Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

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Messagepar L2-D2 » Lun 14 Mai 2018 - 7:47   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Et on continue le Chapitre 3 !

Et bien, les choses avancent considérablement ! :oui: Vos est dans la place, Yuka n'est pas loin. Les deux personnages se sont rapprochés et, à défaut de s'apprécier, se tolèrent désormais et font équipe. Mais tout ça risque fort d'éclater car si, pour l'instant, la mission se passe exceptionnellement bien (finalement, aucun problème à l'horizon), nul doute que ce sera une autre paire de manches au sein du Temple. Après tout, Vos n'est-il pas censé être un traître à la Grande Armée en ayant refusé de faire fusiller les mutins ? :sournois:

J'ai donc du mal à croire que tout va se passer comme sur des roulettes... :sournois: Tant mieux !

Vivement la suite car là, tu nous laisses en plein suspense ! :oui:
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Messagepar Clonedroïd92 » Lun 14 Mai 2018 - 12:30   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Alors, si tu te souviens bien, Vos, au vu de ses états de service "particuliers" a eu le droit de quitter l'Ordre et la République sans le titre de "traître". Mais tu as raison, le but était de l'éloigner de Coruscant. Et voilà qu'il revient ... nul doute que ça passera pas inaperçu :transpire:

Et oui ! Yuka n'est pas loin :sournois:
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Messagepar L2-D2 » Lun 14 Mai 2018 - 12:56   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Clonedroïd92 a écrit:Alors, si tu te souviens bien, Vos, au vu de ses états de service "particuliers" a eu le droit de quitter l'Ordre et la République sans le titre de "traître"

Ah ben voilà, je ne me souvenais plus de ce point là ! Il ne sera sans doute pas spécialement bien reçu mais au moins, il ne se fera pas recevoir à coups de sabre-laser sans sommation, c'est déjà ça ! :transpire:
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Messagepar Clonedroïd92 » Mer 16 Mai 2018 - 16:22   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Suite de l'opération "Doo, les Dooku, les Dooku stoich stoich".






Chapitre 3 : Justice Séparatiste (Partie 6)









Vos commença à déambuler l'air de rien dans ces couloirs qui lui étaient si familiers. Cela faisait presque deux ans qu'il n'avait plus mis les pieds ici et malgré tous les horribles événements de ces dernières années, il ne put refréner une immense vague de nostalgie en parcourant ces couloirs. Il revit ses années d'enfance et d'adolescence, à cette époque où tout était si simple. En ces temps si lointain, il était persuadé qu'il deviendrait le plus noble et courageux des Jedi, sauvant les gens dans le besoin et protégeant les plus faibles. Il était tout aussi persuadé que la République assurerait la stabilité et la justice partout dans la galaxie et pour toujours, vu qu'il en avait toujours été ainsi. C'était une évidence. Tout était plus simple.
Puis ses pensées disparurent. Non, les choses n'étaient pas plus simples. Son regard était plus simple. Plus simpliste, plus naïf. Sinon il aurait vu l'orage, qu'il vit actuellement, se profiler. Cette phase de sa vie était terminée. Cette époque révolue et le Vos de celle-ci, disparu. Il devait l'accepter.

Au fur et à mesure qu'il avançait dans les couloirs, des anciens camarades Jedi vint lui serrer la main et discuter quelques minutes avec lui .Il tâcha d'écourter au plus vite ces retrouvailles, tant pour lui que pour la mission. Bothawui lui pesait encore, il voulait sortir de là au plus vite. Revoir le Temple et ses Jedi ravivait tous ses plus mauvais souvenirs, ses cauchemars.
D'autres se contentèrent de regards exorbités, ou de regards noirs et méfiants. Certains tournèrent la tête en chuchotant ou pointèrent du doigt Vos. Il devait faire vite. Ce ne serait pas étonnant que le Conseil soit déjà au courant de sa venue et ils ne le laisseraient pas vagabonder à sa guise dans le Temple. S'il tombait sur Obi-Wan, Maître Windu ou Yoda, ça en serait fini de sa mission.

Vos savait où se trouvait la cellule de Dooku, pour s'être battu pendant près de quatre ans pour ne pas y aller pour le tuer. Il n'avait jamais vu le Comte en personne depuis son arrestation.

Arrivé au niveau cinq, il passa rapidement devant quelques gardes en usant de ses stratégies de diversion discrètes et se retrouva rapidement devant la cellule du Comte. Il savait très bien que cette cellule était étroitement surveillée par des holo-caméras. Ils sauraient que Vos était responsable du meurtre, mais il s'en fichait. Il fallait juste qu'il puisse disparaître ensuite.

Il y a près de quatre ans, au moment de l'arrestation du Comte, le Conseil avait insisté pour que Vos reste loin de la cellule et ne connaisse pas le code permettant de la déverrouiller, n'ayant sans doute pas envie de tenter le diable vu le passé de Vos et la déchirure qui ne s'était jamais vraiment refermée en lui. Et ils avaient raison. Car malgré la volonté de laisser Vos à l'écart de Dooku, ce dernier n'avait pas pu s'empêcher de faire ses investigations de son côté et de s'emparer du code d'ouverture de la cellule. Le fait de braver les ordres du Conseil n'aurait pas suffi en soit à démontrer que Vos n'eut pas réussi à mettre son passé et ses idées noires derrière lui. Tout le monde pouvait agir sur un coup de tête ou une impulsion. Non, ce qui démontrait que le Conseil avait bien fait de laisser Vos en dehors de cela, c'est qu'une fois le code obtenu, Vos n'en ai jamais parlé à personne, gardant précieusement le code pour lui, comme une trace insidieuse que Vos n'écartait pas la possibilité de rebasculer dans les ténèbres. Juste une seconde, le temps de terminer ce qu'il avait commencé. Il avait essayé maintes fois de se dire que tout ceci était derrière lui. Il avait vraiment essayé de s'en convaincre. Mais le fait qu'il soit ici, maintenant, avec deux agents Séparatistes en couverture et un autre prêt à l'extraire, lui montrait bien que le Conseil avait raison.
Il tapa le code qui déverrouilla le premier verrou de la porte, puis utilisa la Force pour l'ouvrir totalement. Seul un être sensible à la Force pouvait déverrouiller les portes des cellules du Temple. Une autre sécurité pratique.

Les portes s'ouvrirent. Vos découvrit une pièce modeste avec un tapis au sol. Sur la droite, on pouvait voir deux autres pièces. Une menant à une petite salle avec un lit et une fenêtre bloquée par un champ de contention.
Il a droit à une fenêtre, pensa immédiatement Vos avec dégoût. C'était un luxe que les geôles séparatistes, et même loyalistes, n'offraient pas. Un confort propre aux cellules du Temple.
L'autre donnait sur une douche avec toilettes. Au milieu de la salle de méditation, sur le tapis, se trouvait Dooku, à genoux, les yeux fermés.

- Je vous avais senti dès que vous aviez pénétré en ces lieux, Vos. Mais j'ai senti aussi autre chose que je n'avais pas senti depuis longtemps en vous. De la colère. Votre éloignement du Temple vous aurait-il moins profité que ce que vous aviez prévu ?
- Oh, j'ai toujours eu de la colère, Dooku. La colère et la souffrance sont les seules choses qui caractérisent ma vie à présent. Et ça, grâce à vous.
- Je croyais que votre devoir envers la République les avait gommés, répondit le Comte en ouvrant les yeux pour les fixer sur Vos.
- La République était la dernière chose à laquelle je me rattachais. Je pensais que sa victoire restaurerait la paix, l'ordre et la justice dans la galaxie.
- Et que, par ce biais, vous lui rendriez justice, à elle.

Cette attaque transperça la poitrine de Vos de part en part et son regard s'enflamma d'une haine vorace.

- Comment osez-vous ne serait-ce que l'évoquer, Dooku ?
- Le Conseil m'autorise à méditer avec les autres Jedi. D'échanger. Cela fait partie de mon processus de guérison et … de rédemption. C'est au cours de ces méditations que j'ai su que vous nous aviez quitté. Que vous aviez tourné le dos à la République. On m'a parlé d'un monde, Bothawui. C'est là-bas que tout aurait basculé pour vous. Mais on ne m'a jamais dit ce qui vous avait poussé à fuir, Vos.

« Fuir », pensa Vos. Le terme était là encore savamment choisit pour être une attaque directe. Vos se contenta de le regarder dans les yeux.

- Finalement, vous avez vu que votre précieuse République était loin d'avoir le bon rôle dans ce conflit, n'est ce pas ? Vous vous êtes rendu compte que le monde idéalisé et partial que l'Ordre vous avait appris à voir n'était pas le vrai monde, celui que tout le monde voit, vit et ressent. Le Temple est un cocon agréable. Mais il est loin de refléter la vie telle qu'elle est, dehors. J'ai connu ça, moi aussi. Et votre rôle de général de la Grande Armée ne vous montrait que ce qu'il y avait de plus brutal chez les Séparatistes, sans vous mettre face à ce que, eux, voyaient chaque jour sur le champ de bataille. Le réveil a été dur, n'est ce pas ?
- Vous êtes sacrément mal placé pour me parler de légitimité, de cause, de bon ou de mauvais rôle. Et encore moins d'illusion. Peu importe qui a le bon rôle dans ce conflit, peu importe les Séparatistes, peu importe les Loyalistes. Peu importe la galaxie.Vous comptiez anéantir les deux camps et soumettre la galaxie à votre volonté, à votre caprice, avec votre maître, Palpatine. Vous n'êtes rien de plus qu'un énième pitoyable tyran sans la moindre envergure, qui s'est fait misérablement trahir et jeté en cellule. Vous n'êtes rien.
- Ce n'est pas ce que pense la galaxie. Je suis l'homme qui a réveillé la colère du peuple, enfouie depuis près d'un millénaire. Je suis l'homme de la Confédération. Du combat.
- Ah oui ? Et qui pensez-vous être responsable de ma venue ici ?

Le Comte plissa les yeux.

- Vous pensiez que je venais de mon propre chef, c'est ça ?

Vos ne put s'empêcher de rigoler bruyamment à l'idée.

- Ah, Dooku, mon vieux, vous êtes vraiment à l'ouest. Vous vous ramollissez en cellule.
- Abrégez, commanda le Comte.
- Ce sont vos vieux amis Séparatistes qui sont responsables de tout ceci. Ce sont eux qui sont venu me chercher. Eux qui m'ont demandé de vous tuer. La Confédération n'a pas d'autre vœux que de vous voir mort, en ce moment. Donc si vous espériez pouvoir un jour sortir d'ici et trouver asile chez vos anciens serviteurs, pas de bol. Vous souffrez d'une crise de popularité au sein de la CSI. Visiblement, ce sont des gens susceptibles.
- Alors vous vous êtes perdu au point de passer de grand défenseur de la République sur le front, à assassin des Séparatistes ? C'est pitoyable.
- Je ne suis pas leur assassin. J'ai mes raisons d'être là. Et eux, ont leurs propres raisons. Mais on se rejoint sur un point, Dooku. Justice n'a pas été rendue. Ni pour elle, ni pour eux, ni pour toute la galaxie. Les Jedi ont eu plus de compassion pour votre pourriture que pour les innocents conscrits qu'ils envoient à la mort. Mais je vais rectifier cette erreur. Maintenant, cessez de gagner du temps, et mourrez.
- Trop tard, dit-il dans un sourire.

Des bruits de pas se stoppèrent derrières Vos et ce dernier entendit des sabres laser s'allumer.

- Vous pensiez sans doute pouvoir me tuer sans blesser personne d'autre, Vos. Mais ce ne sera pas possible. Pour aller au bout de votre vengeance, vous allez devoir tuer vos camarades Jedi, des innocents. Êtes-vous prêt à aller si loin pour votre vengeance, Vos ?

Vos se retourna vers les deux Jedi. L'un se nommait Rumbe, c'était un Roona. L'autre était un jeune Humain blond que Vos n'avait jamais vu lorsqu'il était au Temple.

- Vos, arrêtez ! Nous ne voulons pas nous battre ! plaida Rumbe.
- Moi non plus, Rumbe. Mais il semble que vous soyez prêt à m'affronter, moi, votre ancien camarade, pour protéger ce criminel.
- Le Conseil a statué sur son sort, Vos. Nous devons respecter leur décision.
- Je sais. Mais je ne suis plus un Jedi désormais.

Sans rajouter un mot, Vos sauta en assénant un coup de sabre aux deux Jedi qui parèrent l'attaque. Rumbe était un chevalier lambda et le jeune type devait avoir été tout juste intronisé. Vos aurait largement l'avantage. Il essayera d’utiliser cet avantage pour les neutraliser sans les blesser.

Rumbe lança un attaque au niveau du torse tandis que l'humain cisailla les jambes. Au moins ils savaient se battre à deux. Vos sauta pour esquiver l'attaque du jeune garçon et para l'assaut du Roona. Dans le même temps il infligea un lourd coup de pied au torse du blondinet en utilisant la Force pour en décupler la puissance, ce qui le projeta. Là, il fit quelques coups transversaux rapides sur Rumbe qui les para habilement et répliqua d'un coup d'estoc.

- Hey ! Pour quelqu'un qui ne veut pas se battre, ce coup là était pour tuer !
- Vos, je ne veux pas me battre, mais si je dois le faire, je n'hésiterais pas.

Vos fit un salto tout en frappant au niveau de la tête de Rumbe. Sans surprise il dégagea son sabre d'un coup de revers. Mais Vos se retrouva derrière lui et pivota rapidement en enchaînant les coups pour toujours être dans son dos. Rumbe tournait en boucle et l'espace confiné de la cellule fit qu'il arriva de moins en moins à suivre. Il projeta donc Vos dans le couloir, comme ce dernier l'espérait. Là, Rumbe et le jeune gars, firent une erreur et sautèrent de concert pour attaquer Vos, plaqué contre le mur du couloir face à l'entrée de la cellule. Vos concentra toute sa puissance, et projeta violemment les deux Jedi contre le mur face à lui. Le jeune garçon perdit connaissance sous le choc et Vos sauta vers Rumbe, sonné et déstabilisé. D'un puissant coup descendant il fit sauter le garde de Rumbe et son sabre roula au sol. Sans perdre de temps, Vos cisailla les jambes en deux endroits. Pas assez pour laisser des séquelles après guérison, mais suffisamment pour clouer Rumbe au sol. Ce dernier poussa un hurlement de douleur.

- Désolé, Rumbe. Vous vous en remettrez.

Dooku n'avait pas attendu de voir la fin du combat. Il s'était emparé du sabre bleu du jeune chevalier inconscient et avait fait un trou dans le plafond, puis sauté à l'étage supérieur pour passer par une fenêtre d'un couloir désert à cette heure de la nuit pour grimper sur le toit du Temple, entre les tours. Vos le suivit sans peine.

- Merci de porter le combat dans un endroit où mais anciens camarades ne pourront pas intervenir toutes les cinq minutes, Dooku.

Le Comte lui jeta un regard inquiet. Ce n'était pas son intention.

- Oh … le Comte voulait se faire la malle ? continua Vos. Et votre repentance devant le Sénat ? C'était du flan ?
- Vous n'êtes pas obligé de m'affronter, Vos. Vous avez dépassé tout ça.
- La vache, les Jedi vous ont vite retourné le cerveau. Vous parlez de nouveau comme eux.
- Je ne peux pas dire que j'ai retrouvé la lumière, Vos. Ce serait mentir.
- Ouais, je confirme.
- Mais je ne suis plus celui que vous connaissiez. Je ne suis plus un Sith. J'ai renoncé au Code Sith, au Côté Obscur. Je l'ai compris lorsque j'ai saisi que je n'étais qu'un pion moi aussi, dans ce scénario.
- Il transpire pourtant en vous, le Côté Obscur.
- L'obscurité une vieille amie qu'on ne chasse pas si facilement une fois qu'on lui a tendu les bras, Vos. Vous le savez mieux que quiconque. Mais ce n'est pas pour autant que l'on est un Sith. Ce n'est pas pour autant que l'on est mauvais.
- Mentez à la galaxie autant que vous voulez, Comte. Mais là, vous vous enfuyiez. Vous n'avez pas perdu espoir de dominer la galaxie. Vous êtes toujours un danger. Et je vais y mettre un terme.

Sans autre sommation, Vos plongea sur le Comte qui d'un mouvement habile esquiva et mit un coup puissant dans son dos. D'une parade précise, Vos encaissa le choc, se retourna et les sabres s'entrechoquèrent dans une pluie de coups, de gestes et de manœuvres rapides et sauvages. Chaque coup n'avait qu'un but : percer la défense de l'adversaire pour tuer. Contrairement au combat précédent contre les Jedi, Vos laissa sa fureur monter en lui. Il attaqua toujours le premier, faisant pleuvoir les coups au niveau des jambes, du torse et de la tête. Il faisait appel à sa rage, à son dégoût pour le Comte. Mais aussi à son souvenir d'elle. D'Assajj. Il revit son sourire. Il revit cette scène où elle lui appliqua les pansements aux bacta sur le dos, de son touché délicat et protecteur. Il revit ses baisers. Il revit les combines qu'ils effectuèrent ensemble, avec ses techniques de drague « en douceur » ou « direct ». Il revit son combat contre le Comte sur Raxus. Il revit la terreur d'Assajj lorsqu'il essaya de la tuer dans le donjon de Serenno. Sa méfiance qui en suivit. Il revit leur dernière bataille sur Christophsis. Les éclairs qui la brûlèrent. Les éclairs qui sortaient des mains de Dooku. Il revit Dathomir et ce tombeau aux eaux cristallines. Il revit son cercueil avec le corps de sa bien aimée, inerte, dedans. Il revit les eaux noires l'engloutir, elle, et leur destin qu'ils s'étaient promis. Et à chaque souvenir, la douleur comme le réconfort qu'apportait Assajj renforça le lien de Vos avec la Force, et les coups se firent plus violents, plus rapides, plus précis. Le Côté Obscur s'abreuvait autant de la souffrance de Vos que de son amour. Ce dernier était un sentiment extrêmement puissant et une source illimitée de pouvoir, surtout combiné à la douleur et la colère. Et Dooku ne put rien face à cela. Il reculait sans cesse, haletait, souffrait. Il était toujours habile et puissant, mais les années d'incarcération sans entraînement martial l'avait ramolli. Et s'il y a bien un moment dans sa vie où il aurait dû être au summum de sa forme, c'était maintenant. Car Vos allait le tuer. Il le savait. Il ne pourrait pas l'arrêter. A la fin, il perdrait.

Dooku se dégagea en tentant une rotation de ses appuis et en distribuant deux coups transversaux souples pour garder l'équilibre. Il se repositionnait soit pour fuir, soit pour contre attaquer, mais le lien de Vos avec le Côté Obscur était tellement symbiotique, qu'il voyait tous les mouvements du Comte au ralenti. Il lui fit face et, alors qu'il baissa sa garde pour contre-attaquer, Vos le projeta contre une tour du Temple. Il le saisit immédiatement à la trachée par la Force et l'écrasa doucement pour voir Dooku mourir à petit feu, mais le Sith prouva qu'il eut encore de la ressource et usa de la Force pour faire céder le lien imaginaire entre lui et Vos, reprenant son souffle. Vos fonça alors, sabre en avant tel un bouclier aux attaques éventuelles, puis une fois à portée, mit un coup de revers au niveau des entrailles. Le Sith para une fois de plus, mais fut un temps sans protection. Vos le projeta de nouveau contre le montant central, cette fois, du Temple et le choc immobilisa le Comte qui hurla de douleur. Vos vint vers lui et donna un coup descendant de toutes ses forces, elle même au delà de toutes leurs limites, et découpa le sabre que le Comte brandissait pour se défendre, lui ôtant la main. Vos remarqua que ce fut une main mécanique, stigmate de son combat contre Skywalker.

- On utilise plus les fameux éclairs, Comte ? dit-il dans un rictus en pointant son sabre vers Dooku.
- Ne faites pas ça. Ça ne vous avancera à rien.
- Peut-être pas. Mais il y a des milliards de personnes qui attendent une justice qu'ils n'ont jamais eut. Les Jedi, en vous enfermant ici, ont privé tout ces gens, dont moi, de la justice.
- C'est de la vengeance, pas de la justice, Vos, dit-il sur un ton pitoyable et suppliant. Vous valez mieux que ça.
- Oh arrêtez, Comte. Vengeance, justice... tout ceci n'est que de la sémantique pour se donner bonne conscience. Mais la réalité, c'est que vengeance et justice sont liées. Intimement.
- Je sais, j'ai emprunté ce chemin. Je sais tout ça. Mais j'avais tort, Vos. Ça ne résout rien. Ça ne vous ramènera pas Ventress, ça ne ramènera pas tous les gens que j'ai pu tuer. Ça ne détruira que vous.
- Je suis déjà détruit, Dooku. Grâce à vos soins. Et comme vous venez de le dire, je le fais pour les gens que vous avez tué.
- Parce que vous pensez que Ventress est morte par ma faute ?
- Les éclairs qui l'ont brûlé à mort venaient de vos mains, je crois ?
- Vos, vous ne comprenez donc rien, comme tout le monde. Pourquoi ai-je chassé Ventress, Vos ? Pourquoi ai-je décidé de la tuer ?
- Parce que vous êtes un monstre qui n'a de loyauté pour personne. Elle vous servait, ordure.
- Justement ! J'étais un Sith. J'étais un monstre, mais un monstre logique. Pourquoi aurais-je décidé d'un coup de tuer ma meilleure assassin ? Mon apprentie ?

Il appuya le dernier terme.

- Vous ne l'avez jamais considérée comme votre apprentie ! Vous l'avez toujours considérée comme votre arme !
- Faux ! Chez les Sith les deux sont liés, mais je la considérais vraiment comme mon apprentie ! Si je me suis retourné contre elle c'est parce que je n'ai pas eu d'autre choix ! On me l'avait ordonné !

Vos resta bouche bée par cette nouvelle.

- C'est Sidious. C'est Palpatine qui m'a demandé de la tuer. Il m'a obligé à le faire.
- Pourquoi ?
- Elle devenait trop puissante, haleta Dooku. Je la formais trop bien à l'art des Sith. Sidious a finit par comprendre.
- Comprendre quoi ?
- Qu'elle n'était pas que mon assassin. Que j'avais pour projet d'en faire une Dame Sith, et de la retourner contre lui ! Pour gouverner notre Empire, à mes côtés. Il a voulu que je prouve ma loyauté. Si je ne la tuais pas, il m'aurait tué moi. Je n'avais pas le choix.
- Oh oui, c'est sûr, le choix était cornélien. Perso, je sais pour qui j'aurais voté.
- Que j’obéisse ou pas, Sidious l'aurait fait tuer, Vos. Il ne laissait rien au hasard. Tout ce qui a découlé ensuite, votre rencontre tous les deux, puis la mort de Ventress, n'étais dû qu'au fait que Palpatine m'avait ordonné de la tuer. Personne ne comprend ! Me tuer ne changera rien ! Je ne suis pas le menace ! Je ne l'ai jamais vraiment été ! C'est lui !
- Palpatine ne vaut plus rien ! Ce n'est qu'un Sith en fuite, sans ressources. Son plan a échoué, il n'a plus d'armée, plus d'apprenti, plus de serviteurs.  Plus rien !
- Et donc cet imbécile de Rainar pense que c'est moi la menace pour sa Confédération ? Ce maniaque du pouvoir se trompe ! Vous vous trompez tous ! Si vous pensez que Sidious est le genre d'homme à abandonner sa soif inextinguible de pouvoir pour se mettre à élever des nerfs sur une planète paumée, vous êtes plus idiots que je ne le pensais ! Il renoncera pas au pouvoir ! C'est un homme patient. Il a attendu des décennies en alimentant les braises de la discorde qui sommeillaient depuis plus de mille ans ! Il a fait en sorte que les deux camps soient totalement irréconciliables et aient des armées surpuissantes pour pouvoir s'entretuer de manière massive. Il voulait créer le conflit le plus meurtrier jamais vu, faire le pire carnage possible. Il aurait réussi trois choses ! Anéantis les dissidents qui couvaient depuis plus de mille ans dans l'ombre, montré à la galaxie à quel point la République était sclérosée, corrompue et faible ! Et poser toutes les bases pour que son Empire soit accepté et acclamé de tous ! S'il avait réussi, il avait prévu des choses encore plus horribles ! Des massacres à plus grande échelle encore ! De détruire des planètes entières ! Rien n'aurait pu l'arrêter. Il n'y aurait eu plus aucune limite à son pouvoir !
- Et vous avez rejoint consciemment un projet aussi fou.
- Ne soyez pas naïf, Vos. La République n'est plus qu'une vieille carcasse inutile indigne de ses citoyens. Vous même vous l'avez vu. J'aspirais à quelque chose de plus grand. Un régime fort qui pourrait mettre un terme définitif à la corruption, à la faiblesse et aux injustices. Mais sans Palpatine. C’est pour cela que je formais Ventress. Ça et le pouvoir, bien sur, rajouta t-il devant le visage déformé de Vos.
Cet homme est fou à lier. Il est dangereux, Vos. Encore aujourd'hui. Si vous pensez qu'il va abandonner son rêve déjoué, vieux de plus de quatre décennies,vous vous trompez. Il est sans doute déjà à la manœuvre, dans l'ombre, prêt à vous frapper. A tous vous enterrer. Et si Rainar pense qu'il pourra unir la galaxie derrière la Confédération tant que ce monstre sera en vie, alors c'est qu'il n'est pas assez avisé pour occuper ce poste. Personne n'est à l'abri. Mais les Jedi sont incapables de concevoir cela. Même aujourd'hui. Ils sont trop occupés à sauver leur République alors qu'il n'y a plus rien à sauver. Pourtant je leur ai dit. Je leur ai parlé de la station spatiale.
- La station spatiale ?
- Une station orbitale top secrète dont les plans ont été conçus par Poggle le Bref, et les Géonosiens. Les Géonosiens sont derrière le projet, mais Palpatine a fait bouger la structure à un endroit inconnu juste après mon incarcération et avant sa fuite. Palpatine l'a fait déplacer à un endroit que ni la CSI, ni la République ne connaît. Vous pensez que c'est un hasard ? Palpatine a toujours un coup d'avance. Il comptait utiliser cet engin pour établir son règne absolu. Et cette station, je parie que la CSI comme la République ne peuvent plus la situer avec exactitude.
- Peut-être parce qu'elle n'a jamais existé, et que vous ne cessez jamais de mentir et de manipuler, Comte, dans l'espoir vain que je vous épargne ? Ou alors cherchez-vous encore à gagner du temps ? Une station destructrice de planète, s'il vous plaît...
Ça ne vous paraît pas un peu trop gros ?
- Maintenant que vous connaissez la vérité sur Palpatine, ça ne devrait pas. Mais personne ne m'écoute.
- Si Palpatine est une menace future pour la galaxie et la Confédération, on y mettra un terme. Rainar n'a pas l'air d'être le genre de type à reculer devant un obstacle sur sa route. Mais si Palpatine mérite de mourir pour ce qu'il a fait, c'est toujours le cas pour vous aussi.

Sans un autre mot, il enfonça son sabre dans le cœur de Dooku.

- Ça c'est de la part des Séparatistes, de la galaxie. Mais surtout, c'est de sa part à elle.

Le comte tendit une main vacillante vers Vos. Le regard du Comte était empli de larmes, tant par la douleur que par la peur. C'est cela qui frappa Vos. La peur dans le regard du Comte. Dark Tyrannus était le Seigneur Noir des Sith le plus puissant de la galaxie. Il a passé la fin de sa vie à orchestrer le conflit le plus ravageur de la galaxie et jouer avec le destin de milliards d'individus. Oui, le Comte Dooku a joué avec la galaxie entière. Il y avait de quoi par finir à se considérer comme une sorte de dieu. Dooku avait tellement prit l'habitude d'être celui qui tire les ficelles, qui tue, et qui fait tuer, qu'il avait fini par oublier sa propre mortalité. Fini par oublier qu'il n'était pas un dieu, et que lui aussi pouvait succomber à son propre jeu. Il avait levé la plus puissante armée jamais vue, il était devenu le plus puissant individu de la galaxie. L'idée de finir là, sur le toit du Temple Jedi, avec un sabre laser planté dans le cœur, était une hypothèse qu'il avait définitivement exclue. Même après sa capture, il avait déjoué la mort, obtenant une détention tranquille. Il avait fini par réellement croire que la mort le fuirait pour toujours. Alors, tandis que la sabre de Vos lui brûla le cœur, et qu'il sentit son corps et son esprit mourir de manière irrémédiable, le Comte Dooku était littéralement mort de peur. Effrayé. Il avait beau être l'homme le plus puissant de la galaxie, cette fois, c'était un combat qu'il ne pouvait gagner. Un combat dont la seule victime désignée d'office, c'était lui. C'est donc ainsi, la terreur dans les yeux, que la tête du Comte Dooku tomba mollement s’écraser contre la tour centrale du Temple, et que le dernier soupir d'un des Seigneur Noir des Sith le plus notable de l'histoire expira pour toujours.

- Vos ! hurla des voix derrière lui.

En se retournant, Vos vit Obi-Wan Kenobi, membre du Conseil Jedi et ancien ami. Il était accompagné de Mace Windu, figure d'autorité du Conseil Jedi, et le visage public du Conseil auprès de la République. Quatre autres Jedi les accompagnaient.

- Ne bouge pas, Vos ! lui ordonna Kenobi. Il avait déjà allumé son sabre, de même que ses camarades et couraient tous vers lui.

Vos ne pouvait pas les affronter tous en même temps. Il devait fuir.
Plusieurs lasers rouges fendirent l'atmosphère et toucha un Jedi trop occupé à courir vers lui, concentré sur sa cible. Il était touché à la jambe et s'effondra d'une traite. D'autres tirs s'abattirent sur Windu et Kenobi qui les renvoyèrent vers le speeder civil qui faisait une boucle pour se mettre au-dessus de Vos.

- Bouge toi ! Faut pas rester là ! lui commanda Yuka, une arme dans la main, l'autre sur le guidon de manœuvre.
- Ne tire plus sur eux ! J'étais clair ! Pas de mort !
- Je visais les jambes !

Vos lança un dernier regard vers le corps avachit du Comte Dooku, la tête tombante et une expression maladive sur le visage, puis sauta sur le speeder qui prit de l'altitude. Windu tenta un saut mais loupa le speeder en mouvement et atterrit de nombreux mètres plus bas, se réceptionnant grâce à la Force.
Vos s'enfonça dans le siège passager.

- Sort nous de là.
- C'est parti !

Ils s'éloignèrent du Temple quand un tir vert passa non loin de leur embarcation. Vos entendit un bourdonnement leur faisant face, reconnaissable entre mille, qu'il avait entendu de très nombreuses fois.

- Oh, oh, fit Yuka.
- Une TIO/BA ! Esquive !!
- Putain, c'est pas un peu exagéré ? Sérieusement ? Une canonnière pour deux fugitifs ?
- Coruscant est en état de siège maximal. Deux individus qui rentrent dans le Temple pour tuer un type et blessent des Jedi, ils ne vont pas faire de détails

Yuka plongea pour esquiver six autres rafales surpuissantes. Le speeder était petit et agile, il pouvait se jouer de la canonnière. Mais cet engin était un véhicule de guerre conçu pour détruire des tanks lourdement blindés et avait la précision nécessaire pour détruire des chasseurs en plein vol. Le tout, piloté par un équipage militaire sur-entraîné. Ils n'auraient pas l'avantage, même dans la fuite. Leur speeder n'avait aucune protection. Au moindre impact, ils seraient désintégrés.

- Et si on veut se rendre ?
- Bah tente toujours de lever les mains, mais je pense qu'ils s'en tamponnent. Tu veux te rendre ? rajouta t-il en lui jetant un regard choqué.
- Non mais on aurait pu ! Ils demandent même pas !
- Les gentils, ils étaient au Temple. Eux, c'est une autre histoire.

En finissant sa phrase, il dû s'agripper en catastrophe au tableau de bord quand Yuka fit une figure de haute voltige pour esquiver un autre coup qui aurait dû être direct. Yuka s'en sortait bien, elle esquivait habilement les frappes en faisant des manœuvres folles et imprévisibles. Les appareils de verrouillage de la TIO/BA n'arrivaient pas à les harponner.

- Descends ! commanda Vos. Descends entre les immeubles, ce ne sont pas des couloirs de circulation, ils ne pourront pas nous suivre !
- Bien reçu, bien reçu ! fit-elle en mimant un droïde B1.

Alors qu'ils descendaient et s’apprêtaient à rentrer dans un étroit corridor, en passant à proximité d'une structure décorative en béton, le speeder fut violemment propulsé sur la droite lorsque deux missiles s'écrasèrent juste à côté d'eux, sur la décoration.

- Des missiles ?! Mais t'as tué Windu ou quoi ?
- Bah non ! Tu l'as bien vu en bas !
- Ils sont au courant qu'on est sur Coruscant ?! Et pas sur le front ?

Ça y est. Le speeder slalomait entre les habitations habitées, dans des rues piétonnes, apeurant les passants. La TIO/BA ne pouvait plus les suivre.

- Voilà, on est tranquille, dit Yuka.
- Je ne crois pas. Ils ont encore un véhicule en stock qui …

Et comme pour confirmer son intuition, Vos entendit un hurlement distinctif qui approchait d'eux sans savoir d'où il provenait.

- Qui ? Quoi ? Quel véhicule ? Vos, c’est quoi ce bruit ? demanda, Yuka anxieuse.
- Tu savais que les ingénieurs militaires de la République était une bande de grands malades paranos, qui déclinaient tous leurs créations en des trucs pires, pour toutes les situations possibles ?
- Ouais, j'ai cru voir ça.

Au détour d'un croisement, une véhicule plus petit que la TIO/BA se rangea derrière eux, avec un hublot vertical en tête, des panneaux collecteurs d'énergie solaire, sur le dessus et les flancs, et des troupes de la Garde dans le compartiment de transport de troupes à l'arrière.

- Bah ils ont inventé une TIO/BA miniature. Même puissance de feu, mais elle, elle te les brise sur tous les terrains. Dit bonjour à la canonnière de patrouille.
- Non mais tu te fout de …

Elle ne put finir sa phrase lorsque le véhicule lâcha deux missiles qui passèrent au ras de leur speeder pour s'écraser sur la bâtiment en face d'eux. Les morceaux du mur pulvérisé s'écroulaient, alors qu'ils prenaient le virage à angle droit, et faillirent les écraser. La canonnière les talonna.

- Non, mais pourquoi ont ils crée ça ? piailla Yuka.
- Pour les opérations de police.
- Pour... QUOI ?!
- Les délinquants sont dangereux sur Coruscant...
- On est en zone habitée, pourquoi ils tirent à coup de missiles ?
- Ils dédommageront les gens, je suppose.
- Je croyais la République en faillite ?
- Ah oui, c'est vrai.

Comme si le pilote l'avait entendu, les canons lasers et les missiles se turent, mais des troopers se magnétisèrent à la canonnière et sortirent leur buste dehors pour faire feu sur le speeder. Les Gardes de Coruscant, entraînés à ce genre de chose, réussirent à toucher à plusieurs reprises le speeder qui annonçait des dégâts critiques et prit feu à divers endroits.

- Ce truc n'a pas de blindage ! On va exploser ! hurla Yuka.
- Tente quelque chose...

Il baissa la tête lorsque qu'un tir s'écrasa sur la visière avant côté passager et cracha une gerbe de flamme.

- ... où on va y rester !

Mais il n'y avait rien à tenter. La TIO/BA était sans doute en train de suivre la poursuite à plus haute altitude. S'ils remontaient, ils étaient morts. Et la rue n'allait qu'en ligne droite avec de légères courbes. Rien qui ne leur permettaient de s'enfuir. Les troopers allaient les abattre sous peu et le speeder ne tiendrait de toute façon plus très longtemps.

- Bougez pas, dit une voix dans le comlink.

Un tir venant de loin devant eux frôla Vos et percuta un soldat qui visait leur speeder, dans la canonnière. Il tomba raide mort. Un tir tua un second, puis un troisième frappa la verrière du cockpit, puis un autre frappa au même endroit. Le cinquième toucha un panneau solaire droit, comme les trois suivants. Le pilote, instinctivement fit une légère embardée sur la gauche pour se retirer de la ligne de mire du tireur embusqué invisible, mais vu l'étroitesse de la rue, il percuta l'immeuble gauche, ce qui retourna le véhicule de biais. Le véhicule finit par s'encastrer dans le mur de l'immeuble droit, cockpit en avant, et tomba dans un fracas au sol, suivit d'une explosion.

- Jolis tirs, Doonrett ! Tu nous sauve la mise, là ! le félicita Yuka
- A ton service !

Vos ne put s'empêcher de se tourner pour voir s'il y avait des survivants. Ce n'était visiblement pas le cas.
Yuka tourna la tête vers lui.

- Je sais que tu voulais que personne ne meurt, Vos. Mais on ne pouvait pas faire autrement. Ils tiraient pour tuer. C'était eux ou nous.
- Je sais … dit-il sans que cela n'atténue sa culpabilité.

Sa soif de vengeance venait encore d'ôter la vie à des innocents.

- On peut plonger dans les niveaux inférieurs au prochain croisement, Vos. Il faut qu'on trouve le Rodien et son bar au niveau 1889. C'est notre seule chance de nous sortir de là.








Comme d'hab, la suite des aventures de nos agents mercredi prochain !! Merci :jap:
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Messagepar L2-D2 » Jeu 17 Mai 2018 - 8:29   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Lu !

Ah, ça ne traîne pas ! :shock:

Superbes discussion puis duel entre Dooku et Vos. C'est délicat de décrire Dooku dans la situation où il est (plus Sith, mais certainement pas redevenu Jedi), on ne le connait pas ainsi et pourtant tu as réussi à retranscrire sa façon de parler, on a vraiment l'impression d'avoir Christopher Lee en face de nous. Pour un peu, on serait dans The Clone Wars ! :oui:

Et lorsqu'on croit que le Chapitre est fini, on découvre en fait que ce n'est pas le cas, et cette sixième partie se termine sur une course-poursuite vraiment stressante !

Mission remplie pour Vos en tout cas, et je me demande s'il va sagement rentrer à Nar Shaadda ou si les propos du Comte ne vont pas le motiver à traîner un peu plus dans les parages à la recherche d'un autre Seigneur Noir des Sith... :sournois:
"Les histoires que nous aimons ne rentrent peut-être pas toutes dans une seule ligne de temps, mais elles compteront toujours à nos yeux." - John Jackson Miller, dans sa préface du roman Une nouvelle aube
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Messagepar Clonedroïd92 » Jeu 17 Mai 2018 - 10:29   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Merci pour ton retour L2 !

Et oui, ca ne traine pas. Dooku n'est pas une fin en soit. Chaque piece de ma fic tendent vers un denouement global. Mais tu pense bien. Chaque infos glissées ne sont pas la pour rien :sournois:

Oui, j'avais l'impression de bien le tenir Dooku. Le fait d'avoir TCW et les films rendent le perso plus facile a caracteriser que pour Vos. Il fallait juste le rendre plus ambigu, fatigué, desillusionné. Entre deux chaises.
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Messagepar Ve'ssshhh » Sam 19 Mai 2018 - 18:30   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

j'ai enfin rattrapé mon retard!
La guerre avance, avec son lot de massacres et d'injustices. On découvre les Jedi sous un nouveau jour, à la limite de la tyrannie, et finalement encore plus englués dans le piège du conflit que lorsqu'ils étaient manipulés par Palpy.
Un seigneur sith qui, ce dernier chapitre le rappelle, oeuvre encore en secret pour asseoir sa domination.
J'ai beaucoup aimé cette confrontation entre un Quinlan Vos toujours aussi tourmenté et un Dooku sur la voie de la repentance.
Je me prends à espérer que le kiffar gardera à l'avenir une place importante dans le récit, mais je crains un coup fourré de la part des indépendantistes. Je doute un peu de l'idéalisme de Raynar...
Ma foi, la suite nous le dira...
Suspense, suspense...
- Bougez pas! Les mains sur la table! Je vous préviens qu'on a la puissance de feu d'un croiseur, et des flingues de concours.
- Si ces messieurs veulent bien me les confier...
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Messagepar Clonedroïd92 » Sam 19 Mai 2018 - 19:28   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Merci beaucoup de ton message :jap:

Ve'ssshhh a écrit:j'ai enfin rattrapé mon retard!
La guerre avance, avec son lot de massacres et d'injustices. On découvre les Jedi sous un nouveau jour, à la limite de la tyrannie, et finalement encore plus englués dans le piège du conflit que lorsqu'ils étaient manipulés par Palpy.


"A de sombres extrémités, un tel raisonnement nous conduirait"... faut toujours écouter Yoda :D
Les Jedi ne sont pas devenu des tyrans, mais le poids de sauver une République agonisante ne repose plus que sur eux désormais. Et la gouvernance est un exercice périlleux.

Ve'ssshhh a écrit:Un seigneur sith qui, ce dernier chapitre le rappelle, oeuvre encore en secret pour asseoir sa domination.
J'ai beaucoup aimé cette confrontation entre un Quinlan Vos toujours aussi tourmenté et un Dooku sur la voie de la repentance.
Je me prends à espérer que le kiffar gardera à l'avenir une place importante dans le récit, mais je crains un coup fourré de la part des indépendantistes. Je doute un peu de l'idéalisme de Raynar...
Ma foi, la suite nous le dira...
Suspense, suspense...


Ce Seigneur Sith plane comme une menace même depuis sa fuite. Les comptes n'ont pas été réglés, donc tu as sans doute raison :transpire:
Sans spoiler, Vos gardera une place importante dans le récit. Vos, Yuka et ses agents sont la deuxième vague de personnages introduits. Ils auront une place qui égalera la première vague dans les enjeux (Thodes, Rainar, Mayla ...)
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Messagepar Clonedroïd92 » Mer 23 Mai 2018 - 21:44   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Bonsoir. Au vue de mon rythme implacable au taf (30 heures de travail effectives en 2 jours, et j'ecris depuis le taf) je ne pourrais poster ce soir n'ayant tout simplement pas pu mettre en page. Je tacherais de poster des demain, des que j'ai le temps. Mes excuses et la bonne soiree ! :jap:
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Messagepar Chewiewoo » Jeu 24 Mai 2018 - 18:17   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

J'ai lu le prologue et le premier chapitre.

Commençons en chipotant.
Ton bon niveau général d'écriture est gâché par des négligences basiques qu'une relecture attentive corrigerait (les autres lecteurs n'ont pas osé le dire :P ) :
- la conjugaison des verbes : "Une série d'approbations parcouru le comité ", "Mais si j'étais habité de mauvaises intentions j'aurais gardé cette information pour moi et l'aurait", "personne ici ne l'ignorent", "Je ne les laisserais pas t'emmener !"
-certaines phrases ne sont pas organisées selon l'ordre le plus fluide : "Il vit plusieurs Sénateurs sortir"->"Il vit sortir plusieurs sénateurs."..
-des tournures ambigües : "moi, ou un autre, aura le poste"->je ne crois pas que ce soit incorrect mais je sais que c'est laid
-je finis avec une remarque plus subjective : je n'aime pas cette manie actuelle des phrases sans verbe... Elles semblent incomplète et ça n'apporte rien : "Nouveau murmure d'approbation parmi les Sénateurs. "->Les Sénateurs murmu(rè)rent encore leur approbation""

De bien petites choses qui ne nuisent pas la compréhension d'une phrase, comme tu dis, mais que le lecteur remarque... :sournois:



J'ai souvent eu l'impression que tu développais trop, sans doute parce que tu reprends le format scénique du roman. Tu n'utilises pas les libertés qu'offrent la fanfiction, l'écriture numérique, d'aller à l'essentiel. Tu retardes le traitement des éléments, nombreux et intriguants, que tu brasses, pour pondre une scène ayant la "bonne longueur". Pourquoi rester dans ce moule ? Sois direct.
Je crois que le background des personnages et les scènes d'actions gagneraient à être resserrés. :neutre:


Essaye d'intégrer, d'entremêler la narration, la description et le dialogue. C'est difficile mais le compartimentage fait amateur. :wink:
- Je vous en prie. Grievous est plus un problème qu'une solution. Certes il possède un nombre de victoires inestimable, mais pouvons-nous vraiment confier notre effort militaire à un monstre qui a commis les pires atrocités contre des civils derrière le dos du Parlement et des peuples Confédérés ?
Non seulement nous devons avoir un nouveau Chef de l’État mais nous devons mettre Grievous hors d'état de nuire définitivement. On ne peut laisser une brute comme lui entacher le projet séparatiste plus longtemps. Surtout qu'il est fort probable, qu'en tant que proche de Dooku, il ait joué un rôle dans ce complot.

Je trouve que tu forces le vraisemblable pour rendre tes conspirateurs sympathiques. Regarde la situation que tu décris, l’absence de chef, les risques d’une rébellion des corporations. Vont-ils jouer les vieges effarouchées devant un général aux mains un peu sales ? Ils ont accepté Dooku comme chef pendant cinq ans... Si tu veux évacuer Grievous de l’histoire, il serait plus crédible de le faire soit par des rivalités personnelles, soit par un conflit entre les "clans" politiques et militaires séparatistes, àmha.



Si j'ai été critique c'est parce que ton histoire le mérite ! Tu jongles très bien avec les éléments politiques, tu sais créer des personnages vivants, ton éciture nerveuse est immersive, tout le récit a de l'ampleur : tous ça, excellent, mériterait de n'être pas desservi par des problèmes corrigeables. :jap:
À l'horizon de la Galaxie : Errance lunaire.
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Messagepar Clonedroïd92 » Jeu 24 Mai 2018 - 21:10   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Un nouveau lecteur. Déjà bienvenu. :) Ensuite :

Chewiewoo a écrit:J'ai lu le prologue et le premier chapitre.

Commençons en chipotant.
Ton bon niveau général d'écriture est gâché par des négligences basiques qu'une relecture attentive corrigerait (les autres lecteurs n'ont pas osé le dire :P ) :
- la conjugaison des verbes : "Une série d'approbations parcouru le comité ", "Mais si j'étais habité de mauvaises intentions j'aurais gardé cette information pour moi et l'aurait", "personne ici ne l'ignorent", "Je ne les laisserais pas t'emmener !"
-certaines phrases ne sont pas organisées selon l'ordre le plus fluide : "Il vit plusieurs Sénateurs sortir"->"Il vit sortir plusieurs sénateurs."..


Je tâche de relire au maximum et utilise un correcteur pour la conjugaison en plus de mes yeux. Malheureusement, je poste de longs textes, et mon niveau personnel ne permet pas toujours de tout voir. J'entends que ça peu agacer, mais ce n’est pas vraiment par choix ^^. Par exemple, Pour ton premier exemple, je ne vois pas toutes le fautes par exemples, même alors que tu le souligne.

-des tournures ambigües : "moi, ou un autre, aura le poste"->je ne crois pas que ce soit incorrect mais je sais que c'est laid
-je finis avec une remarque plus subjective : je n'aime pas cette manie actuelle des phrases sans verbe... Elles semblent incomplète et ça n'apporte rien : "Nouveau murmure d'approbation parmi les Sénateurs. "->Les Sénateurs murmu(rè)rent encore leur approbation""


Il est vrai que je verbalise beaucoup à l'écrit. J'imagine des dialogues tel un film et parfois, ça peut se ressentir. Et paraître laid à l'écriture. Je comprends que tu puisse ne pas aimer ce style. J'essaye de pas en faire une loi générale dans le texte, mais malheureusement, cette verbalisation a tendance à revenir de temps à autre. Mais j'entends. Si ce genre de tournure dérange vraiment les lecteurs, je tacherais de les gommer, même si ça fait perdre un peu de spontanéité dans mon écriture.
Pour ta seconde remarque sur les phrases sans verbe, c'est un style clairement voulu par contre. La encore, je comprends que ça puisse te bloquer, vu qu'on ne peut pas plaire à tout le monde. Je ne savais pas que c'était une manie de manière générale dans les courants littéraires d'ailleurs. Je suppose que c'est par influence de mes lectures.

Essaye d'intégrer, d'entremêler la narration, la description et le dialogue. C'est difficile mais le compartimentage fait amateur. :wink:
- Je vous en prie. Grievous est plus un problème qu'une solution. Certes il possède un nombre de victoires inestimable, mais pouvons-nous vraiment confier notre effort militaire à un monstre qui a commis les pires atrocités contre des civils derrière le dos du Parlement et des peuples Confédérés ?
Non seulement nous devons avoir un nouveau Chef de l’État mais nous devons mettre Grievous hors d'état de nuire définitivement. On ne peut laisser une brute comme lui entacher le projet séparatiste plus longtemps. Surtout qu'il est fort probable, qu'en tant que proche de Dooku, il ait joué un rôle dans ce complot.

Je trouve que tu forces le vraisemblable pour rendre tes conspirateurs sympathiques. Regarde la situation que tu décris, l’absence de chef, les risques d’une rébellion des corporations. Vont-ils jouer les vieges effarouchées devant un général aux mains un peu sales ? Ils ont accepté Dooku comme chef pendant cinq ans... Si tu veux évacuer Grievous de l’histoire, il serait plus crédible de le faire soit par des rivalités personnelles, soit par un conflit entre les "clans" politiques et militaires séparatistes, àmha.


Si j'ai été critique c'est parce que ton histoire le mérite ! Tu jongles très bien avec les éléments politiques, tu sais créer des personnages vivants, ton éciture nerveuse est immersive, tout le récit a de l'ampleur : tous ça, excellent, mériterait de n'être pas desservi par des problèmes corrigeables. :jap:


Sauf que Dooku cachait ses actes et manipulait les Seps (les peuples, pas les corpo) depuis tout ce temps (trois ans d'ailleurs, pas cinq). Il y a vraiment une chute d'un piédestal pour les Seps. Ils ont tous été régulièrement mis à l'écart des horreurs de la guerre, comme on le voit dans TCW à plusieurs reprises, au vu de leurs illusions.
Là on en revient au goût. Je m'explique. Je sais que notre génération est habité par la soif de complots, de tensions, de retournements et de trahisons et au rejet des "bonnes intentions". On veut pas du facile. Pourquoi ne pas développer des guerres de clans ou d'égo ? (bien qu'il y a deux clans distincts qui se fond au sein de la CSI et des batailles d'égo au fur et à mesure de l'histoire, si tu continu). Tout simplement parce que mon histoire ne se concentre pas que sur la CSI. Elle s’étend sur des années et des années. CSI, République, tiers parties, Jedi ou Sith...
Si tu en es qu'au chapitre 1, et si tu continu, tu verra que d'autres personnages seront introduits, que d'autres histoires prendront formes, et le toutes auront un rôle pour dessiner une forme de fresque chronologique jusqu'au dénouement et chaque histoire aura un rôle, plus ou moins important. J'aurais pu sur-développer les guerres intestines au sein de la CSI. Car elles existent, elles sont même la cause du dernier chapitre et d'une mission particulière. Mais il faut avancer. Mon histoire est déjà (très) longue pour une fan fiction. Il convient de ne pas la développer à outrance sur des choses qui ne seront que secondaires. Rainar à des alliés solides, c'est indispensable. Grievous n'a jamais été un allié de coeur des Seps (je parle encore et toujours des Sénateurs et des peuples, pas des corpo), mais un sbire de Dooku. Dooku n'est plus, les Seps remettent en cause son héritage et les crimes de ce dernier sont exposés au grand jour. Libérés des Sith, il y a une "Dedookuisation". Il faut faire des choix sur ce qui a de l'importance dans une histoire. Et dans quelle proportion les développer. Leur réaction peut paraître naïve, mais au vu de TCW, elle me paraît réaliste. Ils étaient charmés, et naïfs.

En espérant avoir pu expliquer mes choix de scénar et en espérant malgré tout que tu trouvera la reste de ta lecture agréable :jap:









Pour le reste de mes lecteurs. Je finit, encore, à 2 du mat' aujourd"hui. Je vais devoir encore décaler à demain. C'est très exceptionnel et le rythme reprendra normalement ensuite. Encore désolé. Les impoderables de mon taf sont vraiment imponderables.
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Messagepar Clonedroïd92 » Sam 26 Mai 2018 - 1:42   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Bonsoir à tous. Après une semaine très chargée, je poste avec beaucoup de retard la partie de cette semaine. Cela permettra d'avoir la suite mercredi, assez rapidement et ainsi clore ce chapitre, voyons le bon côté des choses :transpire:












Chapitre 3 : Justice Séparatiste (Partie 7)










Yuka prit les routes les plus étroites et oubliées visibles sur l'holo-carte fournit par l'Agent Slay. Ils purent ainsi s'enfoncer jusqu'au niveau 1889 sans rencontrer le moindre troopers. Là, ils abandonnèrent le speeder fumant sur un petit parking public oublié près d'une voie de turbo-tramway. Des blocs techniques vétustes leur faisaient face, avec son lot de passages étroits. Yuka et Vos s'y frayèrent un chemin. Au détour d'une ruelle, Vos vit plusieurs tours d'habitation, ou plutôt des parties de tours d'habitations qui plongeaient dans les niveaux inférieurs. Les plus pauvres logeaient beaucoup plus bas tandis que les parties supérieures de ces tours donnaient à la surface, où les plus aisés vivaient. Typique de la stratification sociale de Coruscant.
Mais ce qui attira l’œil de Vos, ce fut les énormes affiches lumineuses, qui, au lieu d'afficher les slogans et la propagande loyaliste, affichaient leurs visages. La capture d'image avait été faite sur le speeder lors de leur échappée du Temple. L'image était légendée par : « Citoyens, si vous voyez ces ennemis de la République, signalez les aux autorités et n'intervenez pas directement. Ils sont armés et dangereux. Une récompense de 500 crédits sera remise pour toute information exploitable. Ensemble, assurons la sécurité de Coruscant et de nos enfants ».

- Comment ont-ils pu avoir ces photos de nous ? Et je suis vraiment moche sur la leur. C'est pas mon meilleur profil, commenta Yuka.
- Sans doute à cause de cette grimace de concentration lorsque tu essayais de ne pas nous faire exploser en plein vol...
La République a commencé à cribler Coruscant d'holo-caméras après le début de la Guerre des Clones, mais suite à la chute de Palpatine, le recul des forces Loyalistes, la conscription obligatoire et les émeutes, elle a fait passer le programme de surveillance à un tout autre niveau. Il y a des holo-caméras absolument partout.
- Alors ils savent qu'on est ici, non ? s'interrogea Yuka

Comme pour répondre à sa question, Vos aperçu une canonnière de patrouille atterrir au pied d'une tour. De son ventre, jaillit une quinzaine de Gardes de Coruscant armés. Un autre véhicule atterrit non loin et trois autres s'enfoncèrent plus dans les quartiers commerciaux du niveau. Les troopers arrêtèrent les passants pour leur montrer des images de Vos et Yuka.

- Oui, ils savent. Notre course poursuite a dû être suivie par holo-cam, mais le parking n'est pas couvert par le programme de surveillance, dit-il en pointant du pouce derrière lui, en direction du parking où ils avaient abandonné leur speeder ravagé.
- Sinon, ils nous auraient interpellé sur le parking, termina Yuka.

Vos hocha la tête.

- Mais pour 500 crédits, par les temps qui courent, on va se faire balancer. Et encore plus si les autorités promettent une exception de conscription. Mais on a encore un coup à jouer.
- Ah oui ? s'étonna la Twi'lek.

Vos partit faire le tour de la ruelle et trouva deux individus. L'un était dissimulé par une cape ample et paraissait louche. L'autre était un humain technicien sale, aux yeux injectés de sang, portant un casque de maintenance lourd. Sans doute un shooté à l'épice. Vos, sans prévenir, mit un violent coup de pied dans la mâchoire du drogué, avant de frapper à de nombreuses reprises le dealer encapuchonné pour lui faire perdre connaissance.
Yuka se fixa sur place, dévisageant Vos.

- Et après on dit que c'est moi la cinglée instable...
- Y a rien de cinglé là-dedans. Nous sommes connues que par nos tenues et nos visages. Met la cape et la capuche et moi j'met le casque. On prend leur fringues aussi. Vu qu'il s'agit d'un dealer et d'un drogué, je doute qu'ils aillent se plaindre aux autorités, surtout si on laisse une poignée de crédit dans leur poche.
- Ne te justifie pas. J'ai trouvé cet excès de violence gratuite terriblement excitante. Par contre on est obligé de porter ces « purges » ? dit-elle en tenant de deux doigts la cape. Je ne crois pas que ces raclures aient l'hygiène comme préoccupation principale.
- Et moi je croyais qu'une redoutable agent de l'OSC, ayant fricoté avec la pire vermine de Nar Shaddaa serait au-dessus des odeurs.
- J'étais prête à beaucoup de choses pour ma mission, et j'avoue ne pas avoir toujours été sapée et parfumée comme une diva, mais jamais à ce niveau. Je côtoie ces gens, le minimum syndical, mais je ne suis pas comme eux.

Sur ce, elle ôta son gilet tactique militaire, découvrant son corps ferme, mais subtil et délicat. Loin du cliché d'une soldat et d'une guerrière, Yuka faisait passer sans doute la dissimulation et la séduction avant la dureté physique et la condition martiale.

- Ça, c'est sûr, lâcha Vos.

Yuka se redressa et lui fit un grand sourire.

- Merci !

Vos leva les yeux au ciel et enfila la tenue crasseuse et malodorante du technicien de maintenance. Il mit le casque en essayant d'y rentrer ses longues dreadlocks dedans.
Une fois déguisés, les deux fugitifs se frayèrent leur chemin dans les ruelles, puis dans la foule lorsqu'ils devaient quitter ces dernières, en tâchant d'éviter les points de contrôle mis un peu partout sur les axes principaux et secondaires. En escaladant plusieurs murs, en passant dans des magasins et lieux privés, le tout agrémenté de détours dans des rues « coupe-gorges », Vos et Yuka finirent par trouver le bar qui se nommait le « l'Entrée du Nouveau Monde » à la devanture en plaqué-or outrancière.

- Ça doit être là, fit Vos.
- N'en sois pas si sûr. Le vrai miracle serait de trouver un quartier où il n'y a qu'un seul bar avec « nouveau monde » dans le titre.

Vos ricana et ils rentrèrent dans l'établissement. Enfin, c'est ainsi qu'on pouvait l'appeler pour être poli. Il y faisait particulièrement sombre, les principales sources de lumières venant des néons violets, verts et rouges du bar et des juke-box dans les divers coins de la pièce. Des tables de pazaak et de sabacc fleurissaient au centre. On trouvait des ivrognes avachis un peu partout, par terre et sur des tables crasseuses et collantes. Certains étaient aux prises sur des jeux d'arcades basse-définition au fond du bar et d'autre jouaient aux électro-fléchettes sur cible … et sur concurrents. Naviguant entre les immondices humaines et aliens, Vos et Yuka trouvèrent le Rodien avec une imposante cicatrice noire lui traversant le visage. Il possédait une veste en cuir aux nombreuses poches, dont l'épaisseur laissait deviner qu'il cachait une ou plusieurs armes. Il devait sans doute faire les rôles de tenancier, videur et flic local dans son bar.

- Bien le bonjour, fit Vos. Black Scar, je présume ?
- Bois ou dégage, répondit le Rodien.
- On aimerait beaucoup, fit Vos. Mais on ne va pas avoir le temps. On doit se barrer. Et on nous a dit que tu pouvais nous aider.
- 'Z'avez cru que j'étais bar-taxi ?

Yuka approcha et se mit juste à côté de lui, son visage proche du sien et prit sa voix la plus douce et ambiguë.

- Non, mon chou. On vient ici parce qu'on a pas d'autres choix. On vient de la part de Slay. Il nous a dit que tu pourrais vraiment nous filer un coup de main. Dois-je comprendre qu'il s'est trompé ? On trouvera de l'aide ailleurs dans ce cas...

Black Scar s'arrêta de frotter un verre et fit face à Yuka.

- Slay a dit ça ?
- T'as quand même pas cru qu'on venait te voir pour ton caractère affable ou ton sens des relations organiques ? lui asséna Vos. Et encore moins pour les consommations …

Le Rodien lui jeta un regard noir, puis baissa les yeux vers le bar un instant.

- Ok.

Il jeta une datacarte à Vos.

- C'est pour démarrer une moto-jet dans le niveau inférieur du bar. Il donne sur un long tunnel qui lie le niveau aux docks, vous échapperez aux troopers. Après démerdez-vous. Je vous préviens, si vous me citez, je nierais tout en bloc et rien ne me permet de me relier à la moto-jet. Et je suis très rancunier, alors démerdez-vous comme vous voulez, mais je veux apparaître sur rien.
- T'en fais pas, lui dit Yuka en lui passant une main sur la joue. On est du genre discret.
- Vous direz à Slay que j'ai rempli mon rôle, par contre, fit Black Scar après s'être remit de l'assaut émotionnel de Yuka.
- Il saura, t'en fais pas, lui dit Vos sans le lui jeter un regard en rejoignant la porte désignée par le Rodien menant à la cave.

Au fond de la cave, Vos et Yuka attendirent le Rodien qui descendit et actionna une commande sur le panneau d'une armoire électrique. Celle-ci glissa sur la gauche et une entrée se découvrit. Vos et Yuka y pénétrèrent et virent une moto-jet garée devant un tunnel sombre, long et étroit.
Sans un mot, le Rodien referma l'armoire derrière eux.

- Bon bah quand faut y aller …, fit Vos.

Il enjamba la moto-jet et Yuka se mit derrière lui, le tenant par la taille d'une main et l'éclairant d'une lampe de l'autre main. Ils volèrent dans l'étroit tunnel pendant au moins trente minutes, avant de sortir le long d'un dock particulièrement excentré de l'activité portuaire, et loin des contrôles des troopers. Ils étaient à environ un kilomètre du secteur H-16 avec sa décharge et sa zone de stockage quasi-abandonnée. Là ils aperçurent l'écoutille de maintenance numéro 6, en apparence scellée depuis des lustres. Comme pour la cache de Vos sur Nar Shaddaa, celle-ci se trouvait en hauteur, mais on pouvait y accéder en escaladant des containers de stockage. Vos gara donc la moto-jet parmi les carcasses vieillissantes qui mourraient là pour ne pas attirer l'attention, puis ils prirent sur eux de grimper jusqu'à l'écoutille où le passe la déverrouilla comme si elle avait toujours été fonctionnelle et entretenue.
Une fois à l'intérieur, Vos était sûr de trouver une planque poussiéreuse, invivable et étroite. C'était tout le contraire. Slay et Kapreni avaient sérieusement bien rénové les locaux techniques. Mieux que ne l'avait fait Vos sur Nar Shaddaa. Certes c'était poussiéreux, mais assez agréable. Une table avec une station holonet pirate raccordée au réseau trônait au premier plan, face à un holo-écran de divertissement. Une confortable banquette en angle cernait la table. Derrière se trouvait un bar en bois datant de l'époque ou les locaux étaient utilisés, sans doute pour la pause, ou pour y mettre du matériel. Maintenant il dissimulait un réfrigérateur où se trouvait des boissons fraîches alcoolisées et non-alcoolisées. Les armoires contre le mur gauche de la pièce étaient remplies de denrées alimentaires non périssables. Il y en avait assez pour quatre mois, comme l'avait dit Slay. Au fond de la pièce, non-visible depuis l'entrée, se trouvait une armoire forte avec des brouilleurs, des grappins, des unités comm', des armes de poings, des armes d'épaules, des grenades, des explosifs plus lourds et tout un package d'équipements pour quatre personnes. De quoi se refaire une condition, et Vos et Yuka auraient largement besoin d'abandonner ces vêtements immondes et inutiles pour du matériel pratique. Sur le mur de droite du fond de la pièce, faisant l'angle avec le mur tenant le réfrigérateur, se trouvait une porte donnant sur quatre chambres individuelles minimalistes et une salle d'eau.
Près de la porte où ils étaient rentrés, se trouvait une alcôve où un homme pouvait se glisser et une petite grille d'aération donnant sur la décharge, faisant office de judas pratique et permettant de surveiller les allées et venues.

Yuka siffla d'admiration après avoir fait le tour du propriétaire et se laissa tomber sur la banquette, bras et jambes écartés, en signe de fatigue.

- Et ben ! Ils ont pas fait semblant ! J'ai eu des apparts' loin de ce standing.
- On est censé tenir plus de quatre mois, remarqua Vos.
- Mes apparts' c'était pour plus de quatre mois, répliqua Yuke en souriant.
- Y a du matos derrière. Faut recompléter notre équipement et virer ces fringues.
- Avec plaisir, répondit Yuka en ôtant sa cape et son haut. Puis faudra trouver ce quoi s'occuper..., dit-elle en en lançant un regard lubrique à Vos.

Vos la fixa avant de rouler les yeux vers le ciel en allumant la station holonet.

- Quoi ? fit Yuka. T'a autre chose à faire peut-être dans les quatre mois prochains ?
- Oui, survivre. Tu te tapes toujours tes coéquipiers ?
- Non, seulement quand ils sont beaux et lorsqu'on ne se fait pas tirer dessus. Ça arrive donc bien moins souvent que tu ne le penses. Les temps morts, ça n'arrive pas souvent dans ce boulot, faut savoir en profiter.
- Sans moi, lui répondit Vos sur un ton morose.
- Quoi ? Ton entraînement de Jedi te place au-dessus des besoins naturels ? Tu ne ressens par de désir ?
- Si, bien sûr.
- Bah alors ? Je ne comprends pas. Vu notre vie, faut saisir toutes les occasions. On peut y rester dans une minute si ça se trouve.
- Tu ne comprends pas parce que tu n'as jamais aimé personne. Tu ne considères le sexe que comme un divertissement. Mais tant que tu n'as jamais aimé sincèrement quelqu'un, tu ne peux comprendre ce que c'est.
- Tout à fait, je n'ai jamais commis cette connerie de tomber amoureuse, dit-elle d'un ton plus dur en se redressant sur la banquette. Tu sais pourquoi ? Ce n'est qu'une faiblesse. J'en ai connu des amoureux transis. Certains même étaient amoureux de moi. Et tu sais ce qu'ils sont tous en commun ? Dans ce monde de merde, ils ont tous perdu la partie. La plupart sont morts, et dans des circonstances horribles. D'autres sont fauchés, réduits en esclavage ou ont pété un câble. Voilà ce qu'il en coûte d'aimer autrui. Le monde ne marche à l'amour. C'est contre-nature de mettre sa santé, son intérêt et ses plaisirs après ceux de quelqu'un d'autre. Personne, aucun être vivant n'est conditionné pour cela. C'est la loi du plus fort, la vraie vie. Comme je t'ai dit, individuellement ne nous sommes rien, donc si tu donnes matière à te faire écraser, tu te feras invariablement écrasé.
- Et je ne doute pas que certains de ces amoureux malheureux soient morts de ta main...
- C'est même grâce à eux que j'ai réussi mes plus beaux coups. Pas un ne me résiste, coupa Yuka.
- … mais encore une fois, tu n'as jamais connu cette joie d'être épris d'un autre. Le bonheur immense que peut seulement t'apporter son sourire, sa présence, sa caresse. Nul besoin de fortune, nul besoin de complexité. Le bonheur tout simple. Ta vie est tellement fade sans. Tellement triste. Tu me fais de la peine, au fond, répondit Vos d'un ton calme.
- Ouais, c'est vrai, tu mènes la grande vie ! 'Suffit de te regarder. Tu n'es plus que l'ombre de toi-même. Tu as tellement morflé de la mort de ta Sith chérie que t'as passé le reste de ton existence à essayer de te suicider en première ligne pour une cause à laquelle tu ne croyais plus depuis longtemps, pour finalement finir seul, en fuite, caché sur la lune la plus misérable et immonde de la galaxie, à vivre parmi les lie des ordures. La vache, je t'envie.
- La ferme. Tu ne sais pas de quoi tu parles, répliqua sèchement Vos qui sentit la colère affluer.
- Ah ouais ? On était en liaison comm' sur le toit du Temple, Vos. J'ai coupé pour pas que Doonrett en profite aussi, mais j'ai tout entendu de ta conversation avec le Comte. Nous, les Séparatistes, on sait pourquoi on voulait le buter. On l'a fait pour préserver la Confédération, pour éradiquer une menace politique future qui menaçait toute la galaxie. Toi, tu n'as fait que te greffer sur notre cause légitime, pour une unique raison : la vengeance. C'est fait plus de quatre ans que Ventress est morte et t'as toujours pas réussi à faire ton deuil. T'es toujours torturé au point d'avoir fait un assassinat sur le territoire de tes anciens potes en risquant de te faire buter, pour le compte de tes anciens ennemis. T'as vie n'a plus le moindre sens, Vos ! Elle ne tourne qu'autour du souvenir de Ventress. Tous tes actes tournent autour de Ventress alors qu'elle n'est plus là. Au nom de Ventress, tu fuis, au nom de Ventress tu tues, et au nom de Ventress t'es même plus capable de baiser un coup. A ça ouais, Vos ! T'as vie me fait vachement envie, qu'est-ce que je rate ! Tu sais quoi je vais rester dans mon malheur. Au moins j'peux manger, dormir, rigoler, voyager et regarder un mec sans me sentir abattue et coupable.

Vos sentit la rage monter en lui et sans s'en rendre compte, un poing dur comme l'acier se forma au bout de son bras et s'élança vers le visage de Yuka. Celle-ci fit une parade, se laissa glisser sur l’extérieur de son bras, passa dans son dos et lui fit une prise à la nuque. Yuka n'était peut-être pas galbée comme une commando ou une machine de guerre, mais derrière ses charmes, ses techniques étaient celle d'une tueuse sur-entraînée.

- Tu vois ? Même ça, je te l'envie pas. Après la mort de celle que tu aimais, t'as appliqué tes foutus enseignements de Jedi à la con. T'as tout gardé à l'intérieur, hein ? T'as tout retenu ? T'as même pas pu vivre ta douleur. Même cette facette de la vie, tu n'y as pas eu le droit. Entre tes serments de Jedi et ton amour qui t'as démoli...

Elle le lâcha et s'éloigna de lui.

- … je maintiens qu'une vie sans attaches aux plaisirs éphémères est et restera toujours la seule vie qui compte. On est égoïstes, Vos. Les bonnes intentions, c’est bon pour paver l'enfer.
- Pourtant t'as accepté de tuer le Comte pour une cause plus grande que toi. Pour la galaxie, lui fit-il remarquer plus calmement mais sur la défensive.
- Faut bien bosser pour vivre, Vos. Ça ou autre chose, autant faire quelque chose qui m'amuse... et qui compte réellement. Puis on habite dans cette galaxie en question. Ma vie passe peut être avant tout chose, mais une galaxie en guerre totale et permanente, c'est une horreur et un danger pour chacun d'entre nous. La paix globale est bien plus fun pour vivre dangereusement.

Elle reprit son souffle un instant, puis se dirigea vers le réfrigérateur pour sortir une bière corellienne.

- Bon, pour le sexe visiblement c'est mort, hein ? dit-elle sur un ton de nouveau détendu. Je sais reconnaître un râteau quand j'en prends un, même si ça n'arrive pas souvent. Alors je vais boire et me détendre. Met les nouvelles, s'il te plaît. Peut-être qu'on parle de nous aux infos ?

Elle s'affaissa nonchalamment sur la banquette et posa les pieds sur la table fasse à elle, comme si elle ne venait pas d'asséner des attaques verbales extrêmement douloureuses à Vos. Machinalement il fit ce qu'elle demanda et alluma l'écran. Yuka traitait la douleur infligée à Vos de la même manière que les meurtres, tortures et violences qu'elle commettait. Avec une parfaite indifférence et un détachement joyeux mais froid. Il ne put que se sentir blessé et rabaissé par les propos de Yuka, essentiellement parce qu'elle avait dit vrai sur beaucoup de choses. Pas sur l'amour et les attachements. Vos ne regretterait jamais d'avoir rencontré Ventress. Yuka et les Jedi se plantaient totalement sur l'attachement, et sur la faiblesse qu'il était censé représenter. Mais elle avait raison sur ce que la mort de Ventress avait fait de lui. Sur ce qu'il l'avait laissé faire de lui. L'amour l'avait démoli, parce qu'il s'était laissé démolir. L'heure était peut-être venu de remonter la pente. De retrouver un sens à sa vie. Mais lequel ?

- Et ben. Ils ont mis nos visages partout dans Coruscant et ils fouillent les bas niveaux, appartement par appartement. Ces abrutis n'ont pas fini de compter leurs heures de boulot.
- C'est pas forcément bon pour nous, finit par dire Vos après un moment de silence, en se posant à côté de la Twi'lek bleue.

Yuka ricana.

- Si tu crois qu'ils vont nous trouver, tu te goures. Cette écoutille est scellée et ils sont persuadés qu'elle l'est encore. Ils pourraient faire passer un défilé militaire dans la décharge qu'ils ne nous trouveraient pas.
- Non, ils ne nous trouveront pas. Mais s'ils s'embourbent dans une chasse à l'homme logement après logement, cela pourrait prendre des mois. On doit se barrer d'ici.
- T'en fais pas. J'ai tenu quatre mois dans des taudis. Ça me fera de belles vacances.
- Je ne survivrais pas quatre mois avec toi, lâcha Vos.
- Touchée, dit-elle dans un rictus en le regardant de biais. On trouvera un moyen de se tirer avant. T'en fais pas, tu pourras bientôt déprimer en homme libre. Enfin presque...

Fort heureusement, ils n'eurent pas à attendre quatre mois. Durant près de sept jours, ils n'eurent pas d'autres activités que de dormir, manger, regarder les Holonews pour voir où en était les recherches et faire des parties de billard. Yuka avait abandonné l'idée de faire des propositions indécentes à Vos et passait son temps libre au ralenti tout comme lui. Le seul frisson qu'ils aient pu avoir fut lorsque une patrouille de la Garde, avec l'aide des Forces de Sécurité de Coruscant, fouillèrent la décharge au quatrième jour de recherche. Vos avait suivi la fouille depuis la grille d'aération et avait vu un trooper vérifier si l'écoutille était bien scellée, sans grande conviction qu'il puisse en être autrement.
Au septième jour, ils entendirent un speeder se poster devant leur cache et des coups lourds mais sourds s’abattirent contre l'écoutille. Son sabre laser en main, Vos avait jeté un œil par la grille d'aération et avait vu la silhouette massive d'Hidelson dans un speeder devant l'écoutille.

- Il est là, fit Vos.
- Quoi, déjà ? se plaignit Yuka, une queue de billard dans la main. Je te battais là !
- Je te laissais gagner, répondit Vos. Je croyais que ton truc c'était des shoots d'adrénaline en permanence, ça devrait te réjouir qu'on se tire, non ?
- Depuis près de huit ans, je passe mon temps à courir, tirer, tuer, mentir et re-courir pour sauver ma vie, en frôlant la mort douze fois par semaine. En fait c'est comme ça depuis toujours. Sais-tu à quel point ces moments d'accalmie sont rares dans ma vie ? J'aime pouvoir en profiter.
- Pourquoi tu ne fais pas autre chose ? demanda Vos alors qu'elle s'approchait de l'écoutille pour l'ouvrir.
- Comme quoi ? Réfugiée de guerre ? railla t-elle. Dans la vie, faut toujours être du côté des chasseurs, Vos. Jamais du bétail.

L'écoutille disparue, et l'homme à la peau noire et à la mâchoire cybernétique apparut.

- Bonjour. Faut qu'on bouge, déclara t-il simplement sans la moindre trace d'humanité.
- C'est sûr dehors ? demanda Vos.
- Non, mais y aura pas mieux, répondit Hidelson. Les Loyalistes vous cherchent dans les niveaux inférieurs. Pour eux, c'est la seule explication plausible pour que personne ne vous ait vu dans les niveaux médians et supérieurs durant les recherches. Y a jamais eu si peu de troopers dans le coin depuis quatre ans donc bon …
- Parfait, qu'on laisse ces idiots s'enterrer, répondit Yuka. Nous on se tire. Les docks sont cleans ?
- Y a les postes de contrôle habituels, mais il y a une différence entre « regarder » et « voir ». Ils pensent les docks sécurisés. Chez Slay, c'est le calme plat. Ses habilitations nous permettront de passer la flotte en état de siège en orbite. Doonrett nous attend.
- Foutons le camp de ce monde décadent alors, lâcha Yuka.

Dans l'heure qui suivit, leur speeder rejoignit le transport Gozanti modifié et ils décollèrent sans encombres. La flotte de la République les scanna encore au départ, mais les habilitations de Slay était un gage de moralité. Ils purent passer sans subir un contrôle physique du vaisseau et plonger dans l'hyperespace.

- Alors, comment ça se passe maintenant ? fini par demander Vos. Vous me larguez sur un monde en zone Séparatiste et vous me laissez peinard ?
- Tu ne veux même pas un merci ? lui répondit Doonrett de sa voix sifflante.
- De toi ? Non, pas vraiment.
- Ce que Doonrett veux dire, c'est qu'il y a un débriefing. Il sera fait par le Chef de l’État en personne. Alder Tionnick, le directeur de l'OSC, et Mrss'ko, sous directeur aux opérations clandestines de l'OSC seront présents. Faut briller devant le gratin, Vos ! intervint Yuka avec un sourire agacé.

Elle ne devait pas beaucoup apprécier ce genre d'étalage de hiérarchie, ni rendre des comptes.

- A part Rainar, je ne connais pas les autres, répondit Vos.
- Normal, ce sont des espions, comme nous. C'est si tu les connaissais que ce serait inquiétant.
- Mais je parie que le dernier est un Trandoshan vu son nom, supposa le Jedi.
- Bien joué, s'amusa Doonrett. Comment tu sais ça ?
- J'en ai affronté un paquet. La République soutenait les Wookiees, et les Séparatistes les Trandoshans. Je reconnais la consonance de leurs noms.
- Évite de vouloir le découper alors, il est déjà suffisamment bougon de nature, conclut Doonrett.
- Je peux me permettre une question, Doonrett ?

Le Phindien fit un geste positif de la tête.

- T'es le tortionnaire du groupe ou pas ? Je me le demande depuis que je t'ai vu pour la première fois.
- Comme absolument tous ceux qui le rencontre, cria Hidelson depuis le cockpit.
- Voyons Vos, la Confédération ne pratique pas la torture, dit-il dans un sourire mauvais.

Yuka à côté de lui, penchée sur son sac utilitaire, explosa littéralement de rire, les mains sur ses cuisses, à la déclaration de Doonrett.

- P... Pardon, dit-elle après s'être essuyé les yeux des larmes de rire. Doonrett, rappelle-moi de ne jamais te faire témoigner sous serment au Parlement si un jour on a une enquête au cul.


Après plus de trois heures d'hyperespace, le vaisseau apparut au milieu d'une immense flotte Séparatiste. Sans doute l'une des plus immense que Vos ait jamais vu. La planète verdâtre devant lui ne lui rappela pas la capitale de la Confédération des Systèmes Indépendants.

- Yuka ? On est où exactement ? Ce n'est pas Raxus.
- Bah ouais... On est sur Sluis Van, pourquoi ?

Vos se retourna vivement vers elle.

- Sluis Van ? C'est votre monde super secret, bouclé par la moitié de la flotte Séparatiste ? Le nouveau centre de commandement militaire des armées droïdes est ici, non ?
- Pas si secret que ça apparemment, s'amusa Yuka. Et on est très loin d'avoir la moitié de la flotte de rassemblée ici.

Vos siffla.

- On nous ment vraiment sur l'importance de votre flotte alors.
- Sans doute pour éviter que vous désertiez tous en masse. On était déjà à 1 contre 100 y a plus de quatre ans. Vous n'avez réussis à augmenter ce ratio qu'avec la conscription, mais ça reste du 10 contre 100. Nos effectifs ont été multipliés par cinquante ces quatre dernières années.
- Et c'est quoi sur Sluis Van ? Un genre de méga émetteur  pour armée de droïde ?
- C'est plus que ça. C'est l’ensemble de l’État Major militaire de la Confédération. L'ensemble de la logistique, de l'effort de guerre est centralisé ici. C'est d'ici que sont décidé tous les mouvements de flottes, les batailles à mener, les contre-mesures, les opérations d'occupation...
Mais aussi des affaires plus civiles. Renforts, ravitaillement, administration des territoires, affaires judiciaires militaires, centre de gestion des ressources...
C'est là aussi qu'il y a le quartier général de l'Office. Toutes les opérations de collectes de renseignements et les opérations clandestines sont gérées en temps réel depuis Sluis Van. Pour le contrôle de l'armée droïde, certains avancent qu'un émetteur permettrait de tout contrôler depuis Sluis Van depuis le vote du Parlement, mais on en a jamais eu la preuve. Je serais incapable de te dire comment notre armée est commandée, ni d'où, même sous la torture.
- Vous avez énormément modernisé et rationalisé vos troupes depuis l'arrivée de Rainar, constata Vos dans un nouveau sifflement. Ça ressemble plus à un … gouvernement.
- Dooku n'a que très modérément modernisé et institutionnalisé la CSI. On sait pourquoi maintenant. Ce n'était qu'un outil pour lui. Pour Rainar, ce n'est pas le cas. Jusqu’à présent nous étions un mouvement de contestation militaire. Maintenant, nous devons nous préparer à...

Vos se retourna vers elle, et vit qu'elle s'était tut avec un air un peu gêné.

- Vous vous préparez à prendre le pouvoir, finit Vos.
- A gouverner, rectifia Yuka. La Guerre de Sécession va renverser par le feu le système établi. Il ne restera que le chaos à la fin. Qu'un terrain vierge qu'il nous faudra occuper. Des milliards de yeux vont se tourner vers nous, vont retenir leur souffle en attendant de voir notre politique. Il ne s'agit pas de renverser la République pour le plaisir. Nous devons proposer un nouveau modèle. Un nouveau monde. Ça ne se construit pas un jour. Il faut le préparer bien en amont.

Vos continua à regarder les milliers de chasseurs droïdes passer non loin d'eux et les croiseurs disparaître pour laisser place à l'atmosphère de la planète. Il ne put s'empêcher d'avoir un pincement au cœur. La République savait qu'elle était dépassée, mais combien au sein de la République était au courant que la Confédération possédait une Marine aussi organisée ? Combien savaient à quel point leur nombre était immense ? Savait-il qu'en coulisse, la Confédération s'apprêtait déjà à diriger, comme si la République était déjà de l'histoire ancienne ?
Des morts en sursis, pensa Vos. Ce sont des morts en sursis et ils ne le savent même pas.






La suite et fin de ce chapitre la semaine prochaine, le mercredi. J'ai envie de dire sans faute, donc je vais le dire. On devrait pouvoir reprendre un rythme normal.
Fan-Fic : Les Héritiers du Trône ( Premier Ordre )

Fan-Fic : Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession (CSI) ---> en cours
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