A travers les ténèbres

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Dollowin Branthor
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A travers les ténèbres

Message par Dollowin Branthor »

Bonjour les amis !

J'espère que tout le monde va bien à l'approche de Noël. De mon côté, j'ai peut-être un cadeau pour vous, même si je ne suis pas du tout sûre de moi.
J'ai recommencé à écrire (et comme d'habitude ça me prend bien la tête) et j'ai envie de vous partager ça, même si c'est loin (très loin) d'être fini et je ne suis même pas encore bien sûre de savoir où ça va...

Rapidement, histoire que vous me disiez si ça peut vous intéresser, c'est une exploration du thème de la dyade. Je voulais écrire une Reylo qui ne soit pas une romance mais qui parte sur quelque chose de mythologique... ça prend place après SW 9 (soit après mon "Etoile Perdue") et ça vient conclure l'ensemble des trucs que j'ai écris jusque là.

Comme à mon habitude, on part sur quelque chose de désespérément poétique, sensoriel, organique... et avec une narration aux fraises.

Dites moi si ça vous intéresse et vous aurez peut-être le premier chapitre sous le sapin :wink: !

En attendant, Joyeux Noël à tous !
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Den
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Re: A travers les ténèbres

Message par Den »

Salut, Dollo !

Ravi d’apprendre que tu es de nouveau motivée à nous proposer une nouvelle histoire !

Donc, cela nous parlerait du ReyLo ? Hmm… ça pourrait m’intéresser ! Par contre, je ne te promets pas d’être aussi régulier que pour la dernière histoire que tu as postée. Mais, sois assurée que je ferai partie de tes lecteurs dès que je le pourrai !

En plus, tu sembles partir sur quelque chose de totalement nouveau, mais toujours aussi bien écrit, je ne peux qu’être enthousiaste. :)

Donc, oui, cette histoire intéresse au moins une personne ! Et je serais ravi de retrouver le premier chapitre sous le sapin de SWU ! ;)

Joyeux Noël à toi, si on ne se parle pas d’ici là !
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Re: A travers les ténèbres

Message par Dollowin Branthor »

Cher Den ! je savais que je pouvais compter sur toi 😁
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sam sanglebuc
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Re: A travers les ténèbres

Message par sam sanglebuc »

Mince, mon message d'hier n'est pas passé, fausse manip.
Donc je recommence:
Oui oui oui, un cadeau pour Noël !
Merci !
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Dollowin Branthor
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Re: A travers les ténèbres

Message par Dollowin Branthor »

Sam is back !
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Re: A travers les ténèbres

Message par Dollowin Branthor »

Je vous met ça au 1er janvier !
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Dollowin Branthor
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Re: A travers les ténèbres

Message par Dollowin Branthor »

J'ai faillit oublier (oupsi, vive les lendemains de fêtes !) mais chose promise chose due. Même si je ne suis pas du tout sûre de moi et de là où je veux emmener cette histoire... mais voilà, ça y'est. Accrochez-vous.
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Re: A travers les ténèbres

Message par Dollowin Branthor »

A travers les ténèbres

Il ne sut pas qu’il s'évaporait dans le ciel…

Le froid, la chaleur, la douceur, la douleur, les ombres et les lumières disparaissaient d’autour de lui.

Bientôt, il n’y eu plus rien.



Rien que les ténèbres, profondes, implacables.

Rien qu’une noirceur insondable.

Un abîme plus vaste que l’univers.

Un vide incommensurable où rien ne subsistait.

Un espace infini, sans forme, sans limite, insensé. Un espace fait d’absence, dépouillé même de ses dimensions, plus informe qu’un chaos primordial.

Un néant.

Sans matière, sans lumière, sans écho, sans mouvement. Un néant qui n’existait qu’en dehors de toute réalité.

Le temps lui-même avait achevé sa course et restait figé en une seconde d’éternité.

Une seconde.

Des siècles.

Des millions d’années.

Des millions d’années de silence.

Des millions d’année de nuit.

Et la démesure du non-être. La fin absolue de toute chose.

L’oubli.

Comme une bascule dans le sommeil, l’abandon inconscient de tout lien. Un glissement imperceptible et inéluctable vers un monde inconnu de la vie, l’immuable et définitif effacement de la substance même de l’existence.

Plus rien.

Plus rien.

Qu’un fragment.

Un fragment perdu dans le rien.

Un fragment d’être.

Incertain.

Une étincelle.

L’étincelle d’une conscience.

Fragmentée. Incertaine.

Un éclat.

Moins qu’un éclat. Moins encore que le souvenir d’un éclat. A peine la mémoire, fragile, d’une joie brûlante née à l’instant de cet éclat dans ses yeux.

Cet instant où il avait cru à l’accomplissement de sa rédemption, où l’espoir d’un pardon avait laissé place à l’éclosion d’un bonheur.

Le souvenir de cette lumière dans ses yeux.

Un souvenir.

Des souvenirs.

Erratiques.

La conscience de ces souvenirs.

Ou peut-être seulement le souvenir de cette conscience.

Pas encore une douleur. Un crépuscule.

Le souvenir de la chaleur se déversant de lui, par là où la plaie béante de sa vie rejoignait la sienne.

Le souvenir de ce vide se creusant en lui, épuisant ses dernières forces pour celle qui avait fait voler en éclats les verrous de son âme, de cette parcelle d’univers qu’il désertait pour lui faire place.

Le souvenir du don de sa vie.

Une conscience. Des souvenirs. Un désir.

Un désir.

Subsister.

Subsister dans le néant.

Résister à l’effacement.

Une incommensurable douleur.

Là où le sabre l’avait transpercé. Là où la rage de vivre avait vaincu la rage de tuer. Là où toutes ses certitudes s’étaient effondrées. Là où son armure s’était brisée. Le souvenir d’une blessure inattendue, fulgurante, incompréhensible, terrassante.

Le souvenir d’avoir touché à la mort.

Ces souvenirs.

Une possibilité.

Un nom.

Un appel.

Un silence déchirant le vacarme du combat, surpassant le fracas des armes. Une voix aimée, tant aimée, presque oubliée. Son nom. Comme une supplication.

Le souvenir de son nom dans la voix de sa mère.

Saisir.

Ces souvenirs.

Les scruter, s’y plonger, profondément. Les fixer. Les rassembler.

Chercher.

Chercher l’unité.

Chercher. Retrouver.

Retrouver d’autres souvenirs.

Reconstruire.

Alimenter de ces souvenirs la fragile lumière de cette conscience noyée de ténèbres.

D’un souvenir à l’autre, engendrer de l’être dans l’abîme.

Le souvenir d’une joie naissante. Le souvenir d’un don désespéré. Le souvenir d’une douleur mortelle, le souvenir d’un cri dans la nuit.

N’était-il plus que cela ?

Ces souvenirs épars, perdus dans l’ombre, ces fragments, ces bribes d’existence, à qui appartenaient-ils ? A lui ? À elle ?

Qui était-il ? Où était-il ? Existait-il encore, où n’était-il plus que la conscience d’avoir vécu, d’avoir souffert, d’avoir aimé ? Une conscience condamnée à la mémoire d’un passé trop lourd ? Le vague souvenir d’avoir été ? Après tout, peut-être ne méritait-il que de demeurer ainsi, troubles éclats d’une mémoire floue, incomplète, déchirée…

Et elle, sa lumière, sa dyade, son âme sœur, où était-elle ?
Dernière modification par Dollowin Branthor le sam. 03 janv. 2026 - 15:42, modifié 2 fois.
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Re: A travers les ténèbres

Message par sam sanglebuc »

Horrible. Ignoble. Intolérable. De la boue tire-t-on la forme, d'un mal peut il sortir un bien plus grand ?
Toutes ces années où j'ai cherché à en effacer même le souvenir, pour le voir comme tu nous l'écris ?
Parviendrais tu à me faire aimer cet épisode jusqu'à me glisser avec espoir dans la quête pour le retrouver ?
Pour retrouver Ben, avec Rey se mettre à sa recherche ?
Quand même le néant ne peut masquer son être ?
"La démesure du non-être, la fin absolue de toute chose"
Au milieu de la nuit un cri s'est fait entendre.
Les ténèbres ne l'ont pas retenu.
Oserais-je dire bienheureuse faute des actionnaires de DLF qui nous vaudra une telle rédemption ?
SW n'a pas pris un chemin de grandeur et de prodige,
Mais le fan tient son âme en paix et silence,
Il la garde comme un petit enfant,
Un nourrisson repus contre sa mère.
Mets ton espoir toi le fan en Dolowin, dès maintenant dans sa fanfic !
Ben: "Tu n'es pas seule"
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Re: A travers les ténèbres

Message par Dollowin Branthor »

Oh Sam vous me faites rougir...
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Re: A travers les ténèbres

Message par Dollowin Branthor »

Après la nuit
Pour la septième fois les soleils de Tatooine s’effaçaient à l’horizon.

Elle ne se lassait pas de contempler leur feu, fixée sur la beauté de ce ciel où il lui semblait pouvoir lire plus clairement les pensées qui s’agitaient au fond de son âme. Elle les contemplait, sans oser s’avouer que dans sa fatigue du jour, elle se languissait de l’obscurité, sans oser s’avouer qu’elle n’aspirait qu’à l’instant où ses yeux se fermeraient pour attendre le sommeil.

Quelque part dans le noir, elle le retrouvait. Ce visage qui lui était apparu à l’instant où sa vie allait sombrer, ces traits rayonnant d’une paix bouleversante, elle redécouvrait la lumière dont ils étaient faits. Elle fermait ses paupières et le laissait vivre au fond de ses yeux.

Petit à petit, elle parvenait à discerner dans ce souvenir mille nuances, mille fragments d’émotions qu’elle n’avait fait qu’effleurer alors que les portes de la mort s’apprêtaient à s’ouvrir.

Dans l’image de ce regard brûlant, de ce front paisible, elle devinait l’achèvement d’une lutte sans merci, le soulagement d’un dénouement inespéré, un infini désir de pardon, une détermination sans faille, la puissance d’une vie inconditionnellement offerte, un don définitif, incandescent.

Il s’était effacé pour lui offrir l’univers.

Trop souvent, elle tremblait de sentir que son cœur battant, le sang coulant dans ses veines, l’air dans ses poumons, la lumière sur ses yeux, le vent dans ses cheveux, la chaleur sur sa peau, c’était lui. Elle tremblait de vivre dans le creux de cette vie donnée sans retour.

Elle méditait, et se laissait terrasser de souvenirs. Des souvenirs confus, des émotions violentes qu’elle ne parvenait pas à comprendre, le souvenir d’actes qui la dépassaient. La découverte trop récente encore d’un côté de son âme qu’elle ne pouvait plus ignorer, l’attrait d’un pouvoir démesuré, l’insoutenable réalité de sa fureur, de ce coup de sabre brutal et fou, d’un soudain désir de mort qui l’avait submergé, l’inéluctable vision de sa propre noirceur la terrifiait.

Elle devait apprivoiser la certitude inacceptable de cet instant où sa lumière avait failli. Elle avait soigné, elle avait donnée, protégé, sauvé. Mais elle avait tué. Avec une rage déterminée, une conscience absolue de son acte, de ses gestes, en sachant dans chacune des fibres de son être que cet ennemi, cet adversaire, cet autre, cet homme qu’elle désirait sauver de toute son âme, à cet instant plus que jamais faisait partie d’elle, elle avait saisi l’inattendu d’un instant de faiblesse et de toute ses forces, de toute son âme, elle l’avait tué. Elle avait laissé vivre en elle ces ténèbres qu’elle redoutait. Elle les avait laissées la dominer jusqu’à la détruire. Jusqu’à le détruire. Et sans la déchirure mortelle ouverte par Leia à travers les profondeurs de la Force, elle l’aurait abandonné sans aucun remord, sans aucun regard, mue par la seule assurance d’une puissance qu’elle croyait incommensurable.

Elle l’avait tué. Il lui avait donné sa vie.

La haine et la douleur entre eux avaient creusé trop d’abîmes, d’infranchissables précipices. Mais au point de jonction de leurs âmes, elle l’avait tiré des ténèbres. Il l’avait arraché à la mort. Par la blessure béante de leurs vies, par leur indestructible alliance, par l’intensité vibrante de leur union naissante, ils avaient réalisé leur espoir, ils avaient atteint le sens de leur vie.

Pourtant il n’était plus. Elle était seule, seule sous le ciel vide, seule avec ses ténèbres, seule avec sa vie. Et quand le paisible souvenir de son regard la quittait, quand elle basculait dans le monde des rêves, une incommunicable détresse s’emparait d’elle.

Aux heures les plus sombres de la nuit, des spasmes violents la tiraient brutalement de son sommeil, dans la terreur d’indicibles cauchemars. Des cauchemars dont elle ne parvenait pas à se souvenir et ne laissaient en elle que l’empreinte douloureuse d’une confusion atrocement angoissante.

Elle se réveillait en sueur, suffocante, comme étouffée par la torpeur, et mettait de longues minutes à se rappeler où elle se trouvait, malgré la bougie qu’elle laissait allumée près d’elle depuis la première nuit où ses songes cauchemardesques et insaisissables l’avaient assailli.

Elle cherchait à reprendre ses esprits en calmant son souffle saccadé, en étreignant dans son poing un pan de sa couverture.

Quand le trouble qui l’oppressait se faisait trop obsédant, elle sortait de la ferme pour rafraichir son front brûlant et libérer ses poumons écrasés d’effroi en inspirant à long trait l’air pur et calme de la nuit. Elle s’adossait au mur de l’igloo et contemplait les étoiles en essayant de comprendre d’où venait ce désarroi profond qui l’habitait encore. Mais ni la clarté pâle des astres, ni la douce obscurité ne lui apportaient de réponse.

La quiétude revenait lentement, sous la caresse des vents du désert. Alors elle cherchait, sondait sa mémoire, son inconscient pour tenter d’y trouver une trace de ces rêves. Elle ne voyait rien.

Rien que les ténèbres, profondes, implacables.

Rien qu’une noirceur insondable.

Une possibilité. Une seule.

Méditer.

Respirer lentement.

Fermer les yeux.

Ouvrir son esprit.

S’appliquer à ressentir l’insensible, l’intangible.

Fouiller les ténèbres.

Rien.

Le froid de la nuit la gagnait. Elle frissonnait et sentait à nouveau planer sur elle l’ombre du sommeil. Elle rentrait pour se blottir sous ses couvertures, et, fixant la douce lueur de la bougie, s’endormait à nouveau pour quelques heures, sans pouvoir échapper à ses cauchemars qui la réveillaient, encore et encore, plusieurs fois avant l’aube.

Au lever des soleils, épuisée d’une nuit d’insaisissables noirceurs, elle méditait, à la fois fascinée et réconfortée par la puissance de ces jumeaux, tête-rouge et tête-jaune, unis et distincts. Assoiffée de leur lumière, elle se laissait aveugler quelques instants avant de replonger dans l’obscurité de ses souvenirs.

Accepter.

Sa solitude.

Ses échecs.

L’abandon.

Sa part d’ombre.

- « Ne te fais pas d’illusion, elle ne disparaitra jamais. Si tu lutte contre elle, elle luttera aussi contre toi, jusqu’à te détruire.
- Qu’est-ce que je peux faire ?
- Que recherches tu ?
- L’équilibre.
- L’attrait qu’exerce le côté obscur est extrêmement puissant, mais il ne doit pas t’effrayer. Apprivoise-le. Explore-le. Apprends à le connaitre. Plus tu comprendras les ténèbres, mieux tu connaitras leurs pièges, plus il leur sera difficile de te corrompre. C’est une vérité que j’ai découverte sans la comprendre, et que je n’ai pas su transmettre. Ben l’a effleurée mais il n’a pas su résister. Mais je sais que toi, tu en seras capable.
- J’ai déjà succombé aux ténèbres. Comment pouvez-vous savoir que je tiendrais bon ?
- Tu es tombée, mais tu t’es relevée. Tu sais quelles forces peuvent t’entrainer et tu sais lesquelles peuvent te soutenir. Et tu n’es pas seule.
- La dernière fois que quelqu’un m’a dit ça vous…
- Je sais. J’ai vu en vous quelque chose que je ne connaissais pas. Quelque chose d’unique, d’insensé. Et j’ai eu peur. Et plutôt que de laisser cette peur me guider vers la prudence, le recul, la réflexion, je l’ai laissée m’entraîner vers le rejet, la colère, la violence.
- Pourquoi ce serait différent pour moi ?
- Ce que j’ai vu ce soir-là, et que j’ai essayé de briser de toutes mes forces parce que j’en ai eu si peur, j’ai compris que cela me dépassait complètement. Ce que vous faisiez, défier ainsi les limites de l’espace, sans effort, sans même y penser, presque sans le vouloir, c’était au-delà de tout ce que je pouvais imaginer. Ce que vous êtes, lui et toi, cette dyade dans la Force, c’est quelque chose d’une puissance infinie, indestructible. C’est pour ça que vous pouvez réussir là où nous avons échoué.
- Mais il est mort.
- Est-ce que tu en es sûre ?
- J’ai senti le dernier battement de son cœur sous mes doigts, son dernier souffle, je le sens encore sur ma joue, comme s’il venait de s’y poser, j’ai senti sa main se glacer dans la mienne…
- C’est ce que tu ressens qui te dicte cette certitude ?
- C’est ce que je ne ressens plus.
- Et qu’est-ce que ma sœur et moi nous essayons de t’apprendre ?
- A ressentir au-delà du sensible… J’essaye, maitre, mais il n’y a rien. Vraiment rien.
- Explore. Explore encore. N’ai pas peur du vide, de l’absence, de la solitude. Affronte-les, apprivoise-les, habite-les. Tu verras que le rien est bien plus rempli que tu ne le penses… »

Habiter la solitude, habiter le silence, comme à l’époque triste et lointaine de son enfance, retourner au désert et écouter, scruter, vibrer… attendre.

Et lui, son ombre, son reflet, son double… où était-il ?
Dernière modification par Dollowin Branthor le dim. 11 janv. 2026 - 14:59, modifié 2 fois.
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Re: A travers les ténèbres

Message par sam sanglebuc »

Elle les contemplait, sans oser s’avouer que dans sa fatigue du jour, elle se languissait de l’obscurité, sans oser s’avouer (que) qu’elle n’aspirait qu’à l’instant…

Petit à petit, elle parvenait à discerner dans ce souvenir mille nuances, mille fragments d’émotions qu’elle n’avait fait qu’effleurer alors (que) les portes de la mort s’apprêtaient à s’ouvrir.

elle avait saisi l’inattendu(e) d’un instant de faiblesse et de toute ses forces, de toute son âme, elle l’avait tué.

Elle les avait laissé(e)s la dominer jusqu’à la détruire. Jusqu’à le détruire.

Mais au point de jonction de leurs âmes, elle(s) l’avai(en)t tiré(e) des ténèbres. Il l’avait arraché à la mort.

Aux heures les plus sombre(s) de la nuit, des spasmes violent(s) la tirai(en)t brutalement de son sommeil, dans la terreur d’indicibles cauchemars.

Des cauchemars dont elle ne parvenait pas à se souvenir et ne laissai(en)t en elle que l’empreinte douloureuse d’une confusion atrocement angoissante.

- Que recherche(s) tu ?

C’est une vérité que j’ai découvert(e?) sans la comprendre, et que je n’ai pas su transmettre.

Ben l’a effleuré(e?) mais il n’a pas su résister.

- Tu es tombé(e), mais tu t’es relevée.

je l’ai laissé(e) m’entra(î)ner vers le rejet, la colère, la violence.

Ce que vous êtes, lui et toi, cette dyade dans la Force, c’est quelque chose d’une puissance infini(e), indestructible.

(À) ressentir au-delà du sensible… J’essaye, ma(î)tre, mais il n’y a rien.

Tu verras que le rien est bien plus rempli que tu ne le pense(s)… »


Il est où Ben ? Il est où Ben ? IL EST OÙ BEN ?
C’est Dollowin qui va nous apporter la réponse, qui nous permet de la trouver avec elle.
Mettons-nous en quête, avec Rey, retrouvons Ben !
Dernièrement, dans la rubrique « votre avis sur TROS », quelqu’un disait encore :  « Ben a tué son père, il ne mérite que la mort »
Cet avis n’est pas le mien. La rédemption par la mort est le jugement de celui qui se croit pur. Notre vie terrestre, imparfaite, maladroite et naïve peut et doit se nourrir de chute et de relèvement, de faute et de main tendue inlassablement. Vivre avec les conséquences de nos actes, si terribles soient-ils, assumer nos fautes et tenter de les réparer, répandre sur terre une pluie de pétales de roses, voilà mon ciel à moi.

À bientôt !
Ben: "Tu n'es pas seule"
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Re: A travers les ténèbres

Message par Dollowin Branthor »

Merci pour ton message, j'ai ajouté les corrections ;-)

à +
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Re: A travers les ténèbres

Message par Den »

Voilà ! J’ai lu le premier chapitre, intitulé « à travers les ténèbres » ! Désolé d’avoir mis autant de temps à commencer ton histoire, Dollo.

Bon, qu’ai-je pensé de cette première partie de l’histoire ?

Pour commencer, j’ai été happé par ton style. Je savais que tu écrivais très bien, mais là, c’était d’une poésie rare ! On ressent toutes les émotions de Ben. Ce maelstrom d’émotions, devrais-je dire ! C’est à la fois farouche et touchant.

Tout ça, grâce à ton style unique, perfectionné par des années de travail acharné. Vraiment, c’est fou d’écrire aussi bien ! J’ai même eu l’impression que tu avais encore progressé. Les émotions passent encore mieux, le texte est plus fluide, et le tout est un vrai régal pour le lecteur !

Je ne regrette pas d’avoir commencé ton histoire, Dollo. Je sens que ça va encore être une aventure douce et contemplative. Tout ce dont j’avais besoin en ce moment !

Je lirai le prochain chapitre avec plaisir ! Cela se fera sûrement un peu plus tard dans la semaine. Ou alors en début de week-end.

En tout cas, je te dis à très bientôt !
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Re: A travers les ténèbres

Message par Dollowin Branthor »

Merci beaucoup pour ces jolis compliments Den !
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Re: A travers les ténèbres

Message par Dollowin Branthor »

A travers les ténèbres

Dans l’obscurité…

L’obscurité…

L’obscurité...

Toujours…

L’obscurité…

Sans limite…

Des souvenirs jaillissants. Imprévisibles…

Infimes, comme des lueurs d’étoiles…

Vacillants…

Un souvenir…

La chaleur d’un souvenir…

La chaleur…

Était-ce…

Sa main…

Un feu…

Était-ce…

La chaleur d’un feu sur une île…

La chaleur d’une vie brusquement retrouvée dans la froideur d’un temple sombre…

La chaleur de sa main posée sur la sienne, défiant l’espace, défiant la mort, la promesse d’une alliance, l’évidence bouleversante de leur lien indéfectible, la réponse qu’il avait tant espérée, tant désirée, tant attendue à sa main tendue, la douceur infinie d’une rencontre trop longtemps repoussée, trop longtemps évitée.

Le souvenir de son cœur qui, à l’instant de cette caresse semblait être devenu trop vaste pour tenir encore dans la cage de ses côtes, trop puissant pour ne pas les briser d’un seul battement. Son souffle coupé par l’émotion. La certitude que rien ne comptait plus dans l’univers que cette main posée sur la sienne.

Sa main…

Sa main dont jaillissait les éclairs et la force, la mort et la vie…

Quand…

Quand avait-il compris qu’elle le tenait pour toujours dans sa main ? Quand avait-il compris qu’il n’aurait de cesse que cette main ne lui soit ouverte ?

Elle le regardait. Et son regard perçait son front, perçait sa mémoire, perçait son armure. Elle le voyait. Elle voyait tous ses doutes, toute sa peur, toute sa faiblesse. Elle était ses doutes, sa peur, sa faiblesse. Et dans le reflet de ces yeux brûlants, il savait qu’elle était comme lui. Elle était lui.

La chaleur de sa main, la braise de son regard, et ce feu, sur l’île. Un défi lancé au vol dans l’espace.

Viens à moi…

Viens à moi…

Chercher.

Chercher.

Chercher d’autres souvenirs.

D’autres souvenirs.

Un feu.

Un feu sur le sable, et son père. Son père qui le regardait. Son père qui l’aimait. Le chant des braises, l’éclat des flammes sur leur peau, la chaleur de la main de Han qui serrait la sienne.

Son père qui l’aimait…

Son père…

Sa mère…

D’un sourire, unis dans l’or des flammes…

Leia.

Sa douceur.

Sa puissance.

Le creux de ses bras comme unique refuge, si chaud, si rare, si tendre, la berceuse des battements de son cœur, le lent soulèvement de son souffle, le trésor des secrets murmurés à son oreille, des secrets qui n’appartenaient qu’à eux, ses longues boucles brunes chatouillant son front et ses joues, la force qui venait d’elle s’enracinant dans son cœur d’enfant.

Pourquoi avait-il oublié si longtemps ce souvenir ?

Pourquoi lui revenait-il alors même que les ténèbres se faisaient à chaque instant plus froides et spectrales ?

Leia…

Il n’y avait qu’une ombre dans la beauté de sa lumière. L’ombre d’un père dont elle n’avait jamais voulu. L’ombre d’un secret trop lourd, l’ombre d’une douleur qu’elle avait voulu lui épargner et qui avait déchiré en deux toute sa vie, toute sa confiance, tout l’amour qu'il lui vouait. L’ombre d’un mensonge qu’il n’avait jamais pu lui pardonner. Cette ombre qu’il avait choisi pour cacher sa détresse.

Pourquoi, dans ces ténèbres, retrouvait-il la puissance d’une tendresse oubliée ?
Dans cette nuit où il n’était plus rien, seul lui restait un rempart contre le néant, le souvenir de l’amour qui avait construit son cœur.

Longtemps, trop longtemps, la voix des ténèbres avait peuplé sa solitude. A présent que plus rien ne subsistait de son emprise, il pouvait laisser cet amour habiter ce vide infini.

Infini…

Infini…

Tu n’es pas seule…

Toi non plus.

Toi non plus.

Le souvenir de ce feu, de cette île…

Elle était là. Dans sa solitude elle était là. Elle seule. Aussi seule que lui. Aussi puissante. Aussi dévastatrice. Aussi abandonnée. Depuis toujours. Ombre errante cachée dans sa lumière, lumière insaisissable dissimulée dans son ombre. Elle. Sa main qui effleurait la sienne, en une caresse incertaine encore dans la folie de ce geste qui traversait sans effort chacune de leurs frontières, qui balayait chacun de leurs doutes, chacune de leurs résistances, ce frôlement infime débordant de tous leurs espoirs, qui ancrait la vérité de leur alliance. Et ce feu sur l’île qui les unissait.

Tu n'es pas seule.

Toi non plus.

C’était la seule vérité qui comptait.

Comment croire encore à la solitude quand se révélait la puissance de leur unité ?

Leur unité.

Centre de gravitation de chacun de ses souvenirs.

Ses souvenirs…

À lui ?

À elle ?

Leurs souvenirs ?

Chercher.

Chercher.

Explorer.

Retrouver.

Réunir. Unir.

Sous la lumière bouleversante de leur lien, rassembler, reconstruire, redécouvrir. Revivre. Traverser. Affronter. Apaiser la colère, la douleur, la solitude, la honte. Eprouver la violence, la mort, la destruction. Et peut-être un jour se relever.
Dernière modification par Dollowin Branthor le ven. 23 janv. 2026 - 23:25, modifié 1 fois.
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sam sanglebuc
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Re: A travers les ténèbres

Message par sam sanglebuc »

Avec un peu de retard:

Une correction :
« Il n’y avait qu’une ombre dans la beauté de sa lumière. L’ombre d’un père dont elle n’avait jamais voulu. L’ombre d’un secret trop lourd, l’ombre d’une douleur qu’elle avait voulu lui épargner et qui avait déchiré en deux toute sa vie, toute sa confiance, tout l’amour qui lui vouait. »
-tout l’amour qu’il lui vouait ?


Les échos de ce texte, qui résonnent en moi, vibration jusqu’à l’intime
Un je ne sais quoi qui se rencontre d’aventure
au milieu de la nuit un cri s’est fait entendre

Elle voyait tous ses doutes […] Elle était ses doutes.
Elle l’a compris, compréhension de qui il est, pris avec, fait semblable

« Le souvenir de son cœur qui, à l’instant de cette caresse semblait être devenu trop vaste pour tenir encore dans la cage de ses côtes, trop puissant pour ne pas les briser d’un seul battement. Son souffle coupé par l’émotion. »
Cette sensation « d’un trop grand pour être contenu en moi », je l’ai depuis ma Rencontre. Pourquoi suis-je encore là après un tel raz de marée ? L’heure n’est pas venue, de passer de ce qui semble le plein et le concret pour tous à cet au-delà qu’on craint comme vide et néant.
Et je l’ai expérimenté de manière puissante et dérangeante lors de l’enterrement de mon père. Mon père m’a (nous a, avec mes frères), aimé, appris à aimer (avec ma mère qui est encore là). Debout et digne à mon micro j’ai alors tenté de témoigner de cet Amour. Moi qui n’était que Joie de l’avoir accompagné dans ses derniers instants pourtant dramatiques, au Seuil de la Vie, je me suis retrouvé débordé, pulvérisé par l’infinie Puissance de ce que nous avions touché à peine du doigt lors de ces années de vie familiale ! Pris par les larmes, paralysé du trop plein d’Amour se déversant en moi en ce moment, paradoxalement inondé de Bonheur, Souffrance et Joie l’une dans l’autre. Mais mon heure n’était pas venue, les larmes ont cessé, j’ai pu reprendre en main mon corps et lui faire dire la beauté de ce que nous avions vécu, pour l’assemblée, pour que tel trésor ne soit pas caché mais révélé, comme le trésor du Roi.

Punaise, qu’est ce que j’aime le Reylo et tout ce qu’il peut évoquer ! Surtout sous ta plume !
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Re: A travers les ténèbres

Message par Dollowin Branthor »

Merci Sam pour ton bel enthousiasme.
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Den
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Re: A travers les ténèbres

Message par Den »

Après la nuit – Critique

Tout d’abord, je tiens à m’excuser de ce retard dans la lecture de ta fic. Trop de choses à faire, et trop peu de temps… Tu sais ce que c’est !

Cependant, nous ne sommes pas là pour entendre mes plaintes concernant mon boulot ! Place à mon avis sur ce deuxième chapitre, intitulé « Après la nuit ».

Pour commencer, je suis toujours ébahi devant tant de poésie dans ton style. C’est un vrai régal pour le lecteur que je suis. Et tes histoires sont un vent de fraîcheur pour le forum !

On ressent parfaitement le trouble qu’éprouve Rey dans ce chapitre. Elle ne sait pas quoi faire, elle se sent perdue. Tout cela sous une plume vraiment motivante.

J’aime ton histoire. Alors, ce n’est certes pas ce dont on a l’habitude dans une fanfic Star Wars. Mais c’est probablement pour cela que je l’apprécie autant !

Vraiment, j’ai hâte de trouver un peu de temps pour lire la suite !

Sur ce, je te dis donc à bientôt !
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Re: A travers les ténèbres

Message par Dollowin Branthor »

Merci beaucoup Den ! Pour l'instant je bloc sur un chapitre et je n'arrive pas vraiment à faire avancer l'histoire mais tes compliments m'encouragent vraiment à continuer !
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Re: A travers les ténèbres

Message par Dollowin Branthor »

Après la nuit

Au réveil, l’effroi.

Toujours brusque, toujours sans objet. Et toujours ce vide. Était-ce le souvenir d’un vide ou un souvenir vidé, détruit par l’éveil ? Le souvenir d’un néant ou l’anéantissement de sa mémoire ? Le souvenir d’une absence ou l’absence d’un souvenir ?

Une absence…

Quelle absence…

Toute sa vie s’était construite sur l’absence, le manque. Son passé s’était dessiné dans ce creux, cet abandon qui avait été sa matrice. Son plus profond souvenir. Un déchirement. Le souvenir d’une présence perdue. Le souvenir de mains qui n’étaient plus là pour tenir la sienne, de bras qui n’étaient plus son rempart contre la peur, de cœurs qu’elle ne sentait plus battre près du sien, de regard dont elle oubliait la couleur et l’éclat, de voix qui ne venait plus à son oreille murmurer le secret de leur amour. Et cette attente, interminable. Ces jours vides, sempiternellement renouvelé, comme une pause vaine, indéfiniment répétée.

Pourquoi ? Pourquoi avait-elle si longtemps gardé en elle l’absurde espoir de les revoir, de voir un jour disparaitre la plaie béante au cœur de sa vie ?

Ce trou qui demeurait dans son cœur, malgré les années, tant d’années, resterait impossible à combler tant que leurs visages lui seraient des énigmes.

Son père, cet homme aux traits rayés de cicatrices, aux grands yeux pleins d’ombres et d’étincelles, ombres d’un passé qu’elle devinait terrible, étincelles des larmes d’un destin qu’il n’avait pas su fuir… et sa présence, lumineuse, rassurante, paisible forteresse au cœur des tempêtes, les lents battements de son cœur blessé, fatigué, et plein d’amour… comment pouvait-il être le fils du mal ? Qui était-il ? Qui était-il vraiment ?

Et sa mère, cette femme au visage si beau, si triste, sa douceur, sa délicatesse… et la puissance d’une détermination qu’elle devinait invincible, une force d’âme que le destin n’avait pas su faire vaciller… d’où venaient ses traits si fins, la pureté de ses yeux si clairs ? De quel monde, de quelle planète ? Qu’avait-elle traversé pour un jour rencontrer cet homme et l’aimer, l’aimer jusqu’au bout ? Qui était-elle ?

Ils n’avaient jamais cessé de lui manquer. Et à ce manque originel s’ajoutait encore la disparition de ceux en qui elle avait placé les restes de son amour. Luke, Leia. A la fois absents et présents, dans les lambeaux de lumières que lui ouvrait la Force…

Et lui.

Sa terreur. Son ennemi. Son ombre. Son énigme. Sa quête. Son double. Son miroir. Son miroir à présent sans reflet. Pourquoi ? Ses mensonges, sa haine, sa violence, sa lâcheté, la douleur et la destruction logées aux creux de ses mains… et pourtant sa vie brusquement donnée, ce don sans appel, sa lumière soudainement éclatante à l’aube de la mort… Pourquoi ?

Cette absence était-elle aussi la sienne ? Le don de sa vie n’avait-il refermé ses plaies que pour en ouvrir de nouvelles ? La puissance de leur dyade, à laquelle elle n’avait jamais voulu croire, à laquelle elle n’avait jamais pu croire, cette puissance dont elle n’avait compris la démesure qu’à son dernier instant, avait-elle été anéantie ? Avait-elle seulement existé en dehors de ces quelques secondes où leurs âmes s’étaient mêlées pour se dresser, unies, redoutables comme une armée prête au combat ? Avait-elle existé en dehors de ces quelques secondes où leurs lèvres s’étaient rencontrées pour sceller la joie d’une victoire impossible, une joie si brève, si fragile ?

Une victoire… leur victoire… qu’elle n’avait pas cessé d’espérer depuis que s’était révélée l’imprévisible intensité de leur connexion. Cette victoire de leur salut… A l’instant où elle s’immergeait dans les ténèbres, il avait plongé vers la lumière. A l’instant où elle perdait espoir, il tournait vers elle son visage emplie d’une invincible confiance. A l’instant où elle se savait plus seule et abandonnée que jamais, il la rejoignait à travers la Force et lui offrait la grâce de sa présence. La balance s’équilibrait. Et dans cet instant de pur équilibre, ils ne faisaient plus qu’un. Ils n’étaient plus qu’un.

Et entre leurs corps brièvement enlacés, entre leurs lèvres soudainement jointes, dans la force de leurs vies pour un instant entremêlées, fusionnées, se révélait dans une clarté bouleversante l’évidence d’un lien qu’elle ne parvenait pas à définir, tellement plus grand, tellement plus fort, tellement au-delà de tous sentiment, de toute émotion, de toute raison, de tout amour.

Ses bras, ses lèvres, son sourire, les dernières lueurs de force émanant encore de sa vie, quelques secondes, quelques secondes encore, quelques secondes encore d’étreinte, d’éternité, d’équilibre, d’unité…

Le souffle inquiétant de la mort, l’appel du vide, l’étreinte brisée, le néant.

C’était lui, seulement lui. Cette absence, ce manque insatiable, ce trou dans son cœur. Seulement lui. Son équilibre, son contrepoids, sa symétrie, sa plénitude. Seulement lui.

Pourquoi ? Sa mort à l’aube de leur alliance, pourquoi ? Ces promesses d’aurore déchirées, pourquoi ? Cet abandon à la naissance de leur harmonie, pourquoi ? L’unique instant d’existence de leur dyade, irrémédiablement arraché aux racines de leur espoir, pourquoi ?

Alors malgré la joie des victoires, malgré la joie de ceux qu’elle voulait encore aimer, malgré la joie des retrouvailles, elle avait quitté le monde des vivants, sans comprendre encore pourquoi, succombant elle aussi à l’appel du vide.

Le désert.

Pas ce désert d’enfance qu’elle avait rempli si longtemps de sa tristesse, mais cet autre, si semblable et si lointain, que d’autres qu’elle avaient chargé d’espoir. Un espoir qu’elle voulait, pas à pas, geste à geste, regard à regard, mot à mot, retrouver, apprivoiser, habiter. Tatooine.

Respirer lentement.

Fermer ses yeux.

Ouvrir son esprit.

Apaiser la fureur de ses sens.

Accueillir sa crainte, sa soif, la douleur de l’absence, le vertige de l’infini…

Méditer.

Malgré son absence, malgré sa mort, malgré cet espoir disloqué, tenter de retrouver sans lui l’absolu qu’elle n’avait pu atteindre qu’avec lui.

Explorer.

Explorer le vide et la vie, la galaxie et son mouvement, les planètes et leurs soleils, le vent et les nuées, le feu et l’air, l’eau et le sable, la furie des tempêtes et le calme des montagnes, le fracas des orages et la paix des profondeurs, les brasiers infernaux des volcans et la vie grouillante des forêts…

Chercher l’équilibre. Seulement l’équilibre.

Au-delà des rêves, des idées, des souvenirs, des actes, des mots et du silence…
Dernière modification par Dollowin Branthor le lun. 02 févr. 2026 - 22:26, modifié 2 fois.
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Re: A travers les ténèbres

Message par sam sanglebuc »

Manque, béance de ce vide intérieur qui voudrait m'aspirer.
Alors je m'y jette plutôt que d'y tomber
Je le remplis plutôt que de m'y vider
Monde englouti ou néant
Voici le monde entre les mondes ?
Vivement la suite !
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Re: A travers les ténèbres

Message par Dollowin Branthor »

🤗
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Re: A travers les ténèbres

Message par Dollowin Branthor »

A travers les ténèbres


Le silence.

Un silence étranglé.

Un silence qui l’étranglait.

Dans le souvenir d’un souvenir.

Cette main tiède et calleuse, posée sur sa joue en une caresse à la fois rugueuse et tendre.

Et ce silence, empli de mots trop grands, de mots trop lourds, de mots qu’il n’avait jamais su prononcer.

Sur cette passerelle arrachée au-dessus du vide, plongée dans la grisaille, battue par les vents, le rude visage de Han, sa voix rauque, ses yeux rieurs…

Dans les ruines de l’étoile détruite, ce n’était pas le père qui parlait au fils, c’était un amour fou, arraché à l’oubli par la douleur de la mort, qui réveillait l’espoir, plus fou encore, que cet amour puisse être encore donné, malgré toutes les trahisons, tous les mensonges, toutes les blessures, tous les abandons, la possibilité d’un pardon.

S’accrocher à ce souvenir, à cette main sur sa joue, à chacune de ses aspérités, rêches, chaleureuses, au grain irrégulier de sa paume, à la trace encore vivante qu’elle avait laissé sur sa peau.

Cette main sur sa joue, cet amour répété jusque dans la trahison, jusque dans la mort, cet amour incompréhensible devenait son point d’ancrage.

Le souvenir d’une douleur qui n’était pas la sienne, dans sa gorge, ses cordes vocales, d’un cri qui n’était pas le sien, d’un chagrin, d’une trahison, d’un désespoir qu’il n’avait pas pu ressentir lorsque le feu de sa lame avait transpercé le corps de son père. Le souvenir de cette mort dans un regard qui n’était pas le sien. Le souvenir de cette mort à travers les yeux de son double, de son reflet, de son ombre. Le souvenir de cette mort telle qu’il aurait dû la vivre : déchirante.

Son souvenir à elle.

Dans le néant…

Ses souvenirs…

Leurs souvenirs…

Son identité.

Sa subsistance.

Leur unité…

Son salut.

L’amour qui lui avait donné vie…

Sa volonté.

Sa force.

La main de son père, le cœur de sa mère pour guides.

Traverser leurs souvenirs.

Rejoindre celui qu’il aurait pu être.

Rejoindre celle qu’elle allait devenir.

La rejoindre à travers ses souvenirs. Leurs souvenirs.

Exister dans cet espace qu’il avait laissé vide à ses frontières.

S’exhumer de cette brèche qu’ils avaient ouvertes entre leurs vies et leurs morts.

Endurer les abîmes, franchir les précipices que la haine et la douleur avait creusé entre eux. Combler, relier, cicatriser, guérir.

Accepter de se voir à travers un regard qui n’était pas le sien.

Accepter d’avoir été trop longtemps sa terreur, son ennemi, son ombre.

Accepter de n’exister plus que par elle, à travers elle, à travers le secret des liens que la force avait tissé entre leurs vies, de ne subsister que parce qu’elle acceptait encore à chaque instant la folie du don de sa vie.

Et se laisser rejoindre aux lieux de ses blessures. De leurs blessures.

Accepter le vide.

L’habiter.

Attendre.

Attendre qu’à ces frontières de nuit, ces frontières d’être, ces frontières du temps, dans cette existence à la lisière de la conscience, elle puisse le rejoindre.

Faire exister la possibilité d’une rencontre.

S’il avait su se laisser guider par la Force de son néant jusqu’au nœud de leurs âmes, elle saurait laisser la Force la guider à travers ses souvenirs. Elle le retrouverait.

Elle le retrouverait.

Peut-être.

Peut-être qu’alors pourrait se révéler l’équilibre fondamental qui présidait à leur unité, cet équilibre incandescent, pur, vibrant, originel qui n’avait existé que dans l’éternité d’un baiser.

Exister dans le silence.

Exister dans l’attente.

Attendre…

Attendre.
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Re: A travers les ténèbres

Message par Dollowin Branthor »

Après la nuit


L’attente de la nuit se faisait de plus en plus anxieuse tant elle appréhendait le violent réveil qui la jetterait en sursaut hors de son sommeil après de trop courtes et presque inutiles heures de repos, et les trop longues méditations du jour qui ne suffiraient pas à l’apaiser. Le cycle ne cessait de se répéter.

Cauchemar, oubli, terreur, méditation, vide.

Vide.

Pourtant.

Pourquoi ce jour lui paraissait-il différent ? Est-ce que le ciel était plus bleu, le vent plus léger, le sable plus clair, les soleils plus ardents ?

Après avoir longtemps contemplé la mer des sables, elle ferma les yeux. Elle approfondi sa respiration. Son esprit, presque sans effort, s’ouvrit sur le vide qui l’habitait depuis trop longtemps. Elle s’y jeta sans réfléchir.

Guetter

Ressentir au-delà du sensible.

Chercher un sens à ce vide.

Un sens.

Dans ce noir absolu, dans ce silence absolu.

Un bruit. Peut-être seulement l’ombre d’un bruit. A peine un chuchotement, mais déjà assourdissant dans l’implacable néant qui l’environnait.

Imperceptible mais grandissant. Lointain, mais présent. Pour la première fois depuis des siècles, des millions d’année de silence et de nuit, elle entendait.

Un bruit.

Un bruit comme un grondement sourd fait de milliers d’autres bruits entremêlés, indistincts, innombrables et pourtant plus léger qu’un souffle d’air dans la poussière. Cette rumeur, cet écheveau de tant de trames de sons indéchiffrables recréait en elle le souvenir d’un frôlement, l’idée d’une lueur, l’odeur de la vie, le goût d’une présence.

Avide, comme assoiffée de sens, elle écoutait. De toutes ses forces, elle écoutait ce murmure, infime, informe, s’y accrochait comme à une ligne de vie, comme à une main tendue dans les ténèbres, elle tentait de se diriger vers ce brouillard de son presque insignifiant, et pourtant si démesuré dans l’immensité vide. S’en approcher. S’y immerger. Ouvrir toutes les portes de son âme à l’existence de cette trace unique d’être dans le rien qui vivait en elle.

Fracas, clameurs, cris, vrombissements, déflagrations, hurlements, râles tous ensembles se brouillaient pour ne plus former qu’une nébuleuse qui l’inondait, la berçait, tous s’unissaient pour ne plus former qu’une mélodie, un chant, unique, troublant, dont elle ressentait profondément chaque mouvement, chaque intonation, chaque pulsation

Sans réserve, sans recul, elle s’abandonna à la puissance de cet indescriptible chuchotement, sans chercher à le comprendre, sans chercher à le dévoiler, elle écoutait et laissait s’imprimer en elle le mystère de chacun des courants portés par cette brume d’écho.
Elle ne souhaitait plus rien que demeurer dans le cœur de cette harmonie vibrante. Dans ces profondeurs, dans cet abîme qu’elle s’épuisait à sonder, enfin, la force lui répondait, son énergie la baignait, l’illuminait, la reliait à la vie, aux chants de la vie résonnant dans l’univers.

Elle écoutait. Elle écoutait, et inlassablement se laissait envahir de ce bourdonnement, de ces vibrations, de ces frémissements qui retentissait à l’infini dans la force. Elle n’était pas seule.

Plus seule.

Cette présence faite de milliers d’existences, ce chant fait de milliers de voix venait habiter son dénuement.

Etourdie, traversée, grisée par le bruit, elle se laissait entrainer dans le sillage de sa mélodie.

Chants de vie, chants de mort, chants du sable, chants des pierres, chants des planètes, chants des abîmes, chants des soleils, chant de lumière, chant de ténèbres, chant du lointain, chant du passé, chant des présents, chants des avenirs, chants des vies, chants des corps, chants des faiblesses, des blessures, des ardeurs, des promesses, chant des espoirs, chant du vide, chant des ombres, rugissement, froissement, murmure…

Chant du sang.

Chant des douleurs.

Chant des absences.

Chant des attentes.

Attente.

Chant des souvenirs…

Des souvenirs…

Le souvenir d’un bouleversement qu’elle n’avait pas compris, pour la mort d’un père qui n’était pas le sien. Le deuil impossible d’un attachement sans objet, sans passé, sans avenir, l’éclatement d’une illusion trop brève, d’un espoir né trop tôt dans son cœur trop vide. Un espoir transpercé d’un coup de sabre, détruit.

Le souvenir d’une douleur qui n’était pas la sienne, l’attente d’un soulagement qui ne viendrait pas, d’une joie qui refusait pour toujours d’éclore, l’incompréhension dans l’accomplissement cet acte insensé, démesuré, d’une folie exorbitante, inutile. Le souvenir de cette mort dans un regard qui n’était pas le sien. Le souvenir de cette mort dans les yeux de son ennemi. Le souvenir de cette mort telle qu’elle aurait dû la vivre, absurde.

Son souvenir à lui.

Tranchant sur la trame de ces milliers de souvenirs.

Le souvenir d’un cœur perdu, sans fureur, sans haine, sans joie, rempli seulement d’un vide écrasant.

Son regard. Craint, haït. Et plein d’un appel silencieux, déchirant.

Un appel qu’elle n’avait pas su ignorer.

Comme un défi lancé à la haine.

Viens à moi.

Viens à moi.

Le souvenir de cette main tendu.

La main du père sur le visage de son fils.

Le visage de ce fils au bord du gouffre, incapable de sombrer.

Ce visage dont elle avait guetté la lumière.

Ce visage qu’elle voulait arracher aux ténèbres

Le souvenir de ces traits rayonnants d’espoir.

Sa main effleurant ce sourire qu’elle avait tellement espéré.

La paix retrouvée dans la mort.

La mort.

La paix retrouvée dans ce silence insondable.

Son silence.

Son absence.

Une paix étrange et fascinante, une quiétude où résonnait l’écho d’une promesse jetée au vol dans l’espace.

Deux qui ne font qu’un.

Deux qui ne font qu’un.

Deux qui ne font qu’un…



Elle ne comprit qu’elle avait dormi que lorsqu’un rayon des soleils levants vint caresser sa joue.

Elle avait dormi. Longtemps. Sans cauchemar. Sans réveil en sursaut. Le chant de la Force l’avait entrainé dans une torpeur enivrante, un vertige hypnotique et troublant qui avait apaisé toute l’angoisse que le silence avait imprimé en elle.

Dans l’engourdissement de ces instants flous entre le sommeil et l’éveil, peut-être à l’orée de sa conscience, elle ressentait encore, atténué, incertain, survolant encore la trame confuse des voix de la Force, inconcevable et indéniable, le battement d’un cœur près du sien.
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