Bonjour,
Voici le premier Spin-Off de ma saga Les Chroniques d'un Jedi.
On peut le considérer comme un Tome 0.
Le titre est : L'Origine de la Force Grise.
Ce spin-off est un préquelle qui se passe 20 ans avant La Menace Fantôme.
Il n'est pas nécessaire de lire l'histoire principale pour découvrir celle-ci.
Nous allons suivre les parents de Vyze Polaekys, le Jedi Gris de mon histoire, quelques mois avant sa naissance...
Je posterai un chapitre par semaine tout l'été. Un PDF sera disponible à la fin.
L'Origine de la Force Grise
[FAN-FIC] (spin-off 1) L'Origine de la Force Grise / Ch.0
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- Amiral Vyze
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- Inscription : jeu. 22 janv. 2026 - 8:48
[FAN-FIC] (spin-off 1) L'Origine de la Force Grise / Ch.0
Dernière modification par Amiral Vyze le mer. 17 juin 2026 - 7:35, modifié 1 fois.
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Re: [FAN-FIC] (spin-off 1) L'Origine de la Force Grise / Ch.0
Aujourd'hui nous allons commencer doucement avec le prologue...
Le domaine Polaekys s’élevait sur les hauteurs verdoyantes au nord de Theed, là où les collines s’ouvraient sur des lacs tranquilles et des jardins anciens. Les façades de pierre claire captaient la lumière du matin comme si elles avaient été bâties pour retenir l’été. À cette saison, les allées de cyprès et les terrasses de marbre semblaient immuables, préservées des tensions du Sénat comme des rumeurs venues des mondes extérieurs.
C’était précisément ce que cherchait Teren Polaekys : l’ordre.
Il avait passé la matinée dans son bureau, une pièce austère donnant sur les serres du domaine, à trier les rapports destinés au sénateur Vidar Kim. Correspondances officielles, bilans de dépenses, demandes d’audience des représentants locaux, tout devait être classé, validé, transmis. Teren n’aimait pas l’imprévu. Les chiffres, eux, obéissaient toujours à une logique. Les comptes ne trahissaient pas, les calendriers ne mentaient pas.
Il posa un sceau de cire sur une dernière enveloppe et leva enfin les yeux vers la fenêtre.
Dans les jardins, sa femme marchait lentement entre les haies taillées, une main posée sur le tissu souple de sa robe. Son pas avait ralenti ces derniers mois, mais elle refusait encore qu’on l’aide pour la moindre chose. Même enceinte, Liora Polaekys conservait cette allure calme qui faisait croire qu’elle contrôlait chaque instant autour d’elle.
Teren la rejoignit sur la terrasse quelques minutes plus tard.
Le soleil descendait déjà, teintant les bassins d’une lueur ambrée. Liora s’était arrêtée devant la vieille arche couverte de glycine, le regard perdu vers la ligne argentée des toits de Theed.
— Tu aurais dû te reposer, dit-il en s’approchant.
Elle eut un sourire sans quitter l’horizon des yeux.
— Tu dis ça comme si j’étais invalide.
— Je dis ça comme si tu portais un enfant depuis sept mois et refusais d’en tenir compte.
Cette fois, elle rit doucement. Teren déposa une main sur son ventre. Le mouvement sous ses doigts fut léger, presque timide. Il resta silencieux un instant, surpris comme à chaque fois. Il n’arrivait toujours pas à concevoir que cette vie existait déjà, réelle, entre eux.
— Il bouge beaucoup aujourd’hui ? demanda-t-il.
— Pas beaucoup. Juste… au bon moment.
Teren fronça légèrement les sourcils.
— Au bon moment ?
Liora haussa les épaules.
— Quand quelqu’un approche. Quand une porte s’ouvre. Comme s’il savait avant moi.
Teren l’embrassa sur le front avec la tendresse distraite d’un homme qui cherche une explication raisonnable à tout.
— Tu interprètes.
Elle n’insista pas.
Au fond, elle savait qu’il avait probablement raison.
Et pourtant, ces dernières semaines, elle sentait parfois des choses qu’elle n’aurait su nommer. Une présence avant qu’un domestique n’entre. Une impression de froid avant la pluie. Une voix rêvée qui s’éteignait dès qu’elle ouvrait les yeux.
Elle n’en parlait pas.
Le soir venu, ils quittèrent le domaine pour rejoindre une réception donnée dans l’aile résidentielle du sénateur Vidar Kim, au cœur de Theed.
Comme souvent, Teren s’effaça rapidement vers les tables de travail où l’attendaient dossiers et assistants. Il salua, classa, répondit. C’était sa place naturelle : en bordure du pouvoir, jamais sous les regards.
Liora, elle, resta auprès des invités.
Les salons étaient illuminés par des lanternes suspendues, leur verre teinté projetant sur les colonnes des ombres mouvantes. Les voix se mêlaient en un murmure poli, celui des alliances qu’on ne nomme jamais. Nobles de Naboo, représentants commerciaux, conseillers planétaires, chacun souriait comme on avance un pion.
C’est là qu’elle le vit.
Sheev Palpatine parlait avec Vidar Kim près d’une alcôve, une coupe à la main. Il n’était pas encore sénateur, seulement une figure montante parmi les familles influentes de Naboo. Son visage était ouvert, presque chaleureux, et ses gestes parfaitement mesurés.
Vidar aperçut Liora et lui fit signe d’approcher.
— Madame Polaekys. Permettez-moi de vous présenter l’un des hommes les plus prometteurs de notre génération.
Palpatine inclina légèrement la tête.
— Votre réputation vous précède, madame. Vidar parle souvent de votre talent pour apaiser des négociations que même le Sénat local juge impossibles.
Sa voix était douce. Pas trop grave. Exactement ce qu’il fallait.
Liora répondit avec le sourire qu’on attendait d’elle.
— Le sénateur exagère toujours.
Palpatine eut un léger rire, presque sincère.
Teren les rejoignit quelques instants plus tard, salua à son tour, échangea quelques banalités administratives. Lorsqu’ils repartirent vers un autre groupe, il souffla :
— Il a de la présence. On comprend pourquoi Vidar l’apprécie.
Liora ne répondit pas tout de suite.
Ses yeux étaient restés sur Palpatine.
Il parlait à une autre invitée à présent, le visage paisible, parfaitement attentif. Rien n’était déplacé. Rien n’était faux. Pourtant, au moment où il avait croisé son regard, elle avait senti quelque chose se refermer autour d’elle. Pas une menace. Pas exactement.
Un vide.
Comme si l’air s’était absenté une seconde.
Sa main glissa machinalement sur son ventre.
L’enfant bougea alors, brusquement.
Un mouvement sec, unique.
Elle retira presque sa main, surprise.
— Liora ? demanda Teren.
Elle força un sourire.
— Rien. Il a juste bougé.
Mais ce n’était pas vrai.
Car tandis que la musique reprenait dans les salons de Theed, elle ne pouvait plus détacher son regard de l’homme au sourire tranquille.
Et pour la première fois depuis le début de sa grossesse, elle eut peur sans savoir de quoi.
Prologue — Le domaine Polaekys
Le domaine Polaekys s’élevait sur les hauteurs verdoyantes au nord de Theed, là où les collines s’ouvraient sur des lacs tranquilles et des jardins anciens. Les façades de pierre claire captaient la lumière du matin comme si elles avaient été bâties pour retenir l’été. À cette saison, les allées de cyprès et les terrasses de marbre semblaient immuables, préservées des tensions du Sénat comme des rumeurs venues des mondes extérieurs.
C’était précisément ce que cherchait Teren Polaekys : l’ordre.
Il avait passé la matinée dans son bureau, une pièce austère donnant sur les serres du domaine, à trier les rapports destinés au sénateur Vidar Kim. Correspondances officielles, bilans de dépenses, demandes d’audience des représentants locaux, tout devait être classé, validé, transmis. Teren n’aimait pas l’imprévu. Les chiffres, eux, obéissaient toujours à une logique. Les comptes ne trahissaient pas, les calendriers ne mentaient pas.
Il posa un sceau de cire sur une dernière enveloppe et leva enfin les yeux vers la fenêtre.
Dans les jardins, sa femme marchait lentement entre les haies taillées, une main posée sur le tissu souple de sa robe. Son pas avait ralenti ces derniers mois, mais elle refusait encore qu’on l’aide pour la moindre chose. Même enceinte, Liora Polaekys conservait cette allure calme qui faisait croire qu’elle contrôlait chaque instant autour d’elle.
Teren la rejoignit sur la terrasse quelques minutes plus tard.
Le soleil descendait déjà, teintant les bassins d’une lueur ambrée. Liora s’était arrêtée devant la vieille arche couverte de glycine, le regard perdu vers la ligne argentée des toits de Theed.
— Tu aurais dû te reposer, dit-il en s’approchant.
Elle eut un sourire sans quitter l’horizon des yeux.
— Tu dis ça comme si j’étais invalide.
— Je dis ça comme si tu portais un enfant depuis sept mois et refusais d’en tenir compte.
Cette fois, elle rit doucement. Teren déposa une main sur son ventre. Le mouvement sous ses doigts fut léger, presque timide. Il resta silencieux un instant, surpris comme à chaque fois. Il n’arrivait toujours pas à concevoir que cette vie existait déjà, réelle, entre eux.
— Il bouge beaucoup aujourd’hui ? demanda-t-il.
— Pas beaucoup. Juste… au bon moment.
Teren fronça légèrement les sourcils.
— Au bon moment ?
Liora haussa les épaules.
— Quand quelqu’un approche. Quand une porte s’ouvre. Comme s’il savait avant moi.
Teren l’embrassa sur le front avec la tendresse distraite d’un homme qui cherche une explication raisonnable à tout.
— Tu interprètes.
Elle n’insista pas.
Au fond, elle savait qu’il avait probablement raison.
Et pourtant, ces dernières semaines, elle sentait parfois des choses qu’elle n’aurait su nommer. Une présence avant qu’un domestique n’entre. Une impression de froid avant la pluie. Une voix rêvée qui s’éteignait dès qu’elle ouvrait les yeux.
Elle n’en parlait pas.
Le soir venu, ils quittèrent le domaine pour rejoindre une réception donnée dans l’aile résidentielle du sénateur Vidar Kim, au cœur de Theed.
Comme souvent, Teren s’effaça rapidement vers les tables de travail où l’attendaient dossiers et assistants. Il salua, classa, répondit. C’était sa place naturelle : en bordure du pouvoir, jamais sous les regards.
Liora, elle, resta auprès des invités.
Les salons étaient illuminés par des lanternes suspendues, leur verre teinté projetant sur les colonnes des ombres mouvantes. Les voix se mêlaient en un murmure poli, celui des alliances qu’on ne nomme jamais. Nobles de Naboo, représentants commerciaux, conseillers planétaires, chacun souriait comme on avance un pion.
C’est là qu’elle le vit.
Sheev Palpatine parlait avec Vidar Kim près d’une alcôve, une coupe à la main. Il n’était pas encore sénateur, seulement une figure montante parmi les familles influentes de Naboo. Son visage était ouvert, presque chaleureux, et ses gestes parfaitement mesurés.
Vidar aperçut Liora et lui fit signe d’approcher.
— Madame Polaekys. Permettez-moi de vous présenter l’un des hommes les plus prometteurs de notre génération.
Palpatine inclina légèrement la tête.
— Votre réputation vous précède, madame. Vidar parle souvent de votre talent pour apaiser des négociations que même le Sénat local juge impossibles.
Sa voix était douce. Pas trop grave. Exactement ce qu’il fallait.
Liora répondit avec le sourire qu’on attendait d’elle.
— Le sénateur exagère toujours.
Palpatine eut un léger rire, presque sincère.
Teren les rejoignit quelques instants plus tard, salua à son tour, échangea quelques banalités administratives. Lorsqu’ils repartirent vers un autre groupe, il souffla :
— Il a de la présence. On comprend pourquoi Vidar l’apprécie.
Liora ne répondit pas tout de suite.
Ses yeux étaient restés sur Palpatine.
Il parlait à une autre invitée à présent, le visage paisible, parfaitement attentif. Rien n’était déplacé. Rien n’était faux. Pourtant, au moment où il avait croisé son regard, elle avait senti quelque chose se refermer autour d’elle. Pas une menace. Pas exactement.
Un vide.
Comme si l’air s’était absenté une seconde.
Sa main glissa machinalement sur son ventre.
L’enfant bougea alors, brusquement.
Un mouvement sec, unique.
Elle retira presque sa main, surprise.
— Liora ? demanda Teren.
Elle força un sourire.
— Rien. Il a juste bougé.
Mais ce n’était pas vrai.
Car tandis que la musique reprenait dans les salons de Theed, elle ne pouvait plus détacher son regard de l’homme au sourire tranquille.
Et pour la première fois depuis le début de sa grossesse, elle eut peur sans savoir de quoi.
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