J'ai le plaisir de vous présenter ma fanfic, qui constitue en quelque sorte une saga dans la saga. Après plusieurs essais de fanfic se situant post RoTJ, puis genre 1000 ans après, j'ai décidé de revenir à un concept me permettant d'écrire dans l'univers StarWars, en respectant l'histoire, tout en introduisant mes personnages et en m'amusant avec les persos des films et de l'UE. Comme je suis une feignasse, je pars du principe que vous connaissez les lieux, les persos, donc je vais pas m'amuser à les redécrire. Les chapitres sont assez courts, j'essaie d'aller à l'essentiel. Voilà pour la présentation. Un dernier détail: les titres de chapitre sont parfois des titres de chansons, de films de bouquins, traduits pour l'occasion si ça colle bien.
Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine, les Chevaliers Jedi étaient les protecteurs de la paix et de la justice...
Jedi Destinies
Livre I
Le Crépuscule des Jedi
Acte I L'Innocence Brisée
Peu de temps avant la Bataille de Geonosis et le début de la Guerre des Clones
- Je dois y aller, chérie.
Jorian Starkiller aurait préféré annoncer une meilleure nouvelle à la femme qu’il aimait pour son réveil. Mais cette nuit, la Force lui avait parlé une fois de plus et elle était sans équivoque. Cela faisait des années que la Force lui avait montré à travers des rêves et des visions que le destin de la galaxie allait basculer. Pire, il avait senti que trois de ses amis allaient bientôt connaître un grave danger.
Padmé, Obi-Wan et Anakin. Il volerait à leur secours et aviserait ensuite ce qu’il pourrait faire pour la galaxie. Si des temps sombres se profilaient à l’horizon, il lui suffisait de poser les yeux sur le visage encore ensommeillé de celle qui partageait sa vie pour que tout s’illumine. Il enfila son long manteau bleu foncé de Jedi et s’assit sur le lit. D’un geste tendre il repoussa les mèches rebelles qui entravaient le visage de sa belle.
- On se reverra quand ? demanda-t-elle en s’étirant
- Tu sais très bien que je ne peux jamais répondre à ça, amour.
- Oui, je le sais, mais je ne vais pas me priver du plaisir de torturer un Jedi.
- C’est un art dans lequel tu es passée maîtresse.
- Avoue, c’est pour ça que tu m’aimes !
- Oui, pour ça et pour ton joli petit…
- Hé, c’est comme ça que tu parles à une dame ? Et tu te prétends Chevalier Jedi !
- Oh mais je ne prétends rien. Tu ne vas quand même pas contredire les plus grands maîtres Jedi qui m’ont octroyé ce titre.
Par tous les dieux de la galaxie, qu’est-ce qu’elle aimait ce regard bleu ! C’était ce regard bleu qui l’avait faite fondre il y a quelques années. A cette époque, c’était un regard vulnérable et blessé qui lui avait donné envie de faire la connaissance de cet apprenti Jedi hésitant et peu sûr de lui. Aujourd’hui il était un Chevalier Jedi accompli et son regard avait changé. Il n’était pas invulnérable pour autant, mais serein et confiant. Elle ne l’aimait pas rien que pour ses yeux. Il avait un si joli… sabrelaser. Mais l’heure n’était pas à ce genre de considérations.
- C’est grave à quel point cette fois ?
- Galactiquement grave. Cavadéclencheruneguerrement grave.
Jorian embrassa sa fiancée et se leva.
- Evite de faire n’importe quoi ce coup-ci. Tu adores faire le malin, mais mon cœur a failli exploser quand tu as sauté entre deux immeubles.
- Si je dois faire pire, je ferais en sorte que ça ne soit pas diffusé en direct sur l’Holonet comme ce fut le cas pour cette petite… folie.
- Très drôle, Starkiller. Va donc sauver la galaxie !
Jorian quitta la chambre. Avec le temps, les adieux larmoyants avaient cédé leur place à des au revoirs moins longs, mais tout aussi douloureux. Jorian avait apprivoisé la douleur et savait la mettre de côté quand il devait accomplir son devoir de Jedi. Il passa par la cuisine où s’affairait Zyx, son droïde de protocole, garde du corps, navigateur, cuistot et capable de bien d’autres choses encore.
- Mon ami, on part à la guerre !
- Bien, Maître. Un peu d’action, cela ne pourra pas nous faire de mal. Je vous suis.
Le Jedi et le droïde quittèrent l’appartement puis se séparèrent quand ils furent dehors. Arrivé sur le parvis de l’immeuble, Jorian admirait l’aube naissante sur Coruscant pendant que Zyx ramenait le speeder… Derniers instants de paix avant de plonger dans l’enfer d’une guerre sans précédent… Les Jedi ne gagneraient pas ce combat, la Force lui en avait montré l’issue il y a des années de cela. Que la victoire fut promise ou non, Jorian Starkiller se battrait jusqu’au bout au nom de ses idéaux. Tel était son destin de Chevalier Jedi. Il n’avait pas toujours été si résolu et confiant. Une dizaine d’années plus tôt, il n’était qu’un apprenti criblé de doutes et de peurs…
Ce qui est et ce qui ne devra jamais être
- Aller, concentre-toi, Jorian. Tu as toutes les capacités pour le faire.
Le grand Maître Jedi observait d’un air amusé son Padawan , en train de préparer avec attention la construction de son sabrelaser. Le jeune homme de 17 ans était un humain ni très grand, ni très fort. Le genre à passer inaperçu, à part peut-être pour sa longue tresse, surprenante au vu de ses cheveux courts noirs. Son Maître était bien plus grand et plus vieux de 20 ans. Il posa une main amicale sur l’épaule de son élève :
- Tu veux que je te laisse seul ?
- Oui, ça vaut mieux. Au pire je me transforme en boule de feu, au mieux j’échoue encore, ce qui fera définitivement de moi le Jedi Sans Sabre.
- Pars vaincu, c’est le meilleur moyen pour échouer. Crois en la Force et crois en toi.
Le Maître se dirigea vers la sortie du petit jardin abrité par le Temple Jedi. Il entendit son élève marmonner :
- Si je continue à être aussi efficace avec la Force, je ferais aussi bien de croire en la chaise.
- J’ai entendu, dit le Maître. Arrête de faire l’idiot et construis-moi ce sabre !
Le Maître fit quelques pas et croisa deux amis :
- Maître Dooku, Maître Sifo-Dyas, salua le Jedi.
- Maître Legorn, cela faisait trop longtemps que nous ne nous étions pas vu.
- Quelques petits soucis avec la Fédération du Commerce, mais une grande opportunité d’aguerrir mon Padawan à la diplomatie.
- Surtout, une grande opportunité pour l’aguerrir face à la tromperie et à la trahison, commenta Sifo-Dyas.
- Les Neimodiens ne sont pas un peuple honorable, mais les problèmes qu’ils nous ont posé ne sont guère importants.
- Ils finiront par devenir plus qu’importants un jour, affirma Dooku d’un ton grave.
- Aussi longtemps que le Sénat et le Conseil garderont un œil sur eux, il n’y aura rien à craindre, dit Sifo-Dyas.
- Ne soyez pas si sûr de cela, mon ami. La corruption s’étend dans la République et l’arrogance gagne nos rangs, rétorqua Dooku.
- Mais le Conseil Jedi ne les laissera pas s’enraciner!, dit Sifo-Dyas
- En êtes-vous sûr, Maître Sifo-Dyas ? demanda Dooku.
L’absence de réponse fut révélatrice de ce que pensait Sifo-Dyas. Face au tournant que prenait la conversation, Dooku choisit de changer de sujet :
- N’est-ce pas le jeune Jorian que j’aperçois à travers la verrière ?
- Oui, répondit Legorn. Il fabrique un sabrelaser.
- Une nouvelle tentative. C’est étonnant qu’il échoue. La Force est puissante en lui et c’est un merveilleux duelliste, commenta Dooku.
- Je ne doute pas de ses capacités.
- Lui seul a des doutes à ce propos. Je sens des doutes et de la peur en lui.
- Exactement, Maître Dooku. Il a peur de ne pas être à la hauteur des espoirs que le Conseil place en lui, il a peur de me décevoir après ces années d’entraînement… Il donne trop d’importance à la symbolique du sabrelaser. C’est le premier pas vers la Chevalerie. Il a aussi peur de faire du mal avec une telle arme.
- La Force peut faire du mal aussi, dit Dooku. Il n’a pourtant pas peur d’en faire usage.
- C’est vrai, mais il n’a pas choisi la Force, expliqua Legorn. Son sabre, c’est lui qui le maniera et qui lui dira où frapper. Ou pas.
- La plupart des Padawan…
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Tatooine, non loin de Mos Espa.
“Anakin, à terre!” cria Qui-Gon Jinn.
Les sabres s’entrechoquèrent et une furieuse bataille terminée il y a un millier d’années recommença…
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Les trios Maîtres focalisèrent leur attention sur Jorian, qui courait vers eux.
- C’est Qui-Gon et Obi-Wan, s’écria le Padawan. Ils sont en danger. Je le sens dans la Force.
Dooku et Sifo-Dyas échangèrent un regard intrigué.
- C’est étrange que nous ne ressentons rien… Bien, je pense qu’on peut leur dire, décida Dooku.
Sifo-Dyas acquiesça de la tête.
- Dire quoi ? Où sont-ils ?, s’inquiéta Jorian.
- Ils ont été envoyés sur Naboo, avoua Sifo-Dyas. Une mission diplomatique, pour régler un blocus.
- Il n’ont pas fait de rapport au Conseil pour le moment, continua Dooku. Le Fédération du Commerce n’est pas une organisation qui prend des risques. Encore moins si des Jedi sont impliqués.
Tous les Maîtres sentirent la tension qui émanait de Jorian.
- On doit faire quelque-chose, cria-t-il.
Dooku posa ses deux mains sur les épaules du Padawan.
- Détends-toi, fils. Nous n’avons aucune idée de l’endroit où ils se trouvent. Néanmoins, je vais consulter le Conseil, ils auront peut-être des nouvelles. Ne t’inquiète pas, Qui-Gon et Obi-Wan savent très bien se débrouiller face au danger. Après tout, j’ai formé le premier. C’est suffisant pour les sortir de n’importe quelle situation, dit Dooku avec un large sourire. Au revoir, mes amis.
Dooku et Sifo-Dyas quittèrent le Maître et l’apprenti.
- J’ai l’impression que tu ne m’as pas dit tout ce que tu as sur le cœur, affirma Legorn.
- C’était horrible, Maître. La Force coulait en moi, guidant mes gestes et soudain le lien s’est brisé, défait par les ténèbres. Puis j’ai vu Qui-Gon affronter une ombre. L’ombre s’étendit et l’engloutit. Obi-Wan la repoussa avec l’aide d’un enfant. Mais cet enfant sombra dans l’ombre et emporta toute la galaxie dans sa chute…
- Eh bien, quand la Force te parle, cela n’a rien de joyeux, dit Legorn.
- Mais la Force ne parlait pas, Maître.
Legorn le fixa avec de grands yeux étonnés.
- La Force pleurait, dit Jorian d’un ton sombre.