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L'Ennemi de mon ennemi…
  • Titre original Marvel Star Wars #103 à 106
  • Genre Comic-Book
  • Série Classic Star Wars - Marvel US (Vol. 53)
  • Univers Legends
  • Scénariste(s) Mary Jo Duffy
  • Dessins Cynthia Martin
  • Encrage Steve Leialoha & Bob Wiacek
  • Couleurs Glynis Wein
  • Couverture Cynthia Martin
  • Synopsis :

    Alors que le conflit avec les Nagaïs s’intensifie, il connaît également des retournements de situation totalement inattendus. C’est tout d’abord Leia que le destin va conduire à nouer de nouvelles relations avec un représentant de la race Nagaï, tandis qu’une nouvelle menace se découvre. Alors que cette menace se précise, Leia et les autres doivent se rendent ensuite sur Zeltron pour y nouer un accord essentiel dans la conduite de la guerre. Les Nagaïs ne vont pas manquer cette opportunité, tout comme d’autres factions qui espèrent voir tourner le conflit à leur avantage. Au centre de toutes les convoitises, la réunion diplomatique banale devient un combat de tous les instants pour les héros de l’Alliance.

  • Note du staff SWU
     (55 % - 1 commentaire)
  • Note des internautes
     (aucun commentaire disponible)
     (55 %)

    #103 : Tai
    Scénario : Mary Jo Duffy
    Dessins : Cynthia Martin
    Encrage : Art Nichols
    Couleurs : Michelle Wrightson
    Couverture : Cynthia Martin

    Hallucinations



    Numéro très intéressant où la scénariste explore la psychologie des Nagaïs, d’abord via leurs deux représentants les plus connus, Den et Knife, mais aussi grâce à un nouveau venu, prisonnier de Leia. Cette dernière, accompagnée de ses quatre assistants Zeltrons est coincée en raison d’un problème mécanique sur une planète où les Nagaïs viennent de subir une cuisante défaite. Duffy joue la carte du prisonnier de guerre qui sympathise avec ses geôliers au point d’outrepasser leurs différences pour mieux s’attacher à leurs points communs et à une compréhension mutuelle. Les Zeltrons ont peu d’utilité dans ce numéro, sauf à illustrer la voie de la facilité, par opposition à Leia qui cherche à tout prix à trouver une compréhension avec son ennemi mortel. Cela fonctionne bien, d’autant plus que Duffy n’a pas recours à la facilité de la tension sexuelle pour y arriver. Les quelques pages centrées sur Den et Knife sont tous aussi intrigantes. Elles concluent d’ailleurs l’épisode d’une manière aussi subite que choquante (mais appropriée).

    Tofs



    Après un numéro de break, Cynthia Martin revient très en forme, avec des planches qui semblent plus travaillées que celles des numéros précédents. Tant mieux, surtout au regard de l’omniprésence des Nagaïs auxquels sont style convient parfaitement. Avec un trait toujours aussi sobre et épuré, elle se sort plutôt bien des nombreuses pages de captivité avec peu d‘action. Quelques choix de mise en scène mettent vraiment en valeur son style, notamment le passage d’hallucination. De son côté, la colorisation et surtout l’encrage conviennent bien et la couverture offre une scène bien accrocheuse. Au final, la réalisation la plus aboutie de Martin depuis le #97.

    Leia et TaiLe choix de Leia pour ce numéro apparaît un peu redondant par rapport au #86 présentant une expérience semblable. Cependant, la relation avec l’ennemi fonctionne bien et il n’est pas évident que Duffy aurait pu écrire quelque chose d’aussi juste avec Han ou Luke. Autre point intriguant : l’introduction de nouveaux ennemis, une sorte de troisième force en présence qui collait déjà des roustes aux Nagaïs bien avant que ceux-ci ne s’attaquent à la galaxie Star Wars. Finalement, le comparatif avec l’invasion Yuuzhan Vong qui prendra place une quinzaine d’années plus tard par l’intermédiaire des romans est inévitable à chaque numéro. Les relations avec l’ennemi, la situation de captif, les grosses attaques surprises, les vengeances personnelles, toutes ces intrigues sont utilisées avec plus ou moins de talent dans les deux invasions.






    #104 : Nagaïs and Dolls
    Scénario : Mary Jo Duffy
    Dessins : Cynthia Martin
    Couleurs : Glynis Wein
    Couverture : Cynthia Martin

    Hyperspace



    Après un numéro d’introduction, on entre de pleins pieds dans le dernier arc de la série. Tous nos héros se rendent sur Zeltron pour y conclure des accords organisant un effort de guerre commun entre l’Alliance et les Zeltrons. Cette réunion est l’occasion rêvée pour leurs ennemis de tenter une attaque. Les Nagaïs sont évidemment au rendez-vous, mais ils ne sont pas les seuls. La cour royale de Zeltron devient rapidement le lieu de tous les rebondissements avec les Nagaïs qui attaquent d’un côté, les Hiromis (les méchants scarabées humanoïdes ridicules du #94) de l’autre, et les nouveaux ennemis des Nagaïs sur un troisième front. L’ensemble se déroule de la manière la plus burlesque possible, les Hiromis ne pouvant pas être réellement pris au sérieux et chaque opposant découvrant de manière plus ou moins impromptue la présence des deux autres. Au-delà de ce côté humoristique, l’aspect dramatique est lui aussi nettement présent à travers l’histoire de Dani qui est littéralement consumée par la vengeance et dont l’opinion se heurte à celle de Leia beaucoup plus positive à l’égard des Nagaïs. Très peu d’action dans cet épisode, mais rassurez-vous le plat de résistance arrive dans la prochaine partie.

    Faucon



    Martin retrouve, et c’est un plaisir, le feeling dessins-encrage-couleurs très particulier qu’elle avait établit dans le #96 par exemple. Dans son style habituel, ses panels sont de qualité. Représentation des personnages très personnalisée, décors minimalistes, c’est un genre auquel la colorisation s’adapte parfaitement. On a rarement plus de quelques couleurs sur une même case, des fonds sans colorisation ou avec une couleur unique qui se démarquent surtout grâce à un usage intelligent et très original des crayonnés de la part de Cynthia Martin. La sortie de l’hyperespace du Faucon au début du numéro en est un excellent exemple. Concernant la couverture, elle présente assez bien le contenu du numéro mais manque d’une touche d’originalité dans la mise en scène.

    Nagais



    Un très bon numéro de montée en puissance dans l’intrigue. Le précédent apportait de nouveaux éléments qui profitent à celui-ci. On touche le climax à la fin de cet épisode et à n’en pas douter, beaucoup d’action nous attend dans la prochaine partie. Dans le choix des personnages et des scènes (Zeltrons et Hiromis), Duffy a beaucoup misé sur le burlesque. Le lecteur qui s’attend à de la tension est pris à contre-pied, cependant trop de sérieux à parfois nuie à la série dans le passé et le burlesque évite de se voir reprocher des détails (comme par exemple de savoir comment autant de monde peut atterrir sur une même planète sans se faire repérer).

    Hiromis



    #105 : The Party's Over
    Scénario : Mary Jo Duffy
    Dessins : Cynthia Martin & Steve Leialoha
    Couleurs : Glynis Wein
    Couverture : Cynthia Martin

    My HiromiComme prévu, beaucoup plus d’action dans ce numéro. On en apprend également plus sur les ennemis des Nagaïs (et de l’Alliance, et d’à peu près tout le monde), à savoir les Tofs. Un peu mais pas vraiment beaucoup plus puisque leurs motivations, en admettant qu’ils en aient à ce stade, sont inexistantes en dehors de « capturer ou tuer tout le monde ». On a aussi le droit à une petite surprise concernant un personnage important. Le style de cette race est à la fois moche et intéressant. Intéressant car il est l’exact opposé des Nagaïs : gros, caractériels, vêtements bigarrés… Moches car visuellement c’est totalement ennuyeux, au contraire des Nagaïs qui font des personnages esthétiques à mettre en scène. A part ça, les Hiromis continuent d’occuper le rôle d’élément comique avec un running gag un peu idiot. A l’inverse, les quatre attachés de Leia sont un peu absents et leur côté hétéro-folasse manque. Enfin c’est le « grand » retour de Hoojibs qui sont quasiment les sauveurs du jour.

    Tofs



    L’impact de Leialoha sur les dessins de Martin (dessins pour lesquels il est également crédité) est énorme. Les aficionados du style de Martin vont être déçus car le vétéran Leialoha (il était déjà là au # 2 de la série !) change radicalement la forme de crayonnés. Ces derniers sont plus épais, plus lourdement encrés et surtout les représentations des personnages sont plus aiguës, plus agressives en quelque sorte. En somme, une évolution vers un style que certains apprécieront peut-être, mais qui n’est certainement plus celui de Cynthia Martin. Parfois un peu cartoon, ce style assure bien pour les multiples scènes d’action de cet épisode. A l’image des dessins, la colorisation évolue aussi. Les couleurs sont plus variées et plus vives, on ne joue plus du tout la carte minimaliste du numéro précédent. La scène d’action en couverture est très sympa, agréablement colorisée, mais avec (on appréciera ou pas) un cul de Hoojibs en travers de la couverture.

    Tofs



    Un numéro qui me laisse un sentiment partagé. Je passe facilement sur le changement de style. Le résultat n’est pas vilain et de toute façon on ne peut que reprocher à Martin de ne pas tenir ses délais, et pas à l’éditeur de sortir son titre mensuellement (alors que de plus en plus fréquemment aujourd’hui, c’est le contraire. Par contre, les choix de scénario de Duffy sont plus discutables. A force de jouer la carte de l’humour, la série perd quasiment le peu de crédibilité qu’il lui restait. Voir les gros Tofs faire feu dans leurs jambes en essayant de tirer les Hoojibs comme des lièvres, c’est stupide, d’autant plus qu’ils n’en touchent pas un seul !

    #106 : My Hiromi
    Scénario : Mary Jo Duffy
    Dessins : Cynthia Martin
    Encrage : Ken Steacy
    Couleurs : Daina Graziunus
    Couverture : Cynthia Martin

    LukeAvec ce numéro, Duffy s’attèle à résoudre toutes les situations encore en suspens. Certains de nos héros sont prisonniers et d’autres tentent de les libérer. Le schéma est classique et il y a très peu de choses originales dans ce numéro pour lui permettre de se démarquer. Résultat, on s’ennuie ferme, les Tofs manquent singulièrement d’envergure pour faire une nouvelle menace acceptable. Les Nagaïs perdent une grande partie de leur prestige. Deux éléments surnagent dans ce marasme : voir le boys band de Leia se faire démonter par les Tofs, et les Hiromis toujours aussi débiles. Impossible de prendre leur histoire au sérieux (dommage pour Luke qui les accompagne), mais on sourit à l’occasion. Bref, le scénario finit en roue libre avec cet avant-dernier épisode.





    Dani



    Pour le second numéro d’affilée, Cynthia Martin est fortement aidée par son encreur, cette fois Ken Steacy, pour terminer les dessins. Les crayonnés ressemblent fortement à ceux du numéro précédent sans être aussi tranchants. Globalement, si l’on peut regretter que l’originalité du style de Martin ait été sacrifiée, le résultat n’est pas infâme non plus. On peut regretter que le design des Tofs qui ressemblent à des caricatures de gros pirates ne soit pas aussi inspiré que celui des Nagaïs. Hormis ce point, on a des scènes d’action un peu bâclées, une colorisation avec très peu d’intérêt. Ceci nous donne une partie graphique parmi les plus faibles de ce dernier arc. Heureusement, la couverture est vraiment cool.

    Zeltrons Hoojibs Luke



    On souhaitera très fort que le dernier numéro nous offre une histoire avec beaucoup plus d’épaisseur car un constat s’impose à la lecture de celui-ci : il est normal que la série s’arrête. Peu d’inspiration dans le scénario, pas de rebondissements pour accrocher le lecteur, peu d’intérêt dans la partie graphique. Un épisode à oublier très vite.