DRIII a écrit :Tyra a écrit :
Sinon ça rend le message moyen à mon goût : non pas en mode "chacun peut devenir exceptionnel" au prix donc d'efforts, de travail, de temps, de souffrance parfois et "n'importe qui peut devenir exceptionnel" donc le premier venu qui a rien fait pour mais qui l'est quand même, une façon de dire "on a tout, tout de suite, maintenant, dans la vie, s'accomplir, c'est facile"
Moi aussi je trouve que les Grecs et les Romains prônaient un peu trop la facilité dans l'antiquité avec Hercule étranglant des serpents à main nue dans son berceau. Pas étonnant que ces civilisations se soient effondrées avec des mythes aussi foireux prônant la paresse.
What a failure...
Quel mauvais comparatif...Se servir du traitement d'un demi-dieu pour légitimer celui d'une Mary-Sue...laissant penser en plus qu'Hercule n'aurait jamais fait aucun effort...
Il n'y a rien de surprenant à ce que
le fils de Zeus puisse étrangler des serpents dès son plus jeune âge . C'est tout à fait cohérent dans le contexte de cette mythologie et ça ne change en rien le fait que le parcours d'Hercule prône
l'effort et la rédemption (par ses douze travaux).
Mais allons plus loin car c'est là le plus important dans notre contexte : Hercule a certes une force colossale innée (héritage divin) mais il a dû
travailler pour
développer ses aptitudes à l'aide des enseignements de ses
nombreux maîtres :
Peut-être devrais-tu tourner ta langue sept fois dans ta bouche avant de balancer des comparatifs inadaptés dans le but de faire passer ceux qui critiquent TLJ et son idéologie foireuse pour des acharnés aveugles qui reprocheraient à ce film des traitements qu'ils accepteraient dans d'autres œuvres.
DRIII a écrit :
Un archétype, un récit archétypal, ce n'est pas une vertu en soi.
Ce n'est pas une question de vertu, ce n'est pas non plus une question de goût, c'est une question de
respect de l'œuvre originale.
Imaginons que je doive créer un nouveau mouvement d'une symphonie classique existante. A quoi ça rimerait de dire : "le formation symphonique et l'écriture musicale classique ne sont pas une vertu en soi. Il n'y a donc aucune nécessite de respecter ce style et le caractère de l'œuvre originale. En tout cas c'est mon ressenti mais je respecte les ressentis différents."
???
(merci d'essayer de comprendre cette simple analogie sans me quoter pour me faire un cours sur la symphonie classique et ses liens avec le Troisième Reich)
Si j'estime que le style initial est désuet ou que je suis plus intelligent que le compositeur original,
je crée ma propre symphonie.
DRIII a écrit :
Un archétype, un récit archétypal, ce n'est pas une vertu en soi.
Il faut contextualiser le propos : il ne s'agit pas de faire l'apologie des archétypes et des contes/récits initiatiques en considérant que toutes les œuvres de la terre doivent suivre ce cadre...
Le cœur du débat n'était pas sur nos goûts ou sur notre jugement personnel du concept de l'archétype mais sur la
cohérence.
Il n'a pas été question pour moi de définir ceux qui ont aimé le film comme des idiots, mais de montrer que TLJ ne respecte pas l'œuvre originale. Et je n'ai pas fait cette démonstration à coup de ressentis mais en montrant qu'une œuvre n'est pas quelque chose qui plane dans le vide ; elle a un style, un genre, une structure, des codes et des limitations.
Ne pas aimer ces codes et ces limitations est une chose; soutenir qu'ils n'existent pas ou qu'il est normal/bon de les briser ou encore qu'on ne pouvait pas faire autrement, en est une autre.
Prenons deux exemples extrêmes : imaginons que TLJ contienne des scènes pornographiques ou des scènes d'horreur atroces (impliquant en plus Luke). Il y aura toujours du monde pour dire que ça change et pour sortir le fameux : "moi j'ai aimé !". Mais la question n'est pas de savoir si ça a plu, si une majorité de personnes ont aimé, si le film a fait 5 milliards, ou si le porno et l'horreur sont des styles intéressants. Le premier point qui importe lorsqu'on veut
juger la pertinence d'une suite est : la cohérence artistique. Aimer, être satisfait, n'a pas la vertu magique de rendre cohérent. Je peux aimer voir Luke coucher avec les gardiennes du temple, je peux aimer le voir éventrer un ennemi et manger son cœur, je peux préférer ces séquences à tout ce qui a été fait avant, ça ne rend pas pour autant le comportement de Luke cohérent avec l'œuvre originale. Fin du comparatif extrême.
La nouvelle trilogie n'est pas centrée sur Luke, elle met en scène de nouveaux héros. On ne renverse pas l'archétype d'un héros qui a déjà eu un parcours complet, en quelques minutes et avec 3 pauvres flashback (et encore moins un héros aussi mythique que Luke fucking Skywalker)...et on évite d'attribuer une impulsion
immorale à un héros victorieux d'un conte/récit initiatique
enthousiaste.
Love It ! a écrit :
En fait, tu associes systématiquement le respect des archétypes à la banalité, la niaiserie ou l'ennui...
DRIII a écrit :
Pas du tout. (...)
Pas du tout ?
DRIII a écrit :
Pas du tout. Je dis juste que si Star Wars s'en était tenu au strict respect des archétypes posés dans l'OT, il n'y avait rien à raconter puisque tout a déjà été dit dans les deux précédentes trilogies
donc tu dis bien que le respect des archétypes aurait conduit à un récit ennuyeux et banale...(à moins que tu considères que
"ne rien avoir à raconter" signifie pouvoir proposer un récit passionnant et original...)
Tu commences par :
"pas du tout", pour ensuite confirmer ce que je pointe du doigt...
DRIII a écrit :
Il n'y a aucune nécessité à ce que Luke passe de l'archétype du jeune premier qui s'accomplit à celui de vieux sage partenaliste qui guide la jeune génération vers la bonne voie.
qu'est-ce que tu entends par
"vieux sage paternaliste qui guide la jeune génération" et
"il n'y avait rien à raconter" si ce n'est qu'il s'agit là de choses sans intérêt à narrer une nouvelle fois car déjà dites et qui seraient donc ennuyeuses et banales ?
Tu n'as pas arrêté de répéter que le respect des archétypes n'avait aucun intérêt car il conduirait à de la redite...et qu'est ce qu'une redite
si ce n'est une répétition inutile et donc ennuyeuse et banale ?
Redite : Répétition inutile et oiseuse
Ennuyeux : qui cause de la lassitude, de la fatigue par sa
monotonie, son manque d'intérêt
Banal : qui ne s'écarte pas du cours normal des choses ; courant, ordinaire - Péjoratif.
Qui manque d'originalité
et quand je mets le doigt dessus :
Love It ! a écrit :
En fait, tu associes systématiquement le respect des archétypes à la banalité, la niaiserie ou l'ennui...
tu réponds :
DRIII a écrit :
Pas du tout
Là aussi tu ne voulais pas dire que le respect des archétypes aurait conduit à un récit banale je suppose ?
DRIII a écrit :
Si Abrams et Johnson n'avaient pas reconsidéré les archétypes de conte fée, on aurait droit à quoi. Un Luke qui de jeune premier accompli devient naturellement le vieux sage qui guide les jeunes gens vers la vérité et le droit chemin. Est-ce que dire aux jeunes générations qu'il suffit d'écouter leurs parents et que tout se passera bien est quelque chose de pertinent ?
et bien sûr tes :
"on aurait droit à quoi" et
"il suffit d'écouter leurs parents" n'était pas péjoratifs ? ce n'était pas une façon d'insister sur la banalité qu'aurait généré selon toi le respect des archétypes ?...tu vas me répondre :
"pas du tout" et tu vas dévier du sujet avec une tirade de 450 lignes sur le sens de la famille chez les Aborigènes d'Australie, histoire de bien noyer le poisson.
Il n'y a aucun mal à penser que le respect des archétypes empêcherait toute créativité ((hormis que c'est faux), et aucune raison de le nier.
C'est comme si tu étais en mode CONTRADICTION AUTOMATIQUE
ON
Voici un petit échange imaginaire qui résume bien le problème :
Love it ! : donc tu l'as tué ?
DRIII : Pas du tout. Je dis juste que je lui ai tiré une balle dans la tête et qu'il en est mort.
Love it ! :
Membre du forum : dés qu'un membre n'est pas d'accord avec lui,
Love It dit qu'il répond à côté...je trouve que
DRIII a très bien répondu. Il y a quand même une différence entre tuer quelqu'un, et causer sa mort en lui tirant une balle dans la tête. En tout cas c'est mon ressenti.
Love it ! :
Je suis désolé d'insister mais tu réponds souvent à côté, toujours avec le même système : tu prends une élément périphérique d'une réponse et tu t'étales dessus, t'écartant tellement loin du point initial abordé, qu'après la lecture de ton message je ne me souviens plus de mon propre nom. Sérieusement, quel intérêt de me dire que tu aimes autant la Petite Maison dans la Prairie que Game of Thrones ? alors que j'ai pris ces exemples uniquement pour illustrer ta façon radicale de considérer le respect des archétypes, qui selon toi, aurait inévitablement conduit à une intrigue prévisible (comme la plupart des épisodes de la Petite Maison dans la Prairie).
Je t'invite à méditer cette réflexion de
Coupdebambou :
Coupdebambou a écrit :
Je trouve qu'à sur-analyser en s'éloignant autant du matériau de base on perd le lien avec l'oeuvre et on peut tomber dans des pistes d'analyses qui sont totalement déconnectées du propos initial. Qu'on le fasse pour analyser une oeuvre et la mettre en contradiction avec son contexte historique, social, artisitique OK, mais qu'on s'en serve pour justifier des directions choisies, je trouve çà trop tarabiscoté
Tarabiscoté : d'une recherche excessive et compliquée; affecté, inutilement contourné, maniéré
Dans l'espoir que ça te face prendre conscience de ce problème de focus.
DRIII a écrit :
Je dis juste que si Star Wars s'en était tenu au strict respect des archétypes posés dans l'OT, il n'y avait rien à raconter puisque tout a déjà été dit dans les deux précédentes trilogies
Comment arrives-tu à cette conclusion ? En quoi le respect de l'archétype des héros de l'OT limiterait celui des nouveaux personnages ? Quand on parle du respect des archétypes, on parle uniquement des héros de la trilogie originale, pas de faire un copier/coller de leurs archétypes sur les nouveaux héros.
Comment conclure qu'il n'y aurait rien à raconter alors que Luke est présent 30 minutes (à la louche) dans les deux premiers films réunis ? Allons plus loin et imaginons qu'il apparaisse 10min en Force ghost dans l'episode 9 (ce qui est énorme déjà). Sa présence dans cette postlogie se résumerait à 40 min sur environ
7 heures de film.
J'aimerais donc comprendre en quoi un personnage aussi mineur (au niveau de son temps de présence à l'écran, pas au niveau de ce qu'il représente) devrait forcement être désenchanté et voir son archétype renversé pour permettre de raconter une nouvelle histoire intéressante.
Ce raisonnement, cette soi disant nécessité de désenchantement, ne tient pas la route...
surtout avec une Mary-Sue en héroïne
(
Mary-Sue est un nom péjoratif donné à un personnage de fiction trop parfait).
Où sont la gravité, la prétendue maturité et les questionnements profonds avec Rey (ou même Poe, Finn et Rose) ?
"Je n'ai besoin de personne pour devenir une wonder woman" ?? ou
"il faut se battre pour ceux qu'on aime et ne pas se battre contre ceux qu'on aime pas mais qu'on aime un peu quand même enfin je ne sais plus" ? c'est ça qu'on doit avaler aujourd'hui ? c'est du vide. Il y a plus de sagesse et de profondeur dans une blague carambar. Donc les tirades :
"cette trilogie est plus dark, plus profonde, en rupture avec le passé...elle nous parle de nous mêmes, de nos failles..." mais où ça ? hormis le flashback de Luke et ses 10 minutes de dialogue sur sa perte de foi ? dans les messages politiques bidons qu'on entend déjà absolument partout ? (les riches sont des ordures ? super crédible de la part de Disney/Lucasfilm...) quel intérêt de mettre dans un Star Wars ce qu'on avale déjà sans cesse par la TV et les réseaux sociaux ? Cette postlogie n'est pas une rupture qui propose quelque chose de nouveau, c'est juste une destruction des héros du passé pour continuer sur du vide.
Destruction et désenchantement qui ne durent que quelques minutes : juste le temps de montrer que Han a quitté Leia et que Luke a abandonné tout le monde après une impulsion de meurtre.
Le respect ou le non-respect de l'archétype de Luke a donc une influence mineure sur l'originalité de l'histoire elle-même.
Un Luke en père noël n'aurait rien changé au parcours des héros et n'aurait pas non plus empêché son sacrifice final :
Luke aurait très bien pu être désabusé, malheureux, découragé, après avoir été trahi par Kylo Ren, sans avoir eu cette impulsion de meurtre indigne. Ce renoncement n'aurait pas été en accord avec son archétype mais au moins il n'y aurait pas eu cette impulsion immorale et le reniement de sa foi. La venue de Rey et le sabre laser de son père lui auraient insufflé un nouvel espoir.
C'est pourquoi j'ai dit que la destruction de Luke était totalement gratuite, car cette impulsion de meurtre et le reniement de sa foi n'apportent rien au reste du film et de la postlogie. Cette destruction n'a aucune incidence sur le reste de l'histoire (elle a simplement pour but de permettre une masturbation intellectuelle*) : Ben commençait déjà à être perverti par Snoke, donc il pouvait trahir Luke sans cette impulsion de meurtre, et le refus de Luke d'entrainer Rey n'a aucune incidence sur sa progression. Luke n'a aucun impact majeur sur le parcours de Rey : elle aurait tout aussi bien pu aller directement retrouver Kylo Ren après quelques connections télépathiques.
*
Masturbation intellectuelle :
(Péjoratif) Raisonnement ou processus de pensée dont l’autosatisfaction semble prendre le pas sur une quelconque intention de déboucher sur quelque chose de concret ou de constructif. Exemple : "c'est un jedi qui a formé Darth Vader " - "dire que si les jedi s'éteignaient, la lumière s'éteindrait n'est qu'arrogance" - "les jedi ont été considérés comme des dieux" etc.
Est-ce que ça valait la peine de mettre un "coup de poignard dans le dos des fans" pour quelque chose qui a une influence aussi mineure sur l'histoire ? ("Coup de poignard dans le dos" est une image. Si quelqu'un dans votre entourage ou vous-même avez été victime d'un coup de poignard, sachez que j'en suis sincèrement désolé et que cette image n'avait en aucun cas pour but de vous offenser ou de minimiser votre mésaventure).
Même avec un Luke ultra lisse, sans aucune surprise, le plus chiant qu'on puisse imaginer, qui répèterait en boucle :
"que la force soit avec toi""que la force soit avec toi""que la force soit avec toi""que la force soit avec toi""que la force soit avec toi""que la force soit avec toi"
"que la force soit avec toi""que la force soit avec toi""que la force soit avec toi""que la force soit avec toi""que la force soit avec toi"...
il y aurait tout de même eu une grande place pour raconter une histoire intéressante.
Corréler, amalgamer le traitement de Luke (le renversement de son archétype) avec l'originalité et l'intérêt de l'histoire est un argument fallacieux comme le prouve cette simple opération mathématique : TLJ
- Luke = 2 heures de film.
Cette position aurait pu être défendue si Rey, rejetée par Luke (et fragilisée par la mort de Han), cherchant toujours une réponse, un guide et une figure paternelle, avait été séduite par Snoke et Kylo Ren. Ceci n'atténuerait en rien le piétinement de l'archétype de Luke mais lui donnerait
au moins un impact conséquent et donc un sens dans l'histoire globale : Rian Johnson aurait alors été au bout de l'idée au lieu de l'assumer à moitié en se cachant derrière sa soupe sur le renoncement au passé et le fait de n'en garder que ce qui serait soi disant valable (comme si le parcours de Luke était compatible avec cette idée, comme si il était devenu un jedi en se basant sur des textes et des pratiques rigides le conduisant à devenir lui même l'incarnation d'un dogme...La vérité est qu'il n'y a
absolument rien à jeter du passé dont Luke a hérité car il représente dans l'œuvre originale une spiritualité authentique dépouillée de toute forme rigide et de fausses idées, incarnant par conséquent le bon, le vrai et le juste et dont on peut voir
la manifestions concrète au travers des trois Force ghost radieux :
c'est donc la Force elle-même qui valide l'authenticité de la spiritualité des jedi. Il est illogique qu'un agent et témoin de cette validation puisse prétendre que la philosophie jedi est dans l'erreur ou enfermée dans un dogme étroit...That Makes No Fucking Sense)
DRIII a écrit :
Tu considères la saga Star Wars comme conte de fées moderne qui commence par "Il était une fois..." et se termine par "ils vécurent longtemps, heureux et eurent de nombreux enfants" (pas au sens strict bien entendu mais au sens symbolique). Le souci, c'est que cette lecture interdit en fait de penser, ou même d'envisager, une suite à l'histoire qui se conclut par ROTJ. Car que reste-t-il à raconter quand "on vit longtemps, heureux" et qu'"on a eu plein d'enfants" ? Rien ou presque : des anecdotes, des "contines"
Tu raisonnes encore avec des extrêmes.
La fin positive du Retour du Jedi n'empêche pas une suite, mais elle empêche une suite qui viendrait entacher, diminuer, alterer les liens profonds entre les héros :
leur loyauté et leur amour réciproque.
Après une telle fin :
Han et Luke ne peuvent tout simplement pas abandonner volontairement Leia.
En quoi cet élément de base, de bon sens même, empêcherait de raconter une suite ? qu'est-ce que l'abandon de Han et de Luke apporte à l'histoire hormis une fausse profondeur : "ouais c'est trop fort...c'est comme dans la vraie vie...."
Dans un conte enthousiaste qui dépeint des héros qui ont un amour et une fidélité réciproque intense, on ne saute pas d'un :
'Ils vécurent heureux..." à un :
'Ils divorcèrent..."
C'est une restriction très simple à comprendre et qui n'empêche absolument pas de raconter une nouvelle histoire.
Tu réduis systématiquement le respect de l'œuvre originale et de ses archétypes à une impossibilité de créer des nouvelles intrigues et des nouveaux problèmes car c'est la seule façon de justifier le traitement de Rian Johnson. Tu amalgames sans cesse le respect des archétypes avec un copier/coller de l'intrigue.
Les archétypes sont une chose, les péripéties des héros une autre.
Lorsque j'ai mis en avant que le Retour du jedi se terminait par : "il vécurent heureux..." c'était en rapport au ton général, pour rappeler qu'il s'agit d'un conte enthousiaste et innocent et non pas pour fermer la porte à d'autres problèmes.
ANH se termine d'ailleurs de cette façon :
"ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants..."
Est-ce que cette fin heureuse de conte signifie qu'on ne peut rien raconter derrière en respectant les archétypes ?
Est-ce qu'il y a eu besoin de tout péter pour avoir la meilleure suite de l'histoire du cinéma ? est-ce que les héros et leurs liens forts ont eu besoin d'être ternis pour susciter l'intérêt et l'empathie ?
On peut donc raconter une suite passionnante après une fin heureuse - que ce soit après 1, 3 ou 6 films - sans détruire ou chambouler les héros. C'est
uniquement une question de créativité et de talent.
Love It ! a écrit :
Le plus important n'est pas : ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants mais : ils furent fidèles entre eux et à leurs idéaux et ils combattirent de toutes leurs forces
Alors que ces deux épisodes de la postlogie nous disent au sujet des héros de l'OT : ils ne furent pas totalement fidèles entre eux et à leurs idéaux et ils ne combattirent pas tous de toutes leurs forces...
(les deux chevaliers ayant noblement abandonné la princesse qu'ils avaient sauvé)
DRIII a écrit :
Il n'y a aucune nécessité à ce que Luke passe de l'archétype du jeune premier qui s'accomplit à celui de vieux sage partenaliste qui guide la jeune génération vers la bonne voie.
Et pourtant c'est le seul chemin en accord avec le sens et la dynamique de l'œuvre originale : un jeune chevalier qui va raviver une flamme éteinte (l'ordre jedi). Sauf bien sûr si on part du principe que le respect de la dynamique originale n'a pas d'intérêt.
Luke ne peut être ni fermier, ni musicien, ni plombier, ni boulanger, ni architecte, il ne peut devenir que maître jedi et en l'occurrence sage, à cause de son parcours et de l'enseignement qu'il a reçu, et bienveillant à cause de son archétype. Rencontrera-t-il des difficultés ? certainement.
DRIII a écrit :
Il n'y a aucune nécessité à idéaliser l'ensemble de son oeuvre
Ce n'est pas une question de nécessité, c'est un fait : le parcours de Luke a été écrit pour être idéalisé, pour montrer un modèle de vertu : la beauté du courage, de la fidélité et de la compassion. On ne va tout de même pas changer le sens de ce conte/récit initiatique pour légitimer le traitement de Rian Johnson ? nan ? si ? comment idéaliser le Luke de l'OT si celui de la postlogie le trahit ?
la loyauté et la fidélité n'ont de sens que par leur constance : on ne peut pas être à moitié fidèle. En abandonnant Leia, Han et Luke ont fait preuve d'infidélité par leur manque de constance et cette infidélité vient entacher l'œuvre originale : on ne peut plus regarder leurs étreintes de la même façon car on sait alors que ce n'est pas solide. C'est un des pires traitements qui pouvait être fait à ces héros. La fidélité n'existe pas ? ce n'est pas réaliste ? on s'en cogne ! un conte enthousiaste n'a pas pour objet d'exposer la médiocrité qui nous entoure déjà.
Tu chamboules, enfin tu veux chambouler la base et le sens de ce qui a été établi mais
on ne saute tout simplement pas d'un héros de conte/récit initiatique enthousiaste à un personnage dépressif de roman réaliste.
Luke est un héros enthousiaste, bon et pur. Vouloir intégrer dans son personnage un réalisme déprimant et une immoralité potentielle est tout simplement
hors propos :
DRIII a écrit :
Il n'y a aucune nécessité à ce que Luke passe de l'archétype du jeune premier qui s'accomplit à celui de vieux sage partenaliste qui guide la jeune génération vers la bonne voie.
Il n'y a aucune nécessité et aucun intérêt à détruire un héros en 15 minutes pour le ramener quasiment au point départ à la fin du film....Si ce n'est une masturbation intellectuelle sur la faillibilité d'un ennui qui n'a d'égal que son manque de crédibilité.
DRIII a écrit :Mary Sue a écrit :Tout ton argumentaire fait un parallèle avec la réalité, ce qui ne correspond pas au message initial.
"Je voulais créer un imaginaire qui paraisse vrai. J’ai voulu me concentrer sur le réalisme de ces galaxies lointaines plutôt que sur l’aspect fantastique". George Lucas, 9 mars 1977.
L'art de la réponse à tout prix livre VII chapitre 5
Tu m'as fait le même coup en jouant sur le mot "menace" quand j'ai parlé de la menace active que représentait Vader en opposition à la menace potentielle d'un Kylo Ren, et là tu joues sur le mot "réalisme'"...c'est à croire que le plus important pour toi est d'envoyer un maximum de réponses pour disqualifier coûte que coûte tout ce qui pourrait délégitimer TLJ (comme ta mention de la réaction d'Alec Guinness qui n'est en rien comparable avec celle de Mark Hamill qui a réagi par rapport à une œuvre existante et un personnage qu'il a dans le sang depuis des années)
Oui Lucas a voulu créer un univers réaliste...mais
visuellement, pas au niveau du ton, du caractère des personnages principaux et de leurs réactions : le noble chevalier, la princesse, le magicien et le méchant sorcier. Comme je l'ai dit : est-ce un comportement réaliste que de sourire quelques minutes après avoir vu sa planète natale exploser sous ses yeux ? est-ce un comportement réaliste que de prendre une bonne inspiration et de repartir comme si de rien n'était, juste après avoir vu ses parents adoptifs calcinés ? est-ce un comportement réaliste d'avoir la patience d'attendre de longues années dans une hutte en pierre (Obi-Wan) ? est-ce un comportement réaliste que de vouloir sauver Darth Vader ?? est-ce un comportement réaliste que de se rendre dans l'espoir de sa rédemption ? est-ce un comportement réaliste que de jeter son sabre laser devant l'empereur ?
Les réactions des héros de Star Wars ne sont pas réalistes dans le sens où ils manifestent des qualités qui nous dépassent (même si ils ont bien sûr une part d'humanité). Il est donc hors propos de vouloir leur attribuer des réactions réalistes prosaïques ou d'utiliser le réalisme comme argument pour justifier le traitement de Rian Johnson : " c'est vrai que Luke a réussi ses examens...mais il peut très bien échouer aux mêmes examens des années après...c'est arrivé à mon beau frère..."
Un conte dépeint le merveilleux, pas le réel.
Lucas voulait qu'on puisse croire à son univers, qu'on puisse croire en la Force (cf. tout ce que j'ai dit sur la nécessite de la sobriété des pouvoirs pour les rendre crédibles ), ça ne signifie pas qu'il a dépeint des héros réalistes.
Il ne faut pas confondre la crédibilité (c'est à dire la cohérence d'un univers) avec le réalisme.
La trilogie originale est un conte/récit initiatique enthousiaste, pas un récit réaliste. Tu peux ramener toutes les citations de Lucas, tu peux faire une vidéo avec lui ou Pablo Hidalgo clamant le contraire, ça ne changera en rien ce fait indéniable.
DRIII a écrit :
Star Wars, à mes yeux, n'a d'intérêt que par ce que ces films disent sur nous, notre réalité, nos vies. Sinon comment avoir de l'intérêt, comment éprouver de l'empathie pour ce qui se passe dans cette galaxie fictive et très lointaine ?
Tout comme toi, et comme beaucoup d'autres, je suis tombé amoureux de l'univers Star Wars et de ses héros avant même d'avoir la capacité de pouvoir faire le moindre rapprochement avec notre réalité et avant même de savoir ce qu'était le totalitarisme et la seconde guerre mondiale. Je n'ai jamais eu besoin de savoir en quoi consistait le régime nazi pour comprendre que l'empire représentait les méchants. On pourrait montrer la trilogie originale à des personnes vivant au moyen âge ou dans un futur très lointain qui aurait perdu toute trace de notre époque, et tout le monde comprendrait le sens de l'histoire et aurait de l’empathie pour ses héros (un petit effort de projection DRIII, inutile de me dire que ces personnes ne parlant pas notre langue, ne pourraient pas comprendre les films).
Nous avons donc ici la preuve que l'empathie n'a rien à voir avec les références à notre époque ou à nos vies.
D'ailleurs Tolkien n'aimait pas les allégories (Sauron = Hitler - l'anneau = bombe atomique) qui finalement ne faisaient que limiter son œuvre et son caractère intemporel. Le conte/récit initiatique, le récit légendaire
nous parlent bien sûr de nous-mêmes mais en venant toucher en nous des éléments qui transcendent notre époque, des éléments qui sont au delà du paradigme dans lequel nous vivons. Dans deux milles ans, le Seigneur des Anneaux véhiculera toujours les mêmes enseignements, la même sagesse universelle.
Réponse à quelqu'un qui demandait à Tolkien si le nettoyage de la Comté ne faisait pas référence à l’Angleterre de son temps :
"Il n’y a pas « d’allégorie », morale, politique ou contemporaine dans l’œuvre du tout. C’est un conte de fée, mais un écrit pour les adultes – selon la conviction que j’ai un jour exprimé dans un long essai « Du Conte de fée » qu’ils en sont l’audience propre. Parce que je pense que le conte de fée a sa propre manière de refléter la « vérité », différente de l’allégorie, de la satire (soutenue), ou du réalisme, et en certains sens plus puissant. Mais bien sûr, si l’on décide de s’adresser « aux adultes » (gens mentalement adultes, de toute façon), ils ne seront pas enjoués, passionnés, ou émus à moins que le tout, ou les incidents, semblent avoir pour sujet quelque chose qui vaille d’être considéré, plus [fondamental] qu’un simple danger ou fuite : il doit y avoir quelque rapport avec la « situation humaine » (de toutes périodes). Ainsi quelque chose des propres réflexions et « valeurs » du conteur seront inévitablement à l’œuvre. Ceci n’est pas la même chose que l’allégorie. Nous exemplifions tous, en groupe ou comme individu, des principes généraux ; mais nous ne les représentons pas. Les Hobbits ne sont pas plus une allégorie que sont (disons) les pygmées de la forêt Africaine."
Un extrait d'une autre réponse de Tolkien :
"Il n’y a pas de « symbolisme » ou d’allégorie consciente dans mon récit. Une allégorie du genre « cinq magiciens = cinq sens » est tout à fait étrangère à mon mode de pensée. Il y avait cinq magiciens et cela est simplement une unique partie de l’histoire. De demander si les Orques « sont » les Communistes est pour moi aussi sensé que de demander si les Communistes sont des Orques."
Dans un conte/récit initiatique, récit légendaire etc., l'empathie est suscitée par la psychologie du héros, sa quête et ses liens émotionnels avec ses amis/ennemis, et non pas par la proximité avec notre réalité ou notre époque (ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas établir des parallèles avec notre monde). Ce sont les difficultés que rencontre le héros, ses efforts ou ses souffrances qui nous lient à lui. C'est pourquoi on peut vite perdre la connexion avec un personnage qui réussit tout ou qui semble invulnérable. On peut par exemple éprouver de l'empathie pour Zeus, le dieu des dieux, à partir du moment où il est en difficulté, car par cette difficulté et cette souffrance nous pouvons nous identifier à lui, même si les combats qu'il mène nous dépassent. On peut donc avoir de l'empathie pour un poisson au fond de l'océan (dans un animé) ou pour un dieu dans les cieux à partir du moment où ce qu'ils traversent, ce qu'ils ressentent émotionnellement peut être connecté avec la dimension intemporelle de notre humanité (joie, tristesse, amour, haine, souffrance, peur, effort, combativité, victoire etc.) sans qu'il n'y ait besoin de lien avec notre quotidien ou notre époque. Comme le dit Tolkien : "il doit y avoir quelque rapport avec la « situation humaine » (de toutes périodes)".
On peut d'ailleurs constater dans TLJ les dégâts de cette volonté de faire référence à notre réalité par des messages politiques et une moraline made in Twitter (j'ai déjà fait le : made in Facebook).
Projeter notre réalité de cette façon dans une galaxie lointaine fait tout simplement tâche. De nombreuses personnes ont été violemment éjectées de l'univers Star Wars à cause (entre autres) de ces messages politiques.
Une bonne partie des fans espèrent retrouver la magie, l'innocence de l'œuvre originale. Ils ne vont pas voir un Star Wars pour qu'on leur resserve les messages et réflexions à deux euros qu'ils avalent déjà jour et nuit sur Facebook...mais pour recevoir ce souffle poétique, mystique, cette magie du conte (en plus bien sûr de l'action et du fun propre à cette licence).
Love it ! a écrit :
Dans un conte, dans un récit initiatique comme Star Wars, La dimension humaine est le point de départ, afin que nous puissions nous identifier. Un point de départ qui va nous conduire vers quelque chose de plus grand que l'humain "ordinaire" : l'exaltation de ce qu'il y a de meilleur en nous (les qualités, la grandeur d'âme) afin d'inspirer, d'émerveiller, d'insuffler une dynamique positive, une envie de devenir quelqu'un de plus noble. C'est là un des sens et but profond des contes et des récits initiatiques. Et non pas de voir un héros qui nous a inspiré avoir une impulsion de meurtre envers son propre neveu endormi, devenir une loque infidèle, traire, se faire botter le cul par une gamine pour finalement nous faire un retour qui n'a d'héroïque qu'une mort insensée...
(...)
On a déjà eu un Luke faillible, humain, impulsif, il a déjà eu son parcours et il a vaincu : il est déjà parti de rien pour devenir un héros. Le faire tomber (et quelle chute...) pour le faire remonter encore une fois (et quelle remontée...) ne sert absolument à rien.
DRIII a écrit :Love It ! a écrit :
Pourtant il a déjà été exposé plusieurs fois et par différentes personnes que le respect de l'archétype de Luke ne signifiait en aucun cas une absence d'aspérité, de problème et même de faillibilité.
Donne moi un exemple de "faillibilité" qui serait acceptable che Luke sans que celà remette en cause, à tes yeux, son archétype. Je demande ça sans malice, hein, juste pour alimenter la discussion et la réflexion scénaristique.
(ce n'est pas "à mes yeux", ce n'est pas moi qui ai créé l'archétype de Luke, donc le respect de son archétype n'est pas relatif à mon opinion ou à mes goûts, mais à ce qui est exposé et établi d'une façon très limpide dans l'œuvre originale.)
J'ai déjà abordé ce thème dans mes échanges avec toi mais en réalité, ce n'est pas à moi ni aux membres du forum de trouver des idées intéressantes, c'est le travail d'un scénariste qui est payé pour ça, car il est justement sensé avoir un talent, une créativité particulière.
Ce n'est pas parce que nous serions dans l'incapacité d'imaginer quelque chose d'intéressant, que ça signifierait que c'est impossible.
Si on estime que notre propre limitation reflète celles des scénaristes, quel intérêt à ce métier ? quel intérêt à l'art en général si les artistes n'ont pas la capacité de nous proposer ce que justement nous sommes incapable de faire ?
Mais allons-y quand même :
Un héros archétypal incarnant la loyauté, l'amour et la victoire sur la tentation, ne peut pas être déchu par les défauts contraires à ces qualités (manque de loyauté, perte de compassion, tentation immorale).
Sa faillibilité ne peut être présentée que par le biais de problématiques différentes qui ne diminueront pas sa noblesse d'âme initiale.
Introduction :
Il est important de préciser que je pars ici d'un matériau scénaristique (TFA) que je rejette pour sa faiblesse et son manque d'ambition malgré quelques bonnes idées. Je vais tout de même le respecter mais il faut bien comprendre qu'en partant de zéro (en effaçant TFA), les possibilités offertes par une suite, et donc les façons d'exposer un Luke en difficulté ou faillible tout en respectant son archétype, sont beaucoup plus grandes.
Le faible niveau de ce qu'on nous propose n'est pas le reflet des limitations des scénaristes présents sur la surface du globe. Ce n'est pas parce que c'est Star Wars, que c'est officiel, qu'il y a des millions sur la table que ce qu'on nous offre est le summum artistique, bien au contraire.
Donc clamer :
"c'est impossible de faire mieux ou d'avoir d'autres idées pour une suite !" est erroné.
Donnons cette tâche à un George R. R. Martin en lui précisant de se calmer, de respecter les archétypes originaux, donnons-lui du temps pour peaufiner son script sans les limitations des actionnaires stupides et je garantie qu'on serait tous ressortis du cinéma choqués, dans le bon sens du terme.
Les conditions de rush de l’écriture de TFA sont en elles-mêmes du foutage de gueule. On ne prend pas la suite d'une licence comme Star Wars à la légère : il faut du temps, des ratures, du temps, des ratures, encore du temps et de la relecture, soumettre le travail à d'autres personnes pour avoir d'autres regards etc. Et on évite de commencer en se disant : "ils veulent retrouver la magie de l'OT, alors on va leur donner un bout de désert, un nouveau droïde, un sabre laser rouge, le faucon millénium et un méchant mystérieux..."
1_Le respect de l'archétype et du cadre imposé par l'œuvre originale :
Restriction numéro 1 :
Luke ne peut pas faire preuve d'infidélité envers ses amis/famille. C'est ici l'élément central, le moteur le plus puissant de ce personnage.
Il ne peut pas abandonner les siens de son plein gré, en pleine conscience.
En lisant :
"Luke a disparu" au début de TFA, tout le monde pensait, consciemment ou pas, que Luke avait inévitablement un problème qui l'empêchait d'être présent, contre sa volonté. J'imagine mal quelqu'un connaissant l'OT se dire à ce moment là : "Luke doit certainement avoir abandonné tout le monde et vivre une vie paisible de lâche"...pourquoi ? parce que l'archétype de Luke est profondément ancré dans l'inconscient des fans qui savent très bien ce qu'il pourrait ou ne pourrait pas faire. Et c'est pour surprendre, pour choquer même, que Rian Johnson a renversé son archétype, faisant de la surprise une finalité en soi au lieu de comprendre qu'elle ne devait être qu'un moyen pour servir l'histoire et pour captiver le spectateur.
Restriction numéro 2 :
Luke ne peut pas chuter par une épreuve qu'il a déjà vaincu car ça dévaloriserait et contredirait le sens de sa quête initiatique et de sa victoire précédente. Dans Game Of Thrones peut-être, pas dans un conte/récit initiatique enthousiaste.
Luke ne peut pas avoir une impulsion immorale. Comme déjà expliqué longuement, une des différences entre son impulsion de meurtre et sa rage contre Vader et que cette dernière n'est pas immorale. Luke incarne une
très haute moralité, il ne peut donc en aucun cas avoir une impulsion immorale.
Restriction numéro 3 :
Par cette quête initiatique Luke a subi une
transformation intérieure majeure qui a fait de lui un être ayant un niveau de sagesse et de maîtrise de ses émotions conséquent (pas infini mais considérable). Luke ne peut donc pas être brisé* par nos problématiques ordinaires (dépression, chagrin amour...) : c'est un chevalier jedi. Il peut être affecté, triste, découragé mais de façon très temporaire : la dynamique de son archétype reprenant inévitablement le dessus (c'est une des différences entre un héros et un homme ordinaire).
*brisé : anéantissement brutal de sa force morale
2_Les interactions
Luke va être en interaction avec ses amis/famille, ses ennemis et si on le souhaite être confronté à un ennemi intérieur.
II peut donc être présenté comme vulnérable sur ces trois plans :
Interaction avec l'ennemi :
Luke peut être moins puissant qu'un ennemi (et perdre) sans que ça altère sa fidélité, son amour, sa maîtrise de lui-même.
Il pourrait vouloir sauver un ennemi et échouer.
Interaction avec les amis/disciples :
Luke peut-être faillible dans son rôle de maître sans que ça altère sa fidélité, son amour et sa maîtrise de lui-même : des lacunes dans son enseignement, une mauvaise appréciation sur un disciple, un excès d'exigence.
Luke peut également échouer à sauver ses amis : mauvaise décision, mauvaise appréciation, ennemi trop puissant, sans que ça altère sa fidélité, son amour et sa maîtrise de lui-même.
Les ennemis intérieurs
Le doute
Le thème du refus de former une nouvelle génération de jedi est bon, sans qu'il n'y ait besoin d'un reniement et d'un abandon de tous. On peut voir un Luke dans une phase de doute par rapport à ses propres capacités à enseigner et qui retrouverait cette confiance en formant Rey.
Tiraillé par une tentation
Luke étant un jedi, il lui faut un ennemi intérieur à sa taille :
Love It ! a écrit :
Et si on voulait dépeindre un Luke torturé psychologiquement il lui fallait un ennemi intérieur à sa taille : le côté obscur.
Pas une vulgaire dépression ou un raisonnement bancal ("c'est un Jedi qui a formé Darth Vader...") mais une émotion qui puisse s'ancrer dans le côté obscur prenant alors, de part son emprise et sa force d'attraction extrêmement puissante, une toute autre dimension pour le jedi : la tentation. Mais il fallait également une nouvelle épreuve, un nouveau type de tentation qui naîtrait donc d'une nouvelle expérience : pas la peur de perdre, pas la menace de la perte, mais la perte elle-même justement, la perte d'êtres chers qui étaient sous sa protection.
En effet, et c'est l'évidence même, Luke aurait dû être torturé et tenté par un désir de vengeance, hanté par les cadavres de ses disciples, fuyant alors le combat conscient qu'en libérant sa colère, il deviendrait lui-même une menace pour ceux qu'il aime. Il chercherait donc à retrouver cette paix intérieure loin du monde et trouverait un nouvel élan à la vision du sabre de son père et un nouvel espoir en Rey qui deviendrait alors la main par laquelle il rétablirait l'ordre (Luke refusant toujours de combattre par peur de céder à ce désir de vengeance).
Luke aurait donc cherché une solution, une remède, une réponse au mal qui le ronge en revenant aux origines de l'ordre jedi.
Il intensifierait son ascèse et ses méditations afin de s'élever et de vaincre cette nouvelle tentation.
Mystère et Secret
Cette idée de premier temple jedi ouvre beaucoup de possibilités bien plus ambitieuses que ce qu'on nous a servi. Nous sommes dans Star Wars, un univers avec des sabres laser, des magiciens qui projettent des éclairs et des Force ghost...Ce premier temple jedi était un élément parfait pour insuffler du mysticisme, du mystère et de la magie. Une carte pour trouver le premier temple jedi...ça fait rêver non ? on s'attend à tout sauf à un arbre à la con contenant 3 coffrets DVD collectors du Seigneur des Anneaux, gardé par un groupe de tortues qui ne sont même pas ninja (j'aime les arbres attention). Enfin ce n'est que mon ressenti et je respecte les ressentis différents, même les ressentis de ceux qui pensent que je suis en train de me moquer de ceux qui invoquent leur ressenti.
