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La Fédération Impériale [T2]

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Messagepar Jagen Eripsa » Lun 21 Nov 2022 - 14:37   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci L2 ! :jap:

L'effet que tu évoques est tout à fait voulu. J'ai voulu qu'on puisse vraiment s'immerger dans ce que ressent Celric à cet instant, ce déferlement d'informations... Il y a donc effectivement une part de confusion dans tout cela, mais c'est volontaire.

Effectivement, Celric, en cet instant, est puissant. La méditation de combat est une technique avancée de la Force, aux effets considérables. Je me suis inspiré pour ce chapitre de KoTOR, premier jeu du nom, où ce pouvoir joue un rôle considérable notamment lors de la bataille finale où Bastila peut faire pencher la victoire d'un côté ou de l'autre.

Si ça peut te rassurer, l'angle de vue sera beaucoup moins éthérique dans les deux prochains chapitres ! ;)
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Messagepar Jagen Eripsa » Mer 30 Nov 2022 - 0:17   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

La suite, avec un peu de retard... J'avais dit que l'angle de vue serait moins éthérique, mais il ne sera pas non plus terre à terre. C'est dans l'espace qu'on se bat ! :D



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Chapitre 57

Siveline tira si fort vers elle le joystick de pilotage du X-Wing qu’elle craignit brièvement de l’arracher. L’appareil partit en chandelle et évita la salve de plasma incandescent qui aurait pu l’engloutir.
— Leader, tout va bien ? demanda aussitôt Heldas.
La jeune femme expira brièvement et s’efforça de ne pas perdre contenance. Cette fois, elle avait vraiment failli y passer.
— Aucun problème, Deux. Gaffe à vous. Les débris de l’Alavar vont nous compliquer la tâche.
— Ils le feront aussi pour les TIEs, signala Trois. Et nous avons un bouclier, pas eux.
— Ils ne sont pas invincibles, rétorqua Siveline. En particulier contre des obstacles métalliques. Faites attention aux débris.
— Bien reçu, Leader.
L’attention de la jeune femme fut attirée par les bips de Vix. IMPACTS LÉGERS SUR LE RÉACTEUR 3, AVARIES POTENTIELLES, indiquait son écran en traduisant le discours de l’astromech R5. Elle jeta un très rapide coup d’œil derrière elle ; oui, il semblait bien y avoir un peu de fumée…
— Qu’est-ce que je disais ! lança-t-elle à son astromech. Tu peux gérer ?
BIEN SÛR.
— Je compte sur toi, Vix. Si ça peut te motiver, rappelle-toi que les droïdes des chasseurs endommagés finissent généralement à la casse.
ÇA ME MOTIVE.
— J’en étais sûre.
Tandis qu’elle contournait le bloc réacteur de l’Alavar à la dérive, le droïde déploya ses appendices à outil et trafiqua le carter du réacteur. Quelques instants plus tard, un signal vert sur son écran indiqua à Siveline que la situation était revenue à la normale.
— Je ne m’en sors pas trop mal, pour l’instant…
En fait, son escadron s’en sortait même plutôt bien. Sauf Onze. Je ne me souviens même pas son nom, grimaça-t-elle. Et il lui fallait déjà se concentrer pour se rappeler son visage. C’est indigne d’une cheffe d’escadron… Mais en vérité, je n’ai jamais eu le temps d’échanger avec lui. C’était un bleu, plutôt doué sur simulateur ; il s’en était même assez bien tiré, au début du combat. S’il n’y avait pas eu ce TIE suicidaire…
Hormis Onze, l’escadron Hope était au complet, et l’espace autour d’eux était apaisé. Le groupe de TIE qu’ils avaient affronté était détruit, et le Whelm avait même cessé de viser cette zone. L’Alavar, la seule cible valable pour le cuirassé, n’était plus qu’une carcasse fumante qui n’avait plus aucun intérêt pour son adversaire.
Siveline contrôla ses senseurs avant de basculer sur la fréquence du centre de coordination du Reaper.
— Contrôle, ici Leader Hope, annonça-t-elle. Notre secteur de vol est dégagé. En attente des prochaines instructions.
— Bien reçu, Hope, répondit Contrôle. Déportez-vous sur le secteur Aurek-V-Douze pour appuyer l’escadron Anvil.
— Entendu, Contrôle.
La jeune pilote transmit ses ordres à son équipe, et les onze X-Wings se détournèrent alors de leur cap pour gagner la zone indiquée. Siveline ne tarda pas à apercevoir les B-Wings des Anvils, aux prises avec deux groupes de TIEs. Elle ouvrit une ligne directe vers leur commandante, Haylan Zarr.
— Leader Anvil, ici Leader Hope. Tenez bon, on va vous sortir de là !
— Bien reçu, Hope, répondit la commandante Épicanthix. Mais dépêchez-vous. J’ai perdu trois bleus à cause de ces saletés, j’aimerais éviter d’en voir mourir un quatrième.
Siveline grimaça. Zarr avait la réputation d’être brute de décoffrage et de ne pas prendre de pincettes pour annoncer les mauvaises nouvelles. Et c’était à l’époque où les Anvils servaient à côté des Rogues à bord du Roons Sewell… Depuis, Zarr avait perdu la moitié de son escadron sur Bilbringi. Cela n’avait guère dû arranger son caractère.
C’étaient des intercepteurs qui harcelaient son groupe. D’ordinaire, les B-Wings étaient suffisamment puissants et polyvalents pour lutter contre les chasseurs TIE, mais la maniabilité leur faisait défaut dans ces circonstances.
— Hope, volets en position d’attaque, ordonna Siveline quand ils arrivèrent à portée de tir. Deux, Trois, avec moi. Quatre, tu renforces le Vol Trois. Vol Deux, Vol Trois, manœuvre Trill. En avant !
La manœuvre en question, inspirée de la lettre de l’aurebesh éponyme, consistait en une séparation en trois de l’escadron ; un tiers attaquait l’ennemi depuis bâbord, l’autre depuis tribord, tandis que le dernier groupe plongeait au cœur du groupe ennemi. L’exercice était risqué, mais pas impossible quand on s’y attelait avec des chasseurs équipés de boucliers comme l’étaient les X-Wings. En l’occurrence, il devait leur permettre de couvrir le maximum de volume pour défendre la formation de B-Wings harcelée par les TIEs.
Siveline verrouilla la première cible, qui s’attaquait au chasseur de Zarr elle-même. L’Épicanthix fit pivoter son imposant fuselage cruciforme autour de son cockpit pour éviter les tirs visant ses réacteurs centraux ; après quoi elle plongea sur tribord au moment où Siveline ouvrait le feu. L’intercepteur TIE, qui ne semblait pas avoir détecté l’approche de la jeune femme, explosa quand les salves déchirèrent son aile tribord.
— Ça devrait aller mieux, Leader Anvil !
— C’est un petit répit appréciable, Hope.
Jouant avec l’inertie et ses stabilisateurs, Zarr fit dériver son B-Wing à 90° pour cibler un autre intercepteur qui arrivait droit sur Siveline. Les débris enflammés dépassèrent la jeune femme, certains passant sous ses boucliers. Vix émit un bip de protestation.
— Ça vaut mieux qu’un tir, signala la pilote à son droïde.
Nouvelle trille indignée.
— Oui, c’est vrai, mieux vaut éviter tous les impacts…
Les trois minutes suivantes furent consacrées au nettoyage de la zone. La dynamique s’était inversée ; grâce au soutien des Hopes, les Anvils pouvaient à présent reprendre l’ascendant face aux intercepteurs. Les attaques moins soutenues qu’ils subirent leur permirent de moins de solliciter leurs boucliers qui regagnèrent en densité. Quand le dernier TIE explosa, les Anvils n’avaient perdu qu’un chasseur de plus, et le pilote était parvenu à s’éjecter.
La commandante Zarr avait à peine fini d’appeler une navette de secours quand arrivèrent les nouvelles instructions.
— Anvil, Hope, nouvelles instructions, annonça Contrôle. Le Whelm et le Panthac se positionnent pour affronter le Reaper. Nous devons affaiblir leurs boucliers. Commandante Zarr, votre escadron doit se charger des projecteurs secondaires du Whelm. La liste des cibles va vous être transmise. Capitaine Jaderan, les Hopes et vous appuierez les Anvils.
— Bien reçu, Contrôle, répondirent les deux officières.
— Restez à l’écoute, pilotes. Contrôle, terminé.
Siveline prit une grande inspiration. Le Whelm était un cuirassé immense, similaire au Reaper… Une véritable machine de mort. La partie s’annonçait plus que risquée.
Au moins, Père a tenu parole, songea-t-elle une fois les consignes dispatchées à ses pilotes. J’ai un véritable rôle à jouer. On ne m’a pas affectée à une escorte d’arrière-garde, mais bien au cœur de l’attaque.
Elle-même s’était décidée à escorter Haylan Zarr, songeant que son expérience parmi les Rogues ne serait pas de trop pour l’aider à rester au niveau de la commandante Épicanthix.
— Très bien, lança-t-elle à Vix. Boucliers déflecteurs équilibrés pour cette fois. Je ne veux pas prendre trop de risques.
Les batteries lourdes du Whelm n’étaient pas les plus dangereuses pour les chasseurs comme celui de Siveline : leurs tirs étaient suffisamment lents pour être évités par les bons pilotes, et ils suivaient souvent des vecteurs facilement identifiables. Pour l’heure, le Whelm assaillait le flanc tribord du Reaper et n’avait donc pas d’énergie à concentrer sur de petits appareils que le capitaine devait estimer indignes de lui.
Le danger venait des petites batteries de surface, calibrées pour la défense plutôt que pour l’attaque. Il devait bien y en avoir un millier sur les tours hérissant la coque du cuirassé. Siveline jura quand un tir effleura ses déflecteurs, et partit en spirale vers la surface du Whelm pour éviter d’être une cible trop facile à atteindre.
Elle redressa le nez de son appareil à temps pour entrer en rase-mottes dans l’un des canyons. Zarr l’avait précédée. Siveline avait vu quelques tirs percuter le bouclier du B-Wing, mais ils étaient suffisamment puissants pour encaisser. Progresser avec un tel vaisseau dans cet environnement restreint était un défi à chaque instant, mais c’était une épreuve à laquelle étaient préparés les pilotes d’élite de l’escadron Anvil.
Vix bipa pour lui signaler qu’il avait achevé son analyse de la structure du Whelm. Il dessina sur son écran le plan des canyons et y indiqua les objectifs assignés aux Anvils.
— Alors, on s’y met !
Siveline bascula l’essentiel de la puissance du chasseur sur ses boucliers et ses armes. C’était suffisant pour se tenir au niveau de Zarr, qui devait avoir fait le même choix par prudence.
Les oreilles de la capitaine résonnèrent très vite d’indications que lui transmettait son escadron.
— Leader, ici Sept. Attaque en cours sur le projecteur quatre.
— Ici Quatre. Le projecteur neuf montre des signes de faiblesse.
— Hope Dix au rapport. Leader, nous rencontrons une forte opposition de Mirettes et de Frelons dans le secteur du projecteur six. Anvil Cinq est touché et se retire. Nous risquons de manquer de puissance de feu pour atteindre l’objectif.
Des chasseurs et des intercepteurs TIE, traduisit mentalement Siveline en entendant le discours de Dix. Mais pas d’Éclairs, c’est-à-dire pas de chasseurs expérimentaux. C’est déjà ça.
— Bien reçu, Dix. Quatre, Sept, dès que votre Anvil décrochera, rej…
— HAAAAAAA !
Le hurlement fit sursauter Siveline et lui glaça aussitôt le sang. Trop tard, songea-t-elle immédiatement.  
— Dix ! Dix !
— Toujours là, Leader, répondit la voix de Dix. Je m’accroche, même si j’ai chaud.
— Alors, qui…
— C’est Douze, Leader, annonça Heldas. Il a mal négocié un virage.
Douze. Un autre bleu. Comment c’était, son prénom ? Djad ? Kjad ?
Elle commençait à comprendre le regard las de Wedge Antilles et sa volonté de constituer un escadron de vétérans. C’était vraiment douloureux de voir tant de débutants périr par manque d’expérience, alors qu’ils avaient encore tant à vivre…
Et j’éprouve ça en tant que commandante d’un seul escadron. Pas étonnant que les officiers supérieurs rechignent à s’impliquer émotionnellement dans leurs décisions. Ils ne pourraient plus en dormir la nuit.
Siveline ne pouvait même pas lancer une des phrases bateaux qu’elle avait tant entendues, style « On le vengera » ou « Oh les salauds, on les aura ! » ; c’était juste un bête accident, une mort stupide dont le récit n’apporterait aucun réconfort à ses proches. C’était un gamin, se souvint-elle. À peine trois poils au menton. Si ça se trouve, il a encore des grands-parents qui le pleureront…
Elle garda le silence et s’efforça de se concentrer sur sa propre attaque qui approchait.
Haylan Zarr avait évidemment choisi le projecteur le plus éloigné de leur point d’entrée sur la coque du Whelm, ce qui expliquait le temps qu’il leur avait fallu pour l’atteindre. Les deux chasseurs dépassèrent la haute tour surplombante, caractéristique des destroyers de conception kuati, qui abritait la passerelle de commandement. C’était derrière elle, au-dessus des blocs réacteurs, que le dernier projecteur était installé.
Siveline savait par expérience que Zarr devait stabiliser son chasseur avant de lancer son chargement de bombes. Elle serait particulièrement vulnérable pendant ces quelques secondes aux batteries de défense légère installées sur le périmètre du système de défense. Sans attendre, elle réinjecta un peu de puissance dans ses réacteurs pour dépasser le B-Wing et attaquer les tourelles.
Les canons couplés du X-Wing firent un ravage. Il suffisait de quelques secondes de feu concentré au niveau de la liaison entre le module de tir et son support, à l’endroit où se trouvait le pivot permettant l’orientation sur le plan horizontal, pour infliger des dégâts conséquents. Siveline les attaqua une par une, sans rencontrer de réelle opposition. Elle s’en étonna. Les casques grotesques des artilleurs impériaux étaient réputés pour leur manque de praticité, mais ils ne pouvaient pas les rendre aveugles à ce point !
À moins qu’il n’y ait pas d’artilleurs, songea-t-elle soudainement. Artillerie automatisée contre les chasseurs : risqué, mais si le personnel qualifié vient à manquer…
Elle se promit de faire part de son hypothèse à Ahris, quand elle le reverrait.
Zarr mena deux passages avant de contacter Siveline.
— Leader Hope, j’arrive à court de munitions. Suivez ma trajectoire et larguez vos torpilles après moi. Ça devrait nous permettre de toucher le cœur du système.
— Bien reçu, Leader Anvil, répondit la capitaine en redirigeant son chasseur vers le B-Wing.
À peine était-elle parvenue à se repositionner en couverture de Zarr que celle-ci fit bondir son appareil pour lancer le dernier raid.
Maintenant, se dit Siveline en voyant le B-Wing s’éloigner après avoir tiré deux derniers missiles.
Elle activa le commutateur de son arme secondaire, désactiva le ciblage autoguidé des torpilles à protons et pressa la gâchette.
Une sphère luminescente surgit du nez du chasseur, suivie d’une autre puis d’une troisième. Même si elle était loin d’aller aussi vite que ce dont son chasseur était capable, ces quelques fragments de secondes l’avaient déjà rapprochée bien plus qu’il n’était raisonnable du projecteur. Elle lança une quatrième torpille puis fit vriller son chasseur pour éviter de devenir elle-même la cinquième.
Les flammes provoquées par les impacts successifs frôlèrent dangereusement sa coque. Le projecteur était sérieusement secoué, ses entrailles exposées… Mais le bouclier n’était pas totalement HS sur ce secteur du vaisseau.
— Il me reste deux torpilles, je vais faire un autre passage, annonça Siveline à Haylan Zarr.
— Bien reçu. Je vous couvre.
— Négatif, intervint alors la voix de Contrôle. Leader Anvil, Leader Hope, rappelez vos escadrons et décrochez pour gagner le point de rendez-vous.
Pas si près. Pas après avoir survécu à cette traversée du vaisseau…
— J’y suis presque, Contrôle. Deux torpilles devraient…
— C’est un ordre, Hope. Sortez vos pilotes de là.
Siveline se mordit l’intérieur des joues pour s’empêcher de répondre. Je ne vais pas sortir tous mes pilotes de là, Contrôle. J’en ai encore perdu un, et il est mort pour effectuer sa mission, cette même mission que vous m’empêchez d’accomplir correctement.
— Bien reçu, Contrôle, lâcha-t-elle finalement d’un ton résigné.
Ses pilotes avaient entendu les mêmes ordres qu’elle et devaient sans doute calculer des vecteurs compliqués pour rejoindre leur zone de rassemblement. Elle fit quant à elle partir son chasseur en chandelle, comme Haylan Zarr venait de le faire juste devant elle. La poupe du cuirassé était beaucoup moins fournie en armes que le reste de la coque, et le risque d’être touchée par un artilleur chanceux était donc bien moindre.
— J’ai cru qu’on allait pouvoir le détruire pour de bon, commenta Heldas en arrivant à sa hauteur. Qu’on allait faire sauter les boucliers puis détruire les systèmes vitaux. Peut-être même tout d’un coup, à la Crynyd…
— Je ne suis pas vraiment volontaire pour le suicide, lâcha Siveline.
Certes, le pilote qui avait détruit l’Executor au-dessus d’Endor ne s’était pas vraiment suicidé ; son chasseur était déjà sur le point d’exploser quand il l’avait précipité contre la passerelle de commandement du cuirassé de Vador. Pourtant son geste était interprété comme un sacrifice volontaire par de nombreux pilotes rebelles. Des têtes brûlées, se dit la jeune capitaine.
Et qu’est-ce que tu es, toi ? lui souffla sa conscience. Tu te souviens du jeu dangereux que tu as joué chez les Rogues pour provoquer ton père et tout l’Empire ?
Elle grimaça. Oui, elle s’en souvenait, très bien même… Et elle commençait à ne plus être très fière de son stratagème. Elle était allée loin pour s’opposer à son géniteur, persuadée d’avoir raison… Mais son regard s’était un peu nuancé, d’abord suite aux révélations de sa mère, puis avec ce qu’en avait dit Ahris Garind.
C’était d’ailleurs lui qui l’inquiétait le plus à cet instant. Les boucliers du Reaper tenaient bon, mais le cuirassé était assailli par ses deux homologues palpatinistes et ne tiendrait pas indéfiniment sous un feu aussi nourri. Si seulement elle avait pu détruire ce projecteur… L’ajouter à la liste de tous ceux qui étaient hors-service…
Les projecteurs. Les cibles atteintes par les deux escadrons étaient encore affichées sur son écran. Elles étaient concentrées sur le flanc bâbord et le centre de la superstructure du Whelm. Les boucliers du flanc tribord, eux, semblaient intacts. Pourtant, c’était bien ce flanc-là qui se trouvait face au Reaper, ces batteries-là qui le harcelaient sans relâche.
Ça n’a aucun sens…  
Ses réflexions furent interrompues par une nouvelle série de bips émis par Vix. NOUVEAUX SIGNAUX EN APPROCHE, indiqua son écran. ILS VONT SORTIR D’HYPERESPACE.
— Des renforts de l’ennemi ? s’inquiéta Siveline.
Selon la réunion préparatoire d’avant mission, aucune flotte des palpatinistes ne devait se trouver dans les environs immédiats de Corellia. Aucune, hormis celle qui était partie pour Sacorria pour affronter l’amiral Rogriss…
Et s’ils n’étaient pas tombés dans le panneau ? se demanda la jeune femme. Lorsque le détail des signaux apparut, l’un d’eux bien plus imposant que les autres, elle s’attendit à voir l’Assertor émerger du néant pour s’attaquer lui aussi au Reaper. Elle imagina, l’espace d’un instant, voir les boucliers s’effondrer, les lasers exploser contre la coque… Ahris est en danger, réalisa-t-elle.
Puis une immense structure se matérialisa à une dizaine de kilomètres en-dessous d’elle à bâbord. Sa coque n’était pas blanche comme celle d’un destroyer classique, et comme aurait dû l’être celle de l’Assertor. Sa teinte était plus sombre, sinistre même ; son dos était couvert de tourelles, et le centre de la coque avait même l’aspect d’une véritable ville.
Siveline connaissait bien cette structure : c’était celle qui recouvrait le dos du Whelm, le dédale même de canyons artificiels où elle s’était risquée quelques minutes plus tôt. Oui, c’était bien un troisième classe-Executor qui venait de surgir aux côtés du Reaper pour prendre le vaisseau-amiral ennemi en tenaille, entouré d’un groupe de destroyers en parfait état. Mais sur ses flancs était peint en rouge le symbole de l'oiseau stellaire, celui-là même qui après avoir été l'emblème de la Rébellion était devenu celui de la Nouvelle République.
Le cuirassé ouvrit le feu sur le Whelm au moment où sa balise se mettait à émettre. Un nom apparut sur l’écran de Siveline, un nom qui avait autrefois terrifié tous les Rebelles et qui, à cet instant, la fit frissonner.
Lusankya.  
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Messagepar Jagen Eripsa » Dim 08 Jan 2023 - 23:46   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Tout d'abord, bonne année et meilleurs vœux pour 2023 ! :jap:

De retour après plus d'un mois d'absence... J'aimerais dire que c'était pour prendre de l'avance dans mes chapitres, mais c'est pas vraiment le cas. :transpire: Je reviendrai dessus un peu plus bas, mais en attendant : suite et fin de la bataille de Corellia, dans la continuité directe du chapitre précédant avec Siveline ! :jap:



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Chapitre 58

Garm Bel Iblis avait beau avoir derrière lui une longue carrière politique comprenant près de deux décennies au Sénat républicain puis impérial, c’était visiblement aux commandes d’un vaisseau de guerre qu’il se trouvait vraiment à son aise, bien plus que lors des discussions, négociations et autres palabres qui formaient autrefois l’essentiel de son quotidien.
Debout au milieu de la passerelle du Lusankya, il était comme dans l’œil du cyclone : le calme incarné, alors qu’autour de lui ses officiers entraient à toute allure des commandes sur leurs postes de contrôle et qu’au-delà de la coque la bataille faisait rage. Ses prises de paroles étaient brèves, ses ordres concis.
 — À tous les postes d’artillerie : commencez à tirer sur le flanc bâbord du Whelm. Aux batteries de missiles : procédez aux lancements dès que la voie sera dégagée.
On sentait la tension dans la voix des opérateurs qui répondaient, mais Bel Iblis lui-même semblait parfaitement serein. Les bras croisés devant lui, il observait les dommages infligés à son puissant adversaire.
Leia, qui s’était rarement sentie aussi impuissante qu’en cet instant, se rapprocha de lui.
— La situation est bonne, commenta le Corellien dès qu’elle fut suffisamment proche de lui pour qu’il puisse s’adresser à elle sans trop élever la voix. Très bonne, même. Les escadrons de Garind ont fait du bon travail. Regardez…
La Conseillère s’approcha de la baie d’observation pour contempler le vaisseau adverse.
— Ce sont des impacts ? demanda-t-elle. Directement sur la coque ?
— C’est ce qu’il semblerait. D’après son rapport, Garind a envoyé des chasseurs et bombardiers attaquer les projecteurs de bouclier de ce flanc. Nous allons pouvoir faire quelques dégâts…
— Vous allez envoyer les missiles ?
— Non, nous allons encore attendre un peu. Les déflecteurs de la passerelle sont encore opérationnels.
— Donc vous comptez directement cibler le poste de commandement…
— Quand on veut tuer un serpent, on lui coupe la tête. Et je peux vous assurer d’expérience que les capitaines par intérim sont bien plus ouverts que les réguliers à la reddition. Ils savent à quel point leur poste est précaire.
Se trouvant dans une salle des contrôles similaire à celle de leur adversaire, Leia ne trouvait pas cette pensée franchement rassurante, mais elle garda le silence.
Quelle situation étrange, songea-t-elle en regardant les ouvertures triangulaires qui s’ouvraient sur le vide spatial. Le décor était impérial, mais les uniformes utilisés étaient ceux hérités de la Rébellion, jusqu’à celui qu’avait revêtu Bel Iblis lui-même, épinglant fièrement ses galons d’amiral. Le seul qui ne semblait pas déplacé dans ce contexte était Carth Poldrei, dont la tenue immaculée rappelait suffisamment l’uniforme des Grands Amiraux de l’Empire pour paraître adéquat sur cette passerelle.
Le Consul était à l’arrière du pont, debout derrière l’un des opérateurs nichés dans les alcôves entourant la coursive d’accès. Légèrement penché, le visage soucieux, il semblait lire avec attention ce qu’indiquait la console de l’officier devant lui.
Leia n’eut aucun mal à deviner ce qui le préoccupait.
Il tourna la tête vers elle tandis qu’elle s’approchait.
— Votre époux va bien, semble-t-il, annonça-t-il aussitôt. Son groupe de combat n’a subi que des pertes limitées. Je crois qu’il n’en subira pas davantage. Le Panthac a déjà subi quelques dommages, et d’autres l’attendent puisque le Reaper va pouvoir concentrer son feu sur lui…
— Et Siveline ?
L’étincelle dans le regard de Poldrei convainquit Leia qu’elle ne s’était pas trompée sur ce qu’éprouvait l’homme à l’égard de sa fille.
— Vivante, lâcha-t-il d’une voix tendue. Son escadron a subi quelques pertes. J’imagine qu’elle va être secouée…
Il s’interrompit, les lèvres pincées.
— Elle va s’en sortir, tenta de le rassurer Leia.
— Allons, Conseillère, vous savez aussi bien que moi que la Mort peut frapper n’importe qui, n’importe où et n’importe quand. Surtout quand une bataille fait rage.
— Oui, répondit la jeune femme en repoussant les visages qui s’imposaient à elle, ceux des si nombreuses pertes subies depuis qu’elle s’était dressée contre l’Empire.
Et il y a aussi tous les visages que je n’ai jamais connus, songea-t-elle le cœur serré. Aldérande…
— Mais cela ne m’empêche pas de garder espoir et d’écouter mon cœur, reprit-elle. Il me dit que Siveline va s’en sortir. Et le vôtre ?
Poldrei prit quelques instants avant de répondre.
— Il me dit la même chose, admit-il. Et mon cerveau me rappelle qu’elle a intégré vos Rogues… Et y a survécu. Elle doit avoir quelques talents aux commandes d’un vaisseau.
Un sourire triste apparut sur son visage.
— Et nous avons des atouts de notre côté. Je viens de consulter les chiffres. Les résultats sont… impressionnants. Pour l’heure, le rapport de pertes est à un contre sept.
Leia avait connu des batailles remportées avec des résultats bien meilleurs encore. Une poignée de pilotes avait suffi à vaincre la première Étoile de la Mort, après tout… Mais Poldrei avait été dans l’autre camp, celui qui déployait des forces en nombre chaque fois que l’occasion s’en présentait. Il ne devait guère être habitué à ce genre de situations.
— Nos pilotes et nos officiers sont compétents, rappela-t-elle. Et motivés. De plus, nous avons la méditation de combat de vos Protecteurs…
Poldrei hocha la tête en signe de dénégation.
— Il y a autre chose, assura-t-il. La méditation de combat, si puissante soit-elle, ne fait pas tout. J’ai assisté à des démonstrations avec Thrawn. Elle améliore drastiquement les résultats… Mais pas à ce point. Non, malgré tout le respect que j’ai pour Celric, Piotr et les autres, ils ne sont pas les seuls facteurs en jeu ici. Il y a autre chose, un détail qui nous a échappés. J’espère que ça jouera en notre faveur…
Le sous-entendu était clair.
— Vous vous méfiez d’une victoire trop facile.
— C’est Palpatine que nous affrontons, rappela-t-il, l’air sombre. Vous savez comme moi de quoi il est capable. Je préfère ne pas le sous-estimer. Cette attaque sur Corellia a été brillamment planifiée, certes… Mais je n’exclus rien. Il a peut-être trois coups d’avance sur nous, pour autant qu’on sache.
Leia en avait bien conscience. Elle se souvenait sans peine du plan qui avait été élaboré par le général Madine et l’amiral Ackbar en vue de la bataille d’Endor : une tactique risquée, certes, mais qui avait de bonnes chances de succès malgré tout. Les Rebelles avaient cru bénéficier de l’effet de surprise… Mais l’Empereur avait tout prévu, comme elle l’avait découvert en voyant les stormtroopers surgir dans le bunker du générateur de bouclier.
Des clameurs s’élevèrent un peu plus loin sur la passerelle, tirant l’Aldéranienne de ses pensées. C’était l’équipage qui manifestait sa joie, et il n’y avait pas besoin de chercher bien loin la raison : au-delà des baies d’observation, la silhouette massive d’un cuirassé était la proie de multiples explosions. Il continuait de tirer par endroits, mais les salves étaient de plus en plus à sens unique.
Bel Iblis en personne s’approcha des deux dirigeants du Pacte.
— Nos artilleurs ont fait preuve de beaucoup d’enthousiasme, annonça-t-il. Ils ont détruit les réacteurs et la plupart de ses systèmes de survie du Whelm. Le vaisseau est perdu.
Poldrei se contenta d’acquiescer. Leia aurait quant à elle voulu manifester plus de joie à cette nouvelle, mais elle s’en abstint. Ses sentiments, en vérité, étaient partagés : capturer un nouveau cuirassé aurait été utile dans leur lutte contre l’Empire des Ténèbres, mais les termes du Pacte l’attribuaient d’office à la Fédération Impériale… Or, elle ignorait encore ce qui se produirait réellement si la victoire était un jour remportée – Non, quand elle le sera, corrigea-t-elle mentalement – sur les forces de l’Empereur Ressuscité.
— Et l’autre vaisseau ? demanda-t-elle à l’amiral.
— Le Panthac ? Il est mal en point, lui aussi, commenta le Corellien. Là aussi, nos missiles et ceux du Reaper ont visiblement été d’une efficacité remarquable.
— À quel point ? s’enquit Poldrei, visiblement interpellé par ce nouveau détail.
Il échangea avec Bel Iblis un regard inquiet qui se prolongea quelques secondes ; puis l’ancien sénateur se tourna vers la fosse.
— Enseigne Willigby ! appela-t-il. Au rapport !
Un jeune Rodien, surpris, se détourna de son écran ; puis, voyant l’expression de son supérieur, il se leva rapidement de son siège et quitta la fosse par la coursive d’accès située sous la passerelle. Quelques instants plus tard, il se présenta devant Leia et les autres.
— À vos ordres, Amiral, salua-t-il dans un basic teinté d’un fort accent.
— Quelle proportion de nos missiles a atteint les flancs du Whelm ?
Formuler la réponse prit quelques secondes à l’opérateur zélé, mais il finit par leur livrer ses chiffres.
— Quatre-vingt-douze pourcents ont atteint leur cible.
— C’est beaucoup, nota Poldrei en s’adressant à Bel Iblis.
— Ce serait davantage sans les débris qui ont intercepté trois pourcents de nos projectiles, ajouta Willigby dans un instant d’audace.
Ni Poldrei ni Bel Iblis ne s’offusquèrent de son intervention non requise ; bien au contraire, elle sembla particulièrement les intéresser. Même Leia, qui n’était pas autant au fait des statistiques militaires qu’eux, commençait à comprendre ce qui dérangeait le Consul et l’amiral.
— Avons-nous déjà atteint un tel taux de réussite ? demanda-t-elle aux deux hommes.
— D’ordinaire, on estime que le ratio est bon si six missiles sur dix parviennent à atteindre leur objectif, annonça Bel Iblis. Je parle des missiles lourds lancés depuis les plateformes de tir ou les croiseurs, bien sûr, pas de ceux de nos chasseurs…
Il fit quelques pas en direction de la baie d’observation, jetant un regard au Whelm qui continuait de se consumer et semblait sur le point de se séparer en plusieurs débris massifs.
 — Ils sont très utiles pour créer des dégâts rapidement, mais ils sont aussi bien plus lents que les lasers et vulnérables tant aux chasseurs qu’aux contre-mesures et à l’artillerie légère ennemie, poursuivit l’amiral. Nos escadrons ont fait merveille, ils ont dégagé la voie… Mais même ainsi, nous ne devrions pas atteindre un tel taux de réussite. Leurs artilleurs auraient dû faire mouche bien plus souvent que cela. Même dans le chaos des combats, ils ont dû repérer les projectiles en approche, à moins…
Il se retourna en direction du petit groupe qui attendait ses conclusions.
— …À moins qu’il n’y ait pas d’artilleurs, souffla-t-il alors, les yeux brillants.
— Mais leurs canons tirent, remarqua aussitôt Leia. Ils ont…
Elle s’interrompit en voyant l’expression de Poldrei, qui semblait avoir mieux compris qu’elle où Bel Iblis voulait en venir.
— Artillerie automatisée, dit-il. Mais c’est idiot, ajouta-t-il aussitôt. Depuis que les missiles lourds sont équipés de brouilleurs, les batteries auto-guidées sont obsolètes. Elles servent de soutien dans certains cas – celles des satellites de défense que nous avons piratés nous ont bien aidées ici – mais elles ne sont pas capables de jouer leur rôle lorsqu’il faut un écran de défense laser pour protéger le vaisseau et son é…
Il s’interrompit, le regard dans le vide. Leia attendit patiemment la suite, se demandant si elle allait apprécier ou non ce qu’elle entendrait.
— C’est ça, murmura-t-il après quelques instants de mutisme.
Il se tourna vers Leia. Une certaine excitation semblait peu à peu le gagner.  
— L’équipage. C’est pour cela que leurs vaisseaux sont si peu efficaces. L’équipage ! Ils manquent d’hommes d’équipage !
— C’est aussi mon avis, répondit Bel Iblis. Ils n’ont pas de quoi assurer tous les postes et s’en remettent aux systèmes automatisés.
Il revint vers eux, l’air plus combattif que jamais.
— Je pense que cela va même bien plus loin que cela. Rappelez-vous des Dévastateurs de Monde. Nous avons considéré que la collecte de ressources était le but principal de ces appareils… Mais je me demande si nous n’avons pas occulté le principal : l’intelligence artificielle. Des vaisseaux qui n’auraient pas besoin d’un équipage conséquent pour assurer leur mission. La flotte Katana sans les dangers des circuits d’asservissement.
— Oui, approuva Poldrei.
— Nous aurions dû le comprendre plus tôt. Le Noyau Profond… Le Noyau Profond recèle de nombreux minerais rares, des ressources immenses pour la construction de machines de guerre, mais il est peu peuplé et manque de sources d’alimentation, poursuivit l’amiral. L’Empereur pouvait bien construire tous les vaisseaux qu’il voulait, il lui manquait les hommes capables de les faire fonctionner correctement. Il aurait pu les recruter sur Coruscant, Metellos ou l’un des autres mondes qui sont tombés, mais il faut du temps pour organiser un tel recrutement. Corellia, en revanche… Le Diktat lui a offert Corellia et les Corelliens sur un plateau. Nous pensions que cette flotte géante était ici pour les pièces détachées et le carburant, mais, en réalité, ce sont les hommes qui intéressaient l’Empereur. Il voulait regarnir son équipage et ses armées.
Leia se prit à penser qu’ils avaient sans doute raison. Palpatine n’était-il pas, après tout, un maître des illusions, capable depuis des décennies de dissimuler ses véritables objectifs à la vue de tous ? La gigantesque flotte qui s’était ruée sur Coruscant n’était-elle qu’un autre de ses tours de prestidigitation ?
Oui, c’était une théorie plausible, décida-t-elle. Mais il allait à présent falloir vérifier si elle était véridique.
— Ce n’est qu’une fois au sol que nous pourrons vraiment savoir si vos hypothèses sont véridiques, déclara-t-elle aux deux hommes. Les transports sont-ils prêts ?
Bel Iblis allait répondre quand un de ses officiers approcha, le salua silencieusement et lui tendit un bloc de données. Il le remercia d’un signe de tête.
— Un message de votre protégé, annonça-t-il à Poldrei. Le Panthac se rend. Oui, Conseillère, ajouta-t-il en revenant vers elle. Ils n’attendent plus qu’un ordre pour être déployés. Nos contacts au sol ont déjà déterminé des zones de débarquement potentielles.
Elle prit une inspiration. Ce qu’elle s’apprêtait à dire sortait du cadre du plan, tel qu’il avait été déterminé quelques jours plus tôt… Mais elle sentait au fond de son cœur que c’était la bonne décision, même si elle paraissait bien téméraire. Han ne va pas apprécier, songea-t-elle, tant embêtée qu’amusée à cette idée.
— J’irai aussi, annonça-t-elle alors. Je veux assister de près à l’évolution de la situation.
— Moi aussi, ajouta Poldrei.
Elle lui jeta un bref coup d’œil : il ne semblait pas le moins du monde surpris. Il avait dû s’attendre à cette décision et prendre la même un peu plus tôt. Ils étaient tous deux des politiciens, mais également des vétérans qui savaient se trouver au plus près de l’action. Nous nous ressemblons peut-être plus que je ne voudrais l’admettre, pensa Leia en contemplant le visage fatigué du Consul.
Bel Iblis se contenta quant à lui d’acquiescer.
— Nous devrions pouvoir arranger ça, promit-il. Inutile de perdre davantage de temps : je vais avertir les transports que la phase terrestre de nos plans est lancée. Les quelques vaisseaux impériaux qui fonctionnent encore ne seront pas en mesure de les menacer. Il est temps d’avancer… et de libérer Corellia pour de bon.  



Étant pris sur d'autres projets d'écriture qui ne souffrent pas de délai (le challenge hors-série, mais aussi d'autres écrits hors SW), les publications risquent de rester encore assez aléatoire jusqu'à la fin mars. Mais rassurez-vous : je compte toujours finir cette histoire, et j'ai encore beaucoup de choses à y raconter ! :jap:
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Messagepar sam sanglebuc » Lun 09 Jan 2023 - 13:35   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci merci et bonne année !
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Messagepar L2-D2 » Lun 16 Jan 2023 - 14:16   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Chapitres 57 et 58 (et d'ailleurs attention, le tout dernier Chapitres est aussi indiqué 57) lus !

Dire que je n'avais pas vu que j'avais loupé non pas un mais deux Chapitres, le premier datant de novembre dernier ! :transpire:

Une excellente bataille spatiale, avec Siveline en tête de l'Escadron Hope, un nom tellement évident pour un escadron Rebelle/Néo-Républicain que c'est à se demander pourquoi aucun auteur n'a jamais eu l'idée de l'utiliser plus tôt ! On suit donc Siveline à travers la bataille, ses succès mais aussi, et sans doute plus intéressant, ses doutes aussi... jusqu'à l'arrivée d'un nouveau navire ! Et comme elle, on craint des renforts de Palpatine, mais non, c'est un vaisseau bien connu des vétérans de l'UE légendes qui débarque et qui permet d'ailleurs à son équipage de mieux comprendre ce qu'il se trame ! Mais la question est, est-ce qu'il s'agit d'un piège de l'Ennemi ou bien Palpatine n'est-il pas si invincible que cela ? Nul doute qu'après son précédent échec sur la Station Exis, une nouvelle rebuffade risque fort de lui faire perdre une nouvelle fois son calme ! :think:

Et au milieu de tout cela, un peu d'humour avec la motivation de l'astromech de Siveline ! :lol:

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Jagen Eripsa » Lun 16 Jan 2023 - 19:47   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci pour ce retour ! :jap:

L2-D2 a écrit:Chapitres 57 et 58 (et d'ailleurs attention, le tout dernier Chapitres est aussi indiqué 57) lus !


Effectivement, merci, c'est corrigé ! :cute:

L2-D2 a écrit:Une excellente bataille spatiale, avec Siveline en tête de l'Escadron Hope, un nom tellement évident pour un escadron Rebelle/Néo-Républicain que c'est à se demander pourquoi aucun auteur n'a jamais eu l'idée de l'utiliser plus tôt !


On est d'accord. :D

L2-D2 a écrit:Nul doute qu'après son précédent échec sur la Station Exis, une nouvelle rebuffade risque fort de lui faire perdre une nouvelle fois son calme ! :think:

Je dirais que ça lui a mis un petit coup à sa confiance quand même. :D Le Palpatine de mon récit est plus faible que celui du comics L'Empire des Ténèbres. Thrawn a gagné la première phase de sa campagne contre la Nouvelle République, c'est vrai, mais comme il a rejoint le Pacte... La situation est loin d'être simple pour les partisans de l'Empereur Ressuscité. En maître des illusions, Palpatine est capable de donner le change pour un temps, mais ses faiblesses sont réelles. Tout ne se passe pas comme il l'avait initialement prévu... :whistle:

L2-D2 a écrit:Et au milieu de tout cela, un peu d'humour avec la motivation de l'astromech de Siveline ! :lol:

Les droïdes ont toujours un sacré potentiel comique... :D
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Messagepar mat-vador » Mer 18 Jan 2023 - 22:40   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Retard rattrapé :wink: !

Et c'est toujours aussi sublime :love: ! Cette bataille de Corellia avec ses références Legends est divine : Lusankya, Garm Bel Iblis... :love: avec une variété de points de vue qui m'enchante :jap: !

Hâte de voir la suite :hello: !
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Messagepar Jagen Eripsa » Mer 18 Jan 2023 - 22:49   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci Mat ! Je pense que la suite devrait te plaire, en effet :D
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Messagepar Jagen Eripsa » Dim 14 Mai 2023 - 23:24   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Jagen Eripsa a écrit:Étant pris sur d'autres projets d'écriture qui ne souffrent pas de délai (le challenge hors-série, mais aussi d'autres écrits hors SW), les publications risquent de rester encore assez aléatoire jusqu'à la fin mars.

Que c'est beau, l'optimisme, quand même... :transpire:

Bref, je suis une nouvelle fois largement en retard sur mes objectifs de publication... Mais c'était pour la bonne cause ! Je reviendrai là-dessus un peu plus bas :) . D'ici là, place à un nouveau chapitre, un interlude qui nous ramène dans l'espace de Mon Calamari... Le retour sur Corellia sera pour le prochain texte. :cute:



<<Chapitre précédant<< Sommaire >>Chapitre suivant>>

Chapitre 59

L’air à bord du vaisseau d’abordage puait la sueur. L’odeur était entêtante. En cet instant, Grodin enviait ses soldats et leurs casques hermétiques, qu’il portait sans discontinuer pendant des heures autrefois… Mais il était général, à présent, et il fallait qu’il soit facilement identifiable, par ses hommes, par ses alliés, et même parfois par ses ennemis.
Et son interlocuteur du moment, seul à se trouver avec lui dans le compartiment de pilotage, appartenait un peu à ces trois catégories à la fois.
— Vous redoutez la tournure des événements, Général ? demanda Luke Skywalker d’une voix parfaitement sereine.
Une légère secousse, sans doute causée par un choc avec un débris, ébranla l’appareil.
— Notre situation n’est pas idéale, éluda Grodin.
— Pour le moment, convint Luke.
— Je ne vois pas d’amélioration dans l’immédiat.
Le Jedi sembla amusé par la remarque.
— Cela pourrait être bien pire, fit-il remarquer. Nous brouillons leurs senseurs. S’il y avait eu de véritables pilotes de chasseurs, nous aurions pu être en danger… Mais ces appareils droïdes sont incapables de nous repérer. Et les Dévastateurs nous considèrent comme des débris négligeables. Une faille que l’Empereur aurait dû être capable de voir… Mais si cela avait le cas, il n’aurait pas perdu contre la Rébellion sur Yavin, Endor et lors de bien d’autres batailles.
Grodin se renfrogna. Le rappel n’était pas des plus heureux aux yeux de l’ancien Garde Impérial, et Skywalker sembla s’en rendre compte après quelques instants de silence.
— Désolé, lâcha-t-il à voix basse pour que personne d’autre n’entende. J’ai l’habitude de ne parler qu’avec des gens pour qui ces noms sont synonymes de victoire.
— J’ai perdu beaucoup d’amis sur Endor, indiqua simplement Grodin. Mais je ne suis pas idiot… ou sadique. Je sais que ce qui s’est passé avec Aldérande était un crime, et je sais aussi que vous avez raison au sujet de l’Empereur. Ça ne rend pas les choses plus simples pour autant.
— À cause du serment que vous avez prêté ? suggéra doucement le Jedi.
— Tout ça, ce ne sont que des mots, au final. Le problème, ce sont les actes qui l’ont accompagné. J’ai tué, Skywalker, et pas que des Rebelles. J’ai aussi le sang d’un ami sur les mains, un ami qui s’est sacrifié pour que je puisse vivre et servir à sa place. Et pour quel résultat, au final ?
Le visage de Sevvion, pâlissant sous l’effet de la perte de sang, son regard qui s’éteignait… L’espace d’un instant, il fut de retour dans le cercle de combat de Yinchorr, tenant son camarade mourant des blessures qu’il lui avait infligées, sous le regard satisfait de l’Empereur. La scène n’avait duré qu’un instant, mais il savait qu’elle resterait gravée jusqu’à la fin de ses jours dans sa mémoire, surtout à présent qu’il en saisissait toute la cruauté.
— Que dirait-il en me voyant aujourd’hui ?
— Vous avez le sentiment de l’avoir tué pour rien, constata Skywalker.
— Oui.
— C’est là tout le génie maléfique de Palpatine, commenta le Jedi. Régner ne lui suffisait pas ; il lui fallait corrompre jusqu’à l’âme de ses serviteurs. Songez aux noms des vaisseaux de la flotte impériale ; quand un capitaine est aux commandes du Devastator ou de l’Exactor, peut-on s’attendre à ce qu’il fasse preuve de compassion ? L’Étoile de la Mort n’affichait-elle pas clairement son but ? Tout cela faisait partie du plan de l’Empereur pour distiller dans les esprits l’idée que sa cruauté devait être la norme. L’entraînement qu’il faisait subir à ses plus loyaux serviteurs était un autre exemple de cette volonté. Vous n’avez rien à vous reprocher, général. Celui à qui vous devez en vouloir, c’est l’ennemi que nous affrontons aujourd’hui, l’ennemi qui a déchaîné ces Dévastateurs sur des planètes dont le seul tort est de s’être opposées à son règne tyrannique.
— Alors assurons-nous que d’autres n’aient pas à subir la même chose que Sevvion… Et moi, acheva Grodin en reportant son attention sur les écrans. Deux minutes avant l’abordage.
Skywalker acquiesça en se penchant à son tour pour mieux voir les images rapportées par les capteurs externes du vaisseau d’abordage.
— Le Dévastateur que nous allons aborder s’appelle Silencer-7, lui apprit le général. Vous êtes sûr qu’il s’agit de leur vaisseau-amiral ?
— Certain, assura le Jedi. Je le sens à travers la Force. Ce Dévastateur est le cœur du dispositif.
Grodin acheva de parcourir les rapports qu’il avait reçus avant de répondre :
— J’espère que vous avez raison. Nous concentrons la moitié de nos vaisseaux-foreurs sur celui-ci.
Si les Dévastateurs occupaient une grande partie du champ de vision des capteurs, ils n’étaient pas seuls dans l’espace surplombant Mon Calamari. Les derniers vestiges des chantiers calamaris dérivaient lentement ou étaient aspirés par les énormes fours moléculaires des super-armes. Aussitôt transformés, ces métaux et composites devenaient des chasseurs TIE droïdes qui jaillissaient à intervalles réguliers des ventres des immenses monstres artificiels ; les nouveaux appareils se joignaient très vite aux combats faisant rage avec les vaisseaux du corps expéditionnaire du Pacte.
Et ces affrontements se soldaient par de nombreuses explosions, trop nombreuses d’ailleurs pour que Grodin puisse toutes les recenser. Les appareils automatisés représentaient l’essentiel des pertes, mais le général n’ignorait pas que certains pilotes alliés mourraient, malgré tout, submergés par le nombre d’adversaires se jetant sur eux ou jouant de malchance avec un tir perdu.
Pour l’heure, les vaisseaux-foreurs, eux aussi contrôlés par des droïdes, plus petits que des chasseurs TIE, passaient inaperçus. Ils n’avaient aucune perte à déplorer. Le déploiement depuis l’un des transports légers qui amenaient les TIE fédéraux avait apparemment suffi à les camoufler.
Grodin ne pouvait cependant nier une certaine appréhension. La dernière fois qu’il s’était retrouvé à bord d’un de ces vaisseaux d’abordage improvisés, c’était au-dessus de Sluis Van… Et l’affaire avait assez mal tourné pour lui. Il avait eu de la chance de survivre au crash du destroyer qu’il avait abordé, et plus encore de parvenir à regagner les lignes impériales.
Il n’avait aucune envie de revivre une telle situation.
Peu à peu, la silhouette de Silencer-7 grossissait. C’était l’un des Dévastateurs les plus imposants, dépassant les six kilomètres de long. Grodin se demanda si c’était le même vaisseau qui avait mené l’assaut sur Kuat. Si tel était le cas, il semblait bien plus imposant qu’alors… Mais c’était peut-être parce que le général se trouvait la première fois à bord d’un cuirassé, au lieu de cette frêle foreuse. Ou alors, c’est que les Dévastateurs évoluaient vraiment à mesure qu’ils se « nourrissaient », comme le supposait le Haut Commandement.
Un vaisseau qui grandit… C’est contre nature, songea-t-il.
Bientôt, la coque de Silencer-7 fut la seule chose visible pour les capteurs frontaux. Grodin consulta une dernière fois les écrans.
— Contact dans trente secondes, annonça-t-il à Skywalker. Mettez votre masque.
Le jeune Jedi ne se fit pas prier et installa sur le bas de son visage l’équipement respiratoire, relié à son plastron. C’était la seule concession qu’il avait faite au niveau de sa tenue, puisqu’il arborait toujours par-dessous sa traditionnelle combinaison de combat noire. Grodin le contempla d’un regard incertain ; le masque était triangulaire, sombre… et évoquait sans mal celui de Dark Vador. Connaissant désormais les origines de Skywalker, il ne pouvait s’empêcher de trouver ce détail… troublant…
Mais il devait lui aussi s’équiper de cet appareil particulièrement inconfortable. Au lieu de l’armure blanche des stormtroopers, à laquelle il s’était habitué depuis longtemps, il portait cette fois l’uniforme gris sombre des officiers de l’Empire, ou en l’occurrence de la Fédération Impériale, doté de protections basiques au niveau du buste. Son casque était évasé et dépourvu de protections faciales. En somme, il avait l’impression d’être particulièrement exposé.
Une secousse soudaine, plus importante que les autres, indiqua que le contact avait enfin eu lieu. Dans la foulée, les dispositifs de forage plasma se mirent en fonction pour dégager un accès vers les entrailles du vaisseau. Grodin compta les secondes. Il en était à vingt-cinq quand un voyant vert s’alluma.
— Allez-y ! ordonna-t-il à ses hommes sur l’intercom. Allez-y !
Lui-même ouvrit la trappe séparant le compartiment de contrôle de la soute à matériaux – reconvertie en transport de troupes – et s’y engouffra à la suite de Skywalker. Il traversa la brèche créée par la foreuse, évitant les zones qui crépitaient encore, enjamba le bouchon enfoncé et gagna ce qui semblait être un couloir de maintenance où ses hommes et le Jedi l’attendaient.
— Pas de résistance pour le moment, Général, annonça l’un des stormtroopers.
— Merci, caporal. L’atmosphère ?
— Semi-respirable. La pression n’est pas très élevée.
— Noté. Par où va-t-on ? demanda Grodin à Skywalker.
— Excellente question. R2 ?
Des bips retentirent derrière le général, qui vit l’astromech du Jedi sortir à son tour du vaisseau-foreur dont il était le dernier occupant. Il s’approcha de Skywalker sans cesser ses pépiements que Grodin ne comprenait pas.
— D’accord, je vais t’aménager un accès, répondit le Jedi.
Il s’approcha de la paroi face à eux et tendit la main pour la toucher. Il avança de quelques pas, sous les regards perplexes des stormtroopers, sans jamais rompre le contact. Enfin, il ouvrit les yeux, recula d’un pas et attira à lui son sabre laser.
La lame émeraude jaillit avec son bourdonnement caractéristique, et il l’utilisa pour entamer le mur de métal. Enfin, une brèche apparut, avec au-delà un réseau de câbles. L’astromech lâcha une série de bips enthousiastes et s’approcha en déployant une pince, qu’il connecta aux câbles. Quelques instants plus tard, son projecteur holographique s’activa, et il commença à afficher des données par dizaines.
— L’équipage est assez réduit, annonça Skywalker. Cent douze membres, c’est vraiment peu pour un appareil de cette taille. Le capitaine s’appelle Titus Klev. C’est un nom qui vous est familier, général ?
— Pas vraiment, avoua Grodin. Je pensais qu’il y aurait au moins un amiral à la tête de ce groupe…
— C’est un général, apparemment.
— Probablement depuis peu, alors. En tout cas, son nom ne m’est pas du tout familier.
— Entendu.
Nouvelle série de bips ; cette fois, Skywalker fronça les sourcils.
— Nous ferions bien de nous dépêcher, annonça-t-il. R2 suggère que le Dévastateur pourrait se mettre à produire des droïdes de sécurité s’il s’aperçoit de notre présence.
Grodin frissonna. Cette machine réagit comme un être vivant, réalisa-t-il. Elle nous considère comme des virus. Si elle se rend compte de notre présence, elle enverra des anticorps…
— D’accord, approuva-t-il d’un air résolu. Allons mettre cet engin hors d’état de nuire. Le plus tôt sera le mieux…



Donc, comme je l'indiquais en début de message, j'avais initialement prévu des difficultés de publication jusqu'à fin mars. C'était en raison d'un défi que je m'étais lancé, celui de participer à un concours en vue d'être publié par un éditeur professionnel. Cela n'a pas abouti faute de temps, mais ce n'est que partie remise. :)

Entretemps, d'autres défis sont arrivés : d'abord préparer la conférence SWU pour Générations Star Wars et Science-Fiction 2023, ce qui a été un travail assez imposant (et d'ailleurs, ce n'est pas totalement fini, vous comprendrez bientôt pourquoi :cute: ). Et là-dessus, mi-avril, une opportunité assez unique est arrivée... Celle d'interviewer Timothy Zahn himself, aka le créateur du Grand Amiral Thrawn, de Gilad Pellaeon, de Mara Jade et de tant d'autres personnages qui tiennent un rôle majeur dans ma fan-fiction.

Quand j'ai lancé le projet de la Fédération Impériale à l'été 2013 (dix ans déjà !), c'était dans l'idée de rendre un bel hommage à cet univers étendu que l'on n'appelait pas encore Legends, à sa richesse foisonnante et aux talents créatifs de ses auteurs. Je n'aurais jamais imaginé à l'époque qu'une telle occasion se présenterait un jour à moi ! Merci à vous, lecteurs et lectrices, qui m'accompagnez depuis le début de cette aventure qui devrait durer quelques années encore... Si le cœur vous en dit ! :cute:

P.S. : L'autre grande nouvelle de Cusset, à mes yeux, c'est la réédition prévue en fin d'année des deux premiers tomes des X-Wings de Stackpole, mes romans favoris de l'univers Legends, avec une traduction révisée et complétée ! Je ne peux que vous inviter à les inscrire sur votre liste du Père Noël... :D
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Messagepar Alfred M. » Lun 15 Mai 2023 - 10:36   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Il est de retour ! :lol:

J'adore comment tu évoques, donne vie et sens à tout un tas de trucs lu par-ci par-là.
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Messagepar L2-D2 » Lun 15 Mai 2023 - 10:57   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Un nouveau Chapitre de La Fédération Impériale ! :love:

Chapitre 59 lu !

Et malgré la pause, ça fonctionne ! Peut-être parce que nous ne reprenons pas en pleine bataille, mais c'est toujours aussi fluide, prenant, et nous sommes à nouveau transportés en plein Empire des Ténèbres, avec un duo pour le moins (d)étonnant : Grodin Tierce et Luke Skywalker ! Et là encore, ça fonctionne ! Et tu nous laisses en plein suspense, chose parfaitement compréhensible mais tout de même, toujurs frustrante ! :transpire:

Tout ça pour le dire, parce que ça fait longtemps tout de même : vivement la suite ! :oui:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

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Messagepar Jagen Eripsa » Lun 15 Mai 2023 - 22:06   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci à vous deux, ravi de vous trouver si fidèles au poste ! :cute:

Alfred M. a écrit:J'adore comment tu évoques, donne vie et sens à tout un tas de trucs lu par-ci par-là.

Merci ! Ça demande une paire d'heures de lecture de Wookieepedia. :transpire:

L2-D2 a écrit: Et tu nous laisses en plein suspense, chose parfaitement compréhensible mais tout de même, toujurs frustrante ! :transpire:

Je trouve que j'ai été gentillet niveau suspense, pour le coup. Je peux faire bien pire... Et j'ai prévu bien pire. :lol:
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Messagepar sam sanglebuc » Ven 19 Mai 2023 - 14:09   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Je viens de lire le chapitre 46 du tome 1,et avant de donner un avis général (enthousiaste !) je reviens sur l'évocation d'Athalée. Le peu que tu en avais dit quelque part dans le tome 2 m'avait profondément touché (sa Voix) et j'en ai repris une bonne dose, à rebours. Un régal, comme presque tout (j'ai juste eu un peu de mal avec les tribulations de grondin (grodin ?) chez les bothans...)
Je continue donc pour raccrocher à là où j'avais bien démarré !
Merci !
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Messagepar mat-vador » Ven 19 Mai 2023 - 21:18   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

C'est lu !

Sympathique et troublant de voir Luke Skywalker coopérer sans trop de difficultés avec un ancien garde impérial. Plus qu'à espérer que l'infiltration du Dévastateur se passe bien :whistle: ...

Impatient de voir la suite sur Corellia :oui: !
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Messagepar Jagen Eripsa » Dim 21 Mai 2023 - 23:31   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci à vous deux ! Réponses plus bas. :jap:



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Chapitre 60

Carth ne put s’empêcher de grimacer en voyant les droïdes de manutention qui trainaient sur le parquet en bois précieux les postes de travail des coordinateurs du groupe d’assaut en cours de déploiement.
— Le propriétaire ne va pas apprécier… grommela-t-il.
— Je doute qu’il s’en offusque, répondit une voix d’homme dans son dos.
Il se retourna vers le nouveau venu ; à ses côtés, Leia Organa Solo fit de même. Il y avait en réalité deux hommes qui venaient d’entrer dans le salon réquisitionné et se dirigeaient vers eux. Le plus jeune, que Poldrei reconnut comme l’un des aspirants Jedi de Skywalker, portait un uniforme de pilote de la Nouvelle République ; l’autre, plus grand, était bien plus vieux. Poldrei fronça les sourcils ; pour un peu, il se serait reconnu dans cet homme à la crinière dense – bien que plus blanche que la sienne – et au regard d’acier qui les jaugeait avec méticulosité.
— Le dernier héritier du domaine de Tayrili est mort voilà une soixantaine d’années lors d’une attaque de pirates dans la Bordure Extérieure, leur apprit-il. Ses parents sont décédés peu après la Guerre des Clones, sans famille proche. Il y a bien deux branches plus éloignées de la famille qui ont réclamé l’héritage, mais le dirigeant de l’époque – le Moff Vorru – les a déboutées pour pouvoir récupérer les lieux. Hélas pour lui, il n'en a jamais profité… Nul doute qu’il aurait préféré cela aux cellules de Kessel.
— On ne va pas aller le lui demander, soupira le jeune pilote à ses côtés. Il nous a assez causé d’ennuis comme ça.
Le vieil homme sourit et s’inclina légèrement devant Carth et Leia.
— Rostek Horn, se présenta-t-il. Ancien directeur de la CorSec. Vous connaissez déjà mon petit-fils, je crois – il a un don pour se faire remarquer et s’attirer des ennuis, paraît-il.
— C’est un héros de guerre reconnu au sein de la Nouvelle République, salua Leia avec un sourire. Très honorée de vous rencontrer, Directeur Horn.
— Je crois savoir que vous avez assisté les forces qui ont pris le contrôle du réseau satellitaire de Corellia ? demanda Carth.
— J’ai usé de quelques faveurs pour retarder l’intervention des forces de sécurité, confirma tranquillement Horn.
Voilà un homme dangereux, devina Carth. Dans son esprit, toutefois, ce n’était pas une condamnation. Il préférait l’efficacité tranquille quoiqu’un peu arrogante de Horn – en cela très corellien – à l’inaptitude à laquelle il avait été trop souvent confronté au cours de sa carrière impériale.
— Notre flotte vous en remercie, reprit Carth. Apparemment, la situation est stabilisée autour de la station. Nous avons une réunion préparatoire prévue dans quelques minutes…
— Je le sais, répondit Rostek Horn. Nous y avons été conviés. Mais je voulais vous rencontrer un peu avant… Vous en particulier, Consul Poldrei… Sans vouloir vous vexer, Conseillère Organa Solo.
Leia acquiesça brièvement, se contentant d’observer les deux vétérans comme le faisait Corran Horn.
— Vraiment… ? demanda doucement Carth.
— Je souhaitais voir par moi-même si Jan Stefside m’avait dit la vérité à votre sujet.
Le Consul fronça les sourcils à la mention de son ancien ambassadeur sur Corellia.
— Vous le connaissiez ?
— Je ne dirais pas que je faisais partie de ses proches, contra Horn senior. Nous nous sommes croisés à la CorSec lorsqu’il y était. Il m’a aidé à cacher à l’Empire l’ascendance Jedi de mon fils adoptif, et en contrepartie j’ai donné un petit coup de pouce à sa carrière.
L’affirmation ébranla Carth.
— Jan Stefside ? Agir contre l’Empire ?
— Il respectait les Jedi et savait la vérité à leur sujet, comme beaucoup de monde sur Corellia, répondit Horn. Nous avions nos propres chevaliers, avec leurs coutumes. Ils étaient comme nous, parfois un peu parias aux yeux du reste de la galaxie… Mais authentiques. Stefside était corellien, lui aussi, jusqu’au plus profond de son âme.
— Je vois…
— Je suis sans doute l’un des derniers à lui avoir parlé avant son meurtre, expliqua le vétéran. Il disait beaucoup de bien à votre sujet et essayait réellement d’accomplir la mission que vous lui aviez confiée, même si la situation le dépassait de beaucoup.
— Je vous remercie, répondit solennellement Carth. Soyez assuré que je ferai tout pour que son assassin soit châtié.
— Oui, Sedriss… Il ne sera pas simple à vaincre, mais j’imagine que vous le savez.
Le Polcaphréen acquiesça. Il avait son idée sur la façon de procéder, et quelques atouts dans sa poche – mais il préféra garder le silence.
Les armes de l’Ancienne République – ou un blason s’en approchant – ornaient les panneaux métallisés qui fermaient le mur à leur droite, dans la galerie où ils s’engagèrent après quelques minutes de discussion. Sur leur gauche, de hautes fenêtres offraient une vue imprenable sur le grand parc, ses arbres dégarnis et ses pelouses, transformées en pistes d’atterrissage pour les transports de troupes légers qui effectuaient les rotations avec la flotte en orbite. Au-delà, c’étaient des champs nus qui avaient été réquisitionnés pour accueillir les transporteurs lourds. Une dizaine de quadripodes avaient déjà pris pied sur le sol de Corellia, et d’autres étaient acheminés à cet instant même par d’immenses barges.
Le petit groupe entra dans une ancienne salle à manger qui avait été transformée, comme le salon qu’ils venaient de quitter, en pièce de travail. Garm Bel Iblis se tenait de l’autre côté d’un énorme dispositif de projection, si imposant que l’on pouvait se demander comment il avait pu entrer ici ; de petits groupes se tenaient de part et d’autre de lui, avec des visages pour la plupart inconnus de Carth. Seuls Celric Tavill et le commandant des forces impériales au sol, le général Hestiv, lui étaient vraiment familiers. Ahris Garind était resté à bord du Reaper, surveillant les forces ennemies depuis les cieux.
— Bien, je vois que nous allons pouvoir commencer, commenta Bel Iblis. Bonjour, Rostek. Capitaine Horn. Le général Antilles est toujours posté avec ses forces à Tyrena ?
— Nos escadrons sont prêts à décoller pour défendre l’avant-poste de contrôle des satellites, annonça Corran Horn. Wedge n’a envoyé que Myn et moi ici, ajouta-t-il avec un coup d’œil en direction d’un autre pilote.
— Ainsi que je l’ai requis, indiqua l’amiral. Bien. Général Madine ?
Un officier néo-républicain, aux cheveux gris-blonds mi-longs et avec une fine barbe, s’avança d’un pas.
— Selon les informations issues de nos capteurs orbitaux, corroborées par les observations de vos différentes cellules, les forces palpatinistes se sont repliées sur le centre de Coronet, le District Gouvernemental, commença-t-il en affichant une carte de la ville avec un secteur en surbrillance. Des centaines de milliers d’habitants ont pris la fuite vers des quartiers moins exposés ou ont quitté la ville, mais nous pensons que l’Exécuteur Sedriss, le délégué de l’Empereur sur Corellia, retient toujours des civils en otage. Il a installé son quartier général dans le Palais du Diktat, où siège également son fantoche, Thrackan Sal-Solo.
Il jeta un bref coup d’œil à Leia avant de reprendre :
— L’arrivée de nos flottes a visiblement pris Sedriss au dépourvu. Quand il a compris comment la bataille tournait, il a ordonné à toutes les garnisons des grandes villes de la planète d’abandonner leurs positions pour gagner Coronet. Le bouclier planétaire lui-même a été recalibré ; toute l’énergie est désormais déviée vers la protection du centre gouvernemental.
— Combien d’hommes a-t-il ? demanda Carth en fronçant les sourcils.
— Notre estimation est floue, mais nous pensons qu’ils étaient un peu plus de cent mille lors de leur déploiement. Moins, à présent ; certaines escouades sont tombées dans des embuscades, lors de l’occupation de la planète et lors du repli, grâce aux actions courageuses de certains de vos groupes.
— C’était l’occasion de faire mal à l’Empire à peu de frais, affirma une jeune femme vigoureuse, d’une trentaine d’années. Mais il reste encore beaucoup à lui faire payer.
— Le mieux serait toutefois d’éviter d’en arriver à un massacre, contra le général Hestiv.
La jeune femme le darda d’un regard menaçant.
— Vous avez peur de vous en prendre à vos amis, Impérial ?
— Il suffit, Esgila, intervint Bel Iblis. Je vous suis reconnaissante, ainsi qu’à la famille Tissan, pour votre lutte contre l’Empire et le soutien que vous m’avez personnellement apporté… Mais la Fédération est notre alliée, aujourd’hui. Général ?
— Merci, Amiral, répondit Hestiv tandis que la dénommée Esgila se renfrognait. Cent mille soldats, c’est en même temps beaucoup et très peu, expliqua-t-il. Peu pour tenir une planète entière – il faudrait sans doute des millions d’hommes pour le faire de façon stricte – mais beaucoup s’ils sont concentrés au même endroit… En particulier si cet endroit est une ville. Les théories militaires évoquent un rapport d’un défenseur pour douze assaillants comme le point d’équilibre dans ce genre de situations. En joignant le corps expéditionnaire fédéral et les cellules de résistance locales, nous devrions avoir à peine cette proportion. Nous pourrions gagner, bien sûr, mais au prix de très lourdes pertes. C’est la raison pour laquelle, dans le cas de planètes insurgées, l’Empire a souvent procédé à des bombardements stratégiques de haute intensité…
— Ce qui n’est pas une option ici, intervint Carth.
Les regards des résistants corelliens ne manquaient pas de l’inquiéter. Ils ne nous apprécient pas, et je peux le comprendre, songea-t-il. Nous sommes pour eux ce que les Séparatistes sont pour moi – un repoussoir absolu.
— Mais les forces de Sedriss l’ignorent, rétorqua Hestiv. Si nous pouvions couper le bouclier, ils se sentiraient vulnérables… Ils n’ont qu’une poignée de chasseurs et quelques défenses anti-aériennes qui pourraient être neutralisées elles aussi.
— C’est une idée intéressante, approuva Rostek Horn, mais elle sera difficile à mettre en œuvre. Le District Gouvernemental est particulièrement bien protégé. Le dispositif de défense a été conçu suite à la dernière attaque – avant ce jour – subie par le Secteur Corellien, voilà un millier d’années. Les équipements ont été modernisés, mais le schéma est resté le même : un projecteur de bouclier déployé depuis le sommet du Palais du Diktat, renforcé par six projecteurs secondaires sur les bâtiments avoisinants, tous alimentés par le générateur à plasma installé sous le parc Astrell.
— Un générateur à plasma sous un parc ? releva Leia.
— Il est refroidi par une dérivation des eaux de l’Escari, précisa Bel Iblis. Je me souviens avoir visité les lieux lors de la Guerre des Clones. Je crois que le réseau des égouts est aussi connecté au système ?
— Les eaux traitées de la station Besh-44 sont prioritairement renvoyées vers le générateur, indiqua Horn. Le fleuve ne sert que de régulateur en cas de baisse de débit. Je vois à quoi vous songez… Les tunnels de maintenance ont souvent été utilisés pour mener des affaires louches, quoique généralement sans gravité. La CorSec y faisait patrouiller des unités de débutants pour les aguerrir un peu.
— Si nous parvenions à y faire accéder une unité de combat…
— Nous pourrions la faire passer sous l’eau, suggéra un homme d’âge mûr. Je doute que les Impériaux aient des troopers amphibies sur Corellia.
— Les rapides amont de l’Escari sont trop dangereux et trop exposés…
— Mais il y a le Vipter. Un affluent profond doté d’un bon débit, et qui est majoritairement enterré. Il passe sous la tour Saxan, dans le District des Cinq Couronnes. Il y a un accès depuis les sous-sols…    
— Je pourrais y aller, proposa Corran Horn. Je connais l’endroit, moi aussi.
— Ce serait risqué, intervint une jeune femme, à la gauche de l’autre pilote néo-républicain. Et même suicidaire.
Bel Iblis se renfrogna.
— Qu’est-ce qui vous fait dire cela, mademoiselle Slane ?
— La procédure impériale pour la surveillance rapprochée considère que les générateurs militaires sont des installations de catégorie Aurek-Écarlate, ce qui impose une surveillance constante. Vu l’importance du contingent sur place, il doit bien y avoir une centaine d’hommes détachés à la surveillance de celui-ci. La plupart seront positionnés devant les accès majeurs, mais cela m’étonnerait qu’il n’y ait pas au moins une ou deux patrouilles dans les tunnels de maintenance, guettant une incursion depuis le réseau aquifère. Chacune sera en liaison directe avec un coordinateur, lui-même référant au commandant du détachement.
— Donc, s’ils repèrent une incursion…
— Des renforts seront aussitôt appelés, acheva Slane. Et ils comprendront ce qui se prépare. Ce serait la fin de la mission, au mieux. Mais si une attaque a lieu, priorité est donnée aux canaux du front : les patrouilles sont reléguées aux fréquences secondaires, qui sont plus simples à brouiller.
— Correct, confirma Hestiv. Vous semblez avoir une bonne connaissance des protocoles impériaux.
— J’ai travaillé au sein des Renseignements, à l’époque d’Isard, confirma la jeune femme. Et j’ai suivi une formation de spécialiste des communications auprès de la Nouvelle République. Je pense être capable d’aider le groupe d’infiltration.
Carth ne put s’empêcher de remarquer que Corran Horn semblait tout sauf ravi par la proposition, mais il ne fit aucune remarque.
— Nous avons donc un plan… et un embryon d’équipe, résuma Madine. Mais il va falloir créer une diversion convaincante, et rapidement. Un assaut sur Coronet semble inévitable.
Quelques instants de silence suivirent ces mots lourds de sens.
— Dans ce cas, allons-y franchement, trancha soudainement Hestiv. Un assaut de masse sur Coronet.
Il se pencha sur l’holoprojecteur et désigna plusieurs axes de la ville qui restèrent illuminés.
— Lançons des cortèges de quadripodes sur les grandes avenues conduisant vers le District Gouvernemental, proposa-t-il. Le plus important convoi partira d’ici, de Tayrili, et remontera l’avenue des Grands Explorateurs jusqu’au District Financier. Le contingent au départ de Gradham ira jusqu’au District des Musées, et ainsi de suite…
— Si j’étais Sedriss, je posterais des tireurs embusqués le long de ces axes, remarqua Bel Iblis.
— Des snipers ne feraient pas grand-chose contre des quadripodes, remarqua Madine. Et sur ces axes larges, ils seraient particulièrement exposés… Nous pourrions craindre en revanche des missiles et roquettes tirés par des fantassins. Toutefois, rien que des commandos de troupes aéroportées ne puissent gérer.
— Et en ce qui concerne les véhicules ?
— Nous n’avons pas vu de quadripodes, signala Esgila Tissan. Mais il doit bien y avoir une cinquantaine de bipodes rassemblés dans le parc Astrell. Ce n’est pas vraiment négligeable, comme force d’assaut…
— Les bipodes ne valent rien face à nos TB-TTs, assura Hestiv.
— Quant aux troupes au sol, elles seront plus exposées, reprit Madine. Mais il en faudra pour protéger l’abord de nos véhicules.
— Une tâche dangereuse, commenta Carth en se tournant Celric. Colonel Tavill, j’aimerais que vous preniez la tête du détachement partant de Tayrili. Nous devons envoyer des Protecteurs et des Jedi avec les différents détachements pour limiter nos pertes et faire douter l’ennemi.
— Dans ce cas, je ne pourrai pas vous protéger, signala le jeune homme.
— Ne vous en faites pas pour moi, lui assura Carth. Je ne suis pas sans défenses. En fait, je compte même suivre l’assaut depuis l’arrière-garde. Vous aurez bien une place pour moi dans votre véhicule, général Hestiv ?
— Si vous le souhaitez, Excellence, répondit le militaire, l’air grave.
— Je le souhaite.
— Je vais vous accompagner, moi aussi, signala alors Leia.
Carth hésita, prêt à la mettre en garde sur les dangers que cela pouvait représenter, pour elle et son enfant à naître ; mais le regard de la jeune femme était si résolu que toute velléité de protestation disparut très vite. En espérant qu’il ne lui arrive rien, car Solo serait bien capable de me traquer ensuite… Comme je l’aurais sans doute fait à sa place.
— Dans ce cas, bienvenue à bord, Conseillère, salua-t-il. Après tout, vous m’avez bien accueillie sur le Lusankya pendant l’attaque spatiale, ce n’est que justice que la Fédération vous rende la pareille lors de l’offensive terrestre. Souhaitons juste qu’elle soit couronnée du même succès.

sam sanglebuc a écrit:Je viens de lire le chapitre 46 du tome 1,et avant de donner un avis général (enthousiaste !) je reviens sur l'évocation d'Athalée. Le peu que tu en avais dit quelque part dans le tome 2 m'avait profondément touché (sa Voix) et j'en ai repris une bonne dose, à rebours. Un régal, comme presque tout (j'ai juste eu un peu de mal avec les tribulations de grondin (grodin ?) chez les bothans...)
Je continue donc pour raccrocher à là où j'avais bien démarré !
Merci !

Merci à toi ! Il y a effectivement des passages moins passionnants que d'autres dans le tome 1, c'est la conséquence de cette contrainte "d'équilibrage" que j'avais choisi de m'imposer. Souci qui est normalement moins présent dans le tome 2. :cute:

Et ravi que l'histoire de Carth et d'Athalée te touche particulièrement. J'en ai encore sous le coude à leur sujet ! :cute:

mat-vador a écrit:C'est lu !

Sympathique et troublant de voir Luke Skywalker coopérer sans trop de difficultés avec un ancien garde impérial. Plus qu'à espérer que l'infiltration du Dévastateur se passe bien :whistle: ...

Impatient de voir la suite sur Corellia :oui: !

Je pense que de tous les ex-Rebelles, Luke serait, dans le Legends, sans doute l'un des plus ouverts à travailler avec un ex-Impérial. Il le montre avec Mara Jade notamment ; lui et Leia sont je crois les seuls dans leur camp à vraiment lui faire confiance lorsque son passé est dévoilé. :cute:

On restera sur Corellia dans le prochain chapitre !
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Messagepar L2-D2 » Lun 22 Mai 2023 - 13:17   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Chapitre 60 lu !

Oh, le joli name-dropping qui va faire plaisir à mat ! :cute:

On lance donc une nouvelle phase de l'assaut de Corellia, avec les manœuvres terrestres qui débutent ! Et c'est toujours un plaisir que de voir des Impériaux réfléchir d'un point de vue tactique avec la Nouvelle Rébellion... m'est avis qu'avec les forces en présence, l'Inquisiteur Sedriss risque d'en voir des vertes et des pas mûres ! :diable:

Vivement la suite ! :oui:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

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Messagepar mat-vador » Lun 22 Mai 2023 - 21:46   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Lu !!

L2-D2 a écrit:Oh, le joli name-dropping qui va faire plaisir à mat ! :cute:


Carrément :love: :love: :love: :love: !!!! Un grand merci à Jagen :wink: :jap: ! Quand j'ai commencé à écrire sur les Tissan en 2014 ( presque dix ans ! ), j'étais loin de me douter de l'ampleur que ça prendrait. Mandoad m'avait gratifié aussi d'un semblable name-dropping dans sa saga du vaurien :sournois: .

En résumé : TISSAN, ERIPSA AND CORELLIA FOR EVER :x :x :x !!

Hâte de lire la suite sur Corellia :cute: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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Messagepar Jagen Eripsa » Mar 23 Mai 2023 - 17:48   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci à vous deux ! :cute:

L2-D2 a écrit:On lance donc une nouvelle phase de l'assaut de Corellia, avec les manœuvres terrestres qui débutent ! Et c'est toujours un plaisir que de voir des Impériaux réfléchir d'un point de vue tactique avec la Nouvelle Rébellion... m'est avis qu'avec les forces en présence, l'Inquisiteur Sedriss risque d'en voir des vertes et des pas mûres ! :diable:

Il va passer un sale moment. :D

mat-vador a écrit:Carrément :love: :love: :love: :love: !!!! Un grand merci à Jagen :wink: :jap: ! Quand j'ai commencé à écrire sur les Tissan en 2014 ( presque dix ans ! ), j'étais loin de me douter de l'ampleur que ça prendrait. Mandoad m'avait gratifié aussi d'un semblable name-dropping dans sa saga du vaurien :sournois: .

Je ne fais que te rendre la pareille ! :D

D'ailleurs, il y a une autre référence dans ce chapitre, mais elle sera peut-être plus claire dans quelques temps. :cute:
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Messagepar Jagen Eripsa » Lun 12 Juin 2023 - 23:36   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

C'est parti pour les combats !



<<Chapitre précédant<< Sommaire >>Chapitre suivant>>

Chapitre 61

L’astroport de Tyrena accueillait d’ordinaire des cargos lourds chargés de matières premières agricoles venues de tout le système Corellia, et qui repartaient avec des cargaisons de biens transformés vers ces mêmes autres planètes. Sa zone industrielle en avait fait un endroit discret, l’idéal pour mener les transactions douteuses qui avaient fait la réputation de certains Corelliens. Il n’y avait donc rien de surprenant à ce que le Moff Fliry Vorru, gouverneur corrompu au point de faire passer le Hutt de base pour un citoyen modèle, ait installé là sa petite affaire et une station capable de shunter les systèmes de sécurité planétaire.
Aujourd’hui, l’astroport avait été vidé de ses vaisseaux habituels, maintenus sur leur monde d’origine ou reroutés vers d’autres ports, plus éloignés de Coronet. La position de Tyrena, à trois cents kilomètres environ des faubourgs de la capitale, la rendait un peu trop éloignée pour être le point de départ d’une des offensives devant forcer les défenses palpatinistes, mais c’était un lieu bien choisi pour stationner les unités de chasseurs qui se préparaient à soutenir l’assaut.
Après la prise de contrôle des lieux, Siveline et l’escadron Hope s’étaient joints à d’autres unités de chasseurs, placées sous le commandement du général Antilles, pour gagner ce havre déjà sécurisé par la résistance corellienne. La jeune femme et ses pilotes s’étaient installés dans un ancien bar à dockers pour débriefer la bataille spatiale et évoquer le souvenir des morts, puis ils avaient pris possession d’un entrepôt qui avait été converti en camp de fortune pour fermer les yeux pendant quelques heures.
À son réveil, Siveline avait été conviée à se joindre aux autres officiers pour découvrir le plan de bataille transmis par le Haut Commandement.
Un silence lourd de sens avait accompagné la découverte des plans.
— Vous êtes sûr que Madine a validé ça, Général ? demanda la capitaine de l’escadron Scorch à Wedge.
— C’est de lui que vient le message, confirma le commandant des Rogues.
— D’accord, mais ça ne lui ressemble pas. Foncer avec un déploiement massif de forces, c’est très impérial… Aucune finesse, si vous voulez mon avis.
— Je ne crois pas qu’« impérial » soit le mot qui convienne, lui fit remarquer Siveline. Thrawn est parfaitement capable de faire preuve de finesse, comme vous dites, et il y a sans doute d’autres officiers capables de faire de même.
Ses pensées s’égarèrent un instant en direction d’Ahris Garind, mais elle se força très vite à se concentrer sur l’instant présent.
— Le Haut Commandement a peut-être une autre idée derrière la tête ?
— C’est aussi mon avis, confirma Wedge. Corran est resté à Tayrili au lieu de revenir ici comme je le pensais, et s’il y a quelqu’un qui connaît bien le terrain à Coronet, c’est lui. L’équipe des Spectres a également été réaffectée auprès du Haut Commandement. Je pense que quelque chose se prépare – mais ce serait trop risqué de l’annoncer à toute l’armée, surtout via des liaisons qui pourraient facilement être piratées.
Siveline acquiesça : c’était une marque de prudence élémentaire.
— Donc on va probablement servir de diversion, comprit-elle.
L’idée ne souleva pas l’enthousiasme des pilotes présents ; les diversions pouvaient être tout aussi mortelles que les missions de première importance, et pour un résultat plus abstrait…
Après la réunion, les pilotes de l’escadron Hope avaient eu droit à quelques heures de repos, d’autres formations étant en alerte pour intervenir en cas de besoin. Mais le Haut Commandement avait de bonnes raisons de penser que cela n’arriverait pas avant que les différents corps d’assaut n’arrivent aux portes de Coronet, à la mi-journée.
La jeune femme profita de ce moment de relâche, hélas trop bref, pour rattraper un peu de son sommeil en retard. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, la matinée était bien avancée.
— Du nouveau ? demanda-t-elle en s’installant à la table des officiers, dans le mess improvisé, avec un pack de rations.
— Rien à signaler, lui répondit Todra Mayn, la capitaine des Matraques, un escadron de A-Wings avec qui Siveline avait eu l’occasion de travailler quand elle était chez les Rogues. Les convois n’ont encore rencontré aucune opposition… Mais ils n’ont pas atteint les faubourgs de la capitale.
— L’escadron Purple doit bientôt finir sa reconnaissance, précisa Llat Jower, le Sullustéen à la tête des Mynocks Affamés. Et justement…
Il échangea un regard avec Mayn avant de reprendre, de sa voix pépiante :
— Mon escadron va prendre la suite, mais j’ai bien peur que le Haut Commandement n’ait un peu surestimé nos appareils. Il nous a associé les Matraques comme escorte…
— Je peux toujours essayer de ralentir mes pilotes, précisa Mayn avec un sourire ironique. Mais ça ne leur plaira pas.
Les Mynocks Affamés étaient équipés de Y-Wings modifiés, se souvint Siveline. Elle avala sa bouchée de rations sèches et pencha la tête légèrement en avant.
— Vous voudriez que l’escadron Hope échange son affectation avec les Matraques ?
— Si cela vous convient, acquiesça délicatement Jower.
— Ma foi, pourquoi pas…
— Je préviens le Haut Commandement, annonça Mayn. Va réveiller tes pilotes, le départ est prévu dans vingt minutes.
Dans l’absolu, c’était un délai plutôt court, mais les pilotes étaient entraînés à sortir de leur repos rapidement pour faire face à tous types de situations. Siveline n’eut donc aucun mal à rassembler son équipe à l’heure dite ; après un rapide point sur les raisons du changement de planning, ils s’installèrent dans leurs appareils, décollèrent en formation et alignèrent leurs trajectoires sur celles des Mynocks.
Ils croisèrent les X-Wings de l’escadron Purple et les B-Wings des Anvils approximativement trois minutes après leur départ de Tyrena. Tous les appareils étaient intacts, remarqua Siveline en consultant ses écrans. Elle espéra que son propre groupe s’en tirerait aussi bien, même s’ils allaient probablement goûter au feu de l’ennemi.
Trouver Coronet aurait été simple pour les deux escadrons, même sans cartes. Il leur aurait suffi de remonter les flots de véhicules civils qui s’enfuyaient de la capitale corellienne. Les routes étaient encombrées par une multitude de speeders, et même quelques engins à roues ou chenilles. Les airspeeders, eux, semblaient être restés au garage ; sans doute leurs propriétaires craignaient-ils trop d’être abattus en vol…
Après avoir remonté une centaine de kilomètres de cette immense file, Siveline aperçut les premiers véhicules de la force d’invasion.
Il s’agissait d’immenses transports Juggernauts, avec leurs roues hautes de plusieurs mètres. Ils avançaient l’un derrière l’autre, mais prenaient tant de place que les civils étaient obligés de passer par les bas-côtés de la route. Ils clôturaient un convoi de plusieurs centaines de véhicules. Devant eux, des transports d’assaut sur répulseurs progressaient, encadrés par des bipodes qui faisaient le lien avec la pointe de l’attaque : les quadripodes TB-TT. Ils avançaient par deux, leurs têtes balayant les environs, à la recherche de cibles potentielles.
Ils avaient atteint les quartiers résidentiels de la ceinture extérieure de Coronet, véritable océan de pavillons et petits immeubles qui marquait la séparation entre les secteurs préservés de Corellia et la capitale proprement dite.
Les Mynocks dépassèrent les TB-TT et filèrent vers les secteurs où les bâtiments étaient plus élevés.
— Faites attention, pilotes, prévint soudainement le capitaine Jower. Nous avons atteint les limites du secteur d’aérotram de Coronet ; n’allez pas piéger vos chasseurs dans un câble qui traîne !
Siveline ne tarda pas à repérer les installations auxquelles le Sullustéen avait fait allusion. Elle veilla à en rester à large distance.
— Ici Leader Hope, déclara-t-elle sur la fréquence partagée. Rien sur vos écrans, Mynocks ?
— Pas de défenses dans les environs, répondit Mynock Deux.
— On repart vers le convoi, annonça Jower.
— Bien reçu. Hopes, on les suit.
Ils réalisèrent plusieurs cercles successifs autour des véhicules de tête, pendant une dizaine de minutes. Ils en étaient au cinquième quand une nouvelle voix fit irruption sur leur fréquence.
— Ici le Contrôle Reaper, annonça l’homme qui prit la parole.
Siveline fronça les sourcils. Était-ce son imagination qui lui jouait des tours, ou bien s’agissait-il d’Ahris Garind lui-même qui s’exprimait ?
— Nos senseurs longue portée ont détecté le décollage d’appareils dans le centre de Coronet. Nous pensons que des escadrons de chasseurs se portent à votre rencontre. Soyez parés à les accueillir. Mynocks, gardez vos distances et restez en soutien des Hopes le temps que les Matraques arrivent. L’alerte a déjà été transmise, les renforts devraient arriver bientôt.
— Bien reçu, Contrôle Reaper, répondit Llat Jower.
— Bien reçu, confirma à son tour Siveline. Contrôle Reaper, des informations sur nos adversaires ? Des Mirettes, des Frelons, des Éclairs peut-être ?
— Je vous demande pardon, Leader Hope ? fit la voix, un peu déconcertée.
Décidément, cela ressemblait vraiment à l’accent polcaphréen d’Ahris Garind…
— Navré, Contrôle Reaper. Je voulais savoir s’il s’agit de chasseurs TIE, d’intercepteurs ou de modèles spéciaux.
— Ce ne sont pas des TIE, Leader Hope. Il n’y a pas de base de lancement à Coronet. Un instant, je vous prie.
Il y eut quelques secondes de silence, pendant lesquelles Siveline entendit juste le bruit de ses réacteurs, jusqu’à ce que l’homme reprenne la parole.
— D’après nos informations, il pourrait s’agir des anciennes forces d’intervention aérienne de la CorSec, prévint Contrôle Reaper. Attendez-vous à affronter des appareils dotés de boucliers.  
La jeune femme grimaça ; c’était tout sauf une bonne nouvelle pour les pilotes de la Nouvelle République, habitués aux adversaires fragiles que représentaient les TIE.
Siveline se coordonna avec Jower ainsi qu’avec les forces au sol en vue de préparer l’arrivée de l’ennemi. Elle compta les secondes, guettant sur son écran l’apparition des signaux annonçant le combat. Enfin, plusieurs formations de points rouges apparurent sur son écran tridimensionnel.
— En formation d’attaque, lança-t-elle à son escadron. Vol Un, avec moi.
La confrontation survint moins d’une minute plus tard. Les deux escadrons se croisèrent dans un échange de tir aussi bref que rapide, avant de rompre la formation pour passer au combat proprement dit.
Siveline ne mit pas longtemps à identifier les appareils ennemis : il s’agissait de chasseurs Incom I-7, ces appareils qu’on appelait généralement par leur surnom, « Howlrunners ». Comme les animaux homonymes, ils jouissaient d’une réputation de férocité qui n’était pas imméritée. Leur cockpit frontal et leurs canons frontaux leur donnaient l’air de prédateurs fonçant sur leurs proies.
Ceux-là portaient le vert et le noir de la CorSec, couleurs qui avaient été reprises par le Service de l’Ordre Public, l’organisme qui remplaçait la légendaire force de sécurité du secteur corellien. Siveline hésita un bref instant avant de basculer ses canons à leur puissance maximale ; ces chasseurs étaient-ils pilotés par des Corelliens ?
Si c’est le cas, ils ont choisi leur camp, se raisonna-t-elle rapidement. Sans quoi ils nous auraient déjà rejoints.
Elle activa son premier jeu de torpilles à protons.
— Escadron Hope, dégagez la voie avec l’artillerie lourde…
S’ils étaient rapides et maniables, les Howlrunners avaient un défaut : l’absence d’armes secondaires capables de faire la différence. Leurs boucliers ne pouvaient pas grand-chose face aux torpilles à protons. Chaque X-Wing en possédait six, rares et précieuses… Mais Siveline préférait ne prendre aucun risque. Il y avait désormais près de deux Impériaux pour chaque chasseur néo-républicain ; il était donc temps de rééquilibrer un peu le rapport de force.
Elle verrouilla une paire de Howlrunners fondant sur Hope Quatre et tira aussitôt, faisant jaillir deux projectiles mortels vers les chasseurs ennemis. L’un d’eux explosa sur le coup, tandis que l’autre, gravement touché, s’écrasa sur un grand entrepôt, une centaine de mètres en-dessous d’eux.
— Joli tir, Leader Hope ! pépia Llat Jower.
— Merci, Leader Mynocks !
Ses propres ailiers avaient tiré et abattu une cible chacun. La tentation de tirer d’autres torpilles effleura Siveline, mais elle se ravisa ; son expérience avec l’escadron Rogue lui avait appris qu’il valait mieux en conserver quelques-unes sous la main, au cas où une situation imprévue – et potentiellement mortelle – se présenterait.
Avec un sourire carnassier, elle repassa sur les lasers. Elle avisa un Howlrunner dont les boucliers avaient déjà été affaiblis par un passage de Hope Sept et Huit, et l’arrosa d’un feu nourri. Des étincelles jaillirent de la coque du chasseur touché, dont le pilote semblait avoir perdu le contrôle. Il s’éjecta, laissant son appareil se jeter sur le convoi de transports qui venait d’atteindre le terminal de la ligne d’aérotram, le secteur marquant la séparation entre les tours de Coronet et les faubourgs.
Le combat allait devenir plus dangereux, à présent, avec tous ces bâtiments élevés à éviter…
La situation va devenir intéressante, songea Siveline en effectuant une embardée, un Howlrunner aux trousses.
Le chasseur tira à plusieurs reprises, ses salves se perdant sur les façades des tours en infligeant des dégâts visibles aux revêtements brillants.
Oui… très intéressante !
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Messagepar L2-D2 » Mar 13 Juin 2023 - 9:48   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Chapitre 61 lu!

Ah, ça y est, la bataille de Corellia a débuté ! Elle démarre modestement, les avant-postes, des escarmouches, l'ennemi n'a pas encore dévoilé ses troupes mais ça ne saurait sans doute tarder ! Siveline a pris les commandes de son escadron, même si j'ai trouvé très drôle le petit dialogue sur les erreurs de répartition des escadrons : effectivement, envoyer des A-Wings escorter des Y-Wings, c'est du gâchis de capacités !

Et tiens, serait-ce bien l'ami Garind aux communications ? :sournois:

Vivement la suite ! :oui:
Que Monsieur m'excuse, mais cette unité D2 est en parfait état. Une affaire en or. C-3PO à Luke Skywalker

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Messagepar sam sanglebuc » Mar 13 Juin 2023 - 17:08   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

J'ai rattrapé mon retard !
J'avais commencé par hasard par le T2, puis, accroché, je suis reparti en arrière avec le T1, tout en poursuivant le T2 !
Connaître d'avance certaines révélations (comme l'identité de Siveline par exemple) m'a bien aidé à comprendre tout en rendant ma lecture plus passionnante. Pourtant...
Je n'ai jamais aimé le "St Luke" du Legend
Je n'aime pas l'absence de notion "d'Équilibre" de la Force, que j'avais pressentie après le VI à l'époque, et qui avait été esquissée dans la prélo mais abandonnée dans le IX.
Je n'ai aucune sympathie pour Thrawn, et je ne peux m'empêcher de voir gros comme une montagne que son "génie" n'est du qu'au fait que le scénariste connaît évidement son synopsis.
Et pourtant je me régale chapitre après chapitre !
Je rêve que le couple Poldrei se reforme, mon cœur bat pour Siveline et son bel amiral, je pleure avec Grodin...
Merci !
Ben: "Tu n'es pas seule"
Rey: "Toi non plus"
# JE SUIS KYLO - REYLO VIVRA !
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