiers s’écartèrent ensuite pour transmettre les instructions à leurs hommes. Intriguée par ce manège et mue par une subite intuition, elle tourna la tête pour croiser les regards intenses du Vicomte Thul et du Marquis Ulgo. Les deux patriarches, entourés de leurs plus proches parents, se tenaient groupés à plus de vingt mètres d’eux, à l’écart de la foule.
Ils semblaient à l’affût, prêts à agir. Prêts à faire quoi ?
L’un des Ulgo écarta son manteau large et semblait vérifier quelque chose à ses hanches. Le Marquis le réprimanda d’un regard agacé. Gagné par la gêne, son partisan rabattit son manteau maladroitement sur le flanc.
Une lueur avait brillé dans l’ombre, au niveau de sa ceinture. Oui, ça ressemblait à la garde d’une arme blanche. Une vibrolame ou une dague. Il semblait que les gardes Rist confisquaient pourtant les armes aux entrées du parc.
Étrange que cela leur ait échappé. Rufus Rist avait la réputation d’un homme calculateur et méticuleux à moins que les Thul et les Ulgo aient été assez malins pour déjouer leur surveillance. Ou que le Baron leur ait accordé un passe-droit pour s’attirer leurs faveurs. Et ne pas se contenter de l’alliance des Organa et des Metasi.
La politique rattrapait toujours les réalités et les rêves.
Cmethai regarda la position des gardes Rist. Chacun d’eux ou plus se tenait près d’un groupe de convives. Ces gardes guettaient les Thul et les Ulgo, tout en évitant de croiser soigneusement leurs regards.
Thul et Ulgo qui ne paraissaient pas décidés à participer à la fête, sauf peut-être d’une façon malveillante.
Mais que se passait-il, bon sang ?
- Deren, appela-t-elle.
Inconscient de ce qui se tramait, ce dernier se resservait distraitement.
- Oui, ma chérie ?
- Il se passe quelque chose.
Elle lui résuma tout ce qu’elle avait remarqué, ce qui le fit sourire à son grand désappointement.
- Cela n’a rien de drôle, insista-t-elle. Ni de futile.
- Tu es certaine pour ton Ulgo armé ?
- Cela n’a duré qu’un instant, reconnut-elle.
- Tu as peut-être mal vu, alors. Tu te fais des idées.
- Par les étoiles, Deren ! Tu ne trouves pas leur comportement suspect ? Regarde mieux.
Il les dévisagea à son tour, perplexe.
- Ils se comportent comme des Thul ou des Ulgo. Rien de surprenant à cela. Et puis ils n’ont pas amené leurs gardes.
- Les Metasi et nous non plus, fit-elle remarquer.
Deren reposa la coupe contenant les amandes confites.
- Admettons que les Thul et les Ulgo préparent un mauvais coup contre nous et les Metasi. Les gardes Rist les surveillent, la situation est sous contrôle.
Cmethai lui prit le coude, se forçant à se détendre. Elle n’y parvint pas vraiment, toujours travaillée par cette sensation persistante de malaise. La Complainte des Killiks ne contribuait pas à améliorer son humeur.
- Nous devrions rentrer, dit-elle.
Deren l’étreignit avec chaleur pour la rassurer.
- D’accord, ma chérie, céda-t-il.
- Je vais chercher les enfants. Tu devrais prévenir ton oncle et saluer les Metasi.
- Je m’en charge.
Ils s’écartèrent l’un de l’autre pour remplir leurs tâches respectives. Deren chercha fiévreusement son oncle Muren et le remarqua finalement en compagnie de la Duchesse Metasi qui lui avait pris l’avant-bras. Il entendit le rire strident de celle-ci, preuve que certains réussissaient à s’amuser.
Il se dirigea vers Muren Organa, jouant des coudes.
Au bout de cinq mètres, un garde Rist apparut pour lui barrer le passage.
- Soyez bénis, lança celui-ci.
Déconcerté, Deren ne trouva rien d’autre à lui répondre que :
- Je vous demande pardon ?
Le garde lui adressa un sourire surprenant avant de se fendre subitement en avant, une vibrolame à la main. Deren tituba en reculant, l’arme enfoncée dans ses tripes. Sous les yeux de Cmethai, qui avait rejoint ses enfants.
- Deren ! Glapit-elle.
Elle s’élança mais fut agrippée par deux Rist qui l’empalèrent aux reins, plongeant leurs vibrolames dans son corps, trois fois.
- Capturez les enfants, vite ! Ordonna le Baron.
Aussitôt, ses partisans se saisirent des petits innocents, Colin Organa, sa sœur Trissa et Essola Metasi. Leurs cris aigus de détresse glaçaient le sang de ceux ou celles qui assistaient à la scène, sans réagir.
- Maman ! Papa !
Ils furent emmenés alors que le Vicomte Ernas Thul brandissait tout haut un blaster, canon pointé vers les cieux nocturnes.
- À mort, les Organa ! À mort, les Metasi ! Tuez ces traîtres !
Ce fut le début du carnage. Alors que l’orchestre bith s’interrompit en plein refrain, ses musiciens extraterrestres ne sachant comment réagir, les gardes Rist se jetèrent tout à coup sur leurs victimes qu’ils étaient chargés d’exécuter sans remords.
Un affolement général s’empara des malheureux et des cris de terreur, de désespoir dérangèrent à jamais l’harmonie du Parc de la Tranquillité. Les poignards brillaient dans les paumes, les yeux étincelaient de froideur déterminée. Muren Organa et Linda Metasi succombèrent dans les bras l’un de l’autre, percés par les coups des Ulgo.
Le Marquis qui les menait, renchérissait, la lame rougie du sang d’un Metasi qu’il venait d’égorger.
- Tuez-les tous ! Pour Alderaan !
Les nobles des Maisons Vassales des Organa et des Metasi ne furent pas davantage épargnés. Les vibrolames fouillaient leur chair, les tirs de blaster claquaient en une symphonie d’échos pétaradants lorsque leurs ennemis les abattaient à bout portant, ne leur laissant aucune échappatoire.
Les Thul et les Ulgo passaient d’une victime à l’autre, laissant les Rist achever le travail sanglant. Autour de Deren Organa, plié en deux par la blessure au ventre et rampant vers Cmethai agonisante qui tendait les bras, des corps ne cessaient de s’écrouler.
Il se concentra, n’entendant pas les supplications de ceux qui imploraient la pitié de leurs bourreaux.
Il parvint enfin à la rejoindre puis à la prendre dans ses bras, agenouillé contre elle. Celle-ci le fixa avec regret, résignée, le sang coulant de ses plaies et de sa bouche.
- Deren… va-t-en…
- Je ne t’abandonnerai pas, pleurait son mari.
Il l’embrassa sur les lèvres, avec passion, pour la dernière fois. Rufus Rist qui observait la scène émouvante, arrêta un de ses partisans qui s’apprêtait à l’achever. Puis il ordonna aux bith, en leur jetant une poignée de crédits.
- Continuez de jouer.
Et les aliens reprirent leur mission, faisant résonner la Complainte des Killiks dans la nuit endeuillée d’Aldera. Les comploteurs patrouillèrent dans tout le parc, achevant les blessés et les agonisants.
Rufus Rist s’accroupit face à Deren, qu’il empoigna par le col. Ce dernier qui tenait le cadavre de sa femme dont il avait fermé les paupières, souffla :
- Pourquoi, Rufus ? Nous avions un accord… pourquoi ?
- Parce que votre complot n’est plus un secret pour ceux que vous visez. Croyez bien que je suis désolé d’en arriver là.
- Vous signez un pacte avec un démon qui vous trahira et vous remplacera par quelqu’un de plus malléable.
- Peut-être, mais ce démon est l’homme le plus puissant de la galaxie et il détiendra bientôt le pouvoir absolu. Je dois veiller aux intérêts de ma maison comme je l’ai toujours fait. Comme vous auriez dû le faire.
Deren inspira et serra les dents, sa blessure à l’abdomen l’élançant de nouveau.
- Laissez-moi partir, emmener ma femme et l’enterrer.
- Deren, vous et votre femme ne faites pas partie du marché que j’ai passé avec le Chancelier Suprême. Contrairement à vos enfants dont nous prendrons soin.
- Ce sont des Organa, vous ne parviendrez jamais à changer cela. Le peuple ne l’oubliera pas.
Rufus appliqua la pointe de la vibrolame sur la poitrine de sa victime.
- Les Contispex vous saluent, conclut-il finalement.
Il enfonça l’arme jusqu’à la garde, en plein cœur puis la retira. Deren expira dans les secondes suivantes, s’affaissant sur le corps de son épouse qu’il avait rejoint dans un sommeil éternel. Jusqu’à la fin du massacre, les musiciens n’interrompirent pas un seul instant la Complainte des Killiks.
Après tout, les victimes de cette Triste Nuit avaient bien droit à cet éloge funèbre.


[… beaucoup de sources et d’archives originelles disparurent dans la Destruction d’Alderaan, perpétrée par l’Empire de Palpatine. Néanmoins, j’ai pu mettre la main sur des récits de cette noire tragédie qui avait marqué l’une des périodes les plus sombres de l’histoire galactique. Les Teral, les Alde et les Panteer n’avaient pas participé à ce complot, parce qu’ils avaient hérité des domaines des Organa et des Metasi, ainsi que de leurs possessions et privilèges. Dans une moindre proportion que les Thul, les Ulgo et les Rist, certes.
Toujours est-il que la Triste Nuit vit la disparition définitive et irrémédiable de la Prestigieuse Maison Metasi. Essola Metasi mourut à cause des privations peu de temps après cette tragédie, tandis que Colin et Trissa Organa furent mariés respectivement à une Rist et un Thul. À l’âge adulte, ils s’évadèrent de leur cage dorée et trouvèrent asile à l’Enclave Jedi d’Ossus. De là, ils perpétuèrent le souvenir de leur Maison auprès de leurs compatriotes, ce qui permit à leurs lointains descendants de rentrer triomphalement à la fin de la Septième Guerre Alsakan qui vit la Chute de Contispex XIX et du Pius Dea
… ]

[… lors de cette nuit funeste, une partie d’Aldera fut livrée au pillage des partisans de ceux qui avaient abattu les Organa et les Metasi. Le Musée fut notamment attaqué et saccagé par des éléments humanocentristes non identifiés qui détruisirent des œuvres d’art inestimables faites par des non humains et/ou représentant des non humains. Ce fut le cas de la première version du Crépuscule des Killiks peinte par Jantheus Khaddar… ]

Extraits du livre Apogée et Chute des Dynasties Galactiques par l’historien Anthois Fyol, paru bien des années après la Chute de Dark Krayt


[… la galaxie a déjà connu des heures sombres, bien avant celles-ci. Bien avant même l’apparition des Sith. La Triste Nuit fait partie de l’histoire de notre famille, cela fait partie de notre héritage, de ton héritage.
Ne l’oublie pas quand tu reviendras au Centre Impérial, lorsque tu siégeras au Sénat parmi tes pairs. Ne l’oublie pas si jamais tu as le malheur de croiser l’Empereur, si jamais il tente de t’humilier, de t’intimider et de te rabaisser.
Souviens-toi des sacrifices que nous consentons car nous ne nous battrons jamais assez pour nos idéaux
… ]

Extrait du message de Bail Organa à sa fille Leia, peu de temps avant la Destruction d’Alderaan


Voilà, j'espère que cela vous aura intéressé ! N'hésitez pas à me faire part de vos retours :sournois: !

Et à la prochaine pour savoir qui d'autre va y passer :D :hello: :hello: !!
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Messagepar L2-D2 » Dim 21 Fév 2021 - 19:07   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 2 )

Extrait lu !

Oh punaise de punaise !!! :shock: :( :cry:

Je m'attendais certes à ce que cela finisse mal, mais tu as réussi à rendre cela parfaitement inattendu, tout en donnant l'impression de voir la scène sous nos yeux, tel ce détail qui n'a l'air de rien : la complainte des Killiks qui se poursuit tandis que le couple Organa et ses alliés sont abattus, avec le responsable de tout cela qui ne le fait pas par gaieté de cœur et qui, d'une certaine façon, tente de sauver ce qui peut encore l'être en faisant la promesse d'épargner les héritiers Organa...

Et la façon de terminer avec les deux extraits montre bien à quel point cet événement a marqué durablement les esprits sur Alderaan, tout en nous permettant de comprendre comment la famille Organa est "revenue aux affaires" si je peux dire !

Ah oui, là tu t'es surpassé sur cet extrait ! :jap:

Vivement la suite ! :oui:

... Ou pas, en fait. Ils vont tous mourir, il n'y en a pas un qui va réussir sa mission, tenter de faire trembler le Chancelier ?
Mauvais, perfide, fourbe ! Nous devrions lui tordre son sale petit cou ! Gollum, Le Seigneur des Anneaux - Les deux tours

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Messagepar mat-vador » Mar 23 Fév 2021 - 23:01   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 2 )

Merci pour le retour, L2 :wink: !

L2-D2 a écrit:Oh punaise de punaise !!! :shock: :( :cry:


Tu l'as dit :sournois: !

L2-D2 a écrit:Je m'attendais certes à ce que cela finisse mal, mais tu as réussi à rendre cela parfaitement inattendu, tout en donnant l'impression de voir la scène sous nos yeux, tel ce détail qui n'a l'air de rien : la complainte des Killiks qui se poursuit tandis que le couple Organa et ses alliés sont abattus, avec le responsable de tout cela qui ne le fait pas par gaieté de cœur et qui, d'une certaine façon, tente de sauver ce qui peut encore l'être en faisant la promesse d'épargner les héritiers Organa...


ma principale source d'inspiration a été les Noces Pourpres de la saison 3 de Game of Thrones. Les Organa jouant le rôle des Stark, les Thul et les Ulgo jouant le rôle des Frey, Les Rist jouant le rôle des Bolton et.... les Contispex jouant le rôle des Lannister, instigateurs du massacre. :diable: , sans oublier la Complainte des killiks jouant les Pluies de Castamere :sournois: , le signal du massacre !!!

L2-D2 a écrit:Et la façon de terminer avec les deux extraits montre bien à quel point cet événement a marqué durablement les esprits sur Alderaan, tout en nous permettant de comprendre comment la famille Organa est "revenue aux affaires" si je peux dire !


Cela m'épargne de devoir écrire sur ces thèmes, plus en profondeur :whistle: !

L2-D2 a écrit:Ah oui, là tu t'es surpassé sur cet extrait ! :jap:


Merci beaucoup :love: :love: !!!

L2-D2 a écrit:... Ou pas, en fait. Ils vont tous mourir, il n'y en a pas un qui va réussir sa mission, tenter de faire trembler le Chancelier ?


Vu que les Hutt ont tout vendu aux Contispex, chaque étape du plan qui devait être exécutée... va mal tourner :shock: ! Oui, il y aura des survivantsmais pas beaucoup :neutre: .

Allez, à la prochaine pour la suite :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 27 Fév 2021 - 22:44   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 2 )

Bonsoir à tous, comment ça va :wink: ?

Allez, il est temps de retrouver d'autres résistants :sournois: :sournois: !


Alsakan, capitale Xenvaer, Opération Restauration

Tina Ap Token revint de la session de l’Archaiad en tant que Premier Régent. La jeune alsakanie était parvenue à rallier les soutiens des familles aristocrates marchandes les plus influentes telles que les Hante, les Haissan et les Te’hissan. Les Velcaz et les Melok, affaiblis, n’eurent pas d’autre choix que de se plier au vote de l’oligarchie.
Il lui restait une dernière épreuve à surmonter. Elle allait devoir affronter les alliés qu’elle venait de trahir.
Elle les retrouva dans son bureau, sous la garde d’une escouade de soldats alsakanis. Hassan Kalad et Carmina Delinki évitèrent de croiser son regard et elle fit de même, jusqu’à ce qu’elle ait regagné son pupitre.
Demeurant debout, elle soupira et se résolut à se redresser. Elle était maintenant Chef d’État et devait assumer ce que représentait ce statut, y compris devant eux.
- Laissez-nous, ordonna-t-elle aux soldats.
Ceux-ci évacuèrent et elle amorça un geste amical envers ses hôtes.
- Asseyez-vous, fit-elle en désignant deux chaises face à elle.
- Sans façon, nous préférons rester là où nous sommes.
La voix cassante de l’amirale déchue indiqua à Tina qu’elle ne lui rendrait pas la conversation aussi agréable qu’elle espérait.
- Comme vous voulez. À l’heure où nous parlons, Contispex est en train de déjouer le complot en cours contre lui.
- Parce que vous le lui avez permis, déclara Kalad.
Ils croisèrent enfin le regard, le dignitaire y laissait paraître de la déception.
- Les Hutt ont trahi et j’ai dû m’adapter à ces nouvelles circonstances. Il me fallait prendre des décisions importantes et immédiates pour sauvegarder notre peuple, se justifia-t-elle. J’ai protégé mon peuple et reconduit le traité que nous avons signé à la fin de la Crise Alsakan. Mon père n’aurait jamais admis qu’il arrive quoi que ce soit aux nôtres.
- Je connaissais Bilel, lui répondit-il. Il était prêt à se sacrifier pour tout ce qu’il aimait, car il savait que cela en valait la peine.
- C’est ce que j’ai fait, reprit Tina avec plus d’éclat.
- Non, trancha-t-il. Vous avez cédé à la peur et choisi de vous soumettre, au lieu de vous révolter et de guider notre peuple vers la reconquête de sa fierté.
- Peut-être n’était-ce pas le bon moment.
Il secoua la tête.
- Peut-être dites-vous juste, mais cela ne vous excuse pas. Vous pensiez épargner le sang de tant d’innocents en vous déshonorant mais vous vous trompez lourdement.
Tina réalisa à cet instant le gouffre qui s’était irrémédiablement entre eux deux, et ne serait pas comblé de sitôt.
- Je m’attendais à mieux, Tina. Je suis déçu et je pense que votre père l’aurait été aussi s’il était parmi nous.
- Ne me parlez pas de mon père ! s’indigna-t-elle en frappant du poing sur la table.
Hassan soutint ses yeux furieux sans ciller avant que Carmina Delinki ne rompit le silence pesant.
- Que va-t-il advenir de nous ?
Tina reprit sa contenance.
- L’Archaiad a pris sa décision. Vous êtes tous les deux assignés à résidence et mis à la retraite d’office. Vous recevrez une pension à la hauteur des responsabilités que vous avez exercées et de l’estime que notre peuple vous porte. Toutes vos sorties seront soumises à l’approbation des Forces de Sécurité et il en est de même pour le nombre de visites que vous recevrez.
Elle rappela les soldats, signifiant qu’elle en avait terminé. Ils les escortèrent ensuite sous étroite surveillance jusqu’à leur domicile.
La Chef d’État fraîchement intronisée observa le panorama urbain, les yeux embués par la tristesse. La nuit durerait encore quelques heures. De quelle couleur, l’aube sera-t-elle faite ?

Coruscant, Opération Restauration, Cité Galactique

Helem Siki compta encore une fois machinalement le nombre de volontaires qui les avaient rejoints pour le noyau dur du rassemblement qui devait marcher jusqu’à la Place du Pardon et l’investir devant le siège du Sénat pour couvrir les membres de l’Honorable Fraternité et leur permettre de voter sereinement la destitution du Chancelier Contispex.
Ils étaient quelques centaines… cela suffirait-il à créer un appel d’air qui grossirait les rangs lorsqu’ils traverseraient les quartiers humains à travers l’Allée de la Foi ? C’était l’enjeu qui déterminerait l’échec ou la réussite de la transition. Pour changer les choses, la Conspiration des Cent devait s’appuyer sur une forte base populaire.
Ils s’étaient regroupés sur une petite place, débordant dans les rues avoisinantes. Irren Dugol les encadrait, passait dans les rangs pour leur intimer le silence le plus absolu. Jusqu’à ce qu’ils arpentent l’Allée de la Foi, ils devaient continuer à bénéficier du secret.
La mirialan revint à hauteur de l’ancienne journaliste nautolan.
- Nous ne pouvons pas attendre davantage.
Helem acquiesça. Elle espérait que tout se passerait bien pour les leurs qui s’attaquaient au Temple de la Grande Déesse et au domicile des Contispex.
- Allons-y, approuva-t-elle.
L’ancienne pilote de chasse de la République prit alors la tête de ce rassemblement, puis les guida jusqu’à l’Allée de la Foi. Leurs pas étaient feutrés, craignant de réveiller un démon qui n’était pas encore dompté.
La nuit dissimulait leur appréhension et leur crainte de se faire intercepter par des patrouilles de Forces de Sécurité ou pire, de suprémacistes humains. Rien que cette idée leur inspirait une angoisse absolue.
Mais Irren leur donnait l’exemple, car elle avait connu la peur au plus fort de la Bataille de la Flotte du Noyau pendant la Crise Alsakan. Elle savait comment la combattre, son pas forcené et ses traits fermés le leur montraient.
Ils devaient la suivre, ils ne pouvaient que la suivre. Helem l’admirait, elle se sentait revivre en voyant leurs compagnons désarmés, à la mine modeste, aux haillons criant leur dénuement et leur soif de vivre par-dessus tout.
L’Allée de la Foi était déserte, l’heure de vérité approchait. Il était bientôt temps de découvrir si la République opprimée possédait une volonté de liberté. Le seul moyen de le savoir était de forcer le destin.
La nautolan rejoignit la mirialan, en tête de cortège. Tous regardaient droit devant eux, la grande avenue était l’une des artères principales de la Cité Galactique. De part et d’autre, ils distinguaient les statues immenses représentant le culte du Pius Dea, les Quatre Prophètes et la Déesse. Des frissons parcoururent leur échine lorsqu’ils discernèrent des croix dressées vers les cieux nocturnes, sur lesquelles étaient suspendues des cadavres cloués, les bras écartés. Des victimes des dernières cérémonies d’Expiation.
Des murmures parcoururent les militants qui sentirent leur courage flancher. Après tout, ils pouvaient encore faire demi-tour, rentrer chez eux et continuer de subir brimades, privations, rafles et humiliations. Attendre que la tyrannie s’effondre d’elle-même.
Mais Helem refusait d’accepter cela. C’était maintenant ou jamais.
- Justice et diversité ! Clama-t-elle en se tournant vers eux.
Tous se figèrent pour l’écouter.
- Le moment est venu de marcher jusqu’à la Place du Pardon pour réclamer nos droits ! Depuis des années, mes frères et mes sœurs, nous sommes discriminés, rejetés et parqués comme des pestiférés sous prétexte que nous sommes dangereux, incapables de vivre en société, de respecter les lois de la République. Contispex et ses complices croient qu’ils incarnent la République mais ils se trompent ! Car nous sommes, nous aussi, la République !
- Justice et Diversité ! Vive la démocratie, vive la liberté ! Ponctua la mirialan.
Ses slogans furent répétés de plus en plus fort, jusqu’à se hisser bien au-delà des maisons et résidences qui les entouraient. Vers les lointaines étoiles inaccessibles, ces points scintillants dans la nuit dégagée brillant plus que d’ordinaire, pour leur accorder leur bénédiction.
Un signe du destin ?
- Nous sommes la République, nous appartenons aux peuples de plein droit ! Montrons-le à tous ! Les encourageait Helem.
- En avant ! Fit Irren.
Et cette troupe s’ébranla en direction de la Place du Pardon, ne cessant de revendiquer sa soif de reconnaissance. Helem se souvint malgré elle des manifestations de contestation contre l’ascension de Contispex pendant la Crise Alsakan. Du temps où elle exerçait sa profession de journaliste, elle les avait suivies et commentées.
Tant d’années avaient passé, tant d’épreuves s’étaient succédé. Mais ce soir, elle pouvait de nouveau accomplir ce qu’elle connaissait le mieux. Avec un sourire nostalgique, elle fouilla le sac qu’elle portait en bandoulière pour exhiber trois holocaméras, celles qui constituaient ses outils de travail.
Elle ne les avait plus utilisées depuis longtemps mais les avait toujours entretenues avec soin. Avec une émotion qui étreignait son âme, elle les vit flotter autour d’elle et se saisit du micro. Pour la première fois, elle se sentait pleinement intègre.
Elle vérifia le son puis se lança :
- Je suis Helem Siki, de la Zone de Sécurité Prioritaire numéro trois et nous voici en direct de l’Allée de la Foi, où quelque chose d’historique est sans doute en train de se jouer. Pour la première fois, mes amis, des gens issus des ghettos qui vivaient sans espoir, sans débouchés, ont choisi de redresser la tête et de braver le couvre-feu. L’objectif est d’atteindre la Place du Pardon, de l’investir et de la tenir jusqu’au lever du jour.
Attirées et réveillées par les clameurs, des habitants ouvraient leurs fenêtres et leurs volets pour découvrir cet étrange spectacle. Des militants les aperçurent et leur crièrent.
- Nous avons des droits ! Nous sommes égaux avec les humains ! À bas Contispex, vive la liberté et la démocratie !
D’autres agitèrent les bras pour les inviter à les rejoindre.
- Les humains avec nous ! Les humains avec nous ! Nous sommes tous la République !
Les résidents échangeaient des regards perplexes, ne sachant comment réagir. L’un d’eux grimaça de dégoût et brandir un poing menaçant depuis le deuxième étage.
- Nous ne voulons pas de racaille alien ici ! Retournez vivre dans vos ordures !
Le défilé freina un instant, le temps de le conspuer et de le huer.
- Retourne te terrer, fasciste !
- Essaie de nous chasser pour voir ! Ne compte pas sur les Gardiens de la Pureté pour venir à ta rescousse !
Intimidé, le suprémaciste claqua alors ses volets pour se dérober à leur vue sous les applaudissements moqueurs des militants du ghetto et de certains résidents humains. Le défilé reprit sa marche sur un ordre d’Irren tandis que Helem marqua le pas pour venir se réfugier au milieu de la manifestation.
- Pour le moment, reprit celle-ci dans son micro, la manifestation se déroule pacifiquement. Les participants se montrent exemplaires dans leur discipline et on peut les voir sourire. Ils scandent la liberté, la reconnaissance de leurs droits et le retour de la démocratie. Des résidents humains nous observent, certains nous applaudissent et nous encouragent. Oh attendez ! Certains sortent de chez eux… oui, ils viennent rejoindre le cortège ! C’est incroyable ! C’est inespéré !
En effet, des résidents avaient décidé de franchir le pas et les militants les accueillirent avec force bruit. La nautolane fut éprise d’une joie extatique devant les gestes de fraternisation qui se multiplièrent. Des humains et des militants se serrèrent la main, voire même se jetèrent dans les bras les uns des autres.
Cependant le cortège ne pouvait s’arrêter. La mirialan Irren Dugol dut affirmer son autorité pour poursuivre la progression. La colonne grossit, se densifia et s’étira au fur et à mesure que des humains se joignirent à eux.
Une ferveur semblait tous les porter, comme une vague prête à déferler. Une ferveur qui dépassait et écrasait leur peur, à mesure que le défilé enflait sous les yeux d’Helem, transportée d’’un enthousiasme irrésistible.
Elle rapprocha son micro des lèvres.
- De plus en plus d’humains se joignent à nous, nous vivons un moment historique ! Peut-être le début d’un renouveau pour une République longtemps abandonnée à la tyrannie d’un culte fanatique et d’un Chancelier Suprême qui ne l’est pas moins. Certains sont venus en famille avec leur époux, leur femme et même leurs enfants ! Je vais me rapprocher d’eux.
Pleinement investie dans ce rôle, elle bifurqua vers un couple d’humains à la peau sombre qui tenait par la main un petit garçon.
- Bonsoir monsieur, bonsoir madame ! Les salua-t-elle avec professionnalisme. Je suis Helem Siki de la Zone de Sécurité Prioritaire numéro Trois. Puis-je savoir ce qui vous a motivés à braver le couvre-feu ?
Elle leur tendit le micro, le petit garçon tenta de l’attraper, croyant que c’est un jouet.
- Doucement, mon chéri, le réprimanda fermement sa mère.
Le père répondit alors.
- À vrai dire, Helem, c’est surtout par curiosité que nous sommes venus voir ce qui se passait. Et maintenant, je me rends compte à quel point nous sommes passés à côté de l’essentiel.
- C’est-à-dire ?
- Eh bien, je vois ces non humains que l’on nous a présentés comme des criminels, qui ne pouvaient s’intégrer dans notre société. Je me rends compte qu’ils ne sont pas si différents de nous, ils paraissent tellement vivants. Même si je n’ose pas les soutenir, je souhaite les voir accéder à leurs revendications.
- Seriez-vous d’accord sur la destitution de Contispex ?
- Ce serait délicat d’en arriver, cela risquerait d’entraîner des troubles importants. Mais il faut que les choses changent, que les Disciples de Hapos et les Gardiens de la Pureté soient démantelés et les institutions de nouveau rétablies dans leur rôle.
- Vous allez suivre cette manifestation jusqu’au bout ?
- Bien évidemment ! S’écria la mère qui souleva son enfant au-dessus du sol pour le serrer contre elle. Je n’ai jamais vu un tel rassemblement spontané. c’est si excitant.
- Alors faites attention à vous.
- Vous aussi, Helem. Bonne chance, lui souhaita l’homme.
La nautolane s’éloigna et se laissa absorber par la foule, toujours survolée par ses holocaméras qu’elle guidait sereinement. Si des humains ne tenaient pas à prendre de risques inutiles, ce fut pas le cas de d’autres – surtout, les plus jeunes – qui s’enhardirent en infiltrant les rangs des militants et en levant le poing à l’unisson.
- Nous sommes tous un peuple ! Nous sommes frères et sœurs ! Nous sommes la République ! À bas Contispex ! Dehors, les fascistes ! Dehors !
Elle remarqua ce duo d’adolescents, une jeune humaine brune qui tenant la main d’un zabrak avec qui elle échangeait des plaisanteries.
L’ancienne journaliste les aborda.
Elle les salua, se présenta puis leur demanda :
- Vous semblez bien vous connaître, tous les deux, non ?
Ils hésitèrent avant de se pencher vers le micro.
- Eh bien, en fait… nous nous rencontrons pour la première fois, glissa le zabrak avec un sourire gêné.
- Vous paraissez déjà nouer une très grande proximité.
- Disons que le courant passe très bien entre nous, appuya la jeune fille d’un ton malicieux. Nous avons déjà échangé les fréquences de nos comlinks.
- Je vois, fit la nautolane. Quels sont vos projets ?
- D’abord, aider à mettre un terme à cette dictature. Ensuite nous irons dans le restaurant de mon cousin quand les ghettos seront démantelés et que nous serons libres de nos mouvements, sans rafles et sans contrôles.
- Sans être jugés, ajouta le zabrak.
Helem leur lança :
- Alors bon courage à vous deux. À plus tard peut-être.
Cette idylle naissante était le symbole d’une société qui aspirait à se renouveler et aller à de l’avant. Au fonds d’elle même, Helem espérait que d’autres auraient le courage de suivre leur exemple. Beaucoup d’humains venaient de donner une dimension nouvelle au mouvement.
Mais tous ne s’y étaient pas ralliés, loin de là. Ça et là, certains penchés aux fenêtres, les fixaient avec dégoût et mépris. Mais impressionnés par l’ampleur du défilé, ils n’osèrent exprimer leur rejet de vive voix.
D’autres assistaient à ce rassemblements, fascinés, attendant de voir ce qui arriverait. Des opportunistes qui attendaient le bon moment, avant de choisir ce qu’ils penseraient être le camp gagnant.
Infatigables, les militants répétaient les mêmes cris de révolte, d’indignation puis Helem perçut le flottement qui endigua tout à coup le cortège.
Autour d’elle, les participants se retrouvaient plaqués l’un contre l’autre, ne pouvant plus faire un pas en avant. Les clameurs faiblirent peu à peu pour laisser place au doute, à l’interrogation devant cet évènement inattendu.
- Que se passe-t-il ? Que se passe-t-il ? S’exclamaient certains.
Une voix roula depuis l’avant garde jusqu’à la nautolane qui entendit :
- Ils sont là ! Les Forces de Sécurité sont là !
L’ancienne journaliste joua des coudes pour rejoindre Irren et constater par elle-même ce qu’il en était. Un silence pesant régnait sur la foule hétéroclite, quelque chose de décisif se jouerait bientôt. Elle les vit alors, parfaitement alignés sur trois rangs, vêtus de leur combinaison anti émeute.
Les Forces de Sécurité, lourdement armés, les bloquaient au beau milieu de l’Allée de la Foi.


Voilà, j'espère que cela vous a plu ! Hein, quoi... mais non, tout va bien se passer ! ils vont se prendre dans les bras, s'embrasser :diable: :diable: ...

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Dim 28 Fév 2021 - 19:52   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 2 )

Extrait lu !

Booon ! Kalad Senior n'est donc pas mort, ouf, en voilà un qui a échappé à la peine capitale ! Bon, il est condamné à une résidence surveillé à perpétuité, mais ça aurait sans doute pu être pire... Comme ce qui attend sans doute les manifestants du ghetto sur Coruscant ! Le drame s'annonce, sauf qu'une holojournaliste est dans les rangs ! Admettons qu'elle filme ce qu'il se passe, l'Ordre Jedi pourra-t-il demeurer insensible à cela ? Et d'ailleurs, tiens, la situation au Temple est-elle résolue ?

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mar 02 Mar 2021 - 13:15   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 2 )

Merci pour le retour :hello: !

L2-D2 a écrit:Booon ! Kalad Senior n'est donc pas mort, ouf, en voilà un qui a échappé à la peine capitale ! Bon, il est condamné à une résidence surveillé à perpétuité, mais ça aurait sans doute pu être pire...


Je le réserve pour le tome 3 :sournois: !

L2-D2 a écrit: Le drame s'annonce,


Meuhhh, non :transpire: !

L2-D2 a écrit:l'Ordre Jedi pourra-t-il demeurer insensible à cela ? Et d'ailleurs, tiens, la situation au Temple est-elle résolue ?


Hum, réponse samedi prochain :whistle: !


Je vous donne des nouvelles du tome 3 : 96 paggessss :x :x :x !!!

Allez, à la prochaine :hello: !!
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