Merci pour ce post qui illustre parfaitement les difficultés à avoir un débat. Car pour cela il faut savoir ne pas répondre à coté et ne pas faire dans l'attaque ad nominem.
north-america a écrit :matou a écrit :Un film indépendant n'a pas le proprio qui vient te rappeler que tu fais un film à 4 milliards. Josh Tank a d'ailleurs été éjecté alors qu'il avait une vision auteurisante de son cinéma.
Sauf qu'a ce que je sache JJ Abrams n'a pas connu la meme situation que Josh Trank, vu que TFA ne souffre pas d'un montage charcuté et bâclé avec des reshots tournés à l'arrache quelques semaines avant la sortie du film.
Donc parce qu'un jeune a été maltraité par des exécutifs et un producteur lié à Lucasfilm et que JJ, lui, a eu les mains libres, cela équivaut à invalider le fait que Bob Iger mettait la pression à JJ sur le prix déboursé pour acheter Lucasfilm?
De une, avoir les mains libres pour le montage final, JJ l'a eu sur ses autres films. Paramount ayant produit Star Trek avec JJ aux commades est donc dans une démarche comparable et allant dans le sens d'un cinéma indépendant Non.
Et de deux, avoir le big boss sur le plateau qui vient te le rappeler, cela s'appelle la pression du studio. C'est justement ce que les films indépendants rejettent et donc n'ont pas.
north-america a écrit :
4 milliards, au vu de ce que générait SW, ce n'est strictement rien (Pixar a été racheté pour le double...) et même si JJ a eu une forte pression parce que SW est une œuvre extrêmement populaire et culte, on ne lui a pas mis des bâtons dans les roues, vu qu'il a pu réaliser le film qu'il voulait et qu'il a même pu demander un décalage de six mois pour la sortie du film afin de peaufiner le scénario.
Le propos sur le prix est hors sujet. Il n'est pas question du prix mais que le PDG vienne en personne le rappeller. Cela s'appelle la pression.
JJ a accepté la commande avec les contraintes voulue par le client cad Disney. Dès lors, le timing séré, l'absence de Lucas, il l'a accepté en signant le contrat. Et du moment que JJ a été dans les grandes lignes voulues, il n'a pas eu de pression.
Cela n'a rien à voir encore une fois avec une démarche se rapprochant du cinéma indépendant où le réalisateur est vraiment libre de bout en bout.
Rian Johnson provient du cinéma indépendant avec ses films Brick et Looper, produit avec des budgets relativement "modestes".
Colin Trevorrow avant de réaliser JW a tourné Safety Not Guarenteed, petit film indé ayant couté 700 000 dollars, et actuellement il réalise The Book of Henry, autre film "modeste".
Ils ont commencé comme l'écrasante majorité par des films à petit budget, non produit par un studio. Puis par des films à petits budgets produits par des studios spécialisés dans ces films. Et maintenant ils sont confrontés à de grosses productions.
On verra bien s'ils gardent un esprit indépendant après cela.
Et quel que soit leur choix, cela n'est pas le fond du débat.
Le débat c'est que Lucasfilm a choisi des réalisateurs trentenaires jeunes quadra qui ont accepté le projet. Dans les pourparlers avant la prélogie, d'autres noms ont été approché et on décliné. C'est de savoir pourquoi cela ne s'est pas fait qui est intéressant et permettrait de savoir quel est la vraie volonté de Lucasfilm.
Maintenir Josh Tank aurait été un choix qui aurait été éclairant. Cela ne fut pas le cas. La aussi, savoir le fin mot de l'histoire permettra de le savoir.
Gareth Edwards a beaucoup déçu avec Godzilla. A voir ce qu'il fera de son film. Mais pour l'instant il a plus de grosses productions à son actif que de film indé.
Philip A. Lord et Christopher Robert Miller ont un style bien à eux, mais n'ont carrément rien à voir avec le cinéma indépendant.
Enfin, ce pauvre Rian Johnson a vu son script devoir repartir en réécriture juste avant le début du tournage. Preuve d'une pression du studio. Et cela ne s'est jamais vu dans la saga ou dans les mœurs des films indé. Modifier le script pendant le tournage à cause d'imprévu oui. Pas de revoir le script à la demande d'exécutif.
Donc la question du positionnement de Lucasfilm après son rachat vis à vis de la liberté de production est bien plus complexe que de dire simplement:
"cherche à garder cet esprit de cinéma d'auteur indépendant en engageant des cinéastes comme Abrams et Johnson, et non pas des simples faiseurs hollywoodien."
north-america a écrit :
Maintenant, si ton objectif, à la manière de Podracers est de basher la postlogie non-stop et de nous faire du sectarisme pro-Lucas et du conspirationisme disneyen, (qui est tout autant malsain que le sectarisme anti-Lucas, aka les trolls qui passaient leurs temps à rabaisser les éditions spéciales et la prélogie sans arrêt il y a 15 ans), le dire une fois suffit amplement. Je pense qu'a force de le répéter on a compris.
Et maintenant, l'attaque ad nominem ou comment parler de la personne quand on est à court d'argument.
Si en revanche, ce passage est une question maladroitement posée pour savoir si j'apprécie les studios, Lucas, ou si je suis sectaire, je ne peux que te renvoyer à mes pots ou de te conseiller de me le demander en MP (je ne mords pas et je serai ravi d'en discuter).
« Il n’y point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et sous les couleurs de la justice. »