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Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

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Messagepar mat-vador » Mar 10 Déc 2019 - 21:47   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour, L2 :wink: !

L2-D2 a écrit:Extrait lu !

Ah ouais, il y a toute la clique du Pius Dea au Sénat, carrément ! :shock: En 20 ans, la démocratie a sensiblement régressé... même si on voit bien que tous les Sénateurs ne sont pas dupes, notamment un certain monsieur Kalad... :sournois:


Oui, ça va être hyper tendu, l'ambiance :sournois: ! J'espère que tu as aimé le nom des deux faction opposées :wink: !

L2-D2 a écrit:Vivement la suite, je pense que la prise de parole de Contispex va faire froid dans le dos ! :oui:


:diable: , tremblez pauvres mortels!

L2-D2 a écrit:Et pour la mention d'un Organa, ça ne me choque pas. C'est vrai que quand on y réfléchit, c'est un peu extrême (12 000 ans plus tôt, déjà un Organa dans un rôle a priori similaire), mais ça fait partie du charme des préquelles (et quand on voit que 100 ans après le NOJ et Le destin des Jedi dans l'UE Légendes, il n'y a plus un nom de famille connu type Horn, Durron, etc, je préfère autant ça !)


Sur mes recherches concernant le Pius Dea, je suis tombé sur deux noms intéressant: Pradeux (http://www.starwars-holonet.com/encyclo ... -pers.html) et Praji (http://www.starwars-holonet.com/encyclo ... cina3.html).

Le nom de Pradeux me dit quelque chose car il apparaît dans la fiction de Gaga: Petits Meurtres dans la Cité Impériale. Et d'après la fiche de Star Wars holonet, Pers Pradeux, son lointain ancêtre était un amiral de la République vers la fin du règne du Pius Dea (dont j'ai l'intention de parler dans le tome final Pius Dea: la Chute des Tyrans :sournois: ).

Après sur les fiches encyclopédiques, Il n'est pas écrit noir sur blanc que ces deux Pradeux aient un lien familial. Peut-être serai-je plus convaincant en abordant le second nom: Praji.

Dans sa fiche encyclopédique (toujours sur SW Holonet), le commodore Praji mena une expédition génocidaire contre les Zarracines lors de l'ère Pius Dea et là il est fait mention d'un descendant, un certain Tannon Praji durant... la Guerre des Clones :whistle: ! Toujours dans cette fiche (enfin plutôt celle de Tannon Praji :transpire: ), il est précisé que les Praji sont une dynastie familiale influente.

Donc pour résumer, c'est un peu cela qui m'a motivé à prendre un Organa :neutre: . Quitte à ce que ça fâche...
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Messagepar mat-vador » Sam 14 Déc 2019 - 22:57   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir, c'est l'heure de la suite!

On reste donc au Sénat et ça va chauffer :diable: !!

Découvrez ça!

Des murmures parcoururent les gradins autour des deux dignitaires opposés à la politique de Contispex.
La sénatrice bothane Naite’fya se leva promptement en même temps que le sénateur lannik Iyulk. Elle leva la main pour attirer l’attention sur elle et se décala pour saisir le micro. Par courtoisie, le sénateur lannik se rassit finalement.
- S’il plaît à son Excellence et aux membres du Sénat, je souhaiterais prendre la parole.
Le chambellan se tourna alors vers le Chancelier Suprême, qui conféra son approbation d’un simple hochement de tête.
- La parole vous est accordée, sénatrice.
- Merci, chambellan.
Mansur et Organa avaient détecté cette once de raideur dans le ton soyeux de la félinoide originaire de Bothawui.
- Vous avez envoyé une partie de la Quatrième Flotte stationner aux lisières de notre espace, pour lutter contre des raids de pirates en provenance des territoires Hutt, il y a plusieurs mois de cela. Le Conseil des Clans s’interroge sur l’efficacité de vos vaisseaux de guerre, car l’activité de ces pirates ne semble pas avoir diminué, loin de là.
Le Chancelier Suprême s’éclaircit la gorge avant de répondre. Il activa à son tour son micro.
- J’étudie régulièrement les rapports d’activité de la Quatrième Flotte, qui laisse entendre une version différente. Selon ces rapports, les abordages et arraisonnements de ces vaisseaux criminels restent fortement élevés.
- Sans vouloir vous offenser, Chancelier Suprême, la plupart de ces vaisseaux criminels que vous vous vantez de faire arraisonner ne sont pour la plupart que de simples cargos de fret inoffensifs qui participent aux échanges commerciaux entre nous et les autres systèmes de la République. Non seulement, vos marins et vos soldats imposent à leurs équipages des contrôles drastiques et humiliants mais ils se permettent de confisquer arbitrairement leur cargaison sans fournir le moindre motif valable.
- Ce qui est autorisé dans l’espace bothan, ne l’est pas forcément dans le reste de la République, sénatrice. Il a été avéré que beaucoup de ces cargaisons étaient des marchandises illicites dont le commerce est depuis prohibé dans l’espace de la République.
- Illicites ? Comment pouvons-nous être certains qu’elles le sont vraiment ? Nous avons tenté de contacter à plusieurs reprises, l’amiral Hisku mais celui-ci a refusé de nous répondre en se réfugiant derrière le secret défense.
Mansur et Organa avaient noté l’expression hautaine et satisfaite de Contispex devant les protestations de la sénatrice bothane. Celle-ci n’était autre que la nièce de feu le Chancelier Suprême Pers’lya, un rival politique de l’actuel Chef d’État. Il ne serait pas étonnant qu’il prenne un malin plaisir à vouloir la rabaisser.
- Quelle requête souhaitez-vous soumettre au sénat ? Demanda le chambellan.
- La requête du Conseil des Clans est simple, martela Naite’fya. Soit la Quatrième Flotte joue le rôle qu’elle est censée accomplir, soit vous la rappelez et nous nous chargerons nous-mêmes d’assurer la sécurité de nos frontières si la République n’en est pas capable.
Les derniers mots déclenchèrent des murmures hostiles de la part des Défenseurs de la Vertu. Quelques sifflets traversèrent le Grand Hall.
- Pour qui elle se prend, cette inférieure ?
- Elle et toute son engeance mériteraient qu’on les remette à leur place !
Le calme revint peu après.
- Votre requête est enregistrée et sera envoyée à l’amiral Hisku, annonça le Chancelier Suprême.
- Votre Excellence, quelles garanties avons-nous…
- Ce sera tout, il est temps de passer au point suivant.
À l’aide d’une télécommande, le chambellan coupa son micro à distance avant qu’elle ne puisse ajouter quoique ce soit d’audible. Furieuse d’avoir été ainsi éconduite, la bothane manqua d’arracher le micro de son socle d’une poigne rageuse.
Elle se résigna à reprendre sa place non sans lâcher des jurons dans son dialecte natal. Ses assistants parvinrent finalement à la calmer. C’est alors que le sénateur lannik se dressa pour réclamer la permission de s’exprimer.
Cette faveur lui fut accordée, non sans qu’elle ne suscita quelques moqueries de la part d’un Défenseur de la Vertu.
- Il ressemble à la croupe d’un rat womp qu’on aurait épilé.
Cela fit esclaffer quelques uns de ses collègues suprémacistes humains. Le petit non humain ne leur prêta aucune attention.
- La parole est au sénateur de Lannik.
- Merci, fit Iyulk au chambellan. Nous avons appris la semaine dernière que les Guildes Marchandes envisageaient de se retirer de notre système et de revendre toutes les actions qu’elles détiennent dans nos entreprises locales. Au prix le plus bas, ce qui provoquerait la ruine complète de notre économie.
Le Chancelier Contispex possédait là aussi l’attitude de quelqu’un qui ne montrait que peu d’intérêt à l’affaire, bien qu’il eut la décence de sauver un peu les apparences.
- Vous souhaitez donc que les Guildes Marchandes continuent de financer votre économie ? Intervint-il avec une pointe de condescendance.
- C’est notre requête, en effet.
- Vous n’êtes pas sans savoir, sénateur Iyulk, que la liberté d’entreprendre est un droit garanti par la Constitution. Les Guildes Marchandes étant une corporation commerciale à financements privés, je crains que cette affaire ne soit pas de notre ressort. Seule la Commission des litiges économiques est compétente en la matière.
- Votre Excellence, la Commission n’a pas répondu à nos sollicitations. Voilà pourquoi nous avons décidé de porter cette affaire devant le Sénat et devant vous, car tout le monde sait que vous êtes le trésorier des Guildes Marchandes.
Beaucoup de dignitaires s’agitèrent lorsque le lannik rappela ainsi un potentiel conflit d’intérêt suite à la position qu’occupait toujours l’actuel Chef d’État au sein de la corporation. Julius Contispex se pencha et son regard vers le lannik contenait du venin.
- Je tiens à vous rappeler que je suis avant tout Chancelier Suprême et que je représente les intérêts de la République toute entière. Je ne souhaite en aucun cas m’ingérer dans votre problème local. Vous devez déposer un nouveau recours devant la Commission. Il est temps de passer au point suivant.
- Votre Excellence…
Tout comme sa camarade bothane, il fut lui aussi censuré par la désactivation du micro. Enler Mansur échangea un regard déterminé avec Tali Organa. La même passion de la justice embrasait ses prunelles sombres.
L’heure de s’interposer était venue. Une nouvelle fois.
Sans hésiter, il se leva.
- S’il plaît à son Excellence, je souhaiterais prendre la parole.
Son intervention suscita subitement une bronca hostile à son encontre, de la part des Défenseurs de la Vertu qui l’invectivèrent avec virulence, les traits déformés par la haine et le poing brandi vers le plafonds.
- Les traîtres n’ont pas le droit à la parole !
- Chassez-le d’ici ! Ne le laissons pas parler !
- Faites-le taire ! Faites-le taire !
Mansur refusa de se laisser intimider, comme d’habitude. Combien de fois avait-il essuyé les accusations d’apostasie de ses anciens coreligionnaires. ? À travers le regard ardent du Chancelier Suprême, il pouvait sentir la haine de toute une confrérie qu’il avait choisi de renier. Il était si facile de plier devant cette tempête de quolibets, de renoncer…
Combien de fois y avait-il songé ?
C’est alors qu’il sentit la main douce de la sénatrice Organa sur son épaule. La doyenne lui souhaita :
- Courage, mon ami.
Ce fut le signal qu’attendait l’Honorable Fraternité pour se dresser à son tour et défendre son meilleur représentant.
- Laissez-le parler ! Vive la démocratie !
- Hérétiques ! Vous subirez le même sort que cet apostat ! S’écrièrent les Défenseurs de la Vertu. Vous êtes indignes de la bonté de la Déesse !
- C’est vous et votre fichue Déesse qui êtes indignes de la République !
Sur ces mots, des Défenseurs de la Vertu – des suprémacistes humains qui n’appartenaient pas à la secte mais soutenaient son idéologie – bondirent de leurs bancs de granit et descendirent des gradins pour venir provoquer leurs adversaires de plus près.
Ni le chambellan, ni le Chancelier Suprême n’intervinrent pour empêcher une poignée d’entre eux de s’approcher des rangs adverses et de les insulter ouvertement.
- Retournez chez vous, bande d’inférieurs et d’impurs !
Ils recherchaient la confrontation, cela ne faisait aucun doute. Tout autant désireux d’en découdre, des dignitaires non humains parmi lesquels des Herglics, humanoïdes à l’apparence de cétacés géants hauts de plus de trois mètres, vinrent se porter à leur rencontre accompagnés de collègues humains de l’Honorable Fraternité.
Lorsqu’ils furent au contact, des bousculades eurent lieu et des coups furent échangés. Un Herglic saisit un Défenseur de la Vertu par le col de sa toge et le projeta rudement au sol deux mètres en arrière.
Un député humain de l’Honorable Fraternité recula en titubant, sa lèvre inférieure fendue par un coup de poing lancé par un Défenseur de la Vertu, une sénatrice petite et courtaude aux cheveux coupés courts.
Contispex décida qu’il en avait assez vu et demanda au chambellan de ramener la paix.
- Gardes ! Gardes ! Clama celui-ci.
Il mit plusieurs secondes à se faire entendre au-dessus des cris et des vociférations échangées entre les deux camps, puis les lourdes portes s’ouvrirent enfin pour laisser passer un peloton de gardes sénatoriaux. Ceux-là parvinrent à s’interposer et à séparer les deux groupes antagonistes. Celui qui les commandait, cria d’une voix autoritaire :
- Du calme ! Retournez immédiatement à vos places !
Le chambellan insista lui aussi :
- Ca suffit, il est temps de reprendre la séance !
Enler Mansur, Tali Organa et les autres sénateurs qui étaient restés à l’écart, avaient observé cette foire d’empoigne sans bouger. Ce n’était pas la première fois qu’ils assistaient à ce genre de scène navrante.
Ce n’était qu’une illustration parfaite des tensions qui menaçaient de scinder la République. De part et d’autre, les passions étaient exacerbés au point que les opinions divergentes devenaient impossibles à concilier. L’avenir de la République se jouait de façon décisive, ces derniers temps, dans un climat de méfiance, de peur et de violence.
Après un flottement de quelques minutes, le chambellan annonça enfin :
- La parole est au sénateur de Commenor.
Les applaudissements encourageants et les sifflets injurieux saluèrent le sénateur Mansur qui saisit le micro installé devant lui.
- Il est de mon devoir de rappeler ceux de cette auguste assemblée et de tous mes collègues. Depuis la création de la République, le Sénat a été instauré non seulement pour débattre des problèmes opposant des systèmes membres à d’autres ou à des corporations politiques ou commerciales, mais aussi pour y apporter des solutions durables qui doivent satisfaire toutes les parties. Or, j’ai le sentiment depuis un certain temps que le Sénat ne remplit plus cette prérogative et préfère laisser l’actuel Chancelier Suprême le soin de régler les problèmes à sa façon. Et regardez où nous en sommes ! Nous avons sur les bras une crise diplomatique avec l’Espace Hutt qui pourrait dégénérer en guerre ouverte au point où vont les choses ! Et nous choisissons d’abandonner ou de discriminer sciemment des membres éloignés du centre de la République, sous prétexte qu’ils n’ont pas d’intérêt économique ou qu’ils sont majoritairement peuplés de non humains !
- Ne calomniez pas le Chancelier Suprême, espèce de parvenu !
Les derniers mots avaient été lancés par la sénatrice de Kuat, qui cherchait évidemment à l’interrompre pour le déstabiliser mais il n’était pas né de la dernière pluie. Il demeura inébranlable, y compris lorsque d’autres Défenseurs de la Vertu reprirent pour soutenir cette femme fine et l’air austère, le crâne étroit parfaitement rasé pour montrer sa dévotion à sa religion :
- Elle a raison !
Il laissa passer cette averse pour les dominer de sa voix forte :
- La République a-t-elle perdu son chemin ? Avons-nous perdu à ce point le sens des responsabilités ? Poursuivait il avec conviction.
- Comment ose-t-il nous donner des leçons ? Répliqua la kuati.
Quelques Défenseurs de la Vertu voulurent forcer le barrages de gardes pour s’approcher de nouveau de leurs adversaires mais ils furent contenus efficacement.
- Allons, silence ! Tonna le chambellan.
Enler Mansur en profita pour étudier le comportement du Chancelier Suprême. Celui-ci demeurait impavide.
- Le Chancelier Suprême qui nous honore de sa présence, néglige les lannik et les bothans alors qu’ils font partie de la République à part entière. Les lannik sont sur le point de subir une grave crise économique à cause du retrait des investisseurs des Guildes Marchandes et le commerce des bothans est entravé à cause du comportement vexatoire de la Quatrième Flotte qui ignore les raids pirates lancés depuis l’Espace Hutt.
- Eh bien, laissons-les se débrouiller ! Beugla un Défenseur de la Vertu dont l’intervention provoqua des rires gras parmi ses camarades.
- Si le Chancelier Suprême Contispex refuse de se pencher sur ces problématiques, nous devrions changer de présidence et de gouvernance pour que le Sénat remplisse enfin le rôle pour lequel il est dévolu. Je dépose au nom de l’Honorable Fraternité, une motion de censure contre le Chancelier !


Voilà, cliffhanger :x ! Oh oui, je sais que vous détestez ça, venez donc me punir :paf: :lol: ! Plus sérieusement, j'espère que cela vous a plu!

Allez à la prochaine, pour la suite :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 16 Déc 2019 - 20:28   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Non mais quel [censuré] ce Contispex ! Il a sous sa botte une bonne partie du Sénat, et il se permet d'interrompre les Sénateurs, de leur couper la parole, de les considérer comme des moins que rien ! Il a sa petite clique avec lui, son fan-club, et il n'a nul besoin de s'abaisser à provoquer ouvertement les autres, on s'en charge à sa place !

La proposition finale de Mansur a le mérite de tenter quelque chose, mais j'ai peu d'espoir que cela aboutisse aussi facilement... :neutre:

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mar 17 Déc 2019 - 17:23   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :jap: L2!

L2-D2 a écrit:Non mais quel [censuré] ce Contispex ! Il a sous sa botte une bonne partie du Sénat, et il se permet d'interrompre les Sénateurs, de leur couper la parole, de les considérer comme des moins que rien ! Il a sa petite clique avec lui, son fan-club, et il n'a nul besoin de s'abaisser à provoquer ouvertement les autres, on s'en charge à sa place !


La République a bien changé en 20 ans et pas dans le bon sens :sournois: !

L2-D2 a écrit:
La proposition finale de Mansur a le mérite de tenter quelque chose, mais j'ai peu d'espoir que cela aboutisse aussi facilement... :neutre:



Ce sera dans le prochain extrait :cute: !

à la prochaine!
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Messagepar Dark GaGa » Mar 17 Déc 2019 - 19:02   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

ça me rappelle le conseil régional languedoc-roussillon du temps de Frèches... Sauf que Frèches était plus marrant que constipex
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Messagepar mat-vador » Mar 17 Déc 2019 - 19:28   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Il est marrant aussi Contispex (par rapport à son fils, si tu vois ce que je veux dire :paf: )
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Messagepar mat-vador » Dim 22 Déc 2019 - 0:35   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir, c'est l'heure de la suite!

La politique, toujours la politique :diable: !



Les Défenseurs de la Vertu se dressèrent vent debout contre cette proposition, conspuant Mansur, qui fut soutenu hardiment par ses collègues de l’Honorable Fraternité et bon nombre de délégués non humains.
Pendant de longues minutes, les gardes sénatoriaux s’efforcèrent de retenir les deux factions qui voulaient de nouveau en venir aux mains tout en s’échangeant des noms d’oiseaux ou des remarques pas très flatteuses sur leurs origines.
Personne hormis Organa et Mansur ne remarqua le sénateur d’Alsakan glisser quelques paroles à l’oreille de sa jeune compatriote qui semblait acquiescer quelques secondes après, à ce qu’il venait de lui dire. Le commenorien décida de prendre le temps de jauger les forces en présence. La grimace discrète de sa camarade alderaanienne lui indiqua qu’elle partageait le même constat que lui.
Sur le papier, les Défenseurs de la Vertu étaient moins nombreux que leurs rangs. Mais le passage de la motion de censure à l’encontre de Contispex n’était pas certaine de passer. Certes les non humains le soutiendraient mais Mansur n’était pas aussi affirmatif quant aux membres exclusivement humains de sa propre faction, l’Honorable Fraternité. Certains d’entre eux demeuraient persuadés que Contispex était un garant de la stabilité de la République, malgré la répugnance que leur inspirait la confrérie radicale qu’il dirigeait en sous-main.
La jeune alsakanie traversa alors les gradins pour transmettre des instructions aux autres membres des délégations affiliées historiquement aux alsakanis, comme les sénateurs d’Axum, de Contruum, de Esseles, de Brentaal, de Raithal, de Borleias ou de Tanaab..
Le vote d’Alsakan serait alors décisif, car il ferait pencher la balance de son côté mais les deux sénateurs n’étaient pas sûrs des intentions de Hassan Kalad.
Tali Organa lui serra le bras.
- Nous ne pouvons pas reculer, Enler.
- Alors que la providence soit avec nous, souhaita-t-il.
Le tumulte diminua et chacun des sénateurs rejoignit sa place. Le chambellan et le Chancelier Suprême étaient en train de se concerter à voix basse au sommet de la tribune. Contispex affichait un sourire décontracté, ne paraissant pas redouter quoi que ce soit au sein de l’assemblée. Le chambellan descendit de la tribune et lança à tous les dignitaires :
- Nous allons procéder au vote à main levée, vos excellences. Qui soutient la motion du sénateur Mansur ?
Enler se leva, ayant inspiré un grand coup, imité par Tali Organa. Ils brandirent l’index vers le plafonds, avant que des sénateurs non humains ne se dressèrent à leur tour, comme les bothans, les lannik, les Herglics ou les neimodiens.
Le moment de vérité.
Il serra les dents lorsqu’il constata que le sénateur d’Alsakan et les représentants des autres mondes vassaux ne bougeaient pas d’un cil. Il comprit qu’il n’obtiendrait pas gain de cause et il ne jugea pas nécessaire de compter.
C’était bien là le problème des coalitions hétéroclites, elle étaient fragiles par nature.
- Qui s’oppose à la motion ?
Sans surprise aucune, les Défenseurs de la Vertu se levèrent avec enthousiasme, unis derrière leur leader.
Le chambellan annonça plus tard le résultat avec une jubilation non dissimulée car il appartenait lui aussi au culte.
- La motion est rejetée.
Les Défenseurs de la Vertu ne se privèrent de démontrer leur joie débordante aux rangs adverses, lançant des hourras provocateurs.
- Louée soit la Grande Déesse ! S’écrièrent certains.
Enler Mansur ne put se retenir de croiser les yeux de Contispex qui laissa flotter sur ses lèvres, un sourire suffisant.
Le chambellan réclama de nouveau le calme.
- Le Chancelier Suprême souhaite s’exprimer pour aborder le prochain point. Votre Excellence, fit-il en direction de Julius Contispex.
- Merci, chambellan. Sénateurs, j’aimerais vous faire part d’une annonce importante avant de débattre du thème suivant.
Le sang de Mansur se glaça lorsqu’il sentit le regard du Chef d’État peser sur lui. Il le dévisagea attentivement et crut discerner sur ses traits légèrement ridés, de la satisfaction emplie de cruauté. Ce n’était pas un présage favorable.
- Le Tribunal de la Foi a confirmé la destitution du sénateur Vemus d’Anaxès, appartenant à l’Honorable Fraternité. À l’instant où je vous parle, notre confrère est en train d’expier ses lourds péchés sur la Place du Pardon pour demander la miséricorde de la Déesse, devant le peuple uni de la République. Selon la loi d’Ostracisme, ses biens seront confisqués pour qu’ils puissent bénéficier aux enfants de la Déesse et aux déshérités. Ses proches, sa famille seront frappés d’inéligibilité jusqu’à la troisième génération incluse et ne pourront pas prétendre aux plus hautes fonctions au sein de la République.
La mine sombre de Mansur et de ses partisans de l’Honorable Fraternité traduisaient leur impuissance. Ils ne pouvaient rien faire pour secourir leur infortuné collègue. Tout comme ils n’avaient rien pu faire pour s’opposer à sa destitution votée par le même Sénat dans lequel ils siégeaient.
À cause de l’absence trop régulière du sénateur d’Alsakan et de ceux des autres mondes inféodés. l’alderaanienne surprit Kalad toujours en train de discuter avec la jeune femme alsakanie à ses cotés. Tali Organa doutait qu’il fasse quoi que ce soit pour s’y opposer. Mansur avait suivi le regard de sa meilleure amie.
- Nous ne pourrons pas compter sur lui, fit-il avec amertume.
Le commenorien fulminait devant l’étrange attitude passive de l’alsakani qui ne semblait pas se soucier plus que cela de l’état de la République. Il se demandait pourquoi il avait pris la peine de se déplacer aujourd’hui.
Qu’est-ce que cela cachait ?
Les Défenseurs de la Vertu acclamaient le Chancelier et certains prièrent même en joignant leurs paumes devant la poitrine.
- Louée soit la Déesse !
Julius Contispex laissa cette démonstration se prolonger, pour mieux savourer la déconfiture de ses ennemis.
- Il va de soi que le siège de sénateur d’Anaxès ne peut rester vacant éternellement, expliqua-t-il. Par conséquent, Anaxès nommera un nouveau représentant digne de lui que nous serons ravis d’accepter parmi nous !
Le message était clair pour l’Honorable Fraternité. Vemus serait remplacé par un pantin qui renforcerait les rangs de leurs adversaires, ce qui les affaiblirait eux-mêmes d’autant. Vemus n’était que le dernier en date d’une longue liste de sénateurs frappés d’indignité par le Tribunal de la Foi, à l’origine une commission sénatoriale créée unilatéralement à l’initiative du Chancelier Suprême pour lutter contre la corruption au sein de la République et de ses institutions.
Le Tribunal de la Foi avait pris de plus en plus d’importance au fil des années jusqu’à devenir une autorité pleinement sous contrôle du culte et de son impitoyable leader.
Les applaudissements cessèrent peu à peu jusqu’à ce que le silence fut total.
- Représentants de cette République que j’ai l’honneur de diriger avec humilité, reprit-il, nous avons accompli beaucoup de chemin ensemble. Certains d’entre vous doivent se souvenir de cette période décadente qui a précédé mon élection. Peut-être même que vous vous souvenez de mon prédécesseur, le Chancelier Pers’lya.
À l’évocation de ce nom tombé peu à peu dans l’oubli pour le commun des mortels, des moqueries fusèrent comme des rafales de blasters.
- J’espère qu’il pourrit bien là où il réside !
Les oreilles équines de la sénatrice Naite’fya se couchèrent sous le coup de l’indignation, puisqu’elle n’était autre que la nièce de l’ancien Chef d’État. Il était évident que Contispex la ciblait pour la déstabiliser.
- Pers’lya était l’incarnation de la décadence et de l’incompétence qui souillait la crédibilité de la République. Peut-être avez-vous oublié la Crise Alsakanie qui a mis en évidence les carences de sa gouvernance. Si un autre avait été élu à ma place, où en serait la République, aujourd’hui ?
- Aux mains de ceux qui ne la méritent pas ! Répondit un de ses partisans.
Il fur bruyamment approuvé par ses semblables. L’Honorable Fraternité riposta par des clameurs éloquentes.
- C’est vous que la République ne mérite pas, bande de fanatiques !
Les Défenseurs de la Vertu se redressèrent encore une fois.
- N’interrompez pas le Sage Suprême ! Ses mots sont sacrés !
- Silence ! Intervint le chambellan.
Son vœu fut exaucé et Julius Contispex put poursuivre.
- Oui, beaucoup de chemin a été parcouru mais il reste encore beaucoup à accomplir. J’aimerais tant faire encore pour cette République qui doit inspirer l’exemple pour tous les peuples. Continuer d’arracher les racines du mal, de la corruption encore profondément implantés dans notre société et dans le reste de la galaxie !
Les applaudissements des Défenseurs de la Vertu ponctuèrent sa déclaration.
- C’est pour cela que nous montrerons aux Hutts que leurs crimes et manigances ne resteront pas impunies. Nous savons que les lannik et les bothans résident à la lisière de leurs systèmes, comme tant d’autres peuples ! Et nous n’accepterons pas que ces gangsters infâmes plantent leurs griffes pour y semer les graines de leur hérésie !
Mansur et Organa échangèrent un regard dubitatif. Ils percevaient une intention cachée derrière son discours… mais laquelle ?
- C’est pour cela que je persuaderai l’amiral Hisku de prendre en compte les réclamations des bothans et de consacrer la Quatrième Flotte aux raids lancés par les pirates manipulés par ces ignobles barons du crime ! Et que je convaincrai la Commission des litiges économiques de faire pression sur les Guildes Marchandes afin que les lannik ne soient pas abandonnés face à leurs appétits !
- Oui, oui ! Bravo, bravo ! Loué soit le Sage Suprême !
La sénatrice Naite’fya et le sénateur Iyulk semblaient être partagés devant ces annonces inattendues. S’agissait-il de paroles en l’air ou de véritables déclarations d’intention ? Mansur et Organa avaient le même avis sur la question.
Ils doutaient de la sincérité de Contispex.
- La corruption est un mal profondément ancré au cœur de notre République, à cause de plusieurs décennies de laxisme et de laisser aller. Du travail a été accompli, et notre République devient de plus en plus assainie. Chaque mois, chaque semaine, chaque jour, sur Coruscant et sur d’autres mondes de la République, parmi ceux qui se prétendent être les plus dignes défenseurs des aspirations des peuples et de leurs droits, nombreux sont les menteurs à être démasqués par la lumière de la Grande Déesse et à se prosterner à ses pieds devant les citoyens pour implorer son pardon ! Chaque jour, des citoyens convaincus par notre juste combat nous rejoignent et nous soutiennent ! Ils croient en nous, les véritables défenseurs d’une République juste et sage !
- Loué soit le Sage Suprême ! La Déesse nous absoudra de nos péchés !
- Nous sommes destinés à arpenter le chemin de la Pureté pour accéder à la Vertu et pour cela nous devons montrer l’exemple, inspirer tous les citoyens !
Il interrompit l’élan de d’autres applaudissements.
- Mais tous ici dans cette assemblée, sont loin d’être des représentants vertueux. L’exemple du sénateur Vemus est une démonstration du péché présent parmi nous, nous ne pouvons plus longtemps le tolérer !
- Nous exigeons justement de voir les pièces à conviction qui accablent Vemus, cela appartient aux prérogatives des sénateurs ! Se lança courageusement Mansur.
Le commenorien nourrissait l’espoir de pouvoir faire annuler la condamnation de leur éminent confrère. Avant cela, il lui fallait affronter l’hostilité de ses anciens coreligionnaires toujours autant rancuniers.
- Comment ose-t-il interrompre le Chancelier sans y être autorisé ?
- Que ce chien Akk d’apostat s’étouffe dans son arrogance !
L’Honorable Fraternité répondit.
- Vous ne nous ferez pas taire !
- Nous sommes une démocratie ! Le sénateur Mansur a le droit de prendre la parole et de contester le Chancelier Suprême !
Une énième fois, les visages trahissaient une férocité bestiale presque débridée, traduite par des huées et des sifflets.
Le Chancelier reprit après quelques minutes d’interruption :
- La demande concernant les pièces à conviction accablant l’ex sénateur Vemus doit être soumise au Tribunal de la Foi.
- Et combien d’entre nous seront mis en accusation et traduits devant ce tribunal, avant que cette demande ne soit satisfaite ? Intervint la sénatrice B’lsak de Manaan.
Les traits de Contispex s’empourprèrent sensiblement de rage lorsqu’il reconnut la selkath qui avait tenté de s’opposer à son élection au plus fort de la Crise Alsakanie. Elle avait été désavouée publiquement, accusée même de trahison et elle s’était donc faite discrète, laissant au fil des années de nouveaux opposants émerger.
Elle était devenue l’un des plus grands soutiens non humains de l’Honorable Fraternité.
- Faites taire cette impure ! Cria un des supporters du Chancelier. Qu’on l’expulse !
Contispex leva un bras impérieux.
- La question de la sénatrice de Manaan montre le peu de confiance qu’elle possède dans l’impartialité du Tribunal de la Foi.
- Elle n’est pas la seule ! Renchérit Tali Organa. Comment pouvons-nous nous fier à un tribunal qui condamne arbitrairement sans respecter les droits élémentaires de la défense, et qui ne dépend plus de l’autorité du Sénat ?
Le Chancelier se dota alors de son sourire le plus agréable.
- Tout cela résulte seulement de la volonté des citoyens, sénatrice Organa. Des citoyens qui souhaitent voir leurs représentants répondre de leurs actes quand c’est nécessaire.
- Et c’est cela qui vous permet de promulguer des ordonnances à tout va, sur le fonctionnement de n’importe quelle commission. Pour qui nous prenez-vous ?
Les protestations véhémentes des Défenseurs de la Vertu s’élevèrent pour recouvrir les voix des défenseurs d’une démocratie aux pieds d’argile.
Le chambellan perça de sa voix :
- Sénateurs, laissez parler le Chancelier !
Mansur frissonna quand il le surprit en train de se parer d’une expression cruelle.
- Comme je le disais, tous les sénateurs prétendant défendre les intérêts des citoyens humbles et travailleurs, ne sont pas vertueux. Si la Grande Déesse le veut, nous démasquerons les imposteurs un à un pour qu’ils soient traduits en justice ! C’est pour cela que je propose de soumettre au vote la mise en accusation du sénateur… Enler Mansur de Commenor !
Un silence de mort accueillit cette annonce détonante et tous les regards convergèrent vers l’intéressé pour guetter sa réaction. Le moins que l’on puisse dire, est que celui-ci avait été frappé en plein coeur.
Il mit du temps à se reprendre, se nourrissant de sa propre combativité.
- Pourquoi une mise en accusation, je vous prie ?
Julius Contispex ne répondit que par un mutisme froid et inhumain, se délectant de l’angoisse visible de son plus sérieux rival politique. L’Honorable Fraternité, un instant frappée de stupéfaction, réagit enfin avec virulence.
- C’est de l’abus de pouvoir !
- Le vote ! Nous exigeons le vote ! Destituons enfin cet apostat et faisons-le expier comme les autres sur la Place du Pardon !
Le commenorien, fortement ébranlé, sentit la main douce de sa camarade alderaanienne serrer son épaule.
- Nous ne les laisserons pas faire, lui souffla-t-elle.
Il se doutait qu’elle cherchait à le réconforter, elle n’était sans doute pas en mesure de tenir cette promesse. Le sénateur d’Alsakan s’agita subitement et glissa quelques mots à la jeune femme. Celle-ci alla trouver comme précédemment les autres dignitaires affiliés, leur transmettre les consignes.
À peine était-elle revenue à sa place, que le chambellan lança :
- Qui est pour la destitution et la mise en accusation devant le Tribunal de la Foi, du sénateur Enler Mansur ?
À l’unanimité, les Défenseurs de la Vertu élevèrent la main, tous souriant aux éclats, certains de la chute de leur ancien coreligionnaire.
- Qui est contre ?
L’Honorable Fraternité se dressa pour soutenir son porte parole. Tout comme les sénateurs non humains. Mansur se cacha la figure entre ses mains pour ne rien laisser paraître de son accablement. Il savait que cela ne serait pas suffisant pour le sauver.
De nouveau, la main douce de Organa secoua son épaule.
- Regardez ! Fit-elle vivement.
Son éclat fut accompagné de d’autres exclamations de surprise lorsque Hassan Kalad se dressa dignement pour lever la main. Imité sans restriction par les autres sénateurs des autres mondes alliés à Alsakan.
Le coeur du commenorien devint plus léger, libéré d’un étau oppressant. Le nombres de votes négatifs était supérieur à celui de votes positifs. Des grognements furent émis des rangs d’en face et un Défenseur de la Vertu lança à la volée :
- Peuh ! Cela ne m’étonne pas des alsakanis !
Le regard de Julius Contispex dériva vers le sénateur d’Alsakan qui lui décocha en retour un sourire poli. Le Chancelier Suprême n’allait pas oublier ce camouflet de sitôt, il était même possible qu’il fasse part de son ressentiment à l’égard du Premier Régent Orin Melok.
C’était le cadet des soucis de Mansur qui exprima son soulagement à sa collègue.
- Je devrais aller sans doute le remercier.
- Il ne nous a pas aidé de manière désintéressée, confia-t-elle prudemment.
Le chambellan annonça à regrets :
- La motion est rejetée.
L’Honorable Fraternité acclama à tout rompre, histoire de titiller davantage la susceptibilité des Défenseurs de la Vertu, visiblement pris de court par l’intervention du sénateur d’Alsakan. C’était une victoire, certes provisoire.
Une victoire inattendue contre Contispex, qui la ruminerait pendant un certain temps. Les traits de ce dernier étaient fermés et Mansur pouvait sentir le poids de sa colère. Lui-même savait fort bien que ce n’était que partie remise.
Il n’était pas bon de s’attirer les foudres d’un tel homme. Il leur fallait craindre une riposte, ils devaient rester sur leurs gardes.
Peu de temps après, le chambellan ajourna la séance et les débats furent suspendus jusqu’à demain.
Mansur tenta d’accrocher le regard de Hassan Kalad qui l’évita soigneusement.

Voilà, j'espère que cela vous a plu! N'hésitez pas à me faire part de vos retours, concernant par exemple le nom des deux factions opposées au Sénat :sournois: !

Allez à la prochaine et passez de bonnes fêtes :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Ven 27 Déc 2019 - 16:12   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait enfin lu !

Non mais quelle pourriture, ce Contispex ! :grrr: C'est quand même incroyable d'avoir à ce point instauré sa loi au Sénat ! Et il est là, tout mielleux, tout bienveillant, tout humble...

Image

Sauf que Contispex, lui, est beaucoup moins drole à voir et à entendre !

Et ouf, Mansur échappe de peu à un bien triste sort... Je suis curieux de voir ce que le Sénateur Kalad a derrière la tête pour avoir osé défier son "allié", le Suprême Chancelier ! :sournois:

Vivement la suite !
"Bonjour. J'apprécie ce câlin, moi aussi. Câlin câlin câlin. Un câlin, c'est comme de la violence faite d'amour." Monsieur Os

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Messagepar mat-vador » Ven 27 Déc 2019 - 23:30   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :D !

L2-D2 a écrit: Et il est là, tout mielleux, tout bienveillant, tout humble...


Tiens, il me rappelle quelqu'un :whistle: !

L2-D2 a écrit:
Non mais quelle pourriture, ce Contispex ! :grrr: C'est quand même incroyable d'avoir à ce point instauré sa loi au Sénat !
Sauf que Contispex, lui, est beaucoup moins drole à voir et à entendre !


Il est féroce :diable: ! On ne le défie impunément^^

L2-D2 a écrit:Et ouf, Mansur échappe de peu à un bien triste sort... Je suis curieux de voir ce que le Sénateur Kalad a derrière la tête pour avoir osé défier son "allié", le Suprême Chancelier ! :sournois:


Là ca va devenir intéressant :sournois: !

Allez à demain pour la suite :hello: !

PS: J'adore ta photo! Tu l'as prise où? :lol:
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Messagepar mat-vador » Sam 28 Déc 2019 - 22:34   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous, c'est l'heure de la suite!

On continue encore et toujours sur la politique :sournois: !

Héhé... :diable:

Les sénateurs se dispersèrent dans le large corridor qui menait à la sortie, débouchant sur la Place du Pardon. Les Défenseurs de la Vertu ne s’attardèrent pas, pressés de rentrer chez eux ou d’assister à des cérémonies religieuses.
L’Honorable Fraternité et des sénateurs non humains ne ressentaient pas la même hâte, éprouvant un sentiment de sécurité relatif à l’intérieur de l’édifice. Ils occupèrent le couloir, par grappes, engloutis dans de vives discussions à propos de tout ce qui s’était passé.
Bien qu’ils bénéficiaient de l’immunité parlementaire, les chuchotements dans divers dialectes suggéraient qu’ils appréhendaient que les murs eux-mêmes les épient. Mansur et Organa avaient rejoint la sénatrice B’lsak, qui tentait de lisser sa longue tunique trouée et crasse. Les bajoues de la Selkath continuaient d’être agités de tremblements.
Tali Organa confirma au commenorien qu’elle avait activé le brouilleur portatif enroulé discrètement autour de son poignet. Une précaution élémentaire en cette période dangereuse. Mansur encouragea la non humaine à lui raconter ce qui lui était arrivé. Cet appareil filtrerait leurs paroles en une symphonie désaccordée et inaudible au-delà d’un rayon de deux mètres, à moins que les troubles fêtes ne disposent d’appareils pour passer outre le brouillage.
- Ils organisaient encore une de leurs cérémonies sur la Place du Pardon, expliqua-t-elle. Les Disciples de Hapos bloquaient toutes les avenues, il m’a fallu les contourner.
- Et des suprémacistes humains vous sont tombés dessus, devina Organa.
La Selkath tourna la tête vers les autres groupes de sénateurs.
- Mes deux gardes du corps ont réussi à m’exfiltrer jusqu’à l’entrée du Sénat. J’ai bien cru ma dernière heure arrivée. Je n’avais jamais fait face avant à un tel déchaînement de haine contre moi.
- Nous vous ferons appeler un véhicule pour que vous puissiez rentrer en sécurité, lui proposa le commenorien.
Elle s’inclina respectueusement.
- Je vous en suis très reconnaissante mais je crains fort par les temps qui courent, que personne parmi nous ne soit vraiment en sûreté.
Elle faisait bien évidemment allusion à la tentative de destitution avortée dont il avait fait l’objet.
- Oui, je l’ai échappé belle.
- À votre place, beaucoup auraient jeté l’éponge ou démissionné.
Le commenorien secoua la tête.
- Si je m’abaisse à cette extrémité tout comme l’ensemble de l’Honorable Fraternité, quel message enverrions-nous à ceux qui espèrent une alternative à la dictature en cours ?
La Selkath secoua ses bajoues, pour traduire toute son estime.
- Nous avons de la chance de pouvoir compter sur vous, sénateur Mansur, sénatrice Organa. Il n’est pas facile d’être une non humaine.
- Croyez-moi, sénatrice B’lsak, il n’est pas plus évident d’être des humains amis avec des non humains, renchérit l’alderaanienne.
La Selkath retroussa ses lèvres montrant ses rangées de dents de cétacés parfaitement alignées et cristallines, en guise de sourire. La créature aquatique prit finalement congé de ses deux collègues, qui la regardèrent contourner les autres groupes de dignitaires.
- J’espère qu’il ne lui arrivera rien sur le chemin du retour, pria le commenorien.
- L’orage ne frappe jamais deux fois au même endroit.
- Sur Alderaan, peut-être, s’amusa Mansur. Sur Coruscant, j’ai des doutes.
- L’orage est considéré dans certaines cultures comme la manifestation de la colère divine, lança tout à coup une voix derrière eux.
Avant même de daigner pivoter vers le nouveau venu, les deux amis avaient identifié cette tonalité suave empreinte d’une roublardise savamment distillée.
- Chancelier Suprême, vous me pardonnerez volontiers si je ne partage pas votre vision mystique de l’interprétation des éléments naturels.
Julius Contispex escorté des deux Disciples de Hapos, freina face à eux, les mains croisées dans le dos. Il bomba le torse et les darda de son regard d’airain, espérant sans doute les faire fléchir et leur faire détourner les yeux.
Peine perdue, ses deux opposants refusaient de s’incliner.
- Vous l’avez partagée jadis, sénateur Mansur. Peut-être le pourriez-vous à nouveau.
- N’y comptez pas, répliqua l’autre fermement. J’ai compris qui vous étiez et ce que vous représentiez vraiment.
Le Chef d’État abandonna son masque avenant pour arborer une expression glaciale et son regard luit d’une férocité calculatrice.
- Si tel est le cas, vous auriez pris la même décision avisée que votre père qui a eu la sagesse de se retirer au bon moment.
Il tentait de le déstabiliser, c’était manifeste. Mansur avait compris le but de la manœuvre mais il ne put se retenir de serrer les dents lorsqu’il songea à son paternel retiré dans la grande ville familiale, voûté et brisé par un homme impitoyable et avide de pouvoir.
Le même auquel il faisait face.
- Je n’abandonnerai pas aussi facilement que lui.
Contispex accorda un sourire hypocrite à son opposant.
- Soit, sénateur. Vous devriez tout de même envisager cette option avec beaucoup de sérieux, surtout après ce qui vient de se passer. Il aurait été fort dommage que vous subissiez le même sort que Vemus. Saviez-vous à ce propos, que j’ai assisté à son expiation sur la Place du Pardon avant d’arriver ? C’était un spectacle de toute beauté, quel dommage que vous l’ayez raté, vous auriez apprécié.
- Nous ne goûtons pas ce genre de spectacle navrant, répliqua la sénatrice Organa. Vous contribuez à donner une piètre image de la République.
- Vous seriez étonnée, sénatrice Organa, de voir beaucoup de citoyens apprécier que ceux qui les dirigent ne sont pas si intouchables que cela. Nous n’abaissons pas la République, nous la relevons en l’extirpant de la décadence dans laquelle les dirigeants précédents l’ont plongé. C’est ce que les citoyens approuvent et je comprends que cela vous déplaise.
- Vous manipulez ceux qui peuvent être trompés et terrorisez les autres, ce n’est pas cela gouverner avec sagesse, trancha le commenorien.
- Et c’est pour cela que l’Honorable Fraternité continuera de s’opposer à vous, ajouta Organa. Nous montrerons que la République mérite mieux que vous.
Julius Contispex haussa les épaules puis les dépassa sans leur adresser plus d’attention que cela. Au bout d’un mètre, il lança par-dessus son épaule.
- Bien entendu, vous ferez comme vous l’entendrez. Prenez garde cependant à ne pas trébucher, vous pourriez ne pas vous en relever. J’espère pouvoir compter sur votre soutien lors des prochains débats sur les mesures coercitives que nous imposerons aux Clans Hutt suite à leurs incursions indésirables dans l’Espace Bothan.
- Incursions que vous avez sciemment provoquées avec le déploiement de la Quatrième Flotte. Alors pourquoi êtes-vous si convaincu que nous vous soutiendrons ? L’interrogea Mansur.
- Parce que beaucoup au Sénat, y compris vos partisans, pourraient croire que vous entretiendriez des liens de familiarité avec pareille vermine. Cela entamerait durablement votre crédit, vous ne pensez pas ?
Sans qu’il ne se retourna vers eux deux, il laissait poindre une intense satisfaction. Organa d’une pression discrète au niveau du coude, dissuada son collègue de répondre.
- Que la Déesse vous bénisse et vous absout de vos péchés. Cette conversation était plaisante.
Plaisante. Ce n’était certainement pas le sentiment dominant qu’éprouvaient les deux membres de l’Honorable Fraternité à cet instant, tandis que le Chancelier Suprême s’éloignait d’eux, forçant les autres sénateurs à s’écarter de son chemin.
Les regards à la dérobée traduisait leur terreur instinctive devant un individu si nauséabond qui usait et abusait de menaces et de moyens de pression à volonté. Mansur maîtrisa finalement la rage qui le faisait bouillonner après avoir fait l’objet de ses menaces.
- Je donnerais la consigne à l’Honorable Fraternité de voter contre la moindre mesure d’embargo à l’encontre des Hutt, asséna-t-il avec fermeté.
- Je suis d’accord, répondit l’alderaanienne.
Le sénateur d’Alsakan franchit le rayon de brouillage à leur insu puis leur déclara pour attirer leur attention.
- Je pense au contraire que vous devriez suivre son conseil.

Voilà, j'espère que cela vous a plu! N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé :wink: !

Allez à la prochaine pour la suite!

Et ce sera encore de la politique pour un bout de temps :sournois: !
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Messagepar Dark GaGa » Dim 29 Déc 2019 - 14:36   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

ouiiiii de la politique! :x
sinon à part xxxxéééééé... je vois pas trop quoi dire. Mes limites sont déjà franchie, au moins Contispex est crédible en vilain. Il suscite la répulsion.
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Messagepar mat-vador » Dim 29 Déc 2019 - 17:24   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Dark GaGa a écrit:ouiiiii de la politique! :x
sinon à part xxxxéééééé... je vois pas trop quoi dire. Mes limites sont déjà franchie, au moins Contispex est crédible en vilain. Il suscite la répulsion.


J'étais sûr que tu l'adorais ce cher Conti :sournois: !
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Messagepar L2-D2 » Mar 31 Déc 2019 - 20:06   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Je sais que je dis tout le temps la même chose, mais Contispex est une belle ordure ! Et gnagnagni, et gnagnagna, après vous je n'en ferai rien, vous ne vous voudriez pas qu'il vous arrive un accident, dites, c'est que je m'inquiète, et je n'aime pas m'inquiéter... Mais qu'il s'en prenne une, oui ! Et même deux, tiens, c'est bientôt les soldes ! :grrr:

Vivement la suite en tout cas ! Je suis curieux de voir ce que le Sénateur Kalad a derrière la tête ! :sournois:

mat-vador a écrit:PS: J'adore ta photo! Tu l'as prise où? :lol:

Kaamelott ! Elie Semoun y joue un inquisiteur qui rêve de brûler Merlin et quiconque dont la tête ne lui revient pas ! :lol:
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Messagepar mat-vador » Mar 31 Déc 2019 - 22:43   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :D !

L2-D2 a écrit:
Je sais que je dis tout le temps la même chose, mais Contispex est une belle ordure ! Et gnagnagni, et gnagnagna, après vous je n'en ferai rien, vous ne vous voudriez pas qu'il vous arrive un accident, dites, c'est que je m'inquiète, et je n'aime pas m'inquiéter... Mais qu'il s'en prenne une, oui ! Et même deux, tiens, c'est bientôt les soldes ! :grrr:


Tout le monde l'adore ce Contispex, c'est dingue :roll: !

L2-D2 a écrit:
mat-vador a écrit:PS: J'adore ta photo! Tu l'as prise où? :lol:

Kaamelott ! Elie Semoun y joue un inquisiteur qui rêve de brûler Merlin et quiconque dont la tête ne lui revient pas ! :lol:


Oki :lol: !

L2-D2 a écrit:Vivement la suite en tout cas ! Je suis curieux de voir ce que le Sénateur Kalad a derrière la tête ! :sournois:


Le mystère sera levé (un peu) dans le prochain extrait! :sournois:

à bientôt!!!
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Messagepar mat-vador » Sam 04 Jan 2020 - 22:45   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir c'est l'heure de la suite!

(Encore) de la politique!!!!! :sournois:

Héhé, il est temps de découvrir ce que le sénateur Kalad a à dire aux deux autres opposants de Contispex!

Tous deux se tournèrent de concert vers Hassan Kalad qui les salua de son sourire le plus amical, malgré ses traits sévères. Il était accompagné comme toujours de la jeune femme alsakanie vêtue de ce qui ressemblait à un uniforme militaire des Forces de Défense de son monde natal. Ses cheveux frisés retombaient en queue de cheval derrière sa nuque, et son sourire éclaira à son tour ses traits finement ciselés pendant qu’elle se tenait fièrement face à eux.
Hassan tendit la main et les deux membres de l’Honorable Fraternité sentirent leurs doigts broyés par une poigne solide. Malgré ses soixante dix ans dépassés, le vieil alsakani manifestait encore une certaine vigueur.
Il invita sa compatriote à s’approcher.
- Sénateur Mansur, sénatrice Organa. Permettez-moi de vous présenter Tina Ap Token, Conseillère de l’Archaiad, détachée auprès de moi comme assistante par le Premier Régent. Elle possède également le privilège d’être l’aide de camp de l’amirale Carmina Delinki.
Tina Ap Token inclina le buste.
- C’est un honneur, fit-elle avec simplicité.
- Ne seriez-vous pas la fille de l’amiral Bilel Ap Token ? Demanda Ogana.
- C’est exact, sénatrice.
La vieille femme se pencha alors pour lui serrer chaleureusement la main, ce que la jeune alsakanie accepta sans réserve.
- J’ai rencontré votre père à un colloque sur Alderaan, des années avant la Crise. Il possédait un sens aigu de l’honneur. J’ai été peinée d’apprendre sa disparition.
- Merci, sénatrice. J’espère pouvoir marcher sur ses traces, c’était un homme dévoué à son peuple.
- Je suis heureuse de vous l’entendre dire, son héritage doit vous tenir très à coeur.
Le sénateur d’Alsakan profita pour rebondir sur cette remarque.
- Tout comme l’avenir de la République importe à l’Honorable Fraternité.
Le commenorien fronça les sourcils, pour masquer sa perplexité.
- Certainement plus à nous qu’à vous, sénateur Kalad.
L’alsakani soutint son regard perçant.
- Je vous demande pardon ?
- Vous n’avez pas soutenu ma motion contre le Chancelier.
Kalad hocha la tête, d’un air désolé.
- C’est vrai, je vous l’accorde. Tout comme il est vrai, que j’ai contribué à faire recaler la motion visant à vous destituer et à vous mettre en accusation devant le Tribunal de la Foi.
Mansur se mordit discrètement la lèvre inférieure.
- Veuillez m’excuser, concéda-t-il de bon coeur.
- Je vous en prie.
- Cependant, pourquoi m’avoir aidé ? Ce n’est pas dans vos habitudes de vous opposer ouvertement au Chancelier Suprême.
La réponse du vieil alsakani soulignait sa force de conviction.
- Parce que vous incarnez mieux que personne, avec Tali Organa, la République. Ce qu’elle a été jadis et ce qu’elle pourrait redevenir, ce qu’elle doit redevenir. Pour le bien de tous.
Le compliment réconforta Enler Mansur, qui se demandait s’il n’avait pas trop vite jugé le représentant d’Alsakan.
- Vous vous rendez compte que le Chancelier Suprême gardera une rancune tenace contre vous ? Fit remarquer l’alderaanienne.
- Eh bien, c’est l’avantage d’être le père d’un Chevalier Jedi. Cela m’octroie certains privilèges, sans parler du fait que notre peuple bénéficie d’une certaine autonomie au sein de la République. Je doute que Contispex soit assez stupide pour lancer de quelconques représailles contre nous.
- Il a des alliés comme le Premier Régent qui est loin d’être votre ami, releva le commenorien.
- Tous sur Alsakan ne soutiennent pas le Premier Régent, le souvenir de l’amiral Ap Token et de la Crise reste présent dans notre mémoire.
Kalad glissa alors la main gauche dans la longue manche de sa tunique flottante vert marécage, avec un coup d’oeil appuyé.
- Je sais que votre brouilleur est activé, sénatrice Organa, lui fit-elle. Me permettrez-vous d’allumer le mien ?
Elle s’inclina pour lui accorder son autorisation.
- Deux précautions valent mieux qu’une, sénateur Kalad.
- Je vous en sais gré.
Mansur et Organa pressentirent que la suite de la conversation allait se révéler plus intéressante encore et que personne dans le quatuor n’avait intérêt à ce qu’un autre tiers douteux ne l’intercepte et en comprenne la moindre bribe. Tina Ap Token se détacha légèrement du groupe et commença à déambuler au hasard dans le grand corridor, entre les amas modestes de sénateurs toujours affairés à échanger leurs points de vue.
Dans une tension palpable, il fallait le reconnaître.
L’intention de la jeune femme n’était pas tant d’écouter leurs paroles que d’espionner ceux ou celles qui manifestaient trop de curiosité envers le trio de sénateurs, alsakani, alderaanien et commenorien. Mansur fut le premier à jeter le morceau de duracier dans la mare.
- Pourquoi êtes-vous venu aujourd’hui, Kalad ? Je doute que ce soit le fruit du hasard.
Son confrère exprima sur ses traits la malice d’un garnement incorrigible.
- Je savais que Contispex allait tenter de vous destituer aujourd’hui ou dans les jours prochains. Je ne pouvais pas laisser faire ça.
- Je ne suis pas si indispensable que ça, se défendit l’intéressé. Je ne suis qu’un défenseur parmi tant d’autres de la démocratie.
- Que vous le vouliez ou non, vous êtes devenu un symbole. Vous avez appartenu au culte Pius Dea et vous avez crée l’Honorable Fraternité, voilà pourquoi vous êtes maintenant une cible à abattre.
- Les symboles sont dangereux par les temps qui courent.
Le regard de Kalad arbora une intensité insistante.
- Pour les citoyens, vous symbolisez l’espoir de temps meilleurs à venir. C’est pour cela que je n’ai pas soutenu votre motion.
- Mais cela aurait permis justement de sauver la République ! S’écria le commenorien, excédé de ne pas avoir compris l’abstention de l’alsakani sur cette question.
Les brouilleurs permettaient de métamorphoser les mots en un chapelet strié de parasites, mais pas d’enfouir les éclats de ce genre. Voilà pourquoi Organa lui agrippa vivement le poignet pour lui intimer de garder son calme.
- Doucement.
Le commenorien reprit le contrôle de ses nerfs.
- Le destituer était la meilleure chose à faire.
- Vraiment ? Ponctua sévèrement son interlocuteur. Savez-vous au moins à qui vous avez affaire ? Pensez-vous que Contispex soit le genre de politicien à se laisser destituer sans broncher ?
Devant son silence, il enfonça le clou.
- Je sais que que vous siégiez tous les deux au Sénat depuis ce matin mais je peux vous affirmer que des centaines d’adeptes se sont rassemblés sur la Place du Pardon pour exécuter leurs sentences en public. Les Disciples de Hapos.
À la mention de ce nom qui désignait le bras armé du culte, le chef de file de l’Honorable Fraternité sentit un frisson courir le long de sa colonne vertébrale.
- Vous voulez dire que si la motion contre Contispex avait abouti, celui-ci les aurait appelés à l’aide, commença Organa qui ne souhaitait pas envisager la pire hypothèse.
- Des centaines de fanatiques auraient envahi le Grand Hall et votre motion aurait été noyée dans un bain de sang.
Mansur secoua la tête, réalisant la sincérité des propos de son homologue.
- On aurait du s’attendre à une telle réaction de la part de Contispex, avoua Tali Organa. Vous nous avez donc sauvés deux fois.
- Inutile de me remercier, s’empressa d’ajouter l’alsakani d’un ton affable.
Le commenorien pratiquait cependant la politique depuis bien trop longtemps, pour pressentir que leur nouvel ami gardait certaines de ses pensées pour lui. Dans un milieu comme le Sénat, les secrets étaient une arme à double tranchant.
- Comment étiez-vous certain que Contispex demanderait ma tête au Sénat ? L’interrogea-t-il avec insistance.
- Disons que je possède mes propres sources, en coopération avec une amie commune, la sénatrice Lonleth B’lsak.
Instinctivement, les deux compères de l’Honorable Fraternité se tournèrent un instant vers la direction dans laquelle ils avaient vu disparaître la selkath. Mansur dévisagea de nouveau les traits de Kalad mais le sourire courtois de celui-ci signifiait qu’il ne souhaitait pas s’étaler sur le sujet.
- Ne croyez pas que je ne vous fais pas confiance, tenta-t-il de tempérer.
- Ce n’est rien, Kalad. Nous aurions fait de même à votre place mais j’aimerais comprendre une dernière chose.
- Je vous écoute.
Les sourcils de Mansur s’arquèrent sensiblement, il souhaitait obtenir une réponse satisfaisante.
- Pourquoi agir maintenant ?
Il avait asséné ce dernier mot et Hassan Kalad le perçut aisément. Cette fois, il ne pourrait pas le contenter avec une demi-vérité.
- Quelque de chose de terrible se trame.
- Quoi donc ? S’enquit l’alderaanienne qui vérifia que son brouilleur fonctionnait toujours.
- Nous y travaillons.
- Attendez, vous êtes en train de nous dire que vous avez réussi à infiltrer un agent dans l’entourage proche du Chancelier ?
- Je ne peux pas répondre à cette question.
Les deux sénateurs le comprirent évidemment pour des raisons de sécurité. Kalad en avait déjà trop dit dans un lieu si public et il serait bientôt l’heure de se séparer pour ne pas attirer l’attention plus que cela.
- Nous nous reverrons très prochainement, leur promit-il.
- Devons-nous vous recontacter dans ce cas ? Lui proposa le commenorien.
- C’est moi qui vous recontacterai.
- Par quel moyen ?
Encore une fois l’alsakani se fendit d’un sourire malicieux.
- Comme je vous le disais, il y a des avantages à être le père d’un Jedi. Portez-vous bien jusqu’à notre prochaine discussion.
- Et que devons-nous faire jusque là ?
- Continuez à venir au Sénat comme d’habitude, continuez à dénoncez la politique du Chancelier mais ne vous opposez pas aux mesures qui seront prises contre les Hutts.
- Pourquoi ?
Le sourire de Kalad s’évapora.
- Mon peuple a un dicton. Pour ne pas se faire mordre par l’aigle à deux têtes, il faut endormir sa méfiance.
- Vous nous demandez de le soutenir ? Éructa Mansur.
- Je vous demande seulement de faire preuve de finesse, répliqua Kalad. L’orage approche et nous devons nous y préparer.
À cet instant, Tina Ap Token revint à sa hauteur pour lui signaler à voix basse :
- Rien à signaler.
D’un hochement de tête, les deux alsakanis prirent congé de leurs camarades. Mansur les observa s’éloigner avant de se pencher vers Organa.
- Vous pensez qu’il est digne de confiance ?
- Si ce qu’il prétend est avéré, nous le saurons bien assez vite, affirma-t-elle.

Voilà, j'espère que cela vous aura plu! N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez :cute: !

Allez à la prochaine pour la suite :hello: !

Pius Dea!!!
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Messagepar L2-D2 » Dim 05 Jan 2020 - 19:36   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Et bien, il est plus sympathique que prévu, ce sénateur Kalad ! :oui: Tu nous annonces la suite, on quitte nos personnages avec des mystères plein la tête mais aussi, peut-être, un mince espoir avec Contispex qui craint tout de même un peu une éventuelle destitution vu qu'il est prêt à faire intervenir ses adeptes pour se maintenir au pouvoir !

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Dim 05 Jan 2020 - 20:47   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour :jap: !

L2-D2 a écrit:
Et bien, il est plus sympathique que prévu, ce sénateur Kalad ! :oui:


Normal, il a un fils Jedi :x !

L2-D2 a écrit:un mince espoir avec Contispex qui craint tout de même un peu une éventuelle destitution vu qu'il est prêt à faire intervenir ses adeptes pour se maintenir au pouvoir !


Preuve que son pouvoir n'est pas encore absolu! Il reste peut-être un espoir de sauver la démocratie :sournois: ! Indignez-vous!

Allez à la prochaine pour la suite :wink: !
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Messagepar mat-vador » Sam 11 Jan 2020 - 23:33   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir, c'est l'heure de la suite!

Et on termine donc par de la politique :sournois: !

Héhéhé, Contispex! :diable:

Tina Ap Token attendit qu’il soient suffisamment éloignés pour poser la question qui lui brûlait les lèvres.
- Il suivra votre conseil ?
Kalad la fixa un bref moment avant de hausser les épaules.
- Avec réticence, se contenta-t-il d’affirmer.
Le regard de la jeune femme embrassa la largeur du corridor au fur et à mesure de leur progression, comme si elle craignait une attaque quelconque. Ils croisèrent sur le chemin des Défenseurs de la Vertu qui s’étaient attardés et qui ne se privèrent pas d’exprimer leur mépris et leur hostilité au vieil homme.
- Traître ! Lança l’un d’eux.
- C’était une erreur de vous avoir intégré dans la République, bande d’ingrats ! Déclara un second. Après tout ce que le Chancelier a fait pour vous !
Kalad les ignora royalement tandis que sa compatriote se plaça derrière lui pour le préserver de toute atteinte à son intégrité physique. Une précaution qui s’avéra heureusement inutile.
- Sénateur…
- Allons, Tina, ils ne nous feront rien, la rassura-t-il. Et ce n’est pas d’eux dont nous devrions le plus nous inquiéter dans l’immédiat.
La Conseillère de l’Archaiad comprit à qui ils faisaient allusion lorsqu’ils débouchèrent de l’entrée principale qui leur permettait de dominer depuis les escaliers, la Place du Pardon. Un échafaud sinistre y trônait toujours, bien que les Disciples de Hapos aient visiblement terminé pour aujourd’hui leur cérémonie. Les adeptes de sinistre réputation commençaient à chasser les badauds de la place à coups de martinets électriques pour les forcer à s’écarter du chemin du Chancelier Suprême.
Entouré de plusieurs dizaines de Défenseurs de la Vertu, le maître impitoyable de la République et pourfendeur de la démocratie reçut les hommages du prêtre du culte, qui avait mené la cérémonie de bout en bout.
Si on pouvait qualifier de cérémonie, cette terrifiante mascarade visant à châtier les soit disant ennemis de la République et de son peuple, pour mieux terroriser ceux ou celles qui songeraient à se rebiffer contre la clairvoyance du Sage Suprême.
Le Chef d’État salua à son tour le prêtre et prit ses mains dans les siennes.
- Encore une fois, la Déesse a éclairé le chemin vers la Vertu aux égarés et aux impurs, Sage Suprême.
- Comme toujours, Prêtre Imesais, votre zèle honore tous nos frères et sœurs. Grâce à vos efforts, nous créerons une société parfaite, délivrée du vice et de l’immoralité.
- C’est notre vœu le plus cher.
Le sénateur et son assistante échangèrent un regard anxieux.
- Nous devrions attendre à l’intérieur, le temps qu’ils se dispersent, lui proposa-t-elle.
Tina Ap Token fut prise au dépourvu lorsqu’il lui répondit.
- Non, allons-y.
- Mais ils vont nous tomber dessus ! Protesta-t-elle.
Il lui serra le coude avec une tendresse paternelle.
- Faites-moi confiance, la pria-t-il.
- Que les Lunes de Cristal soient avec nous, soupira-t-elle finalement.
Elle vérifia un instant que le mini blaster qu’elle dissimulait dans sa manche était prêt à l’emploi avant de confirmer :
- Je suis prête.
Ils descendirent les marches avec circonspection, conscients que sur Coruscant même, ils piétinaient les plates bandes des démons. Ils tentèrent de se frayer un passage à travers la Place du Pardon, dépassant un à un les Disciples de Hapos qui ne leur témoignaient que peu d’intérêt. Il n’était pas évident pour Tina de garder son calme.
Chez le sénateur qu’elle escortait, seule une discrète crispation de la mâchoire au coin des lèvres trahissait sa nervosité.
Les deux alsakani sentaient dans l’atmosphère ce mélange d’effroi silencieux et de haine profonde qui ne demandait qu’à se changer en bestialité aboutie. Leur peau se hérissait à cause de cette tension électrique qui palpitait autour d’eux.
Les vautours multak somnolaient mais un brin d’herbe suffirait à les réveiller. Ils parvinrent néanmoins à atteindre leur landspeeder garé au croisement de deux avenues à gauche de l’édifice du Sénat.
Les deux gardes du corps alsakanis postés devant, parurent soulagés de revoir le dignitaire sain et sauf. La main sur le holster, ils l’encadrèrent aussitôt pour lui permettre de monter dans le véhicule. Ce qu’il s’apprêtait à faire quand une voix suave et terriblement familière coupa son élan.
- Sénateur Kalad, puis-je m’entretenir avec vous ?
l’alsakani se tourna à regrets vers le Chancelier Suprême qui l’avait rattrapé subrepticement, escorté de cinq Disciples de Hapos. Il n’en serait pas inquiété outre mesure si des centaines d’autres adeptes du culte orthodoxe ne traînaient pas encore sur la place devant le siège du Sénat.
- Bien entendu, votre excellence. Je suis au service de la République.
- Ah oui ? s’étonna l’intéressé. Je n’en suis pas si convaincu après que vous vous soyez opposé à la destitution du sénateur Mansur.
- Être au service de la République implique de savoir faire partager des opinions divergentes pour rendre les débats constructifs.
Les yeux du Chef d’État se plissèrent d’une irritation accrue.
- Votre présence au Sénat m’a beaucoup surpris, Kalad, mais vous vous doutez que ce n’est pas ce qui m’a le plus désappointé.
- Vous m’en voyez fort navré.
- Cessez cette hypocrisie et ces platitudes.
Le ton de Contispex devenait bien plus tranchant et le vieil alsakani quitta cette affabilité de façade pour afficher une résolution distante et inébranlable. Il ne prononça pas un seul mot, le laissant poursuivre.
- Vous avez commis une erreur en me défiant, le prévint-il. Vous pouvez être certain que j’en informerai le Premier Régent.
Hassan Kalad arbora une fausse moue.
- Allons, évitons de monter sur nos grands banthas, voulez-vous ? Quel dommage si on n’a plus le droit de s’amuser.
- Je vous demande pardon ? s’exclama son interlocuteur.
L’alsakani savoura son incertitude devant sa déclaration en apparence hors de propos. Il sentit aussi l’étonnement de Tina Ap Token à travers le regard interrogateur qu’elle lui lança.
- Je suis un vieil homme éloigné de son monde natal et même sur Coruscant, je n’ai malheureusement pas beaucoup de distractions. Alors je tue le temps comme je peux, et mes quelques passages au Sénat m’ont convaincu que le sénateur Mansur est un homme qui me distrayait beaucoup.
Comprenant que le vieux sénateur se payait sa tête, Contispex rugit entre ses dents :
- Vous trouvez ça drôle, espèce de vieux fou ? Eh bien, croyez-moi, vous rirez beaucoup moins quand le Premier Régent vous aura rappelé et dépossédé de votre charge. Vous deviendrez ainsi ce que vous étiez destiné à être… un parasite insignifiant ! Et ne croyez pas un seul instant que votre fils Jedi vous sera d’un quelconque secours !
Kalad arqua un sourcil vers le haut, prenant l’expression de quelqu’un de choqué par une telle virulence.
- Voilà un emportement qui n’est pas digne de votre charge, se permit-il avec une once de condescendance. Et pour revenir au sujet que vous venez de soulever, il serait fort intéressant de voir dans les jours qui suivront si le Premier Régent Orin Melok satisfera votre vœu de me voir redevenir un parasite insignifiant.
- Vous apprendrez que j’obtiens toujours ce que je veux, sénateur Kalad. La Déesse vous fera chuter de votre piédestal et ce jour-là, vous vous en repentirez.
- Oh, je vous crois mais je doute que cela arrive aujourd’hui.
Le Chef d’État serra les dents, dépité d’être ainsi contrecarré sans parvenir à prendre le dessus sur son adversaire. Un instant, Tina Ap Token crispa les doigts sur son arme de poing, dissimulée dans sa manche, croyant qu’il allait autoriser ses adeptes à lui tomber dessus.
- Nous n’en avons pas fini, lâcha-t-il finalement avant de se détourner avec ses partisans.
Les quatre alsakanis restèrent sur leurs positions, voulant s’assurer qu’ils ne risqueraient plus rien. Puis ils montèrent dans le landspeeder, qui démarra et s’enfonça dans l’une des grandes avenues de la Cité Galactique.
Kalad ordonna au conducteur.
- Amenez-nous au statioport le plus proche.
- Bien, monsieur.
Tous étaient soulagés de s’éloigner de la Place du Pardon, même si la secte continuait de manifester sa présence oppressante par des rassemblements aléatoires et impromptus en plein milieu de la chaussée, afin de maintenir une pression visible et constante sur la population.
Ils furent obligés de les contourner et de perdre du temps.
- Vous voulez que je rentre sur Alsakan.
Kalad accrocha le regard de la jeune femme qui avait émis cette observation, assise à coté de lui, à l’arrière du véhicule.
- Julius Contispex, pour notre plus grand malheur et celui de la République, appartient à ceux qui pensent ce qu’ils disent et font ce qu’ils disent. En tant que Conseillère de l’Archaiad, j’ai besoin de vous là-bas pour me couvrir. N’hésitez pas à demander l’assistance de l’amirale Delinki si le besoin s’en fait sentir.
Elle n’eut pas besoin d’une explication approfondie, elle avait compris quelle était sa mission. Influencer l’Archaiad suffisamment pour empêcher le vote de la déchéance de Hassan Kalad qui serait inévitablement proposée par le Premier Régent, au conseil aristocratique.
- Et cela vous permettrait de revoir votre mère ainsi que quelques uns de vos amis proches.
Elle esquissa un sourire entendu.
- Merci, sénateur.
- Les amis sont une denrée précieuse en ces temps difficiles. Tout comme la famille.
- Vous êtes devenu ma deuxième famille après la mort de mon père, lui concéda-t-elle avec une reconnaissance appuyée.
- Il doit vous manquer beaucoup, fit-il remarquer.
Une lointaine tristesse embua les prunelles sombres dorées de la jeune alsakanie. Ils ralentirent devant l’entrée du statioport et il se pencha pour lui prodiguer encore quelques consignes alors qu’elle observait des cargos de fret et des transports de voyageurs atterrir sur les quais, et d’autres qui les croisaient en décollant dans les rugissements de propulseurs ioniques.
Pourquoi le soleil resplendissait-il au-dessus du cœur battant d’une République paralysée par la peur et empêtrée dans le carcan d’une secte obscure ?
Ce n’était pas juste, pensait-elle.
- Tina ?
- Sénateur ?
Elle s’aperçut qu’il lui tendait une large cape magenta surmontée d’un capuchon. Elle descendit du landspeeder et s’en revêtit, camouflant son crâne pour plus d’anonymat. Il lui tendit une bourse de crédits à son étonnement.
- Sénateur, je peux emprunter le vaisseau consulaire pour gagner du temps.
- Non, décida-t-il fermement. Il ne servira à rien de gagner du temps si vous atterrissez sur Alsakan en attirant l’attention. Le Premier Régent sera sur ses gardes et déclenchera le vote sans que nous ne puissions faire quoique ce soit pour l’empêcher. Nous vivons une époque dangereuse et la moindre imprudence peut nous coûter cher. Vous devez embarquer sur le premier transport qui décollera.
- Oui, sénateur.
Elle s’apprêta à se détourner avant de se raviser.
- Sénateur ?
- Conseillère ?
- Si je fais tout cela, ce n’est pas seulement pour vous.
Perspicace, il devina sa pensée aux larmes qui s’écoulaient sur ses joues fines. Depuis qu’il l’avait recueilli avec sa mère dans sa maison, il avait appris à la considérer comme sa fille. Mais rien ne pourrait lui faire oublier de son défunt père, le regretté amiral Ap Token.
Jamais.
Il le sut lorsqu’il surprit cette flamme de détermination briller au fonds de son regard. Il sentait brûler en lui, cette braise semblable.
- Votre père était mon ami, nous obtiendrons justice le moment venu, lui promit-il avec ferveur.
- Merci, sénateur.
Elle sécha ses larmes et tourna abruptement les talons pour se diriger vers l’entrée du satioport, se faufilant entre les véhicules personnels, les airspeeders officiels et les taxis qui avançaient au rythme d’un escargot Yilm.
D’un geste de la main, Kalad intima au chauffeur de démarrer. Celui-ci contourna l’embouteillage puis demanda :
- Nous retournons à l’ambassade ?
- Pas encore, allons au Temple Jedi.
Le garde alsakani manifesta une légère surprise.
- Ils ne vous laisseront jamais entrer facilement, monsieur.
L’autre glissa un sourire malicieux.
- Vous découvrirez vite qu’il y a quelques avantages à être le père d’un Jedi. Ils n’oseront pas me refuser de me laisser voir mon fils.
Il se détendit dans son siège, fixant distraitement les quelques nuages sombres qui s’amoncelaient au loin, vers le sanctuaire de l’Ordre Jedi.
Il était temps de convaincre certaines factions en dehors de l’arène du Sénat, d’entrer dans la danse. Car comme il l’avait dit à Enler Mansur et à Tali Organa, l’orage approchait.

Voilà, j'espère que cela vous a plu! Les Jedi vont-ils enfin se décider à agir :whistle: ?

Réponse euh plus tard :transpire: !

Allez à la prochaine pour la suite :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Mar 14 Jan 2020 - 10:38   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Ça fait deux fois que Contispex se fait damner le pion à cause du Sénateur Kalad, bien fait ! :grrr: Mais bon, je ne doute pas que sa vengeance sera terrible et a déjà été mise en mouvement... Du coup, voilà que Kalad senior va aller à la rencontre de Kalad junior. Cela poussera-t-il l'Ordre Jedi à intervenir enfin contre Contispex ? Je l'espère vraiment !

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mer 15 Jan 2020 - 19:32   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour, L2 :wink: !

L2-D2 a écrit:Ça fait deux fois que Contispex se fait damner le pion à cause du Sénateur Kalad, bien fait ! :grrr:

Du coup, voilà que Kalad senior va aller à la rencontre de Kalad junior.


Cela n'étonnera personne si ce cher sénateur prendra une place importante dans l'histoire de ce tome 2 :sournois: !


Donc oui, on verra les Jedi dans les prochains extraits! Enfin pas tout de suite :transpire: ...
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Messagepar mat-vador » Sam 18 Jan 2020 - 23:10   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous!

C'est l'heure de la suite que j'ai préféré mettre sous balise spoiler :transpire: .

Pour résumer: Eh bien, les enfants sont parfois pires que leurs parents :siffle: !

Faites place à Contispex Junior!

Spoiler: Afficher
Cité Galactique, domicile de la famille Contispex

La journée était bien avancée mais Naha n’avait pas encore terminé son service. Pourtant elle avait été convoquée, il y a quelques minutes, dans l’antichambre du démon. Ou plutôt du fils du démon, Ethan Contispex, le rejeton du Chancelier Suprême.
La jeune twi lek bien proportionnée à la peau d’un vif éclat rouge se demandait pour quelle raison il l’avait fait demander, elle et deux autres camarades non humaines qui se tenaient comme elle pétrifiées face au mur.
Ce n’était guère important, car Ethan Contispex les convoquait arbitrairement selon son bon plaisir. Il tenait à montrer plus que ses propres parents, qui menait la maison. Il tyrannisait tous les domestiques non humains par ses caprices d’enfant gâté, protégé et flatté par des parents qui tenaient à ce que rien ne lui soit refusé.
Si les parents Contispex avaient accepté la présence de ménagères non humaines comme Naha, c’est parce que leur fils chéri le voulait à tout prix. Pas par pure bonté de coeur, bien évidemment. Selon ses propres dires, elles seraient bien plus agréables à regarder que de fichus droides, froide mécanique bien huilée au pas lent et à la démarche pataude.
Surtout si elles étaient à son goût.
Naha aurait peut-être du s’en sentir flattée mais ce n’était pas le cas. Elle avait compris quel immonde personnage il était réellement, sous ses airs de poupon blond inoffensif à la bedaine naissante et au visage grassouillet.
Les trois non humaines se tenaient face au mur. La jeune twi lek se risqua à lorgner du coté gauche, guettant le comportement de ses deux camarades dont les tremblements des mains trahissaient la terreur en présence de ce fils à papa dont elles avaient appris la cruauté. Naha avait réussi à contrôler ces tremblements.
Beaucoup de ceux qui ne la connaissaient, se seraient déclarés impressionnés par son calme apparent alors qu’elle était aussi effrayée que la zeltronne et la mirialan qui étaient avec elle. Et ce fichu fils de kath s’en délectait tout comme l’autre jeune humaine, une jolie rouquine au sourire carnassier qui demeurait assise sur un tabouret derrière lui, une cravache à la main.
Maquillée à la mode coruscantie, son visage angélique dissimulait une cruauté aussi égale à celle de son compagnon.
- Mes jolies, je voulais vous faire part de mon mécontentement. L’une de vous trois a bâclé son travail dans ma chambre pas plus tard qu’hier soir.
Ses pas exagérément lents résonnaient dans le dos de Naha, ponctuant un rythme de tambour inquiétant qui annonçait la tempête, agitant le martinet qu’il tenait à la main. Sa voix suave pourrait tromper les moins avertis mais les trois non humaines savaient à quoi s’en tenir.
- Une de vous, misérables inférieures, a mal plié mes chemises avant de les ranger dans l’armoire, martela-t-il avec force. J’en ai parlé à ma mère qui semblait fort contrariée et je ne suis pas de bonne humeur quand elle est contrariée. Cela gâche mes journées, vous comprenez ?
À l’unisson, d’une voix étouffée, elles soufflèrent :
- Oui… maître…
- Pardon, j’ai mal entendu.
Naha pouvait sentir sa respiration effleurer sa nuque, celle d’un fauve qui était impatient de bondir sur ses proies sans défense. Et c’était bien le cas… que pouvaient donc espérer trois jeunes femmes non humaines issues de ghettos misérables contre le fils de l’homme le plus puissant de la République, sans doute même de toute la galaxie ?
Elles ne pouvaient pas espérer d’aide. Elle devaient plier, se soumettre… subir.
- Oui, maître !
- C’est mieux, apprécia-t-il à la façon d’un précepteur qui évaluait ses élèves. Il est très important que vous n’oubliez pas où est votre place, c’est bien compris ?
- Oui, maître ! Crièrent-elles encore à l’unisson.
Il continua de passer et de repasser encore derrière elles, afin d’accroître leur malaise. Naha voulut déglutir mais ce simple mouvement de glotte fut gêné par l’étroit collier qui lui serrait le cou. Une marque de servitude à laquelle avaient droit tous les non humains de la résidence des Contispex, due à un énième caprice de ce fils à papa, qui avait commencé à l’imposer à ses esclaves non humaines.
De même les misérables robes rapiécées dont elles étaient vêtues, visaient à les rabaisser davantage encore.
- Donc j’aimerai savoir laquelle d’entre vous s’est occupée si mal de ma chambre, afin qu’elle reçoive son juste châtiment.
À ces mots, le sourire de la jeune rouquine s’élargit imperceptiblement. La cravache serrée dans son poing semblait elle-même s’impatienter.
- Toute confession permettra d’amoindrir la punition de la fautive.
La voix était mélodieuse, séduisante, en tout cas suffisamment pour émoustiller un débris froid d’astéroïde. Ce qui rendait sa propriétaire bien plus dangereuse que son compagnon.
- Tout à fait, Leli. Alors, qui souhaite se confesser à son maître et recevoir l’absolution de la Déesse ? Renchérit-il.
Bien entendu, elles ne se bousculèrent pas pour lui donner satisfaction. C’était le moment que Naha redoutait. qu’elle avait appris à redouter.
Si seulement, le temps pouvait s’écouler plus vite. Un vœu pieux et vain dans un tel endroit.
Ethan Contispex continua de déambuler jusqu’à s’arrêter derrière la mirialan, celle qui se tenait la plus à gauche.
- Toi.
Naha surprit la Proche Humaine au teint vert olive et aux traits constellés de tatouages géométriques, sursauter.
- M...maître ? Balbutia-t-elle.
- Tourne-toi.
Elle hésita avant d’obéir, évitant soigneusement son regard en gardant la tête baissée alors qu’il la toisait.
- Est-ce toi ? Lui demanda-t-il un peu plus rudement.
- N...non, m...maître.
Il se pencha vivement pour la saisir par les cheveux mi longs qui tombaient raidement derrière sa nuque. La jeune native de Miriala poussa un hennissement étouffé alors qu’il assénait d’un ton triomphant.
- Aucun mensonge n’est toléré dans la demeure des serviteurs de la Grande Déesse. N’est-ce pas, Leli ? Ajouta-t-il en observant sa compagne rousse.
- Absolument, trésor.
Elle caressait le manche de sa cravache, en dévorant la mirialan des yeux. Elle était impatiente de participer à la fête. Ensuite, elle montra une holocaméra qui s’éleva du creux de sa main pour léviter près du visage du fils du Chancelier Suprême.
- Action, mon chéri.
- Parfait, se réjouit-il.
Il fixait d’un air béat l’objectif avant d’agripper le menton de sa victime pour la forcer à être filmée.
- Es-tu une servante de la Déesse ? Lui cracha-t-il d’une voix mortellement calme.
- O..oui, maître.
- Mensonge !
Naha s’empressa de maîtriser les tremblements de ses mains. Car c’était bien elle la fautive, quelqu’un d’autre allait payer à sa place… devait-elle venir en aide à sa camarade pour être épargnée ou se dénoncer pour la soustraire aux mauvais traitements ? Dans ce cas, était-ce certain que cela serait d’une quelconque utilité ?
Face à un tyran qui prenait exemple sur son propre père, despote qui soumettait la République sous une emprise croissante, rien n’était acquis d’avance.
Tourmentée par ce dilemme, elle restait simplement à sa place, fixant le mur devant elle.
- Tu n’es pas digne de la Déesse, tu n’es qu’une imperfection car tu n’es pas humaine ! Penses-tu pouvoir la servir ?
- Non… maître.
- C’est bien ce que je pensais. Vous les non humains, n’êtes que de la vermine infecte et stupide ! Mon père a été trop généreux de vous avoir parqués dans des ghettos, il aurait du débarrasser depuis longtemps la Cité Galactique de votre souillure !
Il lui tira les cheveux en arrière de façon brutale tandis que les traits de son bourreau étaient tordus affreusement.
- Ce ne peut être que toi qui a mal rangé mes chemises, hein ?
- Non, maître, ce n’était pas moi ! Glapit-elle en sanglotant.
- Alors, qui est la responsable ? Éructa-t-il. Dis-le-moi !
- Je...je ne sais pas !
- Menteuse !
Il lui lança son pied derrière les rotules et elle s’effondra à genoux, sans douceur alors qu’il la retenait toujours par sa chevelure.
Il la lâcha enfin sans lui permettre de se relever. Elle demeura ainsi, assise sur ses jambes pliées, attendant le bon vouloir de son maître.
- Si tu veux que je traite bien, reprit-il, il faut que tu me donnes quelque chose en retour, tu as compris ?
Les yeux mouillés de la non humaine trahirent sa répugnance, elle savait ce qu’il attendait d’elle et elle voulait s’y soustraire.
- Pitié… maître… je ferai ce que vous voudrez… mais pas ça !
- Comment ? Tu oses me dire non ? s’indigna-t-il. Nous t’offrons l’hospitalité et c’est ainsi que tu nous remercies ? Par l’ingratitude !
Elle joignit les mains pour le faire fléchir mais il n’était pas disposé pour cela.
- Les animaux domestiques doivent apprendre à obéir à leur maître ! Allez, à quatre pattes, esclave ! Je vais te dompter, maudite impure !
Il la gifla lorsqu’elle se montra trop lente à obéir. Sans que ces larmes ne cessèrent de ruisseler, elle apposa finalement ses paumes sur le sol.
Les yeux d’Ethan Contispex laissa transparaître une joie féroce, c’était certainement l’un de ses moments préférés.
- Quand j’en aurai fini avec toi, tu auras apprise à ranger correctement mes affaires.
Il secoua le martinet dans sa main droite et effleura le manche de son instrument avec ses doigts. Aussitôt, les lanières se mirent à crépiter dans l’air, secouées d’arcs électriques angoissants. Naha se demandait à quelle puissance il les avait réglés.
À la puissance minimale, sa camarade se remettrait longuement de ses lésions. À la puissance maximale, elle n’y survivrait tout simplement pas.
La twi lek ne pouvait plus hésiter longtemps. Elle pivota à moitié dans sa direction.
- Maître, c’est moi ! Hurla-t-elle pour attirer son attention.
Son éclat eut l’effet magique escompté, Ethan relevant sa figure bouffie vers elle et suspendant son bras au-dessus de sa tête, la mirialan à ses pieds.
- Que viens-tu de dire, Tête de Ver ?
- C’est moi la responsable, maître.
Naha s’efforça de ne le pas défier trop ouvertement, en soutenant son regard. Après une brève hésitation, il écarta la malheureuse Proche Humain d’un coup de pied dédaigneux dans le flanc, avant d’intimer à Naha de s’avancer d’un mouvement d’index impérieux.
- Approche.
De nouveau, il avait adopté un ton suave alors que la mirialan toujours frissonnante avait battu en retraite contre le mur, prostrée.
La native de Ryloth lui obéit. Elle contint son effroi en obliquant ses yeux dans le vide mais n’eut pas la chance de pouvoir éviter le sourire de l’inquiétante Leli. La rouquine aux formes envoûtantes retroussa ses lèvres pulpeuses pour dévoiler ses rangées de dents blanches parfaitement alignées, tel un prédateur savourant son repas tout juste servi.
Ethan obligea la twi lek à redresser la tête, en lui collant l’index sous son menton.
- Répète-moi ce que tu as dis.
- J’ai mal rangé vos affaires, maître.
Il demeura impavide, ne laissant paraître aucune émotion visible. Il semblait réfléchir.
- Tu me déçois, Naha.
Il l’appelait par son prénom, comme pour conférer à cet instant, une once d’intimité entre lui et elle. Ses narines furent obstruées par sa respiration rauque, presque animale. Lentement ses doigts palpèrent sa joue, en une caresse soyeuse.
Cela la terrifiait plus encore, la faisant déglutir.
- Tu te souviens quand je t’ai trouvée errante, en dehors de ton ghetto sordide et puant ?
- Oui, maître.
- Que te serait-il arrivée si tu étais tombée entre de mauvaises mains ? Les Forces de Sécurité t’auraient raflée ou pire, des trafiquants t’auraient enlevée pour te livrer aux esclavagistes, comme ces limaces de Hutt.
Naha aurait souhaité que cela lui arrive, au moins elle aurait su à quoi s’en tenir dès le début.
- C’est vrai...maître.
- Je t’ai donc ramenée dans notre demeure familiale, le plus grand privilège que l’on puisse accorder à une impure de ton espèce. Réalise un peu la chance qui t’a souri. N’ai-je pas persuadé mes parents de te garder alors que ta présence leur était indésirable ?
- C’est vrai, maître.
- Grâce à moi, ta famille ne survit-elle pas grâce aux gages que nous te versons avec une générosité magnanime ?
- C’est exact, je vous dois beaucoup, maître.
- J’attendais donc de toi, que tu prennes soin de tout ce qui m‘appartient pour me témoigner ta reconnaissance.
- Cela fait partie de mes devoirs, maître, en effet.
Naha s’étonnait du calme dont elle faisait preuve, alors qu’elle risquait gros. Elle s’efforça d’occulter le martinet électrique qu’il détenait toujours dans son poing droit, alors que ses doigts de la main gauche passaient derrière sa nuque pour effleurer les deux lekkus qui ronflaient sur ses épaules délicates.
- Pourquoi ai-je l’impression que ta reconnaissance est déficiente ?
C’était le moment fatidique. Si elle ne soignait pas ses mots, il le lui ferait payer.
- Maître, je suis prête à subir tout châtiment que vous jugerez adéquat.
Elle regretta l’instant d’après sa réponse. Elle se demandait ce qui lui avait pris de l’encourager à faire d’elle ce que bon lui semblait, sans chercher à opposer la moindre résistance. Elle ne fut guère rassurée par son rictus narquois.
- Leli, appela-t-il par dessus son épaule.
- Oui, mon chou.
Oh non, pensa la jeune twi lek qui n’avait pas encore atteint ses vingts ans.
L’intervention de l’amante du rejeton Contispex marquait le clou du spectacle. Elle se distinguait par son imagination à humilier et à faire souffrir autrui. Bref, qu’il apprécie de faire appel à son… expertise, n’était pas un bon présage.
Avec une grâce féline, elle se leva de son tabouret sans quitter la non humaine des yeux. Elle se rangea aux cotés de son homme et Naha se sentit subitement oppressée d’être prise entre deux feux. Certes, Ethan Contispex avait affirmé qu’elle était sa préférée. Il ne la tuerait donc pas et ne la blesserait donc pas au point de l’envoyer au centre médical.
Mais cela ne signifiait pas pour autant qu’elle passerait un moment agréable.
- Alors, qu’en dis-tu ? Demanda-t-il à l’humaine.
Leli paraissait réfléchir intensément à la question.
- Elle a avoué son péché, reconnut-elle.
- Nous devrions donc faire preuve de miséricorde.
Leli s’écarta de lui puis passa derrière Naha avant de revenir sur ses pas et de repasser dans son champ de vision.
- C’est ce que nous enseigne la Prophétesse Kasili. Lorsque nous avouons nos péchés à la Déesse, Kasili nous encourage à la compassion.
Sa main fine souleva un des lekkus de Naha, pour le renifler.
- Cependant, toute faute doit être expiée.
- Ce qui nous amène ? Fit le jeune humain enveloppé.
Ce dernier laissait transparaître une expression béate, qui suintait l’impatience de passer aux choses sérieuses, à l’étape suivante.
Leli n’avait pas relâché le lekku de sa victime, qui frissonnait de plus belle.
- Pour satisfaire la volonté de la Déesse, nous devrons user à la fois de douceur et de douleur.
Cette fois, Ethan exhiba un sourire empli de fourberie.
- Parfait, parfait.
Leli glissa tout à coup l’extrémité de l’appendice crânien dans sa bouche avant d’y planter tout à coup ses dents sans crier gare. Naha prise de court, lâcha un gémissement plaintif.
- Nous allons donc traiter cette catin comme telle, conclut férocement l’humaine. Elle est peut-être ta préférée mais n’oublie pas que le jugement de la Déesse prévaut sur tout le reste.
Les deux amants semblaient aux anges, ce qui n’était pas le cas de l’infortunée.
- Alors allons-y.
Ethan Contispex la saisit par le collier pour l’attirer avec lui vers le tabouret. Instinctivement, la twi lek voulut s’arc bouter mais elle se souvint des risques. Ce pervers sadique pouvait s’en prendre à sa famille dans le ghetto.
Il avait tous les pouvoirs, le clan tout entier était le maître de la République, du moins il ne tarderait pas à l’être.
Il s’assit sur le tabouret et la força à prendre place sur ses cuisses. Elle serra les dents quand la cravache de Leli claqua sur ses hanches.
- Allez, la Tête de Ver ! Siffla l’humaine avec hargne. Écarte les jambes, comme une bonne catin !
Ethan rapprocha sa figure de crapaud gâté contre la sienne, la non humaine manqua de s’évanouir lorsque son haleine rauque boucha ses narines.
- On dit que les Hutt apprécient les femmes twi lek, on peut comprendre pourquoi. Il est temps que tu honores cette réputation, Naha.
Leli se pencha vers elle pour lui murmurer :
- Et si tu ne le fais pas, ma jolie… je t’arracherai les lekkus et j’en ferai des steak. Ton maître t’a fait une faveur, rends-lui le bien.
- Quand mon père remettra ces limaces de Hutt à leur place, nous deviendrons enfin les maîtres absolus ! s’exclama Ethan. Dis-toi qu’en restant parmi nous, tu seras beaucoup mieux lotie qu’eux et ta famille aussi sera préservée, avec de la chance.
- Ce qui ne sera pas le cas des autres non humains dont nous débarrasserons Coruscant, ricana la rouquine.
La jeune twi lek ne savait quoi penser de ces derniers propos. Ils les lui répétaient à loisir, peut-être dans le but de l’impressionner pour la persuader qu’elle n’aurait rien à gagner en leur tenant tête. Mais tout mensonge recelait un fonds de vérité, ce qui l’inquiétait beaucoup. C’était pour en avoir le coeur net, qu’elle avait fouillé la chambre du fils du Chancelier Suprême, dérangeant ses affaires au passage.
Elle s’en sortirait à bon compte si elle faisait passer cela pour de la négligence passagère, à condition que personne ne découvre qu’elle avait été envoyée approcher le clan Contispex par le réseau de résistance opérant dans son ghetto.
Sa situation serait bien pire si ce secret était trahi. Elle devait tout endurer pour que personne ne le découvre.
Personne ne devait savoir, y compris les autres jouets de Ethan Contispex.
- Maintenant, montre-moi l’étendue de tous tes talents, déclama celui-ci. Comme d’habitude.
Douceur et douleur, comme l’avait dit Leli.
De la douleur, il y en aurait certainement. De la douceur, il n’y en aurait point. Naha savait tout cela depuis son arrivée ici.
Dans ce huit clos étouffant, elle avait découvert qu’il n’y avait pas d’idéal, seulement de la survie. L’humain face de crapaud sournois apposa ses mains sur son cou puis les fit descendre lentement, très lentement le long de son corps.
Elle réprima ses tremblements.
- Oui, tu es ma préférée, Naha, dit-il ce qu’il lui répétait souvent. Te sens-tu honorée ?
- Oui… m… maître.
Ses mains avaient atteint ses hanches et elle leva les yeux au plafonds pour un fixer un point quelconque, n’importe lequel qui lui permettrait d’imaginer qu’elle se trouvait ailleurs, que tout ceci n’était pas réel.
Les doigts de son tourmenteur soulevèrent le bas de sa robe et retirèrent sa culotte, tandis que l’autre humaine lui agrippa les poignets.
- Mains derrière le dos, la catin !
Des menottes de duracier se refermèrent dans un claquement inhumain, puis Ethan l’attrapa par la nuque pour l’embrasser.
- Aimes-tu ton maître, Naha ? M’es-tu dévouée ?
Il la forçait à le regarder sans pouvoir détourner les yeux. Elle devait dire oui, elle n’avait pas le choix.
- Oui, maître.
- Dis-le.
Elle rassembla toute son énergie pour ne pas défaillir. Elle souhaitait que cela prenne fin, vite.
- Je vous suis dévouée, maître.
- Bien, reçois alors l’absolution de la Déesse.
Puis elle le sentit s’insérer en elle, la douleur naquit et grandit alors qu’il accomplissait le dernier outrage. Elle serra les dents avant de lâcher des halètements étouffés. Les grognements satisfaits de son bourreau les couvrirent, avant que la zeltronne et la mirialan n’éclatèrent en sanglots derrière le trio.
- Ne vous inquiétez pas, mes jolies, gloussa Leli à leur adresse. Ce sera votre tour après.
Elle s’en prit de nouveau à Naha :
- Maintenant, petite catin Tête de Ver, tu peux crier pour que la Déesse t’entende !
Elle leva le bras et la cravache qu’elle agitait luit d’un halo électrique à son extrémité. Elle cingla le dos de la twi lek qui sentit les larmes s’amasser au coin de ses yeux, sous le coup de la douleur.
Ne pas crier, ne pas crier.
- Je veux t’entendre hurler ! Hurle ! Clamait la rouquine à chaque coup qu’elle assénait.
Ne pas crier, ne pas crier. Sinon elle la frapperait encore plus fort. Cependant, elle ignorait combien de temps elle tiendrait.
Son calvaire prit fin moins d’une minute après, de façon inattendue lorsque le battant coulissa sur la gauche dévoilant sur le seuil, la silhouette d’une matrone à l’expression sévère qui lança d’une voix mesurée mais ferme :
- Ethan.
Les jeunes humains interrompirent la séance devant l’irruption de Linza Contispex, vêtue d’une simple tunique de lin, par-dessus une robe ample et pratique de couleur écarlate. La sobriété de ses habits accentuait la sévérité de ce regard qu’elle leur décochait.
Son fils écarta précipitamment la twi lek qui masqua tant que bien que mal son soulagement. Il rajusta fébrilement son pantalon avant de balbutier :
- Oh, tu es là depuis longtemps, maman ?
Elle le toisa sans répondre pendant quelques instants, avant de seulement lui accorder :
- Ton père vient de rentrer, il t’attend.
Il s’éclaircit la gorge pour afficher une contenance correcte tandis que les yeux de sa mère dévièrent vers sa compagne.
- Quant à vous, mon époux tolérera votre présence à condition que vous restiez à votre place.
Leli perdit de sa superbe devant la femme la plus puissante de la République.
- Oui, madame.
À regrets, elle ôta les menottes à Naha à qui elle glissa avec sournoiserie :
- Dommage, on commençait à peine à s’amuser. Mais ce n’est que partie remise.
Linza Contispex patienta jusqu’à ce que les deux amants quittent la pièce. Elle s’adressa ensuite aux domestiques non humaines.
- Vous trois, reprenez le service.
Elles répondirent l’une après l’autre.
- Oui, madame.
Bien entendu, la matrone de la maison se moquait bien de leur état psychique. En tant que Contispex et adepte du culte Pius Dea, ces innocentes non humaines n’étaient que des impures, des pécheresses innées qui ne méritaient nulle considération.
Elle se détourna pour retourner à ses devoirs. La zeltronne fut d’abord la première à quitter la pièce à pas vifs, suivie de la mirialan. Naha traîna les pieds, tentant de se rhabiller avec dignité. Elle s’effondra subitement sur le seuil à genoux, en larmes.
Le démon avait marqué sa chair et même son âme. Elle resta ainsi, prostrée, incapable de se remettre debout pour aller accomplir ses tâches quotidiennes.


Voilà, une belle ordure ce Contispex Junior, n'est-ce pas?

Il y a des chances pour qu'il succède à son père :shock: ... le futur Contispex II !
Cette République est vraiment dans un sale état :grrr: !

Allez, je vous dis à la prochaine pour un extrait plus réjouissant avec au programme: la famille Contispex au grand complet, un ambassadeur Hutt et ... deux Jedi :idea: !

Portez-vous bien!
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Messagepar L2-D2 » Mar 21 Jan 2020 - 17:01   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Oh punaise... heureusement que tu as mis cet extrait en spoiler, parce que là, franchement, ça va loin pour montrer à quel point les Contispex sont fous à lier ! :shock: Le père parait presque sain d'esprit quand on voit les actes du fils, dont le physique m'évoque presque celui d'un Dudley Dursley dans la saga Harry Potter, gros garçon joufflu surprotégé par sa mère et au caractère de sale enfant pourri gâté arrogant. mais heureusement pour Dudley, la ressemblance s’arrête là !

Bon, vivement la suite, je n'ai pas envie de rester sur ce que je viens de lire... :(
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Messagepar mat-vador » Mar 21 Jan 2020 - 19:59   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour L2!

L2-D2 a écrit:Oh punaise... heureusement que tu as mis cet extrait en spoiler, parce que là, franchement, ça va loin pour montrer à quel point les Contispex sont fous à lier ! :shock: Le père parait presque sain d'esprit


Bien d'accord avec toi! Les Contispex font vraiment peur :shock: ! Autant le père est terrifiant par son caractère froid, manipulateur et impitoyable (et tu auras l'occasion de voir surtout à la fin de ce tome 2 à quel point il peut être impitoyable :sournois: !), autant le fiston est terrifiant par son coté carrément psychopathe.
La question est: lequel est le plus dangereux pour les gentils qui auront le courage de s'opposer à eux? Mystère...

L2-D2 a écrit:
Bon, vivement la suite, je n'ai pas envie de rester sur ce que je viens de lire... :(


Je te comprends!

On va repasser comme je le disais, à de la politique avec la famille Contispex, un ambassadeur Hutt et deux Jedi, dans la même pièce! Si si :oui: ! cela pourrait provoquer quelques étincelles :sournois: !

Quand au personnage de Naha, nous la reverrons car j'ai l'intention de lui faire jouer un rôle certain dans l'histoire de mon tome 2! Et je te promets qu'elle aura une place très importante dans le tome 3! Son évolution pourrait te plaire!

Allez je n'en dis pas plus pour ne rien spoiler!

à la prochaine :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 25 Jan 2020 - 22:46   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous, c'est l'heure de la suite!

Et tout de suite après l'éprouvant extrait de la semaine dernière, nous retrouvons Papa et Maman Contispex en train d'accueillir dans leur humble demeure, Deux Jedi :sournois: ! Oui, deux Jedi :x !

Allez je vous laisse découvrir leurs interactions!

Julius Contispex avait été accueilli chaleureusement par son épouse qui l’avait dépossédé de son manteau dans le salon.
- Comment s’est passée ta journée ? S’enquit-elle en laissant le manteau à une servante nautolane, qui s’empressa de se retirer.
Le Chancelier Suprême de la République émit un grondement et ses traits demeuraient fermés alors qu’il fixait la fontaine au milieu de la pièce qui reflétait doucement la lumière du soleil qui déclinait sur les sommets de la Cité Galactique.
Comme il voudrait tant que ses ennemis s’y noient.
Il se laissa tomber dans un divan face à elle avant de croiser son regard.
- L’Honorable Fraternité m’a mis des bouses de Nerfs dans les propulseurs, cracha-t-il avec hargne.
- Ce n’est pas surprenant de leur part. Mais ce n’est pas cela qui t’a rendu le plus furieux.
Il hocha la tête. Depuis toujours, la Déesse lui avait permis de compter sur son soutien indéfectible pour surmonter les obstacles et faire déjouer tous ses ennemis. Linza n’avait cessé de le guider et d’amplifier son ambition.
Car elle possédait une foi égale à la sienne. Leur pouvoir n’était pas absolu mais il le deviendrait, à condition de pouvoir faire face à certains imprévus.
Ces mêmes imprévus qui plongeaient le patriarche de la famille Contispex, le Sage Suprême du Pius Dea, dans une colère noire.
- J’ai tenté de mettre en accusation le sénateur Mansur.
- Qui s’y est opposé ? Demanda-t-elle.
- Nos opposants habituels : l’Honorable Fraternité, les sénateurs non humains…
Il sentit la bile encombrer sa gorge.
- Et les alsakanis.
Elle fronça les sourcils.
- Hassan Kalad était présent ? C’est étonnant.
- Il n’a pas soutenu la motion de censure que Mansur a déposée contre moi mais son vote a permis ensuite de le sauver.
- Tu avais prévu de longue date de le faire destituer, étrange que Kalad soit tombé du ciel.
- Ce n’est pas un hasard, il a été prévenu !
- La question est de savoir par qui. Nous en avons parlé trois jours avant au dîner. Et tu as averti certains Défenseurs de la Vertu.
- Cela représente beaucoup de suspects.
Après un court silence pesant, il ajouta :
- Et je ne parle pas de ces saletés d’impures aliens que mon fils a cru bon de ramener dans notre maison.
Il foudroya du regard la nautolane qui s’était attardée pour nettoyer un vase et une partie du mobilier. Se sentant indésirable, elle se voûta un peu plus avant que Linza ne souffla à mi voix :
- Nous en reparlerons plus tard.
Il acquiesça.
- Je suppose que Ethan est en train de s’amuser avec ses jouets ?
Elle arbora une gravité soucieuse, car elle devinait ce que son mari insinuait, à propos des passe temps de leur cher fils.
- C’est ce qu’il préfère le plus, appuya-t-elle.
- Qu’avons-nous raté dans son éducation ? Siffla-t-il. Si nos ennemis s’emparent de cela, notre pouvoir sera fragilisé.
- Si nos ennemis tentent de retourner les défauts de notre fils contre nous, nous les accuserons de calomnie puis nous les réduirons au silence grâce au Tribunal de la Foi. Nous en triompherons comme toujours.
- Si les alsakanis se dressent contre nous, tous nos ennemis se rallieront derrière eux. Nos Défenseurs de la Vertu ne sont pas la majorité absolue au Sénat. Nous avons su tirer parti de leurs divisions mais jusqu’à quand ?
Linza caressa ses cheveux grisonnants pour les ramener derrière sa nuque et ses traits ridés mais dignes exprimèrent une conviction inflexible. Elle se pencha pour prendre les mains de son mari dans les siennes.
À ce contact intime, celui-ci se détendit.
- Nous avons les faveurs de la Déesse, Julius. En temps voulu, le bras d’Hapos s’abattra sur tous ceux qui ne seront pas de notre coté. Et nous réussirons à guider notre fils sur la voie des Élus, nous le rendrons digne de la famille, de la Déesse.
- Puisse-tu avoir raison, concéda-t-il. Puisse la Déesse le remettre sur le droit chemin.
Un adepte du culte, une femme chauve en toge pourpre les rejoignit. Elle les salua, les paumes jointes devant sa poitrine.
- Sage Suprême, l’ambassadeur Hutt Gaarba demande audience.
Il se souvint qu’il avait en effet rendez-vous.
- Faites-le patienter, Soeur.
Elle se retira pour retourner à l’entrée.
- Appelle Ethan, ordonna-t-il à son épouse.
- Dois-je convier aussi son amie ? Répliqua-t-elle avec un mépris non dissimulé.
Il soupira en levant la tête au plafonds. Leli officiait au Temple de la Grande Déesse en tant que Servante de Kasili et le bruit circulait qu’elle prenait plaisir à tourmenter ses victimes non humaines dans les cachots, avec la bénédiction du prêtre Imesais qui la chargeait d’emplir l’âme des pécheurs de la vérité de la Prophétesse de la Sagesse.
Il avait songé à la chasser lorsqu’il s’était aperçu de l’influence qu’elle exerçait sur son fils. Mais Linza lui avait rappelé qu’elle bénéficiait de… l’affection du prêtre, grâce à son charme naturel. Un tel acte aurait semé le doute chez ses propres adeptes et il ne pouvait pas se le permettre, pas dans un contexte politique aussi tendu.
- Soit, à condition qu’elle se tienne tranquille et qu’elle évite tout écart. Si nous ne pouvons l’éloigner de notre fils ou qu’il refuse de renoncer à elle, il faudra bien l’accepter dans notre famille.
- Je vais la prévenir aussi.
Elle s’éclipsa, le laissant seul. Il s’autorisa à se détendre dans le divan, promenant son regard sur les marques de son pouvoir et de sa richesse. Plusieurs meubles avaient déjà appartenu à ses ancêtres, d’illustres marchands qui avaient acquis les monopoles de certains marchés des Mondes du Noyau depuis la création de la République.
C’étaient les Contispex qui avaient engagé des explorateurs duros et corelliens pour ouvrir des voies hyperspatiales majeures, essentielles au développement de leurs activités. Il songea à son arrière grand-père, si ambitieux qu’il s’était lancé avec un Jedi désavoué par son ordre dans une expédition à la destination inconnue.
Les moins chanceux y avaient trouvé la mort, les plus chanceux avaient sombré dans la démence, une schizophrénie qui leur faisait croire que les gens qu’ils côtoyaient n’étaient pas réels. Julius se rappela le visage terrifié de son père défunt, lorsqu’il évoquait ce souvenir particulièrement tragique.
Quoiqu’il ait pu se passer, il ne pouvait rien y faire. De nouveau l’adepte du culte le tira hors de ses pensées.
- Le Chevalier Jedi Bekan Kalad et son padawan viennent d’arriver.
- Faites-les entrer, Soeur. Veillez à ce qu’ils soient installés confortablement.


Bekan Kalad retira le capuchon de sa figure lorsque la femme chauve revint vers eux devant l’entrée du domicile du Chancelier Suprême. L’alsakani passa les mains dans ses cheveux sombres mi longs qui flottaient autour de sa tête, tandis que son élève draethos triturait toujours la sphère métallique dans ses mains.
Tout le long du trajet, le garçon non humain s’était concentré sur cette tâche et cela lui avait permis d’ignorer l’hostilité ambiante à son égard, lorsqu’ils avaient franchi l’enceinte et s’étaient engagés dans l’allée grouillant de Disciples de Hapos.
Bekan leva les yeux pour tenter de discerner les sommets de l’immeuble dans lequel ils pénétrèrent l’instant d’après.
Ils entraient dans l’antre du démon. Son odorat fut frappé par cette odeur repoussante, évoquant un cadavre en putréfaction embourbé dans un marécage putride, dans le hall. Il en devina la provenance lorsqu’il fixa la grosse limace longue de trois mètres, vautrée sur le sol et agitant ses petits bras courtauds impatients à dix mètres de lui.
Avec une agilité surprenante, le Hutt Gaarba qui portait autour de sa large tête de grenouille obèse une ridicule couronne de diamants, se rapprocha de la femme chauve. Le droïde traducteur qui l’accompagnait, manqua d’être renversé par les balancements de sa queue.
Gaarba se mit sur le chemin de l’adepte et se mit à éructer des jurons en huttese, un dialecte guttural et bas.
- Son Énormité trouve insultant que le Chancelier Suprême le fasse attendre.
- Le Sage Suprême est navré de ce retard impromptu mais il prend les dispositions que Son Excellence l’ambassadeur des Clans Hutt soit le mieux reçu possible.
Le droïde traduit la réponse et Gaarba tonna une nouvelle dans son dialecte.
- Qu’il se dépêche !
- Son Énormité fait savoir…
- Inutile, j’ai compris l’idée, se hâta de déclarer l’adepte.
Bekan grâce à ses perceptions aiguisées par la Force, l’entendit soupirer. Pas étonnant avec les Hutt, ils faisaient rarement des hôtes agréables.
- Suivez-moi, Maître Jedi.
Ils s’engouffrèrent dans le turbo ascenseur qui s’éleva jusqu’au quarantième étage, là où résidait le démon et sa famille.
Le couloir était gardé par une dizaine de Disciples de Hapos, groupés deux par deux, qui leur jetaient des regards défiants. Les deux Jedi furent menés devant une large entrée et ils aboutirent finalement dans le salon, où les attendait le maître des lieux.
Julius Contispex se leva pour les accueillir, avec un grand sourire affable. Bekan accomplit une révérence avant de lui serrer la main tendue.
- Jedi Kalad, c’est un plaisir de vous recevoir comme d’habitude.
L’alsakani devina l’hypocrisie qui se cachait dans ses paroles mielleuses. Les flux de la Force lui transmettaient la malice, la détermination, la conviction d’un homme persuadé d’avoir raison, d’incarner la perfection.
Il ressentait sa froideur et l’absence de tout sentiment, envers tout le monde, hormis sa propre famille.
C’était l’homme que la République avait choisi pour la mener. L’homme à laquelle la République avait choisi de se soumettre, sacrifiant peu à peu ses libertés et les principes sur lesquels ils avaient été bâtis.
- Et ce…
Contispex ne termina pas sa phrase immédiatement lorsqu’il accepta de considérer le petit non humain bricolant l’étrange sphère métallique, qui se tenait aux cotés de son instructeur. Il n’en laissa rien paraître mais sa répulsion instinctive troubla les flux de la Force.
- Il s’agit de mon padawan, Oriko, expliqua Bekan.
- J’ai pensé que vous choisiriez un humain.
C’était le chef du culte Pius Dea et non le chef d’État qui s’exprimait.
- Je l’ai choisi car la Force nous a permis de nous trouver, Chancelier Suprême.
- Oui, évidemment… la Force, bien sûr.
Il les invita finalement à s’asseoir finalement face à lui.
- Souhaitez-vous un rafraîchissement ?
- Non merci, déclina poliment le Jedi alsakani. Inutile de vous déranger.
- Fort bien.
Le silence pesant qui commençait à s’installer fut rapidement évacué.
- Le Haut Conseil Jedi me charge de vous assurer de son soutien le plus absolu dans la résolution de la crise diplomatique avec les Hutt.
- Et je vous en sais gré, Jedi Kalad. Nous vivons une période délicate et il est rassurant de pouvoir compter sur des amis sûrs.
- Guider la République est une tâche difficile, le Haut Conseil en a conscience.
Un claquement métallique résonna lorsque Oriko parvint à enlever le clapet recouvrant les circuits intégrés de l’objet qu’il ne cessait de bricoler. Bekan surprit le rictus méprisant de son interlocuteur envers le draethos.
- J’ai entendu dire que bon nombre de Jedi ne partageaient pas le bien fondé de ma politique.
- Tout comme bon nombre de sénateurs, releva Bekan.
Contispex lui accorda un sourire entendu.
- Il va de soi que je suis disposé à aider le Haut Conseil à maîtriser ses Jedi récalcitrants les plus turbulents. En contrepartie, je verrai d’un bon œil à ce que votre Ordre persuade les sénateurs comme ceux de l’Honorable Fraternité du bien fondé de ma politique. Un échange de bons procédés entre amis indéfectibles, en résumé.
Bekan lui rendit son sourire. L’alsakani n’était pas dupe des intentions du Chancelier Suprême qui souhaitait tout soumettre à sa volonté, y compris l’Ordre Jedi. Ce que le Haut Conseil avait réussi à éviter pour le moment.
- Les Jedi récalcitrants comme vous dites, relèvent exclusivement de la compétence de notre Ordre. En bref, c’est une affaire interne. Vous avez suffisamment de problématiques à résoudre, mais nous restons à votre disposition pour vous permettre de trouver entre vous et les sénateurs de l’Honorable Fraternité un terrain d’entente. Tout comme je m’apprête à le faire, lors de la discussion que vous aurez avec l’ambassadeur Hutt.
Julius conserva un masque indéchiffrable mais la Force transmit au Jedi alsakani, la rage d’un homme qui n’acceptait pas d’être défié, y compris à mots couverts. Même si un tel homme avait requis sa diplomatie pour son rendez-vous avec l’ambassadeur Gaarba.
- Je suis satisfait que vous me proposiez vos services de médiateur, Jedi Kalad. Même si certains pensent préférable que les Jedi demeurent cantonnés à l’enseignement de la Force.
- C’est ce que certains Jedi eux-mêmes pensent.
Julius ne parvint pas à déterminer le fonds de la pensée de son visiteur sur ces derniers mots. Il s’était satisfait jusque là que les Jedi dans leur ensemble ne se soient pas mêlés aux dissensions politiques qui secouaient le Sénat. Soit parce qu’ils s’en désintéressaient, soit parce qu’ils craignaient que cela ne se retourne contre eux.
Il pencha pour la seconde hypothèse, ce qui était à son avantage.
Bekan perçut la présence de Linza Contispex avant qu’elle n’apparut dans le dos de son mari. Elle posa une main tendre sur l’épaule de son époux puis croisa le regard de l’alsakani.
- Maître Jedi, fit-elle.
En ce qui la concernait, Bekan ne se fiait pas à ses excellentes manières. Une aura tout aussi glaciale se dégageait d’elle, embrumant ses sens. Pour un homme de la trempe de Julius Contispex, elle était l’épouse idéale.
- Madame, la salua-t-il.
- Êtes-vous confortablement installés, vous et votre… protégé ?
Le jeune draethos plongé dans la manipulation de son dernier achat, avait sorti de la poche de sa tunique, un scalpel pour démêler les fils électriques. Il ne paraissait pas ressentir ou prendre conscience de son dédain à son égard.
- Oui, je vous remercie, fit Kalad.
L’instant d’après, une lueur rouge se mit à clignoter au sommet de la sphère, qui se mit à léviter devant la figure du non humain. Une paire de photo récepteurs s’anima face à lui et des pattes fines se déplièrent sous sa carapace.
Oriko manifesta son enthousiasme.
- Maître, vous avez vu ? J’ai réussi !
Si les époux Contispex ne trahirent que de l’indifférence, Bekan laissa s’afficher un bonheur certain. Dans une époque aussi sombre pour la République, les moments de joie devraient être savourés d’autant plus que les occasions étaient rares.
- C’est bien, Oriko. Maintenant éteins-le, que nous puissions nous concentrer sur notre mission, lui rappela-t-il.
- Oui, maître.
La machine reposa paisiblement contre l’abdomen du non humain, au moment où la femme du culte s’introduisit dans le salon.
- L’ambassadeur est ici.
- Faites-le entrer, Soeur.

Voilà, encore désolé pour ce cliffhanger :whistle: ! J'adore vous frustrer :diable: !

Allez à la prochaine pour la suite :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Mar 28 Jan 2020 - 20:17   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu!

Oh que c'est tendu tout ça! :sournois:

C'est toujours délicat d'arriver à rendre de façon crédible des joutes verbales pleines de civilité, et tu t'en sors extrêmement bien! Contispex est dédaigneux à souhait, sa femme est rusée, Belan est absolument génial et semble prendre un malin plaisir devant le Chancelier en compagnie de son jeune padawan, dont la simple présence semble dégoûter le couple...

Et tout ça dans la présence de Junior, de son amie terrifiante et de la délégation Hutt! Ça promet pour la suite! :lol:

Vivement, donc! :oui:
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Messagepar Dark GaGa » Mar 28 Jan 2020 - 22:11   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

mat-vador a écrit:B
Il avait songé à la chasser lorsqu’il s’était aperçu de l’influence qu’elle exerçait sur son fils. Mais Linza lui avait rappelé qu’elle bénéficiait de… l’affection du prêtre, grâce à son charme naturel. Un tel acte aurait semé le doute chez ses propres adeptes et il ne pouvait pas se le permettre, pas dans un contexte politique aussi tendu.
- Soit, à condition qu’elle se tienne tranquille et qu’elle évite tout écart. Si nous ne pouvons l’éloigner de notre fils ou qu’il refuse de renoncer à elle, il faudra bien l’accepter dans notre famille.

Je le trouve bien coulant le contispex, parce que la petite pouffe, c'est bien facile de la faire égorger par un assassin (et faire accuser des opposants). Quant à son gamin déviant, au lieu de lui céder tout, un bon pied au derche...
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Messagepar mat-vador » Mer 29 Jan 2020 - 14:14   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour vos retours :jap: !

L2-D2 a écrit:C'est toujours délicat d'arriver à rendre de façon crédible des joutes verbales pleines de civilité, et tu t'en sors extrêmement bien! Contispex est dédaigneux à souhait, sa femme est rusée, Belan est absolument génial et semble prendre un malin plaisir devant le Chancelier en compagnie de son jeune padawan, dont la simple présence semble dégoûter le couple...


Joutes verbales qui permettent d'illustrer les relations et les arrières pensées des jedi et du Chancelier Suprême.

L2-D2 a écrit:
Et tout ça dans la présence de Junior, de son amie terrifiante et de la délégation Hutt! Ça promet pour la suite! :lol:


Et justement ils apparaîtront le samedi qui vient :sournois: !

Dark GaGa a écrit:Je le trouve bien coulant le contispex, parce que la petite pouffe, c'est bien facile de la faire égorger par un assassin (et faire accuser des opposants). Quant à son gamin déviant, au lieu de lui céder tout, un bon pied au derche...


Justement ils l'adorent trop leur petit fiston, ils peuvent pas s'en empêcher. Et ils sont soucieux d'assurer la descendance qui permettra à la galaxie d'être hum purgée des impurs :transpire: .
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Messagepar Dark GaGa » Mer 29 Jan 2020 - 15:02   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Si j'adore mon fils, je le laisse pas avec une pouffe toxique. Les sentiments, ça va ça vient. Il s'en remettra.
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Messagepar mat-vador » Mer 29 Jan 2020 - 18:38   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Il est intéressant de voir qu'une famille adepte d'une croyance sectaire, prônant une stricte moralité, être aussi laxiste quant à son cher enfant et ses hum fréquentations.

:roll: je kiffe les paradoxes!

Après évidemment, les choses peuvent changer :wink: ! Ethan peut tomber bien sûr sur une nouvelle copine plus fréquentable ou pas :paf: .
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Messagepar mat-vador » Sam 01 Fév 2020 - 23:13   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous, c'est l'heure de la suite!

Et dans cet extrait, y aura du monde et du beau :diable: ! Comme Précédemment, nous retrouvons deux jedi, monsieur et madame Contispex rejoints par leur adorable fiston ( si, il est adorable :o ) et sa toute aussi adorable amie ( adorable je vous dis :o !) et..... un ambassadeur Hutt :sournois: !

que du beau monde!

Deux autres humains les rejoignirent et se rangèrent à droite du couple Contispex. Les deux jeunes nouveaux venus semblaient nourrir des liens affectifs, à la manière dont ils se tenaient par la main. La Force se teinta d’une essence encore plus glaciale.
Gagné par un certain malaise, Bekan glissa sa main droite sous sa bure, là où se trouvait la poignée de son sabre laser.
- Ah, permettez-moi de vous présenter mon fils, Ethan.
Le jeune humain blond ne possédait pas le physique de quelqu’un d’athlétique. Une bedaine naissante alourdissait son abdomen et son visage bouffi ne trompait pas un Jedi expérimenté et âgé de quarante ans.
Tout comme l’apparence séduisante de sa compagne aux cheveux roux, qui le regardait avec insolence.
- Et sa charmante amie, Leli.
Les deux jeunes gens restèrent muets jusqu’à ce que Ethan Contispex lâcha d’un ton narquois :
- Vous ressemblez à un ermite miteux.
- On pourrait croire que vous vivez dans les bois plutôt que dans un Temple, gloussa l’humaine rousse.
Bekan n‘en fut pas perturbé, il avait connu pire comme insultes. Mais il ne voulait pas rater l’occasion de remettre à leur place ces impertinents, surtout que les parents ne semblaient pas vouloir les inhiber.
- Servir la Force exige des sacrifices et un dévouement qui dépassent votre compréhension. Mais comme nous ne recevons pas beaucoup de visiteurs, votre ignorance est tout à fait pardonnable dans votre cas.
La colère déforma les traits de Leli et de Ethan, avant que Julius Contispex ne s’éclaircit la gorge.
- Hum, Ethan, tu devrais montrer plus de respect si tu désires prendre en main les affaires importantes plus tard.
- Oui, papa.
- Et cela vaut aussi pour vous.
Il s’adressait à Leli, qui s’inclina.
- Oui, monsieur.
Sur ces remises au point, l’ambassadeur Hutt pénétra dans le salon. Bekan surprit Linza Contispex se pincer le nez, agressée par les effluves putrides qui se dégageaient des pores de la peau écailleuse du représentant des kadijics de Nal Hutta.
Le droide qui l’escortait, annonça solennellement :
- Son Énormité, l’ambassadeur Gaarba Hestilic Uruth, représentant des honorables kadijics de Nal Hutta auprès du Sénat, adresse ses hommages les plus respectueux à son Excellence, le Chancelier Suprême de la République.
Ethan Contispex se permit un commentaire médisant à voix basse.
- Représentant des marais fétides, ce serait plus exact.
Ce qui ne fut pas du goût de son père, qui le foudroya du regard.
- Nous saluons chaleureusement l’ambassadeur des kadijics de Nal Hutta, commença le patriarche, et espérons que l’accueil au sein de ma propre famille lui sied beaucoup. J’aimerais vous présenter ma femme Linza…
Le Hutt l’interrompit de sa voix profonde et gutturale, qui traduisait son impatience.
- Son Énormité vous prie d’excuser son empressement, prononça l’interprète, mais il souhaiterait aborder sans tarder l’objet de sa visite qui l’a amené au sein de votre honorable famille.
- Bien entendu, fit Linza Contispex. nous louons le professionnalisme de l’ambassadeur Gaarba et la sagesse des kadijics qui l’ont choisi pour les représenter parmi nous.
Gaarba, rasséréné par ces compliments, fit part de son approbation.
- Son Énormité transmettra les louanges de madame Contispex aux kadijics sans faute. D’inestimables cadeaux de valeur lui seront envoyés pour la remercier de sa bonté exemplaire.
- Parfait, coupa le Chef d’État. Maintenant discutons du sujet qui vous amène, ambassadeur.
Les yeux reptiliens démesurés du Hutt se plissèrent avant qu’il ne tonna de nouveau de sa voix caverneuse.
- Son Énormité demande au nom des kadijics de Nal Hutta des explications quant aux récentes incursions de la Flotte Républicaine à proximité de la Nébuleuse d’Oktos et le long de l’Ootmian Pabol.
Gaarba faisait allusion au stationnement de la Cinquième Flotte dont les éléments les plus proches de l’Espace Hutt étaient positionnés dans le système d’Ubrikkia, qui constituait un emplacement stratégique sur l’Ootmian Pabol, une route commerciale ouverte des siècles auparavant pour rallier les territoires Hutts aux mondes de la République.
Les Hutt avaient commencé à réagir lorsque l’amirale Amicia Amukos avaient déployé des unités pour mener des patrouilles, proches des frontières. Des escadrons de chasseurs et des frégates avaient mené des manœuvres intimidantes contre des vaisseaux de contrebande appartenant à des seigneurs Hutt, suscitant leur colère. En riposte, les kadijics avaient envoyé leur flotte pour surveiller les secteurs frontaliers.
- Je n’ai pas lu les derniers rapports de l’amirale Amukos, peut-être auriez-vous l’obligeance de m’éclairer sur ce point.
Julius Contispex avait lu les derniers rapports mais son mensonge éhonté avait pour objectif d’user la patience de l’ambassadeur par simple plaisir mesquin.
- Son Énormité vous fera l’honneur de vous résumer les derniers incidents fâcheux pour suppléer à votre défaillance.
- Défaillance ? Est-ce que cette grosse limace répugnante sait à qui elle parle, au moins ? Réagit Ethan Contispex avec virulence.
Gaarba le dévisagea avec sévérité et émit un grondement.
- Son Énormité pardonnera volontiers l’insolence de votre progéniture, à condition qu’elle se taise à jamais.
- Cela n’arrivera plus, lui promit Julius. Revenons à notre affaire.
Bekan observa que le fils évitait le regard furieux de son père. Cette fois, l’ambassadeur chargea son interprète de relater les faits.
- Il y a environ quatre jours standard, deux escadrons de chasseurs stellaires républicains de classe Typhon ont fait irruption dans le système de Tol Amn, tentant d’arraisonner illégalement un vaisseau de commerce du kadijic Besadii. Ils ont ouvert le feu et tenté de détruire le cargo sans sommations. Une de nos patrouilles a intercepté le signal de détresse et est intervenue à temps. Les pilotes refusant de se retirer, le combat a été engagé. Une de nos corvettes a été endommagée et doit subir des réparations, deux appareils ennemis ont été détruits et leurs pilotes capturés. Ceux-ci ont prétendu qu’ils avaient été attaqués par ce vaisseau, une version qui nous paraît bancale.
- Ah oui, cet incident-là, fit le Chancelier dont la mémoire semblait revenir. L’amirale Amukos m’a remis son rapport à ce sujet. Mais je vous en prie, je serais curieux de connaître la position des kadijics.
Gaarba s’éclaircit la gorge, un bruit qui évoquait le raclement d’une canalisation encrassée. De nouveau, il répondit en des termes peu amènes, traduits dans les instant suivants.
- Son Énormité déclare que les kadijics considèrent que cette intrusion dans un système frontalier est une agression délibérée contre leurs intérêts. Ils ne libéreront les deux pilotes que si la République retire ses forces du système d’Ubrikkia et garantit que le libre échange commercial ne sera plus menacé.
- De quelles garanties parlons nous, au juste ?
- Les kadijics demandent le versement d’une forte indemnité en compensation du préjudice moral subi suite à cette intrusion illicite, ainsi que des dommages et intérêts en rapport avec les troubles causés par cette dispersion de la main d’œuvre causée par ladite intrusion. L’ambassadeur Gaarba a l’intention de déposer cette requête devant le Sénat lui-même.
Le Hutt parut satisfait du petit effet que produisirent ses exigences. L’impassibilité du clan Contispex masquait une rage froide.
- Je vois, fit le patriarche.
Bekan ne pouvait s’empêcher de penser que les exigences des Clans Hutt étaient à la limite de l’outrance. La main d’œuvre qu’ils auraient perdu lors de l’incident de Tol Amn ne désignait rien de moins que les esclaves chargés de récolter la terre sur ce monde brumeux et orageux.
Aux lisières de l’Espace Hutt, la République avait concentré des forces militaires importantes le long du Tube de Trax, une voie hyperspatiale qui courait de Daalang jusqu’à Randon. Des rapports sur l’état des défenses des kadijics envoyés au Haut Conseil, montraient clairement qu’ils n’auraient pas les moyens de résister à une offensive d’envergure coordonnée, à moins de faire appel à des alliés.
Étant donné leur réputation sulfureuse de seigneurs du crime, l’alsakani doutait que quiconque prenne le risque de les soutenir directement. Il se demandait si les Hutt avaient conscience de leur infériorité.
Leurs exigences ressemblaient à du bluff, pour faire croire qu’ils bénéficiaient d’une puissance de feu importante. À moins qu’il ne s’agisse d’une tragique inconscience… dans ce cas ils sous estimaient gravement la détermination du Chancelier Suprême. Car il ne faisait aucun doute pour le Chevalier Jedi, que le maître de la République se savait en position de force et qu’il ne se laisserait guère impressionner par les rodomontades de son invité.
- L’amirale Amukos nous a fait part d’une toute autre version, qui sera évidemment relayée au Sénat si vous persistez dans votre démarche peu constructive pour les relations entre vos Clans et mon gouvernement.
Sûr de son fait, Julius Contispex se laissa aller dans le divan, toisant son antagoniste avec une certaine morgue.
- Le vaisseau pourchassé par nos pilotes appartenait à des esclavagistes se livrant à du trafic d’être humains des Mondes du Noyau jusqu’aux mondes périphériques de la République, et possédant des liens étroits avec le clan Besadii, l’un des clans les plus importants de Nal Hutta si ma mémoire ne me trompe pas.
Il se pencha en avant, les yeux luisant d’une intensité particulière.
- Des esclavagistes qui n’hésitent pas à briser des vies, à déchirer des familles entières… tout cela dans le but d’alimenter un commerce ignoble, dont les clans Hutt tirent un bénéfice substantiel.
Le droide traduisit l’indignation de Gaarba.
- Son Énormité aimerait savoir sur quelles preuves reposent vos accusations iniques.
- Je les exposerai si l’ambassadeur persiste à vouloir se plaindre devant le Sénat.
Les yeux reptiliens du Hutt s’agrandirent sous le coup de la fureur.
- Son Énormité met en garde le Chancelier Suprême de subir le même sort que Xim le despote, si la République persiste dans ses dangereuses provocations.
- L’ambassadeur Gaarba se permettrait-il de menacer le Chef d’État de la République en personne ? Rétorqua l’intéressé.
Bekan jugea bon d’intervenir.
- Vos Excellences, il serait opportun de ne pas succomber à la tentation de l’escalade. Cela ne serait dans l’intérêt de personne.
Tous les regards convergèrent vers lui.
- Il va de soi que les activités de l’Espace Hutt ne regardent en rien la République tout comme il est évident que leurs activités doivent être réglementées dans les systèmes régis par les lois de notre gouvernement.
- Que proposez-vous, Maître Jedi ? Fit Linza Contispex.
- Le Haut Conseil a pris position sur le sujet et ne souhaite pas de guerre, avant que toutes les options n’aient été usées. Les Jedi se portent volontaires pour aider les deux parties à régler les différents.
- Attendez un peu, l’ermite ! s’écria Ethan Contispex. Vous n’êtes pas censés servir la République, c’est-à-dire, mon père ?
Bekan lui répondit comme s’il avait en face de lui, un enfant.
- Les Jedi sont avant tout au service de la paix et c’est pourquoi je propose en leur nom un compromis temporaire visant à désamorcer un peu la crise.
Gaarba signifia son approbation.
- Son Énormité vous écoute, Maître Jedi.
- Je propose que les Hutt rendent à la République les deux pilotes capturés et coopèrent activement aux enquêtes lancées par le Sénat sur les trafics divers qui essaiment dans les systèmes de la République, afin de déterminer l’identité des responsables véritables. En échange, la Cinquième Flotte doit être rappelée et des indemnités doivent être versées en compensations des dommages subis par la planète Tol Amn.
Le mutisme éloquent général indiquait que chaque partie pesait scrupuleusement les avantages et les inconvénients que pouvait leur offrir un tel accord.
- Son Énormité considérera plus acceptable que la Cinquième Flotte se retire du système d’Ubrikkia avant de relâcher les deux pilotes, fut-il annoncé par le robot interprète.
- Pardonnez-nous ambassadeur Gaarba, fit remarquer le Chancelier Suprême, mais quelles garanties nous offrez-vous ? Vous vous doutez bien que le Sénat ne se fiera pas qu’à votre seule parole.
Avec un nouveau grondement de la part du Hutt :
- Son Énormité offre d’aider immédiatement à la stabilité durable des frontières de l’Espace Bothan en détruisant les bases de pirates qui troublent la tranquillité des systèmes avoisinants. Les kadijics sont prêts à accorder à la République une coopération sans condition sur ce thème.
- C’est un bon début, concéda Julius Contispex. Qu’en pensez-vous, Jedi ?
Bekan passa la main dans sa barbe, l’air pensif. La roublardise était une seconde nature chez les Hutt, tout comme chez le Chef d’État actuel de la République. Il tenta de se projeter dans les flux de la Force pour discerner leurs réelles intentions et l’avenir proche. Mais un flou obstruait ses perceptions.
Il était donc forcé de supposer que les deux parties feraient preuve de bonne volonté, sans en avoir la totale certitude.
- Je ne doute pas que le Haut Conseil approuve cette démarche, quand je leur rendrai mon rapport, répondit-il finalement.
- Alors, c’est entendu. Quand les Hutt enverront des éléments militaires aider la Quatrième Flotte de l’amiral Hisku à pacifier les frontières de l’Espace Bothan, nous envisagerons avec beaucoup d’intérêt, le retrait de la Cinquième Flotte.
Gaarba renchérit, par l’intermédiaire de son droide :
- Son Énormité souhaite au nom de tous les kadijics une prospérité nouvelle des relations entre nos gouvernements.
L’entretien était ainsi conclu et tous ceux qui demeuraient assis, se levèrent pour saluer l’ambassadeur Hutt qui fit volte face. Bekan Kalad et son padawan lui emboîtèrent le pas, laissant le clan Contispex au complet seuls dans le salon.
Ethan renifla lorsqu’il remarqua sur le sol marbré la traînée malodorante, vestige du passage de l’ambassadeur.
- Pouah ! Il faudra penser à nettoyer par ici !
Leli appuya son dégoût d’un pincement de nez.
- C’est bien la dernière fois que nous acceptons ce genre d’impurs dans notre maison.
Julius se tourna pour la fixer avec sévérité.
- Notre maison ? s’exclama-t-il. Vous n’appartenez pas encore à notre famille, Leli. Vous n’avez pas à me dire ce que je dois faire chez moi.
- Pardon, monsieur. J’ai parlé trop vite.
- C’est bien cela votre problème, martela Linza. Vous parlez trop et vous ne réfléchissez pas assez, tous les deux.
Les jeunes gens dansèrent nerveusement sur leurs pieds.
- Maintenant, laissez-nous. Ma femme et moi devons discuter de la façon dont vous devrez apprendre à servir la famille et la Grande Déesse.
Ethan et sa dulcinée ne protestèrent pas davantage devant l’intransigeance du patriarche. Celui-ci s’assit de nouveau sur le divan, sa femme à ses cotés. Elle l’enlaça avec vigueur avant de lui demander :
- Tu vas vraiment retirer la Cinquième Flotte du système d’Ubrikkia ?
Il lui accorda un sourire sournois.
- Bien sûr que non. Qu’importe les concessions que les Hutt nous feront.
- Nous allons maintenir la pression, approuva-t-elle. Mais tu devrais suggérer à l’amirale Amukos de suspendre toute opération aux frontières de leur Espace. Si les Hutt capturent encore des pilotes et décident de les exécuter pour l’exemple, l’Honorable Fraternité pourrait s’en servir contre toi pour dénoncer ton bellicisme et leurs conséquences. N’oublie pas que tu dois être vu comme le garant de la paix.
- Mais je dois aussi montrer ma détermination…
-...et c’est pour cela que tu feras voter au Sénat un embargo total qui les soumettra et les affaiblira durablement.
- Je pense que l’ambassadeur Gaarba aura une mauvaise surprise quand il déposera ses doléances devant le Sénat.
Une satisfaction cruelle éclaira leurs traits avant qu’ils ne se laissèrent aller à une fervente effusion.


Bekan Kalad jeta un dernier regard en direction de l’ambassadeur Hutt qui s’éloignait pour prendre un turbo ascenseur plus adapté à sa corpulence. Son padawan avait de nouveau allumé la sphère qu’il avait réparé et la machine flottait devant lui en émettant un bourdonnement bas. Le Jedi alsakani repoussa d’un geste de la main le dévouement de l’adepte qui les avait escortés.
- Inutile de nous raccompagner, madame, nous connaissons le chemin.
- Comme vous voudrez, Maître Jedi. Que la Déesse vous absout de vos péchés et vous guide sur le chemin de la Vertu.
Elle le salua en joignant les paumes devant la poitrine, un salut auquel il ne répondit pas. Il attendit ensuite que les battants du turbo ascenseur se refermèrent derrière lui pour interroger le jeune draethos.
- Qu’as-tu ressenti, Oriko ?
L’élève non humain se détourna un instant de la sphère pour croiser le regard de son maître. Ce dernier surprit ses petites mains griffues en train de trembler alors que son malaise troublait la sérénité de la Force.
- Je… hésita-t-il.
- Ne crains rien, tu es avec moi, le rassura son instructeur en posant une réconfortante main paternelle.
L’alsakani lui transmit des ondes de calme par le biais de la Force, qui apaisa peu à peu l’enfant. À seulement dix ans, Oriko démontrait une exceptionnelle faculté télépathique à déceler les pensées les plus enfouies et les onces d’émotion les mieux dissimulées avec un rare talent. Le revers de la médaille était une hypersensibilité d’autant plus accrue.
Ses sens étaient démultipliés ce qui pouvait le déséquilibrer. Il devait donc rester auprès de lui, anticiper les moindres fluctuations d’émotions pour que sa formation continue de se dérouler de manière optimale.
- J’ai perçu de la colère, de la peur et aussi beaucoup… beaucoup de malheur, de tristesse.
Des larmes coulaient sur ses joues lisses comme du cuir poli avant que Bekan ne le prit dans ses bras.
- Ça ira, Oriko. Concentre-toi sur mes pensées, tu es en sécurité. Nul mal ne peut t’atteindre, laisse-toi baigner au coeur de la Force.
- Oui, maître.
Le petit non humain sécha ses larmes avant qu’il ne le relâcha. Il redevint un enfant espiègle lorsqu’il tenta d’attraper les petites pattes du robot qui esquiva ses tentatives. Oriko laissa cependant l’ombre du doute ternir son humeur.
- Maître. Si des gens souffrent ici, on pourra les aider ?
Les yeux bruns du natif d’Alsakan errèrent dans le vide. Il devinait que des secrets sordides hantaient la demeure des Contispex.
- Si la Force le veut, Oriko. Pour le moment nous rentrons au Temple, tu as besoin de parfaire ta maîtrise dans l’art du sabre.

Voilà, j'espère que cela vous a plu! N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé :cute: !

Et on se retrouve à la prochaine! ciao :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 03 Fév 2020 - 9:36   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Je me demandais quand et comment notre cher Jedi Belan Kalad allait intervenir... et il s'en sort plutôt bien, on sent qu'il a mûri depuis la première partie ! :oui: Le voilà devenu plus sage, plus raisonné. pas sûr que cela suffise face à la roublardise des Hutts et aux manigances des Contispex, dont le fils devient de plus en plus insupportable. Je sens que tôt ou tard, papa va faire les frais des caprices de son incompétent de fiston et de sa "charmante" amie qui semble pouvoir le manipuler comme elle le sied. D'ici à ce qu'avec lui au pouvoir, on en vienne à regretter son paternel, il n'y a qu'un pas...

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Lun 03 Fév 2020 - 19:45   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour L2 :jap: !

L2-D2 a écrit:Je me demandais quand et comment notre cher Jedi Belan Kalad allait intervenir... et il s'en sort plutôt bien, on sent qu'il a mûri depuis la première partie ! :oui: Le voilà devenu plus sage, plus raisonné.


N'est-ce pas? :sournois: ... en 20 ans, il a eu le temps de s'améliorer et de commencer à transmettre un peu de son expérience à un padawan sympathique (enfin j'espère que tu le trouves sympathique :oops: ).

L2-D2 a écrit: pas sûr que cela suffise face à la roublardise des Hutts et aux manigances des Contispex, dont le fils devient de plus en plus insupportable. Je sens que tôt ou tard, papa va faire les frais des caprices de son incompétent de fiston et de sa "charmante" amie qui semble pouvoir le manipuler comme elle le sied. D'ici à ce qu'avec lui au pouvoir, on en vienne à regretter son paternel, il n'y a qu'un pas...


Des luttes de pouvoir au sein même de la famille :whistle: ? tiens, tiens...

Allez à la prochaine pour la suite :hello: !
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Messagepar darkCedric » Lun 03 Fév 2020 - 21:28   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Je préviens de suite j'ai pas lu la fan-fic :paf:

Mais la période m'intéresse beaucoup, les personnages ont l'air plutôt intéressant et fouillés, et puis y a de l'intrigue politique. Ah, et aussi, Gaga en parle souvent, donc ça marque :transpire:

Bon, faut déjà que je rattrapes la 1ère partie, mais une fois que ce sera fait, prends garde :whistle:
" Tout n’est pas politique, mais la politique s’intéresse à tout "

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Messagepar mat-vador » Mar 04 Fév 2020 - 0:07   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Hey, Cèd :) !

darkCedric a écrit:Je préviens de suite j'ai pas lu la fan-fic :paf:


Tu seras purifié par le pouvoir du martinet, hérétique :o !

darkCedric a écrit:

Mais la période m'intéresse beaucoup, les personnages ont l'air plutôt intéressant et fouillés, et puis y a de l'intrigue politique.


:jap:

darkCedric a écrit:
Bon, faut déjà que je rattrapes la 1ère partie, mais une fois que ce sera fait, prends garde :whistle:


Si je dois prendre cher, préviens avant que je puisse réserver la séance chez Talon :transpire: !
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Messagepar mat-vador » Dim 09 Fév 2020 - 0:00   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous!

Tout d'abord, je voudrais vous adresser mes plus sincères félicitations car nous avons dépassé le cap des cinq milles lues! Merci de votre fidélité et bravo à tous :jap: !

Sur ce, voici la suite!

Dans cet extrait, il est temps de retrouver une certaine twi'lek à la peau rouge (non, ce n'est pas Talon :whistle: !) et découvrir un peu plus ce qu'est devenue la République au quotidien :sournois: .


Le soleil jetait ses derniers feux sur l’immeuble qui abritait la résidence de la famille Contispex, quand Naha sortit dehors et arpenta l’allée qui menait vers la rue principale. Elle avait rangé sa robe rapiécée de domestique réduite à l’avilissement, dans un sac grossier qu’elle maintenait en bandoulière contre son flanc gauche. Elle flottait maintenant dans des vêtements civils anonymes et confortables. Une ample et épaisse tunique brune recouvrait son corps, surmonté d’une veste à capuchon du même ton, qui lui recouvrait la figure. Elle avait enroulé ses lekkus autour de son cou gracile pour qu’ils retombent derrière sa nuque et ne dévoilent donc pas trop ouvertement sa nature de twi lek.
Un pantalon étroit la dissimulait des hanches jusqu’aux chevilles, ses pieds chaussés de bottes à talon proéminent. Elle avait pris aussi des précautions pour recouvrir ses mains de gants en peau de rewack, au reflet magenta.
Ainsi emmitouflée, rien n’aurait pu la distinguer des autres femmes humaines de son âge, sauf si quelqu’un l’observait longtemps avec insistance. Son déguisement s’était aiguisé rapidement au fur et à mesure de ses trajets quotidiens entre son ghetto et le domicile des Contispex. Elle n’attirait plus autant l’attention que la première fois. Et cela lui épargnait les ennuis, en tout cas la plupart du temps.
Car il n’était pas bon d’être non humain au cœur de la Cité Galactique, sous la République de Contispex.
Avant de sortir de l’enceinte, elle contourna trois Disciples de Hapos qui la foudroyaient de leurs yeux haineux. Elle s’efforça de garder la tête baissée, alors que l’un d’eux cracha à son passage.
- Dégage, l’impure !
Elle ne freina pas d’un pouce, respirant mieux lorsqu’elle foula le trottoir avant de traverser vivement la chaussée, klaxonnée par un landspeeder dont le conducteur humain l’invectiva avec véhémence sans heureusement soupçonner sa véritable nature.
Hors de question de s’arrêter pour se retourner, pour vérifier qu’elle n’était pas suivie. Elle avait quitté l’antre du démon mais elle n’était pas en sécurité pour autant. Elle ne le serait qu’en arrivant au ghetto, chez elle.
Le vent se leva un peu et elle dut user de sa main droite pour éviter que son capuchon ne soit arrachée de sa tête. Il lui fallait parcourir dix kilomètres standard avant d’arriver chez elle, avant de sortir de cette marée d’humains, qu’elle croisait sur son chemin. Elle frôla les murs et elle avait remarqué que bon nombre d’entre eux en faisaient autant.
Même ici, la peur imprégnait les esprits. Certes, les humains étaient mieux traités que les non humains mais cela ne signifiait guère qu’ils bénéficiaient d’une sécurité plus probante, surtout s’ils étaient ne serait-ce suspectés de s’opposer au régime autoritaire qui étranglait la République depuis deux décennies.
Naha n’avait rien connu d’autre que cette dictature qui s’installait de plus en plus solidement et influençait de façon croissante, les pensées et les modes de vide. Si la plupart des humains s’habillaient sans se distinguer particulièrement, elle remarquait avec le temps que de plus en plus de badauds portaient des vêtements sombres et austères, soit parce qu’ils adhéraient à l’idéologie du culte Pius Dea, soit pour se protéger.
La foule se densifiait sensiblement lorsqu’elle s’approcha d’une des places de ce quartier huppé d’humains. Malgré elle, elle dut ralentir le rythme de ses pas pour ne pas heurter qui que ce soit ou ne pas être heurtée.
C’était l’un des moments délicats qu’elle appréhendait le plus. Elle avait heureusement appris à conserver son calme au milieu de la ruche. Elle prenait garde à ne pas croiser le moindre regard, et resserrait le capuchon sur son crâne. Elle était livrée à elle-même, elle n’avait pas d’autre choix que de tout faire pour se rendre invisible.
Une femme d’un certain âge, qui arborait un air distant plissa les yeux en face d’elle, lorsqu’elle surprit l’éclat de son teint rouge vif, qui trahissait sa nature de twi lek Lethan. L’épaule de Naha l’élança lorsqu’elle fut volontairement bousculée en tentant de l’esquiver.
- Sale Catin d’alien !
La jeune paria ne répondit pas car elle se doutait que c’était ce que l’autre recherchait. La provoquer pour la pousser hors de ses gonds et lui attirer ainsi les pires ennuis. Elle ne pouvait pas se le permettre, il y avait bien trop à perdre.
Elle poursuivit sa marche, ne cessant de maintenir son capuchon large sur la tête.
Elle déboucha alors sur une des places importantes de la capitale. Une foule imposante était massée autour d’une barge antigrav qui soutenait un groupe de supporters de l’actuel Chancelier Suprême. Trois jeunes humains au crâne rasé – un homme et deux femmes – vêtus de ce qui ressemblait à un informe paramilitaire d’un gris terne, haranguaient cette masse du haut de ce promontoire flottant. Ces jeunes fanatiques appartenaient à un groupe qui se faisait appeler les Gardiens de la Pureté, un mouvement extrémiste humanocentriste qui n’hésitait pas à recourir aux mêmes méthodes que les Disciples de Hapos, dont ils partageaient les convictions. Ils sévissaient dans les quartiers humains où ils imposaient leur loi, avec la complicité tacite des autorités
L’un des trois humains, une femme petite et frêle, les traits tordus par une haine xénophobe, brandissait un poing serré vers les cieux illuminés par un soleil déclinant.
- Camarades ! S’écriait-elle. Notre Chancelier Bien Aimé Contispex a plus que jamais besoin de notre soutien face à cette vermine qui hante nos rues et que l’on tente de parquer dans des zones de sécurité là où ils ne pourront nuire à personne ! Je parle de cette racaille d’aliens de tout acabit qui ne savent que voler, saccager, piller, attenter à la dignité de nos pères et de nos frères, à l’honneur de nos mères et de nos sœurs ! Chacun d’entre nous est le pilier qui soutiendra la République et la rendra plus forte et plus pure que jamais ! Rejoignez-nous, adhérez à notre cause ! Soutenez le culte des Enfants de la Déesse !
Des applaudissements roulèrent vers elle. La jeune twi lek avait déjà assisté à ce genre de spectacle sinistre qui visait à exciter et à orienter la colère et les frustrations de citoyens égarés vers les boucs émissaires habituels.
Eux, les non humains.
- Oui, bravo ! Bravo ! À bas la vermine, à bas les inférieurs !
- Nous les humains, sommes la race supérieure ! Cette galaxie nous appartient à tous et nous commencerons par purifier la République de ces rats womps immondes ! Renchérissait de plus belle l’oratrice.
- Nous sommes les purs ! Oui, nous sommes les plus dignes !
En marge de ce rassemblement, Naha surprit de rares non humains qui tentaient de contourner cet amas qui leur était hostile, le plus discrètement possible. Ils marchaient tous d’un pas vif et même empressé comme si un démon était à leurs trousses, promesse de mort et du plus terrible des enfers. À certaines extrémités des rues, elle étudia les véhicules des Forces de Sécurité, dont les agents à bord – humains – surveillaient le bon déroulement de la manifestation. Si elle ou un autre non humain était pris dans une rixe, elle doutait cependant qu’ils interviennent en sa faveur. Ils étaient eux aussi des instruments du régime en place.
Ils gardaient les entrées et sorties des ghettos dispersés dans la Cité Galactique, maintenaient prisonniers les infortunés résidents. Naha ne leur faisait aucune confiance, elle avait entendu de funestes histoires qui les accusaient de laisser les Disciples de Hapos et les Gardiens de la Pureté mener des expéditions punitives contre les habitants du ghetto. Et même d’y participer à leurs cotés…
Et les Jedi se faisaient discrets. La République était donc tombée si bas, qu’elle s’asseyait sur les principes qui l’avaient fondé.
Le regard de la jeune twi lek se porta sur un nautolan à sa droite dont le couvre chef fut arraché par un rebelle coup de brise. Les Gardiens de la Pureté les plus proches poussèrent des clameurs sauvages en le montrant de la main.
- Regardez ! C’est un de ces criminel ! Disaient-ils.
L’oratrice le repéra à son tour et brandit un index menaçant dans sa direction.
- Attrapez-le ! Montrons-lui que la racaille n’est pas tolérée dans la société nouvelle que nous sommes en train de bâtir !
Le nautolan affolé, tenta de se dérober à cette folie soudaine et de s’échapper en direction de la rue face à lui. Mais il ne fut pas assez rapide et cinq Gardiens de la Pureté le rattrapèrent sans mal, le saisissant par le col, par ses manches, et par ses appendices crâniens.
Il tenta de se débattre pour se dégager mais les coups de poings plurent sur son visage et sur son torse, le faisant choir au sol.
Tout cela sous le nez de deux agents des Forces de Sécurité qui ne bronchèrent pas.
Le nautolan tenta de se relever, en vain. Ses bourreaux continuèrent de le tourmenter et usèrent de leurs bottes de cuir pour caresser ses entrailles et lui piétiner toutes les autres parties du corps qu’il ne parvenait pas à préserver avec ses bras et ses mains. Personne n’intervint, tout le monde laissa faire… surtout les autres Gardiens de la Pureté qui applaudissaient bruyamment.
- À mort, la racaille ! À mort !
La jeune twi lek battit en retraite vivement, sans pouvoir détacher les yeux de ce funeste spectacle. À ce rythme là, le nautolan était condamné. Un Gardien de la Pureté, une jeune humaine adolescente, recula pour saisir une matraque accrochée à sa ceinture. Ses traits juvéniles exprimaient le ravissement cruel de quelqu’un qui s’apprêtait à commettre un acte terrible. Ses autres camarades reculèrent à leur tour, s’écartant du nautolan qui gémissait en position fœtale. Celui-ci roula sur le dos, la figure couverte de bleus et d’entailles sanglantes, pour tenter de se redresser, puis ses yeux sans facette s’agrandirent soudainement lorsqu’elle se pencha au-dessus de lui.
- Alors, l’inférieur, tu oses souiller notre quartier de ta puanteur ? Tu aurais du rester dans ton ghetto infect !
- Non, attendez ! La supplia-t-il.
Elle leva le bras et il hurla lorsqu’elle le frappa au niveau du flanc à plusieurs reprises. Il s’appuya sur les coudes pour se mettre hors de portée mais elle ne cessait de l’assaillir et il se plia en deux lorsque sa matraque maltraita son abdomen.
C’est alors que les deux agents des Forces de Sécurité se décidèrent enfin à intervenir. Un humain grand et massif s’interposa et leur lança :
- Ca suffit ! Circulez !


Voilà désolé pour ce cliffhanher :paf: ! J'espère néanmoins que cela vous aura plu et notamment les Gardiens de la Pureté :sournois: !

Allez à la prochaine pour la suite :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Mer 12 Fév 2020 - 13:17   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu!

Je vais répéter ce que je ne cesse de dire : mais que font les Jedi? :shock: Donc dans cette République, on peut attraper un citoyen et se mettre à le lyncher? C'est effrayant! :(

Et j'ai peur pour ce pauvre nautolan que son repit soit de courte durée...

Vivement la suite! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mer 12 Fév 2020 - 18:57   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

L2-D2 a écrit:Je vais répéter ce que je ne cesse de dire : mais que font les Jedi? :shock: Donc dans cette République, on peut attraper un citoyen et se mettre à le lyncher? C'est effrayant! :(


Eh oui, c'est une belle République tout ça :chut: !

L2-D2 a écrit:Et j'ai peur pour ce pauvre nautolan que son repit soit de courte durée...


Hélas, y a des chances...

Allez à la prochaine pour la suite :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 15 Fév 2020 - 22:51   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir, c'est l'heure de la suite!

On continue donc sur la jeune twi'lek Naha et les Gardiens de la Pureté :sournois: !

Vous allez voir de nouveau à quel point cette République est démocratique, fraternelle où tout le monde s'aime avec amour :roll: !
Comment ça, je suis sarcastique :P ?

Allez bonne lecture!

Les Gardiens de la Pureté ne protestèrent pas, preuve de la connivence qui existait entre eux et les autorités locales. L’impartialité n’existait pas, la justice n’était qu’une illusion qui ne dupait que les plus aveugles des imbéciles.
Les cinq humains retournèrent vers le rassemblement, continuer d’écouter la harangue de l’oratrice de leur mouvement, qui vantait les mérites de la supériorité de la race humaine sur tous les non humains.
Naha vit le nautolan réussir à se remettre sur ses appuis, entouré des agents qui le considéraient avec sévérité. La natif de Nautola vacillait voûté, se tenant les côtes, sérieusement mal en point. Avec morgue, le grand humain massif comme un lutteur lui asséna :
- C’est dangereux de se promener par ici, pour quelqu’un qui n’est pas humain.
Le nautolan qui respirait difficilement, le fusilla du regard.
- Vous avez vu ce qui s’est passé ! Leur reprocha-t-il. Vous attendez une invitation pour les arrêter ?
La collègue de l’autre homme, le reprit sèchement.
- Surveillez votre langage, ou nous vous emmenons au poste pour outrage, fit-elle d’un ton monocorde.
- C’est quoi, votre problème ? Vous êtes trop lâches ou vous êtes leurs complices ? Rétorqua la victime.
- Tout le monde dira ce qui s’est vraiment passé, déclara l’homme. Que vous avez glissé et êtes tombé par terre.
-… et que nous sommes venus nous enquérir de votre état, acheva la femme.
Ulcéré tout comme Naha qui ne perdait rien de cette scène absurde, l’extraterrestre fulmina :
- C’est une plaisanterie !
- Eh bien, la prochaine fois, faites attention où vous mettez les pieds, lui conseilla la policière coruscantie avec condescendance. Peut-on savoir ce que vous faites là ?
- Je rentre chez moi, au ghetto. J’ai terminé ma journée de travail.
- Vous avez votre permis ? Lui demanda l’autre agent.
À cette question, la twi lek plaqua instinctivement sa main contre son flanc, là où elle dissimulait son propre permis de travail, une demi feuille de flimsi plastifiée pliée en quatre, comportant une photo d’identité et un datacode spécifique. Ce document était signé et tamponné par un officier des Forces de Sécurité.
Le nautolan obtempéra sans cesser de maugréer. La femme déplia le permis et l’examina attentivement.
- Ce document n’est pas valable, fit-elle remarquer.
- Quoi ? Protesta le non humain. Ce n’est pas possible, j’ai remis mon permis à jour pas plus tard que la semaine dernière !
- On ne voit pas très bien la signature en aurebesh du collègue, ajouta-t-elle en se penchant vers son camarade.
- Tu as raison, renchérit l’autre. La signature est presque effacée.
Il scanna le permis avec détecteur qu’il portait à la ceinture.
- Le datacode est correct, reconnut-il.
- Mais cela peut être un faux bien imité, appuya-t-elle. Il faudrait s’en assurer.
- Ce serait une sage précaution. D’autant que les faux et usages de faux sont un délit puni de cinq ans de réclusion sur une colonie pénitentiaire.
Le nautolan complètement indigné, craqua.
- Vous m’accusez de falsification pour une fichue signature que vous n’êtes pas capable de distinguer ! Vous êtes de mèche avec eux, fascistes !
Les deux policiers échangèrent un regard.
- Nous avons affaire maintenant à un cas d’outrage à agent, commenta l’agent humain.
- Emmenons-le au poste, acquiesça la femme.
Le nautolan fut agrippé solidement par l’épaule.
- C’est de l’abus de pouvoir ! Vous n’avez pas le droit de m’emmener ! S’exclama t il auprès de l’humain qui le poussait vers le véhicule.
- Vous préféreriez qu’on vous laisse à vos nouveaux amis ?
Les Cinq Gardiens de la Pureté se tenaient une distance raisonnable du trio mais ils gardaient un œil attentif sur cette scène. Autour d’eux, les gens s’écartaient raisonnablement pour ne pas se trouver sur leur trajectoire, il leur arrivait en effet de s’en prendre aux humains qu’ils suspectaient – la plupart du temps à tort – d’être trop proches des non humains.
Lorsque les victimes protestaient avec trop de vigueur contre leur injuste arrestation, il arrivait aux agents de police peu scrupuleux de les relâcher intentionnellement dans la rue pour qu’ils finissent aux mains d’agresseurs suprémacistes liés à la secte Pius Dea.
Histoire de faire comprendre au plus grand nombre et devant témoins, que l’ordre et le régime établis ne devaient être en aucun cas contestés ouvertement.
- À votre avis, vous survivrez combien de temps si on les laissait s’occuper de votre cas ? Renchérit la femme.
- Ouais, on peut dire que ces types là préfèrent ne pas s’encombrer de paperasse et de procédure.
Les paroles des agents eurent l’effet escompté sur le non humain qui se calma aussitôt et se laissa embarquer.
Naha ne sut quoi penser de tout cela. Sous couvert de sévérité et d’un traitement discriminatoire, les agents de sécurité tentaient-ils de préserver leur prisonnier de la violence des fanatiques xénophobes à la botte du Chancelier ? Cela prouverait qu’il restait un peu d’humanité dans cette République, à moins que la destination finale ne se révéla bien pire.
D’inquiétantes rumeurs circulaient en effet à propos d’aliens embarqués arbitrairement dans la rue et ne donnant plus de signe de vie à qui que ce soit dans leur entourage proche. Bien entendu, tous ceux ou celles qui étaient arrêtés ne disparaissaient pas dans la nature et les plus chanceux étaient même relâchés rapidement.
La jeune twi lek ne pouvait pas en savoir plus, inutile de s’attarder davantage. Elle se mélangea parmi les humains alors que l’oratrice des Gardiens de la Pureté reprit sa vindicte offensive. Discrètement des Disciples de Hapos avaient rejoint la masse favorable aux extrémistes et furent évidemment bien accueillis par leurs amis.
- Camarades, accueillez nos frères et sœurs du culte respectable des Enfants de la Déesse ! Ils appartiennent à notre famille et nous appartenons à la leur ! Ensemble, nous apporterons la lumière et la civilisation à toute la galaxie ! Nous repousserons les frontières de notre République pour étendre notre espace vital ! Rejetons les idoles du passé et tournons nous vers l’avenir, vers notre guide éclairé, le Chancelier Suprême !
Elle claqua subitement des talons, raidie dans une posture de garde à vous et tendit le bras droit à hauteur du visage. Un geste qui fut aussitôt repris par tous les Gardiens de la Pureté qui scandèrent en cœur comme un troupeau obéissant.
- Salut à toi, Contispex ! Sous ton étendard de lumière, nous verserons notre sang pour défendre notre dignité et notre honneur ! Humains, nous sommes au-dessus de tous les autres ! Les inférieurs méritent l’éducation, pas la compassion !
Ce chant martial et dépourvu de bonté, glaça le sang de Naha.
- Salut à toi, Contispex ! Sous ton étendard de lumière, nous garderons la foi et nous remporterons la victoire ! À jamais, nous voilà les maîtres et les autres, nos esclaves ! Nous ferons la fierté de nos mères, l’orgueil de nos pères ! Nous creusons les sillons emplis du sang des impurs pour qu’ils y soient noyés pour l’éternité ! Salut à toi, Contispex !
Elle en avait assez vu et entendu pour le moment. Il était temps de rentrer au ghetto.
Sans lâcher son capuchon, elle s’engouffra dans une nouvelle avenue pour couper au plus court. Cette fois, la présence des adeptes du culte devint plus visible. Un mélange de toges blanches et pourpres envahissait les trottoirs, forçant les piétons majoritairement humains à mordiller la chaussée et à gêner la circulation des landspéeeders. Les croyants les interpellaient pour mettre à l’épreuve leur foi… et les dénoncer s’ils n’en étaient pas convaincus.
- La Déesse est notre Mère protectrice et nourricière, nous devons avoir tous foi en elle !
La délation était devenue une valeur sûre. Fort heureusement, Naha avait acquis le talent de passer entre les gouttes, contrairement au jeune humain maigre devant elle qui ne put éviter les sollicitations d’une fervente religieuse à l’air candide. Celle-ci l’interrogeait :
- Connais-tu les sages paroles de la Déesse, frère ?
Naha les dépassa et entendit à peine la réponse hésitante et peu assurée du jeune homme. Celui-ci devait craindre à juste titre d’être convoqué par les Forces de Sécurité ou pire dans le Temple de la Grande Déesse si ses convictions étaient jugées vacillantes.
Au bout de cette avenue longue de plusieurs kilomètres, elle serait beaucoup plus tranquille. Du moins elle l’espérait.
Quelques minutes après, elle traversa une petite rue et entendit tout à coup des sifflets racoleurs depuis l’autre coté de la chaussée.
- Eh, matez-moi ça !

Voilà, encore un cliffhanger! Il y a des chances pour que Naha se fasse embêter par de stupides humains :whistle: ! Bon sinon, vous tenez le coup?

pas trop scandalisés par cette République :P ?

Allez à la prochaine pour la suite :hello: !

PS: Je pense que le chant des Gardiens de Pureté va vous interpeller, notamment le " Salut à toi, Contispex "
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Messagepar darkCedric » Jeu 20 Fév 2020 - 1:04   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Quoi ? Tu repostes déjà ? :shock:

Mais comment veux-tu que je rattrapes ta fic si tu postes avec autant de régularité ? :paf:
" Tout n’est pas politique, mais la politique s’intéresse à tout "

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Messagepar L2-D2 » Jeu 20 Fév 2020 - 11:28   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu!

Ça fait froid dans le dos, tout ça... :(

Vivement la suite! :oui:
"Bonjour. J'apprécie ce câlin, moi aussi. Câlin câlin câlin. Un câlin, c'est comme de la violence faite d'amour." Monsieur Os

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Messagepar mat-vador » Jeu 20 Fév 2020 - 22:01   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

L2-D2 a écrit:Extrait lu!

Ça fait froid dans le dos, tout ça... :(


Et ce n'est que le début :whistle: ...

darkCedric a écrit:Quoi ? Tu repostes déjà ? :shock:


Oui, samedi :P !

darkCedric a écrit:Mais comment veux-tu que je rattrapes ta fic si tu postes avec autant de régularité ? :paf:


Juste une question de motivation... bouge pas, je t'envoie une jolie Sith jawa sous ta vapodouche :diable: ( Elle aura un martinet :paf: !).

Allez à la prochaine :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 22 Fév 2020 - 22:40   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir, c'est l'heure de la suite :) !

Allez on retrouve Naha qui n'est pas au bout des ennuis mais pour vous faire plaisir, il y aura un peu de justice dans la pire des Républiques!

Je vous laisse découvrir ça :sournois: !

Elle tourna la tête vers trois jeunes humains aux postures arrogantes qui traversèrent la chaussée vingt mètres devant elle pour l’intercepter. Ils occupèrent le trottoir sur toute la largeur, montrant qu’ils étaient bien décidés à lui bloquer le passage.
Elle hésita avant de se résoudre à rebrousser chemin pour emprunter une rue adjacente qui lui permettrait de les contourner. Elle fit volte face et manqua de percuter deux autres humains qu’elle n’avait pas sentis arriver dans son dos.
Elle tenta de passer mais les deux nouveaux venus, un brun à la carrure intimidante et un blond aux tâches de rousseur la repoussèrent en arrière.
- Tiens, tiens ! Qu’est-ce qu’on a là ? Fit Tâches de Rousseur.
L’étau se referma sur Naha, encerclée par les cinq humains aux figures narquoises. À première vue, ceux ci ne ressemblaient pas à des sympathisants de Contispex et paraissaient plutôt banals. Mais il était clair qu’ils ne lui voulaient pas que du bien.
Ce fut encore plus clair quand elle renifla l’haleine fétide des deux inconnus face à elle. Ils empestaient l’alcool, ce devait être aussi le cas des trois hommes.
- Laissez-moi passer, je voudrais rentrer chez moi, tenta-t-elle en demeurant calme.
Ils éclatèrent de rire et elle sursauta lorsque quelqu’un lui arracha par surprise, son capuchon de sa tête, révélant ses deux lekkus qui serpentaient derrière sa nuque. L’humain chauve à la peau sombre qui la tenait par son capuchon, s’exclama :
- Alors là, on a tiré le gros lot ! Une Tête de Ver !
- Et plutôt bien gaulée ! Intervient le quatrième à sa droite.
- Mouais, je suis pas fan de ses lekkus ! Avoua le cinquième.
- On s’en moque, railla Taches de Rousseur, tant que le reste tient la route.
Elle laissa passer les jacassements moqueurs avant de reprendre la diplomatie.
- Écoutez, j’ai beaucoup à faire…
- C’est pas prudent pour une jolie non humaine comme toi de se balader hors de son ghetto. À moins que tu ne fasses le tapin pour quelques privilégiés, dit la grande brute épaisse.
- Çà c’est vrai ! Pourquoi on n’aurait pas droit à notre part ? Intervint Peau Sombre.
Les sourires s’élargirent, devant la perspective alléchante pour ces cinq malandrins de passer à table.
- Je ne veux pas chercher les ennuis, si on partait chacun de son coté ?
- Quand tu auras payé ton péage, Tête de Ver, répliqua celui qui la tenait toujours par son capuchon.
- Et si tu n’as pas de monnaie sonnante et trébuchante…, fit la brute épaisse.
- Il te faudra payer en nature, se réjouit Taches de Rousseur.
Les deux individus qui encadraient Peau Sombre empoignèrent ses bras pour l’empêcher de se débattre. Et le reflet inquiétant d’une vibrolame dégainée par Taches de Rousseur devant sa figure, la fit déglutir d’angoisse. Personne ne l’aiderait à s’en sortir, elle surprit des passants changer de trottoir et s’éloigner à vive allure de la scène.
C’était le règne de l’impunité.
- Maintenant, enlève tout ça ou tu seras si défigurée que ta mère ne te reconnaîtra pas, la menaça la brute épaisse.
- Pourquoi lui demander ? Fit observer Taches de Rousseur. On n’a qu’à s’en charger nous-mêmes, on gagnera du temps.
Les traits de son complice s’éclairèrent d’une avidité cruelle.
- T’as raison.
Naha sentit les larmes lui venir. Elle était prête à subir beaucoup de choses de la part de son tourmenteur habituel contre de l’argent pour nourrir sa famille mais pas… ça. Pas ce déshonneur public, à la vue de tous.
Ses épreuves n’étaient elles pas assez éprouvantes ? Aux yeux de la Déesse, visiblement, non.
Taches de Rousseur lui attrapa le col et glissa la lame au niveau de sa trachée pour déchirer sa tunique de haut en bas.
Une voix sèche et cristalline s’éleva tout à coup dans son dos avant qu’il n’ait pu entamer sa triste besogne.
- Lâchez-la, bouses de wampa.
Naha écarquilla les yeux, étonnée en étudiant par-dessus l’épaule de Taches de Rousseur, la silhouette élancée et athlétique d’une femme aux traits sévères et aux cheveux roux coupés courts, à la militaire.
Elle était vêtue comme une commerçante itinérante indépendante, mais il était probable à la façon dont elle fixait les agresseurs, que ce n’était pas son métier. Son regard acéré traduisait sa détermination et une force de caractère affirmée.
La grande brute épaisse fut le premier à réagir, en pivotant alors qu’elle se tenait à un mètre de lui.
- Tu veux quoi, toi ?
L’étrangère humaine ne se démonta pas.
- Oh, pardon, tu es sourd ? Je vais donc répéter. Laissez-la tranquille ou vous ne serez plus en état de secouer vos petits engins.
À leur tour, Taches de Rousseur et Peau Sombre l’invectivèrent, relâchant la twi lek qui respira mieux.
- Tu sais pas à qui t’as affaire. Mon cousin est un Gardien de la Pureté, se vanta le premier.
- Et un de mes oncles appartient au culte des Enfants de la Déesse, fanfaronna le second.
Autant dire que l’autre femme ne fut pas plus impressionnée que cela.
- Parfait, je leur rendrai visite quand j’en en aurai fini avec vous, leur répondit-elle d’une voix glaciale.
Histoire d’appuyer ses propos, elle fit craquer ses doigts avec insolence. Les cinq larrons échangèrent des regards indécis avant de se raffermir.
La brute épaisse avança d’un pas et lui lança son poing dans la figure. Elle s’écarta seulement de quelques centimètres et lui agrippa le poignet tout en le frappant au foie avec son poing droit. L’autre s’effondra en lâchant un mugissement étouffé, plié en deux par la douleur saillante. Son complice, Taches de Rousseur, s’élança vivement, la vibrolame levée au-dessus de sa tête pour la poignarder au cœur.
Elle bondit à sa rencontre pour anticiper son attaque et lui saisit promptement le poignet pour le tordre vigoureusement dans son dos. Avec un glapissement puéril, Taches de Rousseur lâcha son arme avant d’être assommé du tranchant de la main à la nuque. Elle l’enjamba pour intercepter Peau Sombre, qui tentait de l’immobiliser en la tirant par ses vêtements. Elle se débattit sèchement, s’arrachant à son étreinte et enchaîna sous les yeux de Naha stupéfaite, une série de crochets saccadés qui mit groggy son adversaire.
Peau Sombre ne s’en releva pas.
Les deux derniers complices avaient assisté à la scène sans réagir, pétrifiés de voir leurs camarades neutralisés en quelques secondes par cette inconnue qui ne payait pas de mine. Elle les fixa avec une certaine morgue.
- Vous voulez votre part ? Fit-elle avec sarcasme.
Ils déguerpirent sans demander leur reste. Aussitôt l’humaine se rangea à hauteur de la twi lek pour la dévisager attentivement.
- Ca va aller ?
Naha reprit sa contenance, soulagée.
- Oui, merci.
Elle sentait qu’elle pouvait lui faire confiance. Pourrait-elle lui raconter qu’elle était l’esclave d’un démon qui l’avait réduit au rôle de jouet ? Ce qu’il lui faisait subir ?
- On ne devrait pas rester là, ils vont alerter les Forces de Sécurité ou bien pire encore, lui expliqua son ange gardien.
La twi lek fut entraînée vers un véhicule décapotable garé le long du trottoir de l’autre coté de la chaussée.
Elle s’installa sur le siège passager avant, fixant l’autre femme qui démarra les moteurs sans tarder davantage.
- Je m’appelle Senya Torred, se présenta alors l’inconnue.
- Moi, c’est…
- Naha, je sais. Wils m’a parlé de toi, ponctua Senya d’un sourire franc.
La jeune twi lek rabattit son capuchon pour dissimuler ses lekkus tremblant d’une peur qui tardait encore à se dissiper. Elle commençait néanmoins à se sentir en sécurité en sa compagnie.
- Comment connaissez-vous Wils ?
- Il nous arrive parfois de coopérer, même s’il n’aime pas du tout les humains. Ce que je peux comprendre cependant.
Naha intriguée, insista :
- Pourquoi ne m’a-t-il jamais parlé de vous ?
- Moins on détient de secrets, moins on en trahit.
Éprise d’un doute subit, Naha tenait à découvrir ce qu’elle savait d’elle.
- Il vous a parlé de mon travail ?
- Il n’est pas entré dans les détails, avoua Senya.
La non humaine éprouva un malaise moindre avant de se rappeler comment ses harceleurs avaient été éconduits.
- Où avez-vous appris à vous battre comme ça ?
- J’ai servi dans la Marine comme pilote de chasse. Escadron Nimbus, précisa l’humaine.
Naha devina l’orgueil de sa conductrice lorsqu’elle avait prononcé le nom de cet escadron de pilotes d’élite auquel elle avait appartenu.
- C’est un milieu où j’ai appris à envoyer balader les lourds dans leur genre. Et à gagner la tranquillité.
Au bout de deux kilomètres, elle obliqua dans une rue à droite d’un coup sec du manche, les engouffrant dans une rue. Naha distingua à regrets à son extrémité l’entrée principale du ghetto dans lequel elle résidait.
Connu officiellement sous le nom poétique de Zone de Sécurité Prioritaire numéro trois. L’accès était gardé par quatre agents des Forces de Sécurité de Coruscant, lourdement armés et protégés. Ils portaient en effet une armure intégrale et maniaient un lourd fusil blaster qui les conférait un air de machine de guerre décérébrée et intimidante.
Senya Torred freina son véhicule à une centaine de mètres d’eux. Les environs et les habitations semblaient déserts autour des deux femmes, une sensation oppressante d’être épiées commençait déjà à les tenailler.
C’est ce qui décida peut-être l’ancienne vétéran de la Marine Spatiale Républicaine à abréger les effusions.
- Je pense que tu es maintenant en sécurité, Naha. Enfin relativement, nuança-t-elle.
La twi lek lui offrit un sourire reconnaissant.
- Merci pour tout, cela me rassure de savoir que tous les humains ne sont pas pareils.
Senya hocha la tête.
- Bien plus que tu ne le crois, Naha. Passe le bonjour à Wils et prends soin de toi.
Elle ralluma les moteurs avant de lui lancer.
- L’orage approche.
La non humaine ressentit une certaine lassitude avant de souffler :
- Je sais.
Le landspeeder recula avant d’amorcer un demi tour. Il disparut dans un rugissement énergique sous les yeux de Naha qui espérait la revoir en de meilleures circonstances. Le soleil disparaissait derrière les quelques tours lointaines et bientôt le jour ferait place à la nuit. Un manteau sombre qui plongerait le ghetto dans les ténèbres de l’angoisse de lendemains de plus en plus incertains. Naha rejeta enfin le capuchon en arrière et ses lekkus libérés flottèrent autour de son cou.
Elle était proche de chez elle et n’avait plus de raisons de se cacher pour aujourd’hui.
Il était temps de rentrer.

Voilà, j'espère que cela vous a plu! Allez on va laisser Naha retourner à son ghetto après une dure journée de labeur... et on va retrouver pour les prochains extraits, les Jedi!

Oui, il serait temps peut-être qu'ils interviennent!

Allez à plus :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 24 Fév 2020 - 15:48   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Tu me vois soulagé, j'ai eu peur qu'il arrive le pire à cette pauvre Naha ! :( mais heureusement pour elle, toute la république n'a pas sombré dans le racisme et le fanatisme religieux...

Ah, j'attends le retour des Jedi avec impatience ! Et je n'oublie pas que les Kalad père et fils ont une discussion en attente... :sournois:

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Dark GaGa » Lun 24 Fév 2020 - 16:14   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Ooooh, une nimbus! Bien joué, je l'avais pas venu venir. Y a-t-il de la résistance, enfin?

Sinon, je pensais que les esclaves des Constipex étaient enchaînés à domicile (comme tous les esclaves, dispos 24/24), ça signifie qu'elle a contrat de travail et du repos? :shock:
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Messagepar mat-vador » Mar 25 Fév 2020 - 23:37   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour vos retours, tous les deux :wink: !

L2-D2 a écrit:! :( mais heureusement pour elle, toute la république n'a pas sombré dans le racisme et le fanatisme religieux...


Serait-ce le début d'un nouvel espoir :sournois: ?

L2-D2 a écrit:Ah, j'attends le retour des Jedi avec impatience ! Et je n'oublie pas que les Kalad père et fils ont une discussion en attente... :sournois:


Oui, la discussion aura lieu! Vont-ils réussir à accorder leurs violons? Rien n'est absolument certain dans une période si troublée :whistle: ...

Dark GaGa a écrit:Ooooh, une nimbus! Bien joué, je l'avais pas venu venir.


Oui, je me suis dit que ce serait sympa de les faire réapparaître :sournois: . Depuis le tome 1, ils ont eu des trajectoires divergentes :diable: ! Des anciens Nimbus, on en verra d'autres, t'inquiète pas avec des rôles dans l'histoire hum comment dire... intéressants :sournois: !

Dark GaGa a écrit: Y a-t-il de la résistance, enfin?


Tu verras, j'ai de la suite dans les idées :sournois: .

Dark GaGa a écrit:Sinon, je pensais que les esclaves des Constipex étaient enchaînés à domicile (comme tous les esclaves, dispos 24/24), ça signifie qu'elle a contrat de travail et du repos? :shock:


On va dire que selon l'humeur et les préférences de Contispex Junior et de sa charmante hum amie, ils (enfin plutôt elles, vu qu'il n'y a que des femmes aliens pour satisfaire leurs envies) bénéficient d'horaires plus ou moins accommodants :whistle: .
Leur permis de travail ne garantit pas un contrat en bonne et due forme, ça reste du travail au black. C'est peut-être pour ça qu'ils peuvent pas trop protester :diable:

Allez à samedi prochain... pour les Jedi :diable: !
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Messagepar Dark GaGa » Jeu 27 Fév 2020 - 14:24   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Je sais pas, moi j'enchaînerai tout ça au sous-sol...
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Messagepar mat-vador » Jeu 27 Fév 2020 - 14:50   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Dark GaGa a écrit:Je sais pas, moi j'enchaînerai tout ça au sous-sol...


J'ai prévu ça :sournois: !
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Messagepar mat-vador » Sam 29 Fév 2020 - 22:42   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Bonsoir à tous!

Comme promis, il est temps de retrouver les Jedi :sournois: ! Vont-ils réagir enfin après 20 ans de tyrannie?

Début de réponse ci-dessous!

Temple Jedi

À l’écart de la tension qui mettait à l’épreuve les nerfs des citoyens de la Cité Galactique en des temps si troublés, la demeure de l’Ordre Jedi se dressait avec majesté de sa silhouette pyramidale tronquée et aplanie bien au-dessus des habitations qu’elle dominait sereinement, les abritant de son ombre bienveillante et inébranlable.
La maître Jedi twi lek Ri’ila Terka n’ignorait pas à quel point certains citoyens de la République plaçaient leurs espérances chez les serviteurs de la Force, pour rendre leur quotidien moins invivable. Une mission qui était loin d’être évidente à accomplir malgré tous les efforts de son ancien padawan Bekan Kalad qui conseillait le Chancelier Suprême Contispex lorsque ce dernier daignait faire appel à son opinion.
Elle n’était pas vraiment rassurée de savoir que le Chef d’État ne les sollicitait pas aussi fréquemment que le Haut Conseil le souhaiterait. L’attitude qu’il adoptait face aux problèmes et aux réclamations de systèmes éloignés peuplés principalement de non humains montrait son inflexibilité intransigeante.
Cependant l’opposition qu’il rencontrait au Sénat, notamment de la part de cette faction d’humains démocrates connue sous le nom d’Honorable Fraternité, l’obligeait à faire preuve de souplesse dans la crise qui opposait la République aux Hutt. Ri’ila Terka était justement impatiente d’entendre le rapport de son ancien padawan sur la réunion qui avait du avoir lieu entre l’ambassadeur Hutt et Contispex.
En attendant son retour, elle devait régler d’abord une petite affaire dans la salle du Haut Conseil en compagnie des autres Maîtres Jedi présents avec elle. Ils étaient tous réunis dans cette pièce circulaire, située au coeur du temple. Les douze sièges étaient disposés en demi cercle face à la grande porte qui barrait l’entrée.
La twi lek à la peau verte était assise au milieu juste à coté de maître Treski, un Houk qui se distinguait par une corpulence massive. Elle promena lentement ses yeux d’un siège à l’autre, la séance n’ayant pas encore commencé.
À l’extrémité gauche, elle distinguait la togruta Elani Yam, qui supervisait les Archives Jedi, ses longs tentacules latéraux retombant souplement devant sa poitrine alors que son troisième appendice pendait sagement derrière sa nuque. Maître Yam échangea quelques mots discrets avec Maître Salesu, un gotal qui inclina son pelage facial surmonté de deux cornes, réputées sensibles aux ondes électromagnétiques. Sous les regards de Maître Okepo, une kiffar à la peau sombre et le visage strié de tatouages d’un jaune ocre montrant son affiliation à son clan natal, et de maître Tlir, humain entre deux âges originaire d’Axum.
Maître Giutt se désintéressait complètement de cet échange, il était évident que l’ithorien paraissait anxieux. La twi lek le ressentait dans la Force.
Du coté de Maître Treski, les échanges allaient bon train. Le Houk fixait successivement les cinq autres maîtres débattant à voix basse de politique. Trois humains, maître Qeto, maître Igelm et maître Doek n’étaient pas d’accord avec leurs deux homologues chagrien et devaronnien, maître Huhol et maître Adlis sur le degré d’implication que les Jedi devaient adopter dans les affaires de la République.
Si les humains prônaient fermement une stricte neutralité, le chagrien et la devaronnienne proposaient de déposer un recours devant le Sénat pour interpeller les dignitaires sur les activités du culte qui s’infiltrait dans les rouages administratifs au point de ne plus pouvoir en être extirpé.
Le débat traduisait bien l’état d’esprit de certains Jedi qui souhaitaient s’impliquer en politique, notamment contre les lois et décrets spoliant et discriminant les populations non humaines dans l’espace républicain.
À cet instant, Ri’ila Terka propagea sa conscience et perçut grâce aux flux de la Force, la présence de la chevalier Jedi lorrdienne Zeri Baltwo. La twi lek le signala à maître Treski d’une inclinaison du menton et celui-ci éleva alors sa main épaisse pour réclamer le silence.
Les murmures cessèrent aussitôt et il put déclarer :
- Maîtres du Haut Conseil, nous pouvons commencer. Que la Force nous guide et nous éclaire.
Le houk hocha la tête en direction de la twi lek qui toucha ensuite l’esprit de Zeri Baltwo. Elle sentit celle-ci s’éloigner dans la Force avant qu’elle ne revienne moins d’une minute après, en compagnie d’un padawan humain qu’elle introduisit auprès des membres les plus illustres et les plus respectés de l’Ordre.
L’adolescent malingre et timide du nom de Loran Efir s’avança de quelque pas au milieu du demi-cercle de maîtres qui allait décider de manière définitive, de son avenir de Jedi. La chevalier Jedi lorrdienne de quarante ans se rangea contre la porte, l’air impassible. Mais au fonds d’elle-même, Zeri ne pouvait s’empêcher de ressentir de la pitié pour ce jeune homme qui allait être jugé pour ses méfaits.
Les lekkus de Ri’ila Terka tremblèrent lorsqu’elle se pencha en avant pour mieux le fixer. Malgré son âge avancé, elle avait conservé une noblesse magnifique sur sa figure, et une aura rayonnante qui lui valait le respect de tous ses pairs.
- Présente-toi, padawan.
Elle possédait un ton à la fois posé et distant, autoritaire mais doux. Le jeune Jedi brun dont la tresse caractéristique à son rang courait sur sa clavicule, s’éclaircit la gorge.
- Lo..Loran Efir, maître. Je suis l’apprenti de Maître Giutt, affecté aux Archives Jedi.
L’ithorien émit seulement un grondement bas à la mention de son nom.
- Sais-tu pourquoi tu es convoqué ? l’interrogea Treski.
- Oui, maître.
Loran palissait, visiblement mal à l’aise sous les regards sévères des douze membres du Haut Conseil.
- As-tu la force de l’avouer ou préfères-tu que l’un de nous le rappelle à tous ceux qui sont présents ? Intervint la togruta, Maître Yam.
La détresse du jeune humain était palpable dans la Force mais il eut assez de cran pour répondre :
- Je n’ai pas la force de l’avouer, maître.
Il baissa la tête, honteux.
- Tu es accusé d’avoir volé des manuscrits et des parchemins en flimsi pour le compte de croyants du culte Pius Dea, lui martela la twi lek.
- De précieux vestiges de l’histoire des Jedi qui remontent aux premiers temps de la République lors du schisme de Xendor, précisa la kiffar Okepo. À cet instant, nous pensons qu’ils ont été réduits aujourd’hui en cendres dans l’autodafé sur la Place du Pardon, lors de l’expiation du Sénateur Vemus.
Face à cette nouvelle, l’accusé s’agita subitement.
- Maîtres, ils m’avaient promis qu’ils me les rendraient après les avoir examinés !
- Tu reconnais donc les avoir dérobés des Archives, lança Maître Edei Qeto, une femme blonde à la figure balafrée d’un tir de blaster qui lui avait brûlé la joue droite.
Comprenant trop tard que son éclat valait aveu, le padawan ne put que s’incliner.
- Je… oui maître.
- Nous te rappelons que ta tâche était d’assister Maître Giutt à tenir les Archives à jour et à t’assurer de l’état des pièces, déclara Igelm, un homme à la barbe blanche fournie et à la calvitie fortement prononcée.
- Et en t’abaissant à pareil forfait, tu as failli à tes obligations, asséna sans retenue Gisal Doek, un Jedi humain plus jeune et imberbe.
- Tu as trahi la confiance de ton maître, ajouta le chagrien Adlis.
- Et donc notre confiance à tous, dit la devaronnienne Huhol.
Le silence permit au padawan de digérer ces remarques et à l’ensemble du Haut Conseil de jauger ses réactions.
Ri’ila Terka brisa la glace.
- As-tu quelque chose à dire pour ta défense, padawan ?
L’intéressé secoua la tête, le visage crispé.
- Non, maître. Je reconnais seulement que je n’ai pas fait honneur à maître Giutt, qui m’a pourtant recueilli alors que j’étais orphelin. J’aurais du me montrer plus fidèle que cela à l’Ordre, ma seule famille.
Zeri sut que les maîtres se concertaient à l’aide de la Force, l’utilisant pour partager leurs pensées et s’accorder à l’unanimité sur un verdict juste.
Ri’ila Terka accrocha le regard de l’accusé.
- Serais-tu prêt à livrer le nom des coupables, quelque soit notre décision ?
Le visage osseux de Loran Efir s’éclaira alors d’un mince espoir de se voir épargner une exclusion définitive de l’Ordre.
- Oui, maître. Je suis prêt à coopérer.
La twi lek recula contre son siège sans se départir de son impassibilité. La lorrdienne devina cependant qu’elle était satisfaite de sa réponse spontanée.
- J’ai terminé, quelqu’un d’autre souhaite prendre la parole ? Demanda-t-elle.
Le silence de chacun d’eux valut toutes les réponses.
- Maître Treski ?
Il appartenait en effet au houk de prononcer le verdict. Le non humain fixa le jeune homme qui attendait avec anxiété les prochains mots.
- Loran Efir, nous savons que tu n’as pas de famille proche ou apparentée depuis que maître Giutt t’a recueilli dans les rues de Coronet sur Corellia. T’exclure de l’Ordre te condamnerait à une errance cruelle. Mais nous ne pouvons pas fermer les yeux sur tes fautes. Tu seras banni sur Ossus et suspendu de ton statut de padawan jusqu’à ce que nous décidions du contraire. Tu serviras maître Yulko dans les Archives de l’Enclave.
Les traits de l’adolescent corellien se tordirent sous le coup de la tristesse. Son avenir comme Chevalier Jedi semblait sérieusement compromis.
- Tu partiras dans deux jours.
Ébranlé par le jugement, il mit du temps à recouvrer sa contenance.
- Acceptes-tu notre décision, padawan ? Lui demanda la twi lek.
Il déglutit.
- Oui, je l’accepte.
- Tu peux disposer.
Il s’inclina avant d’être raccompagné par la Jedi lorrdienne. Les douze maîtres gardèrent le silence après leur départ avant que la togruta Elani Yam ne reprit :
- Si seulement il était le seul à subir la mauvaise influence du culte.
- Je crains qu’il ne soit la face émergée d’un problème beaucoup plus sérieux pour nous, approuva la kiffar Okepo.
Lisaka Huhol s’anima.
- Depuis combien de temps, Contispex est-il Chancelier Suprême ? Vingt ans, si l’on compte en année standard. L’un d’entre vous a-t-il mis les pieds récemment hors du Temple dans les rues de la Cité Galactique ?
La devaronienne reçut le soutien de son collègue chagrien.
- Il n’est pas nécessaire de sortir du Temple pour sentir ce qui se passe dehors. La question est de savoir quand nous réagirons enfin pour mettre un terme aux persécutions du Pius Dea.
- Nous avons déjà eu cette discussion, maître Adlis, tempéra le houk. Trop de fois.
- Ou plutôt pas assez. Nous avons prêté serment de servir la République, les citoyens. Et nous avons failli.
- Combien de padawans humains considèrent que Contispex est la meilleure chose qui soit arrivée à la République ? Beaucoup trop, persifla la devaronnienne.
- Que suggérez-vous, Maître Huhol ? Intervint Gisal Doek. Que nous excluions tous les apprentis humains, sous prétexte qu’ils seraient des agents infiltrés du Chancelier ? Oserions-nous nous rabaisser à son niveau ?
- Bien sûr que non, nous devons simplement les surveiller et prendre garde à ce qu’ils ne se détournent pas de nos enseignements.
- Une telle initiative se retournerait à terme contre nous, jugea Ri’ila Terka. Si le Chancelier Suprême en a vent, il s’en servira comme d’une arme politique pour nous isoler davantage et nous rendre vulnérables.
- Donc nous resterons passifs, à contempler les souffrances des citoyens que nous refusons de protéger contre les discriminations et les abus de cette secte ? Fit observer le gotal Salesu.
- Le Haut Conseil envisagera d’agir si nous trouvons des alliés puissants qui aient à cœur les intérêts de la République, trancha Maître Treski. Il est trop hasardeux que nous tentions seuls quoique ce soit contre le Chancelier.
- Je suppose que c’est effectivement une bonne raison de rester les bras croisés, lâcha avec amertume Maître Tlir. Nous pourrions tout de même accorder l’asile à ceux qui ont besoin d’un refuge mais nous gardons les portes comme si nous craignions une épidémie de peste.
- Maîtres, nous reprendrons ce sujet plus tard. Nous n’allons pas tarder à être interrompus, avertit Maître Terka.
Tous projetèrent leur conscience hors de la salle du Haut Conseil et détectèrent la signature d’un Chevalier Jedi qui approchait à grand pas vers eux. Une concentration d’indignation qui irradiait leur sens.
La grande porte se déroba en glissant sur le coté, révélant la silhouette d’un homme encapuchonné qui courait sur sa quarantième année. De taille moyenne, sa figure mal rasée lui conférait un farouche, rendu plus intimidant par cette fureur que ses yeux bleus déversaient. Ses poings le long de son corps étaient serrés comme ceux d’un pratiquant de Teras Kasi, sur le point d’entrer sur le ring.
Avec un zeste d’insolence, il se planta devant les douze maîtres qui exprimèrent leur désapprobation muette devant cette nonchalance arrogante. Derrière lui, Zeri Baltwo apparut en se rangeant à sa hauteur.
- Maîtres, je suis désolée, je n’ai pas pu l’arrêter, s’excusa-t-elle.
- Ce n’est rien, Jedi Baltwo, la rassura le houk.
Elle recula et usa de la Force pour refermer la grande porte.
- Jedi Kotil Marek, vous n’êtes pas cité à l’ordre du jour, lui signala Maître Okepo.
- Et pourtant vous allez m’écouter, répliqua sèchement l’intéressé.
Sa colère palpitait comme les artères de son corps, un volcan sur le point d’entrer en éruption.
- Nous le ferons, comme d’habitude, tempéra maître Treski.
- Comme d’habitude, vous vous contenterez de m’écouter sans agir. Et je continuerai de le faire jusqu’à ce que vous nous donniez l’ordre de brandir nos sabres laser pour sauver la République de ce tyran et de la clique de fanatiques qui le suivent.
- Nous devons traiter d’autres affaires importantes. Si vous avez quelque chose à dire, dites-le Jedi Marek, l’intima Ri’ila Terka.
Kotil croisa les mains devant sa poitrine, le feu de la passion idéaliste embrasant toujours son regard.
- J’ai assisté sur la Place du Pardon à l’expiation du Sénateur Vemus. À l’heure qu’il est, son transfert vers Anaxès est en cours pour qu’il soit enfermé dans le Temple du culte pour réparer ses fautes. J’ai vu une jeune twi lek d’un des ghettos, réduite à la prostitution pour survivre et nourrir sa famille, marquée au fer à rouge.
Il avait repris une voix calme et posée.
- Et ils ont coupé la main à un enfant cathar avant de battre à mort sa propre mère sous ses yeux. Leur seul tort était d’avoir volé de la nourriture pour apaiser leur faim.
Les flux de la Force furent troublés par l’effroi des maîtres, et il était permis d’espérer qu’ils esquissent un semblant d’indignation. Du moins Kotil Marek l’espérait.
- Voilà tout ce que j’avais à vous dire, Maîtres. Je souhaiterais savoir ce que le Haut Conseil compte faire pour éviter à d’autres citoyens le même sort.
- Notre réponse à votre question récurrente est la même que la dernière fois, déclara Maître Yam. Nous continuons d’évaluer la situation.
Il foudroya la togruta.
- Cela fait des années que vous évaluez la situation, Maître Yam. Combien d’innocents ont payé le prix et combien d’autres seront morts, mutilés, amputés et proscrits avant que vous n’ayez terminé votre évaluation ?
- Nous vous avons déjà expliqué la position du Haut Conseil, répondit patiemment Maître Treski. Toute action contre la secte est prématurée.
- Il faudrait donc que ces fanatiques s’en prennent à nos apprentis non humains pour que vous acceptiez de vous réveiller ?
L’éclat déplut aux douze Maîtres.
- Vous vous adressez au Haut Conseil, lui rappela Ri’ila Terka. Maîtrisez mieux vos émotions.
Il demeura sourd à cet avertissement.
- Si vous refusez de faire ce qui est nécessaire pour le bien du plus grand nombre, d’autres le feront pour vous.
- La voie que vous prônez est dangereuse, êtes-vous certain d’en avoir mesuré les conséquences ?
Le Chevalier Jedi répliqua avec sarcasme.
- Croyez-moi, j’ai eu le temps de mesurer les conséquences de votre inertie. Cette fois j’ai l’intention d’agir, tout comme d’autres Jedi.
- Devons-nous comprendre que vous désobéissez à nos instructions, Jedi Marek ?
Il se redressa en s’avançant d’un pas. Les douze représentants se raidirent devant cette nouvelle provocation.
- Je défie le Haut Conseil de m’en empêcher, asséna-t-il. J’en ai terminé.
Sans attendre la permission des Maîtres de le congédier, il fit volte face et rouvrit la grande porte à l’aide de la Force.
Ri’ila Terka la referma derrière lui avant que quelqu’un n’osa poser la question qui les préoccupait tous.
- Devons-nous l’empêcher de commettre cette folie ?
Tous se taisaient car personne ne détenait la réponse. Personne parmi les plus illustres maîtres ne savait ce qu’il convenait de faire.

Voilà, j'espère que cela vous a plu! Alors point positif: Les Maîtres du Haut Conseil semblent à peu près d'accord sur une chose :oui: !

Point négatif: en fait, ils sont d'accord... pour ne pas agir :transpire: .

Allez à la prochaine pour un nouvel extrait sur les Jedi et l'entrée en jeu d'un certain Kalad (le père ou le fils? :diable: ).
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Messagepar L2-D2 » Lun 02 Mar 2020 - 8:24   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Extrait lu !

Mais qu'ils se réveillent, bon sang ! :grrr: C'est pas possible, un tel angélisme ! Ils vont finir par mériter ce qui risque tôt ou tard de leur arriver... En tout cas, c'est un etrait dense, qui introduit un certain nombre de personnages - tel le Conseil dans son intégralité me semble-t-il - on retrouve un Jedi aperçu il y a plusieurs semaines de cela, un Jedi qui n'est pas sans évoquer Qui-Gon Jinn ! Je suis curieux de voir ce qu'il a en tête !

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Lun 02 Mar 2020 - 14:14   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (2ème Partie)

Merci pour le retour L2! :)

L2-D2 a écrit:Mais qu'ils se réveillent, bon sang ! :grrr: C'est pas possible, un tel angélisme ! Ils vont finir par mériter ce qui risque tôt ou tard de leur arriver...


Pour l'instant, ils hum évaluent juste la situation :paf: .

L2-D2 a écrit:En tout cas, c'est un etrait dense, qui introduit un certain nombre de personnages - tel le Conseil dans son intégralité me semble-t-il - on retrouve un Jedi aperçu il y a plusieurs semaines de cela, un Jedi qui n'est pas sans évoquer Qui-Gon Jinn ! Je suis curieux de voir ce qu'il a en tête !


je me suis dit que ce serait sympa de développer le Haut Conseil :sournois: ! On va retrouver Kotil Marek prochainement :wink: !
Après je me suis plus inspiré de Kyp Durron que de Qui Gon Jinn pour le coté franc tireur :transpire: !

allez à la prochaine pour la suite! :hello:
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