[FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 4 dispo // T.5 - Ch.3
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- sam sanglebuc
- Jedi SWU
- Messages : 381
- Inscription : sam. 09 sept. 2017 - 13:24
- Localisation : Libourne (33)
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.2
Heu, je viens d'assister à une tentative de drague, non, de séduction de la part d'un jedi ?
Je balance entre le mal à l'aise (l'impression d'être voyeur, la crainte qu'il se prenne un râteau) et la jubilation (comme dans "le jedi et la sorcière", fanfic slowburn non canon avec Obiwan)
En tout cas ça change du jeu de boule d'Anakin et de la schizophrénie de Padmé. Même si je les aime ces deux idiots...
Je balance entre le mal à l'aise (l'impression d'être voyeur, la crainte qu'il se prenne un râteau) et la jubilation (comme dans "le jedi et la sorcière", fanfic slowburn non canon avec Obiwan)
En tout cas ça change du jeu de boule d'Anakin et de la schizophrénie de Padmé. Même si je les aime ces deux idiots...
Ben: "Tu n'es pas seule"
Rey: "Toi non plus"
# JE SUIS KYLO - REYLO VIVRA !
Rey: "Toi non plus"
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- Amiral Vyze
- Jedi SWU
- Messages : 76
- Inscription : jeu. 22 janv. 2026 - 8:48
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.2
Et non, Sam, tu ne rêve pas... bien que à ce moment de l'histoire, Vyze ne sait pas trop ce qu'il fait, n'oublions pas qu'il à grandit selon les principes de l'Ordre (oui je sais, tu n'aime pas
).
Comme tu est un de mes rare lecteur qui partage son avis, j'ai vraiment hâte de lire le tiens, une fois cet que cet arc romantique sera conclu.
J'écrit en tant qu'amateur, je me suis vraiment creusé la tête pour proposer quelque chose de propre, sobre et lisible par des enfants.
"La Dissidence" est vraiment à tous les niveaux dans ce tome...
Comme tu est un de mes rare lecteur qui partage son avis, j'ai vraiment hâte de lire le tiens, une fois cet que cet arc romantique sera conclu.
J'écrit en tant qu'amateur, je me suis vraiment creusé la tête pour proposer quelque chose de propre, sobre et lisible par des enfants.
"La Dissidence" est vraiment à tous les niveaux dans ce tome...
- Amiral Vyze
- Jedi SWU
- Messages : 76
- Inscription : jeu. 22 janv. 2026 - 8:48
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.3
Bonjour,
Commençons l'intrigue...
Tome 4 – La Dissidence
Le speeder filait entre les tours de Coruscant.
La circulation nocturne dessinait des traînées lumineuses sous leurs pieds, tandis que le silence s’installait lentement dans l’habitacle.
Un silence… trop calme.
— Alors ? Demanda Jaden.
Vyze ne répondit pas.
— Je veux dire… « Alors ?? »
Vyze soupira.
— Si tu n’as rien d’important à dire…
— Tu as invité une sénatrice à se réfugier dans ta maison secondaire !
Un silence s’installa.
— Sur Naboo.
Silence encore plus appuyé.
— Pour se “reposer du tumulte du Sénat”.
Jaden se tourna vers lui, sourire éclatant.
— Maître, si Yoda apprend ça, il s’étranglera dans sa robe !
— Ce n’était pas une invitation déplacée, répondit enfin Vyze calmement. C’était… humain.
— Ah ! Pardon ! J’avais oublié que tu expérimentais désormais des concepts avancés…
Vyze lança un regard sévère.
— Jaden ! Tu sais que je respecte les principes de l’Ordre !
— Je plaisante, je plaisante… Enfin… presque !
Il s’adossa à son siège.
— Je l’aime bien… Pour une sénatrice, je veux dire, reprit Jaden.
Vyze haussa un sourcil.
— Tu la connais à peine.
— Justement.
— Elle ne te regarde pas comme un Jedi, elle te regarde comme quelqu’un qui pourrait encore choisir autre chose.
— Elle va se marier avec un noble de Corellia.
Le speeder ralentit.
— Moi j’ai le sentiment que rien n’est encore décidé. Tu sais ce que ça veut dire, reprit Jaden plus doucement. Soit elle te ramènera vers quelque chose de simple… Soit elle compliquera tout.
— Tu dramatises.
— Toujours ! Mais rarement sans raison.
Un silence s’installa, plus lourd.
Jaden reprit, d’un ton faussement détaché :
— À propos de complications… Tu as entendu la rumeur ?
Vyze tourna légèrement la tête.
— Quelle rumeur ?
— Maître Sifo-Dyas.
Le nom suffit à changer l’atmosphère.
— Quoi à son sujet ? Demanda Vyze.
— Apparemment, il travaille sur un projet… Disons… ambitieux !
Vyze sentit une tension familière dans la Force.
— Ambitieux comment ?
— Pas officiellement, bien sûr. Mais certains au Sénat parlent d’une “solution durable” aux crises à venir.
Vyze fronça les sourcils.
— Une solution durable… n’est jamais neutre.
— Exactement !
Jaden baissa la voix.
— On murmure qu’il chercherait un moyen de protéger la République… Sans dépendre des Jedi.
Le speeder s’arrêta.
Vyze fixa l’horizon urbain.
— Maître Sifo-Dyas a toujours été inquiet pour l’avenir.
— Oui, répondit Jaden.
— Mais cette fois, il ne parle pas seulement d’anticiper, il parle d’agir !
Un instant passa.
— Tu crois que le Conseil est au courant ? Demanda Vyze.
Jaden haussa les épaules.
— Officiellement ? Probablement pas.
Puis, avec un sourire en coin :
— Officieusement… Tu sais comme moi que les secrets aiment se cacher derrière les bonnes intentions.
Vyze ferma les yeux un bref instant.
La Force restait silencieuse, trop silencieuse.
— Nous irons lui parler, dit-il enfin.
— Bien sûr, répondit Jaden. Mais d’abord…
Il afficha un sourire malicieux.
— Tu devrais peut-être préparer la chambre d’amis ! On ne sait jamais !
Vyze secoua la tête, malgré lui et soupira.
— Padawan !
La rumeur venait d’entrer dans leur vie.
Et cette fois, elle ne semblait pas prête à rester une simple moquerie.
Commençons l'intrigue...
Tome 4 – La Dissidence
Chapitre 3 — Rumeurs et sourires en coin
Le speeder filait entre les tours de Coruscant.
La circulation nocturne dessinait des traînées lumineuses sous leurs pieds, tandis que le silence s’installait lentement dans l’habitacle.
Un silence… trop calme.
— Alors ? Demanda Jaden.
Vyze ne répondit pas.
— Je veux dire… « Alors ?? »
Vyze soupira.
— Si tu n’as rien d’important à dire…
— Tu as invité une sénatrice à se réfugier dans ta maison secondaire !
Un silence s’installa.
— Sur Naboo.
Silence encore plus appuyé.
— Pour se “reposer du tumulte du Sénat”.
Jaden se tourna vers lui, sourire éclatant.
— Maître, si Yoda apprend ça, il s’étranglera dans sa robe !
— Ce n’était pas une invitation déplacée, répondit enfin Vyze calmement. C’était… humain.
— Ah ! Pardon ! J’avais oublié que tu expérimentais désormais des concepts avancés…
Vyze lança un regard sévère.
— Jaden ! Tu sais que je respecte les principes de l’Ordre !
— Je plaisante, je plaisante… Enfin… presque !
Il s’adossa à son siège.
— Je l’aime bien… Pour une sénatrice, je veux dire, reprit Jaden.
Vyze haussa un sourcil.
— Tu la connais à peine.
— Justement.
— Elle ne te regarde pas comme un Jedi, elle te regarde comme quelqu’un qui pourrait encore choisir autre chose.
— Elle va se marier avec un noble de Corellia.
Le speeder ralentit.
— Moi j’ai le sentiment que rien n’est encore décidé. Tu sais ce que ça veut dire, reprit Jaden plus doucement. Soit elle te ramènera vers quelque chose de simple… Soit elle compliquera tout.
— Tu dramatises.
— Toujours ! Mais rarement sans raison.
Un silence s’installa, plus lourd.
Jaden reprit, d’un ton faussement détaché :
— À propos de complications… Tu as entendu la rumeur ?
Vyze tourna légèrement la tête.
— Quelle rumeur ?
— Maître Sifo-Dyas.
Le nom suffit à changer l’atmosphère.
— Quoi à son sujet ? Demanda Vyze.
— Apparemment, il travaille sur un projet… Disons… ambitieux !
Vyze sentit une tension familière dans la Force.
— Ambitieux comment ?
— Pas officiellement, bien sûr. Mais certains au Sénat parlent d’une “solution durable” aux crises à venir.
Vyze fronça les sourcils.
— Une solution durable… n’est jamais neutre.
— Exactement !
Jaden baissa la voix.
— On murmure qu’il chercherait un moyen de protéger la République… Sans dépendre des Jedi.
Le speeder s’arrêta.
Vyze fixa l’horizon urbain.
— Maître Sifo-Dyas a toujours été inquiet pour l’avenir.
— Oui, répondit Jaden.
— Mais cette fois, il ne parle pas seulement d’anticiper, il parle d’agir !
Un instant passa.
— Tu crois que le Conseil est au courant ? Demanda Vyze.
Jaden haussa les épaules.
— Officiellement ? Probablement pas.
Puis, avec un sourire en coin :
— Officieusement… Tu sais comme moi que les secrets aiment se cacher derrière les bonnes intentions.
Vyze ferma les yeux un bref instant.
La Force restait silencieuse, trop silencieuse.
— Nous irons lui parler, dit-il enfin.
— Bien sûr, répondit Jaden. Mais d’abord…
Il afficha un sourire malicieux.
— Tu devrais peut-être préparer la chambre d’amis ! On ne sait jamais !
Vyze secoua la tête, malgré lui et soupira.
— Padawan !
La rumeur venait d’entrer dans leur vie.
Et cette fois, elle ne semblait pas prête à rester une simple moquerie.
- Amiral Vyze
- Jedi SWU
- Messages : 76
- Inscription : jeu. 22 janv. 2026 - 8:48
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.4
Bonjour,
Deux hommes, deux idées... peut-être pas si différentes...
Tome 4 – La Dissidence
Les couloirs du Temple Jedi étaient inhabituellement calmes.
La lumière y était douce, presque trompeuse. Elle donnait l’illusion d’un ordre immuable, alors que sous la surface, les certitudes commençaient à se fissurer.
Sifo-Dyas attendait près d’une baie ouverte sur Coruscant.
Il ne se retourna pas lorsque Vyze et Jaden approchèrent.
— La Force est agitée aujourd’hui, dit-il simplement. Comme avant un orage.
— Ou avant une décision, répondit Vyze.
Sifo-Dyas sourit.
— J’espérais que ce serait toi.
Il se tourna enfin.
Ses traits portaient la fatigue de ceux qui dorment peu, mais son regard était clair, déterminé.
— On raconte que tu vois loin, Vyze. On raconte aussi beaucoup de choses.
— Oui, mais certaines rumeurs sont plus proches de la vérité que d’autres.
Jaden resta légèrement en retrait, observant en silence.
Sifo-Dyas croisa les bras.
— Dis-moi… As-tu déjà eu l’impression que les Jedi arrivaient trop tard ?
Vyze répondit sans hésiter :
— Trop souvent.
Un silence lourd suivit.
— La République est fragile, reprit Sifo-Dyas. Les débats l’affaiblissent… Et nos interventions sont… limitées.
— La Force ne se précipite pas, répondit Vyze.
— Non, concéda Sifo-Dyas. Mais ceux qui la menacent, eux, n’attendent pas.
Il marqua une pause.
— J’ai envisagé des solutions qui ne plaisent pas à tout le monde.
Vyze inclina légèrement la tête.
— Les solutions qui dérangent sont rarement mauvaises en soi, c’est leur usage qui les condamnes.
Un éclair passa dans le regard de Sifo-Dyas.
— Exactement !
Il fit quelques pas, comme s’il mesurait l’espace.
— Dis-moi, Vyze… Jusqu’où irais-tu pour éviter une catastrophe que personne d’autre ne voit venir ?
La question resta suspendue.
— Assez loin pour ne pas rester immobile, répondit Vyze. Mais jamais au point d’oublier pourquoi je marche.
Sifo-Dyas le fixa longuement.
— Alors nous ne sommes pas si différents.
— Peut-être, dit Vyze. Ou peut-être que nous marchons vers le même horizon par des chemins opposés.
Jaden intervint enfin :
— Et quand ces chemins se croisent ?
Sifo-Dyas sourit tristement.
— Alors l’Histoire décide à notre place.
Il se tourna de nouveau vers la baie vitrée.
— Quoi que tu entendes à mon sujet, Vyze… Sache que je n’agis pas par ambition.
— Je n’en doute pas.
— J’agis parce que j’ai peur !
Le mot résonna plus fort que tout le reste.
— La peur peut être un avertissement, dit Vyze.
— Ou une chaîne.
— Je prie pour qu’elle soit la première.
Ils se séparèrent sans promesse, Vyze nota cette conversation dans son journal.
Mais dans la Force, une ligne invisible venait d’être tracée.
Deux visions.
Un même futur incertain.
Et quelque part, dans l’ombre, quelque chose écoutait déjà.
Deux hommes, deux idées... peut-être pas si différentes...
Tome 4 – La Dissidence
Chapitre 4 — Ce qui se prépare
Les couloirs du Temple Jedi étaient inhabituellement calmes.
La lumière y était douce, presque trompeuse. Elle donnait l’illusion d’un ordre immuable, alors que sous la surface, les certitudes commençaient à se fissurer.
Sifo-Dyas attendait près d’une baie ouverte sur Coruscant.
Il ne se retourna pas lorsque Vyze et Jaden approchèrent.
— La Force est agitée aujourd’hui, dit-il simplement. Comme avant un orage.
— Ou avant une décision, répondit Vyze.
Sifo-Dyas sourit.
— J’espérais que ce serait toi.
Il se tourna enfin.
Ses traits portaient la fatigue de ceux qui dorment peu, mais son regard était clair, déterminé.
— On raconte que tu vois loin, Vyze. On raconte aussi beaucoup de choses.
— Oui, mais certaines rumeurs sont plus proches de la vérité que d’autres.
Jaden resta légèrement en retrait, observant en silence.
Sifo-Dyas croisa les bras.
— Dis-moi… As-tu déjà eu l’impression que les Jedi arrivaient trop tard ?
Vyze répondit sans hésiter :
— Trop souvent.
Un silence lourd suivit.
— La République est fragile, reprit Sifo-Dyas. Les débats l’affaiblissent… Et nos interventions sont… limitées.
— La Force ne se précipite pas, répondit Vyze.
— Non, concéda Sifo-Dyas. Mais ceux qui la menacent, eux, n’attendent pas.
Il marqua une pause.
— J’ai envisagé des solutions qui ne plaisent pas à tout le monde.
Vyze inclina légèrement la tête.
— Les solutions qui dérangent sont rarement mauvaises en soi, c’est leur usage qui les condamnes.
Un éclair passa dans le regard de Sifo-Dyas.
— Exactement !
Il fit quelques pas, comme s’il mesurait l’espace.
— Dis-moi, Vyze… Jusqu’où irais-tu pour éviter une catastrophe que personne d’autre ne voit venir ?
La question resta suspendue.
— Assez loin pour ne pas rester immobile, répondit Vyze. Mais jamais au point d’oublier pourquoi je marche.
Sifo-Dyas le fixa longuement.
— Alors nous ne sommes pas si différents.
— Peut-être, dit Vyze. Ou peut-être que nous marchons vers le même horizon par des chemins opposés.
Jaden intervint enfin :
— Et quand ces chemins se croisent ?
Sifo-Dyas sourit tristement.
— Alors l’Histoire décide à notre place.
Il se tourna de nouveau vers la baie vitrée.
— Quoi que tu entendes à mon sujet, Vyze… Sache que je n’agis pas par ambition.
— Je n’en doute pas.
— J’agis parce que j’ai peur !
Le mot résonna plus fort que tout le reste.
— La peur peut être un avertissement, dit Vyze.
— Ou une chaîne.
— Je prie pour qu’elle soit la première.
Ils se séparèrent sans promesse, Vyze nota cette conversation dans son journal.
Mais dans la Force, une ligne invisible venait d’être tracée.
Deux visions.
Un même futur incertain.
Et quelque part, dans l’ombre, quelque chose écoutait déjà.
- Amiral Vyze
- Jedi SWU
- Messages : 76
- Inscription : jeu. 22 janv. 2026 - 8:48
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.5
Bonjour,
J'aime bien ce chapitre, la galaxie pourrait basculer et en même temps d'autres choses se préparent...
Tome 4 – La Dissidence
La salle du Conseil n’était pas pleine.
Tous les maîtres n’avaient pas été conviés.
Seulement ceux dont l’avis comptait lorsque les certitudes vacillaient.
Sifo-Dyas se tenait debout, au centre.
— La République est vulnérable, déclara-t-il sans détour. Les récents événements ont montré que notre dépendance à la diplomatie et aux Jedi ne suffit plus.
Un murmure parcourut l’assemblée.
Mace Windu plissa les yeux.
— Que proposes-tu, Sifo-Dyas ?
Il inspira profondément.
— Une armée… Une force capable de répondre immédiatement aux menaces, sans attendre que le Sénat se mette d’accord… ou que nous arrivions trop tard !
Le silence fut lourd.
— Une armée sous l’autorité de qui ? Demanda Kit Fisto.
— De la République, bien sûr !
— Et financée comment ? Ajouta Ki-Adi-Mundi.
Sifo-Dyas hésita une fraction de seconde.
— Il existe des moyens.
Vyze observait la scène sans intervenir.
Dans la Force, quelque chose vibrait mal.
— Des généraux, les Jedi, ne sont pas, dit enfin Yoda. Et une armée… l’équilibre troublerait.
— L’équilibre est déjà rompu, répondit Sifo-Dyas avec une fermeté nouvelle. Nous refusons simplement de l’admettre !
Les regards se tournèrent vers Vyze.
— Tu es silencieux, remarqua Mace Windu. Ton avis ?
Vyze choisit ses mots.
— Une armée peut protéger… Mais elle peut aussi obéir à des ordres que plus personne ne questionne.
Sifo-Dyas soutint son regard.
— Et rester immobile n’a jamais sauvé personne.
Yoda abaissa légèrement les oreilles.
— Méditer, nous devons.
La réunion fut levée sans décision.
Mais chacun savait que quelque chose venait d’être lancé.
Plus tard à l’opéra, la loge était plongée dans une pénombre élégante.
La musique de l’opéra montait en vagues lentes depuis la salle, nappes de cordes et de voix anciennes, chantant des conflits oubliés et des empires déchus. Les spectateurs les plus influents de Coruscant occupaient les rangs inférieurs. Ici, au-dessus, on venait pour être vu… ou pour ne pas l’être.
Vyze se tenait près de la balustrade, bras croisés sous sa cape sombre.
— Tu n’as pas l’air très attentif à la représentation, murmura Alyna Rhee en prenant place à ses côtés.
Il tourna légèrement la tête.
— J’écoute autre chose ce soir.
Elle esquissa un sourire, à peine visible.
— Voilà qui est flatteur… ou inquiétant.
Ils gardèrent un instant le silence, tandis que la musique emplissait l’espace. En contrebas, les voix s’élevaient, tragiques.
— Le Sénat est agité, dit Alyna à voix basse. Les mots sont polis, mais les intentions… beaucoup moins.
— Les Jedi aussi, répondit Vyze. Et quand les deux s’agitent en même temps, la Force devient bruyante.
Elle l’observa, intriguée.
— On parle d’une armée, continua-t-elle. Une vraie. Pas des gardes ou des forces locales. Une armée de la République.
Vyze ne répondit pas immédiatement.
— Un Jedi ne devrait pas craindre les soldats, dit-elle doucement.
— Je ne crains pas les soldats, répondit-il. J’ai peur de ceux qui les envoient.
Alyna hocha lentement la tête.
— Tu sais ce qui m’inquiète le plus ? C’est que cette idée trouve autant d’oreilles attentives.
Leurs regards se croisèrent, sérieux.
— C’est pour cela que je t’ai proposé de t’éloigner un temps, dit Vyze. Pas pour fuir… mais pour respirer.
— Ta maison secondaire, murmura-t-elle. Loin du Sénat, loin des intrigues et loin de Coruscant…
Elle sourit, plus sincèrement cette fois.
— Tu sais que beaucoup verront cela comme une prise de position ? Surtout dans ma situation avec Kaelen…
— Je sais, j’aimerai que nous passions plus de temps ensemble, mais l’Ordre ne l’autoriserait pas... Et je ne cherche pas à te détourner de ton devoir.
La musique enfla. Sur scène, une héroïne chantait la trahison et l’exil.
— Et si je venais seule ? Demanda Alyna. Sans toi. Pour éviter les regards.
Vyze réfléchit un instant.
— Alors tu serais libre d’y penser sans pression. Et si tu décides que tu veux que je te rejoigne… je viendrai.
Elle le fixa, troublée.
— Tu es un Jedi étrange, Vyze.
— Je sais.
Un rire discret échappa à Alyna.
— Très bien ! J’irai.
Ils restèrent là, côte à côte, tandis que l’opéra poursuivait son récit de chutes et de promesses brisées.
Ni l’un ni l’autre ne remarqua le regard attentif d’un homme, quelques loges plus loin, dissimulé derrière un masque cérémoniel.
Un regard ancien… Calculateur…
J'aime bien ce chapitre, la galaxie pourrait basculer et en même temps d'autres choses se préparent...
Tome 4 – La Dissidence
Chapitre 5 — Invitations
La salle du Conseil n’était pas pleine.
Tous les maîtres n’avaient pas été conviés.
Seulement ceux dont l’avis comptait lorsque les certitudes vacillaient.
Sifo-Dyas se tenait debout, au centre.
— La République est vulnérable, déclara-t-il sans détour. Les récents événements ont montré que notre dépendance à la diplomatie et aux Jedi ne suffit plus.
Un murmure parcourut l’assemblée.
Mace Windu plissa les yeux.
— Que proposes-tu, Sifo-Dyas ?
Il inspira profondément.
— Une armée… Une force capable de répondre immédiatement aux menaces, sans attendre que le Sénat se mette d’accord… ou que nous arrivions trop tard !
Le silence fut lourd.
— Une armée sous l’autorité de qui ? Demanda Kit Fisto.
— De la République, bien sûr !
— Et financée comment ? Ajouta Ki-Adi-Mundi.
Sifo-Dyas hésita une fraction de seconde.
— Il existe des moyens.
Vyze observait la scène sans intervenir.
Dans la Force, quelque chose vibrait mal.
— Des généraux, les Jedi, ne sont pas, dit enfin Yoda. Et une armée… l’équilibre troublerait.
— L’équilibre est déjà rompu, répondit Sifo-Dyas avec une fermeté nouvelle. Nous refusons simplement de l’admettre !
Les regards se tournèrent vers Vyze.
— Tu es silencieux, remarqua Mace Windu. Ton avis ?
Vyze choisit ses mots.
— Une armée peut protéger… Mais elle peut aussi obéir à des ordres que plus personne ne questionne.
Sifo-Dyas soutint son regard.
— Et rester immobile n’a jamais sauvé personne.
Yoda abaissa légèrement les oreilles.
— Méditer, nous devons.
La réunion fut levée sans décision.
Mais chacun savait que quelque chose venait d’être lancé.
Plus tard à l’opéra, la loge était plongée dans une pénombre élégante.
La musique de l’opéra montait en vagues lentes depuis la salle, nappes de cordes et de voix anciennes, chantant des conflits oubliés et des empires déchus. Les spectateurs les plus influents de Coruscant occupaient les rangs inférieurs. Ici, au-dessus, on venait pour être vu… ou pour ne pas l’être.
Vyze se tenait près de la balustrade, bras croisés sous sa cape sombre.
— Tu n’as pas l’air très attentif à la représentation, murmura Alyna Rhee en prenant place à ses côtés.
Il tourna légèrement la tête.
— J’écoute autre chose ce soir.
Elle esquissa un sourire, à peine visible.
— Voilà qui est flatteur… ou inquiétant.
Ils gardèrent un instant le silence, tandis que la musique emplissait l’espace. En contrebas, les voix s’élevaient, tragiques.
— Le Sénat est agité, dit Alyna à voix basse. Les mots sont polis, mais les intentions… beaucoup moins.
— Les Jedi aussi, répondit Vyze. Et quand les deux s’agitent en même temps, la Force devient bruyante.
Elle l’observa, intriguée.
— On parle d’une armée, continua-t-elle. Une vraie. Pas des gardes ou des forces locales. Une armée de la République.
Vyze ne répondit pas immédiatement.
— Un Jedi ne devrait pas craindre les soldats, dit-elle doucement.
— Je ne crains pas les soldats, répondit-il. J’ai peur de ceux qui les envoient.
Alyna hocha lentement la tête.
— Tu sais ce qui m’inquiète le plus ? C’est que cette idée trouve autant d’oreilles attentives.
Leurs regards se croisèrent, sérieux.
— C’est pour cela que je t’ai proposé de t’éloigner un temps, dit Vyze. Pas pour fuir… mais pour respirer.
— Ta maison secondaire, murmura-t-elle. Loin du Sénat, loin des intrigues et loin de Coruscant…
Elle sourit, plus sincèrement cette fois.
— Tu sais que beaucoup verront cela comme une prise de position ? Surtout dans ma situation avec Kaelen…
— Je sais, j’aimerai que nous passions plus de temps ensemble, mais l’Ordre ne l’autoriserait pas... Et je ne cherche pas à te détourner de ton devoir.
La musique enfla. Sur scène, une héroïne chantait la trahison et l’exil.
— Et si je venais seule ? Demanda Alyna. Sans toi. Pour éviter les regards.
Vyze réfléchit un instant.
— Alors tu serais libre d’y penser sans pression. Et si tu décides que tu veux que je te rejoigne… je viendrai.
Elle le fixa, troublée.
— Tu es un Jedi étrange, Vyze.
— Je sais.
Un rire discret échappa à Alyna.
— Très bien ! J’irai.
Ils restèrent là, côte à côte, tandis que l’opéra poursuivait son récit de chutes et de promesses brisées.
Ni l’un ni l’autre ne remarqua le regard attentif d’un homme, quelques loges plus loin, dissimulé derrière un masque cérémoniel.
Un regard ancien… Calculateur…
- Amiral Vyze
- Jedi SWU
- Messages : 76
- Inscription : jeu. 22 janv. 2026 - 8:48
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.6
Bonjour,
Continuons tranquillement...
Tome 4 – La Dissidence
Jaden attendait Vyze adossé à une colonne du Temple, bras croisés, l’air faussement détendu.
— Alors ? Demanda-t-il dès qu’il l’aperçut. L’opéra était comment ? Très… institutionnel ?
Vyze leva un sourcil.
— Tu sais très bien que je n’y vais pas pour la musique.
— Oh si, je sais, répondit Jaden avec un sourire trop satisfait. Et je sais aussi que certaines sénatrices préfèrent les loges discrètes aux bancs du Sénat.
Vyze secoua la tête.
— Fais attention, Padawan ! La moquerie est un chemin glissant.
— Venant de toi ? J’appelle ça de l’observation stratégique.
Ils commencèrent à marcher dans les couloirs du Temple.
— Tu l’as invitée, n’est-ce pas ? Continua Jaden. Loin d’ici. Loin des débats. Loin de moi, surtout !
— Je lui ai proposé un endroit calme, répondit Vyze. Rien de plus.
— Évidemment, dit Jaden. La Force est très calme, parfois. Trompeusement calme.
Vyze esquissa malgré lui un sourire.
Ils s’arrêtèrent devant une grande baie vitrée donnant sur Coruscant.
— Tu sais ce qu’on raconte aussi ? Demanda Jaden, le ton soudain plus sérieux.
— Les rumeurs ne m’intéressent pas.
— Celle-ci devrait.
Vyze tourna la tête vers lui.
— Maître Sifo-Dyas.
Le nom résonna étrangement dans la Force.
— Il parle de lancer son projet, par rapport à la création d’une armée, poursuivit Jaden. Quelque chose de vaste. Officiel. Pour la République. Personne ne sait exactement comment mais… certains maîtres et sénateurs l’écoutent. J’ai entendu que le Conseil va l’exclure de l’Ordre…
Vyze resta silencieux.
— Tu trouves ça étrange, pas vrai ? Reprit Jaden. Un Jedi qui pense en termes de structures, d’anticipation, de menaces à long terme…
Il posa son regard sur Vyze.
— Un peu comme toi !
Vyze inspira profondément.
— Les idées ne sont pas dangereuses en elles-mêmes, dit-il enfin. Ce sont les réponses qu’on leur apporte qui le deviennent.
Jaden hocha la tête, pensif.
— Souviens-toi d’une chose, ajouta Vyze.
— Laquelle ?
— Quand la République commence à se préparer à la guerre… C’est rarement parce qu’elle a compris la paix.
Le silence retomba entre eux.
Au loin, Coruscant brillait, indifférente.
Continuons tranquillement...
Tome 4 – La Dissidence
Chapitre 6 — Idées dangereuses
Jaden attendait Vyze adossé à une colonne du Temple, bras croisés, l’air faussement détendu.
— Alors ? Demanda-t-il dès qu’il l’aperçut. L’opéra était comment ? Très… institutionnel ?
Vyze leva un sourcil.
— Tu sais très bien que je n’y vais pas pour la musique.
— Oh si, je sais, répondit Jaden avec un sourire trop satisfait. Et je sais aussi que certaines sénatrices préfèrent les loges discrètes aux bancs du Sénat.
Vyze secoua la tête.
— Fais attention, Padawan ! La moquerie est un chemin glissant.
— Venant de toi ? J’appelle ça de l’observation stratégique.
Ils commencèrent à marcher dans les couloirs du Temple.
— Tu l’as invitée, n’est-ce pas ? Continua Jaden. Loin d’ici. Loin des débats. Loin de moi, surtout !
— Je lui ai proposé un endroit calme, répondit Vyze. Rien de plus.
— Évidemment, dit Jaden. La Force est très calme, parfois. Trompeusement calme.
Vyze esquissa malgré lui un sourire.
Ils s’arrêtèrent devant une grande baie vitrée donnant sur Coruscant.
— Tu sais ce qu’on raconte aussi ? Demanda Jaden, le ton soudain plus sérieux.
— Les rumeurs ne m’intéressent pas.
— Celle-ci devrait.
Vyze tourna la tête vers lui.
— Maître Sifo-Dyas.
Le nom résonna étrangement dans la Force.
— Il parle de lancer son projet, par rapport à la création d’une armée, poursuivit Jaden. Quelque chose de vaste. Officiel. Pour la République. Personne ne sait exactement comment mais… certains maîtres et sénateurs l’écoutent. J’ai entendu que le Conseil va l’exclure de l’Ordre…
Vyze resta silencieux.
— Tu trouves ça étrange, pas vrai ? Reprit Jaden. Un Jedi qui pense en termes de structures, d’anticipation, de menaces à long terme…
Il posa son regard sur Vyze.
— Un peu comme toi !
Vyze inspira profondément.
— Les idées ne sont pas dangereuses en elles-mêmes, dit-il enfin. Ce sont les réponses qu’on leur apporte qui le deviennent.
Jaden hocha la tête, pensif.
— Souviens-toi d’une chose, ajouta Vyze.
— Laquelle ?
— Quand la République commence à se préparer à la guerre… C’est rarement parce qu’elle a compris la paix.
Le silence retomba entre eux.
Au loin, Coruscant brillait, indifférente.
- sam sanglebuc
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Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.6
Une de mes attentes est la question suivante: quid du financement de cette grande armée ?
Bon, j'ai déjà construit ma propre réponse et suis curieux d'avoir la tienne.
Tu proposes déjà une piste avec le mode de financement du projet personnel de Vyze (mais elle est à trop petite échelle) et je crains que tu ne restes aussi flou que les films !
En tout cas la relation entre le jedi et la sénatrice me paraît nettement plus saine qu'une autre bien connue des fans (touchante et tordue au point que j'en ai écrit une mini fanfic)
Je précise que le "flou" des films est à mes yeux une qualité qui nous permet d'exprimer notre créativité. Merci tonton George !
Bon, j'ai déjà construit ma propre réponse et suis curieux d'avoir la tienne.
Tu proposes déjà une piste avec le mode de financement du projet personnel de Vyze (mais elle est à trop petite échelle) et je crains que tu ne restes aussi flou que les films !
En tout cas la relation entre le jedi et la sénatrice me paraît nettement plus saine qu'une autre bien connue des fans (touchante et tordue au point que j'en ai écrit une mini fanfic)
Je précise que le "flou" des films est à mes yeux une qualité qui nous permet d'exprimer notre créativité. Merci tonton George !
Ben: "Tu n'es pas seule"
Rey: "Toi non plus"
# JE SUIS KYLO - REYLO VIVRA !
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- Amiral Vyze
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Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.6
Et bien en vérité, je n'avais pas spécialement prévu d'évoquer le financement de l'armée des clones, mais rien que pour toi, vu que le sujet t'intéresse, je vais légèrement ajuster la suite de l'histoire...
Comme on approche du 4 Mai, je tease un peu, le hasard du calendrier fait que nos amis passeront la fête Star Wars en famille... Je n'en dis pas plus... A bientôt.
J'avais lu ta minific, tu parles bien de la relation Rey et Kylo ? Effectivement moi aussi je la trouve maladroite, cela doit être dû à la façon dont les films ont été gérés.
Comme on approche du 4 Mai, je tease un peu, le hasard du calendrier fait que nos amis passeront la fête Star Wars en famille... Je n'en dis pas plus... A bientôt.
J'avais lu ta minific, tu parles bien de la relation Rey et Kylo ? Effectivement moi aussi je la trouve maladroite, cela doit être dû à la façon dont les films ont été gérés.
- Amiral Vyze
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Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.7
Bonjour,
Bonne fête Star Wars !
Petit moment calme autour d'un bon repas, bon appétit.
Tome 4 – La Dissidence
Le paysage s’étendait devant eux, calme, presque immuable.
Vyze se tenait sur la terrasse, les mains posées sur la balustrade. L’air était plus doux ici, chargé d’odeurs végétales et de souvenirs qu’il n’osait pas encore nommer.
Jaden s’approcha, plus discret que d’ordinaire.
— Elle est arrivée ce matin à Theed, dit-il simplement. Tes parents sont partis pour l’accueillir en toute discrétion.
Vyze acquiesça.
— Merci.
Un silence s’installa. Un vrai silence. Pas celui que Jaden brisait d’habitude par une remarque malicieuse.
— Je vais arrêter, dit-il soudain.
Vyze tourna la tête vers lui.
— Arrêter quoi ?
— Les plaisanteries, les regards appuyés, tout ça.
Il haussa légèrement les épaules.
— Le Conseil ne verrait pas cette relation d’un bon œil… Et toi non plus, si tu étais à leur place.
Vyze l’observa longuement.
— Tu n’es pas obligé de porter ça avec moi. Et je te le redis, nous sommes juste amis.
— Si, répondit Jaden sans hésiter. Je le suis.
Il marqua une pause.
— Tu m’as appris que protéger quelqu’un, ce n’est pas seulement se battre pour lui. C’est parfois se taire !
Un léger sourire passa sur le visage de Vyze.
— Tu grandis vite… Trop vite, peut-être… De toute façon, tu as raison, nous, nous partirons après le dîner, notre absence au Temple ne doit pas être remarquée.
Ils restèrent là quelques instants, face à l’horizon.
La salle à manger de la maison était baignée par la lumière douce du crépuscule. Le dîner n’était pas fastueux : quelques plats simples, soigneusement préparés, du pain très chaud, mais chaque détail témoignait du soin apporté pour mettre Alyna à l’aise.
Les parents de Vyze observaient Alyna avec curiosité, cherchant à comprendre la place qu’elle avait dans la vie de leur fils. Alyna, consciente du regard, garda son calme et sa politesse, répondant avec discrétion aux questions timides ou malicieuses.
— Alors, Alyna, dit le père de Vyze, c’est vrai que tu es capable de tenir tête à mon fils ? Demanda-t-il avec un léger sourire.
Vyze se pinça les lèvres, soudainement très intéressé par le contenu de son assiette. Alyna, elle, ne se démonta pas. Elle posa ses couverts avec une élégance toute sénatoriale.
— Je vous assure, répondit-elle avec un sourire en coin, que c'est un travail à plein temps.
Jaden, dans son coin, laissa échapper un rire étouffé.
— Tenir tête ? Disons qu'elle est la seule personne dans la galaxie capable de le faire taire sans utiliser la Force. Et croyez-moi, c'est une prouesse que même le Conseil Jedi nous envie.
Un rire léger parcourut la table, avant que le silence ne revienne, plus intime. La mère de Vyze, qui n'avait pas quitté Alyna des yeux, posa alors la question que tout le monde attendait :
— Et vous, mademoiselle… qu’est-ce qui vous attire chez un homme aussi... sérieux que notre fils ?
Alyna sentit la chaleur lui monter aux joues, mais son regard resta fixe.
— Son sens du devoir, répondit-elle doucement. Et… sa capacité à me surprendre, même quand il pense avoir tout calculé.
Après le dîner, Vyze se leva et fit un dernier tour dans la salle, salua ses parents avec respect et un léger sourire.
— Merci pour votre accueil, dit Vyze en serrant la main de son père et en embrassant sa mère.
— Ne t’inquiète pas pour elle, murmura son père à l’oreille. Elle est en sécurité ici.
Vyze se tourna vers Alyna. Il aurait voulu dire mille choses, l’inviter à ne pas trop s’inquiéter, lui promettre de revenir vite. Mais Jaden était là, et le Code Jedi restait une ombre entre eux.
— Repose-toi, Alyna. Le silence de Naboo te fera du bien. Profites-en… pour nous deux.
Jaden se leva également, un petit sourire :
— Merci pour ce repas.
— A bientôt Vyze et encore merci. Au revoir Jaden, répondit Alyna.
Les deux Jedi quittèrent la salle, laissant Alyna et les parents de Vyze échanger quelques mots polis, encore enveloppés dans la douceur du crépuscule.
À peine furent-ils dehors que l’holoprojecteur s’activa doucement. Une voix neutre résonna dans la pièce : « Flash d’information. Le Conseil Jedi confirme la disparition du Maître Sifo-Dyas, survenue lors d’un déplacement non autorisé. Les circonstances restent inconnues. »
L’image se troubla brièvement, puis laissa place à un symbole de la République.
Jaden fronça les sourcils.
— Disparu ? Comme ça ?
Vyze sentit un frisson parcourir la Force.
— Maître Sifo-Dyas ne disparaîtrait pas sans raison.
— Tu crois qu’il est mort ?
Vyze ne répondit pas tout de suite.
— Je crois que certaines vérités préfèrent l’ombre au débat.
Jaden serra les poings.
— Et si son projet… celui dont on parlait…
— Alors il continuera sans lui, dit Vyze à voix basse. Les idées n’ont pas besoin de leurs créateurs pour survivre.
Le silence revint.
— Jaden, je crois que j’ai fait une bêtise, j’ai bafoué le Code et je me suis laissé distraire… J’ai clairement manqué de clairvoyance… et maintenant un Jedi de plus est mort…
— Je sais que tu n’écoutes personne quand tu es dans cet état, mais si toutefois mon avis t’intéresse… Je sais que je ne devrais pas te dire cela… mais je crois que la bêtise tu es en train de la faire maintenant…
— Ah, si seulement mon Delphinus était prêt… Les choses auraient été bien différentes pour Naboo et tout le reste.
— Et tu aurais fait quoi ? Détruire un blocus commercial légitime en toute illégalité ?
Vyze ne répondit rien, au loin, le ciel s’assombrissait lentement, comme si la lumière elle-même hésitait à rester.
Jaden jeta un regard vers l’intérieur de la maison.
— Elle ne doit rien savoir de tout ça, n’est-ce pas ?
— Pas encore… Laissons-là se reposer.
— Alors j’y veillerai !
Vyze posa une main sur son épaule puis le serra dans ses bras.
— Merci, mon frère…
Cette nuit-là, aucun d’eux ne dormit vraiment.
Bonne fête Star Wars !
Petit moment calme autour d'un bon repas, bon appétit.
Tome 4 – La Dissidence
Chapitre 7 — Silence et horizons lointains
Le paysage s’étendait devant eux, calme, presque immuable.
Vyze se tenait sur la terrasse, les mains posées sur la balustrade. L’air était plus doux ici, chargé d’odeurs végétales et de souvenirs qu’il n’osait pas encore nommer.
Jaden s’approcha, plus discret que d’ordinaire.
— Elle est arrivée ce matin à Theed, dit-il simplement. Tes parents sont partis pour l’accueillir en toute discrétion.
Vyze acquiesça.
— Merci.
Un silence s’installa. Un vrai silence. Pas celui que Jaden brisait d’habitude par une remarque malicieuse.
— Je vais arrêter, dit-il soudain.
Vyze tourna la tête vers lui.
— Arrêter quoi ?
— Les plaisanteries, les regards appuyés, tout ça.
Il haussa légèrement les épaules.
— Le Conseil ne verrait pas cette relation d’un bon œil… Et toi non plus, si tu étais à leur place.
Vyze l’observa longuement.
— Tu n’es pas obligé de porter ça avec moi. Et je te le redis, nous sommes juste amis.
— Si, répondit Jaden sans hésiter. Je le suis.
Il marqua une pause.
— Tu m’as appris que protéger quelqu’un, ce n’est pas seulement se battre pour lui. C’est parfois se taire !
Un léger sourire passa sur le visage de Vyze.
— Tu grandis vite… Trop vite, peut-être… De toute façon, tu as raison, nous, nous partirons après le dîner, notre absence au Temple ne doit pas être remarquée.
Ils restèrent là quelques instants, face à l’horizon.
La salle à manger de la maison était baignée par la lumière douce du crépuscule. Le dîner n’était pas fastueux : quelques plats simples, soigneusement préparés, du pain très chaud, mais chaque détail témoignait du soin apporté pour mettre Alyna à l’aise.
Les parents de Vyze observaient Alyna avec curiosité, cherchant à comprendre la place qu’elle avait dans la vie de leur fils. Alyna, consciente du regard, garda son calme et sa politesse, répondant avec discrétion aux questions timides ou malicieuses.
— Alors, Alyna, dit le père de Vyze, c’est vrai que tu es capable de tenir tête à mon fils ? Demanda-t-il avec un léger sourire.
Vyze se pinça les lèvres, soudainement très intéressé par le contenu de son assiette. Alyna, elle, ne se démonta pas. Elle posa ses couverts avec une élégance toute sénatoriale.
— Je vous assure, répondit-elle avec un sourire en coin, que c'est un travail à plein temps.
Jaden, dans son coin, laissa échapper un rire étouffé.
— Tenir tête ? Disons qu'elle est la seule personne dans la galaxie capable de le faire taire sans utiliser la Force. Et croyez-moi, c'est une prouesse que même le Conseil Jedi nous envie.
Un rire léger parcourut la table, avant que le silence ne revienne, plus intime. La mère de Vyze, qui n'avait pas quitté Alyna des yeux, posa alors la question que tout le monde attendait :
— Et vous, mademoiselle… qu’est-ce qui vous attire chez un homme aussi... sérieux que notre fils ?
Alyna sentit la chaleur lui monter aux joues, mais son regard resta fixe.
— Son sens du devoir, répondit-elle doucement. Et… sa capacité à me surprendre, même quand il pense avoir tout calculé.
Après le dîner, Vyze se leva et fit un dernier tour dans la salle, salua ses parents avec respect et un léger sourire.
— Merci pour votre accueil, dit Vyze en serrant la main de son père et en embrassant sa mère.
— Ne t’inquiète pas pour elle, murmura son père à l’oreille. Elle est en sécurité ici.
Vyze se tourna vers Alyna. Il aurait voulu dire mille choses, l’inviter à ne pas trop s’inquiéter, lui promettre de revenir vite. Mais Jaden était là, et le Code Jedi restait une ombre entre eux.
— Repose-toi, Alyna. Le silence de Naboo te fera du bien. Profites-en… pour nous deux.
Jaden se leva également, un petit sourire :
— Merci pour ce repas.
— A bientôt Vyze et encore merci. Au revoir Jaden, répondit Alyna.
Les deux Jedi quittèrent la salle, laissant Alyna et les parents de Vyze échanger quelques mots polis, encore enveloppés dans la douceur du crépuscule.
À peine furent-ils dehors que l’holoprojecteur s’activa doucement. Une voix neutre résonna dans la pièce : « Flash d’information. Le Conseil Jedi confirme la disparition du Maître Sifo-Dyas, survenue lors d’un déplacement non autorisé. Les circonstances restent inconnues. »
L’image se troubla brièvement, puis laissa place à un symbole de la République.
Jaden fronça les sourcils.
— Disparu ? Comme ça ?
Vyze sentit un frisson parcourir la Force.
— Maître Sifo-Dyas ne disparaîtrait pas sans raison.
— Tu crois qu’il est mort ?
Vyze ne répondit pas tout de suite.
— Je crois que certaines vérités préfèrent l’ombre au débat.
Jaden serra les poings.
— Et si son projet… celui dont on parlait…
— Alors il continuera sans lui, dit Vyze à voix basse. Les idées n’ont pas besoin de leurs créateurs pour survivre.
Le silence revint.
— Jaden, je crois que j’ai fait une bêtise, j’ai bafoué le Code et je me suis laissé distraire… J’ai clairement manqué de clairvoyance… et maintenant un Jedi de plus est mort…
— Je sais que tu n’écoutes personne quand tu es dans cet état, mais si toutefois mon avis t’intéresse… Je sais que je ne devrais pas te dire cela… mais je crois que la bêtise tu es en train de la faire maintenant…
— Ah, si seulement mon Delphinus était prêt… Les choses auraient été bien différentes pour Naboo et tout le reste.
— Et tu aurais fait quoi ? Détruire un blocus commercial légitime en toute illégalité ?
Vyze ne répondit rien, au loin, le ciel s’assombrissait lentement, comme si la lumière elle-même hésitait à rester.
Jaden jeta un regard vers l’intérieur de la maison.
— Elle ne doit rien savoir de tout ça, n’est-ce pas ?
— Pas encore… Laissons-là se reposer.
— Alors j’y veillerai !
Vyze posa une main sur son épaule puis le serra dans ses bras.
— Merci, mon frère…
Cette nuit-là, aucun d’eux ne dormit vraiment.
Dernière modification par Amiral Vyze le sam. 09 mai 2026 - 15:28, modifié 1 fois.
- Amiral Vyze
- Jedi SWU
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- Inscription : jeu. 22 janv. 2026 - 8:48
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.8
Bonjour,
Un chapitre charnière, très lourd en révélations... Bonne lecture
Tome 4 – La Dissidence
Quelques semaines plus tard, Vyze se rendit au bureau d’Alyna, Kaelen Vance était là.
— Mes excuses, je vous dérange peut-être ?
— Non, répondit Alyna, je te présente Kaelen Vance, mon futur fiancé.
— Maître Vyze Polaekys, dit-il en s’inclinant légèrement.
— Je suis ravi de vous rencontrer, Maître Jedi. Alyna m’a beaucoup parlé de vous. Elle prétend que vous êtes l’homme le plus sérieux de Coruscant. Je commence à croire qu’elle a sous-estimé l’ampleur du défi.
Il souriait, mais ses yeux vifs et intelligents scrutaient Vyze.
— Vous avez une étrange signature, Maître Polaekys, continua Kaelen. Vous portez la Robe Jedi, mais vous avez le regard d’un homme qui attend une tempête que personne d’autre ne voit. Est-ce un trait de caractère ou une déformation professionnelle ?
Vyze resta immobile, surpris par la franchise directe du Corellien, mais son regard se fit plus tranchant. Il n’y avait aucune hostilité chez Vance, juste une fascination sincère.
— Un peu des deux, répondit Vyze humblement.
— Fascinant, murmura Kaelen en se tournant vers Alyna. Tu avais raison, chère amie. Il ne discute pas, il constate. Je comprends pourquoi tu as accepté son invitation sur Naboo.
— J’ai simplement offert à Alyna un instant de répit, chose que vous n’aviez pas su lui offrir…
Kaelen eut un petit rire sans joie, mais ses yeux restaient fixes.
— Bien vu, il est vrai que je n’ai pas votre… sensibilité.
Un léger silence, puis :
— Alyna, j’ai quelque chose à te dire, reprit Vyze. En privé.
— Je vous laisse, dit Kaelen, ne faites pas de bêtises.
Une fois seuls, Vyze reprit :
— Après Jaden, tu es la personne en qui j’ai le plus confiance dans cette galaxie. Je te demande simplement de m’écouter jusqu’au bout.
Alyna fronça légèrement les sourcils.
— D’accord… mais je sens déjà que cela ne va pas être facile à entendre.
Vyze inspira lentement.
— Depuis mes dix ans, je suis hanté par une vision… Je vois de nombreux Jedi tomber… et une ombre qui me poursuit. Elle respire comme une machine…
Il marqua une pause.
— Ni les Jedi, ni le chancelier de l’époque ne m’ont pris au sérieux. Alors j’ai préparé quelque chose… de très gros, de colossal même.
Un nouveau silence.
— Alyna, seuls Jaden et le directeur Voss de Kuat sont au courant… Je suis en train de construire un croiseur pour protéger l’avenir.
Il hésita encore un instant avant d’ajouter :
— Depuis le blocus de Naboo, je sais que ma vision finira par arriver. Alors j’ai créé une arme de défense en utilisant mon cristal kyber… J’espère ne jamais avoir à l’utiliser.
Alyna resta longtemps silencieuse.
Ses doigts se posèrent lentement sur le bord du bureau, comme pour s’assurer que tout cela était bien réel.
— Un croiseur… répéta-t-elle doucement.
Elle releva les yeux vers lui.
— Vyze… tu te rends compte de ce que tu viens de me dire ?
Elle fit quelques pas dans la pièce, visiblement troublée.
— Si ce que tu dis est vrai… cela signifie que tu prépares une guerre que personne d’autre ne voit venir. Comme Sifo-Dyas… qui est mort récemment.
Elle s’arrêta devant la baie vitrée, réalisant soudain toute l’ampleur du danger.
— Et si quelqu’un découvre ce que tu fais… le Conseil Jedi pourrait te bannir, et le Sénat pourrait te faire arrêter.
Elle se tourna vers lui.
— Pourtant…
Un léger silence.
— Je te crois.
Vyze resta immobile.
Alyna croisa les bras.
— Pas parce que je crois aux visions… mais parce que je te connais.
Elle le fixa droit dans les yeux.
— Tu n’es pas quelqu’un qui agit par peur.
Une nouvelle pause.
— Tu agis parce que tu es certain que quelque chose approche.
Elle soupira doucement.
— Alors je vais te poser une seule question, Vyze. Je dois savoir… comment finances-tu tout cela ?
— Je vends mes services aux Pykes. Avec Jaden, nous négocions des produits de contrebande et remplissons des contrats de chasseurs de primes… mais jamais d’exécutions. Tout l’argent sert à acheter les matériaux du vaisseau. Et j’arrêterai tout dès qu’il sera terminé.
Alyna secoua lentement la tête.
— C’est encore pire… Si quelqu’un l’apprend, Vyze, ce sera considéré comme de la trahison.
Elle le regarda longuement.
— Tu portes ce fardeau seul, avec Jaden, depuis tes dix ans ?
Elle inspira lentement.
— C’est donc ça que je vois dans tes yeux quand tu regardes les étoiles… Ce n’est pas de l’ambition.
Un silence.
— C’est de la peur.
Elle le fixa avec gravité.
— Dis-moi… cette ombre qui respire comme une machine… tu penses vraiment qu’un vaisseau pourra l’arrêter ?
— Je l’espère. Ce vaisseau faisait partie de ma vision… comme une ombre protectrice.
Vyze resta silencieux quelques secondes.
La pièce sembla soudain trop grande, trop calme.
Alyna détourna le regard vers la baie vitrée. Les étoiles s’étendaient au-delà du verre comme une mer immobile.
— Une ombre protectrice… répéta-t-elle doucement.
Elle resta là un moment, pensive, puis se reconcentra sur lui.
— Tu sais ce que cela signifie, Vyze ?
Il ne répondit pas.
— Si ta vision est réelle… alors ce vaisseau ne sera pas seulement une arme.
Un silence.
— Ce sera une promesse.
Vyze fronça légèrement les sourcils.
— Une promesse ?
— Oui. La promesse que quelqu’un aura essayé de protéger l’avenir… même si personne ne l’écoutait.
Elle marqua une pause, puis ajouta plus doucement :
— Mais à partir de maintenant, tu ne porteras plus ce fardeau seul.
Vyze la regarda, surpris.
— Alyna…
Elle leva la main pour l’interrompre.
— Je ne dis pas que j’approuve tout ce que tu fais. Mais je suis certaine d’une chose : Jaden ne t’aurait jamais suivi si cela n’avait été qu’une simple folie.
Elle se dirigea vers la porte de son bureau, lui signifiant que l’entretien touchait à sa fin.
— Alors termine ton vaisseau, Vyze.
Puis elle ajouta sans se retourner :
— Et prie pour que ta vision se trompe.
Vyze répondit doucement :
— Je te jure que c’est ce que je fais depuis dix ans.
Un silence retomba.
Vyze resta quelques secondes immobile, regardant les étoiles à travers la baie vitrée.
Au fond de lui, il connaissait déjà la vérité.
Sa vision ne se trompait jamais.
Un chapitre charnière, très lourd en révélations... Bonne lecture
Tome 4 – La Dissidence
Chapitre 8 : La Promesse des Ombres
Quelques semaines plus tard, Vyze se rendit au bureau d’Alyna, Kaelen Vance était là.
— Mes excuses, je vous dérange peut-être ?
— Non, répondit Alyna, je te présente Kaelen Vance, mon futur fiancé.
— Maître Vyze Polaekys, dit-il en s’inclinant légèrement.
— Je suis ravi de vous rencontrer, Maître Jedi. Alyna m’a beaucoup parlé de vous. Elle prétend que vous êtes l’homme le plus sérieux de Coruscant. Je commence à croire qu’elle a sous-estimé l’ampleur du défi.
Il souriait, mais ses yeux vifs et intelligents scrutaient Vyze.
— Vous avez une étrange signature, Maître Polaekys, continua Kaelen. Vous portez la Robe Jedi, mais vous avez le regard d’un homme qui attend une tempête que personne d’autre ne voit. Est-ce un trait de caractère ou une déformation professionnelle ?
Vyze resta immobile, surpris par la franchise directe du Corellien, mais son regard se fit plus tranchant. Il n’y avait aucune hostilité chez Vance, juste une fascination sincère.
— Un peu des deux, répondit Vyze humblement.
— Fascinant, murmura Kaelen en se tournant vers Alyna. Tu avais raison, chère amie. Il ne discute pas, il constate. Je comprends pourquoi tu as accepté son invitation sur Naboo.
— J’ai simplement offert à Alyna un instant de répit, chose que vous n’aviez pas su lui offrir…
Kaelen eut un petit rire sans joie, mais ses yeux restaient fixes.
— Bien vu, il est vrai que je n’ai pas votre… sensibilité.
Un léger silence, puis :
— Alyna, j’ai quelque chose à te dire, reprit Vyze. En privé.
— Je vous laisse, dit Kaelen, ne faites pas de bêtises.
Une fois seuls, Vyze reprit :
— Après Jaden, tu es la personne en qui j’ai le plus confiance dans cette galaxie. Je te demande simplement de m’écouter jusqu’au bout.
Alyna fronça légèrement les sourcils.
— D’accord… mais je sens déjà que cela ne va pas être facile à entendre.
Vyze inspira lentement.
— Depuis mes dix ans, je suis hanté par une vision… Je vois de nombreux Jedi tomber… et une ombre qui me poursuit. Elle respire comme une machine…
Il marqua une pause.
— Ni les Jedi, ni le chancelier de l’époque ne m’ont pris au sérieux. Alors j’ai préparé quelque chose… de très gros, de colossal même.
Un nouveau silence.
— Alyna, seuls Jaden et le directeur Voss de Kuat sont au courant… Je suis en train de construire un croiseur pour protéger l’avenir.
Il hésita encore un instant avant d’ajouter :
— Depuis le blocus de Naboo, je sais que ma vision finira par arriver. Alors j’ai créé une arme de défense en utilisant mon cristal kyber… J’espère ne jamais avoir à l’utiliser.
Alyna resta longtemps silencieuse.
Ses doigts se posèrent lentement sur le bord du bureau, comme pour s’assurer que tout cela était bien réel.
— Un croiseur… répéta-t-elle doucement.
Elle releva les yeux vers lui.
— Vyze… tu te rends compte de ce que tu viens de me dire ?
Elle fit quelques pas dans la pièce, visiblement troublée.
— Si ce que tu dis est vrai… cela signifie que tu prépares une guerre que personne d’autre ne voit venir. Comme Sifo-Dyas… qui est mort récemment.
Elle s’arrêta devant la baie vitrée, réalisant soudain toute l’ampleur du danger.
— Et si quelqu’un découvre ce que tu fais… le Conseil Jedi pourrait te bannir, et le Sénat pourrait te faire arrêter.
Elle se tourna vers lui.
— Pourtant…
Un léger silence.
— Je te crois.
Vyze resta immobile.
Alyna croisa les bras.
— Pas parce que je crois aux visions… mais parce que je te connais.
Elle le fixa droit dans les yeux.
— Tu n’es pas quelqu’un qui agit par peur.
Une nouvelle pause.
— Tu agis parce que tu es certain que quelque chose approche.
Elle soupira doucement.
— Alors je vais te poser une seule question, Vyze. Je dois savoir… comment finances-tu tout cela ?
— Je vends mes services aux Pykes. Avec Jaden, nous négocions des produits de contrebande et remplissons des contrats de chasseurs de primes… mais jamais d’exécutions. Tout l’argent sert à acheter les matériaux du vaisseau. Et j’arrêterai tout dès qu’il sera terminé.
Alyna secoua lentement la tête.
— C’est encore pire… Si quelqu’un l’apprend, Vyze, ce sera considéré comme de la trahison.
Elle le regarda longuement.
— Tu portes ce fardeau seul, avec Jaden, depuis tes dix ans ?
Elle inspira lentement.
— C’est donc ça que je vois dans tes yeux quand tu regardes les étoiles… Ce n’est pas de l’ambition.
Un silence.
— C’est de la peur.
Elle le fixa avec gravité.
— Dis-moi… cette ombre qui respire comme une machine… tu penses vraiment qu’un vaisseau pourra l’arrêter ?
— Je l’espère. Ce vaisseau faisait partie de ma vision… comme une ombre protectrice.
Vyze resta silencieux quelques secondes.
La pièce sembla soudain trop grande, trop calme.
Alyna détourna le regard vers la baie vitrée. Les étoiles s’étendaient au-delà du verre comme une mer immobile.
— Une ombre protectrice… répéta-t-elle doucement.
Elle resta là un moment, pensive, puis se reconcentra sur lui.
— Tu sais ce que cela signifie, Vyze ?
Il ne répondit pas.
— Si ta vision est réelle… alors ce vaisseau ne sera pas seulement une arme.
Un silence.
— Ce sera une promesse.
Vyze fronça légèrement les sourcils.
— Une promesse ?
— Oui. La promesse que quelqu’un aura essayé de protéger l’avenir… même si personne ne l’écoutait.
Elle marqua une pause, puis ajouta plus doucement :
— Mais à partir de maintenant, tu ne porteras plus ce fardeau seul.
Vyze la regarda, surpris.
— Alyna…
Elle leva la main pour l’interrompre.
— Je ne dis pas que j’approuve tout ce que tu fais. Mais je suis certaine d’une chose : Jaden ne t’aurait jamais suivi si cela n’avait été qu’une simple folie.
Elle se dirigea vers la porte de son bureau, lui signifiant que l’entretien touchait à sa fin.
— Alors termine ton vaisseau, Vyze.
Puis elle ajouta sans se retourner :
— Et prie pour que ta vision se trompe.
Vyze répondit doucement :
— Je te jure que c’est ce que je fais depuis dix ans.
Un silence retomba.
Vyze resta quelques secondes immobile, regardant les étoiles à travers la baie vitrée.
Au fond de lui, il connaissait déjà la vérité.
Sa vision ne se trompait jamais.
Dernière modification par Amiral Vyze le sam. 09 mai 2026 - 15:28, modifié 1 fois.
- Amiral Vyze
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Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.9
Bonjour,
Un moment important pour la République...
Et un grand merci à Sam
, pour son idée de parler du financement de l'armée des clones
, je trouve qu'avoir légèrement ajuster ce chapitre pour en parler fait que ça le renforce, alors qu'il était déjà très fort en émotion.
Tome 4 – La Dissidence
Quelques années plus tard…
Le bureau rouge du Chancelier Suprême semblait absorber la lumière déclinante de Coruscant. Dans ce sanctuaire de velours et de statues anciennes, l’air était chargé d’une politesse glaciale.
À cette altitude, la ville semblait immobile.
Comme si le chaos n’atteignait jamais vraiment ceux qui décidaient de son destin.
Palpatine se tenait près de la baie vitrée, les mains jointes dans le dos.
Silencieux, il n’avait pas encore parlé et déjà, la pièce lui appartenait.
Alyna arriva en retard, son regard balaya la pièce avec maîtrise.
Puis elle sentit les présences : Le sénateur Garm Bel Iblis, son mentor, droit, attentif.
Kaelen, impeccable, calme, parfaitement à sa place.
Et enfin… Vyze. En retrait, comme toujours.
Leurs regards ne se croisèrent qu’un instant.
Mais cela suffit.
— Sénatrice, dit doucement Palpatine en se retournant. Merci d’être venue.
Alyna inclina légèrement la tête.
— Chancelier.
Puis elle regarda brièvement Vyze.
— Merci d’avoir accepté ma requête.
Palpatine suivit ce regard.
Un très léger sourire et dit doucement :
— La présence d’un Jedi est toujours… éclairante dans ce genre de discussion.
Vyze ne répondit pas, mais il sentit quelque chose : Une attention posée sur lui.
Tous prirent place.
Le silence dura quelques secondes.
Puis Palpatine parla.
— La République traverse une période… fragile.
Sa voix était calme, mesurée.
— Des tensions extérieures, des conflits larvés… et un Sénat divisé.
Bel Iblis croisa les bras.
— Rien de nouveau, Chancelier. C’est précisément pour cela que nos institutions existent. Parlons plutôt de ce qui est nouveau : le montant des emprunts contractés auprès du Clan Bancaire sous votre mandat. On parle de sommes astronomiques, assez pour lever une armée titanesque. Nous hypothéquons notre liberté à des banquiers.
Palpatine inclina légèrement la tête, avec un sourire triste, presque désolé.
— Sénateur, la mémoire politique est parfois sélective. Mes prédécesseurs m’ont légué une République aux comptes épuisés, rongée par des siècles de bureaucratie stagnante. Valorum a laissé le Trésor vide et un Sénat incapable de réguler la corruption des corporations… Ce n’est pas moi qui ai vidé les coffres, je ne fais que gérer l’héritage d’une institution qui s’est laissée mourir à petit feu.
Il marqua une pause, laissant les mots entrer dans les esprits.
— Je propose donc de prolonger mon mandat… afin d’assurer une continuité dans cette période incertaine et de stabiliser ce que d’autres on brisé.
Le silence tomba.
Net.
La réponse de Garm Bel Iblis fut immédiate.
— Non, la République ne repose pas sur un homme, mais sur des règles.
Kaelen enchaîna, avec calme :
— Créer ce précédent affaiblirait le Sénat lui-même. C’est en respectant la loi, même en temps de crise, que nous prouvons notre force.
Alyna resta silencieuse, elle écoutait.
Mais elle sentait déjà que ce débat ne serait pas seulement politique.
Palpatine ne réagit pas aux critiques.
Il se contenta de tourner légèrement la tête.
Vers Vyze.
— Maître Jedi… vous avez vu le chaos au cours de vos missions. Vous avez vu ce qui arrive quand l’aide financière n’arrive pas à temps ou quand les secours sont bloqués par une procédure de vote.
Une simple phrase, à double tranchant.
Vyze releva légèrement le regard.
— J’ai vu ses conséquences.
— Alors dites-moi… reprit Palpatine doucement… que vaut une règle… si elle empêche d’éviter un conflit ?
Le silence s’étira.
Kaelen tourna la tête vers Vyze et lança :
— Les règles sont précisément là pour empêcher qu’un seul homme décide de ce qui est nécessaire.
Vyze répondit, sans agressivité :
— Et quand personne ne décide… ce sont les autres qui paient le prix. Les mauvaises personnes, eux, n’attendent pas que le budget soit voté pour frapper.
Leurs regards se croisèrent, sans haine, mais une opposition claire.
Alyna sentit une tension monter.
Pas dans la pièce, mais en elle.
— Vous parlez comme un militaire, dit Kaelen calmement.
— Parce que je vois ce que l’inaction coûte, répondit Vyze.
— Et moi je vois ce que coûte le pouvoir sans limite.
Le ton restait posé mais chaque mot portait.
Palpatine observait, toujours silencieux, toujours présent.
Tel un prédateur regardant ses proies se diviser d’elles-mêmes.
Son regard passait de l’un à l’autre.
Puis revenait toujours sur Vyze.
— Sénatrice, dit finalement Bel Iblis, votre position ?
Le moment était venu.
Alyna inspira lentement, elle regarda Kaelen, stable, sûr. Une vie claire.
Puis Vyze, silencieux, lointain. Une vie incertaine mais vraie.
Vyze ne la regardait pas, mais elle comprit : Il ne dirait rien. Il ne la retiendrait pas. Parce qu’il ne le pouvait pas, un Jedi reste toujours détaché.
Palpatine parla, presque comme un murmure :
— Parfois… ne rien faire est aussi une décision.
Alyna sentit le poids de ces mots.
— Je soutiens… dit-elle lentement… le renouvellement du mandat du Chancelier.
Le silence qui suivit fut plus lourd que tous les débats.
Kaelen détourna légèrement le regard, sans colère.
Bel Iblis resta immobile, très déçu de sa protégée.
Palpatine inclina doucement la tête.
— Une décision… responsable.
Vyze ne bougea pas, mais quelque chose en lui venait de basculer.
Il ne savait pas encore quoi.
La réunion prit fin peu après, sans éclat ni victoire apparente.
Mais alors qu’ils quittaient la pièce…
Alyna se retourna un instant vers le Chancelier.
Il la regardait, non comme un homme regarde un vote, mais comme un joueur observe une pièce qu’il vient de placer.
Et pendant une fraction de seconde… Alyna comprit.
Ce n’était pas terminé : Ce n’était que le début.
Palpatine se détourna vers la baie vitrée et murmura :
— Il suffit… d’un seul choix… Pour que tout le reste devienne inévitable.
Le couloir du Sénat s’étirait dans une lumière pâle.
Les pas résonnaient doucement sur le sol poli.
Kaelen marchait à côté d’Alyna, ni trop près, ni trop loin.
Comme toujours.
— C’était une décision difficile, dit-il calmement.
Alyna ne répondit pas immédiatement.
— Oui.
Un simple mot.
Kaelen hocha légèrement la tête, comme s’il s’y attendait.
— Tu n’as pas cédé à la pression, ajouta-t-il. Tu as choisi ce que tu pensais juste.
Il n’y avait ni reproche, ni doute dans sa voix.
Seulement une forme de respect.
Ils s’arrêtèrent près d’une baie vitrée.
Coruscant s’étendait à perte de vue.
— Je sais que tu dis tout le temps que cela arrive vite, reprit-il. Le Sénat… ma famille…
Un léger silence.
— Et moi.
Alyna baissa légèrement les yeux.
Kaelen ne chercha pas à capter son regard.
— Je ne te demanderai pas de réponse aujourd’hui.
Il marqua une pause.
— Mais je ne peux pas attendre indéfiniment non plus.
Sa voix restait douce, mesurée.
— Je veux construire quelque chose de réel, Alyna. Pas une obligation. Pas un arrangement.
Enfin, il la regarda.
— Un choix.
Le mot resta suspendu.
Alyna releva les yeux vers lui.
Mais ne répondit pas.
Kaelen inclina légèrement la tête.
Comme une conclusion silencieuse.
— Je serai sur Corellia quelques jours, dit-il simplement. Si tu veux me rejoindre… tu sauras où me trouver.
Il s’écarta, puis s’éloigna, sans se retourner.
Le silence revint, différent, plus lourd.
Alyna resta immobile quelques secondes.
Puis elle sentit sa présence derrière elle : Vyze.
Elle ne se retourna pas tout de suite.
— Tu es resté, dit-elle finalement.
— Oui.
Un mot simple.
Elle inspira lentement.
— Tu aurais pu dire quelque chose.
Un léger silence.
— Ce n’était pas mon rôle, répondit Vyze.
Alyna eut un léger mouvement.
Presque imperceptible.
— Non… répéta-t-elle. Ce n’était pas ton choix.
Vyze ne répondit pas immédiatement.
La ville brillait devant eux, indifférente.
— Si je commence à faire passer mes choix avant ce qui doit être fait… dit-il enfin… je ne suis plus un Jedi.
Les mots étaient calmes, sincères et irrévocables.
Alyna ferma légèrement les yeux.
— Et moi ?
Le silence qui suivit fut plus long que tous les autres.
Vyze baissa légèrement la tête.
— Toi…
Il s’arrêta, cherchant ou évitant.
— Tu es précisément la raison pour laquelle je ne dois pas me tromper.
Alyna resta immobile.
Puis elle hocha très légèrement la tête.
Comme si elle comprenait.
Comme si elle acceptait.
Mais ses mains, elles, se refermèrent doucement.
Elle ne le regarda pas.
Lui non plus.
Ils restèrent là.
Côte à côte.
Au loin, les lumières de Coruscant continuaient de briller.
Comme si rien n’avait changé.
Mais quelque chose venait de se briser.
Sans bruit.
Mais quelque part, très loin au-dessus d’eux… quelqu’un venait d’obtenir exactement ce qu’il voulait.
Un moment important pour la République...
Et un grand merci à Sam
Tome 4 – La Dissidence
Chapitre 9 — Le regard du Chancelier
Quelques années plus tard…
Le bureau rouge du Chancelier Suprême semblait absorber la lumière déclinante de Coruscant. Dans ce sanctuaire de velours et de statues anciennes, l’air était chargé d’une politesse glaciale.
À cette altitude, la ville semblait immobile.
Comme si le chaos n’atteignait jamais vraiment ceux qui décidaient de son destin.
Palpatine se tenait près de la baie vitrée, les mains jointes dans le dos.
Silencieux, il n’avait pas encore parlé et déjà, la pièce lui appartenait.
Alyna arriva en retard, son regard balaya la pièce avec maîtrise.
Puis elle sentit les présences : Le sénateur Garm Bel Iblis, son mentor, droit, attentif.
Kaelen, impeccable, calme, parfaitement à sa place.
Et enfin… Vyze. En retrait, comme toujours.
Leurs regards ne se croisèrent qu’un instant.
Mais cela suffit.
— Sénatrice, dit doucement Palpatine en se retournant. Merci d’être venue.
Alyna inclina légèrement la tête.
— Chancelier.
Puis elle regarda brièvement Vyze.
— Merci d’avoir accepté ma requête.
Palpatine suivit ce regard.
Un très léger sourire et dit doucement :
— La présence d’un Jedi est toujours… éclairante dans ce genre de discussion.
Vyze ne répondit pas, mais il sentit quelque chose : Une attention posée sur lui.
Tous prirent place.
Le silence dura quelques secondes.
Puis Palpatine parla.
— La République traverse une période… fragile.
Sa voix était calme, mesurée.
— Des tensions extérieures, des conflits larvés… et un Sénat divisé.
Bel Iblis croisa les bras.
— Rien de nouveau, Chancelier. C’est précisément pour cela que nos institutions existent. Parlons plutôt de ce qui est nouveau : le montant des emprunts contractés auprès du Clan Bancaire sous votre mandat. On parle de sommes astronomiques, assez pour lever une armée titanesque. Nous hypothéquons notre liberté à des banquiers.
Palpatine inclina légèrement la tête, avec un sourire triste, presque désolé.
— Sénateur, la mémoire politique est parfois sélective. Mes prédécesseurs m’ont légué une République aux comptes épuisés, rongée par des siècles de bureaucratie stagnante. Valorum a laissé le Trésor vide et un Sénat incapable de réguler la corruption des corporations… Ce n’est pas moi qui ai vidé les coffres, je ne fais que gérer l’héritage d’une institution qui s’est laissée mourir à petit feu.
Il marqua une pause, laissant les mots entrer dans les esprits.
— Je propose donc de prolonger mon mandat… afin d’assurer une continuité dans cette période incertaine et de stabiliser ce que d’autres on brisé.
Le silence tomba.
Net.
La réponse de Garm Bel Iblis fut immédiate.
— Non, la République ne repose pas sur un homme, mais sur des règles.
Kaelen enchaîna, avec calme :
— Créer ce précédent affaiblirait le Sénat lui-même. C’est en respectant la loi, même en temps de crise, que nous prouvons notre force.
Alyna resta silencieuse, elle écoutait.
Mais elle sentait déjà que ce débat ne serait pas seulement politique.
Palpatine ne réagit pas aux critiques.
Il se contenta de tourner légèrement la tête.
Vers Vyze.
— Maître Jedi… vous avez vu le chaos au cours de vos missions. Vous avez vu ce qui arrive quand l’aide financière n’arrive pas à temps ou quand les secours sont bloqués par une procédure de vote.
Une simple phrase, à double tranchant.
Vyze releva légèrement le regard.
— J’ai vu ses conséquences.
— Alors dites-moi… reprit Palpatine doucement… que vaut une règle… si elle empêche d’éviter un conflit ?
Le silence s’étira.
Kaelen tourna la tête vers Vyze et lança :
— Les règles sont précisément là pour empêcher qu’un seul homme décide de ce qui est nécessaire.
Vyze répondit, sans agressivité :
— Et quand personne ne décide… ce sont les autres qui paient le prix. Les mauvaises personnes, eux, n’attendent pas que le budget soit voté pour frapper.
Leurs regards se croisèrent, sans haine, mais une opposition claire.
Alyna sentit une tension monter.
Pas dans la pièce, mais en elle.
— Vous parlez comme un militaire, dit Kaelen calmement.
— Parce que je vois ce que l’inaction coûte, répondit Vyze.
— Et moi je vois ce que coûte le pouvoir sans limite.
Le ton restait posé mais chaque mot portait.
Palpatine observait, toujours silencieux, toujours présent.
Tel un prédateur regardant ses proies se diviser d’elles-mêmes.
Son regard passait de l’un à l’autre.
Puis revenait toujours sur Vyze.
— Sénatrice, dit finalement Bel Iblis, votre position ?
Le moment était venu.
Alyna inspira lentement, elle regarda Kaelen, stable, sûr. Une vie claire.
Puis Vyze, silencieux, lointain. Une vie incertaine mais vraie.
Vyze ne la regardait pas, mais elle comprit : Il ne dirait rien. Il ne la retiendrait pas. Parce qu’il ne le pouvait pas, un Jedi reste toujours détaché.
Palpatine parla, presque comme un murmure :
— Parfois… ne rien faire est aussi une décision.
Alyna sentit le poids de ces mots.
— Je soutiens… dit-elle lentement… le renouvellement du mandat du Chancelier.
Le silence qui suivit fut plus lourd que tous les débats.
Kaelen détourna légèrement le regard, sans colère.
Bel Iblis resta immobile, très déçu de sa protégée.
Palpatine inclina doucement la tête.
— Une décision… responsable.
Vyze ne bougea pas, mais quelque chose en lui venait de basculer.
Il ne savait pas encore quoi.
La réunion prit fin peu après, sans éclat ni victoire apparente.
Mais alors qu’ils quittaient la pièce…
Alyna se retourna un instant vers le Chancelier.
Il la regardait, non comme un homme regarde un vote, mais comme un joueur observe une pièce qu’il vient de placer.
Et pendant une fraction de seconde… Alyna comprit.
Ce n’était pas terminé : Ce n’était que le début.
Palpatine se détourna vers la baie vitrée et murmura :
— Il suffit… d’un seul choix… Pour que tout le reste devienne inévitable.
Le couloir du Sénat s’étirait dans une lumière pâle.
Les pas résonnaient doucement sur le sol poli.
Kaelen marchait à côté d’Alyna, ni trop près, ni trop loin.
Comme toujours.
— C’était une décision difficile, dit-il calmement.
Alyna ne répondit pas immédiatement.
— Oui.
Un simple mot.
Kaelen hocha légèrement la tête, comme s’il s’y attendait.
— Tu n’as pas cédé à la pression, ajouta-t-il. Tu as choisi ce que tu pensais juste.
Il n’y avait ni reproche, ni doute dans sa voix.
Seulement une forme de respect.
Ils s’arrêtèrent près d’une baie vitrée.
Coruscant s’étendait à perte de vue.
— Je sais que tu dis tout le temps que cela arrive vite, reprit-il. Le Sénat… ma famille…
Un léger silence.
— Et moi.
Alyna baissa légèrement les yeux.
Kaelen ne chercha pas à capter son regard.
— Je ne te demanderai pas de réponse aujourd’hui.
Il marqua une pause.
— Mais je ne peux pas attendre indéfiniment non plus.
Sa voix restait douce, mesurée.
— Je veux construire quelque chose de réel, Alyna. Pas une obligation. Pas un arrangement.
Enfin, il la regarda.
— Un choix.
Le mot resta suspendu.
Alyna releva les yeux vers lui.
Mais ne répondit pas.
Kaelen inclina légèrement la tête.
Comme une conclusion silencieuse.
— Je serai sur Corellia quelques jours, dit-il simplement. Si tu veux me rejoindre… tu sauras où me trouver.
Il s’écarta, puis s’éloigna, sans se retourner.
Le silence revint, différent, plus lourd.
Alyna resta immobile quelques secondes.
Puis elle sentit sa présence derrière elle : Vyze.
Elle ne se retourna pas tout de suite.
— Tu es resté, dit-elle finalement.
— Oui.
Un mot simple.
Elle inspira lentement.
— Tu aurais pu dire quelque chose.
Un léger silence.
— Ce n’était pas mon rôle, répondit Vyze.
Alyna eut un léger mouvement.
Presque imperceptible.
— Non… répéta-t-elle. Ce n’était pas ton choix.
Vyze ne répondit pas immédiatement.
La ville brillait devant eux, indifférente.
— Si je commence à faire passer mes choix avant ce qui doit être fait… dit-il enfin… je ne suis plus un Jedi.
Les mots étaient calmes, sincères et irrévocables.
Alyna ferma légèrement les yeux.
— Et moi ?
Le silence qui suivit fut plus long que tous les autres.
Vyze baissa légèrement la tête.
— Toi…
Il s’arrêta, cherchant ou évitant.
— Tu es précisément la raison pour laquelle je ne dois pas me tromper.
Alyna resta immobile.
Puis elle hocha très légèrement la tête.
Comme si elle comprenait.
Comme si elle acceptait.
Mais ses mains, elles, se refermèrent doucement.
Elle ne le regarda pas.
Lui non plus.
Ils restèrent là.
Côte à côte.
Au loin, les lumières de Coruscant continuaient de briller.
Comme si rien n’avait changé.
Mais quelque chose venait de se briser.
Sans bruit.
Mais quelque part, très loin au-dessus d’eux… quelqu’un venait d’obtenir exactement ce qu’il voulait.
- sam sanglebuc
- Jedi SWU
- Messages : 381
- Inscription : sam. 09 sept. 2017 - 13:24
- Localisation : Libourne (33)
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.9
Je commence par … une coquille !
Début du chapitre 7 :
« La salle à manger de la maison était baignée par la lumière douce du crépuscule. Le dîner n’était pas fastueux : quelques plats simples, soigneusement préparés, du pain très chaud, mais chaque détail témoignait du soin apporté pour rendre Alyna à l’aise. »
J’aurais plutôt écrit « … pour la mettre à l’aise. »
Puis une rectification :
la fanfic dont je parle ne concerne pas Rey et Kylo, c’est celle-ci :
https://archiveofourown.org/works/57147 ... adult=true
Elle évoque un aspect que j’estime pathologique de la relation entre Padme et Anakin.
Et du commentaire : début du chapitre 9
« Parlons plutôt de ce qui est nouveau : le montant des emprunts contractés auprès du Clan Bancaire sous votre mandat. On parle de sommes astronomiques, assez pour lever une armée titanesque. Nous hypothéquons notre liberté à des banquiers. »
Tu proposes là une explication qui je trouve manque de réalisme intra-univers.
Palpatine n’a aucun pouvoir d’exception à ce stade de l’histoire, la commission des finances devrait voir de manière évidente que ces emprunts (que tu présentes comme officiels et non dissimulés) ne sont liés à rien. À moins que Bel Iblis n’aie mené une enquête secrète, auquel cas il ne s’adresserait pas au chancelier de manière aussi légère.
Tu expliques le financement du projet de Vyze, mais c’est un micro-projet.
Tu n’expliques pas quel est le financement de Sifo-Dyas.
Tu proposes un financement contracté par Palpatine auprès des clans bancaires ; mais avec une incohérence quant à la visibilité officielle de la démarche. Soit c’est officiel et tout le sénat est au courant, comme Bel Iblis, soit c’est secret énorme et tu oublies de nous dire comment Bel Iblis a découvert ça !
Petite pub personnelle : j’ai développé une théorie (dans ma campagne JDR) qui tient vraiment la route ! (je suis très content de moi et je me jette des fleurs, personne n’y a pensé…)
Relation Vyze/Alyna : ça va mal finir, je le sens. Heureusement que j’ai plein de fanfics Reylo DinBo et RebelCaptain qui finissent bien !
Allez, à bientôt pour la suite et encore merci.
Début du chapitre 7 :
« La salle à manger de la maison était baignée par la lumière douce du crépuscule. Le dîner n’était pas fastueux : quelques plats simples, soigneusement préparés, du pain très chaud, mais chaque détail témoignait du soin apporté pour rendre Alyna à l’aise. »
J’aurais plutôt écrit « … pour la mettre à l’aise. »
Puis une rectification :
la fanfic dont je parle ne concerne pas Rey et Kylo, c’est celle-ci :
https://archiveofourown.org/works/57147 ... adult=true
Elle évoque un aspect que j’estime pathologique de la relation entre Padme et Anakin.
Et du commentaire : début du chapitre 9
« Parlons plutôt de ce qui est nouveau : le montant des emprunts contractés auprès du Clan Bancaire sous votre mandat. On parle de sommes astronomiques, assez pour lever une armée titanesque. Nous hypothéquons notre liberté à des banquiers. »
Tu proposes là une explication qui je trouve manque de réalisme intra-univers.
Palpatine n’a aucun pouvoir d’exception à ce stade de l’histoire, la commission des finances devrait voir de manière évidente que ces emprunts (que tu présentes comme officiels et non dissimulés) ne sont liés à rien. À moins que Bel Iblis n’aie mené une enquête secrète, auquel cas il ne s’adresserait pas au chancelier de manière aussi légère.
Tu expliques le financement du projet de Vyze, mais c’est un micro-projet.
Tu n’expliques pas quel est le financement de Sifo-Dyas.
Tu proposes un financement contracté par Palpatine auprès des clans bancaires ; mais avec une incohérence quant à la visibilité officielle de la démarche. Soit c’est officiel et tout le sénat est au courant, comme Bel Iblis, soit c’est secret énorme et tu oublies de nous dire comment Bel Iblis a découvert ça !
Petite pub personnelle : j’ai développé une théorie (dans ma campagne JDR) qui tient vraiment la route ! (je suis très content de moi et je me jette des fleurs, personne n’y a pensé…)
Relation Vyze/Alyna : ça va mal finir, je le sens. Heureusement que j’ai plein de fanfics Reylo DinBo et RebelCaptain qui finissent bien !
Allez, à bientôt pour la suite et encore merci.
Ben: "Tu n'es pas seule"
Rey: "Toi non plus"
# JE SUIS KYLO - REYLO VIVRA !
Rey: "Toi non plus"
# JE SUIS KYLO - REYLO VIVRA !
- Amiral Vyze
- Jedi SWU
- Messages : 76
- Inscription : jeu. 22 janv. 2026 - 8:48
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.9
Top, merci pour les coquilles, je vais voir pour corriger cela.
Merci pour le lien, j'irai le lire prochainement.
Alors pour le reste, j'ai fait de rapide recherches avant d'intégrer cet histoire de prêt, il y a un certain flou comme tu dit, mais de ce que j'ai pu voir, Dooku aurait utilisé sa fortune pour le financement et Palpatine aurait fait plusieurs emprunts et un énigmatique Dark Plaguies aurait travaillé au clan bancaire... Mais bon, au final je me suis dit que Palpatine était assez malin pour détourner les fonds dont il à besoin sans éveillé le moindre soupçon au sénat, Bel Iblis comme les autres constate que la dette augmente de façon exponentielle sous le mandat du Chancelier.
Pour la suite, le prochain chapitre t'apportera un élément de réponse sur la relation Vyze/Alyna.
A bientôt.
Merci pour le lien, j'irai le lire prochainement.
Alors pour le reste, j'ai fait de rapide recherches avant d'intégrer cet histoire de prêt, il y a un certain flou comme tu dit, mais de ce que j'ai pu voir, Dooku aurait utilisé sa fortune pour le financement et Palpatine aurait fait plusieurs emprunts et un énigmatique Dark Plaguies aurait travaillé au clan bancaire... Mais bon, au final je me suis dit que Palpatine était assez malin pour détourner les fonds dont il à besoin sans éveillé le moindre soupçon au sénat, Bel Iblis comme les autres constate que la dette augmente de façon exponentielle sous le mandat du Chancelier.
Pour la suite, le prochain chapitre t'apportera un élément de réponse sur la relation Vyze/Alyna.
A bientôt.
- Amiral Vyze
- Jedi SWU
- Messages : 76
- Inscription : jeu. 22 janv. 2026 - 8:48
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.10
*Pour une raison qui m'échappe, le chapitre 11 a fusionné avec le 10. Vous trouverez la suite plus bas dans ce post. Désolé pour le dérangement.*
*Chapitres 12 à 14 ci-dessous*
*Je n'aime vraiment pas la nouvelle présentation du forum, j'espère que cela ne vous gêne pas la lecture.*
Bonjour,
Le triangle amoureux se resserre.
Tome 4 – La Dissidence
La demeure ancestrale des parents d'Alyna surplombait les chantiers navals de Coronet City. À travers les grandes baies vitrées, on pouvait voir les squelettes d'acier des croiseurs en construction, une vision de puissance et de richesse qui définissait Corellia depuis des millénaires.
Le dîner était, comme toujours, une affaire de protocole.
Ses parents, le Baron et la Baronne Rhee, incarnaient cette vieille noblesse industrielle qui voyait la galaxie comme un immense échiquier commercial. Pour eux, chaque relation était un investissement.
— Garm m'a dit que tu avais fait preuve d'une grande maturité au Sénat, Alyna, commença son père. Soutenir le Chancelier est un pari risqué, mais s'il stabilise les routes commerciales, Corellia en sortira grandie.
Alyna hocha la tête, mais son esprit était ailleurs.
— Père… je ne l'ai pas fait uniquement pour Corellia.
Sa mère releva les yeux, un sourcil s'élevant légèrement.
— Oh ? Et pour quoi d'autre ?
Alyna marqua une pause. C’était le moment.
— J’ai rencontré quelqu'un. Un Maître Jedi. Il s’appelle Vyze.
Un silence très lourd s’installa. Son père posa ses couverts sèchement.
— Un Jedi ? Dit-il avec une pointe de mépris dans la voix. Alyna, nous ne t’avons pas envoyée sur Coruscant pour que tu t’éprennes d’un moine guerrier sans nom et sans fortune. Ces gens n’ont pas de famille, pas d’héritage, et surtout, aucun avenir politique.
— Il est différent, tenta Alyna. Il a une vision, une force de caractère que peu d'hommes possèdent.
Sa mère la regarda avec une pitié feutrée.
— La "force de caractère" ne signe pas les traités, ma chérie. Regarde Kaelen Vance. Il est venu nous voir hier. Sa famille contrôle trois secteurs miniers. Il est stable, influent, et il t'adore.
— Kaelen est un ami, répondit Alyna, sentant la colère monter. Mais Vyze…
— Vyze n'est rien, trancha son père. Pour que nous acceptions un homme dans ta vie, il doit apporter quelque chose à notre lignée. Un homme de haut rang. Un officier de haut vol, un diplomate de premier ordre…
Il esquissa un geste vague vers les croiseurs à l'extérieur.
— … Si tu veux absolument un militaire, trouves-en un qui commande. Un homme qui porte les insignes de l'autorité, Alyna. Reviens nous voir quand ton Jedi sera devenu, je ne sais pas, moi, un Amiral par exemple. Là, nous pourrons peut-être discuter.
Un rire léger et condescendant s’échappa de ses lèvres.
— Mais nous savons tous deux que cela n'arrivera jamais. Les Jedi sont des serviteurs, pas des chefs.
Alyna baissa les yeux vers son assiette. Elle sentait le poids des attentes familiales l'étouffer.
— Vous seriez surpris de ce dont il est capable, murmura-t-elle.
— Je préfère être rassuré par ce qui est concret, conclut son père. Oublie ce garçon. Concentre-toi sur Kaelen. Corellia a besoin de stabilité, pas de romances mystiques.
En quittant la table ce soir-là, Alyna regarda une dernière fois les navires en construction. Elle se fit une promesse : peu importait le titre qu'il porterait, Vyze serait celui qu'elle choisirait et surtout peu importe l’avis de son père et l’ombre de l’Ordre et de ses principes. Même si elle devait attendre le temps qu’il faudra pour qu’il fasse le même choix qu’elle.
-- Edit (+ 58 secondes) :
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.11
Bizarrement, je ne peux pas ajouter ce chapitre comme d'habitude, il fusionne à chaque fois avec le chapitre 10...
Encore un de mes chapitres préférés, avec une ultime révélation sur le Delphinus : son prix
Tome 4 – La Dissidence
Les années passèrent sans annonce, sans proclamation officielle, sans victoire claire.
La République se fissurait lentement.
Des systèmes entiers se détachaient, invoquant l’abandon, la corruption, l’immobilisme du Sénat. On les appelait désormais la Confédération des Systèmes Indépendants, mais derrière ce mot neutre se cachaient des colères anciennes et des intérêts bien plus récents.
Vyze, qui avait maintenant 30 ans, observa tout cela de loin. Il continua à servir, sans bruit, sans éclat.
Des missions discrètes, des négociations avortées, des crises étouffées avant qu’elles ne deviennent publiques et des rendez-vous discrets avec Alyna, dont leurs sentiments ne cessaient de croître secrètement l’un pour l’autre, sans se l’avouer.
Jaden, 26 ans, Chevalier Jedi accompli, était toujours à ses côtés, lui aussi avait mûri.
Ils avaient changé : Moins de paroles, plus de regards.
Une confiance qui n’avait plus besoin d’être expliquée.
Le Conseil, lui, devenait plus distant.
Chaque rapport de Vyze était scruté, chaque décision pesée, chaque absence remarquée.
Et pourtant, pendant que la République se débattait dans ses débats, ailleurs, quelque chose avançait.
Pour leur dernier contrat avec les Pykes, Vyze et Jaden descendirent dans les profondeurs de Coruscant.
Le niveau 1313.
Un endroit où la lumière de la surface n’arrivait jamais.
Devant l’entrée du palais du Soleil Noir, propriété du Vigo Valerius Krayt, Vyze s’arrêta face aux gardes lourdement armés.
— Je suis Vyze Polaekys. Vous me connaissez peut-être sous le nom du Jedi mercenaire. Je souhaite voir votre chef.
Les gardes échangèrent un regard hésitant.
Même dans les bas-fonds de Coruscant, la réputation de Vyze circulait comme une rumeur glaciale.
— Très bien… suivez-nous.
Ils traversèrent plusieurs couloirs sombres avant d’arriver dans un vaste bureau.
Vyze entra le premier… puis s’immobilisa net.
— Alyna ?
La jeune femme se retourna brusquement.
— Vyze ?
Ils se fixèrent un instant, stupéfaits.
— Que fais-tu là ? Dirent-ils exactement au même moment.
Vyze croisa les bras.
— À toi l’honneur, sénatrice.
Alyna soupira.
— Je suis venue officiellement négocier la libération d’otages corelliens et toi ?
Vyze haussa légèrement les épaules.
— Et moi je suis venu pour la prime concernant le Vigo Valerius Krayt.
Alyna écarquilla les yeux.
— Vyze ! Ce n’est vraiment pas le moment !
— Tu aurais dû me demander pour tes otages. Je m’en serais chargé. Ce milieu est dangereux.
— Pour qui me prends-tu ? Je sais me défendre seule ! J’ai toujours mon blaster sur moi. Petit cadeau de Kaelen…
Elle se tourna vers Jaden.
— Et toi ! Je t’avais demandé de le raisonner pour qu’il arrête cette folie !
Jaden leva les mains.
— Tu sais très bien que tu es la seule personne de la galaxie capable de raisonner Vyze.
Vyze plissa les yeux.
— Ah… parce qu’en plus vous vous voyez dans mon dos, maintenant ?
Une voix agacée coupa la conversation.
— Excusez-moi… mais votre dispute conjugale pourrait-elle se dérouler ailleurs ?
Tous deux se tournèrent vers le propriétaire des lieux.
— La ferme ! Nous sommes juste amis ! Dirent Alyna et Vyze en parfaite synchronisation.
Vyze resta un instant silencieux… légèrement surpris par le ton employé par Alyna.
Puis il s’avança calmement vers le bureau.
— Vigo Valerius Krayt… vous allez gentiment faire plaisir à la dame et libérer immédiatement les otages corelliens.
Un silence lourd tomba dans la pièce.
Vyze posa lentement la main sur son sabre.
— Ensuite… vous viendrez avec moi chez les Pykes.
Le Vigo fixa Vyze quelques secondes.
Puis il soupira.
Il connaissait la réputation du Jedi mercenaire.
— Libérez les otages.
Les gardes s’exécutèrent immédiatement.
Quelques minutes plus tard, les otages furent escortés hors du bâtiment.
Vyze observa la scène avec satisfaction.
— Il y a des moments où je m’impressionne moi-même, lança-t-il avec un sourire.
Alyna lui jeta un regard assassin.
Le Vigo Valerius Krayt fut remis aux Pykes.
Et pour la dernière fois…
Vyze reçut son paiement : 7 millions de crédits.
Le prix de son dernier contrat.
Vyze observa les crédits transférés sur son datapad.
Puis il murmura :
— Voilà… le Delphinus est enfin payé.
Jaden jeta un regard par-dessus son épaule.
— Alors ?
Vyze fit pivoter l’écran.
— Sept millions de crédits.
Alyna fronça les sourcils.
— Sept millions… pour ce contrat ?
— C’était le dernier, reprit Vyze fier de lui.
Elle croisa les bras.
— Et combien ont rapporté les vingt dernières années de ce genre de missions ?
Vyze hésita une seconde.
Jaden, lui, sourit légèrement.
— Tu veux vraiment savoir ?
— Oui, absolument tout.
Vyze lui tendit le datapad.
Alyna lut les chiffres.
Puis relut une deuxième fois.
Ses yeux s’écarquillèrent.
— 472 millions de crédits ?
Quelques contrebandiers dans la pièce voisine se retournèrent.
Vyze haussa les épaules.
— Vingt ans de travail… et même pas une égratignure !
Alyna le fixa comme si elle essayait de décider si elle devait l’étrangler ou l’admirer.
Jaden ajouta tranquillement :
— Et encore… on a refusé beaucoup de contrats, ceux qui payaient le plus pour les assassinats.
Alyna passa une main sur son front.
— Vous êtes complètement fous…
Elle regarda de nouveau l’écran.
— 472 millions… c’est déjà absurde.
Elle leva les yeux vers Vyze.
— Dis-moi au moins que ce chiffre suffit.
Vyze échangea un regard avec Jaden.
— Presque.
— Presque ?
— Il reste encore les derniers modules et quelques systèmes.
Alyna serra les dents.
— Vyze… combien coûte réellement ce vaisseau ?
Il prit une inspiration.
— Si la République le construisait officiellement… dans un chantier naval… avec les normes militaires… et en incluant éventuellement un pot-de-vin.
Un court silence.
— Environ 4 milliards de crédits.
Le silence qui suivit fut total.
Même les gardes du Soleil Noir cessèrent de parler.
Alyna resta immobile, bouche bée, quelques secondes.
Puis elle soupira lentement.
— Très bien.
Elle rendit le datapad.
— Je retire ce que j’ai dit.
Elle fixa Vyze.
— Vous n’êtes pas fous.
Elle marqua une pause.
— Vous êtes complètement irresponsables !
Jaden esquissa un sourire.
— C’est pour ça que ça marche.
Alyna secoua la tête.
— Je vous ai laissé continuer… mais je ne l’ai jamais vraiment approuvé.
Elle planta son regard dans celui de Vyze.
— Alors j’espère sincèrement que ce vaisseau servira à protéger la galaxie… parce que si quelqu’un découvre ce que vous avez fait…
Elle laissa la phrase en suspens.
Vyze rangea son datapad.
— C’est pour ça qu’il ne doit jamais tomber entre de mauvaises mains.
Alyna soupira.
— Dans ce cas… vous avez intérêt à le terminer.
Elle se tourna vers la sortie.
— Parce qu’après tout ce que vous venez de m’avouer…
Elle lança un dernier regard à Vyze.
— Je crois que je préfère encore qu’il existe.
Alyna se dirigea vers la sortie.
Elle s’arrêta une seconde devant la porte, puis se retourna légèrement.
Elle observa Vyze quelques instants.
— Parce que si la galaxie a vraiment besoin d’un vaisseau comme le tien…
Un court silence passa.
— Alors cela voudra dire que nous avons déjà perdu bien plus que nous ne l’imaginons.
La porte se referma derrière elle.
Dans le silence du niveau 1313, Vyze resta immobile.
Jaden croisa les bras.
— Tu crois qu’elle réalise à quel point tu avais raison ?
Vyze regarda les lumières lointaines de Coruscant à travers une ouverture du couloir.
— J’espère qu’elle n’aura jamais à le découvrir.
Mais au fond de lui…
Il savait déjà que ce jour viendrait.
Et lorsque ce jour arriverait, le Delphinus devrait être prêt.
-- Edit (+ 1 jour 12 heures 22 minutes 40 secondes) :
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.12
Dans mes chapitres préférés, celui-ci doit être N°1, je vous laisse découvrir, bonne lecture.
Tome 4 – La Dissidence
Un soir, les lumières de Coruscant s’étendaient à perte de vue, une mer d’étoiles artificielles vibrant sous la nuit infinie.
Le speeder glissait paisiblement entre les voies aériennes, loin du tumulte des niveaux inférieurs.
Alyna observait l’horizon, apaisée.
— Pour une fois… tu ne cours après personne.
Vyze esquissa un léger sourire, les mains posées tranquillement sur les commandes.
— Pour une fois.
Le silence entre eux n’était pas vide. Il était doux.
Puis, soudain, Vyze se figea, son regard changea.
— Vyze ? Demanda Alyna, attentive.
Il pencha légèrement la tête, comme s’il écoutait quelque chose d’invisible.
— Quelqu’un fuit, dit-il doucement. Et il ne doit pas s’échapper.
Sans attendre, il poussa les commandes. Le speeder accéléra brutalement, plongeant entre les couloirs de circulation.
— Vyze ! Qu’est-ce que tu fais ?
— La Force m’appelle, accroche-toi !
Devant eux, un speeder sombre fendait le trafic, dangereux, incontrôlé.
— Je sens une aura obscure autour de lui… Il vient de tuer… Il faut l’arrêter !
La poursuite commença : Virages serrés, plongées vertigineuses, alarmes stridentes, Coruscant devint un labyrinthe de lumière et de métal.
Alyna restait crispée sur son siège, poussant des cris à chaque sursaut.
Puis Vyze aperçut une faille étroite entre deux structures, un passage presque invisible.
— On va prendre un raccourci, dit-il calmement.
Alyna se redressa d’un coup.
— Vyze… ça ne passe pas.
— Mais si.
Le passage se rapprochait.
— Vyze… ça ne passe vraiment pas.
— Fais-moi confiance.
Le métal semblait déjà trop proche.
— Vyze…Vyze… VYYYZEEEE !!!!
Le speeder s’engouffra dans la fissure : SCRRRAAAAPE !!
Hurlement du métal. Étincelles. Vibrations violentes, un morceau se détacha à l’arrière du speeder, puis, enfin, la sortie.
Le speeder jaillit dans l’espace libre, juste devant leur cible.
Quelques secondes plus tard, le criminel était bloqué, encerclé, capturé par les droïdes de sécurité de Coruscant.
Le silence retomba, les moteurs ralentirent. Coruscant brillait autour d’eux, indifférente.
Vyze se tourna vers Alyna, un léger sourire aux lèvres.
— Tu vois… ça passait !
Mais Alyna ne répondit pas, elle le regardait autrement.
— Tu as senti… avant même de voir, murmura-t-elle. Tu n’as jamais douté.
Vyze haussa légèrement les épaules.
— Pas quand tu es avec moi.
Un souffle, un instant suspendu, Alyna posa doucement sa main sur la sienne.
— J’ai eu peur… pas de tomber… pas de mourir…
Sa voix trembla légèrement.
— Mais de ne jamais pouvoir te le dire.
Vyze la regarda, surpris, vulnérable.
— Je t’aime, Vyze.
Le monde sembla s’arrêter… Ses doigts se refermèrent doucement sur ceux d’Alyna.
— Moi aussi… Depuis bien plus longtemps que je ne voulais l’admettre… J’ai cru… que tu avais choisi une autre vie.
— Sombre idiot, cela fait des années que j’ai refusé ce mariage arrangé !
Vyze restait sans voix, leurs regards ne se quittèrent plus, puis, lentement, naturellement, Alyna s’approcha et ils s’embrassèrent, pas comme deux héros, pas comme deux survivants, mais comme deux âmes qui, au milieu du chaos de la galaxie… venaient enfin de se trouver.
— Cette fois… je fais un choix, murmura Alyna
Alors qu'ils se détachaient doucement, Vyze regarda les lumières de la ville. Pour la première fois, il ne voyait pas des cibles ou des menaces. Il voyait un avenir qu'il voulait désespérément protéger.
— Jaden va se moquer de moi pendant des années, murmura-t-il.
Alyna eut un petit rire étouffé.
— S'il survit à ta conduite, oui. Probablement.
Le speeder dérivait doucement dans la lumière infinie de Coruscant et pour la première fois depuis longtemps… Vyze n’écoutait plus la Force mais seulement son cœur.
Dans le silence des chantiers orbitaux du Kuat, le dernier rivet fut posé.
Le Delphinus était achevé : 3 kilomètres de long pour 1,5 kilomètre de large et 700 mètres de hauts remplis de duracier et de promesses contenues, peint de couleur faite de nuances de gris anthracite, comme une ombre dans l’espace.
Ce fabuleux et gigantesque croiseur possédait une forme reconnaissable : Une coque triangulaire, comme un fer de lance, il avait deux grandes portes dorsales longitudinales qui s’ouvrent sur toute la longueur du vaisseau pour lancer des escadrons entiers depuis un immense hangar central traversant, deux hangars de chaque côté et une baie d’amarrage sous son ventre, tous communiquaient ensemble via de large et haut couloirs, permettant d’y faire passer des navettes Thêta.
Il possédait également une superstructure de commandement massive, soutenue par deux pylônes en V inversé larges et anguleux, donnant une impression de puissance structurelle.
Une verrière panoramique élargie, permettant une vision tactique quasi-totale et à son sommet une vigie offrant une vision à trois-cent-soixante degrés.
La passerelle ressemblait moins à une tour qu’à une citadelle suspendue au-dessus de la coque. Une propulsion massive avec six moteurs principaux bleutés et des moteurs secondaires.
Son armement se composait comme suit :
16 turbolasers lourds DBY-827 : 8 dorsaux entourant la tour de commandement et 8 ventraux protégeant le dôme du réacteur principal expérimental.
4 turbolasers moyens.
Canons anti-capitaux latéraux.
Défense rapprochée.
120 canons laser point-défense.
10 tubes à missiles à concussion et torpilles à photons.
Rayons tracteurs.
Malgré sa taille, il restait capable de déplacements stratégiques rapides, mais privilégiait la puissance et la stabilité plutôt que la maniabilité, grâce à un cœur de réacteur expérimental, dont Vyze avait vu ses capacités lors de sa première mission sur Kuat.
Un croiseur comme la galaxie n’en avait plus vu depuis des siècles.
En son cœur, profondément enfoui, reposait le dernier fragment du cristal kyber noir, intact, muet, Mais vivant.
Vyze le sentait, même à distance.
Il n’était pas encore une arme, pas encore, mais plutôt une clé.
Une énergie capable de traverser les boucliers, de plier l’espace, de rappeler à la galaxie que certaines puissances ne naissent pas pour dominer… mais pour dissuader.
Un symbole, autant qu’un avertissement.
Dans l’espace, le Delphinus n’apparaîtrait pas comme un simple vaisseau… mais comme une forteresse vivante.
Sa passerelle suspendue entre deux pylônes en V, sa coque immense et ses batteries jumelles lui donnaient une silhouette unique, immédiatement reconnaissable : un symbole de puissance stratégique, d’autorité et de domination militaire.
Vyze entra sur la passerelle pour l’inspecter : Entrer dans la passerelle du Delphinus n’était pas simplement pénétrer dans un centre de commandement… c’était entrer dans le vide cosmique lui-même : On accédait à la passerelle par un petit sas discret, presque humble comparé à ce qui se trouvait au-delà. Mais dès que la porte s’ouvrait, toute notion d’espace changeait.
La verrière panoramique gigantesque s’élevait du sol jusqu’au plafond, engloutissant le regard dans l’infini étoilé. Il n’y avait plus de murs visibles, seulement le vide, les étoiles, et la sensation vertigineuse de flotter au cœur de l’espace.
On ne marchait pas vers la passerelle… On y était aspiré ! Depuis l’entrée, un pont suspendu étroit s’avançait dans le vide de la salle, menant vers le centre stratégique.
De chaque côté, deux escaliers symétriques en miroir descendaient vers le niveau opérationnel inférieur, donnant immédiatement une impression d’équilibre et d’ordre militaire.
Sous les pas, le métal est sombre, silencieux. Devant, la lumière froide des étoiles inondait la pièce.
En bas, à droite et à gauche, s’étendaient deux tranchées opérationnelles parallèles, légèrement en contrebas : Remplies de consoles tactiques et de stations de contrôle, occupées par les officiers, navigateurs, artilleurs et analystes, une lumière holographique bleutée pulsant doucement dans la pénombre.
Ces tranchées donnaient à la passerelle un aspect à la fois naval et militaire, comme le pont inférieur d’un cuirassé ancien… mais suspendu dans l’espace.
Au bout de la tranchée droite se trouvait un élément unique : La barre.
Inspirée des antiques navires pirates, elle n’était pas une simple commande, c’était un symbole. Une roue de pilotage mécanique adaptée aux systèmes modernes, permettant un contrôle manuel direct du vaisseau.
Un rappel que, malgré la technologie… le Delphinus restait un navire.
Au centre parfait de la passerelle, légèrement en hauteur, se trouvait un terre-plein surélevé.
Et dessus : Le fauteuil de Vyze, positionné exactement entre les deux tranchées, il dominait la passerelle sans l’écraser.
Depuis ce point : Vue totale sur l’équipage, vision directe sur l’espace infini, contrôle symbolique et réel du vaisseau.
C’était le point d’équilibre entre commandement, stratégie et destin.
Un chemin périphérique permettait de faire entièrement le tour de la verrière à pied, parsemé de consoles tactique.
Marcher ici donnait l’impression de flotter dans l’espace, sans séparation entre le vaisseau et l’univers. Certains disaient que rester trop longtemps face à ce vide donne le vertige… ou des visions.
Sur le côté droit de la passerelle se trouvait une grande table stratégique holographique : Projection de cartes stellaires, visualisation tactique en temps réel, commandement de flotte, simulation de bataille.
C’était ici que se décideraient les guerres… avant qu’elles ne commencent.
Sous le pont central, deux escaliers symétriques descendaient vers un niveau plus silencieux, plus intime : Le Bureau de Vyze.
Situé directement sous son fauteuil de commandement, le bureau possédait : Une verrière panoramique personnelle et une atmosphère calme, presque sacrée avec un accès direct aux systèmes stratégiques du vaisseau.
C’était le lieu du commandement réfléchi, loin du tumulte de la passerelle.
Au bout d’un couloir droit, face au bureau : La chambre de méditation.
Un espace épuré, silencieux, isolé du bruit du vaisseau. Ici, Vyze ne commanderait plus un navire… il écouterait, réfléchirait, et verrait plus loin que la guerre.
Toujours sous le pont suspendu, au même niveau que le centre opérationnel, un autre couloir menait vers : Plusieurs salles ouvertes remplies de consoles et d’opérateurs, centres d’analyse, de communication et de surveillance et un ascenseur vertical.
Cet ascenseur menait à un point unique : La Vigie, une chambre d’observation élevée, avec vue à trois-cent-soixante degrés sur l’espace… C’était l’œil du Delphinus.
Depuis ici, on ne voyait pas seulement les étoiles… on voyait la bataille, le mouvement, le destin en marche. La passerelle du Delphinus n’était pas seulement un centre de commandement : C’était un lieu vivant, un sanctuaire militaire, un pont entre l’homme, la guerre… et l’infini.
Silencieuse. Monumentale. Intemporelle. Telle que Vyze l’avait vu dans sa vision il y a fort longtemps, ici même à Kuat.
Le jour du lancement de ce mastodonte approchait… Et avec lui, le vote crucial.
Au Sénat, les mots devenaient plus durs.
Les peurs plus bruyantes.
On parlait de pleins pouvoirs, de mesures exceptionnelles, de sécurité à tout prix.
Vyze se tenait à la baie vitrée de la passerelle du Delphinus, immense, offrant une large baie d’observation, regardant la planète en contrebas.
— Tout est prêt, dit le directeur Voss en s’approchant. Il ne manque plus qu’un ordre.
Vyze resta silencieux. Un bourdonnement parcourut la Force, comme un écho lointain.
Le cristal kyber semblait l’appeler… ou lui murmurer quelque chose.
— Je dois avouer que même si je ne suis pas d’accord… je le trouve impressionnant, dit Alyna en observant l’immense structure.
Elle marqua une pause.
— Tu as raison, Vyze. On se sent vraiment en sécurité ici. Mais… il y a aussi quelque chose qui me donne un léger frisson. Comme une caresse invisible.
Vyze posa doucement une main contre la paroi métallique.
— C’est mon cristal kyber. Il vibre à chaque fois que je monte à bord.
— Ce n’est pas seulement de la sécurité que je ressens… murmura-t-elle. C’est comme si ce vaisseau attendait quelque chose.
— Quand il partira, reprit le directeur Voss, il ne pourra plus être ignoré. Ni par le Conseil. Ni par le Sénat.
— Mais il te faudra un équipage, ajouta Alyna. Comment comptes-tu faire ?
Vyze ferma les yeux un instant.
Dans la Force, quelque chose se contractait.
— Alors qu’il attende encore un peu, répondit-il enfin. Jusqu’au moment où la galaxie n’aura plus le luxe d’hésiter.
Il rouvrit les yeux.
— Et alors… j’aurai mon équipage.
Au loin, Coruscant brillait, nerveuse.
Le Delphinus demeurait immobile.
Mais pour la première fois, il était prêt.
-- Edit (+ 2 jours 13 minutes 9 secondes) :
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.13
Nous arrivons maintenant au début de l'épisode 2 et l'heure pour Vyze de sceller son destin !
Tome 4 – La Dissidence
La cité flottait dans une lumière dorée.
Les plateformes de Bespin dérivaient lentement dans les nuages, tandis que les convois de gaz tibanna montaient depuis les profondeurs, canalisés par d’immenses structures industrielles. Tout semblait calme. Trop calme.
Vyze se tenait face aux représentants des compagnies minières et aux autorités locales. Les voix étaient posées, les mots choisis avec soin, mais la tension était palpable.
— La République exige une exploitation équitable, déclara Vyze. Le gaz tibanna est une ressource stratégique, pas un levier de pression économique.
— Facile à dire pour un Jedi, répondit l’un des délégués. Ce sont nos installations. Nos risques.
Jaden observait la scène en retrait, attentif.
— Et bientôt, reprit Vyze, ce seront des flottes entières qui dépendront de cette ressource. La neutralité n’est plus une option.
Un silence s’installa.
L’arbitrage se conclut sans éclat. Un compromis fragile, comme tant d’autres.
Alors qu’ils quittaient la salle, un holo-écran s’alluma dans le couloir.
« Flash d’information. Tentative d’attentat explosive contre la sénatrice Amidala sur Coruscant. L’enquête est en cours. »
Jaden s’arrêta net.
— Quoi ?
Vyze sentit la Force se tendre, comme une corde prête à rompre.
— Ce n’est plus de l’intimidation, dit-il. C’est une stratégie.
Ils échangèrent un regard grave.
Le voyage de retour fut silencieux.
À bord de leur vaisseau, Vyze consulta des rapports, des projections, des scénarios de crise. Les mots revenaient sans cesse : sécurité, urgence, pouvoirs exceptionnels.
— Tu penses au Delphinus, dit Jaden.
— Oui.
— Tu crois que le Conseil acceptera ?
Vyze ferma les yeux un instant.
— Non, voici venue l’heure de mon choix...
Le Conseil Jedi se montra aussi inflexible que prévu, la révélation de l’existence du Delphinus a créer comme un séisme parmi les membres du conseil.
Kit Fisto prit la parole, le regard empreint de regret.
— Le contexte est grave, Vyze. Mais ton vaisseau… son armement, son autonomie, sa capacité de projection… Ce n’est pas une réponse Jedi.
— Ce n’est pas une réponse Jedi, répéta Vyze calmement. C’est une réponse Républicaine.
— Tu as agi dans le plus grand secret, continua Mace Windu. Sans autorisation, sans aucun contrôle et désormais sans confiance.
Le verdict fut prononcé sans colère.
— Par décision du Conseil… Tu es exclu de l’Ordre Jedi.
Le silence pesa lourd.
— Alors je pars aussi ! Déclara Jaden.
— Réfléchis bien, Jaden Aurelios, dit Ki-Adi-Mundi.
— Je l’ai déjà fait !
— J’accepte votre jugement, reprit Vyze. Je vois votre aveuglement face à la corruption du Sénat… Ne me considérez pas comme exclu, je pars simplement en mon âme et conscience…
Ils quittèrent le Temple ensemble.
Quelques heures plus tard, le bureau du Chancelier baignait dans une lumière douce, presque rassurante. Trop, peut-être.
Palpatine observait Coruscant à travers la large baie vitrée lorsqu’ils entrèrent.
— Votre arbitrage sur Bespin a été… instructif, dit-il sans se retourner. Le gaz tibanna est au cœur des conflits à venir. Peu de Jedi l’ont compris à temps.
Vyze resta droit.
— Je ne suis plus un Jedi.
Palpatine se tourna vers lui, un sourire calme aux lèvres.
— Les titres importent peu quand les intentions sont claires. Vous souhaitez servir la République ? ... Avec votre vaisseau ? ... Et un équipage ?
— Oui.
Le Chancelier s’approcha lentement de son bureau et s’assit.
— Je peux vous accorder cela… Officiellement et légalement.
Jaden se raidit légèrement.
— Mais ? Demanda Vyze.
Palpatine joignit les mains.
— Il y a toujours une condition, Maître Polaekys. La République fonctionne ainsi.
Un silence.
— Le Sénat va bientôt voter des pleins pouvoirs exceptionnels... Une mesure temporaire, bien sûr… mais décisive.
Vyze fronça les sourcils.
— Je ne suis pas sénateur, Chancelier !
— Non, répondit Palpatine doucement. Mais vous connaissez quelqu’un qui l’est.
Le nom ne fut pas prononcé tout de suite.
Il n’en avait pas besoin.
— Alyna Rhee est respectée, poursuivit le Chancelier. Écoutée… Son vote pourrait… rassurer bien des indécis.
Le cœur de Vyze se serra.
— Vous me demandez de l’influencer !
— Je vous demande de lui parler, corrigea Palpatine. Vous savez le faire avec beaucoup de… sincérité.
Un silence lourd s’installa.
— Pourquoi elle ? Demanda Vyze.
Le sourire de Palpatine se fit plus fin.
— Parce que certaines rencontres ne sont jamais fortuites… Je vous ai vus, un soir, à l’opéra… Vous pensiez être discrets.
La révélation frappa Vyze comme un coup invisible.
Il revit la loge, les murmures, l’invitation.
La proposition de s’éloigner.
— Vous m’observiez, dit-il.
— Je m’intéresse aux êtres qui regardent plus loin que leur rôle, répondit Palpatine. Et vous, Maître Polaekys… vous regardez toujours l’horizon.
Jaden sentit la tension monter.
— Et si elle refuse ? Demanda-t-il.
Palpatine inclina légèrement la tête.
— Alors le Delphinus restera un magnifique monument à l’intention… Rien de plus !
Le choix était posé, net, implacable.
Vyze inspira profondément.
Il venait de comprendre que l’opéra n’était pas qu’un souvenir.
C’était le début d’une dette.
— Je lui parlerai, dit-il enfin.
Le sourire du Chancelier s’élargit imperceptiblement.
— Dans ce cas… la République vous remercie déjà pour votre loyauté.
En quittant le bureau, Vyze sentit la Force se refermer autour de lui.
Il n’avait pas été manipulé par la colère.
Ni par la peur.
Mais par l’attachement.
Et c’était, de loin, le piège le plus dangereux.
-- Edit (+ 1 jour 6 heures 31 minutes 38 secondes) :
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.14
Pour l'avant-dernier chapitre : Maintenant les conséquences...
Tome 4 – La Dissidence
Dans le bureau d’Alyna au Sénat, la pièce était silencieuse, éclairée seulement par la lueur diffuse de la ville en contrebas.
Alyna se tenait près de la fenêtre lorsque Vyze entra. Elle se retourna aussitôt.
— Tu n’as pas la même présence, dit-elle doucement. Quelque chose a changé.
Vyze resta debout, immobile.
— J’ai quitté l’Ordre.
Le mot tomba, brutal, sans cérémonie.
Alyna porta une main à sa bouche.
— Quitté… A cause de ton Delphinus ?
— Pas seulement, je crois que j’ai agi trop tôt… J’ai vu trop loin ou pas comme eux. Et aussi pour toi, je ne peux plus vivre notre amour en restant caché.
Elle s’approcha lentement.
— Et maintenant ?
Vyze inspira profondément.
— Maintenant, la République est la seule chose qu’il me reste à servir.
Elle comprit aussitôt que ce n’était pas toute la vérité.
— Qu’a-t-il demandé ?
Vyze baissa les yeux.
— Palpatine veut ton vote… Pour les pleins pouvoirs.
Le silence se brisa.
Alyna recula d’un pas.
— Non… C’est une manœuvre, il t’utilise.
— Je le sais.
— Il nous a observés, n’est-ce pas ? Depuis l’opéra, un des rares moments où nous avons manqués de discrétion ?
Vyze hocha la tête.
Les larmes montèrent aux yeux d’Alyna.
— C’est malsain, murmura-t-elle. Il a attendu. Il a laissé les choses se produire pour que ce choix devienne inévitable.
Elle se détourna, la voix brisée.
— Je suis une élue, Vyze. Je suis censée représenter des mondes, pas servir de monnaie d’échange.
Il s’approcha, sans la toucher.
— Je ne te demanderais jamais cela si une autre voie existait.
Elle rit nerveusement, essuya une larme.
— Et pourtant, tu es là !
Un long silence.
— Tu crois vraiment que ce vaisseau peut faire la différence ? Demanda-t-elle enfin.
— Oui, pas comme une arme mais comme une dissuasion, comme une promesse que la République n’est pas sans réponse quand l’ombre avance.
Alyna ferma les yeux.
— Je n’ai pas oublié ton secret, Vyze. Je sais ce qu’est vraiment le Delphinus et surtout, ce qu’il contient !
Vyze resta immobile. Ce n’était pas une révélation, elle savait déjà.
Mais l’entendre prononcer ces mots à voix haute… ici… maintenant… changeait tout.
— Si ce vaisseau tombe entre de mauvaises mains… Alors ce vote n’aura plus aucune importance.
Elle inspira profondément.
— Palpatine me fait peur. Mais le vide qu’il exploite me fait encore plus peur !
Les larmes coulèrent librement cette fois, puis Alyna se figea, elle repensa au jour où le Chancelier avait besoin de son vote pour prolonger son mandat et murmura pour elle-même les mêmes mots de Palpatine :
— Il suffit… d’un seul choix… Pour que tout le reste devienne inévitable.
Elle fixa Vyze et pour la première fois, elle le voyait comme un homme pris dans son propre piège : Il était l’auteur, l’architecte et l’acteur de sa propre tragédie…
— Je voterai pour lui.
Vyze sentit quelque chose se briser en lui.
— Alyna…
— À une condition, coupa-t-elle. Que tu survives à ce que tu es en train de devenir… Et que tu n’oublies jamais pourquoi tu fais ça !
Elle releva les yeux vers lui.
— Si un jour ce vaisseau sert autre chose que la protection… Je serai la première à me dresser contre toi Vyze Polaekys !
Vyze inclina la tête.
— C’est tout ce que je peux te promettre.
Elle s’approcha enfin et posa son front contre le sien.
— Alors fais en sorte que cette promesse ait un sens !
Dehors, la ville continuait de briller.
Indifférente.
Quelque part, le destin venait de basculer, non par la force, mais par un accord silencieux entre deux êtres qui savaient exactement ce qu’ils risquaient.
*Chapitres 12 à 14 ci-dessous*
*Je n'aime vraiment pas la nouvelle présentation du forum, j'espère que cela ne vous gêne pas la lecture.*
Bonjour,
Le triangle amoureux se resserre.
Tome 4 – La Dissidence
Chapitre 10 — L’Héritage du Duracier
La demeure ancestrale des parents d'Alyna surplombait les chantiers navals de Coronet City. À travers les grandes baies vitrées, on pouvait voir les squelettes d'acier des croiseurs en construction, une vision de puissance et de richesse qui définissait Corellia depuis des millénaires.
Le dîner était, comme toujours, une affaire de protocole.
Ses parents, le Baron et la Baronne Rhee, incarnaient cette vieille noblesse industrielle qui voyait la galaxie comme un immense échiquier commercial. Pour eux, chaque relation était un investissement.
— Garm m'a dit que tu avais fait preuve d'une grande maturité au Sénat, Alyna, commença son père. Soutenir le Chancelier est un pari risqué, mais s'il stabilise les routes commerciales, Corellia en sortira grandie.
Alyna hocha la tête, mais son esprit était ailleurs.
— Père… je ne l'ai pas fait uniquement pour Corellia.
Sa mère releva les yeux, un sourcil s'élevant légèrement.
— Oh ? Et pour quoi d'autre ?
Alyna marqua une pause. C’était le moment.
— J’ai rencontré quelqu'un. Un Maître Jedi. Il s’appelle Vyze.
Un silence très lourd s’installa. Son père posa ses couverts sèchement.
— Un Jedi ? Dit-il avec une pointe de mépris dans la voix. Alyna, nous ne t’avons pas envoyée sur Coruscant pour que tu t’éprennes d’un moine guerrier sans nom et sans fortune. Ces gens n’ont pas de famille, pas d’héritage, et surtout, aucun avenir politique.
— Il est différent, tenta Alyna. Il a une vision, une force de caractère que peu d'hommes possèdent.
Sa mère la regarda avec une pitié feutrée.
— La "force de caractère" ne signe pas les traités, ma chérie. Regarde Kaelen Vance. Il est venu nous voir hier. Sa famille contrôle trois secteurs miniers. Il est stable, influent, et il t'adore.
— Kaelen est un ami, répondit Alyna, sentant la colère monter. Mais Vyze…
— Vyze n'est rien, trancha son père. Pour que nous acceptions un homme dans ta vie, il doit apporter quelque chose à notre lignée. Un homme de haut rang. Un officier de haut vol, un diplomate de premier ordre…
Il esquissa un geste vague vers les croiseurs à l'extérieur.
— … Si tu veux absolument un militaire, trouves-en un qui commande. Un homme qui porte les insignes de l'autorité, Alyna. Reviens nous voir quand ton Jedi sera devenu, je ne sais pas, moi, un Amiral par exemple. Là, nous pourrons peut-être discuter.
Un rire léger et condescendant s’échappa de ses lèvres.
— Mais nous savons tous deux que cela n'arrivera jamais. Les Jedi sont des serviteurs, pas des chefs.
Alyna baissa les yeux vers son assiette. Elle sentait le poids des attentes familiales l'étouffer.
— Vous seriez surpris de ce dont il est capable, murmura-t-elle.
— Je préfère être rassuré par ce qui est concret, conclut son père. Oublie ce garçon. Concentre-toi sur Kaelen. Corellia a besoin de stabilité, pas de romances mystiques.
En quittant la table ce soir-là, Alyna regarda une dernière fois les navires en construction. Elle se fit une promesse : peu importait le titre qu'il porterait, Vyze serait celui qu'elle choisirait et surtout peu importe l’avis de son père et l’ombre de l’Ordre et de ses principes. Même si elle devait attendre le temps qu’il faudra pour qu’il fasse le même choix qu’elle.
-- Edit (+ 58 secondes) :
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.11
Bizarrement, je ne peux pas ajouter ce chapitre comme d'habitude, il fusionne à chaque fois avec le chapitre 10...
Encore un de mes chapitres préférés, avec une ultime révélation sur le Delphinus : son prix
Tome 4 – La Dissidence
Chapitre 11 — Le dernier contrat
Les années passèrent sans annonce, sans proclamation officielle, sans victoire claire.
La République se fissurait lentement.
Des systèmes entiers se détachaient, invoquant l’abandon, la corruption, l’immobilisme du Sénat. On les appelait désormais la Confédération des Systèmes Indépendants, mais derrière ce mot neutre se cachaient des colères anciennes et des intérêts bien plus récents.
Vyze, qui avait maintenant 30 ans, observa tout cela de loin. Il continua à servir, sans bruit, sans éclat.
Des missions discrètes, des négociations avortées, des crises étouffées avant qu’elles ne deviennent publiques et des rendez-vous discrets avec Alyna, dont leurs sentiments ne cessaient de croître secrètement l’un pour l’autre, sans se l’avouer.
Jaden, 26 ans, Chevalier Jedi accompli, était toujours à ses côtés, lui aussi avait mûri.
Ils avaient changé : Moins de paroles, plus de regards.
Une confiance qui n’avait plus besoin d’être expliquée.
Le Conseil, lui, devenait plus distant.
Chaque rapport de Vyze était scruté, chaque décision pesée, chaque absence remarquée.
Et pourtant, pendant que la République se débattait dans ses débats, ailleurs, quelque chose avançait.
Pour leur dernier contrat avec les Pykes, Vyze et Jaden descendirent dans les profondeurs de Coruscant.
Le niveau 1313.
Un endroit où la lumière de la surface n’arrivait jamais.
Devant l’entrée du palais du Soleil Noir, propriété du Vigo Valerius Krayt, Vyze s’arrêta face aux gardes lourdement armés.
— Je suis Vyze Polaekys. Vous me connaissez peut-être sous le nom du Jedi mercenaire. Je souhaite voir votre chef.
Les gardes échangèrent un regard hésitant.
Même dans les bas-fonds de Coruscant, la réputation de Vyze circulait comme une rumeur glaciale.
— Très bien… suivez-nous.
Ils traversèrent plusieurs couloirs sombres avant d’arriver dans un vaste bureau.
Vyze entra le premier… puis s’immobilisa net.
— Alyna ?
La jeune femme se retourna brusquement.
— Vyze ?
Ils se fixèrent un instant, stupéfaits.
— Que fais-tu là ? Dirent-ils exactement au même moment.
Vyze croisa les bras.
— À toi l’honneur, sénatrice.
Alyna soupira.
— Je suis venue officiellement négocier la libération d’otages corelliens et toi ?
Vyze haussa légèrement les épaules.
— Et moi je suis venu pour la prime concernant le Vigo Valerius Krayt.
Alyna écarquilla les yeux.
— Vyze ! Ce n’est vraiment pas le moment !
— Tu aurais dû me demander pour tes otages. Je m’en serais chargé. Ce milieu est dangereux.
— Pour qui me prends-tu ? Je sais me défendre seule ! J’ai toujours mon blaster sur moi. Petit cadeau de Kaelen…
Elle se tourna vers Jaden.
— Et toi ! Je t’avais demandé de le raisonner pour qu’il arrête cette folie !
Jaden leva les mains.
— Tu sais très bien que tu es la seule personne de la galaxie capable de raisonner Vyze.
Vyze plissa les yeux.
— Ah… parce qu’en plus vous vous voyez dans mon dos, maintenant ?
Une voix agacée coupa la conversation.
— Excusez-moi… mais votre dispute conjugale pourrait-elle se dérouler ailleurs ?
Tous deux se tournèrent vers le propriétaire des lieux.
— La ferme ! Nous sommes juste amis ! Dirent Alyna et Vyze en parfaite synchronisation.
Vyze resta un instant silencieux… légèrement surpris par le ton employé par Alyna.
Puis il s’avança calmement vers le bureau.
— Vigo Valerius Krayt… vous allez gentiment faire plaisir à la dame et libérer immédiatement les otages corelliens.
Un silence lourd tomba dans la pièce.
Vyze posa lentement la main sur son sabre.
— Ensuite… vous viendrez avec moi chez les Pykes.
Le Vigo fixa Vyze quelques secondes.
Puis il soupira.
Il connaissait la réputation du Jedi mercenaire.
— Libérez les otages.
Les gardes s’exécutèrent immédiatement.
Quelques minutes plus tard, les otages furent escortés hors du bâtiment.
Vyze observa la scène avec satisfaction.
— Il y a des moments où je m’impressionne moi-même, lança-t-il avec un sourire.
Alyna lui jeta un regard assassin.
Le Vigo Valerius Krayt fut remis aux Pykes.
Et pour la dernière fois…
Vyze reçut son paiement : 7 millions de crédits.
Le prix de son dernier contrat.
Vyze observa les crédits transférés sur son datapad.
Puis il murmura :
— Voilà… le Delphinus est enfin payé.
Jaden jeta un regard par-dessus son épaule.
— Alors ?
Vyze fit pivoter l’écran.
— Sept millions de crédits.
Alyna fronça les sourcils.
— Sept millions… pour ce contrat ?
— C’était le dernier, reprit Vyze fier de lui.
Elle croisa les bras.
— Et combien ont rapporté les vingt dernières années de ce genre de missions ?
Vyze hésita une seconde.
Jaden, lui, sourit légèrement.
— Tu veux vraiment savoir ?
— Oui, absolument tout.
Vyze lui tendit le datapad.
Alyna lut les chiffres.
Puis relut une deuxième fois.
Ses yeux s’écarquillèrent.
— 472 millions de crédits ?
Quelques contrebandiers dans la pièce voisine se retournèrent.
Vyze haussa les épaules.
— Vingt ans de travail… et même pas une égratignure !
Alyna le fixa comme si elle essayait de décider si elle devait l’étrangler ou l’admirer.
Jaden ajouta tranquillement :
— Et encore… on a refusé beaucoup de contrats, ceux qui payaient le plus pour les assassinats.
Alyna passa une main sur son front.
— Vous êtes complètement fous…
Elle regarda de nouveau l’écran.
— 472 millions… c’est déjà absurde.
Elle leva les yeux vers Vyze.
— Dis-moi au moins que ce chiffre suffit.
Vyze échangea un regard avec Jaden.
— Presque.
— Presque ?
— Il reste encore les derniers modules et quelques systèmes.
Alyna serra les dents.
— Vyze… combien coûte réellement ce vaisseau ?
Il prit une inspiration.
— Si la République le construisait officiellement… dans un chantier naval… avec les normes militaires… et en incluant éventuellement un pot-de-vin.
Un court silence.
— Environ 4 milliards de crédits.
Le silence qui suivit fut total.
Même les gardes du Soleil Noir cessèrent de parler.
Alyna resta immobile, bouche bée, quelques secondes.
Puis elle soupira lentement.
— Très bien.
Elle rendit le datapad.
— Je retire ce que j’ai dit.
Elle fixa Vyze.
— Vous n’êtes pas fous.
Elle marqua une pause.
— Vous êtes complètement irresponsables !
Jaden esquissa un sourire.
— C’est pour ça que ça marche.
Alyna secoua la tête.
— Je vous ai laissé continuer… mais je ne l’ai jamais vraiment approuvé.
Elle planta son regard dans celui de Vyze.
— Alors j’espère sincèrement que ce vaisseau servira à protéger la galaxie… parce que si quelqu’un découvre ce que vous avez fait…
Elle laissa la phrase en suspens.
Vyze rangea son datapad.
— C’est pour ça qu’il ne doit jamais tomber entre de mauvaises mains.
Alyna soupira.
— Dans ce cas… vous avez intérêt à le terminer.
Elle se tourna vers la sortie.
— Parce qu’après tout ce que vous venez de m’avouer…
Elle lança un dernier regard à Vyze.
— Je crois que je préfère encore qu’il existe.
Alyna se dirigea vers la sortie.
Elle s’arrêta une seconde devant la porte, puis se retourna légèrement.
Elle observa Vyze quelques instants.
— Parce que si la galaxie a vraiment besoin d’un vaisseau comme le tien…
Un court silence passa.
— Alors cela voudra dire que nous avons déjà perdu bien plus que nous ne l’imaginons.
La porte se referma derrière elle.
Dans le silence du niveau 1313, Vyze resta immobile.
Jaden croisa les bras.
— Tu crois qu’elle réalise à quel point tu avais raison ?
Vyze regarda les lumières lointaines de Coruscant à travers une ouverture du couloir.
— J’espère qu’elle n’aura jamais à le découvrir.
Mais au fond de lui…
Il savait déjà que ce jour viendrait.
Et lorsque ce jour arriverait, le Delphinus devrait être prêt.
-- Edit (+ 1 jour 12 heures 22 minutes 40 secondes) :
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.12
Dans mes chapitres préférés, celui-ci doit être N°1, je vous laisse découvrir, bonne lecture.
Tome 4 – La Dissidence
Chapitre 12 — Le temps des fractures
Un soir, les lumières de Coruscant s’étendaient à perte de vue, une mer d’étoiles artificielles vibrant sous la nuit infinie.
Le speeder glissait paisiblement entre les voies aériennes, loin du tumulte des niveaux inférieurs.
Alyna observait l’horizon, apaisée.
— Pour une fois… tu ne cours après personne.
Vyze esquissa un léger sourire, les mains posées tranquillement sur les commandes.
— Pour une fois.
Le silence entre eux n’était pas vide. Il était doux.
Puis, soudain, Vyze se figea, son regard changea.
— Vyze ? Demanda Alyna, attentive.
Il pencha légèrement la tête, comme s’il écoutait quelque chose d’invisible.
— Quelqu’un fuit, dit-il doucement. Et il ne doit pas s’échapper.
Sans attendre, il poussa les commandes. Le speeder accéléra brutalement, plongeant entre les couloirs de circulation.
— Vyze ! Qu’est-ce que tu fais ?
— La Force m’appelle, accroche-toi !
Devant eux, un speeder sombre fendait le trafic, dangereux, incontrôlé.
— Je sens une aura obscure autour de lui… Il vient de tuer… Il faut l’arrêter !
La poursuite commença : Virages serrés, plongées vertigineuses, alarmes stridentes, Coruscant devint un labyrinthe de lumière et de métal.
Alyna restait crispée sur son siège, poussant des cris à chaque sursaut.
Puis Vyze aperçut une faille étroite entre deux structures, un passage presque invisible.
— On va prendre un raccourci, dit-il calmement.
Alyna se redressa d’un coup.
— Vyze… ça ne passe pas.
— Mais si.
Le passage se rapprochait.
— Vyze… ça ne passe vraiment pas.
— Fais-moi confiance.
Le métal semblait déjà trop proche.
— Vyze…Vyze… VYYYZEEEE !!!!
Le speeder s’engouffra dans la fissure : SCRRRAAAAPE !!
Hurlement du métal. Étincelles. Vibrations violentes, un morceau se détacha à l’arrière du speeder, puis, enfin, la sortie.
Le speeder jaillit dans l’espace libre, juste devant leur cible.
Quelques secondes plus tard, le criminel était bloqué, encerclé, capturé par les droïdes de sécurité de Coruscant.
Le silence retomba, les moteurs ralentirent. Coruscant brillait autour d’eux, indifférente.
Vyze se tourna vers Alyna, un léger sourire aux lèvres.
— Tu vois… ça passait !
Mais Alyna ne répondit pas, elle le regardait autrement.
— Tu as senti… avant même de voir, murmura-t-elle. Tu n’as jamais douté.
Vyze haussa légèrement les épaules.
— Pas quand tu es avec moi.
Un souffle, un instant suspendu, Alyna posa doucement sa main sur la sienne.
— J’ai eu peur… pas de tomber… pas de mourir…
Sa voix trembla légèrement.
— Mais de ne jamais pouvoir te le dire.
Vyze la regarda, surpris, vulnérable.
— Je t’aime, Vyze.
Le monde sembla s’arrêter… Ses doigts se refermèrent doucement sur ceux d’Alyna.
— Moi aussi… Depuis bien plus longtemps que je ne voulais l’admettre… J’ai cru… que tu avais choisi une autre vie.
— Sombre idiot, cela fait des années que j’ai refusé ce mariage arrangé !
Vyze restait sans voix, leurs regards ne se quittèrent plus, puis, lentement, naturellement, Alyna s’approcha et ils s’embrassèrent, pas comme deux héros, pas comme deux survivants, mais comme deux âmes qui, au milieu du chaos de la galaxie… venaient enfin de se trouver.
— Cette fois… je fais un choix, murmura Alyna
Alors qu'ils se détachaient doucement, Vyze regarda les lumières de la ville. Pour la première fois, il ne voyait pas des cibles ou des menaces. Il voyait un avenir qu'il voulait désespérément protéger.
— Jaden va se moquer de moi pendant des années, murmura-t-il.
Alyna eut un petit rire étouffé.
— S'il survit à ta conduite, oui. Probablement.
Le speeder dérivait doucement dans la lumière infinie de Coruscant et pour la première fois depuis longtemps… Vyze n’écoutait plus la Force mais seulement son cœur.
Dans le silence des chantiers orbitaux du Kuat, le dernier rivet fut posé.
Le Delphinus était achevé : 3 kilomètres de long pour 1,5 kilomètre de large et 700 mètres de hauts remplis de duracier et de promesses contenues, peint de couleur faite de nuances de gris anthracite, comme une ombre dans l’espace.
Ce fabuleux et gigantesque croiseur possédait une forme reconnaissable : Une coque triangulaire, comme un fer de lance, il avait deux grandes portes dorsales longitudinales qui s’ouvrent sur toute la longueur du vaisseau pour lancer des escadrons entiers depuis un immense hangar central traversant, deux hangars de chaque côté et une baie d’amarrage sous son ventre, tous communiquaient ensemble via de large et haut couloirs, permettant d’y faire passer des navettes Thêta.
Il possédait également une superstructure de commandement massive, soutenue par deux pylônes en V inversé larges et anguleux, donnant une impression de puissance structurelle.
Une verrière panoramique élargie, permettant une vision tactique quasi-totale et à son sommet une vigie offrant une vision à trois-cent-soixante degrés.
La passerelle ressemblait moins à une tour qu’à une citadelle suspendue au-dessus de la coque. Une propulsion massive avec six moteurs principaux bleutés et des moteurs secondaires.
Son armement se composait comme suit :
16 turbolasers lourds DBY-827 : 8 dorsaux entourant la tour de commandement et 8 ventraux protégeant le dôme du réacteur principal expérimental.
4 turbolasers moyens.
Canons anti-capitaux latéraux.
Défense rapprochée.
120 canons laser point-défense.
10 tubes à missiles à concussion et torpilles à photons.
Rayons tracteurs.
Malgré sa taille, il restait capable de déplacements stratégiques rapides, mais privilégiait la puissance et la stabilité plutôt que la maniabilité, grâce à un cœur de réacteur expérimental, dont Vyze avait vu ses capacités lors de sa première mission sur Kuat.
Un croiseur comme la galaxie n’en avait plus vu depuis des siècles.
En son cœur, profondément enfoui, reposait le dernier fragment du cristal kyber noir, intact, muet, Mais vivant.
Vyze le sentait, même à distance.
Il n’était pas encore une arme, pas encore, mais plutôt une clé.
Une énergie capable de traverser les boucliers, de plier l’espace, de rappeler à la galaxie que certaines puissances ne naissent pas pour dominer… mais pour dissuader.
Un symbole, autant qu’un avertissement.
Dans l’espace, le Delphinus n’apparaîtrait pas comme un simple vaisseau… mais comme une forteresse vivante.
Sa passerelle suspendue entre deux pylônes en V, sa coque immense et ses batteries jumelles lui donnaient une silhouette unique, immédiatement reconnaissable : un symbole de puissance stratégique, d’autorité et de domination militaire.
Vyze entra sur la passerelle pour l’inspecter : Entrer dans la passerelle du Delphinus n’était pas simplement pénétrer dans un centre de commandement… c’était entrer dans le vide cosmique lui-même : On accédait à la passerelle par un petit sas discret, presque humble comparé à ce qui se trouvait au-delà. Mais dès que la porte s’ouvrait, toute notion d’espace changeait.
La verrière panoramique gigantesque s’élevait du sol jusqu’au plafond, engloutissant le regard dans l’infini étoilé. Il n’y avait plus de murs visibles, seulement le vide, les étoiles, et la sensation vertigineuse de flotter au cœur de l’espace.
On ne marchait pas vers la passerelle… On y était aspiré ! Depuis l’entrée, un pont suspendu étroit s’avançait dans le vide de la salle, menant vers le centre stratégique.
De chaque côté, deux escaliers symétriques en miroir descendaient vers le niveau opérationnel inférieur, donnant immédiatement une impression d’équilibre et d’ordre militaire.
Sous les pas, le métal est sombre, silencieux. Devant, la lumière froide des étoiles inondait la pièce.
En bas, à droite et à gauche, s’étendaient deux tranchées opérationnelles parallèles, légèrement en contrebas : Remplies de consoles tactiques et de stations de contrôle, occupées par les officiers, navigateurs, artilleurs et analystes, une lumière holographique bleutée pulsant doucement dans la pénombre.
Ces tranchées donnaient à la passerelle un aspect à la fois naval et militaire, comme le pont inférieur d’un cuirassé ancien… mais suspendu dans l’espace.
Au bout de la tranchée droite se trouvait un élément unique : La barre.
Inspirée des antiques navires pirates, elle n’était pas une simple commande, c’était un symbole. Une roue de pilotage mécanique adaptée aux systèmes modernes, permettant un contrôle manuel direct du vaisseau.
Un rappel que, malgré la technologie… le Delphinus restait un navire.
Au centre parfait de la passerelle, légèrement en hauteur, se trouvait un terre-plein surélevé.
Et dessus : Le fauteuil de Vyze, positionné exactement entre les deux tranchées, il dominait la passerelle sans l’écraser.
Depuis ce point : Vue totale sur l’équipage, vision directe sur l’espace infini, contrôle symbolique et réel du vaisseau.
C’était le point d’équilibre entre commandement, stratégie et destin.
Un chemin périphérique permettait de faire entièrement le tour de la verrière à pied, parsemé de consoles tactique.
Marcher ici donnait l’impression de flotter dans l’espace, sans séparation entre le vaisseau et l’univers. Certains disaient que rester trop longtemps face à ce vide donne le vertige… ou des visions.
Sur le côté droit de la passerelle se trouvait une grande table stratégique holographique : Projection de cartes stellaires, visualisation tactique en temps réel, commandement de flotte, simulation de bataille.
C’était ici que se décideraient les guerres… avant qu’elles ne commencent.
Sous le pont central, deux escaliers symétriques descendaient vers un niveau plus silencieux, plus intime : Le Bureau de Vyze.
Situé directement sous son fauteuil de commandement, le bureau possédait : Une verrière panoramique personnelle et une atmosphère calme, presque sacrée avec un accès direct aux systèmes stratégiques du vaisseau.
C’était le lieu du commandement réfléchi, loin du tumulte de la passerelle.
Au bout d’un couloir droit, face au bureau : La chambre de méditation.
Un espace épuré, silencieux, isolé du bruit du vaisseau. Ici, Vyze ne commanderait plus un navire… il écouterait, réfléchirait, et verrait plus loin que la guerre.
Toujours sous le pont suspendu, au même niveau que le centre opérationnel, un autre couloir menait vers : Plusieurs salles ouvertes remplies de consoles et d’opérateurs, centres d’analyse, de communication et de surveillance et un ascenseur vertical.
Cet ascenseur menait à un point unique : La Vigie, une chambre d’observation élevée, avec vue à trois-cent-soixante degrés sur l’espace… C’était l’œil du Delphinus.
Depuis ici, on ne voyait pas seulement les étoiles… on voyait la bataille, le mouvement, le destin en marche. La passerelle du Delphinus n’était pas seulement un centre de commandement : C’était un lieu vivant, un sanctuaire militaire, un pont entre l’homme, la guerre… et l’infini.
Silencieuse. Monumentale. Intemporelle. Telle que Vyze l’avait vu dans sa vision il y a fort longtemps, ici même à Kuat.
Le jour du lancement de ce mastodonte approchait… Et avec lui, le vote crucial.
Au Sénat, les mots devenaient plus durs.
Les peurs plus bruyantes.
On parlait de pleins pouvoirs, de mesures exceptionnelles, de sécurité à tout prix.
Vyze se tenait à la baie vitrée de la passerelle du Delphinus, immense, offrant une large baie d’observation, regardant la planète en contrebas.
— Tout est prêt, dit le directeur Voss en s’approchant. Il ne manque plus qu’un ordre.
Vyze resta silencieux. Un bourdonnement parcourut la Force, comme un écho lointain.
Le cristal kyber semblait l’appeler… ou lui murmurer quelque chose.
— Je dois avouer que même si je ne suis pas d’accord… je le trouve impressionnant, dit Alyna en observant l’immense structure.
Elle marqua une pause.
— Tu as raison, Vyze. On se sent vraiment en sécurité ici. Mais… il y a aussi quelque chose qui me donne un léger frisson. Comme une caresse invisible.
Vyze posa doucement une main contre la paroi métallique.
— C’est mon cristal kyber. Il vibre à chaque fois que je monte à bord.
— Ce n’est pas seulement de la sécurité que je ressens… murmura-t-elle. C’est comme si ce vaisseau attendait quelque chose.
— Quand il partira, reprit le directeur Voss, il ne pourra plus être ignoré. Ni par le Conseil. Ni par le Sénat.
— Mais il te faudra un équipage, ajouta Alyna. Comment comptes-tu faire ?
Vyze ferma les yeux un instant.
Dans la Force, quelque chose se contractait.
— Alors qu’il attende encore un peu, répondit-il enfin. Jusqu’au moment où la galaxie n’aura plus le luxe d’hésiter.
Il rouvrit les yeux.
— Et alors… j’aurai mon équipage.
Au loin, Coruscant brillait, nerveuse.
Le Delphinus demeurait immobile.
Mais pour la première fois, il était prêt.
-- Edit (+ 2 jours 13 minutes 9 secondes) :
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.13
Nous arrivons maintenant au début de l'épisode 2 et l'heure pour Vyze de sceller son destin !
Tome 4 – La Dissidence
Chapitre 13 — Arbitrage
La cité flottait dans une lumière dorée.
Les plateformes de Bespin dérivaient lentement dans les nuages, tandis que les convois de gaz tibanna montaient depuis les profondeurs, canalisés par d’immenses structures industrielles. Tout semblait calme. Trop calme.
Vyze se tenait face aux représentants des compagnies minières et aux autorités locales. Les voix étaient posées, les mots choisis avec soin, mais la tension était palpable.
— La République exige une exploitation équitable, déclara Vyze. Le gaz tibanna est une ressource stratégique, pas un levier de pression économique.
— Facile à dire pour un Jedi, répondit l’un des délégués. Ce sont nos installations. Nos risques.
Jaden observait la scène en retrait, attentif.
— Et bientôt, reprit Vyze, ce seront des flottes entières qui dépendront de cette ressource. La neutralité n’est plus une option.
Un silence s’installa.
L’arbitrage se conclut sans éclat. Un compromis fragile, comme tant d’autres.
Alors qu’ils quittaient la salle, un holo-écran s’alluma dans le couloir.
« Flash d’information. Tentative d’attentat explosive contre la sénatrice Amidala sur Coruscant. L’enquête est en cours. »
Jaden s’arrêta net.
— Quoi ?
Vyze sentit la Force se tendre, comme une corde prête à rompre.
— Ce n’est plus de l’intimidation, dit-il. C’est une stratégie.
Ils échangèrent un regard grave.
Le voyage de retour fut silencieux.
À bord de leur vaisseau, Vyze consulta des rapports, des projections, des scénarios de crise. Les mots revenaient sans cesse : sécurité, urgence, pouvoirs exceptionnels.
— Tu penses au Delphinus, dit Jaden.
— Oui.
— Tu crois que le Conseil acceptera ?
Vyze ferma les yeux un instant.
— Non, voici venue l’heure de mon choix...
Le Conseil Jedi se montra aussi inflexible que prévu, la révélation de l’existence du Delphinus a créer comme un séisme parmi les membres du conseil.
Kit Fisto prit la parole, le regard empreint de regret.
— Le contexte est grave, Vyze. Mais ton vaisseau… son armement, son autonomie, sa capacité de projection… Ce n’est pas une réponse Jedi.
— Ce n’est pas une réponse Jedi, répéta Vyze calmement. C’est une réponse Républicaine.
— Tu as agi dans le plus grand secret, continua Mace Windu. Sans autorisation, sans aucun contrôle et désormais sans confiance.
Le verdict fut prononcé sans colère.
— Par décision du Conseil… Tu es exclu de l’Ordre Jedi.
Le silence pesa lourd.
— Alors je pars aussi ! Déclara Jaden.
— Réfléchis bien, Jaden Aurelios, dit Ki-Adi-Mundi.
— Je l’ai déjà fait !
— J’accepte votre jugement, reprit Vyze. Je vois votre aveuglement face à la corruption du Sénat… Ne me considérez pas comme exclu, je pars simplement en mon âme et conscience…
Ils quittèrent le Temple ensemble.
Quelques heures plus tard, le bureau du Chancelier baignait dans une lumière douce, presque rassurante. Trop, peut-être.
Palpatine observait Coruscant à travers la large baie vitrée lorsqu’ils entrèrent.
— Votre arbitrage sur Bespin a été… instructif, dit-il sans se retourner. Le gaz tibanna est au cœur des conflits à venir. Peu de Jedi l’ont compris à temps.
Vyze resta droit.
— Je ne suis plus un Jedi.
Palpatine se tourna vers lui, un sourire calme aux lèvres.
— Les titres importent peu quand les intentions sont claires. Vous souhaitez servir la République ? ... Avec votre vaisseau ? ... Et un équipage ?
— Oui.
Le Chancelier s’approcha lentement de son bureau et s’assit.
— Je peux vous accorder cela… Officiellement et légalement.
Jaden se raidit légèrement.
— Mais ? Demanda Vyze.
Palpatine joignit les mains.
— Il y a toujours une condition, Maître Polaekys. La République fonctionne ainsi.
Un silence.
— Le Sénat va bientôt voter des pleins pouvoirs exceptionnels... Une mesure temporaire, bien sûr… mais décisive.
Vyze fronça les sourcils.
— Je ne suis pas sénateur, Chancelier !
— Non, répondit Palpatine doucement. Mais vous connaissez quelqu’un qui l’est.
Le nom ne fut pas prononcé tout de suite.
Il n’en avait pas besoin.
— Alyna Rhee est respectée, poursuivit le Chancelier. Écoutée… Son vote pourrait… rassurer bien des indécis.
Le cœur de Vyze se serra.
— Vous me demandez de l’influencer !
— Je vous demande de lui parler, corrigea Palpatine. Vous savez le faire avec beaucoup de… sincérité.
Un silence lourd s’installa.
— Pourquoi elle ? Demanda Vyze.
Le sourire de Palpatine se fit plus fin.
— Parce que certaines rencontres ne sont jamais fortuites… Je vous ai vus, un soir, à l’opéra… Vous pensiez être discrets.
La révélation frappa Vyze comme un coup invisible.
Il revit la loge, les murmures, l’invitation.
La proposition de s’éloigner.
— Vous m’observiez, dit-il.
— Je m’intéresse aux êtres qui regardent plus loin que leur rôle, répondit Palpatine. Et vous, Maître Polaekys… vous regardez toujours l’horizon.
Jaden sentit la tension monter.
— Et si elle refuse ? Demanda-t-il.
Palpatine inclina légèrement la tête.
— Alors le Delphinus restera un magnifique monument à l’intention… Rien de plus !
Le choix était posé, net, implacable.
Vyze inspira profondément.
Il venait de comprendre que l’opéra n’était pas qu’un souvenir.
C’était le début d’une dette.
— Je lui parlerai, dit-il enfin.
Le sourire du Chancelier s’élargit imperceptiblement.
— Dans ce cas… la République vous remercie déjà pour votre loyauté.
En quittant le bureau, Vyze sentit la Force se refermer autour de lui.
Il n’avait pas été manipulé par la colère.
Ni par la peur.
Mais par l’attachement.
Et c’était, de loin, le piège le plus dangereux.
-- Edit (+ 1 jour 6 heures 31 minutes 38 secondes) :
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.14
Pour l'avant-dernier chapitre : Maintenant les conséquences...
Tome 4 – La Dissidence
Chapitre 14 — Le poids du choix
Dans le bureau d’Alyna au Sénat, la pièce était silencieuse, éclairée seulement par la lueur diffuse de la ville en contrebas.
Alyna se tenait près de la fenêtre lorsque Vyze entra. Elle se retourna aussitôt.
— Tu n’as pas la même présence, dit-elle doucement. Quelque chose a changé.
Vyze resta debout, immobile.
— J’ai quitté l’Ordre.
Le mot tomba, brutal, sans cérémonie.
Alyna porta une main à sa bouche.
— Quitté… A cause de ton Delphinus ?
— Pas seulement, je crois que j’ai agi trop tôt… J’ai vu trop loin ou pas comme eux. Et aussi pour toi, je ne peux plus vivre notre amour en restant caché.
Elle s’approcha lentement.
— Et maintenant ?
Vyze inspira profondément.
— Maintenant, la République est la seule chose qu’il me reste à servir.
Elle comprit aussitôt que ce n’était pas toute la vérité.
— Qu’a-t-il demandé ?
Vyze baissa les yeux.
— Palpatine veut ton vote… Pour les pleins pouvoirs.
Le silence se brisa.
Alyna recula d’un pas.
— Non… C’est une manœuvre, il t’utilise.
— Je le sais.
— Il nous a observés, n’est-ce pas ? Depuis l’opéra, un des rares moments où nous avons manqués de discrétion ?
Vyze hocha la tête.
Les larmes montèrent aux yeux d’Alyna.
— C’est malsain, murmura-t-elle. Il a attendu. Il a laissé les choses se produire pour que ce choix devienne inévitable.
Elle se détourna, la voix brisée.
— Je suis une élue, Vyze. Je suis censée représenter des mondes, pas servir de monnaie d’échange.
Il s’approcha, sans la toucher.
— Je ne te demanderais jamais cela si une autre voie existait.
Elle rit nerveusement, essuya une larme.
— Et pourtant, tu es là !
Un long silence.
— Tu crois vraiment que ce vaisseau peut faire la différence ? Demanda-t-elle enfin.
— Oui, pas comme une arme mais comme une dissuasion, comme une promesse que la République n’est pas sans réponse quand l’ombre avance.
Alyna ferma les yeux.
— Je n’ai pas oublié ton secret, Vyze. Je sais ce qu’est vraiment le Delphinus et surtout, ce qu’il contient !
Vyze resta immobile. Ce n’était pas une révélation, elle savait déjà.
Mais l’entendre prononcer ces mots à voix haute… ici… maintenant… changeait tout.
— Si ce vaisseau tombe entre de mauvaises mains… Alors ce vote n’aura plus aucune importance.
Elle inspira profondément.
— Palpatine me fait peur. Mais le vide qu’il exploite me fait encore plus peur !
Les larmes coulèrent librement cette fois, puis Alyna se figea, elle repensa au jour où le Chancelier avait besoin de son vote pour prolonger son mandat et murmura pour elle-même les mêmes mots de Palpatine :
— Il suffit… d’un seul choix… Pour que tout le reste devienne inévitable.
Elle fixa Vyze et pour la première fois, elle le voyait comme un homme pris dans son propre piège : Il était l’auteur, l’architecte et l’acteur de sa propre tragédie…
— Je voterai pour lui.
Vyze sentit quelque chose se briser en lui.
— Alyna…
— À une condition, coupa-t-elle. Que tu survives à ce que tu es en train de devenir… Et que tu n’oublies jamais pourquoi tu fais ça !
Elle releva les yeux vers lui.
— Si un jour ce vaisseau sert autre chose que la protection… Je serai la première à me dresser contre toi Vyze Polaekys !
Vyze inclina la tête.
— C’est tout ce que je peux te promettre.
Elle s’approcha enfin et posa son front contre le sien.
— Alors fais en sorte que cette promesse ait un sens !
Dehors, la ville continuait de briller.
Indifférente.
Quelque part, le destin venait de basculer, non par la force, mais par un accord silencieux entre deux êtres qui savaient exactement ce qu’ils risquaient.
- sam sanglebuc
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Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.14
J'aime beaucoup Padme et Anakin, mais tu proposes une histoire qui vient en complément, avec des personnages plus mûrs, avec des explications qui viennent remplir des trous de l'histoire.
Je continue à te lire avec plaisir !
Je continue à te lire avec plaisir !
Ben: "Tu n'es pas seule"
Rey: "Toi non plus"
# JE SUIS KYLO - REYLO VIVRA !
Rey: "Toi non plus"
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Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 3 dispo // T.4 - Ch.14
*Chapitre 15 ci-dessous*
*Tome 5 : Chapitres 0 à 2 ci-dessous*
Merci Sam, je me suis librement inspiré de Padmé/Anakin pour construire Alyna/Vyze, ça donne un beau parallèle, avec des destins différents bien sûr.
Les choses vont continuer d'évoluer malgré la guerre qui se profile maintenant pour le prochain tome.
Le plus gros défi dans cette histoire, c'est de ne pas réécrire les films, mais de jouer avec.
A bientôt.
-- Edit (+ 1 jour 2 heures 16 minutes 39 secondes) :
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 4 dispo // T.4 - Ch.15
PDF dispo !
Dernier chapitre, nous sommes à la fin de l'épisode 2 et la galaxie entre dans une nouvelle ère !
L'heure du baptême de feu pour le Delphinus.
Tome 4 - La Dissidence
L’espace au-dessus de Géonosis s’embrasa.
Les vaisseaux de la Fédération du Commerce formaient un arc massif autour de la planète, silhouettes arrondies découpées sur la lumière crue de l’étoile. En contrebas, les croiseurs Acclamator plongeaient déjà vers la surface ocre, libérant leurs cargaisons de soldats clonés dans un silence mécanique.
La guerre venait de naître.
Sur la passerelle majestueuse du Delphinus, Vyze observait la scène sans un mot.
Le vaisseau répondait enfin à son destin.
— Les troupes au sol ont engagé le contact, annonça un officier. Résistance lourde.
Jaden se tenait à ses côtés, en armure de général Jedi, le regard fixé sur les holocartes.
— Ils sont trop nombreux, dit-il. Si la flotte ne cède pas, les clones seront écrasés !
Vyze ferma les yeux.
Dans la Force, le tumulte était assourdissant. Des milliers de vies, liées par la peur, l’obéissance, la colère.
Et au cœur du Delphinus, profondément enfoui, le cristal kyber noir vibrait.
Il ne criait pas, il attendait.
— Armez le canon kyber, ordonna Vyze calmement.
Un silence parcourut la passerelle.
— Maître… dit Jaden à voix basse. Si tu fais ça…
— Je sais, c’est bien ce qui m’effraie le plus.
Les ingénieurs s’exécutèrent, Vyze senti la pression monter dans la Force à chaque pourcentage de chargement du cristal.
Dans les entrailles du vaisseau, l’énergie s’aligna. Le cristal kyber noir canalisa la Force comme aucun autre avant lui, non pas amplifiée par la rage, mais contenue par une volonté inflexible.
Le Delphinus ne trembla pas, il se concentra.
— Cible verrouillée : croiseur amiral de la Fédération, annonça l’officier. Autorisation de tir ?
Vyze ouvrit les yeux, mesurant chaque seconde de ce moment, de ce choix devenu inévitable.
— Feu !
Un rayon de lumière noire jaillit, net, silencieux, traversant l’espace en une fraction de seconde.
Le croiseur ennemi n’explosa pas immédiatement : Il se fissura.
Puis la structure céda, comme si la réalité elle-même avait été tranchée.
En un seul tir, le vaisseau fut réduit à une carcasse inerte, dérivant lentement avant de se désintégrer. Le rayon noir continua sa course et détruisit une sphère de la Fédération du commerce.
Le champ de bataille s’immobilisa, les autres croiseurs rompirent la formation.
Au sol, la résistance se désorganisa.
La bataille était terminée.
Sur la passerelle, personne ne parla.
Jaden regarda Vyze, troublé.
— C’était… nécessaire, dit-il.
— Oui, répondit Vyze. Et c’est pour cela que cela me fait peur !
Il posa la main sur la console, sentant encore la résonance du cristal.
— Une seule fois. Plus jamais sans nécessité absolue !
Jaden hocha la tête.
— Tu as sauvé des milliers de vies aujourd’hui.
Vyze détourna le regard vers la planète.
— Aujourd’hui, mais demain ?
Un appel reçus de la vigie :
— Un petit vaisseau à quitté la planète et s’est enfuit dans l’hyperespace.
— Dooku, murmura Vyze en ressentant sa présence. C’est donc lui le responsable de ce désastre…
Plus tard, alors que les derniers rapports arrivaient, un message officiel s’afficha.
« Par décret de la République et à la demande personnelle du Chancelier Palpatine,
Vyze Polaekys est nommé Amiral de la Cinquième Flotte. »
La composition s’afficha :
— Quatre croiseurs Acclamator
— Trois croiseurs légers
— Et le Delphinus, navire amiral
On apprit également que le design du Delphinus servirait pour la construction de nouveaux croiseurs mais en plus petit et avec deux ponts : les Venator.
Les clones embarquaient désormais à bord du croiseur géant. Des rangs parfaits. Silencieux. Obéissants.
Vyze les observa avec une crainte qu’il ne chercha pas à dissimuler.
— Ils me saluent comme un sauveur, murmura-t-il. Et pourtant… ils n’ont jamais choisi d’être ici.
Jaden posa une main sur son bras.
— Alors rappelle-t'en chaque jour. Pour eux.
Vyze acquiesça.
Dans le vide spatial, le Delphinus s’éloigna lentement de Géonosis.
La galaxie venait d’entrer en guerre.
Et pour la première fois depuis longtemps, Vyze sentit que sa vision n’était plus seulement un avertissement.
C’était une trajectoire… et son journal venait de se transformer en journal de bord…
Tout d'abord, merci de m'avoir lu jusqu'ici, nous pouvons refermer le second Tome traitant de la période de la République.
Les deux prochains tomes seront centrés sur la Guerre des Clones, jusqu'à la fin de La Revanche des Sith.
A très bientôt pour le Tome 5 - C‘est la guerre !
-- Edit (+ 1 jour 14 heures 9 minutes 36 secondes) :
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 4 dispo // T.5 - Ch. 0 et 1
Au sommaire de ce Tome, et bien tout simplement : c'est la Guerre des Clones, une guerre totale, nous allons voir comment "l'Amiral Vyze"
évolue dans ce conflit qui embrase la galaxie.
Nous allons voir également comment la relation entre Vyze et Alyna va évoluer.
Tome 5 - C‘est la guerre !
Le feu crépitait doucement.
Les enfants étaient toujours là, assis en cercle, leurs visages éclairés par les flammes vacillantes. Grand-père Vyze se tut un instant, le regard perdu dans la nuit.
— Et ensuite ? Demanda l’un d’eux, impatient.
— Qu’est-ce qui s’est passé après ?
Vyze inspira lentement.
— Ensuite… il n’y eut plus de temps pour les questions.
Il leva les yeux vers les étoiles.
— La galaxie n’a pas basculé d’un coup… Elle a résisté… Elle a nié, puis un matin, tout le monde a compris.
Il resserra un peu plus son manteau autour de ses épaules.
— Les Jedi sont devenus des généraux. Les sénateurs, des stratèges. Les soldats, des chiffres.
Un enfant hésita.
— Et toi, grand-père ?
Un sourire triste passa sur son visage.
— Moi… J’ai compris que l’espoir devait parfois apprendre à survivre au milieu du feu.
Le silence s’installa, Vyze tourna plusieurs pages de son journal.
— Cette histoire, reprit-il enfin, C’est celle du moment où plus personne ne pouvait prétendre être innocent.
Il fixa les flammes.
— Parce que cette fois… C’était la guerre !
L’hyperespace se replia dans un éclat blanc.
La Cinquième Flotte apparut aux abords du système Ryloth, immédiatement accueillie par un rideau de signatures énergétiques hostiles.
— Contacts multiples, annonça l’officier capteur. Défense orbitale séparatiste en place.
Vyze ne bougea pas.
Devant eux, la planète était ceinte d’un dispositif défensif dense :
Plates-formes armées, champs de mines dérivants, frégates légères disposées en couches successives. Rien d’improvisé.
— Ils savent que ce monde est stratégique, dit Jaden. Ils ne comptent pas le perdre.
— Justement, répondit Vyze. C’est pour cela qu’il doit tomber le premier.
Il leva les yeux vers l’hologramme tactique.
— Formation en éventail : Les Acclamator en première ligne, croiseurs légers en couverture. Le Delphinus reste au centre.
— Les ARC-170 en manœuvre autour de nous, ordonna Jaden
— Pour centraliser le feu ? Demanda un officier.
— Pour centraliser la décision, corrigea Vyze.
La flotte s’ébranla.
Les premiers tirs séparatistes frappèrent les boucliers républicains, saturant l’espace de traînées lumineuses. Des chasseurs droïdes surgirent par vagues disciplinées, cherchant à briser la formation, repoussés avec vigueur par les chasseurs républicains.
— Ils testent notre réaction, dit Jaden. Ils veulent nous forcer à avancer trop vite.
— Qu’ils attendent, répondit Vyze calmement.
Sur son ordre, le Delphinus activa ses batteries latérales. Pas de tir massif. Pas encore. Des frappes précises, chirurgicales, détruisant les relais de communication et les plates-formes de coordination.
— Boucliers ennemis en chute sectorielle, annonça un technicien.
— Ils perdent leur synchronisation, constata Jaden.
— Maintenant, dit Vyze.
Les Acclamator avancèrent, déversant une puissance de feu concentrée. Les croiseurs légers contournèrent la ligne ennemie, prenant à revers les frégates séparatistes.
L’espace devint un chaos ordonné.
— Mines repérées ! Cria un officier.
— Neutralisation par impulsion, ordonna Vyze.
Le Delphinus projeta une onde énergétique contrôlée, désactivant les champs magnétiques des mines sans provoquer d’explosion. Les débris dérivèrent lentement, inoffensifs.
Jaden observa la manœuvre.
— Tu les forces à choisir entre fuir ou se sacrifier.
— Je leur laisse une option, répondit Vyze. C’est plus efficace !
Les vaisseaux séparatistes commencèrent à rompre la formation. Certains tentèrent de couvrir la planète, d’autres de s’échapper.
— L’orbite est dégagée à quatre-vingts pour cent, annonça le capitaine de passerelle.
— Les transports ennemis descendent vers la surface, alerta un officier.
Vyze serra les poings.
— Trop tard pour eux.
Il se tourna vers Jaden.
— Préviens le commandement au sol. L’espace est sécurisé.
Un dernier croiseur séparatiste tenta une percée désespérée vers le Delphinus.
— Autorisation de tir principal demandée, dit l’officier, hésitant.
Vyze observa un instant la trajectoire.
— Tir secondaire. Désactivez-le. Ne le détruisez pas.
Le Delphinus libéra une rafale concentrée qui frappa les moteurs du vaisseau ennemi. Celui-ci dériva, impuissant, avant de se rendre.
Le silence retomba peu à peu.
— Victoire confirmée, annonça le capitaine de passerelle. L’espace est sous contrôle républicain.
Jaden laissa échapper un souffle.
— Premier monde libéré !
Vyze regarda la planète en contrebas, où les transports de droïdes ennemis s’écrasaient déjà sous les tirs de défense terrestre.
— Non, corrigea-t-il. Premier monde repris !
Il se détourna de la baie vitrée.
— Et ce ne sera pas le dernier…
Le Delphinus maintint sa position, immobile, dominant l’orbite comme un gardien silencieux.
La guerre venait officiellement de commencer.
Et pour la première fois, Vyze comprit ce que cela signifiait vraiment : Gagner… sans se perdre.
-- Edit (+ 2 jours 35 minutes 3 secondes) :
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 4 dispo // T.5 - Ch.2
La guerre continue.
Tome 5 - C‘est la guerre !
La guerre n’attendait personne. Les semaines devinrent des mois. Les mois, une suite de systèmes libérés, de routes commerciales rouvertes, de bastions séparatistes réduits au silence.
Le Delphinus apparut sur les cartes stratégiques comme une anomalie.
Ni flotte classique, ni force Jedi, mais quelque chose d’autre.
Les rapports s’accumulèrent : Intervention décisive en orbite haute. Usage d’armes non conventionnelles, précision extrême. Commandement centralisé, pertes minimisées.
Dans les cantinas comme dans les salles de briefing, un nom revenait : « Amiral Vyze Polaekys».
Certains l’appelaient le « Jedi sans Ordre ».
D’autres, plus bas, murmuraient l’Amiral gris.
Sur la passerelle du Delphinus, Vyze n’écoutait ni les louanges ni les peurs. Il regardait les cartes stellaires se transformer à chaque victoire, conscient que chaque monde libéré rapprochait aussi la guerre de quelque chose de plus vaste… et de plus sombre.
Jaden, désormais général à part entière, le voyait.
— J’ai des amis au Temple qui entendent des rumeurs, tu sais qu’ils parlent de toi là-bas ? Dit-il un soir.
— Ils parlent de tout le monde, répondit Vyze sans détourner le regard.
— Non… cette fois, ils hésitent.
Vyze se tourna vers lui.
— À propos de quoi ?
Jaden inspira.
— À propos de te demander de l’aide.
La transmission arriva quelques heures après.
Un signal crypté, ancien, réservé aux communications formelles de l’Ordre Jedi.
Vyze resta silencieux un long moment avant d’accepter la liaison.
L’hologramme du Conseil apparut.
Et parmi eux, Kit Fisto.
— Amiral Vyze, dit-il. L’Ordre Jedi sollicite ton concours.
— Je croyais ne plus en faire partie, répondit Vyze calmement.
Un silence pesa.
— Les circonstances l’exigent, reprit Fisto. Le Comte Dooku a été localisé.
Le nom résonna comme un écho ancien.
— Il opère avec des forces importantes, poursuivit le maître Jedi. Et il ne s’agit pas seulement d’une opération militaire.
Une nouvelle silhouette apparut dans l’hologramme, jeune, intense, déjà marqué par la guerre.
À ses côtés, une padawan à l’énergie vive, attentive, presque féline dans sa posture.
— Anakin Skywalker et sa padawan Ahsoka Tano, annonça Fisto.
Anakin croisa le regard de Vyze, intrigué.
— On dit que vous avez arrêté une flotte entière sans perdre un croiseur ! Lança-t-il sans détour.
Vyze soutint son regard.
— On dit beaucoup de choses…
Kit Fisto reprit :
— Dooku ne doit pas nous échapper cette fois. Nous voulons une action conjointe.
Jaden serra les dents.
— Vous venez chercher l’homme que vous avez exclu, dit-il froidement.
— Nous venons chercher celui qui peut l’arrêter, répondit Fisto sans détour.
Vyze ferma les yeux un instant… Dooku… Son départ… Le silence laissé derrière lui.
— Où ? Demanda-t-il enfin.
Les coordonnées apparurent…
Un monde ravagé par la guerre, à la frontière des territoires séparatistes.
— Nous partons immédiatement, ajouta Anakin.
— Le combat sera inévitable, renchérit Vyze.
Vyze coupa la transmission.
Sur la passerelle, le Delphinus poursuivait sa course, indifférent aux alliances mouvantes.
Jaden s’approcha.
— Tu sais que ce combat ne sera pas comme les autres.
Vyze acquiesça lentement.
— Dooku n’est pas un général… C’est un miroir... De moi-même...
Il posa la main sur la rambarde.
— Prépare la flotte… Mais ce combat… je le mènerai au sol, avec toi bien sûr !
Dans l’ombre de l’hyperespace, la guerre changeait de visage.
Et le prochain chapitre porterait un nom que Vyze n’avait jamais cessé d’entendre : Dooku.
*Tome 5 : Chapitres 0 à 2 ci-dessous*
Merci Sam, je me suis librement inspiré de Padmé/Anakin pour construire Alyna/Vyze, ça donne un beau parallèle, avec des destins différents bien sûr.
Les choses vont continuer d'évoluer malgré la guerre qui se profile maintenant pour le prochain tome.
Le plus gros défi dans cette histoire, c'est de ne pas réécrire les films, mais de jouer avec.
A bientôt.
-- Edit (+ 1 jour 2 heures 16 minutes 39 secondes) :
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 4 dispo // T.4 - Ch.15
PDF dispo !
Dernier chapitre, nous sommes à la fin de l'épisode 2 et la galaxie entre dans une nouvelle ère !
L'heure du baptême de feu pour le Delphinus.
Tome 4 - La Dissidence
Chapitre 15 — Géonosis
L’espace au-dessus de Géonosis s’embrasa.
Les vaisseaux de la Fédération du Commerce formaient un arc massif autour de la planète, silhouettes arrondies découpées sur la lumière crue de l’étoile. En contrebas, les croiseurs Acclamator plongeaient déjà vers la surface ocre, libérant leurs cargaisons de soldats clonés dans un silence mécanique.
La guerre venait de naître.
Sur la passerelle majestueuse du Delphinus, Vyze observait la scène sans un mot.
Le vaisseau répondait enfin à son destin.
— Les troupes au sol ont engagé le contact, annonça un officier. Résistance lourde.
Jaden se tenait à ses côtés, en armure de général Jedi, le regard fixé sur les holocartes.
— Ils sont trop nombreux, dit-il. Si la flotte ne cède pas, les clones seront écrasés !
Vyze ferma les yeux.
Dans la Force, le tumulte était assourdissant. Des milliers de vies, liées par la peur, l’obéissance, la colère.
Et au cœur du Delphinus, profondément enfoui, le cristal kyber noir vibrait.
Il ne criait pas, il attendait.
— Armez le canon kyber, ordonna Vyze calmement.
Un silence parcourut la passerelle.
— Maître… dit Jaden à voix basse. Si tu fais ça…
— Je sais, c’est bien ce qui m’effraie le plus.
Les ingénieurs s’exécutèrent, Vyze senti la pression monter dans la Force à chaque pourcentage de chargement du cristal.
Dans les entrailles du vaisseau, l’énergie s’aligna. Le cristal kyber noir canalisa la Force comme aucun autre avant lui, non pas amplifiée par la rage, mais contenue par une volonté inflexible.
Le Delphinus ne trembla pas, il se concentra.
— Cible verrouillée : croiseur amiral de la Fédération, annonça l’officier. Autorisation de tir ?
Vyze ouvrit les yeux, mesurant chaque seconde de ce moment, de ce choix devenu inévitable.
— Feu !
Un rayon de lumière noire jaillit, net, silencieux, traversant l’espace en une fraction de seconde.
Le croiseur ennemi n’explosa pas immédiatement : Il se fissura.
Puis la structure céda, comme si la réalité elle-même avait été tranchée.
En un seul tir, le vaisseau fut réduit à une carcasse inerte, dérivant lentement avant de se désintégrer. Le rayon noir continua sa course et détruisit une sphère de la Fédération du commerce.
Le champ de bataille s’immobilisa, les autres croiseurs rompirent la formation.
Au sol, la résistance se désorganisa.
La bataille était terminée.
Sur la passerelle, personne ne parla.
Jaden regarda Vyze, troublé.
— C’était… nécessaire, dit-il.
— Oui, répondit Vyze. Et c’est pour cela que cela me fait peur !
Il posa la main sur la console, sentant encore la résonance du cristal.
— Une seule fois. Plus jamais sans nécessité absolue !
Jaden hocha la tête.
— Tu as sauvé des milliers de vies aujourd’hui.
Vyze détourna le regard vers la planète.
— Aujourd’hui, mais demain ?
Un appel reçus de la vigie :
— Un petit vaisseau à quitté la planète et s’est enfuit dans l’hyperespace.
— Dooku, murmura Vyze en ressentant sa présence. C’est donc lui le responsable de ce désastre…
Plus tard, alors que les derniers rapports arrivaient, un message officiel s’afficha.
« Par décret de la République et à la demande personnelle du Chancelier Palpatine,
Vyze Polaekys est nommé Amiral de la Cinquième Flotte. »
La composition s’afficha :
— Quatre croiseurs Acclamator
— Trois croiseurs légers
— Et le Delphinus, navire amiral
On apprit également que le design du Delphinus servirait pour la construction de nouveaux croiseurs mais en plus petit et avec deux ponts : les Venator.
Les clones embarquaient désormais à bord du croiseur géant. Des rangs parfaits. Silencieux. Obéissants.
Vyze les observa avec une crainte qu’il ne chercha pas à dissimuler.
— Ils me saluent comme un sauveur, murmura-t-il. Et pourtant… ils n’ont jamais choisi d’être ici.
Jaden posa une main sur son bras.
— Alors rappelle-t'en chaque jour. Pour eux.
Vyze acquiesça.
Dans le vide spatial, le Delphinus s’éloigna lentement de Géonosis.
La galaxie venait d’entrer en guerre.
Et pour la première fois depuis longtemps, Vyze sentit que sa vision n’était plus seulement un avertissement.
C’était une trajectoire… et son journal venait de se transformer en journal de bord…
Fin du Tome 4
Tout d'abord, merci de m'avoir lu jusqu'ici, nous pouvons refermer le second Tome traitant de la période de la République.
Les deux prochains tomes seront centrés sur la Guerre des Clones, jusqu'à la fin de La Revanche des Sith.
A très bientôt pour le Tome 5 - C‘est la guerre !
-- Edit (+ 1 jour 14 heures 9 minutes 36 secondes) :
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 4 dispo // T.5 - Ch. 0 et 1
Au sommaire de ce Tome, et bien tout simplement : c'est la Guerre des Clones, une guerre totale, nous allons voir comment "l'Amiral Vyze"
Nous allons voir également comment la relation entre Vyze et Alyna va évoluer.
Tome 5 - C‘est la guerre !
Prologue — Les flammes de l’aube
Le feu crépitait doucement.
Les enfants étaient toujours là, assis en cercle, leurs visages éclairés par les flammes vacillantes. Grand-père Vyze se tut un instant, le regard perdu dans la nuit.
— Et ensuite ? Demanda l’un d’eux, impatient.
— Qu’est-ce qui s’est passé après ?
Vyze inspira lentement.
— Ensuite… il n’y eut plus de temps pour les questions.
Il leva les yeux vers les étoiles.
— La galaxie n’a pas basculé d’un coup… Elle a résisté… Elle a nié, puis un matin, tout le monde a compris.
Il resserra un peu plus son manteau autour de ses épaules.
— Les Jedi sont devenus des généraux. Les sénateurs, des stratèges. Les soldats, des chiffres.
Un enfant hésita.
— Et toi, grand-père ?
Un sourire triste passa sur son visage.
— Moi… J’ai compris que l’espoir devait parfois apprendre à survivre au milieu du feu.
Le silence s’installa, Vyze tourna plusieurs pages de son journal.
— Cette histoire, reprit-il enfin, C’est celle du moment où plus personne ne pouvait prétendre être innocent.
Il fixa les flammes.
— Parce que cette fois… C’était la guerre !
Chapitre 1 — La première ligne
L’hyperespace se replia dans un éclat blanc.
La Cinquième Flotte apparut aux abords du système Ryloth, immédiatement accueillie par un rideau de signatures énergétiques hostiles.
— Contacts multiples, annonça l’officier capteur. Défense orbitale séparatiste en place.
Vyze ne bougea pas.
Devant eux, la planète était ceinte d’un dispositif défensif dense :
Plates-formes armées, champs de mines dérivants, frégates légères disposées en couches successives. Rien d’improvisé.
— Ils savent que ce monde est stratégique, dit Jaden. Ils ne comptent pas le perdre.
— Justement, répondit Vyze. C’est pour cela qu’il doit tomber le premier.
Il leva les yeux vers l’hologramme tactique.
— Formation en éventail : Les Acclamator en première ligne, croiseurs légers en couverture. Le Delphinus reste au centre.
— Les ARC-170 en manœuvre autour de nous, ordonna Jaden
— Pour centraliser le feu ? Demanda un officier.
— Pour centraliser la décision, corrigea Vyze.
La flotte s’ébranla.
Les premiers tirs séparatistes frappèrent les boucliers républicains, saturant l’espace de traînées lumineuses. Des chasseurs droïdes surgirent par vagues disciplinées, cherchant à briser la formation, repoussés avec vigueur par les chasseurs républicains.
— Ils testent notre réaction, dit Jaden. Ils veulent nous forcer à avancer trop vite.
— Qu’ils attendent, répondit Vyze calmement.
Sur son ordre, le Delphinus activa ses batteries latérales. Pas de tir massif. Pas encore. Des frappes précises, chirurgicales, détruisant les relais de communication et les plates-formes de coordination.
— Boucliers ennemis en chute sectorielle, annonça un technicien.
— Ils perdent leur synchronisation, constata Jaden.
— Maintenant, dit Vyze.
Les Acclamator avancèrent, déversant une puissance de feu concentrée. Les croiseurs légers contournèrent la ligne ennemie, prenant à revers les frégates séparatistes.
L’espace devint un chaos ordonné.
— Mines repérées ! Cria un officier.
— Neutralisation par impulsion, ordonna Vyze.
Le Delphinus projeta une onde énergétique contrôlée, désactivant les champs magnétiques des mines sans provoquer d’explosion. Les débris dérivèrent lentement, inoffensifs.
Jaden observa la manœuvre.
— Tu les forces à choisir entre fuir ou se sacrifier.
— Je leur laisse une option, répondit Vyze. C’est plus efficace !
Les vaisseaux séparatistes commencèrent à rompre la formation. Certains tentèrent de couvrir la planète, d’autres de s’échapper.
— L’orbite est dégagée à quatre-vingts pour cent, annonça le capitaine de passerelle.
— Les transports ennemis descendent vers la surface, alerta un officier.
Vyze serra les poings.
— Trop tard pour eux.
Il se tourna vers Jaden.
— Préviens le commandement au sol. L’espace est sécurisé.
Un dernier croiseur séparatiste tenta une percée désespérée vers le Delphinus.
— Autorisation de tir principal demandée, dit l’officier, hésitant.
Vyze observa un instant la trajectoire.
— Tir secondaire. Désactivez-le. Ne le détruisez pas.
Le Delphinus libéra une rafale concentrée qui frappa les moteurs du vaisseau ennemi. Celui-ci dériva, impuissant, avant de se rendre.
Le silence retomba peu à peu.
— Victoire confirmée, annonça le capitaine de passerelle. L’espace est sous contrôle républicain.
Jaden laissa échapper un souffle.
— Premier monde libéré !
Vyze regarda la planète en contrebas, où les transports de droïdes ennemis s’écrasaient déjà sous les tirs de défense terrestre.
— Non, corrigea-t-il. Premier monde repris !
Il se détourna de la baie vitrée.
— Et ce ne sera pas le dernier…
Le Delphinus maintint sa position, immobile, dominant l’orbite comme un gardien silencieux.
La guerre venait officiellement de commencer.
Et pour la première fois, Vyze comprit ce que cela signifiait vraiment : Gagner… sans se perdre.
-- Edit (+ 2 jours 35 minutes 3 secondes) :
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 4 dispo // T.5 - Ch.2
La guerre continue.
Tome 5 - C‘est la guerre !
Chapitre 2 — Le nom qui circule
La guerre n’attendait personne. Les semaines devinrent des mois. Les mois, une suite de systèmes libérés, de routes commerciales rouvertes, de bastions séparatistes réduits au silence.
Le Delphinus apparut sur les cartes stratégiques comme une anomalie.
Ni flotte classique, ni force Jedi, mais quelque chose d’autre.
Les rapports s’accumulèrent : Intervention décisive en orbite haute. Usage d’armes non conventionnelles, précision extrême. Commandement centralisé, pertes minimisées.
Dans les cantinas comme dans les salles de briefing, un nom revenait : « Amiral Vyze Polaekys».
Certains l’appelaient le « Jedi sans Ordre ».
D’autres, plus bas, murmuraient l’Amiral gris.
Sur la passerelle du Delphinus, Vyze n’écoutait ni les louanges ni les peurs. Il regardait les cartes stellaires se transformer à chaque victoire, conscient que chaque monde libéré rapprochait aussi la guerre de quelque chose de plus vaste… et de plus sombre.
Jaden, désormais général à part entière, le voyait.
— J’ai des amis au Temple qui entendent des rumeurs, tu sais qu’ils parlent de toi là-bas ? Dit-il un soir.
— Ils parlent de tout le monde, répondit Vyze sans détourner le regard.
— Non… cette fois, ils hésitent.
Vyze se tourna vers lui.
— À propos de quoi ?
Jaden inspira.
— À propos de te demander de l’aide.
La transmission arriva quelques heures après.
Un signal crypté, ancien, réservé aux communications formelles de l’Ordre Jedi.
Vyze resta silencieux un long moment avant d’accepter la liaison.
L’hologramme du Conseil apparut.
Et parmi eux, Kit Fisto.
— Amiral Vyze, dit-il. L’Ordre Jedi sollicite ton concours.
— Je croyais ne plus en faire partie, répondit Vyze calmement.
Un silence pesa.
— Les circonstances l’exigent, reprit Fisto. Le Comte Dooku a été localisé.
Le nom résonna comme un écho ancien.
— Il opère avec des forces importantes, poursuivit le maître Jedi. Et il ne s’agit pas seulement d’une opération militaire.
Une nouvelle silhouette apparut dans l’hologramme, jeune, intense, déjà marqué par la guerre.
À ses côtés, une padawan à l’énergie vive, attentive, presque féline dans sa posture.
— Anakin Skywalker et sa padawan Ahsoka Tano, annonça Fisto.
Anakin croisa le regard de Vyze, intrigué.
— On dit que vous avez arrêté une flotte entière sans perdre un croiseur ! Lança-t-il sans détour.
Vyze soutint son regard.
— On dit beaucoup de choses…
Kit Fisto reprit :
— Dooku ne doit pas nous échapper cette fois. Nous voulons une action conjointe.
Jaden serra les dents.
— Vous venez chercher l’homme que vous avez exclu, dit-il froidement.
— Nous venons chercher celui qui peut l’arrêter, répondit Fisto sans détour.
Vyze ferma les yeux un instant… Dooku… Son départ… Le silence laissé derrière lui.
— Où ? Demanda-t-il enfin.
Les coordonnées apparurent…
Un monde ravagé par la guerre, à la frontière des territoires séparatistes.
— Nous partons immédiatement, ajouta Anakin.
— Le combat sera inévitable, renchérit Vyze.
Vyze coupa la transmission.
Sur la passerelle, le Delphinus poursuivait sa course, indifférent aux alliances mouvantes.
Jaden s’approcha.
— Tu sais que ce combat ne sera pas comme les autres.
Vyze acquiesça lentement.
— Dooku n’est pas un général… C’est un miroir... De moi-même...
Il posa la main sur la rambarde.
— Prépare la flotte… Mais ce combat… je le mènerai au sol, avec toi bien sûr !
Dans l’ombre de l’hyperespace, la guerre changeait de visage.
Et le prochain chapitre porterait un nom que Vyze n’avait jamais cessé d’entendre : Dooku.
- Amiral Vyze
- Jedi SWU
- Messages : 76
- Inscription : jeu. 22 janv. 2026 - 8:48
Re: [FAN-FIC] Les Chroniques d'un Jedi // PDF T.1 à 4 dispo // T.5 - Ch.3
Encore un chapitre que j'aime bien, Anakin avec Vyze sur le terrain...
Tome 5 - C‘est la guerre !
Le sol vibra sous l’impact des canonnières de débarquement.
La poussière ocre se souleva en nappes épaisses tandis que les clones se déployaient en formation, leurs blasters déjà levés. Devant eux, les collines fracturées formaient un labyrinthe naturel menant vers une structure massive, semi-enterrée dans la roche.
— Repaire confirmé, annonça la voix clone du Commandant Max.
— Défenses automatiques actives, ajouta une autre voix clone.
Vyze observa le terrain un bref instant, puis avança.
Anakin, à ses côtés, souriait déjà.
— On dirait que Dooku n’a pas perdu le goût des entrées théâtrales.
— Il aime tester ceux qui viennent à lui, répondit Vyze.
— Et voir qui craque en premier, lança Jaden.
— Voici le plan, reprit Vyze. On y va, on improvise et… on espère rester en vie !
— Voilà le genre de plans qui me plait ! Lança Anakin.
Ahsoka passa devant eux en bondissant sur un rocher.
— Si vous pouviez éviter de transformer ça en concours, ce serait sympa !
Jaden hocha la tête.
— Oui, surtout que le but, c’est Dooku. Pas de savoir lequel de vous deux est le plus impressionnant.
Un tir de canon droïde déchira l’air.
— Contact ! Cria Max.
Les droïdes de combat surgirent des flancs rocheux, en vagues compactes.
Anakin activa son sabre dans un éclat bleu familier.
— À moi l’aile droite. Je vais m’occuper des transports de troupes droïde
— L’aile gauche est à moi, répondit Vyze calmement.
Ils s’élancèrent presque en même temps.
Anakin était pur mouvement : sauts, rotations, frappes rapides.
Vyze, lui, avançait droit, presque posé.
Un tir frôla son épaule.
Dans un geste fluide, il activa le bouclier laser attaché à son bras gauche. L’énergie s’épanouit en un arc lumineux noir qui dévia les impacts dans un grondement sourd.
Ahsoka ralentit un instant, surprise.
— D’accord… ça, c’est nouveau.
Vyze leva son pistolet et tira.
Un rayon noir précis traversa la tête d’un droïde, puis un second, sans hésitation.
Anakin lança un regard en biais tout en tranchant deux ennemis d’un même geste.
— Tu sais que ce n’est pas très Jedi, ça ?
Vyze ne répondit pas tout de suite. Il projeta son bouclier d’un mouvement sec. L’arme décrivit une courbe parfaite, sectionnant plusieurs droïdes avant de revenir se fixer à son bras.
— La guerre n’est pas très Jedi non plus, finit-il par dire.
Jaden soupira en esquivant un tir.
— Génial, on y est. Le débat philosophique pendant l’assaut !
Ahsoka sourit.
— Je prends ça comme un signe qu’on gagne.
Les lignes ennemies commencèrent à céder. Les clones progressaient, soutenus par les deux Jedi… et par Vyze, dont le style déroutait autant qu’il impressionnait.
Anakin le regarda encore une fois, plus attentivement.
— Tu te bats comme quelqu’un qui n’attend plus l’approbation de l’Ordre.
Vyze désactiva son arme et s’arrêta devant l’entrée massive du complexe.
— Et toi, comme quelqu’un qui en attend encore beaucoup.
— Tu as compté les points ? Renchérit Anakin
— Il me semble avoir entendu de ne pas transformer cette mission en concours… Mais si tu y tiens, j’ai abattu un char d’assaut Droïde en lançant mon bouclier sous son champ antigrav…
— Celui-là, il ne compte quand même que pour un !
— Tu te moque de moi ? S’offusqua Vyze, il en vaut au moins cinq, tu as oublié le pilote, les deux artilleurs et le commandant droïde !
Un silence amusé s’installa.
Devant eux, une porte ancienne, gravée de symboles géométriques, pulsa d’une énergie sombre.
Ahsoka s’approcha, soudain plus sérieuse.
— Il est là.
Jaden posa la main sur la garde de son sabre.
— Fin des piques, messieurs.
Vyze leva les yeux vers la porte.
Il sentit la présence familière, lourde, presque ironique.
— Dooku sait que nous sommes là, dit-il.
Anakin activa son sabre.
— Alors n’attendons plus.
La porte commença à s’ouvrir lentement.
Et dans l’ombre, quelque chose les attendait.
Tome 5 - C‘est la guerre !
Chapitre 3 — L’épreuve du terrain
Le sol vibra sous l’impact des canonnières de débarquement.
La poussière ocre se souleva en nappes épaisses tandis que les clones se déployaient en formation, leurs blasters déjà levés. Devant eux, les collines fracturées formaient un labyrinthe naturel menant vers une structure massive, semi-enterrée dans la roche.
— Repaire confirmé, annonça la voix clone du Commandant Max.
— Défenses automatiques actives, ajouta une autre voix clone.
Vyze observa le terrain un bref instant, puis avança.
Anakin, à ses côtés, souriait déjà.
— On dirait que Dooku n’a pas perdu le goût des entrées théâtrales.
— Il aime tester ceux qui viennent à lui, répondit Vyze.
— Et voir qui craque en premier, lança Jaden.
— Voici le plan, reprit Vyze. On y va, on improvise et… on espère rester en vie !
— Voilà le genre de plans qui me plait ! Lança Anakin.
Ahsoka passa devant eux en bondissant sur un rocher.
— Si vous pouviez éviter de transformer ça en concours, ce serait sympa !
Jaden hocha la tête.
— Oui, surtout que le but, c’est Dooku. Pas de savoir lequel de vous deux est le plus impressionnant.
Un tir de canon droïde déchira l’air.
— Contact ! Cria Max.
Les droïdes de combat surgirent des flancs rocheux, en vagues compactes.
Anakin activa son sabre dans un éclat bleu familier.
— À moi l’aile droite. Je vais m’occuper des transports de troupes droïde
— L’aile gauche est à moi, répondit Vyze calmement.
Ils s’élancèrent presque en même temps.
Anakin était pur mouvement : sauts, rotations, frappes rapides.
Vyze, lui, avançait droit, presque posé.
Un tir frôla son épaule.
Dans un geste fluide, il activa le bouclier laser attaché à son bras gauche. L’énergie s’épanouit en un arc lumineux noir qui dévia les impacts dans un grondement sourd.
Ahsoka ralentit un instant, surprise.
— D’accord… ça, c’est nouveau.
Vyze leva son pistolet et tira.
Un rayon noir précis traversa la tête d’un droïde, puis un second, sans hésitation.
Anakin lança un regard en biais tout en tranchant deux ennemis d’un même geste.
— Tu sais que ce n’est pas très Jedi, ça ?
Vyze ne répondit pas tout de suite. Il projeta son bouclier d’un mouvement sec. L’arme décrivit une courbe parfaite, sectionnant plusieurs droïdes avant de revenir se fixer à son bras.
— La guerre n’est pas très Jedi non plus, finit-il par dire.
Jaden soupira en esquivant un tir.
— Génial, on y est. Le débat philosophique pendant l’assaut !
Ahsoka sourit.
— Je prends ça comme un signe qu’on gagne.
Les lignes ennemies commencèrent à céder. Les clones progressaient, soutenus par les deux Jedi… et par Vyze, dont le style déroutait autant qu’il impressionnait.
Anakin le regarda encore une fois, plus attentivement.
— Tu te bats comme quelqu’un qui n’attend plus l’approbation de l’Ordre.
Vyze désactiva son arme et s’arrêta devant l’entrée massive du complexe.
— Et toi, comme quelqu’un qui en attend encore beaucoup.
— Tu as compté les points ? Renchérit Anakin
— Il me semble avoir entendu de ne pas transformer cette mission en concours… Mais si tu y tiens, j’ai abattu un char d’assaut Droïde en lançant mon bouclier sous son champ antigrav…
— Celui-là, il ne compte quand même que pour un !
— Tu te moque de moi ? S’offusqua Vyze, il en vaut au moins cinq, tu as oublié le pilote, les deux artilleurs et le commandant droïde !
Un silence amusé s’installa.
Devant eux, une porte ancienne, gravée de symboles géométriques, pulsa d’une énergie sombre.
Ahsoka s’approcha, soudain plus sérieuse.
— Il est là.
Jaden posa la main sur la garde de son sabre.
— Fin des piques, messieurs.
Vyze leva les yeux vers la porte.
Il sentit la présence familière, lourde, presque ironique.
— Dooku sait que nous sommes là, dit-il.
Anakin activa son sabre.
— Alors n’attendons plus.
La porte commença à s’ouvrir lentement.
Et dans l’ombre, quelque chose les attendait.
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