Rock a écrit :Et 80 % des spectateurs du 8 sont allés voir le 9. Le 8 a t'il si divisé que ça ou le 9 a quand même réussi à susciter de la curiosité (ou ça n'a pas de rapport direct).
Le VIII a tellement divisé que la hype pour le IX a été tellement faible (en particulier aux USA) qu'il a fallu la bas qu'ils bombardent comme ça n'a jamais été vu de spots publicitaires et télévisuels pour motiver la foule trois semaines durant avant la sortie du film (là ou les années précédentes le trailer final se suffisait a lui même). Et ceci pour obtenir le plus faible score d'un week end d'ouverture pour un SW de la trilogie Disney.
Le 80% peut etre trompeur: beaucoup de gens qui n'ont pas aimé le VIII sont malgré tout allé voir le IX sans grandes attentes, juste pour voir si la fin de la série allait se terminer sur une note positive ou pas. Beaucoup qui d'habitude y retournent 4,5,6 voir plus de fois le revoir n'y sont allé qu'une seule ou deux fois.
Moi par exemple: ce fut la première fois que j'ai boycotté un film SW, car j'estime que Disney est en train de massacrer l'héritage qu'ils ont acheté au prix fort, et que continuer a payé pour des films que je n'aimerais de toute façon pas est non seulement vide de sens, mais une logique vicieuse. Etant donné que par habitude de fan je vais minium voir 3-4 fois chaque SW qui sort au cinéma, et que j’entraîne dans mon sillage des amis, des collègues, de la famille qui en temps ordinaire ne se déplacerait pas pour du SW, cette année n'ont eu aucune sollicitation de ma part pour le faire sortir de leur nid douillet de décembre et aller voir un film de SF au cinéma. (J'ai calculé que depuis 2015 je génére sur les films SW au cinéma en moyenne 200 euros de recette, directement (de ma poche) ou indirectement (en entraînant les autres avec moi). Cette année ça a été un 0 tout pointé.)
Il y a eu un phénomène de boycott, qui s'est essentiellement cantoné aux USA, mais ce qui a surtout fait du mal a ce film ce sont les critiques négatives, en particulier d'une presse qui jusq'alors avait été en mode "gentil toutou assis donne la patte" devant Disney (Scott Mendelson de chez Forbes par exemple), sans compter le bouche a oreille.
Mais c'est surtout le gout de deception final qui a fait l'echec de ce film: le "tout ça pour ça".
Et puis surtout, ce film avait trop de charge sur ces épaules: il devait pratiquement lancer l'intrigue quasi inexistante de la trilogie, la développer, et la conclure, tout en concluant l'ensemble de la saga, le tout en 2h20. Il aurait été étonnant que le résultat fonctionne auprès du public (Disney est en mode damage control depuis la sortie de ce film et ne communique pas sur ce dernier comme tu peux le constater, là ou il y a deux ans ils étaient en mode de répliquer en salve sur Twitter face aux fans mécontents).
La trilogie Disney n'est pas canonique.