Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

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Messagepar mat-vador » Lun 02 Sep 2019 - 12:43   Sujet: Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Oh, mince j'ai crée un malentendu :shock: !

Alors précisément, j'ai terminé d'écrire la première partie mais je n'ai pas encore fini de tout publier (il reste encore 20-30 pages encore à poster en gros :whistle: ).

D'ailleurs dans le topic Présentez vos fan fics, j'ai bien détaillé: écriture achevée, en cours de publication.

Ce n'est pas encore la fin, je vous rassure :P ! Et il va se passer encore beaucoup de choses sur Alsakan :sournois: !

Allez à la prochaine :hello: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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Messagepar L2-D2 » Lun 02 Sep 2019 - 12:53   Sujet: Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Aaaaaaaaaah !!!!!!!!!!!!!!! :transpire:

Vivement samedi alors !
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Messagepar Den » Lun 02 Sep 2019 - 22:29   Sujet: Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Voilà ce qui arrive quand on prend trop de vapodouche avec Dark Talon! :o
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Messagepar mat-vador » Lun 02 Sep 2019 - 23:18   Sujet: Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Ma petite bourde reste heureusement un dérapage contrôlé :whistle: !
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Messagepar Dark GaGa » Mer 04 Sep 2019 - 9:44   Sujet: Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

On va interdire les vapodouches et ligoter mat à sa table de travail...
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Messagepar mat-vador » Mer 04 Sep 2019 - 12:42   Sujet: Re: Pius Dea: les Chroniques des Tyrans (1ère partie)

Dark GaGa a écrit:On va interdire les vapodouches


Nannn :shock: :cry: , pas ça!

Dark GaGa a écrit:et ligoter mat à sa table de travail...


Et le fouet, alors :grrr: ?
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Messagepar mat-vador » Sam 07 Sep 2019 - 22:34   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Bonsoir à tous, c'est l'heure de la suite :) !

Au passage, vous avez tous remarqué que j'ai changé le titre :roll: ! Qu'en pensez-vous?

Bref, la bataille fratricide d'Alsakan bat son plein!

Je vous laisse découvrir ça :sournois: !


-Nous venons de recevoir un appel de la vice amirale Dovahkin, signala le Ministre de la Défense Skan Het au Premier Régent.
Orin Melok qui étudiait depuis son bureau fiévreusement le panorama de Xenvaer, insouciante des récents évènements tragiques, se tourna vers lui. Il se détendit lorsque le ministre lui confirma ce qu'il espérait entendre.
-Delinki vient de se rallier à nous.
Melok se permit un sourire assuré.
-Elle agit comme nous le prévoyions, tout se passe sans anicroches.
-Mais comment pouviez-vous être certain qu'elle ne chercherait pas à venger la mort de l'amiral Ap Token? Interrogea Het, surpris.
Le Premier Régent se plaça face à son partisan.
-L'amiral Ap Token était un idéaliste candide mais aussi un patriote qui aime son peuple. Il souhaitait éviter de verser inutilement le sang et il a du donner de son vivant la consigne claire de nous rallier pour préserver un front uni face à la République.
-Si elle se rallie, il n'est pas certain que les autres vaisseaux le fassent. Bilel Ap Token possédait une très grande influence sur sa flotte.
Melok hocha la tête, estimant valable l'argument de son interlocuteur.
-Ils ne le feront pas de gaieté de cœur, c'est certain. Il nous faudra leur fournir quelques gages pour nous assurer de leur soutien définitif.
-Vous allez les décorer?
-Oui, je pense qu'il faudrait organiser une cérémonie pour rendre hommage à leur courage et à leur sacrifice. Nous devons gagner le cœur du peuple, ou du moins sa compréhension.
-À quel magistrat pensez-vous faire appel pour mettre au point les détails de cette cérémonie?
Le Premier Régent laissa paraître une satisfaction sournoise.
-Hassan Kalad, bien évidemment.
-Mais il n'acceptera jamais, c'est un ami proche de la famille Ap Token! Il héberge en ce moment, la veuve et la fille de l'amiral.
-C'est vrai, et nous allons tourner cela à notre avantage. Vous lui rendrez visite vous-même et lui ferez comprendre que s'il refuse de coopérer, de bien fâcheuses conséquences pourraient peser sur sa famille et sur celle du défunt amiral.
-Cela risquerait de le braquer.
-Rappelez-lui qu'il a beaucoup plus à gagner qu'à perdre. Beaucoup de nos concitoyens le soupçonnent de collusion avec la République à cause d'un de ses fils qui est devenu Jedi. Une collaboration active à cette cérémonie de décoration permettrait de lever les suspicions à son égard. Et d'offrir des garanties quant à la sécurité des proches de l'amiral Ap Token.
Le ministre de la Défense brandit un datapad sur lequel il pianota avant de le ranger.
-Très bien, j'irai le voir en personne. Dois-je inscrire cela à l'ordre du jour pour la prochaine session de l'Archaiad?
-Oui, j'y tiens absolument.
-Et ce traité de paix?
-Maintenant que Ap Token est hors jeu et que ces Assassins Malkites sont repartis vers la tanière de leur maître, j'ai bien l'intention de contacter le Chancelier Suprême après que nous nous soyons définitivement assurés que tous les vaisseaux de guerre se soient rangés de notre coté.
-Vous avez prévu de le contacter si cela dérapait?
-Oui, mais je préférerais éviter. Si le pire devait arriver, nous savons ce que cela impliquerait pour nous.
La mine grave de Het indiqua qu'il avait compris. Il accomplit une révérence, reculant pour se retirer.
Il n'en eut pas le temps car le Premier Régent reçut un appel sur un canal prioritaire sécurisé. Un hologramme prit vie, celui d'un haut gradé alsakani barbu à la bedaine consistante.
-Qu'y a-t-il de si important pour que vous me dérangiez, général Velcaz? S'agaça Melok d'une voix cassante.
-Je ne vous pas aurai appelé si ce n'était pas le cas, votre excellence, se défendit le général.
Le politicien examina les traits crispés du militaire et obtint ainsi la confirmation que l'appel était loin d'être anodin. Par dessus l'hologramme, il aperçut son ministre de la Défense fixer le général, intrigué.
-Il se passe quelque chose de grave et je pensais que vous deviez en être informé.
-Bon, venez-en au fait, s'impatienta le Premier Régent.
-La flotte de Bilel Ap Token s'est mutinée.
Melok s'arrêta de respirer un instant.
-Le capitaine Delinki?
-Non, le Cristal Brûlant et quelques navires seront rejoints par la force de la vice amiral Dovahkin. La mutinerie semble être à l'initiative du capitaine Yakub.
Melok était le Premier Régent et en aucun cas il ne souhaitait montrer la moindre panique. Non il ne devait rien montrer.
-Bon, ils refusent d'obéir aux ordres, en fait.
-Excellence, il ne s'agit pas d'une simple insubordination.
Cette fois, la patience de Melok commençait à être épuisée.
-Alors éclairez-moi, général.
-Des combats sont en cours, votre excellence.
Pris d'une inspiration subite, Melok se précipita vers la baie de transparacier. Au dessus de l'horizon, des flash multicolores déchiraient le ciel d'Alsakan.
-Le bouclier planétaire est actif et les défenses sont en alerte, excellence. Je vous suggère de trouver un abri.
-Je sais très bien ce que j'ai à faire, général. Ordonnez à Dovahkin d'écraser cette insurrection sur le champ! Rugit le chef d’État.
Il mit fin à la transmission tandis qu'il avisa du regard son subalterne.
-Nous devons rejoindre le centre de commandement!
-Oui, excellence, répondit Het. Je vais faire boucler le bâtiment et persuader l'Archaiad de nous accompagner.
Le chef d'Etat passa un nouvel appel alors que l'autre s'éclipsait pour amener les conseillers en sécurité.
-Capitaine, de graves évènements sont en train de se produire. Nous devons descendre au Complexe de Veille. Fournissez-moi une escorte conséquente!
-Tout de suite, votre excellence, répondit la voix de l'officier.

La posture critique du Cristal Brûlant fut enfin soulagée lorsque le Missandei de Meraa Dovahkin s'aligna derrière son croiseur, pour la couvrir avec ses batteries de turbolaser. Les quatre frégates rebelles qui l'assaillaient férocement durent se replier en vitesse.
L'une d'entre elles s'abîma dans les abysses de l'infini sidéral, ses boucliers dépassés par les puissantes bordées des loyalistes. Les trois autres navires de tonnage moyen parvinrent à se mettre derrière la portée des canons du Ksarel Kebir.
Yasip Yakub avait fait stopper net la progression de ses forces pour se préparer à un âpre duel d'artllerie en règle.
Dovahkin adopta la même approche et les deux flottes rivales restèrent campées sur leurs positions en deux amas de dimension et de puissance de feu égale, seulement séparées par un no man's land large de quelques centaines de mètres.
Ils en seraient réduits d'un coté comme de l'autre, à une confrontation frontale fatalement couteuse en vies et en vaisseaux. Exactement ce que craignait Bilel Ap Token. Carmina Delinki serra les poings, tentant de surmonter l'appréhension d'un éventuel bain de sang fratricide.
Elle devait trouver un moyen de faire cesser ce drame le plus vite possible.
-Madame, devons-nous faire décoller nos Yatagans?
-Négatif, major, répliqua-t-elle sans hésiter. Si nous les déployons, ils en feront autant en face. Nous ne pourrions pas distinguer nos Yatagans des leurs. En outre, les pilotes ne parviendraient pas à franchir leurs tirs défensifs.
-Oui, madame.
La jeune capitaine sentit que son subalterne souhaitait ajouter autre chose.
-Exprimez-vous major, l'encouragea-t-elle un peu abruptement.
-C'est que... j'ai des amis qui servent en face.
Elle échangea un regard navré avec lui.
-Moi aussi, major, avoua-t-elle.
Comment a-t-on pu en arriver là?
-Et on ne peut rien faire, capitaine? Insista-t-il.
Carmina ne voyait pas comment retourner la situation, qui avait atteint son point de non-retour.
-Il reste toujours quelque chose à faire, major. Essayez de contacter à nouveau le Ksarel Kebir, l'intima-t-elle.
-Merci, madame.
Elle surprit de la reconnaissance dans ses iris, alors que les combats s'intensifiaient. De part et d'autres, des épaves brisées commençaient à dériver, gênant les angles de tir des navires exposés en première ligne.
-Madame, le Ksarel Kebir accepte de nous répondre!
Le cœur de la jeune alsakanie bondit de joie. Voilà une nouvelle inespérée.
-Optimisez la fréquence!
Delinki guetta fébrilement l'apparition holographique du commandant Yasip Yakub. Le visage transparent de celui-ci montrait un homme à l'expression distante et austère. Une courte barbe ornait son épiderme de ses tempes jusqu'au menton.
-Que voulez-vous, capitaine Delinki? Demanda-t-il sèchement.
-Vous raisonner.
Il secoua la tête d'un air désabusé.
-Je crains qu'il ne soit trop tard pour cela. Ce qui a été déclenché ne peut pas être arrêté.
-Si, vous le pouvez encore! Insista-t-elle avec conviction. Laissez-moi vous expliquer...
Il leva une main lasse pour l'interrompre;
-Ne prenez pas cette peine, je sais ce qu'il faut. Je sais que l'amiral Ap Token est mort et nous savons ce que cela implique.
Carmina déglutit lorsqu'elle comprit qu'elle ne réussirait à le convaincre du moins pas à temps. La passerelle du Cristal Brûlant trembla lorsque son vaisseau ouvrit le feu sur un autre croiseur Atgeir qui couvrait deux frégates rebelles endommagées. Elle entendit confusément le major ordonner de remonter l'énergie des boucliers au maximum.
-Il a été assassiné par cet usurpateur de Premier Régent et les imposteurs de l'Archaiad. Ils l'ont assassiné parce que c'était l'ami du peuple. Et c'est le peuple d'Alsakan que je me suis juré de servir, affirma-t-il.
La colère tonnait dans sa voix hachée par les parasites.
-Je pensais que vous vous en tiendriez au même serment que moi, Delinki. Nous devrions nous battre côte à côte.
-Je sais quel serment j'ai prononcé, Yakub. Bilel Ap Token l'a aussi prononcé et il savait qui reste l'ennemi le plus dangereux pour nous tous. La République.
Il fronça les sourcils, suspicieux.
-Un cessez-le-feu a été conclu, rappela-t-il.
-Vous croyez vraiment que les républicains le respecteront scrupuleusement? Ils guetteront la première occasion de reprendre les combats, et cette fois à leur avantage. Vous devriez comprendre cela mieux que personne.
Elle éprouva un regain d'espoir lorsqu'elle surprit le doute tordre ses traits. Un espoir trop furtif pour être sérieux.
-Ce que j'ai compris, c'est que vous avez choisi le parti des tyrans, trancha-t-il finalement.
-Yasip, je vous le demande encore en tant qu'ami et en tant que compatriote. Cessez cette folie!
-Je rendrais justice à Alsakan en détruisant l'Archaiad.
Elle tenta de se maîtriser.
-Vous n'avez pas plus de forces que nous, vous ne pouvez pas gagner!
-Je n'ai pas encore abattu toutes mes cartes, Delinki. Ksarel Kebir, terminé.
-Capitaine Yakub! S'exclama-t-elle pour le retenir.
À son grand désespoir, l'hologramme de Yakub disparut dans un flash avant que le major ne lui confirma:
-Le Ksarel Kebir a fermé tous ses canaux de transmission, madame.

Et voilà, j'espère que cela vous a plu, n'hésitez pas à me faire part de vos impressions!

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 09 Sep 2019 - 7:46   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Extrait lu !

Ouh, la situation se tend de plus en plus sur Alsakan ! :shock: On se dirige de plus en plus vers une guerre civile d'envergure planétaire, mais je me demande si le Premier Régent ne va pas devoir appeler à l'aide son grand ami Contispex...

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Lun 09 Sep 2019 - 20:29   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Salut L2, merci pour le retour :jap: !

L2-D2 a écrit:
Ouh, la situation se tend de plus en plus sur Alsakan ! :shock: On se dirige de plus en plus vers une guerre civile d'envergure planétaire,


12000 ans avant Palpy, c'était chaud cette galaxie :chut: ! Et encore, les Seigneurs Noirs des Sith n'existaient pas encore :x ! Comme quoi, personne n'a besoin d'eux pour s'entretuer joyeusement :transpire: !
Alsakan ennemi héréditaire de la République sombre dans des dissensions internes qui vont durablement l'affaiblir! Et dire que peu de temps avant, Coruscant était menacée par leur attaque massive :shock: !

C'est ce qu'on appelle un retournement de situation stratégique :sournois: !

L2-D2 a écrit:mais je me demande si le Premier Régent ne va pas devoir appeler à l'aide son grand ami Contispex...


Tout dépend de comment cette bataille va tourner :diable: !

à la prochaine pour la suite :hello: !
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Messagepar Dark GaGa » Jeu 12 Sep 2019 - 11:03   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

ça m'a l'air d'être le sbeul... Va falloir un homme providentiel pour rétablir la paix... je sais pas... au hasard... :idea:
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Messagepar mat-vador » Jeu 12 Sep 2019 - 12:54   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Dark GaGa a écrit:ça m'a l'air d'être le sbeul... Va falloir un homme providentiel pour rétablir la paix... je sais pas... au hasard... :idea:


Un homme providentiel :whistle: ... Palpatine :paf: ?
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Messagepar Dark GaGa » Jeu 12 Sep 2019 - 12:59   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Il est déjà né à cette époque ? ça expliquerait des choses... :paf:

Non, je pensais à un chancelier suprême...
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Messagepar mat-vador » Jeu 12 Sep 2019 - 13:10   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Dark GaGa a écrit:Non, je pensais à un chancelier suprême...


Laisse-moi deviner... son nom commencerait par un C et finirait par un X (rien à voir avec le porno :paf: ) ?
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Messagepar mat-vador » Sam 14 Sep 2019 - 22:07   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Bonsoir, c'est l'heure de la suite!

Dans cet extrait qui est la suite immédiate du précédent, la bataille fratricide au large d'Alsakan va virer au carnage :sournois: !

Je vous laisse découvrir ça!

Elle tenta de conserver une impassibilité de circonstance, qui lui coûtait un effort surhumain. Elle devait se concentrer sur les combats et décida d'aller consulter les écrans tactiques. Elle étudiait les représentations holographiques des vaisseaux de Yakub.
-Maintenez la position actuelle du Cristal Brûlant jusqu'à nouvel ordre. Détruisez tout mutin qui s'approchera trop près.
-Bien, madame.
Les échanges de tirs de barrage massifs strièrent l'espace pendant deux minutes avant de diminuer graduellement d'intensité à son étonnement.
-Que se passe-t-il, major?
Elle voyait pourtant ce qui se déroulait sous ses yeux mais elle préférait avoir une confirmation.
-Je crois qu'ils battent en retraite, madame.
Elle n'avait pas oublié sa conversation toute fraîche avec Yakub et les derniers mots qu'il avait prononcés. Je n'ai pas encore abattu toutes mes cartes.
Cela ne la rassurait pas.
-Appelez le Missandei immédiatement! Lança-t-elle. Que tous les vaisseaux maintiennent leur position!
Peu de temps après, la figure de Dovahkin flotta devant elle.
-On dirait que Yakub essaie de s'enfuir, commença cette dernière.
-Je ne suis pas certaine que cela soit son intention.
La vice amirale attendit le reste de l'explication avant de s'impatienter:
-Alors quelles seraient ses intentions, capitaine?
-Il cherche à nous attirer loin de la planète et de ses défenses, nous devons garder notre ligne et l'empêcher d'approcher d'Alsakan. En gardant nos forces là où nous le devons, nous préserverons notre avantage et laisserons ainsi le temps jouer en notre faveur. Plus longtemps nous le bloquerons loin de la capitale, et bien meilleures seront nos chances de rallier d'autre équipages qui se lasseront du statu quo.
Le regard intense de la vice amiral lui fit comprendre qu'elle n'entendrait pas ce qu'elle espérait.
-Je suis désolée, capitaine Delinki, mais je viens de recevoir l'ordre d'écraser l'insurrection au plus vite. Le Premier Régent ne peut pas attendre d'acquérir un avantage, nous devons en finir tout de suite.
-Vice-amirale...
-Je vous donne l'ordre de vous lancer à sa poursuite avec le reste des vaisseaux qui nous sont fidèles, poursuivit Dovahkin. Missandei, terminé.
Carmina frappa le pupitre de communication d'un coup de poing dépité. Elle savait exactement ce que Yakub mijotait, ou du moins elle en avait une idée. Le commandant du Ksarel Kebir avait appartenu bien plus longtemps à la flotte de Ap Token qu'elle. Il avait été en quelque sorte son premier enfant spirituel.
Elle était frustrée qu'on refuse de l'écouter. Ce nouveau Premier Régent méritait-il vraiment sa loyauté? Elle commençait sérieusement à en douter.
L'ordre de poursuite fut lancé à toute la flotte loyaliste et les vaisseaux qui la composaient s'ébranlèrent inégalement pour charger les rebelles. En constatant la rupture de la formation défensive, il devint évident pour la jeune officier alsakanie qu'il s'agissait bel et bien d'une erreur mortelle.
-Madame?
-Placez le Cristal Brûlant à l'arrière de la flotte de Dovahkin. Transmettez l'instruction au Souvenir de Rucapar et au Alsahim. Si les choses tournent mal, nous serons prêts à intervenir.
Elle arpenta le pont principal pour observer les magnifiques reflets de son monde natal déchiré par les passions.
Le major l'appela subitement.
-Des cargos viennent de décoller des hangars du Poignard d'Archais et du Minotaure!
Subitement anxieuse, elle le rejoignit.
-Combien? Le pressa-t-elle.
-Huit ont été largués par le Poignard d'Archais, cinq par le Minotaure.
Un hologramme tactique lui permit de reconnaître leur configuration. Les fameux cargos drones employés encore hier contre la Flotte du Noyau de la République...
-Ouvrez un canal avec toute la flotte loyaliste.
Elle savait qu'en temps normal, elle aurait du avertir sa supérieure directe pour respecter le circuit hiérarchique. Mais les circonstances n'étaient pas banales et la décision qu'elle avait prise ne pouvait l'être.
-Ici le Cristal Brûlant! L'ennemi vient de larguer des bombes ioniques, ordre à tous les vaisseaux d'interrompre l'offensive et de quitter la zone au plus vite!
Cet appel général suscita immédiatement la réaction furieuse du Missandei qui la contacta.
-Quel droit vous autorise à un donner un tel ordre sans mon consentement? Fulmina Dovahkin.
-Je tente de sauver la flotte! Ce sont des bombes ioniques! Protesta Delinki.
Les yeux de la vice amirale s'agrandirent sous le coup de la compréhension. Les écrans tactiques montrèrent à la commandante du Cristal Brûlant que les cargos piégés étaient déjà à mi chemin de leurs cibles.
Dovahkin réalisa le danger qu'ils représentaient.
-Missandei à tous les vaisseaux! Feu à volonté sur ces cargos!
La vitesse élevée des cargos drones ne permit guère aux artilleurs d'ajuster les canons. Les puissants traits ionisés se perdirent dans les méandres du vide cosmique. Cela permit à leurs cibles de se rapprocher plus près.
Beaucoup trop près.
-Ici le Cristal Brûlant! Que tous les vaisseaux se retirent et relèvent les boucliers!
Emportés par leur vitesse maximale, les cargos drones franchirent les tirs de barrage désordonnés et vinrent s'écraser sur le flanc de plusieurs croiseurs Ageir.
Dont le Missandei.
Des éclairs sinistres naquirent et fourchèrent dans toutes les directions depuis l'épicentre du point d'impact.
Des messages de panique et de demande de soutien tombèrent aussitôt, émis par des commandants victimes du traquenard.
Dont le Missandei...
-Ici, la vice amirale Meraa Dovahkin! Nous avons besoin de soutien, nous sommes en train de perdre tous nos systèmes!
Les rebelles menés par Yakub profitèrent de la confusion de leurs adversaires pour les prendre au dépourvu. Suite aux effets des bombes ioniques détruites, plusieurs vaisseaux capitaux loyalistes venaient de tomber en panne.
Delinki remarquait avec inquiétude que les reflets de leurs propulseurs ioniques étaient éteints. Cela représentait environ le quart de leur flotte.
-Madame, le Missandei n'est plus opérationnel, lui signala le major. Ainsi que plusieurs de nos bâtiments lourds...
-Je connais la situation, le coupa-t-elle. Donnez l'ordre au timonier d'accélérer, le Souvenir de Rucapar et le Alsahim nous couvriront.
Les vaisseaux mis hors de combat par les cargos drones se concentraient dans une zone dense autour du Missandei. En première ligne, au cœur de la flotte loyaliste. Delinki comprit le danger pressant.
Yakub allait lancer le Ksarel Kebir et ses vaisseaux ralliés à sa cause contre ces proies vulnérables pour désorganiser les loyalistes et leur infliger des pertes maximales avant qu'ils puissent se reprendre.
Si personne ne l'en empêchait, il couperait leurs forces en deux. Une brèche qui deviendrait ensuite impossible à refermer. Plus rien ne retiendrait Yakub d’assiéger leur propre monde, de détruire le bouclier planétaire certainement à l'aide de d'autres cargos drones laissés en réserve puis de bombarder le siège de l'Archaiad.
Voire de raser la capitale entière.
Elle ne pouvait pas le laisser faire, cela serait pire que la Purification de Rucapar.
Le Ksarel Kebir mena la contre attaque, ses batteries de turbolaser aboyant pour frapper les coques des vaisseaux loyalistes inertes. Les deux frégates Hirken inertes devant le Missandei impuissant ne tardèrent pas à être déchiquetées par les salves impitoyables.
-Plus vite! Intima Delinki.
-Nous poussons déjà le Cristal Brûlant à sa vitesse maximale! L'avertit le major.
Ils dépassèrent les autres vaisseaux loyalistes opérationnels mais désemparés qui s'écartèrent du Missandei et des autres navires naufragés. Leur sort semblait scellé mais Delinki était déterminée à faire l'impossible pour sauver un maximum d'équipages.
-Que les batteries se tiennent prêtes. Relevez les boucliers.
-Oui, madame.
Derrière eux, le Souvenir de Rucapar et le Alsahim pivotèrent pour présenter leur flanc aux vaisseaux rebelles les plus proches qui profitaient du désordre pour tenter d'acquérir un avantage décisif.
Delinki se demandait si elle interviendrait à temps pour secourir le Missandei. Elle eut bientôt la réponse à cette question.
Le croiseur à la dérive fut bientôt frappé par des tirs massifs de turbolaser provenant de trois frégates et d'un croiseur adverses. Des débris se détachèrent puis le Souvenir de Rucapar et le Alsahim s'écartèrent du Cristal Brûlant pour arroser l'ennemi sous des tirs croisés.
La riposte des loyalistes forcèrent les rebelles à stopper leur avance et attendre les renforts. Delinki se doutait que sa position deviendrait intenable. Elle devait tenir et gagner du temps pour que les loyalistes puissent se reprendre.
Le Ksarel Kebir venait de disperser aux quatre vents l'épave d'un croiseur loyaliste et se lancerait à son tour dans la curée.
-Contactez le Missandei par tous les moyens! Pressa Delinki. Il me faut une liaison avec Dovahkin de toute urgence!
Un hologramme vacillant, une bougie blafarde prête à s'éteindre, illumina le visage tendu de la jeune alsakanie.
-Delinki...
-Vice amirale, quel est votre statut?
-Nous sommes hors de combat, nos boucliers, nos armes et nos moteurs sont hors service. Seuls les générateurs de secours permettant d'alimenter les transmissions.
-Êtes-vous en mesure de faire évacuer votre équipage?
Dovahkin secoua la tête, remplie de lassitude.
-J'ai bien peur que nous manquions de temps pour cela.
-Alors que dois-je faire? Comment puis-je vous secourir?
-Ne tentez pas de nous secourir, Alsakan est plus important que nous tous.
Le major tenta d'attirer son attention.
-Capitaine, le Ksarel Kebir est à portée de tir du Missandei.
Derrière les navires rebelles endommagés par les répliques du Souvenir de Rucapar et du Alsahim, se détachait les silhouettes de plusieurs croiseurs Atgeir antagonistes.
Le vaisseau de Yasip Yakub ouvrit le feu et l'hologramme de Dovahkin se mit à trembler de plus en plus.
-Prenez le commandement et défendez la capitale, intima la commandante en chef qui se savait condamnée irrémédiablement.
-À vos ordres, vice amirale. Que les Lunes de Cristal vous gardent à jamais.
La proue du Ksarel Kebir brilla d'une lueur sinistre avant que le pont principal du Missandei en perdition ne soit pulvérisé.
L'hologramme de Dovahkin disparut définitivement en même temps que son vaisseau qui se fractura sous l'effet des explosions qui le firent imploser. Le même sort s'abattit impitoyablement sur les autres navires neutralisés par les bombes ioniques.
-Destruction du Missandei confirmée, il n'y a pas de survivants. Aucune capsule de sauvetage n'a été éjectée, l'informa le major.
-Et pour les autres vaisseaux?
Cette fois le major se mura dans le silence. Delinki étudiait les minuscules navettes qui s'échappaient des hangars en louvoyant entre les salves ennemies. Pour la plupart, en pure perte.
La bataille n'était pas terminée et le prix du sang s'avérait déjà élevé.
-Les rebelles sont maintenant supérieurs en nombre, nous avons perdu le tiers de nos forces. Devons-nous maintenir notre position?
Carmina se détourna un instant de la baie de transparacier.
-Ordonnez la retraite jusqu'à Alsakan. Tous nos vaisseaux se retrancheront en orbite basse juste au-dessus de la capitale et nous bénéficierons de l'appui des défenses planétaires.
-Oui, madame.

Voilà, j'espère que cela vous a plu! Bataille à suivre donc :sournois: ...

Allez à la prochaine, pour la suite :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 16 Sep 2019 - 7:19   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Extrait lu !

Et moi qui pensais que la bataille entre la République et les forces de Ap Token était rythmée... j'ai l'impression d'assister à un match retour, sauf que cette fois, c'est du alsakani vs alsakani ! :shock: Et les rebelles n'y vont pas de main morte, reprenant à leur compte la stratégie du défunt amiral qui avait fait des ravages lors de la précédente bataille...

Du coup, je me demande bien comment tout cela va finir ! Les insurgés sont en route vers Alsakan... et avec les doutes de Delinki, il se pourrait bien que les forces Républicaines de Contispex doivent entrer dans la danse tôt ou tard ! :sournois:
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Messagepar mat-vador » Lun 16 Sep 2019 - 13:06   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Merci pour le retour :wink: , L2!

L2-D2 a écrit:j'ai l'impression d'assister à un match retour, sauf que cette fois, c'est du alsakani vs alsakani ! :shock: Et les rebelles n'y vont pas de main morte, reprenant à leur compte la stratégie du défunt amiral qui avait fait des ravages lors de la précédente bataille...


Voilà ce qui arrive quand il y a des désaccords :siffle: .

L2-D2 a écrit: Les insurgés sont en route vers Alsakan... et avec les doutes de Delinki, il se pourrait bien que les forces Républicaines de Contispex doivent entrer dans la danse tôt ou tard ! :sournois:


Ses alliés sont acculés et n'auront peut-être plus le choix :sournois: !

Allez à la prochaine :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 21 Sep 2019 - 22:20   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Bonsoir, c'est l'heure de la suite!

Dans cet extrait, la République se lance à son tour dans la bataille :sournois: !

Je vous laisse découvrir ça!

Xenvaer, siège de l'Archaiad, Salle de Veille

Orin Melok retrouva dans les sous sols du siège de l'Archaiad, le général Vito Velcaz. Le haut gradé alsakani à la bedaine imposante le salua d'une brève inclinaison du menton, alors qu'il se tenait au milieu de la Salle de Veille, à étudier les hologrammes tactiques flottant au-dessus d'une table imposante. Les deux gardes qui escortaient le Premier Régent restèrent postés à l'entrée tandis que celui-ci fit face à Velcaz.
Melok distingua deux amas de flottes de taille équivalente qui se faisaient face au-dessus de la capitale.
-Quelle est la situation?
Velcaz hésita avant de répondre.
-Telle que vous pouvez le constater, votre excellence, la situation est incertaine. Les rebelles ont au moins autant de vaisseaux que les nôtres. Même s'ils n'en ont pas assez pour prendre la planète ou nous assiéger, ils représentent une force redoutable.
-Nous verrons s'ils représenteront toujours une menace après quelques jours. Beaucoup de ces rebelles ont des familles à entretenir et n'auront pas d'autre choix que d'ouvrir les yeux. Ils abandonneront alors Yakub à ses illusions idéalistes et nous permettront de montrer un front uni face à la République et à son nouveau Chancelier Suprême.
Velcaz n'afficha pas un optimisme aussi affirmé.
-Il peut se passer des choses, beaucoup de choses en plusieurs jours, votre excellence.
-Je peux vous assurer que nous ne perdrons pas le contrôle de la situation, général.
Velcaz fronça les sourcils, perplexe et suspicieux. Il ne releva finalement pas la remarque.
-J'ai donné l'ordre de mobiliser les forces de sécurité. La moitié sont déployées autour des sites stratégiques, le statioport principal, les stations relais et le siège de l'Archaiad ici même.
-Excellente précaution, général. Je veillerai à ce que votre loyauté soit appréciée à sa juste valeur.
L'officier alsakani ne sembla pas impressionné par cette promesse.
-À condition que les rebelles ne l'emportent pas.
-Ils ne l'emporteront pas.
-Je vous crois, j'espère seulement que toute notre flotte de Défense ne va pas y passer. Nous nous retrouverions exposés aux incursions de la République. Nous pourrions même subir un blocus total sans pouvoir riposter si le cessez-le-feu était rompu.
Melok avait bien entendu envisager cette fâcheuse hypothèse, où il se retrouverait acculé à une paix imposée par une République opportuniste.
Il évacua cette pensée peu réjouissante.
-J'aimerais un peu plus d'optimisme de votre part, général. À moins que vous n’ayez oublié à qui vous deviez votre grade?
La mine du général se rembrunit.
-Non, je n'ai pas oublié.
À cet instant, le ministre de la Défense Skan Het s'introduisit à son tour dans la salle de Veille, suivi de tout l'Archaiad. Tout ce monde se pressa autour du Premier Régent et du général Velcaz, pour étudier le déroulement de la bataille spatiale.
Des inscriptions en Haut Alphabet Galactique permettaient d'identifier les vaisseaux positionnés dans un camp ou dans l'autre. Au bout d'un certain temps, dans un silence étouffant, l'une des flottes semblait vouloir reculer.
-Regardez, ce traître de Yakub s'enfuit avec les autres misérables! Se réjouit Melok.
Si tous les conseillers de l'Archaiad affichèrent une expression soulagée, ce ne fut pas le cas de Velcaz qui demeurait méfiant.
-Cette manœuvre ne lui ressemble pas, fit-il remarquer.
Melok le fusilla du regard.
-Donnez l'ordre au Missandei de les poursuivre, nous n'allons pas les laisser s'en tirer!
-Oui excellence, s'inclina l'autre.
Alors que le général s'écartait pour transmettre l'ordre, le Premier Régent croisait les bras devant lui avec une expression suffisante. La retraite de Yakub et de ses vaisseaux sonnait comme une victoire pour lui. Il en finirait avec cette rébellion sans l'aide de son secret allié républicain. Il ne serait pas un vassal minable de Contispex et lui parlerait d'égal à égal à propos de ce traité de paix qu'il avait l'intention de négocier en sa faveur.
Le général Velcaz revint à sa hauteur, conservant un air empli de concentration. Son exclamation arracha Melok à ses optimistes pensées.
-Excellence, regardez!
Agacé par ce qu'il considérait comme de la pusillanimité, Melok se força finalement à regarder la table tactique. Des hologrammes de navettes vomis des hangars de croiseurs insurgés illuminèrent la Salle de Veille.
-Oui et alors? Ce sont peut-être des marins qui fuient la folie de Yakub.
Les yeux de Velcaz trahissaient une consternation certaine.
-J'ai plus l'impression qu'ils foncent sur nos vaisseaux plutôt qu'ils fuient les leurs, votre excellence.
Le Premier Régent qui s'apprêtait à lâcher une réplique cinglante, préféra y renoncer. Il continua d'observer les navettes. Ces dernières semblaient accélérer... jusqu'à heurter les croiseurs loyalistes les plus avancés.
Melok agrandit les yeux sous le coup de la stupéfaction et certains des membres de l'Archaiad émirent des hoquets étouffés.
-Mais que s'est-il passé? S'écria l'un d'eux.
-Général? Glissa Melok en direction du commandant qui restait sans voix.
Ce dernier se reprit et plaqua sa paume contre l'oreillette logée dans son tympan gauche.
-Plusieurs de nos vaisseaux viennent d'enclencher leur balise de détresse. Ce qui représente le tiers de notre flotte
-Ce qui signifie?
-Que Yakub a maintenant l'avantage, excellence.
-Attendez une minute, général! Êtes-vous en train de me dire que les rebelles ont détruit le tiers de nos forces en quelques secondes?
Les hologrammes tactiques montraient à toute l'assistance que la flotte loyaliste semblait subitement désorganisée. Des vaisseaux – ceux percutés par les mystérieuses navettes – restaient inertes, privés de mouvements.
-Les vaisseaux ont été touchés par des bombes ioniques, dont le Missandei de la vice amirale Dovahkin. S'ils n'ont pas été détruits, ils ne tarderont pas à l'être.
-Appelez des renforts! Le pressa le chef d’État.
-Excellence, tous les vaisseaux de notre Flotte de Défense se trouvent au-dessus de nous! À moins que vous n'ayez des vaisseaux dont je n'aurais pas entendu parler, Yakub a maintenant l'initiative!
Des vaisseaux dont Velcaz n'aurait pas entendu parler... Melok songea malgré lui à la Deuxième Flotte de la République que Contispex avait dissimulée aux frontières du système à l'insu des senseurs alsakanis.
Il ne souhaitait pas la solliciter.
-Pouvons-nous gagner cette bataille, général?
Velcaz secoua la tête, réaliste.
-Difficilement, votre excellence. Pas sans subir de lourdes pertes, en tout cas.
Tout à coup plusieurs hologrammes de vaisseaux loyalistes disparurent les uns après les autres. Velcaz confirma d'une voix fataliste:
-Nous avons perdu le Missandei et le tiers de notre flotte. Yakub bénéficie d'un net avantage numérique sur nous.
-Alors, qui commande?
Velcaz hésita avant de répondre.
-D'après les transmissions qui me parviennent... le capitaine Carmina Delinki à bord du Cristal Brûlant.
Melok fit la grimace. Certes Delinki s'était rallié à lui mais elle avait été le bras droit de Ap Token. Ce genre d'affiliation pèserait peut-être lourd dans sa loyauté pas si solide envers le nouveau Premier Régent.
Dovahkin disparue, qui l'empêcherait de rejoindre à nouveau Yakub si elle n'était pas sûre de remporter la victoire?
-Le Cristal Brûlant et le reste de notre flotte battent en retraite vers la planète, lui signala le général.
Melok respira mieux. Finalement, Delinki lui restera fidèle et il ne devra pas oublier de la récompenser lorsque la victoire serait acquise. Ce qui, à ce stade, était loin d'être le cas.
-Général, quelle sera la tactique de Yakub après avoir repoussé nos navires contre le bouclier planétaire?
Velcaz réfléchit longuement alors que son regard ne quittait pas le mouvement des loyalistes qui reculaient vers le monde capital, pressés de près par les rebelles.
-Delinki positionnera sans doute ses vaisseaux en orbite basse pour tenter d'attirer ceux de Yakub à portée des défenses planétaires. Mais je pense que celui-ci ne se laissera pas prendre à ce traquenard. Si il a utilisé des bombes ioniques à l'instant, il en a peut-être d'autres en réserve pour faire sauter le bouclier planétaire.
L'angoisse étreignit les entrailles du chef d’État.
-Puis il nous bombardera, déduisit-il.
-Nous devrions songer à faire évacuer ce bâtiment du personnel administratif non indispensable et sans doute la ville entière par précaution.
-Prenez les dispositions.
À l'insu de Velcaz qui envoyait ses premières directives, Melok accorda un hochement de tête en direction de Skan Het. Ce dernier s'éclipsa discrètement en saisissant son comlink.
Pour le Premier Régent, il était temps de faire pencher l'équilibre définitivement en sa faveur. En recourant à un allié encombrant.

Aux lisières du territoire alsakani

L'amiral Jehun de la Deuxième Flotte de la République cessa d'arpenter le pont principal de son vaisseau de commandement, le cuirassé Gilagimar répondant au nom de Rêve des Zhells, lorsqu'on l'informa d'un appel depuis la capitale galactique.
-Un appel prioritaire de Coruscant, monsieur.
Gahir Jehun remercia d'une inclinaison raide du menton, l'enseigne qui était venu l'informer.
-Disposez, lui fit-il sèchement.
Jehun se savait à la fois craint et détesté au sein de la flotte sous son commandement. En tant que membre du culte Pius Dea, il n'avait jamais fait mystère de ses sentiments à l'égard de ces non humains qui peuplaient l'espace de la République. En particulier lorsque l'escadron de pilotes Nimbus avait été affecté à bord de son propre cuirassé, sur les ordres de l'amirale Ekia Helder qui se remettait de ses blessures reçues lors de la bataille de la veille.
D'une corpulence maigre et d'une taille moyenne, son visage osseux reflétait l'attitude d'une personne peu bienveillante, envers ceux et celles qu'il n'estimait pas dignes de servir dans la Marine. Il fusilla du regard, le dos de l'enseigne qu'il avait éconduit avec mépris, un elomin. Un inférieur comme tous les autres non humains.
Comme il lui tardait de pouvoir les éjecter de ses vaisseaux, quand la loi le lui permettrait. Maintenant que le Sage Suprême Contispex avait convaincu les faibles et pitoyables sénateurs de le choisir comme Chancelier, cela n'était plus qu'une question de temps. La volonté de la Grande Déesse et de ses Enfants, les quatre Prophètes, serait accomplie.
Il s'inclina avec révérence devant l'hologramme de Julius Contispex, le nouveau maître de la République.
-Chancelier Suprême.
-Amiral Jehun, comme nous le craignions, des troubles sérieux viennent d'éclater sur Alsakan, affirma le leader de l'obscure secte.
Dans le dos de l'amiral, un jeune chevalier Jedi au teint basané suivait cette conversation de loin. Bekan Kalad percevait à quel point il était indésirable. Sa présence ici avait été imposée par ses pairs auprès de la Marine, n'hésitant pas à court circuiter le Sénat et le nouveau Chancelier Suprême. Une façon d'exprimer leur défiance envers ce dernier.
L'amiral Jehun et d'autres officiers lui avaient de suite témoigné une grande hostilité et il préférait garder ses distances, tout en gardant ses sens en alerte.
Les Maîtres du Haut Conseil dont son ancienne instructrice Ri'ila Terka tenaient à être informés de ce qui se passait ainsi.
Bekan Kalad serait donc leurs yeux dans son propre système natal.
-Au nom de la République et en vertu du cessez-le-feu qui a été conclu avec les autorités légitimes alsakanies, le Sénat vous autorise à intervenir et à employer les moyens nécessaires dans le cadre de vos prérogatives pour garantir la paix et la stabilité politique dans ce système.
-Merci, monsieur le Chancelier.
-Toutefois, un malentendu reste à résoudre. Vous avez fait parvenir au Quartier Général de la Marine une demande expresse d’écarter le Chevalier Jedi Bekan Kalad.
-C’est exact.
-J’ai le regret de vous annoncer qu’étant donné le contexte général, votre demande a été rejetée. Au nom du Sénat, je vous prie d’accepter la pleine coopération du Jedi Kalad. Le Haut Conseil Jedi m’a garanti sa loyauté malgré ses origines.
-Votre excellence, tenta Jehun.
-Cette décision est irrévocable. Bonne chance amiral Jehun et puisse la Déesse vous accorder ses faveurs.
-Que la Grande Déesse vous guide sur le chemin de la Vertu, accorda l’amiral à mi voix pour ne pas être entendu du Jedi.
Jehun pivota vers lui, sans retenir la rancœur qui l’animait.
-Vous avez de la chance que le Chancelier Suprême vous octroie un semblant de crédit sans quoi je vous aurais renvoyé sur Coruscant dans une capsule de sauvetage.
Le jeune adepte de la Force conserva son impassibilité.
-Ce que mes maîtres n’auraient nullement apprécié, répliqua celui-ci.
-Je moque bien de leur opinion.
-Et je suis heureux que l’avis du Chancelier Suprême ait d’autant plus d’importance pour vous.
À en juger par ses traits convulsés, le jeune humain jugea que l’amiral avait envie d’exploser.
-Soyez cependant tranquille, je vais vous débarrasser de ma présence et rejoindre l’escadron Nimbus.
-Je pense que le plus tôt est le mieux.
Sur ces amabilités, l’ancien padawan de Ri’ila Terka laissa Jehun. Ce dernier le dédaigna pour laisser errer ses yeux de prédateur froid vers le vide cosmique.
-Transmettez les coordonnées d’Alsakan au reste de la flotte. Il est temps de porter secours à nos alliés et d’accomplir la Volonté de la Déesse.
Profitant de l’absence de Kalad, il lança sur le pont principal :
-La Grande Déesse le veut !
Son cri fut repris en chœur mais pas par tous.
Puis sur un nouvel ordre, les étoiles lointaines s’allongèrent en de longs filaments infinis d’une pâleur abyssale. La Deuxième Flotte venait de plonger en hyperespace.
Il était temps pour la République d’engager une dernière bataille et de mettre fin à la Crise. Peu importait le prix. Pour le Chancelier Contispex et l’amiral Jehun, seule comptaient les desseins de la Déesse.

Au-dessus de la planète Alsakan

D’un revers de main, Carmina Delinki épongea la sueur qui ruisselait de son front. Dans une ambiance tendue, les ordres et les rapports ne cessaient de fuser d’un bout à l’autre du pont principal du Cristal Brûlant.
-L’Anémone Hardie demande l’autorisation d’évacuer, ils ne peuvent plus poursuivre le combat ! Lança quelqu’un.
Delinki arrêta ses yeux sur l’hologramme d’un croiseur Atgeir en perdition couvrant les flancs de la flotte loyaliste qui accumulait les pertes une à une.
Pertes qui décimaient aussi la flotte rebelle de Yakub, qui conservait néanmoins une supériorité sensible. Si les combats se poursuivaient ainsi, Alsakan n’aurait plus de flotte, quelque soit le vainqueur.
Ceux qui y survivraient ne deviendraient plus que des vassaux insignifiants de Coruscant.
-Couvrez l’Anémone Hardie, qu’ils démarrent l’évacuation ! Ordonna-t-elle.
Le croiseur endommagé et ralenti par de sérieuses avaries bénéficia de la protection de deux autres croiseurs qui refoulèrent les rebelles les plus proches d’un feu nourri.
-Madame, vous m’aviez demandé de surveiller ce qui se passait dans la capitale.
-Oui, major ?
-Hum, nos scans détectent d’importants mouvements de foule.
Évidemment. Elle imaginait sans peine la stupéfaction de toute la population qui voyait les cieux se déchaîner au-dessus de leur tête, les nuages rougir des éclats de turbolasers et des braises des vaisseaux incendiés à la dérive.
Elle imaginait sans peine leur effarement, leur terreur. Les difficultés que les autorités devaient éprouver pour maintenir l’ordre.
-Je n’ai pas le temps de m’occuper de cela, pour le moment. Si ce sont des émeutes, laissons le Premier Régent se débrouiller avec ça.
-Ce ne sont pas des émeutes, c’est un exode, capitaine.
Delinki croisa son regard, les traits blêmes.
-Montrez-moi les images, major !
-Tout de suite, madame !
Bientôt les représentations de vaisseaux furent remplacés par celles d’avenues immenses et de couloirs aériens bondés de véhicules personnels, de piétons courant pour échapper à un danger imminent.
-Contactez la Salle de Veille, au siège de l’Archaiad.
Au bout de quelques instants, le major secoua la tête.
-Pas de réponse, capitaine.
-Ils nous ont contacté peu avant, pourtant.
-Eh bien, on peut en déduire qu’ils préfèrent nous parler selon leur bon plaisir.
Carmina se demanda si tel était bien le nouveau statut que le Premier Régent leur imposerait malgré eux, malgré leur loyauté dont ils payaient le prix maintenant. Seule la protection de la population les empêchait de reconsidérer ce point.
-Continuez de les appeler jusqu’à ce qu’ils répondent ! Dites-leur d’accélérer le mouvement, nous ne sommes pas en mesure de repousser les forces de Yakub.
Les vaisseaux loyalistes gagnèrent l’abri des défenses planétaires, alors que leurs rangs étaient de plus en plus clairsemés.
Les rebelles stoppèrent leur progression et une bataille de positions s’enclencha entre les deux parties antagonistes, à l’avantage de Yakub qui disposait d’une supériorité certaine. Pour Delinki, la situation semblait sans issue.
Ses forces étaient bloqués contre le bouclier planétaire que le Premier Régent n’abaisserait pas, de crainte d’endurer un bombardement planétaire dévastateur à l’image de la Purification de Rucapar, traumatisme que tout un peuple n’avait pas oublié.
Ce jour serait-il le jour le plus sombre que le peuple alsakani connaîtrait ?
-Capitaine, regardez ça ! La prévint le major.
Elle déporta ses yeux vers trois croiseurs Atgeir de la flotte de Yakub qui se détachaient de la formation compacte pour s’éloigner des combats féroces au-dessus de la capitale.
-Vous avez identifié leur transpondeur ?
-Oui, madame. Il s’agit du Minotaure, du Poignard d’Archais et du Ksarel Kebir.
Elle avait deviné le but de la manœuvre, cela lui sautait aux yeux. Yakub allait s’attaquer au bouclier planétaire puis à la capitale en pleine évacuation. Le sort de centaine de milliers d’autres personnes était en jeu.
Sa flotte était sous le feu d’un ennemi bien supérieur en nombre et en artillerie. Pouvait-elle se permettre de l’amputer pour empêcher le renégat de parvenir à ses fins ? Elle n’avait pas le choix, elle était dévouée au peuple d’Alsakan.
Comme l’était le défunt amiral Ap Token.
-Quelles sont leurs coordonnées ? Demanda-t-elle.
Le major lui donna un datapad qu’elle consulta.
-Transmettez-les au timonier. Le Souvenir de Rucapar nous couvrira, le Alsahim mènera le reste de la flotte au combat contre le gros des forces rebelles.
-Bien, madame.
-En avant !
Le Cristal Brûlant s’extirpa de la mêlée, laissant le Alsahim occuper sa place pour diriger l’intense bataille de positions. Avec le Souvenir de Rucapar, ils se lancèrent à la poursuite des trois vaisseaux insurgés.
Elle se concentra sur leur silhouette holographique, ignorant les épaves de plus en plus nombreuses qui encombraient l’orbite géostationnaire. Certaines d’entre elles attirées par l’attraction gravitationnelle de la planète s’écrasèrent sur le bouclier planétaire, mettant ce dernier à rude épreuve.
Elle se forçait à oublier que cela n’était qu’un massacre dont aucun alsakani ne profiterait. Hormis la République.
-Nous les rattrapons, ils ont stoppé les moteurs, lui signale le major.
Elle acquiesça d’un hochement de tête.
-Chargez le canon de proue ! Ordonna-t-elle.
Le Cristal Brûlant et le Souvenir de Rucapar fonçaient sur leurs trois homologues maintenant immobilisés. Des alarmes retentirent tout à coup sur la passerelle en ébullition.
-Signaux entrants détectés ! Des vaisseaux sont en train d’émerger de l’hyperespace ! Alerta son subalterne.
Delinki reconnut à travers la baie de transparacier, les silhouettes de navires de guerre sidéraux qu’elle aurait souhaité ne jamais voir au large de sa planète natale.
Une flotte de la République venait de surgir sur le champ de bataille.

Voilà, j'espère que cela vous a plu! N'hésitez pas à me faire part de vos remarques!

Allez à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Mer 25 Sep 2019 - 10:57   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Extrait lu!

Je l'ai trouvé plus long que d'habitude... il faut dire que nous avons là une large variété de points de vue !

Le Premier régent n'a d'autre choix que d'appeler Contispex à l'aide... et la République va intervenir dans la Guerre Civile qui fait rage dans les cieux de l'ennemi de la veille, littéralement ! Et Bekan risque de se retrouver pris entre son serment de Jedi, sa loyauté à la République et son origine... j'ai d'ailleurs beaucoup aimé la discussion entre l'amiral républicain et Bekan, bien tendue comme il faut ! :sournois:

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Jeu 26 Sep 2019 - 19:24   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Merci pour le retour :jap: !

L2-D2 a écrit:Le Premier régent n'a d'autre choix que d'appeler Contispex à l'aide... et la République va intervenir dans la Guerre Civile qui fait rage dans les cieux de l'ennemi de la veille, littéralement !


Ca va être chaud :x !

L2-D2 a écrit:Et Bekan risque de se retrouver pris entre son serment de Jedi, sa loyauté à la République et son origine... j'ai d'ailleurs beaucoup aimé la discussion entre l'amiral républicain et Bekan, bien tendue comme il faut ! :sournois:


Cela pourrait donner un petit aperçu des relations futures entre le nouveau Chancelier et les Jedi :sournois: !

Allez à la prochaine pour la suite! :hello:
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Messagepar mat-vador » Sam 28 Sep 2019 - 22:04   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Bonsoir, c'est l'heure de la suite!

La République intervient donc pour aider son allié alsakani en difficulté face aux rebelles! Comment cela va-t-il se terminer :shock: ?

Je vous laisse découvrir ça! Bonne lecture!

Riyan Lix ne débordait pas d’enthousiasme excessif alors qu’il poussa le manche devant lui pour faire accélérer son chasseur Typhon suivi du reste de l’escadron Nimbus. Il s’arracha ainsi du Rêve des Zhells, jetant un regard vers sa coéquipière Zeya qui protégeait son flanc gauche. Le sergent major aurait donné au moins la moitié de sa solde annuelle pour être rapatrié sur le Défenseur et ne pas participer à la pacification de ce système stellaire.
Mais il était un soldat et il devait obéir aux ordres.
-Scans en cours d’analyse, souffla-t-il avec maints soupirs.
-Vous avez vu ça, leader Nimbus ?
Le devaronnien Mulkar ne cachait pas son effarement devant la scène qui se déroulait à quelques kilomètres d’eux. Des vaisseaux semblables les uns aux autres pris dans un furieux sanglant fratricide.
-Ils sont en train de se démolir, lâcha à son tour Nimbus 5, Myco Dedhu.
-C’est à se demander si nous sommes vraiment obligés d’intervenir ou même si nous y avons intérêt, déclara la twi lek Drya, Nimbus 6.
-On aurait du rester au Rêve des Zhells regarder le spectacle en buvant un caf, fit partager la mirialan Irren Dugol, Nimbus 10.
-Moi je commanderais plutôt une bière polaris, intervint Senya Torred, la jeune femme originaire d’Anaxès connue sous le matricule Nimbus 8.
-Bon, ça suffit on a du boulot, coupa sèchement Riyan.
Nimbus leader garda le canal de l’escadron ouvert et contacta le vaisseau amiral de la Deuxième Flotte.
-Rêve des Zhells, vous me recevez ?
-Nous vous recevons Nimbus leader.
-Nous aimerions connaître les ordres.
Un bref silence s’écoula :
-Nous vous envoyons les données sur vos écrans tactiques. Vous serez couverts par l’Escale des Ombres et le Spadassin.
-Merci, Rêve des Zhells. Nimbus leader, terminé.
Avant de mettre fin à la ronde stationnaire, Riyan Lix étudia les deux frégates Sarbakan qui leur avaient été affectées. Puis il consulta son écran tactique, ce qui lui permit d’étudier les positions des vaisseaux alsakanis désignés comme alliés d’une couleur grise et les vaisseaux ennemis d’une couleur écarlate.
Sur son tableau de bord, des coordonnées plus spécifiques défilèrent sous ses yeux. Nul doute que ses camarades de l’escadron Nimbus les avaient reçus aussi ainsi que le Jedi Bekan Kalad qui faisait équipe avec Mulkar sous le matricule Nimbus 4.
-Votre attention, s’il vous plait, les Nimbus. Nous sommes chargés de soutenir deux croiseurs Atgeir, le Cristal Brûlant et le Souvenir de Rucapar. Ils iront affronter trois autres croiseurs rebelles qui ont été identifiés comme étant le Ksarel Kebir, le Minotaure et le Poignard d’Archais. Nous serons couverts par deux frégates, l’Escale des Ombres et le Spadassin. Des questions ?
-Oui, fit la voix de Zeya, Nimbus 2.
-Je t’écoute, l’encouragea son amant.
-Qu’est-ce qui a bien se passer sur Alsakan pour qu’ils se retrouvent en train de s’entre-tuer ?
Il hésita brièvement :
-Je contacterai le Cristal Brûlant pour leur demander. D’autres questions ?
Seul un silence éloquent lui répondit.
-Alors c’est parti, les Nimbus. Relevez les boucliers et préparez les armes.
Un à un, les Typhons de l’escadron de pilotes républicains s’élancèrent vivement vers les cinq croiseurs Atgeir qui avaient engagé les hostilités en dehors du champ de bataille principal. Le reste de la Deuxième Flotte mené par le Rêve des Zhells porterait secours à la flotte loyaliste en prenant à revers les rebelles de Yakub.
Riyan Lix pensa subitement à ce que devait éprouver le Jedi alsakani qui volait à leurs cotés.
-Jedi Kalad, vous me recevez ? Demanda-t-il en ouvrant un canal personnel.
-Oui, leader ?
-Je voulais savoir si tout allait bien.
En d’autres termes, Bekan Kalad comprit le sens caché de cette question.
-Ma loyauté va à la République et je ferai ce qu’il faut pour sauver la paix.
Riyan devina son amertume.
-C’est votre monde natal, j’imagine ce que vous devez ressentir.
-Merci, leader. Au fait, ce verre à la cantina que vous m’aviez proposé la dernière fois, ça tient toujours ?
-Oui, bien sûr.
-C’est moi qui vous offrirai la tournée.
Riyan médita l’offre avant d’être averti par Nimbus 8.
-Leader, nous serons bientôt à portée de tir. Deux minutes standard.
-Reçu, 8.
Il bascula de nouveau de canal.
-Kalad, j’accepte votre offre.
-Bien reçu, leader. Kalad terminé.
Le sergent major ouvrit ensuite une nouvelle fréquence.
-Cristal Brûlant, ici le sergent major Riyan Lix de l’escadron Nimbus. Nous souhaitons informer l’amiral Bilel Ap Token que nous lui apportons notre soutien contre les rebelles au nom du Sénat et du Chancelier Suprême.
Seuls des parasites grésillèrent à l’intérieur du casque.
-Cristal Brûlant, vous me recevez ?
-Nous vous recevons, sergent-major Lix, répondit une femme. Je suis le capitaine Carmina Delinki.
Riyan connaissait bien ce nom, car elle n’était autre que le bras droit de Ap Token.
-Puis-je parler à l’amiral ?
-L’amiral Ap Token est mort, c’est donc moi qui assume le commandement de la flotte, affirma-t-elle. Votre soutien est le bienvenu.
-Que souhaitez-vous que nous fassions ?
-Notre cible principale est le Ksarel Kebir. La capitaine Yakub va tenter de neutraliser le bouclier planétaire pour ensuite bombarder la capitale. Nous devons l’en empêcher à tout prix.
-Devons-nous le détruire ?
-Tentez de le mettre hors de combat dans la mesure du possible.
-Nous essaierons, lui promit le républicain. Nous serons bientôt sur zone.
Il rompit le contact et leva la tête de ses écrans. Deux croiseur Atgeir rebelles venaient de faire volte face pour affronter leurs poursuivants. Le Minotaure et le Poignard d’Archais se retrouvèrent aux prises avec le Cristal Brûlant et le Souvenir de Rucapar. Les tirs de turbolasers échangés vigoureusement de part et d’autre se fracassèrent contre les boucliers déflecteurs relevés à leur niveau maximal. Ce qui donnait naissance à d’étranges halos éphémères autour des silhouettes cylindriques.
Les forces républicaines menées par les Nimbus et le Jedi Bekan Kalad convergeaient vers le Ksarel Kebir. Celui-ci se présenta de flanc face aux assaillants et Nimbus 6 hurla sur le canal général :
-Tirs défensifs ! Manœuvres d’évasion !
Les batteries légères du vaisseau mutin prirent les chasseurs stellaires pour cible, et la formation éclata lorsque les esquifs se dispersèrent pour esquiver les traits ardents mortels capables de les oblitérer en un seul coup.
Riyan s’embarqua dans des acrobaties risquées et complexes, s’éloignant d’abord du navire de guerre avant de piquer droit dessus. Le Typhon de Bekan Kalad le dépassa et il vit le sillage des deux torpilles larguées par celui-ci. Celles-ci explosèrent sans résultat probant contre la coque et Riyan décida à son tour de tester la puissance des boucliers ennemis.
Il n’eut pas plus de succès tout comme Zeya.
Il surveilla sur ses écrans l’approche des deux frégates Sarbakan qui devaient les appuyer.
-Par les trous noirs ! Jura Senya Torred, Nimbus 8. On mettra moins de temps à faire la toilette d’un Hutt qu’à abattre ces boucliers !
-Patience ! Tempéra Nimbus 10 avec qui elle faisait équipe. L’Escale des Ombres et le Spadassin seront bientôt à portée de tir.
-Eh bien, qu’ils se dépêchent !
Le vœu de la jeune femme originaire d’Anaxès fut exaucé lorsque les turbolasers des frégates républicaines entrèrent en action. Le Ksarel Kebir riposta promptement et ses batteries latérales vomirent toute la puissance de feu dont il était capable. Les frégates Sarbakan restèrent à bonne distance pour ne pas se risquer dans un corps à corps aventureux.
Il ne restait plus qu’aux Nimbus qu’à neutraliser ses boucliers et ses armes pour amener le capitaine Yakub à une reddition inévitable. Un flash illumina tout à coup le champ de bataille secondaire et quelqu’un s’écria dans les oreilles de Lix.
-C’était quoi ça ?
La voix de Mulkar.
Le dévaronnien comme tous ses camarades fut déconcentré avant que le Spadassin ne les informe.
-Le Cristal Brûlant vient d’ouvrir le feu sur le Poignard d’Archais.
-Statut de l’ennemi ? Demanda le chef d’escadron.
-Ils sont toujours opérationnels, leurs boucliers ont amorti la salve.
-Bien reçu, Spadassin.
Ces croiseurs alsakani étaient du solide, ne put s’empêcher de penser Riyan. Ils étaient difficiles à abattre, il en avait acquis la certitude lors de la bataille de la Flotte du Noyau.
Des alarmes stridentes éveillèrent davantage son attention, le forçant à consulter ses écrans tactiques.
-Ils ont largué leurs Yatagans ! L’avertit la zeltronne Zeya.
Les chasseurs monoplaces décollèrent des hangars, complexifiant la tâche de l’escadron Nimbus.
-Combien ? Demanda-t-il.
-Six escadrons, répondit-elle. Tout ce qu’ils ont de disponible, on dirait.
Les rebelles alsakanis avaient donc déployé environ soixante dix appareils. Ce qui leur conférait face aux Nimbus, un rapport favorable de sept contre un. Riyan grimaça devant une telle disproportion.
Ils furent bientôt entourés et assaillis de toute part. Yakub était bien décidé à déchaîner toutes ses ressources contre ses ennemis coalisés.
Riyan s’embarqua dans une vrille et abattit deux premiers Yatagans avant de stabiliser de nouveau l’assiette, imité par Zeya qui le suivait de près. Les capitaines des frégates Sarbakan réagirent en autorisant tous leurs escadrons gardés en réserve à décoller.
Peu de temps après, la mêlée devint confuse alors que les navires de soutien républicains continuaient d’arroser le Ksarel Kebir. Ce dernier continuait de tenir sa position.
-Pourquoi les loyalistes n’envoient pas leurs Yatagans nous soutenir ? Demanda Nimbus 5, Myco Dedhu.
-Parce qu’on aurait du mal à les différencier des rebelles, lui répondit Drya, sa coéquipière.
-Ouais, n’empêche que cela nous aiderait.
Bekan Kalad, quant à lui, échappa à deux missiles qui avaient été verrouillés sur lui puis mit hors de combat trois chasseurs alsakanis l’un après l’autre. Profitant d’un répit bref, il étudia le grand affrontement principal à plusieurs dizaines de kilomètres de là. Les rebelles alsakanis étaient désormais pris entre deux feux, les loyalistes adossés au bouclier planétaire et la Deuxième Flotte menée par l’amiral Jehun. Certains capitaines pris de désespoir jetèrent leur vaisseau contre ceux des loyalistes pour les entraîner dans un corps à corps funeste.
Cette décision eut pour conséquence de les exposer aux défenses planétaires, qui les décimèrent plus rapidement.
L’issue de la bataille ne faisait plus de doute. Il ne restait plus qu’à arrêter Yakub.
-Ici le Cristal Brûlant ! Cria tout à coup la voix de Delinki dans son casque. Le Ksarel Kebir vient de larguer huit cargos drones !
Le jeune Jedi vira de bord, cabrant son appareil qui lui permit d’éviter les salves d’un Yatagan qui l’avait pris de flanc. Son écran tactique lui montra la silhouette de huit navettes qui s’échappaient des hangars du Ksarel Kebir et se dirigeaient vers la surface de la planète assiégée.
-Ici Nimbus 4, je les vois, confirma-t-il.
Les autres membres de l’escadron Nimbus accusèrent réception à leur tour.
-Nous les avons en visuel, affirma le chef d’escadron.
-Détruisez-les avant qu’ils n’atteignent le bouclier planétaire !
-Bien reçu, Cristal Brûlant! On fonce, les Nimbus !
Riyan contacta l’Escale des Ombres et le Spadassin pour demander un soutien local.
-Escadron Nimbus, l’escadron Reaper se tient prêt à vous appuyer, confirma le Spadassin.
-Merci monsieur.
Les pilotes Nimbus se dégagèrent des affrontements en cours pour se lancer à la poursuite des cargos piégés. Les Typhons de l’escadron Reaper s’interposèrent face aux Yatagans qui voulaient les retenir.
Les Nimbus dépassèrent le Ksarel Kebir, essuyant au passage les tirs de batteries légères qui frôlèrent leur coque.
-Y aller au canon, c’est risqué, fit observer la zeltronne Zeya.
-Exact, on va utiliser les torpilles, approuva son supérieur.
Riyan étudia sa position, celle de ses équipiers et celle des cargos qui devaient être détruits. Le timing sera à peine suffisant pour tous les détruire. Tous ceux qu’ils parviendraient à détruire suffiraient peut-être.
Ce n’était pas une certitude.
-Armez torpilles 1 et 2.
L’ordinateur de bord lui confirma : torpilles parées. Il respira un grand coup, puis sélectionna le cargo le plus à droite. Il libéra les projectiles puis il tira le manche à lui pour entamer un virage sec et s’éloigner de l’onde de choc de l’explosion.
Il avait assisté aux ravages des bombes ioniques une fois de trop et se souvenait de ce qui se passerait s’il restait dans cette zone dangereuse. Ses camarades de l’escadron ne l’avaient pas oublié non plus.
En l’espace d’une minute, cinq des huit cargos rejoignirent le néant. Les éclairs chargés de particules ioniques létales disparurent sans causer de dommages. Il restait encore trois cargos piégés qui étaient entrées dans les couches atmosphériques.
Il n’y avait plus de temps à perdre.
-Leader Reaper à Escadron Nimbus, vous avez des Yata aux shebs !
-Ferglutz, jura Zeya.
Les Reaper se retrouvèrent en effet par des pilotes alsakanis à qui l’action des Nimbus n’avait pas échappé. Yakub leur avait donné certainement l’instruction de les harceler pour les empêcher de remplir leur mission.
Riyan avait le choix entre poursuivre sa mission coûte que coûte au risque de tourner le dos à des ennemis hargneux jouant leur va-tout, et renoncer pour les confronter. Il choisit sans mal la seconde option.
Il avait perdu Coxon et Hrendi lors de la bataille de la Flotte du Noyau et il ne souhaitait plus perdre d’autres pilotes sous son commandement. Il se battrait pour que cela n’arrive pas.
Il se glissa dans le sillage d’un Yatagan qui pourchassait un Reaper tandis que Zeya manœuvrait pour échapper à deux appareils qui la ciblaient. Elle fut aidée par le Jedi Kalad tandis qu’il détruisit le Yatagan de deux tirs de canons.
Riyan ramena son Typhon bien plus au cœur de la mêlée. Il était difficile pour quiconque de fouiller et trier parmi les salves de canons lasers et les explosions de missiles, les débris de chasseurs alsakanis et républicains qui dérivaient dans le vide glacé de l’espace.
Il ne se préoccupait plus des trois cargos piégés qui explosèrent finalement contre le bouclier planétaire.
Il reçut un appel du Cristal Brûlant.
-Le bouclier planétaire est tombé, le Ksarel Kebir est en train de viser le siège de l’Archaiad ! Ils vont ouvrir le feu !
Bekan Kalad le contacta ensuite.
-Vous avez entendu, leader ?
-Oui, mais je suis occupé Jedi.
-Permettez-moi d’insister mais j’ai besoin de vous, sergent-major.
Riyan soupira avant d’admettre que le Jedi du fait de ses origines alsakanies devait se sentir concerné beaucoup plus émotionnellement que prévu. Il s’extirpa avec Zeya de la mêlée, suivi d’un autre Typhon, pour prendre la mesure de la situation.
-Zeya, tu détectes quelque chose au niveau du Ksarel Kebir ?
-Il y a une concentration d’énergie au niveau du canon de proue, lui affirma la zeltronne.
-Nous devons détruire ce canon, intima Bekan.
-Alors allons y, fit Riyan. Zeya, reste avec moi. Kalad, couvrez-nous.
-Bien reçu.
Les trois Typhons s’élancèrent à l’unisson vers la proue du Ksarel Kebir toujours aux prises avec les deux frégates Sarbakan qui le pilonnaient sans répit. Le croiseur rebelle parvenait cependant à pivoter pour pointer son imposant canon de proue vers la capitale privée de protection. Les défenses planétaires étaient dirigées en totalité vers le reste de la flotte rebelle qui se faisait maintenant sévèrement étriller par les loyalistes et la Deuxième Flotte de la République.
Yakub avait le champ libre.
Cinq Yatagans les repérèrent. Bekan les détecta grâce à ses perceptions dans la Force, ressentant la puissance de leur détermination.
-On a de la compagnie, signala-t-il à ses deux équipiers. Je m’en occupe.
-Merci, Jedi, répondit Riyan.
Celui-ci étudia sur ses écrans le Typhon qui se déporta pour affronter leurs poursuivants. Lui et Zeya reportèrent toute leur attention sur l’avant du Ksarel Kebir.
-Ces boucliers ne vont pas lâcher facilement, remarqua la zeltronne. Une idée ?
-Peut-être, je vais contacter le Cristal Brûlant.
Il ouvrit une fréquence avec le vaisseau amiral loyaliste.
-Ici le sergent-major Lix de l’escadron Nimbus, j’ai besoin de l’appui de votre artillerie.
Le croiseur du capitaine Delinki était toujours aux prises avec le Poignard d’Archais.
-Ici le Cristal Brûlant, nous ne sommes pas disponibles, sergent-major.
-Ma mission concerne le Ksarel Kebir, insista-t-il.
Un court silence lui indiqua que son appel venait d’être transféré à un grade plus influent.
-Ici le capitaine Delinki, que vous faut-il ?
-J’ai besoin que vous concentriez vos tirs sur l’avant du croiseur.
-Nous allons le faire. Que les Lunes de Cristal vous permettent de réussir, républicain.
Zeya et Riyan prirent du champ pour observer l’ensemble des combats intenses qui se déroulaient à quelques centaines de mètres d’eux. Ils distinguèrent au bout de l’horizon, les éclats d’étoile mortes nées qui illuminaient le principal champ de bataille.
Les rebelles aux abois livraient un baroud d’honneur inutile, la cause était déjà entendue. Mais ils ne semblaient pas s’y résoudre.
Peut-être la clé provenait-elle du Ksarel Kebir.
Le Cristal Brûlant opposé au Poignard d’Archais pivota pour offrir une vue dégagée à une partie de ses artilleurs. Des traits ardents déchirèrent la nuit pour frapper la coque du vaisseau de Yasip Yakub.
C’était le moment attendu. La zeltronne et son commandant poussèrent le manche et leurs Typhons bondirent sur le croiseur Atgeir dont les boucliers commençaient à flancher. Ceux qui protégeaient le canon de proue furent abaissés pour redistribuer l’énergie aux secteurs vitaux.
Un seul passage fut suffisant.
Les quatre torpilles qui avaient été lancées pénétrèrent les écrans déflecteurs et émiettèrent le canon dans une nova aveuglante.
Le Ksarel Kebir venait de perdre son croc le plus dangereux.
Mission accomplie.

Voilà, j'espère que cela vous a plu! Et n'hésitez pas à me dire ce que vous pensez des noms des vaisseaux de guerre comme le Rêve des Zhells :sournois: ! Si jamais vous avez des remarques ou des questions... pensez-vous que je pourrais faire un sondage du nom ou des noms de vos vaisseaux de guerre préférés?

Sur ce, à la prochaine pour la suite :hello: !

PS: On se rapproche de la fin, on se rapproche!! :x
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Messagepar L2-D2 » Lun 30 Sep 2019 - 7:39   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Extrait lu !

Ça doit faire vraiment drôle à la flotte Républicaine de se retrouver à venir en aide à l'ennemi de la veille... entendre Leader Nimbus attendre les ordres de Ap Token, ça a quelque chose d'étonnant ! :lol:

Pour le reste, la bataille fait rage... et le Ksarel Kebir vient de sévèrement morfler ! :shock:

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Lun 30 Sep 2019 - 19:15   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Merci pour le retour :cute: !

L2-D2 a écrit:Ça doit faire vraiment drôle à la flotte Républicaine de se retrouver à venir en aide à l'ennemi de la veille... entendre Leader Nimbus attendre les ordres de Ap Token, ça a quelque chose d'étonnant ! :lol:


N'est-ce pas, :sournois: ? Dire que la veille, l'escadron Nimbus défendait sa peau au milieu d'une Flotte du Noyau mise en déroute par le même Ap Token :x !

L2-D2 a écrit:Pour le reste, la bataille fait rage... et le Ksarel Kebir vient de sévèrement morfler ! :shock:


La bataille vient peut-être de prendre un tournant décisif :diable: !


Allez à la prochaine pour la suite :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 05 Oct 2019 - 22:30   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Bonsoir à tous, c'est l'heure de la suite!

Suite et fin de la bataille d'Alsakan! Le Ksarel Kebir gravement endommagé livre un ultime baroud d'honneur :sournois: !

Je vous laisse découvrir ça!


Carmina Delinki se tourna vers le major après avoir accédé à la demande de soutien du chef de l’escadron de pilotes républicains Nimbus.
-Il est temps de nous occuper du Ksarel Kebir, fit-elle au major.
-Madame, nous sommes déjà engagés contre le Poignard d’Archais, lui signala-t-il.
-Ils ne perdent rien pour attendre, donnez une fenêtre de tir large à nos artilleurs. Prévenez-moi quand ils seront en position.
-À vos ordres.
Elle s’occupa d’étudier l’évolution des combats qui se déroulaient loin du Cristal Brûlant, concernant la majorité des vaisseaux de guerre en orbite. La flotte loyaliste adossée au bouclier planétaire était exsangue mais l’issue ne faisait plus de doute. Les rebelles acculés par l’irruption de la Deuxième Flotte de la République sur leurs arrières se battaient avec l’énergie du désespoir, assénant des pertes effroyables à leurs antagonistes.
Cette bataille fratricide durait beaucoup trop longtemps.
-Madame, nous sommes en position.
-Visez l’avant du croiseur de Yakub. Feu à volonté, ordonna-t-elle.
Le pont principal vibra lorsque les puissantes salves ébranlèrent le vaisseau pour frapper la cible. Peu après, une explosion secoua la proue du croiseur rebelle et le major confirma à sa supérieure ce que celle-ci souhaitait entendre.
-Le canon a été neutralisé, capitaine.
-Merci, major. Il est maintenant temps d’en finir.
La bataille touchait à son terme lorsque le Souvenir de Rucapar soutenu par des chasseurs républicains prit enfin le dessus sur le Minotaure. Ses boucliers cédèrent puis les salves de turbolasers le désossèrent section par section. Carmina ferma les yeux pour ne pas voir les cadavres expulsés dans le vide spatial.
Le croiseur rebelle Atgeir disparut dans les flammes puis une autre bonne nouvelle tomba.
-Les républicains nous ont faire part de la demande de reddition du Poignard d’Archais.
Delinki n’hésita qu’un bref moment. En ce qui la concernait, il était hors de question que les rebelles se rendent à la République et que leurs vaisseaux soient confisqués par leurs ennemis séculaires.
-Prévenez le capitaine du Poignard d’Archais que sa reddition est acceptée à condition qu’il se rallie à l’Archaiad, s’il ne veut pas que lui et ses équipages soient livrés comme prisonniers de guerre à la République. Envoyez le même message aux autres vaisseaux rebelles, il est temps de faire comprendre aux républicains que nous n’accepterons pas de nous trouver en position de faiblesse.
Elle était certaine que le Premier Régent approuverait. Plus ils rallieraient de navires rebelles encore en état de se battre, plus ils se sentiraient forts.
-Que le Poignard d’Archais évacue la zone, ils serviront de vaisseau médical pour nos blessés. Qu’ils rappellent les Yatagans qu’ils ont déployés.
Le major comprit aisément qu’elle ne pouvait leur demander de se retourner contre leurs camarades aux cotés desquels ils s’étaient battus, même pour une mauvaise cause. Le Poignard d’Archais s’éloigna des combats.
Il ne restait plus que le Ksarel Kebir à combattre.
-Ouvrez un canal avec Yakub, je dois le convaincre de se rendre.
Avant qu’il ne soit trop tard, pensa-t-elle.
Elle pria les Lunes de Cristal qu’il lui réponde, ce qu’il fit.
-Capitaine Yakub, nous devons cesser ce carnage maintenant.
Elle s’attendait au regard noir qu’il lui décochait par son hologramme, une déclaration intransigeante fanatique.
Il lui répondit d’une voix lasse :
-Je ne renoncerai jamais, capitaine Delinki. j’espère que ma position est très claire.
-Et je la regrette, je m’attendais à ce que vous ne vous ralliez pas au Premier Régent.
-Vous avez choisi son camp, j’ai choisi celui du peuple.
À bout de patience, elle tonna :
-Par les Lunes de Cristal, vous tenez vraiment à sacrifier tous ceux et celles qui sont en train de mourir pour vous ? Je vous demande au nom de notre peuple dont le sang a suffisamment coulé de vous rendre. Si vous ne le faites pas, faites-le au moins pour eux et pour leurs familles. Votre cause est perdue ! Ouvrez les yeux !
Yakub baissa la tête et elle se prit à espérer qu’il entendrait enfin raison.
-Je ne me rendrai pas, répondit-il en relevant la tête. Vous avez cependant raison sur un point, notre peuple a assez souffert. Je donne l’ordre de cessez-le-feu et l’ordre de démarrer l’évacuation, promettez-moi que vous recueillerez mes équipages et qu’ils ne seront pas considérés comme prisonniers de guerre.
-Ce sont les nôtres et nous les traiterons comme tels, lui promit-elle.
-Merci, capitaine Delinki.
L’hologramme disparut et elle ne ressentait plus que du soulagement. Enfin le cauchemar venait de se terminer.
-Nous recevons un message du Alsahim, madame. Les rebelles se sont rendus et tous leurs vaisseaux qui n’ont pas été détruits, se sont rangés de notre coté.
-Très bien.
-Les républicains ont cessé le feu à leur tour et sont en train de se regrouper autour du Rêve des Zhells, au-delà de l’orbite géostationnaire. Ils ont rappelé leurs Typhons.
La Deuxième Flotte se retirait et restait stationnée au large de la planète. Delinki était ravie de constater que leurs alliés opportunistes semblaient ne pas vouloir pousser plus loin dans la provocation.
Des navettes décollaient des hangars du Ksarel Kebir pour être récupérées par le Cristal Brûlant et le Souvenir de Rucapar. À peine le dernier membre des équipages rebelles avait-il posé le pied en sécurité, que le major alerta sa supérieure.
-Madame, nous détectons une poussée d’énergie au niveau des moteurs du Ksarel Kebir !
-Il tente de s’enfuir ?
-Négatif, on dirait qu’il en train de surcharger les propulseurs.
Les traits de la jeune alsakanie se crispèrent.
-Éloignez tout le suite le Cristal Brûlant et le Souvenir de Rucapar du Ksarel Kebir. Contactez le capitaine Yakub !
Alors que les deux croiseur Atgeir prirent aussitôt du champ pour se mettre hors de portée, l’hologramme du capitaine félon apparut de nouveau. Son visage dégageait cette fois une grande sérénité.
-Capitaine Yakub, que manigancez-vous ?
-Je vous avais prévenu que je ne me rendrai pas. Je ne servirai pas le nouveau Premier Régent et mon vaisseau non plus.
Elle ne pourrait pas le convaincre, elle n’aurait de toute façon pas assez de temps.
-Carmina…
La voix de Yakub avait adopté une douceur familière, empreinte de remords.
-N’oubliez pas pourquoi j’ai fait tout ceci.
Ses mots sonnaient comme une oraison funèbre et elle ne put se retenir d’être émue.
-Nous ne l’oublierons pas, Yasip. Que les Lunes de Cristal vous recueillent. Adieu.
Puis le Ksarel Kebir explosa. L’arrière du croiseur fut arraché de la structure principale et le reste de l’épave consumé par les incendies dériva, chutant peu à peu vers la surface d’Alsakan. Delinki sentit ses joues s’humidifier sous le coup du chagrin.
Ce qui restait du fier vaisseau de guerre s’écrasa contre le bouclier de nouveau en fonctionnement et les cendres furent dispersées dans les hautes couches atmosphériques.
-Des… destruction du Ksarel Kebir confirmée, souffla le major choqué.
Elle s’éclaircit la gorge mais sa voix demeura chevrotante lorsqu’elle répondit :
-Merci, major.
-Nous recevons un appel entrant du général Velcaz. Il souhaite un rapport de la situation.
Elle inspira un grand coup.
-Dites-lui que c’est terminé. Il est temps de rejoindre le Alsahim. Donnez les ordres au timonier.
-Bien, madame.
Elle s’apprêtait à quitter la passerelle pour rejoindre ses quartiers, écœurée par le massacre, le gâchis auquel elle avait participé lorsqu’elle fut avertie :
-Le Premier Régent souhaite vous parler.
-Initialisez la transmission.
Lorsque l’hologramme s’anima à nouveau, elle dissimula sa répugnance devant cette face de rapace affamé, ses traits emplis de roublardise inhumaine qui trahissaient l’ambition d’un homme qui vouait sa vie au pouvoir.
Elle fut cependant soulagée de voir les mêmes traits empreints d’angoisse palpable.
-Capitaine, confirmez-moi que la situation est maîtrisée.
-C’est le cas, votre excellence. La rébellion est matée et tous ceux à qui nous avons offert le choix se sont ralliés. L’intervention de la République a été décisive, bien qu’elle ne soit pas la bienvenue.
-C’est moi qui ai demandé cette intervention, capitaine Delinki, souligna Orin Melok piqué au vif. Et vous avez eu tort d’offrir la clémence aux rebelles.
La tristesse avait laissée place à une colère qu’elle tentait d’enfouir.
-Monsieur, ceux qui ont choisi de se battre pour vous à mes cotés, l’ont fait parce la République reste notre ennemie et que la paix n’est pas garantie. Nous aurons besoin de toutes les bonnes volontés pour appuyer nos revendications territoriales.
Elle s’attendait à une réplique cinglante mais il semblait réfléchir. À sa grande surprise, elle le vit finalement sourire.
-Vous avez agi dans nos intérêts, vous avez bien fait, capitaine Delinki. Je n’aurais pas du vous juger hâtivement.
Bien évidemment, il se souviendrait qu’elle l’avait défié. Ce genre de vautour multak pouvait être rancunier.
-Ce n’est rien, excellence.
-La Flotte de la République est toujours présente ?
-Ils se sont mis hors de portée de nos armes, ils semblent pour le moment attendre.
-Gardez la flotte sur le pied de guerre, je vais contacter Coruscant.
Il se pencha, sûrement pour rompre la communication avant de se raviser.
-Au fait, Delinki…
-Monsieur ?
-Merci encore pour votre loyauté… amirale.
Le sourire qu’il lui accorda transpirait la perfidie. Leur coopération future reposerait sur une méfiance mutuelle. Quant à cette promotion, cela constituait une maigre consolation pour tout le sang versé aujourd’hui.
Cette victoire possédait le goût amer de la défaite.

Voilà, j'espère que cela vous a plu! La bataille d'Alsakan est terminée et le Premier Régent a donc sauvé sa place... au prix fort! Mais il semblerait que Contispex soit le véritable vainqueur de cette sale affaire :sournois: !

Voilà, il ne reste plus que trois extraits à publier! On s'approche de la fin! ON S'APPROCHE DE LA FIN! :shock:

Et le prochain extrait sera donc....... roulement de tambour...... CONTISPEX!

Allez à la prochaine pour la suite :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Dim 06 Oct 2019 - 20:02   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Extrait lu !

Et plus que trois autres avant la fin de cette première partie ? Diantre, je ne pensais pas qu'on en était déjà à ce stade ! :shock:

Belle conclusion de la guerre civile alsakanienne, en tout cas. Yakup ne pouvait pas être épargné, mais il est parti avec les honneurs. Et Delinki a droit à une promotion dans le sang... il faut dire qu'il ne reste sans doute guère d'amiraux dans la flotte ! :transpire:

Vivement la suite et un retour sur Coruscant pour voir ce "cher" Julius ! :sournois:
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Messagepar mat-vador » Lun 07 Oct 2019 - 19:35   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Merci pour le retour, L2 :) !

L2-D2 a écrit:Extrait lu !

Et plus que trois autres avant la fin de cette première partie ? Diantre, je ne pensais pas qu'on en était déjà à ce stade ! :shock:


J'espère que cela ne nuit pas à la qualité de l'histoire :whistle: !

L2-D2 a écrit:
Belle conclusion de la guerre civile alsakanienne, en tout cas. Yakup ne pouvait pas être épargné, mais il est parti avec les honneurs.


Pour Yakub, c'était une mort de quelqu'un décidé à aller jusqu'au bout! Cette guerre civile éclair a causé beaucoup de morts :x ! J'adore les carnages, j'adore!

L2-D2 a écrit: Et Delinki a droit à une promotion dans le sang... il faut dire qu'il ne reste sans doute guère d'amiraux dans la flotte ! :transpire:


Oué, y a eu une sacrée saignée :P !

L2-D2 a écrit:

Vivement la suite et un retour sur Coruscant pour voir ce "cher" Julius ! :sournois:


Il sera de retour pour votre plus grand plaisir :sournois: !

Allez à la prochaine :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 12 Oct 2019 - 21:45   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Bonsoir à tous, c'est l'heure de la suite!

La seconde partie est en cours d'écriture, je suis à 40 pages :wink: ! Sitôt cette première partie entièrement postée, je vous ferais des annonces imminentes là-dessus :roll: .

Dans l'extrait suivant, il est temps de retourner sur Coruscant où un certain monsieur Contispex va récolter les fruits de la victoire de son allié (mais pas trop) alsakani :D !

Je vous laisse découvrir ça!

Coruscant, appartement des Contispex

Le nouveau Chancelier Suprême de la République terminait de lire le compte rendu de l’amiral Jehun dont les vaisseaux demeuraient toujours stationnés au large de Alsakan. Il se renfonça dans son fauteuil au milieu de son bureau et croisa le regard de son épouse, debout en face de lui.
-Eh bien ? Lui demanda-t-elle.
-Le rapport de Jehun dépasse toutes nos espérances. Notre pantin a sauvé sa position et les forces dont il dispose sont suffisamment affaiblies pour qu’il ne puisse plus lancer la moindre opération d’envergure s’il avait l’idée saugrenue de nous défier.
-Mais suffisamment pour assurer la stabilité du système Alsaka et réprimer toute opposition provenant de son propre camp.
-Ainsi nos opposants qui s’élèveraient contre nos intérêts sur Alsakan et dans les systèmes alliés à eux seront muselés par procuration.
Linza Contispex fixa la nuit qui assombrissait la capitale assoupie, ajusta sa robe de nuit avant de tourner les yeux en direction de leur fils Ethan, endormi.
-Alors la Crise est terminée.
-À notre avantage, ajouta son époux avec malice. Mais un point dans le rapport de Jehun m’a intrigué.
-Lequel ?
-Un Jedi était présent pendant les combats. D’après l’amiral, il s’est bien comporté lors de la bataille d’Alsakan.
-Mais sa présence n’était pas désirable. Cela ne peut vouloir dire qu’une chose.
Arborant une expression soucieuse, Julius se leva finalement de son fauteuil et commença à faire les cent pas devant le paysage urbain nocturne.
-Les Jedi veulent me faire comprendre qu’ils ne nous font pas confiance. Si l’amiral Jehun s’est vu imposé la présence d’un Jedi à bord de son propre vaisseau de commandement, c’est parce le Haut Conseil Jedi a fait pression sur le Quartier Général de la Marine pour surveiller le déroulement des évènements.
-Penses-tu qu’ils aient compris que tu avais quelque chose à voir avec l’accession du Premier Régent ?
Il émit un grognement, subitement étreint par le doute.
-Avec cette fichue Force dont ils se vantent, admettons qu’ils ne soient pas dupes. Je dois trouver un moyen de m’assurer de leurs véritables intentions.
-Tu dois rencontrer le Haut Conseil, lui conseilla-t-elle.
Le silence permit au Chancelier de méditer la suggestion de sa femme. Il hocha la tête pour concéder son approbation.
-Très bien, je les rencontrerai. Avant cela, nous devons nous assurer que cette Crise sera bientôt résolue.
-Le Premier Régent ne nous a pas encore contacté.
-Il ne tardera pas à le faire, affirma-t-il. Quand il aura fini de cogiter.
À l’instant où il prononça ces mots, une alarme sonna et l’hologramme d’un des adeptes du culte Pius Dea flotta devant son visage.
-Sage Suprême, nous recevons un appel important d’Alsakan.
-Passez-le moi.
Le visage d’Orin Melok trahissait beaucoup d’attente et de défiance. Julius n’en était guère surpris, il éprouverait aussi beaucoup d’incertitude à sa place avec une flotte étrangère au-dessus de sa capitale.
-Bonsoir, Orin. Les choses sont-elles enfin rentrées dans l’ordre ? S’enquit-il.
-Oui, Julius. Vous pouvez rappeler maintenant votre Deuxième Flotte avec toute ma reconnaissance.
-Je le ferai quand nous nous serons mis d’accord sur les termes principaux des nouvelles relations entre nos deux gouvernements que je souhaiterais voir liés encore plus étroitement.
À ce dernier terme, les yeux du Premier Régent se plissèrent, mimant une hostilité plus prégnante.
-Il me semble que nous nous étions déjà mis d’accord le jour de la destitution de Pers’lya. Il n’a jamais été question que mon peuple se mette à genoux devant la République, ou intègre la République.
-C’est pourtant ce que je vous propose, appuya le nouveau maître de la République. Cela permettrait d’assurer une paix définitive dont tous les citoyens ont besoin. Vous bénéficierez d’une représentation au Sénat galactique où vous pourrez apporter vos réclamations et vos doléances. Nous serons disposés à vous accorder un Statut autonome particulier vous permettant de sauvegarder une politique fiscale adéquate et le droit de conserver un réservoir de forces militaires spatiales et terrestres, dans la limite du raisonnable, cela va de soi.
-Dans la limite du raisonnable ? Cela ressemble à un Diktat ! Protesta son interlocuteur. L’Archaiad n’acceptera jamais de tels termes ! Et nous accepterons à peine mieux les termes qui ont déjà été négociés avant, ou plutôt que vous nous avez précédemment imposés !
Linza se rangea aux cotés de son époux et posa une main attentive sur son épaule pour l’inciter à la patience.
-Je ne doute pas, Premier Régent, que vous trouverez avec du recul nos conditions acceptables et honorables pour votre peuple, intervint-elle. Une intégration au sein de la République avec un statut particulier avantageux est dans votre intérêt.
-Sinon, vous pouvez être assurés que nous saurons trouver quelqu’un à l’Archaiad disposé à prendre votre place et accepter les termes du futur traité.
Le Premier Régent écarquilla les yeux comme s’il venait d’être mordu. C’est en tout cas l’effet que lui fit les menaces du Chancelier Contispex.
Ce dernier en profita pour enfoncer le clou.
-Et vous savez très bien que nous en avons les moyens.
Melok déglutit avant de se racler la gorge.
-Hum, il me faut étudier votre proposition dont je prie de me faire parvenir les détails dans les plus brefs délais.
-Je vais demander à mon secrétaire de s’en occuper immédiatement.
-Je devrais en discuter avec l’Archaiad et les convaincre du bien fondé de ces termes.
-Bien entendu. Nous nous fions à vos talents de persuasion. Bonne soirée, conclut Julius avec une légère once de condescendance.
L’hologramme du Premier Régent disparut dans un flash, sans que ce dernier n’eut le luxe de pousser plus loin ses contestations. Julius Contispex demeura contemplatif avant de s’animer.
-Tu penses qu’il se pliera à nos conditions ?
-Pas de gaieté de cœur, mais il le fera. Il faudra tout de même nous méfier de lui, appuya-t-elle sentencieusement.
-Je me demande si je ne devrais pas laisser stationner la Deuxième Flotte plus de temps que prévu. Et pourquoi pas prévoir une occupation militaire durable pour nous assurer de leur obéissance dans la République qu’ils intégreront.
-Nous devrions laisser la Deuxième Flotte jusqu’à ce que nous soyons sûrs que Alsakan acceptera nos compromis. Mais nous n’avons aucun intérêt à une occupation militaire durable et à une spoliation économique trop prononcée. Cela radicaliserait à terme les alsakanis contre nous et le coût d’entretien d’une force d’occupation serait tellement élevé que le Sénat se retournerait contre nous et même une partie du peuple.
Elle se rapprocha de son mari puis le contourna pour passer dans son dos et étreindre ses épaules avec affection.
-Nous ne pouvons pas le permettre, tu le sais bien. Tu dois être vu comme le sauveur de la République mais aussi comme le garant d’une paix durable, non comme le germe d’un futur conflit. Nous devons jouer serré tant que nous n’aurons pas le contrôle absolu de la République.
Il hocha la tête.
-Tu as raison, reconnut-il finalement. Je rappellerai l’amiral Jehun et ses vaisseaux après que le Premier Régent ait confirmé qu’il approuverait le traité. En outre, je crois savoir comment soigner mon image de garant de la paix.
Il pivota pour faire face à sa tendre moitié et la prit dans ses bras.
-Je réunirai le Sénat et leur ferai valider le traité. Ensuite, j’inviterai le Premier Régent pour fêter la réconciliation et l’intégration de son système et ceux de ses alliés au sein de la République sur la place publique. J’organiserai à cette occasion un défilé militaire pour récompenser la bravoure de nos marins et soldats et rendre un hommage posthume à tous ceux qui sont tombés sur le champ de bataille.
-Ta légitimité sera d’autant plus consolidée. Je te suggère de convier aussi le Haut Conseil Jedi, tu pourras ainsi t’assurer des intentions de tous nos alliés et de tous nos ennemis potentiels.
-Les Jedi ne se mêlent pas vraiment de politique et cela est à notre avantage.
-Alors faisons en nos alliés, l’encouragea-t-elle.
-Et si ils ne deviennent pas nos alliés…
-… alors nous nous débarrasserons d’eux. Même s’il ne serait pas inutile de trier les Jedi qui adhèrent à notre doctrine des autres.
Ils s’embrassèrent avec ardeur. Oui, ils se débarrasseraient de tous ceux qui leur barreraient la route et s’opposeraient à la Volonté de la Déesse. Oui, ils prendraient peu à peu le contrôle total de la République pour la remodeler de manière parfaite. Ils en feraient de même pour l’univers tout entier au-delà de cette galaxie, si tout leur souriait.
Tout ce qu’ils auraient réussi à accomplir, ils le légueraient à Ethan lorsque l’heure serait venue. L’avenir appartenait aux Enfants de la Déesse. L’avenir leur appartiendrait à eux seuls et à leurs descendants, si la Déesse le voulait.

Voilà, j'espère que cela vous a plu! IL ne reste plus maintenant que deux extraits à poster, vous vous rendez compte?
Ca veut dire que dans quinze jours, la première partie de l’Ère des Tyrans sera donc achevée, oui achevée! :shock:

Allez à la prochaine pour la suite :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 14 Oct 2019 - 19:00   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Extrait lu !

On sent bien qu'on est dans un épilogue : la pression retombe, et Contispex et sa chère et tendre font le point sur leur plan qui s'est clairement déroulé sans accrocs ! :sournois:

Vivement le prochain extrait ! Je subodore qu'un certain Belan Kalad devrait y apparaître ! :D
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Messagepar Dark GaGa » Lun 14 Oct 2019 - 21:17   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Constiiiipeeeeeex!
Le couple infernal, que ferait-il sans sa Linza?
Welcome to the dark side, we lied about the cookies.
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Messagepar mat-vador » Mar 15 Oct 2019 - 9:14   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Merci pour vos retours, tous les deux :) !

L2-D2 a écrit:On sent bien qu'on est dans un épilogue : la pression retombe, et Contispex et sa chère et tendre font le point sur leur plan qui s'est clairement déroulé sans accrocs ! :sournois:


Oui, ils ont réussi leur ascension :sournois: ! Le plus dur est maintenant de rester au sommet :roll: !

L2-D2 a écrit:! Je subodore qu'un certain Belan Kalad devrait y apparaître ! :D


Pas dans le prochain, mais on le reverra à la fin :sournois: !

Dark GaGa a écrit:Constiiiipeeeeeex!
Le couple infernal, que ferait-il sans sa Linza?


Les femmes arrivent à tirer leur épingle du jeu au sein du couple, quand il s'agit de faire de la politique! en tout cas, ces deux-là se sont bien trouvés et leurs ennemis peuvent se faire du souci :diable: ! Maintenant qu'ils sont au sommet, ils ne vont pas le lâcher de sitôt :D !

On reverra le clan Contispex dans l'épilogue :sournois: !

Allez à la prochaine pour la suite :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 19 Oct 2019 - 21:52   Sujet: Re: Pius Dea: L'ère des Tyrans (1ère partie)

Bonsoir, c'est l'heure de la suite!

Cet avant dernier extrait est comment dire euh :transpire: un extrait hum détendu, très détendu :paf: !

Je vous laisse découvrir ça!

Deux jours après l’accession de Contispex au poste de Chancelier Suprême

Riyan Lix se frotta vigoureusement la peau avec le gant de toilette sous la vapodouche dans le quartier de l’escadron Nimbus, affecté au cuirassé le Vontor, en orbite de Coruscant. Il pensait que cela apaiserait la tension qui mettait ses nerfs à rude épreuve mais ce n’était vraiment qu’un soulagement éphémère. Il grogna lorsqu’il râpa l’épiderme sous son aisselle.
Il n’était pas à l’aise et ses équipiers bien moins encore, à l’idée d’être cité comme témoins dans le procès de Grevas Eyl, relevé de ses fonctions depuis son arrestation par la police de la Marine pour être jugé devant un tribunal militaire.
Il ne dormirait pas bien tout à l’heure, c’était certain. Il angoissait à l’idée de devoir faire face à son ancien équipier, son camarade de l’escadron. Son ancien ami. Comment avait-il pu se laisser contaminer par les doctrines radicales de ce culte, qui prônaient l’obéissance aveugle à une Déesse et la supériorité raciale des humains sur les autres espèces qui peuplaient la galaxie, y compris la République ?
Avec l’élection du nouveau Chancelier Suprême Contispex, les choses n’iraient pas en s’améliorant. Peu avant le début de l’opération de pacification sur Alsakan, plusieurs de ses coéquipiers avaient été pris à partie par certains membres des équipages du Rêve des Zhells lorsqu’ils avaient été briefés par l’amiral Jehun en personne.
Ils avaient été agressés en raison de leurs origines non humaines. Ce qui restait de l’escadron Nimbus à la fin de cette Crise se demandait si la République valait encore la peine d’être défendue.
Riyan comptait rester en service jusqu’au bout, le plus longtemps possible. Une démission équivalait à une défaite et à laisser le champ libre à un autre sous officier humain bien moins respectueux que lui. Tous s’étaient mis d’accord pour en parler avant l’ouverture du procès de Grevas sur la capitale.
Il comptait en discuter avec Zeya après sa toilette. Le savon lui glissa tout à coup des mains et il jura entre ses dents en le ramassant tant bien que mal. Il prit conscience peu après d’une présence toute proche de lui.
Il se contorsionna la tête par dessus l’épaule puis s’exclama :
-Zeya ?
Oui, c’était bien Zeya… entièrement dépouillée de tous ses vêtements, d’ailleurs. Elle sourit légèrement lorsqu’elle surprit son compagnon rougir malgré lui devant sa superbe plastique athlétique avantageuse. Elle aéra insolemment ses chevelure libérée derrière sa nuque. Sa peau rose et ses cheveux mauves étincelaient sous les lumières artificielles de la pièce.
-Permission d’entrer sous la vapodouche, sergent-major ?
Il reprit finalement sa contenance.
-Hum, toussa-t-il. Permission accordée euh première classe.
Sans hésiter, tout en accrochant son regard, elle entra. Les gouttes apparurent et glissèrent sur elle de haut en bas, la faisant luire.
-J’ai senti tes émotions depuis ma chambre et je me disais que tu avais peut-être besoin que je vienne te voir.
Comme toutes les zeltronnes, elle possédait en effet la capacité de capter comme une éponge les sentiments d’autrui et de les influencer. Ce qui pouvait en faire de redoutables manipulatrices pour ceux qui étaient sensibles à leurs phéromones.
Mais pas Zeya. Pas avec lui.
-Et ce qui me perturbe, te perturbe ?
-Pour ainsi dire. Je veux que tu te sentes à l’aise, surtout pour le procès de Grevas demain, lui souffla-t-elle.
Ils étaient maintenant très proches l’un de l’autre. Il lui tendit alors galamment le savon alors que son regard demeurait rivé sur lui.
-Nous n’avons pas besoin de ça, lui fit-elle remarquer en saisissant le savon et en le jetant négligemment par dessus son épaule. Nous avons seulement besoin l’un de l’autre.
Elle enroula subitement ses bras autour de sa nuque et pressa ses lèvres contre les siennes avec une fougue incroyable qui le bouscula contre le mur et les firent glisser sur le sol poisseux de la vapodouche.
Oui, il avait besoin d’elle. Besoin du goût de sa langue sucrée qui se glissa au fonds de sa bouche, besoin de ce corps cambré qui se frottait contre le sien. Besoin de ses cheveux longs et humides qui lui chatouillaient le visage. Besoin de ses cuisses qui enserraient ses hanches alors qu’elle l’enfourchait, pour le fusionner à elle.
Ils se mirent à haleter pendant de longues minutes pour accomplir cette besogne avant qu’ils ne firent une pause. Elle s’affala sur lui et colla son visage contre sa poitrine tandis qu’il enroulait amoureusement ses doigts dans ses mèches de cheveux mauves.
-J’ai peur de l’avenir, lui confia-t-il alors.
Elle se redressa vivement, le visage grave.
-Tu crois que ça ne marchera pas entre nous ?
-Non je ne parlais pas de ça.
Il ajouta peu après :
-Je pense que je ne reconnaîtrai plus du tout la République dans peu de temps.
-Alors concentrons-nous sur ce qui fonctionne encore bien, lui proposa-t-elle.
-Ah oui, quoi donc ?
-Eh bien, le tribunal militaire qui va juger Grevas, pour commencer.
Il s’esclaffa.
-J’admire ton optimisme.
Elle lui rendit son rire avant de lui demander :
-Au fait, tu as aimé ?
Il sut évidemment de quoi elle parlait.
-Bien sûr, répondit-il avec malice. Il en faut plus pour m’essouffler, première classe.
-Alors remettons ça, sergent-major.
Tandis qu’elle le chevauchait de nouveau, Riyan se persuadait que ce n’était pas une si mauvaise idée de reporter les discussions sérieuses à propos de leur avenir comme pilotes de la Marine. Oui, ils verraient ça plus tard.

Voilà, j'espère que cela vous a plu! Désolé, il fallait que j'honore ma réputation d'adepte du Coté coquin de la Force!

En tout cas, je vous promets que l'épilogue sera extra car on ne verra que du beau monde: Cet épilogue, messieurs dames, réunira donc ensemble le clan Contispex, des Jedi, des alsakani, des adeptes du culte Pius Dea, une foule coruscantie en folie et en pamoison devant son nouveau Chancelier :sournois: .... Bref que du beau monde :diable: !

Allez à la prochaine pour l'épilogue de cette première partie :hello: !
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