[Recueil SWU #6] Star Wars et l'épouvante

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Messagepar Jagen Eripsa » Mar 19 Fév 2013 - 18:40   Sujet: [Recueil SWU #6] Star Wars et l'épouvante



[Ambiance] Star Wars et l'épouvante
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Il y a eu les Galaxie de la Peur dans les années 1990, puis Deathtrooper et Red Harvest de Joe Schreiber ces dernières années. Pourtant, Star Wars et l'épouvante sont souvent restés deux sujets contradictoires, dans un univers où la bonne humeur et la chance insolente règnent en maître. Et si vous répariez cette injustice ?


Voilà, vous avez à présent jusqu'au 20 septembre 2013 pour rédiger vos textes !

À vos plumes, et que l'Inspiration soit avec vous !





Message d'origine :
Spoiler: Afficher
Alors, allons-y... Comme vous l'aurez vu, le Jury vous propose, dans le cadre de ce Recueil #6, six sujets différents, que vous pouvez redécouvrir ici :

[Films] Le déclenchement de la Guerre des Clones (22 BBY)
Après des mois sous tension, ce qui devait arriver survient : la Guerre des Clones commence. La bataille de Géonosis et la mort de nombreux clones et Jedi reste dans les mémoires de comme le basculement de la Galaxie dans un conflit dévastateur qui durera jusqu'à l'avènement de l'Empire. Mais, dans une galaxie aussi vaste, il n'y a pas que Géonosis qui doit être prise en compte. Sur d'innombrables mondes, de plus nombreuses personnes ont vécu ce moment unique qui bouleversera leur vie à jamais. C'est à vous d'écrire leur histoire.


[Univers Étendu] La Genèse de la République (25000 BBY)
Pendant des centaines de générations, l'Ordre Jedi a su défendre et garder la paix et la justice dans l'Ancienne République.
25 000 ans. C'est, à peu de choses près, la période au cours de laquelle la République a dominé la Galaxie. Qu'est-ce qui a pu pousser des peuples vivant sur des planètes différentes à unir leurs destins ? Comment l'institution la plus influente de la Galaxie a-t-elle pu voir le jour ? A l'occasion de la sortie de la nouvelle série BD Star Wars la Genèse des Jedi, créez les racines d'un régime plurimillénaire qui, de sa naissance à sa chute, changera pour toujours le cours de l'Histoire.


[Uchronie] Et si Palpatine avait été assassiné avant la Guerre des Clones ?
24 ans avant la Bataille de Yavin. Alors qu'il se rendait dans ses appartements du 500 Republica, le Chancelier Palpatine meurt dans l'explosion de son véhicule. Accident, attentat ? Déjà la Bordure gronde, agitée par le Comte Dooku, qui se retrouve seul Sith à bord. Une armée croît en secret à l'écart de la Galaxie, sur Kamino ; une armée que seul Dooku connaît. Va-t-il l'utiliser contre la République ? L'Ordre Jedi va-t-il parvenir à ramener la stabilité ? Et surtout, Palpatine est-il réellement mort ? C'est à vous de répondre à ces questions !


[Ambiance] Star Wars et l'épouvante
Il y a eu les Galaxie de la Peur dans les années 1990, puis Deathtrooper et Red Harvest de Joe Schreiber ces dernières années. Pourtant, Star Wars et l'épouvante sont souvent restés deux sujets contradictoires, dans un univers où la bonne humeur et la chance insolente règnent en maître. Et si vous répariez cette injustice ?


[Relation] Maître et apprenti
On dit que l'élève apprend du maître comme le maître apprend de l'élève. La galaxie Star Wars nous offre bon nombre de relations de ce type, du duo Obi-Wan/Anakin à la relation entre Palpatine et Vador, en passant par l'apprentissage de Luke auprès de Yoda. Malgré tout, il reste encore beaucoup à écrire sur ces couples qui, entre leçons et disputes, cherchent à aller toujours plus loin dans la connaissance.


[Cross-Over] Star Wars et les autres univers de Science-Fiction
Qui n'a jamais rêvé de voir l'USS Enterprise affronter un Destroyer Stellaire aventuré par mégarde dans l'Espace Klingon, ou Dark Vador emprunter la Porte des Étoiles ? Quand aux Trois Règles de la Robotique d'Isaac Asimov, que donneraient-elles si on les inculquait à l'Armée Séparatiste ? Et surtout, 42 est-il vraiment la réponse au "Pourquoi ?" de l'Univers ? Vos histoires peuvent combler ce manque !

Vous avez à présent jusqu'au 20 mars pour voter pour votre sujet préféré ! Pour ne pas limiter les possibilités, vous avez chacun deux choix possibles ; utilisez-les avec parcimonie...

À terme, seul le sujet le plus plébiscité restera. Au cas où il y aurait égalité, un des sujets sera choisi au hasard par le Jury et le(s) sujet(s) restant(s) reconduit(s) la prochaine fois.

J'espère que ces sujets vous inspireront. :)

À vos plumes, et que l'Inspiration soit avec vous ! :jap:
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Messagepar Yorkman » Mar 19 Fév 2013 - 20:39   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Cross-over avec l'univers cosmique de DC Comics :

Darkseid, le roi tyrannique de la terrible planète Apokolips, et Sinestro, chef de l'armée des Yellow Lanterns, forment une alliance dans le but d'anéantir leurs ennemis. L'un vise la Terre et sa Justice League, dans le but de trouver la fameuse équation de l'anti-vie et par haine pour Superman et ses alliés. L'autre ne désire que l'annihilation du corps des Green Lanterns, et se venger des Guardiens de l'Univers.
Mais il manque un allié de taille dans cette alliance fragile, et Darkseid semble l'avoir trouvé. À l'aide d'un boom-tube géant, le roi d'Apokolips et son partenaire arrivent sur un monde inconnu, un monde d'une galaxie lointaine, très lointaine. Un monde abritant un peuple détenteur d'un pouvoir inimaginable : les Seigneurs Sith arrivent dans notre galaxie !
Face à cette menace, héros et vilains vont tant bien que mal devoir coopérer. Mais sont-ils assez forts ? Peuvent-ils repousser une attaque d'une telle envergure ? Alors que tout espoir semble perdu, un allié inespéré fait son apparition, dernier espoir de vie dans l'Univers.

Bon d'accord c'est pas très original, mais je trouve que ça a de la gueule :love:
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Messagepar Mitth'raw Nuruodo » Mar 19 Fév 2013 - 20:46   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Ah, j'ai horreur des cross-overs :transpire: Généralement, je n'arrive pas à y croire, et ça donne lieu à des fantasmes de fans plus qu'autre chose :neutre:

Je vote avec enthousiasme pour l'épouvante ! Je trouve que Star Wars est largement sous-exploité de ce côté-là, à cause de son aspect de conte, mais quand vous y réfléchissez, la Force peut avoir un aspect surnaturel inquiétant, et des espèces différentes peuvent faire des monstres tout à fait acceptables, une vraie mine d'or à mes yeux que ce sujet !
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Messagepar Yorkman » Mar 19 Fév 2013 - 20:52   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

C'est mon 2e vote :jap:
EDIT : je croyais qu' on avait 2 votes :transpire:
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Messagepar Jagen Eripsa » Mar 19 Fév 2013 - 21:02   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Aurais-je dû dire "2 options" ? :sournois:

Sinon, je dois avouer que je partage assez l'avis de mon co-staffeur sur les crossovers...
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Messagepar Notsil » Mar 19 Fév 2013 - 21:13   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Heu l'éventuel cross-over sera au choix de l'écrivain j'espère ? ^^

J'ai pris peur avec Yorkman qui nous envoyait cash le résumé de son idée ^^

A voté pour ma part :)
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Messagepar Jagen Eripsa » Mar 19 Fév 2013 - 21:19   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Bien entendu. C'est au choix. Je ne pourrais guère imposer un cross-over commun à tout le monde, puisque nous n'avons pas tous les mêmes goûts hors SW. :wink:
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Messagepar Loïc Solaris » Mar 19 Fév 2013 - 21:29   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

J'ai voté moi aussi ! (à lire avec le même ton et la même classe que quand cLuke dit "Je viens moi aussi" dans l'ep 6, vous voyez ?)

alors moi u ntruc m'a sauté aux yeux : le cross-over. pourquoi ? parceque ma femem est une fan de farscape, et que du coup j'écrirai éventuellement quelque chose avec elle.
Le second choix s'est portée sur Mâitre et élève. Encore une fois, c'est aussi l'avis de ma femme : elle veut me voir faire quelque chose ne rapport à ma fanfiction Les Héros de la Force. C'est pas bête.

Voilà pour moi !
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Messagepar Minos » Mar 19 Fév 2013 - 21:32   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

A voté !

Crossover et uchronie ! :cute:
Les hommes sont si nécessairement fous, que ce serait être fou, par un autre tour de folie, de n'être pas fou.
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Messagepar Ababe » Mar 19 Fév 2013 - 22:00   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Voila voté

Pour ma part j'ai pris l'uchronie et l'épouvante parce que j'ai hâte de voir ce que nos pigistes nous pondront


P.S: Et puis peut-être mais alors vraiment peut-être que si j'ai le temps je m'essayerais à l'exercice de style
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Messagepar Jagen Eripsa » Mar 19 Fév 2013 - 22:05   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Tout le monde est le bienvenu ! Si tu as de l'inspiration, n'hésite pas ! :wink:
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Messagepar Mitth'raw Nuruodo » Mar 19 Fév 2013 - 22:17   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

L'uchronie et l'épouvante ? Mais... on a combien de votes, à la fin ?
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Messagepar Nicravin » Mar 19 Fév 2013 - 23:02   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Normalement deux mais j'ai pu voter que pour un. :(
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Messagepar Jagen Eripsa » Mar 19 Fév 2013 - 23:14   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Il faut cocher deux cases à la fois avant d'appuyer sur "voter".

Z'êtes sûrs que vous êtes staffeurs ? :paf:
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Messagepar Nicravin » Mar 19 Fév 2013 - 23:25   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Jagen Eripsa a écrit:Z'êtes sûrs que vous êtes staffeurs ? :paf:

C'est le mec qui fait réformer le site parce qu'il comprend rien au HTML qui parle ? :siffle: :paf:
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Messagepar Yorkman » Mar 19 Fév 2013 - 23:29   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Ouh...ça j'aurais pas aimé :paf:

+1000 pour Nic :diable:

:lol:
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Messagepar Jagen Eripsa » Mar 19 Fév 2013 - 23:41   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Y a une grosse différence entre le HTML, langage informatique, et l'autrement plus noble français, langage littéraire et qui est normalement la langue maternelle des utilisateurs de ce forum. :siffle:
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Messagepar Nicravin » Mer 20 Fév 2013 - 12:41   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Jagen Eripsa a écrit:Y a une grosse différence entre le HTML, langage informatique, et l'autrement plus noble français, langage littéraire et qui est normalement la langue maternelle des utilisateurs de ce forum.

Faux.
Mais la question (que tu as toi-même soulevé) portait sur la légitimité de la présence dans le staff. :P
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Messagepar Dolarn Sarkan » Mer 20 Fév 2013 - 13:53   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Vote effectué. :jap:
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- End of line -
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Messagepar Mitth'raw Nuruodo » Ven 22 Fév 2013 - 12:09   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

On dirait bien qu'on reste fixé à trente-six votes... et que la raison l'a emporté :oui: Merci à mes sept co-votants :jap:
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Messagepar Hiivsha » Ven 22 Fév 2013 - 12:47   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Faut faire un encore peu de pub au vote :diable:
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Messagepar Jagen Eripsa » Ven 22 Fév 2013 - 13:29   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

J'ai dit que le vote restait ouvert jusqu'au 20 mars... Certaines personnes prennent sans doute le temps de la réflexion, et d'autres n'ont tout simplement pas encore vu l'actu. :wink:
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Messagepar Mitth'raw Nuruodo » Ven 22 Fév 2013 - 13:32   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Mais personne n'a dit le contraire, chut, tu vois bien que je fais de la pub au topic :paf:
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Messagepar Dolarn Sarkan » Ven 22 Fév 2013 - 14:56   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

36 votes, c'est plus que le nombre de participants réguliers au forum FFics, non ?

Pourquoi ces gens qui votent ne participent-ils pas ? :?
Raphus cucullatus

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Messagepar Hiivsha » Ven 22 Fév 2013 - 16:04   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Parce qu'il préfèrent lire que écrire... même pour écrire quelques commentaires ? :neutre:
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Messagepar Notsil » Ven 22 Fév 2013 - 16:20   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Parce qu'on est très méchant et qu'on leur fait peur :diable:
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Messagepar L2-D2 » Mer 27 Fév 2013 - 9:25   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

L'exercice de style qu'est l'uchronie peut être intéressant et pourrait presque me tenter. J'ai également voté pour le déclenchement de la Guerre des Clones.
"Bonjour. J'apprécie ce câlin, moi aussi. Câlin câlin câlin. Un câlin, c'est comme de la violence faite d'amour." Monsieur Os

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Messagepar Mitth'raw Nuruodo » Mer 27 Fév 2013 - 9:30   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Nooon, pas d'égalité :paf:
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Messagepar Jagen Eripsa » Mer 27 Fév 2013 - 10:34   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Eh si ! :P
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Messagepar Hiivsha » Mer 27 Fév 2013 - 12:24   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Bah, il suffit de prendre le trio gagnant, et on est tranquilles pour des années question recueils ! :P
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Messagepar Mitth'raw Nuruodo » Mer 27 Fév 2013 - 16:39   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Jagen Eripsa a écrit:Eh si ! :P


Eh non ! :P
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Messagepar Yorkman » Jeu 28 Fév 2013 - 11:54   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Hiivsha a écrit:Bah, il suffit de prendre le trio gagnant, et on est tranquilles pour des années question recueils ! :P


:jap:
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Messagepar Mitth'raw Nuruodo » Jeu 28 Fév 2013 - 11:58   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Oh, soyez tranquilles, vu l'engouement, les projets abandonnés ne seront pas oubliés :wink:
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Messagepar Jagen Eripsa » Mer 20 Mar 2013 - 16:25   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Attention, le vote est clôturé ce soir. Les retardataires ont jusqu'à minuit pour faire connaître leur sujet de prédilection. :jap:
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Messagepar Jagen Eripsa » Jeu 21 Mar 2013 - 14:46   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Le sujet est déterminé : ce sera l'épouvante !

[Ambiance] Star Wars et l'épouvante
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Merci à tous ceux qui ont voté, et bonne chance pour l'écriture de vos nouvelles !
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Messagepar Loïc Solaris » Jeu 21 Mar 2013 - 15:18   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Je ne vois plus le sondage et les votes c'est normal ? est-ce qu'on peut savoir l'ordre des sujets, du plus voté au moins voté ?
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Messagepar Jagen Eripsa » Jeu 21 Mar 2013 - 15:19   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] À vous de choisir !

Bien sûr. :jap:
Concours.JPG
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Messagepar AJ Crime » Mer 08 Mai 2013 - 19:45   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] Star Wars et l'épouvante

Salut,

Après un très long moment d'absence, je viens de visiter le forum à l'occasion et je suis tombé sur le sujet de ce recueil. Je me suis senti attiré, et presque immédiatement inspiré... J'ai déjà entamé quelques recherches pour implanter deux ou trois nouvelles dans l'UE.

Je verrai bien où cela me mène, mais je me mets au travail dès que les idées seront moins floues, que les autres textes et relectures sur lesquels je bosse seront terminés. Peut-être aussi pourrais-je remettre en scène les personnages de ma série de nouvelles pas encore terminée et perdue au fin fond des archives : "une équipe formidable".

A bientôt pour de nouvelles aventures starwasesques.
En quête de votre intérêt et de vos suggestions, votre dévoué serviteur dans la force, AJC
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Messagepar Mitth'raw Nuruodo » Mer 08 Mai 2013 - 19:58   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] Star Wars et l'épouvante

Ravi de l'apprendre ! :) J'ai moi-même quelque chose sur le feu^^
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Messagepar Jagen Eripsa » Mer 08 Mai 2013 - 20:23   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] Star Wars et l'épouvante

Tout comme moi, mais ça a du mal à aboutir. :transpire:
En tout cas, tout le monde est le bienvenu ! :jap:
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Messagepar Hiivsha » Jeu 09 Mai 2013 - 17:38   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] Star Wars et l'épouvante

Bon allez, avant de revenir me creuser les méninges pour le compte de la Tribune Impériale, j'ouvre le ban de ce nouveau recueil avec ce toast : "À notre imagination !" :D

Mourir.doc
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Mourir
par Hiivsha


« Quant on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur. »
Beaumarchais

I


— Ce n’est pas de mourir qui me fait peur, affirma Jenna en s’emparant de son gobelet de café fumant, mais c’est la façon de mourir qui m’importe… comme, je pense, tout être normalement câblé dans sa tête !

Phil, un humain rouquin d’un âge incertain, ricana en tordant sa bouche et lança un regard pétillant en direction de la jeune femelle twi’lek.
— Bof, moi ça ne me fait rien du tout la façon dont ça se passera. Je n’ai peur de rien, affirma-t-il en grattant la fine barbe rousse qui ornait ses joues et son menton.
— Ne me dis pas que tu n’as pas quelque phobie bien cachée au plus profond de toi, objecta Too’Tau, un rodien, en étudiant son jeu de cartes pour savoir laquelle il allait bien pouvoir poser.
— Les phobies c’est pas vraiment des peurs réelles.
— Ah bon, c’est quoi alors ? s’enquit une grande loordienne aux longs cheveux bruns, un sourire en coin.

Phil regarda Sumara qui mâchouillait une gomme, puis gratta encore sa barbe avec énergie en réfléchissant de façon intense, ce qui fit sourire à son tour le rodien.
— Ben… heu… c’est quand t’as peur d’un truc mais de façon irrationnelle.

Too’Tau retint un rire moqueur en se demandant si ce gros balourd de Phil connaissait vraiment la signification exacte du mot.
— Par exemple, reprit Phil, moi je suis araigna… arocno.. truc… bref, quand tu flippes devant une araignée.
— Arachnophobe, soupira le rodien en secouant la tête.
— Ouais, tu causes, tu causes, mais tu sais pas ce que tu dis, railla d’une voix rauque un grand gaillard de zabrak occupé à avaler un gros morceau de viande rôtie.
— Hé, c’est bon, Akan, protesta Phil, parce que toi t’es pas beaucoup plus intelligent que moi ! N’empêche que si je vois une araignée, paf, je l’écrase et voilà. C’est une phobie, pas une peur.

À la façon dont les quatre autres personnes se regardèrent, qui en soupirant, qui en levant les yeux au ciel ou en laissant une moue lui tordre la bouche, il était facile de déduire que discuter avec Phil ne servait pas à grand-chose.
— Admettons, concéda bien malgré elle la twi’lek à la peau bleu pâle. Donc toi t’as pas peur de la façon de mourir. Et vous ?
— Je ne sais pas, admit, Sumara, je suppose qu’il doit y avoir des façons horribles de mourir… comme… être mutilée… dévorée par un animal ?
— Ou asphyxié, renchérit Akan. Sentir que quoi que tu fasses, tes poumons ne parviennent pas à absorber de l’air, ça doit pas être marrant. Et toi, Too’Tau, t’en penses quoi ?

Le rodien haussa les épaules.
— Je ne sais pas. Peut-être mourir seul, loin de tout…
— C’est pas vraiment une « façon » de mourir, rétorqua Sumara, plutôt un contexte.
— Je suis d’accord, mais c’est la seule réponse qui m’est venue à l’esprit.
— Ok, et toi, Jenna, puisque c’est toi qui a lancé cette discussion éminemment sympathique en plein milieu de notre partie de cartes ?

Jenna prit le temps d’arranger coquettement ses deux lekkus pour les mettre en ordre sur ses épaules, avant de répondre.
— Moi, c’est d’être brûlée vive qui me ferait peur. En fait, j’aimerais mourir dans mon lit…
— … d’une bonne crise cardiaque ! s’écrièrent les quatre autres tous en cœur avant d’éclater de rire.
— Et pendant ton sommeil, tant qu’on y est, s’exclama Too’Tau. Ben voyons, fillette, on en est tous là ! Ah, si les choses pouvaient être aussi simples !

Il abattit une carte, suivi par Phil puis par la loordienne et enfin par la twi’lek. Quant au zabrak, il ne jouait pas mais enfourna un autre morceau de viande dans sa bouche dentue.
— C’est pour moi, fit Jenna avec un grand sourire en ramassant le pli. N’empêche, rien ne nous interdit de nous suicider le moment venu, ajouta-t-elle en suivant visiblement son idée fixe. Il y a plein de façon de le faire de manière indolore. Comme ça, tu ne souffres pas.

Le rodien la regarda placer une nouvelle carte sur la table et dit d’un ton dubitatif.
— Encore faut-il savoir « quand » le moment est venu de le faire, ma jolie. Si tu attends trop, paf, tu tombes sur ta fin pleine de souffraaaance !

Il avait chevroté le dernier mot en l’allongeant de façon exagérée, ses grands yeux ronds et noirs écarquillés.
— Et si tu le fais trop tôt, ben… c’est con ! renchérit Phil avec un sourire idiot qui fit de nouveau expirer bruyamment ses compagnons.
— Y’a pas à dire, c’est profond ce que tu dis, Phil, railla Too’Tau. Tu sais que tu es un vrai philosophe ?

Le regard du barbu s’arrondit.
— Ah ouais ? Tu trouves ?

Le rodien préféra ne pas répondre et posa une carte à côté de celle de Jenna.
Au même moment, une alarme retentit dans le poste de pilotage situé au bout du couloir qui partait du carré dans lequel ils étaient réunis. Ils se levèrent comme un seul homme et le rodien se rua vers le cockpit suivi de près par les autres.
— Qu’est-ce qui se passe ? demanda Phil.
— Je ne sais pas encore, répondit Too’Tau en se jetant dans le baquet de son siège de pilote.

Fébrilement, il bascula quelques interrupteurs, interrogeant du regard les différents indicateurs du cargo pour y trouver la réponse à la question.
— Là, un objet droit devant nous ! affirma-t-il en posant l’un de ses doigts sur un écran radar.

D’un coup sec, il coupa l’alarme stressante qui emplissait l’habitacle et commença à décélérer en calculant mentalement une vitesse d’approche.
— Tu crois que c’est un vaisseau ? demanda la loordienne qui s’était pour sa part assise dans le siège du copilote.
— Ça m’en a tout l’air, répondit le rodien, occupé à effectuer diverses manœuvres.
— Merde ! s’exclama Phil, tu crois que ce sont les impériaux ?
— Une patrouille ? renchérit Jenna.
— Impossible, reprit Too’Tau, nous sommes sur une route inconnue que j’ai calculée exprès pour éviter tout risque de rencontre avec une patrouille ou des pirates. Normalement, il n’y a quasiment aucune chance de croiser un bâtiment ici, même si on y restait toute une vie !
— Et pourtant… fit Sumara qui continua à mâcher sa gomme en silence.

Le cargo glissait dans le vide spatial en se rapprochant de l’énorme masse sombre qui leur coupait la route. De loin, elle ressemblait à une quille noire hérissée sur sa tête sphérique d’une multitude de pics qui pouvaient être des antennes.
— C’est bien un vaisseau, conclut le rodien, mais je n’ai jamais rien vu de tel de toute ma vie.

Chacun s’accorda à dire la même chose.
— Je lance le scan de ce bâtiment pour voir s’il y a quelque chose de vivant à l’intérieur.

Il appuya sur les quelques boutons d’un petit écran situé en bas de sa console, et sur lequel s’afficha la silhouette de l’intrus, balayée par des lignes verticales symbolisant différentes fréquences de scanning.
— Il semble bien que le scanner ne détecte rien de vivant dans ce vaisseau.
— Le vaisseau fantôme, murmura lugubrement Jenna en tortillant ses doigts.
— Ou simplement un vaisseau abandonné par son équipage à la suite d’une panne, objecta le zabrak dont le regard était, comme celui de ses compagnons, hypnotisé par la vue de l’engin.
— Ou peut-être qu’ils sont tous morts ? proposa à son tour Sumara. Si cet engin est tombé en rade dans l’espace, il a pu se passer des milliers d’années sans qu’aucun autre vaisseau ne passe par là.
— C’est une possibilité en effet, répliqua le rodien.

Ils étaient à présent tout près de l’énorme masse noire, et Too’Tau alluma les projecteurs extérieurs du cargo afin d’illuminer l’intrus tout en effectuant une manœuvre de contournement.
— Il ne paraît pas avoir subi d’avarie extérieure, commenta-t-il, la coque semble intacte.

Comme il tournait sur son arrière, il remarqua une forme ronde qui dépassait légèrement du reste du vaisseau.
— Ça ressemble à un sas de connexion standard, on doit pouvoir s’y amarrer.
— Tu n’y penses pas, protesta Jenna. S’amarrer à un vaisseau fantôme ? Et puis quoi encore ?
— Me dis pas que tu as la trouille fillette, railla Sumara en lui secouant un lekkus du bout des doigts.

La twi’lek ôta d’un geste brusque ce dernier de la main de la loordienne en la foudroyant du regard.
— Je n’ai pas la trouille, comme tu dis. Je suis une contrebandière comme vous tous !
— Sauf Too’Tau qui est chasseur de primes, je te rappelle, répliqua Sumara.
— Si tu veux… n’empêche que nous avons un job à remplir et ce job ne prévoit pas que nous allions inspecteur tous les vaisseaux abandonnés dérivant dans l’espace !
— Tous les vaisseaux… reprit la loordienne en levant les bras au ciel, c’est quand même pas comme si on en avait rencontré des mille et des cent depuis notre départ de Naos III.
— N’empêche… répéta Jenna obstinée, plus vite nous arriverons à destination, plus vite nous serons payés.
— Et grassement en plus, précisa Phil.
— D’ailleurs, je me demande pourquoi ce type en noir nous a proposé pareil montant pour transporter une simple caisse par une route déserte jusqu’à Tython ? ajouta Akan. Personne ne s’est posé la question de savoir ce qu’il y avait dedans ?
— Je te signale qu’il a défendu d’ouvrir la caisse… riposta Jenna avec un brin d’agacement dans la voix. Il a dit que ça nous détruirait tous si nous le faisions et qu’il fallait la remettre en main propre au Grand Maître de l’Ordre Jedi qui seule, saurait quoi en faire.
— Bla bla bla… laissa tomber Sumara. Ils disent tous ça, parce que si tu l’ouvres, tu peux en évaluer le prix et trouver ta prime trop maigre en comparaison, oui.
— Ben, t’as qu’à l’ouvrir alors, si t’es si maligne, proposa Phil d’un air ahuri.
— Parce que tu crois que j’ai attendu ton autorisation pour le faire ?

Too-Tau sursauta sur son siège et se retourna vers elle.
— Ne me dis pas que tu as ouvert la caisse ?
— T’es conne ! explosa Jenna, t’aurais pu tous nous faire tuer !
— Ouais ben t’es pas morte à ce que je vois, fillette ! cracha la loordienne un rien méprisante.
— Quand bien même ! coupa le rodien en élevant la voix. C’est moi le chef de cette équipe et les ordres étaient formels.

Sumara fit un geste du revers de la main.
— Bon, paniquez pas non plus, hein ! D’accord, j’ai ouvert et y’a pas de quoi en faire un plat. C’est juste une boite contenant une sorte de roche, genre bout de météorite, quoi, rien de transcendant. Aucun monstre n’en est sorti, pas d’explosion ni de radiations… moi je vous dis que c’est suspect que ce mec nous ait promis tant de crédits pour transporter juste un bout de caillou. Mais bon… Du coup, je vois pas pourquoi on irait pas voir sur ce vaisseau s’il y a pas des trucs à récupérer.

Un silence s’ensuivit dans le cockpit. Too’Tau observait la longue silhouette noire qui se profilait devant leurs yeux. Que risquaient-ils à aller explorer cette épave ? Après tout, selon les lois galactiques, tout ce qu’ils pourraient y trouver leur appartiendrait !
— Vous voulez y aller ? demanda-t-il à la cantonade.

Tous acquiescèrent de la tête sauf Jenna.
— Ok, c’est parti pour une petite promenade dans ce joli vaisseau tout noir.
— Noir comme la mort, marmonna la twi’lek comme le rodien entamait son approche vers le sas de communication de l’intrus.

Comme dans une danse au ralenti, le cargo s’approcha de l’immense vaisseau en se mettant parallèle à lui. Lorsqu’il furent bien alignés, le pilote donna de petits coups de manche pour activer les fusées latérales et ainsi combler l’écart entre les deux coques jusqu’à ce que la distance requise s’affiche sur son tableau de contrôle. Alors il immobilisa son engin et déploya le sas de transbordement, sorte de gros tube en accordéon, qui franchit les quelques mètres de vide pour s’accoler, telle une sangsue, à la coque sombre de l’intrus.

II


— C’est tout noir, constata Too’Tau en pénétrant le premier dans le vaisseau étranger, faisant décrire à sa torche électrique des arcs de cercle pour tenter d’appréhender la pièce devant laquelle ils se trouvaient.
— C’est une sorte de hangar, fit Jenna en examinant des containers empilés les uns sur les autres.

Ils firent un ou deux pas à la faveur de leurs bottes gravitationnelles, groupés comme s’ils avaient voulu se protéger mutuellement d’un danger inconnu. Sumara consulta du regard le boitier qu’elle tenait devant elle et commenta.
— L’air est respirable si ça vous intéresse de le savoir.

Remettant le boitier à sa ceinture, elle déverrouilla son casque qu’elle posa sur une caisse juste à côté du sas menant à leur cargo.
— Et je confirme, continua-t-elle de sa voix naturelle qui résonna autour d’elle, prouvant s’il en était besoin que les lieux étaient vastes. Ça sent juste un peu le renfermé, ajouta-t-elle en laissant échapper un petit rire nerveux. Ils devraient aérer plus souvent !

Ils l’imitèrent tous sauf Jenna qui marmonna.
— Vous croyez que c’est prudent de nous passer de nos tenues étanches ? Après tout, on ne sait pas ce qui vit ici.
— Ou a vécu, le scanner n’a rien détecté de vivant, rappela Akan de sa voix rocailleuse.

L’air peu rassurée, la twi’lek finit par faire comme ses compagnons et posa son encombrant casque à côté de celui de Sumara.
Ils étaient à présent arrivés à l’autre bout du hangar et hormis des montagnes de containers, ils n’avaient rien remarqué de notable. Ils parvinrent ainsi devant un sas que le rodien ouvrit. Un couloir s’ensuivit qui partait à gauche et à droite.
— Il nous faut être sûrs que ce vaisseau est une épave, dit Too’Tau, avant de pouvoir en réclamer la cargaison. Il faudrait retrouver l’enregistreur de bord si toutefois ce machin en possède un. Pour cela, il nous faut localiser la passerelle de commandement. Je vous suggère de nous séparer en deux groupes. Phil, Jenna et Sumara, vous prenez le couloir de droite et Akan et moi on ira à gauche.

Une nouvelle fois, Jenna protesta timidement.
— Je trouve que c’est une très mauvaise idée de nous séparer… on devrait peut-être rester groupés, non ?

Le rodien ricana.
— Tu es une trouillarde née, ma parole ! T’inquiète, Phil et Sumara te protégeront.
— Mouais, c’est ça ! laissa tomber la loordienne en mastiquant consciencieusement sa gomme. On va veiller sur les petites fesses de la twi’lek ! Allez ma jolie, passe devant !

Elle appuya sa phrase d’une grande claque sur les fesses joliment rebondies de la créature bleue qui haussa les épaules avant de s’exécuter.


Phil et les deux femelles, comme il se plaisait à les appeler, s’enfoncèrent dans l’obscurité, à la lueur de leurs lampes. Le couloir semblait ne pas avoir de fin. Il tourna plusieurs fois sans raison apparente dans différentes directions.
— Étrange, commenta Jenna. c’est quand même bizarre qu’aucune porte, qu’aucune coursive, ne donne sur ce couloir.
— Mouais, répondit Phil en posant sa main sur la cloison sombre. Vous avez remarqué ?
— Quoi donc ? interrogea Sumara en se tournant vers lui.
— Les parois… elles font pas métalliques… elles sont souples…

Les deux femmes s’arrêtèrent et posèrent à leur tour leurs mains sur les murs.
— Oui, c’est vrai, fit Jenna qui sentait la paroi onduler presque sous la pression de ses doigts. Tu as raison, Phil, ça fait souple…
— C’est d’autant plus bizarre, compléta la loordienne, que quand on est partis, je mettrais ma main à couper que les murs étaient tout à fait rigides comme dans n’importe quel vaisseau.

Comme elle disait ces mots, la main qu’elle venait de poser sur la paroi, sembla passer au travers de celle-ci et s’enfonça dedans.
— Mais qu’est-ce que…

L’incompréhension qui se lisait sur son visage se transforma soudain en un rictus horrible et un cri suraigu sortit de sa gorge qui s’ouvrit de façon démesurée.
Jenna sentit une onde froide parcourir son échine et Phil ses poils se hérisser sur tout son corps.
— Qu’est-ce qu’il y a, Sumara ? hurla la twi’lek affolée devant les traits déformés de son amie qui se débattait autour de son bras toujours prisonnier de la matière.

Mais la loordienne visiblement en proie à une terreur incontrôlable mélangée à une intense douleur ne pouvait lui répondre. Désemparé, Phil la ceintura et la tira en arrière. Il y mit toutes ses forces pour vaincre la résistance que Sumara lui opposait malgré elle, puis subitement, cette résistance céda et il tomba à la renverse avec la loordienne sur lui. Jenna les vit s’effondrer sur le sol et resta un instant comme hébétée à les regarder se débattre dans le vide lorsque ses yeux se posèrent sur le bras de Sumara.
La twi’lek hurla.
— Ta main !

L’espace d’un instant, son amie ne répondit rien, essayant de comprendre ce qui n’allait pas. Puis son cri répondit à celui de Jenna.
— Nooon ! Ma main !

Il n’y avait plus de main au bout de son bras droit !
Là où elle aurait dû se trouver, il y avait un moignon duquel giclait par saccades, un liquide sombre.
— Il faut te faire un garrot ! cria Jenna en ôtant sa combinaison étanche avec de grands gestes fébriles.
— Tu fais quoi ? lança Phil en soutenant dans ses bras la loordienne qui se trouvait mal.

Sans répondre, la twi’lek enleva à la suite le vêtement à manches courtes qu’elle portait sur le torse pour se retrouver en brassière. Puis en s’aidant de ses dents, elle en déchira un long morceau de tissu qu’elle entortilla avant de le nouer autour du bout de l’avant-bras de la loordienne, et de le serrer à l’aide de sa fine torche, qu’elle passa dans le garrot improvisé, avant de la tourner plusieurs fois sur elle-même. Le sang s’arrêta de couler.
— Vite, il faut rebrousser chemin et la ramener au…

Elle s’était emparée de la torche de Sumara et l’avait braquée dans la direction d’où ils étaient venus. Il n’y avait plus de couloir. Le tunnel semblait s’être rétréci derrière eux et soudé, comme une plaie géante qui se serait refermée.

III


Too’Tau et Akan avaient de leur côté longé une coursive qui avait traversé différentes zones de vie toutes désertes puis les avait amenés jusque dans un ascenseur des plus classiques.
— Je suppose que le pont est tout en haut, fit le rodien en appuyant sur un bouton.
— En tout cas, ça ressemble à un vaisseau tout ce qu’il y a de plus normal, observa le zabrak. Je me demande quand même où il a été construit.
— Extérieurement au moins, il sort tout de même du standard.
— C’est une belle prise s’il s’avère qu’il est abandonné. Il doit valoir une fortune.
— Certes, et vu que nous sommes hors de toute route fréquentée, il nous suffit de noter soigneusement sa position pour le retrouver à notre retour avec un équipage capable de le piloter.
— Si toutefois ce truc-là n’est pas en panne, objecta Akan.
— Dans ce cas, nous affréterons un cargo plus gros et nous transborderont tout ce qui a de la valeur marchande, voilà tout, soupira Too’Tau.
— Je me demande ce qu’il transporte.

La porte de la cabine s’ouvrit et ils se retrouvèrent dans une sorte de silo sur lequel donnait de très nombreuses portes ovales toutes closes.
— C’est étrange, que sont toutes ces issues ? s’interrogea le rodien à voix haute.

Le zabrak s’approcha de l’une d’elles et posa son front sur le petit hublot dont elles étaient toutes équipées.
— C’est un sas… qui donne directement sur le vide spatial.
— J’ai l’impression qu’il s’agit d’un hangar de capsules d’évacuation, commenta Too’Tau et l’absence de ces capsules signifierait que le vaisseau a été volontairement abandonné par l’équipage.
— Mais pourquoi ? Il n’y a aucune trace d’accident ni d’attaque sur la coque, rien à l’intérieur non plus, pas de signe d’incendie ou d’autre catastrophe…

On sentait Akan dubitatif. Son compagnon reprit.
— Nous n’avons pas encore exploré tout le vaisseau… mais il est vrai que les zones que nous avons traversées étaient saines et pouvaient suffire à la survie d’au moins une partie de l’équipage.

Comme ils progressaient, Akan aperçut un peu plus loin une écoutille ouverte. Hâtant le pas, il distança le rodien et disparut à ses yeux dans l’entrée béante.
— Où vas-tu ? cria Too’Tau en pressant le pas pour le rattraper.
— Il reste une capsule, répondit la voix du zabrak, on peut en voir l’intérieur… c’est une drôle de technologie… je n’ai jamais vu des commandes comme ça… attend, je vais aller jeter un coup d’œil.

Too’Tau arrivait près du panneau ouvert et tendit machinalement un bras en avant.
— Non, attends Akan, mieux vaut éviter de…

L’écoutille se referma devant lui avec un bruit sourd qui obligea le zabrak à se retourner.
— Qu’est-ce que tu as fait ? Pourquoi tu as fermé le panneau derrière moi ?

Un système de communication, automatiquement enclenché dès que le sas fut scellé, relaya sa voix.
— Je n’ai rien fait, protesta le rodien de l’autre côté de la porte, c’est toi qui as dû toucher quelque chose… je te disais précisément d’éviter de le faire !
— Je n’ai encore touché à rien ! grinça Akan, allez, déverrouille-moi cette écoutille !

Le rodien regarda sur sa droite. Il y avait un panneau de commande orné d’inscriptions indéchiffrables, garni de multiples boutons lumineux dont certains clignotaient. Il eut un geste d’impuissance.
— Je ne sais pas vraiment comment faire, avoua-t-il. Tu n’as rien de ton côté ? Une poignée ? Une vanne de purge ?
— Il n’y a rien, répondit la voix étouffée de la grande créature avec une pointe d’irritation, tout doit être de ton côté. Alors, démerde-toi d’ouvrir, et fissa !

L’air préoccupé, Too’Tau regardait clignoter les voyants en essayant de deviner à quoi ils servaient. Un rapide examen de l’écoutille lui permit de s’assurer qu’il n’y avait, contre toute logique, aucun dispositif d’ouverture manuelle du sas.
— J’ai pas vraiment envie de toucher à quoi que ce soit, finit-il par dire au bout d’un long moment, je ne voudrais pas faire empirer la situation.

Le zabrak se mit à rire nerveusement.
— Empirer ? T’es marrant toi, toujours le mot pour rire ! Je suis coincé dans ce sas et tu penses que ça pourrait être pire ? Je vois pas comment. Allez, c’est toi le petit génie du groupe, tu vas bien trouver comment rouvrir ce machin.

Le rodien passa sa main sur le panneau de commande en grommelant.
— Si tu n’étais pas entré dans ce machin…

Perplexe, ses doigts se promenaient sur les boutons jaunes, verts, bleu, rouge, recouverts de signes étranges.
— Je n’ai jamais vu une telle écriture. On dirait plus des logogrammes que des lettres. Je n’ai vraiment aucune idée de ce qu’il faut faire. Peut-être ce bouton ? Il est un peu à l’écart des autres.
— Dépêche-toi, je n’aime pas être enfermé, râla le zabrak, vas-y, appuie sur ce maudit bouton !
— C’est que je ne voudrais pas…
— Appuie, je te dis ! hurla presque Akan qui perdait manifestement son sang-froid.
— Bon, comme tu voudras.

De l’index, Too’Tau enfonça le bouton.
Au même moment une sonnerie se mit à retentir et une voix sortant de nulle part se fit entendre dans un langage incompréhensible.
— Mais qu’est-ce que tu as encore fait ! cria Akan en voyant deux gyrophares rouges tournoyer de chaque côté de la porte du sas côté capsule.
— Je ne sais pas, admit le rodien dont la voix commençait à trembler.

Un léger pschitt était à présent audible depuis l’intérieur du sas.
— C’est quoi ça encore ! s’exclama le zabrak en parcourant des yeux et des doigts les parois de sa prison, on dirait de l’air qui s’échappe.

Dehors la voix continuait à parler et semblait prononcer un mot toutes les secondes.
— C’est un compte à rebours, s’affola Too’Tau, je pense que le sas est en train de se purger.
— Mais arrête ça tout de suite ! s’égosilla Akan en frappa des poings contre le hublot derrière lequel il apercevait la figure de son compagnon.

Ce dernier appuya de nouveau sur le même bouton, espérant avoir dessus une action marche-arrêt mais rien ne se produisit. La sirène continuait d’émettre sa modulation stridente et la voix monotone de débiter ses phonèmes incompréhensibles.
— Dépêche-toi, s’époumona Akan en proie à une vive panique, je respire de plus en plus mal.
— Mais je ne sais pas quoi faire !
— Tant pis, appuie sur tout ce que tu pourras, sinon je vais mourir asphyxié !

Déjà, il se tenait la gorge avec les deux mains, semblant faire un effort pour inspirer de quoi remplir ses poumons. Son visage était collé au hublot et ses yeux regardaient le rodien comme un naufragé une bouée de sauvetage flottant sur les eaux à quelques mètres de lui.
Il lui semblait que le petit bruit inexorable de l’air qui quittait sa prison s’amplifiait de seconde en seconde pour emplir tout l’espace autour de lui. La panique avait gagné Too’Tau qui appuyait fébrilement sur les touches du panneau de commande complètement au hasard sans aucun résultat.
— Ce n’est pas possible, cria-t-il, tous ces boutons… ils doivent bien servir à quelque chose !

Il frappa plusieurs fois de ses poings sur le tableau lumineux tandis que, de son côté, Akan frappait sporadiquement des siens contre le hublot de l’écoutille, comme s’il avait voulu le briser pour pouvoir aspirer goulument une bouffée d’air salvatrice. Mais c’était là une planche de salut illusoire. Le hublot, fort de plusieurs centimètres d’épaisseur, ne se casserait pas.
— Trouve quelque chose pour le briser, haleta Akan, le souffle court.

Too’Tau cessa de maltraiter le panneau de commande et regarda d’un regard dément autour de lui, à la recherche d’un outil assez puissant pour fracturer la vitre de l’écoutille. Puis soudain, il se tourna vers son compagnon, le visage tout près du sien.
— Essaye d’entrer dans la capsule ! cria-t-il, il y a forcément de quoi respirer à l’intérieur !

Son haleine fit s’embuer le hublot tandis qu’il parlait. Akan écarquilla deux yeux fous de terreur vers lui. Il secoua nerveusement la tête plusieurs fois de haut en bas et se retourna avant de se jeter vers l’autre issue du sas. Une autre écoutille le séparait de la capsule de sauvetage, équipée elle aussi d’un hublot par lequel il avait pu, un instant plus tôt, inspecter l’intérieur du regard.
Une main autour de sa gorge, comme pour s’aider à mieux inspirer les dernières goulées d’oxygène restant encore dans le sas, il tâtonna de l’autre sur un panneau de contrôle identique à celui qui désespérait le rodien. Au hasard, il appuya sur les boutons, espérant voir s’ouvrir la porte du petit habitacle. Il se fichait à cet instant précis de ce qu’il adviendrait par la suite de lui. L’essentiel, était de pouvoir à nouveau remplir des poumons qui le torturaient affreusement. Un filet de bave coula le long de la commissure de ses lèvres et il tomba à genoux.

À l’intérieur du vaisseau, Too’Tau hurlait en frappant des poing contre le hublot, désespéré d’impuissance. Dans un suprême effort, Akan appuya sur une série de boutons qui clignotaient tout en aspirant les dernières réserves d’air encore présentes. Une alarme intérieure se déclencha subitement et un grondement sourd fit trembler le bout de tube dans lequel il se trouvait puis, dans un claquement sec, la capsule se détacha de son support et fut éjectée dans l’espace. Cramponné au bord de la vitre de l’écoutille, il la vit qui s’éloignait de lui, dernière chance de salut, navire qui sombre dans la nuit emportant le dernier espoir du naufragé. Il tomba assis contre l’ouverture close, et se tourna, livide vers le rodien dont les grands yeux noirs inexpressifs apparaissaient derrière le hublot de l’autre bout du sas.

À présent ses poumons n’aspiraient plus rien et le sang bouillonnait dans ses tempes. D’effroyables crampes torturaient l’intérieur de son torse qu’un poids immense semblait écraser. Il essaya de crier sa douleur mais aucun son ne passa la frontière de ses lèvres. Ses yeux exorbités paraissaient vouloir jaillir de leur orbite, et son corps fut secoué de convulsions terribles qui durèrent de longues et redoutables secondes, devant le regard hypnotisé du rodien, spectateur impuissant de la fin du colosse.

Ce n’est que lorsque le corps d’Akan se figea dans une posture d’éternité que Too’Taun parvint à dégager son regard de l’infâme spectacle. Une nausée s’empara de ses entrailles, et il se pencha en avant pour vomir son désarroi qui s’écoula en une bile verdâtre le long de l’écoutille récalcitrante.

Un instant plus tard, il se ressaisissait, et essayait d’entrer en communication avec le reste de son équipe, mais hormis quelques parasites, le silence seul lui répondit.
Il n’avait guère d’autre choix que d’abandonner provisoirement le corps de son compagnon et de rebrousser chemin pour retourner au cargo. Peut-être qu’avec du matériel lourd ils pourraient forcer la porte du sas et l’en extraire pour le rapatrier jusqu’à sa planète d’origine où se trouvait sa famille ?
Mais quelle fichue idée il avait eu de pénétrer dans ce sas ! Quand on est dans un vaisseau inconnu, on ne s’amuse pas à ce genre de chose !
Too’Tau reprit le chemin inverse de celui qui les avait amenés là, jetant de furtifs coups d’œil par-dessus son épaule, tant il lui semblait depuis quelques instants apercevoir des ombres fugaces tout autour de lui.

IV


Le couloir devenait de plus en plus irrégulier et se rétrécissait imperceptiblement. Phil écarta de la main quelque chose devant lui qui pendait du plafond et sursauta sous l’emprise d’un frisson incontrôlé lorsque ce « quelque chose » toucha son visage. Il cria.
— Qu’est-ce que tu as ? demanda Jenna, pâle.
— Rien, rien ! s’empressa-t-il de répondre, fatigué de porter le poids mort de la loordienne qui avait perdu connaissance et qu’il maintenait de son autre main sur ses épaules. Mais ce couloir n’en finit pas !

Il ôta son gant avec ses dents pour palper la chose qui pendouillait mollement et retint un nouveau cri, cette fois de dégoût. Cette chose filandreuse et collante ne pouvait être qu’une toile d’araignée. Il sursauta malgré le poids de Sumara sur lui et fit un pas en arrière, tentant de maîtriser un indicible sentiment de malaise frôlant la peur.
— Mais qu’est-ce que tu as ! s’écria un peu sur son arrière la twi’lek d’un accent fortement agacé.
— Rien, je te dis ! hurla-t-il dans l’étrange coursive. Ferme ta gueule ou c’est moi qui vais te la fermer !

Jenna arrondit de grands yeux et resta bouche-bée devant cette soudaine et inexpliquée montée de fureur dans la voix de l’homme habituellement si gentil. Elle ne sut quoi répondre, se doutant que la moindre parole supplémentaire risquait d’augmenter sa rage incompréhensible. Sans doute la pression dans laquelle leur situation les avait plongée. Et puis ce couloir… il y avait de quoi devenir fou.
La twi’lek réfléchissait à la matière dont semblait recouvert le boyau dans lequel ils progressaient. On aurait dit de la matière organique. Elle n’avait jamais rien vu de tel auparavant.
Sumara avait repris conscience depuis quelques minutes et elle gémissait lamentablement sur les épaules de l’homme. Un mince filet de sang coulait de son moignon et laissait sur le sol une trace fine et sombre.

Ils débouchèrent dans une vaste salle encombrée de caisses et de mobilier renversés et empilés ça et là, décombres anarchiques d’une véritable bataille rangée du passé. Cloués sur place d’étonnement, leur regard erra un long moment, essayant de deviner ce qui s’était déroulé dans ces lieux.
— Nom de dieu ! jura Phil, c’est quoi ce bordel ?
— On dirait qu’il y a eu une sacré bagarre ici, murmura Jenna en sortant de sa torpeur.

Les murs étaient noircis à divers endroits comme sous l’effet d’un incendie qui aurait pris à de multiples endroits sans pour autant tout dévaster.
— Qu’est-ce qui a bien pu se passer…

Jenna s’arrêta et fit vivement plusieurs pas en avant pour contourner une pile de containers de cuisine avant de s’arrêter et de s’immobiliser comme pétrifiée.
— T’as quoi ? demanda Phil en la voyant immobile puis agitée d’un hoquet.

Précautionneusement, il déposa la loordienne au sol en l’asseyant contre un meuble renversé et s’avança en direction de la twi’lek. Au fur et à mesure qu’il approchait, il put voir une paire de bottes trainer par terre, puis deux, puis d’autres… mais ce n’était pas que des bottes. C’étaient des jambes de cadavres jonchant le sol. Des humains. Hommes et femmes. Certains calcinés, d’autres pas. Ceux qui ne l’étaient pas offraient d’horribles blessures diversement causées par des armes tranchantes ou contondantes. Là, une femme avait l’abdomen ouvert en deux et ses entrailles étaient répandues autour d’elle. Un peu plus loin, un homme gisait une hache plantée au milieu de son crâne fendu en deux.
Jenna se retourna et un violent spasme l’agita avant qu’elle ne vomisse, comme Too’Tau l’avait fait un instant auparavant dans un autre secteur de l’étrange vaisseau.
— Quelle horreur ! murmura Phil qui ne savait où regarder pour échapper à cette vision apocalyptique.

Soudain un bruit le fit se retourner et il hurla.
Un hurlement rauque qui lui déchira la poitrine et tortura ses cordes vocales.
Devant lui, quelques mètres plus loin, se tenait Sumara qui le regardait fixement, la bouche grande ouverte. Mais ce n’était pas cela qui avait provoqué l’hystérie de l’homme. Non. C’était la myriade d’araignées grosses comme le poing, tigrées noir et jaune, velues, affreusement velues, qui s’agitaient sur son corps et tiraient dans leurs mandibules de petits morceaux de chair sanguinolente qu’elles arrachaient dans un bruissement sinistre.
La loordienne ne criait pas. Ne bougeait pas. Mais lorsqu’il plongea son regard dans le sien, il comprit qu’elle était vivante. Sans doute paralysée par le venin des arachnides, mais vivante et consciente. Le hurlement d’effroi et de douleur muet qui l’emplissait intérieurement était inscrit au fond de ses yeux dilatés.
Phil hurla de nouveau comme un fou.

Jenna avait récupéré et se retourna vers lui sans comprendre. Phil hurlait au milieu de la pièce sans qu’elle comprenne pourquoi.
— Arrête de hurler comme ça, cria-t-elle à son tour en maîtrisant le sentiment d’hystérie qui s’emparait d’elle. Tu deviens fou ! Arrête !

Elle se rapprocha de lui et tenta de le saisir par les épaules pour le secouer mais il se rebella et la saisit avec une force peu commune avant de la projeter violemment en arrière. La twi’lek fit un vol plané et retomba lourdement à deux mètres de la loordienne, sa tête heurtant brutalement une caisse.
— Tu es fou ? Qu’est-ce qui te prends, Phil ! demanda-t-elle à moitié assommée.
— Tu ne vois pas ? hurla ce dernier. Elles sont en train de la dévorer !

Il tournait sur lui-même et bougeait de façon désordonnée, chaotique, soulevant les sièges, les tables, les meubles qui encombraient les lieux, enjambant les cadavres, furetant partout comme s’il cherchait quelque chose.
Jenna essaya de bouger mais elle s’aperçut avec horreur qu’elle ne pouvait pas le faire. Ses bras ne lui répondaient pas. Ses jambes non plus. Que lui arrivait-il ?
— Ph… Phil… murmura-t-elle, aide… moi, je ne peux… plus… bouger…

Un éclair dans sa tête et elle comprit que sous le choc, elle avait dû se fracturer la colonne vertébrale. Son cœur bondit hors de sa poitrine devant l’amère et atroce vérité.


Phil courait à présent comme un dément dans tous les recoins de la vaste salle lorsqu’il s’immobilisa comme un chien de chasse en arrêt devant un gibier. Voilà qui allait lui servir à se défendre.
Il arracha des mains d’un cadavre un gros cylindre terminé par un tuyau et une sorte de lance, en laissant échapper un rire démoniaque. Les yeux hagards, il revint vers l’endroit où la loordienne était en train de se faire dévorer vivante et s’arrêta comme pétrifié. Là, à deux mètres d’elle, se tenait une grosse masse noirâtre qui le regardait de ses yeux sombres. La reine !
Elle était énorme et se tenait devant lui sur ses huit pattes velues, ses mandibules s’ouvrant et se fermant lentement, laissant entrevoir un filet d’une substance blanche qui coulait sur le sol.
Il lui semblait que l’hideuse créature voulait lui parler et l’appelait par son nom.
— Phil… Phil…

Il secoua sa tête comme pour s’extirper d’un cauchemar tenace. Non ! Il ne se laisserait pas envoûter par l’horrible monstre dont les enfants dévoraient son amie.
Il pressa du pouce un bouton du manche qu’il tenait fermement dans sa main droite et provoqua un petit déclic suivi d’une étincelle. Celle-ci activa aussitôt une petite flamme qui s’installa au bout de la lance qui prolongeait le manche. Il fit deux pas en avant.
Pas trop près, se dit-il, pour ne pas qu’elle puisse te sauter dessus. Juste ce qu’il faut !


Jenna observait Phil qui ne semblait pas s’occuper d’elle. Que cherchait-il ? Pourquoi avait-il hurlé ainsi ? Pourquoi ne venait-il pas à son secours. Le voilà qui s’était immobilisé là-bas, au fond de la salle puis qui se penchait sur quelque chose. Il disparut un instant à sa vue derrière un grand container éventré avant de réapparaître un gros objet dans ses mains. Mais que tenait-il donc ?

C’est son regard qui frappa le plus la twi’lek. Ce n’était plus le regard bienveillant du Phil qui la faisait rire quelques heures encore auparavant à bord de leur cargo. Non. C’était un autre Phil. Un Phil qui n’avait plus toute sa raison. Pour un motif qui lui échappait, son ami avait disjoncté, comme ça, d’un seul coup. Ses yeux vides et hagards n’avaient plus rien d’humain. Ses gestes n’étaient plus ceux d’un homme sain d’esprit. Quelles pensées pouvaient-elles bien l’agiter ?
Il n’était plus qu’à quelques mètres d’elle. Peut-être était-il revenu à la raison et allait-il lui venir en aide ? Comment allait-il faire avec deux femmes à ramener à bord de leur cargo ? Pourvu que Too’Tau et Akan les retrouvent rapidement ! Impossible de communiquer avec eux. Les fréquences de leurs communicateurs semblaient ne pas se propager à l’intérieur de l’immense vaisseau.
— Phil… tenta-t-elle une nouvelle fois, Phil…

Elle avait du mal à identifier ce qu’il tenait dans ses mains. Un cylindre, sans doute un réservoir, pendant au bout de sa main gauche tandis que de sa droite s’échappait comme la lance d’un extincteur. Il y eut un déclic puis une petite flamme naquit au bout de la lance. Cette fois-ci le doute n’était pas permis : Phil maniait un petit lance-flamme du genre de ceux qu’on utilisait dans certains astroports pour chasser la vermine des trains d’atterrissage des vaisseaux.

Les yeux de la twi’lek s’agrandirent. Non ! NON !

Elle sentit le souffle chaud s’emparer de son corps. Un souffle brûlant, atrocement brûlant qui la fit suffoquer et qui, presqu’aussitôt après, engendra une douleur incommensurable. Une odeur horrible l’accompagna. C’était sa propre chair que se calcinait. Elle se mit à hurler. Le flot de feu s’arrêta ce qui accentua la douleur. Sa peau grésillait sous l’effet de l’eau qui s’en évaporait. Elle pouvait la sentir se recroqueviller comme un carcan qui l’enserrait vivante dans une étreinte mortelle. Des secousses agitèrent son corps tout entier, sans qu’elle puisse les contrôler. Elle avait trop mal. Tout son système nerveux était saturé d’information de douleur qui s’entrechoquaient et parvenaient à son cerveau incapable de gérer. C’était atroce et cela lui parut durer une éternité jusqu’à ce que le flot de feu revienne vers elle. Là, le seuil maximum de souffrance fut atteint et son esprit se désolidarisa de son corps, abandonnant ce dernier aux flammes qui le consumaient. La douleur disparut et tout ne fut plus qu’un grand trou noir.


Phil regarda l’immonde bestiole dévorée par les flammes purificatrices et il éclata de rire devant les convulsions grotesques qui l’agitèrent un long moment. Peur des araignées, lui ? Qui avait dit cela ? Voilà ce qu’il leur réservait comme traitement !
Il tourna la lance vers le tas de petites saloperies qui finissaient d’engloutir ce qui restait de la loordienne et appuya de nouveau sur la détente de l’appareil qui se mit à cracher de nouveau son feu ravageur. Il resta ainsi jusqu’à ce que l’appareil ne tomba à cours de carburant. Alors le feu cessa.

Phil jeta loin de lui le lance-flamme devenu inutile puis éclatait d’un immense rire de démence lorsque une vague de petites masses noirâtres sortit du couloir sombre par lequel ils étaient arrivés. Des milliers de petites araignées se chevauchant les unes les autres fondaient sur lui. Il sentit ses cheveux se dresser sur sa tête, se retourna et se mit à courir comme un fou droit devant lui. Ce faisant, il s’empala sur le bout d’un tuyau brisé qui dépassait d’un pilier. La pointe le transperça de part en part dans un gargouillement de boyaux déchiquetés. La bouche entrouverte, il demeura ainsi cloué contre la colonne tandis qu’il regardait se jeter sur lui les innombrables petites arachnides affamées.

VI


Comme un dément, Too’Tau courait éperdument dans la coursive, poursuivi par ses ombres qui semblaient flotter contre les murs et le plafond. Meurtri à plusieurs endroits dont au front parce qu’il s’était cogné plusieurs fois à des obstacles, il parvint le visage en sang dans le hangar où ils avaient entamé leur exploration du vaisseau étranger. Ses compagnons n’étaient pas là. Qu’importait ! Il s’engouffra dans le sas et referma l’écoutille sur lui avant de reprendre son souffle. Puis il passa dans son vaisseau et se précipita jusqu’au poste de pilotage pour allumer les moteurs. Une minute plus tard, le cargo s’éloignait de l’immense masse noire et le rodien s’écroulait sur son siège.

ÉPILOGUE


Too’Tau ouvrit les yeux et redressa son torse pour s’asseoir sur sa couchette. Passant la main sur son front, il la retira trempée de sueur. De cette sueur froide qui l’avait réveillé et avait rendu les draps tout poisseux.
Il pivota et se laissa tomber du matelas pour se retrouver debout dans le silence de sa cabine avant de passer sa main, cette fois-ci devant ses yeux et sa figure. Mécaniquement, il marcha jusqu’à un lavabo pour faire couler de l’eau dont il s’aspergea le visage en espérant chasser de son esprit les derniers reliquats du cauchemar qu’il venait de faire.
Un cauchemar ? Il n’en était pas certain. Tout cela lui avait paru tellement vrai.
Il enfila rapidement sa tenue de pilote et sortit de sa cabine en se disant qu’il oubliait quelque chose. Il avait du mal à se remettre les idées en place, comme s’il occultait une partie du temps qui venait de s’écouler. Il contempla l’espace par la verrière de la coursive. Pas de gros vaisseau noir en forme de quille ! Le cauchemar était terminé.


Il se retourna vivement et se rendit à l’office puis au carré. Il n’y avait personne. Ses compagnons étaient-ils fainéants au point de dormir encore ?
Puis soudain, ça lui revint. Tout lui revint en mémoire et l’angoisse revint elle aussi. Il se précipita dans les coursives et descendit deux ponts en direction d’une des cales. Il fallait qu’il sache. Rêvait-il encore ?
Il arriva devant une porte, s’arrêta et hésita avant de l’ouvrir.
Le panneau glissa silencieusement dans la cloison et dégagea l’ouverture. L’intérieur de la soute était sombre et il chercha sur sa gauche une torche accrochée au panneau d’urgence. Le faisceau lumineux déchira les ténèbres silencieuses et la réalité le frappa de nouveau en pleine mémoire. Ils étaient tous là. Tous les quatre. Morts. Victime du coup de folie qui avait frappé Phil. Sans qu’il ne parvienne toujours à s’expliquer pourquoi. Et au centre de la cale, un container ouvert avec en son centre une pierre d’aspect rugueux et parsemée de petits cratères miniatures.

Too’Tau en était à présent persuadé. C’était cet artéfact qui avait frappé Phil de démence. Alors qu’ils examinaient la pierre et pour une raison incompréhensible, Phil avait ouvert l’une des caisses de la cargaison d’armes qu’ils devaient livrer sur Balmorra, après s’être rendus sur Tython pour confier l’artéfact aux Jedi. Il s’était alors emparé d’un petit lance-flamme portable et, vision d’horreur, avait incinéré Jenna devant leurs yeux en hurlant comme un fou. Le temps qu’ils comprennent, c’était trop tard. C’est Sumara qui était intervenue la première en arrachant des mains de l’homme l’engin de mort. Mais ce dernier avait attrapé une hache d’incendie et lui avait sectionné une main avant de récupérer son arme de feu. Au moment où Too’Tau allait intervenir, une explosion avait secoué la cale et un incendie s’était déclenché au milieu des caisses d’armes l’empêchant de parvenir jusqu’à lui. Akan, pour sa part, s’était retrouvé derrière le rideau de flammes, impuissant devant le spectacle infernal que donnait Phil. Ce dernier avait tourné son lance-flamme vers la loordienne qui avait subi le même sort que la twi’lek. Les flammes l’avaient dévorée en un rien de temps. Le feu se propageait de container en container, attisé par les barils de carburant qui s’étaient enflammés initialement, et Too’Tau avait dû battre en retraite vers la coursive, juste avant que la pièce ne soit condamnée par le système d’extinction automatique qui avait ensuite libéré le gaz destiné à neutraliser l’oxygène. Il lui avait été impossible de basculer l’ouverture de l’écoutille en mode manuel et il avait assisté impuissant à l’épilogue de cette scène morbide, Akan transperçant Phil d’une barre de fer avant de mourir asphyxié derrière la porte obstinément close.


Ses yeux se posèrent de nouveau sur la pierre. Il fallait qu’il s’en débarrasse à tout prix. Après avoir refermé la boite qui abritait l’artéfact, il la prit dans ses bras et sortit de la cale puis tourna à droite en direction d’un des sas donnant sur le vide spatial. Voilà ce qu’il aurait dû faire bien avant ! Sans cette chose malfaisante, ses compagnons seraient encore en vie !
L’écoutille s’ouvrit en silence et il pénétra dans le sas puis déposa la petite caisse en son centre avant de ressortir. C’était si simple au final ! Sur le panneau de commande il composa un code pour passer en ouverture manuelle. Un autre code lui permit de couper le système de gravité artificielle et enfin il abaissa un levier qui fit s’ouvrir le panneau extérieur du sas. Sous l’effet de la dépressurisation, la boite et son contenu furent éjectés dans le vide spatial. Le panneau se referma et il réenclencha la gravité puis il expira lentement comme s’il n’avait pas respiré depuis plusieurs minutes.
— Voilà ! laissa-t-il échapper d’une voix soulagée.


Assis dans son fauteuil de pilote, il consulta brièvement les instruments de bord. Le doute n’était pas permis, il était à l’arrêt. Le cargo flottait dans l’espace mais n’avançait pas. Les moteurs étaient éteints et c’est ce qui expliquait le silence ambiant, absolu qui l’enveloppait. Il avait eu du mal à discerner ce qui n’allait pas autour de lui. C’était ça.
Il enclencha quelques interrupteurs mais rien ne se passa. Il insista, mais les moteurs restèrent muets.
— Inconcevable ! s’écria-t-il.

Devant lui, de l’autre côté de la vitre du cockpit, un petit point noir venait d’apparaître. Un petit cube qui flottait dans le vide. Il grossissait en se rapprochant et bientôt il put discerner la forme de la boite qu’il venait d’éjecter dans l’espace. Cette dernière ne fut bientôt qu’à un mètre puis toucha doucement la coque du cargo contre laquelle elle s’immobilisa. Juste de l’autre côté de la paroi en transparacier.
— NON ! cria le rodien.

Ce fut à ce moment précis qu’il comprit que plus jamais il ne parviendrait à remettre les moteurs en route.
Modifié en dernier par Hiivsha le Dim 12 Mai 2013 - 16:59, modifié 6 fois.
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Messagepar Mitth'raw Nuruodo » Sam 11 Mai 2013 - 18:41   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] Star Wars et l'épouvante

Eh bien ! :) Alors déjà, c'est comme aux oraux, tu as la prime de risques pour être passé en premier, merci pour cette contribution ! Je te rejoins après les partiels^^

Bon, alors... J'avoue que j'ai eu peur que tu en fasses trop, au début^^ La conversation sur la mort est indispensable, naturellement, par contre, qu'il y ait obligatoirement une peureuse pour parler de vaisseau-fantôme dès le début, j'ai trouvé ça un peu artificiel, parce que habituellement, les personnages ne réagissent pas comme ça, je préfère, comme dans les bouquins de Stephen King, partir d'une situation 100% ordinaire et basculer d'un seul coup. Mais alors après, waw ! :love: Les morts sont superbement mises en scène, à la fois brutales et bien décrites, et tu arrives à intégrer les propos initiaux des personnages tout en restant naturel, d'ailleurs je suppose que tu as imaginé la conversation du début après avoir pensé le développement ? Excellent, donc ! :)

Mais alors je n'ai pas compris quelque chose à la fin : pourquoi a-t-il ses souvenirs déformés de ce qui s'est passé ? :?

Oh, et une remarque : pourquoi ont-ils besoin de s'y mettre à cinq pour un cargo de contrebande ? :paf:

« Quant on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur. »


Je kiffe :love:

c’est quand même pas comme si on en avait rencontrés


Euh, ce n'est pas rencontré, par hasard ? :?

[i]pour ne pas qu’elle puisse te sauter dessus. Juste ce qu’il faut ![/i]


Souci de balises, ça arrive même aux meilleurs :whistle:

Quelles pensées pouvaient-elle


Elles^^

Phil jeta loin de lui le lance-flamme devenu inutile puis éclatait


"Jeta" suivi de "éclatait" ? :perplexe:

Qu’importe !


Qu'importait :neutre:
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Messagepar Hiivsha » Sam 11 Mai 2013 - 19:30   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] Star Wars et l'épouvante

Mitth'raw Nuruodo a écrit:Mais alors je n'ai pas compris quelque chose à la fin : pourquoi a-t-il ses souvenirs déformés de ce qui s'est passé ? :?


Il n'est pas écrit que ce qui a eu lieu à bord du vaisseau noir a bien eu lieu... ni même que le vaisseau-quille a bien existé.
On peut penser que le rodien l'a rêvé - y compris peut-être la conversation initiale (d'où peut-être l'allusion "trop facile" au vaisseau fantôme) - en fonction de ce qui s'est réellement passé dans la soute du cargo et évoqué dans l'épilogue... événement induit probablement par l'artéfact.
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Messagepar Mitth'raw Nuruodo » Sam 11 Mai 2013 - 19:32   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] Star Wars et l'épouvante

Ah, d'accord, ça m'avait effleuré l'esprit, c'est une bonne idée :) Puisque la réalité est si douteuse, il n'est même pas exclu que ce soit lui qui les ai tués !
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Messagepar Mitth'raw Nuruodo » Sam 11 Mai 2013 - 19:40   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] Star Wars et l'épouvante

Le Rodien^^
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Messagepar Hiivsha » Sam 11 Mai 2013 - 19:40   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] Star Wars et l'épouvante

Mitth'raw Nuruodo a écrit:
Phil jeta loin de lui le lance-flamme devenu inutile puis éclatait


"Jeta" suivi de "éclatait" ? :perplexe:


Oui, "il jeta" = action courte
puis éclatait en un rire dément lorsque des ... (le rire dure plus longtemps et laisse à l'action suivante le temps de se manifester pendant qu'il riait)

Et non ce n'est pas le rodien qui les tue

PS : Quoique, au fond... pourquoi pas en effet ! :whistle:
Modifié en dernier par Hiivsha le Sam 11 Mai 2013 - 19:43, modifié 1 fois.
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Messagepar Mitth'raw Nuruodo » Sam 11 Mai 2013 - 19:48   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] Star Wars et l'épouvante

Et non ce n'est pas le rodien qui les tue


J'avais compris :transpire: Je disais juste que c'était bien de laisser la porte ouverte^^
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Messagepar Hiivsha » Sam 11 Mai 2013 - 19:51   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] Star Wars et l'épouvante

Ah ok... oui, j'ai choisi une fin avec une porte non complètement fermée, quelques questions en suspens et délibérément de pas tout expliquer.

Mitth'raw Nuruodo a écrit:tu arrives à intégrer les propos initiaux des personnages tout en restant naturel, d'ailleurs je suppose que tu as imaginé la conversation du début après avoir pensé le développement ?


Euh... oui et non... non car en fait je suis parti de la conversation, idée première que j'ai eu dans mon lit en pensant au sujet du recueil. Ensuite j'ai brodé l'histoire autour. Et, oui, car j'ai modifié après avoir écrit "l'action" donc a posteriori, certaines "peurs" évoquées dans la conversation initiale, car dans le feu de l'action, j'en avais pris "d'autres" plus "réalistes" ou "naturelles" à mettre en scène.
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Messagepar AJ Crime » Sam 11 Mai 2013 - 20:01   Sujet: Re: [Recueil SWU #6] Star Wars et l'épouvante

Voilà une grande nouvelle... voyons ce que j'ai à en dire... si tu me le permets, mes remarques n'engagent que moi, c'est juste le reflet de mon opinion. Ma critique globale à la fin de tout ce que j'ai pu noter en cours de lecture.

comme je pense, tout être normalement câblé dans sa tête !
J'ai du mal à interpréter, comprendre cette phrase... ça pourrait être : "comme le pense tout individu..." ou "parce que je suis normalement câblée dans ma tête"

Dès le début, je ressens un vide descriptif pour ce qui est de l'environnement des personnages qui par ailleurs sont très bien décrits avec un luxe de détails. Grosso modo ça entre peut-être trop rapidement dans le vif du sujet à mon gout.

puis gratta plus énergiquement encore sa barbe en réfléchissant intensément
les adverbes et participes présents alourdissent lorsqu'ils sont trop utilisés au sein d'une même phrase, cette sonorité répétitive en [ant] me gêne, je les chasse pour ramener un certain équilibre.

qui en soupirant, qui en levant les yeux au ciel ou en laissant
voilà typiquement la phrase qui va m'arrêter dans ma lecture, cette alternance de "qui" "qui" (il y en a quelques-uns relativement réguliers éparpillés dans le texte) et ces participes présents à courir. Après, je suis tout de même réceptif à l'effet de style que ça donne... si tu as fait ce choix en connaissance de cause.

Donc toi t’as pas peur
peut-être ce mot entre virgule, pour le rythme de la phrase...

coquettement ses deux lekkus pour les mettre en ordre sur ses épaules
Je ne me sens pas à l'aise avec celle-là... peut-être qu'en éliminant ce qui est en gras ça serait mieux...

en suivant visiblement son idée fixe
ce mot est en trop à mon avis... en plus, les idées ne sont pas tout à fait visibles... pour pinailler.

Au final, il y a pas mal de verbes "faire" utilisés par ci par là, je trouve que ce terme rend un flou pas très artistique à la compréhension globale du texte... m'enfin, j'ai des griefs personnels avec les verbes "pouvoir", "devoir", "faire", "aller", "être" ou "avoir" et quelques autres du même acabit dont l'usage a été étendu par l'usage de la langue parlée (ou la traduction anglo-saxonne) alors qu'à l'écriture dans notre belle langue de molière ce sont des termes avec peu de charge émotionnelle ou à la signification plutôt restreinte.

D’un coup sec il coupa l’alarme stressante
manquerait pas une virgule après "sec" ?

Y a, à mon avis, vraiment trop de "qui" et de participes présents, ça émaille le texte.

et y’a pas de quoi à faire un plat.
"en" plutôt, non ? Marrant, j'ai l'impression que tout cela tourne à la "huitième passager", ce magnifique premier opus de la méga série des aliens.

tout ce qu’ils pourraient y trouver
"ils y trouveraient" la possibilité est accessoire... elle ne concerne que l'éventualité qu'il n'y ait rien.

Tous firent oui de la tête sauf Jenna qui fit non.
Je la trouve pas géniale celle-ci... comparé au reste bien écrit, clair et aux termes choisis...

les quelques mètres de vide pour s’accoler
"se coller" plutôt, non ? ou même plutôt "se plaquer"

Ils firent un ou deux pas à la faveur de leurs bottes gravitationnelles,
ce qui signifie à demi mot qu'il n'y a pas de gravité générée à l'intérieur... encore une fois, désolé d'insister, mais j'ai l'impression qu'il manque des éléments de description. Il est en revanche certain que les dialogues sont excellents, c'est l'éclate totale :D .

— Je trouve que c’est une très mauvaise idée de nous séparer… on devrait peut-être rester groupés, non ?
ça me fait penser à un sketch, il faut toujours qu'ils se séparent dans les films d'horreur. Par contre, le "devrait peut-être" n 'est pas obligatoire, à moins de le faire passer pour l'expression d'une peur profonde.

il y avait un moignon duquel giclait par saccades, un liquide sombre.
Elle va pas rester consciente longtemps si ça gicle comme ça.

et l’avait braquée vers la direction d’où ils étaient venus
"dans" , non ?

Le tunnel semblait s’être rétréci derrière eux et soudé, comme une plaie géante qui se serait refermée.
moi, ça me ferait plus penser à l'oreillette d'un cœur, qui se ferme pour que le sang ne sorte pas... ou mieux, à un œsophage qui ne s'ouvre en grand que pour laisser passer la nourriture.

jusqu’à un ascenseur des plus classiques.
Je ne suis pas certain de ce pluriel... mais j'ai des lacunes en orthographe, je le concède sans peine.

tout ce qu’il y a de plus classique,
ça fait répétition...

La porte de la cabine s’ouvrit et
Elle s'ouvre tout seule ou c'est l'un d'entre eux qui l'ouvre ?

mais il est vrai que les zones que nous avons
Comme ils progressaient dans la zone,
encore une petite répétition.

des commande comme ça
pluriel.

L’écoutille se referma devant lui avec un bruit sourd qui fit se retourner le zabrak.
— Qu’est-ce que tu as fait ? Pourquoi tu as fermé le panneau derrière moi ?
l'écoutille n'est pas parfaitement étanche, il communique sans difficulté au travers. Sans même avoir besoin de crier.

Sachant qu'il y a le vide de l'autre côté... l'expulsion de l'air n'aurait-elle pas provoqué une brutale aspiration, même si ce n'était que par un petit trou qui aurait inexorablement attiré Akan ? Alors, pourquoi cela ne se passe-t-il pas ?

Il ôta son gant avec ses dents pour palper la chose
je ne pense pas qu'il puisse enlever le gant d'une combinaison étanche aussi facilement... mais bon, pourquoi pas.

— Rien je te dis ! hurla-t-il
une virgule derrière "rien", peut-être.

et de mobilier renversés et empilés ça et là
ce mot me semble inutile, voir mal placé et il y en a déjà deux autres identiques à proximité.

Les murs étaient ça et là noircis comme sous l’effet
répétition, voir élément précédent.

Phil maniait un petit lance-flamme du genre de ceux qu’on utilisait dans certains astroports pour chasser la vermine des trains d’atterrissage des vaisseaux.
"le cinquième élément"... magnifique.

Elle sentit le souffle chaud s’emparer de son corps. Un souffle brûlant,
Y a moyen d'éviter le répétition, non ?

Là le seuil maximum de souffrance
une virgule derrière "là" aussi.

de petites saloperies qui finissaient d’engloutir ce qui restait de la loordienne
trop de "qui" ça tue le ki ! :)

inutile puis éclatait d’un immense rire de démence
Un passé simple m'aurait paru plus juste.

il parvint le visage en sang dans le hangar
passage entre virgules peut-être.

Dans ce début d’épilogue, je dirais qu'il y a trop de possessifs, son torse, sa couchette, son front... etc, il y en a trop, tout simplement.

Tout lui revint en mémoire et l’angoisse revint elle aussi
petite répétition, mais elle doit être là exprès alors je te proposerais : "Tout lui revint, et l'angoisse accompagna la mémoire."

de nouveau en pleine mémoire.
répétition, pour ce coup je ne vois pas ce qui la justifie et pourquoi elle est si flagrante.

Excellent ce rebondissement final... ça me fait aussi penser (de manière éloignée) au huitième passager.

mais n’avançait pas. les moteurs étaient éteints
allé encore une petite... majuscule...

Et voilà, sur la fin, je dirais un clin d’œil aussi à l’odyssée de l'espace. En tout cas j'adore, c'est agréable à lire, le ton est flippant à souhait, j'aime l'épouvante comme ils n'en font plus beaucoup depuis de trop longue années. C'est excellemment bien tourné, les choses s’engrènent bien et les révélations arrivent au fur et à mesure. On comprend sur la fin qu'ils meurent de ce qu'ils craignent le plus et même si cette histoire d'artefact Jedi et de menace sous-jacente met sur la voie, je me suis pris au jeu de cette nouvelle doucement horrifique. C'est du beau travail, la coup de théâtre final surprend tout ce qu'il faut. J'ai pris beaucoup de plaisir à te lire, j'espère que les clins d’œil que j'y ai décelé sont bien des clin d’œil à des références.
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