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Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

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Quels sont vos personnages préférés ?

Julius et Linza Contispex
2
25%
Leli et Ethan Contispex
1
13%
Bekan Kalad ( Jedi d'origine alsakanie )
2
25%
Oriko ( padawan de Bekan, Draethos )
0
Aucun vote
Hassan Kalad ( sénateur d'Alsakan et père de Bekan )
1
13%
Le Haut Conseil Jedi
0
Aucun vote
Kotil Marek ( Jedi dissident anti Pius Dea )
0
Aucun vote
Naha ( militante Twi'lek Lethan )
2
25%
Hax ( Barman Besalisk )
0
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Thrag Hiskayor et Helem Siki ( chefs du mouvement résistant Justice et Diversité )
0
Aucun vote
Irren Dugol ( Mirialan )
0
Aucun vote
Wils Hiskayor
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Senya Torred ( militante humaine anti Pius Dea )
0
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Enler Mansur ( sénateur commenorien de l'Honorable Fraternité )
0
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Tali Organa ( sénatrice alderaanienne de l'Honorable Fraternité )
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Les Hutt
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Riyan Lix ( commandant de la Marine Républicaine )
0
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Nombre total de votes : 8

Messagepar mat-vador » Sam 05 Sep 2020 - 21:46   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous :hello: !

Voici le retour des constipés :diable: ! Moouhahaha !!!


Résidence des Contispex, le lendemain

Julius Contispex jeta sa cape avec raideur à la Disciple de Hapos qui avait accueilli son retour, en silence et les paumes jointes. Ses pas le menèrent dans le salon où il prit le temps d’admirer les rayons mourants du soleil sur la Cité Galactique. Il remarqua sa femme assise dans le divan, encadrée par les deux autres Disciples de Hapos qui veillaient à sa sécurité.
Celle-ci consultait un datapad, qu’elle posa sur les genoux lorsqu’elle remarqua sa présence. Il la prit dans ses bras tandis qu’elle lui demanda :
- Les sénateurs ont été turbulents ?
- Non, pas tant que cela. Les débats n’ont pas porté sur la politique générale de la République, seulement sur les sujets centrés sur la Cité Galactique. À mon bureau, j’ai reçu par contre une demande des alsakani.
- Est-ce à propos de leur fête exotique ? Comment l’appellent-ils, déjà ?
- La Danse du Vautour Multak.
- Je me demande si ce que cela signifie tant pour eux.
Le sourire de son époux était mince.
- Ils y tiennent à cœur, c’est certain. C’est une fête qui se déroule quand les quatre lunes sont parfaitement alignées entre leur soleil et le monde natal.
- Pas souvent, donc.
- Et pour assurer cet évènement, le sénateur Kalad m’a demandé de boucler le quartier diplomatique. Beaucoup de monde est attendu.
- Tu n’as pas d’autre choix que d’accepter, lui fit-elle remarquer.
- Non, en effet. Pas si je veux éviter un incident diplomatique avec Alsakan. Melok lui-même se tournerait contre nous sans hésiter si cela devait mal se passer.
Linza se leva et congédia alors d’un geste sec de la main, les Disciples de Hapos qui s’empressèrent de les laisser seuls. Elle tenait toujours son datapad à la main.
- Sachant que Kalad s’est opposé à toi ces derniers temps, cette Danse du Vautour Multak n’est qu’un prétexte pour réunir tous nos ennemis.
- Cela me paraît évident, mais il est dommage que nous ne puissions envoyer des agents des services de renseignements. Les alsakanis ne laisseront rien passer à l’intérieur de leur ambassade. Et je ne parle pas de cette datapuce que cette satané twi lek nous a volée. Cela nous met en ballottage défavorable.
Linza laissa ses yeux errer au-delà de l’horizon qui s’étendait sur les sommets de la Cité Galactique.
- J’ai réfléchi à cette question, avoua-t-elle.
- Ah, vraiment ?
- C’est peut-être une bonne chose que nos ennemis détiennent cette datapuce, ou du moins les données qui y sont incluses.
Les sourcils de son mari s’arquèrent vers le haut.
- Tu es sérieuse ?
- Écoute-moi jusqu’au bout, le pressa-t-elle.
Elle revint vers lui et s’accroupit devant lui, posant ses fines mains sur ses cuisses. Julius ne pouvait de trouver attirante, l’ardeur qui se dégageait de sa personne. C’était ce qui l’avait séduit, lors de leur première rencontre.
- Ce qu’elle contenait les poussera à réagir.
- Bien évidemment et cela pourrait pousser le Sénat à me destituer pour de bon.
- Ils savent que nous enverrons les Disciples de Hapos les raccourcir, pour exhiber leur tête sur la Place du Pardon. Ils ne prendront pas cette fois le risque de s’en prendre ouvertement à toi, ils adopteront une approche plus subtile.
- Un attentat ?
- Possible.
Le Chancelier Suprême tentait vainement de déchiffrer son expression de marbre.
- Nous devrions renforcer notre sécurité personnelle.
- C’est déjà fait.
Elle lui rappela ainsi qu’ils s’étaient séparés de tout le personnel alien, ramené des ghettos par leur charmant rejeton. Les Disciples de Hapos assuraient maintenant le service, l’intendance. Les Contispex s’étaient réappropriés leur résidence, le cœur de leur conscience. La première étape d’une reconquête qu’ils souhaitaient impitoyable.
- Et en faire davantage attirerait l’attention. Ils seraient prévenus que tu te doutes de quelque chose.
- Je n’aime pas du tout cette idée de les laisser agir dans notre dos, grogna-t-il.
Elle lui adressa un sourire réconfortant.
- Moi non plus. Mais nous devons les pousser à se dévoiler au grand jour.
- En laissant la datapuce entre leurs mains, poursuivit-il.
- Et en envoyant un message clair à tous les ghettos. Tu te souviens de cette mirialan que j’ai personnellement interrogée au Temple de la Grande Déesse ?
- Oui, tu as laissé son corps exposé devant l’entrée d’un des ghettos.
Elle acquiesça en silence.
- Tu vas encourager leurs mouvements de résistance à se radicaliser contre nous, lui fit-il remarquer.
- Même s’ils le souhaitaient, ils n’auront pas d’autre choix que de se tourner vers ceux qui leur offriront les moyens de prendre leur revanche.
- Le sénateur Kalad et l’Honorable Fraternité.
- Peut-être aussi des militaires et pourquoi pas des Jedi dissidents.
Julius fronça les sourcils à l’évocation des Jedi.
- Je pensais avoir éclairci mon point de vue avec le Jedi Kalad, j’espère qu’il en a fait part au reste du Haut Conseil.
- Bien sûr qu’il l’a fait mais ne t’attends pas à ce que les Jedi t’obéissent au doigt et à l’œil.
- Ils ne soutiendront pas leurs dissidents, ils savent qu’ils risquent beaucoup.
- Non, mais les empêcheront-ils d’agir ?
Le silence souligna que son mari ruminait cet aspect de la question.
- On raconte que les Jedi peuvent d’une certaine façon, anticiper l’avenir. Les dissidents ne sont peut-être qu’une poignée mais ils représenteront quand même un problème.
- Sauf si le Haut Conseil accepte de s’en occuper sans réserve. Leur réaction nous éclairera sur leurs vraies intentions, raisonna-t-elle.
Elle s’écarta de son mari pour le laisser se lever du divan et faire les cent pas dans le salon. Il arrêta le manège pour proposer à sa femme.
- Et si nous allions sur la terrasse ?
Il lui offrit galamment le coude, qu’elle prit délicatement pour se laisser guider jusqu’à l’air libre. Le vent fouette leur figure et Linza dut s’assurer que sa coiffure ne serait pas malmenée. De là-haut, ils dominaient la Cité Galactique.
Les véhicules passaient et repassaient devant eux en un ballet aérien incessant tandis que le soleil continuait de s’incliner au loin.
- Cette vue est magnifique, commenta Julius. Je ne m’en lasserai jamais.
- C’est comme ça que nous nous sommes rencontrés, tu te souviens ?
Il la dévora du regard après sa question.
- Comme si c’était hier, ma chérie.
Leurs lèvres fusionnèrent lorsqu’ils se penchèrent l’un vers l’autre.
- Je vivais dans l’ombre de mon père, lui confia-t-il. Et c’est toi qui m’as convaincu d’en sortir, de m’en libérer.
- Parce que j’ai vu en toi ce que tu pouvais devenir, ce que nous pouvions devenir. Tout ce que nous pourrions accomplir.
Elle se blottit contre lui.
- Et il nous reste tant à accomplir, dit-elle.
Il remarqua le datapad qu’elle n’avait pas lâché.
- Le rapport de Skanor le Mouchard qu’il a remis aux Forces de Sécurité.
- Du nouveau ?
Elle hocha la tête tout en rallumant la tablette.
- Ce sakiyan s’avère plus utile qu’espéré, en fin de compte. Il a épié hier pendant la moitié de la journée, cette Taverne de l’Oubli. D’après ce qu’il a résumé, une sénatrice est entrée de nouveau en contact avec la résistance, dont cette twi lek qui nous a filé entre les doigts.
- Laisse-moi deviner, ils sont entrés l’un après l’autre ?
- Pas tout à fait. D’abord la twi lek et une mirialan, qui d’après la biométrie, serait une ancienne pilote de chasse de la Marine.
Elle consulta le datapad.
- Une certaine Irren Dugol. Ensuite, environ deux heures après, la sénatrice et deux chefs de Justice et Diversité sont entrés dans la taverne. Juste avant le couvre-feu.
- Le sakiyan a pu approcher pour écouter à travers la porte ?
- Non, l’entrée était gardée par un wookie, qui avait failli le surprendre peu de temps avant.
- Dommage, cracha-t-il.
Elle l’apaisa d’une caresse sur la joue.
- Je n’ai pas fini, chéri. Figure-toi que deux impurs ont trouvé le corps de cette traîtresse que j’avais fait déposer devant l’entrée de leur ghetto. Ils se sont empressés de le ramener au wookie, qui l’a emportée à l’intérieur.
- Donc à partir de cet instant, il ne gardait plus l’entrée ?
- Et comme il ne revenait pas, notre Mouchard a pu s’approcher.
- Qu’a-t-il entendu ?
L’horizon avait englouti le soleil couchant, laissant cependant entrevoir des reflets sanglants absorbés par l’obscurité grandissante.
- La sénatrice quittera Coruscant au moment où la réunion se tiendra à l’ambassade d’Alsakan. Mais avant, elle tentera de récupérer la datapuce là où cette twi lek l’a caché. Pour convaincre ensuite d’autres partisans de rallier leur cause.
- Nous ignorons combien se dresseront contre nous. Nous ne pouvons pas laisser cette liste grandir, martela-t-il.
- Je suis d’accord. Nous devons l’éliminer.
- Les Disciples de Hapos s’en chargeront. Les Gardiens de la Pureté sont trop imprévisibles pour ce genre de tâche, ils ne reconnaissent que l’autorité du Colonel Hosan.
Sa femme semblait hésiter.
- Tu sais, je pensais que nous pourrions laisser Ethan et Leli y participer.
L’idée ne plut pas à son époux.
- Je veux être certain qu’ils aient d’abord compris où était leur place.
- Promets-moi que tu y réfléchiras, nous devons leur laisser une chance de prouver leur loyauté.
Julius hocha la tête, la serrant de nouveau contre elle.
- Je te le promets.
La fraîcheur de la nuit les obligea à rentrer.

Voilà, j'espère que cela vous a plu ! Visiblement, ils ne vont pas se laisser faire par ces impurs, les Contispex :sournois: !!

Allez, à la prochaine :hello: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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Messagepar L2-D2 » Dim 06 Sep 2020 - 16:32   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Laisser les deux jeunes participer à l'opération ? Voilà une bien mauvaise idée, qui risque fort de leur donner encore davantage le goût du pouvoir et de la violence... :(

Les Contispex font le point en tout cas, et nous nous rapprochons toujours davantage de la fête alsakani et de la convergence des différentes intrigues de ce deuxième tome ! Pour l'instant, le duo semble subir les événements, mais leur contre-attaque risque de n'en être que plus redoutable ! :sournois:

Vivement la suite ! :oui:
Mauvais, perfide, fourbe ! Nous devrions lui tordre son sale petit cou ! Gollum, Le Seigneur des Anneaux - Les deux tours

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Messagepar mat-vador » Lun 07 Sep 2020 - 18:35   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Laisser les deux jeunes participer à l'opération ? Voilà une bien mauvaise idée, qui risque fort de leur donner encore davantage le goût du pouvoir et de la violence... :(


Mauvaise idée, oui :whistle: ... et tu sais quoi ? Ils vont quand même le faire :think: :x !

L2-D2 a écrit:Les Contispex font le point en tout cas, et nous nous rapprochons toujours davantage de la fête alsakani et de la convergence des différentes intrigues de ce deuxième tome !


Ce sera une fête inoubliable :diable: !

L2-D2 a écrit: Pour l'instant, le duo semble subir les événements, mais leur contre-attaque risque de n'en être que plus redoutable ! :sournois:


C'est dans ces moments-là qu'on les préfère :sournois: !

Allez, à la prochaine :hello: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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Messagepar mat-vador » Sam 12 Sep 2020 - 21:07   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous :D :D !

Tiens, si on prenait des nouvelles des Jedi :whistle: ? Ils ont décidé de réagir contre Contispex, à votre avis :whistle: ?

Découvrons ça ensemble :diable: !


Temple Jedi

Kotil Marek méditait dans sa chambre quand il perçut d’un de ses condisciples derrière la porte. Il écarta le battant d’une simple pensée, dévoilant une padawan rodienne qui précédait un droïde livreur trapu et courtaud. L’automate traînait derrière lui un chariot antigravité qui supportait le poids d’un imposant conteneur.
Le Chevalier farouche se redressa pour quitter sa position de tailleur, indiquant d’une inclinaison raide de la mâchoire que l’apprentie pouvait disposer.
Le droide présenta :
- Un colis pour vous, monsieur.
- De la part de qui ? Demanda-t-il avec rudesse, sur ses gardes.
Il ne percevait aucun danger dans la Fore, seulement une vague impression de familiarité. À vrai dire, même s’il n’attendait aucun colis, il guettait un signe de vie du sénateur Kalad qui lui avait promis de le recontacter.
- L’expéditeur m’a chargé d’enregistrer ce message à votre intention : il est temps pour l’aigle à deux têtes de prendre son envol. Il a assuré que vous comprendriez.
Kotil réprima un sourire.
- Si vous voulez bien signer le reçu, monsieur, ajouta le droïde en tendant un stylu et une feuille de flimsi.
Kotil s’exécuta sans broncher et s’empressa de tirer le conteneur à l’aide de la Force jusqu’à l’intérieur de sa chambre. Il referma la porte pour plus d’intimité. Le conteneur faisait la moitié de sa taille.
Il approcha la main pour caresser le sommet et il se raidit lorsqu’une voix désincarnée s’éleva :
- Veuillez confirmer votre identité vocale.
Il épela distinctement son nom.
- Kotil. Marek.
- Identité confirmée, accès autorisé.
Le sommet se souleva, cassé en deux dévoilant ce qui ressemblait à des piles d’habits d’un ton luxueux et aux nuances arc en ciel. Il s’en empara d’un et le déplia. Ce qu’il tenait entre les mains ressemblait à un long et ample poncho à capuchon, accompagné d’un pantalon et de bottes rangées debout.
Il se pencha au-dessus de la boîte et crut discerner des masques. Cinq masques d’oiseaux, qui avaient un profil de rapace luisant écarlate. Il souleva celui du milieu à l’aide de la Force et le faisant pivoter devant sa figure, découvrit un disque holographique incrusté à l’intérieur. Il laissa tomber le poncho sur son lit et décrocha le disque.
L’hologramme du sénateur Kalad apparut devant lui.
- Salutations, Jedi Marek. Si vous visionnez ceci, c’est que le colis vous est parvenu comme prévu à destination. Dans ce conteneur, nous avons entreposé cinq déguisements, contenant chacun une balise spécifique. Cela pourrait vous surprendre car je sais que vous avez de nombreux partisans au sein de l’Ordre Jedi. Mais les enjeux sont si élevés que nous ne pouvons pas nous permettre le moindre impair. Trop de Jedi attirerait l’attention et un seul Jedi n’inspirerait pas assez confiance. Cinq Jedi présents à la fête me paraissait être un nombre adéquat, le meilleur compromis possible entre la discrétion et une garantie potable. Lorsque vous serez dans l’ambassade d’Alsakan, vous devrez répondre à une série de questions visant à confirmer votre… allégeance, pour la sécurité de tous. Je les ai enregistrées avec les réponses à la suite de ce message.
L’hologramme se brouilla quelques instants avant de se stabiliser.
- Pourquoi les pèlerins rentrent chez eux ?
Kotil nota soigneusement la réponse qui fut :
- Parce que l’orbe noircit.
Et ainsi de suite jusqu’à ce Kalad trancha :
- Lorsque vous serez certains d’avoir tout retenu, vous et vos amis, je vous demanderais de détruire ce disque.
Kotil saisit immédiatement son comlink pour convoquer quatre de ses plus proches camarades. Ces derniers ne mirent pas longtemps à venir et il leur expliqua rapidement de quoi il en retournait. Puis il leur demanda de mémoriser comme lui, les questions puis les réponses codées. Lorsqu’il fut persuadé qu’il n’aurait pas besoin de poursuivre la séance, il fit léviter le disque devant sa figure et le broya en pièces d’une simple pression exercée à l’aide de la Force.
Ses amis contemplaient les débris au moment où il conclut :
- Nous sauverons la République.
Ils hochèrent la tête en guise d’approbation puis quittèrent la chambre un à un pour regagner la leur. Kotil demeura sur le seuil, guettant leur départ. À aucun moment, il ne se doutait de la présence de la sonde espion qui flottait quelques mètres au-dessus de sa tête.


Dans la salle du Haut Conseil, Bekan Kalad, Zeri Baltwo et Ri’ila Terka surprirent l’image holographique de Marek en train de rentrer sa chambre, avant de clore la porte. Les trois Jedi assis dans les sièges des maîtres se concertèrent du regard avant que la twi lek n’autorisa son ancien élève à rappeler la sonde, à l’aide de sa télécommande.
Quelques minutes après, le Jedi alsakani tenait l’instrument entre ses mains tandis que sa camarade lorrdienne commenta :
- Je dois reconnaître que ton padawan a un sacré don avec les machines.
Bekan décocha un sourire malicieux.
- C’est bien pour cela que je l’ai choisi comme apprenti.
Ri’ila Terka restait enfoncée dans le siège, pensive. Ses mains jointes devant elle, témoignaient de sa concentration.
- Il se passe quelque chose, je sens la Force perturbée, confia-t-elle.
- Je me demande pourquoi nous ne l’avons pas mis aux arrêts, après ce qu’il a tenté de faire à Bekan, dans la Salle d’Armes, la dernière fois, dit Zeri.
- Si nous l’avions fait, cela aurait causé un scandale et Contispex n’aurait pas manqué d’en profiter contre nous, lui fit observer l’alsakani. D’une façon ou d’une autre.
- Le Haut Conseil est parfaitement au fait que le Chancelier Suprême a un certain talent pour exacerber ou du moins profiter des dissensions internes. Cela explique qu’il ait pu se maintenir si longtemps au pouvoir, fit observer la twi lek.
- La question est : à quoi joue Marek ? Fit Zeri.
- Nous savons tous qu’il a l’intention de se dresser contre le Chancelier et la secte. Le tout serait de savoir comment et avec qui, réagit Ri’ila Terka.
- Et à quoi cela nous servirait au juste ? Demanda Bekan.
- Nous permettre d’empêcher l’irrémédiable, répondit son ancien mentor. Nous ne pouvons pas nous permettre que Contispex devienne notre ennemi.
- Mais nous lui permettons d’opprimer des innocents.
- Je suis navrée que nous ayons à payer ce prix, lâcha-t-elle avec fatalisme.
Elle se leva de son siège.
- Je vais rendre mon rapport à maître Treski. Bonne nuit.
Elle prit congé, laissant les deux Chevaliers seuls dans la salle du Haut Conseil. La lorrdienne et l’alsakani restèrent muets jusqu’à ce que Zeri brisa la glace.
- Tu es préoccupé.
Ce n’était pas une question, Bekan l’avait compris.
- Tu ne le serais pas, à une pareille époque ? Souffla-t-il avec un sourire forcé.
- Je crois que ton inquiétude est plus personnelle.
Il haussa les épaules.
- Nous aurons du mal à persuader Kotil de renoncer à ses projets.
- Ton padawan.
Zeri se tourna sur son siège, le fixant en posant son coude sur l’accoudoir et bloquant sa figure avec sa paume. Elle le fixa avec nonchalance, les jambes croisées l’une sur l’autre.
- Quoi, mon padawan ?
- C’est la source de la perturbation que je perçois en toi.
Il soupira en levant les yeux au plafonds.
- Je déteste quand tu fais ça, gronda-t-il.
- Je n’ai pas utilisé la Force, se défendit-elle.
Elle ajouta lorsqu’il fronça les sourcils.
- Bekan, tu es un excellent Jedi, l’un des meilleurs dans l’art du sabre laser et l’un des plus intègres. Je pense que tu es destiné un jour à faire partie du Haut Conseil lui-même. Mais je te connais depuis des années et certaines de tes expressions me sont devenues familières. Comme quand tu deviens renfrogné.
Elle lui adressa son sourire le plus enjôleur.
- Et ce n’est pas ça qui t’empêchera de m’offrir à dîner, tout à l’heure, soit dit en passant.
- Tu es insolente, Zeri Baltwo.
- C’est l’aspect de ma personnalité que tu préfères le plus.
Il éclata de rire avant de reprendre son sérieux.
- Oriko est un excellent élève, reprit-il enfin. Il a une meilleure perception que moi de son environnement, du fait de sa nature de draethos, sans compter qu’il est très sérieux et très assidu dans beaucoup de domaines. Je le vois bien intégrer le Haut Conseil et devenir un grand nom respecté au sein de notre Ordre.
- Mais ?
Elle le vit se mordre la lèvre inférieure.
- Son problème reste qu’il est handicapé par une trop grande sensibilité. Il dispose de la capacité à capter les émotions et les pensées de plusieurs personnes autour de lui. Je l’aide à canaliser ce flux mais ce n’est pas évident.
Son expression devint alors plus soucieuse.
- D’autant plus qu’il se met à faire des cauchemars.
- Des cauchemars ? Depuis quand ?
- Trois jours.
La lorrdienne abandonna sa nonchalance.
- Tu penses que tu ne te fais pas un peu trop de soucis pour de simples cauchemars ?
Il hocha la tête d’un air peu convaincu.
- Tu te souviens de ce qui s’est passé lorsque Contispex est arrivé au pouvoir ? J’avais eu des visions de ce qu’il a perpétré contre ses propres condisciples. Mais le Haut Conseil avait choisi de les ignorer, malgré le soutien de maître Terka.
- Et les visions d’Oriko seraient pires que les tiennes ?
Toute légèreté avait disparu du ton de sa camarade.
- En tout cas, elles annoncent de bien pires évènements, avoua-t-il.
- Il voit des gens mourir ?
Il fixa le marbre qui pavait le sol, sous ses pieds.
- Oriko m’a raconté le même rêve, à quelques nuances près. Le premier jour, il errait dans un désert chaud de sable. Le deuxième, dans une plaine enneigée. Et enfin le troisième, dans un marécage plongé dans une brume épaisse. Autour de lui, s’élevaient des cris de victimes qu’ils ne parvenait pas à voir mais qui l’appelaient à l’aide.
- Et comment se sont terminés ces rêves ?
Pendant quelques secondes, le silence de Bekan alourdit l’ambiance.
- De la même façon. Il lève les yeux vers le ciel et voit la pleine lune devenir rouge. Rouge comme le sang.
Il paraissait voûté sous le coup de l’accablement.
- Je ressens ta peur, Bekan.
- Je suis alsakani, Zeri. Dans les croyances de mon peuple, lorsque la pleine lune devient rouge, c’est un signe de mort.
Le cœur de Zeri se serra, empli de compassion pour cet homme qu’elle tenait en grande estime.
- Tu es aussi un Jedi, Bekan. Tu dois garder la foi en la Force.
Il lâcha un rire nerveux.
- Ça t’est facile de dire ça.
- Je n’ai jamais dit que tu devais l’ignorer. Tu devrais même en parler à maître Terka, si ce n’est pas déjà fait. Elle t’écoutera et en informera le Haut Conseil. S’ils peuvent faire quoique ce soit pour empêcher que cela se réalise, ils le feront.
Il ne masqua pas son scepticisme.
- Je me suis déjà fait à l’idée qu’ils décideront de ne rien faire.
- Et toi ?
Il exprima seulement son fatalisme.
- Je resterai loyal à l’Ordre, quoiqu’il advienne. J’aiderai Oriko du mieux que je pourrais, c’est déjà une lourde responsabilité.
- Tu sais, il y a quelque chose que tu pourrais faire.
Il releva la tête vers elle.
- Ah oui, quoi donc ?
Elle arborait une malice familière.
- Eh bien, m’inviter à dîner, ce soir.
Pendant trois battements de cils, il se figea, interloqué. Puis il éclata de rire à s’en tordre les boyaux et elle ne tarda pas à l’accompagner. Tout cela libéra la tension qui s’était accumulée en eux, renouvelant l’insouciance de leur jeunesse passée.
- Par les Lunes de Cristal, fit-il en s’essuyant les yeux, comment parviens-tu à rester aussi détachée ?
- Invite-moi à dîner et je te le dirai peut-être.
Elle se leva avec vivacité et lui prit la main pour l’emmener avec elle, jusqu’au réfectoire. Cela acheva de dérider l’alsakani momentanément.
Car au fonds de lui, il sentait l’orage approcher.

Voilà, j'espère que cela vous a intéressé :cute: :cute: !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Mar 15 Sep 2020 - 11:00   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Mais c'est qu'elle insiste pour cette invitation à dîner ! :lol:

Et me voilà rassuré : le plan de Kalad Senior et des Jedi dissidents va pouvoir entrer en action. Et l'espace d'un instant, j'ai cru que la sonde espion était aux ordres de Contispex, ce qui impliquait la présence d'un traître dans les rangs de la résistance ! Mais ouf, ce ne sont "que" les Jedi... encore que, d'ici à ce que l'un d'eux prévienne le Chancelier Suprême ou décide d'aller gâcher la fête, il n'y a qu'un pas ! :sournois:

Vivement la suite ! :oui:
Mauvais, perfide, fourbe ! Nous devrions lui tordre son sale petit cou ! Gollum, Le Seigneur des Anneaux - Les deux tours

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Messagepar mat-vador » Mar 15 Sep 2020 - 17:32   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Mais c'est qu'elle insiste pour cette invitation à dîner ! :lol:


C'est parce qu'elle l'aime bien, ce Bekan :P !

L2-D2 a écrit:Et me voilà rassuré : le plan de Kalad Senior et des Jedi dissidents va pouvoir entrer en action.


Les choses deviennent intéressantes :sournois: .

L2-D2 a écrit:Et l'espace d'un instant, j'ai cru que la sonde espion était aux ordres de Contispex, ce qui impliquait la présence d'un traître dans les rangs de la résistance ! Mais ouf, ce ne sont "que" les Jedi... encore que, d'ici à ce que l'un d'eux prévienne le Chancelier Suprême ou décide d'aller gâcher la fête, il n'y a qu'un pas ! :sournois:


Yen a qui sont pas clean dans l'histoire :whistle: !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 19 Sep 2020 - 21:56   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir, comment allez-vous :whistle: ?

Allez, c'est l'heure de la suite ! Les conspirateurs vont enfin se décider à se rencontrer :diable: !

Savourez-moi ça !


Coruscant, quartier diplomatique, jour de la Danse du Vautour Multak

Enler Mansur s’appuya contre le nanoréverbère au bord de la chaussée, qui éclairait la rue plongée dans la nuit. Le sénateur de Commenor se sentait mal à l’aise, dans ce costume bariolé de multiples couleurs vives, qu’il jugeait complètement ridicule. Sans compter ce masque à tête de vautour qui lui donnait l’impression de respirer dans un bocal clos.
Il perçut le ronronnement d’un landspeeder dans son dos qui ralentit puis freina à sa hauteur. La portière s’écarta dans un sifflement étouffé alors qu’une voix familière le pressa :
- Montez, vite.
Le dignitaire s’empressa de rejoindre sa collègue alderaanienne à l’arrière du véhicule, à ses cotés. Le bec de son masque percuta involontairement le sien lorsqu’ils se fixèrent. Il fit un geste pour le retirer mais elle le retint en lui attrapant le poignet.
- Vous tenez vraiment à ce qu’on nous reconnaisse ? Lui fit-elle.
- Je n’ai jamais vraiment aimé les fêtes, confia-t-il. À cause de ça.
Il montrait d’un geste dédaigneux le déguisement qui le recouvrait.
- Auriez-vous procédé autrement ?
- Une réunion à mon ambassade ou à la votre aurait beaucoup simplifié les chose, fit-il remarquer. Cela nous aurait épargné tous ces artifices.
Tali Organa rétorqua avec un sarcasme caustique :
- C’est une excellente idée de faire savoir ainsi à notre ami Contispex, l’identité de chacun de ses ennemis.
Il serra les dents.
- Voyez-vous, Enler, l’ambassade d’Alsakan possède bien des avantages. Surtout en cette période de festivités particulières. Les Forces de Sécurité ont bouclé le quartier, ce qui nous épargnera les agissements des Disciples de Hapos et des Gardiens de la Pureté. Ensuite, notre anonymat sera garanti du fait que tout le monde portera le même déguisement. Enfin, en tant que représentant d’Alsakan sur Coruscant, je ne doute pas que notre ami commun ait ordonné que les gardes postés à l’entrée ne laissent pas passer n’importe qui.
- Vous avez reçu vous aussi, le même message ? À propos des questions codées ?
Elle acquiesça d’une inclinaison du menton.
- J’ai passé une nuit blanche à tenter de les retenir, grogna-t-il.
- Dans ce cas, nous restons ensemble et vous n’aurez qu’à me laisser parler pour nous deux.
- Ca me va, répondit-il avec soulagement.
Le chauffeur lança alors par-dessus son épaule.
- Madame, nous arrivons à un point de contrôle.
- Merci, Selun.
Leur véhicule se rangea docilement derrière plusieurs autres, progressant à la vitesse du bantha estropié jusqu’au barrage établi par les agents. Ceux-ci avaient sorti le grand jeu, arborant de lourdes armures et brandissant des fusils blasters lourds.
Ils avaient certainement reçu des ordres de très haut, quelqu’un d’influent ne voulait pas lésiner sur la sécurité du quartier diplomatique.
Tali Organa percevait que cela ne pouvait être que l’œuvre de Contispex, qui voulait asseoir sa réputation de garant de la sécurité et de la tranquillité publique. Le crédit qu’il avait patiemment durant ces longues années de règne monarchique ne pouvait être écorné par le moindre incident, aussi minime soit-il.
Elle ne pouvait s’empêcher ironique que leurs intérêts convergent quelque peu. Le Chancelier Suprême installait une sécurité absolue ce qui permettait que ses opposants ne soient pas directement inquiétés.
Un officier se présenta lorsque ce fut leur tour.
- Vos papiers.
Les deux sénateurs exhibèrent leurs documents diplomatiques et le carton d’invitation qui portait le cachet de l’ambassade d’Alsakan.
- Le dispositif que vous avez installé, est impressionnant, fit observer Organa.
Elle faisait sans doute allusion aux drones qui les survolaient ainsi qu’aux véhicules blindés de la police locale, qui patientaient sur le trottoir.
- Les alsakanis ont demandé un renforcement de la sécurité au plus haut niveau, accepta-t-il de confier.
- Ce serait dommage en effet que leur fête soit perturbée.
L’alderaanienne jaugea la réaction de l’officier qui demeura impassible. Ce dernier leur rendit les papiers avant de les saluer avec raideur.
Le landspeeder démarra doucement et le trafic urbain croissait à mesure qu’ils approchaient de leur destination. L’affluence tardive qui se densifiait à une centaine de mètres de l’ambassade alsakanie les força à s’immobiliser.
Selun, le chauffeur, lâcha :
- Désolé, sénatrice, mais nous risquons de perdre beaucoup de temps à trouver une place libre.
- Cela ne fait rien, Selun, fit-elle. Déposez-nous ici et rentrez. Je doute que nos amis aient la patience d’attendre que nous soyons gentiment garés.
- Vous êtes certaine de ne pas vouloir d’escorte ?
Elle posa sa main petite main frêle sur l’épaule de son subalterne.
- Tout ira bien.
Les sénateurs descendirent du véhicule puis se frayèrent un chemin entre les véhicules luxueux qui claironnaient les uns sur les autres, pour forcer le passage. Parmi les passants qu’ils dépassèrent, une bonne partie portait des costumes de vautours.
Enler sentit les doigts de sa collègue s’enrouler autour de son bras, pour l’intimer de rester à ses cotés. Le commenorien grogna sous son masque d’oiseau, lorsqu’il découvrit cette foule incroyable qui s’amassait en grouillant devant l’entrée de l’ambassade, sévèrement barricadée par les gardes alsakanis qui tentaient de filtrer ce flux bourdonnant.
Enler se pencha à l’oreille de son amie.
- J’ignorais qu’il y aurait autant de monde.
Elle répondit en gloussant.
- La couverture parfaite, n’est-ce pas ?
Une telle ruche enfiévrée intimidait le sénateur, surtout dans un déguisement si peu pratique. Ils contournèrent les groupes qui s’étaient agglutinés et agrégés, des familles entières ou des amis plongés dans des échanges mondains.
En tout cas, l’enthousiasme de pouvoir participer à cette fête, déguisés en cette circonstance, semblait les exciter au plus haut point. Les deux sénateurs se mirent en file indienne, prenant leur mal en patience.
Une soldate alsakanie les prit à part, pour contrôler leurs papiers diplomatiques et le carton d’invitation. Après s’être assurée scrupuleusement de leur identité, elle leur indiqua :
- Allez à la Salle des Fêtes, sur votre gauche.
Ils la dépassèrent et empruntèrent ladite direction. Ils ne purent se retenir cependant de ralentir pour admirer a beauté de l’architecture de l’édifice alsakani. Le palais dans lequel ils s’apprêtaient à pénétrer présentait des courbes elliptiques élégantes et les sommets, surmonté de trois minarets coniques nimbés de cristaux mauves étincelants.
Ils passèrent sous une arche tapissée d’émeraudes chlorophylle avant d’’entrer dans le hall d’accueil. Aux quatre coins, le personnel se dévouait pour guider les invités vers le lieu des festivités. Tous ceux et celles qui étaient déguisés en Vautour Multak, furent priés d’emprunter le large escalier qui les menait au premier étage.
La Salle des Fêtes étaient certainement l’endroit le plus prestigieux de l’ambassade. Bien qu’étant le plus grand endroit de l’ambassade, beaucoup d’hôtes l’emplissaient quasi intégralement. Ce qui ne ravissait pas spécialement le commenorien.
- Je préfère le Sénat, souffla-t-il.
- Personne ne vous insultera ici, ni ne vous poignardera.
- Ah, me voilà rassuré.
Tali Organa le guida avec assurance.
- Allons nous restaurer, vous vous sentirez beaucoup mieux.
Il se laissa entraîner jusqu’à ce que leur chemin celui d’un droïde serveur muni d’un plateau, qui mit à leur disposition deux verres de brandy. Ils restèrent à siroter lentement leur alcool, soulevant légèrement leur masque sans trahir leur identité.
- Comment reconnaîtrons-nous nos amis ? S’enquit-il.
- Patience, le tempéra-t-elle. Ce sont eux qui nous reconnaîtront, j’en suis certaine.
Enler but une nouvelle gorgé et se sentit grisé, beaucoup plus à l’aise, comme l’avait prédit l’alderaanienne.
Sous leur masque, tous deux pouvaient étudier à loisir le comportements des autres convives. Si certains se perdaient dans des échanges superficiels avec éclats, d’autres demeuraient plus discrets, réservés.
Tentant de se donner l’air occupé ou intéressé par ce qui se passait autour d’eux. Bien entendu, étant des politiciens habitués aux joutes du Sénat et aux manœuvres en coulisses, les apparences pouvaient être trompeuses.
Enler arrêta le droïde serveur pour poser son verre à moitié plein sur le plateau. Il tenait à garder les idées claires et s’enivrer n’était pas le meilleur moyen pour cela. Il fut ravi que Tali l’imita. À peine l’automate les avait-il dépassés que les lumières, brillant au bout des chandelles suspendues au plafonds, devinrent blafardes.
Cela n’échappa à personne et les conversations baissèrent d’intensité pour être réduits à des murmures étouffés.
Quelqu’un lança d’une voix forte :
- Que la Danse du Vautour Multak commence !
L’intervention fut saluée par un tonnerre d’applaudissements à tout rompre. Un homme déguisé en Vautour Multak fendit la foule, offrant ses bras pour que tous puissent présenter leurs hommages. Il s’agissait du sénateur Kalad.
Enler fit un pas pour l’aborder mais elle l’arrêta.
- Ce n’est pas le bon moment.
- Pourquoi ? Nous sommes tous déguisés.
- Aucun détail ne peut échapper à ce démon de Contispex. Et tous les alsakanis ne sont pas les amis de Kalad.
Enler Mansur frissonna à la pensée que leur sécurité n’était peut-être que relative. Approcher Kalad à la vue de tous, même sous un déguisement, était le meilleur moyen de trahir sa présence. Ils le virent passer devant eux deux, affichant une indifférence de façade.
Hassan Kalad savoura les hommages avant de réclamer le silence.
- Merci à vous tous d’être venus, commença-t-il. Je suis touché que vous ayez accepté d’être présents ici, ce soir, pour commémorer l’une des fêtes les plus importantes de notre peuple. La Danse du Vautour Multak n’est pas seulement l’occasion de nous retrouver ensemble, pour partager un moment de joie et d’amitié. C’est aussi l’occasion de célébrer notre histoire et nos légendes, et c’est ce que nous souhaitons partager avec vous !
De nouvelles clameurs favorables accueillirent cette envolée. Une musique harmonieuse résonna tout à coup comme les gazouillis du printemps qui renaissait. Une vingtaine d’artistes portant des costumes et le visage poudré, entrèrent en trombe dans la Salles des Fêtes, se distinguant par tout types d’acrobaties dont ils étaient capables en tant que gymnastes accomplis.
Ils se groupèrent au milieu des invités, qui les encouragèrent amicalement. Puis ils se séparent en deux rangs face à face.
Le premier représentait les Vautours Multak, le second…
- Les Aigles à Deux Têtes, fit Organa à l’oreille de Mansur.
La musique bascula dans un rythme plus dynamique et les Vautours Multaks ouvrirent le spectacle. Les ailes rouges pliées dans leur dos se déployèrent de toute leur envergure lorsqu’ils se déplacèrent à l’unisson autour des Aigles à deux têtes. Ceux-là s’étaient avancés sur la pointe des pieds, avec une dextérité à couper le souffle, donnant l’impression qu’ils lévitaient au-dessus du sol. Ils ouvrirent leurs ailes blanches, ouvrant une nouvelle phase de la chorégraphie.
Brusquement, les deux groupes rompirent leur formation et commencèrent à se mélanger, exaltant ballet d’ailes rouges et d’ailes blanches, chacun des danseurs se groupant par deux et se faisant face comme pour se défier.
La fourberie du Vautour contre la noblesse de l’Aigle.
Leurs mouvements saccadés agitaient leurs ailes dans des frémissements frénétiques, au ravissement des spectateurs conquis.
Enler Mansur se demandait ce que cela signifiait vraiment dans l’histoire des alsakanis. Il devenait curieux de le savoir.
Tali Organa semblait lire dans ses pensées.
- Les légendes racontent qu’un Vautour Multak, le plus grand et le plus effrayant qui ait jamais existé, régnait à lui seul sur Alsakan. Il parcourait les cieux de ce monde, dit-elle, réclamant son dû aux premiers habitants, effrayés à chacune de ses apparitions. Son souffle de feu carbonisait les forêts, les plaines et les villages de ceux qui osaient lui tenir tête et refusaient de lui sacrifier en offrande ce qu’ils possédaient de plus cher. Il semait la terreur partout où il passait, ne laissant souvent que des ruines dans son sillage.
La musique ralentit peu à peu, intimant aux danseurs de s’écarter les uns des autres pour se tourner vers le public.
- Las de cette tyrannie, les survivants et les oppressés prièrent les Aigles à Deux Têtes de leur venir en aide. Ceux-ci unirent leurs forces contre le Vautour Multak. Le combat fut sans merci dans les cieux, le tyran terrassant des centaines d’ennemis avant qu’il ne soit précipité dans le cratère d’un volcan en fusion. L’éruption qui s’ensuivit, fut si importante et si cataclysmique que des débris furent projetés au-delà des cieux pour former les Lunes de Cristal.
La cadence reprit sur un rythme endiablé et les danseurs se rapprochèrent dans une lutte merveilleuse et silencieuse. Tout à coup, les Vautours se laissèrent tomber au sol, leurs ailes en désordre, se cambrant dans des positions sollicitant leurs tendons et leurs muscles. Les Aigles se penchèrent au-dessus de chacun d’entre eux, accroupis. Leurs mains jointes imitèrent la lame d’un poignard qu’ils mimèrent en train de planter dans leurs corps.
La fin de ce spectacle fut marquée par les acclamations nourries lorsque tous les danseurs se redressèrent sur leurs appuis, se joignirent par les mains pour saluer la foule. Ils se dispersèrent sous les vivats.
- C’est donc ce que représente la Danse du Vautour Multak. La victoire sur la tyrannie, ajouta le commenorien charmé.
- Vous avez bien résumé l’idée.
- Le thème est approprié.
Les sénateurs décidèrent qu’ils avaient soif et Kalad lança par-dessus leurs têtes.
- La fête ne fait que commencer ! Joignez-vous les uns les autres et dansez !
Avec des cris d’impatience, beaucoup d’invités furent réceptifs à cette idée et la Salle des Fêtes se transforma rapidement en une piste de danse, laissant s’exprimer différents styles. Les deux sénateurs jugèrent qu’ils n’étaient pas encore assez dégourdis pour ce genre d’exercice et s’accoudèrent au bar.
Ils se servirent et Organa reprit :
- J’ai reçu la visite de Linza Contispex, lui apprit-elle.
Le commenorien fit la grimace.
- J’ai entendu dire que sa compagnie n’est pas spécialement recherchée.
- Sauf si l’on cherche à s’attirer les faveurs de son mari. Mais j’approuve qu’elle est encore bien moins bienveillante que notre cher Julius.
- Pourquoi est-elle venue vous voir ?
- Pour tenter de m’impressionner.
- Mais encore ?
Tali sentit la pression de sa curiosité à travers son masque.
- Elle me soupçonnait de détenir quelque chose lui appartenant.
- C’était le cas ?
- Non.
Le commenorien contempla le fonds de son verre avant de faire part de son opinion.
- Je ne suis pas un imbécile, Tali. Quand je suis sobre, en tout cas.
Elle posa doucement sa main sur son avant-bras et il devina son sourire.
- Alors tâchez de le rester pour la suite de la soirée.
Il se ravisa alors qu’il s’apprêtait à soulever son masque pour voler quelques millilitres de liqueur tentatrice. Il y renonça finalement.
Une voix cristalline se leva derrière eux au-dessus du tumulte et de la musique.
- Pourquoi les pèlerins rentrent chez eux ?
Les deux sénateurs s’écartèrent légèrement du bar pour observer la nouvelle venue. Costumée comme eux en Vautour Multak, ils avaient perçu son accent qui se rapprochait de celui de leur ami Hassan Kalad.
Elle s’installa entre eux deux et d’un regard entendu, Tali fit comprendre à Enler qu’il devait s’appuyer sur le comptoir. Tous les trois devaient paraître comme étant un groupe d’amis anodin. Le commenorien s’éclaircit la voix.
- Parce que l’orbe noircit, répondit-il.
Tali vit la jeune alsakanie hocher imperceptiblement la tête.
- Pourquoi la lune est si étincelante la nuit ? Interrogea celle-ci, la voix étouffée par son masque.
Enler ne parvenait plus à se rappeler de la réponse. Il serra les dents, l’alcool qu’il avait absorbé sapait sa concentration.
Tali reprit le relais.
- Car le jour sera sans nuages demain.
- Pourquoi le miséreux ne quémande-t-il pas sa maigre pitance ?
- Car on lui a promis une place près du feu.
La jeune alsakanie commanda un cocktail auprès du barman elomin, engagé pour la soirée.
- Pourquoi est-il dangereux d’explorer l’inconnu ?
- On risque de récolter bien plus que ce que l’on convoite.
- Une carte de navigation ne pourrait-elle pas aider ?
- À condition que la destination soit clairement indiquée.
L’alsakanie garda un moment le silence, cessant ses questions. Elle pencha la tête de côté, sur le point de somnoler. Mansur la vit cependant frôler son bec pour activer un comlink intégré dans le masque.
Il entendit :
- Le pèlerinage a commencé.
Elle quitta cette pose nonchalante pour leur souhaiter :
- Bienvenue à l’ambassade d’Alsakan, vos excellences. J’espère que vous profitez bien de la soirée.
- C’est assez exotique et rafraîchissant, la complimenta le commenorien. J’imagine que vous savez qui nous sommes.
Un tonnerre d’applaudissements recouvrit la musique et la jeune alsakanie camouflée glissa à son adresse :
- Chaque costume envoyé possède une balise spécifique, qui a sa propre signature.
- Astucieux, reconnut l’alderaanienne. Et la série de questions codées constitue une sécurité supplémentaire.
- Une précaution élémentaire. Son Excellence a un dangereux ennemi parmi son propre peuple.
- Le Premier Régent Orin Melok, déclara Mansur.
La jeune alsakanie leva son verre pour les saluer puis le reposa sur le comptoir avec un mini blaster dissimulé dans sa manche. Le barman elomin s’empressa de s’en emparer pour les faire disparaître sous son chiffon.
Le manège n’avait échappé à aucun des deux sénateurs. À en juger par son air farouche, l’elomin n’était pas ici par hasard. Lorsqu’il leur tourna le dos pour s‘éloigner vers le coté opposé du bar, l’émissaire alsakanie leur signifia :
- Il fait partie du mouvement Justice et Diversité. Il va contacter ses chefs pour les avertir que vous êtes arrivés.
En effet, le barman avait levé son chiffon vers ses lèvres, qu’ils virent remuer… pour s’exprimer à travers un comlink, probablement. L’elomin leur envoya finalement un signe de tête, sitôt qu’il avait terminé.
- Suivez-moi, leur fit l’alsakanie. Son Excellence vous attend.

Voilà, j'espère que cela vous aura plu :cute: ! N'hésitez pas à me faire de vos remarques ou de vos questions :jap: !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Dim 20 Sep 2020 - 16:25   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Et ben doudou ? Tu viens plus aux soirées ? :lol:

Et ça y est, les conjurés se réunissent, et deux Sénateurs font le point sur les derniers événements ! J'ai beaucoup aimé la légende alsakani, les liens qu'on peut en faire avec la situation présente et le sacré test que doivent passer Organa et Mansur pour pouvoir accéder à la suite des festivités ! :sournois:

Vivement la suite ! :oui:
Mauvais, perfide, fourbe ! Nous devrions lui tordre son sale petit cou ! Gollum, Le Seigneur des Anneaux - Les deux tours

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Messagepar mat-vador » Lun 21 Sep 2020 - 20:38   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Et ben doudou ? Tu viens plus aux soirées ? :lol:


Ah moi, les soirées ca jamais été mon truc... sauf si c'est Dark Talon qui les anime :transpire: !

L2-D2 a écrit:Et ça y est, les conjurés se réunissent,


Et va y en avoir un paquet de conjurés ! Contispex s'est fait beaucoup d'ennemis :sournois: !

L2-D2 a écrit: J'ai beaucoup aimé la légende alsakani, les liens qu'on peut en faire avec la situation présente et le sacré test que doivent passer Organa et Mansur pour pouvoir accéder à la suite des festivités ! :sournois:


J'ai remarqué dans la chronologie Legends historique à quel point Alsakan a compté dans l'histoire de la galaxie! Tu te rends compte qu'il y a eu 17 (!! :shock: :shock: ) guerres entre la République et Alsakan :x :x !!!! Et rien que pendant l'ère Pius Dea, yen a eu deux :shock: :shock: !
Donc du coup, ça me paraissait important de développer leur culture parce qu'à cette période très lointaine, ils ont une importance et une influence incroyables !! j'espère avoir réussi mon pari de susciter l'intérêt de mes lecteurs, pour ce peuple si fier de sa culture et qui se trouve juste à côté de Coruscant à l'échelle galactique :x !

Du coup, à la prochaine pour la suite :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 26 Sep 2020 - 20:49   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous, c'est l'heure de la suite :wink: !

On retrouve les Contispex à la manœuvre et les résistants en pleine œuvre :diable: ! Bonne lecture !


Résidence des Contispex, jour de la Danse du Vautour Multak

- Tu te souviens de cette nuit où nous nous sommes débarrassés du Conseil des Sages ?
Les époux Contispex se tenaient l’un contre l’autre devant la grande baie de transparacier, admirant l’obscurité qui engloutissait cette partie de la Cité Galactique. Julius fut étonné de la remarque de sa femme.
- Serais-tu nostalgique, ma chérie ?
Elle l’embrassa sur la joue.
- Je pensais à tous les sacrifices que nous avons accompli ensemble, pour obtenir ce que nous avons aujourd’hui.
- Et il nous reste encore tant à accomplir, soupira-t-il.
- Les alsakanis ont du commencer leur fête, fit-elle remarquer.
Les traits de son mari se tordirent d’hostilité.
- Qu’ils en profitent tant qu’ils le peuvent, Kalad et ses amis.
- Les Gardiens de la Pureté confirment avoir vu des personnes déguisées quitter l’ambassade de Commenor et l’ambassade d’Alsakan.
- Probablement les sénateurs et des leurres.
Elle hocha la tête.
- Skanor le Mouchard vient de signaler que la sénatrice B’lsak a été vue dans le ghetto trois, bien escortée, semblerait-il.
- Elle s’apprête bien à quitter Coruscant en rejoignant le statioport le plus proche, gronda-t-il.
- Pas sans avoir récupéré ce qu’elle cherche.
Il la serra dans ses bras, la braise farouche luisant dans son regard.
- Cette impure n’obtiendra ni l’un ni l’autre.
- Nous y veillerons, mon chéri.
Oui, ils veilleraient à ce que le secret de leurs sinistres projets à l’égard des non humains, ne se répande pas davantage. Ils avaient trop sacrifié pour tout perdre maintenant, semé trop de cadavres dans le sillage pour que leurs crimes soient un jour pardonnés.
Ils triompheraient de leurs ennemis et cela commencerait ce soir.
Une Disciple de Hapos entra d’un pas feutré et s’inclina devant le couple, leur annonçant :
- Ils sont là, Sage Suprême.
- Faites-les entrer, Sœur, intima Linza.
Ils prirent place sur le divan dans le salon alors que furent introduits deux jeunes humains en tenue misérable de repentants engagés sur la Voie de la Pureté, escortés sévèrement par trois Disciples de Hapos.
Linza et Julius fixèrent sans émotions leur fils Ethan et Leli, qui se tenaient, voûtés, la tête baissée et décoiffée.
D’une voix impersonnelle, amoindrie par l’émotion de revoir son enfant, Linza déclara :
- Le Grand Prêtre Imesais nous a assuré que vous étudiez les paroles de la Déesse avec beaucoup d’abnégation.
- Nous espérons que ce séjour au Temple de la Grande Déesse vous aura ouvert les yeux sur votre véritable place parmi nous et notre communauté, poursuivit son mari.
Les jeunes gens relevèrent la tête, le regard distant et prudent.
- La Déesse nous a révélé l’ampleur de notre égarement, répondit Leli.
Son ton avait perdu cette mièvrerie arrogante, qui la rendait insupportable aux yeux de la matrone.
- Et nous sommes prêts à obéir à sa volonté, renchérit Ethan. À votre volonté, père.
Linza serra avec force la main de son mari, qu’elle ne lâchait pas. Elle lui transmit la force de son soulagement et Julius leur accorda enfin un sourire chaleureux.
- Bienvenue de nouveau parmi nous. Vos péchés sont pardonnés.
Ils se levèrent tous deux pour leur ouvrir les bras. Julius étreignit son fils avec une force paternelle tandis que Linza en fit de même avec Leli. Celle-ci tressaillit néanmoins malgré elle, n’ayant sans doute pas oublié la correction qu’elle avait reçue de la part de la matrone.
Tout comme Ethan de la part de son père.
Les Disciples de Hapos se retirèrent.
- Nous allons pouvoir de nouveau former une famille. Nos ennemis complotent contre nous et nous devons nous montrer sans failles, rappela le patriarche.
Linza leur tendit deux vibrolames.
- La cible est Lonleth B’lsak de Manaan, expliqua-t-elle. Cette infâme impure est sur le point de quitter la capitale cette nuit avec des informations qui peuvent nous porter préjudice.
- Vous devez l’éliminer avec les complices qui l’accompagneront. Rejoignez vos frères et vos sœurs qui vous emmèneront pour l’intercepter.
Les anciens pénitents regardèrent les vibrolames qui leur avaient été conférées. Leur regard inexpressif s’emplit alors d’une dureté inhumaine.
Ils étaient appelés à devenir des Contispex, à assumer le poids de ce nom et de ce qu’il impliquait. Ils seraient prêts à prendre la relève, le moment venu.
- Faites-le au nom de notre cause, de notre famille.
Ethan Contispex releva la tête, traduisant son impatience d’agir.
- Nous ne vous décevrons pas, promit-il.
- Je sais, Ethan, approuva son père. Vous ferez notre fierté, tous les deux.
- Que Hapos, le Prophète de la Violence, vous donne la force de frapper, souhaita sa mère.
Les deux jeunes gens mirent une cape sommaire puis se dirigèrent vers la sortie, sous le regard du couple Contispex. Ils étaient devenus pour cette nuit les archanges vengeurs des Enfants de la Déesse.

Coruscant, Cité Galactique, quartier Efel
Jour de la Danse du Vautour Multak

La sénatrice Lonleth B’lsak fut rassurée de voir enfin deux silhouettes surgir des ténèbres depuis l’entrée de la ruelle, là où elle s’était camouflée avec ses gardes du corps echanis. L’une d’elles, commençait à dégainer son épée hors du fourreau, devant l’irruption de ceux qu’elle considérait comme de potentiels intrus, lorsque la selkath l’arrêta d’un geste impérieux.
Elle lança à l’adresse des impromptus.
- Pourquoi les pèlerins rentrent chez eux ?
- Parce que l’orbe noircit, répondit un jeune cathar fougueux.
Sous le capuchon de ce dernier, se balançaient des tresses familières, celles de Wils Hiskayor. Le bâton lumineux que brandissait un autre echani, éclairait les lekkus écarlates d’une jeune twi lek, un peu intimidée par le comité d’accueil.
Naha.
- Vous êtes en retard, leur reprocha la selkath. Je craignais le pire.
- Nous avons dû contourner quelques barrages des Forces de Sécurité et quelques drones, indiqua Wils.
Sous son capuchon, la créature à la figure de cétacé secoua ses bajoues pendantes du coin de ses lèvres.
- Je dois quitter la capitale cette nuit tant que cela m’est encore possible de le faire. Si possible, avant que la Danse du Vautour Multak ne s’achève. Ne perdons pas plus de temps et allons dénicher cette datapuce.
- Vous n’avez pas besoin de me rappeler les enjeux, sénatrice, rétorqua la jeune twi lek Lethan. J’ai suffisamment payé pour le savoir.
Wils avait saisi parfaitement le sous-entendu dans les derniers mots, il se demanda si la selkath l’avait compris aussi.
Il ne parvenait pas à déchiffrer son expression aquatique, à vrai dire.
- S’il vous plait, Naha, fit seulement la sénatrice.
- Je vais vous montrer le chemin.
Elle resserra son capuchon sur son crâne, suivi de près par son ami cathar. Elle retourna sur ses pas et se colla derrière l’angle du mur. Elle se risqua à jeter un coup d’œil vers l’extrémité de la grande avenue, plongée dans la nuit.
Tout le groupe retint son souffle lorsqu’un véhicule des Forces de Sécurité les dépassa dans un rugissement de moteurs ioniques, les gyrophares allumés sur le capot. Ils attendirent qu’il disparaisse pour mieux respirer.
Naha surveilla de nouveau l’avenue, à droite puis à gauche. À trente mètres au-dessus de leurs têtes, un drone stationna, errant avec une lenteur angoissante. Ces saletés étaient dotés de senseurs thermiques et volumétriques.
Une Echani brandit tout à coup un dispositif dans sa paume, au-dessus de sa paume. Un sifflement, ressemblant à un chapelet d’ultra sons à peine audibles fut émis en direction de l’appareil de surveillance.
Wils crispa ses doigts griffus sur la crosse de son blaster à la ceinture, se préparant à en user s’il le fallait. Mais la sonde avait continué sa route sans dévier sa trajectoire. L’echani fit savoir à ses compagnons qu’ils ne seraient pas dérangés de sitôt.
- Allons-y, leur fit la jeune twi lek.
Elle s’élança d’un bond et ils la suivirent. La peur la tenaillait mais elle lui permettait de rester concentrée sur sa tâche.
Offrir aux Contispex plus d’ennemis qu’ils n’en possédaient déjà. C’était mieux que rien, après avoir tant subi de leur part.
Ils traversèrent l’avenue pour se jeter dans une autre ruelle, sans avoir été repérés. Wils l’agrippa par l’épaule.
- Tu es sûre de toi ?
Vexée par sa remarque, elle se dégagea sèchement.
- Oui, affirma-t-elle.
- Je ne voulais pas…
- Ce n’est rien, avançons.
Ils progressèrent, leur ombre se noyant dans celle des habitations du Quartier Efel. Les ténèbres étaient si abyssales, qu’ils étaient tentés d’être effrayés par ces terrifiantes projections d’eux-mêmes à l’éclat de la lune et des nano réverbères.
Naha et Wils n’étaient pas certains que la présence d’une sénatrice garantiraient leur immunité s’ils étaient surpris en violation du couvre-feu, dans une zone interdite aux non humains. Le cathar se demandait si ce risque en valait la peine.
Il était trop tard pour reculer.
Lonleth B’lsak devait repartir de Coruscant avec les données originales pour convaincre de nouveaux alliés et grossir les rangs de leurs partisans. L’enjeu devenait assez intéressant. Naha savait exactement où elle devait les conduire, bien que cela ne soit pas de gaieté de cœur. Elle dégaina le blaster que Wils lui avait prêté.
Elle ralentit, aux aguets, suscitant l’interrogation de l’echani juste derrière le cathar.
- Qu’est-ce qui ne va pas ?
- Rien, j’ai seulement failli avoir des problèmes dans le coin.
Sous son capuchon, ses lekkus se tortillaient nerveusement à l’idée de croiser ces mendiants humains qui l’avaient prise à partie, lors de cette traque qui avait manqué de mal se terminer pour elle.
Wils l’avait imité tout comme certains echanis. D’autres se bornèrent à poser les doigts sur la garde de leur épée.
Naha leva le canon de son arme de poing, le cœur battant, alors qu’ils arrivaient au bout du chemin. Les ruines semblaient désertes. Des echanis allumèrent des bâtons lumineux pour s’éclairer et éviter de trébucher sur des gravats.
Celle qui les commandait, une guerrière du nom de Maathra, souffla :
- Sécurisez la zone, vite !
Ses congénères se déployèrent de part et d’autre des ruines tandis que la sénatrice se rangea à hauteur de la twi lek.
- Où ?
Naha pointa son index en direction de l’immeuble effondré le plus proche. Elle la guida ensuite à l’intérieur et lui montra le coin, là où elle avait enterré la datapuce. La selkath écarta la brique et enfouit ses doigts palmés dans la brèche.
Elle en retira la datapuce et la considéra avec une expression avide. Puis elle saisit son comlink pour appeler la cheffe des gardes.
- Maathra, nous avons ce que nous voulions.
- Très bien, je sonne le rassemblement.
Tout ce monde se retrouva à l’extérieur pour savourer cette trouvaille.
- Vous pensez que cela suffira, sénatrice ? Demanda le cathar.
- Cela suffira à convaincre mes amis sur Manaan, affirma-t-elle. Bientôt ils sauront le vrai visage des Contispex. Toute la galaxie le découvrira.
- Et nous obtiendrons justice dans une République meilleure, gronda Naha.
- Merci pour votre contribution à la cause, fit la selkath.
- Nous vous remercierons quand vous et le sénateur Kalad auront réussi, lui rappela Wils. Bon voyage, sénatrice B’lsak.
Ceci marqua la discussion au moment où ils acceptèrent de se serrer la main, malgré leur méfiance mutuelle et leurs divergences. Wils et Naha se séparèrent d’eux pour rentrer au ghetto, jetant un dernier regard par-dessus leur épaule.
- Tu penses que nous avons une chance sérieuse ? Demanda-t-elle à son compagnon.
Il lui prit la main.
- Nous finirons par le savoir. Rentrons au ghetto.
Ils aboutirent de nouveau à l’avenue, tout en épiant le moindre bruit qui trahirait l’irruption d’un drone ou d’un véhicule des Forces de Sécurité. Naha ne put s’empêcher de trouver que la nuit était belle.
Les étoiles et la lune étaient visibles, une douce lumière mélancolique qui réconfortait les âmes meurtries à défaut de leur offrir la perspective d’un avenir radieux et sans incertitudes. Sans haine, sans paranoïa, sans discrimination.
Un monde où des humains cesseraient de se considérer comme le nombril de la galaxie et cesseraient de demander des comptes aux aliens comme eux deux.
Naha sentait la chaleur de Wils à travers sa main qui serrait la sienne. Lorsque tout cela serait terminé, il lui avait promis de l’emmener sur Cathar et de voyager partout où elle voudrait. Peut-être même qu’ils pourraient partir tous en famille.
Elle l’entendit subitement renifler pendant qu’il lui lâchait la main.
- Wils ? Fit-elle.
- Je sens qu’on n’est pas seuls.
À son ton, elle perçut son inquiétude et son sang se glaça lorsqu'elle le surprit, l’instant d’après, blaster au poing. Elle saisit le sien après une brève hésitation.
Instinctivement, ils progressaient sur l’avenue déserte en frôlant les murs. Le silence les entourait, étouffant les bruits de leurs pas. C’est alors qu’un cri retentit dans leur dos :
- Mort aux impurs !
Les Disciples de Hapos.
Un trait ardent fracassa le mur à quelques centimètres au-dessus de la tête de Naha. La jeune twi lek se laissa tomber sur les genoux, pétrifiée, ne sachant comment réagir.
Wils réagit promptement en retournant son arme contre les cinq assaillants qui venaient de surgir d’une ruelle à quarante mètres d’eux. Malgré l’obscurité épaisse, ses yeux de félinoides parvenaient grâce à ses facultés nyctalopes, à discerner des silhouettes.
Il crispa l’index griffu sur la détente et entendit les râles sourds de deux cibles qu’ils avait atteints. Il en tira une certaine satisfaction.
Rien ne le motivait plus que de rendre les coups. Il était déterminé à tenir sa position et à occire les autres mais un glapissement aigu lui rappela une autre priorité. Naha était recroquevillée sur elle-même, ne trouvant pas la force mentale de riposter.
Elle se tenait accroupie, ses lekkus enroulées autour de son cou, en signe de panique. Wils Hiskayor feula, comprenant qu’il ne pouvait pas la laisser ainsi.
- Lève-toi, vite ! Lui cria-t-il.
Le cathar se redressa pour battre en retraite, agrippant énergiquement le coude de sa camarade, qui accepta enfin de s’animer.
- Cours ! L’encouragea-t-il.
Ce qu’ils firent tous deux, à bride abattue, sous les rafales de blasters qui les encadraient de près. Wils releva de temps à autre le canon de son arme, par-dessus l’épaule, pour lâcher quelques salves. Ces dernières manquaient cependant de précision, à cause de sa précipitation.
Une ruelle se dessinait sur leur gauche, peut-être une issue qui leur permettrait d’échapper à leurs poursuivants.
Cet espoir fut déçu quand Naha s’écria au bout de cinq mètres :
- Une impasse !
Le cathar rugit de dépit.
- Blast !
Les Disciples de Hapos seraient bientôt sur eux. À en croire les clameurs qui leur parvenaient, ils devaient être plus d’une dizaine. Wils se cala contre l’angle du mur et découvrit son blaster pour lâcher des saccades plus précises.
Les fanatiques du culte Pius Dea stoppèrent net lorsque deux des leurs s’écroulèrent pour ne plus se relever, la poitrine trouée. Le cathar fut déconcerté lorsqu’il sentit Naha s’appuyer contre son dos pour le seconder.
Il la vit pointer son blaster.
- Qu’est-ce que tu fiches ?
Elle lui cria dans ses oreilles équines :
- À ton avis ?
En la voyant fixer avec haine ses adversaires qui étaient responsables de leurs malheurs communs et de ceux de beaucoup d’autres, il ne put se retenir d’éprouver de la fierté. Tous ceux ou celles capables de se battre, devaient contribuer.
Il la regarda vider son blaster puis ses yeux de félins discernèrent une silhouette fine d’humanoïde encapuchonnée, s’approcher des Disciples de Hapos par le flanc, depuis l’autre coté de la chaussée. Aucun fanatique ne s’en aperçut.
L’humanoïde semblait tenir une sphère dans la paume droite et Wils la vit lever le bras pour la lancer au milieu des fanatiques religieux humains. Lorsque l’objet roula dans des tintements métalliques à leurs pieds, les Disciples de Hapos s’exclamèrent de surprise.
Ils ne comprirent jamais à temps qu’il s’agissait d’un détonateur thermique. Une nova aveugla les deux résistants non humains avant que leur ouïe ne fut fracassée par l’onde de choc. Lorsque les ombres revinrent, l’inconnue qui les avait sauvés, surgit de la fumée et de l’odeur des corps chauds pour les retrouver.
Elle repoussa son capuchon et Wils s’écria :
- Irren ?
La mirialan se contenta de sourire.
- Juste à temps, on dirait.
- Merci pour ton aide, mais que fais-tu ici ?
L’ancienne pilote de chasse expliqua :
- Ton père m’a demandé de veiller sur toi. Retournons au ghetto avant que d’autres n’arrivent.
Ils s’empressèrent de quitter les lieux, Wils serrant Naha par les épaules. Il la sentait trembler.
- C’est fini, tenta-t-il de l’apaiser.
- Je… j’ai eu tellement peur.
Le cathar jeta un coup d’œil vers les cadavres.
- Tu n’as rien à te reprocher, tu as fait ce qu’il fallait.
Elle parvint à lui sourire.
- J’espère que la sénatrice s’en sort mieux que nous.


Et voilà, j'espère que cela vous a plu :P !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 28 Sep 2020 - 12:30   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Ouh là ! Les Contispex Jr sont de retour, et ils sont déterminés à faire leurs preuves ! Ca sent le drame tandis que les conjurés profitent de la fête... et la Sénatrice B'lask risque fort de ne pas être présente dans la troisième partie ! :sournois:

Vivement la suite ! :oui:
Mauvais, perfide, fourbe ! Nous devrions lui tordre son sale petit cou ! Gollum, Le Seigneur des Anneaux - Les deux tours

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Messagepar mat-vador » Mer 30 Sep 2020 - 16:39   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Ouh là ! Les Contispex Jr sont de retour, et ils sont déterminés à faire leurs preuves !


ça va saigner :diable: !

L2-D2 a écrit: Ca sent le drame tandis que les conjurés profitent de la fête... et la Sénatrice B'lask risque fort de ne pas être présente dans la troisième partie ! :sournois:


Rhaaa mais c'est quoi ce pessimisme :whistle: ! Tout va se très bien passer :transpire: ...

Allez, à la prochaine pour la suite :P !
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Messagepar mat-vador » Sam 03 Oct 2020 - 20:49   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous :wink: !

Drama, vous avez dit drama ? :whistle: , Eh ben oui, va y'en avoir :diable: !!

Niark niark, les Contispex Junior sont de retour, vous allez voir :sournois: !



La sénatrice était gangrenée par l’impatience. Elle tenta de réfréner la tension qui la gagnait, mais en vain. La native de Manaan paraissait compressée par ces ténèbres qui les encerclaient, elle et sa garde restreinte de guerriers Echanis.
Ils prenaient la direction du statioport le plus proche où les attendait un vaisseau loué par le sénateur Kalad à ses frais.
La selkath glissa la main palmée sous son manteau pour sentir le contact de la datapuce. Lorsque ses amis qui l’attendaient sur Manaan, prendraient conscience des crimes ourdis par le Chancelier Suprême contre les ghettos non humains, ils la soutiendraient sans réserve. d’abord, elle devait s’échapper clandestinement de la capitale.
Ce qui n’était pas encore chose faite.
Les vingts gardes echanis engagés pour sa sécurité l’entouraient pour faire barrage de leur corps, sachant que la dignitaire dissimulait un mini blaster dans la manche. N’étant cependant pas une combattante, elle doutait de pouvoir être grandement utile à Maathra.
Celle-ci qui ouvrait la marcha devant elle, montra de l’index le vaisseau endormi sur le quai, isolé des autres au milieu du statioport. Étant donné l’heure tardive, ils n’auraient pas à s’inquiéter de la célérité des douaniers locaux.
La voie semblait libre et la chef Echani lança derrière elle :
- Dépêchons-nous, vite !
Tout le monde se mettait à courir, lorsque leur véhicule stellaire disparut dans un ouragan de feu convulsé. Le souffle ardent de l’onde de choc les rejeta en arrière et les flanqua sur le permabéton, hébétés.
Tous choqués, virent le navire dévoré par les flammes hurlantes qui se dressaient vers les cieux nocturnes.
Maathra fut la plus prompte à réagir.
- Debout tout le monde !
Ses ordres claquaient comme le tonnerre, secouant de nouveau ses congénères qui formèrent de nouveau un cercle autour de la selkath. Lonleth B’lsak fut agrippée à l’épaule d’une poigne qui la força à se remettre sur ses appuis.
- Sénatrice, venez ! Nous ne pouvons pas rester ici !
L’explosion avait dû certainement être entendue à des lieux à la ronde. Risquant de rameuter les Forces de Sécurité ou bien pire encore.
La selkath titubait, réalisant ce que cela signifiait.
- C’est trop tard, Maathra. Ils savent que je tente de leur échapper.
À la lumière des flammes, les cheveux immaculés de l’echani brillaient comme la neige éternelle. Sur les mots de la sénatrice, sa chevelure flotta lorsqu’elle tourna la tête vers des clameurs sinistres qui s’élevèrent autour d’eux.
- À mort les impurs ! À mort !
- La Déesse le veut !
L’incendie toujours alimenté éclaira alors les silhouettes hostiles de dizaines d’adeptes en toge sombre, brandissant des vibrolames et des blasters. Ils surgissaient de tous les cotés à la fois, encerclant les gardes et la dignitaire selkath.
Les Disciples de Hapos couraient vers eux pour se porter au contact le plus vite possible, et leur couper la retraite. Leurs yeux sortaient de leurs orbites, remplis d’une haine et d’une conviction absolues envers leur foi radicale.
Maathra parvint à se faire entendre, tirant B’lsak avec elle hors du quai.
- En arrière !
Ses congénères dégainèrent à leur tour des blasters et des vibro épées, à la lame courbe caractéristique de l’art echani. Les tirs ardents plurent sur eux et ils répliquèrent avec une meilleure précision que leurs assaillants.
Mais le rapport de force était trop défavorable pour espérer l’emporter.
- Protégez la sénatrice !
Ils se dirigèrent vers la sortie du statioport, la seule échappatoire possible. Mais les Disciples de Hapos les serraient de près. Déjà cinq echanis jonchaient le sol pour une dizaine de disciples de la secte.
Les Proches Humain qui tenaient encore debout, se retournèrent pour les repousser à coups de vibro épées et de blasters à bout portant, donnant un répit à Maathra et à la selkath. Ils furent débordés rapidement et leur chef entendit leurs râles étouffés, quand ils furent piétinés et éventrés par les vibrolames qui trouaient leur chair.
- Courez ! Fit-elle à la dignitaire.
Celle-ci, peu habituée à la course folle, trébuchait à chaque foulée à cause de son imposante tunique, les ralentissant inévitablement. La conséquence la plus cruelle fut que les fanatiques les rattrapèrent à l’entrée principale du statioport.
Heureusement, celle-ci était restée ouverte. Maathra serra les dents, elle avait pris une décision. Une décision qui lui coûterait immanquablement la vie.
Elle fit volte-face après avoir poussé la sénatrice loin d’elle. La selkath ne comprit pas tout de suite son geste alors que l’echani fixait ses ennemis qui se précipitaient, le poignard levé. Elle la vit redresser le canon de son blaster, vidant sa cellule énergétique sur trois Disciples de Hapos qui s’écroulèrent sur le permabéton.
Maathra jeta son blaster devenu inutile et lui cria une dernière fois :
- Fuyez !
La selkath eut une dernière vision de la rude guerrière echani brandissant sa vibro épée et usant des techniques de l’art martial qu’elle maîtrisait avec sagacité, avant de tourner les talons. Elle ne la vit pas empaler, une humaine chauve puis creuser un sillon sanglant dans la poitrine d’un autre humain trapu et petit. Elle ne la vit pas trancher simultanément les gorges de deux Disciples de Hapos qui s’étaient imprudemment approchés à portée.
Elle ne la vit pas recevoir un premier coup de vibrolame au flanc puis un second sous le diaphragme. Elle ne la vit pas…
Elle surprit seulement un hurlement cristallin dans la nuit qui ne lui laissa plus d’illusions sur son sort. Maathra s’était sacrifiée pour elle. Il ne restait plus qu’elle, une dignitaire égarée dans un environnement hostile. Déjà il lui semblait entendre ses bourreaux, sur ses talons.
Si seulement elle pouvait rapidement mettre la main sur un véhicule qui la ramènerait en sécurité à l’ambassade d’Alsakan, elle pourrait prévenir le sénateur Kalad.
Lonleth B’lsak reprit espoir, apercevant un landspeeder luxueux décapotable garé sur le bas coté, à quelques mètres d’un carrefour, à dix foulées. Pas de propriétaire en vue, mis à part cette jeune humane rousse qui donnait l’impression de ronger son frein.
Elle la héla :
- Madame, s’il vous plaît !
L’humaine appuyée sur le capot tourna son minois pour lui décocher un joli sourire comme si elle la connaissait.
- Emmenez-moi, loin d’ici !
- Oh sénatrice, quelle surprise. Nous vous attendions.
La selkath freina, défiante.
- Nous ? Fit-elle, perplexe.
À aucun moment, la selkath n’avait pris garde à la silhouette d’un inconnu tapi contre le mur, dans l’ombre. Son œil droit remarqua un jeune humain au visage bouffi qui s’en détacha d’un sourire de mauvais augure avant quelque chose de saillant ne la percuta de plein fouet à l’abdomen. Elle tituba et baissa les yeux sur la garde d’une vibrolame, enfoncée dans ses tripes.
Elle croisa le regard fourbe de Ethan Contispex, qui retira la lame de la plaie sans ménagement.
- Vous détenez quelque chose qui nous appartient et que nous souhaitons récupérer.
Lonleth B’lsak tenta d’arracher le mini blaster de sa manche droite pour les braquer tous les deux mais Leli se montra bien plus agile.
La jeune femme attrapa son poignet et enfonça son arme blanche sous l’aisselle. La selkath sentit un froid l’envahir, identique à celui des océans de Manaan dans lequel elle se baignait autrefois. Sauf que ce froid n’avait rien de doux, d’harmonieux, de paisible.
Ce froid était le néant dans lequel elle sombrait.
Ethan la poignarda de nouveau et elle s’effondra agonisante, se vidant de son sang. Ils s’acharnèrent sur elle alors qu’elle trépassait, inerte. Le couple diabolique reprit son souffle, satisfait d’avoir accompli leur tâche.
Leli fouilla le cadavre sans scrupules et exhiba la datapuce entre ses doigts.
- Je l’ai.
Ethan l’embrassa sur les lèvres.
- Je t’ai trouvé merveilleuse ! Se réjouit-il.
- Toi aussi, mon chou !
Elle se tourna en direction du statioport.
- Tu penses qu’ils ont laissé des survivants ? Demanda-t-il en suivant son regard.
- Ça m’étonnerait mais on peut toujours vérifier.
Le sadisme illuminait leur expression.
- Avec un peu de chance, on pourra s’amuser un peu.
Elle gloussa.
- Bien plus que dans le Temple de la Grande Déesse.
- Ne parle pas de malheur, grogna-t-il, je ne me suis jamais autant ennuyé là-bas.
Ils se prirent par la main et montèrent ensemble dans le landspeeder, abandonnant derrière eux, le corps sans vie de Lonleth B’lsak.


Maathra allongée sur le dos, émergea de l’inconscience contre toute attente. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle ne vit rien d’autre que les ténèbres qui brouillaient son champ de vision.
La guerrière native d’Eshan crut avoir franchi une nouvelle dimension, en accédant au monde des morts et du silence. Puis elle comprit que ce n’était pas le cas, lorsqu’elle distingua les points scintillants très haut dans le ciel de la nuit.
Maintenant, les étoiles lointaines emplissaient son horizon.
Elle perçut ensuite le souffle du vent qui secouait sa chevelure immaculée et fut rassurée de sentir cette fraîcheur qui lui prouvait qu’elle appartenait encore au monde des vivants. Elle voulut murmurer quelques mots mais un liquide poisseux avait encombré sa gorge, l’empêchant de croasser.
Son corps lui obéissait-il ?
Elle se sentait ankylosée puis décida d’inspirer, d’expirer. Sa poitrine se souleva avec peine, emplissant ses poumons d’oxygène. Les perceptions de son environnement s’éclaircirent, effaçant le brouillard dans lequel elle était plongée.
Inspirer, expirer. Inspirer, expirer.
Tu vas peut-être t’en sortir. Tu es une guerrière, Maathra, une fille d’Eshan.
Elle parvint à remuer ses phalanges et ses orteils.
C’est bien, continue.
Elle entendait les crépitements des flammes qui rongeaient la carcasse du vaisseau, reniflant cette odeur de duracier calciné qui parvenait à ses narines. Des paroles étaient émises par des gens qu’elle ne voyait pas.
- Louée soit la Grande Déesse.
Clap, clap, clap.
Des bruits de pas se rapprochaient avec hâte. Ne sachant à quoi s’attendre, elle se figea et ferma les paupières, bloquant sa respiration.
- On dirait que celle-là a eu son compte, Leli, fit la voix d’un homme sur sa droite.
Un reniflement hautain ponctua sa réponse, soulignant qu’il se penchait au-dessus d’elle avant qu’une voix mielleuse n’approuva :
- Oui, Ethan. On ne pourra pas en tirer grand-chose.
Son instinct dictait à Maathra qu’il n’étaient pas des amis. Elle ne fit donc rien qui pouvait trahir le moindre signe de conscience.
- Allons voir là-bas, suggéra l’homme qui se nommait Ethan.
Clap, clap, clap.
Les pas s’éloignaient, s’enfonçant dans le statioport. Et bientôt des éclats de voix indiquèrent à l’echani immobile, les paupières closes, que les lieux étaient encore occupés. Les Disciples de Hapos devaient patrouiller sur les quais ou inspecter les corps.
- Frère Ethan, sœur Leli.
- Quelle est la situation, frère ? Demanda le fils du Chancelier.
- Tout est sous contrôle, les quais sont sécurisés et personne ne s’est échappé.
Quelque chose se brisa en Maathra quand elle apprit la nouvelle qu’elle redoutait tant.
- Nous avons récupéré la datapuce, avoua Leli d’un ton satisfait. Nous avons laissé le corps de la selkath là où est sa véritable place.
Non ! J’ai échoué !
L’echani aurait voulu crier mais elle se retint. Sous ses paupières, des larmes gonflaient, prêtes à se déverser.
- Donnez-la à mon père, qu’il sache que c’est fait, ordonna Ethan.
- Profitez-en pour lui présenter nos hommages, appuya Leli.
Maathra imagina sans l’observer le Disciple de Hapos s’incliner avec déférence devant eux tout en prenant l’objet.
- Leli et moi souhaiterions rester seuls un moment ici, pour remercier la Déesse de nous avoir aidés à remporter la victoire sur ces impurs.
- Souhaitez-vous une escorte ? S’enquit l’adepte.
- Non, c’est inutile, rejeta la jeune humaine rousse. Que la Déesse vous guide sur le chemin de la Vertu, frère.
Clap, clap, clap. Clap, clap, clap.
Les Disciples de Hapos furent rappelés et se dirigèrent vers la sortie du statioport, contournant les corps des échanis inertes. Ils ne prêtèrent pas davantage attention à Maathra qui conserva une immobilité de statue.
Le silence revint peu après et il devint si profond que la Proche Humaine gravement blessée crut un instant que les deux autres humains avaient eux aussi quitté les lieux. Espoir déçu quand elle les entendit parler au loin, sans saisir ce qu’ils disaient.
Elle se risqua à ouvrir les yeux de nouveau, les étoiles étaient demeurées à leur place. Elle ramena ses bras vers les épaules pour se redresser sur les coudes. L’effort lui fit arracher un faible hennissement.
Levant la tête, elle en profita pour étudier sa propre situation. Une douleur sourde et profonde tenaillait ses boyaux, elle avait encaissé deux coups de vibrolame dans l’abdomen et un dans le flanc. Entraînant de profondes plaies et une perte de sang en grande quantité. Sa tunique de combat en était trempée sur une bonne partie et elle-même baignait dans une grande flaque sombre poisseuse.
Elle serra les dents.
Allez, debout Maathra !
Des exclamations de triomphe lui parvinrent distinctement et son sang se glaça lorsqu’un hurlement de désespoir y succéda.
- Celle-là fera l’affaire ! S’exclama Ethan.
Maathra observait la scène, impuissante. Le vaisseau qui brûlait, éclairait les dizaines de cadavres qui jonchait le quai, à cinquante mètres d’elle.
Les silhouettes des deux humains s’agitaient, se découpant grâce aux reflets du brasier toujours vivace. Ils étaient courbés, leur expression luisant de la joie féroce de prédateurs qui avaient mis la main sur une proie convoitée.
Une troisième silhouette humanoïde se débattait à même le sol, au milieu des corps, agrippée par les poignets et traînée par ces deux humains perfides.
Maathra comprit que c’était l’une de ses congénères lorsqu’elle détecta le dialecte dans lequel rugissait la victime. Il s’agissait de Mekali.
- Oh oui, elle n’est pas mal ! Dommage qu’il y ait tout ce sang, fit Leli qui fit la moue.
- Elle sera parfaite, je te dis !
L’echani malchanceuse ne parvenait pas à se remettre sur ses appuis, preuve qu’elle avait été sérieusement amochée. Assez vive pour tenter de ruer mais pas assez pour réussir à se libérer. Ethan lui lança son poing dans le visage, lui arrachant un grognement.
- Tiens-toi tranquille, sale impure ! Tu n’as pas compris que nous étions les maîtres, nous les humains ? On va te montrer !
Il la frappa à nouveau cette fois sur ses plaies béantes et tenta de la basculer sur le ventre, pour ramener ses bras dans le dos, aidée de son impitoyable compagne.
- Attache ses mains, vite ! Lui fit-il.
Profitant de son état de faiblesse physique, ils la bloquèrent sur le permabéton alors qu’elle ne cessait de rugir de toute la hargne dont elle était encore capable.
Continue de te battre, Melaki. Peut-être t’achèveront-ils vite, s’ils en ont assez, priait Maathra qui ne parvenait pas à détourner les yeux.
Malgré elle, elle espérait que la rigide Déesse du Combat apporterait une mort immédiate à sa camarade.
Bats-toi, Melaki !
La sinistre Leli parvint à refermer les menottes paralysantes sur les poignets dans un cliquetis de mauvais augure et roucoula :
- Et voilà, elle est prête, mon chou ! Tu peux te servir !
- Parfait !
L’autre echani continua son tapage, espérant vainement que quelqu’un mettrait fin à son calvaire. Mais personne ne pouvait l’aider, pas même Maathra qui regarda ses deux tortionnaires la basculer sur le dos pour s’apprêter à commettre l’acte infâme.
La rescapée ne put supporter d’en voir davantage, elle connaissait ce qui allait suivre. Elle roula sur le flanc, sur sa propre blessure pour s’affaler sur la poitrine et se mettre à ramper, réveillant sa souffrance de plus belle. Quelques larmes coulèrent sur ses joues alors qu’elle gagnait centimètre sur centimètre.
Je suis désolée, Mekali, j’aimerais t’aider. Que la Déesse du Combat ait pitié de toi.
Sa rage de survivre la poussa à ramener ses genoux sous elle pour tenter de s’accroupir. Elle fit abstraction des cris de Mekali, se concentrant pour bander ses muscles et se redresser. Debout, elle tenta d’avancer.
Elle manqua de s’écrouler, prise de nausées et de vertiges. Ses plaies étaient profondes et elle avait perdu beaucoup de sang.
Elle parvint à s’appuyer contre de pile de containers, adossée au mur. Elle tituba, pressant ses mains contre son tronc. Derrière elle, les cris de Mekali s’étaient maintenant transformés en pleurs de supplication. La victime en appelait à la pitié de ses tourmenteurs, à qui elle demandait dans son dialecte de l’achever, alors qu’ils lui faisaient subir les derniers outrages.
Maathra ferma son cœur.
Elle devait demander de l’aide à la résistance locale, peut-être dans un des ghettos ou en dehors. D’abord trouver un véhicule.
À la sortie du statioport, elle tourna la tête dans toutes les directions et aperçut ce landspeeder décapotable qui somnolait non loin d’elle. Elle parvint à le rejoindre et se laissa tomber, sur le siège conducteur, à bout de forces.
Elle agrippa le volant et démarra le véhicule. Ses idées s’éclaircirent et elle sut quelle direction elle devait prendre. La sénatrice Lonleth B’lsak bénéficiait d’un contact étroit avec le sénateur Kalad, elle devait donc rejoindre l’ambassade d’Alsakan.
Levant la tête, elle aperçut au bout de l’intersection devant elle, une forme tassée sur elle-même, certainement un cadavre. Elle devinait de qui il s’agissait.
Hors de question qu’elle connaisse la même fin misérable.
L’ambassade, je dois rejoindre l’ambassade.
Elle mit les gaz, espérant qu’elle parviendrait à destination. Malgré le couvre-feu, malgré les patrouilles, elle ne pouvait pas se permettre de s’arrêter. Elle tourna à droite et lança le landspeeder à grande vitesse dans le boulevard qui s’offrait à elle.
Mais elle avait trop présumé de ses dernières forces, les vertiges revinrent moins d’une minute après. Inconsciemment, elle perdit le contrôle de son landspeeder qui dériva sur le trottoir et percuta un nano réverbère.
Après deux têtes à queues, le véhicule des Contispex qu’elle avait dérobé s’encastra dans un mur par l’arrière avec violence, la projetant sur la chaussée. Elle roula sur elle-même et demeura sonnée pendant dix secondes.
Couchée sur le flanc, elle parvint dans un ultime effort de volonté à arracher le comlink de sa ceinture et à composer une fréquence salvatrice.
Elle le porta à ses lèvres et murmura en basic :
- Senya… j’ai… besoin… de votre aide.
Puis elle perdit connaissance.


Et voilà, j'espère que cela vous a plu :transpire: ! Et de revoir les Contispex Junior ? :whistle: , non, ne dites rien :paf: !

Allez, à la prochaine pour la suite :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 05 Oct 2020 - 9:00   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Oh punaise, c'est violent ! Les Contispex Jr et leurs sbires n'ont pas fait dans la dentelle... et les voir faire face à des guerrières echanis montre bien à quel point leur nombre et leur fanatisme les rendent dangereux ! :shock: Pauvre Sénatrice, qui pensait avoir réussi à échapper à ses assaillants...

Mais tout n'est pas perdu, comme tu nous le montres dans la deuxième partie de l'extrait ! Espérons pour elle (et pour la suite de l'intrigue) que Maathra réussira à rejoindre l'Ambassade !

Vivement la suite ! :oui:
Mauvais, perfide, fourbe ! Nous devrions lui tordre son sale petit cou ! Gollum, Le Seigneur des Anneaux - Les deux tours

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Messagepar mat-vador » Mar 06 Oct 2020 - 18:38   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Oh punaise, c'est violent ! Les Contispex Jr et leurs sbires n'ont pas fait dans la dentelle... et les voir faire face à des guerrières echanis montre bien à quel point leur nombre et leur fanatisme les rendent dangereux !


De retour aux affaires, ces petits Contispex :diable: !

L2-D2 a écrit: Pauvre Sénatrice, qui pensait avoir réussi à échapper à ses assaillants...


Elle l'a vu pas vu venir :sournois: !

L2-D2 a écrit: Espérons pour elle (et pour la suite de l'intrigue) que Maathra réussira à rejoindre l'Ambassade !


C'est promis, on va la revoir :wink: !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 10 Oct 2020 - 21:41   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous, c'est l'heure de la suite !

Et on retrouve nos conjurés à l'ambassade d'Alsakan :diable: ! Que sont-ils en train de manigancer contre les Contispex :P ?

Découvrez ça maintenant ! Ça va être tendu !


Quartier diplomatique, ambassade d’Alsakan

Tali Organa et Enler Mansur montèrent deux étages avant que leur guide alsakanie ne les amena dans un couloir désert gardé par deux soldats de l’ambassade. Ils barraient le passage à mi chemin et elle s’adressa à eux en Haut Alphabet Galactique, leur dialecte le plus couramment parlé parmi leur peuple.
- Ce sont des pèlerins, ne laissez passer personne d’autre.
Ils s’écartèrent à leur intention et l’alsakanie les mena vers le fonds du couloir. Elle s’arrêta devant le mur, tapissé de peintures anciennes et effleura la surface de son index. Les deux sénateurs virent à travers leur masque d’oiseau, qu’elle dessinait une complexe figure géométrique imaginaire, une sorte de tétraèdre.
Les peintures reculèrent devant elle avant de se scinder en deux immenses battants.
- Par ici, les encouragea-t-elle.
Ils furent engloutis dans un corridor sombre qu’elle éclaira avec un bâton lumineux. Les deux dignitaires furent frappés par le silence qui y régnait, ils ne percevaient plus les agitations provenant de la Salle des Fêtes.
Pourtant, ils ne doutaient pas que la Danse du Vautour Multak devait battre son plein, les invités s’en donnant à cœur joie au milieu des pistes de danse.
Ils arpentèrent soixante mètres, montant un nouvelle étage avant que l’alsakanie ne freina devant une porte en bois, qu’elle écarta sur le côté.
Une centaine de personnes costumées en Vautour Multak étaient déjà présentes dans un grand salon faiblement éclairé, réunies autour d’une grande table ronde, certaines assises, d’autres debout. Les conversations à voix basse cessèrent aussitôt lorsqu’ils dévisagèrent les deux nouveaux venus qui étaient apparues dans leur champ de vision.
Immédiatement, leur guide alsakani se précipita vers l’un d’eux pour le prévenir. Le Haut Alphabet Galactique dans lequel ils échangeaient, leur échappait complètement.
- Merci Sikala, attendez devant la porte.
L’alsakanie repassa devant les deux sénateurs pour les autoriser d’un simple regard appuyé à se fondre dans le groupe.
Le compatriote avec lequel elle s’était entretenue, réclama l’attention de tous d’une torsion du bras.
- Nous sommes maintenant au complet, annonça la voix du sénateur Kalad sous son déguisement. Nous pouvons tomber les masques.
Tous le firent avec un grand soulagement, heureux de pouvoir respirer librement. Tali et Enler en profitèrent pour étudier la centaine de visages d’humains et de non humains, qui venaient de se découvrir.
Ils reconnurent certains de leurs collègues de l’Honorable Fraternité, comme le Sénateur Qinut de Metellos ou la sénatrice Yalmel de Sarapin. De même, ils ne furent pas étonnés de la présence des représentants de Bothawui et de Lannik, Naite’fya – nièce du prédécesseur de Contispex, Pers’lya – et Iyulk.
Celle du dignitaire de l’Espace Herglic ne fut pas plus incongrue, les aliens à l’apparence de cétacés pouvant aisément se sentir menacés par les pressions politiques et commerciales des Guildes Marchandes à la solde du Maître de la République.
Les représentants des mouvements de résistance des ghettos étaient également au rendez-vous, au nombre d’une douzaine. Dont Helem Siki et Thrag Hiskayor que les autres leaders semblaient avoir choisis comme porte-paroles.
Bien plus surprenants, en revanche, étaient la présence de hauts gradés de la Marine Républicaine, tels que le duro Lyram Skyrim et la corellienne Ekia Helder. Ceux-ci avaient été décorés pour leur défense héroïque de la capitale, lors de la Bataille de la Flotte du Noyau, pendant la Crise Alsakan. La Suprême Amirale Helder en portait d’ailleurs les cicatrices sur sa figure, que le kolto n’avaient pas totalement effacées.
Mais le clou de la soirée fut l’apparition de cinq Jedi, menés par un humain à l’allure farouche et distante, un certain Kotil Marek.
Le sénateur Kalad demanda à chacun des convives, de se présenter brièvement, afin que tous apprennent à mieux se connaître.
Lorsque cela fut achevé, il ponctua :
- Bien, nous pouvons commencer.
- Ah, vous allez enfin pouvoir nous dire à quoi rime cette mascarade, persifla Qinut, le sénateur de Metellos.
L’alsakani décocha un sourire malicieux à l’autre humain à la barbe broussailleuse et à la mine peu accueillante.
- Vous comprendrez vite, sénateur Qinut, qu’il s’agit de tout, sauf d’une mascarade. Si nous sommes réunis dans cette pièce dont très peu connaissent l’existence, c’est que nous allons traiter d’une question grave qui ne peut pas être abordée n’importe où. Même avec des brouilleurs activés, ajouta-t-il.
Kalad appuya ses paumes sur la table et promena son regard perçant sur la petite assemblée convoquée par ses soins.
- Nous venons d’horizons différents. Certains d’entre nous appartiennent au Sénat même, où nous tentons de défendre le moindre centimètre carré de démocratie qui nous reste. D’autres sont des Jedi qui ont décidé de ne plus se voiler la face devant les abus et la terreur quotidienne des partisans voués à Contispex.
Il salua alors Kotil Marek, accompagnés de quatre autres condisciples, encapuchonnés et adossés au mur, dissimulés dans la pénombre.
- Ce sont des dissidents qui ont décidé de ne plus rester soumis à l’attentisme du Haut Conseil Jedi. C’est pourquoi j’apprécie d’autant plus leur présence.
- Je me demande si nous pouvons leur faire confiance, trancha Yalmel. Comment être certains qu’ils ne sont pas des espions à la solde du Haut Conseil, voire de Contispex ?
Le silence pesant indiqua que beaucoup guettaient la réaction du Jedi.
- Je pourrais vous retourner la question, sénatrice, répondit Marek avec insolence.
- Comment osez-vous ?
- Assez, coupa Kalad.
L’alsakani soupira.
- Mes amis, je sais mieux que personne à quel point il nous est difficile d’accorder notre confiance les uns envers les autres. Mais nous devons nous efforcer d’aller au-delà de cette défiance malsaine car il en va du salut de la République. De notre salut à tous.
Il se redressa.
- Voilà plus de vingt ans que la République s’est choisie un tyran pour la diriger. Sans réagir, nous avons vu nos libertés et nos espoirs se déliter progressivement, abattues les unes après les autres. Nous avons laissé les non humains être parqués comme des animaux sauvages dans des ghettos insalubres d’où ils n’ont aucune chance de s’extirper. Les résistants du ghetto numéro trois sont parvenus à mettre la main sur des informations sensibles, concernant le sort funeste réservé aux communautés opprimées et à tous les opposants. Ces informations seront dévoilées publiquement en temps voulu.
À cet instant, Helem Siki exhiba un datapad contenant les fameuses données qui promettaient le pire à beaucoup d’innocents
- Enfin nous avons abandonné des systèmes périphériques entiers, livrés à eux-mêmes ou à la cupidité des Guildes Marchandes.
Sur ces mots, il avait adressé un regard entendu envers Naite’fya et Iyulk.
- Nous les sénateurs, sommes les premiers responsables de cette situation. Nous avons laissé Contispex jouer de nos divisions pour acquérir plus de pouvoir.
- Toute cette réunion ne rime donc qu’à proposer de déposer une nouvelle motion de censure pour le destituer ? Se moqua Qinut. Parce que si c’est votre idée, vous vous donnez beaucoup de mal pour rien. Un simple appel comlink aurait suffi.
- J’ai songé à cette option maintes fois, cher collègue. Mais Contispex n’est pas un homme à se laisser déposséder de son poste sans réagir. Si nous parvenions à le faire, la rotonde du Sénat deviendrait un abattoir.
- Mais de quoi parlez-vous ? l’interrogea Yalmel.
Tali Organa intervint.
- Des Disciples de Hapos qui occupent tous les jours la Place du Pardon.
- En cas de destitution, ils interviendraient, appuya l’alsakani.
Des murmures s’élevèrent dans l’assistance. La nièce de Pers’lya, Naite’fya, l’interpella.
- Que proposez-vous, Kalad ?
- Puisque nous ne pouvons déposer le Chancelier Suprême par la voie la plus noble possible, nous devons réfléchir à d’autres moyens plus radicaux.
Tous échangèrent un regard perplexe.
- Vous voulez commettre un attentat ? S’étrangla le sénateur de Metellos.
- Si cet attentat réussit, fit observer Iyulk, en voilà un que nous ne regretterons pas.
À en juger par leur expression, il devint évident que certains invités n’étaient pas réticents à cette idée. Cependant, d’autres redoutaient les conséquences politiques d’un tel acte.
- Nous passerions pour des terroristes, même si l’attentat réussit. Il y aurait beaucoup trop à perdre, déclara Yalmel.
- Même si Contispex meurt de cette façon, nous ne serions pas certains de pouvoir assurer une transition stable vers la démocratie. Il a beaucoup de partisans sur Coruscant et ailleurs, qui n’hésiteront pas à le venger et à semer le chaos, fit l’alderaanienne.
Hassan Kalad demeura silencieux puis hocha la tête, approuvant ces arguments.
- Ce n’est pas à un attentat auquel je pensais, même si cela m’a traversé l’esprit. Je suis d’accord avec les arguments présentés par les délégués de Sarapin et d’Alderaan. Étant donné la protection dont dispose le Chancelier, ce projet aussi isolé aurait peu de chances d’aboutir. En revanche, si nous mobilisons plus de ressources et de factions pour amener à une déposition pacifique de Contispex, nous bénéficierons de plus de légitimité.
- Qu’entendez-vous par déposition pacifique ? Demanda Mansur.
Kotil Marek s’anima à cette question.
- Vous voulez renverser Contispex par un coup d’État, devina le Jedi.
L’affirmation provoqua de nouveaux murmures, cette fois plus éloquents.
- Vous avez perdu la tête, sénateur Kalad ! S’exclama Qinut. Vous voulez déclencher une guerre civile ?
- La République est sur le point d’entrer en campagne contre les Hutt, si nous restons passifs. Qui sait si les conséquences ne seront pas plus graves encore.
L’alsakani joignit ses mains devant son buste.
- Le Jedi Marek a employé le bon terme, quoiqu’il en soit. J’ai bien réfléchi à cette question et je crains qu’il n’y ait pas d’autres moyens.
- Néanmoins, je rebondis sur la remarque du sénateur Qinut, réagit Organa. La République pourrait sombrer dans la guerre civile.
- Sauf si nous mettons les partisans de Contispex hors d’état de nuire, sans exception. Et si nous nous assurons que ni Contispex ni un de ses proches, ne puisse appeler quiconque à l’aide, ajouta l’alsakani.
- Comment comptez-vous vous y prendre, sénateur ? Insista Yalmel.
Kalad accorda un sourire à la représentante de Sarapin.
- Je vais laisser la Suprême Amirale Ekia Helder répondre à cette question, sénatrice. Suprême Amirale ?
La corellienne, vétéran éprouvée de la Crise Alsakan, contourna la grande table ronde pour prendre la place de Hassan Kalad. Elle exhiba de sous son déguisement, un disque holographique qu’elle activa devant tout le monde.
Plusieurs images tridimensionnelles flottèrent immobiles, représentant des édifices bien connus comme le Sénat Galactique ou le Temple de la Grande Déesse.
- Coruscant est le cœur de la République, commença la corellienne. Qui tient Coruscant, tient la République entre ses mains. C’est donc là que se jouera l’essentiel de la partie.
Tandis qu’elle faisait défiler les images, elle attarda son regard perçant sur chacun des invités, pour s’assurer qu’elle bénéficiait de leur attention.
- Tous au sein de la République ne partagent pas les idées du culte fanatique Pius Dea. Que ce soit dans la société ou dans l’Armée. Mais beaucoup trop restent à attendre que quelque chose se passe. Notre projet sera l’électrochoc qui éveillera les consciences.
Le duro Lyram Skyrim, commandant et bras droit de la Suprême Amirale se rangea ensuite à la hauteur de la corellienne qu’il avait secondée à la Bataille de la Flotte du Noyau.
- Ce projet vise à mobiliser toutes les couches de la société, ce que nous tous, représentons ici, ce soir. Car ce n’est qu’ensemble que nous réussirons.
Ekia Helder manipula le disque et des représentations en trois dimensions de vaisseaux de guerre républicains apparurent.
- Comme vous le savez, les Quatrième et Cinquième flottes ont été mobilisées par le Chancelier Suprême pour faire pression sur les Hutt et les amener à la table des négociations, afin de les persuader de mettre fin aux trafics, déstabilisant les systèmes frontaliers. Bien évidemment, nous nous doutons que ce n’est qu’un prétexte pour annexer leurs territoires et les soumettre à l’autorité de la République.
- Et à acquérir plus de popularité et de pouvoir qu’il n’en possède déjà, fit remarquer le duro.
- Toujours est-il que le déploiement de ces deux Flottes à la frontière de l’Espace Hutt, prive Contispex du soutien immédiat de ses deux amiraux dévoués, Hisku et Amukos, qui partagent ses idées humanocentristes.
- Et que cela nous offre la possibilité de regrouper nos forces là où nous le souhaitons.
Le sénateur commenorien se pencha.
- De quelles forces parlez-vous ?
- Nous ne pourrons pas compter sur le soutien de la Deuxième Flotte qui a été envoyée dans le système d’Alsakan, pour faire pression sur un des vieux amis de Contispex, le Premier Régent Orin Melok.
- Et qui est commandée par une de nos vieilles connaissances, l’amiral Jehun, l’âme damnée la plus fidèle à Contispex, précisa le duro.
- De même, la Troisième Flotte est en maintenance dans les chantiers navals de Kuat où elle doit se faire livrer des Cuirassés Gilagimar nouvelle génération. Elle ne sera pas opérationnelle avant des semaines, peut-être même des mois.
- Il reste la Flotte du Noyau.
Il fut montré par sa supérieure d’un geste du bras.
- Commandée par mon adjoint, ici présent.
Certains approuvèrent sans réserve tandis que d’autres parmi les sénateurs laissèrent le doute rider leurs traits.
- Une seule flotte pour appuyer le coup d’État ? Ce n’est pas un peu juste ? Ponctua Qinut.
- Nous pouvons adjoindre quelques vaisseaux supplémentaires provenant de la Flotte de Hisku, déployée à la lisière de l’Espace Bothan. Menés par un autre commandant fiable.
- Quel commandant ?
- Son identité restera secrète, pour le moment, accorda seulement la corellienne.
- Vous manquez de confiance, pesta Yalmel.
Ekia Helder soutint son regard.
- C’est un commandant pour lequel j’ai suffisamment d’estime pour ne pas l’exposer inutilement au danger. Il n’est pour sa part, pas encore informé du rôle qu’il aura à jouer.
- Merveilleux, grinça le sénateur de Metellos. Nous pouvons supposer qu’il acceptera de jouer au bantha aveugle pour le salut de la République.
- Ce bantha aveugle a montré son courage lors de la Bataille de la Flotte du Noyau et j’ai foi en lui. Je vous engage à faire de même, sénateur Qinut, martela-t-elle avec raideur. En ce qui le concerne, je lui rendrais visite moi-même à bord de son vaisseau.
- Formidable. L’amiral Hisku aura raison de se demander ce qui lui vaudrait un tel honneur, persifla Yalmel.
- En tant que Suprême Amirale, mener une tournée d’inspection au sein des différentes flottes opérationnelles appartient à mes prérogatives. Les amiraux Hisku et Amukos sont d’ores et déjà au courant de ma visite.
- Et visiter les vaisseaux des Quatrième et Cinquième Flotte vous permettra de jauger définitivement la loyauté des capitaines qui appuieraient la Flotte du Noyau, fit remarquer Tali Organa
- C’est l’idée, acquiesça le commandant Skyrim.
Le silence permit à tous d’absorber ces informations. Hassan Kalad qui se tenait en retrait derrière l’amirale Helder, le savoura.
- Quel est donc le plan ? Interrogea Mansur.
Le commenorien avait posé la question qui brûlait les lèvres de tous.
- Nous devons commencer par isoler Coruscant du reste de la galaxie et de la République, expliqua Helder. Nous couperons Contispex de ses partisans de d’autres systèmes de la République, où ils sont actifs.
- Ce sera le rôle de la Flotte de la Noyau stationnée actuellement à Foerost. Elle sera déployée aux frontières du système de Coruscant et interdirons l’accès à la capitale par les principales voies d’accès, la Route Commerciale Perlemienne et la Passe Corellienne.
- Comment justifierez-vous ce blocus ? S’enquit Kotil Marek.
- Tout simplement par des manœuvres officiellement autorisées par l’état-major et proposées par la Suprême Amirale Helder, qui permettraient d’entraîner les équipages et de les aguerrir.
- Nous avons proposé à l’état-major des manœuvres, s’inspirant de celles menées par l’Amiral Ap Token contre la Flotte du Noyau, il y a vingt ans.
- Ce qui ne manque pas de piquant, lança Kalad avec un fin sourire.
L’alderaanienne demanda la parole.
- Vous avez donc obtenu l’autorisation d’opérer au large de la capitale.
- Et de proclamer le système de Coruscant comme zone militaire, le temps de la durée des exercices, compléta le duro.
- Ce sont les élément détachés de la Quatrième Flotte qui accompliront les objectifs essentiels, précisa Helder.
Avec dextérité, elle manipula le disque et l’image d’une installation en forme de demi-anneau se dessina devant tous les yeux.
- Voici la Station Ellipse, déclara-t-elle. Cette base a été conçue peu après la Crise Alsakan pour protéger les approches de Coruscant et ses radars sont parmi les plus performants de la galaxie. En outre, elle abrite les commandes d’une partie des générateurs de boucliers planétaires. C’est donc un site hautement stratégique. Et dont l’emplacement est classé secret défense.
- Mais grâce à votre position de Suprême Amirale, ce n’est plus évidemment un secret, fit remarquer l’alderaanienne.
La corellienne laissa un sourire fourbe étirer ses traits.
- Exact, sénatrice Organa.
- Des troupes d’infanterie de marine s’empareront de cette station, nous prévoyons une résistance minimale, étant donné que cette base n’a pas besoin d’un personnel nombreux pour assurer son fonctionnement, appuya son acolyte duro.
- Ensuite, les vaisseaux commandés par notre commandant anonyme investiront l’orbite de Coruscant pour y faire atterrir des navettes d’assaut près des sites stratégiques de la capitale.
- Les statioports importants, le Quartier Général de l’Armée et de la Marine, le quartier diplomatique, les générateurs de boucliers, le siège des Forces de Sécurité. Sans oublier le Sénat et la Place du Pardon.
Mansur leva la main pour attirer leur attention.
- Lorsque la flotte de notre commandant mystérieux apparaîtront en orbite, nos ennemis auront le temps de s’y retrancher. Il faudra s’attendre à de durs combats urbains, qui mettront en péril les civils.
- Sauf si des forces préalablement établies sur place sont parvenus à s’emparer des objectifs d’ici l’arrivée des troupes régulières, sénateur.
- Des forces préalablement établies ?
Son interrogation demeura suspendue en l’air, avant que Kalad n’y mette fin.
- Des réseaux clandestins ont vu le jour sur plusieurs systèmes de la République dont la population est principalement composée d’humains. Particulièrement sur Commenor, Alderaan, Metellos et Sarapin, entre autres.
- Quel sera notre rôle ? S’enquit le commenorien qui savait de quoi l’alsakani parlait.
- Vous devrez les contacter et leur proposer d’envoyer leurs meilleurs militants sur Coruscant par petits groupes. Des armes et des refuges leur seront fournis jusqu’à ce qu’ils reçoivent l’ordre d’agir sur les objectifs qui leur seront assignés.
- Et nous précisons que les meilleurs militants soient de préférence des vétérans, martela le duro. Nous ne voulons pas coopérer avec des amateurs.
- C’est noté, commandant Skrim, approuva Organa.
- Vous devrez dans le même temps, reprit Kalad, assurer vos arrières. Contispex cherche à étendre son influence partout, il est probable qu’il cherchera à monter vos adversaires politiques locaux contre vous. Vous devrez les museler par n’importe quel moyen.
- Cela fait, poursuivit Helder, vous devrez rentrer sur Coruscant où votre présence sera nécessaire au Sénat pour démarrer la transition et prononcer la destitution du Chancelier Suprême.
- Comment cela se déroulera-t-il ? Demanda la dignitaire de Sarapin.
- Vous attirerez le Chancelier Suprême au Sénat. Lorsqu’il sera entré, les miliciens prendront position pour le prendre au piège et s’assurer qu’il ne s’en échappe pas. Ils accueilleront ensuite les sénateurs de l’Honorable Fraternité qui prononceront sa destitution et le mettront aux arrêts, jusqu’à ce que Coruscant soit sécurisée.
- Et notre rôle, intervint Marek, sera de protéger l’enceinte du Sénat contre toute riposte des partisans de Contispex, s’ils tentent de le délivrer.
Les autres Jedi derrière lui inclinèrent le buste en signe d’approbation.
- Et qu’en est-il de la résistance ? Intervint le cathar Thrag Hiskayor. Servira-t-on de chair à canon pour la réussite de votre noble cause ?
L’intensité de son regard défiant fit frémir la majorité de l’assistance mais pas le dignitaire alsakani qui demeura inflexible.
- Nous vous avons assigné deux objectifs. Le Temple de la Grande Déesse et la résidence des Contispex.
- Vous devrez donc capturer et garder comme otages la famille de Contispex, fit Helder, et libérer les prisonniers du sanctuaire de la secte.
- Dans le même temps, vous organiserez depuis les ghettos une manifestation pacifique qui se groupera sur l’Allée de la Foi et se dirigera vers la Place du Pardon, pour célébrer la fin des Zones de Sécurité Prioritaire, la fraternité entre humains et non humains et le rétablissement de la démocratie, expliqua le duro.
Les oreilles équines du félinoide se couchèrent vers l’arrière, signe d’un ressentiment qui montait en lui.
- Non, lâcha Thrag sèchement.
- Vous voulez la même chose que nous tous, lui répondit Kalad. Chacun doit contribuer à cette noble cause.
- Vous parlez de cette noble cause comme si vous étiez certain que votre plan génial réussirait. Qu’adviendra-t-il des prisonniers du Temple de la Grande Déesse et de ceux qui participeront à ces manifestations, si nous échouons ? Ce sera un massacre.
- Nous avons besoin d’assurer la survie de ceux pour lesquels nous luttons, appuya sa compagne nautolane Helem Siki. Nous avons besoin de garanties.
L’alsakani demeura d’une assurance sans failles, ne laissant transpirer le moindre doute. Au moment où la nautolane déposait les exigences au nom de la résistance des ghettos, la jeune alsakanie Sikala – qui gardait l’entrée de la pièce – avait discrètement saisi son comlink.
Elle prononça quelques mots en Haut Alphabet Galactique puis appela un autre compatriote qui se tenait derrière le sénateur Kalad.
- La sécurité vient de signaler un problème à l’entrée de l’ambassade, lui confia-t-elle. Je reviens tout de suite.
L’alsakani glissa ensuite la nouvelle aux oreilles du sénateur, qui ne trahit aucune réaction devant tous ses amis. Kalad continua de se comporter comme si de rien n’était.
- Je ne peux vous en offrir aucune, avoua-t-il avec franchise. Tout ce que je peux vous assurer, c’est que nous ne pouvons plus attendre. Nous sommes tous en danger et nous ne pouvons pas attendre qu’il soit trop tard.
Le cathar recula d’un pas et ses traits félins farouches n’exprimaient aucun changement de posture.
- Non, martela-t-il de nouveau.
- Thrag, fit tout à coup la nautolane, nous devrions…
- La discussion est terminée, coupa le félinoide. Débrouillez-vous sans nous, nous ne vous servirons pas de pions à jeter dans une attaque suicidaire. Nous allons nous préparer à sauver autant des nôtres que possible avant que vous ne commenciez cette folie.
Le sénateur Qinut bloqua le cathar alors que celui-ci s’apprêtait à le contourner.
- Si vous faites ça, Contispex en aura vent et notre projet tombera à l’eau.
- Votre projet, sénateur. Maintenant, écartez-vous de mon chemin.
De sa puissante poigne, le cathar voulut écarter le dignitaire de Metellos mais celui-ci décida de tenir bon.
- C’est votre folie qui provoquera notre perte à tous ! S’écria l’humain.
- Et c’est votre inefficacité au Sénat qui a provoqué notre déchéance dans ces ghettos !
- Vous croyez être le seul à redouter cette secte, stupide cathar ?
Sous le coup de la colère suscitée par l’insulte, le félinoide saisit son antagoniste au cou et le souleva, les traits félins tordus par la fureur. La nautolane vit qu’il s’apprêtait à déchiqueter sa gorge avec ses griffes.
- Thrag, non !
Helem Siki se jeta pour le forcer à abaisser ses bras tandis que Kotil Marek s’interposa pour les séparer.
- Peut-être que Contispex avait raison de vous enfermer dans ces ghettos ! S’exclama Qinut qui se massait la gorge.
- Comment osez-vous ! S’indigna la nautolane.
- Ça suffit ! Tonna Kalad.
L’alsakani les foudroyait du regard, ne s’attendant pas à ce que cette réunion dégénère en foire d’empoigne alors que le destin de la République était en balance.
- Nous ne pouvons pas nous permettre de nous quereller comme si nous étions au Sénat. Nous devons nous unir, pesta-t-il en direction de Qinut. Thrag, je comprends votre sentiment d’abandon. Vous avez sans doute raison de nous haïr, mais nous devons dépasser cela ! Nous avons besoin de la résistance.
Le cathar reprit sa place… et son calme.
- Vous avez raison, sénateur Kalad. L’ennemi terrible auquel nous faisons face, justifie que nous joignions nos forces aux vôtres. Nous continuerons à vous fournir autant d’informations possibles mais nous ne ferons rien de plus tant que nous ne sommes pas certains que les populations des ghettos seront épargnées.
Hassan Kalad demeura pensif un bref instant.
- Je ne pourrais pas vous aider mais je connais quelqu’un qui pourra le faire.
Il salua d’un geste du bras, un mystérieux individu encapuchonné sur sa gauche qui venait d’apparaître entre deux invités et découvrit son visage. Celui d’un klatooinien, une espèce humanoïde à l’apparence d’un canidé, originaire de l’Espace Hutt.
Tout le monde fut surpris de son apparition, car il était entré discrètement à l’insu de tous, sauf du sénateur alsakani.
- Présentez-vous, le pria ce dernier. Vous êtes le seul à ne pas nous avoir fait cet honneur.
- Je m’appelle Y’selk Barus.
La voix rocailleuse évoquait des bruits de cailloux que l’on entrechoquait avec virulence. Tali Organa et Enler Mansur n’avaient jamais vu de klatooinien avant celui-ci mais il avait entendu dire que beaucoup d’espèces asservies par les Hutt au cours des siècles précédents, étaient employées à des tâches plus ou moins dégradantes.
Certains comme esclaves au sens le plus basique du terme, comme contremaîtres, secrétaires pour des missions administratives ou encore comme mercenaires.
Les deux sénateurs se demandaient à quelle catégorie appartenait cet alien à tête de chien.
- Je représente les intérêts des kadijics de Nal Hutta et je suis le porte parole de l’Ambassadeur Gaarba.
Certains convives échangèrent des regards perplexes et quelques-uns masquèrent à peine leur hostilité, comme la sénatrice Yalmel. Après tout, les clans de Nal Hutta n’avaient rien fait pour améliorer leur réputation sulfureuse.
- Les Hutt, maintenant ? Nous voilà bien ! Fit-elle avec éclats. Serions-nous désespérés à ce point-là ?
Cela suscita quelques rires, auxquels Kalad mit fin d’un simple regard appuyé.
- Écoutez ce qu’il a à proposer.
- Les illustres maîtres que je représente peuvent aider à résoudre les problèmes soulevés par Thrag Hiskayor. Les hum réseaux d’entraide qu’ils emploient avec générosité seront en mesure de cacher une grande partie de la population des ghettos puis de les évacuer hors de la capitale si besoin est. Nous armerons ceux qui voudront se battre.
- Que voulez-vous en échange ? Demanda sèchement Qinut.
- Les kadijics souhaitent le retrait des Quatrième et Cinquième Flotte aussitôt que le Sénat aura désigné un Chancelier plus compréhensif. Le blocus sera levé et le libre commerce reprendra comme il était avant.
- Vous voulez dire que vous continuerez comme avant vos ignobles trafics de marchandise illégale et d’êtres humains comme non humains. Pourquoi vous ferait-on confiance ? Lâcha avec mépris, le sénateur de Metellos.
- Car nous sommes tous menacés par le même ennemi, plaida le klatooinien.
- Et si la République entre en campagne contre vous, vous ne pourrez pas opposer la moindre résistance, indiqua Helder.
- Je vous assure que les kadijics sauront y faire face.
- Votre apogée est révolue depuis longtemps et vos maîtres le savent mieux que personne, insista la corellienne. C’est pour cela qu’ils vous ont envoyé vers nous.
Qinut secoua la tête, agacé.
- Les Hutt n’ont jamais appartenu à la République et ils se moquent bien dans quel état elle peut être. Ils se sont toujours préoccupés de leurs propres intérêts.
- Les gangs affiliés aux Hutt dans les ghettos y sont plus populaires que vous, les sénateurs, l’informa Thrag.
- Vous avez tort de leur faire confiance.
Le cathar grogna et laissa échapper un soupir baryton.
- Ils ne sont pas dignes de confiance mais ils nous ont bien plus aidés que ne l’a fait le Sénat, en ravitaillant les populations même à des prix exorbitants. Pensez d’eux ce que vous voulez, mais les actes parlent plus clairement que des discours moralisateurs.
- Nous avons besoin des Hutt, renchérit Helder. Barus ? Ajouta-t-elle vers le klatooinien.
L’émissaire retroussa ses babines en guise de sourire.
- Merci, Suprême Amirale. Outre cette aide apportée aux ghettos, les kadijcs apporteront un soutien bien plus conséquent en occupant les Quatrième et Cinquième Flottes. Nous lancerons des raids sur leurs positions les plus éloignées.
- Mais s’ils ripostent, ils vous balaieront ! Protesta Mansur.
- Mes maîtres acceptent de payer ce prix, s’ils sont certains que vous aurez toute latitude pour renverser le tyran.
Les mots surprirent les invités les plus perplexes. Yalmel ne put s’empêcher d’arquer ses sourcils vers le haut. Si les Hutt qui n’aimaient pas prendre de risques sans y avoir réfléchi longuement, semblaient prêts à aller jusqu’à ces extrémités, cela en disait long sur leur peur et la dangerosité de leur ennemi.
Voilà qui aurait dû suffire à convaincre tout le monde de la bonne volonté des Hutt, mais ce ne fut pas le cas de Qinut.
- Les Hutt ne sont pas dignes de confiance. Ils sont prêts à se trahir entre eux et ils n’hésiteront pas à nous vendre à Contispex, si cela pouvait leur offrir un sursis ! Persista-t-il.
Il tendit un index accusateur vers Kalad.
- Vous avez commis une folie en les faisant adhérer à ce projet. Je refuse d’en entendre plus, ce soir.
Il rajusta son déguisement.
- Il faudra vous passer de mon soutien, je refuse de m’associer à pareille vermine ! Proclama-t-il.
Le représentant de Metellos contourna la grande table circulaire pour se diriger vers la sortie. Il écarta tous ceux qui trainaient sur son chemin, avant que Kalad ne lui fit face.
- Cette réunion n’est pas terminée, sénateur Qinut, lâcha l’alsakani avec un calme déterminé.
L’autre le fixa avec incompréhension.
- Laissez-moi passer, espèce de fou !
- En acceptant mon invitation, vous vous êtes compromis au même titre que nous tous. Vous en savez autant que nous tous. Tôt ou tard, Contispex finira par se douter que quelque chose d’important en marge de la Danse du Vautour Multak, a eu lieu. Même si vous n’y participiez pas, croyez-vous qu’il vous épargnera le sort du sénateur Vemus ?
Qinut hésita et recula d’un pas. Tout à coup, la grande porte en bois s’écarta bruyamment, les faisant tous sursauter, hormis les cinq Jedi. Ils virent entrer trois femmes, deux soutenant la troisième entre elles par les épaules.
Kalad se précipita aux nouvelles lorsqu’il reconnut son assistante Sikala et la résistante encapuchonnée, Senya Torred. La troisième femme qu’elles soutenaient, ressemblait à une humanoïde à la peau bleue et aux cheveux couleur lin.
Elle portait une tenue de combat ensanglantée, ce qui provoqua des cris horrifiés chez les autres hôtes qui se demandait qui elle pouvait être et ce qui lui était arrivée. Kalad s’empressa de prononcer leurs interrogations.
- Que s’est-il passé ? Demanda-t-il en Haut Alphabet Galactique à Sikala.
- Elle a dit s’appeler Maathra, elle était chargée de la protection de la sénatrice B’lsak, lui répondit sa compatriote.
La guerrière echani laissa échapper un gémissement entre ses dents lorsque les deux femmes l’appuyèrent contre le mur.
Kalad se pencha face à elle :
- Vous m’entendez ? Demanda-t-il en basic. Vous pouvez parler ?
Elle toussa et du sang s’écoula d’entre ses lèvres. La résistante Senya Torred appliqua du kolto sur ses plaies et les comprima avec du tissu épais, un bandage basique pour l’empêcher de perdre davantage de sang.
- Oui… lâcha faiblement Maathra.
- Qu’est-il arrivé à la sénatrice B’lsak ? A-t-elle pu s’échapper ?
L’echani secoua la tête de gauche à droite et la fatalité tordit l’expression de l’alsakani.
- Qui d’autre a survécu ?
Elle cracha du sang, encore. Senya épongea sa bouche avec un chiffon.
- Personne…
Elle ferma les paupières et sa tête gîta sur la gauche.
- Emmenez-la au troisième étage, à l’infirmerie. Et appelez un médecin, dans le secret le plus absolu, ordonna-t-il à Sikala dans leur dialecte.
L’échani fut évacuée avant que Kalad ne se tourna vers ses invités, murés dans un silence pesant. Silence rompu par Qinut.
- Qui est cette femme ? Qu’est-ce que ça signifie ?
Le regard de l’alsakani devint plus dur et plus acéré à son encontre.
- Cela signifie qu’à partir de maintenant, nous n’avons plus le choix, sénateur Qinut. J’ai le regret de vous annoncer la mort de la sénatrice B’lsak.
Cette nouvelle les pétrifia d’effroi.
- Alors nous sommes perdus, souffla Yalmel.
- Nous le serons si nous faisons encore preuve d’égoïsme les uns envers les autres. Nous ne pouvons plus tergiverser, nos destins sont liés. Si un seul d’entre nous faillit, nous en subirons tous les conséquences, asséna Kalad. Ce qui est arrivé à B’lsak, prouve que Contispex ne reculera devant rien pour nous éliminer tous.
Personne ne trouva à rien à redire à cela. Helder choisit ce moment pour conclure :
- Si nous faisons ce qu’il faut sans hésiter, dans six jours, le tyran chutera de son trône. Que la Force soit avec nous.
Les images holographiques s’éteignirent lorsqu’elle reprit le disque. Aucun autre mot ne fut prononcé. Leurs destins étaient liés à partir de cette nuit. Ou ils réussiraient ensemble, ou ils chuteraient ensemble.
Ainsi naquit la Conspiration des Cent.


Voilà, j'espère que cela vous a plu ! J'espère que vous trouvez cette histoire passionnante pour le moment ! A partir de maintenant, le compte à rebours est lancé :diable: ! Il ne reste plus que six jours !!! :x

Allez à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 12 Oct 2020 - 9:02   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Et waouh ! Ça c'est un extrait long et riche en informations ! :shock:

Tu nous annonçais depuis un moment cette fameuse soirée à l'ambassade, et on peut dire qu'elle tient toutes ses promesses ! Le plan me semble élaboré, abouti, solidement construit et, sur le papier, les conjurés ont toutes leurs chances... sur le papier ! Mais si tout se passait comme ils l'avaient prévu, ce serait trop beau, et je crains fort que Contispex - et peut-être davantage son fils - refuse de se laisser soumettre si aisément ! :sournois:

On sent que ça devient de plus en plus tendu, et tu as fait intervenir toutes les factions introduites au cours de ce tome, tout en multipliant les références au premier volet du Pius Dea, franchement c'est bien joué, c'est un gros morceau que tu nous as proposé ici ! :jap:

Vivement la suite ! :oui:
Mauvais, perfide, fourbe ! Nous devrions lui tordre son sale petit cou ! Gollum, Le Seigneur des Anneaux - Les deux tours

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Messagepar mat-vador » Mar 13 Oct 2020 - 21:16   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour, L2 :wink: !

Effectivement ce gros morceau permet d'aborder un tournant décisif dans l'histoire :P ! La suite n'en sera que plus passionnante :oui: !
Du coup, les conjurés vont-ils réussir :diable: ? Suuspenseee :x :x :x ! Le compte à rebours est lancé... plus que six jours avant le coup d’État :transpire: !

Allez, à samedi :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 17 Oct 2020 - 21:13   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous, comment ça va ?

Allez on continue sur la fin de la soirée à l'ambassade d'Alsakan où Kalad et compagnie cherchent à peaufiner leur plan :sournois: !

Découvrez ça !



Ils sortirent un à un de la pièce, sur les recommandations de Kalad qui leur demanda de s’attarder à la Salle des Fêtes, afin d’éviter que leur départ de l’ambassade ne soit remarqué. Il ne restait plus dans la pièce que les cinq Jedi dissidents, la Suprême Amirale Helder, le commandant Skrim, Tali Organa, Enler Mansur, Naite’fya de Bothawui, Iyulk de Lannik, le sénateur Herglic et l’émissaire des Hutt, Barus.
Le comité restreint s’était rassemblé autour de l’alsakani.
- Nos chances sont sérieuses ? Interrogea l’alderaanienne.
- Ca vaut le coup d’essayer, répondit la corellienne.
- Et si jamais, nous échouons ? Insista le lannik.
Le duro Lyram Skyrim le fixa avec lassitude.
- Alors beaucoup d’entre nous subiront le même sort que B’lsak.
Personne n’éleva la voix pour suggérer un autre moyen qui leur aurait épargné autant de risques. Il n’y en avait tout simplement pas.
- Sénateurs, vous devez partir immédiatement ce soir de la capitale et rejoindre vos mondes d’origine, déclara solennellement Kalad. Vous savez quoi faire, tout comme Qinut, Yalmel et les autres.
- Nous vous aiderons dans la mesure de nos moyens, lui assura la nièce de Pers’lya. Ceux que je recruterai à l’aide des Clans rallieront Coruscant aussitôt que nous serons informés de votre réussite.
- Lannik s’y engage de même, emboîta Iyulk.
La voix basse du Herglic résonna au-dessus de leur tête.
- Et mon peuple s’y engage, concéda l’humanoïde massif à l’apparence de cétacé.
Le père de Bekan Kalad inclina le menton.
- Dans ce cas, vos Excellences, je ne vous retiens pas plus longtemps.
D’un simple regard appuyé, il retint auprès de lui Organa et Mansur.
- C’est sur vous que reposera l’essentiel de l’effort de recrutement, leur dit-il. Les opposants à Contispex sur lesquels vous pourrez vous appuyer seront bien plus fiables et bien plus dévoués à la cause que ne le seront les miliciens engagés par Qinut et Salmel. Mais c’est aussi sur vos deux mondes, que les partisans du Pius Dea sont les plus influents. Je n’ignore pas que sur Commenor, le Premier Consul soit déstabilisé par l’arrestation de son frère, détenu au Temple de la Grande Déesse sur Coruscant.
- Je le soutiendrai et lui donnerai des nouvelles de son frère.
Enler n’avait pas oublié sa dernière visite au Temple de la Grande Déesse où le spectacle d’un homme brisé l’avait bouleversé. Kotil Marek pouvait sentir sa colère et sa détermination, électriser les flux de la Force.
- Les Organa ont beaucoup d’ennemis sur Alderaan. La politique de tolérance que vous prônez à l’égard des non humains, n’est pas acceptée par tout le monde.
- Je saurai y faire face, répondit Organa. Vous aurez mes hommes, Hassan.
- Merci sénatrice, bon voyage à vous deux.
À leur tour, les deux sénateurs remirent leur masque sur leur figure et s’éclipsèrent. L’alsakani se tourna vers Marek.
- Combien de Jedi vous suivent ?
- Une trentaine mais je peux tenter d’en convaincre plus, lui affirma le dissident.
- Soyez prudent, le Haut Conseil ne doit pas vous soupçonner. Ne prenez pas plus de risques que nécessaire.
- Je prendrai mes précautions, nous rallierons le Sénat dès qu’il sera sous contrôle. Que la Force soit avec nous.
Les cinq Jedi, de nouveau masqués, les contournèrent après les avoir salués. Le klatooinien se tenait légèrement à l’écart, guettant les deux gradés et leur hôte.
- Je suppose que vous ne resterez pas inactif, sénateur Kalad, nota Helder.
- Je dois retourner sur Alsakan pour en finir avec le Premier Régent. Il est temps de mettre fin à son règne et de libérer mon peuple. Lorsque la transition sera effectuée, l’amirale Carmina Delinki viendra appuyer les forces de votre commandant mystère…
- Le commandant Lix, précisa alors le duro.
L’alsakani apprécia que Skyrim lui ait confié ce secret.
- … appuyer les forces du commandant Lix en orbite de Coruscant après avoir dupé la Deuxième Flotte.
- Quand passerez-vous à l’action ? S’enquit Skyrim.
- Quand vous aurez commencé l’Opération Restauration.
Après s’être entendus sur ce point, les deux militaires saluèrent leur allié alsakani et dissimulèrent leur visage sous le masque d’oiseau avant de prendre congé. Kalad patienta jusqu’à ce que la porte en bois se referma d’un claquement grinçant.
Il avisa le klatooinien.
- Avez-vous compris le rôle que vos maîtres de Nal Hutta doivent remplir ? Demanda-t-il.
- Soyez sans crainte, leurs excellences se dévoueront à cette cause en parfaite symbiose.
- Vous devrez donc lancer des raids sur les positions les plus éloignées des Quatrième et Cinquième Flottes au début de l’Opération Restauration, afin de faire diversion. Si tout se passe bien et s’ils accomplissent leur tâche, le nouveau Chancelier Suprême les rappellera et mettra à la retraite d’office, leurs amiraux. Ils ne pourront pas ainsi organiser la moindre riposte contre vos intérêts.
- Je le leur rappellerai.
Les yeux sombres du sénateur brillèrent d’une dureté inflexible.
- Rappelez-leur surtout que s’ils nous trahissent, ils en paieront le prix. Leurs intérêts sont nos intérêts.
Le klatooinien s’inclina devant lui et l’alsakani l’autorisa à partir. Kalad sentit la tension se relâcher, quand il s’assit de nouveau à la table circulaire.
La centaine de personnes qu’il était parvenues à convaincre avait accepté de coopérer dans un objectif commun. C’était un projet de longue haleine qu’il avait commencé à appliquer deux ans auparavant.
On ne se débarrassait pas aussi facilement d’un homme tel que Contispex, comme on le ferait d’un simple insecte nuisible. Maintenant que la Conspiration des Cent était lancée à plein régime, il n’était plus question de reculer. Les prochains jours seraient cruciaux, il ne manquerait pas de suivre les développements principaux sur Commenor et Alderaan. La réussite politique du coup d’État se jouerait essentiellement sur ces deux mondes.
Contispex devait être conscient aussi de leur importance stratégique. Ce dernier ne manquerait pas de prévenir ses partisans parmi l’élite sociale et politique pour faire pencher la balance en sa faveur, lorsqu’il aurait vent de leur retour sur leur monde d’origine.
Il était évident que le Chancelier se douterait que quelque chose se tramait contre sa position. Mais tant que le secret resterait bien gardé, les conspirateurs garderaient une longueur d’avance. Non, ce qui le taraudait le plus, restait l’attitude des Hutt.
Le premier fait qui l’avait interpellé était que l’ambassadeur Gaarba l’avait contacté et non l’inverse. Le second fait était qu’il n’avait envoyé ce soir qu’un émissaire, prouvant qu’il ne souhaitait s’impliquer qu’à reculons.
Quoiqu’il en soit, cette initiative trahissait la prise de conscience des Hutt quant à la précarité de leur situation. Face à deux puissantes Flottes déployées par la République à la lisière de leur Espace pour de soit-disant opérations de maintien de l’ordre, ils n’ignoraient pas qu’ils ne seraient jamais en mesure de s’opposer à une campagne militaire organisée.
Oseraient-ils vraiment affronter directement ces deux flottes pour assurer le succès des opposants à Contispex ?
Hassan Kalad nourrissait quelques doutes sur la question. Même au pied du mur, les Hutt resteraient des Hutt, toujours à surveiller jalousement la sauvegarde de leurs intérêts. Leur soutien ne pouvait être en aucun cas rejeté, ne serait-ce que pour assurer la coopération de la résistance des ghettos.
Il inspira profondément, se persuadant que le risque valait la peine d’être couru.
Il n’entendit pas Sikala entrer dans la pièce.
- Sénateur ? L’appela-t-elle.
Il se contorsionna sur son siège.
- Oui, Sikala ?
- Les invités sont partis, monsieur.
- Un par un ?
- J’y ai personnellement veillé.
- Et Senya Torred ?
- Je lui ai offert un de nos costumes afin de préserver sa discrétion.
Il lui accorda un sourire.
- Merci Sikala. Le docteur est-il arrivé ?
- Il y a cinq minutes, lui confirma-t-elle.
- Allez m’attendre à l’infirmerie, je vous rejoins bientôt.
Elle le laissa seul et il se plongea de nouveau dans ses pensées. Il n’était pas convaincu de la sincérité des Hutt, était-ce un bon calcul de les impliquer dans ce projet ?
Il se leva vivement pour quitter la salle, réprimant un grognement. Il avait besoin de faire autre chose pour évacuer l’anxiété.
Il monta les escaliers pour accéder au troisième étage. Les quelques gardes placés là par son aide, Sikala, le saluèrent en le laissant passer. Il pénétra dans l’infirmerie et avisa le docteur alsakani, un homme âgé à la silhouette fine et sèche qui s’affairait près d’un lit, à trois mètres de là. Le médecin adressa un hochement de tête dans sa direction, alors qu’il branchait des fils à des instruments de mesure qui pointaient les signes vitaux de l’echani inconsciente..
Kalad remarqua la poche de sang, suspendue au-dessus d’elle qui servait à la transfusion sanguine. Le docteur avait déchiré ses vêtements pour appliquer des pansements de kolto sur les plaies à vif, nettoyées et stérilisées.
Sikala patientait de l’autre côté de lit, épiant les gestes aguerris du médecin qu’elle avait fait appeler en toute discrétion. Il la rejoignit puis demanda :
- Comment va-t-elle ?
Le médecin ne répondit pas tout de suite. Il releva finalement la tête.
- Elle a perdu beaucoup de sang, mais aucun organe vital n’a été touché, heureusement. Autrement, il aurait fallu la transférer dans un centre médical spécialisé.
- Au risque que nos ennemis la retrouvent facilement pour l’éliminer, grogna Sikala.
- Dans ce cas, elle a eu beaucoup de chance.
Le docteur vérifia que tout était en place.
- Il lui faudra deux semaines de repos, pour récupérer. Nous ne pouvons rien faire de plus pour le moment.
Sikala lui tendit alors une bourse de crédits.
- Une chambre a été aménagée à côté, lui expliqua-t-elle. Nous vous demandons d’y rester jusqu’à son rétablissement.
Cela ressemblait plus à un ordre qu’à une demande et le médecin le comprit. Il s’inclina et sortit de la pièce.
- Il faudra songer à l’évacuer lorsque ce sera possible, fit-elle observer.
Le vieil alsakani fixa l’echani en silence, prêtant à peine attention aux bruits des instruments qui contrôlaient ses paramètres médicaux.
- Si notre projet réussit, ce ne sera pas nécessaire.
- Et dans le cas contraire ?
Il esquissa un geste las de la main.
- Dans tous les cas, cet endroit reste le plus sûr pour elle que n’importe quel autre dans la galaxie.
Il posa sa paume sur le front de l’echani.
- Je pars après-demain pour Alsakan. Prenez soin d’elle et de cette ambassade, Sikala.
- Que les Lunes de Cristal vous bénissent, sénateur.


Et voilà, les dés du destin sont jetés ! J'espère que cela vous a plu :diable: ! Plus que six jours avant le coup d’État !

Allez à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 19 Oct 2020 - 18:07   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Ah, je ne m'attendais pas à ce que l'on poursuive directement sur la réunion à l'ambassade : tu me surprends, et j'aime ça dans un récit ! :oui: Le plan des conjurés se précise, et j'ai de plus en plus peur qu'il ne se déroule pas comme ils l'imaginent... Mais j'aime beaucoup le nom de la "Conspiration des Cent" ! :oui:

Vivement la suite !
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Messagepar mat-vador » Mar 20 Oct 2020 - 17:21   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Ah, je ne m'attendais pas à ce que l'on poursuive directement sur la réunion à l'ambassade : tu me surprends, et j'aime ça dans un récit !


Un peu de rab peut pas faire de mal :P !

L2-D2 a écrit:Le plan des conjurés se précise, et j'ai de plus en plus peur qu'il ne se déroule pas comme ils l'imaginent...


Mais nan, voyons ! Tout va se passer comme prévu, ya qu'à regarder la fin du tome 1 de Pius Dea :x :x ! Euh, ok mauvais exemple :transpire: !

L2-D2 a écrit: Mais j'aime beaucoup le nom de la "Conspiration des Cent" ! :oui:


J'aime bien donner des noms classes à des organisations ou des évènements :cute: !


Allez une petite annonce : à ce jour, très chers amis, j'ai donc posté 186 pages de ce tome 2 dont j'ai écrit ( accrochez-vous bien ) 305 pages, oui 305 :x ( environ 80 pages de plus que le tome 1 :oui: ! ) ! J'ai presque fini, il me reste allez... une quinzaine de pages à tout casser :whistle: , peut-être plus mais je suis proche de la fin :D !

Voilà, voilà, c'était la petite annonce ! Encore une fois, n'hésitez pas à commenter cette fan fic sur cette période inédite UEL de l'Ancienne République qui n'a pas toujours été si démocratique et égalitaire :transpire: .

Allez à la prochaine :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 24 Oct 2020 - 21:01   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous, comment ça va ?

Allez, il est temps de retrouver la famille Contispex car après tout, ils sont les premiers concernés par tout ce qui a été décidé précédemment à une certaine ambassade :siffle: !



Coruscant, Résidence des Contispex
Cinq jours avant l’Opération Restauration

La table avait été dressée dans la salle à manger et les couverts mis pour le déjeuner lorsque Ethan et Leli se présentèrent devant les parents déjà installés. Ceux-ci, assis côte à côte et se tenant par la main, fixèrent le jeune couple qui avait appris à ravaler sa fierté.
- Bonjour père, mère, lâcha le jeune homme d’une voix presque fluette.
- Bonjour, fit Leli qui crut bon d’accomplir une révérence.
Cela fut apprécié à sa juste valeur.
- Bonjour, Ethan, accorda Julius.
- Bonjour, Leli, lança Linza.
Après un moment de gêne, Contispex junior s’éclaircit la gorge.
- La sénatrice B’lsak est morte comme vous le souhaitiez.
- Nous sommes ravis d’apprendre que la Volonté de la Déesse a été accomplie, dit le Chancelier Suprême qui les invita à s’asseoir face à eux.
Le jeune couple ne se fit pas prier deux fois et rejoignit la table, Ethan face à son père et Leli devant la matrone qui lui fit baisser le regard. Linza Contispex se retint de sourire, satisfaite que la jeune humaine rousse ait perdu un peu de sa superbe.
- Au fait, nous avons jugé préférable de fermer définitivement votre petite salle de jeux privés, signala-t-elle aux deux jeunes humains. Histoire de nous assurer que vous ne céderez plus à de nouveaux égarements à l’avenir.
Leli surprit son amant, serrer les poings de dépit. Elle redressa alors le buste et croisa finalement leur regard acéré.
- C’est très bien ainsi, cela nous permettra de nous consacrer d’autant plus à la Déesse. Nous serons dignes d’elle et de vous.
- Hum, toussa Julius avec scepticisme. Justement, il reste un ou deux points à éclaircir sur votre mission d’hier.
- Les Forces de Sécurité nous ont appelé tout à l’heure, à propos d’un landspeeder retrouvé accidenté à quelques rues du statioport, celui d’où le vaisseau de B’lsak devait décoller, commença Linza d’un ton cassant.
Les jeunes gens échangèrent un regard embarrassé.
- Euh… on nous l’a volé, avoua Ethan qui souhaitait subitement se trouver ailleurs que devant ses parents.
- Et l’un de vous deux sait au moins par qui ? Insista Julius qui avait saisi la serviette de table pour la déplier sur ses cuisses, imité par son épouse.
Cette dernière enfonça le clou.
- Par une impure, une echani pour être exacte. Très sérieusement blessée, à en juger par le sang qu’elle a laissé sur le siège avant. Certainement une de celles qui escortait la sénatrice.
- Comment savez-vous ça ? Interrogea Leli, déconcertée.
- Des témoins interrogés par les Forces de Sécurité l’ont vue être récupérée par une humaine, qui n’a pu être identifiée. Et toutes les deux ont été aperçues à coté de l’ambassade d’Alsakan qui organisait la Danse du Vautour Multak.
- Ce qui signifie qu’une témoin gênante est à l’abri, une témoin qui vous a vue sur les lieux, proféra Julius.
Cette fois, Ethan et Leli n’en menaient pas large. Ils baissaient la tête, confus, s’attendant à ce que la colère des géniteurs explose d’un coup. Mais les maîtres de la République restaient calmes, ce qui les rendait plus effrayant, alors que leur courroux était palpable.
- Ce qui nous amène au second point. Mon chéri ? Fit Linza.
- Vous avez renvoyé les Disciples de Hapos hors du statioport, pour rendre hommage à la Déesse.
- Tout à fait, appuya précipitamment Leli. Comme nous l’avons dit, nous souhaitons être dignes d’elle…
- Silence, la coupa Julius.
- Les Forces de Sécurité ont hérité du charnier que vous avez laissé derrière vous. Tous les corps ont été récupérés, y compris un qui a été jeté inexplicablement dans l’incendie du vaisseau de la sénatrice.
- Un corps qui a fait l’objet d’une autopsie pour identification, précisa le mari. D’après le rapport du médecin légiste, la victime – une autre echani, donc – aurait fait l’objet de sévices.
- Vous avez une idée de ce qui lui est arrivé ?
La question de la matrone leur avait fait perdre ce qui leur restait de contenance.
- Ça ne se reproduira plus, maman, avoua penaud Ethan.
Ses parents dévisagèrent ensuite Leli qui préférait étudier ses pieds sous la table. La jeune femme rousse répéta à la voyelle près, les mêmes mots que son amant.
- Bien, nous sommes contents de l’entendre, ponctua le patriarche. Ce serait dommage que vous soyez de nouveau enfermés dans le Temple de la Grande Déesse, plus de temps que la première fois.
- Je crois que nous pouvons passer à table, proposa Linza.
- Bonne idée, ma chérie.
Elle claqua des doigts et deux domestiques humains au crâne rasé apparurent pour apporter les entrées. Ils portaient l’uniforme des Gardiens de la Pureté. Ils déposèrent des saladiers contenant des fruits confits puis servirent un à un leurs maîtres.
Les époux Contispex ajoutèrent alors qu’ils commençaient à picorer avec leur fourchette:
- J’ai arrangé la situation désagréable avec le Colonel Hosan qui dispose d’amis bien placés chez les Forces de Sécurité. Les rapports qui y font mention seront effacés et les enquêteurs dédommagés au juste prix pour leur probité.
- Merci, papa, fit Ethan qui accepta de relever la tête vers lui.
- Tu fais partie de la famille, lui lança sa mère avec tendresse. Et nous somme prêts à accueillir Leli.
La jeune rousse sortit de sa réserve.
- Je vous en suis reconnaissante.
La Gardienne de la Pureté remplit alors le verre de la matrone que celle-ci brandit dans sa direction.
- Vous avez l’intention de vous laisser mourir de faim ? Demanda-t-elle aux jeunes humains.
Ceux-ci hésitèrent avant de les imiter. L’entrée fut expédiée dans le silence avant qu’ils ne passèrent au plat principal.
- Il fera un soleil magnifique, cet après-midi. Ce serait l’occasion de nous balader ensemble au Parc Zohen, n’est-ce pas, mon chéri ? Proposa Linza en lui prenant la main.
Il l’embrassa sur la joue avant de reprendre, tout en découpant le blanc de volatile en y plantant son couteau.
- Tout à fait, c’est un endroit que ta mère et moi connaissons très bien, Ethan. Cela pourrait être instructif.
- Très instructif, insista son épouse.
- Ce sera un honneur de vous y accompagner. Je ne doute pas que vous aurez beaucoup d’histoires à nous raconter, salua Leli.
- Vous n’avez pas idée.
Quelques minutes plus tard, chacun termina d’avaler le blanc de volaille exotique accompagné d’une légère salade. Les assiettes furent débarrassées avant que le dessert ne leur parvint sous forme de tarte parfumée et épicée qu’ils se partagèrent en toute égalité.
Les époux Contispex prirent l’initiative de détendre l’atmosphère, histoire d’entamer une réconciliation saine et une solidarité sans failles contre les épreuves à venir. Ils racontèrent leur jeunesse, leur histoire et leur rencontre qui avait scellé leur union, leur mariage. Aux yeux de n’importe qui, cette famille pourrait passer pour une famille classique avec des blagues et des anecdotes savoureuses.
Mais personne dans la République ne les prendrait pour des gens ordinaires, peu importait le souci d’une apparence lisse.
- Nous vous rejoindrons bientôt sur la terrasse, ta mère et moi avons des choses privées à nous dire.
- D’accord, papa.
Les jeunes humains qui se tenaient la main, attendaient d’être au balcon pour échanger leur point de vue.
La baie de transparacier se referma derrière eux, leur permettant d’être hors de portée de voix.
- Il faudra qu’on fasse attention, les prochaines fois, grinça Ethan.
L’humaine rousse se planta face à lui et lui prit la figure entre ses mains.
- Quand nous deviendrons les maîtres de la République après tes parents, nous n’aurons plus à nous cacher.
De l’autre côté de la vitre, dans la salle à manger, les époux Contispex patientèrent jusqu’au départ des domestiques pour aborder des choses privées. Qui n’étaient pas si intimes que cela, finalement.
- Alors ? Fit Linza.
- Les contrôles des principaux statioports de Coruscant ont signalé ce matin le départ de plusieurs navettes diplomatiques. Plusieurs dizaines, au moins.
La suspicion brilla dans les prunelles de sa tendre moitié.
- L’Honorable Fraternité ?
Il hocha seulement la tête.
- Personne ne sait s’ils étaient présents à la Danse du Vautour Multak ?
- Nous ne pouvons pas en être certains, puisque tout le monde portait à l’ambassade ce même fichu déguisement, gronda-t-il. Mais je suis prêt à parier qu’ils ont répondu à l’invitation du sénateur Kalad.
- Si une réunion a bien eu lieu, ils sont parvenus à se concerter et à se mettre d’accord.
- Si l’Honorable Fraternité s’est décidée à déserter les bancs du Sénat, c’est que quelque chose d’important est en cours.
- Si important qu’ils sont prêts à nous laisser le champ libre, pour valider tous les décrets et les ordonnances que nous voulons.
Les époux échangèrent un sourire malveillant complice. L’Honorable Fraternité avait sans nul doute commis une faute tactique politique en désertant la capitale, ne serait-ce que temporairement. Les rides de l’anxiété déformèrent cependant les traits du Chancelier.
- Tout de même, je me demande pourquoi ils ont quitté la capitale, fit-il observer, pour rejoindre leur système natal.
- Pour rallier leurs partisans et les mobiliser contre nous.
- Cela veut dire qu’ils se prépareraient à faire sécession.
Elle lui prit la main avec ferveur.
- Alors si c’est leur intention, nous devons les contrer en mobilisant nos alliés politiques locaux.
- C’est sur Commenor et Alderaan que tout va se jouer, confia-t-il dans un souffle. C’est là-bas que la contestation contre nous est la plus forte. S’ils réussissent, d’autres mondes comme Metellos ou Sarapin les suivront.
Elle acquiesça.
- Alors il est temps d’envoyer quelques messages.
- D’accord, nous nous en occuperons après notre balade au Parc Zohen. Je crains néanmoins que l’Honorable Fraternité ne soit pas notre seul problème.
- Les résistants des ghettos ?
- Skanor a fait part de rumeurs persistantes qui courent dans le ghetto trois. À propos de l’implication de gangs affiliés aux Hutt qui proposeraient aux habitants de les armer ou de les amener en sécurité dans des planques en attente d’une évacuation. De plus, d’autres leaders provenant de d’autres ghettos se seraient présentés à la Taverne de l’Oubli pour se réunir.
- Nous les musellerons s’ils se montrent trop entreprenants.
- Ensuite, les Gardiens de la Pureté racontent avoir aperçu hier soir, un groupe de Jedi, quitter le Temple. Des Jedi menés par Kotil Marek, qu’ils ont suivi avant de perdre leur trace, non loin du quartier diplomatique.
- Ça commence à faire beaucoup de monde, chéri.
Cette fois, Linza fronça les sourcils, montrant qu’elle partageait ses préoccupations.
- Et ce n’est pas fini. La Suprême Amirale Helder va superviser des manœuvres à grande échelle avec la Flotte du Noyau du commandant Skyrim.
- Quand doivent-elles commencer ?
- Dans cinq jours. J’ai entendu dire qu’elle partirait bientôt inspecter les Quatrième et Cinquième Flottes.
- Elle serait impliquée, aussi ?
Il serra les dents.
- Je l’ignore mais elle n’a jamais caché sa sympathie pour les sénateurs de l’Honorable Fraternité, même si personne ne les a vus ensemble, récemment.
Elle l’étreignit avec chaleur pour apaiser l‘inquiétude qui le tenaillait.
- Nous sommes des fervent serviteurs de la Déesse, Julius. En temps voulu, elle nous enverra un signe.
Elle lui prit le menton.
- En temps voulu, elle nous permettra d’anéantir tous nos ennemis.
Ils échangèrent un sourire féroce, symbole de la confiance absolue qu’ils se témoignaient. Emplis de la certitude qu’ils triompheraient des épreuves à venir.

Espace Hutt, Nal Hutta
Cinq jours avant l’Opération Restauration

Dans ses appartements privés, le Mogul Suprême Azba Hestilic Hathil, avait convoqué son secrétaire, un evocii malingre qui se mouvait gauchement dans une toge exagérément longue aux dentelles ridicules.
Le Hutt massif et trapu, à la peau noire écailleuse, activa sa barge personnelle pour la faire flotter au milieu de son salon, rempli de danseuses humaines et humanoïdes en tenue légère, dont le seul destin était de le divertir et de l’enchanter, jusqu’à ce qu’il soit las. L’évocii, un Proche Humain dont le peuple était le premier occupant de ce monde verdoyant avant de se faire asservir, manqua de trébucher sur une danseuse togruta.
- Votre Énormité, il vous faudra patienter encore un peu avant que la liaison avec l’ambassadeur Gaarba ne soit établie.
Son maître grogna pour l’intimider.
- Cela fait plus d’une heure que j’attends, vermine.
- Je le sais bien, votre Énormité, trembla l’evocii à la pensée que son propriétaire pouvait prendre plaisir à lui écorcher la peau de son dos, juste pour s’amuser. Nous nous efforçons de rendre la liaison sécurisée afin d’éviter que la communication ne soit interceptée et décryptée par les services de la Cinquième Flotte de l’amirale Amukos.
Les grands yeux reptiliens se plissèrent en signe de mécontentement croissant.
- Tu as cinq minutes avant que je ne donne l’ordre de te donner à manger à un de mes rancors, espèce d’incapable.
- Oui, votre Énormité.
L’evocii recula précipitamment pour quitter le salon avant que l’hologramme d’un autre Hutt n’apparut devant le Mogul Suprême avant le délai imparti.
- Sortez ! Intima-t-il à ses danseuses.
Celles-ci cessèrent leurs déhanchements et obéirent en silence. Azba fixa ensuite son neveu, l’ambassadeur Gaarba.
- Eh bien, Gaarba, la Danse du Vautour Multak a-t-elle été distrayante ?
- Suffisamment, mon oncle. Le sénateur Kalad s’est révélé être un hôte appréciable pour mon émissaire Y’selk Barus. Vous avez reçu la copie du rapport qu’il m’a remis ?
- Il y a deux heures.
- Qu’en pensez-vous ?
- Leur projet se tient mais j’ignore si les autres kadijics seront prêts à prendre autant de risques.
Gaarba paraissait décontenancé.
- Lors de notre dernier entretien, vous m’aviez assuré que les kadijics vous suivraient sur cette question.
- La politique chez les kadijics n’est pas semblable à celle que pratiquent nos amis de Coruscant, cher neveu. Ils envisagent toutes les options, mais ils ne s’élèveront pas contre Contispex sans garanties pour leurs intérêts.
- J’ai engagé ma parole auprès de Kalad.
Le Mogul Suprême gronda de contrariété.
- Tu aurais dû t’en abstenir.
- Mon oncle, nous ne pourrons pas nous sauver tout seuls, nous avons besoin…
- Je sais, Gaarba. Mais je ne pourrais rien faire si les kadijics ne sont pas convaincus que c’est dans leur intérêt. Nous devons évaluer les risques et les bénéfices comme nous l’avons toujours fait depuis notre existence. Tu comprends ?
- Je comprends, mon oncle.
- La réunion des Clans se tiendra dans deux jours. Je te tiendrai au courant des résultats. D’ici là, réduis tes communications avec le sénateur Kalad au minimum vital. Tu t’assureras que nos réseaux dans les ghettos fournissent l’aide prévue aux populations, comme il a été convenu. Nourriture, habits et… armes.
- Dois-je vous contacter si je rencontre le moindre obstacle ?
- Il ne vaudrait mieux pas. Les Contispex ont de puissant soutiens et des agents partout. S’ils soupçonnaient quoique ce soit de notre part, je te laisse imaginer les répercussions. Tu devras te débrouiller avec ce que tu as.
Gaarba masqua sa résignation mais Azba était assez expérimenté pour deviner ses sentiments.
- N’oublies pas qui tu es, Gaarba. Le plus important, ce sont le clan et les affaires. Apprends à mettre tes scrupules de côté.
- Je sais, mon oncle. J’espère que je pourrais venir vous rendre visite bientôt.
- Ce sera difficile par les temps qui courent. Prends soin de toi, mon neveu.
La transmission prit fin, l’hologramme de Gaarba Hestilic Uruth disparut dans un flash éblouissant, laissant le Mogul Suprême seul avec ses pensées. Le vieux Hutt soupira en songeant à son neveu, resté sur Coruscant pour sauvegarder les intérêts de tous les clans.
Gaarba ne ménageait pas ses efforts pour tenter d’avoir une vue d’ensemble de la situation, de voir au-delà des luttes de clans. Pour cela, Azba l’appréciait beaucoup… voilà quelqu’un qui faisait preuve d’envergure certaine.
Même s’il avait tendance à rester un peu trop idéaliste. Mis à part cela, il ferait un bon chef de clan et peut-être même, un Mogul Suprême pragmatique.
Bien que ce titre pompeux soit plus honorifique qu’autre chose, malheureusement. Un titre qui ne pouvait transcender les conflits et les griefs entre les kadijics. Encore une dernière réalité que Gaarba devait accepter avec le temps.
Azba se rappela tout à coup qu’il possédait un agenda chargé aujourd’hui. Certes il était Mogul Suprême mais il restait aussi chef de clan. Et comme il l’avait mentionné à Gaarba, la priorité devait rester au clan et aux affaires.
Il claqua dans ses mains et les danseuses revinrent peu après, pour se lancer dans des séquences endiablées mettant en valeur leur plastique et leur athlétisme. Malgré son grand âge, Azba pouvait se vanter d’avoir bon goût pour ce genre de plaisirs.
Après, il passerait aux affaires courantes.


Voilà, j'espère que cela vous a plu, notamment l'apparition des Hutt et du Mogul Suprême :sournois: !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Dim 25 Oct 2020 - 19:30   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Les Contispex se méfient ! De tout, de tout le monde... mais peut-être devraient-ils se méfier de leur fils et de sa "charmante" amie... :chut:

Et les Hutts, déjà, donnent l'impression de ne pas être aussi fiable que cela...

Vivement la suite ! :oui:
Mauvais, perfide, fourbe ! Nous devrions lui tordre son sale petit cou ! Gollum, Le Seigneur des Anneaux - Les deux tours

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Messagepar mat-vador » Lun 26 Oct 2020 - 22:51   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Les Contispex se méfient ! De tout, de tout le monde... mais peut-être devraient-ils se méfier de leur fils et de sa "charmante" amie... :chut:


Le fils et sa petite amie voudront plus que leur part du gâteau :sournois: , c'est certain !

L2-D2 a écrit:Et les Hutts, déjà, donnent l'impression de ne pas être aussi fiable que cela...


Mais qu'est-ce donc que ce manque de confiance :x ? Les Hutt ont toujours été très loyaux et très fidèles... enfin, à eux-mêmes surtout !


allez, à la prochaine pour la suite :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 31 Oct 2020 - 21:19   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous, comment allez-vous ?

Tout d'abord, mes félicitations car nous avons atteint les quinze mille lues :love: :love: ! GG à vous, les amis :oui: :oui: :oui: !

Et bonne nouvelle, j'ai bientôt fini l'écriture du tome 2 ! Plus qu'une page ou deux :oui: !


En attendant, il me reste plus d'une centaine de pages à poster :whistle: et on poursuit avec nos amis Jedi :D ! Il serait peut-être que certains s'investissent un peu plus contre les Contispex, vous croyez pas :transpire: ?


Temple Jedi, quatre jours avant l’Opération Restauration

- Faites entrer Marek, Jedi Baltwo.
La lorrdienne s’inclina devant la volonté des douze Maîtres du Haut Conseil, volonté qu’exprima Treski au nom de tous.
La Jedi échangea avec son ami Bekan Kalad et le padawan draethos de celui, Oriko qui tenait dans ses bras chétifs un droïde sonde, sphérique. L’alsakani vit ensuite le controversé Kotil Marek, guidé par Zeri jusqu’au milieu de la salle, étudié et dévisagé avec sévérité par les membres les plus prestigieux et les plus respectés de l’Ordre.
Cette convocation du leader des Jedi dissidents n’était pas anodin et Bekan connaissait suffisamment Kotil pour se douter que ce dernier resterait campé mordicus sur ses positions et renierait jamais ses convictions.
Cela promettait d’être électrique. Le Chevalier alsakani croisa le regard de son mentor, la twi’lek Ri’ila Terka. Ses lekkus s’agitaient doucement sur ses épaules, signe d’une grande concentration. Elle se tenait droite dans son fauteuil, fixant le dissident qui répliquait avec une insolence silencieuse, guère impressionné.
- Jedi Marek, savez-vous pourquoi vous avez été convoqué ?
Le rictus de l’intéressé laissa transparaître le dédain qu’il ressentait.
- Étant donné l’heure matinale, je suppose que vous m’avez invité pour le petit-déjeuner, répondit-il avec décontraction. Quand passons-nous à table ?
Le silence glacial des douze maîtres accueillit sa saillie. Bekan serra les dents en pensant ironiquement que tout commençait pour le mieux. Salesu, le gotal, interpella alors le dissident effronté.
- Parlez-nous des liens que vous entretenez avec le sénateur Hassan Kalad. Des témoins vous ont surpris en train de discuter dans le hall, lorsqu’il a tenté de demander audience avec son propre fils, le Jedi Kalad ici présent, quelques jours avant.
Kotil retint un ricanement méprisant.
- Ah, je suis donc ici pour faire l’objet d’un interrogatoire. L’Ordre est décidément tombé bien bas, pour s’abaisser à de telles extrémités.
- Niez-vous avoir discuté avec le sénateur Kalad ? Insista maître Huhol.
- Mes fréquentations ne regardent que moi, à moins que vous n’ayez décidé de modifier le Code Jedi au gré de votre humeur. Existerait-il une ligne supplémentaire sur les amitiés qu’un Jedi peut se permettre d’entretenir ou non ?
- Vous êtes devant le Haut Conseil, contentez-vous de répondre à la question de maître Salesu, rappela sèchement la kiffar Okepo.
Marek soupira d’agacement.
- Soit, si c’est ce que vous souhaitez. Le sénateur Kalad et moi avons simplement discuté de la pluie et du beau temps. Nous avons même évoqué nos goûts artistiques concernant l’architecture du Temple même et nous avons pensé de concert que son apparence était un peu trop austère et que l’ensemble nécessitait un peu plus de fantaisie. Par exemple, les apprentis pourraient s’amuser à dessiner sur les murs durant leur session d’entraînement, de jolies fleurs avec des pétales multicolores, histoire de conforter l’illusion des maîtres que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
Bekan et Zeri n’arrivaient pas à croire que leur condisciple indiscipliné ait autant de culot à prendre le contre-pied, voire à défier le Haut Conseil dans son intégralité. Sans compter que Marek avait ponctué cette tirade d’un rictus sardonique.
Le courroux des maîtres devint palpable dans la Force et il était peut-être à craindre que Marek ait poussé leur patience un peu trop loin.
- Nous parlons d’un sujet essentiel, martela le chagrien Adlis. Essayez d’être sérieux si ce n’est pas trop demandé.
- Voilà un conseil judicieux de la part de ceux qui ne font que brasser du vent, au lieu d’écouter les supplications et les pleurs des victimes qui souffrent sous la botte de leurs oppresseurs suprémacistes et de leur bande d’illuminés fanatiques.
- Vous reconnaissez donc avoir parlé avec le sénateur Kalad, appuya maître Igelm. De quoi avez-vous parlé, mis à part les aléas climatiques et vos goûts artistiques ?
Cette fois, Kotil laissa temporairement sa superbe de côté.
- De politique.
- Que vous a-t-il proposé ? Interrogea maître Tlir.
- Une meilleure compréhension mutuelle entre les politiciens et des Jedi qui souhaitent œuvrer pour le bien commun.
- Qu’avez-vous répondu ?
- Que j’y réfléchirai.
Bekan eut le pressentiment que Kotil Marek tentait de manipuler les maîtres du Haut Conseil. L’alsakani connaissait assez bien son père, pour déterminer qu’il n’aurait pas choisi de persuader un Jedi quelconque, fut-il dissident.
Le père voulait convaincre son fils, Bekan avait senti que c’était bien son but. Il était plus vraisemblable que ce soit Kotil qui ait approché son père, et non l’inverse. Les convulsions qui tordaient les flux de la Force, indiquaient que les maîtres n’étaient pas si dupes que ça. Néanmoins, ils ne tentèrent pas de le confondre sur ce point.
- Visiblement, vous n’avez pas fait que réfléchir, Jedi Marek, suggéra la togruta Elami Yam.
- Que voulez-vous dire, maître ?
- Avez-vous participé à la Danse du Vautour Multak ?
À la question de maître Yam, tous sentirent le dissident se raidir dans la Force, probablement pris de court par la question précise.
- J’ignorais que le Haut Conseil nous interdisait de participer à des festivités locales.
Le houk Treski se pencha avec une mine intimidante et gronda d’une voix basse :
- Répondez à la question de maître Yam, Marek.
- Pourquoi pensez-vous que j’aurais participé à cette fête ?
Les flux de la Force indiquèrent à tous les Jedi, qu’il se tenait sur la défensive. Ce fut Ri’ila Terka qui porta l’estocade.
- Nous ne le pensons pas, nous le savons.
Le silence pesa dans la salle et les douze maîtres surprirent le Chevalier Jedi pâlir légèrement. Maître Qeto porta le coup de grâce.
- Le Chancelier Suprême en personne nous l’a fait savoir.
La tension monta d’un cran et à l’évocation du Chef d’État, Marek avait repris contenance.
- Je vois, fit-il glacial.
- Montrez-nous le message, maître Terka, demanda le houk.
La twi lek fit signe aux trois Chevaliers Jedi et au padawan draethos de se ranger sur le côté, contre le mur.
Elle montra un holodisque qu’elle fit léviter jusque sur le sol même, à l’aide de sa télékinésie. Puis elle l’activa à distance. Dans un flash, le buste géant de Julius Contispex se matérialisa devant tous, les dominant de sa prestance.
Les traits de ce dernier affichaient une sévérité inhumaine et effrayante et lorsqu’il commença à parler, sa voix était cassante.
- Estimés Maîtres du Haut Conseil, je vous adresse mes plus respectueuses salutations.
Bien que son ton demeurait courtois et posé, il laissait poindre de la colère, la colère de celui qui s’estimait trahi.
- Durant toutes ces années où le Sénat a choisi de me confier le destin de la République, je n’ai pu que me satisfaire de la compréhension, de la bienveillance et de la collaboration que vous m’avez accordé pour m’assister et me conseiller. Je voudrais à ce titre, réitérer mes félicitations au Chevalier Jedi Bekan Kalad qui m’a témoigné d’une aide précieuse dans les litiges qui nous opposent aux Hutt. Il est le meilleur exemple à suivre pour tout Jedi et pour tout citoyen, qui souhaite s’investir dans une cause suprême.
Bekan sentit le regard noir de Marek peser sur ses épaules. Il choisit de l’ignorer.
- Cependant, poursuivit Contispex, il semblerait qu’une frange de l’Ordre Jedi manifeste une franche hostilité à l’égard de ma politique. Une fronde qui paraît tolérée à mon grand désappointement par le Haut Conseil lui-même. Ce fait me contrarie beaucoup, alors que les temps à venir restent incertains.
Il s’accorda une pause alors que ses yeux brillaient d’une intensité désapprobatrice.
- J’ai entendu dire – et je ne vous avouerai pas comment – que cinq Jedi ont été vus quitter leur Temple, la nuit de la Danse du Vautour Multak. L’un de ces Jedi était Kotil Marek.
Le regard de ce dernier, ainsi mentionné, foudroyait l’hologramme du Chef d’État comme s’il voulait le faire taire, l’anéantir sur place.
- Ils ont été aperçus pour la dernière fois au quartier diplomatique et les services de renseignements m’ont averti qu’ils se sont probablement fondus dans la foule des fêtards à l’ambassade d’Alsakan. Ambassade qui aurait accueilli ce soir-là des subversifs invités par le sénateur Kalad. De ces faits que je vous ai exposés, je vous laisse, maîtres Jedi, en tirer les conclusions que vous souhaitez.
Un rictus tordit ses lèvres.
- En signe de respect et par égard à l’estime que je vous porte, je vous avertis qu’il serait fort peu judicieux de se laisser enliser par de mauvaises fréquentations. Si le Haut Conseil ne veille pas lui-même à faire rentrer ses propres coreligionnaire indisciplinés dans le rang, je me verrais forcé comme je l’ai mentionné au Jedi Kalad, de prendre des mesures pour prémunir la République et ses citoyens, de tout acte inconsidéré de la part des fauteurs de troubles qui voudront tirer profit du moindre chaos.
Le visage lisse et transparent de Contispex ne dissimulait plus sa froideur.
- J’invite donc avec amitié mais fermeté, le Haut Conseil à faire son devoir avant que quelqu’un d’autre ne le fasse à sa place. Fin du message.
Là-dessus, son hologramme disparut dans un flash et personne parmi les Jedi ne proféra un seul mot pendant de longs instants.
Le message du Chancelier Contispex résonnait comme un ultimatum. Ri’ila Terka invita d’un geste de la main Kotil Marek, à reprendre place au milieu du Conseil.
- Avez-vous quelque chose à ajouter, Jedi Marek ?
Le dissident se pinça le nez, en signe de mépris.
- J’ai dit tout ce que j’avais à dire, maître Terka, tout comme notre cher ami, le Chancelier Suprême avec lequel mon camarade Bekan semble être en bon terme. Je ne doute pas qu’il sera heureux de continuer à lui servir de chaperon, tout comme il a été heureux de le faire avec vous quand il était votre padawan.
La twi’lek fronça les sourcils.
- Votre insolence dépasse les bornes !
- Toutes mes excuses, aurais-je insinué quelque chose de déplacé ?
L’alsakani qui n’avait pas oublié de sitôt leur houleuse conversation dans la Salle d’Armes, ne put se retenir de trancher avec éclat :
- Tu ferais mieux de te taire, Kotil.
- Vous n’avez pas la parole, Jedi Kalad, le rappela à l’ordre Treski.
Bekan s’inclina raidement.
- Pardon, maître, fit-il à l’adresse du houk.
Celui-ci choisit d’en finir avec cette session.
- Je pense qu’il est temps de lever la séance et que chacun retourne à ses devoirs.
- Nous voilà d’accord là-dessus, rétorqua le dissident. Vous avez choisi de vous cacher, en pensant que vous êtes à l’abri d’un tel homme, dans le Temple. Mais nous sommes tous des ennemis potentiels pour Contispex.
Il remit son capuchon.
- Pour ma part, je préfère agir.
Il s’apprêtait à tourner les talons quand tous les Jedi entendirent le jeune apprenti draethos gémir en se tenant la tête entre les mains. Alarmé, Bekan lui demanda :
- Oriko ?
Le garçon se serra instinctivement contre ses jambes et il s’accroupit à sa hauteur pour le prendre dans ses bras.
- Maître, je l’ai vu…
C’était un murmure terrifié.
- Vu quoi ?
- La Lune de Sang.
Bekan sentit un frisson parcourir son corps alors tous les autres Jedi les regardaient enlacés sans comprendre, troublés. Y compris Kotil Marek.
- J’entends… j’entends leurs cris…, sanglotait l’enfant.
- Lie ton esprit au mien, écoute mes pensées.
Oriko lui obéit et son instructeur le sentit se détendre peu à peu. Devant cette cette scène d’un instructeur réconfortant un enfant, tous les Jedi ressentirent de la compassion. Kotil Marek en tira profit pour lancer :
- Voyez, même ce padawan est plus clairvoyant que vous tous ! Un enfant sait ce qui va se passer si nous restons encore passifs !
Puis le dissident aborda l’alsakani.
- Bekan…
- Nous n’avons rien à nous dire, Kotil, trancha rudement l’intéressé qui se refusait à croiser son regard.
- Peut-être as-tu raison. Après notre discussion à la Salle d’Armes, il est fort possible que nous ne deviendrons jamais amis. Mais ton aide serait précieuse, comme celle de ton père.
- Ne parle plus jamais de ma famille pour tenter de me convaincre, riposta Bekan en se redressant, la main sur la tête de son padawan calmé. Je suis un Jedi et j’ai des responsabilités à assumer.
Marek soupira devant son entêtement.
- Soit. Mais tu regretteras peut-être ton choix si ces fanatiques entrent dans le Temple et le mettent à sac.
- Nous empêcherons cela d’arriver.
- Vraiment ? J’envie tes certitudes.
Le mutin se tourna vers les représentants du Haut Conseil.
- Quant à l’attitude des maîtres de ce Conseil, elle sera la plus grande honte de l’histoire de notre Ordre !
Kotil resserra davantage son capuchon autour de son crâne, sa mine farouche exprimant toute la hargne qu’il crachait à leur figure.
- Et c’est une honte que je refuse de continuer à supporter !
Il écarta la grande porte avec fracas, histoire de se faire remarquer avant de tirer sa révérence pour aujourd’hui.
Zeri Baltwo fixa la figure de Ri’ila Terka.
- Maître…
- Nous réfléchirons à ce qu’il conviendra de faire, assura la twi’lek.
La lorrdienne considéra Bekan qui continuait de réconforter son élève.
- Pour notre bien à tous, ne réfléchissez pas trop longtemps, pria Zeri.

Voilà, j'espère que cela vous a plu ! Et n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé :wink: !

Allez à la prochaine et bon courage pour le confinement !
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Messagepar L2-D2 » Lun 02 Nov 2020 - 14:52   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

J'adore le Jedi Marek ! Il est d'une insolence avec le Conseil... et on a envie d'être d'accord avec lui, en plus, tant ses membres semblent bien dociles face au Contispex Suprême... :neutre: Peut-être est-ce pour mieux lui tomber dessus, mais j'ai come un doute. J'ai plus l'impression qu'ils se contentent de demeurer le plus neutre possible.

Mais peut-être bien que c'est Belan qui risque de se décider à agir ! Après tout, il est le fils de son père. Seul problème : Contispex l'a à l’œil ! :sournois:

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mer 04 Nov 2020 - 22:09   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:J'adore le Jedi Marek ! Il est d'une insolence avec le Conseil... et on a envie d'être d'accord avec lui, en plus, tant ses membres semblent bien dociles face au Contispex Suprême... :neutre:


Un vrai franc tireur, ce gars-là :sournois: !

L2-D2 a écrit:Peut-être est-ce pour mieux lui tomber dessus, mais j'ai come un doute. J'ai plus l'impression qu'ils se contentent de demeurer le plus neutre possible.


Il est fort probable qu'ils restent neutres longtemps, très longtemps :transpire: :siffle: .

L2-D2 a écrit:Mais peut-être bien que c'est Belan qui risque de se décider à agir ! Après tout, il est le fils de son père. Seul problème : Contispex l'a à l’œil ! :sournois:


:sournois: :whistle:

Allez, à la prochaine pour la suite :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 07 Nov 2020 - 19:53   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous, comment allez-vous :cute: ?

D'abord, une annonce : Le tome 2 est disponible en pdf. N'hésitez pas à me contacter par MP si vous souhaitez l'avoir !

Pour rappel, il me reste plus d'une centaine de pages à publier !

Sur ce, je vous envoie la suite :wink: ! Bonne lecture !



Commenor, quatre jours avant l’Opération Restauration

Enler Mansur inspira un grand coup lorsqu’il accepta de monter dans le landspeeder décapotable privé, envoyé par sa famille pour le ramener chez lui. Il songea à la conversation qu’il venait d’avoir quelques heures avant son arrivée avec le sénateur Lokk Dhib Salek de Neimodia qui l’avait invité dans ses appartements.
Il avait été question de sujets mondains certes, mais pas que de cela. Le dignitaire neimodien avait fait part de son intérêt pour la résistance qu’opposait l’Honorable Fraternité au Chancelier Suprême. Bien évidemment, le commenorien ne lui avait rien dévoilé de la Conspiration des Cent à laquelle il prenait lui-même part.
Il ne lui faisait pas assez confiance pour ça. D’autant plus que ce neimodien était resté vague quant à ses intentions. Enler ne pouvait pas se permettre de prendre le moindre risque, le compte à rebours était lancé.
Ceux qui ne s’étaient pas fait connaître assez tôt comme ses amis, ne pouvaient être que ses ennemis.
Il avait hâte de rentrer chez lui, retrouver sa famille. Il se détendit en pensant serrer dans ses bras sa femme et ses enfants, la mine cependant assombrie à l’idée de revoir son père Hafid Mansur et le Consul Himsek Tamik.
Il hébergeait son géniteur chez lui, un fantôme effacé qui se cachait du commun des mortels à cause de la honte. Quant au Consul, son allié politique local et ami loyal, il lui fallait annoncer les nouvelles de son frère détenu par le culte. Himsek et Melun étaient aussi inséparables que les deux faces d’une pièce.
Bien que de tempérament différent, ils restaient aussi attachés l’un à l’autre malgré les années écoulées. Alors que Melun le cadet était d’un naturel dissipé et fêtard, son aîné se montrait plus réfléchi et sérieux.
Ceci expliquait que l’un occupait de hautes responsabilités politiques tandis que l’autre préférait tirer profit de sa position familiale privilégiée pour se… détendre.
Le domestique lui indiqua qu’ils seraient arrivés dans une vingtaine de minutes. Mansur hocha et observa la courbe dentelée des lointaines montagnes qui s’élevaient au loin. La demeure des Mansur se trouvait nichée sur un plateau, permettant à ses habitants de dominer les vallées et la plaine en contrebas.
Ils sortirent enfin de la ville et grimpèrent un long sentier pavé qui le ramènerait enfin au foyer. Le landspeeder ralentit devant le portail qui s’écarta en deux battants. Ils traversèrent une allée entourée d’un jardin fleuri aux multiples nuances de cieux joyeux. Leur grande maison était telle qu’il l’avait laissée lors de sa dernière visite.
Accueillante, chaleureuse.
Il descendait du véhicule quand trois enfants coururent vers lui en agitant leurs bras, surgissant de l’entrée.
- Papa ! Papa !
Le cœur d’Enler bondit de joie, lorsqu’ils se précipitèrent contre lui, manquant de le renverser.
- Doucement, les enfants ! Vous allez étouffer votre père !
Ses éclats de rire rejoignaient les piaillements. Il redressa la tête vers son épouse Enea, qui le considérait avec tendresse, paraissant soulagée de le revoir sain et sauf. Elle s’approcha d’un pas vif pour l’embrasser.
- Tu es en retard, lui reprocha-t-elle.
- Navré de t’avoir inquiétée, s’excusa-t-il. J’ai eu un imprévu sur la route.
Enea avait compris ce que signifiait imprévu. Elle était parfaitement au fait de ce que son mari faisait au Sénat au nom de l’Honorable Fraternité.
- L’imprévu a été fructueux ?
- Je crains que non, avoua-t-il avec un sourire forcé.
Les enfants qui restaient serrés contre lui, le sollicitèrent.
- T’as rapporté des cadeaux de Coruscant, papa ?
Il leur sourit et les examina l’un après l’autre. Il caressa les cheveux blonds de Cynem, la cadette qui ressemblait tant à sa mère, avec cette petite bouille adorable et ses grands yeux châtains, émerveillés sur ce qui l’entourait.
Puis il pinça les joues de ses deux fils bruns de huit ans, Pesquile et Netil, qui se ressemblaient tant puisqu’ils étaient jumeaux. Pesquile se distinguait néanmoins par la grande tache de naissance qui s’étalait sur sa joue, comme une confiture tartinée.
- Attendez, papa revient !
Il revint vers le landspeeder, se pencha vers ses bagages affalés sur la banquette et ramena des paquets au nombre de trois.
- Regardez ce que papa a apporté !
Les trois enfants sautèrent en l’air pour les attraper avec leurs petites mains.
- On peut les ouvrir ? On peut les ouvrir ?
- Bien sûr !
Enea ressentit le bonheur de voir sa progéniture se jeter sur les paquets pour en déchirer l’emballage. Enler les regarda faire avant d’emmener sa femme par la taille. Ils entendirent tous les deux, les cris de joie avant de s’éloigner peu à peu, vers l’enceinte qui cernait leur propriété. Le sénateur se sentit apaisé de fouler cette pelouse bien taillée alors que Enea arracha une pétale jaune pale.
- On dirait que le printemps est en avance.
- J’appellerai le jardinier après-demain, proposa-t-elle.
Il ouvrit sa paume et elle y laissa choir la pétale. Il referma les doigts avant qu’elle ne lui demanda.
- Quel était l’imprévu ?
- Les neimodiens.
Elle toussa.
- Tiens, les crapauds se sont réveillés ? Fit-elle avec mépris.
Il esquissa un rictus malicieux.
- J’ai eu l’impression qu’ils prenaient conscience de la situation.
- Ils ne se sont jamais vraiment investis au Sénat, observa-t-elle. Ils sont encore moins dignes de confiance que les Hutt.
- C’est dire, reconnut son mari. C’est ce que j’ai fini par faire comprendre à Salek.
Elle cueillit une autre pétale et étudia les enfants qui s’amusaient au loin.
- Que te voulaient-ils ?
- Me demander de l’aide.
- Quel culot.
- Je lui ai répondu qu’ils n’obtiendraient rien tant qu’ils ne nous auront pas offert des gages de sincérité. Nous en sommes restés là, malgré son insistance à m’accorder leur hospitalité.
- À quel point ont-ils insisté ?
- Tu rirais si je te le disais, ma chérie.
Enea ricana doucement. L’image de neimodiens suppliant son mari jusqu’à s’humilier sans vergogne pour quémander ne serait-ce que de la pitié, lui traversa l’esprit.
- Garde le silence alors, mon chéri.
- C’est charitable de ta part, pour nos amis neimodiens.
- Himsek m’a demandé quand tu reviendrais.
Il recouvrit une expression soucieuse.
- Quand arrive-t-il ?
- Tout à l’heure.
L’harmonie s’effaçait à mesure que s’imposait de nouveau l’importance de sa mission. Il n’était pas rentré chez lui pour se détendre et oublier ses soucis. Il devait contribuer à sauver la République avant qu’il ne soit trop tard.
- Mon père va bien ? S’enquit-il.
La mine de son épouse devint lisse et neutre.
- Comme d’habitude. Sa compagnie est aussi chaleureuse qu’une tombe.
Il soupira.
- Très bien, je vais le voir.
- Inutile, il est là.
Il pivota, suivant son regard qui dévisageait un humain âgé et obèse qui saluait les enfants, toujours en train de manipuler leurs cadeaux, des maquettes de vaisseaux ou de soldats qu’ils mimaient en train de s’affronter dans une épique bataille.
Cet homme grabataire se mouvait à l’aide d’une canne dont il frappait rudement le sol, pour signaler sa présence. Ses traits tirés évoquaient ceux d’un vaincu sur lequel la vie pesait tel un fardeau permanent.
Cet homme possédait le visage de l’échec, une vision insoutenable pour Enler alors qu’il s’agissait tout de même de son père. Une vision de plus en plus proche alors qu’il progressait vers eux deux, la mine grave.
Il freina devant le couple, hésitant à rompre le charme de leurs retrouvailles. Enea lui accorda la faveur de mettre fin à ce malaise.
- Hafid, je pense que vous avez besoin de parler avec mon mari.
Le vieillard toussa.
- Je vous en suis reconnaissant, Enea.
La commenorienne serra le coude de son époux.
- Je m’occupe des enfants, je te préviendrai quand le Consul sera là.
- Merci, ma chérie.
Elle s’éloigna sous le regard des deux hommes avant que Enler ne dévisagea son géniteur avec défiance.
- Je suis heureux de ton retour.
- Ma famille me manquait.
Le visage ridé de Hafid Mansur s’éclaira d’un sourire complice.
- Ce n’est pas parce je suis devenu une ombre insignifiante rasant les murs, que je suis stupide, mon fils. Je sais que ce n’est pas la seule raison de ta présence.
- Tu ne devrais pas t’en mêler, l’avertit Enler.
- Tu t’apprêtes à demander à Himsek de te soutenir en recrutant des miliciens. Mais as-tu vraiment idée de ce que tu vas affronter ?
- Bien sûr. Le Chancelier Suprême.
Hafid se frappa le front de la paume, consterné.
- Toujours aussi insolent, mais cela ne te sauvera pas.
- Je n’ai pas besoin d’être sauvé. La République, oui.
- Mais tu n’as aucune chance ! Cria son père de désespoir.
Celui-ci le saisit tout à coup par l’épaule avec une vigueur qui surprit son fils. Enea et les enfants dont elle s’occupait dans le jardin étaient heureusement trop loin pour entendre son éclat.
- Tu parles de Contispex comme s’il ne commettait aucune erreur.
- Il a su profiter des miennes, souffla Hafid. Tu as beaucoup trop à perdre, pense à ta famille !
Le regard lointain et terne de son géniteur trahissait maintenant la terreur.
- Ma décision est prise, je ne peux plus reculer, affirma-t-il.
Son père le lâcha.
- Alors le démon te brisera comme il l’a fait avec moi.
Enler garda le silence, ne cherchant pas à révéler la remarque.
- Comment s’y est-il pris ?
Hafid agrandit les yeux, sous le coup de l’étonnement.
- Je ne veux pas en parler.
- Non, je dois le savoir, insista son fils. Je ne te laisserai pas te défiler.
La dureté se lit dans son regard.
- Il y a vingt ans, pendant la Crise Alsakan, tout le monde te voyait comme le nouveau Chancelier après ce qui est arrivé à Pers’lya. Mais tu t’es désisté en faveur de Contispex et tu l’as même soutenu. Personne n’a compris pourquoi et ce n’est pas faute de te l’avoir demandé.
Enler l’empoigna.
- Tu aurais pu sauver la République et tu ne l’as pas fait. Je mérite de savoir pourquoi.
- Tu n’as pas idée à quel point… j’ai honte… cesse de me tourmenter ! N’as-tu donc aucune pitié pour ton pauvre père ?!
Il tenta de se dégager, éclatant en sanglots mais la poigne d’Enler resta ferme.
- Si je n’avais pas eu de pitié pour toi, je t’aurais chassé de cette maison depuis longtemps. Enea ne te supporte plus, donne-moi une raison de ne pas te jeter dehors. Je veux savoir pourquoi la République a été abandonnée à ce tyran.
Hapid fut secoué de convulsions nerveuses lorsque son fils rapprocha son visage du sien, ne pouvant détourner son regard.
- Pourquoi ?
Alors son père céda.
- Nous avons tous des secrets. Contispex a découvert les miens.
Enler le lâcha, reprenant son calme.
- Raconte.
- Promets-moi que tu ne me jugeras pas, balbutia Hafid.
- Nous verrons cela.
L’ancien dignitaire baissa la tête, résigné. Il s’appuya sur sa canne, et écarta les pans de sa chemise, étirée par sa bedaine imposante.
Il montra un disque holographique qu’il donna à son fils perplexe.
- Qu’est-ce que c’est ?
- La cause de ma déchéance. Linza Contispex est venue me voir la veille de l’élection pour me convaincre de renoncer et de soutenir son mari.
Enler alluma et le film holographique commença à défiler sous ses yeux. L’image de son père plus jeune, nu, allongé sur un lit et attaché en croix, bras et jambes écartées, le figea. Ses entrailles furent glacées de le surprendre dans cette position humiliante.
Il vit l’hôtesse twi’lek tourner autour de lui, dans une robe suggestive, et déroulant la lanière d’un fouet.
Il éteignit le disque au moment où la non humaine dominatrice agitait son fouet pour l’abattre. Il prit une grande inspiration, en fusillant du regard son géniteur.
- Comment as-tu pu… t’abaisser à ça ?
Les mots lui manquaient.
- As-tu pensé à notre famille, à nous ?!
- Non, je l’avoue, fit piteusement son père.
Enler jeta le disque au sol, près du massif, avant de se détourner, en proie à la colère et au dégout.
- Après la disparition de ta mère, j’ai eu le temps d’y penser.
- Le savait-elle ?
Seul le bruit du vent et des fleurs qui se froissaient sous son murmure, répondit. Il répéta la question avec plus de force et de hargne.
- Le savait-elle ?
- Oui, avoua-t-il finalement. C’est ce qui l’a tuée.
Enler attira brutalement son père vers lui.
- Tu es responsable de sa mort !
- Ils l’ont informée !
Le sénateur s’immobilisa, blêmissant un instant.
- Que… quoi ?
- Ils… ils lui ont envoyée une lettre avec une copie de l’enregistrement de… cette séance. J’ai retrouvé son corps avec la lettre et le blaster qu’elle a utilisé pour se brûler la cervelle.
Enler crut qu’il allait perdre connaissance devant la cruauté dont sa famille avait été victime non pas une mais deux fois.
Y en aurait-il une troisième ?
Sa femme continuait de surveiller ses enfants dont l’ardeur s’était assagie suite à la débauche d’énergie dont ils avaient fait preuve momentanément. La joie et l’insouciance le convainquaient de préserver l’essentiel.
Il ne voyait qu’un seul moyen pour accomplir cet objectif.
- Tu sais maintenant ce que tu as à perdre. Renonce ! Reprit Hafid avec plus de force. Sauve ce qui t’est le plus cher !
- Si Contispex reste au pouvoir, nous serons tous emportés dans la tourmente. Tous, sans exception.
Il lui fit face.
- Le destin est en marche.
- Tu cours à ta destruction. J’ai perdu ta mère, je ne veux pas perdre mon fils. Tes enfants ne veulent pas perdre leur père.
- Ils grandiront dans une République libre.
Enler se sentit apaisé, il savait ce qui devait être fait.
- Tu resteras mon père mais je ne te fais plus confiance. Enea va préparer un patooga au brimbelle, tu pourrais l’aider.
Hafid semblait accablé.
- Ne sois pas en retard pour le goûter, le prévint ce dernier avec amertume.
- J’attends de la visite, à tout à l’heure.
Le vieillard s’en retourna vers la demeure familiale et alla parler à Enea. Celle-ci accueillit son aide avec un grand sourire qui réconforta son mari.
Un véhicule fit son entrée et le sénateur reconnut immédiatement son occupant. Un homme chauve de son âge, à la barbe fournie et à la mine renfrognée en descendit, demandant à son chauffeur de garer le véhicule un peu plus loin.
Enler échangea un regard avec son épouse au loin. Enea rentra avec son beau père et les enfants pour préparer le goûter. Puis il remonta l’allée pour aller à la rencontre de son allié politique local.
Himsek Tamik, le Consul de Commenor.


Les deux commenoriens arpentèrent le jardin en silence. Enler fit le premier pas en présentant les différentes plantes qui décoraient les massifs lumineux. Himsek l’écouta d’abord comme un élève qui se laissait instruire avant de trancher :
- As-tu vu Melun ?
C’était la question qu’Enler redoutait.
- Ils le détiennent au Temple de la Grande Déesse sur Coruscant. Ils m’ont autorisé à le voir.
Le Consul leva les yeux au ciel.
- Comment va-t-il ?
Enler hésita.
- La bonne nouvelle est qu’il est en vie. Je lui ai dis que sa famille pensait à lui pour lui donner du courage.
Himsek affichait une mine qui lui faisait peine à voir. Mais cacher la vérité ne l’aiderait pas.
- Mais je ne crois pas qu’il tiendra longtemps. Quelque soient les méthodes du Pius Dea, elles sont efficaces pour briser la volonté de leurs prisonniers.
Himsek jura entre ses dents :
- Bonté divine.
Le Consul, affecté par cette nouvelle, fixa les massifs, perdu dans ses pensées. Sans doute tentait-il de se souvenir des meilleurs moments qu’il avait vécu avec son cadet, aux mains de l’infâme secte sans pitié.
Peut-être était-il tenté de les revivre à nouveau, de serrer son frère contre lui.
- Je ne peux pas le laisser ainsi. Je devrais peut-être traiter avec Contispex, négocier sa libération, se lamenta Himsek.
- Il t’obligera à ramper si tu le fais.
- Tu me demandes de sacrifier mon frère ?
Enler le prit par les épaules.
- Si tu négocies, as-tu idée du nombre de concessions que tu devras lui accorder pour avoir, ne serait-ce, la possibilité d’envoyer un message à Melun ? Nous avons beaucoup d’ennemis sur Commenor que Contispex a ralliés à sa cause. Si tu acceptes de démissionner pour sauver Melun, nous serons tous condamnés.
Il crispa ses doigts.
- Tu sais ce que nous affrontons. Nous ne pouvons plus reculer, nous avons lancé le processus. Le seul moyen de sauver Melun, de nous sauver tous, est de renverser le tyran.
- Ils le tueront si nous tardons à le délivrer ou si nous échouons.
- Alors nous devons réussir.
Himsek esquissa un sourire forcé.
- J’ai parfois l’impression que tu me forces la main.
- Tu préférerais que ce soit Contispex qui te force la main ?
Entre deux doigts, le Consul tira vers lui une rose qu’il voulait admirer. Il la relâcha peu après, le visage résolu.
- Je vais assurer tes arrières auprès du Parlement et contacter Merruten à l’instant.
- Combien de miliciens est-il prêt à amener sur Coruscant en secret ?
- Au moins cinq mille. Il n’a pas pu en trouver plus, désolé.
Enler masqua sa déception.
- Tous des vétérans ?
- Pour la moitié, confirma Himsek. Merruten est un bon instructeur.
- Je sais, j’espère que ce sera suffisant.
- Ils partiront ce soir séparément, par leurs propres moyens.
Ils se serrèrent la main pour raffermir le pacte qu’ils avaient conclu. Si les étoiles le voulaient, ils réussiraient à se sauver.
Ensemble.



Voilà, j'espère que cela vous a plu ! Plus que quatre jours avant le lancement du Coup d'Etat :diable: !

Allez à la prochaine :hello: !

PS : J'ai d'ores et déjà commencé l'écriture du tome 3 :x :x !
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Messagepar mat-vador » Dim 08 Nov 2020 - 15:55   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonjour à tous !

Un sondage vient d'être mis en place pour déterminer qui sont vos personnages préférés de ce tome 2 ! Votre serviteur vapodoucheur vient de voter à l'instant :diable: !

N'hésitez pas à participer et à expliquer les raisons de votre choix :wink: !

Bon dimanche et à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 09 Nov 2020 - 10:58   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

A voté !

Concernant mon personnage préféré de ce tome, c'est sans doute le sénateur Kalad, le père donc. C'est sur lui que repose une bonne partie de l'intrigue ! :wink:

Extrait lu !

Très beau lien entre les deux tomes avec cet extrait ! Deux générations de Sénateur Mansur s'opposent sur la gestion du "cas Contispex", et cela contribue à renforcer cette impression que ce tome repose sur des relations père-fils plus ou moins bienveillantes (les Contispex, les Kalad, maintenant les Mansur...).

Et le compte à rebours se rapproche !!! :diable:

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mer 11 Nov 2020 - 9:50   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

L2-D2 a écrit:A voté !

Concernant mon personnage préféré de ce tome, c'est sans doute le sénateur Kalad, le père donc. C'est sur lui que repose une bonne partie de l'intrigue ! :wink:


Merci pour ton vote et on retour :cute: ! Je comprends ton choix :sournois: !

L2-D2 a écrit:Très beau lien entre les deux tomes avec cet extrait ! Deux générations de Sénateur Mansur s'opposent sur la gestion du "cas Contispex", et cela contribue à renforcer cette impression que ce tome repose sur des relations père-fils plus ou moins bienveillantes (les Contispex, les Kalad, maintenant les Mansur...).


C'est en effet une des facettes de cette intrigue principale et on le retrouvera prochainement dans ce tome :wink: !

Après Commenor, prochain arrêt : Alderaan :diable: !

L2-D2 a écrit:Et le compte à rebours se rapproche !!! :diable:


Les derniers jours sont les plus longs :diable: !

Allez, à la prochaine :hello: !

Rappel : pour les votes, vous avez jusqu'à trois choix possibles :D !
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Messagepar Dark GaGa » Mer 11 Nov 2020 - 14:02   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

J'ai voté Naha, car c'est un personnage touchant, à la fois victime et forte, courageuse et fragile. Elle joue un double, triple jeu, revêt des masques pour s'en sortir, elle a des convictions qui lui permettent de pas se briser. Elle est admirable.

Le couple Constipex car ils sont terrifiants et machiavéliques, un duo de bons méchants habiles comme des joueurs d'échecs. Ils sont maléfiques et fascinants, redoutablement dangereux avec leur idéologie. Bref, ils me font triper et flipper. J'hesite entre leur souhaiter la victoire, vu qu'ils sont très habiles et une tuile, juste pour voir comment ils s'en sortent.
Par contre, je les trouve vraiment neuneus avec Leli

Les Contispex Junior, pas parce que je les aime, mais parce qu'ils me répugnent et je les hais, je leur souhaite le pire des châtiment à chaque apparition. Donc de très bons personnages qui ne laissent pas indifférents.

Ces trois-là sortent indéniablement du lot. Les autres, je m'en fiche un peu j'avoue.
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Messagepar mat-vador » Jeu 12 Nov 2020 - 13:18   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour et tes votes, GaGa :wink: !

Dark GaGa a écrit:J'ai voté Naha, car c'est un personnage touchant, à la fois victime et forte, courageuse et fragile. Elle joue un double, triple jeu, revêt des masques pour s'en sortir, elle a des convictions qui lui permettent de pas se briser. Elle est admirable


Et oui, il faut beaucoup de cran pour survivre dans une galaxie aussi dure :jap: ! Surtout quand on appartient à une communauté discriminée...

Dark GaGa a écrit:Le couple Constipex car ils sont terrifiants et machiavéliques, un duo de bons méchants habiles comme des joueurs d'échecs. Ils sont maléfiques et fascinants, redoutablement dangereux avec leur idéologie. Bref, ils me font triper et flipper. J'hesite entre leur souhaiter la victoire, vu qu'ils sont très habiles et une tuile, juste pour voir comment ils s'en sortent.


J'aime beaucoup travailler sur ces deux-là :sournois: ! Concernant leur attitude avec Leli, cela peut s'expliquer par l'envie d'être grands parents :whistle: et que Ethan leur petit chouchou n'accepterait jamais de procréer avec une autre femme qu'elle :whistle: .

Dark GaGa a écrit:Les Contispex Junior, pas parce que je les aime, mais parce qu'ils me répugnent et je les hais, je leur souhaite le pire des châtiment à chaque apparition. Donc de très bons personnages qui ne laissent pas indifférents.


Tiens j'ai eu le même sentiment à propos de certains méchants de Game Of Thrones :diable: !

Dark GaGa a écrit:Les autres, je m'en fiche un peu j'avoue.


Je comprends :jap: même si j'essaie de les rendre aussi intéressants que possible...
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Messagepar Dark GaGa » Ven 13 Nov 2020 - 16:52   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Vu qu'Ethan chouchou prouve qu'il se tape n'importe quoi, la question de la progéniture devrait pas être un problème. Et je pense pas qu'il soit du genre à rester éternellement chaste si on lui bute sa Leli.

Mais ça représente une faiblesse béante des Contispex (donc exploitable par ce qui leur reste d'ennemis), logiquement avec un tel héritier, ça devrait sombrer.

Après concernant les autres, lire des longs posts à l'écran est difficile pour moi, donc il est possible que je rate des choses. Quand j'ai eu le word du T1, je me suis rendue compte que je perdais en lecture sur ce format.
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Messagepar mat-vador » Ven 13 Nov 2020 - 18:17   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Dark GaGa a écrit:Vu qu'Ethan chouchou prouve qu'il se tape n'importe quoi, la question de la progéniture devrait pas être un problème. Et je pense pas qu'il soit du genre à rester éternellement chaste si on lui bute sa Leli.


Le truc si l'on bute sa Leli, c'est qu'on sait pas comment il va le prendre et si cela l'encouragera à prendre une autre copine humaine, qui se comporte normalement. Celle-là, elle risque peut-être d'être traitée cruellement... bref, il y a plein d'inconnus :whistle: .

Dark GaGa a écrit:V
Mais ça représente une faiblesse béante des Contispex (donc exploitable par ce qui leur reste d'ennemis), logiquement avec un tel héritier, ça devrait sombrer.


Leur faiblesse est qu'ils adorent leur fils malgré hum ses tares. ca pourrait éventuellement se retourner contre eux. Enfin c'est surtout la galaxie qui va en faire les frais, et sombrer dans encore plus de cruauté.
ceci étant dit, si Ethan accède au trône de papa, il est possible qu'il règne pas longtemps :sournois: .

Dark GaGa a écrit:Après concernant les autres, lire des longs posts à l'écran est difficile pour moi, donc il est possible que je rate des choses. Quand j'ai eu le word du T1, je me suis rendue compte que je perdais en lecture sur ce format.


Le tome 2 est dispo en pdf. ya qu'à demander :jap: !
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Messagepar Dark GaGa » Sam 14 Nov 2020 - 10:31   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

mat-vador a écrit:
Le truc si l'on bute sa Leli, c'est qu'on sait pas comment il va le prendre et si cela l'encouragera à prendre une autre copine humaine, qui se comporte normalement. Celle-là, elle risque peut-être d'être traitée cruellement... bref, il y a plein d'inconnus :whistle: .

Bah, il chialera un coup et puis qu'est-ce qu'ils en ont à foutre les Contispex de la pièce rapportée? Du moment qu'elle ponde un héritier, le reste...


ceci étant dit, si Ethan accède au trône de papa, il est possible qu'il règne pas longtemps :sournois: .

C'est sûr qu'il risque très vite de se faire découper par des fanatiques.


Le tome 2 est dispo en pdf. ya qu'à demander :jap: !

Owi owi owi je veux!
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Messagepar mat-vador » Sam 14 Nov 2020 - 11:08   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Dark GaGa a écrit:
mat-vador a écrit:
Le truc si l'on bute sa Leli, c'est qu'on sait pas comment il va le prendre et si cela l'encouragera à prendre une autre copine humaine, qui se comporte normalement. Celle-là, elle risque peut-être d'être traitée cruellement... bref, il y a plein d'inconnus :whistle: .

Bah, il chialera un coup et puis qu'est-ce qu'ils en ont à foutre les Contispex de la pièce rapportée? Du moment qu'elle ponde un héritier, le reste...


Tu es très pragmatique... tu feras une bonne dirigeante impériale :diable: !

Dark GaGa a écrit:
mat-vador a écrit:
Le tome 2 est dispo en pdf. ya qu'à demander :jap: !

Owi owi owi je veux!


Je t'envoie le lien par MP...
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Messagepar mat-vador » Sam 14 Nov 2020 - 19:24   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir, tout le monde :hello: ! Z'allez bien ?

Allez, c'est l'heure de la suite et nous faisons escale sur Alderaan avec les Organa et notamment avec une certaine sénatrice :x !

Savourez ça !!!


Alderaan, quatre jours avant l’Opération Restauration

Deren Organa observa la navette de sa mère grossir alors qu’elle se posait délicatement sur l’un des quais du statioport d’Aldera. Les traits fins du jeune alderaanien blond athlétique à la mèche rebelle qui barrait son front, laissaient apparaître une fraîche jeunesse. Il coula un regard par-dessus son épaule vers les trois gardes qui arboraient les insignes de sa Maison et assuraient sa protection rapprochée.
Tali Organa descendit la rampe d’accès, s’efforçant de conserver un port digne comme toujours. Deren ne fut cependant pas dupe de ses traits tirés. Le dignitaire alderaanien n’ignorait rien du combat qu’elle menait dans l’enceinte du Sénat.
Elle parvint tout de même à lui sourire avant de l’étreindre chaleureusement.
- Comment vas-tu, maman ?
- Aussi bien que possible.
Deren l’entraîna dans son sillage vers son véhicule personnel.
- Comment vont les enfants ?
- Ils sont parfois difficiles à tenir, concéda son fils.
Il lissa sa tunique pourpre le long de son corps.
- Ils seront contents de te voir, tu leur as tellement manqués.
Les enfants en question les attendaient à coté du véhicule. Ils aperçurent la sénatrice et s’élancèrent vers elle.
- Mamie ! Mamie !
Elle serra contre elle, Colin et Trissa. Le fils de Deren atteignait les huit ans et elle nota la ressemblance frappante avec son père. Trissa du haut de ses six ans, constituait le portrait craché de sa mère, avec ses adorables petites tresses qui pendaient de sa tête.
- Tu as des cadeaux de Coruscant, mamie ? Fit-elle.
- Je vous les apporterai ce soir, mes petits anges.
Ils montèrent dans le véhicule à l’arrière, Deren se plaçant à coté du chauffeur. Les trois gardes occupèrent le landspeeder qui patientait derrière eux.
Ils démarraient du statioport quand Tali se pencha vers son fils.
- Tu as convoqué le Conseil ?
Deren évita de montrer sa gêne.
- Les Ulgo et les Thul s’en sont chargés.
- Nom d’un thranta ! Jura-t-elle.
- Nous avons beaucoup d’ennemis.
- Et Contispex les a certainement prévenus que je rentrais. Heureusement, j’ai informé les Teral, ajouta-t-il pour atténuer la mauvaise nouvelle.
Tali respira mieux, lâchant l’épaule de son fils qu’elle avait agrippé.
- Alors, j’espère qu’ils seront présents avec tous nos alliés.
La sénatrice huma les senteurs boisées qui émanaient des parcs immenses de la capitale Aldera. Le soleil illuminait les tours gracieuses qui hérissaient le centre ville. Les immeubles avaient été bâtis au fil des siècles, en accord avec la philosophie locale qui prônait l’harmonie avec la nature, la faune et la flore.
Afin de former un ensemble unique de modernité et de sensibilité artistique. La Maison Organa en était devenu le principal mécène, favorisant les peintres et les écrivains. Ce qui avait accru leur popularité parmi leurs concitoyens mais attiré l’inimitié de certaines grandes familles comme les Ulgo et les Thul, qui auraient préféré accentué le développement d’Alderaan sur la modernité davantage que sur le respect de l’environnement.
Sur l’avenue principale, une artère stratégique de circulation qui traversait la ville du nord au sud, les Organa prirent le temps d’admirer sur leur chemin l’architecture soyeuse de l’Université d’Aldera puis du Musée des Arts, composés d’arches arrondies et de mosaïques multicolores décorant les murs et les plafonds.
Leur véhicule ne ralentit pas pour autant, ne leur laissant pas plus le temps de les admirer. Ils arrivèrent peu après sur la place centrale, grouillant de badauts. Certains d’entre eux applaudirent vigoureusement – dont des étudiants non humains – quand ils reconnurent le blason de leur famille, une tête de bélier dorée.
Les deux landspeeders se garèrent le long du trottoir, face à une majestueuse rotonde à la coupole arrondie, qui abritait le Conseil des Familles Nobles. Tali et Deren descendirent tout en donnant comme instruction aux gardes et à leur chauffeur :
- Ramenez les enfants au palais.
- Mamie, tu reviendras avec papa ? Fit Colin.
Émue par l’innocence du chérubin, la vieille dame lui caressa les cheveux.
- Oui, mamie reviendra.
- Chouette ! S’exclama Trissa qui secoua ses tresses. Comme ça, tu nous apporteras les cadeaux !
Deren ajouta en arborant un air sévère.
- À condition que vous soyez sages avec maman, fit-il en levant l’index.
- Promis ! Lancèrent les enfants.
Les véhicules disparurent peu après au loin, sous les regards de leurs parents, le cœur lourd.
- Allons-y, fit la sénatrice.
Elle se dressa, en digne représentante de sa famille, puis marcha vers l’entrée du bâtiment, escorté par son fils. Les agents des Forces de Sécurité qui en protégeaient l’accès, les saluèrent respectueusement tandis qu’ils s’engouffraient dans le hall.
Ils furent enveloppés dans les bruissements de conversations quelconques. En témoignage d’une démocratie locale fortement ancrée dans la culture alderaanienne, le siège du Conseil était en effet autorisé à tous ceux qui souhaitaient assister aux séances.
Le hall constituait une sorte de forum pour ces badauds encadrés par des statues, sentinelles de marbre impassible veillant au bon déroulement des débats passionnés. Deren et Tali auraient souhaité s’attarder parmi eux mais ils ne possédaient pas ce luxe pour l’instant.
Ils devaient confronter leurs ennemis.
Emprunter l’escalier large entièrement composé de pierre polie brune ne leur coûta que quelques instants. Ils débouchèrent dans un gigantesque amphithéâtre, proche d’être aussi imposant que la Grande Salle du Sénat Galactique même.
Des cloisons de bois se dressaient entre les bancs de pierre mate, illustrant les espaces réservés à chacune des Familles composant le Conseil. Une trentaine de Maisons étaient représentées mais seulement huit animaient intensément la vie politique d’Alderaan. Les autres n’étaient que des Maisons vassales, qui ne disposaient que de la liberté d’expression, exprimant leur position sur une question soulevée pendant la session. Un rôle tout au plus consultatif.
Les huit Grandes Maisons Nobles les plus influentes de la planète bénéficiaient du droit de vote. La plus ancienne était la Maison Alde, représentée par le Vice Roi Ossil Alde, qui siégeait sur l’estrade au milieu de l’amphithéâtre et arbitrait les débats.
Les Alde entretenaient des relations égales avec toutes les autres Maisons par le biais de mariages politiques négociés. À une moindre échelle, les Panteer avaient noué des liens semblables. Ces deux Maisons pouvaient être considérées comme neutres.
Tali et Deren rejoignirent leur section, à la droite de la Salle du Conseil, entre leurs alliés, les Teral et les Metasi qui les saluèrent chaleureusement par des poignées de mains et des accolades. Ils firent de même avec leurs vassaux comme les Killesa ou les Cortess.
La sénatrice prit place, tout en lorgnant de loin les silhouettes de leurs ennemis irréductibles appartenant à la Maison Ulgo, la Maison Thul et la Maison Rist. Elle croisa malgré elle, le regard malicieux du baron Rufus Rist, patriarche de son clan, qui avait acquis la réputation sulfureuse de jouer sur plusieurs tableaux à la fois et de disposer même d’une armée secrète d’assassins spécialement entraînés.
Ces derniers temps, Rufus s’était illustré en opposant intraitable des Organa, ce qui avait clarifié quelque peu leurs positions. Néanmoins, Tali avait suffisamment d’expérience en politique pour être troublée par l’attention insistante que semblait lui porter le baron.
Deren le remarqua à son tour et se pencha légèrement vers sa génitrice.
- À quoi joue-t-il ?
- Je l’ignore mais nous le saurons tôt ou tard, répondit-elle.
Ils ignorèrent le baron et préfèrent converger leur esprit vers le Vice Roi Alde qui venait de prendre sur l’estrade et frappa son pupitre de plusieurs coups de marteau, pour imposer le silence. Ce qu’il obtint peu après.
- Dames et Seigneurs des Maisons Nobles, la séance est ouverte. Qui souhaite prendre la parole pour exposer le premier point du jour ?
Un instant de flottement survint avant que des Thul et des Ulgo ne s’animèrent vivement, laissant finalement filtrer le vicomte Ernas Thul, un jeune homme frêle au teint décoloré qui s’avança vers le premier rang pour saisir le micro face à lui.
- Vice Roi, nous souhaitons aborder les droits d’accès accordés abusivement aux étudiants aliens de l’Université d’Aldera.
Les Teral et les Metasi émirent des murmures hostiles à l’encontre du jeune vicomte, qui se mit à les toiser de manière provocante.
- Allons, un peu de silence ! Intima Ossil Alde à coups de marteau. Continuez, vicomte.
- Merci, votre Excellence.
Ernas Thul s’éclaircit la gorge.
- Nous souhaitons remettre sur la table, la sélection à l’Université qui permet à tant d’étrangers de s’installer sur les bancs de notre illustre faculté, parmi la plus renommée de la galaxie. Ce dont nous pouvons nous enorgueillir pour le moment.
- Vous pensez que la présence de ces étudiants étrangers nuit à la réputation de l’Université ? Demanda le Vice Roi.
- Je suis ravi que son Excellence ait saisi le fonds de ma pensée. Je fais allusion à ces incidents fâcheux suite à des manifestations impromptues et illégales devant le Conseil des Familles Nobles, pas plus tard que la semaine dernière. Des rassemblements qui ont occasionnés des troubles à l’ordre public.
Ces paroles provoquèrent un flottement dans l’assemblée aristocrate, personne n’ignorant de quoi le vicomte parlait.
- Suite à ces évènements, la Maison Thul que je représente et la Maison Ulgo pensent qu’il est temps que nous accordions une préférence plus prononcée envers nos étudiants locaux.
- Vous voulez dire, les étudiants humains ? Persifla une voix depuis l’enclave Teral.
La plupart des yeux furent aimantés par un homme ayant atteint la soixantaine d’années, qui se redressait. Ilfor Teral impressionna ses pairs, par son allure dynamique et sa prestance marquée par une longue chevelure blanche lisse et raide et par une barbe frisée fournie qui lui conférait un charisme élégant.
Son intervention coupa net l’élan de Thul, qui fut pris de court et montré de l’index par le patriarche Teral.
- Car c’est bien de cela dont il s’agit, clama-t-il avec ardeur. Nous sommes parfaitement au fait de votre sympathie pour l’humanocentrisme du Chancelier Suprême, avec lequel vous ne prenez pas la peine de masquer votre amitié.
Ossil Alde frappa son pupitre du marteau.
- Vous n’avez pas la parole, Baron Teral. Veuillez vous rasseoir.
- S’il plaît au Vice-Roi.
Ilfor Teral reprit sa place avec dignité avant que la matriarche des Metasi ne leva la main. Alde inclina le menton dans sa direction.
- La parole est à la Duchesse Metasi.
- Merci, votre Grâce.
La voix chevrotante de Linda Metasi, une femme trapue sous sa robe flottante, suscita quelques rictus goguenards chez les Thul et les Ulgo, qui furent réprimés par le marteau de Ossil Alde.
- Je souhaite appuyer l’opinion du Baron Teral sur les intentions des Maisons Thul et Ulgo. Nous savons que leurs liens avec les Contispex sont étroits et qu’ils adhèrent aux idées néfastes du culte qu’ils dirigent.
Le Marquis Ulgo se leva et l’interpella vivement.
- Sommes-nous ici pour débattre ou pour faire l’objet d’un procès d’intention, vieille chouette ?
Les Metasi furent vent debout devant la remarque insultante du Marquis et l’invectivèrent copieusement.
- Honte à vous ! s’écriaient-ils.
Ils furent rejoints par les Teral et la majeure partie des Organa. Les Thul réagirent en soutien des Ulgo tandis que les représentants des trois autres Grandes Maisons demeuraient impassibles, coincés entre les deux camps. Les Panteer, les Alde et… les Rist.
L’attitude de ces derniers ne manqua pas d’intriguer Tali et son fils.
- Tu as vu ça, maman ?
- Oui, le Baron Rist manigance quelque chose, glissa-t-elle en retour, s’apercevant du rictus imperceptible de ce dernier à leur égard.
Finalement, le Vice Roi mit un terme à cette foire d’empoigne.
- Allons, silence ou je fais évacuer la salle !
Le calme revint peu après dans une ambiance électrique.
- Que demandez-vous précisément, Vicomte ? Interrogea Alde.
Ernas Thul se permit un fin sourire.
- Nous demandons tout simplement l’annulation ou la suspension des bourses d’études accordées aux étudiants étrangers avant d’être certains qu’ils offriront des garanties suffisantes sur leur probité et leur moralité.
- Un bon moyen d’écarter ceux qui ne correspondent pas à vos critères suprémacistes ! Trancha le Baron Teral.
Il fut une nouvelle fois rappelé à l’ordre.
- Demandez la parole si vous souhaitez vous exprimer, Ilfor Teral.
Alde s’assura qu’il avait compris avant de demander à l’ensemble de l’assemblée.
- Les Maisons Vassales souhaitent-elles se manifester ?
Il y eut des échanges de regards mais personne ne se prononça. Ossil Alde frappa son pupitre de son marteau, deux fois.
- Dans ce cas, nous pouvons lancer le vote à main-levée. Un vote pour chaque Grande Maison, rappela-t-il comme règle de scrutin. Qui soutient la proposition de la Maison Thul ?
Quatre bras se levèrent avec enthousiasme. Le Vicomte Thul fut rejoint par le Marquis Ulgo, le Duc Panteer et le Baron Rist. Ce dernier ne quittait pas un seul instant ce sourire énigmatique adressé vers le camp Organa.
- Qui est contre ? Demanda le Vice Roi.
Seulement trois mains se hissèrent vers le plafonds. Deren Organa savait que les Alde ne pouvaient participer au vote comme le prévoyait la Constitution, car l’un des leurs siégeait tout simplement comme Vice Roi. Leur participation aurait mené à un conflit d’intérêt.
Tali supposait qu’il y aurait eu égalité stricte mais c’était sans compter sur la partialité étonnante des Panteer sur la question. Une stupéfaction qui toucha également le reste de l’assistance. Beaucoup pensaient que les Panteer soutiendraient plutôt les Organa ou les Teral. S’agissait-il d’un calcul politique ou partageaient-ils les mêmes idées suprémacistes que Contispex ?
Toujours est-il que les Thul et les Ulgo applaudirent vigoureusement les Panteer, tout en narguant les autres parties adverses.
- La proposition des Thul est adoptée. À partir de la rentrée prochaine, les bourses accordées aux étudiants hors monde feront l’objet de contrôles plus stricts. Les modalités seront définies par une commission nommée par ce Conseil et surveillée par l’une des Trois Maisons s’étant opposées à ladite motion.
Il frappa du marteau.
- Il est temps de passer au second point. La parole est au Marquis Ulgo.
- Merci, votre Grâce.
Le patriarche se leva de son banc et s’avança vers le micro qui lui était assigné.
- Je voudrais évoquer le rôle de la sénatrice Organa quant à la défense de nos intérêts au Congrès sur Coruscant. Des rumeurs insistantes laisseraient entendre qu’elle serait impliquée dans une machination au plus haut sommet de la République, contre le Chancelier Suprême.
Un mutisme assourdissant pesa tout à coup sur l’assemblée suite aux déclarations du Marquis. La Duchesse Metasi intervint peu après.
- D’où tenez-vous ces accusations, Marquis ?
- Je fais seulement part de rumeurs persistantes, dont vous avez certainement eu vent, Duchesse.
- Vous voulez dire que vous n’avez aucune preuve de ce que vous avancez, insista-t-elle. Pourquoi vous prendrions-nous au sérieux ?
- Allons, laissez, chère Duchesse. Je suis certain que le Marquis nous soutiendra bientôt que les thrantas savent penser et parler, railla le Baron Teral.
Cela suscita des éclats de rire tonitruants dans les rangs des Teral, des Metasi et des Organa. Le Marquis Ulgo accusa le coup, ses traits grimaçant de colère.
- Que demandez-vous, Marquis ? L’interpella Ossil Alde.
- Nous devons nous assurer, Vice-Roi, si ces rumeurs troublantes sont fondées ou non. Nous devons nommer une commission d’enquête qui statuera sur la question et suspendre d’ici là, la sénatrice Organa de ses fonctions.
Autour de Deren et de Tali, tous leurs alliés bondirent de leurs bancs pour s’indigner. Le Baron Teral aboya, entre autres :
- Pourquoi ne pas créer une commission d’enquête sur les mensonges permanents des Thul et des Ulgo qui ne cessent d’entretenir la discorde parmi notre peuple ?
Cette fois, le Vice-Roi Alde éprouva plus de mal à ramener l’entente au sein de Conseil agité.
- La Maison Ulgo est-elle d’accord pour soumettre cette motion au vote ?
- Nous le sommes ! Proclamèrent le Marquis et ses partisans.
Galvanisés par leur victoire toute fraîche, les Thul et les Ulgo levèrent le bras avec fièvre, s’attendant à être suivis par les Rist et pourquoi pas, les Panteer. Mais cette fois, ce ne fut pas le cas.
Des murmures s’élevèrent derrière les bancs des Huit Grandes Maisons, face à cette défection inattendue de ces deux factions, qui les avaient tous pris au dépourvu.
- Qui s’oppose à la création de la commission d’enquête et à la suspension de ses fonctions, de la Sénatrice Organa?
Les Alde étaient dispensés de ce vote comme du précédent. Leur voix ne compterait pas. Tali serra la main de son fils dans la sienne. Ils bénéficieraient du soutien de leurs alliés indéfectibles puisque les Organa mis en cause ne pourraient pas non plus s’impliquer dans le vote.
Sans surprise, les Teral et les Metasi exprimèrent la valeur de leur amitié envers la Maison de la sénatrice.
Les murmures s’élevèrent quand les Rist et les Panteer ne manifestèrent pas davantage de réaction. Certains s’en gaussèrent dans l’assistance, se demandant s’ils n’étaient pas endormis. Voilà un coup de théâtre que personne ne paraissait avoir prévu.
Ossil Alde décida de mettre fin à cette mascarade pour aujourd’hui, d’un ferme coup de marteau.
- Devant cette égalité, nous reprendrons le vote demain. En espérant que certaines Maisons auront décidé de prendre position, rajouta-t-il avec ironie. La séance est levée, à moins que d’autre points ne soit abordés.
Aucune voix ne s’éleva, la lassitude s’étant emparée de tous. Tali Organa ne put éviter le regard de Rufus Rist qui lui adressa une inclinaison du menton.
- Nous devrions peut-être le voir, suggéra son fils à qui rien n’échappait.
- Non, trancha la sénatrice. C’est lui qui viendra nous voir. Rentrons à la maison, acheva-t-elle alors que tout le monde se levait.

Voilà, j'espère que cela vous a plu !

Allez, à la prochaine pour la suite sur Alderaan :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Sam 14 Nov 2020 - 19:45   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

En fait, il y a tellement de personnages intéressants dans ton récit que tu pourrais faire un spin-off sur chacun des Sénateurs ! Rien que là, avec les rivalités et les clans sur Alderaan, il y aurait de quoi dire ! :shock:

C'est une excellente surprise que de nuancer la situation politique sur cette planète dont on attend pourtant qu'elle soit toujours pour la liberté et la démocratie, quelle que soit l'époque de la chronologie où on se situe. C'est dire tout le mal que fait le Pius Dea à la galaxie si, même sur Alderaan, ses thèses trouvent bonne oreille ! :(

La Sénatrice Organa va-t-elle réussir à se tirer de ce mauvais pas politique ? Nous sommes quatre jours avant la tentative de coup d'état, mais avec un vote reporté au lendemain, il n'en restera plus que trois !

Vivement la suite ! :oui:
Mauvais, perfide, fourbe ! Nous devrions lui tordre son sale petit cou ! Gollum, Le Seigneur des Anneaux - Les deux tours

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Messagepar mat-vador » Dim 15 Nov 2020 - 19:53   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:En fait, il y a tellement de personnages intéressants dans ton récit que tu pourrais faire un spin-off sur chacun des Sénateurs ! Rien que là, avec les rivalités et les clans sur Alderaan, il y aurait de quoi dire ! :shock:


J'en écris suffisamment dans ce tome 2 et sur Alderaan pour me passer d'un spin off :whistle: ... cela n'est pas prévu, malheureusement !

L2-D2 a écrit:C'est une excellente surprise que de nuancer la situation politique sur cette planète dont on attend pourtant qu'elle soit toujours pour la liberté et la démocratie, quelle que soit l'époque de la chronologie où on se situe. C'est dire tout le mal que fait le Pius Dea à la galaxie si, même sur Alderaan, ses thèses trouvent bonne oreille ! :(


Dans les quêtes histoires SWTOR, Alderaan est loin d'être un monde de bisounours niveau politique :sournois: ! J'ai supposé que ce devait être pareil sous l'ère Pius Dea :diable: !

L2-D2 a écrit:La Sénatrice Organa va-t-elle réussir à se tirer de ce mauvais pas politique ? Nous sommes quatre jours avant la tentative de coup d'état, mais avec un vote reporté au lendemain, il n'en restera plus que trois !


Ce sera le thème du prochain extrait :D !

Allez à la prochaine et prenez garde à la constipation :x !
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Messagepar mat-vador » Sam 21 Nov 2020 - 21:03   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous, c'est l'heure de la suite :wink: !

On continue l'intrigue sur Alderaan :oui: !


L’édifice se dressait sur un plateau, au-dessus des contreforts montagneux à trente kilomètres d’Aldera. Un sentier torturé, creusé sur le flanc du mont le plus élevé permettait de le rejoindre depuis la capitale.
Les siècles qui ont suivi l’installation des colons humains, ont vu la construction d’une forteresse chargée de surveiller la vallée en contrebas. La froideur et l’austérité qui en émanaient, tranchaient radicalement avec la beauté de la nature qui l’entourait. Le premier possesseur, Hestal Organa, s’empressa de corriger ces défauts et d’embellir ce qui deviendrait la résidence permanente de la Maison Organa.
Le palais hexagonal brillait d’un reflet marbré, renvoyé par un soleil bienfaiteur. Le long de l’allée, Deren et Tali appréciaient l’ombre des arbres qui courbaient sous le poids du vent à leur passage, pour leur souhaiter la bienvenue.
Leurs étendards claquaient avec orgueil, alors que les gardes à l’entrée s’empressèrent de les accueillir en les aidant à descendre du véhicule et à décharger les bagages. Ils entrèrent dans le grand hall luxueux, abritant des plantes grimpantes qui formaient une arche harmonieuse au-dessus de leurs têtes, épousant le plafonds.
Au pied d’un large escalier circulaire, attendait la femme de Deren Organa, Cmethai. Elle serrait ses deux enfants, Colin et Trissa. La tête couverte d’un châle fin écarlate, laissant ses cheveux blonds se mutiner, elle fixait son mari et sa belle-mère qui approchaient.
Derrière eux deux, les gardes transportaient les bagages et les cadeaux qui furent déposés près de l’escalier.
- Mamie, on veut les cadeaux ! On veut les cadeaux !
Les chérubins impatients tournaient autour de leur grand-mère, qui les enlaçait, émue jusqu’aux larmes.
- Allons, mes petits, je ne vous ai pas manquée ?
- Si, mais on veut les cadeaux ! Trépignait Trissa.
Cmethai se pencha pour embrasser son mari qui s’exclama :
- Ils sont décidément intenables.
- Ils n’ont pas beaucoup d’occasions de la voir, plaida-t-elle. Vous pourriez prendre votre retraite, ajouta-t-elle vers sa belle-mère. Ils en seraient ravis.
- Je n’en doute pas mais il me reste des choses à faire.
- Je vous ai aménagé une chambre dans l’aile sud du palais. Je vais y faire porter vos bagages.
- Oh c’est aimable à vous.
- Mamie, les cadeaux ! Criait Colin qui s’accrochait à elle.
- Tout de suite, mon trésor.
Les gardes sur les indications de la sénatrice les distribuèrent et les charmants bambins gravirent les escalier comme de jeunes wampas fougueux pour se réfugier dans leur chambre, avides d’ouvrir leur présent en intimité.
Cmethai proposa ensuite à la matrone du Clan Organa de passer dans le salon.
- Je vous ai préparé un gouter.
- C’est généreux, la remercia Tali.
Elle lui emboîta le pas, suivi de son fils Deren. Au premier étage, le salon constituait la fierté de l’architecture locale, avec ses dorures et ses voûtes qui décoraient le plafonds. Des chandeliers aux pierres cristallines étaient suspendues, renvoyant une lumière féerique qui éclairait une grande table, à laquelle était un vieil alderaanien, qui n’était autre que le frère de Tali.
Muren Organa.
- Bonjour, Muren, tu attends depuis longtemps ?
- J’ignorais si tu parviendrais à quitter ce foutu nid de gundarks qu’est Coruscant, bougonna l’homme à l’allure robuste malgré le poids des ans, en repoussant sa chaise.
Ils s’enlacèrent avec ferveur.
- Oncle, tu as commencé sans nous ? Lui reprocha Deren alors qu’il montrait l’assiette à moitié d’une part de gâteau grignotée.
- Eh bien quoi ? Fit Muren avec éclat pendant qu’il regagnait sa place. Je n’allais pas mourir de faim, surtout si on doit parler affaires.
- Mangeons d’abord en famille, proposa Tali, mon cher frère. Les affaires peuvent attendre encore un peu.
Cmethai claqua des mains.
- Les enfants, c’est l’heure du goûter !
Peu de temps après, les diablotins énergiques déferlèrent le salon, Colin poursuivant Trissa. Tous deux avaient le visage recouvert d’un masque évoquant une bête mythologique, à la gueule garnie de crocs aiguisés.
- Graah, je suis le démon des montagnes ! Rugissait Colin.
- Peuh, t’es juste une bouse de thranta ! Répliquait sa sœur.
- Les enfants, enlevez vos masques si vous passez à table.
Ils boudèrent et les ôtèrent avant de s’installer à table, leur père entre eux, face à leur grand oncle qui les regardait avec tendresse.
- Qu’ils sont mignons.
- Je peux vous laisser vous en occuper, si vous y tenez tant, grinça Cmethai.
Deren pinça les joues des intenables marmitons.
- Qu’est-ce qu’on dit à mamie pour les cadeaux ?
- Merci, mamie ! S’écrièrent-ils en chœur.
Les assiettes furent distribuées à tous et le goûter se déroula dans une atmosphère détendue. Au point que l’on pourrait croire qu’il n’existait pas un dictateur impatient de ravir tous les pouvoirs à la tête de la République.
Muren échangea quelques anecdotes avec sa sœur Tali alors que Deren profita de la compagnie de sa femme et des enfants. Lorsque le goûter fut terminé et les couverts débarrassés, Cmethai appela un droïde pour qu’il ramène les enfants à leur chambre.
Il était temps de parler affaires… en famille.
Tali activa son brouilleur, par mesure de sécurité.
- Tu as des nouvelles, Muren ?
Celui-ci arborait un air soucieux, posant son menton entre ses paumes.
- J’ai contacté Linort.
- Et ?
- Tu auras ce que tu voulais mais je crains tout de même des indiscrétions, souligna son frère.
- Cela fait partie des risques que j’ai accepté de prendre, répondit la sénatrice avec assurance.
Muren lui sourit.
- Il a accepté de venir cette nuit pour que nous en discutions ensemble. Des milliers de miliciens qui partent en même temps, ça ne peut pas passer inaperçu.
- Le Conseil des Grandes Maisons se réunira demain pour décider de ma destitution, expliqua-t-elle. Ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord aujourd’hui.
- Tali, s’ils veulent te destituer, tu ne pourras pas partir.
- Je n’ai pas le choix, on a besoin de moi sur Coruscant… pour la suite. Deren se chargera de défendre mes intérêts ici.
Muren se tourna vers son neveu.
- Tu t’en sentiras capable, gamin ?
- Je ne suis pas un débutant.
Un garde du palais entra tout à coup dans le salon.
- Pardon, votre Excellence. Le Baron Rist souhaite être reçu sans tarder.
Les Organa échangèrent des regards étonnés.
- Eh bien, si je m’attendais à ça… , persifla Muren. Que nous veut ce fichu lascar ?
- Il vaudrait mieux qu’il ne te voie pas ici, oncle, précisa Deren.
- D’accord, je vais sortir par-derrière.
Son oncle bondit sur ses appuis et fila immédiatement dans un couloir secondaire derrière lui, guidé par le majordome.
Tali autorisa au garde :
- Amenez le Baron ici.
- Oui, madame.
Cmethai se leva à son tour.
- Je retourne voir les enfants s’ils ont besoin de quelque chose.
- D’accord, ma chérie, lui fit Deren.
Les deux Organa laissés seuls dans le salon, étudièrent la silhouette arrondie du Baron Rist, qui affichait cet étrange sourire malicieux qu’ils avaient aperçu tout à l’heure. Le patriarche obèse les salua, après que le garde fut congédié.
- Bienvenue de nouveau parmi nous sur Alderaan, Tali. Bonjour Deren.
- Nous sommes honorés de vous recevoir, Baron, lui souhaita la sénatrice.
- Je vous en prie, prenez place, invita le fils.
Il accepta d’un geste souple du bras.
- Allons, pas de manières entre nous.
À ces mots, les Organa comprirent que l’entretien allait être important. Ils se concertèrent du regard, et Deren activa son brouilleur.
- J’imagine que ce n’est pas une visite de courtoisie, fit ce dernier.
Rist esquissa un rictus entendu.
- Et vous n’êtes pas revenue pour le simple plaisir de retrouver votre famille, Tali.
La sénatrice demeura impassible.
- Nous vous écoutons, Rufus, l’encouragea-t-elle.
Leur hôte joignit les paumes, faisant danser ses doigts les uns dans les autres. Puis il s’enfonça davantage dans le fauteuil, laissant son regard se perdre dans le lointain pendant quelques instants.
- Mes agents m’ont fait part de rumeurs étranges, confia-t-il finalement.
- Des rumeurs ? Fit Deren d’un ton faussement candide.
- Puis-je me servir de votre meilleur vin ?
Les deux Organa le fixèrent décontenancés avant de lui accorder :
- Bien entendu.
Tali claqua des doigts et peu de temps après, une coupe en aurodium remplie à moitié lui fut servie. Il la dégusta lentement et émit un ronronnement appréciateur.
- Exquis, vous savez y faire.
- La saison dernière a été propice, avoua Deren. Vous nous parliez de rumeurs étranges, ajouta-t-il pour revenir au sujet.
Rufus Rist approuva, posant sa coupe.
- Vous connaissez la devise de ma Maison, déclara-t-il. Dans l’obscurité nous guetterons, car les moindres bruits à nos oreilles parviendront.
Tali Organa était parfaitement au fait que les Rist cultivaient par tradition le goût de l’espionnage et du secret et avaient acquis ainsi un potentiel de nuisance, qui leur permettaient de peser dans le jeu des alliances politiques locales.
- Êtes-vous venu pour nous menacer et nous faire chanter ? Demanda abruptement son fils.
Le Baron semblait sincèrement offusqué.
- Allons, Deren, je ne m’abaisse pas à ce genre de choses. Je me permets seulement de faire partager mes impressions.
- Continuez, le pressa la sénatrice.
Rufus se pencha en avant.
- Nous pensons que quelque chose d’important se prépare. Mes informateurs sur Coruscant m’ont averti qu’une certaine nervosité avait gagné les institutions et les partisans les plus fidèles de l’actuel Chancelier Suprême. Il est bien connu qu’il doit faire face à l’opposition d’une partie du Sénat depuis son accession à ce poste.
- C’est le risque quand on est Chancelier Suprême, souligna Deren.
- Comme vous dites, appuya le Baron. Nous savons que les alsakani commencent à s’agiter sérieusement, que la position de l’allié local de Contispex, n’est plus aussi solide qu’auparavant. En voilà un qui doit certainement avoir du mal à dormir paisiblement.
- Vous nous excuserez volontiers si nous n’éprouvons aucune compassion pour l’actuel Chef d’État de la République, persifla Deren.
Rufus Rist gloussa.
- Ah Deren, j’apprécie toujours autant vos traits d’esprits. C’est rafraîchissant.
- Venez-en au fait, Rufus, le pria la sénatrice.
L’intéressé recouvrit son sérieux.
- Nous nous doutons que les alsakani ne sont pas l’unique souci du Chancelier Contispex. Outre le Sénat et particulièrement l’Honorable Fraternité, ce pauvre homme doit se méfier aussi des Jedi et des malheureux parqués comme du bétail dans ces Zones de Sécurité Prioritaire. Sans parler des Hutt qui redoutent les conséquences d’un embargo qui les asphyxie depuis peu.
Ses yeux brillèrent d’un éclat intense.
- Nous savons, affirma-t-il avec plus de conviction, que beaucoup de sénateurs, y compris Hassan Kalad, ont quitté la capitale pour rejoindre leur monde et ce n’est certainement pas pour prendre du bon temps.
- Peut-être que c’est justement le cas.
- L’idée m’a d’abord effleuré l’esprit. Mais les sénateurs que je mentionne sont partis en même temps. J’ai du mal à croire que ce soit une coïncidence.
Deren sentit la nervosité le gagner.
- Et c’est là que vous nous apprenez ce que vous voulez, lui signala Tali.
- Nous souhaitons participer à votre projet, même si nous n’en connaissons pas la teneur exacte.
Le silence éloquent des Organa en disait long sur leur incrédulité.
- Vous pouvez répéter ? Demanda Deren.
- Vous m’avez bien entendu, nous souhaitons investir dans la réussite de votre objectif, martela le Baron.
- Comment comptez-vous nous aider ?
Rufus Rist se contorsionna pour profiter du confort de son siège.
- Les Grandes Maisons Nobles doivent de nouveau se réunir demain pour destituer la sénatrice. Les Thul et les Ulgo ne resteront pas inactifs, d’où la raison de ma venue. Je peux joindre ma Maison à celles des Teral et des Metasi pour vous permettre de sauvegarder la majorité. Et je suis en mesure de rallier les Panteer.
- Les Panteer ? Comment vous y prendrez-vous ? S’enquit la dignitaire.
- Ne vous inquiétez pas pour cela, Tali. Sachez de même que nous admirons les efforts de votre ami Linort Metasi pour recruter des gens expérimentés et de bonne volonté, pour les emmener sur Coruscant. Je suis prêt à y adjoindre des volontaires issus de ma Maison et de celles de mes Maisons Vassales pour garantir leur réussite.
- Vous êtes conscients des risques que vous prenez ? Insista la matriarche Organa. Vous deviendrez un nom de plus sur la liste des ennemis de Contispex.
- Et c’est pour cela que j’en viens aux contreparties.
La mine de Deren s’assombrit, priant que les exigences des Rist restent modérées.
- Vous détenez quatre-vingt pourcents des parts de la Société Viticole d’Aldera. Nous souhaitons en acquérir trente. D’autre part, nous verrions d’un bon œil, un de mes neveux devenir l’écuyer personnel du Vice-Roi Alde jusqu’au terme de son mandat. Nous apprécierons à sa juste valeur, la compréhension de Votre Maison ainsi que celle des Teral et des Metasi sur cette question que nous soulèverons incessamment au Conseil.
Deren chercha le regard de sa mère qui demeurait pensive.
- De quel neveu parlez-vous ?
- Esul.
Deren se détendit à l’évocation de ce nom.
- Je me souviens l’avoir rencontré l’an dernier à un colloque des Forces de Sécurité. Je serai ravi de soutenir sa candidature.
Il fut approuvé par le sourire du Baron Rist.
- Concernant la Société Viticole d’Aldera, reprit Tali, vous devez comprendre qu’il s’agit d’un enjeu de taille pour notre Maison, Rufus. C’est un lourd sacrifice que vous nous demandez de concéder.
- J’en suis conscient et je comprends que cela demande réflexion, acquiesça-t-il aimablement. Je peux patienter dans la pièce d’à côté.
- Attendez, j’ai une contre-proposition.
Rufus freina le mouvement qu’il avait entamé pour se lever de table avant de se raviser.
- Si nous vous accordons les trente pourcents de la Société Viticole, il serait plus honorable que nous renforcions les liens de manière équitable. Vous détenez le monopole des Chantiers Royaux d’Alderaan et nous aimerions en acquérir vingt pourcents.
Rufus demeura interdit, pris de court puis éclata de rire, soulevant son immense bedaine.
- Excellent, commenta-t-il. Il semblerait, Tali, que votre fils ait hérité du don pour votre diplomatie.
- C’est ce qui arrive, expliqua-t-elle, quand on forme un fils trop précoce.
Tali Organa masqua sa fierté devant l’initiative audacieuse de son rejeton dont elle serra la main. Rufus s’éclaircit la gorge.
- Vingt pourcents, ce n’est pas rien. Vous devez prendre conscience que c’est aussi un enjeu essentiel pour ma Maison et qu’il faut la permission du Vice-Roi en exercice.
- Un sacrifice qui en vaut bien un autre. Considérez cela comme un gage de votre bonne volonté, appuya Deren.
Il insinua subtilement que les Rist n’étaient pas les plus dignes de confiance parmi les jeux de pouvoir entre Grandes Maisons. Rufus n’en prit pas ombrage et ne cessait pas de sourire.
- Intéressant, très intéressant. On dirait que nous avons donc un accord, conclut-il.
Les Organa s’autorisèrent à respirer plus librement.
- Dites-moi, les Thul et les Ulgo ont du vous faire des propositions, déclara Deren, pris par un ultime doute.
- Évidemment, mais pas aussi avantageuses.
Tali proposa :
- Nous pourrions porter un toast pour célébrer notre alliance.
- Excellente idée et cela me donnera l’occasion de goûter encore un peu de votre vin délicieux, s’enthousiasme le Baron.
Deux autres coupes en aurodium furent ajoutées sur la table avec une carafe et elles furent claquées contre celle du Baron. Une alliance avec un partenaire controversé venait d’être scellée et Tali espérait au plus profond d’elle-même qu’elle ne commettait pas une grave erreur d’appréciation. Rufus posa enfin sa coupe et repoussa sa chaise pour prendre congé.
- Je suppose que vous avez des choses à faire, leur lança-t-il. Bonne fin de journée.
- De même, lui souhaita Deren.
Ils guettèrent son départ puis Muren surgit de son refuge pour retrouver sa sœur et son neveu.
- Tu n’as rien raté de l’entretien ? Lui demanda Tali.
- Un Rist qui retourne sa veste en notre faveur, ricana l’oncle de Deren. Qu’est-ce que je paierais cher pour voir la tête des Thul et des Ulgo quand ils apprendront ça.
- Il ne reste plus qu’à prier pour qu’il respecte notre accord, grogna son neveu.
- Quoiqu’il en soit, ajouta Tali, je dois repartir sur Coruscant après avoir parlé à Linort. Je n’attendrai pas les résultats de la prochaine session du Conseil des Grandes Maisons.
Muren s’éclipsa donc pour appeler leur allié Metasi.


Voilà, j'espère que cela vous a plu 8-) ! N'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé ! Après cet accord, il ne restera plus que trois jours avant le coup d’État :shock: !

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 23 Nov 2020 - 11:27   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Bon, la situation semble se décanter du côté des Organa... à moins d'un nouveau retournement de situation duquel nous ne sommes pas à l'abri ! :sournois: Après tout, il peut s'en passer des choses en 3 jours !

Prochain arrêt : Alsaka ?

Vivement la suite ! :oui:
Mauvais, perfide, fourbe ! Nous devrions lui tordre son sale petit cou ! Gollum, Le Seigneur des Anneaux - Les deux tours

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Messagepar mat-vador » Mer 25 Nov 2020 - 14:34   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Bon, la situation semble se décanter du côté des Organa... à moins d'un nouveau retournement de situation duquel nous ne sommes pas à l'abri ! :sournois: Après tout, il peut s'en passer des choses en 3 jours !


L'avenir très proche dira si les Rist sont des alliés dignes de confiance :sournois: !

L2-D2 a écrit:Prochain arrêt : Alsaka ?


Mais... mais comment as-tu deviné :shock: ?

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 28 Nov 2020 - 21:13   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous :hello: !

Allez, c'est la suite de la préparation de la conjuration contre la constipation/constipés :P !

Savourez-moi ça :sournois: !


Alsakan, capitale Xenvaer, trois jours avant l’Opération Restauration


La foule s’agglutinait au milieu d’un après-midi ensoleillé sur la Place de la Mémoire. Les citoyens alsakanis se croisaient, se rassemblaient et discutaient sur les terrasses ou à l’intérieur de brasseries réputées. La Stèle de la Mémoire, gigantesque obélisque bâti en la mémoire de ceux ou celles s’étant sacrifiés pour leur patrie, se dressait majestueusement au-dessus de cette ruche.
Des dizaines de badauds se recueillaient, en remplissant des corbeilles de cristaux opaques qu’ils déposaient au pied de l’édifice, en offrande aux âmes errantes qui avaient besoin de s’y réfugier. Ils apposaient tour à tour leur paume sur la surface polie du monument funéraire, pour lâcher quelques prières en Haut Alphabet Galactique, leur dialecte local.
Hassan Kalad fut de ceux-là et sa prière fut adressée à la mémoire de son défunt ami Bilel Ap Token, dont il avait accueilli la fille et la veuve. Sa main collée à la Stèle de La Mémoire, il pria de même pour le destin de sa planète et de son peuple, pour la chute de l’odieux Premier Régent Orin Melok. Et pour son fils Jedi, Bekan Kalad, avec qui il était en froid.
J’espère que tu n’oublieras pas que nous sommes ta famille, Bekan.
Il retire finalement sa main puis s’écarta de l’obélisque, pour laisser place à… Tina Ap Token et l’amirale Carmina Delinki qui l’accompagnait.
Les deux femmes encapuchonnées tout comme lui, se penchèrent sur leur Stèle de la Mémoire. Ils avaient tous trois convenu de se retrouver dans une cantina gérée par un ancien de la Flotte de Défense qui avait participé à la Bataille de la Flotte du Noyau.
Un homme de confiance, avait assuré Delinki.
Le sénateur se dirigea donc vers le petit établissement, coincé entre deux grandes avenues au nord-est de la place, traversant sans encombre la foule dense et insouciante. Contrairement à Coruscant, l’influence de Contispex et du culte Pius Dea se faisait beaucoup moins ressentir.
Néanmoins, l’atmosphère était chargée d’une certaine suspicion puisque Alsakan était gouvernée depuis vingt ans par le même pion.
Lorsque Hassan pénétra dans la cantina, il fut ravi de constater l’affluence de clients. Parfait, il ne serait pas trop remarqué. Sans hésiter, il se dirigea vers le comptoir et avisa le barman. Celui-ci lui demanda lorsque le dignitaire lui montra la bague qu’il portait à l’index.
- Vous dégusterez la spécialité de la maison ?
- Avec plaisir, répondit Kalad. On me dit le plus grand bien de vos brochettes Asturgan et de vos ailes de salamandres fins.
Le tenancier hocha imperceptiblement le menton, montrant l’arrière boutique dans son dos, d’un mouvement de pouce, satisfait du mot de passe.
- Je vais vous en apporter un échantillon, vous vous ferez une idée.
Le sénateur resserra son capuchon avant de contourner le comptoir. Il ouvrit le battant en tapant le code approprié puis respira beaucoup mieux quand il se retrouva dans la pièce secrète dont personne n’était avisé de la présence.
Il ne demeura pas longtemps seul car il fut bientôt rejoint par Tina Ap Token et Carmina Delinki. Les deux femmes retirèrent leur capuchon en même temps que lui, se rassemblant autour d’une petite table ronde.
L’amirale Delinki posa un disque holographique entre eux, montrant les images tridimensionnelles des vaisseaux de guerre de la Deuxième Flotte de la République stationnée dans leur système. Ils fixèrent les silhouettes des cuirassés Gilagimar et des frégates Sarbakan avant que le sénateur ne brisa la glace.
- Des nouvelles ?
- La Deuxième Flotte de la République est toujours en position à la lisière du système, expliqua Delinki. Ils se contentent d’observer les activités et la circulation des marchandises, du matériel. Notre Flotte se tient en embuscade, à un micro saut d’eux, au large de la Quatrième Lune de Cristal.
- Si nos bâtiments de guerre quittent le système, l’amiral Jehun vous suivra à la trace, la prévint Tina. Et toute l’opération sera compromise.
- Le commandant Skyrim et la Suprême Amirale Helder auront du mal à expliquer la présence de notre Flotte, ce n’est pas prévu dans les manœuvres.
Carmina manipula le disque et les vaisseaux républicains laissèrent place à une carte du système alsakani. Le disque pâle représentant leur monde natal flotta, entourée de quatre lunes qui orbitaient sur des trajectoires distinctes.
- Nous devrons faire diversion lorsque le Premier Régent sera renversé et que l’Archaiad permettra une nomination immédiate.
- Les Forces de Sécurité ? Demanda Kalad.
- La majorité des officiers se rallieront à nous ainsi que les gardes du palais, confirma l’amirale. Vito Velcaz sera mis en état d’arrestation. L’Archaiad ?
- Le sénateur m’a remis la liste des Conseillers qui nous soutiendront et… la liste de ceux qui ont besoin d’être persuadés, plaida Tina qui insista sur le dernier terme. Quand ils prononceront la destitution de Melok, je m’occuperais moi-même de ce traître.
- Nous rendrons justice à votre père, promit Hassan. Comment procéderez-vous pour la diversion, Carmina ?
- Lorsque Melok sera renversé, j’enverrai le Silmya et le Harabsin attaquer la Deuxième Flotte. Ils l’attireront avec eux jusqu’à la Nébuleuse sur la route entre Scipio et Velusia. Assez loin de Coruscant et de la Flotte du Noyau. Le Silmya et le Harabsin rejoindront ensuite notre Flotte avant le départ pour la capitale.
- La synchronisation devra être parfaite, observa Tina.
- Oui, nos amis sur Coruscant n’auront pas le droit à l’erreur. Il ne reste plus qu’à espérer que les Hutt ne nous feront pas défaut.
- Ils vous ont contacté, sénateur ?
Le dignitaire hocha la tête.
- Hier, ils étaient sur le chemin du retour. Les miliciens doivent être arrivés et hébergés dans des refuges sûrs. Leurs principaux chefs doivent entrer en contact avec les résistants des ghettos, pour coordonner leurs actions.
- Ont-ils réussi ?
- En résumé, le bilan est satisfaisant. Nos alliés du Sénat ont rejoint leur ambassade respective et n’attendent plus que notre signal. Kotil Marek m’a dit qu’il continuait de convaincre d’autres Jedi de le soutenir, la dernière séance au Haut Conseil ne s’est pas déroulée comme prévu.
- Contispex se doutera bien de quelque chose.
- Il sera trop tard pour lui, si nous restons prudents.
La voix du barmaid résonna dans la pièce.
- Le Vautour Multak regagne son nid, le temps devient orageux.
Ils comprirent le sens de cet avertissement codé. Quelqu’un avait mouchardé et alerté les Forces de Sécurité locales. Fort heureusement, toute salle de réunion secrète possédait une issue de secours. Les trois conspirateurs s’empressèrent de l’emprunter et se dispersèrent dans la ruelle derrière la cantina.
Peu de temps après, un groupe d’agents pénétra dans la cantina et boucla le bâtiment. En vain, puisque leurs proies s’étaient échappées.

Espace Hutt, Nal Hutta, trois jours avant l’Opération Restauration

Le Mogul Suprême Azba Hestilic Hathil considéra depuis sa barge antigrav, les autres chefs de clans Hutt réunis dans la salle du Conseil des Anciens. Accompagné de son esclave evocii, il promena ses grands yeux reptiliens sur chacun d’eux, alors qu’ils échangeaient dans le dialecte huttese.
Certains se déplaçaient sur des barges, d’autres se mouvaient sur le sol avec agilité. Tous avaient éprouvé le besoin d’amener leur suite d’esclaves, pour affirmer leur prestige et leur position dominante.
Dans la salle du Conseil, s’étaient donc rassemblées une centaine de personnes. Azba grogna, fusillant l’evocii qu’il avait chargé d’organiser la session. Il lui fit signe d’approcher d’un geste impatient de la main.
- Esclave, que signifie ceci ?
- Euh… que Son Énormité me pardonne… mais les kadijics ont beaucoup insisté pour se présenter avec leurs affaires hum personnelles.
- Comme d’habitude, espèce d’incapable !
Il le frappa de la paume au visage et l’envoya valdinguer au milieu de tous les convives qui s’interrompirent, surpris.
- Hors de ma vue, asticot !
L’evocii battit en retraite en geignant et le Mogul Suprême se dressa sur sa barge, reprenant son calme.
- Vos Excellences, nous pouvons commencer. Mais je demande d’abord à votre personnel de quitter le Conseil. Le sujet du jour est bien trop important pour susciter l’intérêt ou la convoitise des vermines inférieures.
Les chefs de clans congédièrent sans hésiter leur suite, un troupeau qui marcha docilement vers la sortie en silence, la tête baissée. Les gardes du corps organiques ou mécaniques ne furent pas plus autorisés à demeurer aux côtés de leur propriétaire.
Azba reprit peu après :
- Quelque chose se prépare sur Coruscant, je vous ai envoyé le rapport de notre ambassadeur, mon neveu Gaarba. Les ennemis du Chancelier Contispex vont bientôt entrer en action, dans trois jours. Nous devons décider… les kadijics doivent décider si nous devons les soutenir ou nous tenir à l’écart.
Un Hutt plus jeune que Azba et à la peau écailleuse ocre, gronda pour réclamer la parole.
- Dans son rapport, votre neveu rapporte qu’il est entré en contact avec le sénateur Kalad et plusieurs factions opposées au Chancelier. De quoi a-t-il convenu avec eux ?
Zeldo Desilijic Bosem exprima ainsi la question à laquelle les autres chefs pensaient.
- Nous leur proposons d’aider les ghettos à évacuer les non combattants et à armer leurs défenseurs. De plus, nous lancerions des attaques contre le blocus de la République, de manière à détourner les Quatrième et Cinquième Flottes de l’objectif principal.
- Avez-vous perdu la raison, Mogul Suprême ?
Tous les congénères braquèrent leur attention vers un autre patriarche qui se tortillait sur le sol avec vivacité, et qui venait d’apostropher leur plus illustre représentant. Azba fusilla de rancoeur Osleik Nasirii Dikurs, un rival politique qui s’opposait à lui depuis sa nomination en tant que Mogul Suprême.
Un ambitieux qui ne cessait de le remettre en cause, espérant prendre sa place. Ce qui n’était pas arrivé jusque-là. Azba ne le laisserait pas arriver aussi facilement à ses fins.
- Modérez votre ton, Osleik, le prévint-il.
- Notre survie est en jeu et vous voulez prendre le risque de provoquer le Chancelier Contispex et le pousser à nous attaquer ! Si cela arrive, nous n’aurons pas les moyens de repousser les deux Flottes qui nous assiègent.
Certains chefs de kadijics approuvèrent, personne n’étant dupe de leur faiblesse militaire qui s’était accentuée depuis la fin de l’Empire Hutt et l’émergence des clans, des siècles auparavant.
- Il est probable que ces deux Flottes finiront par nous attaquer, quoiqu’il advienne. Je suis d’accord que nous n’avons pas les moyens d’y résister. C’est pourquoi la passivité serait la pire des erreurs, nous avons besoin d’alliés.
- Des alliés ? Personne dans la République n’acceptera de nous aider ! Nous n’avons pas d’autre choix que de continuer à négocier !
Azba renifla devant les relents de sueur dégagés par plusieurs chefs de clans. Des relents où se mêlaient le doute et la peur.
- Mon neveu Gaarba a envoyé un émissaire à une réunion à l’ambassade d’Alsakan, lors de la Danse du Vautour Multak. Un plan d’action a été décidé par des sénateurs de l’Honorable Fraternité, des militaires haut placés, des Jedi dissidents ainsi que des résistants des ghettos dont j’ai fait mention précédemment. Nous avons proposé d’apporter notre pierre à cet édifice ambitieux en détournant l’attention des deux Flottes pour les empêcher d’interférer. Vous avez tous les détails dans le rapport qui vous a été remis. En contrepartie de cet engagement, nous avons obtenu de leur part, que le blocus serait levé et que nos intérêts ne seraient plus menacés.
Azba fut rassuré que cette perspective détende ses pairs, la plupart mais pas tous. Zeldo des Desilijic demeurait perplexe.
- Avez-vous la garantie qu’ils tiendront parole ?
- Des Jedi menés par Kotil Marek étaient présents à cette réunion. Ils se porteront garants de ce qui a été promis.
Osleik brailla.
- Vous accordez bien trop d’importance aux Jedi et pas assez à la haine que tous ces conspirateurs éprouvent pour nous. Pensez-vous qu’à leurs yeux, nous valions mieux que Contispex et sa bande de fanatiques ?
Azba vit qu’il reprenait la main. Après tout, les Hutt étaient restés en marge de la galaxie et de la République depuis des millénaires et beaucoup étaient favorables à maintenir un statut quo. Tendre la main aux conjurés pouvait signifier une intrusion dans leurs affaires qui pouvait les ruiner, les asservir.
Les transformer en vassaux du Sénat de la République, qu’importe le Chancelier Suprême à sa tête. Azba se doutait que beaucoup des conjurés nourrissaient du mépris envers eux.
- Le blocus de la République a déclenché plusieurs émeutes d’esclaves dans le système Rorak. Beaucoup d’entre eux pensent qu’ils ont une chance d’être libérés en cas d’intervention militaire, nota Zeldo.
- Je sais, rétorqua le Mogul Suprême. Voilà pourquoi nous devons nous investir dans ce coup d’État.
- Non, voilà pourquoi justement nous devons rester neutres, plaida Osleik. Nous ne sommes pas en position de force pour prétendre jouer les conquérants. Nous devons plaider la clémence et la compréhension du Chancelier.
Azba comprit qu’il n’obtiendrait pas gain de cause. Désolé mon neveu, pensa-t-il avec amertume.
- C’est préférable, appuya Zeldo.
Personne d’autre ne le contredit, signe que personne ne s’y opposait. Azba ne pouvait rien y faire, à moins de se condamner à l’isolement et de se faire destituer par le Conseil des Anciens. Son ennemi politique Osleik n’attendait que ça.
- Alors nous ne défierons pas Contispex, conclut-il accablé. Nous veillerons même à nous en faire un ami.
Et comment se faire un ami, de quelqu’un qui vous asphyxiait avec un blocus ?
- Nous en avons terminé, merci d’être venus, Excellences.
Il les regardait quitter la salle du Conseil, terriblement déçu de n’avoir pu obtenir leur adhésion. Il savait qu’il ne pouvait pas les forcer à le suivre. Il se retrouvait dans l’impasse et il ne lui restait plus qu’à prévenir son neveu de la mauvaise nouvelle.
Son secrétaire evocii revint pour lui faire établir le contact avec son neveu affecté sur Coruscant. L’expression de ce dernier trahissait une irrésistible attente.
- Eh bien, mon oncle ?
- J’ai bien peur que tu ne sois déçu.
L’hologramme de Gaarba vacilla à cause de la mauvaise qualité de la transmission.
- Ils ne nous soutiendront pas ?
- Ils estiment que ce risque n’en vaut pas la peine, avoua Azba.
- Nous pourrions passer outre.
Le Mogul Suprême grogna en guise de semonce.
- Nous ne commettrons pas une erreur aussi stupide, n’est-ce pas, mon neveu ? À moins que tu veuilles que notre clan ne soit marginalisé et isolé par les autres kadijics.
- Mon oncle, j’ai promis…
- Je t’avais prévenu que tu n’aurais pas dû le faire.
Gaarba soupira.
- Pour qui passerons-nous, maintenant ?
- Les promesses que tu as faites à tes amis sur Coruscant ne seront pas les premières que nous ne tiendrons pas. Cela n’entachera qu’à peine notre réputation auprès des autres peuples.
Le cynisme de son oncle ne rebuta pas l’ambassadeur.
- Alors, que faisons-nous ?
- Pour l’instant, continue de faire comme si de rien n’était. Fournis des armes et prépare l’évacuation des ghettos. J’aviserai le moment venu.
- Mon oncle…
- Je te tiendrai au courant, fais attention à toi.
Il coupa court aux protestations de l’ambassadeur et prit une profonde inspiration. Il claqua ensuite des mains, ordonnant ainsi à l’evocii de préparer son départ pour sa demeure. Alors qu’il quittait la salle du Conseil des Anciens, il demeurait préoccupé.
La session du Conseil n’avait pas résolu le problème des deux Flottes qui maintenaient l’embargo.
Que faire ?


Voilà, j'espère que cela vous a plu :sournois: ! Petite incertitude du côté des Hutt, hum :siffle: ?

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 30 Nov 2020 - 11:37   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Oh, double voyage ! La situation semble plutôt bien engagée sur Alsaka, nettement moins sur Nal Hutta. Et ton compte à rebours et vraiment stressant ! :grrr:

Du coup, d'ici à ce que les trois jours restants s'épuisent, on peut imaginer que l'on rendra visite au Temple Jedi ? Et peut-être même de nouveau aux Contispex ? A moins que l'on saute les 3 jours et que l'on en vienne directement à l'opération Restauration ?

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mar 01 Déc 2020 - 18:53   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Oh, double voyage ! La situation semble plutôt bien engagée sur Alsaka, nettement moins sur Nal Hutta.


Oui, toujours à tergiverser ces Hutt :pfff: !

L2-D2 a écrit: Et ton compte à rebours et vraiment stressant ! :grrr:


:diable: ... tu n'en peux plus, hein ? :P

L2-D2 a écrit:Du coup, d'ici à ce que les trois jours restants s'épuisent, on peut imaginer que l'on rendra visite au Temple Jedi ? Et peut-être même de nouveau aux Contispex ?


Peut-être que oui, que non :siffle: ...

L2-D2 a écrit:A moins que l'on saute les 3 jours et que l'on en vienne directement à l'opération Restauration ?


N'espères pas t'en tirer si facilement :diable: !


Allez à la prochaine :hello: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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Messagepar mat-vador » Sam 05 Déc 2020 - 19:58   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous, comment ça va ? :D

Allez, je vous présente la suite de la conspiration anti constipés :lol: ! Maintenant quelle est la prochaine escale ? Et ben, je vous laisse découvrir ça :sournois: !


Bordure Médiane, Passe de Kaaga, à proximité de l’Espace Hutt
Trois jours avant l’Opération Restauration

Assis dans son bureau, dans ses quartiers du Outlander, le cuirassé Gilagimar qu’il commandait, Riyan Lix consultait sur un datapad, les rapports de patrouille et les incidents liés à l’embargo décidé par le Sénat contre les Hutt.
Il appartenait à la Quatrième Flotte de l’amiral Zhang Hisku avec lequel il entretenait des rapports distants. Et pour cause, elle était connue tout comme son homologue de la Cinquième Flotte, Amicia Amukos, en tant que soutien indéfectible du régime de Contispex. Les choses avaient changé dans la Marine, depuis la fin de la Crise Alsakan et l’accession de Contispex au poste de Chancelier.
Il posa finalement le datapad, n’ayant plus trop la tête à ça. Il décida de se changer les idées en visionnant l’hologramme de sa compagne et ancienne équipière de l’escadron Nimbus, Zeya. Le buste de la zeltronne figée le fixait avec tendresse, ses quarante années n’ayant laissé apparaître pour le moment aucune ride.
En tant que capitaine de vaisseau, il regrettait de ne plus pouvoir voler à bord d’un Typhon comme au bon vieux temps. Il avait perdu de vue, bon nombre de membres de son escadron, depuis sa promotion.
La montée de la xénophobie et de l’humanocentrisme avait provoqué les démissions en cascade de beaucoup de non humains dont ses équipiers de l’escadron. Ainsi que d’humains qui n’acceptaient pas cette situation.
En fait, il savait qu’il était le seul de son escadron à ne pas avoir quitté la Marine. Cette République avait changé, il ne la reconnaissait plus. Zeya s’était exilée dans le système corellien, avec les deux enfants qu’ils avaient adoptés, deux aliens orphelins. Elle lui manquait terriblement, il ne supportait pas d’être loin d’elle.
D’autant que les idées du Pius Dea commençaient à infiltrer ce système qui n’appartenait pas à la République.
Le carillon résonna à l’entrée de son bureau et il éteignit à regret l’hologramme.
- Entrez.
Un pilote de Typhon, un humain blond aux traits froids et suffisants, pénétra dans la pièce, précédé d’un lieutenant qui salua son supérieur avant de rebrousser chemin. Riyan recula contre son siège, dévisageant le pilote avec sévérité.
- Mon capitaine, je viens au rapport, fit le pilote qui portait encore sa combinaison de vol jaune.
- Merci, major Harris.
Le pilote s’avança, ne quittant pas des yeux, le siège vide face au capitaine. Celui-ci fit un geste dédaigneux de la main.
- Je ne vous ai pas permis de vous asseoir.
Décontenancé l’espace d’un instant, le major s’éclaircit la gorge.
- Alors, je resterai debout, capitaine.
Il bomba exagérément le torse, les bras croisés dans le dos, avec un mince sourire arrogant. Il ne craignait pas grand-chose visiblement.
- Savez-vous pourquoi je vous ai convoqué ?
- J’en ai une vague idée, monsieur.
Il avait répondu avec un ton nonchalant qui mit à rude épreuve la patience de l’ancien chef d’escadron.
- Quelle était votre dernière mission ?
- Escorter un convoi pour le dépôt d’Ord Wylan, pour mieux préparer d’éventuelles campagnes de pacification des systèmes avoisin…
- C’était votre mission, en effet, coupa rudement Lix. Escorter un convoi, une mission basique qui ne requiert pas un excès de zèle ou de compétences supplémentaires.
Il fut ravi de constater que le major perdait un peu de sa superbe.
- Je n’accomplissais que mon devoir, capitaine.
- J’ai relu le dernier rapport une bonne dizaine de fois. Vous étiez à mi-chemin quand des vaisseaux en provenance de Lannik ont croisé votre route.
- Ils étaient dangereusement proches, monsieur.
Cette fois, le pilote dansait nerveusement sur ses pieds.
- Et c’est pour cela que vous avez ouvert le feu sans sommation ? Demanda-t-il d’un ton grave.
- Capitaine, j’étais en charge de ce convoi et l’embargo devait être respecté…
- Avez-vous la moindre preuve que ces vaisseaux lanniks représentaient un danger pour vous, vos équipiers ou pour les éléments les plus proches de la Quatrième Flotte ?
- Euh, non, monsieur.
Riyan n’avait pas l’intention de lui laisser le moindre répit.
- Ces vaisseaux se sont-ils montrés hostiles envers le convoi ? Avaient-ils adopté un vecteur d’interception ?
- Non, monsieur.
- Pourquoi les avoir attaqués alors qu’ils ne tentaient pas de s’approcher ?
Le silence pesant envahit la pièce. Riyan pensa avoir partie gagnée mais il fut peu après troublé par le rictus haineux qui déforma les lèvres du major. À vrai dire, il ne fut pas plus surpris que cela puisqu’il avait lu le dossier du pilote.
Il en savait beaucoup sur son parcours au sein de la Marine et… sur ses idées politiques.
- Parce que ce sont des inférieurs, des impurs.
Riyan soupira, il ne voyait pas l’utilité de prolonger davantage cet entretien. Il avait mûri sa décision avant cette convocation. Ces derniers mots ne faisaient que le conforter dans cette décision. La discipline prévalait sur tout.
- J’espérais, major, que vous saisiriez l’occasion de bénéficier d’une nouvelle chance. Mais j’ai surestimé votre compréhension et votre sens des responsabilités. Vous ne me laissez pas le choix, ponctua Riyan.
Le capitaine de l’Outlander se leva de son siège.
- Vous êtes suspendu de vos fonctions et passerez devant un tribunal militaire sur Coruscant pour insubordination et menace envers la paix. Vous rendrez vos galons immédiatement et resterez consigné dans vos quartiers.
Harris blêmit malgré lui, devant cette décision radicale. Cela ne dura que quelques secondes, avant qu’il n’afficha un calme dédaigneux.
- Quelque chose me dit que ça ne durera pas longtemps, lança-t-il avec défi.
Excédé par son assurance, l’ancien chef d’escadron asséna :
- Ce sera tout, major.
Il tendit la main et le major s’empressa d’arracher les épaulettes de son uniforme sous sa combinaison de vol. Harris les déposa dans sa paume, avec une lenteur exaspérante.
- Rompez.
Le major suspendu salua raidement, soutenant ses yeux d’airain. Riyan Lix se rassit aussitôt que la porte se referma derrière lui. Cette scène là lui en rappelait une autre, vingt ans auparavant, peu après la Bataille de la Flotte du Noyau. Cet instant décisif, où les liens d’amitié avait été rompus irrémédiablement avec Grevas Eyl.
Il l’avait définitivement perdu de vue, ce dernier reconnu responsable du déclenchement des hostilités avec Alsakan et des morts que l’affrontement avait causés. La dernière fois qu’il avait eu de ses nouvelles, c’était lors d’une permission où il avait les médias officiels et à la botte du nouveau régime où il avait été nommé Disciple de Hapos.
Il chassa le souvenir de leur dernière discussion houleuse où Grevas avait affirmé dans quel camp il se trouvait.
Tout à coup, la passerelle principale l’appela et l’hologramme d’un officier flotta devant sa figure.
- Oui, lieutenant ?
- Capitaine, l’amiral souhaiterait vous parler.
- Transférez l’appel dans mes quartiers.
- Bien, monsieur.
Il rassembla toute sa concentration, se préparant à une confrontation inévitable avec son supérieur et commandant de la Quatrième Flotte. Il était notoirement connu pour appartenir au cercle de confiance du Chancelier Contispex.
Le lieutenant disparut pour laisser place au buste de l’amiral Zhang Hisku, qui le dévisageait froidement.
- Amiral, salua Riyan sans chaleur.
- Capitaine, je souhaitais discuter de deux sujets avec vous.
L’amiral Hisku ne perdait pas de temps à mettre les pieds dans le plat. À vrai dire, Riyan n’était pas fâché de passer aux choses sérieuses.
- Je vous écoute, monsieur.
- Vous avez demandé la suspension du major Harris de ses fonctions de chef de l’escadron Viper, auprès du Quartier Général.
- C’est exact.
- Pourquoi ne pas m’en avoir averti ?
Riyan comprit qu’il tentait plus de le déstabiliser que de le réprimander. Quelles mesquinerie de sa part.
- En tant que capitaine et selon le code de la Marine en vigueur, je suis autorisé à prendre toute disposition régissant la vie des équipages à bord de mon vaisseau, sans devoir rendre compte à mes supérieurs directs mais uniquement à l’état-major. En l’occurrence, je ne suis pas soumis à une quelconque obligation sur ce point envers vous, monsieur.
L’amiral Hisku demeura impassible mais Riyan était prêt à parier qu’il fulminait intérieurement.
- Harris est un bon élément, lui fit-il remarquer.
- Certes, monsieur. Mais je n’ai que faire de bons éléments qui ne savent pas obéir aux ordres et rester à leur place. Sauf votre respect, amiral, crut-il bon d’ajouter.
Ils se mesurèrent du regard et il était certain pour le vétéran de l’escadron Nimbus que Hisku lui tiendrait rigueur de cette conversation. Ce dernier lui laissa finalement l’avantage.
- Passons au second sujet. La Suprême Amirale Helder nous a appelés pour nous prévenir de son arrivée imminente dans le système duquel nous sommes stationnés. Certainement pour honorer la Quatrième Flotte d’une visite de routine d’inspection. Je compte sur vous pour lui offrir le meilleur accueil possible à bord de votre vaisseau.
Riyan sentit un nœud se défaire au creux de son estomac. La perspective de rencontrer la Suprême Amirale l’enchantait bien plus de continuer cet échange irritant.
- Je crois savoir que vous avez servi sous ses ordres lors de la Crise Alsakan.
- C’est exact, amiral. Pendant la bataille de la Flotte du Noyau. Cela a contribué à forger des liens solides.
Hisku plissa les yeux, suspicieux.
- Je n’en doute pas, vous devez avoir certainement beaucoup de choses à vous dire.
Riyan avait détecté le sous-entendu. Hisku soupçonnait que la venue de Helder dissimulait un motif bien plus intéressé qu’une simple inspection. Il mit cela sur le compte de la paranoïa ordinaire des adeptes de ce fichu culte obscurantiste Pius Dea.
- Nous ne ferons que ressasser de vieux souvenirs de bataille, monsieur.
- Je souhaite de tout cœur que vous n’alliez pas au-delà de ça, capitaine Lix. Ce serait fâcheux pour votre carrière.
La déclaration de son supérieur sonnait clairement comme une menace. D’habitude si serein, Riyan ne put retenir un désagréable frisson lui parcourir la moelle épinière. Il ne souvenait pas que Hisku lui ait parlé auparavant avec une telle dureté.
Qu’est-ce que cela signifiait ? Que devait-il lui répondre ?
- Je ferai attention, monsieur.
- Je l’espère. À plus tard, capitaine Lix.
L’hologramme s’effaça, laissant le capitaine perplexe. Riyan passa la main sur le haut de son crâne, dégarni par une calvitie croissante.
L’attitude de Hisku le tracassait, lui donnant l’impression qu’il était au courant de quelque chose. Mais de quoi ? Peut-être aura-t-il l’occasion de le demander à Helder. Il leva subitement la tête vers le plafonds, puis fixa les murs et le sol de son bureau.
Il éprouvait cette dérangeante sensation d’être épié. Peut-être l’était-il depuis l’arrivée de Contispex au pouvoir.
Il plaqua ses paumes l’une contre l’autre pour reprendre sa concentration et se préparer à l’arrivée de la Suprême Amirale à bord de l’Outlander. Il se força à se détendre, quitte à le murmurer entre ses dents.
Reste calme, Riyan. Reste calme.
Il ralluma l’hologramme de Zeya et cela l’aida à apaiser son anxiété. Il repensa à la bataille à laquelle ils avaient participé contre les alsakanis. À la débâcle qui les précipitait dans la tourmente et le désespoir, à la mort qui les entourait sous forme de cadavres gelés et d’épaves tordues des navires de guerre.
Il n’avait pas oublié ce moment où le chasseur stellaire de sa compagne zeltronne fut détruit par un Yatagan alsakani. Cet instant où il l’avait sauvée dans le vide de l’espace et l’avait serrée contre lui au milieu du chaos.
- Monsieur ?
Sans s’en rendre compte, l’hologramme du lieutenant flottait devant lui.
- Qu’y a-t-il ?
- La Suprême Amirale Helder est à bord de l’Outlander et souhaite vous parler immédiatement.
La tension et l’angoisse le quittèrent, le soulageant d’un étau étouffant.
- Escortez-la jusqu’à mes quartiers.
- Tout de suite, monsieur.
Il rajusta son uniforme d’officier, soucieux d’accorder une apparence acceptable pour celle qu’il considérait comme une amie. Du moins, envers celle qu’il respectait.
La Suprême Amirale entra quelques minutes après, s’appuyant sur une canne plus pour l’apparat que par utilité. La corellienne portait sur ses traits ridés, les stigmates des blessures qu’elle avait récoltées lors de la Bataille de la Flotte du Noyau.
Des insignes de guerre, que le kolto n’avait pas réussi à effacer entièrement.
Elle resplendissait de sérénité dans son uniforme pourpre décoré de médailles, remises par le Chancelier Contispex en personne, peu après la fin de la Crise Alsakan. Riyan contourna la table pour l’accueillir.
Il lui serra fermement la main et elle lui rendit cette vigoureuse étreinte sans ciller.
- Suprême Amirale, bienvenue à bord.
- Merci, capitaine. Cela faisait longtemps. Nous manquons de chefs d’escadrons de votre envergure parmi les pilotes de chasse, vous savez ?
- Vous me flattez.
Il lui montra la chaise de duracier et elle s’installa confortablement alors qu’il revenait vivement à sa place.
- Comment se porte Zeya ? Lui demanda-t-elle.
- Elle est en sécurité avec les enfants. Elle vous passe le bonjour.
Elle effleura son poignet, activant son brouilleur personnel. Riyan comprit à ce geste qu’elle n’était pas venue pour une visite de courtoisie. En tout cas, pas seulement.
- Par les temps qui courent, deux précautions valent mieux qu’une. Surtout qu’on est en couple avec une Proche Humaine et qu’on a adopté des enfants qui ne remplissent pas les standards des suprémacistes, ajouta-t-elle.
Il devina subtilement que la conversation prenait un tour intriguant.
- Puis-je vous offrir un verre, en souvenir du bon vieux temps ?
- Vous lisez dans mes pensées, capitaine.
Il attira le tiroir de droite vers lui, retirant une bouteille de brandy corellien et deux verres. Ces derniers tintèrent peu après l’un contre l’autre.
- Vous avez gardé le contact avec vos anciens camarades d’escadron ? S’enquit-elle.
- Pas autant que je le voudrais, hélas. À cause de mes responsabilités, je n’ai pas voulu prendre ce risque.
- Je comprends votre prudence, acquiesça-t-elle.
Elle but une gorgée.
- Je regrette que les choses aient pu tourner ainsi, reprit-elle. La République n’est plus celle que nous servions pendant la Crise Alsakan.
- Il existait pourtant des signes avant-coureurs, rappela Riyan. La corruption, la perte de confiance des citoyens. Contispex et le Pius Dea ont comblé ce vide et nous avons laissé faire.
- Personne n’est innocent, n’est-ce pas ?
- Nous avons tous notre part de responsabilité, fit-il en levant son verre.
Elle termina le sien et le posa sur la table.
- Nous pouvons arranger les choses, capitaine.
Elle croisa son regard avec une intensité ardente.
Nous y voilà, songea-t-il.
- Je ne vois pas comment, amirale.
- Sur Coruscant, j’ai agrandi mon cercle d’amis. Des amis influents, des personnalités bien placées. Des gens qui veulent changer les choses.
Riyan sentit ses entrailles sous le coup de l’impatience et de la tension qui le gagnaient. La passion brillait dans les yeux de la commandante corellienne.
- C’est donc pour cela que vous êtes venue me voir.
- Oui, avoua-t-elle. L’inspection des Quatrième et Cinquième Flottes n’est qu’un prétexte pour choisir ceux à qui nous pouvons nous fier.
Il hocha la tête et vida tout à coup son verre cul sec.
- De quoi s’agit-il ?
- Je vais vous parler de l’Opération Restauration.
Riyan chassa la sensation grisante qui lui montait au cerveau alors qu’elle posait sa canne à plat sur sa table entre eux deux. Le pommeau étincela d’une étrange auréole avant que des schémas holographiques n’illuminèrent la pièce.
Alors, Ekia Helder lui raconta la nuit de la Danse du Vautour Multak organisée à l’ambassade d’Alsakan. Elle ne lui dissimula aucun des détails de l’Opération Restauration, du rôle de chacun des participants tandis qu’il l’écoutait avec attention, les traits crispés par la concentration.
Lorsqu’elle eut terminé, il demeura immobile avant de s’animer.
- Votre plan se tient, admit-il.
Elle arqua un sourcil.
- J’ai l’impression d’entendre un mais, capitaine.
- Mais tout cela exige une très grande coordination et une confiance absolue les uns envers les autres, souligna-t-il avec gravité. Vous êtes consciente qu’au moindre grain de sable, tout s’écroule ?
- À quel grain de sable pensez-vous, exactement ?
- Les Hutt et les alsakanis.
Elle approuva avec gravité.
- Nous connaissons la réputation des Hutt, cela va sans dire. Mais ils nous ont offert des garanties. Les gangs qui leur sont affiliés dans les ghettos coopèrent étroitement avec la résistance locale pour fournir armes aux volontaires combattants et abris à tous les autres. En échange, la République lèvera le blocus et n’interférera plus dans leurs affaires.
Riyan grimaça à la perspective de continuer à fermer les yeux sur les trafics moralement contestables des kadijics de Nal Hutta.
- Je suis surpris qu’ils prennent autant de risques, ouvertement.
- Nous savons tous les deux qu’ils n’ont aucune chance de résister à une campagne militaire organisée contre eux. Ils sont aux abois et ils le savent, même s’ils refuseront de l’admettre ouvertement.
- Les alsakanis représentent un problème plus épineux.
Ekia Helder ne pouvait pas contester ce point de vue. Ce peuple farouche, en plus de représenter une force militaire non négligeable, occupait une position géostratégique enviable sur la Route Commerciale Perlemienne.
Aux portes de Coruscant, à l’échelle galactique.
- Hassan Kalad est à l’origine de ce projet, lui rappela-t-elle cependant.
- Ce qui ne veut pas dire que nous pouvons nous fier totalement à lui.
- Qu’est-ce qui vous fait penser cela ?
Il fixa les schémas holographiques.
- Vous vous souvenez de l’invitation du Premier Régent Orin Melok, deux ans après la Crise Alsakan ?
- Il avait convié les vétérans à une fête de réconciliation, pour célébrer la merveilleuse entente entre Alsakan et la République ?
- J’ai discuté avec certains anciens pilotes alsakanis qui ont participé à la Bataille de la Flotte du Noyau. Et savez-vous ce que j’ai retenu de cette fête ?
Il se pencha au-dessus de la table.
- Ils nous haïssent. Avec une force que vous ne pouvez pas imaginer. Je pense que le traité qu’ils ont signé à la fin de la Crise, leur est resté en travers de la gorge. Si des pilotes le pensent, c’est certainement le cas des Conseillers de l’Archaiad et pourquoi pas de Kalad lui-même.
- Le commandant Skyrim a évoqué la possibilité que les alsakanis fassent part de leurs revendications après la chute de Contispex, reconnut la corellienne. C’est pourquoi il nous faudra réussir absolument et rester vigilants pour la suite.
- Si nous réussissons… ce qui n’est pas garanti, insista lourdement Riyan. Si les alsakanis se retournent contre nous, nous pourrions perdre l’accès à la Route Commerciale Perlemienne et la République se trouverait fractionnée entre les Mondes du Noyau et les systèmes les plus éloignés. Je vous laisse imaginer les conséquences.
Ekia fronça les sourcils, tout en reprenant sa canne. Les schémas holographiques s’effacèrent alors qu’elle ruminait le scénario d’un revirement alsakani indésirable. Si leurs alliés encombrants s’enhardissaient à la chute de Contispex, la galaxie serait déchirée par une nouvelle Guerre Alsakan. Ce qu’ils ne pouvaient se permettre, surtout si les partisans du Chancelier Suprême n’étaient pas eux aussi, mis hors d’état de nuire.
L’instabilité qui en découlerait, profiterait alors à d’autres parties… tels que les kadijics de Nal Hutt qui pourraient laisser exprimer des velléités impérialistes comme au temps de Kossac le Hutt, le bourreau de Xim le Despote.
Tiraillée entre plusieurs fronts incendiaires, la Marine Républicaine ne serait plus en mesure d’assurer la sécurité de partenaires, comme les Lanniks ou les Bothans. Dans le pire des cas, l’existence même de la République serait gravement compromise.
La galaxie serait plongée dans le chaos.
- Dois-je comprendre que vous ne voulez pas y participer ? Demanda la Suprême Amirale.
Son ton demeurait neutre mais l’ancien pilote crut y déceler de la déception.
- Au contraire, j’en suis, la rassura-t-il. Je tenais seulement à vous faire part de mes préoccupations en tant qu’officier.
- Je vous remercie de m’en avoir informée.
- Je n’aurai pas honoré notre amitié si j’avais gardé le silence.
Helder se leva de la chaise et retira de sous sa veste militaire, des papiers de flimsi qu’elle déposa sur la table.
- Voici vos ordres, concernant l’Opération Heure de Vérité.
Ce nom de code désignait simplement la manœuvre à grande échelle dans le système de Coruscant, autorisée et validée par l’état-major. Manœuvre qui n’était qu’une couverture destinée à masquer le déroulement de l’Opération Restauration.
Riyan se pencha pour les saisir. Il examina les signatures et le tampon officiel de la Marine au bas de chaque page avant de les empiler sur un coin de la table, à l’écart.
- Le départ est prévu demain, à 18.00, heure standard galactique. Votre objectif prioritaire est la Station Ellipse, déclara la corellienne. Vous savez quoi faire.
- Une question, amirale.
- Je vous en prie, capitaine.
- Après la neutralisation de la Station Ellipse et des boucliers planétaires de la capitale, les alsakanis doivent nous rejoindre pour appuyer le blocus de Coruscant. Après avoir égaré la Deuxième Flotte de Jehun. Et s’ils échouaient ?
- Ce n’est pas dans leur intérêt.
- Certes, mais si ça arrivait ?
La réponse de la corellienne fut implacable.
- Alors vous devrez détruire les forces de Jehun avec l’aide des alsakanis.
- Les pertes seront lourdes.
- Prions pour que tout se passe bien et que nous ne soyons pas réduits à cette extrémité, soupira-t-elle après réflexion.
Riyan contourna la table et lui serrer vigoureusement la main. Il soutint son regard, preuve déterminante qu’il était acquis à la cause.
- Que la Force soit avec nous, alors, Ekia.
- Je vais inspecter les autres vaisseaux de la Quatrième Flotte et je vous livrerai sur une fréquence sécurisée les noms des autres capitaines sur lesquels nous pourrons compter. Pour vous en assurer la charge, voici votre nouvelle promotion.
Elle lui glissait quelque chose dans la paume, qu’il examina peu après. C’était une barrette d’officier haut gradé.
- Vous voici chef d’escadre. Félicitations, commandant Lix.
- Merci, madame, fit-il chaleureusement. Je saurai m’en montrer digne.
- Je n’en doute pas, commandant. Soyez prêts. Nous nous reverrons sur Coruscant.
- J’apporterai une bouteille de brandy alderaanien pour fêter notre réussite.
Il la raccompagna jusqu’à la porte et appela une escorte pour veiller à sa sécurité jusqu’à sa navette personnelle, garée dans le hangar principal.
De nouveau assis à sa table, il se demanda s’il devait envoyer un message à Zeya. Il y renonça, de peur de trahir involontairement des secrets. C’était ce qui l’avait persuadé d’adhérer à ce projet audacieux. Il éprouvait l’envie de vivre avec sa famille dans une République qui leur conviendrait enfin.
Une République qui ne les jugerait pas.
Le tyran devait tomber.

Voilà, j'espère que cela vous a plu :cute: ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé :transpire: ! Après cet extrait, Il ne reste plus que deux jours avant le coup d’État ! Ouiiii, DEUX jours :x !

Allez, à la prochaine :hello: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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