l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

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EL-LOCO-SITH
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l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par EL-LOCO-SITH »

Bonjour à tous et à toutes,

J'aimerais vous soumettre ma vision de ce qu'aurait pu être la postlogie. En effet, à l'instar d'une partie de la communauté, j'ai fait partie de ceux qui ne furent pas satisfaits par les épisodes 7, 8 et 9. À vrai dire, je fais partie de ceux qui ne sont pas satisfaits par grand-chose (haha).

Cependant, au lieu de tomber dans la critique facile et la distribution de bons et de mauvais points, je me rappelle m'être posé
la question suivante : Qu'est-ce que j'aurais aimé voir au cinéma ?

À la base, je n'avais que quelques idées floues et j'ai essayé de coucher ces idées sur le papier. Mais bizarrement, je me suis pris au jeu de l'écriture. Le plus étrange dans tout ça, c'est que normalement, lorsque je ne suis pas très bon à quelque chose, je n'y prends tout simplement pas de plaisir et finis par abandonner, un peu comme dans un jeu en ligne où l’on se ferait systématiquement laver.

Mais pour l'écriture, c'est le seul domaine où je sais que je ne suis pas très bon, mais où je m'amuse quand même.

Bref, je me suis donc pris au jeu de l'écriture, et j'en suis aujourd'hui au 3ᵉ ou 4ᵉ jet de mon histoire, et je pense maintenant avoir quelque chose de suffisamment présentable pour le montrer au reste du monde. À la base, je voulais le montrer à mes amis, mais déjà, j'en ai pas beaucoup,
et le peu que j'ai ne semble pas du tout intéressé. J'en soupçonne même un d'avoir passé ma fan fiction dans ChatGPT et de faire semblant de l'avoir lue :rire:.

Ça fait donc maintenant 4 ans que je bosse dessus, et que je perds un temps inavouable devant mon cahier ou sur Word à coller des bouts de phrases ensemble avant de tout effacer et de changer 5 fois d'avis sur la tournure d'une phrase.

Bon, j'ai assez parlé, je vous résume à grands traits l'histoire : c'est une interprétation personnelle de la postlogie qui suit la trajectoire de deux sœurs Jedi (Céléria et Solanya) évoluant dans une galaxie où les rapports de force ont dramatiquement changé, et où ce sont les reliquats de l'Empire qui mènent une guerre asymétrique, et la qui République joue le rôle de la puissance publique, et qui doit maintenir l'ordre et assurer sa pérennité.

Cette histoire s'inspire de nombreux faits historiques afin de rendre le tout plus crédible et intéressant, comme le fait d'interroger les méthodes d'une démocratie lorsqu'elle est plongée dans une guerre insurrectionnelle (guerre d'Algérie pour la France, guerre du Vietnam pour les USA).

D'autres thématiques et périodes historiques sont également abordées, comme la Seconde Guerre mondiale et le négationnisme, mais aussi le complotisme lié à des événements plus récent, comme le 11 septembre et ses conséquences sur le fonctionnement d'une démocratie qui va se fourvoyer dans des guerres sales.

Ça parle également d'endoctrinement et de la manière dont les mouvements extrémistes exploitent les défaillances d'une société démocratique (répression, inégalités) afin d'alimenter leur discours, qui, dans notre cas, prône un retour de l'Empire, très comparable aux nostalgiques du régime de Vichy pour qui Pétain est innocent des crimes qu'on lui impute. D'ailleurs, dans Star Wars, Palpatine est un miroir de vous-savez-qui, et l'Empire peut être compris comme une analogie à ce fameux régime allemand.

Petit disclaimer : cette fan fiction ne s'appuie que sur les 6 films. Le lore de Star Wars est trop riche et trop vaste, et mes connaissances dans ce domaine sont assez faibles, je ne voulais donc pas m'enfoncer dans des contradictions et des incohérences qui contreviendraient à l'univers étendu.

en outre, c'est une histoire assez resserrée avec assez peu de personnages, car à la base, j'avais pour ambition d'en réaliser un court métrage et j'avais même commencer à m'entrainer sur blender, mais la courbes d'apprentissages est vertigineuses.

voici donc le synopsis du premier arc

Après la chute de l'Empire et l'avènement de la République, nombreux sont ceux qui ont
naïvement cru à la fin de l'histoire. Cependant, l'histoire est revenue par la petite porte.
En effet, vingt ans après la chute de l'Empire, les rôles se sont totalement inversés, et les batailles
rangées contre un ennemi clairement défini ne sont plus qu'un lointain souvenir.

Aujourd'hui, ce sont donc les partisans de l'Empire qui se sont engagés dans une guerre
clandestine et asymétrique, tandis que la République joue maintenant le rôle de la puissance
étatique qui tente de capturer des ennemis insaisissables.

Malheureusement, face à cette guérilla qui se transforme chaque jour un peu plus en un bourbier
inextricable, la République ne semble pas être en mesure de trouver une solution et s'enferme
chaque jour un peu plus dans une répression toujours plus aveugle et brutale.

De plus, cet engagement massif de la République face aux reliquats de l'Empire accapare des ressources
considérables, au détriment de politiques sociales qui seraient bien utiles
en cette période de crise économique.

En effet, le passage d'une économie planifiée, qui fut pendant des décennies le mode
de fonctionnement de l'Empire, à une économie de marché ne fut pas sans contre-coups.
Face à cette précarité, mais aussi à ce désordre incessant, une partie de plus en plus grande
de la population commence à regretter avec nostalgie la stabilité et l'ordre de l'Empire.

Ce récit est donc l'histoire d'une République à l'agonie, mais c'est aussi celle de deux sœurs qui
vont emprunter des chemins bien différents…
ARC 1 - TRIANGULATION.pdf
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Dernière modification par EL-LOCO-SITH le mer. 13 août 2025 - 0:16, modifié 1 fois.
EL-LOCO-SITH
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Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par EL-LOCO-SITH »

je m'excuse par avance pour les fautes de français, je m'excuse également si je ne post pas au bon endroit :neutre:
EL-LOCO-SITH
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Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par EL-LOCO-SITH »

si vous êtes intéressé, je peux vous mettre le seconds arc qui est la suite direct du 1e ( il y en a 5 au total ) :

L’histoire des deux sœurs Lebel continue donc sa route, et nous nous retrouvons plusieurs
Semaines après leur premier affrontement. Un affrontement qui s'est malheureusement soldée
par une défaite totale pour Céléria .En effet, des actes irréversibles ont été perpétrés
et des paroles ineffaçables ont été prononcées

Cet affrontement marque donc un point de non-retour entre les deux sœurs ,
Mais également un point d'inflexion dans cette guerre entre la république et les reliquats de
l'empire. La capture définitive d'Ungern aurait vraisemblablement
pu faire basculer la guerre en faveur de la république.

Face à ce retournement de situation, les hautes instances de la république sont donc à la
recherche de réponses, mais aussi de coupable a offrir à l'opinion publique.
Cet arc sera donc un arc marqué par une chute vertigineuse :
une chute libre dont l'impact va se faire ressentir dans toute la galaxie...
Pièces jointes
ARC 2 - CHUTE LIBRE.pdf
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EL-LOCO-SITH
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Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par EL-LOCO-SITH »

Salut à tous, je reviens quelques jours plus tard pour savoir si certains d’entre vous ont eu le temps de jeter un œil à ma fanfiction ?
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Den
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Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par Den »

Sois patient, les lecteurs viendront en temps voulu.

Personnellement, je pense que tu aurais dû poster ton histoire par « petits morceaux » , avoir droit à un « gros pavé » d’un seul coup, ça peut décourager le lecteur.

Donc, si tu décides de nous proposer ta fan-fic par « chapitres », je pense que tu choperais un peu plus de lecteurs. Mais ce n’est que mon avis. Et il ne fait pas loi.

Sinon, je me pencherai sur ta fic un peu plus tard. Peut-être en septembre, si tout va bien !

Sur ce, je te souhaite plein de retours !

À bientôt !
"Vergere m'a appris à embrasser la douleur et à m'y soumettre. J'en ai fait une partie de moi-même, une partie que je ne pourrai ni combattre, ni nier." Jacen Solo
EL-LOCO-SITH
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Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par EL-LOCO-SITH »

Salut,

Tout d'abord, je te remercie pour ton message, ça me fait vraiment plaisir, et oui, tu as entièrement raison, j'aurais peut-être dû découper mon histoire en chapitres, plutôt que de balancer deux gigantesques pavés de zinzin. Cependant, en faisant ça, j'ai peur de « polluer » le forum en spammant les nombreux chapitres de mon histoire et de passer pour le lourdingue de service qui vient faire sa pub sans respecter les usages et coutumes de ce forum.

Peut-être devrais-je demander l'autorisation à un modo avant de faire ça ?
Quoi qu'il en soit, je te remercie encore pour ton message et te souhaite une bonne fin d'été !

Cordialement.
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LordVastaros
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Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par LordVastaros »

EL-LOCO-SITH a écrit : dim. 17 août 2025 - 17:44 Salut,

Tout d'abord, je te remercie pour ton message, ça me fait vraiment plaisir, et oui, tu as entièrement raison, j'aurais peut-être dû découper mon histoire en chapitres, plutôt que de balancer deux gigantesques pavés de zinzin. Cependant, en faisant ça, j'ai peur de « polluer » le forum en spammant les nombreux chapitres de mon histoire et de passer pour le lourdingue de service qui vient faire sa pub sans respecter les usages et coutumes de ce forum.

Peut-être devrais-je demander l'autorisation à un modo avant de faire ça ?
Quoi qu'il en soit, je te remercie encore pour ton message et te souhaite une bonne fin d'été !

Cordialement.

Salut ! :hello:
Au contraire, tout le monde fait ça, ça permet de créer de l'attente entre les chapitres et de laisser respirer les lecteurs.
D'ailleurs, je crois même qu'on est obligé de mettre son texte directement dans les messages au lieu de mettre un lien.
Sinon ce que tu écris a l'air vachement intéressant ! :oui: J'adore les fanfictions de type "réécriture" et j'ai hâte de commencer à lire !
"Tout l'objectif du film [...] consiste à vous faire ressentir un grand bonheur émotionnel et spirituel, et à vous faire envisager la vie avec optimisme. C'est la plus belle chose que nous puissions accomplir." Georges Lucas.
EL-LOCO-SITH
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Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par EL-LOCO-SITH »

Salut !

Merci de ta réponse, j’espère sincèrement que ça va te plaire. En tout cas, pour les curieux qui ont été découragés par le méga pavé, je vais découper mon arc en plusieurs chapitres, avec un rythme d’environ un chapitre tous les 2-3 jours. Ça évitera de trop polluer le forum et de prendre toute la visibilité en spammant mes chapitres en boucle.

D’ailleurs, une fois que les deux premiers arcs ( déjà totalement prêts ) auront été publiés, le rythme de parution sera bien plus lent pour les autres arcs de l’histoire (qui en compte 4 au total) et ce, bien que l'histoire soit terminé et figée à plus de 90 %, c'est juste que j'améliore le style et les dialogues afin de rendre moins désagréable à lire, après, si il y a une véritable demande, je pourrais les poster plus rapidement ( on sait jamais :x )

Voici donc le premier chapitre du premier arc ! J’en ai aussi profité pour donner un véritable titre à cet arc, et j’ai réalisé une première de couverture dans un style typique de star wars en m’aidant d’une IA générative d’images. Mais plutôt que de lui demander une affiche toute prête avec un méga prompt, j’ai préféré lui faire générer chaque élément séparément. Ensuite, je me suis chargé du découpage, du recollage et du jeu de lumières pour coller au maximum à la vision que j’avais. Même si certains détails ne me plaisent pas totalement, typiquement, j'aurais vraiment aimé que Céléria ressemble davantage à la fille du clip " I Hope to Be Around " du groupe Men I Trust → https://www.youtube.com/watch?v=DviID8Ni7Ns&t=66s

Enfin bref, voici donc le premier arc et le 1e chapitre :
Star Wars, épisode 7 : L'ombre de la république

Image
Chapitre 1 : Attaque à la bombe sur Eltam-VII

Notre scène commencement donc à l'instar de tout les autres scène d'introduction de l'univers Star Wars, c'est-à-dire, par cette transition emblématique entre le "crawl" d'ouverture et la première véritable scène. Cependant, alors que le texte doré disparaissait lentement dans l'obscurité du cosmos, un ciel profond constellé d'étoiles se dévoila à l'écran. Mais le lent recul de la caméra nous fit comprendre que ce ciel n'était qu'un simple reflet capturé dans une flaque d'eau soudainement troublée par le passage fulgurant d'un pod-racer.

Ce contraste entre la quiétude du ciel et la fureur des affaires terrestres, marque ainsi le début de notre scène qui commence donc en plein milieu d'une course de pod-racer qui se tient dansun grand prix très prestigieux et très comparable à notre Monaco terrestres, et durant lequel des monoplaces se faufilaient à des vitesses vertigineuse à travers les rues étroites de ce circuits urbains, frôlant à chaque fois de quelque millimètre les barrières de sécurités. Néanmoins, alors que les barrière vibraient à chacun de leurs passages, et que les commentateurs et la foule s'exaltaient face à ce spectacle dantesque, notre attention semblait être retenue par une silhouette qui se tenait à l'écart, presque invisible dans l'agitation ambiante.

Cet individu encapuchonné était en réalité l'un des trois principaux protagonistes de notre histoire, et alors que l'air ambiant était saturé par l'odeur du carburant brûlé et que le vacarme des moteurs créait une atmosphère électrisante, l'hyper-classe de ce paradis fiscal se pavanait

dans les tribunes VIP, savourant champagne et exclusivité depuis leurs loges privées. Au-dessus d'eux, des destroyers stellaires veillaient silencieusement depuis la très haute atmosphère, et témoignaient du lourd dispositif de sécurité mise en place pour l'événement. Mais alors que la ligne d'arrivée approchait et que la tension atteignait son comble, Ungern, c'est le nom de notre protagoniste, s'éclipsa discrètement, se faufilant à travers la foule, et prenant la direction de la marina, un port où des vaisseaux de luxe flottaient sur l'eau et dans une opulence indécente, tel des yachts stellaires.

La course toucha donc à sa fin, et peu à peu, le vacarme des moteurs laissa place à une autre forme d'agitation : celle des festivités. La marina, désormais baignée de lumières tamisées et d'hologrammes festifs s'était ainsi muée en un centre de célébrations ultra-select ou chaque yacht rivalisaient d'opulence et de richesse ostensible. En outre, parmi toutes ces fêtes, une se distinguait particulièrement des autres, en effet, cette dernière se tenait à bord du plus imposant des vaisseaux de plaisance, un véritable palais flottant, dont les ponts accueillaient le gratin du gratin, de plus, ce méga-yacht, se tenait éloigné des autres afin de ne pas se "mélanger" avec les riches "normaux", cette éloignement volontaire permettait à ses occupant d'afficher sans complexe leurs statuts social, mais, elle faisait également d'eux une cible toute désignée.

Plusieurs heures venaient donc de s'écoulées depuis la fin de la course, et tandis que la soirée battait son plein, Ungern profita de l'obscurité et du fait qu'il se trouvait légèrement à l'écart pour ajuster un petit dispositif de respiration sous-marine semblable à celui aperçu dans l'épisode I, et qui lui permettrait de respirer sous l'eau, et ce, sans a avoir a emporter de bouteille d'oxygène avec lui. Une fois l'appareil en place, il jeta un dernier regard autour de lui, puis glissa silencieusement dans l'eau.

Une fois arrivé à la coque du méga-yacht, Ungern y fixa une mine magnétique et le dispositif émit un léger bip lumineux afin d'indiquer qu'il venait d'être enclencher, sans perdre un instant, Ungern fit ainsi demi-tour et nagea en direction des pontons de la marina. Une fois sorti de l'eau, il se hissa discrètement sur les pontons flottants, cependant, son exfiltration ne passa pas inaperçue, et

un groupe de policiers en patrouille remarqua sa présence :

- « ... Et vous, qu'est-ce que vous faites là ? » interpella le policier, sa lampe torche braquée sur Ungern qui était encapuchonné et de dos par rapport aux forces de l'ordre.

- « ... On a un indésirable dans la safe zone, » ajouta un autre policier en alertant la centrale via sa radio.

- « ... Ce que je fais là ? » demanda Ungern en prenant soin de bien ancrer ses pieds au sol sans pour autant se retourner vers les policiers :

- « ... C'est pourtant simple... ! » ajouta-t-il, tandis que la mine explosa dans une détonation assourdissante qui illumina brièvement l'ensemble de la marina et qui projeta des ombres spectaculaires sur les bâtiments environnant.

Profitant de cette distraction, Ungern dégaina son sabre laser et fondit sur les policiers, les neutralisant en une fraction de seconde. Une fois les policiers à terre, Ungern sprinta vers la terre ferme, mais les autres policier qui étaient restés sur les quais se mirent a ouvrir le feu. Les tirs de blaster zébrèrent l'air, mais il évita et para les tirs avec une précision chirurgicale, son sabre dessinant des arcs de lumière rouge dans l'obscurité et atteignit les policiers en un clin d'œil, les neutralisant avec une efficacité implacable. Malheureusement, l'un des policiers eut tout de même le temps d'appuyer sur un bouton d'urgence, déclenchant une sirène d'alarme qui résonna dans toute la ville.

L'alerte venait donc d'être donnée, et les sorties de la ville allaient être rapidement bouclées. En effet, la ville était entourée et protégée par une muraille concentrique percée de quelques points de passage stratégiques afin de filtrer la circulation. Cependant, dans un monde où chacun possède un vaisseau spatial, ces murailles étaient essentiellement symboliques, et elles étaient accompagnée par un gigantesque bouclier qui englobait la totalité de la ville, piégeant ainsi Ungern à l'intérieur de la ville.

Néanmoins, il prit la direction de la porte Nord, coupant à travers le centre ultra-cossu de la ville composé essentiellement de voitures de luxe et de casinos inondés de lumière. Mais à peine engagé dans les artères de la ville, qu'il se heurta à un important dispositif policier et les tirs de blaster se mirent à fuser de toutes parts, traçant des lignes brûlantes dans la nuit, néanmoins, grâce à sa vitesse et à son agilité, il parvint à esquiver la plupart des projectiles, se servant habilement du décor et de son environnement comme d'un bouclier mouvant.

La progression d'Ungern fut donc rapide, mais les gardes du checkpoint Nord furent tout de même prévenus de son approche, et ils se préparent à l'intercepter, la voie de sortie fut ainsi barrée par une immense grille, très semblable à la herse d'un château fort. Toutefois, ses barreaux épais et largement espacés évoquaient plutôt un dispositif anti-camion-fou, c'est-à-dire, un dispositif spécialement conçu pour empêcher l'entrée ou la fuite d'un vaisseau cherchant à forcer le passage, mais permettant tout de même à un individu seul de pouvoir passer entre les barreaux.

Le checkpoint était néanmoins solidement défendu par des mitrailleuse lourde qu'on retrouvé de chaque côté de la route, ainsi que par une dizaine de policiers dispersés et prêts à accueillir Ungern. Cependant, ce dernier n'avait pas d'autre choix que de se lancer dans un assaut frontal et chaque minute d'hésitation ne ferait que diminuer les chances de réussites.

Le checkpoint était néanmoins solidement défendu, avec des mitrailleuses lourdes de chaque côté de la route, ainsi qu'une dizaine de policiers dispersés, prêts à accueillir Ungern.

Cependant, ce dernier n'avait pas d'autre choix que de se lancer dans un assaut frontal, et chaque seconde d'hésitation ne fessait que réduire ses chances de réussite.

Il remonta ainsi la file de véhicules abandonnés, misant sur sa vitesse ainsi que sur la retenue des policiers, peu enclins à risquer de blesser leurs propres collègues. Ungern profita donc de cette hésitation et ne n'hésita pas à projeter ou à repousser violemment ses adversaires en utilisant la force, les envoyant valser comme des marionnettes désarticulées.

Une fois la file de vaisseaux remontée, il se glissa entre les barreaux de la grille.

Devant lui, un nouveau décor s'ouvrait : un paysage aux airs méditerranéens, fait de vignobles alignés et de cyprès clairsemés, qu'Ungern traversa à toute vitesse, se dirigeant vers un sous-bois isolée afin de pouvoir faire une courte pause et ainsi reprendre son souffle.

Il s'arrêta donc brièvement et profita de ce moment de répit pour éteindre son sabre, enlever sa capuche, et ainsi révéler pour la 1e fois son visage à l'audience. Cependant, un vrombissement sourd, bien que lointain, attira son attention. Ungern se retourna donc instinctivement afin d'essayer de localiser la provenance de ce bruit. Mais à peine avait-il pivoté qu'un missile filaire s'écrasa à quelques mètres de lui, le projetant sur plusieurs mètres, tandis que le souffle de l'explosion, lui arracha son sabre laser des mains. Heureusement pour lui, le missile avait quelque peu manqué sa cible et Ungern ne fut pas grièvement blessé, néanmoins, l'hélicoptère ne lui offrit aucun répit, et le gunner à la portière de hélicoptère ouvrit le feu à l'aveugle, tirant dans le panache de poussière et de fumée en suspension dans l'air.

( même si parler d'hélicoptère est un non sens dans star-wars, c'était plutôt un vaisseau équipait d'une mitrailleuse gatling à la portière, de deux missiles filaires, ainsi que d'un projecteur ventral . )

Surpris par la rapidité et la violence de la réaction ennemie, Ungern fut totalement pris de court, et il n'eut pas d'autre choix que de se remettre rapidement en course. Il fonça ainsi vers son point de chute, et ce, avec l'hélicoptère à ses trousses qui l'illuminait de son projecteur ventral, tandis que les balles sifflaient autour de lui, chaque mètre parcouru étant une lutte désespérée pour la survie.

Après quelques minutes de poursuite acharnée, l'hélicoptère continuait de longer la côte, ses balles traçant des lignes mortelles autour d'Ungern. Cependant, ce dernier commençait à perdre en cadence, son souffle se faisant plus lourd, ses mouvements plus laborieux. Voyant cela, le pilote de l'hélicoptère décida de saisir l'occasion et de tirer son deuxième et dernier missile filaire.

- « Ouch, je crois qu" il l'a pris de plein fouet ! » lâcha le pilote en observant l'explosion.

- « j'espère bien , car j'vais bientôt être à sec ! » répondit le gunner, la voix pleine d'adrénaline.

persuadé d'avoir enfin neutralisé sa cible, l''hélicoptère se mit à tourner autour du panache de poussière pendant de longue seconde.

Mais soudain, comme un diable surgissant de l'enfer, Ungern émergea du nuage de débris, et reprit sa course. Bien qu'il ait réussi à profiter de cet effet de surprise, il était clair qu'il avait été touché par cette frappe : il se tenait l'épaule droite et sa course était devenue déséquilibrée et hésitante.

L'hélicoptère se lança donc de nouveau à sa poursuite, ses pales fouettant l'air avec un bruit assourdissant. Ungern, malgré la douleur lancinante, continua à courir, ses pas le menant finalement à son point de chute.

Là, une grotte s'ouvrait devant lui, sombre et béante.

L'hélicoptère, quant à lui, s'arrêta prudemment à l'entrée de la grotte, et se contenta d'illuminer l'intérieur à l'aide de son projecteur.

- « La cible est acculée et vient de se réfugier dans une grotte sans issue, je répète, la cible est réfugié dans une grotte sans issue ! » annonça le pilote à sa centrale de commandement qui pensaient avoir acculé Ungern dans un endroit sans issue.

- « Reçu 5/5, continuez de surveiller l'entrée et gardez vos distances. Les renforts arrivent bientôt sur zone ! » répondit une voix dans l'intercom.

- « Bien reçu ! » confirma le pilote.

Alors que les renforts se mettaient en route, Ungern s'enfonça toujours plus profondément dans cette grotte, et atteignit un recoin où un vaisseau était dissimulé sous des bâches de camouflage.

Il arracha donc les bâches de camouflage qui dissimulait ce petit vaisseau usé, très semblable à celui utilisé par Anakin et Obi-Wan dans l'épisode 3, bien que ce dernier montrait des signes évidents de vieillissement et d'usure.


Essoufflé et en sueur, Ungern monta à bord du vaisseau. Ses mains tremblaient légèrement alors qu'il enclenchait les systèmes de navigation. La douleur à son épaule le lançait, mais il serra les dents, déterminé à échapper à ses poursuivants. Le cockpit s'illumina d'une lueur familière tandis que le moteurs fatigués montés en régime.

Une fois le cockpit pressurisé, Ungern décolla aussitôt, et fonça à toute allure à travers la grotte, son vaisseau émergeant à toute vitesse de la grotte et s'engagea dans une ascension quasi-verticale dans l'atmosphère de la planète Eltam-07.

L'hélicoptère, quant à lui, il fut pris totalement de court, et le gunner tenta de riposter en ouvrant frénétiquement le feu, cependant, la plupart de ces tirs manquèrent leur cible, créant seulement des éclats de lumière dans la nuit. La seule option de l'hélicoptère étant finalement d'alerter leurs hiérarchies de la fuite d'Ungern qui continuait son ascension, néanmoins, en approchant des cieux, Ungern rencontra un nouvel obstacle : un blocus de vaisseaux, composé principalement de destroyers stellaires qui bloquaient la sortie de la planète.

Ne voyant aucune autre alternative, Ungern décida de forcer le passage, et se résigna à encaisser les tirs nourris.

Un véritable déluge de feu s'abattit donc sur lui, et les boucliers de son vaisseau se mirent à fondre comme neige au soleil. Les alarmes retentissant de toutes parts, toute fois, grâce à une chance presque surnaturelle, Ungern arriva à franchir le blocus et enclencha le mode hyper-espace.

néanmoins, la providence en décida autrement, les tirs ayant endommagé la pompe de gavage de l'overDrive, provoquant une fuite des ergols nécessaires au bon fonctionnement du moteur.

Cette fuite empêcha donc le vaisseau de maintenir sa vitesse lumière, le faisant sortir brutalement du mode hyper-espace, et ce, après seulement quelques minutes de fonctionnement.

Le vaisseau d'Ungern était donc entrain de dériver dans l'espace, et avec le peu de puissance qui lui restait, ce dernier parvint à orienter son vaisseau vers une planète relativement proche et amorça une descente en catastrophe dans son atmosphère.

La ré-entrée fut cependant chaotique. Le vaisseau n'étant plus qu'un tas de ferraille incapable de se diriger ou même de décélérer, et les frottements avec les molécules composant l'atmosphère de cette planète transformèrent très rapidement ce dernier en une boule de feu incandescente, les boucliers, déjà très affaiblis, ne pouvant tout simplement plus encaisser une telle chaleur.

La carlingue commença à se désintégrer, et des morceaux entiers se détachèrent, avant d'aussitôt se consumer dans l'atmosphère. Quant à Ungern, ne percevant presque rien à travers les flammes,il chercha désespérément un endroit pour un atterrissage d'urgence. Mais cette planète était recouverte par des jungle sauvage et luxuriante, et tout ce qu'il pouvait faire était de se préparer à encaisser le choc.

Puis, plus rien.

Le vaisseau s'écrasa ainsi dans la jungle avec une violence inouïe, Le choc fut si brutalqu'Ungern perdit connaissance sur le coup. En outre, l'atterrissage ne passa pas inaperçu et le bang supersonique, ainsi que l'énorme traînée laissée dans le ciel, attira rapidement la curiosité d'un groupe d'habitants locaux.

Ainsi, le premier à arriver sur les lieux fut un jeune enfant issu d'une communauté villageoise.

Il trouva donc Ungern inconscient dans les débris de son vaisseau, et avec une détermination, ainsi qu'une force surprenantes pour son âge, il extirpa Ungern de l'épave.

alertés par l'enfant, Les habitants transportèrent Ungern inconscient jusqu'à un petit hameau perdu dans la jungle, et la famille de l'enfant prit soin de lui, le soignant pendant plusieurs jours avec des remèdes traditionnels.

Les jours passèrent, et tandis qu'Ungern demeurait inconscient, la curiosité de l'enfant finit par l'emporter, ce dernier ne put résister à la tentation de fouiller dans ses affaires, la curiosité l'emportant sur la prudence.
EL-LOCO-SITH
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Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par EL-LOCO-SITH »

Salut,

Je reviens vers vous afin de poster le deuxième chapitre. De mon côté, je continue de réécrire au propre la suite de mon histoire (du moins, j’essaie de rendre ça le moins désagréable possible à lire). Toutefois, certaines refontes et certains réarrangements sont plus lourds et compliqués que prévu. Du coup, je prends pas mal de retard, surtout que j’ai un petit trou d’air du point de vue de la motivation. Mais une fois que j’aurai passé le pic de difficulté que représente l’arc 3, ça devrait aller beaucoup mieux, puisque le travail sera bien moindre pour les arcs 4 et 5.

Enfin bref, voici donc le chapitre 2 du premier arc :

chapitre 2 : Discours martial

Pour la scène suivante, nous quittons la planète hostile sur laquelle Ungern venait de s'écraser pour nous retrouver sur Coruscant, capitale et centre névralgique de la République. La scène commence donc aux alentours du Sénat où une journaliste s'apprête à faire un direct, tandis qu'un cordon de policiers séparait les différents journalistes de la foule amassée pour l'événement.

- « Nous nous trouvons en ce moment même devant le Sénat que vous pouvez voir derrière moi, et dans lequel le président du conseil s'apprête d'ici quelques minutes à tenir un discours devant les chambres du Sénat. » précisa la journaliste avant d'ajouter :

- « Ah le voilà, le cortège du président est en train d'arriver, et comme vous pouvez le voir, il se pose sur le toit du Sénat. Ce n'est donc plus qu'une question de minutes avant que le discours ne commence. »

Nous quittons donc cette journaliste en poste devant le Sénat pour nous retrouver à l'intérieur de celui-ci. Le président ayant eu le temps d'entrer dans l'hémicycle (micro-ellipse temporelle), et alors qu'il était sur le point de monter à la tribune, il fut annoncé par le speaker de la chambre :

- « Mesdames et messieurs, le président du conseil de la République Galactique. »

L'hémicycle se lèva comme un seul homme, offrant une standing-ovation au président, à la suite de quoi, Il s'installa à la tribune, attendant que les applaudissements s'arrêtent pour commencer son discours. Son visage était grave, et marqué par la solennité de l'instant.

- « Merci... merci... messieurs les sénateurs, monsieur le speaker, mes chers concitoyens, avant de commencer ce discours, j'aimerais avant tout chose, exprimer ma pensée émue envers les familles des victimes, ainsi qu'envers tous les membres de nos forces de défense qui ont accompli leur devoir de manière héroïque. » déclara solennellement le président, provoquant une nouvelle salve d'applaudissements de la part des sénateurs.

- « Il y a quatre jours de cela, notre République fut de nouveau attaquée de la manière la plus honteuse et sournoise qui soit. Elle a été frappée par des lâches, et des criminels s'étant délibérément attaqués à des civils innocents. Ces lâches, ces barbares, vous les connaissez aussi bien que moi. Ce sont les partisans d'un empire qui n'en finit pas de mourir, et qui cherche par tous les moyens possibles à sortir des poubelles de l'histoire. cette attaque s'inscrit donc dans cette série ininterrompue d'attaques que nous subissons depuis plusieurs mois. Une série d'attaques sans commune mesure avec ce que nous avons connu par le passé, et qui semble s'enfoncer toujours plus loin dans la barbarie et la démagogie. »

Le président marque une pause, laissant ses mots résonner dans l'assemblée silencieuse.

Son regard se fait plus perçant, exprimant une détermination farouche.

- « Cependant, malgré tout ce que nous avons subi et enduré, cette attaque est sans précédent par bien des aspects. Le premier étant : que cette dernière a eu lieu durant un événement sportif de grande ampleur, ciblant délibérément des civils, des touristes, des vacanciers et surtout des familles. Cependant, cette attaque est aussi la première depuis les attaques à la charge sismique durant laquelle un membre du gouvernement y trouva la mort... »

le président prit une pause afin de renfoncer la puissance oratoire de son allocution :

- « En effet, notre regretté ministre de l'Intérieur, Scolani-Zysorka, y trouva la mort alors qu'il passait ses vacances avec son épouse sur un simple bateau de plaisance. J'aimerais ainsi que nous rendions hommage à sa mémoire, ainsi qu'à celle de sa courageuse épouse qui a miraculeusement échappé à cette odieuse attaque, et qui a eu le courage, malgré tout, de venir assister à ce discours. »

L'hémicycle se lève encore comme une seulle personne, offrant une nouvelle standing-ovation à l'épouse du ministre défunt.

Le président attendit que les applaudissements cessent pour reprendre la parole.

- « Cependant, si cette attaque est véritablement sans précédent, c'est aussi car elle nous offre la preuve irréfutable que ces attaques que nous subissons depuis plusieurs mois sont bel et bien l'œuvre d'un utilisateur de la Force, et donc par conséquent.... que les Sith sont vraisemblablement de retour. »

À la suite de ces quelques mots, un murmure se propagea dans toute l'assemblée. Les sénateurs échangent des regards anxieux et commencent à chuchoter entre eux, envahis par une inquiétude palpable.

- « En effet, nous avons trouvé ceci non loin des lieux de l'attaque... » précisa le président en sortant de sa veste un pochon transparent scellé, contenant le sabre qu'Ungern avait perdu lors de la frappe du premier missile.

- « Ce sabre confirme donc de manière définitive les soupçons que nous avions au sujet de cet individu. S'ajoute également à cela, le fait que tous les témoins directs ont tous décrit cet individu comme étant un homme jeune, voire même un adolescent... et comme vous le savez très probablement, les Sith fonctionnent par pair... le maître et l'élève. » précisa le président qui prit de nouveau une pause dans son allocution afin de renforcer l'effet dramatique de son allocution.

- « Si cette théorie est la bonne, et tout nous porte à croire qu'elle l'est, cela voudrait dire qu'il nous reste encore à trouver... celui qui pourrait bien être le maître. »

Suite à cette déclaration, la salle, déjà anxieuse, s'agita encore plus et un brouhaha envahit l'hémicycle. Les sénateurs échangeaient des regards inquiets, chuchotant nerveusement. En effet, tout le monde avait en tête le fait que Palpatine pourrait très bien être ce maître mentionné par le président, même si ce dernier était mort depuis bien longtemps.

Cependant, son aura état si menaçante que le simple fait d'évoquer cette possibilité, aussi faible soit-elle, suffisait pour plonger l'auditoire dans un profond sentiment de malaise.

Le président, sentant bien l'inquiétude de son auditoire, leva une main apaisante et reprit la parole :

- « Cependant, cependant, ce sabre est aussi la preuve que nous sommes capables de répondre à leurs attaques. En effet, alors que l'assaillant était en train de prendre la fuite, il fut touché par une frappe de missile qui le blessa grièvement, et qui lui fit perdre son sabre.

Je peux aussi vous dire que son vaisseau fut également endommagé lors de sa tentative de fuite, et qu'il fut contraint de se poser en catastrophe sur une planète sauvage, non loin d'Eltam-07 et que nous passons cette planète au peigne fin.

Enfin, nous avons également envoyé notre meilleur élément sur place afin de mener et de coordonner l'ensemble des recherches. Ce n'est donc plus qu'une question de jours, voire même peut-être une question d'heures avant que nous retrouvions cet individu, et une fois que nous l'aurons attrapé, nous le traduirons devant la justice de la République, et ce, afin qu'il réponde de ses actes ! »

Cette déclaration guerrière et le ton martial du président électrisèrent la salle. L'audience passa de la peur à une forme d'euphorie vengeresse et se mit de nouveau à applaudir le président qui continua son discours avec une intensité croissante :

- « et quand, nous aurons appris tout ce qu'il y a savoir, nous pourrons ensuite porter un coup fatal à l'Empire et peut-être même écourter cette guerre odieuse qui nous a fait tant de mal depuis tant d'années ! »

La salle était en ébullition, les applaudissements résonnaient avec force dans l'hémicycle.

Le président, debout à la tribune, avait réussi donc son coup : effrayer pour ensuite mieux rassurer, et ses paroles résonnaient encore dans l'air, laissant derrière elles un mélange d'espoir et de détermination palpable parmi les sénateurs et les citoyens présents.

Quoi qu'il en soit, l'audience se remit à applaudir, et alors que l'ovation était à son apogée, la scène amorça une transition, et le discours du président réapparaissait à nos yeux, mais cette fois-ci, à travers l'écran d'une télévision fixée dans un angle sombre d'une cabine spatiale.
EL-LOCO-SITH
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Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par EL-LOCO-SITH »

salut à toute et tous,

je reviens vers vous pour poster la suite direct du chapitre précédent, pour ce qui est de l'avancement général, je dois avouer que je rencontre des difficulté à avancer, notamment sur le déroulé d'une scène en particulier et que j'ai du mal à trouver la motivation, toutefois, je garde espoir et continue d'y réfléchir sous la douche pour essayer d'y trouver une solution. :transpire:

bref voici le chapitre 3 :
" Arrivé sur My'Lai-68 "



une jeune fille aux yeux vifs étant donc entrain de regarder le discours du président qui continuait d' énumérer les mesures que son gouvernement allait prendre, notamment le fameux programme « Étoile de la liberté »:

- « Eh... t'as entendu ?! Il t'a mentionnée durant son discours ! » s'exclama Solanya, les yeux toujours rivés sur l'écran. « Il a même dit que t'étais leur meilleur élément ! C'est plutôt la classe, non ? »

Sans laisser à sa sœur le temps de répondre, Solanya continua d'un ton espiègle : « ... À moins que ce soit de moi qu'il parle ?! après tout, de nous deux, tout le monde sait que c'est moi la plus forte ! » rajouta-t-elle, alors que sa grande sœur Céléria, assise à une petite table de navigation était en train de consulté des dossier.

- « J'en pense surtout qu'on va bientôt arriver et que tu devrais te préparer ! » répondit-elle, malgré qu'elle était un peu usée par l'entrain excessif de Solanya .

- « Oui, madame ! » répliqua Solanya d'un ton enjoué et moqueur, avant de quitter la cabine pour se préparer. Quant à Céléria, elle resta seule un moment, regardant encore l'allocution présidentielle sur l'écran, ce dernier illuminant son visage, et révélant une expression à la fois déterminée et pensive.

Le vaisseau amorça donc sa descente vers « My'Lai-68 », offrant une vue spectaculaire et typique de l'univers Star Wars.

La planète se révéla comme étant une vaste étendue de jungle luxuriante et humide, ses brumes denses rappelant les paysages du Vietnam. Le vaisseau se dirigeant vers l'un des petits avant-postes de l'armée, une installation modeste et fonctionnelle, dénuée de toute extravagance.

En effet, « My'Lai-68 » n'avait aucune importance stratégique, ni même de ressources significatives pouvant justifier une forte présence militaire. La planète étant principalement peuplée de petits paysans qui cultivaient leurs rizières depuis des millénaires, un mode de vie simple et rustique, bien éloigné des modèles productivistes de la République ou de l'Empire. cette planète étant l'un de ces planètes sans importance stratégique ou l'armée se débarrassait de son matériel vétustes ainsi que de ces éléments problématiques.

- « Lieutenant, elle est sur le point d'arriver ! » informa un subalterne, tout en jetant un coup d'œil nerveux à l'horizon.

- « Eh bien, c'est pas trop tôt ! Elle nous aura bien poireauté ... » répondit le lieutenant-colonel en recrachant la fumée de sa cigarette, l'air visiblement agacé.

- « Ne vous réjouissez pas trop vite, chef. Il paraît que cette mal-baisée est totalement imbuvable... » ajouta l'un des sous-officiers, un sourire narquois aux lèvres.

- « Mal-baisée, elle doit pas l'être tant que ça, surtout quand on voit la vitesse à laquelle elle est montée dans la hiérarchie... » acquiesça le lieutenant-colonel, un sourire en coin.

- « Ils arrivent ! » lança l'un des subalternes alors que tous les soldats écrasèrent leurs cigarettes et se redressèrent pour accueillir le vaisseau de Céléria.

Les deux sœurs furent donc accueillies par un petit cortège de soldats avec à leur tête un officier, le lieutenant-colonel Kalley, chargé d'administrer cette région de la planète.

- « Bienvenue, capitaine Lebel, je suis le lieutenant-colonel Kalley, » déclara-t-il en tendant la main.

- « Enchantée, » répondit Céléria en serrant sa main. « Je suis la capitaine Céléria Lebel et voici ma padawan, Solanya Lebel, » ajouta-t-elle tandis que Solanya fit un petit signe de tête.

Une fois les présentations faites, Céléria se dirigea vers l'intérieur du QG, et poursuivit la conversation :

- « J'imagine que votre hiérarchie vous a mis au courant ? » demanda Céléria d'un ton procédurier.

- « Oui, elle m'a informé que vous aviez été mandatée par le sénat afin de mener et de diriger cette opération de recherche, » répondit l'officier en hochant la tête.

- « exactement, le sénat a également placé cette planète dans un état d'exception et m'a désignée comme l'autorité plénipotentiaire. Vous et vos hommes êtes donc désormais sous mon commandement direct, des questions ? » déclara Céléria, ses yeux scrutant les différentes réactions des soldats.

- « Non, mon capitaine ! » répondit le lieutenant-colonel.

- « Très bien, dans ce cas-la faites-moi donc un rapide récapitulatif de la situation, » ordonna Céléria.

- « Comme vous avez pu le lire dans le rapport préliminaire, après avoir forcé le barrage, le fugitif fut contraint de se poser en catastrophe, et les rares planètes proches d'Eltam-07 furent passées au peigne fin, et malgré que la nature du terrain , c'est donc nous qui avons fini trouver le lieu du crash » expliqua le lieutenant-colonel qui s'attendait visiblement à une forme de félicitation ou de remarques positifs.

- « vous avez trouvé la zone du crash, vous êtes sur de vous ? » demanda Céléria.

- « oui, sur à 100 %, mon capitaine." répondit-il.

- « très bien, dans ce cas, la emmenez-moi donc sur le lieu du crash. J'aimerais examiner le vaisseau de mes propres yeux » répondit sèchement Céléria.

- « Oui, mon capitaine, » répondit l'officier qui s'exécuta et quitta la pièce pour préparer la sortie en direction du crash.

Les deux sœurs Lebel, le lieutenant-colonel Kalley et un escadron de soldats — répartis en cinq vaisseaux de transport — se préparaient donc à partir pour examiner la carcasse du vaisseau.

Pendant que l'opération se mettait en place, Céléria demanda néanmoins à sa cadette de rester à la base. À ses yeux, la mission représentait un risque trop important pour une première sortie. Elle attendit donc que le lieutenant-colonel quitte la salle afin de pouvoir s'adresser à elle plus librement.

- « Solanya, je suis dé... »

- « Non, je refuse de rester ici ! » répliqua aussitôt Solanya, ayant immédiatement compris que sa grande sœur voulait partir sans elle.

- « Mais je... »

- « Tu m'avais pourtant promis que cette fois-ci tu m'emmènerais avec toi ! » interrompit Solanya, sa voix teintée de frustration.

- « Et c'est précisément ce que j'ai fait ! » répondit Céléria.

- « Tu parles ! On vient à peine d'arriver que tu veux déjà m'assigner à résidence ! »

- « Je ne t'assigne nullement à résidence, c'est juste que j'estime que tu n'es pas encore prête. » argua Céléria.

- « Mais je ne suis plus une enfant ! Je suis grande maintenant, et pleinement capable de me défendre ! » insista Solanya, son regard brillant de détermination.

- « Non, je suis désolée, mais tu n'as pas assez d'expérience pour pouvoir m'accompagner dans un environnement aussi hostile. »

- « ... Mais de l'expérience, j'en aurais peut-être un peu plus si tu ne faisais pas tout ton possible pour m'empêcher d'être avec toi ! »

- « Je suis désolée, mais c'est non ! »

- « C'est tellement injuste ! On dirait que tu fais tout pour m'empêcher de vivre ! » s'exclama Solanya, la colère et la tristesse se mêlant dans sa voix.

- « Si je fais tout ça, c'est uniquement parce que je m'inquiète pour toi. Tout ce que je veux, c'est te protéger... » répondit Céléria tout en prenant les mains de sa petite sœur dans les siennes.

- « Ah oui, eh bien moi, tout ce que je demande, c'est de pouvoir explorer la galaxie et de passer du temps avec ma grande sœur ... C'est tout ce que je demande, rien de plus ! » s'écria Solanya d'une voix teinté d'émotion.

Un silence s'installa, un silence lourd de tension et d'émotions non exprimées. Mais il fut finalement interrompu par l'arrivée du vaisseau de transport qui se posa non loin du centre de commandement, brassant suffisamment d'air pour ébouriffer les cheveux des deux sœurs.

- « Très bien... mais promets-moi que je ne regretterai pas cette décision ! » céda Céléria après plusieurs secondes de réflexion, tandis qu'elle reçut aussitôt une étreinte de la part de sa petite sœur qui lui sauta au cou.

- « Oh, merci ! Je te le promets ! Tu ne le regretteras pas, je te le promets ! Tu verras, je serais aussi sage qu'une image, et je ferai exactement tout ce que tu me diras de faire ! » s'exclama Solanya, ses yeux brillants de joie.

Sur ce, les deux sœurs montèrent dans l'un des vaisseaux de transports de troupes qui datés tous de la guerre des clones.

Durant le vol,Solanya en profita pour admirer la beauté des paysages, émerveillée par la splendeur sauvage de la nature, ses yeux brillaient de fascination. C'était la première fois qu'elle quittait Corucentre, et chaque détail de ce nouveau monde l'envoûtait.

Céléria, quant à elle, était bien plus songeuse, voire même anxieuse, et elle ne pu s'empêcher de saisir Solanya par le poignée lorsqu'elle fut légèrement secouée par la traversée d'une petite perturbation météorologique.

elle réalisa néanmoins, le ridicule de la situation et relâcha légèrement sa prise, l'incident fut pourtant suffisamment inquiétant pour qu'elle se retourne en direction du pilote et fusille ce dernier du regard

- « ... Si vous êtes pas capable de piloter correctement ce vaisseau, fermez-en au moins les portes avant qu'un drame n'arrive, » ordonna-t-elle d'un ton vindicatif .

- « Oui, mon capitaine. » répondit le soldat, qui s'exécuta immédiatement, fermant les portes latérales du vaisseau.

Le vaisseau continua donc son parcours, mais cette fois-ci avec les portes fermés, privant ainsi Solanya du paysage qu'elle était entrain d'admirer.

La symbolique est limpide : Céléria, dévorée par la peur de perdre Solanya, préfère la priver de liberté plutôt que de la voir prendre le risque d'expérimenter le monde extérieur, allant jusqu'à l'enfermer dans une cage d'acier.

Le convoi de vaisseaux – une demi-douzaine en tout – se posa non loin du lieu du crash.

Les troupes en descendirent, et les deux sœurs, accompagnées du lieutenant ainsi que d'une poignée de soldats, marchèrent vers la carcasse du vaisseau.

Le lieu du crash ressemblant à une sorte de clairière au milieu de la jungle, probablement le meilleur endroit qu'Ungern avait trouvé pour un atterrissage forcé.

À leur arrivée, deux soldats, chargés de surveiller la carcasse, se mirent au garde-à-vous,et Céléria commença a examiner minutieusement la carcasse du vaisseau. Elle fouilla donc l'intérieur du cockpit à la recherche d'éventuels indices, mais le vaisseau avait été totalement désossé, et tout objet de valeur avait été dérobé.

- « Le vaisseau était déjà dans cet état lorsque vous l'avez trouvé ? » demanda-t-elle en constatant les dégâts.

- « Malheureusement, oui » répondit le lieutenant avant d'ajouter « Cette planète est peuplée d'arriérés qui vivent en autarcie, et qui démontent tout ce qu'ils trouvent. On a même étaient obliger de placer des soldats pour les dissuader de revenir. »

Céléria fronça les sourcils, réfléchissant à la suite des opérations.

- « Nous devons mettre la main sur l'un de ces locaux. Quels sont les lieux environnants, lieutenant ? » demanda-t-elle

- « Hé bien, il y a une myriade de petits hameaux très espacés que nous sommes déjà en train de fouiller, » répondit le lieutenant.

- « Et à part ça ? » insista Céléria.

- « Euh, à part ça, il y a quelque chose qui ressemble vaguement à une ville. Du moins, c'est considéré comme une ville par ce ramassis de sauvages.» répondit le lieutenant qui ne fit même pas l'effort de cacher son racisme.

- « Très bien, emmenez-moi donc à cette ville. En attendant, dites à vos hommes de noter et de consigner chaque objet trouvé ayant un rapport avec ce vaisseau. Je veux tout savoir : la nature de l'objet, où il a été trouvé, qui l'a trouvé, et quand il fut trouvé. Je veux avoir le maximum d'informations à croiser » ordonna-t-elle

- « Oui, mon capitaine. »

Sur ce, les deux sœurs, le lieutenant-colonel, et ses hommes remontèrent donc à bord des vaisseaux de transport, et le convoi repartit en direction de la petite ville. Le vol fut rapide, et ils se posèrent à la périphérie de la ville pour ne pas effrayer les habitants locaux.

Une fois au sol, Céléria, Solanya, le lieutenant-colonel et une partie de ses hommes commencèrent à marcher vers le village qui n'était en réalité qu'un petit regroupement de maisons au toit de paille et aux murs en torchis, Céléria s'arrêta donc à la lisière du village et observa les environs avec des jumelles, cherchant des indices :

- « Je crois bien que c'est notre jour de chance ! » s'exclama-elle, après plusieurs minutes d'observation et que son visage exprimait une satisfaction contenue.

- « Pardonnez-moi, capitaine, mais je ne comprends pas... » demanda le lieutenant-colonel, qui scrutait également le village avec ses propres jumelles, mais qui ne comprenait pas ce que Céléria voyait.

- « Il n'y a rien qui vous choque, lieutenant ? » insista Céléria, ses sourcils se fronçant légèrement, signalant son impatience.

- « Euh... Je ne vois rien, capitaine. » répondit le lieutenant-colonel, sa voix trahissant son incompréhension

- « Il n'y a rien qui vous saute aux yeux ? » reprit Céléria, son ton devenant plus insistant, presque pressant.

- « Non... Je ne vois rien de spécial, je ne vois qu'une vulgaire place de village avec des villageois qui vaquent à leurs occupations. » dit-il, son regard scrutant désespérément la scène devant lui.

- « Regardez la bande de gamins en train de jouer, il n'y a rien qui vous choque ? » demanda Céléria, pointant discrètement vers les enfants.

- « euh, non capitaine.. . » répondit le lieutenant-colonel.

- « Ça ne vous choque pas qu'un gosse qui habite au milieu de nulle part porte à sa ceinture un blaster réservé aux troupes d'élite de l'Empire ? Si ce gamin a réussi à mettre la main sur un objet d'une telle valeur, c'est qu'il fut probablement l'un des premiers à arriver sur les lieux du crash, voir même le premier. » expliqua Céléria, son ton devenant plus grave et plus urgent.

- « Vous voulez que je lance une interpellation, capitaine ? » demanda le lieutenant qui venait de comprendre l'importance de l'observation de Céléria.

- « Non, surtout pas, ces gamins pourraient disparaître à tout instant avec leur moto ! » répondit aussitôt Céléria

- « que voulez-vous qu'on fasses, mon capitaine ? » demanda le lieutenant-colonel.

- « vous ? Rien du tout. Mais, j'en connais une qui sera parfaite pour cette tâche ! » répondit Céléria alors qu'elle regardait Solanya qui lui souri en retour et qui accepta la mission avec enthousiasme.

Solanya se dirigea donc vers les enfants, et tandis qu'elle avançait prudemment, le lieutenant-colonel, toujours perplexe en profita pour poser une question à Céléria :

- « ... Pourquoi n'y êtes-vous pas allé vous-même, capitaine ? » demanda le lieutenant, tandis que Céléria mit un petit instant avant de répondre, son visage se durcissant.

- « ... Ma sœur est parfaite pour ce genre de tâche, car contrairement à nous, elle est encore pleine d'humanité et d'empathie ... » répondit Céléria d'une voix calme mais chargée d'une gravité sous-jacente, alors qu'elle continuait de surveiller avec insistance Solanya.

- « Euh, je... je ne suis pas sûr de bien comprendre, mon capitaine ? » demanda-t-il, tout en cherchant des éventuels sous entendu.

Céléria marqua un pause avant de répondre.

- « ... j'imagine que vous êtes un habitué des corvées de bois, n'est-ce pas ? » demanda tout naturellement Céléria.

- « eh bien, c'est-à-dire que sous certaine ... » répondit de manière évasive le lieutenant qui se fit couper la parole par Céléria.

- « ... c'est pas la peine de me mentir, je sais connais parfaitement vos méthodes, et j'ai lu vos dossier. » répondit-t-elle, sa voix devenant glaciale, presque tranchante.

- « je ... eh bien... » baragouina le lieutenant qui fut prit de cours.

- « ... tout ce que je vous demande, c'est que vous vous teniez à carreaux ne serait-ce que le temps de cette mission. une fois que je serais partie, vous ainsi que vos hommes seraient libre de reprendre vos activité que je ne commenterais pas, est ce que je me suis bien fait comprendre ? »

Le lieutenant déglutit, son visage passant de la perplexité à une certaine nervosité. « Je ne sais pas ce que vous croyez savoir, mais je pense que ... . » répondit le lieutenant colonel avec une pointe de sarcasme qui se fit aussitôt couper la parole devant ses hommes :

- « Lieutenant, je me contrefiche de vos excuses. Contentez-vous simplement d'obéir aux ordres, est ce que c'est bien clair ?! » répondit-elle d'un ton menaçant

- « Oui, mon capitaine ! » répondit le lieutenant d'un ton hésitant, presque tremblant, alors qu'il venait de perdre la face devant ses hommes.

Pendant ce temps, Solanya s'approchait du groupe de jeunes, mais alors qu'elle n'était plus qu'à une bonne dizaine de mètres de leur position, le groupe se dispersa soudainement, ne laissant sur place que l'enfant au blaster qui lui aussi semblait sur le point de s'en aller.

Le cœur de Solanya accéléra donc soudainement, et un tourbillon de doutes et d'angoisse s'empara de son esprit.

- « ... Oh bordel, mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ?! Ça va être tellement malaisant... Et puis, il y a Céléria qui m'observe de loin, et qui doit juger le moindre de mes faits et gestes ! En même temps, elle a raison de le faire, je foire tout ce que je fais. Je suis une véritable catastrophe ambulante, et là, je vais une fois de plus lui prouver qu'elle a raison de traiter comme elle le fait déjà... » s'exclama Solanya à travers son monologue interne.

Cependant, son malaise apparent attira l'attention de l'enfant au blaster, et Solanya se mit à paniquer lorsqu'elle sentit le regard de l'enfant se poser sur elle :

- « ... Oh putain... il regarde en ma direction... il faut que j'ai l'air normale, il faut que j'ai l'air normale... MAIS PUTAIN, c'est exactement ce que se disent les gens qui ne sont pas normaux ! ... Bon, c'est pas grave, il faut que je me calme, il faut que je me calme car je vais y arriver, et en y arrivant, je vais pouvoir prouver à Céléria que je peux être digne de confiance ! »

Prenant une grande inspiration pour calmer ses nerfs, Solanya arriva finalement au niveau de l'enfant au blaster et entama la conversation avec lui.

- « ... C'est une bien belle moto que tu as là ! » dit-elle, en essayant de paraître détendue, mais intérieurement, elle se maudissait pour cette approche maladroite.

- « ... Ah, merci, c'est gentil ! » répondit l'enfant, un sourire crispé aux lèvres.

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- « ... Elle est vraiment magnifique, c'est bien une 74-Z, c'est ça ? » continua Solanya, essayant de paraître moins nerveuse.

- « C'est bien ça, mais, elle n'est pas vraiment à moi, disons plutôt qu'elle appartiens à mon oncle, et que je lui emprunte quand il a le dos tourné ! » répondit l'enfant avec une certaine espièglerie .

- « ah oui ?! » répondit solanya avec une pointe d'enthousiasme et de déception dans sa voix, tout en ajoutant : « J'ai toujours rêvé d'en avoir une, mais on me l'a toujours interdit ! Mes précepteurs me disaient toujours "Solanya, la vie est trop précieuse pour prendre le risque de monter sur ces maudites machines ! Concentre-toi plutôt sur tes études !" ». Les études, les études, les études ! Ils n'avaient que ce mot à la bouche, et encore, je ne t'ai même pas parlée de ma professeure d'algèbre. C'était une sorte de vieille sorcière qui me donnait des coups de règle à chaque fois que je donnais une mauvaise réponse ! Ça me rappelle également la fois où j'ai... »

- « ... Excusez-moi... mais, vous faites ça souvent d'aller voir les gens, et de leur raconter de manière totalement aléatoire votre vie ? » demanda gentiment l'enfant au blaster, coupant Solanya avec un sourire amusé.

Solanya se figea un instant, se rendant compte qu'elle s'était emportée.

- « Ah, pardon... je m'excuse, je m'appelle Solanya et je suis avec ma grande sœur à la recherche d'un de nos amis qui a disparu depuis plusieurs jours... » dit-elle, reprenant un ton plus sérieux.

- « Ah bon ? Et cette personne, elle ne se serait pas écrasée, il y a quelques jours de cela ? » demanda l'enfant, ses yeux s'illuminant de curiosité.

- « Oui, c'est bien ça, mais comment est-ce que vous savez ça ? » demanda Solanya, surprise.

- « Bah, tout simplement, parce que c'est moi qui extirpa votre ami de son vaisseau ! » répondit l'enfant avec fierté.

- « vraiment ? Et tu sais où est ce qu'il est maintenant ? » demanda Solanya, son cœur battant plus fort d'excitation.

- « Oui, bien sûr, puisqu'il se trouve chez mon oncle et ma tante ! » répondit l'enfant, toujours avec le même ton assuré.

- « Sérieusement ? Et tu pourrais m'y emmener ? » demanda Solanya, ses yeux brillant d'espoir.

- « oui , et si vous voulez, je peux même vous y emmener maintenant ! » répondit l'enfant avec un sourire et qui fit signe à Solanya, comme pour inviter à monter sur sa moto

- « Vraiment, pour de vrai ?! Ce n'est pas une blague ?! » demanda Solanya, incrédule.

- « oui, je suis vraiment sérieux ! » répondit l'enfant.

- « Oh merci, vraiment, tu m'enlèves une énorme épine du pied, merci du fond du cœur ! » s'exclama Solanya, la voix tremblante d'émotion alors qu'elle prenait l'enfant dans ses bras dans un élan de gratitude.

- « ... Céléria !! Tu ne vas pas y croire, viens vite !... J'ai réussi à le retrouver !! » s'ecria-t-elle, tout en sautillant sur place, agitée comme une enfant.

Céléria et le lieutenant, alertés par les cris et les gestes exubérants de Solanya, se mirent à rejoindre Solanya tandis qu'elle continua de discuter avec l'enfant qui remarqua un détails à sa ceinture :

- « Excuse-moi, mais ce que tu portes, c'est bien un sabre de Jedi ?! » demanda-t-il d'un ton incrédule.

Solanya, fière, hocha la tête en souriant.

- « Oui, effectivement, c'en est bien un ! » répondit-elle, gonflant un peu la poitrine de fierté.

- « ... Ça veux donc dire que tu es une Jedi, comme Obi-Wan Kenobi et maître yoda ?! » s'enthousiasma l'enfant, les yeux brillants d'admiration.

- « Oui, même si ça fait des lustres que ces deux la sont morts ! » répondit Solanya en haussant les épaules.

- « Ah bon, ils sont morts ? » demanda l'enfant, surpris.

- « Oui, vous n'étiez pas au courant ? ça fait pourtant des décennies qu'ils sont morts ? » répondit Solanya, un peu étonnée de son ignorance.

- « Non, je n'étais pas au courant... En même temps, nos anciens font tout pour limiter au maximum nos contacts avec le monde extérieur... » se lamenta le jeune garçon, la tête baissée.

- « ... Ah, je crois connaître ça aussi ! » répondit-elle avec un sourire triste.

- « Ah, oui, vraiment ? » demanda l'enfant, levant les yeux vers elle.

- « Oui, À vrai dire, c'est la toute première fois que je quitte Coruscant pour une autre planète ! » expliqua Solanya, un peu mélancolique.

- « peut-être, mais vous avez tout de même eu la chance de devenir une Jedi, alors que moi, mon oncle et ma tante veulent à tout prix que je leur succède à la ferme, et que je devienne à mon tout cultivateur... » dit l'enfant, sa voix teintée de résignation.

Solanya se pencha un peu plus vers lui, son regard se faisant plus intense :

- « Mais peut-être que si tu leur expliquais réellement ce que tu voulais, alors, peut-être qu'ils t'autoriseraient à faire autre chose ?! » suggéra-t-elle naïvement.

L'enfant secoua la tête, son expression désespérée :

- « Aucune chance. Pour eux, il n'y a rien de plus honteux que d'abandonner la terre de ses ancêtres, et si je faisais une telle chose, ça jetterait le déshonneur sur toute ma famille... » se lamenta l'enfant.

- « ... je comprends, mais tu sais rien n'est écrit d'avance, et la vie est toujours pleine d'imprévus ! » répondit Solanya, sa voix douce et réconfortante.

L'enfant soupira, visiblement touché par ses mots. « C'est gentil, mais je sais bien que vous dites ça uniquement pour ne pas me froisser ... »

- « Non, je le pense vraiment. Tiens, est-ce que tu savais que le plus illustre de tout les jedis, Luke Skywalker, était lui aussi destiné à devenir fermier ? » ajouta Solanya avec enthousiasme.

L'enfant ouvrit de grands yeux, plein d'espoir et de curiosité.

- « Ah oui, vraiment !? » demanda-t-il, des étoiles dans les yeux.

- « oui, et il a même eut le chance d'être formé, à la fois, par Obi-wan Kenobi, et par maître yoda, c'est dire ! »

- « ... Eh bah, j'espère que j'aurais le même destin que lui... »

Solanya hocha la tête, son sourire s'élargissant.

- « ... Je te le souhaite aussi... d'ailleurs, peut-être qu'on se révéra dans un futur proche ? » dit-elle avec un clin d'œil.

- « ... Je l'espère aussi » répondit l'enfant, son visage illuminé d'espoir, alors que Céléria, le lieutenant et quelques soldats arrivèrent enfin au niveau de Solanya.

- « Alors, je te l'avais bien dit que ça serait une bonne idée de m'emmener avec toi ! » dit-elle avec un sourire triomphant de fierté.

- « Oui, C'est vrai, je dois bien le reconnaître » répondit Céléria qui esquissa malgré elle un petit sourire, avant de se tourner vers l'enfant, son expression redevenant sérieuse.

- « ... C'est donc toi qui vas nous emmener à la personne que nous recherchons ? » demanda-t-elle tandis que l'enfant, intimidé par la présence de Céléria, hocha timidement la tête.

- « Euh, oui madame» répondit l'enfant qui était nettement moins en confiance avec Céléria et qui comprenait ( sans vraiment le comprendre ) qu'il venait en quelque sorte de se faire piéger, cependant, Céléria était suffisamment intelligente et potentiellement manipulatrice pour percevoir l'inquiétude grandissante de l'enfant :

- « si ça peut te rassure, nous ne sommes absolument pas intéressé par le blaster que tu portes à ta ceinture, et tu pourras même le garder en guise de trophée, cependant, il va falloir que tu nous amènes à la personne que nous recherchons » expliqua calmement Céléria tout en utilisant la force pour enlever les clés du neiman de la moto, et de les confisquer à l'enfant.

- « euh, oui madame » répondit timidement l'enfant qui fut impressionné et intimité par les capacités de Céléria.

- « mais, capitaine, la possession d'une telle arme reste un délit punit par ... . » s'offusqua le lieutenant, incapable de comprendre le bien fondée de la posture de Céléria.

- « lieutenant, au lieu de prendre des initiatives que personne ne vous demande, ordonnez plutôt à l'un de vos hommes de surveiller la moto de ce jeune homme, et demander au autres de venir nous récupérer. » ordonna-t-elle.

- « Oui, mon capitaine. » répondit le lieutenant avant de prendre sa radio : « Major Hersh, veuillez passer nous prendre» dit-il dans sa radio, alors que Solanya et l'enfant au blaster s'échangèrent un rapide regard.
Mathew
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Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par Mathew »

Salut EL-LOCO-SITH,

Je tenais à te dire que ton investissement et ta patience sont vraiment impressionnants. Quatre ans à travailler sur cette fanfiction, en jonglant avec les idées, les réécritures et les références historiques, ça force le respect. Ce que j’apprécie le plus, c’est la manière dont tu combines l’univers de Star Wars avec une réflexion sur les sociétés et les conflits réels : ça donne une profondeur rare à une fanfiction.
Le détail de tes descriptions, le soin apporté aux actions et à l’atmosphère montre que tu vis vraiment ton récit. Je comprends parfaitement ton hésitation à publier tout d’un coup, mais le fait de découper en chapitres semble être une excellente idée pour laisser respirer le lecteur et créer une attente.
En tout cas, même en tant que lecteur curieux et non pressé, ton premier chapitre m’a déjà captivé. J’ai hâte de voir comment les arcs suivants vont se développer et surtout comment tu vas faire évoluer ces deux sœurs dans ce contexte si complexe.

Bravo pour ton travail, et merci de partager ta vision avec autant de passion !
EL-LOCO-SITH
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Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par EL-LOCO-SITH »

Mathew a écrit : ven. 05 sept. 2025 - 17:39 Salut EL-LOCO-SITH,

Je tenais à te dire que ton investissement et ta patience sont vraiment impressionnants. Quatre ans à travailler sur cette fanfiction, en jonglant avec les idées, les réécritures et les références historiques, ça force le respect. Ce que j’apprécie le plus, c’est la manière dont tu combines l’univers de Star Wars avec une réflexion sur les sociétés et les conflits réels : ça donne une profondeur rare à une fanfiction.
Le détail de tes descriptions, le soin apporté aux actions et à l’atmosphère montre que tu vis vraiment ton récit. Je comprends parfaitement ton hésitation à publier tout d’un coup, mais le fait de découper en chapitres semble être une excellente idée pour laisser respirer le lecteur et créer une attente.
En tout cas, même en tant que lecteur curieux et non pressé, ton premier chapitre m’a déjà captivé. J’ai hâte de voir comment les arcs suivants vont se développer et surtout comment tu vas faire évoluer ces deux sœurs dans ce contexte si complexe.

Bravo pour ton travail, et merci de partager ta vision avec autant de passion !
Salut Mathew, merci pour ton retour, ça fait vraiment chaud au cœur d'avoir un retour, je crois même que tu es la toute première personne à me faire un retour sur ce que j'ai écrit (les proches qui ont fait semblant de l'avoir lu, ça compte pas, haha :P ).

Je te remercie également pour tes compliments, bien que je ne sache pas si ce que j'ai écrit mérite vraiment de telles éloges, car j'ai tendance à avoir un style un peu lourd et "scolaire". J'ai tellement peur d'être confus que je surabuse des connecteurs logiques et de l'explicitation à outrance, ce qui pénalise la fluidité et l'immersion du lecteur (c'est terrible d'être conscient de ses défauts, mais pour autant de ne pas être en mesure de les corriger :diable: ).

Pour ce qui est des réticences à poster les chapitres, c'est plus lié au fait d'avoir peur de spammer et de polluer le forum, car dans l'absolu les deux premiers arcs sont déjà postés sur le topic. En tout cas, j'espère que ça va te plaire, surtout que la première moitié du premier arc n'est pas vraiment la meilleure partie, étant donné qu'elle sert essentiellement à introduire les personnages et l'intrigue. La seconde moitié est nettement plus intéressante et les enjeux ainsi que leurs conséquences nettement plus forts. Enfin bref, merci, ça m'a vraiment donné un second souffle de motivation pour continuer à réécrire le troisième arc. :D

Merci à toi.
EL-LOCO-SITH
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Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par EL-LOCO-SITH »

Salut à tous,

Comme convenu, je reviens pour poster le chapitre suivant, j'imagine que ça doit être un bon rythme, pas trop rapide pour ne pas polluer le forum, pas trop lent pour permettre aux rares curieux d'avoir leur dose de fanfiction, enfin bref, voici la suite et bonne rentrée à tous !

Chapitre 4 : " L'enfant au blaster " :


Sans interruption, nous retrouvons donc notre petit groupe de protagonistes dans les airs, survolant un paysage composé de jungles denses, de rizières verdoyantes et de quelques collines parsemées d'habitations, quant à Ungern, notre fugitif, il n'était plus inconscient, mais il était toujours cloué au lit, et la seule chose qu'il pouvait faire était d'écouter les bruits environnants.

Il pouvait notamment entendre les bruits de la vie quotidienne au sein de ce hameau composé de plusieurs maisons, et qui était habité par une famille intergénérationnelle incluant grands-parents, oncles, tantes, cousins et cousines.

Ungern était donc toujours dans son lit lorsqu'un vrombissement sourd se fit entendre, il se redressa donc aussitôt et se mis à regarder par un petit interstice dans le mur, chaque mouvement ravivant toutes ses douleurs, malheureusement, il était déjà trop tard, et les vaisseaux étaient en train de se poser, encerclant la colline où se trouvait le hameau, rendant toute fuite impossible.

Face à ce cordon de sécurité, Ungern n'avait donc plus que deux options : se battre ou se cacher. Mais son corps meurtri trancha pour lui.

- « C'est bien ici ? » demanda Céléria afin de s'assurer de la véracité des informations.

- « Oui, c'est bien ici » confirma l'enfant, d'une voix teinté d'une certaine nervosité

Le vaisseau se posa, et nos protagonistes en sortirent pour se rendre à la ferme familiale. Cependant, alors que l'enfant descendait du vaisseau, Céléria demanda à ce dernier de lui remettre son blaster, au moins jusqu'à l'arrestation d'Ungern.

- « Je suis désolée, mais je vais devoir de demander de bien vouloir me confier ceci.» demanda Céléria, tandis que l'enfant hésita, ses yeux cherchant instinctivement ceux de Solanya qui lui fit un petit signe de tête, comme pour lui dire qu'il pouvait faire confiance en sa sœur.

finalement l'enfant, résigné mais confiant, donna l'arme à contre-cœur.

- « ... je te le rendrais, lorsque tout sera terminé » rajouta-t-elle.

Une fois l'enfant désarmé, Céléria confia l'arme au lieutenant-colonel, et tout ce beau monde se dirigea vers la ferme.

les habitants du hameau, alertés par le vacarme de leurs arrivée vinrent naturellement à leur rencontre. Cependant, ils ne firent pas immédiatement le lien avec Ungern. Pire encore, quand la tante aperçut l'enfant escorté par des hommes en armes, elle pensa tout d'abord que le gamin avait fait une bêtise.

- « Mon dieu, mais qu'est-ce que tu as fait, Nhanh ?! Je t'avais pourtant dit que les jeunes de la ville avaient une mauvaise influence sur toi !! » s'exclama la tante avant de s'adresser aux soldats : « Je ne sais pas ce qu'il a fait comme bêtise, mais je m'excuse sincèrement, et vous promets qu'il aura une punition exemplaire ! » s'excusa la femme, sa voix tremblant d'angoisse.

Cependant, les soldats ignorèrent ces propos et continuèrent d'avancer vers le hameau sans prêter attention à elle.

- « Nous ne venons pas pour lui, mais pour le fugitif que vous hébergez ! » répondit Céléria, son ton glacé laissant peu de place à la discussion.

- « ...Le fugitif ? Mais comment ça ? » demanda la femme, avant de comprendre et de faire le lien avec Ungern.

- « nous savons qu'il se cache chez vous. » répondit Céléria, ses yeux perçant ceux de la femme.

- « Caché ? Non, nous ne savions pas qu'il était recherché. Tout ce que nous avons fait, c'est d'être venu en aide à un pilote, rien de plus ! » répondit la femme, désespérée, alors qu'elle était bousculée par d'autres soldats qui commencèrent à investir les lieux et à fouiller le hameau.

- « Peut-être, mais vous auriez dû en informer les autorités, car l'individu que vous héberger est un poseur de bombe. » rétorqua Céléria, son ton intransigeant.

- « Mais enfin, l'avant-poste le plus proche se trouve à plusieurs centaines de kilomètres d'ici ! Et puis, Je vous assure que nous ne savions pas qu'il était recherché, je vous le jure ! » répondit la femme, paniquée.

- « Ah oui ? Et comment expliquez-vous que nous avons retrouvé votre neveu en possession de ceci ? » demanda le lieutenant qui s'invita dans la conversation tout en brandissant le blaster.

Alors que la femme tentait de se justifier, les soldats continuaient de fouiller le hameau, retournant les maisons et sortant de force les habitants, notamment les personnes âgées et les jeunes enfants, et ce, pour les regrouper au centre du hameau.

Cependant, malgré leurs efforts, les soldats ne trouvèrent rien.

- « Les maisons sont totalement vides, lieutenant-colonel, » déclara l'un des soldats, alors qu'en réalité, Ungern s'était caché astucieusement :

Face à cette disparition, le lieutenant-colonel se mit à hurler sur la femme :

- « Ok, maintenant, vous allez me dire où est qu'il se cache ?! » demanda-t-il en hurlant.

- « Je n'en sais rien, je le jure, il était dans le lit, je le jure, je n'en sais rien, pitié ! » répondit la femme, Terrifiée, et qui ne savait pas quoi répondre :

- « Mais oui, bien sûr, tu ne savais pas que c'était un fugitif, et maintenant tu ne sais pas où est ce qu'il se cache. Moi, je crois surtout que tu nous prends pour des cons, » répondit le lieutenant.

- « Non, j'vous jure que je n'en sais rien !! » répondit la femme, complètement terrorisée.

- « Ok, très bien. Caporal, mettez-les en ligne ! » ordonna le lieutenant.

Sur ce, le caporal et les soldats hurlèrent sur les habitants et les alignèrent, pointant leurs fusils sur eux, tel un peloton d'exécution.

- « Je vais compter jusqu'à trois. Quant à vous, vous avez plutôt intérêt à me donner une réponse satisfaisante ! » menaça le lieutenant d'un ton glacial.

L'ambiance était extrêmement tendue, le moindre mouvement pouvant faire dégénérer la situation.

Choquée par la scène, Solanya demanda à sa sœur d'intervenir :

- « Mais enfin, tu ne peux pas laisser faire ça ?! » demanda Solanya, ses yeux cherchant le regard de sa sœur, qui restait impassible.

Les habitants, en état de choc, se mirent à balbutier qu'ils n'en savaient rien, mais le lieutenant n'était toujours pas convaincu et continua son décompte :

- « ... 1 ! » commença le lieutenant.

Outragée par le comportement du lieutenant, Solanya prit la défense des villageois :

- « Mais enfin, vous voyez bien qu'ils n'en savent rien ! » s'écria Solanya, qui tenta d'interpeller aussi bien le lieutenant que sa sœur.

Cependant, ni le lieutenant, ni Céléria ne réagirent aux supplications de Solanya, ce qui renforça la violence et l'inéluctabilité de la scène. En outre, alors qu'il était toujours caché dans la maison, Ungern pouvait entendre les pleurs et les gémissements des paysans innocents, les aboiements du lieutenant qui continuait son décompte, mais aussi la voix de Solanya qui s'élevait contre cette injustice :

- « ...Deux !!! » continua le lieutenant, sa voix résonnant comme un glas.

La tension était à son comble. Les femmes et les enfants pleuraient, implorant pour leur vie, tandis que l'enfant au blaster se cramponnait à Solanya qui s'insurgea :

- « Si tu n'interviens pas, c'est moi qui le ferais ! » menaça Solanya, sa voix tremblant de colère et de détermination.

Mais alors que le lieutenant allait terminer son décompte quand le fugitif surgit soudain de sa cachette.

- «...ATTENDEZ !» s'écria Ungern.

Un silence figé s'abattit sur la scène. Tous restèrent bouche bée, le lieutenant plus encore que les autres.

Puis, comme un seul homme, les soldats braquèrent leurs armes en direction d'Ungern.

Céléria, quant à elle, posa une main ferme sur son sabre, prête à dégainer à la moindre menace.

- « ...Ils ne savaient rien de moi, alors, laissez-les et occupez-vous plutôt de moi ! » ajouta Ungern, tout en levant lentement les mains et se mettant à genoux afin de faciliter son arrestation.

Céléria ne relâcha pas sa vigilance. Au contraire, elle redoubla de méfiance, en effet, le comportement d'Ungern ne ressemblait en rien à ce qu'elle savait des Sith. Cependant, personne ne bougeait, car tous savaient qu'il maîtrisait la Force, et dans ce silence tendu, le lieutenant échangea un regard avec Céléria qui décida d'effectuer elle-même l'arrestation

- « Je te confie ça...» déclara Céléria qui confia son sabre à Solanya, avant de s'approcher prudemment d'Ungern.

Une fois arrivée à sa hauteur, les deux personnages se défièrent du regard, mais après quelques secondes, Céléria mit un terme à ce duel silencieux, et écrasa Ungern avec une impulsion de Force, le plaquant face contre terre, et ce n'est qu'une fois Ungern totalement immobilisé qu'elle lui passa les menottes.

Une fois la situation totalement désamorcée, l'enfant qui était jusque-là collé à Solanya courut en direction de sa famille et sauta dans les bras de sa tante. Ses pleurs de soulagement se mêlant aux larmes de joie de la tante qui le serra contre elle.

Céléria, quant à elle, emmena le fugitif vers le vaisseau afin de le transférer au Q.G. S passa devant Solanya sans même faire attention à Elle, ni même regarder en sa direction. Une fois arrivait vaisseaux de transports, elle s'adressa à l'un des soldats.

- «Vous ferez savoir au lieutenant-colonel Kalley qu'il devra se charger des procès-verbaux ainsi que des différentes procédures administratives ! »

- « Oui, mon capitaine ! » répondit le soldat avec un salut crispé.

Céléria monta donc à bord du vaisseau, quant à Solanya qui était toujours sur place, elle semblait comme figée, confuses et désorientées, et elle ne fut sortie de sa torpeur que par le bruit des réacteurs du vaisseau ramenant Céléria à la base.

Elle fut en effet submergée par un profond sentiment de honte et de dégoût. Elle qui fut témoin, voire complice de cette scène ne pouvait tout simplement pas supporter l'idée d'avoir contribué à une telle violence, de plus, les regards des villageois, chargés de reproche et d'incompréhension, pesaient lourdement sur ses épaules.

Débordée par ces émotions, Solanya préféra s'enfuir, et elle se dirigea presque en courant vers les vaisseaux, et demanda d'une voix tremblante d'être ramenée à la base afin de rejoindre sa sœur.
EL-LOCO-SITH
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Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par EL-LOCO-SITH »

Salut à tous, je continue toujours mon petit rituel en déposant un nouveau chapitre. Pour les autres arcs qui sont en réécriture/amélioration, j’ai fini par résoudre ce blocage que j’avais sur cette scène particulière. Pour le reste, il ne devrait plus trop y avoir de problème, étant donné que ce sont essentiellement des améliorations visant à essayer d’améliorer les dialogues et les descriptions, la trame restant quasi inchangée.

bref, voici donc le chapitre 5 :

" Soumission à l'autorité " .



Le suspect est maintenant solidement attaché dans une salle d'interrogatoire, tandis que la scène commence réellement dans l'une des fosses d'opérateur d'un Star Destroyer, c'est-à-dire, un espace sombre et rempli de consoles clignotantes, où les techniciens sont occupés à surveiller et à gérer diverses opérations.

- «Mon général, nous recevons une communication venant de la capitaine Lebel » informa l'un des techniciens.

- «Très bien, passez la moi sur la ligne sécurisée » ordonna le général.

- « Tout de suite, mon général ! » Le technicien s'exécuta rapidement, établissant la connexion, et l'image de Céléria apparut sur l'écran principal.

- «Mon général! » salua-t-elle, tout en se mettant au garde à vous.

- « Repos, mon capitaine » répondit le général, sa posture se détendant légèrement :

- « alors, que me vaut le plaisir de vous voir, capitaine? »

- « Mon général, si je viens à vous, c'est afin de vous informer que nous venons de retrouvé et d'appréhendé le suspect » annonça Céléria, son visage sérieux.

- « Comment ça, déjà?! » demanda le général, visiblement surpris, ses sourcils se levant en une expression de stupéfaction.

- « Oui, mon général. » répondit-elle

- « Et vous êtes sûre que c'est bien lui ? » insista le général, son regard cherchant toute trace de doute.

- « Sûre à 100%, mon général » confirma Céléria avec assurance.

- « Eh bien, capitaine, je vous savais efficace, mais pas à ce point! »

- « J'ai fait de mon mieux, mon général » répondit-elle humblement.

- « Décidément, vous êtes bien notre meilleur élément. Avec vous, il n'y a jamais d'hésitation ou de demi-mesure, et les objectifs sont toujours remplis! »

- « Merci, mon général ! » répondit Céléria en se remettant au garde-à-vous, sa posture fière et droite.

- « Oh, pas de fausse modestie avec moi, capitaine. Votre ardeur ainsi que le zèle avec lesquels vous remplissez vos missions sont exemplaires, et je comprends mieux pourquoi l'état-major ne jure que par vous! »

- « Je vous remercie, mon général » dit Céléria, un léger sourire de reconnaissance passant brièvement sur son visage.

- « En attendant, je vais vous envoyer une flotte d'escorte afin d'extrader et de ramener le suspect à Coruscant. »

- « oui, mon général! » confirma-t-elle

- « Nous serons là d'ici un peu moins de 24 heures. En attendant, vous n'aurez qu'à commencer à interroger le suspect. »

- « Vous voulez que je le soumette à la question? " demanda Céléria qui utilisa un euphémisme tout en cherchant confirmation.

- « Exactement. Mais attention, je vous rappelle qu'il nous le faut vivant et dans un état présentable à la presse »

- « oui, mon général! »

- « très bien, je compte sur vous, capitaine! » répondit le général avant de couper la communication.

Une fois la communication terminée, Céléria marqua une petite pause, prenant une profonde inspiration comme pour se donner du courage. Puis, avec une détermination renouvelée, elle partit en direction de la salle d'interrogatoire. Cependant, alors qu'elle venait tout juste de quitter la pièce, Céléria tomba nez à nez avec Solanya qui l'attendait dans le couloir et qui avait les yeux rougis par l'inquiétude et la frustration, et qui semblait en avoir gros sur la patate, sa posture tendue trahissant l'émotion qu'elle retenait.

https://www.youtube.com/watch?v=sxZTqXfx28U

Solanya était donc en embuscade, et Céléria fut surprise de tomber sur sa petite sœur, d'autant plus qu'elle avait très probablement entendu toute la conversation avec le général.

- « J'imagine que tu as tout entendu?! » demanda Céléria, allant droit au but, mais avec tout de même une pointe d'appréhension.

- « Initialement, j'étais venue à la base pour te rendre ceci, et ce, après que tu sois partie sans moi ! » répondit Solanya, tendant à Céléria son sabre laser, avant d'ajouter : « Mais oui, j'ai absolument tout entendu » Sa voix était froide, marquée par la déception.

- « J'espère donc que tu seras en mesure de comprendre ce que je suis sur le point de faire, ainsi que les raisons qui me poussent à agir ainsi. » répliqua Céléria, tentant de justifier son comportement, ses yeux cherchant une once de compréhension chez sa sœur.

- « Non, je ne les comprends pas, pas plus que je ne comprends les raisons qui t'ont poussée à agir comme tu l'as fait! » répondit Solanya qui refusa d'entendre les justifications de sa grande sœur, et dont le regard était dur et rempli de reproches.

- « Si j'ai agi comme je l'ai fait, c'est tout simplement parce que je n'avais pas d'autre choix. Les enjeux étaient juste trop grands pour que je puisse agir autrement, mais je... » tenta d'expliquer Céléria, avant d'être interrompue.

- « Ce que tu as fait subir à ces pauvres gens, c'était ignoble, c'était innommable, mais surtout, c'était indigne de tout ce qu'on nous a toujours enseignés ! » lança Solanya d'un ton accusateur, sa voix tremblante de colère.

- « Solanya, écoute-moi... je sais bien que tu as été choquée,mais ce n'était que du bluff, tu m'entends?! Du bluff et rien d'autre. Jamais, ô grand jamais, je n'aurais donné l'ordre d'ouvrir le feu sur ces pauvres gens, jamais! » argua Céléria.

- « Tu me demandes de te croire sur parole, alors que tu n'as pas hésité à te servir de moi et à travers moi de cet enfant pour arriver à tes fins... » répondit Solanya, la douleur dans ses yeux visible.

- « Jamais, je n'aurais autorisé une telle chose, tu m'entends!? Je te le jure les yeux dans les yeux! » répondit Céléria en prenant les mains de sa petite sœur, cherchant à établir une connexion sincère : « Cependant, il faut que tu comprennes que cette guerre n'est pas comme les autres. C'est une guerre contre un ennemi qui se cache parmi les populations, et malheureusement, pour enrayer leurs attaques, on est parfois obligé d'avoir recours à certaines méthodes qu'on aurait préféré ne jamais avoir à utiliser... » ajouta Céléria, tentant d'expliquer la laideur et les nécessités de la guerre contre-insurrectionnelle.

- « Tu veux dire, des choses comme le fait d'utiliser la torture ?! » demanda Solanya, repoussant les mains de sa sœur.

- « Si la situation l'exige et que cela peut permettre de sauver des vies, bien sûr, sans aucune hésitation! » répondit Céléria sans aucune pudeur, ses yeux fixant ceux de sa sœur.

- « mais comment peux-tu dire ça avec autant de légèreté?! » demanda Solanya d'un ton accusateur.

- « Et toi, comment peux-tu prendre la défense de ce poseur de bombe?! » répliqua Céléria, son ton se durcissant.

- « peut-être, car que c'est contraire à notre éthique ! À quoi bon combattre les impérialiste, si à la fin on finit par leur ressembler?! » répondit Solanya d'une voix pleine de désespoir et de conviction.

- « Peut-être parce des vies sont en jeu, et qu'en mettant la main sur des informations cruciales, on pourrait écourter cette guerre odieuse?! » répondit Céléria d'un pragmatisme tranchant. « Alors dis-moi, qu'est-ce que tu préfères: rester fidèle à tes principes et ne rien faire, ou alors, mettre un terme définitif à cette série d'attentats et épargner des vies ?! »

Solanya ne savait pas trop quoi répondre face au pragmatisme de sa grande sœur, et elle resta silencieuse, les mots lui manquaient, et elle laissa repartir Céléria, même si elle désapprouvait totalement le comportement de cette dernière qu'elle commençait à la découvrir sous un nouveau jour.

Les regards des deux sœurs se croisèrent une dernière fois, pleins de questions et de non-dits, et Céléria se mit en route pour interroger Ungern, quant à Solanya, elle retourna en direction de ses appartements. Toutefois, alors qu'elle marchait dans les couloirs étroits de la base, et que ses pensées tourbillonnant à cause de l'échange houleux qu'elle venait d'avoir, Solanya eu la mal chance de croiser le lieutenant-colonel Kalley dans les couloirs étroits de la base, et bien qu'il était un homme à la carrure imposante, le lieutenant ne fit aucun effort pour faciliter le passage de Solanya.

Bien au contraire, forçant même cette dernière à se serrer contre le mur afin de pouvoir passer, cependant, ce fut à cet instant que les yeux de Solanya s'écarquillèrent.

Le lieutenant avait un blaster accroché à ceinture, mais pas n'importe lequel : celui de l'enfant et qui possédait donc une grande valeur marchande au près des collectionneurs.

Choquée, Solanya fût tentée de le confronter immédiatement, mais elle se retint de le faire afin de de ne pas attirer l'attention sur le fait qu'elle venait de remarqué l'arme.

Néanmoins, ses pensées se bousculaient, et Solanya essaya de comprendre les implications de ce qu'elle venait de voir. Était-ce un simple oubli ? Un vol ? Ou quelque chose de bien pire?

Si c'était le cas, Céléria l'aurait sûrement remarqué, non ? À moins qu'elle ne soit tout simplement pas au courant? Ou alors, pire encore, peut-être qu'elle était parfaitement au courant et qu'elle couvre le lieutenant?

L'esprit de Solanya était donc assailli de toutes parts, et elle préféra regagner rapidement sa chambre avant d'être totalement submergée par ce mauvais pressentiment qui se transformait en une angoisse rampante. Cette simple rencontre amorçant le début d'une crise d'angoisse, mais également le début d'une prise de conscience.

Elle se réfugia donc dans sa chambre afin de ne pas craquer en public, et elle se mit à ruminer et à se repasser en boucle tous ses souvenirs, cherchant à rassembler les morceaux manquants pour trouver le fin mot de l'histoire.

Quant à Céléria, elle aussi ruminait aussi. Cette dernière avait conscience d'avoir manqué de subtilité face à sa petite sœur qui n'était plus cette enfant naïve qu'elle pouvait facilement berner, mais bien, une jeune adolescente qui remettait tout son environnement en question, et qui voyait de plus en plus à travers le jeu de sa grande sœur.

Quoi qu'il en soit, Céléria arriva tout de même à la salle d'interrogatoire, et congédia le soldat qui gardait la porte. Une fois seule, elle prit une profonde inspiration avant d'entrer dans la salle, son visage se durcissant alors qu'elle se préparait à interroger Ungern.

- «... Laissez-nous! » ordonna Céléria d'un ton sec.

- « Oui, mon capitaine » répondit le soldat avant de quitter son poste.

Une fois le soldat congédié, Céléria ouvrit la porte de la salle d'interrogatoire qui était plongée dans l'obscurité, d'ailleurs, l'angle de la caméra n'était pas anodin : placée à l'intérieur même de la pièce, elle baignait dans les ténèbres. Comme si ce n'était pas Céléria qui regardait dans l'abîme, mais bien l'abîme qui regarde en elle

quoi qu'il en soit, elle alluma brusquement toutes les lumières, inondant la pièce d'une clarté aveuglante, destinée à déstabiliser le suspect. Le changement brutal de luminosité fit sortir Ungern de sa torpeur, et ce dernier tenta instinctivement de protéger ses yeux de la lumière agressive, mais ses entraves maintenaient ses mains parfaitement immobile.

La lumière était projetée directement sur son visage par des projecteurs puissants, semblables à ceux utilisés par les dentistes ou la CIA. Les ombres tranchantes et le contraste clair-obscur créés par les projecteurs l'empêchaient de distinguer correctement son environnement.

Quant à Céléria, son visage restait dissimulé dans la pénombre ,tandis qu'elle traversa la pièce et qu'elle s'installa derrière un panneau de contrôle composé d'une quinzaine d'interrupteurs tout alignés et d'un bouton central pour administrer des chocs électriques. le bourdonnement de la machine s'ajoutant à l'ambiance oppressante de la salle. Ungern sentant chaque fibre de son corps se tendre sous l'appréhension. Ses yeux clignaient frénétiquement sous la lumière crue, sa respiration devenait plus rapide, et des gouttes de sueur perlaient sur son front.

Céléria, consciente de son effet, prit tout son temps afin de calibrer la machine et remplir le procès verbal, laissant volontairement Ungern mariner dans son angoisse.

- « ... vous perdez votre temps, jamais je ne me mettrai à parler ! » lança Ungern d'un ton plein de défiance, bien que sa voix trahissez un mélange d'adrénaline et de désespoir.

Céléria ne daigna même pas lever les yeux de son tableau de contrôle et poursuivit sa tâche avec une précision méticuleuse, prenant son temps pour bien calibrer les paramètres de la machine.

Néanmoins, lorsque le moment fut venu, elle enclencha le premier petit interrupteur, et elle se tourna en direction d'Ungern.

- « Première question : quel est votre nom ? » demanda-t-elle d'un ton implacable et protocolaire.

- « Vous êtes sourde ou quoi ? J'viens vous dire que je ne parlerais pas ! » rétorqua Ungern avec une bravade qui s'éteignit rapidement sous l'effet de la première décharge électrique.

- « ... Mauvaise réponse. » répondit Céléria qui poursuivie : « Question suivante : qui est la personne qui vous a formé à l'usage de la Force ? »

- « J'viens pourtant de vous le dire, jamais je ne répondr'... » protesta Ungern qui fut interrompu par une nouvelle décharge électrique, tandis que ses muscles se contractèrent violemment, et que son corps se plia en une posture douloureuse.

- « Encore une mauvaise réponse .» confirma Céléria, impassible.

- « Question suivante : quelle est la place de votre maître dans l'organigramme de la rébellion impérialiste ? »

- « Je ne dirai rien ! » répliqua Ungern.

- « Mauvaise réponse. » La décharge suivante fusa avec une intensité calculée, laissant Ungern haletant et épuisé.

- « Question suivante : que pouvez-vous me dire au sujet des cellules de recrutement de la mouvance impérialiste ? »

- « Rien, absolument rien ! » affirma-t-il, la voix tremblante.

- « Mauvaise réponse. » Le choc électrique fusa une fois de plus.

- « Question suivante : que pouvez-vous me dire sur les lignes logistiques de la rébellion impérialiste ? »

- « Rien du tout ! » hurla Ungern, luttant contre la douleur lancinante.

- « Réponse incorrecte. » Céléria continua son travail, sans montrer la moindre émotion, et administrait une autre décharge.

- « Dernière question : est-ce vrai que le haut commandement de la rébellion impérialiste se trouve sur une planète errante de la bordure extérieure ? Et si oui, où se trouve-t-elle précisément ? »

- « ... J'en ai aucune idée, et même si je le savais, je ne vous dirai rien ! » déclara Ungern avec un mélange d'orgueil et de résignation.

- « Décidément, je n'aurai obtenu que des mauvaises réponses... » murmura Céléria d'un ton glacé, avant de poursuivre et d'ajouter : « ... Cependant, peut-être qu'en doublant la puissance, j'obtiendrais cette fois-ci un peu plus de bonnes réponses !? » demanda-t-elle en activant un deuxième interrupteur

Céléria recommença l'interrogatoire en posant les mêmes questions, Ungern n'ayant franchi que le niveau « 1 » , la machine comptant une dizaine de niveau de puissance, chaque niveau étant deux fois plus intense que le précédent.

- « Première question : quel est votre nom ? » demanda Céléria avec une froideur implacable.

- « Je ne vous dirai rienNNNNNNNNNNNN !!!!! » répondit Ungern avant d'être interrompu par une décharge électrique, sa voix se transformant en un cri déchirant.

- « Réponse incorrecte. » ajouta Céléria d'un ton toujours aussi détaché, tandis que les hurlements d'Ungern se firent plus intenses, résonnant dans toute la base.

Le montage de la scène s'enchaîna de manière à comprendre que l'interrogatoire s'étala sur une longue période de temps durant laquelle Céléria activa au fur à mesure tout les interrupteurs de la machine, les cris d'Ungern devenant de plus en plus déchirants, et ces hurlements résonnait si fort que même Solanya pouvait commencer à les entendre et à les ressentir.

Après une ellipse temporelle, nous retrouvons donc Céléria qui avait déjà activé une bonne dizaine d'interrupteurs.

- « Question suivante : que pouvez-vous me dire au sujet des cellules de recrutement de la mouvance impérialiste ? » demanda Céléria d'un ton toujours aussi froid qui contrastait avec l'état de délabrement d'Ungern

- « Nos cellules de recrutement !? Mais nos cellules de recrutement, c'est vous ! vous et toutes vos bavures ! » rétorqua Ungern, sa voix empreinte de rage et de désespoir.

- « Réponse incorrecte. » répondit Céléria sans émettre le moindre signe d'émotion, avant d'envoyer une décharge de niveau 10.

Ungern hurla à la mort, avant de finalement s'écrouler dans un silence de mort

- « ... Ce n'est pas en faisant semblant d'être mort que vous échapperez à mes questions ! » annonça-t-elle d'une voix impassible alors qu'elle comprit immédiatement la situation et qu'elle activa tous les interrupteurs restants.

la décharge envoyée à son maximum plongea Ungern dans un océan de souffrances. Les électrodes crachèrent leur énergie, et il se mit à hurler comme jamais, ses cris de douleur déchirant l'air et transperçant les murs de la base, jusqu'à atteindre Solanya, qui fut choquée par ces cris de détresse, chaque hurlement perçaient son esprit comme des poignards, provoquant chez elle des frissons incontrôlables, à tel point, que la première personne qui craqua lors de l'interrogatoire, ce ne fut pas Ungern, mais bien Solanya.

Néanmoins, malgré que de la fumée commençait à s'échapper du corps d'Ungern, Céléria poursuivit implacablement son interrogatoire :

- « Question suivante : que pouvez-vous me dire au sujet des lignes logistiques de la rébellion impérialiste ? » demanda-t-elle d'un ton glacial, tandis que les muscles d'Ungern étaient tétanisés et son esprit presque totalement brisé.

- « Pitié... par pitié, arrêtez, je vous en supplie... » implora Ungern, sa voix tremblante de douleur et de désespoir.

- « Réponse incorrecte, » rétorqua Céléria, envoyant une nouvelle décharge qui termina d'achever la combativité d'Ungern.

cette dernière décharge le laissa presque inconscient et ses cris se transformant en un gémissement à peine audible. Face à ce silence, Céléria comprit qu'elle n'était plus très loin d'arriver au limite physique d'Ungern.

- « Le seul responsable de tout cela, c'est vous et personne d'autre, alors répondez à mes questions, et épargner nous tout ceci... »

Ungern resta silencieux, préférant se taire plutôt que de collaborer. Ce dernier était véritablement à bout, et des larmes de détresse commencèrent à lui monter aux yeux, néanmoins, ce silence n'était pas une réponse acceptable pour Céléria, qui, sans une once de pitié, envoya une dernière décharge :

- « Toujours pas ? » demanda-t-elle alors qu'elle envoya sans une once de pitié une dernière décharge électrique.

Toutefois, Céléria ne pouvait plus prendre le risque de lui envoyer de nouvelles décharges, elle opta donc pour une forme de torture psychologique, et lui donna un conseil qui prit la forme d'un avertissement, destiné à briser définitivement sa combativité et sa capacité à tenir bon :

- « Vous feriez mieux d'abandonner tout espoir, et de vous mettre a pleinement collaborer avec nous. Car ce qui vous attend est inimaginable, vous n'aurez même pas le droit à une mort rapide; au lieu de cela, ils vous garderons secrètement en vie pendant des années, voir peut être même pendant des décennies, et votre vie ne sera qu'un cauchemar sans fin. ils utiliseront tout, même des drogues hallucinogènes, ils déverseront en vous un tel enfer neuro-chimique que cela détruira votre psyché et vous sombrerez inexorablement dans la folie. Vous n'aurez même pas l'espoir de mourir en martyr, et à la fin des fins , vous atteindrez un tel état de régression, qu'il ne restera de vous, plus qu'une entité générique, sans personnalité, dénué d'émotion, lavé de tout souvenir, et vous ne serez lié au réel que par votre capacité a ressentir la douleur» Ponctua Céléria qui se leva de sa chaise, son regard ne quittant pas celui d'Ungern, où la terreur et le désespoir commençaient à se dessiner clairement : " et le seul moyen pour vous d'échapper un tel chaos existentiel, c'est comme je viens de vous le dire, de pleinement coopérer avec nous, c'est la seule et unique chance qui s'offre à vous ...» ajouta Céléria qui se dirigea vers la porte de sortie, laissant Ungern épuisé et brisé, seul avec ses pensées. Ces hurlements laissant maintenant place à un silence oppressant.

De l'autre côté des murs, Solanya était en proie à une crise intérieure. Les hurlements d'Ungern étaient devenus un écho douloureux dans son esprit, et elle se sentait accablée par sa propre impuissance. Le contraste entre ses valeurs et la brutalité des actes auxquels elle était témoin lui pesait de plus en plus lourdement. Elle se demanda même jusqu'où Céléria était prête à aller, et si elle-même pouvait encore rester une spectatrice silencieuse.

Céléria quitta donc la salle d'interrogatoire et ordonna au soldat qu'elle avait congédié de reprendre la garde :

- « Je veux qu'absolument personne n'entre en contact avec le prisonnier, » ordonna-t-elle.

- « Oui, mon capitaine ! » répondit le soldat.

Sur ce, Céléria se dirigea vers le toit-terrasse de la base afin de pouvoir prendre l'air et respirer, mais aussi pour faire quelques pas sans être mouillée par la pluie battante. Le toit-terrasse étant protégé de la pluie par une tonnelle qui courait sur toute sa longueur
EL-LOCO-SITH
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Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par EL-LOCO-SITH »

Salut à toutes et à tous,

Je continue mon rituel bi-hebdomadaire. En parallèle, je poursuis la réécriture des autres arcs, et bien que ça n’avance pas très vite, j’essaie tout de même de m’appliquer du mieux possible afin de rendre le tout le plus qualitatif et agréable à lire (ou, au minimum, le moins désagréable possible), et ce, malgré que j’ai bien conscience d’avoir atteint un plafond de verre que je n’arriverai jamais à briser.

Quoi qu’il en soit, j’arrive tout de même à me satisfaire de petites choses, comme le fait d’avoir dépassé un pic de difficulté dans l’une des scènes qui me turlupinée.

Enfin bref, voici donc le chapitre 6, intitulé : Confrontation nocturne.


Nous retrouvons donc Céléria après une petite ellipse temporelle, toujours sous la tonnelle à admirer d'un air pensif la beauté du paysage de cette planète tropicale. Les montagnes luxuriantes et les forêts denses offrant un contraste saisissant avec la dureté de son devoir. Les gouttes de pluie scintillaient sous la lumière des lunes, créant une scène presque apaisante malgré la tempête émotionnelle qui grondait en elle.

Solanya était également plongée dans ses pensées depuis sa rencontre inopinée avec le lieutenant-colonel dans les couloirs, rongée par le doute, et face à cet aléa moral, elle décida de sortir de sa chambre en pleine nuit, et de se rendre à la salle d'interrogatoire afin de se confronter au prisonnier, car en se confrontant à ce dernier, elle espérer potentiellement y trouver un monstre dangereux qui pourrait justifier moralement, et après coup, les méthodes borderline utilisées par Céléria.

D'une certaine manière, si le prisonnier s'avérait être une ordure, cela permettrait à Solanya de se dédouaner, et donc de se sentir moins coupable face à une éventualité qui lui était totalement insupportable : c'est-à-dire, le massacre de ces pauvres villageois et, plus généralement, le rôle central que joua sa grande sœur dans tout cela.

Solanya se dirigea donc vers la salle d'interrogatoire, et elle sorta discrètement de sa chambre afin de ne pas croiser Céléria qui lui aurait (à juste titre) interdit d'entrer en contact avec le prisonnier. Elle se déplaça donc aussi silencieusement que possible dans les couloirs sombres de la base. Mais, alors qu'elle était presque arrivée à la salle d'interrogatoire, Solanya se fit interpeller par une voix :

- « Eh bah, alors gamine ?! Où est-ce que tu vas, comme ça ? On t'a jamais dit que c'était pas très sûr de sortir à cette heure-ci ? » lâcha l'un des soldats qui interpella Solanya

- « Nulle part, j'avais juste besoin de prendre l'air... » répondit-elle avant de reprendre sa route, évitant soigneusement tout contact visuel avec la meute de soldats qui l'avait interpellée.

En effet, pour atteindre la salle d'interrogatoire depuis sa chambre, Solanya devait passer devant une cantine/self-bar/cafétéria, un lieu de vie animé où les soldats se retrouvaient pour boire et jouer aux cartes. Elle se retrouva donc face à une dizaine de soldats totalement ivres, parmi lesquels se trouvaient le lieutenant-colonel, mais également, le soldat censé surveiller la salle d'interrogatoire.

- « Si tu veux, je peux te ramener dans ta chambre pour te border et te réconforter, tu verras, je serais aussi délicat à caresser qu'une peluche ! » ajouta l'un des soldats totalement ivre.

Face à cette réflexion, tous les soldats éclatèrent de rire, chacun ajoutant son commentaire graveleux. Quant à Solanya, elle sentit son dégoût grandir à chaque insulte et rire moqueur qui lui était adressé, et elle décida donc de continuer son chemin en ignorant les remarques grossières des soldats :

- « bah , alors petite ?! Reviens, n'est pas peur ! On veux pas te manger , on veux juste lécher ton jolie petit minou ! » rajouta l'un des soldats alors que Solanya était encore une pré-ado de 13-14 ans et que le soldat devait avoir une bonne trentaine d'années ...

quoi qu'il en soit, elle arriva enfin à la salle d'interrogatoire, ouvrit la porte et resta quelques instants sur le seuil, observant l'endroit où elle s'apprêtait à entrer. La pièce baignait dans une obscurité sordide, cette fois-ci, c'est Solanya qui regarda dans l'abîme et non l'inverser, comme avec Céléria.

Prenant une grande inspiration, elle entra dans la salle afin de confronter le prisonnier et clarifier tous les doutes qui la hantaient. Cependant, alors qu'elle venait tout juste de franchir le seuil, elle fut interpellée par le prisonnier :

- « ... c'est encore vous ? » demanda le prisonnier qui confondit Solanya avec Céléria.

- « ... qui je suis n'a pas vraiment d'importance. Contentez-vous seulement de répondre à mes questions... » répondit Solanya, restant dans le dos du prisonnier.

- « ... je reconnais votre voix... vous étiez présente lors de mon arrestation... »

- « Je viens pourtant de vous le dire : qui je suis n'a pas d'importance. Contentez-vous seulement de répondre à mes questions, » répéta Solanya, sa voix calme et sans animosité, marquant sa quête sincère de réponses.

Le prisonnier, face à la réponse de Solanya, préféra rester silencieux plutôt que de se lancer dans un concours d'ego comme il l'avait pu le faire avec Céléria. Mais le silence n'étant pas une option pour Solanya, elle décida donc de prendre les devants :

- « ... et si... et si je vous disais que... que si je suis venue ici, c'était, afin de vous libérer ? »

- « ... me libérer ?! » demanda Ungern qui n'en croyait pas ses oreilles.

- « Oui, je suis prête à le faire, mais seulement à une condition... » confirma Solanya.

- « ... une condition ?! Et quelle serai cette condition ?! » demanda t-il intrigué mais sceptique.

- « ... que vous me promettiez de ne plus jamais vous en prendre à qui que ce soit, et que vous abandonniez à tout jamais vos activités ! » demanda Solanya, presque candide dans sa proposition.

- « ... vous n'êtes pas sérieuse, là ?! » demanda le prisonnier d'un ton presque amusé, sans pour autant se laisser prendre au jeu de Solanya. Pour lui, tout cela n'était qu'un moyen de le déstabiliser et de lui soutirer des informations. Céléria jouait le rôle du méchant flic, et Solanya, celui du gentil flic.

- « ... je suis tout à fait sérieuse et prête à le faire. Tout ce que je demande, c'est que vous m'en fassiez la promesse ! »

- «... » Ungern resta silencieux, perdu dans ses réflexions, incapable de trouver une réponse adéquate dans une telle situation.

- « ... alors qu'en dites-vous ? » demanda Solanya, son regard cherchant une réaction chez lui.

- « ... je vous dirais qu'un serment dans telles conditions n'ont absolument aucune valeur... et par conséquent, qu'il m'est totalement impossible d'accepter votre proposition... »

- « Mais enfin, qu'est-ce qui vous empêche réellement de le faire ? Avez-vous seulement conscience de ce qui vous attend ?! » demanda Solanya, sa voix trahissant une colère grandissante face au refus d'Ungern.

- « ... et vous, qu'est-ce qui vous pousse à vouloir me libérer à tout prix ?! » répliqua le prisonnier.

- « ... et vous, pourquoi vous vous êtes laissé capturer aussi facilement ? Alors que si vous étiez resté caché, vous auriez peut-être pu vous en sortir, et passer entre les mailles du filet ?! » répondit Solanya du tac au tac.

- « Et vous, qu'auriez-vous fait à ces pauvres gens, si je ne m'étais pas montré à temps !? » rétorqua le prisonnier, inversant à nouveau les rôles.

- « Rien, absolument rien, car contrairement à vous, nous ne sommes pas des criminels ! »

- « ... ah mais, qu'est-ce qu'il faut pas entendre... »

Ungern laissa échapper un rire rauque, teinté de douleur autant que de sarcasme.

« ...et si je vous disais qu'à l'heure actuelle, ces pauvres gens sont soit morts, soit dans le même état que moi... »

- « eh bien, moi je vous dirais que vous n'êtes qu'un menteur ! » répondit aussitôt Solanya, presque machinalement, ses mots se précipitant hors de sa bouche avant même qu'elle ne puisse les retenir.

- « Ah oui !? Eh bien, dans ce cas-là, si vous en êtes si sûre, expliquez-moi ce que vous faites ici au beau milieu de la nuit ? » riposta le prisonnier qui cherchait à lire les véritables intentions de Solanya.

- « Ce que je suis venue faire ici ne regarde que moi et personne d'autre. D'ailleurs, celle qui pose les questions, ici, c'est moi ! » répondit Solanya en éludant la question.

- « Ah oui ? Eh bien, moi, je pense que si vous êtes la, c'est uniquement dans l''espoir d'y trouver quelque chose, quelque chose qui pourrait soulager votre conscience, n'est-ce pas ? » répliqua Ungern avec perspicacité

- « ... »Solanya resta silencieuse

- « Malheureusement, vous êtes déçue, voire même en colère, car je ne suis pas le monstre que vous espériez tant trouver, et tout cela va à l'encontre de votre petit narratif derrière lequel vous auriez tant aimez vous cacher ! »

- « C'est faux, vous mentez ! » accusa Solanya, balayant d'un revers de main cette possibilité.

- « Ayez au moins l'honnêteté de le reconnaître ! D'ailleurs, vous n'aviez aucune intention de me libérer, et tout ça n'était qu'un petit test pour me jauger ! »

- « C'est faux, tout ce que vous dites est absolument faux ! » Solanya nia en bloc les accusations d'Ungern, sans pour autant être capable d'y répondre de manière convaincante.

- « Non, tout ce que je dis n'est pas faux, et vous le savez aussi bien que moi. C'est même pour ça que vous êtes là, car en réalité, vous avez une part de responsabilité dans ce qui est arrivé à ces pauvres gens... et ça, vous ne pouvez pas le supporter. »

- « Vous mentez, je n'y suis absolument pour rien !!!! Vous m'entendez ?! Je n'y suis absolument pour rien dans ce qui leur est arrivé. D'ailleurs, il ne leur est strictement rien arrivé, vous m'entendez ?! Absolument rien ! » hurla presque Solanya, la voix tremblante de rage et de déni.

Solanya, dans son éclat de colère, avoua presque à demi-mot ce qui était arrivé aux villageois. Cependant, à ce stade, elle était encore dans le déni, n'ayant que des soupçons, aucune preuve.

L'échange entre Ungern et Solanya avait atteint son paroxysme, et malgré sa victoire rhétorique, Ungern ne chercha pas à pousser son avantage.

« ... » Ungern resta donc silencieux, laissant la salle plongée dans un silence lourd de sens.

Finalement, Solanya reprit la parole, envahie par la dissonance cognitive et la difficulté d'accepter la vérité.

- « Décidément, j'aurais mieux fait de ne jamais essayer d'entrer en contact avec vous... » lança-t-elle avec beaucoup d'émotion et de rancœur dans sa voix.

- « ... Vous avez probablement raison. Cependant, la personne qui vous doit des explications, ce n'est pas moi. Et ça, vous le savez tout aussi bien que moi, malheureusement, jamais vous n'aurez le courage de les réclamer ! » répondit Ungern, jetant une dernière pique, presque par réflexe de défense après tant de souffrances.

Solanya fut déstabilisée par les paroles d'Ungern. Elle quitta brusquement la salle sans même prendre la peine de répondre, sentant au plus profond d'elle-même qu'il avait raison. Elle s'éclipsa donc rapidement, craignant de perdre la face et de craquer devant lui.

Solanya quitta la salle d'interrogatoire, et se dirigea d'un pas décidé vers les appartements de sa sœur, situés sur les toits de la base. Bien décidée à confronter Céléria au sujet des villageois et, plus généralement, sur la véritable nature de ses missions. Car pour l'instant, Céléria n'avait fait que mentir à Solanya sur quasiment tous les sujets, et ce, afin de la maintenir dans une sorte de pieux mensonge et ainsi gagner un peu de temps, le tout, en espérant que la capture d'Ungern puisse mettre un terme à la guerre, ou du moins accélérer grandement sa fin.

Solanya marcha donc d'un pas rapide dans les couloirs, ces pensées tourbillonnant dans son esprit. Et des fragments de la discussion entre Céléria et le général lui revinrent en mémoire :

- « ... décidément, vous êtes bien notre meilleur élément. Avec vous, il n'y a jamais d'hésitation ou même de demi-mesure, et les objectifs sont toujours remplis ! »

Cette phrase prit un tout nouveau sens pour Solanya. Chaque mot semblait désormais chargé de sous-entendus sinistres, renforçant ses doutes et ses peurs. Malheureusement, ses réflexions furent interrompues par les braillements des soldats totalement ivres. Curieusement , Solanya décida de s'rn approcher discrètement afin d'écouter leur conversation, et ce, dans l'espoir d' y entendre quelque chose qui pourrait invalider et/ou contredire les propos d'Ungern, et ainsi lui éviter d'avoir a confronter Céléria.

Elle s'approcha donc silencieusement près de la cafétéria, où les soldats riaient et parlaient bruyamment, insouciants des conséquences de leurs actes, son cœur battait la chamade, et elle tendit l'oreille dans l'espoir d'y entendre quelque chose qui pourrait apaiser son tourment intérieur.

( voici un schéma nul , fait en 5 minutes sur paint afin de mieux comprendre la scène )

Image

Solanya se colla contre le mur, tandis que les soldats, visiblement ivres, continuaient leurs débauches verbales sans se soucier de qui pouvait les entendre

Solanya se colla contre le mur, tandis que les soldats, visiblement ivres, continuaient leurs débauches verbales sans se soucier de qui pouvait les entendre.

- « ... Allez faites pas vos tapettes, aujourd'hui, on se lâche ! » vociféra le lieutenant en servant une nouvelle série de shots.

- « ... Je suis désolé, chef, mais je crois que je vais pas pouvoir vous suivre... » répondit un soldat, blanc comme un linge.

- « Ah bon, et pourquoi ? »

- « ... oagh, j'suis trop mort, chef... » répondit le soldat avant d'ajouter, « Et puis, faudrait peut-être que je retourne garder la salle d'interrogatoire, car si je me fais griller par... »

« OH, c'est bon, fais pas ta flipette, il va pas s'envoler l'autre enculé ! Et puis de toute façon, on l'emmerde cette sale pute! » rétorqua le lieutenant, coupant la parole à son subalterne.

- « Hahahaha, ça c'est bien vrai, chef ! » ajouta un autre soldat, suivi par d'autres qui se mirent à brailler des insanités.

- « Ouais, qu'elle retourne donc sucer des bites à la capitale cette sale pute ! Ici, ce sont les vrais mecs qui font la loi ! » rajouta un autre soldat, tandis que le reste des soldats approuvaient bruyamment.

Face à la pression du groupe, le soldat accepta finalement de boire son verre.

- « Ah bah, voilà, j'aime mieux ça, » ajouta le lieutenant avant de poursuivre, « on va tout de même pas se laisser emmerder par cette salope qui se croit tout permis ! »

Sur ce, le lieutenant porta un toast, et tous les soldats vidèrent leurs verres d'un coup. :

- « ... à la capture de l'autre enculé ... » déclara t-il tout en buvant son verre tout en rejoutant:

- « ... même si c'est cette connasse qui sera dans les réceptions à bouffer des petits fours, pendant que nous, on sera toujours coincés sur cette planète avec ces putain de sauvages ! » se lamenta le lieutenant qui termina son verre.

- « En même temps, ça étonne qui ? Ses parents étaient sénateurs ! Et puis, vu la vitesse à laquelle elle a prix du gallon, elle a dû sucer toutes les bites de l'état-major ! » ajouta un soldat.

- « Le pire dans tout ça, c'est que c'est nous qu'avons fait tout le sale boulot ! » se lamenta un autre.

- « Moi, j'dis que cette salope devrait venir nous faire des gorges profondes et bien baveuses en guise de dédommagement ! » rajouta l'un des soldat sur un ton digne des plus grands piliers de bar.

cette réflexion fit rire tout les soldats , et l'un d'un d'entre eux en profita pour prendre la parole :

- « en parlant de petite chatte , quitte a choisir , je préférais plutôt remplir celle de sa petite sœur, elle au moins , elle s'est pas fait passer dessus par tout le haut commandement ! »

cette réflexion de gros beauf fit de nouveau rire l'ensemble des soldats, cependant , le soldat continua en nous détaillant précisément ce qu'il ferais à cette pauvre Solanya :

- « je l'attraperai par les cheveux c'te pute , et que ce soit avec ou sans son consentement , je lui déglinguerais sa petite chatte bien serrée ! »

face à ces propos , les autres soldats étaient amusés, et ils en rigolèrent à gorge déployée, mais ils étaient aussi « fasciner » voir même un peu excités par l'idée de s'en prendre à quelqu'un de vulnérable, et ainsi, de pouvoir se « venger » de leur vie de merde en avilissant, et en souillant une personne qui les domines socialement, moralement mais aussi symboliquement.

- « ... et puis , je l'attacherais à une laisse et je lui baisserais sa gorge jusqu'à qu'elle s'étouffe avec ma bite et que je me décharge dans sa bouche de petite soumise !» ponctua le soldat tout en imitant les gestes d'une fellation forcée.

Solanya ressentit un profond écœurement, cependant, elle n'était pas vraiment surprise. Après tout, elle n'avait jamais eu une grande estime pour ces hommes, qu'elle considérait comme des individus grossiers et vulgaires, bien loin de la noblesse et de la dignité de sa lignée patricienne.

Face à ces paroles ignobles, Solanya décida qu'elle en avait entendu assez, et que les soldats n'avaient finalement rien d'important à dire.

Cependant ,alors qu'elle était sur le point de partir, une phrase s'éleva au-dessus des rires gras et attira de nouveau son attention.

- « le mec , dit ça , mais pour le moment ,le seul truc qu'il a réussis à faire , c'est de violer à la chaîne ses putain de sauvageonnes ! » répondit l'un des soldats qui tacla son collègue devant tout les autres soldats qui explosèrent de rire , tant le timing de la punchline était parfait !

Solanya, qui s'apprêtait à quitter discrètement les lieux, pressentait que ce qui allait suivre serait crucial, le cœur battant, elle se força à rester immobile, chaque fibre de son être étant tendues vers cette vérité brutale qui se dévoilait lentement, tandis que le soldat tenta de se justifier devant ses camarades hilares, son ton oscillant entre l'excuse et la vantardise.

- « eh , mais les gars , moi j'vous l'ai toujours dis , les sauvageonnes c'est bien plus agréable de leur cracher dedans que de leur cracher dessus, en particulier lorsqu'elles essayent de se débattre ! » répondit le soldat. Face à cette réponse , les soldats explosèrent encore plus de rire

- « oh , putain , il me tue ce con ! » ajouta l'un des soldats, hilare .

- « ok, d'accord, mais t'étais peut-être pas obliger de te farcir la grand-mère, non !? » face à cette remarque tout les soldats explosèrent de nouveau de rire

- « putain , le mec a carrément fait de la spéléologie ! » rajouta un autre soldats

- « non, mais écouter le celui-la ! Le mec ôse me dire ça , alors qu'il a balancé un gamin dans un putain de puits et qui l'a achever en y balançant une putain de grenade ! le tout, sous le regards de sa pauvre mère ! » répondit le Soldat , tandis que tout les autres soldats étaient hilare .

- « alors, déjà, premièrement, c'était pas sa mère, mais sa tante, deuxièmement, ce petit enculé n'avait qu'a agonir en silence, et enfin, troisièmement, cette salope n'avait tout simplement qu'a répondre à mes questions ! » répondit avec cynisme l'autre soldat .

Face à de tels propos, Solanya se sentit anéantie. Ce qu'elle venait d'entendre la submergea instantanément, plongeant son esprit dans un tourbillon de pensées contradictoires et chaotiques.

Une vague de stress, aussi violente qu'inattendue, se déchargea dans tout son corps, amorçant une crise d'angoisse paralysante. Ses mains tremblaient, et une sueur glacée perlait sur son front, chaque battement de son cœur résonnait douloureusement dans sa poitrine, tandis qu'elle était en proie à des bouffées de chaleur

Le sol semblait se dérober sous ses pieds, sa vision se troubla, et le monde autour d'elle prit une teinte irréelle, vidée de tout sens. Dans ce moment de panique absolue, Solanya s'efforça de se contenir, consciente que se faire repérer par les soldats pourrait déclencher une réaction imprévue, voire violente.

Elle tenta désespérément de reprendre ses esprits, de retrouver un semblant de contrôle sur elle-même, mais l'état de choc et la quasi-catatonie la tenaient fermement. Néanmoins, elle trouva tout de même la force de continuer d'écouter les soldats qui surenchérissaient dans l'horreur et l'abject. Chaque mot qu'ils prononçaient étant comme une lame s'enfonçant toujours plus profondément dans son âme déjà meurtrie.

- « mais quel enculé, celui-la ! Vous voyez ce mec n'a aucune éthique ! car moi, contrairement à lui, j'ai encore un certains nombre de principes, et ces pauvres femmes, j'ai au moins eu la décence de leur apporté un peu de douceur et de réconfort avant de devoir leur faire sauter le caisson ! » répondit d'un ton sarcastique le soldat violeur , ce qui fit rire énormément ses collègues

- « tu vois , d'abord ,j'me vide les couilles, et ensuite, je vide mon chargeur ! » rajouta-il alors que les autres soldats étaient hilares.

- « oh , putain , il me fume cette enculé ! » lâcha le lieutenant qui n'en pouvait plus tellement il rigolait : « en tout cas , ils s'en rappelleront pour plusieurs générations ses putains de sauvage ! » ponctua t-il.

l'ambiance était semblable à celle-ci : https://www.youtube.com/watch?v=VC2_SL4EX1s

Cependant, alors que les soldats riaient comme des hyènes, et que Solanya se trouvait dans un état critique, une voix se distingua du tumulte, et l'un des soldats, le visage empreint de gravité et de désapprobation, prit la parole afin de s'élever contre le comportement inqualifiable de ses camarades.

- «... non , mais vous vous écoutez parler les gars, ou quoi ? » demanda ce soldat d'un ton accusateur, plongeant la pièce dans un silence lourd qui dura plusieurs secondes. L'ambiance festive et cruelle fut instantanément brisée, remplacée par une tension palpable.

- « ... est ce que vous vous rendez seulement compte de la gravité de vos actes ? Car, quand je vous écoutes, j'en ai pas l'impression !? On parle tout de même d'être doté de conscience ; d'une subjectivité qui leur étaient propre. Ces gens la, ils avaient une vie, ils éprouvaient des sentiments, ils avaient peut-être même des rêves ou des regrets, et vous, bande de sauvages, vous avez tout détruit. Mais surtout, je crois que le pire dans tout ça, c'est que personne ne semble se rendre compte DU NOMBRE DE RAPPORT QUE J'AI DU BIDONNER AVANT DE VENIR ME METTRE UNE PUTAIN DE RACE AVEC VOUS !!! » Lâcha le soldat dans le plus grand des calmes.

Cette blague prenant tous les autres soldats à contre-pied, y compris le lieutenant et la chute était si parfaite que tous éclatèrent de rire et se mirent porter des toast, et à chanter à l'unisson des chansons de leur régiment.

Quant à Solanya, elle était totalement écœuré, cette blague cruelle avait fait naître en elle une petite lueur d'espoir, la mince illusion qu'un vestige d'humanité aurait pu exister parmi ces soldats. Mais cette illusion fut brutalement détruite par la chute grotesque de cette blague, entraînant avec elle les dernières traces de respect qu'elle pouvait avoir pour ces hommes.

Les rire débridés des soldats, se moquant de leur propre cruauté et insensibilité, firent ainsi éclater le fragile équilibre émotionnel de Solanya, et la tristesse, se mua rapidement en une colère ardente, non seulement dirigée contre les soldats, contre sa propre sœur, mais également envers elle-même, coupable de n'avoir pas était capable de voir la vérité plus tôt.

À cet instant précis, l'ampoule au-dessus de Solanya, vacillante depuis un moment, s'éteignit définitivement dans un crépitement faible mais symbolique. La lumière mourante incarnant le passage de Solanya vers un point de non-retour. Les clignotements erratiques de l'ampoule ayant parfaitement incarné ses propres hésitations, ses doutes et son désespoir.

Le couloir plongea ainsi dans une pénombre, renforçant le sentiment de désespoir qui envahissait Solanya. Cependant, en dépit de la rage et du dégoût qui la rongeaient, les révélations des soldats avaient corroboré les accusations d'Ungern, et cette vérité indéniable lui était devenue insupportable.

Solanya prit donc une décision radicale, et elle se décida à libérer Ungern afin de saboter le travail de sa sœur et des soldats. elle savait aussi qu'une telle action provoquerait probablement un scandale médiatico-politique, menant à une enquête disciplinaire et, espérait-elle, à des sanctions sévères pour les criminels.

Même si à ce moment précis, tout ce qu'elle voulait, c'était de se rendre au près de la seule personne qui lui avait dit la vérité.

Elle se dirigea donc vers la salle d'interrogatoire avec une détermination froide. À chaque pas, elle sentait son cœur battre plus fort.

En entrant dans la pièce, ses yeux, encore rougis et gonflés de larmes qu'elle avait séchées à la hâte, trahissaient son état émotionnel, et l'angoisse qu'elle ressentait se lisait clairement sur son visage.

- « Encore vous... mais qu'est-ce que vous faites là ? » demanda Ungern.

Solanya tenta de maintenir une façade de calme, mais sa voix se brisa légèrement sous la pression.

- « Ça ne se voit pas, non ? Je suis en train de vous libérer, voilà ce que je fais ! » répliqua-t-elle, sa voix cachant à péniblement la fragilité de son courage.

- « Mais je vous avais pourtant dit que... » argua Ungern, alors qu'il fut interrompu par la détermination tranchante de Solanya.

- « Eh bien, on va se dire que je vais me passer de votre autorisation ! » répliqua-t-elle, ses mains étaient tremblantes mais résolues à libérer Ungern .

Ungern, perplexe, observait cette femme qui risquait sa vie pour lui.

- « Mais enfin, pourquoi faites-vous ça ? Pourquoi prenez-vous autant de risques pour quelqu'un comme moi ? » demanda-t-il, ses questions trahissant un profond sentiment de gratitude mêlé d'incompréhension.

Solanya, tout en continuant de défaire les étreintes , prit une profonde inspiration et s'arrêta un moment :

- « ... Ils les ont massacrés comme des animaux... tous, jusqu'au dernier : femmes, enfants, vieillards... » Sa voix se brisa, les mots s'échappant d'entre ses lèvres avec une intensité poignante :

- « ... Je les ai entendus en rire, comme si tout cela n'était qu'un vulgaire jeu... »

Elle leva les yeux, rencontrant le regard d'Ungern avec une vulnérabilité intense. Ses paroles, empreintes de désespoir, résonnaient comme un cri de vérité.

- « ... Et au milieu de tout ça, la seule personne qui m'ait dit la vérité, fut celle qui était enchaînée de toutes parts... » ajouta-t-elle.

Ungern, touché par l'émotion brute et la sincérité de Solanya, baissa la tête :

- « Je suis désolé, vraiment... » murmura-t-il, sa voix empreinte de regret sincère.

- « ... Cependant, il est encore temps de ne pas faire ce que vous êtes sur le point de faire... »

- « ... Je viens pourtant de vous le dire, je vous libérerais, et ce, que vous le vouliez ou non ! » répondit Solanya, un léger sourire, empreint de tristesse et de résolution.

Alors qu'elle continuait à retirer les dernières entraves, la résignation d'Ungern se fit sentir.

- « ... Merci » murmura-t-il.

la pièce était remplie d'une tension palpable, accentuée par le silence anxieux qui régnait, et quand enfin les chaînes furent retirées, Ungern s'effondra, sa stature affaiblie le rendant incapable de se maintenir debout.

Il tomba donc lourdement sur Solanya, qui malgré son propre stress et la fatigue accumulée, réussit à encaisser le poids d'Ungern.

- « ... ne vous inquiétez pas, ça va aller ! » murmura Solanya, sa voix emplit d'une chaleur sincère, tandis qu'elle ressentait une profonde empathie en constatant l'état désastreux d'Ungern.

Ungern, à peine capable de se mouvoir, se reposait presque entièrement sur Solanya. Le contact de leurs corps créait une étrange intimité dans ce moment de vulnérabilité. Pour dissiper un peu l'embarras, Ungern tenta une remarque ironique

- « J'crois bien que vous allez devoir me porter... » dit-il, malgré la souffrance qui se lisait sur son visage abîmé.

- « ... Je crois bien aussi. Mais, une fois arrivés au hangar à vaisseaux, nos chemins se sépareront, et vous devrez continuer sans moi. »

- « ... à vrai dire, je ne vous en demandais pas autant... » répondit Ungern, le regard exprimant à la fois gratitude et acceptation.

- « Eh bien, dans ce cas-là, allons-y avant qu'il ne soit trop tard. » ajouta-t-elle, malgré le stress qui commençait à peser sur elle.

Elle se positionna donc pour soulever Ungern :

- « Vous êtes prêt ? » lui demanda-t-elle

- « ... Oui... » répondit Ungern, serrant les dents pour contenir ses gémissements de douleur.

Solanya souleva donc Ungern, et ensemble, il quittèrent la salle d'interrogatoire et s'engagèrent dans les couloirs sinueux de la base.

Cependant, le destin semblait jouer contre eux, en effet, au détour d'un virage, ils tombèrent nez à nez avec le lieutenant, complètement ivre.

Face à cette rencontre inattendue, un bref moment de flottement s'installa, durant lequel le cerveau engourdi par l'alcool du lieutenant mit un certains temps à traiter la situation, mais aussi durant lequel Solanya tentait de formuler une excuse crédible.

cette dernière s'apprêtant à expliquer qu'elle avait reçu l'ordre d'emmener Ungern à l'infirmerie, mais le lieutenant ne lui en laissa pas le temps, et d'un geste maladroit mais résolu, il dégaina son blaster et tira.

- « Espèce de petite salope, j'en étais sûr ! » beugla le lieutenant, la colère et l'alcool mélangés dans sa voix.

Solanya, dans un réflexe désespéré, dégaina son sabre afin de parer le coup, mais les couloirs étroits offrant peu de marge pour manœuvrer. Elle fut contrainte de renvoyer le tir en direction de son assaillant.

Le lieutenant fut donc touché par son propre tir, et son corps s'effondra en un instant, l'ironie étant que ce tir fut émis par le blaster qu'il avait volé à l'enfant.

la situation venait donc complètement de déraper, et Solanya venait de tuer un officier afin de libérer un fugitif, et donc de commettre un acte de haute trahison qui la mettait en danger de mort. Il n'y n'avait donc plus de retour en arrière possible, et la seule option restante était donc de fuir.

Solanya continua donc son chemin, frôlant le corps du lieutenant agonisant, prenant conscience de la gravité de son acte tandis qu'elle lire la terreur dans les yeux de ce dernier.

Elle Se précipita donc à travers les couloirs avec une urgence désespérée, et atteignit bientôt le hangar à vaisseaux. Malheureusement, alors qu'elle était presque arrivée, le lieutenant trouva la force de se relever et d'activer l'alarme d'urgence, et un signal strident déchira le silence et se mit à résonner dans toute la base.

Solanya avait donc commis une double erreur, car maintenant, que toute la base était en alerte maximale, elle venait de laissé en vie un témoin qui prendra grand plaisir à raconter tout ce qu'il a vu. Toutefois, l'urgence de la situation n'avait pas permis à Solanya de réfléchir à ces conséquences, et elle poursuivit sa fuite avec Ungern, la panique nourrissant ses efforts pour atteindre le hangar à vaisseaux.

L'alarme tira néanmoins Céléria de sa torpeur, et elle se précipita alors vers la salle d'interrogatoire, puis, poussée par une intuition mystique, elle se dirigea vers le hangar à vaisseaux, en chemin, elle croisa le lieutenant étendu sur le sol, une mare de sang s'étalant autour de lui, son visage déformé par la douleur, mais Céléria l'ignora totalement et continua son chemin.

Une fois arrivée au hangar, Céléria vit le vaisseau de Solanya s'élever dans les airs, ses moteurs hurlant alors qu'il prenait de l'altitude.

À travers l'un des hublot du vaisseau, Céléria aperçut le visage de Solanya, déformé par la peur et le regret, un contraste frappant avec la douceur habituelle de ses traits.

Les deux sœurs échangèrent un regard chargé d'émotions, suspendu dans l'immobilité du moment. Celui de Céléria était plein d'incompréhension et de confusion, mélangé à une profonde tristesse. De l'autre côté, le regard de Solanya était une mosaïque d'émotions conflictuelles, marquée par le désespoir et le regret de la situation qu'elle avait elle-même causée.

Le vaisseau s'éloigna progressivement, laissant Céléria seule, figée dans l'obscurité du hangar, tandis que Les sirènes de l'alarme continuaient de hurler à travers toute la base.
EL-LOCO-SITH
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Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par EL-LOCO-SITH »

Bonjour à tous,

j'espère que tout se passe bien de votre côté, je reviens aux nouvelles, et ce, après une assez longue période d'inactivité durant laquelle j'ai dû mettre en pause l'écriture de ma fan-fiction afin de résoudre un certain nombre de problèmes personnels.

ça fait donc un petit moment que je ne suis pas passé sur le forum et j'ai vu que le nombre de téléchargements avait dépassé les 30 téléchargements et le nombre de passages sur mon topic les 2000 visites, et ça, c'est plutôt cool ! j'espère que dans le tas, un certain nombre ont tout de même eu le courage de se farcir l'ensemble de mon écriture maladroite (haha).

je reprends donc la réécriture de mon histoire, actuellement, j'avance timidement dans la réécriture du 3e arc où j'ai dû réécrire certaines scènes et en rajouter de nouvelles, fort heureusement, j'ai l'impression d'avoir levé tous les blocages scénaristiques, il ne me reste plus qu'un "simple" travail de rédaction et d'écriture.

je pensais également réaliser un livre audio avec une lecture, des doublages, des effets sonores afin d'essayer de rendre le tout plus digeste et appréciable, car pour le dire crûment, j'ai vraiment l'intime conviction qu'une bonne histoire se cache sous ce tas de merde.

bref, je vais continuer de poster de manière régulière ( surement le mercredi et le dimanche ), c'est à dire, deux chapitre par semaine (pour le moment, j'en suis à la moitié du 1er arc) et je vais continuer ce rythme afin de garder le topic vivant, mais également afin de me garder une certaine avance dans l'écriture.

l'arc 3 étant probablement le dernier arc à demander une réécriture aussi lourde, les arcs 4 et 5 étant déjà nettement plus matures et travaillés, l'histoire étant presque totalement fixée.
EL-LOCO-SITH
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Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par EL-LOCO-SITH »

Bonjour,

j’essaye de me tenir à ma routine de continuer de poster les chapitres de manière régulière (même si je suis éclaté de fatigue, surtout que, dans l’absolu, j’ai déjà posté l’ensemble des deux arcs, mais il paraît qu’il n’y a que les Siths qui raisonnent par l’absolu, hahaha :ange: ).

Bref, je continue donc de maintenir ce topic vivant en postant la suite.
Voici donc le chapitre du jour intitulé Asphyxie, et à mercredi pour la suite !

Le vaisseau venait donc de quitter le hangar, et Céléria eut tout juste le temps d’apercevoir sa sœur à travers les vitres du cockpit, et une fois l’effet de sidération passé, Céléria fit aussitôt demi-tour et fonça en direction du lieutenant-colonel qui gisait toujours au sol :

- « Mais enfin, qu’est-ce qu’il s’est passé ? Pourquoi personne n’est à son poste ? » demanda Céléria, furieuse, alors que le hangar était vide et que personne n’était à son poste.

- « Elle l’a délivré ...» répondit le lieutenant, en grimaçant de douleur. « ...Je l’ai surprise en train de libérer le prisonnier, et c’est là qu’elle m’a attaqué ! » ajouta-t-il

- « Non, c’est impossible ! l’état de choc vous fait délirer ! » répliqua Céléria, incrédule.

- « Non, je sais ce que j’ai vu. Elle était bras-dessus bras-dessous avec lui ! » insista t-il, alors que Céléria venait de remarquer que le blaster de l’enfant traînait sur le sol.

- « Vous êtes vraiment sûr de ce que vous me dites ? » demanda Céléria qui continuait de fixer le blaster.

- « J’en suis parfaitement sûr. Cette petite garce m’a même attaqué alors que j’essayais de la raisonner ! » répondit le lieutenant qui arrangea la vérité à sa sauce, sans se rendre compte qu’il venait de signer son arrêt de mort.

- « Je vois... » murmura Céléria qui venait de prendre la décision de tuer le lieutenant afin de protéger sa sœur.

Cependant, elle devait agir rapidement, mais surtout discrètement avant que les autres soldats ne rappliquent. Elle utilisa donc la Force pour l’étrangler, ou plutôt afin de le faire suffoquer en écrasant sa cage thoracique, et ce, afin de ne laisser aucune trace de strangulation et ainsi pouvoir faire croire qu’il succomba d’une insuffisance respiratoire liée à ses blessures.

Céléria appliqua donc une pression homogène sur le thorax du lieutenant et fit augmenta progressivement la pression, vidant petit à petit les poumons du lieutenant, tandis que ce dernier luttait et se débattait comme un poisson hors de l’eau, incapable d’inspirer, de parler, ou même d’émettre le moindre son.

Celeria, impassible, ne semblait absolument pas affectée par les yeux implorant de pitiés du lieutenant colonel, pire encore, alors que ce dernier était entrain d’agonir en silence, elle en profita pour lui dires ses 4 vérités :

- « Je vous avais pourtant demandé quelque chose de simple ! Mais visiblement même ça, c’était trop demandé pour le gros beauf de la bordure extérieure que vous êtes !» ponctua Céléria tout en enfonçant son doigt dans la plaie béante du lieutenant :

- « Car votre blessure, ce n’est pas une blessure de sabre, mais celle d’un tir de blaster. ” fulmina Céléria, tout en trifouillant dans la plaie du lieutenant :

- « Cela veut donc dire que vous avez essayé de vous prendre à elle, misérable cafard ! »

Le lieutenant tenta de hurler, mais sans air dans ses poumons pour faire vibrer ses cordes vocales, aucun son ne sortir de sa bouche. Toutefois, alors qu’il agonisait et continuait de s’étouffer en silence, Céléria entendit arriver les autres soldats.

- « À l’aide, quelqu’un ?! on a un blessé ici ! » s’écria-t-elle, changeant totalement d’intonation alors que les soldats accouraient en sa direction.

- « Putain, mais qu’est-ce qui s’est passé ?! » demanda l’un des soldats, tandis que le lieutenant essayait désespérément d’accrocher leurs regards et de se faire comprendre.

- « Mais enfin, vous voyez bien qu’il se vide de son sang ! Allez chercher un brancard, avant qu’il ne soit trop tard !! » répondit Céléria alors qu’elle avait sa main profondément enfoncée dans la plaie béante du lieutenant.

Cependant, malgré un moment d’hésitation, les deux soldats s’exécutèrent, et allèrent tout de même chercher un brancard. Après tout, de leur perspective, Céléria semblait réellement venir en aide au lieutenant, et la détresse qu’ils pouvaient lire sur le visage de ce dernier semblait logique et imputable à la blessure qu’il venait de recevoir. Pire encore, le fait que Céléria avait sa main dans sa plaie béante pouvait également paraître comme un geste de premiers secours.

Les soldats s’éloignèrent et repartirent à la recherche d’un brancard, tandis que le lieutenant utilisa ses dernières forces pour tendre son bras en leur direction, comme pour leur dire “restez, ne partez pas !” Cependant, Céléria murmura à voix basse :

- “oh, ne vous inquiétez pas, vous serez probablement mort avant qu’ils ne reviennent ! ” ajouta t-elle tout en accentuant encore un peu plus la pression, le bras fébrile du lieutenant retombant finalement au sol.

Le lieutenant fut ainsi réduit au silence de manière irrévocable. Céléria, ses yeux froids et impitoyables, ne quittèrent pas le corps inanimé du lieutenant, et elle vérifia méticuleusement que son cœur avait bien cessé de battre, et qu’il ne serait donc jamais en mesure de témoigner devant une commission.

Quant aux soldats, ils arrivèrent en trombe sur les lieux, mais ils arrivèrent après la bataille, Céléria, implacable, se tourna vers eux avec une expression intransigeante, les laissant face à l’échec de leur arrivée tardive :

- « ... c’est trop tard, il est mort » lâcha Céléria alors que les soldats arrivèrent à son niveau avec le brancard.

- « Euh... on devrait peut-être l’emmener à l’infirmerie ? » demanda l’un des soldats, la voix tremblante et hésitante.

- « Je viens pourtant de vous dire qu’il est mort, alors ne perdez plus votre temps ...” répondit Céléria d’un ton sec, se relevant et se tournant vers les soldats. “... et envoyez plutôt un message au général Koster pour l’informer de la situation, à moins que vous préfériez que ce soit moi qui le fasse !?” ajouta-t-elle d’un ton menaçant, tout en s’approchant du soldat et en sortant une fiole d’alcool de sa poche.

- « Euh, oui, mon capitaine ! Ça sera fait, mon capitaine !» répondit le soldat, comprenant très bien la menace à peine voilée de Céléria.

- « Dites-lui donc que ; pour une raison encore inconnue, le prisonnier s’est enfui et qu’il a réussie à prendre ma padawan en otage. Dites-lui également que je me lance à sa poursuite et que j’aurai besoin de toute l’aide qu’il peut me fournir. Mais surtout, dites lui, que si il cherche des coupables à ce fiasco, que je pourrais potentiellement lui fournir une liste de noms ! »

ordonna Céléria tout en essuyant sa main pleine de sang sur la veste du soldat, dessinant une petite croix ensanglantée sur son épaule afin de bien lui faire comprendre qu’elle avait un pouvoir de vie ou de mort sur lui, et qu’il ferait donc mieux de ne pas se montrer trop audacieux.

- « Oui, mon capitaine ! » répondit le soldat, tandis que Céléria se dirigeait aussitôt vers le hangar à vaisseau afin de se lancer à la poursuite d’Ungern et de Solanya.

Elle s’élança donc à la poursuite d’Ungern et de Solanya, mais elle n’avait absolument aucune idée de la direction qu’ils avaient prise. Elle se lança donc à leur poursuite presque à l’aveugle, écoutant seulement son intuition, chaque étoile scintillant comme une lueur d’espoir lointain.

- « Espèce d’idiote, mais dans quoi est-ce que tu t’es encore laissée embarquer ? » se dit intérieurement Céléria avant de prendre un vaisseau et de quitter la planète May-Lay′68.
EL-LOCO-SITH
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Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par EL-LOCO-SITH »

Bonjour à tous,

Je reviens encore vers vous afin de poster un nouveau chapitre, afin de maintenir le topic à flot (un chapitre par semaine me semble être un bon rythme pour ne pas trop polluer le forum). Je continue également ma réécriture sur le 3e arc, et j’ai d’ailleurs bien avancé (sauf que j’ai fermé Word sans sauvegarder et sans sauvegarde automatique, et j’ai donc perdu une grosse journée de travail où j’avais modifié pas mal de dialogues, c’est-à-dire le domaine où je suis vraiment le moins bon).

Je continue aussi à réfléchir à une version audio, ou alors à une version ultra minimaliste réalisée sur Blender, mais j’ai peur de m’enfermer dans une nouvelle guerre du Vietnam créative et de ne plus en voir la fin. Après, s’il y en a qui sont intéressés par cette idée et que vous touchez votre bille, n’hésitez pas à me contacter. Voilà, je vais donc m’en tenir à cette petite tradition que j’essaye d’implémenter. :cute:

D’ailleurs, dans l’absolu, même si personne ne semble réellement intéressé, ce topic me sert d’exutoire et de carnet de bord sur l’avancement de ma fan-fiction, donc ça reste malgré tout une petite victoire en soi. petit disclaimer aussi, sur le coup cela m'avait semblé être une bonne idée, mais pour le prochain arc, j'utiliserais pas l'IA pour réaliser la couverture et j'essayerais moi même de réaliser cette dernière, a vrai dire, j'étais pas encore réellement sensibiliser à ces thématiques et aux problèmes que ça peut poser en vers les véritables artistes, en respect pour leur travail, je ferais donc attention de ne pas répéter la même erreur ! :non:

Voilà, le moment de pathos est terminé et je vous laisse avec votre chapitre intitulé « Post-vérité » :

Céléria n'était pas la seule à être en plein doute. En effet, Solanya commençait à comprendre la gravité de son acte, et alors que son vaisseau filait à toute vitesse, et que l'adrénaline commençait à s'estomper, cette dernière commença a regretter amèrement son geste.

- « Mon dieu, mais qu'est-ce que je viens de faire ? » se demanda t-elle, les yeux écarquillés de panique : « Jamais je n'aurais dû faire une telle chose, jamais je n'aurais dû vous aider. D'ailleurs, tout ça, c'est entièrement votre faute ! »

- « ... Ma faute !? » demanda Ungern avec stupeur, les mains fermement agrippées aux commandes du vaisseau, malgré qu'il était mal en point .

- « Parfaitement, à cause de vous, j'ai dû m'en prendre à cette ordure, et à l'heure qu'il est, il est probablement en train de raconter à tout le monde ce qu'il a vu ! » répondit Solanya d'un ton à la fois accusateur et désespéré.

- « Ah bon, pourtant aux dernières nouvelles, c'est bien vous qui vouliez à tout prix me venir en aide, et c'est moi qui essayait de vous en dissuader ! » répondit Ungern en jetant un coup d'œil à Solanya qui faisait les cent pas dans l'arrière cabine.

- « Ah mais, vous étiez pourtant bien content de me trouver lorsque je vous ai délivré. Sans mon aide, jamais vous n'auriez pu vous échapper ! »

- « Ça, c'est vous qui le dites ! J'aurais très bien pu me libérer par mes propres moyens ! » répondit Ungern avec un sourire ironique.

- « Ne me faites pas rire. Ma sœur est la meilleure combattante de la galaxie et elle vous aurait écrasé dès la moindre incartade. D'ailleurs, vu l'état dans lequel vous êtes, même moi, je suis à peu près sûre de pouvoir le faire ! » s'exclama Solanya, essayant de cacher son anxiété derrière un masque de défi.

- « Ah bon ?! Eh bien, dans ce cas-là, faites-le ? Après tout, ça résoudrait tous vos problèmes, non ?! » répliqua Ungern, ses yeux perçants fixant Solanya, la défiant de mettre ses paroles en acte.

Solanya se sentit obligée de détourner le sujet afin de ne pas perdre la face:

- « Et vous, pourquoi faites-vous tout ça ?! » demanda-t-elle d'un ton accusateur, mais aussi un peu gêné.

- « Pour la même raison qui vous a poussée à me libérer ! À ceci près, que contrairement à vous, je n'ai pas peur d'en assumer les conséquences ! » répondit Ungern avec une conviction inébranlable.

- « Ah oui, pardon, c'est vrai que ça demande un certain courage que de poser des bombes et de s'en prendre à des innocents ! » répondit Solanya, piquée au vif par les paroles d'Ungern.

- « Ça en demande toujours plus que de s'en prendre à des villageois désarmés. D'autant plus que, contrairement à vous autres, je ne m'en prends qu'à ceux qui le méritent réellement ! » déclara Ungern, son visage se durcissant.

- « Et vous croyez sincèrement que c'est en faisant ce que vous faites que vous arriverez à faire advenir un monde meilleur ? » répliqua Solanya.

- « Et vous, vous pensez que c'est en prenant systématiquement la défense de ces ordures que les choses iront mieux ?! » rétorqua Ungern, son ton accusateur résonnant dans la cabine.

- « Je ne prends la défense de personne, j'essaye seulement de vous ramener à la raison ! » s'exclama Solanya, les mains tremblantes.

- « Pourtant, c'est bel et bien ce que vous êtes en train de faire. Vous condamnez ma violence, cependant, vous cautionnez celle de ceux qui possèdent déjà tout, alors que la leur est infiniment plus meurtrière que la mienne ! » rétorqua Ungern, la voix chargée d'une passion brûlante.

- « Non, ce n'est absolument pas ce que j'ai dit ! » répondit Solanya, son regard se durcissant.

- « Bien sûr que si, c'est juste que vous ne vous en rendez même plus compte. » s'exclama Ungern.

- « Vous pouvez me faire autant de procès d'intention que vous voulez, mais ça ne change rien au fait que la seule chose que je dis, c'est qu'il y a peut-être d'autres solutions que la violence armée ?! » Solanya tenta de garder son calme, malgré la montée de la frustration.

- « Non, malheureusement, il n'y en a pas, mais ça vous le sauriez, si vous n'étiez pas une petite ces privilégiés de l'hyper-centre qui se cache derrière ses petits principes moraux alors qu'elle n'a aucune idée de ce qu'il se passe dans la galaxie » répondit Ungern de manière franche.

- « Alors déjà, premièrement, c'est au nom de ces principes que j'ai pris tout ces risques pour vous, et puis deuxièmement : de quoi me parlez-vous ?! Qu'est-ce qui peut bien justifier l'usage d'une telle violence ? » répondit Solanya, la voix tremblante d'indignation.

- « j'vous parle de cette maudite oligarchie qui contrôle tous les moyens de production, et qui se cachent derrière la république, tout en nous demandant de crever en silence ! »

- « Et vous voudriez la remplacer par quoi ?! Par l'empire ? » demanda Solanya, la voix teintée d'incrédulité.

- « Exactement, par la seule et véritable autorité légitime qu'a connue cette galaxie! »

- « La seule autorité légitime, non, mais qu'est-ce qu'il faut pas entendre ? »

- « Bien sûr que oui, la seule autorité légitime ! Dois-je vous rappeler que c'est le sénat qui a voté les pleins pouvoirs à Palpatine , et que l'empire est né sous un tonnerre d'applaudissements ?! »

- « Mais enfin, comment pouvez-vous dire ça ? Avez-vous donc oublié tout le mal que l'empire a fait ? Toutes les souffrances qu'il a engendrées ? Toutes les vies qu'il a brisées ?! »

- « Tout simplement parce que tout ce que vous prenez pour des vérités ne sont que des mensonges inventés de toutes pièces ! »

- « ah oui, eh bien allez-y, donner moi des arguments valables, je vous écoute » répondit Solanya avec une pointe de sarcasme dans la voix.

- « Je sais pas, on pourrait peut-être parler du fait que l'histoire officielle soit ridiculement manichéenne et binaire, non ?! Avec d'un coté un empereur nécessairement démoniaque et tyrannique, et de l'autre une rébellion forcément héroïque et désintéressé... avec bien entendu une fin heureuse, ou ce sont les gentils qui gagnent et les méchants qui perdent, comme si tout ceci avait été écrit par des scénariste afin de plaire aux masses incultes et aux simplet comme vous ? »

- « Ah, oui ? Et la destruction de la planète Alderaan, c'est également un mensonge, peut-être ? »

- « Bien évidemment que c'en est un ! C'est même le plus grand mensonge de la guerre, et ce sont bien les rebelles qui l'ont détruite en infiltrant l'étoile noire ! Étoile noire qu'ils ont ensuite fait exploser afin d'effacer toute traces de leur action, tuant au passage tout l'équipage, mais ça visiblement ça vous dérange pas plus que ça ! »

- « Ah oui !? Du coup, si on suit cette logique imparable, les attaques à la charge sismique, ça c'est également un mensonge, c'est bien ça, à moins que elles aussi n'étaient que des hologrammes ?! »

- « vous pouvez en rire, mais ça ne changera rien au fait que ce n'était qu'une attaque sous faux drapeau ! » répondit aussitôt Ungern.

- « Les bras m'en tombent... Décidément, plus je discute avec vous, et plus tout cela m'attriste. et il semblerait bien que je me sois illusionnée à votre sujet... » se désola Solanya qui ne pouvait rien faire d'autre que de constater l'endoctrinement d'Ungern :

- « Vous n'aurez donc qu'à me déposer là où ça vous plaît, et de m'entailler la jambe avec ceci, pour le reste, je me débrouillerai afin de rendre mon histoire crédible... » répondit Solanya en jetant son sabre aux pieds d'Ungern, tandis que l'habitacle du vaisseau fut plongé dans un silence pesant.
EL-LOCO-SITH
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Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par EL-LOCO-SITH »

Bonjour à tous,

J’espère que vous passez de bonnes vacances de fin d’année et que tout se passe bien pour vous !

Je reviens donc avec un peu de retard afin de continuer d’alimenter le topic. Mais je viens aussi avec une bonne nouvelle : j’ai commencé à me lancer dans la confection d’un livre audio, pour rendre mon histoire plus digeste et vivante.

Parce que c'est vrai qu''un méga pavé de 100 pages avec un style assez discutable, ce n’est pas très engageant. J’ai donc décidé de passer par un autre média, et le livre audio me semble être le bon compromis entre le texte et une adaptation 3D que j’appelle toujours de mes vœux. surtout que je pense vraiment qu'une bonne histoire, ce cache sous ce tas de caca. ( j’en suis intimement convaincu :oui: ) même si je prêche un peu dans le désert et que plus ou moins personne n’a vraiment lu mon histoire (et c’est totalement compréhensible). :D

Bref, le livre audio est un bon compromis, surtout que les IA qui lisent du texte ont fait d’énormes progrès. J’utilise d’ailleurs un service payant qui offre des résultats assez satisfaisants, et je me suis vraiment pris au jeu. Par contre, c’est cher : en gros, j’ai lâché environ 20 euros pour faire ce chapitre. Alors oui, c’est un peu cher… mais quand j’y pense, j’ai acheté BF6 pour 70 euros alors que j’y ai joué 6 heures et qu’il prend maintenant la poussière sur Steam. :cry:

À l’inverse, j’ai passé plus d’une semaine — environ 8 heures par jour — pour réaliser ce chapitre. C’est donc un travail vraiment dévorant, dans lequel je me laisse aspirer pendant des heures : entre la sélection des musiques, la création des bruitages que je fais moi-même (certes, je prends des choses déjà existantes sur le net, mais je les modifie, les additionne, les bidouille sur Audacity, au point qu’ils sont presque tous original ).

D’ailleurs, cela demande aussi un énorme travail de recherche, ainsi qu’une bonne mémoire pour retrouver de bons sons (par exemple, certains viennent de Project Zomboid, d’autres de Call of Duty, ou encore d’un homme refermant sa boîte aux lettres sur YouTube). :lol:

Il y a également le mixage entre le son, la voix et la musique, surtout que la voix de l’IA n’est pas toujours constante et nécessite des micro-ajustements pour ne pas briser le sentiment de continuité. J’ai même fait du doublage en hurlant dans ma chambre pour certaines scènes. :paf:

Au final, l’autre défaut, c’est que ça demande énormément de temps. Mais, d’un certain côté, ce chapitre est probablement celui avec le plus d’action : peut-être que les prochains seront moins compliqués et longs à produire. En tout cas,
je pense le poster demain, afin de pouvoir l’écouter une dernière fois à tête reposée et, éventuellement, d’apporter des correctifs de dernière minute. :lol:

Enfin bref, voici donc le chapitre du jour, qui s’intitule « Protéger et servir » :

Ungern poursuivit ainsi sa route à travers l'hyperespace et lorsqu'il en sortit, une planète désertique apparut à l'horizon.

Il pénétra son atmosphère, filant dans les basses couches, et ce, jusqu'à ce qu'un speeder apparaisse soudainement dans son sillage.

En effet, un speeder de la douane volante se plaça à son niveau, et diffusa un ordre à l'aide de puissants haut-parleurs :

- « Veuillez-vous poser à l'endroit indiqué afin que nous puissions procéder à un contrôle d'identité. — Je répète, veuillez-vous poser à l'endroit indiqué afin que nous puissions procéder à un contrôle d'identité. — Je répète, veuillez coopérer et n'essayez pas de vous soustraire à ce contrôle ou vous serez abattus sans sommation ! »

Solanya, les yeux écarquillés par l'inquiétude, demanda d'un air paniqué :

- « Qu'est-ce qui se passe ? »

- « la douane volante... » répondit Ungern, les sourcils froncés.

- « ...La douane volante ? » répéta-t-elle

- « ouais ... »

- «... et du coup, qu'est ce qu'on fait ?! » lança-t-elle, de plus en plus nerveuse.

- « Pour l'instant, on va coopérer, et ensuite... on avisera » répondit pudiquement Ungern.

Elle se figea, le regard planté dans le sien.

- « ... on avisera ? Et ça veut quoi exactement !? »

Ungern détourna simplement le regard dans un silence qui en disait long.

- « je vous interdit de vous en prendre à eux, c'est clair ? » intima Solanya qui le défia du regard,

- « vous ne semblez pas comprendre la situation dans laquelle on se trouve. »

- « je la comprends parfaitement, et si je vous ai pas libéré, ce n'est pas pour faire ce genre de chose.»

- « non, vous ne comprenez absolument pas la situation dans laquelle on se trouve, et puis, je me rappelle pas vous avoir fait la moindre promesse ! »

- « si vous vous en prenez à eux, j'interviendrais, est ce que c'est clair ? »

Ungern leva les yeux au ciel dans un soupir résigné :

- « décidément, vous vivez vraiment dans un monde parallèle. »

- « promettez le moi ! » insista Solanya, tandis que les douaniers continuaient prudemment de les suivre, d'autant plus que ce contrôle n'était pas un simple contrôle de routine :

- « Ça correspond bien à la description. » notifia l'un des douaniers en scrutant le vaisseau .

- « Bien sûr que ça correspond, il y a pas plus générique comme description, enfin bon, note le tout de même dans le registre et contacte la centrale. » répondit le douanier en chef qui était aux commandes.

- « Euh, j'aimerais bien chef, mais la radio fait encore des siennes ... » répondit le subalterne, une note d'excuse dans la voix.

- « ...rrrrh, putain, J'en peux plus de leur matos pourri et de leur coupes budgétaire, putain. Je veux bien le faire mon métier, mais qu'ils nous en donnent au moins les moyens ! » râla le douanier en chef, qui décida malgré tout d'effectuer le contrôle d'identité, estimant que la probabilité de tomber sur les fugitifs était extrêmement faible.

Sur ce, le vaisseau d'Ungern et Solanya se posa, et les douanier se posèrent à une bonne dizaine de mètre dans leurs dos.

- « Veuillez sortir du vaisseau sans faire de gestes brusques et avec les mains bien en évidence. Je répète, veuillez sortir du vaisseau sans faire de gestes brusques et avec les mains bien en évidence ou nous ouvrirons le feu, dernière sommation ! » ordonna le douanier en chef à travers le mégaphone de son speeder.

Solanya, le cœur battant, demanda, la voix tremblante : « Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? »

- « ... On va leur obéir, et on va surtout se débarrasser de ça. » précisa Ungern qui arracha l'une des commandes du tableau de bord et dissimula le sabre de Solanya à l'intérieur.

- « avant dernière sommation u ! » répéta le douanier en chef.

- « Vous êtes prête ? » demanda Ungern

- « Non, absolument pas ... » répondit Solanya, les mains tremblantes.

- « très bien, de toute façon, on a pas le choix ! » répondit Ungern avant d'activer l'ouverture des portes.

Ungern et Solanya sortirent donc lentement avec les mains bien en évidence au-dessus de la tête. ils s'arrêtèrent à la lisière de leur vaisseau, attendant les prochaines consignes des douaniers, tandis que le subalterne, inquiet, murmura :

- « Chef, Ils ressemblent vraiment au signalement qui nous a été fait, on devrait peut-être appeler des renforts ? »

le douanier en chef répondit avec une certaine lassitude :

- « Bien sûr qu'ils y ressemblent, comme ceux d'avant, ainsi que ceux d'encore avant, et comme tous ceux qu'on contrôlera aujourd'hui. » répondit le douanier en chef avec une certaine lassitude, tandis que son regard s'attarda sur Solanya :

- « ... Et puis, c'est pas tous les jours qu'on a la chance de tomber sur un aussi joli petit lot ! » ajouta-t-il, un sourire en coin, tandis qu'il donnait de nouvelles instructions à nos protagonistes via son mégaphone.

- « Maintenant, tournez-vous et placez vos mains bien en évidence contre la carlingue extérieure du vaisseau ! » ordonna le douanier en chef d'un ton martial.

Ungern et Solanya obéirent donc aux ordres, se plaçant le long du vaisseau, les mains bien en évidence sur la carlingue. Une fois en place, les deux douaniers sortirent de leur speeder et se dirigèrent vers eux.

- « Bon, allez, je m'occupe d'eux, toi, tu t'occupes de leur vaisseau ! » lâcha le douanier en chef alors qu'il sortait du speeder. Ungern profitant de ce moment pour donner quelques conseils à Solanya qui était totalement démunie face à cette situation.

- « ok, ils arrivent, surtout, n'oublie pas, ici, ce sont eux qui ont tous les droits, alors ne leurs adressent la parole que pour répondre à leurs questions. »

- « ... D'accord, » répondit Solanya, la voix tremblante d'anxiété.

Les douaniers arrivèrent au niveau des protagonistes.

- « Houla , vous en avez une sale gueule, qu'est ce qui vous est arrivé ? » demanda

le douanier en chef qui arriva à hauteur d'Ungern, tandis que le subalterne commença à fouiller le vaisseau.

- « ... ah ça , c'est des dettes de jeux ... »

- « eh bah, ils y va falloir penser à consulter, mise à part ça, aucune arme, ni quoi que ce soit d'illégal sur vous ? » demanda le douanier en chef.

- « Non, absolument rien, » répondit Ungern d'un ton calme, tandis que Solanya restait silencieuse.

- « Très bien, dans ce cas-la, écartez les jambes que je puisse procéder à une palpation de sécurité » précisa le douanier en chef.

Ungern et Solanya s'exécutèrent, et le douanier en chef commença par fouiller Ungern et d'un geste sec et professionnel, il passa rapidement ses mains le long de son corps, et farfouilla dans ses poches.

Une fois cette fouille très sommaire terminée, le douanier en chef se tourna vers Solanya, et la fixa un instant, comme si il s'en délectait d'avance. Cependant, avant même qu'il ne pose ses mains sur elle, il lui lança un ordre :

« .... plus haut les mains ! » Son ton ne laissant aucune place à la discussion.

Solanya se pencha donc en avant, ses doigts s'agrippant désespérément à la surface rugueuse de la carlingue, et alors qu'elle écartait les mains autant que possible, elle ressentit une tension aiguë dans ses épaules et le long de son dos. La position était non seulement douloureuse, mais aussi dégradante, cette derrière mettant «en valeur» ses fesses d'une manière que le douanier semblait apprécier.

Le douanier en chef, apparemment satisfait de la position qu'elle avait prise, commença donc la palpation de sécurité . Pire encore, le douanier se permit de défaire la griffe à cheveux qu'elle portait, et de la piétinait jusqu'à la réduire en morceaux.

- «... T'as pas besoin de ça, ma mignonne ! » lâcha-t-il avec une insupportable condescendance, alors que les longs cheveux de Solanya se déployaient et tombaient jusqu'au bas de son dos.

- « Bah voilà, c'est nettement mieux comme ça. » rajouta-il

Le douanier commença alors une prétendue palpation de sécurité, mais ce n'était en réalité qu'une longue succession de caresses lascives. Ses mains parcouraient l'intégralité du corps de Solanya, s'attardant sur ses seins et ses parties intimes. Sa respiration lourde et haletante témoignait de son excitation malsaine.

Face à cette violence, Solanya entra dans un état de sidération. Figée, elle se sentait déconnectée de son propre corps, spectatrice impuissante de ce qui lui arrivait. Ungern, quant à lui, préféra fermer les yeux et détourna le regard, écrasé par la culpabilité de se savoir partiellement responsable de cette situation.

Après ce qui sembla une éternité pour Solanya, le douanier termina sa « palpation » et entama la procédure de contrôle d'identité :

- « Bon, alors, votre nom ainsi que votre matricule citoyen. » demanda-t-il d'un ton impérieux.

Ungern était sur le point de répondre lorsqu'il fut interrompu par le subalterne :

- « Chef, j'ai trouvé quelque chose ! » s'écria-t-il tout en sortant du vaisseau avec le sabre laser en main.

Le douanier en chef lança un regard perçant à Ungern :

- « Vous pouvez m'expliquer comment est ce que des pouilleux dans votre genre peuvent être en possession d'un tel objet ?! » demanda-t-il

- « Je peux tout vous expliquer ! » argua Ungern qui décolla malencontreusement les mains de la carlingue et qui se tourna légèrement vers le douanier en chef.

Mais ce dernier n'apprécia pas ce mouvement et le frappa violemment au visage.

Ungern s'écroula au sol, tandis que Solanya se précipita immédiatement à son chevet, décollant elle aussi ses mains de la carlingue. Ce à quoi le douanier en chef répondit en attrapant Solanya par les cheveux, et en la projetant violemment contre le sol :

- « J'avais pourtant dit les mains contre la carlingue ! » lâcha-t-il, tandis que Solanya restait prostrée au sol.

Nos deux protagonistes étaient donc au sol, et le douanier en chef donna un ordre à son subalterne :

- «... Essaie de contacter la centrale et dis-leur qu'on a trouvé les deux suspects ! » ordonna-t-il, la voix teintée d'inquiétude et d'adrénaline.

mais alors que le subalterne s'élançait vers le speeder, Ungern, encore prostré au sol, se redressa soudainement, utilisa la Force, et rappela le sabre à lui. Le sabre s'arracha des mains du subalterne, fila dans les airs, et termina sa course dans celle d'Ungern qui profita de cet effet de surprise pour planter la lame en plein dans l'entrejambe du douanier en chef, tandis qu'avec son autre main, il attrapa son blaster à la ceinture et abattit le subalterne qui tentait de fuir vers le speeder.

En un instant, les deux douaniers furent neutralisés, et Ungern se redressa péniblement, les yeux tournés vers Solanya.

- «... est ce que ça va ? » demanda Ungern, tandis que Solanya resta silencieuse, ses yeux trahissant un mélange de choc et de colère.

- « non, ça va absolument pas ... » répondit finalement Solanya d'une voix tremblante

- « ... je suis vraiment désolé, jamais vous n'auriez dû subir une telle chose ... » s'excusa Ungern, alors que le douanier en chef se mit à geindre :

- "... Bande de putains d'enfoirés de merde ! Vous allez payer très cher pour ce que vous venez de faire ! Vous m'entendez ?! Toi et ta putain de complice, vous allez payer pour vos crimes !" hurla le douanier en chef qui poussait des petits cris aigus extrêmement ridicules,

(Après tout, ce n'est pas facile de garder sa dignité après avoir pris un sabre à 15000° dans l'entrejambe.)

- « Tu m'entends, espèce de petite salope ?! Tu vas pourrir en prison jusqu'à la fin de tes jours ! D'ailleurs, toute la putain de galaxie est à votre recherche, et ils ne tarderont pas à vous mettre la main dessus, et quand ils vous auront trouvés, vous avez pas idée de ... » ajouta le douanier en chef qui se fit interrompre.

- « C'est bon, vous avez fini ? » demanda Ungern d'un ton calme mais glacial.

- « J't'emmerde, sale fils de pute ! » répondit aussitôt le douanier, furieux qu'Ungern ose lui couper la parole.

Ungern échangea un regard rapide avec Solanya, cherchant à sonder ses pensées et à voir si elle serait d'accord avec ce qu'il s'apprêtait à faire.

Néanmoins, son regard, chargé de détermination, trouva un écho dans les yeux de Solanya, encore marqués par la peur, la colère, mais surtout par un profond besoin de justice.

- « ... Ça, c'est pour ce que tu as osé lui faire ! » lâcha Ungern tout en tirant dans le mollet du douanier en chef.

- « ... Sale fils de pute ! » hurla le douanier qui se tordit de douleur, ses cris résonnant dans l'air.

- « ... Et ça, c'est pour toutes celles dont tu as abusé ! » rajouta Ungern tout en vidant son chargeur sur le douanier, mais de manière à prolonger au maximum sa souffrance.

Ungern tirant tout d'abord sur son mollet gauche, puis dans le genou droit, ensuite dans sa cuisse gauche, puis sur la hanche droite, avant de remonter jusqu'au buste pour achever le douanier d'une balle en plein cœur.

Une fois le douanier achever, un long silence s'installa.

Ungern et Solanya se fixèrent un instant, et échangèrent un regard chargé d'émotions contradictoires.

Elle lui en voulait, car c'était effectivement lui qui avait été l'élément déclencheur de tous ces problèmes. Elle était également choquée, car elle venait d'être agressée par un pervers qui profitait de sa position pour abuser des personnes vulnérables. Et pourtant, elle ne pouvait nier un étrange soulagement.

Après tout, Ungern l'avait sauvée, mais il avait surtout vengé, elle, mais aussi toutes celles et ceux que ce porc avait pu humilier.

Certes, c'était une forme de justice expéditive et en dehors de tout cadre légal, mais c'était une justice moralement compréhensible, surtout que cette situation semblait être la norme pour une grande partie de la galaxie, ce qui ne faisait qu'intensifier ce sentiment ambigus que ressentait Solanya encore tremblante, et qui se redressa avec l'aide d'Ungern, qui, conscient de sa culpabilité, se tenait à ses côtés, prêt à la soutenir.

- « ... Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait après tout ça ? » demanda-t-elle, le regard perdu.

Ungern chercha ses mots avant de répondre :

- « ... Je n'en ai aucune idée. À vrai dire, tout dépend de vous, et de ce que vous voulez vraiment. »

- « ... Ce que je veux ?! Mais ce que je veux n'a plus aucune importance ; vous l'avez entendu aussi bien que moi. Je suis votre complice ! Et toute la galaxie est maintenant à notre recherche ! » répondit Solanya.

Face à ce constat implacable, Ungern préféra rester silencieux, incapable de trouver les mots pour la rassurer. Tandis que Solanya, les yeux remplis de larmes, ajouta avec amertume :

- « Jamais les choses n'auraient dû se passer comme ça... » ajouta-t-elle, tout en se baissant pour ramasser sa griffe à cheveux qui n'était maintenant plus qu'un agrégat de morceaux brisés, avant de réaliser l'inutilité de son geste, et laisser les morceaux glisser entre ses doigts et retomber aux sol.

Cet objet brisé étant le reflet de son propre état, un moyen visuel de montrer que quelque chose s'était irrémédiablement brisé en elle, et qu'elle ne sera plus jamais en mesure de retrouver sa vie d'avant.

- « ... Tout ce que je voulais, c'était de sortir de ma prison dorée et d'accompagner ma sœur à travers la galaxie, mais, si j'avais su qu'elle était aussi hideuse, jamais je n'aurais pris la peine de quitter Corucentre... » continua Solanya, alors qu'elle essayait de contenir ses larmes, et qu'elle se laissa glisser le long de la carlingue du vaisseau, s'effondrant sous le poids de son chagrin.

Ungern, rempli de culpabilité, murmura :

- « Je suis désolé, vraiment ... » tandis que Solanya releva la tête, ses yeux rouges de larmes rencontrant ceux d'Ungern :

- « oh, ne vous excusez pas... À vrai dire, tout ceci... je le mérite amplement... » répondit-elle d'une voix totalement abattue.

- « Non, je peux pas vous laissez dire ça . » répondit Ungern, sa voix pleine de sincérité et de regret.

Solanya secoua la tête, un sourire triste étirant ses lèvres :

- « Bien sûr que si, ... Vous l'avez dit vous-même, je ne suis rien d'autre qu'une petite privilégiée... C'est d'ailleurs pour ça que le sort s'acharne sur moi, afin de me faire payer mon aveuglement... » répondit-elle tout essuyant ses larmes d'un geste rageur, malgré que le désespoir persistait dans son regard, alors qu'Ungern essayait de le la soulager.

- « jamais, je n'aurais du vous dire de telles choses, en particulier, après tout les risques que vous avez eu le courage de prendre et je m'en excuse, surtout que rien ne vous y obliger a le faire, et ça, pour le coup, ça fait de vous quelqu'un d'infiniment respectable, à vrai dire, je crois même que vous êtes la personne la plus stupidement vertueuse et honorable que j'ai eu la chance de rencontrer. » répondit Ungern qui essayait de soutenir moralement Solanya, qui vivait une forme de stress post-traumatique lié à l'agression qu'elle venait de subir.

un silence pesant s'installa pendant plusieurs secondes, et seuls les bruits environnants remplissaient l'espace, accentuant la solitude des deux protagonistes, bien que ce fut finalement Solanya qui reprit la parole et qui brisa le silence d'une voix hésitante :

- « ... Est-ce que je peux vous demander quelque chose ? »

Ungern acquiesça doucement, ses yeux cherchant ceux de Solanya :

- « Oui, bien sûr. »

Solanya prit une profonde inspiration, essayant de rassembler son courage :

- « Est-ce que... Est-ce que vous voudriez bien me dire comment est ce que vous vous appelez ? »

Ungern esquissa un léger sourire, sentant l'importance de cette simple question pour Solanya.

- « ... Je m'appelle Ungern. » répondit-il.

- « Eh bien, dans ce la, Ungern ... qu'est-ce qu'on fait maintenant ? » demanda-t-elle, signifiant clairement qu'elle était prête à le suivre.

Ungern, touché par cette démonstration de confiance, se rapprocha de Solanya.

- « On ne se laisse pas abattre, et on continue d'avancer quoi qu'il arrive ! » répondit-il, alors qu'il tendit son sabre à Solanya, un geste symbolique marquant leur alliance et leur détermination à surmonter les épreuves à venir.
EL-LOCO-SITH
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Inscription : mar. 12 août 2025 - 23:11

Re: l'histoire des sœurs Lebel, une vision personnelle de la Postlogie.

Message par EL-LOCO-SITH »

(re)Bonjour,

Comme promis, je reviens afin de poster le 1er chapitre sous forme de livre audio.
Pour le coup, je suis assez satisfait du résultat, même s’il y a toujours de petits défauts que je n’arrive pas à gommer (j’ai fait l’erreur de le faire d’un seul bloc, au lieu de faire plusieurs petits blocs que j’aurais fusionnés à la toute fin ; du coup, dès que je bouge quelque chose, cela dérègle tout le reste. Mais normalement, le mixage reste assez bon, et il n’y a pas de moment stupidement fort par rapport au reste : juste quelques problèmes de pacing). :lol:

Enfin bref, voici le chapitre en question ::

https://www.youtube.com/watch?v=_28k7SNvJUc&t=75s
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