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Une Question de Survie
  • Titre original Survivor's Quest
  • Genre Roman
  • Univers Legends
  • Année et période +22 (Nouvelle République)
  • Auteur(s) Timothy Zahn
  • Couverture Steven D. Anderson
  • Traducteur(s) Jean-Marc Toussaint
  • Synopsis :

    La Nouvelle République a reçu un message des plus surprenants. Destiné à Luke et Mara Jade Skywalker, il provient de Nirauan, une planète appartenant aux disciples de feu le Grand Amiral Thrawn sur laquelle ils ont momentanément été fait prisonniers. Tous deux sont invités par les Chiss en tant qu’ambassadeurs, car après plus de cinquante ans, les vestiges du Projet de Vol vers l'Infini, une expédition menée par les Jedi d’antan détruite par Thrawn, ont été retrouvés. Les fiers non humains sont disposés à les restituer. Mara et Luke entreprennent cet étrange voyage accompagnés d’un officier du Nouvel Empire et de son contingent de soldats, de diplomates aliens vénérant les Jedi et d’un ambassadeur républicain ; ce dernier ayant ses propres desseins.

  • Note du staff SWU
     (45 % - 2 commentaires)
  • Note des internautes
     (76 % - 5 commentaires)
     (30 %)

    Le survivant...

    Quels sont les survivants des Temps Obscurs de l'édition Star Wars (je veux parler de Bantam) ? De moins en mois me direz-vous. Stackpole a fini par disparaître en même temps que ses critiques ouvertes sur le Nouvel Ordre Jedi, Allston s'accroche (bien, très bien), Perry le revenant est revenu et... Zahn.

    LE mec qui a un nom qui sonne tellement sushi qu'une espèce entière (qu'il méprise) lui est dédié, je veux bien sûr parler des Yuuzhan
    Vong. Zahn c'est un peu le messie : il ressuscite Star Wars à l'agonie au début des années 90 et de quelle manière ! La Trilogie de Thrawn est l'Oeuvre Fondatrice de l'Univers Etendu (OFUE dans la suite de l'exposé, même si je ne l'utilise pas par la suite) et faut avouer qu'avoir créé Mara Jade, ça claque. Dans un (bon) roman de Zahn, on se croit dans Star Wars, ça pue le space opéra, y'a des contrebandiers, l'Empire, les Rebelles, des X-Wings-Tadada, des Rogues, des Ackbar, ça le Timothy il sait faire.

    Voilà ce qu'on aime chez Zahn.

    ...pour combien de temps encore ?

    Ce qu'il sait moins faire (le pauvre) c'est utiliser les personnages, planètes, événements des autres. A part ceux de son copain (copaaaaaaing) Stackpole. Une petite private joke pour Mike dans les remerciements et un roman de Zahn c'est : Mara, Thrawn, Car'das, Karrde, les Chiss et GNAGNAGNA. C'est de la flemme ou de l'arrogance ? Pensez à un Allston, à ses débuts cantonné dans son exercice de trublion toubadour avec ses Spectres déjantés et ses blagues sur les Ewoks, et bien le petit Allston s'est chauffé dans le NOJ, a commencé à utiliser les grands de la Saga : Luke, Han, Leia, Mara et maintenant ? Qui fait les ouvertures de série ? Zahn out.

    Voilà ce qu'on déteste chez Zahn.

    Sa quête ?

    Essayer de faire moins mauvais que Une Question de Survie (Survivor's Quest).

    Les descriptions : longues.
    Les dialogues : chiants.
    Les personnages : toujours les mêmes.
    L'action : j'ai beau chercher j'en ai pas vu. Je l'ai lu y'a 3 mois et je me souviens plus de l'histoire en fait.

    Allez, un bref résumé pour appuyer mon mécontentement : Luke et Mara reçoivent un appel des Chiss qui ont retrouvé le Vol Vers l'Infini, l'Empire de la Main intercepte le message et envoie une escouade de la 501ème, un peuple farouche que l'on croyait exterminé se déguise en un autre peuple que l'on croyait exterminé et cherche à tataner tout le monde. Tout ce petit monde tombe sur les survivants du Vol Vers l'Infini qui veulent juste qu'on leur foute la paix et qui détestent les Jedi. Je vous laisse deviner la fin, franchement c'est pas dur. En plus sans lire le roman Vol Vers l'Infini, la compréhension de ce roman est limitée. Rassurez-vous ! Si vous lisez seulement Vol Vers l'Infini, tout se passera très bien.

    Bref, Survivor's Quest c'est ce qu'on déteste chez Zahn : on dirait une private joke géante. Si tu veux comprendre faut avoir lu tous les romans de Zahn et rien que les romans de Zahn. Assurément la moins bonne de ses productions Del Rey, loin, très très loin derrière Vol Vers l'Infini et Allégiance.

    Allez, sans rancune !

    Dispensable, franchement dispensable.

  • 17/06/2011
     (60 %)
    Alors, autant dire que je partais avec un a priori négatif après avoir lu la critique de Gilad présente sur SWU. Mais bon, Timothy Zahn m’attire pas mal, donc je me suis lancé.

    Le début du roman confirme mes craintes avec une scène entre Karrde et Booster Terrik, qui, on le verra par la suite, ne sert qu’à mettre en scène ces deux personnages-là. Fan-service quand tu nous tiens… L’intrigue se met en route quand même assez rapidement, mais paraît un peu capillotractée. Sur le principe, je me suis demandé ce que je devais attendre de la découverte de l’épave du Vol vers l’Infini. On a donc une grosse centaine de pages de vide à peu près total, où l’on fait la connaissance de tous les protagonistes qui vont participer à cette expédition, et les relatons qu’ils entretiennent. Les Chiss n’aiment pas les humains, c’est réciproque, et les Geroons, une espèce d’extraterrestre inconnue du grand public, n’aiment pas grand monde non plus. Les Impériaux sont également de la partie, parce qu’un roman de Zahn sans l’Empire, ce n’est pas un roman de Zahn. Le début n’est pas non plus totalement creux, puisqu’on sent bien que de nombreux protagonistes cachent de nombreuses choses à bord du vaisseau Chiss. Les tentatives d’assassinat, vol et autres incendies sont là, et tout le monde suspecte tout le monde. Il y a d’ailleurs tellement de suspicion à droite et à gauche que je me suis un temps demandé si Zahn nous racontait pas là une immense blague, façon Hercule Poirot mais en bien pire.

    Mais là encore, Zahn nous surprend. Au plus mauvais moment du roman, au moment où on hésite à refermer le livre et à aller regarder un épisode de The Clone Wars, le vaisseau Chiss arrive sur l’épave du Vol vers l’Infini. Et alors qu’on s’attendrait à une visite un peu ennuyeuse, au milieu de débris, de cadavres et de caisses de ravitaillement, on a la bonne surprise d’apprendre qu’il y a des survivants (ah, ces pouvoirs de Jedi, qu’est-ce qu’on ferait sans ?).
    Tout ce beau monde se fait capturer, sauf le faux ambassadeur Jinzler qui est convié à rencontrer le Maître des lieux. Mais les Jedi et les Impériaux ayant plus d’un tour dans leur sac, tout se beau monde s’échappe, et se promène à bord du vaisseau.

    Après une nouvelle série de « Je te fais confiance/ Je te fais pas confiance », deuxième surprise du roman : les Geroons ne sont pas des Geroons, mais des Vagaari, espèce quasiment détruite par Thrawn lors de son attaque cinquante ans auparavant. Des Vagaari qui s’avèrent être ô combien violents et inventifs. Bon point donc. Mais comme tout est bien qui finit bien dans les romans Star Wars, les méchants vont mourir (à l’issue d’une pseudo bataille super bizarre sur un morceau du Vol vers l’Infini), et les Chiss et les humains finissent par bien s’aimer.

    L’un des points forts du roman est la caractérisation de Mara Jade. Zahn a créé ce personnage, on voit qu’il est à l’aise avec elle. On rentre bien dans sa tête, on voit bien son tiraillement entre l’Empire de la Main, qui lui parait fort sympathique, et sa famille, Luke en l’occurrence. L’autre point fort réside dans la préquelle de ce roman : Vol vers l’Infini, toujours de Zahn, qui met en lumière de nombreux évènements vus dans Une Question de Survie.

    Le point faible, en revanche, est la cohésion globale avec l’UE. Autant le dire, ce roman n’apporte rien à l’Univers Étendu. Zahn s’amuse à créer une petite intrigue, s’amuse avec ses personnages (un peu comme Allston avec ses Rogues, mais en mieux), mais ne fait pas avancer le schmilblick. Pas de Leia, ni de Han, pas de Coruscant, juste des personnages à Zahn. Il s’agit quand même du dernier roman avant Vecteur Prime et le début du Nouvel Ordre Jedi, et du fait que l’action se passe dans les Régions Inconnues, j’attendais une mention d’un ennemi apparu il y a longtemps, ou je ne sais quoi dans cet optique là, mais rien.

    Au final, on a un bon roman, pas exceptionnel, mais on passe un bon moment en le lisant. Un petit 65% s’impose.