L'embrasement de la Galaxie

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Messagepar Dark Palgueïss » Dim 08 Jan 2017 - 18:45   Sujet: L'embrasement de la Galaxie

Bonjour à tous ! Je suis nouveau ici, et je décide de poster une fiction que j'ai commencée à écrire il y a quelques temps. N'hésitez surtout pas à me faire des remarques, sur le fond, la forme, ce que vous voulez. Comme je suis un petit nouveau, je maîtrise pas totalement les options de mise en page du site, alors n'hésitez pas à me donner des conseils si ça vous paraît nécessaire.

Pour ce qui est de l'histoire, il s'agit des aventures de deux personnages principaux, un jedi et une chasseuse de primes (qui seront présentés en temps et en heure) dans une Galaxie déchirée par la guerre. Au programme donc, pas mal de batailles, spatiales ou terrestres, des duels au sabre laser, et des intrigues qui feront grandir les personnages que vous apprécierez j'espère.

Je précise que je m'inspirerai bien évidemment de l'Univers Etendu mais que je ne le respecterai pas à 100%. Sur ce je vous laisse découvrir le prologue, bonne lecture !

Prologue : la Fin.


Du haut de l’immeuble où il se trouvait, Dan observait le théâtre de la dernière bataille de la Guerre. Un tableau saisissant, vraiment. Le soleil se couchait, embrasant le ciel légèrement nuageux… à moins que ce ne soient les flammes au sol qui donnaient cette impression. L’immense ville que son armée envahissait était en proie à un terrible incendie, rares étaient les bâtiments qui n’étaient pas en feu. Les tirs des blasters, les explosions, les cris de guerre d’agonie et de désespoir raisonnaient dans l’air du soir. Le ciel était envahi par les Star Destroyers, qui faisaient feu sur la ville, et vomissaient des flots de chasseurs en tout genre qui anéantissaient les dernières résistances aériennes de l’ennemi. Au sol, les clones progressaient dans la ville, éliminant tout adversaire qui se présentait devant eux. De gros quadripodes mécanisés les accompagnaient, balayant les obstacles sur leur passage, que ce soient les ennemis ou leurs maigres barricades.

La victoire était déjà acquise, Dan pouvait le voir. Alors pourquoi ces imbéciles continuaient à résister ? Il y avait des années qu’ils auraient du capituler de toutes les façons. Un profond sentiment de vide s’insinua en lui : il faisait la guerre depuis si longtemps qu’il n’était pas sûr de pouvoir faire autre chose maintenant que celle-ci se terminait. Si on lui avait demandé ce qu’il était, il aurait répondu « un guerrier », sans aucune hésitation. Ce n’était pourtant pas à cela qu’on l’avait formé. Redevenir celui qu’il avait été prendrait des années. A condition que ce soit possible… Il fut tiré de ces réflexions par un léger trouble dans la Force : il sentait des gens approcher. Quatre personnes, qui gravissaient les escaliers, approchant du toit où il se trouvait. Il percevait en eux le désir de meurtre : ils venaient pour le tuer lui.

Le premier arriva légèrement en avance sur les autres. C’était un rodien mâle, qui tenait un pistolet laser à la main. Dés qu’il vit Dan, il leva son arme et voulut faire feu. Mais il était trop tard. Dan, usa de la Force pour le soulever du sol, et sans plus de cérémonie l’expédia hors du toit, le précipitant dans le vide vers une mort certaine. Les trois autres arrivèrent alors. Deux humains, un homme et une femme, accompagnés d’un zabrak mâle. Comme le rodien, ils étaient armés de pistolets lasers. Dan percevait en eux une grande colère, mais aussi une peur viscérale : ils n’étaient pas soldats, juste des civils qui avaient décidé de jouer aux résistants. Avec un soupir, Dan les avertit :

« Déposez vos armes, et allez vous en. Vous ne pouvez pas me tuer, pas plus que vous ne pouvez changer l’issue du conflit. La Guerre est finie à présent, il va falloir que vous l’acceptiez. »

« Jamais ! Cria la femme. »

Elle mit Dan en joug, et ses deux compagnons voulurent imiter son geste, avec une fraction de retard. Dan les prit de vitesse. Usant de la Force, il projeta le zabrak en arrière, et fit pivoter sur sa gauche la femme. Si bien qu’elle ne visait plus Dan, mais son compagnon humain… prise dans le feu de l’action, elle ne comprit pas ce qui lui arrivait, et fit feu malgré tout. Le tir atteignit son complice en pleine poitrine, et il s’effondra dans un râle d’agonie. Dan la projeta en arrière à son tour, tandis que le zabrak revenait à la charge. Dan l’attira à lui avec la Force, et allumant son sabre laser bleu, le trancha en deux. La femme pendant ce temps, se relevait péniblement. Dan sentit sa haine enfler lorsqu'elle vit ses deux compagnons morts. Elle voulut tirer sur lui, mais à l’aide de ses pouvoirs, il l’étrangla. Suffocante, elle lâcha son arme pour se tenir la gorge, comme si elle pouvait se libérer les voies respiratoires que Dan comprimait. Elle tomba lourdement à genoux, tandis qu’il venait près d’elle. Il l’observa un moment, et soupira.

« Tu aurais dû te rendre, constatât-il. »

« Pitié ! Articula-t-elle péniblement. »

Un sentiment de dégoût envahit Dan. D’un ton las, il répondit :

« Je suis navré. Mais j’ai appris depuis longtemps que la pitié ne met pas un terme aux guerres. Ce qui permet la paix, c’est éliminer ses ennemis. Adieu. »

Dans un vrombissement de sabre laser, il lui trancha la tête. Elle roula sur le sol, dégoulinante de sang. Dan sentit alors approcher des soldats clones.

« Vous arrivez bien tard commandant. Dit-il en désignant les cadavres des trois insurgés. »

Le clone de tête jeta un coup d'oeil à la scène du carnage, et inclina légèrement la tête.

« Pardon monsieur. »

« Excuses acceptées, commandant. Comment évolue la bataille ? »

« Les dernières poches de résistance ont été éliminées, et nous avons pris le contrôle du Sénat. Les derniers combattants qui n’ont pas été éliminés battent en retraite vers les niveaux inférieurs. Nous avons fait plusieurs centaines de prisonniers, parmi eux, beaucoup de civils insurgés. Vos ordres ? »

« Ces niveaux inférieurs… là où les derniers combattants se replient : sont ils exposés à un bombardement aérien ? »

« Affirmatif, monsieur. »

« Alors dîtes aux troupes de regagner les croiseurs. Que ceux-ci fassent feu sur les niveaux inférieurs toute la nuit. A l’aube, vous enverrez des équipes au sol pour nettoyer ce qui doit l’être. Puis si il reste une autorité politique valide sur cette planète contactez la et dîtes lui qu’elle doit capituler sans conditions. »

« Bien monsieur. Et les prisonniers ? »

Une bile amère envahit la bouche de Dan lorsqu’il lâcha :

« Exécutez les. Sans exception. Mais que cela n’apparaisse pas dans votre rapport. »

Il sentit la désapprobation du clone, mais conçu pour obéir, celui-ci répondit.

« A vos ordres monsieur. »

Tandis qu’il s’éloignait, Dan reporta son attention sur la ville. Pendant toutes ces années de conflit, il en était venu à haïr si profondément ce monde-trône de la faction adverse qu’il était presque heureux de le voir brûler dans les flammes d’une guerre que ses dirigeants avaient largement déclenchée par leur avidité et leur soif de domination. Son comlink sonna. Il n’avait pas besoin de l’allumer : il savait qu’il devait obéir à ses propres ordres, et retourner sur son vaisseau amiral. En partant, il jeta un dernier regard aux cadavres des insurgés qui l’avaient agressé. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce qu’il leur avait fait n’était guère dans l’esprit des jedi. Du temps où il était padawan, il aurait certainement été horrifié à l’idée de faire ce qu’il venait de faire, ou d’ordonner ce qu’il venait d’ordonner. Mais le padawan qu’il avait été, n’avait participé à aucune guerre, et il lui avait fallu apprendre que ce n’était pas en se pliant au Code des jedi que l’on remportait un conflit. En remontant dans son vaisseau, il lui revint en mémoire comment tout cela avait commencé...
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Messagepar Dark Palgueïss » Dim 08 Jan 2017 - 20:08   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Et hop, on enchaîne sur le chapitre 1 ! N'hésitez pas à me laisser vos impressions, positives ou négatives. Je publique le chapitre 2 assez rapidement.

Chapitre 1 : Un apprenti prometteur.


Dan alluma son sabre laser bleu et se mit en garde. Le robot d'entraînement leva son arme factice à son tour... avant de se ruer sur lui. Dan para aisément le premier coup que son adversaire lui porta, avant de répliquer par une série de coups offensifs qui le firent reculer. Il se sentait en pleine confiance, en général, il ne lui fallait guère plus de quelques minutes pour vaincre son adversaire robotique... Mais cette fois ci, Maître Windu avait augmenté le niveau de difficulté, si bien que le robot, campant sur ses positions, parvint à bloquer les assauts de Dan. Le droïde pratiquait la troisième forme de combat au sabre laser, la forme défensive, qu'il maîtrisait bien mieux que fois précédentes. Dan avait beau user de toutes les subtilités de sa forme de combat favorite, le Djem So, la forme offensive, il ne parvenait pas à toucher son adversaire. Pire, à force de chercher à le toucher, il se mettait en danger. Petit à petit, le robot d'entraînement regagnait du terrain. Dan devait réagir. Il décida alors de tenter le tout pour le tout, et de changer de technique. Il passa à la forme 4, l'Ataru, une technique qui était plus acrobatique. Il enchaîna une série de coups rapides, tournoyant acrobatiquement autour du robot. Celui-ci fut complètement déstabilisé, suffisamment pour que Dan reprenne l'avantage. Il bondit au-dessus de lui à l'aide d'un salto, et se retrouva dans son dos. D'un coup de sabre laser, il le trancha en deux.

De derrière la vitre maître Yoda et Mace Windu l'observaient en compagnie du jedi Jor Drakas.

"Impressionnante est sa dextérité au sabre laser. Nota maître Yoda."

"Dans ce domaine, il égale les meilleurs chevaliers jedi. Confirma Maître Windu."

"Et sa maîtrise de la Force ?"

"Je dirais qu'elle est légèrement supérieure à un élève moyen de son âge. C'est uniquement dans le domaine de l'escrime qu'il montre de remarquables aptitudes. Cependant, je sens en lui un certain potentiel. Si il pouvait le développer, il deviendrait un grand jedi."

"En mission il faudrait l'envoyer. Développer ses aptitudes il doit."

Jor Drakas intervint.

"Mais... Je connais bien mon padawan, même si c'est vous qui lui avez appris l'art du sabre laser, maître Windu. Je peux vous affirmer qu'il n'est pas prêt à..."

"Votre padawan a 17 ans, maître Drakas, répliqua Windu. Nous envoyons des padawan en mission bien plus tôt que ça."

"Oui, mais la guerre vient de commencer... Est ce le moment d'envoyer un padawan sur le front ?"

"De toutes les forces disponibles nous aurons besoin. Dans cette guerre, les fortes aptitudes de votre padawan, utiles pourraient nous être. Grandir vite il va devoir. Sous votre protection bien sûr."

Jor Drakas fronça les sourcils, peu convaincu.
Modifié en dernier par Dark Palgueïss le Dim 08 Jan 2017 - 23:47, modifié 1 fois.
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Messagepar Dark Palgueïss » Dim 08 Jan 2017 - 23:20   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Chapitre 2 : première mission.


Dan était intimidé de se retrouver devant le Conseil Jedi. Bien sûr, il était là pour accompagner son maître, Jor Drakas, mais c'était tout de même impressionnant.

"Nos troupes se déploient un peu partout dans la Galaxie, mais nous ne pouvons nous permettre de perdre les planètes déjà conquises. Exposa maître Windu. Nous venons d’éliminer les dernières poches de résistance sur Géonosis, qui étaient menées par une mystérieuse Sev'rance Tann, une apprenti du Comte Dooku. D'après nos forces de renseignement, elle aurait quitté Géonosis, mais pas pour aller bien loin : d'après nos informations, elle s'est rendue sur Tatooine Nous avons appris de source sûre qu'elle avait quitté la planète récemment, mais seule. Ce qui veut dire, qui reste là bas une garnison droïde. Nous voulons que vous la trouviez, et l'éradiquiez. Vous disposerez d'un bataillon de clones pour mener cette mission à bien."

"Entendu, maître."



Allongé sur le lit de l’infirmerie, Dan essayait de ne pas s’impatienter. Ils étaient sur le croiseur l’Infatigable un Star Destroyer de type Acclamator et étaient entrés en hyperespace depuis une heure. Dan aurait aimé être sur le pont avec les officiers et son maître, Jor Drakas, mais on le coinçait à l’infirmerie depuis vingt minutes pour un examen médical.

« Vous avez fini ? »

Le droïde médical retira le capteur qu’il avait posé sur son torse, et confirma.

« Oui, vous aller pouvoir y aller, vous êtes en excellente santé. Je vais juste vous demander de confirmer votre fiche de santé. »

« Quoi ? »

« Confirmez ces informations : vous êtes un être humain ? »

Dan se retint de répliquer que non, il était une mite en pull-over, et préféra répondre d’un ton légèrement sarcastique :

« Oui. »

« Vous êtes originaire de Mandalore ? »

« Oui. »

« Votre taille est bien 1,86 m pour 77 kilos ? »

« C’est vraiment important ? »

« J’ai besoin de votre taille et de votre poids pour finaliser la constitution de votre dossier médical. Vous ne pourrez pas sortir de cette infirmerie tant que je n’aurai pas constitué votre dossier médical. Ce sont mes ordres. »

Dan soupira

« Oui, je fais cette taille et ce poids. »

« Vous avez des cheveux noirs et des yeux noirs ? »

Dan était on ne peut plus exaspéré : le droïde était juste en face de lui, il pouvait le voir non ?

« Oui ! »

« Très bien. J’ai finalisé votre dossier médical, vous pouvez sortir. »

Dan quitta l’infirmerie, se demandant si ça serait une infraction au Code Jedi de mettre en pièce ce droïde. Dans le couloir qui menait au pont principal, il croisa un lieutenant. Contrairement aux soldats et officiers qui combattaient au sol, les officiers et sous-officiers de la Flotte républicaine étaient des humains « normaux », pas des clones.

« Lieutenant, le salua Dan. »

L’officier lui rendit son salut, puis sourit.

« Vous revenez de l’infirmerie ? 92-B-240 ne vous a pas rendu dingue ? »

« Si. Confessa Dan. »

« Il faut l’excuser. Le capitaine a des ordres très clairs sur la santé. Pour tout vous dire, il est un peu parano depuis que son équipage a été décimé par une maladie inconnue, pendant une mission dans les régions sauvages. »

Dan hocha la tête en signe de compréhension.

Dan était sur le pont, lorsqu’ils sortirent de l’hyperespace. Depuis la fenêtre du vaisseau, il observait Tatooine. Depuis qu'il avait quitté Mandalore enfant, il n'était jamais sorti de Coruscant, la capitale de la République. Avoir sous les yeux une planète qu'il n'avait jamais vue, et sur laquelle il allait accomplir sa première mission le mettait en émoi.

"Tu es prêt ? Grogna Jor Drakas."

"Oui maître, répondit Dan."

"Bien. Nos espions nous confirment une présence de droïdes dans le palais de Boorka le Hutt. Nous avons envoyé un message au Hutt, mais il n'a pas répondu. Nous allons donc investir son palais, et si nous y trouvons des droïdes, nous les exterminons, et nous interrogerons Boorka. Allons y"

Dan acquiesça. Il savait que son maître ne croyait pas en lui. Mais qu'importe, il accomplirait sa mission.

Le débarquement sur Tatooine fut rapide. Les soldats montaient dans les canonnières TIO/BA , les blindés étaient transportés par de gros transporteurs. Le tout prit une petite heure, plus une demi-heure, le temps de se poser sur Tatooine. Les canonnières TIO/BA emmenèrent les clones et les deux jedi jusqu'au palais de Boorka. Lorsqu'ils furent à proximité, Dan fut étonné de ne rencontrer aucune résistance. Son étonnement s'accrut lorsqu'ils survolèrent le palais, et que les clones purent débarquer dans la cour sans aucun souci. L'endroit était désert.

"Où sont ils ?"

"Probablement à l'intérieur, répondit Klax, le commandant clone de leur groupe."

"Non rétorqua Jor Drakas. Je ne ressens rien. Il n'y a personne ici. En tout cas pas une armée, nous serions alors en danger, et je le sentirais. Commandant : dispersez vos troupes, et fouillez le palais. Mon apprenti et moi allons dans la salle du trône. Dites aux blindés RT-TT de se poster devant la cour : qu'ils fassent feu si besoin."

"Entendu."

Jor Drakas et Dan montèrent un long escalier, qui partait d'un recoin de la cour pour mener à l'intérieur du palais. Ils le suivirent jusqu'à un long couloir, qui les mena droit à la salle du trône. Ils ne croisèrent ni rien, ni personne. Arrivés à la salle du trône, ils ne rencontrèrent une fois de plus que du vide.

"Où sont ils tous passés ? S'agaça Dan."

"Du calme jeune padawan. La compréhension vient avec la patience."

Une voix forte et ironique éclata :

"A condition de ne pas confondre patience et immobilisme, jedi."

Dan et Jor Drakas pivotèrent. Derrière eux se tenait une Chiss, vêtue d'habits sombres, et d'une longue cape noire. Sa peau bleue, et ses yeux rouges, ressortant parfaitement avec ses habits sombres lui donnaient un air inquiétant. Elle tenait à la main un sabre laser qu'elle alluma, révélant sa lame jaune. Le côté obscur émanait d'elle, comme jamais Dan ne l'avait senti. Pas de doute, il s'agissait de Sev'rance Tann. Il saisit son sabre laser, et se prépara à l'allumer.

"Non."

Le ton de Drakas était sec.

"Si elle est ici, les droïdes sont également là. Va aider nos clones. Maintenant !"

Il alluma son sabre laser jaune, et fondit sur Sev'rance Tann. Les deux guerriers s'échangèrent une pluie de coups, mais Dan ne put en voir plus. Il sentait en effet le danger croître pour les clones.

"Klax où êtes vous ?"

"Dans le couloir est, commandant. Que se passe-t-il ?"

"Sev'rance Tann est dans la salle du trône, elle combat mon maître. Si elle est là, les droïdes doivent y être aussi. Regroupez vous !"

"Entendu."

Soudain, Dan entendit des tirs de blaster. On se battait ! Le bruit provenait des cuisines. En hâte, Dan s'y rendit. Une cinquantaine de droïdes de combat avaient engagé le combat contre une dizaine de clones. Ceux ci se dissimulaient derrière les lourds meubles de la cuisine, et faisaient feu de tout bois dés qu'ils le pouvaient. De l'autre côté de la cuisine, les droïdes les mitraillaient sans relâche. Par chance, Dan était arrivé dans le dos des droïdes. Allumant son sabre laser, Dan fondit sur eux. Moulinant de son arme, il mit en pièce une dizaine de droïdes avant qu'ils n'aient le temps de comprendre ce qui leur arrivait. Sachant très bien que sa position était intenable, Dan bondit jusqu'à la cachette des clones... après avoir lancé par la force trois petites bombes qu'il avait emportés sur le champ de bataille, qui explosèrent dans une étourdissante explosion. Lorsque la fumée se dissipa, il ne restait qu'une poignée de droïdes debout. Les clones les éliminèrent promptement.

"Ravi de vous voir commandant. Votre aide nous a été précieuse. Lança un clone."

"Les droïdes sont ici. Ils vont tous nous attaquer pendant qu'on est dispersés. Il faut qu'on se regroupe, et qu'on les élimine. Faites passer le message à toutes les patrouilles, qu'elles se regroupent dans la cour."

"Entendu."

Les clones firent passer le message et suivirent Dan dans les couloirs du palais. Ils tombèrent un peu plus loin sur un groupe de clones, assaillis par des droïdes supérieurs en nombre. En outre, il y avait dans les rangs des droïdes, des super droïdes de combat, une version plus puissante et plus résistante que les droïdes de combat. Dan se mit en avant protégeant les clones de son sabre laser. Dés qu'un tir ennemi approchait, il le renvoyait du mieux qu'il pouvait. Il put ainsi fournir une protection fiable aux clones qui purent dés lors riposter à pleine puissance, se déchaînant sur les droïdes. Sachant très bien que ça ne durerait pas, Dan concentra ses pouvoirs de la Force sur le plafond au dessus des droïdes qui s'effondra en plusieurs blocs imposants, qui s'écrasèrent au milieu des droïdes, les dispersant et les écrasant.

"C'est notre chance ! On bat en retraite !"

Ils s'enfuirent, et Dan prit soin de faire écrouler le plafond par endroit afin de ralentir les droïdes qui ne manqueraient pas de les poursuivre. Au cours des dix minutes qui suivirent il parvint à récupérer ainsi presque une centaine de clones. Il les mena alors dans la cour, et eut la satisfaction d'y retrouver Klax, qui avait tiré de là le reste des clones engagés dans le palais. Ils avaient néanmoins subi des pertes, c'était évident.

"Les droïdes sont tous dans le palais monsieur, lui rapport Klax. Ils sont bien plus nombreux que nous, et ne vont probablement pas tarder à attaquer. Vos ordres ?"

Un bref instant, Dan ressentit de l'effroi à se retrouver à devoir diriger dans des circonstances si graves. Inspirant profondément, il fit le vide en lui, et tâcha d'agir selon les recomandations de la Force. Pas facile du tout.

"Dites aux RT-TT d'abattre le mur derrière nous, et de se poster dans la cour : nous obligerons les droïdes à rester dans le palais."

"Et ensuite ?"

"Contactez les canonnières TIO/BA. Qu'elles bombardent le palais. Nous allons faire rôtir ces tas de ferraille à l'intérieur de ce palais, soldats !"

Les clones poussèrent des acclamations d'approbation, et se mirent en position. Dans leur dos, les RT-TT, ces lourds quadripodes blindés firent s'écrouler le mur, et les rejoignirent. Maître Drakas, j'espère que vous assurerez songea Dan inquiet. Quelques minutes plus tard, des tirs laser fusèrent vers eux en provenance du palais.

"Ils sont là ! Feu à volonté !"

Les clones firent feu, tandis que Dan parait ou renvoyait les tirs des droïdes. Les RT-TT se mirent à leur tour à tirer. Ils percèrent de gros trous dans le palais de Boorka, décimant les droïdes par dizaine. Le premier tas de ferraille qui cherchait à sortir du palais était aussitôt réduit en pièce. Dan était satisfait, tout se passait comme il l'avait prévu. Le seul bémol de son plan... c'était que Jor Drakas n'était toujours pas sorti. Il était donc impossible de bombarder le palais sans risquer fortement de le tuer, et si le combat s'éternisait trop, les droïdes allaient simplement battre en retraite à l'intérieur du palais, là où les clones ne pourraient aller les chercher sans se faire massacrer un par un. La situation semblait sans issue.

"Klax !"

"Commandant ?"

"Je vais chercher mon maître, si nous tardons trop, mon plan ne fonctionnera pas."

"Mais..."

"Je ne vous demande pas la permission Klax."

"Entendu monsieur."

"Message aux RT-TT : visez le haut du mur sur la gauche."

Les quadripodes s'exécutèrent, et firent feu. En quelques secondes, le mur s'effondra partiellement, dévoilant l'escalier qui menait à la salle du trône. D'un bond, Dan l'atteignit. Il vit immédiatement que sa situation était critique : Le palais était secoué sur ses fondations, l'escalier menaçait de s'écrouler, et des droïdes de combat l'y attendaient. Dan se rua sur eux, sabre laser en main, et les réduisit en miettes, les sabrant promptement. Après quoi, il se hâta de quitter l'escalier, et de gagner le couloir qui mena à la salle du trône. Une fois dans la pièce, il fut un instant saisi d'effroi. Sev'rance Tann et Jor Drakas s'affrontaient violemment, leurs sabre laser tournoyant dans l'air. Dan se rendit compte très vite cependant que son maître était en difficulté : il utilisait, la forme VI, une forme qui reprenait à la fois les mouvements de défense de la forme III, les mouvements acrobatiques de la forme IV, et les mouvements offensifs de la forme V, mais malgré sa parfaite maîtrise de cette technique, il reculait, face aux mouvements élégants de Sev'rance Tann, qui l'assaillait avec des coups très rapides, et le déstabilisaient totalement. Horrifié, Dan se souvint de ce que Mace Windu lui avait dit sur la forme VI : son apprentissage ne nécessitait pas une formation longue et éprouvante, si bien que ses adeptes n'étaient guère préparés à un affrontement long. Dan pouvait le voir à présent. Jor Drakas reculait et faiblissait inexorablement. Son padawan devait lui venir en aide. Faisant le vide en lui, Dan alluma son sabre laser, et fondit sur Tann.

Elle le sentit venir. Elle pivota dans sa direction, et déchaîna sur lui les terribles éclairs de la force. Dan esquiva l'assaut en bondissant de côté. Jor Drakas voulut en profiter pour contre attaquer, mais Sev'rance l'attendait. Elle para son coup aisément, et utilisant la Force, elle l'étrangla, avant de la soulever en l'air, et de lancer sur lui des éclairs, qui le secouèrent. Dan bondit vers Tann, qui relâchant son maître (qui s'écroula lourdement au sol, sans connaissance), pivota et bloqua l'assaut du jeune jedi. Elle enchaîna avec un coup vers le ventre, cherchant à le trancher, mais Dan, esquiva en reculant précipitamment. Il contre attaqua avec une série de coups agressifs, que Tan para avec une évidente facilité. Elle leva la main, et à l'aide de la Force, le projeta à travers la pièce. Dan percuta le mur avec force, et s'écroula lourdement. Le désespoir s'insinuait en lui, Sev'rance Tann était trop forte.

A rien ne mène la peur, resté attentif à la Force tu dois.

Il se souvenait que Yoda lui avait dit ça un jour. Mais écouter la Force ne servait à rien : il n'avait aucune chance face à un tel adversaire. Mais je ne suis pas censé la vaincre se rappela soudain Dan. Levant les yeux, il aperçut derrière Sev'rance Tann la lumière du dehors : la salle du trône possédait une ouverture qui donnait sur un balcon extérieur. C'était sa chance. Pianotant sur son bracelet de communication, il transmit des ordres à Klax en morse. Puis, il bondit à nouveau sur Tann. Celle-ci l'attendait avec un sourire morgue. Elle perdit bien vite de sa superbe, lorsqu'un coup de Dan passa outre sa garde, et faillit lui entailler le visage. Trop arrogante, elle se laissait surprendre. Dan en profita, et enchaîna une série de coups offensifs, utilisant toutes les subtilités agressives que lui offrait le Djem So. Son sabre tournoyait, frappait par en haut, par en bas, sur les côtés. Tann était maintenue dans une posture strictement défensive, et reculait constamment. Néanmoins, même si il avait l'avantage, Dan savait que c'était provisoire : la guerrière du Côté Obscur ne tarderait pas à se remettre de sa surprise, et alors, il n'aurait plus aucune chance de l'emporter.

Tout en l'attaquant, tenant son sabre laser à deux mains, il tourna autour de son adversaire, de façon à se retrouver avec le balcon dans son dos. Il porta alors un puissant coup à Tann, que celle-ci bloqua avec sabre placé à l'horizontal, le tenant à deux mains. Les deux adversaires restèrent dans cette position, chacun cherchant à pousser le sabre de l'autre sur lui, jusqu'à le blesser. Dan sentait néanmoins que la défense de Sev'rance Tann était impénétrable. Il avait poussé son avantage aussi loin qu'il le pouvait, ne restait que la fuite. Usant de la Force, il fit sortir le dernier de ses explosifs et le plaça juste devant le visage de Tann. La peur la fit écarquiller les yeux, tandis que Dan actionnait la bombe, avant de bondir en arrière subitement. L'explosion fut retentissante, mais Tann l'avait esquivée partiellement en se projetant en arrière. Le souffle l'avait néanmoins jetée au sol. Dan tenait sa chance. Avec la Force, il fit s'écrouler le plafond au dessus de son adversaire avant qu'elle ne se relève. Frapper un adversaire au sol n'était guère dans l'esprit des jedi, mais son rôle était avant tout de protéger la vie, même si pour cela il devait se montrer déloyal. Soulevant son maître inconscient, il alla sur le balcon, et prévint Klax. Pendant ce temps, Sev’rance Tann se relevait et se dirigeait vers lui, une lueur de haine dans les yeux. Elle alluma son sabre laser, et rejoignit Dan sur le balcon.

"Stupide jedi ! Tout ce que tu as réussi à faire, c'est me mettre en colère ! Meurs !"

Au même moment, une canonnière TIO/BA apparut et se plaça juste devant le balcon, le flanc gauche face à la balustrade. Ses occupants, quatre soldats clones ouvrirent le feu sur Tann, qui para les tirs lasers avec son sabre. Dan saisit sa chance : il la projeta avec la Force, et sans attendre de voir si cela avait fonctionné, rassembla ses forces, et bondit dans la canonnière, tout en portant son maître sur le dos. Tann, qui avait été projetée en arrière, bondit sur le balcon, et voulut sans doute sauter dans la canonnière, mais les tirs des clones la ralentirent, et leur vaisseau put s'éloigner. Dan et Drakas, s'en étaient tirés vivant. Restait à accomplir la mission.

"Klax, maintenant !"

L'un des RT-TT, ouvrit alors le feu en direction du balcon, qui explosa. Dan ne put voir si Tann avait été touchée ou non. Peu importait : les clones avaient évacué le palais de Boorka, et les autres canonnières purent procéder à son bombardent en règle. Usant de missiles, de puissants rayons laser, et de bien d'autres armes, ils réduisirent bien vite le palais en cendres. Dan se sentit soulagé : sa première mission était un succès.

Lorsqu'ils furent de retour sur leur vaisseau, Dan fit mettre Jor Drakas à l'infirmerie, avant de retourner sur le pont.

"Mission accomplie, capitaine. Nous rentrons à Coruscant."

"Entendu."

Le vaisseau se mit en route. Ils s'étaient éloignés de la planète, prêts à passer en vitesse lumière lorsque surgissant loin derrière eux de l'hyper espace, apparurent six puissants vaisseaux droïdes. Il s'agissait de deux vaisseaux amiraux droïdes, et de quatre cuirassés des guildes marchands. Les deux vaisseaux amiraux lâchèrent des barges de débarquement, ces vaisseaux qui transportaient au sol les troupes terrestres de la Confédération. Pendant ce temps, les quatre cuirassés vinrent droit sur eux.

"Ils assaillent la planète... Constata le capitaine du vaisseau, effaré."

"Tatooine est peu peuplée, elle n'a aucune chance de résister."

"Et nous non plus commandant. Intervint Klax. Un seul vaisseaux contre six, 500 clones contre une armée, nous ne pouvons rien pour Tatooine. Le mieux que nous puissions faire, c'est de battre en retraite et de prévenir la République."

Dan hésita : à un contre six, ne pouvait on pas essayer de tenir ? Une manoeuvre particulièrement audacieuse pourrait peut être leur permettre de l'emporter, et ensuite par un bombardement planétaire, de détruire les troupes de la Confédération ?

L'arrivée soudaine d'une dizaine de croiseurs droïdes de plus, acheva de le convaincre :

"On se replie !"

Tous les pilotes de la passerelle s'activèrent sur leurs ordinateurs.

"Transférez 70% de l'énergie sur les boucliers arrières. Passez en vitesse lumière dés que possible. Commanda Dan."

Les cuirassés ennemis ouvrirent le feu sur eux. Mais les boucliers tinrent bon. Quelques secondes plus tard, le vaisseau passait en hyper espace, laissant Tatooine à son sort. Dan fit une grimace de dépit : il avait accompli sa mission, mais cela n'avait servi à rien.

Sur Tatooine, Servrance Tann émergea péniblement des décombres du palais. Elle était sérieusement blessée, mais se réjouit de voir ses troupes droïdes arriver. Elle allait faire passer un sale quart d'heure à cette planète, et lorsqu'elle elle le retrouverait, elle se vengerait cruellement sur ce sale padawan qui l'avait ainsi tenue en échec...
Modifié en dernier par Dark Palgueïss le Sam 04 Mar 2017 - 15:40, modifié 1 fois.
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Messagepar L2-D2 » Lun 09 Jan 2017 - 14:10   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Salut Dark Palgueïss, et bienvenu dans la section Fan-Fictions ! :hello:

Pour être honnête, je n'ai pas encore lu ton texte qui, au premier abord, a l'air plutôt bien écrit. Néanmoins, un petit conseil : tu n'es pas obligé de poster trois Chapitres en une soirée ! :wink: Laisse le temps aux lecteurs de découvrir ton topic et ton récit.

En survolant tes Chapitres, j'ai vu qu'il était fait référence à quelques personnages connus. Dois-je en déduire que ton récit va se dérouler en pleine Guerre des Clones ? (tu as tout à fait le droit de répondre que je n'ai qu'à lire ! :lol: ).

A bientôt !
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Messagepar Dark Palgueïss » Lun 09 Jan 2017 - 15:50   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Salut L2-D2 merci pour ce commentaire. J’ai hésité à lancer trois chapitres à la suite, mais en même temps, quand tu auras lu le prologue, tu auras vu qu’il ne dévoile pas grand-chose (c’est volontaire). Quant au chapitre 1, il ne s’y passe pratiquement rien, j’ai donc voulu poster le chapitre 2 à la suite, histoire que le lecteur puisse voir comment l’histoire commence.

Pour répondre à ta question, oui, je raconterai la Guerre des Clones, mais dans un (long) premier temps seulement :)
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Messagepar Jagen Eripsa » Lun 09 Jan 2017 - 16:54   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Bienvenue dans la section Fan-Fictions ! :hello:

Un autre fan de Sev'rance Tann ? Ma parole, qu'a donc cette Chiss issue d'une extension d'un vieux jeu (objectivement ^^) pour susciter tant d'attrait ?

Dans l'ensemble, c'est un texte sympathique à lire, le rythme est bon et l'orthographe aussi, reste quelques problèmes de majuscules et de ponctuation (du genre "patatipatata. Nota untel", alors qu'il faudrait mettre "patatipatata, nota untel"), les tirets manquants ("rassurez-vous" et non "rassurez vous", le sens n'est pas le même ;) ), mais dans l'ensemble c'est un bon début ! :)
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Messagepar Dark Palgueïss » Lun 09 Jan 2017 - 19:25   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Bonjour :hello: merci pour ce retour :)

Je suis pas vraiment un fan de Sev'rance Tann, mais je trouve qu'elle fait une bonne Némésis. D'autant que le jeu dont elle est issue (je me rappelle plus le nom) était PARFAIT monsieur ! :grrr:

En tout cas merci pour les remarques sur la forme. Il n'y a que pour les tirets que j'ai une bonne excuse, j'écrivais avant sur un vieux site ou les tirets ne passaient pas, alors j'ai pris l'habitude de les laisser de côté :siffle: ... Je corrigerai ce défaut, ainsi que les autres que tu as soulignés, merci encore !
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Messagepar mat-vador » Lun 09 Jan 2017 - 23:00   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Salut Dark Palgueïss! Ta fan fic me semble très cool :D !

J'attends de voir comment va tourner l'histoire :D ! Le fait que tu utilises une Jedi Noir chiss de l'UE Legends m'intrigue beaucoup beaucoup...
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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Messagepar Dark Palgueïss » Mar 10 Jan 2017 - 0:15   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Salut mat vador merci pour ton commentaire, et je suis heureux d'avoir capté ton attention :)
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Messagepar Dark Palgueïss » Mar 10 Jan 2017 - 0:16   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Et voilà le chapitre 3 ! J'espère qu'il vous plaira !



Chapitre 3 : Affrontement au dessus de Nelvaan.


« S'il vous plaît maître ! »

« Non. »

« Sev'rance Tann a conquis Géonosis et attaque Nelvaan ! Maître Shaak Ti est une grande jedi, mais elle a déjà perdu contre Tann sur Géonosis, elle perdra encore sur Nelvaan si on ne l'aide pas ! »

Yoda secoua la tête.

« De l'aide Shaak Ti n'a pas demandé. Rester ici tu dois. »

Dan se mit à chercher des arguments. Après la conquête de Tatooine par les séparatistes, à laquelle il n’avait pu qu’assister impuissant, la 10ème armée de la Réplique, menée par la jedi Shaak Ti avait été envoyée sur Géonosis pour empêcher Sev'rance Tann de reconquérir la planète. Un échec total, la Chiss avait remporté une grande victoire. Désormais, c’était Nelvaan, une planète isolée, mais proche du Noyau qui était menacée. Dan ne voulait pas rester inactif, il voulait agir. Mais comment convaincre maître Yoda de le laisser partir ?

« Mais maître Drakas va vouloir se battre lui aussi ! »

Yoda secoua la tête, se préparant à répliquer mais une voix forte l’interrompit.

« Je confirme ce que dit mon padawan, maître Yoda. »

Jor Drakas venait d'entrer dans la salle.

"Sev'rance Tann s'est installée dans un secteur trop proche de Ryloth. Je ne resterai pas inactif pendant que l'ennemi s'installe à proximité de mon peuple maître. Je veux combattre."

Yoda fronça les sourcils. Un jedi n'était pas censé s'attacher à défendre son peuple d'origine, et encore moins à chercher la revanche contre un ennemi qui l'avait vaincu, comme il sentait que Drakas en avait envie.

« De plus, poursuivit Drakas, maître Shaak Ti a effectivement demandé le renfort de jedi. Elle a un plan visant à capturer Sev'rance Tann, et je pense que mon padawan et moi sommes tout indiqués, comme nous l’avons déjà affrontée. »

Yoda grimaça : ce qu’il suspectait se confirmait, Jor Drakas avait des envies de revanche. D’un autre côté, Sev'rance Tann se révélait être une dangereuse adversaire pour la Réplique. Peut être l’expérience de Dan et Jor se révélerait-elle cruciale.

« Vous refuser cela je ne puis maître Drakas, finit par concéder Yoda. Mais prudent vous devrez être : la colère bonne conseillère n’a jamais été.  La laisser vous aveugler vous ne devez pas. »

« Ne vous inquiétez pas maître, je serai prudent. »

A la tête d'un régiment de plus de 2000 clones, transportés sur une dizaine de Star Destroyer, Jor Drakas et Dan rejoignirent la flotte de la 10ème armée de la République, commandée par Shaak Ti, une maître jedi tortuga, qui siégeait au Conseil. Ils la rejoignirent sur son vaisseau amiral, le Républicain. Après les salutations d'usage, ils parlèrent stratégie.

"Quelle est la situation maître Shaak Ti ?"

"J'ai essuyé un lourd revers sur Géonosis. Sev’rance Tann possède plus de vaisseaux, et plus de troupes pour attaquer Nelvaan. J'ai déjà déployé mon armée au sol, car je ne crois pas pouvoir empêcher les séparatistes de débarquer."

"L'ennemi est à ce point supérieur ? Demanda Jor Drakas."

"Oui. Numériquement d'abord, mais aussi tactiquement : Sev’rance Tann est un maître tacticien, que ce soit pour le combat spatial ou terrestre. Elle sait mener ses troupes comme personne, malgré tous mes efforts, je n'ai rien pu faire sur Géonosis. Je dois prendre toutes les dispositions cette fois."

"Quel plan avez vous échafaudé ?"

"La flotte de Tann va arriver. Nous l'affronterons, et la laisserons débarquer ses troupes. Alors, les défenses anti-spatiales que j'ai installées à la va vite sur Nelvaan mitrailleront les barges de débarquement droïdes, entamant sérieusement la force d'invasion de Tann. Ensuite, il nous faudra gagner la bataille spatiale, alors nous pourrons effectuer un bombardement planétaire sur les positions de la Confédération, et Nelvaan sera sauvée."

"Bien. Il est vital de défendre cette planète : elle est très proche de plusieurs mondes républicains : Malastare, Naboo... des mondes importants pour la République, que nous ne pouvons pas perdre."

"Oui. D'autant plus que le mystérieux général Grievous mène déjà l'offensive Séparatiste dans les systèmes au sud galactique de ce secteur... On ne peut pas laisser la présence séparatiste se renforcer dans cette zone. Malastare par exemple est très importante pour la République, elle nous fournit une quantité importante de carburant."

"Tout cela est très bien, mais comment fait-on pour vaincre Sev’rance Tann dans l'espace ? C'est une excellente tacticienne, vous l'avez dit vous même, maître Shaak Ti."

"J'ai conçu un plan spécial pour elle. Maître Aayla Secura ici présente va nous épauler, toi et moi jeune padawan."

Une jedi twilek fit son entrée sur la passerelle de commandement. Dan s'inclina légèrement.

"Maître."

Elle lui rendit son salut, avant de se tourner vers Drakas.

"Jor."

"Aayla."

Dan en déduisit qu'ils se connaissaient. Mais Shaak Ti poursuivait l'exposition de son plan.

"A nous trois, nous devrions être en mesure de nous introduire sur la vaisseau amiral de Tann, le Sanguinaire, et la neutraliser : alors, la flotte séparatiste sera privée de sa chef, et nous n'aurons aucun mal à l'écraser."

"C'est un plan audacieux nota Drakas. Vous n'aurez pas besoin de moi ?"

"Nous aurons besoin de vous pour mener les troupes au sol."

"J'ai déjà combattu Tann, répliqua Drakas. Je sais de quoi elle est capable."

"Nous en avons tous une bonne idée, fit observer Aayla, je suis tout à fait en mesure de l'affronter."

"C'est trop dangereux. Répliqua Jor d'un ton abrupt."

Dan voulut intervenir.

"Maître Shaak Ti : si Tann nous sent maître Drakas et moi, elle sera plus enclin à nous confronter. Elle se sait plus forte que nous, et son arrogance l'empêchera de se méfier."

Shaak Ti réfléchit avant de déclarer :

"Entendu, faisons comme ça."

Aayla eut l'air furieuse, mais Jor Drakas parut satisfait.

Pendant que maître Secura menait les troupes au sol, Jor Drakas, Shaak Ti, et Dan, attendaient l'arrivée de la flotte séparatiste. Elle ne tarda guère. Deux heures seulement après que Aayla Secura se soit posée sur Nelvaan, des dizaines et des dizaines de croiseurs séparatistes jaillissaient de l'hyper-espace. Il y avait là des frégates du Clan Bancaire, et des vaisseaux de combat droïde de la Fédération du Commerce, et destroyers légers séparatistes. Ces trois types de croiseurs s’étaient déjà rendus célèbre aux services des guildes de marchand. Désormais, ils démontraient leur efficacité pour la guerre.

Ils se déployèrent aussitôt, faisant feu sur les Destroyer républicains de classe Victory ou Acclamator. Remontant leurs boucliers, les Star Destroyer répliquèrent, faisant jouer leurs turbolasers lourds, tandis que des deux côtés, les chasseurs se déployaient pour l'affrontement. Dan vit immédiatement de quoi Shaak Ti voulait parler lorsqu'elle disait que Tann menait sa flotte en tacticienne hors pair. La flotte séparatiste, dans son intégralité, bougeait comme un seul vaisseau, aucun d'entre eux, du chasseur au croiseur ne faisait face seul, c'était un magnifique ballet parfaitement coordonné. Magnifique, et mortel. Les explosions se multipliaient autour des croiseurs républicains, signe que leurs boucliers subissaient un intense pilonnage. Shaak Ti avait raison, il était urgent de couper la tête du serpent. Les trois jedi montèrent dans leurs chasseurs, des vaisseaux conçus spécialement pour des utilisateurs de la Force comme eux. Toute une escadrille de chasseurs républicains les suivit, lorsqu'ils sortirent dans l'espace.

Le plan de Shaak Ti était simple : les trois jedi devaient se frayer un chemin jusqu'au vaisseau de Servrance Tann, se faufiler à l'intérieur. Pour ce faire, ils eurent à affronter bon nombre de chasseurs droïdes qui se dressaient sur leur chemin. Ils faisaient feu de tout bois sur eux, leur rendant la tâche particulièrement ardue. Dan devait multiplier les acrobaties avec son chasseur, pour éviter les tirs, car son appareil n'était pas conçu avec de lourds boucliers et blindages. De même, pour riposter, il devait user de salves courtes, car les chasseurs jedi n'étaient pas conçus pour des rafales en continu. C'était, trouvait il un excellent entraînement : il devait faire le vide en lui, et se focaliser sur la Force. Il esquivait les tirs ennemis, et faisait mouche en quelques tirs seulement, abattant un grand nombre de chasseurs ennemis.L’escadrille qu’ils menaient se fraya promptement un chemin à travers les chasseurs droïdes. Les chasseurs qui les accompagnaient, les RCO/170, nettement plus lourdement blindé et armé, semait la destruction parmi les appareils adverses.

Deux chasseurs droïdes fonçaient sur lui. Accélérant à fond, Dan fondit sur eux, zigzagant pour esquiver leurs tirs, ne répliquant qu’au dernier moment. Sa première salve atteignit le chasseur de droite en plein cockpit, la seconde, arracha l’aile du chasseur de gauche, le faisant s’écraser sur un autre chasseur dans une belle explosion.

« Joli tir padawan ! Le complimenta Shaak Ti. »

« Merci maître, répondit Dan. »

L’escadrille républicaine avait largement le dessus sur leurs adversaires séparatistes. Ceux-ci ne tardèrent pas à se disperser. Ainsi, Dan et les deux autres jedi purent se frayer un chemin jusqu'au croiseur de Sev’rance Tann, tandis que les chasseurs RCO rejoignaient le reste de la bataille.

Le Sanguinaire, était un destroyer de type providence, le plus grand et le plus puissant vaisseau sur le champ de bataille. Il portait bien son nom : rien que depuis le début de la bataille, il avait déjà brisé deux croiseurs républicains. Fidèle à sa réputation, Sev’rance Tann s’était montrée impitoyable, et son croiseur avait tiré sur les capsules de sauvetage qui s’étaient échappées des croiseurs en perdition. L’heure était venue pour elle de payer. Ouvrant tous les trois le feu sur le hangar du croiseur, les jedi purent faire chuter son bouclier de protection, un temps bref, mais suffisant pour pouvoir s’infiltrer à l'intérieur.

Comme prévu, ils rencontrèrent dans le hangar une résistance forte : des dizaines de droïdes les attendaient de pied ferme. Jaillissant de leurs chasseurs, ils brandirent leurs sabres lasers, et se ruèrent sur eux. Dan ferraillait furieusement, détruisant les droïdes au corps à corps, ou à distance en leur renvoyant leurs propres tirs. Repérant un groupe d'une dizaine d'entre eux qui faisait feu de manière coordonnée sur Jor Drakas, Dan bondit et atterrissant au milieu d'eux, il en mit un bon nombre en pièces d'un seul coup de sabre. Usant de la force, il en projeta trois contre le mur, avant de massacrer les autres en moulinant de son sabre. Un bref regard sur le hangar lui apprit que la bataille était terminée, tout résistance ayant été neutralisée.

"Sev’rance Tann est certainement sur la passerelle de commandement à diriger sa flotte. Nous devons l'y rejoindre. Exposa Jor Drakas."

"Elle a certainement senti notre présence non ? Risqua Dan. Elle va peut être nous rejoindre..."

"Elle n'est pas assez folle pour nous affronter seule nous trois. Répliqua Drakas."

"Je me tiens hors de la force depuis que je suis dans ce vaisseau, informa Shaak Ti. Elle ne sait pas que je suis ici, aussi, elle ne se méfiera pas."

"Très bien nous allons la prendre par surprise."

"Oh... Permettez moi d'en douter. Lança une voix railleuse, que Dan reconnu aussitôt."

Ils pivotèrent tous les trois. Surplombant le hangar depuis un balcon qui donnait sur une porte menant à la pièce voisine, se tenait Sev’rance Tann. Mais elle n'était pas seule : à côté d'elle se trouvait un Gran, qui portait à sa ceinture... un sabre laser. Tous deux étaient flanqués de quatre étranges droïdes, qui portaient de longues capes couleur sable, et tenaient de longs bâtons. A leur description, Dan les reconnut : des magna-garde, des droïdes dont la tâche était de protéger les leaders séparatistes.

"Il est vrai que je ne vous ai pas sentie dans la Force maître Shaak Ti, mais je vous ai vue sur mes caméras de surveillance tout simplement, exposa Sev’rance Tann d’un ton moqueur. Apprenti, tue le Padawan, ordonna-t-elle au gran. Gardes, occupez vous de la Tortuga, moi je me charge du Twilek."

Les ennemis bondirent du balcon retombèrent souplement sur leurs pieds. Servrance Tann alluma son sabre laser jaune, son apprenti alluma le sien, rouge, tandis que les gardes actionnèrent leurs bâtons, qui à chaque extrémité produisait une énergie électrique violette. Ils fondirent sur les jedi, qui armés de leurs sabres lasers les attendaient de pied ferme. Dans un premier temps, il firent face ensemble. Ils luttaient côte côte, faisant tournoyer leurs sabres laser, empêchant l'ennemi d'user de sa supériorité numérique. Mais Jor Drakas prit en pleine tête un coup de bâton de l'un des droïdes gardes qui accompagnaient Servrance Tann, et il recula de plusieurs pas. La jedi noire en profita pour propulser Dan par la force jusqu'au milieu du hangar. Son apprenti gran bondit aussitôt pour essayer d'atteindre le padawan. Avisant le danger, Dan usa à son tour de la force pour propulser l'apprenti obscur contre le mur du hangar, juste sous le balcon. Dan fondit sur lui, sabre laser dégainé, et le gran bondit alors sur le balcon, pour se se mettre hors de portée du jedi. Pendant ce temps, Servrance Tann engageait le combat contre Shaak Ti, tandis que Jor Drakas se battait contre les gardes droïdes. Shaak Ti parvenait à légèrement prendre l'ascendant sur son adversaire, et Dan comprit pourquoi cette dernière avait initialement préféré affronter Jor Drakas... Mais Dan n'eut pas le temps de voir la suite, il bondit sur le balcon, et poursuivit l'apprenti de Tann.

Le Gran emprunta un couloir, Dan sur ses talons. Le jeune jedi usa de la force pour le projeter en avant, et le Gran fut éjecté du couloir. Il s'écroula dans le second hangar du vaisseau, nettement plus petit. Dan l'y rejoignit d'un bond, et alors que son adversaire se relevait péniblement, il se mit à l'attaquer furieusement. Il lui porta une série de coups offensifs qui le firent reculer. Campé sur ses appuis, il portait des coups latéraux et d'estoc que son adversaire ne parait qu'avec peine. Il frappait avec force, profitant de son avantage de taille et de poids (les grans font 1,60m en moyenne). Après une série d'assauts qui mirent son adversaire au bord de la défaite, Dan usa de la force pour le propulser en l'air. Le Gran s'écroula lourdement au sol. Il se releva, et avec un cri de rage, se rua sur Dan, lui assénant une série d'assauts plus violents les uns que les autres. Dan parvint à les parer, mais non sans peine. L'apprenti obscur lui porta un coup latéral que Dan bloqua, avant d'enchaîner avec un coup de pied en pleine face, qui fit reculer son adversaire. Il lui asséna ensuite un coup de haut en bas, visant la tête. Le Gran parvint à le parer, et tous deux restèrent face à face, chacun cherchant à pousser le sabre de l'autre pour le blesser. Mais Dan en eut rapidement assez de ce petit jeu. Il repoussa le sabre de son rival, et d'un revers du sabre laser, chercha à lui sabrer le ventre. Le guerrier sombre n'esquiva qu'en bondissant en arrière.

Sentant bien qu'il était à la peine sur le terrain de l'escrime, l'apprenti de Tann tenta de prendre l'avantage par la seule maîtrise de la force. Il déchaîna sur Dan les éclairs de la Force, seulement, ils étaient bien plus faibles que ceux de Tann, aussi Dan n'eut aucun mal à les parer. Après quoi, il bondit sur le Gran, lui porta trois coups que l'autre parvint à parer de justesse. La peur et la colère alimentèrent alors le pouvoir de son adversaire, qui se mit à crier, et à lui porter une série de coups offensifs de haut en bas, sur les côtés, usant de sa petite taille pour viser les jambes. Dan eut du mal à bloquer ces assauts. Le Gran poussa alors son avantage en se montrant encore plus offensif et audacieux, attaquant furieusement Dan, et le poussant à reculer, frappant dans toutes les directions, changeant même de main tout en avançant continuellement. Il porta une attaque fulgurante sur la jambe gauche de Dan, et celui-ci bloqua le coup, tenant son sabre à deux mains. Apercevant une ouverture, il s’engouffra dans la brèche, et porta un coup de coude violent au visage du Gran. Ensuite, il enchaîna avec une série d'assaut, regagnant le terrain perdu en un clin d’œil, son sabre laser tournoyant autour de son ennemi, le frappant en haut, sur les côtés, partout. Pour l'instant l'apprenti de Tann parvenait à parer les coups, mais Dan sentait qu'il prenait l'avantage. Usant de la Force, il projeta son adversaire en arrière, le faisant s'écraser lourdement au sol. Celui-ci se releva, et avec un cri furieux, bondit à plus de 50 centimètres au dessus du sol droit sur Dan. Le padawan se mit à genoux, et s'aidant de la Force, se projeta en avant. Il passa sous le sabre laser de son adversaire, et d'un revers de son arme, il lui trancha les deux jambes.

Le Gran s'écroula au sol dans un hurlement de douleur. Incapable de continuer le combat, il se traîna misérablement sur le sol. Dan eut un terrible instant d'hésitation : devait il l'achever ? Les jedi ne prenaient la vie qu'en cas de nécessité absolue, uniquement pour défendre d'avantage de vies. Si il tuait le Grand maintenant, sauverait il d'avantage de vies ? La tentation de tuer son ennemi se répandit en lui, après tout, il s'agissait d'un jedi noir que ferait il si Dan était à sa place ? Il le tuerait, à n'en pas douter. "Emprunter le chemin de l'obscurité ne te mènera qu'à l'obscurité", lui avait dit Mace Windu. Dan poussa un soupir : si il se comportait comme son adversaire l'aurait fait, il risquerait de devenir lui. Éteignant son sabre laser il dit

"Au nom du Sénat Galactique de la République, tu es en état d’arrestation."

Le Gran poussa un grognement de dépit, mais Dan n'y prêta pas attention, il lui passa les menottes. Il se préparait à le soulever pour le ramener au hangar lorsque soudain, cinq droïdekas arrivèrent en roulant. Ils se déployèrent, allumant leur bouclier, et firent feu sur le jeune jedi. Dan parvint à parer plusieurs de leurs tirs, mais savait que le combat était inutile : il bondit hors du hangar, atterrissant dans le couloir, et usant de la Force, il bloqua la porte blindée. Cela devrait les retenir un moment.

Il traversa le couloir en courant, et revint au hangar principal : Sev’rance Tann poursuivait son combat contre Shaak Ti, mais aussi contre Jor Drakas, qui les avait rejointes après avoir détruit les droïdes gardes. Malgré son infériorité numérique, la Jedi Noire tenait parfaitement la route, bloquant les assauts de ses adversaires, avant de placer des ripostes qui les mettaient en difficulté. Shaak Ti lui porta un coup vertical, que Servrance bloqua dans une pluie d'étincelle. Jor voulut en profiter pour la trancher en deux, mais la Jedi Noire le repoussa à l'aide de la Force, le projetant en arrière. Elle en profita ensuite pour repousser Shaak Ti et lui porter une série de coups offensifs qui la firent reculer. De toute évidence, ce n’était que temporairement que Shaak Ti avait semblé dominer leur duel. Dan bondit vers eux, allumant son sabre laser. Il voulut frapper son ennemie dans le dos, mais le sentant dans la Force, elle se retourna brièvement et para le coup, tout en repoussant Shaak Ti du pied. Elle enchaîna avec une série d'attaques sur les côtés ou par au dessus, qui contraignirent Dan à reculer. Shaak Ti revint, et tenta de lui sabrer les jambes. Sev’rance esquiva d'un bond, s'éloignant des deux jedi, afin de ne pas être pris entre eux deux. Jor Drakas arriva lui aussi, et à eux trois les jedi assaillirent Tann, la faisant reculer précipitamment. Elle ne parait leurs assauts qu'avec grande difficulté à présent. Elle bondit en arrière, jusqu'à atteindre le haut balcon qui menait à la sortie du hangar.

"Rends toi Sev’rance Tann ! Lança Shaak Ti. Tu ne peux pas nous vaincre nous trois, ta flotte est entrain de perdre la bataille, et tes troupes au sol ont été en grande partie décimées avant même de pouvoir débarquer ! Tu as perdu !"

"Oh que non stupide jedi. Je suis au contraire sur le point de décimer ton armée. Regarde !"

Elle montra la porte extérieure du hangar, qui donnait sur l'extérieur, où se déroulait la bataille spatiale entre la flotte républicaine et la flotte séparatiste. Il semblait pourtant que Shaak Ti avait raison : privée de sa chef d’orchestre, la flotte séparatiste avait perdu de sa magnifique coopération, et les croiseurs républicains mettaient à mal les vaisseaux séparatistes. Mais c’est alors que jaillissant de l'hyper-espace, une nouvelle flotte séparatiste vint soudain faire son apparition, submergeant totalement les vaisseaux républicains. Un air de frayeur de désespoir passa sur le visage de Shaak Ti.

"Ta flotte va être balayée, ensuite, j'effectuerais un bombardement planétaire sur tes troupes au sol, avant de tranquillement débarquer et prendre possession de la planète. Tu as perdu jedi."

"Au moins, répliqua Jor Drakas, nous pouvons toujours te capturer, tu es toujours seule contre nous trois !"

Au moment même où il prononça ces paroles, les droïdekas que Dan avait semés dans le hangar secondaire, firent irruption des deux côtés du hangar. Ils se mirent à faire feu sur les jedi, qui ne parèrent leurs tirs qu'à grande peine. Servrance Tann observait la scène avec un sourire morgue, attendant de pouvoir intervenir pour tuer les trois jedi. Dan faisait tout son possible pour renvoyer les tirs des droïdekas, mais malheureusement, leur puissance de feu était trop grande. Ce n'était qu'une question de temps avant que... il eut soudain une idée.

"Couvrez moi ! Cria-t-il aux deux autres."

Il éteignit son sabre, et usant de la Force, il fit se soulever l'un des droïdekas. Pendant ce temps, Shaak Ti, et Jor Drakas se mettaient en quatre pour le protéger. Dan, fit pivoter le droïde, visant ses congénères. Grâce à la Force, il prit le contrôle du droïde, et fit feu sur les autres, les balayant comme un rien. Voyant que sa stratégie fonctionnait, Shaak Ti l'imita, anéantissant à son tour les droïdekas situés de l'autre côté. Pendant ce temps, Jor Drakas bondit jusqu'à Servrance Tann. Celle-ci, d’abord stupéfaite par la réplique des jedi contre les droïdekas, se ressaisit immédiatement : elle le foudroya à l'aide des éclairs de la Force, le fauchant en plein vol. Frappé de plein fouet, Jor s'écroula au sol, le corps, parcouru d'étincelles électriques. Shaak Ti et Dan firent pivoter les droïdes sous leur contrôle et firent feu sur;a Chiss, qui battit en retraite dans le couloir. Dan et Shaak, se précipitèrent au chevet de Drakas, qui revenait déjà à lui.

"Où est Tann ? Demanda-t-il."

"Elle s'est enfuie."

"Poursuivons là !"

"Non, maître Drakas. Si nous la suivons, rien ne nous garantit que nous pourrons la capturer. Et nos troupes se font massacrer nous devons nous replier maintenant."

"Mais..."

"La capture de Sev’rance Tann n'est pas aussi importante que la survie de la 10ème armée. La République a misé sur la qualité de ses soldats plutôt que la quantité, chaque vie sauvée est importante... pour la guerre, et pour nous : nous sommes des jedi, nous protégeons la vie."

Jor Drakas grommela, mais finit par obtempérer.

"Entendu, allons y."

Ils regagnèrent leurs chasseurs, et retournèrent à bord du Républicain. La bataille spatiale tournait franchement au vinaigre, les vaisseaux séparatistes submergeaient de leurs nombres les vaisseaux républicains, dont un grand nombre présentaient de sérieux dommages. Où que Dan portât son regard, il ne vit que des Star Destroyer en perdition face aux croiseurs séparatistes. Une fois sur la plate forme de commandement, Shaak Ti s'adressa à l'amiral Nols, qui dirigeait sa flotte.

"Amiral : au rapport."

"Nous avons perdu un quart de nos croiseurs, et presque la moitié de nos chasseurs. Un tiers de nos croiseurs restants sont endommagés au niveau critique. Les troupes au sol essuient des bombardements planétaires de la part de certains croiseurs séparatistes qui les ont mis en déroute. Aayla Secura a sonné le repli, mais a dû abandonner ses blindés et son artillerie sur place. C'est une déroute complète, générale."

Un air de profonde tristesse passa sur le visage de Ti.

"Cette arrivée soudaine de renforts séparatistes a changé complètement la donne. Sev’rance Tann m'a une fois de plus menée par le bout du nez. Dans combien de temps Secura aura-t-elle achevé son repli ?"

"D'ici un quart d'heure un peu près."

"Dîtes lui d'accélérer. Il va nous falloir tenir jusque là."
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Messagepar Mitth'raw Nuruodo » Mar 10 Jan 2017 - 0:58   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Tonnerre, ça fait tellement bizarre de voir un autre auteur utiliser Sev'rance Tann et Jor Drakkas :paf: C'est bien, on fait un revival de Tann à nous deux pour ce début d'année :D

Ça se lit assez agréablement grâce à la fluidité du style, et l'intro donne vraiment envie d'en savoir plus :) Après, ça reste assez léger, l'histoire se concentre pour l'heure sur l'action et le style reste très simple, parfois trop rapide, je pense que ton récit peut gagner en intensité en développant un peu plus, mais c'est déjà un bon début !
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Messagepar L2-D2 » Jeu 12 Jan 2017 - 17:28   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Ça y est ! Prologue et Chapitres 1 à 3 lus ! :)

La technique du prologue intriguant se soldant sur un long flash-back est certes classique, mais toujours efficace : c'est une nouvelle fois le cas, avec un Dan particulièrement violent... à un point qui est presque trop exagéré. Un Jedi, se comportant ainsi sur le champ de bataille ? Difficile à croire. Du coup, on est presque curieux de voir ce qui justifie une telle évolution.

Par conséquent, retour en arrière, aux premiers jours de la Guerre des Clones. Pour l'instant, tu nous narres de "petites" missions, développant l'antagonisme entre Sev'rance Tann d'un côté et Dan et Jor Drakkas de l'autre. Pourquoi pas, même si j'ai un peu l'impression de voir une "copie" de Asajj Ventress pour l'instant. :neutre:

Au niveau de la forme du récit, les ponctuations sont parfois étonnantes (les points à la fin des dialogues avant le verbe d'état, les virgules parfois placées là où il n'en faut pas), mais globalement, c'est intéressant. En revanche, le dialogue suivant me laisse une drôle d'impression:
Dark Palgueïss au début du Chapitre 2 a écrit:"Nos troupes se déploient un peu partout dans la Galaxie, mais nous ne pouvons nous permettre de perdre les planètes déjà conquises. Exposa maître Windu. Nous venons d’éliminer les dernières poches de résistance sur Géonosis, qui étaient menées par une mystérieuse Sev'rance Tann, une apprenti du Comte Dooku. D'après nos forces de renseignement, elle aurait quitté Géonosis, mais pas pour aller bien loin : nous pensons qu'elle a fui sur une planète voisine, soit Tatooine, soit Ryloth."

"Ryloth ? Releva Jor Drakas."

En tant que Twilek, il venait de cette planète là.

"Oui. Mais rassurez vous, nos espions affirment qu'elle ne s'y trouve pas. Reste Tatooine. Nous avons appris de source sûre qu'elle avait quitté la planète récemment, mais seule. Ce qui veut dire, qui reste là bas une garnison droïde. Nous voulons que vous la trouviez, et l'éradiquiez. Vous disposerez d'un bataillon de clones pour mener cette mission à bien."

"Entendu, maître."

En gros "nous pensons qu'elle a fui sur Tatooine ou sur Ryloth, mais on est sûr qu'elle est sur Tatooine". :paf: Autant donner l'information directement, non (même si cela nous permet d'apprendre que Drakkas vient de Ryloth : l'info aurait pu être glissée ailleurs) ?

Dark Palgueïss, toujours dans le Chapitre 2 a écrit:Elle le sentit venir. Elle pivota dans sa direction, et déchaîna sur lui les terribles éclairs de la force. Dan esquiva l'assaut en bondissant de côté. Jor Drakas voulut en profiter pour contre attaquer, mais Sev'rance l'attendait. Elle para son coup aisément, et utilisant la Force, elle l'étrangla, avant de la soulever en l'air, et de lancer sur lui des éclairs, qui le secouèrent. Dan bondit vers Tann, qui relâchant son maître (qui s'écroula lourdement au sol, sans connaissance), pivota et bloqua l'assaut du jeune jedi. Elle enchaîna avec un coup vers le ventre, cherchant à le trancher, mais Dan, esquiva en reculant précipitamment. Il contre attaqua avec une série de coups agressifs, que Tan para avec une évidente facilité. Elle leva la main, et à l'aide de la Force, le projeta à travers la pièce. Dan percuta le mur avec force, et s'écroula lourdement. Le désespoir s'insinuait en lui, Sev'rance Tann était trop forte. A rien ne mène la peur, resté attentif à la Force tu dois. Il se souvenait que Yoda lui avait dit ça un jour. Mais écouter la Force ne servait à rien : il n'avait aucune chance face à un tel adversaire. Mais je ne suis pas censé la vaincre se rappela soudain Dan. Levant les yeux, il aperçut derrière Sev'rance Tann la lumière du dehors : la salle du trône possédait une ouverture qui donnait sur un balcon extérieur. C'était sa chance. Pianotant sur son bracelet de communication, il transmit des ordres à Klax en morse. Puis, il bondit à nouveau sur Tann. Celle-ci l'attendait avec un sourire morgue. Elle perdit bien vite de sa superbe, lorsqu'un coup de Dan passa outre sa garde, et faillit lui entailler le visage. Trop arrogante, elle se laissait surprendre. Dan en profita, et enchaîna une série de coups offensifs, utilisant toutes les subtilités agressives que lui offrait le Djem So. Son sabre tournoyait, frappait par en haut, par en bas, sur les côtés. Tann était maintenue dans une posture strictement défensive, et reculait constamment. Néanmoins, même si il avait l'avantage, Dan savait que c'était provisoire : la guerrière du Côté Obscur ne tarderait pas à se remettre de sa surprise, et alors, il n'aurait plus aucune chance de l'emporter.

Le paragraphe est trop lourd. D'autant plus qu'au milieu, Dan se souvient d'une phrase de Yoda, puis a une pensée propre. On pourrait peut-être envisager quelque chose de la forme :

Elle le sentit venir. Elle pivota dans sa direction, et déchaîna sur lui les terribles éclairs de la force. Dan esquiva l'assaut en bondissant de côté. Jor Drakas voulut en profiter pour contre attaquer, mais Sev'rance l'attendait. Elle para son coup aisément, et utilisant la Force, elle l'étrangla, avant de la soulever en l'air, et de lancer sur lui des éclairs, qui le secouèrent. Dan bondit vers Tann, qui relâchant son maître (qui s'écroula lourdement au sol, sans connaissance), pivota et bloqua l'assaut du jeune jedi. Elle enchaîna avec un coup vers le ventre, cherchant à le trancher, mais Dan, esquiva en reculant précipitamment. Il contre attaqua avec une série de coups agressifs, que Tan para avec une évidente facilité. Elle leva la main, et à l'aide de la Force, le projeta à travers la pièce. Dan percuta le mur avec force, et s'écroula lourdement. Le désespoir s'insinuait en lui, Sev'rance Tann était trop forte.
A rien ne mène la peur, resté attentif à la Force tu dois.
Il se souvenait que Yoda lui avait dit ça un jour. Mais écouter la Force ne servait à rien : il n'avait aucune chance face à un tel adversaire.
Mais je ne suis pas censé la vaincre se rappela soudain Dan.
Levant les yeux, il aperçut derrière Sev'rance Tann la lumière du dehors : la salle du trône possédait une ouverture qui donnait sur un balcon extérieur. C'était sa chance. Pianotant sur son bracelet de communication, il transmit des ordres à Klax en morse. Puis, il bondit à nouveau sur Tann. Celle-ci l'attendait avec un sourire morgue. Elle perdit bien vite de sa superbe, lorsqu'un coup de Dan passa outre sa garde, et faillit lui entailler le visage. Trop arrogante, elle se laissait surprendre. Dan en profita, et enchaîna une série de coups offensifs, utilisant toutes les subtilités agressives que lui offrait le Djem So. Son sabre tournoyait, frappait par en haut, par en bas, sur les côtés. Tann était maintenue dans une posture strictement défensive, et reculait constamment. Néanmoins, même si il avait l'avantage, Dan savait que c'était provisoire : la guerrière du Côté Obscur ne tarderait pas à se remettre de sa surprise, et alors, il n'aurait plus aucune chance de l'emporter.

En aérant ainsi, cela rend la lecture plus fluide, non ? :)

Je suis curieux de lire la suite, même si je crains fort que Jor Drakkas ne connaisse tôt ou tard un sort peu enviable ! :transpire:
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Messagepar Dark Palgueïss » Ven 13 Jan 2017 - 20:11   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Salut ! Je réponds à ce qui a été dit seulement maintenant. Désolé d'avoir mis longtemps à répondre, beaucoup de boulot en ce moment.

Mitth'raw Nuruodo a écrit:Tonnerre, ça fait tellement bizarre de voir un autre auteur utiliser Sev'rance Tann et Jor Drakkas C'est bien, on fait un revival de Tann à nous deux pour ce début d'année


Si toi aussi tu utilises Sev'rance Tann et Jor Drakas, je regarderai tes histoires. Je suis content de voir qu'ils n'ont pas sombré dans l'oubli :lol:

Mitth'raw Nuruodo a écrit:Après, ça reste assez léger, l'histoire se concentre pour l'heure sur l'action


Oui pour l'instant on est dans un cadre très simple. La guerre a éclaté, tout marche comme sur des roulettes pour Palpatine, et comme il est le seul à tirer les ficelles, forcément, l'intrigue est pas très complexe. Les choses vont se compliquer un peu par la suite, car Palpatine ne sera pas le seul à jouer :)

Mitth'raw Nuruodo a écrit:le style reste très simple, parfois trop rapide, je pense que ton récit peut gagner en intensité en développant un peu plus,


Merci pour ton avis. Je pense que tu as raison, seulement j'ai peur qu'en développant le style, je tombe dans l'emphase et que mon texte en devienne indigeste. Le juste milieu est pas simple à trouver, vos conseils à tous sont les bienvenus !
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Messagepar Dark Palgueïss » Ven 13 Jan 2017 - 20:25   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Salut L2-D2, merci BEAUCOUP pour tes conseils. Est ce que j'ai "le droit" de modifier les chapitres que j'ai postés comme tu me l'as conseillé, ou est ce que c'est un crime passible de lapidation sur ce forum ? :transpire:

L2-D2 a écrit:La technique du prologue intriguant se soldant sur un long flash-back est certes classique, mais toujours efficace


Merci pour le compliment. C'est vrai que je suis très loin d'être le seul à faire ça, mais l'originalité vient avec l'expérience, je pense, et c'est ma première longue histoire alors... :transpire:

L2-D2 a écrit:Un Jedi, se comportant ainsi sur le champ de bataille ? Difficile à croire.


Oui je sais, et pourtant... à moins bien sûr que ce ne soit plus un jedi au moment des faits :D

L2-D2 a écrit:Pour l'instant, tu nous narres de "petites" missions, développant l'antagonisme entre Sev'rance Tann d'un côté et Dan et Jor Drakkas de l'autre. Pourquoi pas, même si j'ai un peu l'impression de voir une "copie" de Asajj Ventress pour l'instant.


Je vois ce que tu veux dire. Je précise que dans mon histoire, Ventress existe, Sev'rance ne la remplace pas. C'est vrai qu'elles se ressemblent pas mal : deux femmes, non-humaines (donc inquiétantes, peau bleue yeux rouges pour l'une/peau blanche de craie pour l'autre), qui maîtrisent le côté obscur et sont pas sympa et méprisent les jedi...

La différence entre elles est plus au niveau de leurs compétences (plutôt stratégiques pour Tann, plutôt guerrières et assassin pour Ventress), et de leurs origines, qu'au niveau du caractère. Donc si Ventress sera une ennemie récurrente, j'essaierais de faire en sorte que ce soit pas une Tann bis en travaillant sur leurs différences.

En tout cas, merci pour tes conseils remarques et compliments aussi :)
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Messagepar Dark Palgueïss » Sam 04 Mar 2017 - 15:34   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Bonjour à tous ! Désolé pour ce très long moment entre deux posts, j'ai pris énormément de retard, je tâcherai de faire en sorte que ça ne se reproduise plus à l'avenir. J'ai écrit un très long chapitre que j'ai décidé de couper en trois plus petits. Je les posterai tous ce week-end, voici le premier.

Chapitre 4 : Une disparition inquiétante


Leur vaisseau subissait d'importants dégâts. Tout autour d'eux, les croiseurs républicains tombaient sous les tirs des destroyers séparatistes. Le vaisseau était secoué de toutes parts, d'un moment à l'autre, ils allaient flancher eux aussi...

« On passe en hyper-espace ! Cria Shaak Ti. »

Dan se réveilla en sursaut. Il était dans sa chambre, au Temple Jedi de Coruscant. Il n'avait fait qu'un cauchemar, un de plus. Cela faisait un mois. Un mois depuis qu'ils avaient essuyé une cuisante défaite sur Nelvaan. Un mois que le Conseil Jedi faisait mariner Dan sur Coruscant. Un mois que son maître Jor Drakas avait rejoint Ryloth sa planète natale par crainte d'un invasion de la Confédération. On avait eu beau lui dire que sa planète était trop instable pour être envahie, rien n'avait pu le dissuader de s'y rendre. Quant à Dan, on avait refusé de le renvoyer sur le front sans son maître, on évitait d'ailleurs d'envoyer des padawan : rien que la semaine dernière trois d'entre eux étaient tombés sous les coups de l'ennemi. Dan nota que l'aube allait bientôt se lever, il décida de la précéder.

Il se rendit dans la salle des cartes, et allumant les projecteurs il observa les lignes de front du conflit sur la carte holographique. La guerre se passait mal, tout le monde en était conscient. Depuis la débâcle de Nelvaan, on vivait dans la crainte d'un assaut séparatiste dans le Noyau, dont ils s'étaient considérablement rapprochés. Pire, le général séparatiste Grievous venait de remporter une grande victoire sur Sluis Van, se rendant maître de tout le secteur au sud galactique de Naboo. Quant à Servrance Tann, on avait découvert l'origine de sa flotte de secours, qui lui avait permis d'écraser Shaak Ti et sa 10ème armée sur Nelvaan : la planète Hypori, à l'est galactique de Géonosis abritait d'immenses usines de droïdes de combat.

Cela, ajouté à la percée du duo formé par deux nouveaux ennemis, le sinistre amiral Trench, et le général séparatiste Dorka le Hutt, et aux nombreuse victoire obtenues par Asajj Ventress, l’apprenti de Dooku, laissaient entrevoir la funeste possibilité d’une rapide défaite républicaine, et d’une Confédération séparatiste devenue toute puissante dans la Galaxie. Face à cette perspective, Dan ressentait le besoin d’agir, et désirait plus que tout retourner au front, mais on l’en empêchait.

Il sentit soudain une présence derrière lui : il n'était pas seul. Maître Windu venait de le rejoindre. Dan s'inclina.

« Maître. »

« Que fais tu ici, jeune Dalthornar ? »

« Je regardais les dernières nouvelles du front, maître. »

Mace Windu jeta un coup d'oeil à la carte.

« Kenobi et Skywalker ont triomphé sur Yaga Minor, c'est une bonne chose. Et maître Fisto a remporté une nouvelle victoire sur Mon Calamari. »

Dan se retint de soupirer. Le seul front où les choses se passaient bien, était le front du nord galactique. La Quatrième armée, emmenée par Kenobi et Skywalker volaient de victoire en victoire, infligeant correction après correction à Zian Finis, le général séparatiste. Quant à Kit Fisto, il faisait merveille sur Mon Calamari une planète entièrement aquatique. Seulement...

« Oui. Mais maître Saesse Tin a subi une défaite sur Bespin, et Ventress, l'apprenti de Dooku a pu s'y établir. C'est un rude coup pour nous, le gaz Tibana va se faire rare. »

« Ce n'est que trop vrai, le coût de la vie va encore augmenter à cause de la Guerre, et des émeutes vont éclater. Tout cela va favoriser le banditisme, d'où ton importance ici. »

Dan était furieux : il avait espéré, en soulignant les débâcles républicaines démontrer son importance sur le front, et au lieu de ça, Maître Windu s'en était servi pour justifier qu'on le cantonne sur Coruscant ! Ecoeuré Dan ne chercha même pas à discuter, il avait renoncé à l'idée.

« Quelle mission voulez me confier maître ? »

« J'aimerais que tu enquêtes sur une disparition : Ask Aak, l'un des sénateurs représentant Malastare a disparu hier. »

« Le sénateur ? »

« Oui. Il a disparu hier soir à son domicile. Aucune trace d'effraction à son domicile, c'est comme si il s'était littéralement envolé. Ses domestiques affirment n'avoir rien vu, et les hologrammes de sécurité n'ont rien enregistré. »

« Je me demande... »

« "Oui ? »

« Asajj Ventress, l'apprentie de Dooku, est réputée pour être une maîtresse espionne ou assassine. Croyez vous qu'elle soit mêlée à cette affaire ? »

« Non. Nos services de renseignement sont très clairs : Ventress est toujours sur Bespin en ce moment même. Ce n'est pas elle l'auteure de cet enlèvement. Qui est responsable de ça, c'est toi qui vas devoir le découvrir. Tu dois absolument le retrouver, padawan, en temps de guerre on ne peut pas se permettre de laisser un sénateur entre des mains malveillantes. Il représenterait un otage trop précieux, ou une source d'information trop importante pour d'éventuels ennemis. »

« Entendu maître. »

« Et sois de retour ici à 19h. Je veux que l'on poursuive ton entraînement au sabre laser."

« Bien maître. »

Depuis un mois, Mace Windu avait augmenté la fréquence de leurs entraînements, perfectionnant la maîtrise de Dan de la forme 5. Le padawan en tirait une profonde satisfaction : son talent au sabre laser augmentait de jour en jour. Mais cela le frustrait d'autant plus : à quoi bon, si on le tenait éloigné du front ?

Une fois dans l'appartement du sénateur Ask Aak, Dan se présenta au chef de la sécurité.

« Et vous êtes sûr de ne rien avoir vu, rien entendu ? »

Tous les deux étaient dans la chambre, Dan inspectait la pièce d'un air minutieux. Rien ne semblait avoir été dérangé.

« Oui, tout à fait. Moi et mes hommes avons patrouillé toute la nuit dans les couloirs, en vain. »

« Le sénateur Ask Aak avait il des ennemis ? »

« Bien sûr. Comme tous les sénateurs. »

« S'est il fait des ennemis récemment ? »

« Pas que je sache, non. Quoique… »

« Oui ? »

« Eh bien… avant hier, il avait rendez vous avec le PDG de Kuat Drive Yards, et en revenant, il n’avait pas l’air content du tout. Bien sûr, je ne pense pas un instant que monsieur Théodoras Perron soit pour quoique ce soit dans la disparition du sénateur, mais... »

« Mais à tout hasard, je vais quand même lui rendre une petite visite. Je vous remercie. »
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Messagepar mat-vador » Sam 04 Mar 2017 - 23:00   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Lu!
je me demande si notre jeune padawan va vraiment apprécier de jouer le rôle du lieutenant Colombo :sournois: . En tout cas, dans les défaites de la République, content de voir des références à l'UEL!
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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Messagepar Dark Palgueïss » Dim 05 Mar 2017 - 20:14   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Salut Mat vador. Oui je doute que ça lui plaise, mais tant pis ^^ je tâcherai de rendre cela intéressant quand même :)

Merci pour le compliment, je connais pas par coeur l'UEL mais je connais sufisament pour faire quelques petites références :)
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Messagepar Dark Palgueïss » Dim 05 Mar 2017 - 22:01   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Chapitre 5 : Ententes et mésententes.


La tension était palpable autour de la table. Il faut dire que pour toutes les personnes présentes, l’enjeu était de taille. Théodoras Perron, le PDG de Kuat Drive System prit un moment pour observer tout ce petit monde.

Bien sûr il y avait d’abord le chancelier suprême Palpatine. Logique, puisque c’était lui qui les avait convoqués ici, dans son bureau.

Sacré bonhomme que ce Palpatine. Lorsqu’il avait été élu, dix ans plus tôt, Théodoras n’y avait pas trop prêté attention. Les politiciens se succédaient les uns les autres, seuls restaient les patrons de grandes compagnies comme lui, qui obtenaient tout ce qu’ils voulaient des chanceliers et sénateurs. Mais Palpatine avait quelque chose de différent. Derrière son air affable et bienveillant, Théodoras avait vite perçu en lui un vrai talent politique, pour se maintenir au pouvoir, comme pour obtenir ce qu’il voulait, de sénateurs, de banquiers ou de grands patrons. Il avait l’art de manipuler son monde, ou, à défaut, de manœuvrer de façon à ce que l’ont n’ait plus qu’une seule voie de sortie : la sienne.

Le plus drôle était que beaucoup de gens ne s’en rendaient pas compte du tout. Sind Memmud, un neimoidien membre du Bureau Exécutif de la Fédération du Commerce, se vantait la semaine dernière encore d’obtenir du chancelier tout ce qu’il voulait… alors qu’il venait une énième fois d’être manipulé par Palpatine, et de se plier à sa volonté... sans même s’en apercevoir. Un tel talent forçait le respect de Théodoras… et sa loyauté. D’autant que le chancelier n’oubliait jamais quand on lui avait été fidèle, et ne manquait jamais non plus de récompenser la loyauté.

Les autres personnes autour de la table, Théodoras les respectait bien moins. Il y avait d’abord, assis à sa gauche Faeth Backdu, un mon calamari, directeur des chantiers navals de Mon Cal. A côté de lui, se trouvait Augisticte Bouzer le directeur Incom-Ingénierie, et enfin, à l’extrémité gauche de la table, se trouvaient Uthère Simonin le directeur de la Corporation Technique Corellienne.

Derrière Palpatine, se trouvaient trois personnages d’envergure : il y avait d’abord l’amiral Wullf Yularen, grand nom de l’armée spatiale républicaine. Se trouvaient également deux jeunes étoiles montantes de l’armée : le colonel Maximilian Veers, et le capitaine Wihuff Tarkin.

Ils étaient tous là pour la même raison : la République cherchait à se doter de nouveaux modèles de croiseurs pour ses armées, et chacun était venu proposer sa marchandise, ou l’examiner. Théodoras était assez tendu : il devait absolument remporter ce contrat.

« Eh bien messieurs, je propose que l’on commence toute de suite, dit Palpatine. J’ai hâte de voir quels nouveaux modèles de croiseurs vous allez nous présenter. Monsieur Simonin, allez-y, commencez. »

Théodoras se tourna légèrement sur son siège, bien décidé à ne pas perdre une miette de la présentation de ses concurrents. L’offre sur les croiseurs était vitale, car la République avait décidé de changer complètement de modèle de croiseur, et d’abandonner les Victory et les Acclamator, fournis jusqu’à présent par Kuat. Si Théodoras ne remportait pas cette offre, son entreprise perdrait un énorme marché.

« Chancelier, exposa Uthère Simonin, avec votre permission, messieurs Bouzer, Backdu et moi même n’allons pas vous présenter trois modèles différents de croiseur, mais trois modèles de trois vaisseaux différents, que vous pourriez utiliser ensemble afin de constituer une nouvelle flotte. »

Palpatine haussa un sourcil

« Je n’ai pas demandé qu’on me présente une nouvelle flotte, monsieur Simonin. J’ai demandé un nouveau modèle de croiseur. »

« Oui, mais qui dit nouveau croiseur, dit nouvelle organisation de sa flotte. C’est à ça que nous avons pensé, moi et mes collègues. C’est pourquoi nous avons travaillé ensemble pour vous faire nos propositions. »

Théodoras crispa légèrement les poings : on se liguait contre lui ! Il conserva néanmoins un visage impassible. Palpatine lui se contenta de jauger un temps Uthère Simonin du regard avant d’incliner la tête.

« Allez-y monsieur Simonin. Faîtes moi votre présentation. »

Uthère eut un léger sourire et s’exécuta. Il inséra une bille de données dans la table holographique, et présenta son vaisseau, la corvette corellienne. Il en présenta les différents armements et avantages, vantant son produit avec enthousiasme. Palpatine conserva une expression indéchiffrable, mais la capitaine Tarkin lui se montra des plus sceptique.

Augisticte Bouzer vint alors à sa rescousse. Il présenta son nouveau vaisseau, issu de ses entreprises installées sur Naboo, le croiseur léger naboo. C’était un élégant croiseur, aux ailes larges et justement proportionnées. Sa forme était gracieuse, et traduisait la souplesse et l’élégance du vaisseau. Il semblait léger, maniable, et puissant, capable de décimer des chasseurs, et de provoquer de gros dégâts à des croiseurs séparatistes. Cette fois, l’amiral Yularen se montra plus expressif et semblait satisfait, ce qui contrariait Théodoras. Heureusement le capitaine Tarkin semblait toujours sceptique, même si cette fois-ci il ne le montra pas ouvertement. Veers, lui, ne semblait pas concerné. C’était un colonel de l’armée terrestre après tout.

« Et vous monsieur Backdu ? Qu’avez-vous à nous proposer ? Demanda Palpatine. »

Faeth Backdu se leva, et inséra à son tour une bille de données dans la table holographique. L’image d’un puissant et élégant croiseur apparut alors.

« Permettez moi de vous présenter le croiseur Mon Cal, annonça-t-il d’une voix forte. Il est long de mille deux cent mètres, possède quarante-huit turbolasers, et vingt canons ioniques, ainsi que quatre faisceaux de rayons tracteurs. Il peut également transporter une vingtaine d’appareils, et mille deux cent hommes. Il vous permettra donc largement de rivaliser avec la flotte séparatiste. »

« Impressionnant, commenta Palpatine. N’est-ce pas messieurs ? Ajouta-t-il à l’adresse de l’amiral Yularen et du capitaine Tarkin qui hochèrent la tête. Et vous, monsieur Perron, que nous proposez vous ? Vous allez devoir jouer serré pour dépasser l’offre de ces messieurs. »

Théodoras s’autorisa un sourire. En vérité, il avait une grande envie de hurler en voyant ses concurrents se liguer tous les trois contre lui. Mais il conservait la foi dans son nouveau vaisseau. C’est lui qui remporterait l’appel d’offre.

« Sauf votre respect, Chancelier, ils vous proposent là une flotte capable de rivaliser avec la flotte séparatiste. Moi, je vous propose une flotte capable d’anéantir la flotte séparatiste. »

Il se leva, et inséra sa bille de données dans la table holographique. Apparut alors un Star Destroyer en trois dimensions. Plus long que les [i]Victory[/i], ou les Acclamator, il ne formait pas un triangle parfait, mais plutôt une sorte d’hexagone.

« Je vous présent le Star Destroyer de type Venator. Il est long de plus de mille cent mètres, possède un armement sans commune mesure : huit turbolasers lourds, qui sont bien plus puissants que les turbolasers normaux que vous proposent mes concurrents, deux turbolasers moyens, cinquante deux canons lasers défensifs répartis sur ses flancs, ainsi que six faisceaux de rayon tracteur, et quatre lances-torpille protoniques. »

« Stupéfiant ! Lança Tarkin. »

Théodoras sourit, et inclina légèrement la tête. 

« Je vous remercie capitaine. Mais ce n’est pas tout. La République a non seulement besoin de puissants vaisseaux, mais aussi de transporteurs de troupes efficaces. C’est ce qu’est le Venator. Il peut emporter mille sept cent soldats, ainsi que quarante canonnières TIO/BA pour leur déploiement. De même, il peut transporter vingt-quatre véhicules bipodes de reconnaissances, des TR-TT, ainsi que 12 quadripodes blindés RT-TT, et 40 canonnières TLO/BA pour leur déploiement. »

Cette fois, même le colonel Veers semblait intéresser. L’amiral Yularen lui hochait de la tête en signe d’approbation, tandis que les yeux de Tarkin brillaient. Palpatine était nettement plus doué pour dissimuler son enthousiasme, mais Théodoras le percevait néanmoins.

« Et enfin, pour en revenir au combat spatial, notre Venator est capable de transporter près de 192 chasseurs légers V/Wing qui feront leur apparition prochainement, et une centaine de RCO/170 , qui sont déjà déployés en ce moment même. Ce vaisseau vous donnera donc un net avantage sur les croiseurs ennemis. Nous avons calculé qu’il faudrait environ six destroyers légers séparatistes pour venir à bout d’un Venator. Voici l’arme qu’il vous faut messieurs ! »

Palpatine hochait la tête en signe d’approbation. Théodoras sentait qu’il était en bonne voie. Aussi décida-t-il de présenter son argument final.

« De plus, exposa-t-il, il faut bien comprendre qu’en fabriquant en quantité ce type de vaisseaux, nous en apprendrions d’avantage. Aussi, nous serons en mesure d’ici quelques années de vous offrir plus de vaisseaux de meilleure qualité que ce modèle. »

Pendant un bref instant, les yeux de Palpatine brillèrent. Seul Théodoras l’avait remarqué. Faeth Backdu objecta :

« La Réplique n’aura pas besoin de vaisseaux dans plusieurs années. Une fois la guerre finie, nous n’aurons plus besoin de flotte de coabat. »

Théodoras sourit d’un air condescendant. Son rival mon cal ne comprenait rien à ce qu’il se passait ici, ni à qui il avait affaire en la personne du Chancelier. Jetant un bref regard à Palpatine, Théodoras esquissa un bref sourire et dit :

« Qui sait de quoi l’avenir sera fait ? »

Palpatine l’observa un moment, et pendant un instant, Théodoras eut l’impression d’être transpercé par ce regard aigu et acéré. Il jura avoir vu un léger sourire s’esquisser sur les lèvres du Chancelier.

« Je crois messieurs que nous serons tous d’accord pour dire que monsieur Perron nous a présenté là un croiseur d’un grand intérêt, dit Palpatine d’un ton neutre. »

Théodoras se retint de sourire : il avait vu juste à propos de lui. Palpatine serait un fidèle client de Kuat pour encore de longues années… L’amiral Yularen, le capitaine Tarkin, et le colonel Veers approuvèrent d’un hochement de tête enthousiaste. Palpatine conclut avec un sourire :

« L’affaire est donc entendue. Monsieur Perron, toutes mes félicitations, Kuat Drive Yard remporte à nouveau l’appel d’offre. Quant à vous autres, ajouta-t-il en s’adressant aux concurrents de Théodoras, ne soyez pas trop déçus, je suis certain que vos vaisseaux civils continueront de se vendre en quantité respectable. Maintenant messieurs, je vous donne congé, il me reste encore quantité d’affaires à traiter. »

Après s’être levés et avoir salué le chancelier d’une légère courbette, les quatre industriels quittèrent le bureau. Tandis que Théodoras triomphait en silence, ravi d’avoir une fois de plus réussi à placer Kuat en tête, ses trois rivaux fulminaient, et mijotaient déjà leur revanche.
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Messagepar L2-D2 » Lun 06 Mar 2017 - 8:41   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Chapitres 4 et 5 lus !

Après un quatrième Chapitre un peu court où, comme Dan, on se sent un peu frustré de voir que l'intrigue n'avance guère (j'ai d'ailleurs un peu de mal à comprendre pourquoi Windu confie à un padawan seul la tâche de retrouver un Sénateur disparu... à moins qu'il ne s'agisse là de l'épreuve destiné à le faire passer Chevalier Jedi ? :sournois: Ou alors, tout simplement, car la Guerre appelle à elle tous les Chevaliers et Maîtres disponibles susceptibles de mieux remplir cette tâche...), on se lance dans le cinquième Chapitre, beaucoup plus intriguant !

Plus intriguant déjà, car plus long. Un bon point, on a le temps d'apprécier et de découvrir plusieurs personnages, dont le PDG de Kuat Drive, dont tu avais déjà parlé dans le Chapitre précédent et qui est manifestement le prochain interlocuteur de Dan. Grâce à ce Chapitre avec ses rivaux et Palpatine, on voit très vite à quel genre d'homme le padawan va avoir à faire... dès le prochain Chapitre, si j'ai bien compris ! :)
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Messagepar Dark Palgueïss » Lun 06 Mar 2017 - 12:14   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Bonjour L2-D2, et merci pour ce retour. Effectivement, si Dan est envoyé seul rechercher le sénateur, c'est à la fois un test, et parce que Guerre oblige, les chevaliers n'en n'ont pas vraiment le temps. Mais il ne deviendra pas chevalier à l'issue de cette mission, je trouve ça trop tôt.

Le prochain chapitre ne verra pas encore Dan et le PDG de Kuat se rencontrer, ça c'est pour le chapitre suivant. Il sera consacré à un personnage bien connu de Star Wars, je pense le poster d'ici une heure environ :)
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Messagepar Dark Palgueïss » Lun 06 Mar 2017 - 12:47   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Chapitre 6 : Stratégies, querelles, manigances et trahisons.


Dark Tyrannus entra les cordonnées dans son fauteuil, s’assit dessus et attendit. Il se trouvait dans une vaste salle, sombre et peu éclairée, dont le centre était occupé par une dizaine de sièges disposés en cercle. Il n’eut pas longtemps à patienter. Bien vite, les images holographiques de ces correspondants apparurent sur les sièges. L’état-major de la Confédération des Systèmes Indépendants était présent au grand complet.

A la gauche de Tyrannus, se trouvait le Général Grievous, le terrible cyborg que le Sith avait personnellement formé à l’usage du sabre laser… et à la haine des Jedi. Grievous, pianotait avec son doigt métallique sur le bras de son fauteuil d’un air impatient et toisait l’assistance de ses yeux jaunes reptiliens.

A sa gauche se trouvait, vautré sur son fauteuil un hutt imposant, du nom de Dorka. Par pure vantardise, il portait une fine armure de métal, probablement du phirk, alors même qu’il ne participait jamais aux combat. C’était cependant un redoutable stratège, excellant dans la conduite des armées terrestres. En revanche, il n’entendait strictement rien au combat spatial.

Voilà pourquoi il était secondé par le harch à côté de lui. L’amiral Trench, terrifiant avec ses quatre bras, et ses six yeux, sans compter son visage poilu qui le faisait ressembler à une araignée était un expert du combat spatial, peut être le meilleur de la CSI… En revanche, son incapacité à mener une offensive terrestre en faisait un élément moins polyvalent et donc moins précieux que d’autres, comme Sev'rance Tann, ou Grievous.

A sa gauche se tenait l’un des rares mon calamari à avoir rallié la CSI. L’amiral Merai, était chargé de mener les troupes séparatistes à la victoire sur sa planète natale Mon Cal, aussi appelée Dac. Pour l’instant ce n’était guère une réussite, mais aux yeux de Dark Tyrannus et de son maître, l’entreprise de Merai était un franc succès : celui-ci était parvenu à enfoncer les armées séparatistes et républicaines dans un véritable bourbier sur Dac, plongeant ainsi la planète dans un chaos durable et mobilisant de nombreuses unités dans les deux camps.

A sa gauche se trouvait Whorm Loathson, un kerkodien richement vêtu, et qui portait un sceptre. Une lubie dont il avait le secret. Mais on lui pardonnait aisément cette excentricité, car comme Dorka, il était un véritable stratège du combat terrestre, et contrairement au hutt, s’y entendait en combat spatial. Même si il déléguait la responsabilité de diriger la flotte à des droïdes tacticiens.

En face de lui, se trouvait Zian Fins, seul humain présent, à l’exception de Tyrannus. Il semblait légèrement mal à l’aise, et pour cause : malgré son talent certain pour diriger des troupes, il ne cessait d’essuyer des défaites depuis le début du conflit. Les généraux jedi, Obi-wan Kenobi et Anakin Skywalker lui menaient la vie dure.

A sa gauche se trouvait Ventress. Elle observait les autres généraux avec un mépris à peine dissimulé. Le fait d’être l’apprenti personnel de Tyrannus, et de maîtriser la Force avec toujours plus de talent lui avaient donné un arrogance de plus en plus grande. Tyrannus sentait que cela la mènerait à sa perte, la seule question importante était : succomberait-elle avant ou après avoir fait avancer sensiblement le Grand Plan Sith ?

A sa gauche, et juste à droite de Tyrannus, se trouvait Sev'rance Tann. Elle observait ses pairs séparatistes d’un air indéchiffrable. Elle avait l’avantage de présenter le bilan militaire le plus positif avec Grievous, et d’être une tacticienne hors-pair à la fois en combat spatial et terrestre. De plus, elle était elle aussi une apprentie de Tyrannus, formidable adepte du Côté Obscur pas loin d’être aussi puissante que Ventress. Elle avait en outre le grand intérêt de ne pas être aussi arrogante que Ventress, et d’être beaucoup plus loyale qu’elle.

A l’opposé de Tyrannus, entre Zian Fins et Whorm Loathson, se trouvait le vice-roi Nute Gunray. Les yeux plissés, les poings serrés, il toisait l’assistance de ses petits yeux rouges méfiants de neimoidien, auxquels les officiers séparatistes répondaient par des coups d’oeil hostiles et appuyés. Gunray avait lourdement insisté pour assister à ces réunions, afin avait-t-il dit de « veiller à ce que l’on ne gaspille pas son argent ». Il accusait les généraux et officiers de la Confédération de gaspiller les ressources économiques de la CSI dans des offensives trop coûteuses en droïdes et en machines. Cela lui avait valu l’inimitié de nombreux généraux séparatistes, souvent amateurs d’offensives lourdes, notamment Grievous, qui considérait qu’une « vermine némoidienne » n’avait pas son mot à dire dans les affaires stratégiques. Afin d’apaiser les tensions, Tyrannus l’avait autorisé à se présenter à leurs réunions stratégiques… à condition de ne pas parler. Il ne voulait pas que le neimoidien sème la zizanie par son avarice presque pathologique.

De toute les façons, il aurai été difficile à Gunray de semer la division dans cet état-major. Un quart d’heure après le début de la réunion, rien de concret n’avait été soulevé. Chacun invectivait l’autre, lui reprochant de ne pas avoir fait assez bien dans telle bataille, d’avoir manœuvré de telle façon alors qu’il aurait pu manœuvre de telle autre, etc. Tyrannus n’intervenait que ponctuellement, uniquement pour conserver un semblant d’ordre au sein de cette assemblée de pantins en chefs. Ce ne fut que lorsqu’il en eut assez de leurs querelles futiles, qu’il se leva. Aussitôt, tous se turent, et tournèrent la tête vers lui. Tyrannus nota un brin de soulagement, dans les yeux de Zian Fins : celui-ci se faisait vertement réprimander par ses collègues généraux.

« Ces chamailleries sont absurdes, dit posément le Sith. La seule et unique chose qui importe aux yeux de mon maître, est que vous serviez correctement ses plans pour le contrôle de la Galaxie. Et de ce point de vue, mon maître est pour l’instant totalement satisfait de vous tous messieurs. »

« Même de Zian Fins ? Lança Loathson une note d’incrédulité dans la voix. »

Tyrannus inclina légèrement la tête.

« Même de Zian Fins, confirma-t-il. Je vous rappelle que sa mission n’est pas de remporter des victoires, mais de contribuer à la dispersion des armées républicaines à travers la Galaxie. Et pour l’instant, il remplit parfaitement son rôle. »

« Mais à force de reculer, ne risque-t-il pas d’ouvrir la voie de Raxus notre monde-trône aux armées républicaines ? Je vous rappelle que le Sénat Séparatiste s’y trouve, la perte de ce monde serait un rude coup, souligna Dorka. »

« Tout ce secteur est lourdement protégé par une flotte imposante, et des défenses planétaires multiples. Elle est quasi-imprenable. Si la République s’y risquait, elle y perdrait quantité de vaisseaux et d’hommes, si bien que cela serait bon pour nous, même en cas de victoire pour eux. Les jedi ne sont pas stupides à ce point. Non, messieurs, je vous assure, la victoire nous tend les bras. »

Tyrannus appuya sur un bouton, et une carte holographique se déploya au milieu du cercle formé par les sièges. Le Sith était entouré de minuscules planètes holographiques.

« Ventress, continuez de lancer des assauts dans les bordures occidentales de la Galaxie, général Fins, faites de même dans les bordures orientales. Amiral Trench, général Dorka : consolidez nos positions au sud galactique du secteur Hutt, cela nous conférera un avantage indéniable. Toutefois, toutes ces opérations ne sont que d’importance secondaire, comme l’est votre guerre sur Mon Calamari amiral Merai. »

Tyrannus désigna du doigt une planète, et poursuivit :

« Le véritable coup sera porté ici. Kamino. Sev'rance Tann a déjà consolidé notre position non loin de cette planète, en reprenant Géonosis, et en capturant Tatooine et Nelvaan. Lorsque le moment sera venu, nous y lancerons un assaut massif, qui viendra à bout des défenses que la République y a érigées. Après quoi, nous lancerons un assaut sur Malastare, privant ainsi en l’espace de quelques semaines la République de ces clones, puis de son carburant. Alors, elle n’aura plus longtemps à tenir et devra bien vite ployer le genoux devant nous. En deux batailles messieurs, nous aurons quasiment gagné la guerre. »

Un murmure approbateur parcourut l’assistance. Seul Grievous objecta :

« Mais, seigneur Tyrannus... »

« Oui général ? »

« Les défenses de Kamino sont extrêmement lourdes… Tout à l’heure vous évoquiez quelle erreur ferait la République en attaquant Raxus, ne ferions nous pas la même erreur en attaquant Kamino ? »

Tyrannus se retint de froncer les sourcils. Grievous était un outil nettement moins malléable que Tann et nettement plus futé que les bouffons qui lui servaient de comparse. D’ailleurs, Loathson répliqua aussitôt :

« Je vous signale Général que nous avons nettement plus de moyens et de ressources que la République. Le fait que nous privilégions la quantité à la qualité nous permet de plus grands sacrifices en vaisseaux et en droïdes. »

Tyrannus sentit aussitôt poindre une nouvelle polémique. Grievous s’apprêtait à répliquer vertement, les uns allaient prendre sa défense, et les autres celle de Loathson. Et à ce stade, Gunray n’allait pas pouvoir se retenir d’intervenir pour défendre son cher compte en banque, envenimant encore plus la situation. Sauf si le Sith ramenait l’ordre dans tout ça maintenant.

« N’ayez crainte. Mon Maître a tout prévu, et tout se déroulera selon ses plans. La République s’écroulera et un ordre nouveau sera instauré dans la Galaxie. Cela commencera à Kamino. Nous délibérerons à propos des détails de l’assaut plus tard, d’ici là, je veux que vous gardiez ceci en tête : suivez à la lettre nos recomandations, et la victoire sera à nous. Maintenant, messieurs, je vous libère. »

L’un après l’autre, les hologrammes des dignitaires séparatistes s’éteignirent. Tyrannus vérifia que la communication était définitivement rompue, avant d’inscrire de nouvelles coordonnées dans le bras de son fauteuil. Puis il attendit. Lorsqu'un nouvel hologramme apparut, au centre de la pièce cette fois-ci, Tyrannus s’agenouilla devant.

« Mon maître, dit-il à l’image. »

« Relevez vous Seigneur Tyrannus. »

Le Sith s’exécuta, et observa brièvement Dark Sidious. Ou du moins la grande silhouette encapuchonnée qui lui faisait face, et dont on ne pouvait discerner les traits. Sidious était on ne peut plus paranoïaque, et refusait de communiquer à visage découvert lors de leurs conversations holographiques privées, de crainte que l’un des serviteurs de Tyrannus ne les surprenne et ne découvre sa véritable identité. Car, il ne fallait absolument pas que l’on apprenne dans les hautes sphères de la CSI que Dark Sidious était en vérité le chancelier Palpatine.

« Où en sommes nous de nos projets ? Interrogea Sidious. »

« J’ai informé les généraux séparatistes de votre plan d’assaut sur Kamino, mais... »

« Oui ? »

« Grievous a émis des objections, il semble inquiet... »

« A-t-il des soupçons ? Se doute-t-il qu’il n’est qu’un pion ? »

« Non, mais il trouve cet assaut inconsidéré. »

« C’est pour cela que vous l’avez recruté non ? Pour ses qualités de stratège. »

« Certes. Et justement, ne risque-t-il pas de comprendre que cette guerre n’est qu’une mascarade ? »

« Si nous ne menons aucune action concrète pour apporter la victoire à la CSI, si. »

« Mais justement… cet assaut sur Kamino... »

« Eh bien ? »

« Ne risque-t-on pas de vaincre la République ? De mettre fin à la guerre beaucoup trop tôt ? »

« Cet assaut ne doit pas réussir. Le but est de frapper d’effroi la République, de lui faire prendre conscience que la défaite est possible. Alors ils conféreront d’avantage de pouvoirs à leur sauveur, le Chancelier Palpatine. Diriger cet assaut de façon à ce que les généraux de la CSI croient réellement mener une opération décisive, tout en vous assurant de leur échec, voilà votre tâche Seigneur Tyrannus. Un seigneur noir des Sith doit savoir tirer les ficelles, manœuvrer en coulisse. »

« Et si j’échoue maître ?. »

La voix de Sidious se fit glaciale et menaçante.

« Si vous n’en n’êtes pas capable, c’est que vous n’êtes pas digne d’exécuter le Grand Plan, et donc que vous n’êtes pas digne d’être un Sith. Je vous remplacerais alors par un apprenti digne de ce nom. »

Tyrannus s’inclina.

« Bien maître. Je ne vous décevrai pas. »

« Je l’espère Comte, dans votre intérêt. Vous pouvez disposer. »

L’hologramme de son maître disparut. Tyrannus attendit néanmoins un moment, avant de se redresser et de dire posément :

« Tu t’imagines peut être que je continuerai à m’aplatir devant toi jusqu’à la fin des temps maître, mais ton arrogance te perdra. »

Un bruit métallique venant de l’entrée de la salle le fit se retourner. 22R-47 son droïde assistant venait vers lui.

« Messire Tyrannus ? »

« Oui ? »

« Votre… colis est arrivé. »

« Mon colis ? »

« Oui… Celui de Mygeeto... »

A ces mots, Tyrannus faillit se ruer à l’extérieur. Mais soucieux de sa dignité, il se contenta de dire :

« Eh bien ? Fais le venir ! Vite ! »

22R-47 s’exécuta docilement. Tyrannus se mit à faire les cent pas dans la salle. Ses alliances passées ici et là allaient porter leurs fruits… enfin. 22R-47 revint bien vite, accompagné de quatre droïdes qui transportaient une longue caisse. Tyrannus s’approcha, et usant de la Force, ouvrit la caisse, et contempla son contenu. Une joie féroce l’envahit, et pendant un bref moment, il se mit à envisager tout ce qu’il pourrait faire avec l’arme reposant dans cette boîte.

« Amène le en-bas, ordonna-t-il à 22R-47. Remercie notre ami de Mygeeto pour ce cadeau, et fais savoir à notre autre amie de Dathomir que je veux ce qu’elle m’a promis. Puis efface la mémoire de ces droïdes et efface ensuite la tienne. Je veux être le seul au courant. »

Le droïde s’inclina, et suivi de ces comparses, quitta la salle.

Tyrannus, bouillonnant d’énergie, décida de sortir. Les portes automatiques menant à l’extérieur s’ouvrirent devant lui, révélant la sombre vallée dans laquelle il avait installé son repère. Pas n’importe quelle vallée : la Vallée des Seigneurs Noirs, le cœur obscur de Korriban, la grande nécropole des Seigneurs Sith. Des années plus tôt, Sidious s’était moqué de lui lorsqu’il lui avait annoncé qu’il comptait s’installer ici. Son maître lui avait expliqué, avec sa morgue habituelle qu’il n’y trouverait rien. Aucun artefact, aucun parchemin ou holocron, aucun secret de jadis oublié. C’était vrai. Tyrannus n’avait rien trouvé de tel lorsque, ignorant les avis de son maîtres, il s’y était rendu malgré tout. Mais qu’importe : le Côté Obscur vibrait ici d’une énergie plus intense qu’en tout autre lieu de la Galaxie. Plus que n’importe tout ailleurs, les Seigneurs Noirs du passé avaient marqué cette planète du sceau de leur pouvoir, de leur sagesse, et de leur noirceur. Quelle plus belle preuve de la supériorité des Sith que ces ruines majestueuses, ces temples ces tombeaux et ces statues ? Quand on se promenait au milieu, dans l’air froid du crépuscule, même en n’étant pas sensible à la Force, on pouvait y ressentir la puissance du Côté Obscur. Mais quand on y était sensible, et mieux, quand on était un sith, on était tout simplement submergé par ce pouvoir toujours présent…

Et Sidious osait se moquer de tout ça ? Le fou ! C’était ici que Tyrannus avait eu sa vision. Ici, au milieu des ruines de l’antique civilisation sith qu’il avait compris que son destin n’était pas de rester à vie le pion de son maître. Ici qu’il s’était vu devenir le Seigneur Noir des Sith, et régner sur la Galaxie. Et ce serait ici qu’il construirait les instruments de la chute de Dark Sidious. Son règne commençait ici et maintenant, Sidious, la Confédération, la Réplique, les Jedi, la Galaxie : tous se plieraient à sa volonté ou seraient détruits.
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Messagepar L2-D2 » Mar 07 Mar 2017 - 12:56   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Chapitre 6 lu !

Belle description des leaders Séparatistes ! :oui: Et grâce à cela, j'ai enfin resitué Merai : c'est le Mon Cal qui se sacrifie dans Republic #50 lors de la bataille de Kamino, justement, non ?

Comme je le disais, belle description des leaders Séparatistes, avec un beau tour d'horizon de tous les supports narrant la Guerre : on a donc des références aux comics Republic, à la série animée The Clone Wars, au jeu vidéo Galactic Battlegrounds... tout cela donne une cohérence bienvenue à l'ensemble.

Et puis, à la fin, vient le mystérieux "cadeau" que reçoit Tyrannus mais que nous, lecteurs, ne connaissons pas. De quoi s'agit-il ? Sans doute d'un instrument visant à nuire à la République... ou peut-être à Dark Sidious, au vu des dernières lignes ? :sournois:
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Messagepar Dark Palgueïss » Mer 08 Mar 2017 - 14:51   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Merci L2-D2 pour les compliments :) Pour Merai, oui c'est lui, mais je ne le connais que de nom, je ne connais pas toute son histoire, et son destin sera forcément différent que celui qu'il connaît dans l'UE :)
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Messagepar Dark Palgueïss » Ven 10 Mar 2017 - 16:48   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Chapitre 7 : Une pierre après l’autre.


« S’il te plaît ! »

« Non. »

« C’est important ! »

« Pourquoi ? »

« Je peux pas te le dire. »

« Suffisamment important pour que je risque de perdre mon nouveau boulot ? »

Dan soupira. Il était entré dans la tour Kuat, l’immeuble où travaillait Théodoras Perron, mais pour aller plus loin que le hall d’accueil, il devait convaincre Lydie, son amie de longue date récemment recrutée comme réceptionniste par Kuat Drive de le laisser aller voir Perron. Et ce n’était pas facile.

« Écoute, tu me fais confiance non ? Je te promets que quand je le verrai, je lui dirai pas qui m’a laissé entrer. »

« Il saura forcément que c’est moi... »

« Si il me dit quoique ce soit, je lui dirai que j’ai utilisé une ruse mentale sur toi. Il ne pourra pas t’en vouloir ! »

Lydie secoua un moment ses cheveux noirs, et fronça les sourcils.

« Qui me dit que ce n’est pas ce que tu fais en ce moment même ? »

Dan poussa un nouveau soupir. Il n’était pas toujours facile d’être jedi et d’avoir des amis non-adeptes de la Force. Pour eux, les jedi et leurs pouvoirs étaient forcément environnés de mystères de pouvoirs secrets et d’énigmes. 

« Je t’ai déjà dit que c’était pas comme ça que ça marchait… Écoute c’est très important, si tu me laisses pas entrer, j’entrerai par effraction, tu crois que ton patron préférerait ça ? »

Lydie l’observa d’un air méfiant, puis céda :

« Ok je te laisse passer. Mais t’as pas intérêt à me causer des ennuis, sinon je te jure que jedi ou pas, je te botte les fesses. »

Dan sourit largement.

« Merci ! Je te le revaudrai. »

« Tu ferais bien ! »

Arrivé devant le bureau de Perron, Dan frappa à la porte.

« Entrez ! »

Les portes s’ouvrirent, et Dan entra dans la pièce. Elle était vaste, mais pas aussi luxueuse que le jedi ne l’aurait imaginé, nettement plus sobre et fonctionnelle. Elle ouvrait sur une large baie vitrée, qui laissait voir le paysage urbain de Coruscant, et sa circulation toujours dense.

Au centre de la pièce, se trouvait un vaste bureau, et de chaque côté, se trouvait un homme et une jeune fille. Ils avaient tous deux des cheveux roux flamboyant, et leurs yeux bleus avaient le même regard acéré et calculateur. Dan percevait en eux le même esprit implacable, froid et déterminé. Il ne doutait pas que l’homme devait être Théodoras Perron, et que la jeune femme, devait être sa fille.

« Ah, dit Perron, un jedi ! Voilà une bien curieuse visite… non annoncée et qui tombe en plein milieu de ma pause, mais qu’est ce qu’un déjeuner pour un serviteur de la Force, n’est ce pas ? »

Le sarcasme dans sa voix était suffisamment maquillé pour que Dan n’en tienne pas compte. S’inclinant légèrement, il dit :

« Je suis désolé de vous déranger, mais c’est une affaire grave qui m’amène ici. »

Perron l’observa un moment, puis s’adressant à sa fille, il dit :

« Laisse nous Ella. »

Elle hocha la tête et quitta le bureau, non sans avoir adressé un sourire chaleureux à Dan… qui n’altéra pas la froideur de son regard.

« Eh bien maître jedi, que me voulez vous ? »

Dan tiqua légèrement en s’entendant appeler « maître », mais ne releva pas.

« Je viens vous voir, car vous êtes apparemment l’un des derniers à avoir parlé au sénateur Ask Aak. »

« C’est vous qui enquêtez sur la disparition du sénateur ? Un simple padawan ? »

« Le Conseil a probablement estimé que les chevaliers et maîtres avaient mieux affaire, en temps de guerre. »

« Eh oui, la guerre… elle est une dure épreuve pour nous tous. »

« Pour nous tous ? Vraiment ? »

Dan regretta ses propos au moment même où ils sortirent de sa bouche. Il avait été difficile pour lui d’entendre un fabriquant d’armes déplorer la dureté des temps de guerre. Perron n’eut pas l’air offusqué, et Dan ne sentit pas en lui de colère… juste de l’amusement.

« Pas pour mon compte en banque, c’est vrai. Le chiffre d’affaire de Kuat Drive a triplé depuis le début du conflit… et nous n’en sommes qu’aux premiers mois d’une guerre qui risque de durer encore longtemps. Mais je vous prie de me croire lorsque je vous dis que je ne l’ai pas souhaitée, et que je mettrai tout en œuvre pour apporter la victoire à la Réplique. »

« Je n’en doute pas, répliqua Dan d’un ton neutre. Et le sénateur alors ? Que pouvez vous me dire sur lui ? »

« Il est venu me voir c’est vrai. Pour tout vous dire, il espérait renégocier notre… arrangement. »


« Arrangement ? »

Perron ficha ses yeux dans les siens, l’air de guetter sa réaction.

« Oui, notre arrangement. Dans quelques jours doit avoir lieu un vote important au Sénat, sur le budget militaire. Ask Aak était à l’origine contre l’idée d’une augmentation du budget... »

« Ce qui n’est pas dans vos intérêts... »

« Ce qui n’est pas dans nos intérêts, confirma Perron. J’ai donc réussi à le… convaincre de changer d’avis, et il était d’accord pour changer son vote. Jusqu’à avant-hier soir, où il voulait… revoir à la hausse notre accord. »

Dan tâcha de conserver une voix égale.

« Êtes vous entrain de me dire que vous avez promis un pot de vin au sénateur pour obtenir son vote, et que celui-ci voulait en tirer plus ? »

« C’est exactement ce que je suis entrain de vous dire, répliqua du tac-au-tac Perron. »

« Vous savez que c’est illégal ? Que je pourrais vous arrêter ici et maintenant ? »

« Et je serais dans de beaux draps… dîtes moi, comment la Réplique se porterait-elle privée de son principal fournisseur d’armes ? »

« C’est Kuat notre fournisseur d’armes, pas vous personnellement. Si vous tombez, un autre vous remplacera. »

« Et cet autre ne pratiquera pas la corruption, bien sûr, répliqua Perron d’un ton franchement sarcastique cette fois. »

Dan ne sut quoi répondre. Perron eut un sourire amical.

« Je comprends que prendre conscience de l’état général de la corruption du Sénat puisse être dur pour un jeune jedi. Mais croyez moi, que ça me plaise ou non, le pot-de-vin est le meilleur moyen d’obtenir ce que l’on veut du Sénat ces derniers temps. Savez vous pourquoi Ask Aak était initialement contre l’augmentation du budget militaire ? Parce que des associations anti-guerre lui avaient promis des pot-de-vins elles aussi. Et je ne garantis pas qu’elles soient toutes loyales à la Réplique... »

« Êtes vous entrain d’insinuer que Ask Aak envisageait de trahir la République par son vote ? »

« Non. Pas lui. Mais il y a beaucoup de sénateurs qui, consciemment ou non, défendent les intérêts des séparatistes en entravant les efforts que fait la République pour préparer sa défense. Peut-on me reprocher d’avoir voulu faire triompher l’intérêt de la République dans ce vote ? »

« Votre intérêt vous voulez dire. »

« Les deux sont liés. La République doit s’armer pour faire la guerre, et Kuat est le meilleur fournisseur d’armes dont elle dispose. Et j’ajouterais jeune jedi que je suis un dirigeant d’entreprise, pas un responsable politique. C’est aux sénateurs de penser à l’intérêt général, pas à moi. »

« Mais ils ne le font plus. »

« Non, ils ne le font plus. C’est d’ailleurs en partie pour ça que nous sommes en guerre. »

« Ask Aak voulait tirer plus d’argent de vous… vous avez refusé n’est-ce pas ? »

« Je ne suis pas homme à me faire rouler. J’ai refusé. »

« Et donc il était inquiet… parce qu’il avait besoin d’argent… Pourquoi ? »

« Il est de notoriété publique que le sénateur Ask Aak est très dépensier… il est accro aux jeux, et… enfin, disons à d’autres choses moins avouables à de jeunes oreilles. »

Dan se sentit envahi par le dégoût.

« Il mériterait plus la prison qu’un sauvetage. »

Perron éclata d’un rire franc.

« Soit ! Retrouvez le et jetez-le en prison ! Puis jetez en prison tous les sénateurs corrompus (soit environ 90 % du sénat), puis jetez moi et tous les riches corrupteurs dans la même cage qu’eux ! Ne gardez que les bons et les vertueux ! Mais cela ne fera que peu de monde finalement, et alors dîtes moi, avec qui ferez vous la guerre contre les séparatistes ? »

Dan ne sut à nouveau pas quoi répondre. Perron poursuivit.

« Vous êtes jeune, vous êtes un jedi, il est donc normal que vous ayez envie de changer la Galaxie. C’est louable, je ne peux que le reconnaître. Mais savez vous comment Coruscant a été bâtie ? »

Dan secoua la tête.

« Une pierre après l’autre. Tout simplement. C’est comme ça que la plus grande ville de la Galaxie a été construite. Faites-en de même : posez une pierre après l’autre. Commencez donc par retrouver le sénateur Ask Aak avant de songer à le jeter en prison. Commencez par mettre fin à la guerre avant de penser à stopper la corruption du Sénat. Et… commencez par remporter la victoire, avant d’envisager de vous passer de votre meilleur fournisseur d’armes... »

Dan ne put que hocher la tête en signe d’assentiment.

« Soit. Si le sénateur était si dépensier, j’imagine qu’il avait des créanciers ? »

« Des tas. »

« Combien d’entre eux seraient capables de monter un enlèvement ? »

Perron hocha la tête en signe d’approbation.

« Bien pensé. Mais à dire vrai, aucuns. Sauf... »

« Oui ? »

« Eh bien, son principal créancier. Lui semble capable de monter un tel coup. »

« Qui est-il ? »

« Aucune idée. »

« Pardon ? »

« J’ai fait surveiller le sénateur pendant des jours (une précaution utile lorsque l’on veut obtenir quelque chose d’eux à moindre coûts). Je sais donc qu’il existe quelqu’un envers qui il a contracté des dettes importantes, c’est tout. Je ne sais ni son nom, ni son espèce, ni sa planète d’origine. A dire vrai, je suis même le seul à savoir que cet individu existe, car il a savamment brouillé les pistes. »

« Comment ? »

Perron soupira.

« Eh bien… sans vous noyer sous un jargon économique, il a utilisé quantité de sociétés écrans pour prêter de l’argent au sénateur. Un tel savoir faire est remarquable, car le maquillage frise la perfection. Celui qui a monté tout cela doit être un expert en matière de corruptions et de tromperie. »

« Comment avez vous fait pour repérer la tromperie alors ? »

Un sourire mutin se forma sur les lèvres de Perron. 

« Il y a peu de monde dans cette Galaxie qui pourrait me donner des leçons en matière de tromperie et de corruption. »

Son aplomb déconcertait Dan. Toutefois, il décida de ne pas relever.

« Vous pensez que c’est lui qui a organisé l’enlèvement du sénateur ? En quoi le kidnapper lui permettrait de récupérer son argent ? »

« Difficile à dire… Mais j’imagine que c’est votre travail, non ? Trouver le fin de mot cette histoire ? »

« En effet. Et vous m’y avez bien aidé, je vous en remercie. »

« Je vous en prie. »

Dan se dirigea vers la sortie avant de se raviser. Ravalant sa fierté, il se força à dire :

« Et je suis… désolé pour tout à l’heure. Mes propos ont dépassé ma pensée, c’est un défaut inhérent à la jeunesse. Aussi longtemps que vous servirez la République, je serai votre allié. »

Une brève lueur passa dans les yeux de Perron, Dan se demanda si c’était de l’admiration.

« N’ayez crainte jeune jedi. Celui qui maîtrise toujours ses propos est bien plus à craindre que celui qui parfois les laisse exprimer le fond de sa pensée. Méfiez vous toutefois, la franchise n’est pas appréciée par tous dans cette ville où le mensonge fait loi. »

« Je m’en souviendrai. Au revoir. »

Les portes s’étaient refermées lorsque Perron répondit à voix basse :

« A très bientôt. »
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Messagepar L2-D2 » Lun 20 Mar 2017 - 8:38   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Chapitre 7 lu !

Belle discussion entre Dan et Théodoras Perron, cynique et corrompu à souhait tout en semblant, finalement, pas si mauvais que cela. Le jeune Jedi en apprend plus sur la disparition du Sénateur Ask Aak, mais je me demande tout de même comment il va pouvoir le retrouver vu que Perron lui-même, en dépit de tous ses moyens, n'a pas réussi à remonter la piste de son mystérieux créancier... Je suis donc curieux de lire la suite et de voir ce que cela va donner !
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Messagepar Dark Palgueïss » Mar 28 Mar 2017 - 16:05   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Merci L2-D2 :) Désolé de mettre du temps à poster la suite, j'ai eu un souci d'enregistrement de mon prochain chapitre :paf:
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Messagepar Dark Palgueïss » Lun 10 Avr 2017 - 12:45   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Bonjour à tous, désolé d'avoir mis du temps à poster cette suite, entre boulot en retard, et accident de sauvegarde, je n'ai pas été aidé ^^ J'espère que ce chapitre vous plaira.




Chapitre 8 : Trouvaille et course-poursuite.


« Je ne vois pas pourquoi les jedi se mêlent de cette affaire. »

« J’obéis aux ordres de mon maître, rien de plus. »

« Et moi j’obéis au chancelier. »

« Je ne remets pas en cause votre présence ici, moi. »

« Eh bien moi si ! Encore si vous étiez un chevalier, je ne dirais pas… mais un padawan... »

« Souhaitez vous en discuter avec maître Windu ? »

Dan était de retour dans les appartements du sénateur Ask Aak. Il faisait face à Tan Divo, célèbre inspecteur de police sur Coruscant. Celui-ci n’était guère disposé à partager son enquête avec un padawan. Cependant, la perspective d’affronter maître Windu sembla le calmer promptement. Perdant contenance, il répondit :

« Euh… non, il ne sera pas nécessaire de déranger maître Windu. Avez vous découvert quelque chose, jedi ? »

Dan l’informa de ce qu’il avait appris. Divo hocha la tête avant de partager à son tour ce qu’il avait découvert. Il était visiblement décidé à devenir coopératif :

« Pour ma part, j’ai découvert pourquoi les caméras de surveillance n’ont rien vu. Venez que je vous montre. »

S’approchant d’un petit pilier, il appuya sur un bouton, faisant défiler une série d’images : la vidéo de ce qu’avaient enregistré les caméras de surveillance pendant la nuit où avait été enlevé Ask Aak.

« Vous ne remarquez rien ? »

« Non, rien. »

« C’est normal. Il m’a fallu des heures d’observation pour remarquer un léger détail. Regardez attentivement le sol. »

Dan observa, et pendant de longues minutes, il ne remarqua rien. Pourtant, Tan Divo réglait la vidéo pour ne montrer que les moments intéressants. C’est alors que Dan comprit.

« Les ombres... »

« Oui, on voit les ombres des speeders passant devant la fenêtre. Rien d’inhabituel bien sûr, Coruscant connaît un trafic dont la densité ne faiblit jamais. Mais lorsqu’on observe attentivement les ombres de ces speeders... »

« On note que ce sont toujours les mêmes speeders qui passent devant la fenêtre du sénateur. »

« Exact. Bien sûr, c’est impossible : vu la densité du trafic, il est impensable que les mêmes speeders passent en boucle devant la fenêtre du sénateur sans que de nouveaux véhicules passent devant également. Ca ne peut vouloir dire qu’une seule chose... »

« Quelqu’un a trafiqué les caméras de surveillance. Elles ne montraient que l’image de la chambre du sénateur à un instant précis, si bien qu’elles n’ont pas filmé le moment de l’enlèvement. »

« Tout à fait. On comprend que ces gardes du corps aient été perplexes en regardant les vidéos de surveillance : elles montrent le sénateur dans son lit, jusqu’à ce que tout à coup il disparaisse mystérieusement. »

« Maintenant qu’on le sait, l’astuce paraît évidente… comment sa sécurité n’a-t-elle pu rien voir ? »

« Tout simplement parce que trafiquer ainsi les caméras de surveillance requiert un savoir faire technique et informatique qu’il est difficile d’imaginer. Celui qui a fait ça, quel qu’il soit est un maître en la matière. »

« Oui. Combien de temps est ce que les caméras sont restées figées ainsi ? »

« Cinq heures. »

« C’est beaucoup plus qu’il n’en faut pour enlever un sénateur endormi, non ? »

« Oh oui. »

« Le ravisseur devait chercher autre chose... »

« A quoi vous pensez ? »

« Je ne sais pas. Pourriez vois me passer en accéléré toute la séquence maquillée, jusqu’au moment où le sénateur a disparu ? »

« En accéléré ? Vous n’allez rien voir, et vous allez avoir un sacré mal de coeur... »

« Je pense que ça ira, répondit Dan en faisant mentalement le vide en lui. »

« Très bien. »

Les images défilèrent sous ses yeux. Se remémorant les enseignements de ses maîtres, il tâcha de les analyser minutieusement, tâchant de repérer un indice quelconque. Tan Divo dut cependant repasser plus d’une fois le film, pour que Dan repère enfin quelque chose.

« Stop ! C’est ça ! »

« Quoi donc ? »

« La lampe ! La lampe de chevet ! Regardez, montrez nous la séquence maquillée, et zoomez sur la lampe de chevet. »

Divo s’exécuta.

« Maintenant, montrez la suite, après que le sénateur ait disparu. Vous voyez ? »

C’était clair à présent. Quelqu’un avait touché la lampe de chevet, la déplaçant de cinq bons centimètres. Tan Divo poussa un sifflement admiratif :

« Eh bien ! J’aimerais bien avoir un adjoint jedi avec moi plus souvent, ce serait un sacré gain de temps… que faîtes vous ? »

Dan s’était dirigé droit vers la lampe. Il la manipula un moment, avant de trouver ce qu’il cherchait. A un certain endroit, un mécanisme permettait de l’ouvrir en deux, révélant…

« Une clé ! Souffla Divo. »

« Oui. Elle doit ouvrir quelque chose... »

« Un coffre fort. C’est une clé pour coffre fort. »

« Voilà ce que devait chercher le ravisseur. Nous devons trouver ce coffre nous aussi ! »

« Entendu. »

Ils cherchèrent pendant plus d’une heure. Sans résultat. Tan Divo commençait à s’impatienter. Dan, préféra s’asseoir (augmentant les ronchonnements de Divo), et se concentrer. Usant de la Force, il sonda la pièce, tout en tâchant d’ignorer l’impatience qu’il sentait chez l’inspecteur. Il finit par sentir quelque chose de curieux. D’un pas résolu, il se dirigea vers un coin du mur d’apparence ordinaire. A l’aide de la Force, il se concentra sur ce coin, et finit par sentir un mécanisme qu’il manipula. Après un bref effort, il parvint à l’actionner. Un petit pan du mur, se révéla alors n’être qu’un panneau, qui s’ouvrit, révélant ce qu’il dissimulait.

« Le coffre ! S’exclama Tan Divo. Comment avez vous fait ? »

« Je vais vous montrer. »

Insérant la clé dans la serrure du coffre, il l’ouvrit, révélant son contenu : quantité de billes de données, plusieurs liasses de billets, des jetons de jeu utilisés dans les casinos, un pistolaser et … une mouche qui s’envola en bourdonnant faiblement.

« C’est grâce à elle que j’ai découvert le coffre expliqua Dan. »

« La mouche ? »

« Oui. J’ai senti sa présence, et comme elle semblait être dans le mur, j’en ai déduit qu’elle devait être dans le coffre. »

Divo hocha la tête puis reporta son attention sur le contenu du coffre.

« Les billes de données… certainement des informations compromettantes sur le sénateur. »

« Sans doute… mais je pense aussi qu’il doit s’agir de codes d’accès à des comptes bancaires. Le ravisseur du sénateur a sans doute été engagé par son mystérieux créancier. »

« Qui l’a fait enlever pour les lui arracher, à défaut d’avoir pu forcer son coffre ! Tout se tient ! »

« Peut être... »

« Mais non ! C’est sûr ! Bon nous avons le mobile, reste à trouver le coupable ! »

« Ce ne sera pas une mince affaire… mais… »

« Oui ? »

« Pour savoir que le sénateur disposait d’un tel coffre, et pour avoir une chance de le trouver, il fallait bien connaître les lieux non ? »

« Possible... »

« Alors ne devrions nous pas interroger le personnel ? »

Une lueur brilla dans les yeux de Divo.

« Assurément ! Allons-y ! Vous voulez jouer le méchant ou le gentil inspecteur ? »

Dan fut légèrement déstabilisé par cette question.

« Je pensais que l’on pourrait peut être se séparer, on pourrait ainsi... »

Il fut interrompu par l’entrée de deux gardes de sécurité. L’un d’eux s’adressa à Dan.

« Maître jedi, il y a là un de vos confrères qui souhaitent vous parler. »

Dan y vit une excellente occasion de se séparer de Tan Divo :

« Très bien merci, dit-il à l’adresse du garde. Allez-y monsieur Divo, commencez à interroger le personnel, je vous rejoins après. »

« Entendu. »

Tan Divo sortit, et entra alors un padawan du même âge que Dan, légèrement plus petit que lui, les cheveux châtains, le visage légèrement lunaire, un peu rondouillard. Il se nommait Amoris, et était arrivé au temple jedi un peu près en même temps que Dan, si bien qu’ils s’appréciaient plutôt. En le voyant, il comprit aussitôt que quelque chose n’allait pas : ses yeux étaient rougis, et on pouvait sentir une profonde détresse en eux.

« Qu’est ce qui t’arrive ? »

« Chrisric… Chrisric est mort... »

La nouvelle fit l'effet d'une douche froide à Dan. Chrisric était un padawan de leur âge. Dan et lui ne s'étaient jamais vraiment entendus, mais le fait de le savoir mort le bouleversait. D'autant qu'il savait que Amoris et lui étaient de grands amis.

« Je… je suis désolé. C’est arrivé comment ? »

« Il était de surveillance sur un poste avancé dans la Bordure Inférieure. Il y a eu une attaque Séparatiste qui n’a laissé aucun survivant. »

Dan hocha la tête sans répondre. Les Séparatistes multipliaient les assauts de ce genre depuis quelques temps. C’était précisément pour ça qu’on l’obligeait, lui et d’autres padawans à croupir sur Coruscant. Amoris poursuivit :

« D’après les images de surveillance, c’est Sev'rance Tann qui a mené l’assaut. Tu l’as déjà rencontrée non. »

« Oui. C’est elle qui a tué Chrisric ? »

« Il semblerait. »

« Elle en est donc à son quatrième jedi tué depuis le début du conflit… il serait temps que quelqu’un l’arrête. »

Amoris eut un temps d’hésitation, puis dit :

« On raconte que si Jor Drakas est parti dans la Bordure Inférieure c’est pour la retrouver et la stopper. C’est vrai ? »

A l’évocation de son maître, Dan ressentit un puissant agacement qu’il s’efforça de contenir.

« J’en sais rien. Je crois pas. Sa planète natale lui manquait, il s’en plaignait suffisamment pour que je puisse te le certifier. Je sais pas si il avait d’autres idées derrière la tête que retourner là bas... »

Quitte à laisser son padawan en plan… padawan qu’il n’a jamais pris au sérieux d’ailleurs… Ajouta-t-il en pensée.

« Bon… Amoris je suis désolé, mais j’ai une enquête, je vais devoir la poursuivre et... »

Il fut interrompu par l’entrée dans la pièce de deux jeunes filles, discutant avec animation. L’une était blonde et avait des cheveux courts, l’autre était brune. Elles parlaient avec animation et s’interrompirent lorsqu’elles virent les deux jedi. Les yeux de la brune s’arrêtèrent notamment sur le coffre fort, resté grand ouvert.

« Oh ! Pardon, dit la blonde, on pensait que vous étiez pari. »

« J’étais sur le point de m’en aller, qui êtes vous ? »

« Je m’appelle Lucia, et voici Katherine, dit la blonde. »

« Qu’est ce que vous faîtes ici ? »

« On travaille pour le sénateur. On venait ranger la chambre. »

Se souvenant que les membres du personnel devaient être interrogés, Dan leur posa plusieurs questions : quelles tâches effectuaient-elles pour le compte de Ask Aak, où étaient-elles hier soir, avaient-elles déjà remarqué quoique ce soit d’étrange ? Il tâchait, tout en leur posant ses questions de rester attentif à leurs émotions, pour déceler quoique ce soit d’inhabituel. Il nota que c’était surtout Lucia qui répondait au question, Katherine, elle, restant silencieuse, la tête baissée, l’air mal à l’aise, visiblement timide. Amoris qui ne voyait pas où tout cela menait, finit par l’interrompre :

« Dan, je pense que ces deux demoiselles n’ont pas grand-chose de plus à te dire. On y va ? »

Dan l’observa un moment, et accepta sans protester. Il salua les deux filles, et quitta la pièce. Amoris le rejoignit un peu. Dan lui dit :
« On va devoir interroger tout le personnel. »

« D’accord. Pourquoi ? »

« Le ravisseur semblait bien connaître les lieux, il est possible qu’il soit parmi le personnel. »

« D’accord. »

« Ca veut dire, que chaque membre du personnel est suspect… chacun d’entre eux… y compris les jolies filles, entendu ? »

« Tu insinues quoi ? »

« Tu as très bien compris. »

« Il n’y avait rien à gagner à interroger ces deux filles. »

« Je n’en suis pas si sûr, répliqua Dan. »

« Comment ça ? »

Le padawan ne répondit pas à son ami.



Il eut à peine le temps d'esquiver le coup de sabre laser. Maître Windu ne le ménageait pas. Après avoir passé la journée à interroger le personnel de Ask Aak, sans rien découvrir, Dan était revenu au Temple Jedi pour son entraînement avec Mace Windu. Et comme d’habitude, il était en grande difficulté.

Dan plaça un contre que le maître jedi para aisément, puis sans se décourager enchaîna une série d'offensives sur les côtés par en dessous et au dessus. Mais à chaque fois, le sabre de Mace Windu venait contrer le sien, avec une aisance aussi décourageante que diabolique. Puis, par un élégant mouvement du poignet, Windu désarma Dan, avant de placer son sabre laser juste sous le cou du padawan.

"Tu fais des progrès, nota Windu."

Il éteignit son sabre.

"Merci maître."

"Cependant, veille à ne pas te laisser griser : ta maîtrise du Djem So te donnera souvent l'avantage sur tes ennemis, mais prendre l'avantage n'est pas la même chose que remporter la victoire. Tu t'apercevras que dans un combat au sabre laser, même quelqu'un qui a dominé tout du long peut soudain perdre. Il suffit d'une seconde de distraction, pour prendre une petite blessure. Et vue la dangerosité des sabre-laser, il n'est pas rare qu'une simple petite blessure suffise à mettre fin au combat. Souviens t'en : tu dois rester concentré, et attentif à la Force du début à la fin de ton duel, tant que ton adversaire n'est pas vaincu, tu es en danger."

"Je m'en souviendrai maître."

"Comment avances tu dans ton enquête ?"

"J'ai découvert que le Sénateur était criblé de dettes. Visiblement, il s’est endetté auprès d’un mystérieux créancier, qui pourrait bien être à l’origine de sa disparition. Le ravisseur du sénateur a fouillé discrètement son appartement. Il cherchait quelque chose, je pense qu'il s'agissait du contenu d'un coffre que j'ai trouvé dissimulé dans son mur."

"Tu ne sais pas ce qu'il contenait ?"

"Des billes de données. Mais je ne suis pas sûr de leur contenu, ce n’est de toute façon pas mon rôle de savoir ce qu’elles contiennent exactement."

"En effet. Quel est ton plan ?"

"Qui que soit son ravisseur, il n’a visiblement pas eu ce qu’il voulait. Le coffre a été découvert, et si il est aussi bien informé que je le crois, alors le ravisseur va revenir, cette nuit probablement. Moi et Amoris allons l'attendre, bien dissimulés, et passerons à l'attaque. Une fois capturé, qu'il sera capturé, nous l’interrogerons, et il nous révélera où il détient le sénateur."

"Tu as proposé à Amoris de t'accompagner ?"

"Oui maître, il me l'a demandé."

"Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Il a perdu un ami récemment, la tristesse et la colère brouille son jugement."

"Je pense que l'action lui permettra de faire son deuil maître."

"Entendu, fais selon ton intuition, mais si les choses tournent mal, tu en porteras la responsabilité."

"Bien Maître."


Plus tard dans la nuit, Dan et Amoris guettaient patiemment le retour du ravisseur. Ils étaient dissimulés dans la salle de bain, qui jouxtait la chambre du sénateur. Elle ne donnait sur aucune fenêtre, aussi étaient ils sûrs de ne pas pouvoir être surpris. Ils attendaient en silence depuis plus d'une heure lorsque soudain, un léger bruit se fit entendre dans la chambre. Tout autre qu'un jedi ne se serait pas alerté d'un bruit si léger, mais eux, bondirent dans la chambre, sabres lasers dégainés.

La fenêtre était grande ouverte, et devant le coffre révélé ce matin, se trouvait une silhouette sombre, une personne vêtue d’habits noirs, et la tête recouverte d'une capuche. Le mystérieux individu était visiblement entrain d’essayer de force le coffre. Faisant un moulinet de son sabre laser vert, Amoris clama :

"Tu es en état d'arrestation, rends toi à la justice !"

Le voleur ne daigna même pas tourner la tête. Il se contenta de presser un bouton sur son bracelet, et aussitôt, la fenêtre de la chambre explosa. Six droïdes pénétrèrent dans la pièce par une élégante roulade. Ils étaient semblables à des humains de métal, et nettement plus habiles que les droïdes de combat employés par la Confédération. Lorsque quatre d'entre eux firent feu de tout bois sur les jedi, Dan comprit également qu’ils étaient plus mortels. Il reconnut ces droïdes à leur description :

"Des droïdes commandos ! S'exclama-t-il."

Les deux droïdes qui ne tiraient pas sur eux se placèrent à l'entrée de la chambre, et firent feu sur les gardes de sécurité qui accouraient.

Pendant ce temps, le ravisseur continuait de s'attaquer au coffre, tandis que les jedi paraient tant bien que mal les tirs des droïdes. A la grande surprise de Dan, il fallut moins d'une minute à l'inconnu pour ouvrir le coffre et s'emparer d’une des billes de données. Dan était stupéfait : un tel coffre aurait dû résister plus longtemps !

Voyant l'inconnu se diriger vers la fenêtre, prêt à s'enfuir, Dan réagit promptement. Usant de la Force, il souleva du sol trois droïdes commando, et les expédia par la fenêtre. Il bondit sur le dernier, et d'un revers du sabre laser, lui trancha la tête. Il termina son saut par une roulade, et se releva juste devant l'inconnu, s'apprêta à lui asséner un coup de sabre laser... lorsque sa cible bondit tout simplement par la fenêtre.

Sans plus hésiter, Dan le suivit. Il fit une chute de trois mètres... et atterrit sur le speeder du voleur. Celui-ci était aux commandes, mais n'eut pas le temps de démarrer. Dan alluma son sabre laser, et chercha à nouveau à le frapper, pour le neutraliser. Mais l'inconnu fut rapide : il se retourna, et contra le coup à l'aide d'une petite matraque électrostatique. Dan était en position ascendante, et sentait qu'il avait plus de force que son adversaire. Il effectua une pression à l'aide de son arme sur celle du bandit, le faisant plier sur ses genoux. Mais le voleur, tenant son arme à deux mains, écarta le sabre laser de Dan avant de le frapper au thorax de la pointe de sa matraque. Sonné par la décharge électrique, Dan n'eut pas le temps d'empêcher son adversaire de sortir son blaster. Il le pointa sur lui, et le padawan comprit qu’il ne pourrait pas esquiver… à moins de se laisser tomber du speeder, ce qu’il fit.

Il tomba en pirouette, et se reçut souplement sur ses pieds, cinq mètres plus bas. Le speeder de l'inconnu démarra et s'éloigna.

Dan analysa brièvement la situation : il était sur la terrasse située derrière l'immeuble du sénateur. Son speeder était de l'autre côté du bâtiment, le temps de le contourner, de prendre son speeder et de partir en quête du ravisseur, il l'aurait perdu. Il ne lui restait plus qu'une solution : sauter du balcon.

Il bondit, et se jeta dans le vide. Cette fois ci, ce n'était pas une chute de trois ou cinq mètres qui l'attendait : mais une chute vertigineuse de plus d'une centaine de mètres... à moins de tomber sur un des nombreux speeders. C'était l'avantage de Coruscant : le ciel était constamment chargé de véhicules volants.

Dan atterrit souplement dans un speeder, et son propriétaire, un dug se mit à l'invectiver de façon véhémente. Dan alluma son sabre laser, le réduisant au silence.

"Jedi en mission, je réquisitionne votre speeder, désolé."

Il s'installa aux commandes et démarra. Il avait encore le speeder du ravisseur en vue. Conduire un speeder comme il le faisait, à fond en plein milieu d'une circulation dense relevait de la folie. Le dug assis à côté de lui hurlait à la mort, visiblement terrorisé. Mais Dan se focalisant sur la Force, parvint à rattraper son retard sur le fuyard, sans provoquer d'accidents, qui ici, sur Coruscant se serait soldé un carambolage dramatique.

Il eut la satisfaction de constater que le fuyard ne semblait pas savoir qu’il était poursuivi. Tout en restant proche, Dan maintenait en effet une distance suffisamment grande pour qu’il se rende compte de rien. Au bout d'une dizaine de minutes, le ravisseur accosta sur une plate-forme, près d'un petit immeuble sombre. Dan, était six mètres au dessus.

"Reprenez votre speeder ! Lança-t-il au dug avant de sauter."

Le vent siffla à ses oreilles pendant sa chute, puis, il retomba souplement sur ses pieds, juste devant le mystérieux voleur. Il perçut la stupeur de celui-ci. Se redressant, il alluma son sabre laser, et lança :

"Vous êtes en état d'arrestation. Rendez vous, et menez moi au sénateur Ask Aak."

L'inconnu répondit, d'une voix étrange, comme si parlait à travers un déformateur vocal.

"Rêve jedi !"

Il sortit deux blasters, semblables à ceux qu'utilisaient généralement les gardes de sécurité sur Naboo, et fit feu de tout bois sur Dan. Celui-ci, bloqua les tirs à l'aide son sabre, tout en se rapprochant inexorablement de son adversaire. Il perçut la panique de ce dernier, qui malgré la précision de ces tirs, ne parvenait pas à atteindre le jedi. Lorsqu'il fut suffisamment proche, il trancha les deux blasters d'un moulinet du sabre. Puis, usant de la Force, il fit venir dans sa main la matraque électrostatique de son ennemi. Tout en l'allumant, il celui-ci à la tempe, avec sa propre matraque. Le ravisseur s'effondra lourdement.

Dan pensait l'avoir frappé suffisamment fort pour qu’il soit assommé. Aussi, éteignant son sabre, il se pencha sur lui pour lui passer les menottes. Mais il avait sous-estimé son adversaire. Celui-ci se retourna brusquement, et lui asséna un terrible coup de pied au visage qui le fit reculer de trois pas. Puis, roula sur lui-même, et sortant un élégant pistolaser, il fit feu sur le padawan, qui eut tout juste le temps d'allumer son sabre pour bloquer les tirs.

"Ça ne t'aidera pas, rends toi !"

Tout en lui tirant dessus, son adversaire reculait, jusqu'à atteindre un conteneur apposé contre le mur.

"Tu as raison jedi, j'ai besoin d’un flingue plus gros : celui-ci peut être ?"

Il lâcha son pistolaser, et rapide comme l'éclair sortit du conteneur... une lourde mitrailleuse, qui se tenait par deux poignets situées au dessus de l'arme. Il fit feu sur Dan, qui eut toutes les peines du monde à parer, et fut obligé de reculer précipitamment sous ce feu nourri.

Il ne lui restait que deux options : sauter de la plate forme pour s'enfuir, et éventuellement vivre, ou continuer à bloquer les tirs, et finir immanquablement par mourir. Il choisit une troisième option. Usant de la Force, il arracha son arme des mains de son ennemi avant de le projeter violemment contre le mur. Il s'écroula lourdement, avant de promptement se relever. Il saisit un objet dans le conteneur que Dan reconnut tout de suite : un jet pack.

"Non !"

Il courut sur lui, bien décidé à ne pas le laisser s'enfuir. Le voleur courut à sa rencontre, et au dernier moment, bondit par dessus lui. Il était encore en l'air lorsqu’il enfila le jet pack. Retombant derrière le jedi, il alluma son jet pack, et décolla avant que Dan n'ait pu faire quoique ce soit. Furieux, il le regard s'éloigner, et disparaître dans le ciel, impuissant.
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Messagepar L2-D2 » Lun 10 Avr 2017 - 22:18   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Chapitre 8 lu !

Il y a un vrai côté Episode II dans ce Chapitre, tant les scènes décrites donneraient par moments l'impression d'être issues du premier tiers du film. Bien sûr, pas de Padmé ou de Jango Fett ici, mais on retrouve une enquête dans l'appartement d'un Sénateur, une poursuite en speeder, et un mercenaire/chasseur de primes en jetpack. Mais histoire de bien rappeler que nous sommes dans une histoire originale, tu nous rappelles tout de même la présence, sur le front, de Sev'rance Tann, dont on se doute que, tôt ou tard, elle recroisera la route de Dan ! :sournois:

J'attendrai la suite pour le savoir.
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Messagepar Dark Palgueïss » Mer 12 Avr 2017 - 20:03   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Merci pour ce retour L2-D2 :) C'est vrai que l'épisode II m'a pas mal inspiré pour ce chapitre, mais bon, il faut bien s'inspirer de quelque chose :neutre: :neutre:
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Messagepar Dark Palgueïss » Mer 12 Avr 2017 - 20:09   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Chapitre 9 : Missions passées, missions futures.


Dépité, Dan se dirigea vers le conteneur, décidé à y trouver un indice. Une quantité impressionnante de pistolets lasers, blasters et armes lourdes en tout genre s'y trouvaient. Aucun numéro de série, aucune immatriculation ne permettait d'identifier ces armes. Déçu, le jedi rentra au temple. Après une courte nuit de sommeil, il se présenta devant Maître Windu pour lui faire son rapport.

"La description de ce voleur me rappelle le mode opératoire d'une chasseuse de primes qui écume la galaxie depuis quelques mois."

"Une chasseuse de primes ?"

"Oui. C’est une femme. Hormis cela, on ignore un peu près tout à son sujet. On sait seulement qu’elle se fait appeller la Flèche Noire, et que jusqu’ici, elle a pu forcer n'importe quelle coffre de banques ou autres. Elle utilise des armes qui correspondent à la description que tu en as fait, et est d'une agilité prodigieuse. Elle est insaisissable, toutes les tentatives pour l'arrêter ont lamentablement échoué."

"Y compris la mienne, admit Dan."

"On peut difficilement te blâmer. Cette mission est trop dure pour un padawan... ou même deux. Je vais charger un chevalier jedi de s'en occuper."

"Non !"

"Comment ?"

"Les chevaliers ont fort à faire avec la guerre, Maître. Laissez moi m'occuper de ça."

Windu fronça les sourcils.

"D'après ton rapport, la Flèche Noire a utilisé des droïdes commando pour sa mission. Cela signifie une chose : la Confédération est certainement liée à cette affaire. L'enlèvement du sénateur Ask Aak au moment même où les Séparatistes se rapprochent des mondes du Noyau, y compris de Malastare ? Je doute que ce soit une coïncidence."

"En effet. Mais il y a autre chose : le contenu de ce mystérieux coffre. Je ne vois pas en quoi cela aurait pu intéresser les Séparatistes. De plus, je suis sur une piste sérieuse."

"Vraiment ? Explique moi ça."



Katherine ouvrit la porte de son appartement. Épuisée. Elle avait bossé toute la nuit, et n'en pouvait plus. Elle n’avait qu’une seule hâte : aller se coucher. Mais son holocom, installé dans son salon se mit soudain à clignoter et à sonner. Quelqu'un la contactait. Lasse, elle l’alluma. L'image de sa collègue servante, Lucia, apparut.

"Katherine ? Tu fais quoi ? On t'attend là !"

"Je prends un jour de congé… j’ai pas dormi de la nuit."

"Tu peux pas faire ça !"

"Et pourquoi pas ? Je crois pas que le sénateur dira quoique ce soit de toutes façons..."

Et sur ce, elle éteignit l'holocom, plantant là sa collègue et coupant court à toutes ses protestations.

Elle pensa à sa dernière remarque et eut un sourire. Elle ralluma l'holocom, non pas pour appeler quelqu'un, mais pour visualiser par holo-surveillance le hangar secret qu'elle louait dans les quartiers inférieurs de Coruscant.

"N'est ce pas que tu ne diras rien si je prends un jour de congé ? Sénateur."

Dit-elle d'un ton railleur à l'image du sénateur Ask Aak qu'elle avait sous les yeux. Le Gran tournait lentement dans le champ de contention énergétique qu'elle avait installé. Il avait visiblement renoncé à appeler à l'aide. Le droïde qu'elle avait installé, s'occupait de tous ses besoins.

Satisfaite, elle éteignit l'holocom, et se dirigea dans la salle de bains. Une grimace de douleur tordit son visage : elle était couverte de bleus et d'ecchymoses. En se regardant dans le miroir, elle vit que le jedi ne l'avait pas loupée : le coup qui lui avait porté à la tempe avait laissé une trace violacée qui gonflait encore. Son dos était meurtri à cause du moment où le jedi l'avait envoyée contre le mur.

Mais le pire, c'était qu'elle avait perdu deux magnifiques blasters naboos, auxquels elle tenait beaucoup, sans compter tout le matériel qu'elle avait entreposé dans le conteneur. Mais par dessus tout, elle était un peu déçue de ne pas avoir pu vaincre le jedi : par les temps qui couraient, le mythe de l'invincibilité des jedi était entrain de s'écrouler, elle aurait aimé pouvoir y participer. Pas forcément tuer le jedi, mais au moins lui coller une balle dans le genoux, histoire de lui montrer que non, il n'était pas un sur-homme parce qu'il a sabre laser et vit dans un temple.

Il fallait qu'elle s'occupe de ce bleu. Nul doute que le jedi qui l'avait poursuivie allait continuer à la traquer. Il allait certainement chercher qui avait loué la plate-forme sur laquelle ils s'étaient affrontés pour remonter jusqu'à elle, mais grâce à ses talents de pirate informatique, cette piste ne mènerait le jedi nulle part. Piratant le réseau, elle avait en effet loué la plate-forme au nom d'un technicien Zabrak, qui n'était même pas sur Coruscant. Rien qui permettait de mener jusqu'à elle.

En revanche, le jedi pourrait revenir à l'appartement du sénateur pour y interroger le personnel à nouveau. Si il voyait un bleu à l'endroit exact où il l'avait frappée, il la soupçonnerait aussitôt... C'était là son point faible. Heureusement, elle avait le remède. Elle prit, posé à côté de son lavabo une des crème qu'elle avait volées chez le sénateur. Les gens de la haute société de Coruscant ne supportaient pas d'avoir le moindre défaut au visage. Avec cette crème, elle ferait disparaître son bleu en à peine plus d'une heure. Mais même ainsi, elle n'était pas tranquille : elle avait hâte de finir cette mission, avant que les jedi ne mettent la main sur elle.

Son holocom se remit à clignoter. Excédée, elle l'alluma prête à rabrouer sèchement Lucia. Elle changea immédiatement de disposition. Devant elle, se tenait l'image, non pas de son exaspérante collègue, mais d'une créature haute, de plus de deux mètres, le visage blême, et le regard froid et calculateur. Un Muun. Et pas n'importe quel Muun.

"Monsieur Haladak, je vous salue, dit Katherine en s'inclinant."

"Je vous salue aussi chasseuse de prime. J'imagine que vous avez ce que je vous ai demandé ?"

Elle nota une pointe de sarcasme dans la voix du Muun, mais ne s'en offusqua pas.

"Voici la bille de données que vous vouliez que je récupère, dit-elle en l'insérant dans l'holocom. Je vous transmets aussitôt son contenu."

Elle vit passer un éclair de surprise dans les yeux de Haladak.

"J'avoue être étonné. J'étais sceptique quant à vos chances de succès. Plus d'un de vos collègues m'ont assuré que la tâche était impossible."

"Forcer le coffre d'un sénateur n'a rien d'impossible, monsieur."

"Je vous crois sur parole, c'est votre domaine de compétence après tout. J'ose espérer que vous n'avez pas... fait du tort au sénateur Ask Aak."

"Je l'ai enlevé."

"Comment ? Cela ne faisait pas partie de notre mission !"

"Vous m'aviez demandé de ne pas le tuer. Un autre client m'a demandée de le kidnapper vivant. Voyez comme vos deux demandes se sont articulées à la perfection. Vous pourrez récupérer l'argent que Ask Aak vous doit, quant à mon autre client, il aura son sénateur livré en temps et en heure."

Le Muun l'observait d'un air froid et calculateur. Katherine soutint son regard, espérant secrètement ne pas déchaîner sa colère.

"Vous avez kidnappé un sénateur et forcé son coffre à vous seule ?"

"Et le tout avec deux jedi sur mes talons, oui."

Se vanter n’était peut être pas très élégant, mais le métier de chasseur de prime consistait aussi à se mettre en valeur. Le muun continuait de la jauger.

"Bien que je n'apprécie guère vos activités, je suis forcé de reconnaître que vos compétences en la matière sont... remarquables. Surtout pour votre jeune âge."

Venant d'un muun, une espèce galactiquement réputée pour son avarice et son désintérêt pour tout ce qui n'est pas financier, le compliment était on ne peut plus précieux. Katherine s'inclina une nouvelle fois, et dit :

"Venant de vous, le compliment me flatte. Pouvons nous... conclure notre affaire ?"

Tout le monde savait que demander de l'argent à un Muun, même si il vous la devait, risquait de considérablement altérer son humeur. Mais ceux qui avaient eu affaire aux muuns, savaient aussi que ne pas demander cet argent à un Muun revenait peu ou prou à y renoncer. Bien qu'il fronçât les sourcils et pinça les lèvres, Haladak obtempéra.

"Bien sûr. Je vous transmets sur le compte indiqué, la somme convenue. Un million cent vingt mille crédits. C'est trois fois moins que la somme que nous devait Ask Aak. J'ai été ravi de traiter avec vous."

Ravi. Difficile d'imaginer que ce type, si glacial et sec ait jamais été ravi de quoique ce soit.

"Moi de même, assura Katherine. Si... vous ou l'un de vos collègues avez encore des soucis avec un débiteur récalcitrant, n'hésitez surtout pas. Le plaisir serait pour moi immense de forcer leur coffre."

Le Muun eut un sourire glacial. Difficile pour lui de faire plus chaleureux.

"Je ne manquerai pas d'y penser. Veillez à ne pas vous faire capturer. Et surtout, évitez de me dénoncer... non seulement cela ne vous servirait à rien, mais en plus, cela me chagrinerait de devoir engager un assassin pour vous faire taire. Ce serait un gâchis... de crédits, et de talent."

Le muun la salua une dernière fois, avant de la quitter. Katherine eut un petit rire :

"Note pour plus tard, se dit-elle à elle même, ne jamais emprunter de l'argent à un muun."

Elle pianota sur son holocom. Tant qu'à faire, elle allait contacter son deuxième client immédiatement. Elle avala sa salive, en attendant qu'il lui réponde. Elle venait juste de traiter avec un muun, et pourtant, son deuxième client la terrifiait bien plus. Son appel reçut une réponse, et un homme grand, et âgé, vêtu de vêtements sombres et d'une cape marron apparut. Katherine s'inclina une nouvelle fois.

"Comte Dooku, le salua-t-elle."

"Chasseuse de primes, répondit-il de son habituel ton supérieur."

"J'ai le plaisir de vous informer que j'ai accompli votre mission."

"Ah ! La Flèche Noire n’a pas failli à sa nouvelle, mais déjà impressionnante réputation n’est-ce pas ? Impressionnant. Je dois avouer que j’avais peur que tout cela ne soit que des racontars… une chasseuse de prime si jeune ne peut pas être si douée, avais-je pensé. "

"Mon âge fait que beaucoup me sous-estiment Comte. C'est d'ailleurs l'une de mes armes les plus efficaces."

Dooku haussa un sourcil.

"Alors comptez sur moi pour ne plus commettre cette erreur à l'avenir. Je vous envoie quelqu'un dés à présent pour prendre le sénateur. Ce sera lui qui procédera à votre paiement."

"Merci, Comte."

Dooku la salua d'un bref signe de tête, et la communication s'arrêta là. Katherine poussa un soupir de soulagement. Elle n'aimait pas ce type. Un aristocrate, qui avait été un maître jedi. Et par dessus le marché, il dirigeait un mouvement dont la Fédération du Commerce était l'un des piliers... Tout ce qu'elle haïssait, réuni en une seule personne !

Elle s'apprêtait à aller enfin se coucher, quand son holocom clignota une fois de plus. Elle l'alluma, et apparut alors un vieux bothan à la fourrure presque blanche. Il s'agissait de Kosk Hy'eils, son parrain et indic à la guilde des chasseurs de prime.

"Katherine, la salua-t-il."

"Kosk, je suis heureuse de te voir."

"Et moi je suis heureux de te voir entière."

"J'ai accompli mes deux missions. La deuxième en tout cas est en cours de finalisation. Autre chose en vue ?"

Comme beaucoup de bothans, Kosk était très doué pour le renseignement et l'espionnage. C'est lui qui indiquait les missions et contrats juteux à Katherine.

"Non.... Rien."

Katherine eut un sourire.

"J'ai toujours pu dire quand tu mentais..."

"Je veux pas que tu accomplisses cette mission. C'est trop dangereux."

"Tu dis ça à chaque fois Kosk... Et à chaque fois je m'en sors indemne."

"Il s'agit pas seulement de danger... cette mission... c'est mal."

"Mal ?"

Katherine était stupéfaite de l'entendre parler de bien et de mal.

"Oui... Mal. Écoute, ne te lance pas là dedans."

"Dis moi quelle mission c'est et j'en jugerais."

Kosk soupira.

"Asajj Ventress, la disciple du Comte Dooku offre une forte prime à qui lui capturera un jedi."

"Un jedi ?"

"Oui. La CSI traque les jedi depuis quelques jours. Pour les capturer vivants. C'est leur dernière lubie. Je pense... qu'ils veulent en faire basculer un maximum du Côté Obscur. Ventress est la première à s'adresser aux chasseurs de prime. Mais c'est mauvais... La Force, le Côté Obscur... tout ça pue le Mal à des kilomètres, Kat... tu ne dois pas t'en approcher."

Katherine soupira profondément.

"Kosk, ces histoires de Force, de Jedi clairs ou noirs, c'est des affaires de Jedi. Nous, ce qui nous concerne c'est les missions à accomplir et le blé à en tirer. Combien Ventress offre ?"

Kosk hésita.

"Cinq cent mille pour un padawan, sept cent mille pour un chevalier, un million pour un maître."

"Tu voudrais que je passe un côté d'un million de crédits ?"

"Tu n'envisages quand même pas de capturer un maître ?"

"Je ne suis pas suicidaire Kosk. Mais capturer deux padawan... ça c'est dans mes cordes."

"Tu es givrée Kat."

"Moins que tu pourrais le croire... J'ai deux cibles en vue. Pour l'un deux, je suis sûre de mon coup."

"Kat je t'en conjure..."

"Ecoute... pour me mettre à flots j'ai dû emprunter à tout va. Je regrette rien, les bénéfices sont là, mais tu connais les Hutts : prête leur un ongle et ils te réclameront tout le bras en remboursement. A ton avis, qu'est ce qui serait le plus dangereux ? Tenter des gros coups pour éponger mes dettes envers eux, ou ne pas les rembourser dans les temps ?"

"Epargne moi tes bobards Kat, je sais très bien pourquoi tu mets tant d'empressement à servir la CSI... Tu n'as pas renoncé à ton projet suicide n'est ce pas ?"

Katherine eut soudain l'air dangereuse.

"Ce n'est pas un projet suicide."

"Ah non ? Tenter de gagner la confiance de la CSI pour se rapprocher du Vice Roi Nute Gunray, et ensuite l'assassiner, tu trouves ça raisonnable peut être ?"

"Je me moque de ton avis."

"Bon sang Kat, tu te rends compte de ce que tu fais ? Tu vas servir des agents du Côté Obscur uniquement pour assouvir une vengeance à la noix ! Reviens sur terre, s'il te plaît ! Kat s'il te plaît écoute..."

Katherine éteignit brusquement l'holocom. Elle en avait assez de recevoir des leçons de prudence et de morale de la part d'un ex-pirate et ex-chasseur de prime. Elle ne voyait pas en quoi il était pire de servir Ventress que Jabba le Hutt, ou consort. Elle retint un bâillement. Elle était tellement épuisée. Elle alla se coucher. Ce soir, la chasse aux jedi commençait.
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Messagepar L2-D2 » Ven 14 Avr 2017 - 15:16   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Chapitre lu !

Difficile de se faire une opinion sur "Katherine" (dont le prénom manque un peu d'originalité, c'est dommage sur ce coup-là, à moins que ce ne soit un pseudonyme ?) qui joue sur tous les tableaux et qui semble donc prête à tout pour approcher suffisamment près de Nute Gunray, histoire de lui faire tâter de son blaster... En tout cas, l'effort de présentation est là, les discussions se suivent même si la dernière (avec son contact Bothan de la Guilde des Chasseurs de Primes) manque un peu de subtilité : si le but est atteint (et annonce une nouvelle confrontation avec Dan), le coup du "je te le dis, mais ne le fais pas" fait que, dès le début, on sait qu'elle va s'y lancer ! :neutre:

Dark Palgueïss a écrit:Elle retint un bâillement. Elle était tellement épuisée. Elle alla se coucher. Ce soir, la chasse aux jedi commençait.

Ce soir ? Demain, plutôt, non ?
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Messagepar Dark Palgueïss » Ven 14 Avr 2017 - 16:08   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Salut L2-D2, merci pour ce retour. C'est vrai que Katherine n'a pas un prénom très original, je plaide coupable à 100%, j'ai pas énormément d'inspiration pour les noms, alors voilà... :transpire:

Après c'est vrai que la conversation avec le bothan est pas spécialement subtile, mais je voulais pas vraiment instaurer du suspens dans ce qu'allait faire Katherine. Le seul suspens qu'il y a, c'est sur l'issue de sa future confrontation avec Dan et Amoris. L'intérêt ici était surtout de montrer son sens moral un peu douteux, et aussi son désintérêt des questions de "Côté Obscur" et "Côté Lumineux", qui pourrait avoir son importance pour la suitte.

Ah et c'est bien le soir qu'elle va à la chasse aux jedis, car là, on est le matin. Elle va dormir toute la journée et passer à l'attaque le soir :)
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Messagepar Dark Palgueïss » Mar 18 Avr 2017 - 17:43   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Chapitre 10 : Enfermement et libération


Le soir commençait à tomber lorsqu'elle se rendit à l'appartement de Ask Aak. Elle espérait y trouver l'un des jedi, encore entrain de mener son enquête. Elle eut la main heureuse : elle trouva le padawan, pas celui qui l'avait poursuivie à travers Coruscant, mais l’autre. Prenant son air timide, elle vint à lui.

"Maître Jedi ?"

Un petit coup de flatterie ça marche toujours, songea-t-elle amusée. En effet, le benêt de Jedi eut un petit sourire flatté et dit.

"Oh bonjour. Katherine c'est ça ? Pas besoin de faire tant de manières, je ne suis que padawan, et vous pouvez m’appeler Amoris."

"Vous être trop modeste... Tout le monde ne parle que de la façon dont vous avez combattu les droïdes cette nuit. On dit que même Maître Yoda n'aurait pas fait mieux."

Elle eut un doute : n'en faisait elle pas trop ? Mais elle fut rassurée quand elle vit le jedi sourire d'un air innocent et naïf et demander :

"Vraiment ? C'est très exagéré."

Visiblement avec lui, plus c'était gros, plus ça passait.

"Vous avez vraiment été brave. Je... oh non, laissez tomber, c'est idiot."

Il l’observa un moment, et elle baissa timidement les yeux.

"Si allez y, dîtes moi."

"Est ce que... est ce que vous pensez que... que... l'on pourrait se retrouver ce soir ? Je connais un restaurant... oh suis-je bête, ça ne sera jamais assez bien pour un jedi..."

Elle avait dit tout ça en faisant papillonner ses yeux marrons. Elle jouait à fond le rôle de la potiche, entichée de son jedi. Elle se demandait en son fort intérieur si il serait assez stupide pour marcher. Il eut un sourire amical et répondit :

"Oui bien sûr, n'importe où, je serais ravi de vous retrouver. Je ne vous cache pas qu’en ce moment, j’ai bien besoin de me changer les idées."

"Oh parfait alors ! Nous pourrions nous retrouver au restaurant Le Gungan bondissant, c'est un restaurant qui fait de la cuisine de ma planète d'origine, Naboo. Je suis sûre que vous l'apprécierez. Il se trouve dans le secteur F, quartiers médiaux."

"Entendu, on s'y retrouvera... A ce soir Katherine."

"A ce soir... Maître jedi."

D'un air hésitant, elle lui fit une bise sur la joue, avant de rougir comme une pivoine. Sa capacité à rougir sur commande l'avait toujours remplie de fierté. Le jedi cligna des yeux d'un air sonné, et elle le quitta avec une démarche volontairement maladroite. Lorsqu’elle fut hors de sa vue, elle ne put retenir un sourire sarcastique.

"Crétin... Ça en fait un dans la poche."

Elle se demandait comment elle s'y prendrait avec le second. Difficile d'imaginer qu'elle pourrait le duper aussi aisément. Le souvenir de leur affrontement de la nuit passé était présent dans son esprit. Elle devrait probablement utiliser l'effet de surprise pour l'avoir... et peut être aussi du gros calibre.

Le soir venu, elle retrouva son galant jedi. Elle lui avait donné rendez vous derrière le restaurant, et celui-ci avait accepté sans poser de questions. Lorsqu'elle arriva, Amoris lui tournait le dos.

L'imbécile n'avait même pas pris son sabre laser, probablement parce qu'il pensait que ça ferait trop à un rendez vous galant. Sans plus de formalité, Katherine sorti son pistolaser argenté, et l'ayant réglé sur paralysant, tira sur le jedi. Il s'effondra, pris spasmes incontrôlables, avant de perdre connaissance. Katherine le retourna, et le toisa un moment, ravie de sa prise.

"Crétin de jedi, elle est passée où ton intuition légendaire ?"

Elle entendit un bruit derrière elle. Aussitôt, elle pivota et brandit son pistolaser, après avoir pris soin de le remettre sur létal. Elle se détendit aussitôt. Il ne s'agissait que de Our-Nass, le gungan qui tenait le resto. Et accessoirement c'était son indic et complice ici.

"T'es con maugréa-t-elle. J'ai cru que c'était son pote jedi, j'ai faillit te descendre."

Le gungan était effrayé. Pas par elle (enfin pas seulement), mais par le fait qu'elle osait s'en prendre à des jedi. Agacée, elle lui demanda :

"Tu l'as surveillé comme je t'ai demandé ? T'as des nouvelles de l'autre padawan ?"

Our-Nass secoua la tête.

"Tissa maboule, lança-t-il, eussa jedi, noussa tous mourir !"

"Toi, Tosk, et tous les vieux z'êtes pareils, répliqua Katherine exaspérée. Vous êtes là à baver sur les jedi, à les traiter comme si ils étaient des demi-dieux invincibles. Oh les jedi, les champions de la galaxie, ils sont si beaux, si forts !"

Elle donna un coup de pied à Amoris, qui n'était plus qu'une masse inerte.

"Regarde le ton champion ! Tu trouves que j'ai l'air maboule de vouloir me faire cinq-cent mille crédits sur ça ?"

Our-Nass baissa la tête.

"Autre jedi a appelé lissa tout à l'heure. Lissa a dit qu'il viendrait voir Amoris à la fin du repas. Tissa pourra l'attraper à ce moment là..."

"Bien. En attendant, je vais attacher celui-là, et le mettre dans mon vaisseau."

Elle passa à Amoris des menottes, qui étaient conçues spécialement pour les utilisateurs de la Force.

Après quoi, elle traîna le corps inerte du padawan jusqu'à son vaisseau, garé non loin de là. Personne ne songerait à le chercher à l'arrière d'un petit resto miteux comme Le Gungan Bondissant.

Elle entra dans son vaisseau, le Rancor Sournois, un vaisseau nubian, conçu à la base pour l'agrément, mais transformé de fonds en combles, bourré d'armements divers et variés, de senseurs et d'outils de camouflages. Un engin mortel et très efficace pour une chasseuse de prime.

Une fois à l'intérieur, Katherine attacha Amoris, avant de contacter Ventress. Après un temps d'attente, l'image de la jedi noire apparut. Katherine avala discrètement sa salive. Kosk et Our-Nass pouvaient disserter autant qu'ils voulaient sur les bons jedi, et cracher sur les mauvais, toujours est il que les adeptes du Côté Obscur, eux au moins en imposaient. Elle se voyait mal berner le Comte Dooku, ou Ventress par des roucoulements et des clignements de paupières.

"Vous avez quelque chose à m'annoncer... Chasseuse de primes ?"

"J'ai capturé l'un des padawan, le deuxième arrivera dans une heure environ. Où voulez vous que je les dépose, quand ils seront capturés ?"

Ventress haussa un sourcil. Katherine se mit à espérer qu'elle n'allait pas elle aussi s'étonner qu'elle remplisse ses missions à son âge. Ça devenait vexant à force...

"Je possède une base secrète sur Coruscant. Je vous transmets les coordonnées..."

L'holocom s'éteignit. Ventress n’était pas du genre bavarde, mais Katherine appréciait. Alors qu'elle attendait les coordonnées, la porte de son vaisseau s'ouvrit soudain. Elle pivota, pistolaser brandi, mais celui-ci lui échappa des mains, et vola... jusque dans les mains de Dan.

"Surprise ? Lança celui-ci d'un ton goguenard."

La stupeur frappa Katherine avec force... Qu'est ce qu'il se passait exactement ? Elle ne réfléchit pas plus : elle bondit en arrière, et décrocha un de ses blasters accrochés au mur du vaisseau. Elle fit aussitôt feu sur le jedi... mais rien ne se passa lorsqu'elle appuya sur la gâchette.

"Désolé, dit Dan. J'ai pris soin de désactiver tous tes jouets quand je suis passé ici il y a une heure... Les seules armes à bord de ce vaisseau qui fonctionnent sont celle-ci (il montra le pistolaser qu'il lui avait pris), et celle-ci (il alluma son sabre laser). Maintenant rends toi."

Un profond sentiment de défaite envahit Katherine. Mais aussi de curiosité... Comment avait il réussi à la retrouver ?

"Comment tu as fait ?"

"Pour te démasquer ? J'ai eu de la chance, je dois avouer. Par hasard, je sondais la Force lorsque tu es entrée dans la chambre du Sénateur hier matin, pour faire ton boulot de servante. Lorsque tu as vu le coffre, j'ai parfaitement senti tes émotions : c'était l'excitation qui prédominait. Un sentiment bien étrange pour une servante qui découvre un coffre non ? Et plus tard, lors de notre petite algarade nocturne, j'ai senti la même émotion, mais décuplée par dix. Alors, lorsque Amoris m'a dit qu'il avait rendez vous avec toi ici, je l'ai précédé de deux bonnes heures, le temps de faire connaissance avec le bon vieux Our-Nass... Qui s'est montré très coopératif. Je pense que tu devrais changer d'associé..."

"J'y penserais grogna-t-elle."

Elle enrageait comme jamais. Cet imbécile de gungan l’avait trahie, et s'était assis sur cinquante mille crédits, la somme que lui avait promise Katherine ! Il était tellement persuadé de la supériorité des jedi qu'il la rendait réelle !

"J'imagine que tu me laisseras pas le tuer avant de m'emmener en prison ?"

Dan eut un sourire amusé.

"Non. Désolé. En revanche, j'ai autre chose à te proposer."

"Quoi ?"

Elle n'osait imaginer qu'elle allait s'en sortir. Toutes les options étaient inenvisageables. La fuite ? Impossible, le jedi était devant la seule sortie. Le combat ? Sans arme contre un jedi armé, impossible aussi. Restait la négociation, mais ça, elle n'osait imaginer que ça allait marcher... jusqu'à maintenant.

"Dis moi où est le sénateur Ask Aak, et je dirais que tu as été coopérative. Tu auras une remise de peine."

La déception s'abattit sur Katherine.

"Quelle générosité, jedi ! Cracha-t-elle méprisante. Si je te révèle où il est, j'aurais les tueurs de la CSI aux trousses... Ta remise de peine, tu peux te la garder."

"Dans ce cas, je vais être plus généreux."

"C'est pas difficile... Ironisa Katherine."

"Dis moi où est le sénateur, et primo je ne révélerai pas que tu as été engagée par un muun du nom de Haladak. Ce qui t'évitera de sérieux problèmes..."

"Comment... Articula Katherine stupéfaite."

"Lorsque j'ai su que tu étais mon ennemi, je me suis aussitôt précipité dans ton appartement. Va dans la tanière du Rancor pour trouver son point faible. Ce dicton s'est vérifié encore une fois."

"Tu peux faire le fier tant que tu veux jedi, je te raconterai quedalle. La CSI me fait bien plus peur qu'un vieux muun aigri."

Ce n’était pas forcément exact, mais elle n’avait guère le choix...

"Je me doutais que tu dirais ça. Alors on en arrive à mon secundo : révèle moi où est le sénateur Ask Aak, et je ne donnerais pas le nom de tes complices."

"Si tu crois que je vais me mettre en danger pour protéger cette limace traîtresse de gungan tu te fourres le doigt dans l'oeil jedi..."

"Je ne parle pas du gungan... je parle du bothan."

Katherine eut l'impression qu'un poing de glace se refermait sur son estomac.

"Kosk..."

"Oui. J'en ai appris suffisamment sur lui grâce à ton holocom pour le faire inculper de complicité d'enlèvement."

Katherine dut faire un effort pour ne pas hurler de frustration. Elle se rendit cependant rapidement à la raison : Kosk était vieux, il avait plein d’ennemis, il était hors de question de le laisser finir en prison.

"Ok jedi. Tu as gagné. Le sénateur se trouve dans le hangar 3019, secteur N, troisième niveau, dans les quartiers inférieurs."


Dan exultait. Il était à bord de son speeder et après avoir laissé Katherine entre les mains des robots policiers, il filait vers le lieux où était détenu le sénateur. Sauver un sénateur, des mains de la CSI qui plus est, voilà qui lui vaudrait certainement la reconnaissance de ses pairs !

Arrivé au hangar indiqué par Katherine, il entra dedans, sabre laser en main. Un droïde médical s'approcha de lui.

"Bien le bonjour. Vous n'êtes pas répertorié parmi les êtres vivants autorisés à pénétrer dans ce hangar. Je vais devoir appeler la Flèche Noire, pour qu'elle vous désintègre. En vous souhaitant une bonne..."

D'un revers du sabre laser, Dan le réduisit en morceaux, sans ralentir sa progression. Au centre du hangar, se trouvait le sénateur Ask Aak. Il flottait dans un champ de contention énergétique. Visiblement il n'avait pas souffert de son enfermement. Pas physiquement du moins. Dan ressentait sa détresse et son humiliation mentales, mais au moins, il était en vie. S'approchant du panneau de commande du champ de contention, il libéra le sénateur, qui s'écroula au sol. Dan vint l'aider à le relever.

"Sénateur Ask Aak ? Je suis le padawan jedi Dan Dalthornar. Je viens vous sortir de là."

"Un padawan ? C'est ça que m'envoie le Conseil ? Hurla le gran dans sa langue. Je comprends que j'ai mijoté là dedans des jours et des jours !"

"Si vous le souhaitez, je peux vous y remettre et vous y laisser, répliqua froidement Dan."

Cela eut le don de couper le sifflet du sénateur. Dan le soutint, et l'entraîna vers la sortie du hangar.

Il n’avait pas fait trois pas qu’il se figea, le visage tendu. Un petit vaisseau de transport était entrain de se poser à l'instant sur la plate-forme devant le hangar.

Les pires craintes de Dan se confirmèrent : il en sortit une quinzaine de droïdes de combat de la Fédération du Commerce, ainsi que quatre droïdes magna-gardes, et ainsi... que le gran apprenti de Sev'rance Tann, que Dan avait déjà affronté sur le Sanguinaire, le vaisseau de sa maîtresse. Deux prothèses mécaniques étaient venus remplacer les jambes que Dan lui avait tranchées. La petite troupe ennemie s'immobilisa lorsqu'ils virent Dan et le sénateur. L'apprenti de Sev’rance Tann eut un sourire cynique.

"Enfin je te retrouve, jedi. Tu m'as vaincu la dernière fois, et je brûlais de prendre ma revanche. Je vois que tu te cachais sur Coruscant comme un lâche. Mais aussi vrai que je me nomme Nark Veek, tu ne pourras m'échapper plus longtemps."

"Tu brûlais de prendre ta revanche ? Sale ingrat ! C'est grâce à moi que tu as ces deux belles jambes si brillantes..."

Dan sentit la colère de Nark enfler... c’était parfait ! Il avait en tête de le provoquer, afin qu'il se laisse encore une fois dominer par sa colère et sa haine, jusqu'à commettre une erreur, comme lors de leur dernier affrontement.

"Je vais te faire regretter ces paroles arrogantes, jedi."

Dan lui répondit par un sourire ironique. Puis, il se tourna vers Ask Aak et lui demanda :

"Savez vous vous battre Sénateur ?."

Celui-ci secoua frénétiquement la tête. Dan sentit sa peur, et il comprit que c'était la première fois que Ask Aak se retrouvait en danger. L'affaire s'annonçait difficile : si il avait été seul, Dan aurait déjà été en difficulté face à cette troupe ennemie. Mais là, il devait en plus défendre le sénateur. Il se mit à reculer, le gran le suivit, accroché à lui.

"Quand ça chauffera, allez vous cacher, mais surtout, restez bien derrière moi, compris ?"

"Oui-oui. Dit il d'une petite voix."

La troupe ennemie avançait à son tour dans le hangar. Les droïdes se déployaient en arc de cercle autour des magna-gardes qui allumèrent leurs bâtons, et de Nark, qui pointa Dan et le sénateur du doigt.

"Tuez le jedi, et amenez moi le sénateur en vie !"

Intéressant, songea Dan, ils ne veulent pas tuer le sénateur. Les droïdes firent feu. Allumant son sabre, Dan para leurs tirs, tâchant de les renvoyer sur ses ennemis. Pendant ce temps, Ask Aak courut vers le fond du hangar, tandis que les magna-gardes avançaient sur eux d'un air décidé. Tout en reculant, Dan avisa trois conteneurs, empilés les uns sur les autres, qui se trouvaient non loin de l'ouverture du hangar... et non loin des droïdes de combat. Usant de la Force, il leur fit traverser le hangar... emportant la moitié de la troupe droïde avec eux, et les écrasant contre le mur d'en face.

Les quatre magna-gardes étaient maintenant sur lui. Dan se rua sur eux, sabre laser en main. Le premier magna-garde lui asséna un coup de son bâton que Dan bloqua avec son sabre. De sa main gauche, le jedi saisit le pistolaser qu’il avait pris à Katherine tout à l'heure, et fit feu deux fois sur le droïde. Celui-ci s'effondra au sol, pris de convulsions mécaniques, et explosant partiellement par endroit. Profitant de l'effet de surprise, il mit en joug le second magna-garde, et refit feu, l'atteignant en pleine tête. Il utilisa ensuite la Force, pour faire voler le bâton du premier magna-garde tombé sur le troisième, qui le para d'un élégant mouvement circulaire... qui découvrit quelques secondes sa garde. Dan en profita pour le transpercer de part en en part avec son sabre laser.

Il bondit alors sur le quatrième, qui d'un revers de son arme lui arracha son pistolaser. Il voulut ensuite frapper Dan au bassin de la pointe de son bâton, mais le jedi fit mouliner son sabre, chassant l'arme comme on écarte une mouche, dans un éclat de lumière, avant de trancher la tête du droïde. Mais celui-ci, au lieu de s'effondrer se remit en garde, prêt à continuer le combat sans sa tête. Dan usa de la Force pour le projeter sur les droïdes de combat, qui avaient cessé le feu pour ne pas atteindre les magna-gardes. Il en percuta deux, et les entraîna avec lui contre le mur, où ils s'écrasèrent violemment. Le reste des droïdes fit alors feu sur Dan, qui para avec son sabre laser, tout en se rapprochant d'eux. Un grand nombre de droïdes furent abattus par les tirs que Dan renvoyait, lorsqu'il fut assez proche, il sabra ceux qui restaient, les réduisant en miettes.

Il pivota alors pour faire face à Nark, et eut un instant de frayeur en constatant que celui-ci courait droit vers Ask Aak. Usant de la Force, Dan le ramena brutalement en arrière. Le gran s'effondra, avant de se relever, l'esprit bouillonnant de haine. Il se redressa, et cracha d’une voix suintante de venin :

"En un sens, je suis heureux que tu aies détruit tous ces droïdes... ainsi, je vais pouvoir me charger de toi, moi même."

Et sur ce il alluma son sabre laser rouge. Dan, fit un moulinet avec son sabre, prêt à recevoir son assaut. Nark bondit sur lui, en poussant un cri de rage. Le padawan se contenta de le repousser à l'aide de la Force, le jetant au sol brutalement. Le gran se releva péniblement, et puisant dans sa haine, déchaîna sur Dan les éclairs de la Force. Celui-ci fit léviter un conteneur pour bloquer les éclairs, avant de l'envoyer sur Nark. Il eut tout juste le temps d'esquiver, en roulant en dessous. Le conteneur percuta le mur, se brisant en mille morceaux.

Nark se releva, et avec un cri de haine, fondit sur Dan. Qui ne l'attendit pas. Le jedi se précipita à sa rencontre, et l'attaqua de toutes ses forces. Il lui assénait des coups violents, tenant son sabre à deux mains, sabrant sur les côtés et par au dessus. Surpris par une contre attaque si rude, le gran n'eut d'autres choix que de reculer précipitamment, ne parant qu'à grande peine, incapable de placer la moindre contre attaque. Déstabilisé, il bondit en arrière, histoire de se donner le temps de se remettre. Puis, il revint à l'assaut, frappant furieusement Dan, à l'aide de coups rapides et agiles, se fendant à plusieurs reprises. Dan se contenta de parer pendant un moment, jusqu'à ce qu'il décida de riposter. Ses parades devinrent des contre-attaques, il ne bloquait plus seulement l'arme de son adversaire, il frappait dessus en contre pour le faire reculer, avant d'enchaîner sur une attaque par au dessus ou par les côtés. Les sabre tournoyaient furieusement, dans un déluge d'éclairs bleus et rouges, et dans un concert de vrombissements.

Mais Nark avait largement le dessous. Pendant un mois, Mace Windu avait répété à Dan qu'il faisait des progrès... tout en le vainquant aisément, soir après soir. Mais maintenant que Dan se retrouvait face à un adversaire de son niveau, il visualisait véritablement ses progrès. Coup après coup, il prenait méthodiquement l'avantage sur son rival. A chacun de ses assauts, il lui semblait être toujours plus proche de porter à son adversaire un coup qui le mettrait hors combat. Mais il se souvenait de l'avertissement de Maître Windu : à tout moment, il risquait de prendre un mauvais coup qui inverserait le cours du duel. Dan redoubla alors d'efforts et d'agressivité dans ses attaques, afin de mettre un terme au combat. Nark, fut complètement dépassé, la victoire du jedi était toute proche.

Dan sentit alors qu'en désespoir de cause, l'apprenti de Tann puisait dans sa colère sa frustration et sa haine. Il s'apprêtait à utiliser la Force. Mais Dan fut plus rapide que lui. Il projeta le gran à l'autre bout du hangar, l'envoyant valser contre le mur. Fou de rage, celui-ci déchaîna une fois encore les éclairs de la Force sur le jedi, qui cette fois-ci, utilisa son sabre pour les contrer. La pression s’accentua un temps sur son sabre, mais au bout d’un moment, les éclairs finirent par se dissiper, l'apprenti jedi noir n'étant pas assez fort pour les maintenir longtemps.

Réalisant alors que son adversaire était à la fois plus habile au sabre laser, et plus puissant dans la Force, Nark bondit hors du hangar, et sauta dans le vaisseau qui l'y avait emmené. Les droïdes pilotes démarrèrent, quittant Coruscant à toute vitesse. Dan éteignit son sabre, essoufflé, mais ravi de sa nouvelle victoire.
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Messagepar Dark Palgueïss » Ven 21 Avr 2017 - 10:25   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Chapitre 11 : Captivité et dangers


Dan bondit de son speeder, et atterrit sur le sol. Le rodien pivota, et fit feu. Dan para le tir, et d'un moulinet du sabre laser, il lui détruisit son pistolaser. D'un vigoureux coup de poing, il l'envoya au sol, avant de pointer son arme sous son menton.

"Draetch Ztoder, vous êtes en état d’arrestation."

Le rodien poussa un grognement, mais Dan n'en eut cure. Il lui passa les menottes. Il le fit monter sur son speeder. Il aurait aimé faire autre chose que courir après les criminels. Après sa victoire sur Nark Veek, et son sauvetage du sénateur Ask Aak, il aurait cru que son talent serait reconnu, et qu'on l'enverrait sur le Front où il brûlait de se rendre. Rien que pendant ces deux dernières semaines, la République avait subi une série de défaites lors de petites escarmouches sur des postes avancés. Pas une seule victoire n'était venue égayer ce sombre tableau.Mais le Conseil Jedi continuait de considérer que les padawan ne devaient pas être envoyés au combat.

Préférant songer à autre chose, Dan s'apprêtait à démarrer son speeder, lorsqu'il sentit une présence s'approcher du hangar. Pas n'importe quelle présence : la personne qui approchait était douée dans la Force. Et pas seulement dans la Force. Il sentait une profonde immersion dans le Côté Obscur chez la personne qui approchait. Une plus grande immersion dans les ténèbres encore que Nark Veek. Une forme sombre atterrit souplement sur la plate-forme. Dan descendit de son speeder son sabre laser en main. La forme se redressait. Il s'agissait d'un dathomiri mâle. Il était plus grand que Dan, très semblable à un humain, excepté sa peau d'une blancheur de craie. Il tenait à la main un sabre laser qu'il alluma dans un vrombissement qui révéla sa lame écarlate. Dan alluma le sien également, dégainant la lame bleue.

"Je sens l'obscurité en toi, observa Dan."

"Et moi je sens ta mort prochaine, jedi."

Dan leva légèrement son sabre, prêt à lancer l'assaut, lorsque soudain, une terrible pression se fit sur sa gorge, l'empêchant de respirer. Chancelant, il tomba sur le sol à genoux. Ce n'était pas le dathomiri qui l'étranglait, alors qui ? Son cerveau semblait fonctionner au ralenti, des points lumineux dansèrent devant ses yeux, et il perdit connaissance.

"Vous auriez pu me le laisser, Maîtresse, dit le dathomiri."

Asajj Ventress qui venait de surgir de l'ombre baissa la main.

"Je ne doute pas de ton talent Uato. Mais nous avons besoin de ce jedi vivant pour mener notre projet à bien. Je l'amène à notre vaisseau."

"Les jedi vont le chercher, nota Uato."

"Ils le chercheront en dehors de Coruscant... or nous le détiendrons ici, sur Coruscant."

"Que fait-on du rodien ? Demanda Uato en observant le prisonnier de Dan."

"Je n'ai pas vu de rodien. Ou du moins je n'en ai vu aucun qui ne soit vivant."

Uato reçut le message avec un sourire. Usant de la Force, il souleva le rodien en l'air, puis d'un coup de sabre laser le trancha en deux, avant d'envoyer les deux morceaux de son corps hors de la plate-forme. Ils disparurent dans la circulation dense.


Katherine les avala sans hésiter. Tout le monde disait que les fruits de la prison étaient immondes, mais elle, elle avait faim. Et ce n’était pas les maigres repas de la prison qui parviendraient à combler son appétit, surtout si elle jouait la fine bouche.

Une fois son repas terminé, elle gagna la salle centrale. C'était là que détenus faisaient leurs travaux manuels obligatoires. C’était long, pénible, passablement inutile, mais ceux qui n’y mettaient pas l’application nécessaire, avaient affaire aux gardes gamorréens, et personne n’avait envie d’avoir affaire à eux.

Seulement, lorsqu'elle entra dans la salle, elle comprit tout de suite que quelque chose clochait. Les détenus étaient tous groupés en arc cercle, sauf trois d'entre eux qui semblaient attendre quelqu'un. Katherine, en entrant dans la salle se retrouva face aux trois détenus qui étaient au centre de l'arc de cercle. Il y avait un humain blond, assez petit mais puissant physiquement. Il était accompagné d'un dug borgne, à la peau rouge qui la toisait d'un air mauvais, et d'un puissant wookie qui grognait doucement. Katherine avait déjà vu ce genre de scène : c'était ce qui se passait quand un détenu se faisait passer à tabac. Lorsqu'elle vit comment les trois compères l'observaient, elle comprit : cette fois c'était son tour. L'humain s'avança vers elle et lança d'un ton goguenard :

"Le Comte Dooku te salue bien."

Ainsi, on y était… Katherine s’attendait depuis un moment à ce que les sbires de Dooku lui tombent dessus pour la punir d’avoir aidé les jedi à retrouver Ask Aak.

"Ah je vois, répliqua Katherine avec ironie. Eh bien je vous prie de retourner son salut à ce cher Comte, et de passer votre chemin."

Toute l'assistance éclata de rire. De l'autre côté des grilles, les gardes gamorréens restèrent impassibles. Inutile de compter sur eux. Elle pourrait se faire tuer qu'ils n'agiraient pas. "Auto-régulation d'effectifs", c'est comme ça qu'ils appelaient ce genre de pratiques. L'humain lança à Katherine :

"Il a payé cher pour qu'on explose ta jolie petite tête sur le sol de la prison. Qu'est ce que t'as fait de si mal pour que son altesse t'en veuille autant ?"

L'assistance repartit d'un rire gras.

"Et toi Jack ? Tu savais que Utha Trelloth avait lancé une énorme prime sur ta tête ? Il parait qu'elle était furieuse contre toi à cause de ta marchandise défectueuse. Je ne sais pas ce qui est le pire : ne pas pouvoir satisfaire une hutt, ou bien essayer…"

Une nouvelle fois, l'assistance explosa de rire. Il était de notoriété publique dans la prison que Jack Kranost, ex-garde du corps d’une mafieuse hutt avait eu une aventure avec elle. C'était un sujet de plaisanterie fréquent... quand Jack n'était pas là. Celui-ci devint cramoisi et grinça :

"Fais la maligne tant que tu veux, gamine. On va t'apprendre le respect."

"Oh quel courage... A trois contre une gamine pas vrai ? Si vous avez peur de pas être assez faites appel à du renfort. Dit elle en désignant l'assistance qui ricana."

Piqué au vif, Jack fit un signe au dug et au wookie, leur indiquant de rester en arrière. Il vint résolument sur Katherine, prête à la mettre en charpie.

Il balança son poing en direction de son visage, avec vitesse et force. Elle ne bougea pas, jusqu'à ce que le poing du forçat soit à quelque centimètres de son visage. Alors elle se dégagea brusquement, esquivant le coup. Puis, elle s'accroupit, et tendit la jambe, avant de pivoter, fauchant Jack brutalement. La tête de celui-ci percuta le sol avec un bruit sourd. Katherine vint saisir ses cheveux blonds, et brutalement, elle lui écrasa le visage contre le sol, une fois, deux fois, puis une troisième fois. La foule applaudit bruyamment lorsqu'elle vit le sang rouge couler sur le sol blanc.

Katherine se releva prête à faire face aux deux autres. Le wookie se rua sur elle, et lui asséna une série de coups de poing dont chacun aurait pu lui briser le crâne... si elle les avait reçus. Elle esquivait chacun d'entre eux, tout en reculant précipitamment. Puis quand elle en eut l'occasion, elle lui asséna un coup de pied chassé dans le bassin, le faisant reculer d'un pas. Le wookie lui porta un nouveau coup de poing qu'elle esquiva, mais cette fois-ci en avançant. Elle se retrouva tout près de lui, et lui porta un puissant coup de poing... qui n'eut d'autre effet que de lui provoquer une cuisante douleur au poignet. Le wookie la saisit par les hanches, et l'envoya valdinguer jusqu'à l'autre bout de la pièce. L'impact fut terrible, elle en eut le souffle coupé.

Elle se redressa en titubant, la vision encore troublée par le choc. Ses ennuis n'étaient pas terminés.

Le dug sauta sur elle, et à l'aide de ses pieds, il l'étrangla. Les dugs marchent sur leurs bras, et se servent de leurs jambes comme bras et de leurs pieds comme mains. Malgré cette démarche, ils sont extrêmement rapides... et extrêmement brutaux. L'étranglant d'un pied, le dug cognait avec force le visage de Katherine avec l'autre. La brune devant agir et vite. Le dug se tenait au dessus d'elle, ses bras, étaient non loin de ceux de Katherine. Elle saisit les bras du dug, et tira dessus, le faisant chuter. Elle s'éloigna de lui promptement. Le dug se releva, l'invectivant dans sa langue. Il s'apprêtait à bondir sur elle, mais Katherine ne l'attendit pas. Elle lui administra un puissant coup de pied chassé qui envoya le dug rouler au sol.

Katherine s'apprêtait à pousser son avantage, lorsqu'elle fut puissamment ceinturée, et soulevée du sol. Le wookie s'en mêlait à nouveau. Katherine se débattit, mais rien n'y fit. Le dug s'approcha, et profitant de ce qu'elle était immobile pour lui asséner de puissants coups de pieds au visage, la cognant jusqu'à ce qu'elle saigne de la bouche. Elle réagit alors, avec l'énergie de la douleur et du désespoir. Elle administra un puissant coup de boule au wookie, qui sous le choc tituba en arrière. Elle lui en donna alors un deuxième, puis un troisième. Ce ne fut qu'au quatrième que le wookie desserra enfin son étreinte.

Il lâcha Katherine et s'écroula au sol avec un grognement de douleur. Katherine pivota alors pour faire face au dug. Celui-ci lui bondit dessus, mais elle esquiva en s'aplatissant soudainement au sol. Surpris le dug, emporté par son élan, tomba sur le sol et glissa piteusement. Katherine le rattrapa d'un bond, se jetant sur lui, se mit à le passer à tabac violemment. Elle enchaîna les coups de poings et les coups de boule sur le gros museaux du dug, jusqu'à ce que celui-ci ne bouge plus, assommé.

La tête lui tournait, sa vue était un peu altérée et du sang coulait abondamment de sa bouche et de son nez. Elle se releva en titubant , prête à poursuivre le combat malgré tout lorsqu’elle fut tout simplement envoyée à l'autre bout de la pièce. Elle percuta le mur et s'écroula au sol, encore une fois. Elle fut à nouveau soulevée du sol, mais cette fois-ci, le wookie se contenta de la porter jusqu'à la grande table de la pièce centrale, puis, de la jeter dessus avec force. La table se brisa, Katherine s'écroula au sol au milieu des débris, sans connaissance.


Il se réveilla dans un champ de contention énergétique. Il tournait en l'air, emprisonné dans une sphère d'énergie violette. Il nota immédiatement qu'on l'avait délesté de son sabre laser, ce qui était logique mais qui ne manqua pas de le contrarier malgré tout. Autant qu'il pouvait le voir, il était dans un laboratoire. Au mur du fond, étaient accrochées des cuves de bacta remplies de créatures étranges. Pour le reste, la pièce était encombrée d'ordinateurs, de scans, et de machines en tout genre. Mais ce fut les voix que Dan entendit dans son dos qui l'intéressèrent le plus.

"C'est de la folie maîtresse. Les jedi vont nous retrouver à coup sûr ! Nous devrions partir à l'autre bout de la galaxie !"

Dan reconnut l'autre voix : celle de l’apprenti de Ventress. Quand une voix froide et légèrement veloutée lui répondit, il en déduisit qu’il devait s’agir de Ventress en personne.

"Les jedi commenceront par le chercher à l'autre bout de la galaxie... répliqua Ventres, ils ne penseront jamais à le chercher ici sur Coruscant."

Ainsi donc, ils étaient encore sur Coruscant, songea Dan. Si il pouvait s'échapper, il parviendrait peut être à rejoindre le Temple Jedi. Pendant ce temps, Ventress et son apprenti continuaient de discuter.

"C'est trop dangereux, bougonna ce dernier."

"Tu sais ce qui serait vraiment dangereux ? De servir un Seigneur Sith comme Dooku sans plan B. Car tôt ou tard, il nous trahira et nous tuera... sauf si nous le trahissons le premier. Et pour ça, il nous faut être prêt. Ce padawan peut nous aider. Faisons le basculer du Côté Obscur, puis, je terminerai votre formation à tous les deux, et alors nous pourrons affronter Dooku."

Dan venait d'apprendre des éléments importants. D'abord, la confirmation que Dooku était bien un seigneur noir des Sith. Maître Yoda avait émis ses soupçons à ce propos. Sur Géonosis, ils s'étaient affrontés lui et Dooku, et le vieux maître jedi avait clairement senti le Côté Obscur dans son ancien apprenti. Cela signifiait-t-il pour autant qu'il était devenu un Sith ? Le doute avait persisté à ce sujet... jusqu'à aujourd'hui. De même cela était la confirmation définitive que les Sith étaient bien de retour. Depuis 10 ans, après le meurtre de Qui Gon Jin par un mystérieux guerrier du Côté Obscur, le Conseil Jedi en avait déduit que les Sith étaient de retour. Mais cette conclusion n'avait pas fait l'unanimité chez les Jedi, beaucoup d'entre eux refusaient de croire au retour de leurs plus noirs ennemis. Même après les révélations de Dooku à Obiwan Kenobi sur l'existence d'un Seigneur Noir des Sith du nom de Dark Sidious, beaucoup de jedi avaient refusé d'y croire. Mais à présent, Dan en avait la preuve : les Sith étaient bel et bien de retour. Tout aussi intéressant aussi : leurs propres disciples s'apprêtaient à les trahir. Toutefois, Ventress et son apprenti n'étaient pas des Sith : il ne pouvait y en avoir que deux, un maître et son apprenti. Yoda insistait beaucoup sur ce point.

"Entendu maîtresse. Nous ferons comme vous le souhaitez."

Dan les entendit quitter la pièce. Il continuait de tourner en l'air dans le champ de contention. Il tenta d'user de la Force, mais rien ne se passa. Il était bel et bien pris au piège. Le désespoir s'insinua sournoisement en lui. Il ne pouvait rien faire. A rien ne sert la peur, écouter la Force tu dois. C'était facile à dire, et même à appliquer lorsque l'on était en sécurité au Temple Jedi, ou même dans le feu de l'action, libre de ses mouvements. Mais là, enfermé par ses ennemis, quelle chance avait-il ? Il n'en voyait aucune.


Elle ne voyait qu’une seule chance de survie : sortir de là, et très vite.
Elle s'était réveillée à l'infirmerie de la prison, dans un piteux état. Elle avait le crâne fêlé, et entouré d'un bandage, son épaule gauche était brisée, et le reste de son corps, complètement meurtri. Pas étonnant après avoir été agressée par un dug et un wookie. Ce n'était que parce que ce dernier, impressionné par sa combativité l'avait épargnée qu'elle était encore en vie. Le droïde médical de l'infirmerie avait fait son possible pour la remettre sur pied, mais elle savait que si elle restait trop longtemps dans cette prison, elle finirait mal. La prochaine fois, ça serait à la chambre froide qu'elle atterrirait, pas à l'infirmerie.

Avec douleur, elle s'assit à une table de la cantine. Les autres détenus l'évitaient. A la fois parce qu'ils avaient peur d'elle, maintenant qu'ils avaient vu de quoi elle était capable, mais aussi et surtout parce qu'ils ne voudraient pas se trouver dans le coin quand les assassins de Dooku se pointeraient. Car elle savait que le Comte (ou plutôt ses séides) ne lui pardonneraient pas d’avoir aidé les jedi. Avoir été tabassée ne suffisait pas, elle devait mourir.

Elle ruminait ses sombres pensées, quand, à sa grande surprise, quelqu'un s'assit en face d'elle. Mais elle fut encore plus étonnée lorsqu'elle vit de qui il s'agissait :

"Kosk ?"

"Salut Kat.

"Qu'est ce que tu fais là ? Comment t'es entré ?"

"Je suis un bothan, répondit simplement Kosk. Quant à ce que je fais là c'est simple : je suis là pour te sortir d'ici."

"Tu vas me faire évader ?"

"Non. La prison est trop bien conçue pour qu'on s'en évade."

"Tu as bien réussi à t'y inflitrer..."

"Entrer dans une prison et en sortir sont deux choses différentes. J'ai mes contacts voilà tout."

Katherine s'apprêtait à protester, mais il l'interrompit :

"Je ne peux pas te faire évader, Kat. Mais je suis là pour te donner un tuyau : Ventress a enlevé un jedi."

"Comment tu le sais ?"

"Je suis un bothan répéta Kosk."

"Et en quoi ça m'intéresse ?"

"Réfléchis : Ventress a enlevé un jedi et le retient ici prisonnière sur sa base secrète de Coruscant. Et a qui elle a transmis les coordonnées de cette base ?"

"A moi..."

"Exactement. Si tu aides les jedi à récupérer leur padawan, tu pourrais bien sortir d'ici au plus vite."

Katherine joua avec sa nourriture.

"Je veux pas aider les jedi."

Kosk soupira.

"Ecoute, tu dois sortir d'ici. Non seulement la Confédération t'en veut, mais aussi Jabba : il a mis une prime sur ta tête, il est furieux que tu ne l’aies toujours pas remboursé. Dés que d'autres détenus en auront entendu parler, tu seras morte. Les jedi sont ta seule porte de sortie."

Elle fronça les sourcils, mais dut bien reconnaître qu’il avait raison.

"Ok tu marques un point. Comment je les contacte ?"

"Tu peux pas. En revanche, je peux te mettre en contact avec des sénateurs. La sénatrice de Naboo, Padmé Amidala sera sûrement prête à te rencontrer et..."

"Je veux pas lui parler, coupa sèchement Katherine."

"C'est pas le moment Kat ! Tu es en danger de mort ! Et c'est précisément grâce à l'histoire de ta famille, et au fait que tu viennes de Naboo qu'Amidala ne pourra pas refuser de te voir. Alors tu lui diras qu'un jedi a été enlevé, que tu sais où il est, et que tu veux bien aider, à condition de sortir de prison après."

Katherine grommela, mais finit par s'incliner.

"Entendu. C'est quel jedi qui a été enlevé ?"

Kosk l'observa attentivement, comme si il craignait sa réactions.

"C'est le padawan qui t'a arrêtée. Dan Dalthornar."


Il sursauta. Il pensait être seul dans le laboratoire, mais quand le champ de contention lui eut fait faire un tour complet, il se retrouva face à une Ventress immobile qui l'observait attentivement.

"Tu es enfin réveillé jedi. Parfait, nous allons commencer."

Elle s'approcha du panneau de contrôle du champ de contention, et en stoppa la rotation. Après quoi elle appuya sur un bouton, et une puissante décharge électrique traversa le champ, paralysant Dan sous la douleur. Retenant à grande peine un cri, Dan grogna une fois que la décharge fut passée :

"Qu'est ce que vous faîtes ?"

"Ne t'occupe pas de moi, jedi. Concentre toi seulement sur tes émotions."

Elle rappuya sur le bouton, et à nouveau la douleur traversa Dan. Elle répéta l'observation encore et encore, jusqu'à ce que Dan finisse par pousser un hurlement de douleur. Alors, Ventress laissa passer un moment, puis, approcha lentement son doigt du bouton. Elle était toute proche lorsqu'elle s'arrêta.

"Voilà ce que je voulais. Dit elle d'un ton satisfait."

Dan ne savait pas ce qu'elle voulait, et à dire vrai, il s'en fichait. L'urgent pour l'instant, c'était de calmer les battements de con coeur qui s'affolaient, et de lutter pour faire refouler la douleur. Il cherchait à se concentrer, à entrer en état proche de la méditation. Ainsi, il résisterait bien mieux à la douleur. Ventress poursuivait son monologue.

"Nous avons capturé quelques padawan depuis le début de la guerre. Mais Dooku et son maître se les approprie systématiquement... Et ensuite, il les confie à Tann pour qu'elle les forme. Moi, on ne me laisse rien."

Elle désigna d'un geste le laboratoire.

"Toute cette technologie... ce n'est pas trop mon genre. Je préfère les rites anciens, la magie et les arcanes. C'est ce qu'on m'a appris sur Dathomir et Rakata Prime. Je suis une sorcière, une sœur de la nuit. Pas une technicienne ou une ingénieure. Mais je n'ai jamais fait basculer un jedi du Côté Obscur, et cette technologie m'y aidera."

"Vous ne me ferez jamais sombrer du Côté Obscur."

Ventress eut un rire glacial.

"Oh je crois que si. Vois tu, l'intérêt de notre petite séance, est de t'apporter de la douleur. La douleur générera de la peur, et de la colère. Deux émotions qui t'amèneront tout droit du Côté Obscur."

"Ça ne suffira pas."

"Nous avons tout notre temps pour te faire sombrer, jedi. Et bientôt tu m'appellera Maîtresse."

"Peu importe le temps, je ne succomberai pas au Côté Obscur."

Ventress s'approcha de lui.

"Alors je te tuerai jedi. Voilà tout. Pourquoi t'accrocher aux jedi et leur code dépassé pour mourir dans d'atroces souffrances, quand tu pourrais vivre ? Vivre à mes côtés, prendre la tête de la Confédération, et apporter un nouvel ordre à la galaxie ?"

"Épargne moi tes tentations, jedi noire. Je sais très bien que tu ne me considères que comme un outil. Un outil que tu as l'intention d'user contre ton maître, avant de t'en débarrasser sitôt la besogne accomplie."

Grâce à son état de concentration, Dan put percevoir un éclair de colère passer dans l'esprit de Ventress : il avait visé juste. La sorcière se calma bien vite, et fit mine de sortir de la pièce. Puis elle se retourna et dit :

"Je dois te quitter jedi. Mais je vais te laisser avec de quoi... t'occuper."

Elle fit des réglages sur le panneau de commande, et activa la décharge électrique avant de partir. Le courant était bien moins fort cette fois-ci, la douleur considérablement atténuée. Mais Ventress avait réglé la décharge sur continue. Si bien que pour faible qu'elle soit, la douleur ne partait pas, et même, au fil des minutes qui passaient, se transformant en heures, la douleur devenait de plus en en plus insupportable.
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Messagepar mat-vador » Ven 21 Avr 2017 - 21:51   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Vraiment sympa cette histoir, je m'éclate! dan est plutôt doué comme padawan mais pas encore assez :sournois: ! a propos de Katherine, en voilà une qui aime les corps à corps :sournois: (je faisais référence à la bagarre dans la prison, rien d'autre hein :transpire: ).
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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Messagepar Dark Palgueïss » Dim 23 Avr 2017 - 10:10   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Salut Mat, merci pour ce retour sympa :)
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Messagepar Dark Palgueïss » Mar 25 Avr 2017 - 12:55   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Chapitre 12 : Equipe de sauvetage




"Pourquoi vouliez vous me voir ?"

La sénatrice Padmé Amidala se tenait de l'autre côté de la grille, entourée de deux gardes. Dans ses yeux, Katherine pouvait lire la méfiance, mais aussi... la pitié. Sentiment qu'elle détestait inspirer.

"J'ai des infos à offrir. Mais je ne veux parler qu'à un jedi. Un maître de préférence."

"Je suis désolée, mais je doute qu'un maître jedi se déplace pour..."

"L'un d'entre eux a été enlevé. Ici, sur Coruscant."

Padmé observa la chasseuse de prime d'un air suspicieux.

"Comment le savez vous ?"

"Peu importe. Je sais qui l'a enlevé : Asajj Ventress, la disciple de Dooku. Et je sais où elle est. Je peux en informer les jedi, mais ça ne sera pas gratuit."

"Qu'est ce que vous voulez ?"

"Ma libération."

"Je doute que les jedi..."

"Je veux parler à un maître jedi. La dernière fois que j'ai eu affaire à un sou-fifre, l'accord qu'on a passé m'a pas satisfaite."

C'était un peu injuste en réalité : Dan avait respecté leur accord, et son témoignage, soulignant la coopération de Katherine lui avait permis d'avoir une réduction de peine. Mais c'était toujours suffisant pour qu'elle se fasse tuer.

"Les jedi n'ont pas l'habitude de négocier."

"Ils n'auront pas le choix. Des rares personnes qui savent où se trouve Ventress, je suis la seule prête à coopérer."

Padmé hésitait. Katherine décida d'abattre sa carte maîtresse, la carte sentimentale.

"Ma famille a été décimée par votre faute, vous savez ?"

Padmé marqua sa surprise.

"Qu’est ce que vous dîtes ?"

"Nous vivions sur Naboo au moment de l'invasion de notre planète par la Fédération du Commerce. Pendant que vous preniez courageusement la fuite vers Coruscant, ma famille était déportée au grand complet dans un des camps de la Fédération. Mon père a été fusillé, mon frère est mort de mauvais traitements…"

Padmé semblait bouleversée, Katherine décida d’enfoncer le clou :

" Quand notre planète a été libérée, ma mère et moi avons déménagé ici, sur Coruscant. On a vécu dans les niveaux inférieurs... l'air y est si pollué que ma mère en est morte. Quant à moi, j'en suis sortie de la seule façon qui était à ma portée : en devenant chasseuse de prime."

Padmé ne put dissimuler sa pitié. Katherine se retint de sourire. Certes elle n'aimait pas inspirer ce sentiment, mais là, ça allait lui donner exactement ce qu'elle voulait. Après un long silence, la sénatrice se décida enfin, et d’une voix douce dit :

"Je vais voir ce que je peux faire auprès des jedi. Je… je suis désolée pour vos parents. J’étais la reine de Naboo, j’aurais dû pouvoir éviter que de tels drames se produisent, je… je vous présente mes excuses."

Katherine hocha la tête. Au fond d'elle même, elle souriait d'avoir réussi son coup. La vérité pouvait se montrer aussi manipulatoire que le mensonge. Elle sortirait d'ici bientôt.


La douleur était intolérable. Suspendu dans les airs, Dan était traversé par les décharges inlassablement.Cela faisait maintenant six heures que ça durait. Il savait ce que Ventress voulait. Elle voulait qu'il puise dans la colère et la haine pour supporter la douleur. Il cherchait au contraire à trouver la paix, et à calmer son esprit pour éloigner la souffrance. Mais c'était plus facile à souhaiter qu'à accomplir.

Pour la première fois de sa vie, il visualisait le Côté Obscur. Il était profondément ancré, immergé dans la Force, et avait l'impression de pouvoir la percevoir dans son ensemble. Il "voyait" d'un côté le Côté Lumineux, qu'il avait l'habitude d'utiliser. Il était empreint de certitudes et de valeurs qui lui étaient familières, et dans lesquelles il croyait. Mais pourrait il vraiment y puiser suffisamment de pouvoir pour se libérer ? De l'autre, il pouvait percevoir le Côté Obscur, sombre et froid. Il en était suffisamment proche pour en comprendre globalement le fonctionnement. Il saisissait ce qu'il faillait faire pour l'utiliser, mais cela remettait en cause tout ce qu'on lui avait enseigné. Tout ce en quoi il croyait. Cependant, une voix lui murmurait qu'il en tirerait tout le pouvoir nécessaire.

Il se prit même à penser que non seulement il pourrait se libérer en puisant dans l'Obscurité, mais en plus ne pourrait-il pas mettre un terme à cette guerre ? Étudier le Côté Obscur, voire l'utiliser n'était ce pas là la meilleure option pour vaincre les Sith ? Il jura. Il était précisément entrain de jouer le jeu de Ventress. Elle comptait sur ses bons sentiments, son désir de voir la République triompher dans la guerre des clones pour le faire basculer du Côté Obscur. Pour triompher des ténèbres, ils utiliseront la lumière, c'était la seule option viable pour les jedi et la République... et pour lui. Serrant les dents, il se força à retourner dans la Côté Lumineux de la Force, s'éloignant comme à regret des Ténèbres.


Il s'en approcha avec prudence. Katherine s'en exaspéra : c'est bon quoi, elle était enfermée et lui était un puissant maître jedi, qu'est ce qu'il voulait qu'elle lui fasse ?

"Vous êtes maître Ki-Adi-Mundi ? Demanda-t-elle au céréen."

"Oui répondit le vieux jedi. Vous êtes la chasseuse de primes qui dit savoir où Dan Dalthornar est retenu prisonnier ?"

"C'est exact."

"Je vous écoute."

"Je veux être sortie de prison en échange de ma coopération. Et je veux votre parole de jedi."

Ki-Adi l'observa un moment, puis dit.

"Je ne peux rien vous promettre, mais je vous donne ma parole de jedi que je témoignerais en votre faveur pour une sortie anticipée sous condition."

Katherine fit la moue. En attendant elle pouvait difficilement espérer mieux.

"Dan Dalthornar est enfermé dans une base secrète de Ventress, située au niveau 1 de Coruscant. Les coordonnées sont enregistrées dans mon vaisseau, le Rancor Sournois."

Le jedi eut l'air franchement méfiant.

"Qui me dit qu'il ne s'agit pas d'un piège ?"

"Faites appel à votre intuition jedi."

Ki-Adi semblait réfléchir à haute voix.

"Lancer une intervention lourde, mettrai la vie du padawan Dalthornar en danger."

"C'est pas mon problème la stratégie de sauvetage, grinça Katherine, ça c'est le vôtre !"

Mais le jedi ne l'écoutait pas.

"Il faudrait... une intervention discrète et rapide."

"Merveilleux. Et ma libération ?"

Ki-Adi-Mundi reporta son attention sur elle.

"Et vous allez m'aider."

"Quoi ?"

"Tu voulais coopérer non ? Eh bien aide moi à sauver le jeune Dalthornar et tu auras prouvé que tu mérites une libération."

Katherine grommela. Elle réfléchissait à la situation. Après tout une petit mission commando aux côtés d'un jedi pourrait lui valoir de bons points auprès du système judiciaire.

"Ok, j'accepte."


Le laboratoire de Ventress avait disparu. Remplacé par des visions que lui donnaient la Force. Des visions du passé, du futur, d'un présent réel ou hypothétique. Il ne retenait pas grand chose de ces visions, et en comprenait encore moins. Mais au fond de lui, il sentit qu'il avait triomphé de l'épreuve : il s'était profondément immergé dans la Lumière, il avait vaincu la tentation du Côté Obscur. Le prix à payer serait peut être la folie à cause des décharges, et plus probablement, la mort, de la main de Ventress, mais qu'importe ? Il aurait fait un grand jedi si il avait pu vivre. C'est tout ce qui comptait.


"Je ne suis pas sûr..."

"Écoutez jedi. Ventress se serait pas installée sur Coruscant sans avoir de quoi détecter un vaisseau à des kilomètres. Elle s'est établie dans le coin le plus paumé du secteur 1, au plus profond de Coruscant... si on prend un vaisseau normal, on sera détectés, et elle se sera enfuie avec Dalthornar avant qu'on ait eu le temps de dire ouf... ou alors elle l'aura tué."

"Et ton vaisseau est différent ? On dirait une barge diplomatique naboo..."

"Oui, on dirait. Mais je l'ai bourré de senseurs et de systèmes de couvertures divers et variés. Il est indétectable au radar. C'est ce vaisseau là qui nous faut."

Le céréen parut hésiter encore, puis finit par concéder.

"Entendu."

Tous deux s’apprêtèrent à monter dans le vaisseau lorsqu’une voix retentit :

"Maître, attendez !"

Ils se retournèrent, et virent deux personnes venir vers eux. Un padawan jedi, et une fille de grande taille, et brune de cheveux, qui marchait derrière lui d’un air un peu timide. Katherine reconnut aussitôt le jedi : il s’agissait d’Amoris.

"Salut, toi ! Est ce que je t’ai manqué ? Lui lança-t-elle d’un ton chargé d’ironie."

Amoris la fusilla du regard, mais ne répliqua pas. Reportant son attention sur Ki-Adi-Mundi, il dit :

"Vous partez chercher Dan n’est-ce pas ? Je veux venir avec vous."

"Comment sais tu que…"

Amoris désigna la fille derrière lui

"Voici une de ses amis, Lydie. Elle dit que ça fait presque 24h qu’elle n’a plus de nouvelles de lui, et qu’il ne répond pas sur son holocom. Elle est venue me voir, et comme je ne l’ai pas vu depuis longtemps moi aussi, j’ai eu un soupçon… après ça, j’ai croisé Padmé Amidala qui m’a confirmé que vous étiez parti à la recherche de Dan, qui a bel et bien disparu."

"C’est vrai, confirma Ki-Adi-Mundi. Il a été enlevé par Ventress, et nous allons le secourir. Retourne au Temple, jeune padawan, c’est une mission dangereuse, et ce n’est pas ta place."

Amoris eut l’air excédé.

"Vous les maîtres jedi vous n’avez que ces mots là à la bouche ! Reste au Temple, tu y seras en sécurité. Tu ne peux pas venir, c’est trop dangereux pour un padawan ! On en a marre de rester cloîtré ici, vous comprenez ? La Galaxie est à feu et à sang, les nôtres tombent par dizaines, et mon ami est emprisonné, j’en peux plus de rester au Temple à me tourner les pouces ! Je viens !"

Le vieux jedi fronça les sourcils

"Écoute Amoris…"

"Ils devraient venir, l’interrompit Katherine."

"Comment ?"

"Désolée de vous couper en plein sermon, mais on n’est que deux, deux personnes en renfort, dont un jedi, ne seraient pas de trop. Qui sait à combien de droïdes on va avoir affaire ? Sans parler de Ventress…"

Ki-Adi-Mundi fronça les sourcils, l’air de vouloir discuter. Katherine insista :

"Écoute, jedi, c’est très simple : soit ils viennent, soit moi je ne viens pas. Et alors bonne chance pour sauver ton padawan en détresse tout seul."

Le céréen soupira.

"Amoris peut venir, soit. En revanche mademoiselle, votre place n’est clairement pas dans une mission aussi dangereuse, dit-il à Lydie."

Celle-ci protesta :

"Je n’abandonne pas un ami en danger de mort ! Et pour votre gouverne, je sais me défendre !"

"Je veillerai sur sa protection, dit Amoris, prenant sa défense."

"Elle, pourra nous être utile, renchérit Katherine."

En tant que bouclier humain
, ajouta-t-elle en pensées. A nouveau Ki-Adi-Mundi soupira, et finit par céder.

"Bien, c’est entendu. Mais je veux une prudence maximale de votre part, c’est clair ? Allons-y maintenait."

Tous les quatre montèrent à bord du vaisseau. Quelques minutes plus tard, celui-ci décolla.
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Messagepar Dark Palgueïss » Ven 12 Mai 2017 - 9:35   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Chapitre 13 : Mission de libération


Qu'est ce que c'était que ça ? Quelqu'un approchait. Une fille. Ventress ? Non, la fille en question était plus jeune, et Dan n'éprouvait pas la même chose pour elle que pour Asajj. Qu'est ce qu'il ressentait exactement ? Difficile à dire, ça avait quelque chose à voir avec ses visions. Mais quoi ? Impossible à dire.


"Laissez moi au moins prendre deux trois gadgets !"

Le jedi la rendait dingue. Ils avaient atterri au niveau, 1, mais n’étaient pas encore sortis du Rancor Sournois. Ki-Adi-Mundi ne voulait pas qu'elle prenne d'armes, ni ses outils utiles pour ce genre de mission. Il s'attendait à quoi exactement ?

"Qu'est ce que vous croyez ? Que je vais vous tuer avec ça ? Dit-elle montrant un petit objet rectangulaire. Je vous rappelle que si je suis là, c'est pour vous aider. Vous ne voulez pas que je prenne de flingues, ni me détacher, ni que je prenne quoique ce soit... Je fais quoi ici du coup ?"

Le jedi soupira.

"Entendu, prends ce dont tu as besoin et allons-y."

Tous les quatre sortirent du vaisseau, non sans avoir enfilé un masque à gaz avant, précaution obligatoire à ce niveau de Coruscant, où l'air était irrespirable à cause de la pollution. Ils progressaient au milieu d'une brume toxique, protégés par leur masque. Autour deux, tout était désolé, sale et crasseux. Ils étaient au milieu d'une véritable décharge, accumulant les déchets des quelques mille milliard d'habitants de la planète. On se serait cru sur une planète déserte, pas sur la planète la plus peuplée de la galaxie. Ce qui ne voulait pas dire que l'endroit était vide de toute vie.

Ils marchaient ici depuis environ une dizaine de minutes, lorsque soudain, jaillissant d'une pile d'ordures, se déploya un énorme champignon de deux mètres de haut. Son chapeau était en forme de bouche, d'une bouche largement ouverte qui fondit sur Katherine... Elle fut projetée en arrière par une force inconnue, et Ki-Adi-Mundi s'interposa, sabre laser allumé. Il trancha le champignon en deux d'un prompt revers de son arme.

"Excellent réflexe, Amoris, dit le céréen. Tu as parfaitement réagi en écartant Katherine du champignon."

"Merci, maître."

Ki-Adi se tourna vers Katherine.

"Tout va bien ? Demanda-t-il en l’aidant à se relever."

Katherine refusa sa main et se redressa.

"Ouais, ça baigne. A part qu'on se trouve au coin le plus dangereux de cette planète, et que je suis menottée et désarmée. Et pour couronner le tout, je dois m'en remettre au jedi qui m'a attirée ici pour survivre."

Le céréen eut un sourire serein.

"Sur ma planète, il est coutume de dire merci lorsque que quelqu'un vous sauve la vie."

Katherine serra les dents et retint la réplique cinglante qui lui brûlait les lèvres. Ils se remirent en marche. Amoris et Lydie ouvraient la marche, tandis que la chasseuse de prime et le maître jedi marchaient derrière. Ki-Adi-Mundi observait Katherine d’un air pensif.

"Je sens énormément de colère en toi."

"Ah ouais ?"

"Cet endroit te rappelle ta mère. Elle est morte dans les bas-quartiers, n'est ce pas ?"

Katherine ne répondit pas, mais l'amertume qui enflait en elle et que le jedi ressentait valait toutes les réponses.

"Je comprends ta peine, jeune femme."

"Ferme la, jedi."

"Jedi. C'est une insulte dans ta bouche n'est ce pas ? Je peux le concevoir. Ton père et ton frère sont morts à cause des errements de la République, ta mère est morte, victime des inégalités inhérentes à la politique du Sénat. Tous les jours dans ton travail, tu constates la corruption de la République, et tu en vis. Je conçois parfaitement que tu méprises ce système, et ceux qui le défendent et le servent, ainsi que je le fais."

Katherine ne répondit rien, une fois de plus. Le silence se réinstalla. Jusqu'à ce qu'il soit brisé par un hurlement, qui jaillit de derrière l'écran de brume toxique.


Il ouvrit les yeux, comme si il se réveillait en sursaut : l'absence de douleur l'avait surpris. Elle était enfin partie ! Il ne tarda pas à déchanter : devant lui se trouvait l'apprenti de Ventress. Il le toisait d'un air morgue.

"Tu as vu ce que j'ai à la ceinture, jedi ?"

Dan y jeta un coup d’œil, et vit... son sabre laser.

"Je le garde en trophée. Pour célébrer ma victoire sur toi."

Dan comprit qu'il cherchait à le provoquer. Il ne répondit pas, préférant se focaliser sur la soudaine absence de douleur, et le soulagement qu'il en tirait.

"Peut être que tu pourrais le faire venir à toi ? Suggéra le dathomiri. Mais pour ça, tu devras faire appel au Côté Obscur."

"Comment tu t'appelles ? Demanda Dan."

"Uato."

"Alors écoute moi, Uato. Je viens de passer plus de dix heures traversé par des décharges électriques. Et pourtant je ne me suis pas approché d'un iota du Côté Obscur. Alors est ce que tu crois sincèrement que ce sont tes provocations de gamin qui vont me faire basculer ?"

Uato eut l'air fou de rage. Visiblement, les provocations ça marchait sur lui. D'un air rageur, il rappuya sur le bouton d'électricité, relançant les décharges. Si le jedi ne touchait pas vite le Côté Obscur, sa maîtresse le tuerait de toute façon.


Il l'avait calmé juste en levant la main ! Un mutant bipède, de plus deux mètres de haut avait surgi de la brume, les membres écailleux, la bouche dégoulinante de bave, et montrant des crocs acérés. Amoris avait allumé son sabre laser, Lydie avait reculé précipitamment, l’air paniqué, et tout ce qu'avait fait Ki-Adi-Mundi, c'était lever la main, et se concentrer. La créature avait alors tourné les talons. Rien de plus. Katherine était impressionnée. Mais elle se gardait bien de le dire.

Ils finirent par arriver à l'endroit correspondant aux coordonnées que Ventress lui avait envoyées. Au milieu des ordures, se trouvait une trappe, qui à priori n'avait rien de particulier. L'ouverture requérait un code.

"J'imagine que Ventress ne t'a pas transmis le code d'accès ? Souligna Ki-Adi-Mundi."

"Non. Mais pas besoin. Je peux forcer l'entrée."

Katherine s'accroupit, et commença à bidouiller le clavier du code. Elle l'ouvrit en deux, et y inséra une petite disquette. Elle attendit un moment, puis referma le clavier du code, et tapa trois chiffres. Alors, la trappe s'ouvrit.

"Impressionnant. Commenta Ki-Adi-Mundi. Comment t'y es tu prise ?"

"La disquette contient un virus qui modifie automatiquement tous les codes. Ça permet de forcer n'importe quelle serrure à code."

"Pratique pour une voleuse n'est ce pas ? Lança Amoris d’un ton acide. "

Katherine ne releva pas. La trappe ouvrait sur un trou qui semblait avoir deux mètres de profondeur. Une lumière blanche en émanait.

"Amoris tu passes le premier, ordonna Ki-Adi."

Le padawan s’exécuta, et bondit dans le trou. Le céréen fit signe à Katherine de le suivre

"Vas-y d'abord. Je ne te fais pas une confiance absolue."

Haussant les épaules, Katherine bondit dans l'ouverture. Amoris l’attendait dans un étroit couloir, donnant sur une petite porte. Lydie pendant ce temps descendait tant bien que mal dans le trou. Ki-Adi la suivit, d’un bond souple.

Une fois que tous furent dans le couloir, Amoris ouvrit la porte, et tous se figèrent. Devant eux se trouvait une vaste salle au sol et murs blancs, faiblement éclairée, mais lumineuse quand même. Mais surtout, elle était remplie par une trentaine de droïdes de combat, qui tous pointèrent leur arme sur eux.

Ki-Adi-Mundi et Amoris s'interposèrent, sabres lasers allumés. Les droïdes firent feu sur eux, mais les jedi bloquaient les tirs avec leur sabre, les renvoyant sur les droïdes. Ils furent nombreux à tomber de cette façon. Le vieux jedi leva la main, et fit voler de lourds objets, les arrachant du mur pour les envoyer sur les droïdes. Cela suffit à briser la cohésion des droïdes, qu’Amoris put alors détruire aisément, usant de son sabre et de la Force. Les jedi éteignirent leur sabre, et se tournèrent vers Katherine et Lydie.

"Impressionnant. Commenta celle-ci."

Amoris eut un sourire.

"Je te remercie. Je..."

Il s'interrompit soudain. Ki-Adi-Mundi et lui s’étaient figés. Brusquement, ils rallumèrent leur sabre laser.

"Qu’y a-t-il ? Demanda Lydie, effrayée."

Ki-Adi tendit la main vers Katherine, et par la Force, ouvrit ses menottes, qui tombèrent sur le sol.

"Qu'est ce que vous faites ? Dit Katherine étonnée."

"Lydie, Katherine, prenez le blaster d'un des droïdes, et allez sauver Dan. Accompagne les Amoris."

"Mais… maître, vous aurez besoin de moi !"

"Il se passe quoi, bordel ? Grogna Katherine. "

"Ventress approche, je la sens. Obéissez cette fois, et allez-y ! Je vais l’occuper."

Katherine s'exécuta promptement. Elle sortit la porte de gauche, et pénétra dans un long couloir, Lydie sur ses talons, la suivant d’un pas pressé, tandis qu’Amoris les suivait, d’un pas plus lent, comme regrettant d’abandonner le maître jedi.

Le couloir débouchait sur un autre couloir, perpendiculaire à celui-là et ils s'empressèrent de se diriger vers lui. Ils avaient à peine fait dix mètres, lorsqu’ils entendirent une série de bruits métalliques qui venait du couloir perpendiculaire de gauche. Ils se dissimulèrent derrière un pan du mur. Cinq droïdes de combat s'arrêtèrent devant une porte juste en face d’eux.

"Il faut activer les destroyers ! Lança l'un d'eux, qui portaient des marques jaunes."

"Mais, commandant, leur programmation n'est pas encore finie."

"Exécution !"

"Bien commandant."

Katherine bondit de sa cachette, et fit feu trois fois.Ses trois tirs atteignirent leurs cibles, et les droïdes s'effondrèrent. Les deux autres pivotèrent et firent feu. Amoris bloqua leurs tirs, et usant de la Force, leur fit percuter le mur. Katherine se dirigea vers les droïdes, tombés en pièce, et ramassant un de leur blaster, le lança à Lydie. Elle le rattrapa avec maladresse, le teint plus pâle que jamais.

"Je vais jeter un coup d’oeil aux destroyers dont ils parlaient, annonça Katherine."

Sans attendre de réponse, elle ouvrit la salle que les droïdes voulaient ouvrir tout à l’heure. Cinq droïdekas s'y trouvaient, désactivés. Ils étaient reliés à des câbles électriques, eux mêmes reliés à un ordinateur, sur lequel pianotait un droïde de combat mécanicien. Celui-ci, releva la tête, surpris de voir Katherine.

"Qui êtes..."

Le droïde fut interrompu lorsque Katherine lui fit sauter la tête. Elle s'assit devant l'ordinateur, et regarda l’écran.

"Qu’est ce que tu fabriques ? Gronda Amoris. C’est pas le moment de perdre du temps, là !"

"Je sais ce que je fais jedi, alors ferme là."

Elle pianota un peu sur le clavier, pour découvrir ce que faisait le droïde mécanicien.

"Aha! Il était entrain de finir leur programmation. Il en était au paramétrage de leur loyauté... Je pense que nous allons changer tout cela non ?"

"De quoi tu parles ? Demanda Lydie."

"T’occupe, donnez moi quelques minutes, c’est tout."

Cela lui prit une dizaine de minutes pour reconfigurer la loyauté des droïdes. Leur paramétrage n'était pas complètement terminé, mais leur armement était opérationnel. Elle décida de les activer. Ils remuèrent faiblement, puis lorsqu'ils furent débranchés, se mirent en rang devant elle.

"Commandant. Dirent ils d'une voix grave."

"Qu’est ce que tu as fait ? S’étonna Amoris."

"C’est évident non ? J’ai reconfiguré leur loyauté pour qu’ils m’obéissent, et je viens de les activer."

Elle ordonna à quatre des droïdekas de retourner à bord du Rancor Sournois, et dit au dernier de les suivre. Un droïdekas même à la programmation inachevée pouvait lui être très utile : sa puissance de feu était sans pareille parmi les droïdes.

"On peut y aller maintenant ? Siffla Amoris."

"Oui, mais il fallait bien qu’on aie du renfort."

"On est trois, c’est pas suffisant ?"

"Non. Lydie a menti, elle ne s’est jamais battue de sa vie. Je me trompe ?"

Lydie eut l’air encore plus effrayé. Son teint pâle se colora quelque peu d’un rouge de honte.

"Non… c’est vrai… J’ai dit ça uniquement pour qu’on me laisse venir."

"Tu te moques de moi ? Rugit Amoris. Tu te rends à quel point tu te mets en danger ?"

"Je pouvais pas rester en arrière pendant que Dan se faisait tuer ! Riposta piteusement Lydie."

"Ça sert à rien de lui crier dessus. Ce qui est fait est fait, intervint Katherine. Écoute Lydie, c’est pas très compliqué : tu prends ton blaster, t’appuies sur la gâchette et tu vises les droïdes. Et quand tu tires pas, tu te caches pour pas qu’on te tire dessus. Tu vois ? C’est facile."

Elle mentait avec une telle assurance que Lydie en parut presque rassurée. Ils reprirent leur progression, et rencontrèrent de nombreux droïdes sur leur route. Mais un apprenti jedi, une chasseuse de prime, et un droïdekas formaient une équipe de choc, et des dizaines de droïdes de combat furent mis en pièce le temps qu’ils arrivèrent devant le laboratoire de Ventress.


Pendant ce temps, dans le hall d'entrée, Ki-Adi-Mundi avait attendu patiemment Asajj. Lorsque celle-ci était arrivée, il avait senti à quel point elle était immergée dans le Côté Obscur. Il avait senti ce qu'elle éprouvait pour lui, un mélange de peur, de colère, et de haine qui formaient un cocktail sombre et extrêmement puissant. Il devait être prudent. Il l’avait salué d'un hochement de tête.

"Assassin de Dooku."

"Jedi."

"Je te suggère de déposer les armes, et de rendre à la République."

"Je te suggère de te rendre à mon maître, et de le rejoindre. Ton Ordre et ta République vont sombrer : à toi de choisir dans quel camp tu te trouveras lorsque ça arrivera..."

Ki-Adi avait alors saisi son sabre, et l'avait allumé. Ventress avait deux mêmes avec ses deux sabres lasers, et s’était précipitée sur lui.

A présent leur duel faisait rage dans le hall.

Elle bondit en l'air, et le frappa avant même de toucher le sol. Ki-Adi-Mundi bloqua le coup, et recula, tandis que Ventress, de son autre sabre lui assénait un coup de taille. Le jedi bloqua à nouveau le coup, inclinant son sabre vers le bas. Il repoussa alors l'arme de Ventress et fit fuser son sabre en direction de son visage. Ventress dut reculer pour pouvoir parer. Ki-Adi-Mundi enchaîna avec une série de coups offensifs, repoussant l'assassin du Côté Obscur, dans un tourbillon d'éclairs lumineux, et dans une rafale de vrombissements de sabre lasers.

Il utilisait toute les subtilités de la forme VI, le Niman, mêlant coups agressifs, coups agiles et souples, et parades défensives lorsque c'était nécessaire. Il était un des maîtres du Niman, déjà bien avant que cette forme ne devienne à la mode dans l'Ordre Jedi.

Ventress, ne ménageait pas ses efforts, cependant. Elle assaillait furieusement le maître jedi, sabrant l'air de ses deux sabres, et Ki-Adi devait user de toutes ses ressources pour garder l'initiative. Cela ne marchait qu'à moitié cependant : usant de deux sabres, Ventress reprenait fréquemment l'initiative de l'attaque, faisant parfois reculer le céréen, et le maintenant dans une attitude défensive. Elle le frappait avec agressivité et colère, puisant dans le Côté Obscur pour lui porter des coups violents. Ki-Adi, dut progressivement abandonner la synthétique forme VI, pour passer à la forme III, axée sur la défense.


La douleur avait repris. Mais maintenant Dan y était préparé, et il parvint plus aisément à l’ignorer, ou du moins, elle ne l’approchait pas du Côté Obscur. Il continuerait à suivre la voie du Jedi, même si cette fois, ça le menait à la mort. L’intensité du courant était bien plus forte à présent, il ne tiendrait pas longtemps à ce rythme.

C’est alors que la porte s’ouvrit avec fracas. Amoris fit irruption dans la pièce, sabre laser en main.

Le tableau qu’il avait sous les yeux était saisissant. Dan était retenu en l’air, traversé par des décharges électriques, tandis qu’un dathomiri l’observait d’un air morgue. Amoris fondit sur Uato, et chercha à lui sabrer les jambes. Mais Uato, réagit plus promptement qu’il ne l’aurait cru. Il pivota sur lui même, et dégaina son sabre laser très rapidement. Le laser rouge vint contre le vert d’Amoris. Usant de la Force, Uato l’étrangla, et le souleva du sol. Amoris se tortilla en l’air inutilement, et Uato le projeta contre le mur. Il percuta plusieurs ordinateurs et s’écroula contre le mur dans un raffut terrible.

Au-dehors, juste devant le laboratoire, Katherine et le droïdekas faisaient feu de tout bois sur des dizaines de droïdes de combat qui arrivaient par dizaines. Lydie, quelque peu effrayée par cette première expérience du feu, ne tirait sur les droïdes que par intermittence, passant le reste du temps à rester dissimulée derrière un mur, le teint pâle.

Lorsque Amoris percuta le mur et tous les ordinateurs, le bruit qu’il fit attira leur attention. Comprenant que tout n’allait pas bien à l’intérieur, Katherine laissa là le droïdekas et Lydie, pour entrer dans le laboratoire. Au moment où elle entra, Uato se tenait au-dessus d’un Amoris inconscient. Le sabre laser rouge dégainé, il se préparait à lui porter le coup de grâce. Sans réfléchir, Katherine visa et fit feu.

Ayant légèrement pressenti son arrivée, l’apprenti de Ventress pivota et para le tir. Katherine voulut aligner un second, mais Uato fut plus rapide. Usant de la Force, il souleva Katherine dans l’air, tout en l’étranglant.

« Meurs vermine… cracha-t-il. »

A son tour, elle se débattit inutilement en l’air sans pouvoir se dégager. La pression s’accentuait sur ses voies respiratoires, mais aussi sur sa fêlure au crâne, provoquant une douleur intolérable qui s’aggravait de secondes en secondes. Étouffée, et en proie à une panique croissante au fur et à mesure qu’elle sentait sa fracture crânienne s’aggraver, elle tenta de lever son bras pour tirer, mais elle était paralysée par le pouvoir de Uato. Elle comprit alors que c’était la fin, qu’elle allait mourir. C’est alors, que Lydie entra à son tour dans le laboratoire, livide et tremblante de terreur, mais le regard décidé.

Tout se passa très vite. Uato pivota vers elle, mais trop concentré qu’il avait été sur Katherine, il n’avait pas pressenti son arrivée, et Lydie put réagir la première. Elle leva son bras, et tira. Novice en matière de tir, et tremblante de peur, elle n’atteignit pas sa cible comme elle l’aurait voulu. Elle avait visé le coeur, elle n’atteignit que l’épaule. Uato poussa un cri de douleur et s’effondra au sol, libérant Katherine qui s’écroula lourdement à terre, sans connaissance. L’apprenti obscur se redressa lentement, et, le regard déformé par la haine et la douleur, se dirigea vers Lydie, le sabre sorti. Jamais celle-ci n’avait été aussi apeurée qu’ici et maintenant, dans ce laboratoire sordide, faisant face à ce dathomiri qui la fixait de ses yeux jaunes brûlant de haine. Mais la terreur agit sur elle comme une douche froide, et elle eut la lucidité d’agir comme il fallait. Plutôt que de tirer sur Uato, ce qui aurait été inutile, elle tira… sur le panneau de commande du champ de contention énergétique.

Trois choses se passèrent simultanément. Le champ de contention s’estompa, et Dan tomba à genoux. Fou de rage, Uato déchaîna sur Lydie les éclairs de la Force, de toute la puissance de sa haine et celle-ci en fut frappée de plein fouet et alla percuter le mur, inconsciente. En même temps, se redressant d’un air mal assuré, Dan usa la Force pour faire venir à lui son sabre laser, toujours accroché à la ceinture du Dathomiri. Il l’alluma, et d’un pas résolu marcha à son adversaire. Uato pivota vers lui et le provoqua :

« Viens jedi, viens trouver la mort, qu’on en finisse. »


Il recula, et put ainsi esquiver le coup vicieux que lui portait Ventress. Pas de doute à avoir, Dooku l’avait bien formée.

Après un petit temps d’observation, ils repassèrent à l’assaut. Ventress restait sur sa stratégie agressive, fouettant l’air de ses deux sabres laser rouges, portant sur le jedi une pluie de coups offensifs, visant des zones sans cesse variée, tantôt les jambes, tantôt les bras ou le torse. Ki-Adi-Mundi devait user toutes les finesses du Soresu pour ne pas être touché, et cela fonctionnait plutôt bien. A chaque fois, invariablement, sa lame bleue venait contrer efficacement l’une des lames rouges de Ventress, avant de la repousser et de contrer la suivante… quand elle ne contrait pas les deux d’un coup.

Le duel gagnait en intensité et en fureur. Dépitée de ne pouvoir toucher le jedi, la guerrière obscure redoublait de violence et de vivacité, transformant leur duel en un concert de vrombissements de sabres lasers et en feu d’artifice d’étincelles lumineuses. L’air semblait en incandescence autour d’eux, mais le céréen, calme et décidé avait crée autour de lui un véritable mur défensif, et parvenait de plus en plus aisément à contenir son ennemie.

Malgré leur différence d’âge, le jedi prenait l’avantage, compensant en sérénité et concentration ce qui lui manquait en souffle et endurance, là où Ventress s’épuisait et se frustrait à assaillir toujours plus violemment et vainement son adversaire. L’issue du duel se dessinait lentement.


Sa lame fouetta l’air dans vrombissement, et trancha la cuve, déversant un flot de bacta sur le sol. L’air fut empuanti par la senteur du contenu de la cuve. Uato n’avait esquivé que de justesse le coup de Dan, et à présent, le padawan put sentir la peur s’insinuer dans l’apprenti de Ventress.

Se rapprochant à nouveau de lui, et tenant son sabre laser à deux mains, il se remit à le frapper de toutes ses forces, encore et encore, obligeant le dathomiri à reculer précipitamment, mettant en pièces tous les instruments technologiques qui se trouvaient sur son chemin. L’air était traversé d’éclairs bleutés, et la salle retentissait du fracas des armes lasers et des engins qui explosaient. Ce ne fut que lorsqu’il usa de la Force pour projeter son adversaire violemment contre le mur, et l’inondant sous une pluies de pièces détachées de machines en tout genre que Dan se dit que quelque chose clochait : depuis le début du combat, il était en proie à une rage aveugle qui contrastait drastiquement avec le calme qu’il avait su trouver dans le champ de contention. Pourquoi ? Il n’aurait su le dire. Son esprit était un peu confus après de si longues heures de torture. En attendant, il fut surpris de voir qu’il tremblait littéralement de colère.

Il n’avait guère le temps de méditer là dessus : Uato se relevait déjà, péniblement certes, mais près à reprendre le combat. Dan était affaibli après sa longue captivité, mais Uato était blessé. De plus, il semblait clair qu’en puisant dans sa rage soudaine, Dan avait pu prendre facilement l’ascendant sur son adversaire… Devait-il changer de méthode maintenant, en plein milieu d’un combat, ou maintenir cette stratégie payante ?

Uato se rua sur lui, et Dan bloqua le coup, puis répliqua, tenant son sabre à deux mains, avant de le repousser avec une série de coups offensifs à une main. Uato parvint à parer, et riposta avec violence, avant de repousser Dan par la Force. Il voltigea au-dessus du champ de contention, désormais éteint, et s’écrasa au sol. Il se releva, au moment même où Uato déchaînait sur lui les éclairs de la Force. Relevant son sabre laser, il para la décharge, constatant qu’elle était nettement plus puissante que celles qu’avait pues lui envoyer Nark Veek l’apprenti de Sev'rance Tann. En songeant que c’était cette décharge qu’avait subie son amie Lydie, il fut pris d’un nouvel accès de fureur. Lorsque les éclairs s’estompèrent, il déchaîna son pouvoir sur Uato. Tout en le projetant contre le mur, il fit fondre sur lui tout ce que la pièce pouvait contenir de débris de machine, de verre, ou d’objets intacts. Lorsque Uato se relava, du sang coulait de sa bouche, et un gros hématome barrait son visage.

Dan bondit sur lui, et d’un revers du sabre laser, tenta de lui trancher la tête. Uato bloqua le coup de justesse, et se dégagea pour ne pas rester bloqué contre le mur. Dan le suivit, et le frappa derechef et Uato para dans une pluie d’étincelles. Apercevant une ouverture, Dan donna un puissant coup de poing au dathomiri, qui le fit reculer en titubant. Il voulut en profiter pour lui sabrer les jambes, mais Uato dévia la lame bleue, et voulut en profiter pour embrocher Dan d’un coup d’estoc que le padawan dévia. Désireux de s’éloigner de lui, Uato bondit pour se mettre hors de sa portée.

Il aperçut alors deux choses : Amoris qui à l’autre bout de la pièce revenait à lui, remuant faiblement, et le corps inanimé de Lydie, toujours inconsciente, qui se trouvait juste à ses pieds. Usant de la Force, il fit venir la jeune femme inconsciente à lui, et plaça sa lame rouge juste au-dessus de sa gorge, menaçant Dan.

« Lâche ton sabre ! Sinon, je l’égorge. »

Il sentit la colère enfler en Dan, et se demanda un bref instant si il ne jouait pas avec le feu. Mais au même moment, un bruit métallique retentit derrière lui, et un droïdekas entra dans le laboratoire.

« Commandant, dit-il, j’ai neutralisé les droïdes ennemis, et... »

Il s’interrompit en découvrant le spectacle qui se dressait sous yeux : un laboratoire dévasté, des corps inanimés au sol, et un jedi noir qui menaçait un padawan en ayant pris en otage une jeune fille. Il eut, devant ce tableau, un instant d’hésitation qui lui fut fatal. En effet, Uato comprit en un éclair que ce droïdekas devait être du côté des jedi, et rapide comme un serpent, il pivota et le trancha en deux d’un revers du sabre laser. Mais ce faisant, il avait lâché Lydie, et dés lors, Dan n’avait plus rien à craindre de lui. Libérant tout son pouvoir, ainsi que sa colère, il déchaîna sur lui une véritable tempête de la Force, qui projeta Uato en dehors du laboratoire et l’envoya se fracasser dans le couloir, au milieu des débris de droïdes. Alors que Dan se dirigeait vers l’apprenti de Ventress, avec une détermination meurtrière, celui-ci se relevait péniblement, et avisant qu’Amoris était entrain de se réveiller, et considérant qu’il n’avait aucune chance, seul face aux deux jedi, il prit la fuite.

Dan envisagea un temps de le poursuivre, mais préféra finalement revenir auprès de ses amis. Amoris était déjà au chevet de Lydie. L’air soucieux, il tâtait son pouls. Dan sentit une pierre lui tomber dans l’estomac.

« Elle est… ? »

Il ne put finir sa phrase.

« Elle vit, le rassura Amoris, mais elle a pris un sacré coup… qu’est-ce qu’il lui a fait ? »

« Il lui a balancé des éclairs de la Force, c’est violent, surtout pour quelqu’un qui ne maîtrise pas la Force... »

Amoris hocha la tête et continua d’observer Lydie d’un air inquiet.

« Je pense qu’elle va s’en sortir, mais il faut qu’on l’amène à l’hôpital, et le plus tôt sera le mieux. »

« Alors allons-y tout de suite. »

« Non on ne peut pas ! Maître Ki-Adi-Mundi est dans le hall, il combat Ventress, on doit aller l’aider ! »

Pendant ce temps, Katherine se relevait elle aussi, avec lenteur et une grimace de douleur qui en disait long sur son état.

« Tu es blessée ? Demanda Dan. »

« Ce fils de gundark a rouvert ma fracture, grogna-t-elle. Je sais pas trop si je vais pouvoir continuer à jouer aux pistolets dans cet état. »

« Tu peux marcher ? »

« Ouais... »

« Alors emmène Lydie avec toi, et retournez au vaisseau. Nous pendant ce temps, on va s’occuper de Ventress. Pas de discussion s’il te plaît. »


Il plaça un contre, et d’un élégant mouvement du sabre, parvint à chasser l’arme de Ventress. Il lui porta un coup de taille, mais elle le bloqua. Imprimant un mouvement tournant à son sabre, il ouvrit la garde de Ventress, et lui asséna un puissant coup de coude. Celle-ci recula, la bouche en sang, les yeux luisants de haine. Ki-Adi tenta de lui porter un nouveau coup, mais il se précipita un peu trop, et Ventress fut plus habile que lui. Sa lame rouge vint à la rencontre de la sienne, et d’un mouvement tournant, elle passa sa garde, et trancha la poignée de son sabre laser, le brisant dans une pluie d’étincelles. Ki-Adi-Mundi en aurait hurlé de rage : avoir tenu la dragée haute à son adversaire pendant si longtemps et perdre sur une seule faute inattention ! Avec un sourire de triomphe, Ventress voulut lui porter le coup de grâce, mais le vieux maître jedi avait plus d’un tour dans son sac. Il usa de la Force, pour, d’une main propulser son adversaire en arrière, et de l’autre, attirer à lui l’un de ses sabre laser.

La manœuvre fonctionna parfaitement, Ventress alla s’écraser au loin, tandis qu’elle se voyait délester de l’un de ses sabre lasers. A son tour, elle dut contenir sa frustration et se rua sur Ki-Adi-Mundi. Celui-ci, allumant le sabre laser rouge de Ventress, bloqua ses attaques, et riposta. Il se rendit vite compte que privée d’un de ses sabre lasers, Ventress faiblissait. Sa technique de combat reposait surtout sur l’emploi de deux sabre lasers, elle maîtrisait moins bien le duel à un sabre. Constatant cela, Ki-Adi prit le risque de revenir à sa forme favorite, le Niman, mais dans sa version la plus offensive. Il ne paraît plus, il attaquait, prenant l’initiative du combat en portant des coups rapides et violents, cherchant à déstabiliser son adversaire, et à prendre l’ascendant immédiatement. Cela fonctionna parfaitement, il fit reculer Ventress, et imposait petit à petit son rythme. Puis, il décida de surprendre Ventress, et passa de la forme VI à la forme II, le Makashi, plus axée sur les coups élégants et précis. Sans égaler le talent du Comte Dooku dans cette technique, Ki-Adi-Mundi l’avait étudiée, et la maîtrisait suffisamment pour porter de sévères coups à Ventress, qui, prise au dépourvu par ce subit changement de technique, ne put se défendre efficacement. Ki-Adi-Mundi lui porta un coup, passant sous sa garde, et lui éraflant la jambe. Une telle blessure eût été superficielle avec une lame en acier, mais avec une lame laser, elle traça un large sillon dans la chair de Ventress, brûlant la peau, et ouvrant une plaie large. Ventress savait que ce coup était presque fatal, et réduisait à néant ses chances de l’emporter. Il était de penser à fuir.

Lorsque Dan et Amoris firent irruption dans le hall, sabres lasers en main, elle décida de se hâter. Elle usa de la Force pour projeter Amoris sur Ki-Adi-Mundi, et profita de la confusion pour s’enfuir rapidement. Amoris se releva, et voulut la poursuivre.

« Laisse la, Amoris ! Lança Ki-Adi-Mundi. »

« Mais maître... »

« Nous sommes venus ici pour sauver Dan. C’est chose faite. Comment vont Lydie et Katherine ? »

« Elles sont en vie, mais auront besoin de soins. »

« Alors notre victoire est totale… pourquoi risquer de la ternir par la mort de l’un d’entre nous ? »

Ki-Adi-Mundi se dirigea vers Dan, et lui demanda :

« Tu vas bien ? »

Avec un sourire faible, le padawan répondit :

« Oui, j’ai été un peu secoué, mais ça va. »

Ki-Adi-Mundi l’observa intensément :

« Il s’est passé quelque chose, quoi donc ? »

Dan pensa à son accès de fureur dans le laboratoire, mais préféra répondre :

« Rien de particulier. Dépêchons de nous en aller, Katherine et Lydie ont besoin de soins, et je préférerais qu’on évite de traîner ici. »

Une dizaine de minutes plus tard, ils quittaient tous les cinq la base secrète de Ventress.


Dans le vaisseau qui les amenait loin de Coruscant, le silence était pesant entre la maîtresse et l’apprenti. Ils avaient rejoint leur vaisseau dans le hangar de leur base secrète, et avaient quitté la planète-ville. Des droïdes médecins, avaient pansé leurs plaies, puis s’étaient retirés pour les laisser parler. Mais Ventress n’avait pas ouvert la bouche. Uato lui avait raconté en détail ce qui s’était passé dans le laboratoire, sans lui tirer une seule parole. Après de longues minutes, il finit par dire :

« Pardonnez moi maîtresse… j’ai échoué... »

« Pas exactement. »

« Comment ? »

« Je voulais faire passer un padawan du Côté Obscur, je n’ai pas réussi avec Dalthornar… dans un premier temps. La douleur ou les provocations ne l’ont guère approché des ténèbres… en revanche on a réussi par la suite... »

« Vous parlez du moment où il a utilisé sa colère contre moi ? »

« Oui. D’après ce que tu m’as dit, c’est au moment où tu t’en es pris à ses amis qu’il s’est mis en colère… je sais à présent comment l’attirer du Côté Obscur. J’ai trouvé son point faible... »

Uato resta silencieux un moment.

« Vous ne voulez pas essayer avec un autre padawan ? »

« Non. Sa victoire aujourd'hui le prouve. Dalthornar possède un très bon potentiel. Je ferai souffrir ses amis, d’une façon si odieuse qu’il en sera plein de haine et de colère. Alors je le ferai basculer du Côté Obscur, et j’achèverai sa formation, j’en ferai un véritable jedi noir. Après nous éliminerons Dooku, nous prendrons la tête de la Confédération, et nous briserons la Réplique. L’heure de gloire des Soeurs de la Nuit approche... »

Uato eut un sourire sinistre à cette idée.
Dark Palgueïss
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Messagepar Dark Palgueïss » Mer 07 Juin 2017 - 17:41   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Chapitre 14 : Traque sur Hypori


« Qu’est-ce que tu fais là ? »

En voyant Dan entrer dans sa chambre d’hôpital, Katherine avait d’abord pensé qu’il s’était perdu en cherchant la chambre de Lydie. Elle avait donc été surprise de le voir prendre une chaise, et s’asseoir près d’elle.

« J’étais venu voir comment tu allais. Et… euh… je voulais aussi te remercier… Tu m’as sauvé la vie après tout. »

Le jedi semblait légèrement mal à l’aise, et Katherine fut surprise de sentir gênée elle aussi.

« Ouais bah… on va pas en faire tout un foin non plus. Si tu veux vraiment me remercier, dis à ces fils de jawas de toubibs de me laisser sortir. Je deviens dingue ici. »

Ça faisait trois jours qu’on la tenait clouée sur son lit d’hôpital, elle n’en pouvait plus. Dan eut un sourire amusé.

« On te fait sortir aujourd'hui, tu ne savais pas ? »

« Non. »

Elle laissa planer un silence, puis ajouta, d’une voix dure :

« J’imagine qu’on me renvoie en prison ? »

« Non. »

« Non ? »

« Maître Mundi et moi avons plaidé ta cause, on a été entendus. »

Katherine fit les yeux ronds :

« Vraiment ? »

« Oui. »

« Eh ben… merci, je t’en dois une, jedi. »

« Tu m’as sauvé la vie, rappela Dan, tu me dois rien du tout. »

Un long silence s’installa entre eux. Elle prit quelques secondes pour l’observer : il était pâle, comme si il sortait d’une longue grippe, mais à part ça, il semblait en bonne santé.

« Tu vas mieux, toi ? »

Il eut un sourire gai.

« Oh oui, une bonne nuit de sommeil, et des heures de torture à l’électricité disparaissent comme par magie. »

Elle eut un petit rire, puis demanda :

« Et Lydie ? Elle avait l’air salement amochée quand même... »

Il eut l'air soudain nettement moins gai, plus sombre, mais serein quand même.

« Elle est toujours à l’hôpital, mais elle va mieux. »

Katherine en conçut un certain soulagement. Lydie n’était rien pour elle, mais comme c’était elle qui avait contribué à ce qu’elle participe à l’expédition, elle se serait sentie affreusement coupable si elle avait été tuée.

« Alors ? C’est quoi la suite du programme ? Demanda-t-elle. »

« Qu’est ce que tu veux dire ? »

« J’imagine que si vous me libérez, ce n’est pas sans conditions… qu’est ce que vous attendez de moi exactement ? »

« Eh bien… maître Ki-Adi-Mundi va diriger une mission sur Hypori, beaucoup de jedi vont l’accompagner, et nous voudrions que tu y participes. »

« Et si je refuse ? »

Dan eut l’air gêné.

« Tu retournes en prison. »

« Je vois… toujours la grande générosité des jedi, n’est-ce pas ? »

« Vois ça plutôt comme une occasion de réparer tes erreurs... »

Katherine retint la réplique cinglante qui lui brûlait les lèvres, et préféra demander :

« Tu viens avec nous toi ? »

« Non. On m’envoie en mission ailleurs, mais je sais pas encore où. »

Elle faillit répondre dommage, mais se retint. C’est vrai qu’elle aurait préféré être accompagnée d’un jedi qu’elle connaissait un peu près, mais pas la peine de l’admettre. Le silence se réinstalla entre eux, et Dan finit par le rompre.

« Je vais y aller, prends soin de toi, et sois prudente… et... merci encore. »

Elle hocha la tête en signe d’assentiment, et tandis qu’il quittait la pièce, s’installa plus confortablement sur son lit. Si elle devait partir en mission aujourd'hui, autant qu’elle prenne des forces. Doucement, elle ferma les yeux et s’endormit.


Elle se réveilla en sursaut. Ki-Adi-Mundi était penché au-dessus d’elle, l’air inquiet, et l’avait visiblement secouée pour la réveiller. Ils étaient plongés dans une semi-pénombre, les seules sources de lumière étant les machines, écrans de contrôle et ordinateurs qui les entouraient, plus bien évidemment cette lumière rouge qui clignotait, les inondant parfois d’un halo écarlate. L’air vibrait au son de la retentissante sonnerie d’alarme qui déchirait leurs tympans.

Péniblement, Katherine essaya de comprendre ce qu’il se passait. Hier, elle était sortie de l’hôpital, on l’avait faite monter dans un Star Destroyer, Ki-Adi-Mundi l’avait présentée aux autres maîtres jedi participant à l’expédition. Puis, on lui avait expliqué qu’on se rendait sur Hypori, une planète éloignée de la bordure extérieure, qui abritait de gigantesques usines de montage de droïdes, qu’il fallait détruire, afin de miner l’effort de guerre des Séparatistes dans la région. La flotte républicaine était passée en vitesse lumière, après de longues heures de trajet, ils étaient sortis de l’hyperespace, et avaient amorcé sa descente sur Hypori… et alors le trou noir, impossible pour elle de se souvenir de la suite.

« Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Demanda-t-elle. »

« La planète était entourée de mines orbitales. Près de la moitié de nos croiseurs les ont touchés, et ont explosé. Le notre a subi des dommages collatéraux et s’est écrasé sur la planète. J’ignore ce qu’il en est du reste de la flotte. »

« Comment ça vous l’ignorez ? On est où là ? »

« Je te l’ai dit : on est sur Hypori, on s’est écrasés. Dans l’explosion qui a endommagé nos moteurs, ta tête a heurté le tableau de bord, et tu as été assommée. Pour ma part, j’ai dû cogner quelque chose au moment du crash. J’ignore combien de temps nous sommes restés inconscients, et ce qu’il en est de la bataille. Nous devons retrouver les autres jedi. »

Elle se releva péniblement, puis, ils se mirent en marche. Ils étaient sur la plate-forme de commandement, mais elle était déserte. Ils déambulèrent dans des couloirs, tous vides, tous sombres, à tel point que Ki-Adi-Mundi dut allumer son sabre pour éclaire leur chemin. L’alarme continuait de retentir, et un sournois sentiment de peur commença à s’insinuer en Katherine.

Ils finirent par les trouver sur le pont, non loin d’une porte de sortie. Ils étaient essoufflés, et semblaient en piteux état. Ils étaient tous là : Daakman Barrek, le jedi humain qui avait découvert l’existence de l’usine d’Hypori, son apprenti Sha’a Gi, maître K’Krukh un whipid, Shaak Ti, Aayla Secura, et enfin Tarr Seirr un céréen comme Ki-Adi-Mundi.

« Maître Mundi ! Vous êtes en vie, quel soulagement ! Dit Tarr. »

« Que s’est-il passé ? Depuis combien de temps nous sommes nous crashés ? »

Les jedi échangèrent entre eux des regards sombres.

« Plus de trois heures. Nos forces ont été dispersées, et décimées. La moitié de notre flotte a été touchée par les mines orbitales, le reste de la flotte a été attaqué par surprise et réduit à néant. Au sol, nos clones ont été assaillis dans chaque Star Destroyer s’étant crashé et dans lequel subsistaient des troupes encore debout. Nous avons été attaqués nous mêmes, nos clones ont été décimés, et nous avons dû battre en retraite. »

« Et les droïdes, où sont-ils ? »

« A l’extérieur. Pour une raison inconnue, ils ne nous ont pas poursuivis… mais ils nous ont encerclés, on ne pourra pas s’échapper de ce vaisseau. Nous avons essayé d’appeler du renfort, mais ils ont brouillé nos communications. »

« J’ai remarqué qu’il ne semblait guère endommagé… pour un vaisseau crashé en tout cas. Ne pourrions nous pas le faire décoller ? »

« Non. Les moteurs ont été bien trop salement endommagés, je le crains... »

« Alors il va nous falloir trouver une autre solution... »


A l’extérieur, les droïdes attendaient, immobiles. En première ligne, entouré de ses magna-gardes, le général Grievous faisait son rapport au Comte Dooku.

« Et c’est ainsi, que nous avons pu anéantir les troupes républicaines… il ne reste plus qu’un petit groupe de jedi, retranché dans ce vaisseau. Nous les avons cernés, ils n’ont plus aucun moyen de s’échapper. Dois-je les exterminer ? »

« Non, répondit Dooku. Je veux que vous alliez les capturer. Ramenez m’en le plus possible en vie, si nous pouvions les faire basculer de notre côté, nous porterions un coup sévère à la République. Allez-y seul, avec vos magna-gardes. Et prenez un droïde caméra avec vous : c’est une occasion en or de mettre à l’épreuve votre enseignement, général. Je veux voir si je vous ai bien formé. »

Grievous eut un frisson de joie.

« Je ne vous décevrai pas, mon Seigneur. »

La communication s’arrêta là. Le cyborg se tourna vers un général droïde.

« Vous avez entendu les ordres du Comte Dooku ? Je dois y aller moi même. Continuez d’encercler le vaisseau, je veux que rien ne puisse en sortir, c’est clair ? »

« Bien général. »

Grievous se tourna ensuite vers ses magna-gardes.

« En chasse ! Dit-il la voix vibrante d’excitation. »

Les magna-gardes allumèrent leurs bâtons électrostatiques, et Grievous prit ses deux sabre lasers. D’un pas décidé, il se dirigea vers le vaisseau écrasé. Un droïde caméra les suivait, volant au-dessus d’eux.


Sur la plate-forme de commandement, les jedi tentaient d’élaborer une stratégie pour se sortir de là. Rien de concret n’avait été avancé lorsque Katherine les interrompit.

« Hé les gardiens de la paix : vous avez vu ça ? »

Elle était entrain de regarder les caméras de surveillance. L’une d’entre elle montrait un cyborg entrer dans le vaisseau à la tête d’une petite troupe de droïdes magna-gardes. Les jedi eurent un air consterné.

« Ils sont plus nombreux que nous... observa maître K’Krukh. »

« Et alors ? Claironna Sha’a Gi, nous sommes des jedi, eux sont des droïdes ! Ils sont trente, et nous huit, nous les exterminerons ! »

« T’as des yeux pour voir, jedi ? L’apostropha Katherine. N’importe quel débile verrait que ces droïdes là sont d’un autre acabit que les droïdes de base. »

« Elle a raison, intervint Shaak Ti. De plus, le cyborg qui les conduit correspond à la description que Skywalker a fait du général Grievous... »

« Vraiment ? Je croyais qu’on ignorait tout de lui… objecta Aayla Secura. »

« Skywalker l’a affronté récemment, il a pu nous le décrire, et c’est exactement à ça que ressemblait sa description. Il a également insisté sur la dangerosité du général Grievous... »

« Nous ignorons quelle est sa force, renchérit Ki-Adi-Mundi, alors ne faisons pas l’erreur de le sous estimer… Il nous faut un meilleur plan que foncer dans le tas... »

« On devrait se disperser… dit Katherine. »

« Quoi ? Cria presque Sha’a Gi. »

« Réfléchissez : on ne peut pas les affronter tous ensemble, ils nous massacreraient. Mais on ne peut pas non plus fuir, on va donc devoir les combattre. Alors la seule option qui nous reste, c’est de se disperser et de nous cacher, pour les obliger à se disperser à leur tour… Alors nous les détruirons petit groupe par petit groupe, et nous affronterons tous ensemble le général cyborg… »

« Ca se tient comme plan… commenta Tarr Seirr. »

« Et si ils ne se dispersent pas ? Objecta Sha’a Gi. »

« Ils se disperseront : si on se cache, ils y seront bien obligés, pour couvrir plus de terrain... »

« Entendu, trancha Ki-Adi-Mundi. Nous allons le faire à la manière de la chasseuse de prime. Nous allons nous séparer en quatre groupes de deux. Maître Barrek, vous irez avec votre apprenti, Sha’a Gi. Maître K’Krukh, maître Seirr, vous irez ensemble. Shaak Ti, Aayla Secura vous formerez le troisième groupe, et toi et moi jeune fille nous irons ensemble, entendu ? »

« Entendu ! Répondirent les jedi. »

« Restons bien en contact surtout, et n’entrez pas en conflit direct avec Grievous, nous devrons l’affronter tous ensemble. Que la Force soit avec nous. »

« Que la Force soit avec nous, répétèrent les jedi. »

« C’est ça c’est ça, maugréa Katherine. Quand vous aurez fini vos simagrées, on pourra peut être y aller ? »


Grievous s’immobilisa devant la porte. L’infirmerie. Une pièce qu’il n’avait pas fouillée, idéale pour se cacher… mais aussi pour tendre une embuscade. Allait-il prendre le risque de se jeter dans la gueule du loup ? Il serra le point : une demi-heure qu’il traquait les jedi, il en avait assez. Il avait ordonné à ses magna-gardes de se séparer en petits groupes, en avait pris quatre avec lui, mais toujours aucune piste des jedi. Il observa les alentours, et repéra quelque chose qui le convainquit.

« Toi, dit-il à un des magna-gardes, tu vas entrer par la porte de derrière, et toi tu entres par la porte avant. Vous deux : vous bloquerez la porte de derrière. »

Les magna-gardes exécutèrent ses ordres. Les deux droïdes pénétrèrent dans la salle blanchâtre, bâtons électrostatiques allumés. Deux puissants vrombissements emplirent soudain l’air, et dans un éclair de lumière, ils furent tous deux tranchés en deux.

Maître Barrek éteignit son sabre, et salua son apprenti, Sha’a Gi

« Bien joué. Maintenant filons avant que.. »

Il s’interrompit lorsque la porte de derrière s’ouvrit, révélant les deux magna-gardes, qui avaient allumé leurs bâtons électrostatiques.

« On recule, dit Barrek. »

« Mais maître... »

« Exécution ! »

Les deux jedi reculèrent jusqu’à la porte avant… qui s’ouvrit, révélant Grievous deux sabres lasers à la main. Il les alluma tous les deux, et pénétra dans l’infirmerie. La peur se lit sur le visage de Barrek, et à nouveau, les deux jedi reculèrent. Le chevalier jedi comprit qu’ils étaient piégés. Grievous alluma ses deux sabres lasers, et faisant un moulinet avec l’un d’eux, leur intima de sa voix caverneuse :

« Genoux à terre jedi, vous avez rendez vous avec mon maître... »

« Et si l’on refuse ? »

« Je vous assommerai et vous mènerai à lui malgré tout. »

Sha’a Gi explosa :

« Vous croyez vraiment qu’on va vous rejoindre ? Après tous les crimes que vous avez commis ? »

Grievous eut un rire, qui ressemblait à un râle d’agonie.

« Les crimes que j’ai commis, jedi ? Toute l’histoire de votre misérable ordre n’est rien d’autre que l’histoire du crime le plus long de la Galaxie… Mais votre tyrannie touche à sa fin, vermine, je suis le remède qui purgera la Galaxie des parasites que vous êtes… Genoux à terre maintenant ! »

« Jamais ! Hurla Sha’a Gi. »

Il courut sur Grievous en hurlant.

« Arrête ! Cria Barrek. »

Mais c’était trop tard. Rapide comme l’éclair, Grievous se précipita à la rencontre du padawan. Son premier sabre laser écarta celui de Sha’a Gi, comme le vent qui balaye un fragile oiseau, tandis que le second… s’enfonça dans le ventre du jedi, le transperçant de part en part.

« Noooon ! Hurla Barrek. »

Grievous retira son sabre laser, laissant le padawan s’écrouler au sol, sans vie.

« Comte Dooku voulait que je ramène un maximum d’entre vous vivant… mais soyons honnête, un si pathétique jedi ne l’intéresserait probablement pas. »

Ce disant, il jeta un coup d’oeil au droïde caméra, qui continuait de voleter au-dessus de lui. Il espérait secrètement que son maître ne serait pas furieux contre lui… et si il ne parvenait pas à capturer les autres ? Il chassa aussitôt cette pensée : il capturerait chacun des maîtres jedi présents ici, et alors Dooku sera plus fier de lui qu’il ne l’avait jamais été.

Maître Barrek lutta un temps pour contenir sa fureur… mais échoua. Il se retourna, et usant de la Force, il souleva les deux magna-gardes… et les projeta sur Grievous. Le général cyborg esquiva en bondissant au-dessus d’eux, et atterrit juste en face de Barrek. Il fit pleuvoir sur lui une série de coups puissants et rapides, que Barrek avait bien du mal à parer. Il reculait précipitamment, tandis que Grievous le suivait, déchaînant sur lui toute la puissance de ses bras mécaniques. Puis, le cyborg feinta, faisant mine de frapper le jedi à la tête, avant de brusquement baisser ses bras, et de transpercer les jambes de Barrek, passant sous sa garde.

Le jedi poussa un hurlement de douleur. Levant sa jambe, Grievous posa sur son torse son pied griffu, et le projeta contre le mur. Le jedi s’y écrasa avec force, avant de glisser sur le sol, sans connaissance.

« Passez lui les menottes, puis appelez deux droïdes pour le conduire en-dehors. Ensuite on se remet en chasse. »


Aayla Secura et Shaak Ti inspectaient le hangar. L’endroit, chargé de vaisseaux et engins terrestres en tout genre, semblait le lieu idéal pour une cachette… et une embuscade.

« Il n’y a rien ici, dit Aayla, retournons à... »

Elle fut interrompu par le bruit bien connu d’un vrombissement, qui retentit soudain : un sabre laser venait d’être allumé. Bondissant de derrière un quadripode, le général Grievous surgit devant elles, ses deux sabres lasers allumés.

Précipitamment, les deux jedi sortirent leurs armes, et les allumèrent. Grievous fondit sur elles. Il tenta de les frapper toutes les deux en même temps, propulsant ses bras mécaniques à une vitesse folle, mais les deux jedi parèrent in-extremis. Le cyborg fit alors pression pour tenter de pousser les sabres lasers jusqu’à la chair de leurs propriétaires… la force de ses bras était telle, qu’il parvint à faire ployer les deux jedi, lentement mais sûrement, les sabres lasers se rapprochaient des deux femmes… Celles-ci se jetèrent un coup d’oeil, et eurent alors la même idée. Usant de la Force, elles projetèrent le cyborg au loin, l’envoyant s’écraser contre un chasseur.

Celui-ci bondit pour se remettre sur pied, mais les deux jedi fondirent sur lui, bien décidées à le mettre en pièces. Elles lui portèrent une série de coups offensifs, multipliant les bottes, les feintes, les attaques latérales et verticales. Devant leur déluge de coups, Grievous fut au début, mis en difficulté et recula. Puis, il se reprit, commença par adopter une stratégie purement défensive. Ses bras mécaniques se mouvaient avec vélocité, et ses sabres lasers, venaient invariablement contrer les multiples attaques des deux jedi dans une pluie d’étincelles. Le cyborg attendit patiemment qu’elles commettent une erreur pour contre-attaquer.

C’est ce qui finit par arriver : Aayla Secura, frustrée de se voir opposée ce mur défensif, tenta une manœuvre audacieuse : elle bondit au-dessus du général, afin de le prendre par derrière. Celui-ci recula précipitamment, si bien que lorsque la twilek atterrit, elle ne se retrouva pas à distance respectueuse du cyborg, mais juste derrière lui, si près qu’elle touchait presque. Surprise par cette forte proximité inattendue, elle ne put réagir lorsque Grievous lui administra un puissant coup de coude qui lui percuta le visage avec la force d’un marteau de fonte lui brisant le nez et inondant de sang son visage bleu. Sans plus de cérémonie, et sans même se retourner, Grievous lui administra un puissant coup de pied, qui l’envoya s’écraser contre le chasseur.

Débarrassée de Secura, Grievous se jeta sur Shaak Ti. Il lui porta une série de coups puissants et rapides, visant simultanément sa tête et ses jambes. La pauvre tortuga, ne pouvait que parer de plus en plus difficilement, en reculant précipitamment. Grievous l’assaillait encore et encore avec la froideur et le détachement d’une machine accomplissant sa besogne. Shaak Ti était au bord de la rupture, les lames de laser semblaient être stoppées par la sienne à chaque fois de moins en moins.

Aayla Secura se redressait péniblement. Elle vit son amie en danger, et poussant un cri de rage, bondit sur Grievous. Celui-ci réagit avec la vivacité du serpent. Il écarta Shaak Ti d’un vicieux coup de pied, puis pivota, et en plein vol, il transperça de ses deux lames Aayla Secura. Chacun de ses sabres lasers alla se ficher dans une épaule de la twilek, lui arrachant un terrible cri de douleur. Elle lâcha son sabre laser, et lorsque Grievous éteignit les siens, elle s’écroula au sol, sans connaissance.

Shaak Ti se rua sur Grievous, poussant à son tour un cri de rage. Le général se tourna vers elle, et sans même allumer ses sabres, vint à sa rencontre d’un pas calme et décidé. Vif comme l’éclair, il saisit le poignet de Shaak Ti, celui qui tenait son sabre laser, et d’une puissante torsion, lui brisa l’os. Hurlant de douleur, Shaak Ti lâcha son arme. Grievous lui fit alors faire un tourniquet, et l’éjecta comme une vulgaire poupée de chiffons contre un quadripode non loin de là. La jedi s’écrasa lourdement dessus, et se releva péniblement, sonnée par la douleur.

Grievous vint sur elle, et la saisit par le cou, la soulevant du sol. Un objet glissa de la robe de la jedi, et tomba au sol avec un bruit métallique. Le général n’y fit pas attention.

« Tu as perdu jedi, cracha-t-il. »

Il la souleva au-dessus de sa tête et l’écrasa contre le sol. L’épaule de Shaak Ti, émit un craquement sinistre. Lorsque le cyborg lui porta un puissant coup de poing au ventre qui la fit se plier en deux sous la douleur, elle perdit connaissance.

Grievous se redressa, exultant de joie : il en était à son troisième jedi mis hors combat aujourd'hui, trois belles prises pour le Comte Dooku, celui-ci ne manquerait pas de le récompenser. Et ça faisait autant de sabres lasers pour sa collection ! Un de ses magna-garde, qui avait assisté au combat sans y participer sous son ordre, s’approcha.

« Les emmène-t-on général ? »

« Oui, oui, faîtes, répondit celui-ci d’un air distrait. »

Son regard se porta alors sur l’objet qui avait glissé de la robe de Shaak Ti : un holocom. Ses yeux jaunes se plissèrent, et une expression sournoise les illumina pendant un bref instant.

« Non, attendez ! Se ravisa-t-il. J’ai une idée... »


Katherine eut un sourire ravi : ils venaient d’arriver à l’armurerie ! Pendant le trajet qui les avait menés sur Hypori, elle n’avait pas pu s’empêcher de venir ici, baver devant les incroyables flingues entreposés ici. Mais un officier supérieur, l’air maigrichon et revêche lui avait dit d’aller voir ailleurs si il y était. Ce rabat joie était sûrement mort maintenant, et elle avait bien l’intention de profiter de l’occasion.

« Qu’est-ce que tu fais ? Grommela Ki-Adi-Mundi, on a pas vraiment le temps de prendre des jouets... »

« Si on doit partir à la chasse au cyborg, j’aime autant être bien équipée, répliqua Katherine. »

Avec délice, elle passa entre les rayons d’armes. Elle eut rapidement le coup de foudre pour un fusil blaster de haute qualité, le genre d’armes réservées à l’élite des soldats clones. Katherine s’en saisit, et vit tout de suite que c’était une arme de pointe, précise et dotée d’une grande puissance de feu. Elle le prit, ainsi que deux pistolasers, et des explosifs.

« On peut y aller maintenant ? »

« Oui. Allons-y, et ne... »

Elle fut interrompue par une petite sonnerie : l’holocom de Ki-Adi-Mundi sonnait. Le jedi l’ouvrit, et apparut alors l’image holographique de Shaak Ti. Elle semblait avoir été secouée, d’ici on pouvoir voir que son visage était barré d’un vilain hématome.

« Shaak Ti ! Vous avez été attaquée ? Vous êtes blessée ? Demanda Ki-Adi-Mundi d’un ton anxieux. »

« Nous avons été attaquées, mais nous nous sommes échappées. Maître Mundi : nous avons repéré Grievous, il est dans le hangar principal, et seul. Venez tous les deux ici, aussi vite que possible, nous allons contacter également maître K'Krukh et maître Seirr. Ensemble, nous le mettrons en pièce. »

« Entendu, nous accourons. En route, Katherine. »

La communication s’estompa, et Shaak Ti éteignit l’holocom. Une larme roula sur sa joue. En face d’elle, Grievous tenait toujours Aayla Secura par ses lekkus, son sabre laser toujours à quelques centimètres de sa gorge.

« J’ai fait ce que vous m’avez demandé ! Lança Shaak Ti, lâchez la maintenant ! »

Grievous éteignit son sabre, et laissa tomber une Aayla Secura inconsciente. Puis il s’approcha de Shaak Ti, et murmura d’un ton moqueur :

« Bien joué en effet… grâce à toi, vermine, je vais pouvoir capturer tous tes amis. »

« Jamais nous ne vous rejoindrons... »

« Alors je vous tuerai, voilà tout. Tu crois que ça m’empêcherait de dormir ? En parlant de dormir, il est temps pour toi de t’y mettre, tu ne te réveilleras que dans ta cage ! »

Et sur ce, le général lui administra un puissant coup de poing, l’assommant sur le coup.

« Vous deux ! Amenez ces deux jedi sur mon vaisseau. Toi ! Contacte les autres magna-gardes, qu’ils rappliquent ici. »

« Nous sommes tous là, mon général. »

« Ne dis pas de bêtises, nous étions trente avant de nous séparer... »

« Tous ceux encore entiers sont là, mon général. Les autres ont été détruits par les jedi. »

Grievous jeta un coup d’oeil à la maigre troupe de magna-gardes qui lui restait : tout juste dix, ils ne seraient plus que huit dans quelques secondes, quand les deux gardes qu’il avait désignés emporteraient les jedi. Qu’importe, à neuf contre quatre, ils s’en sortiraient facilement.

« Peu importe, dissimulez vous, et préparez vous pour l’assaut. Et surtout rappelez vous : votre tâche est de d’empêcher les jedi de s’échapper, vous ne devez pas intervenir, est-ce clair ? »

« Bien général. »


Prudemment, Ki-Adi-Mundi et Katherine pénétrèrent dans le hangar. Ils se faufilèrent, dissimulés par les vaisseaux, jusqu’au centre de la pièce. Rien. Personne. Jusqu’à ce que soudain, quelque chose surgisse à leurs côtés. Katherine braqua son blaster sur le nouveau venu, et Ki-Adi-Mundi se prépara à user de la Force… mais ce n’étaient que maître K’Krukh et maître Seirr. 

« Ah c’est vous ! Alors, vous avez vu Grievous ? »

« Pas le moindre signe… ni de lui, ni de Shaak Ti. »

« Dîtes les jedi, votre intuition magique vous dit pas que tout ça pue le piège ? Moi si... »

« Elle a raison, allons nous-en d’ici. »

Tous les quatre se faufilèrent à nouveau vers la sortie… qui se referma. Une voix forte, caverneuse et moqueuse retentit alors.

« Navré de devoir vous retenir, mais mon maître souhaite vivement vous rencontrer… Déposez vos armes, et tout ça se passera sans violence. »

Ils se retournèrent et virent, seul, au centre de la pièce, le général Grievous, ses deux sabres lasers allumés.

« Je m’occupe de la porte, ça ne prendra qu’une seconde, dit d’un ton très calme maître Seirr. »

Grievous se rua alors sur eux, courant à fond.

« On a plutôt besoin de vous ici, lança Ki-Adi-Mundi. »

Il se jeta à la rencontre du général, et engagea le combat. Il plaça un premier coup en direction de la tête, puis un autre vers le bassin, à chaque fois fut contré promptement par Grievous. Celui-ci contre-attaqua, obligeant le vieux céréen à reculer. Puis, maître K’Krukh et Seirr arrivèrent à leur tour, et à eux trois, les jedi assaillirent Grievous sous une pluie de coups. Mais le cyborg maîtrisait à la perfection les ficelles de l’escrime, et bloqua leurs assauts sans la moindre difficulté. Les jedi multipliaient les attaques, tentaient toutes les feintes possibles et imaginables, maître Seirr bondit même plusieurs fois au-dessus du cyborg : en vain, à chaque fois, l’un des sabre lasers de Grievous venait contrer celui des jedi. Le combat semblait perdu par avance.

Soudain, Grievous plissa légèrement des yeux, et d’un geste fulgurant, bloqua un tir laser, venu de nulle part : Katherine avait cherché un angle de tir, et après s’être juchée sur un quadripode, avait fait feu sur le cyborg. Celui-ci n’avait du qu’à un prodigieux réflexe de ne pas être touché. Un deuxième tir suivit, puis un troisième. A chaque fois, Grievous les paraît, mais la pression des tirs, plus celle des jedi, cela commençait à faire trop.

« Occupez vous de la chasseuse de primes ! »

Glapit-il à l’intention de ses magna-gardes, après avoir paré in-extremis un nouveau tir, dont Ki-Adi-Mundi avait profité pour tenter de lui sabrer les jambes, le mettant en grande difficulté.

Les magna-gardes sortirent de leurs cachettes, et se dirigèrent vers elle.

« C’est ça, approchez les boîtes de conserve... »

Lorsque les droïdes furent proches, elle sortit l’un des explosifs qu’elle avait pris dans l’armurerie, et le laissa tomber sur eux. L’explosion fut retentissante, et réduit en pièces les magna-gardes, projetant leurs débris au sol. Grievous tourna la tête, et eut tout juste le temps de parer un nouveau tir bien placé. Les jedi en profitèrent pour le projeter par la Force, l’envoyant s’écraser contre le mur.

Alors qu’il se relevait péniblement, Katherine le railla :

« Eh bien, général mécano, on a du mal à suivre le rythme ? Dommage que vous ayez pas quatre bras, pas vrai ? »

« Oui… dommage en effet, railla Grievous. »

Il se redressa de tout son long, et sous les yeux médusés de ses adversaires, scinda ses deux bras en quatre bras plus fins. Les deux nouveaux bras saisirent à leur tour un sabre laser chacun. Il fit mouliner ses quatre sabres lasers, dans un concert de vrombissement et un feu d’artifice d’éclairs de lumière. Il se dirigea vers les jedi ainsi, moulinant des sabres.

« Un jour, faudra que j’apprenne à la fermer, marmonna Katherine. »

Elle aligna un nouveau tir, que Grievous para aisément. Puis, le cyborg tomba sur les jedi, les faisant crouler sous une pluie de coups brutaux et véloces, les obligeant à reculer. Katherine n’y connaissait rien en escrime, mais elle n’osait s’imaginer le cauchemar que ça devait être de devoir gérer un adversaire usant de quatre sabres en même temps. Elle tirait et tirait encore, mais elle parvenait à peine à diminuer la pression que Grievous mettait sur les jedi. L’issue ne faisait plus aucun doute, les jedi finirent par flancher. Grievous parvint tout d’abord à tromper la garde de maître Seirr, lui infligeant une longue éraflure au bras, puis à la jambe, avant de le frapper du coude pour l’assommer. Puis, il trancha la poignée du sabre laser de maître K’Krukh, avant de lui asséner un puissant coup de boule qui l’envoya au tapis.

Ki-Adi-Mundi tint bon encore quelques temps, parvenant tant bien que mal à bloquer les coups de Grievous. Katherine faisait feu de tout bois sur le cyborg, mais celui-ci paraît dédaigneusement ses tirs, utilisant un des sabres à cet effet, tandis que les trois autres s’acharnaient avec violence sur le jedi. Ce qui devait arriver arriva : Grievous repoussa avec violence le sabre laser de Mundi, et transperça les deux épaules du céréen, lui faisant pousser un cri de douleur.

Le jedi s’écroula au sol, sans connaissance. Lentement, Grievous se tourna vers Katherine, les yeux jaunes brûlant d’une lueur féroce et haineuse. La chasseuse de primes fit feu la première, elle enchaîna les tirs mortels, que Grievous paraît invariablement. Sa situation était critique. Tout en continuant à tirer, elle sauta du quadripode sur lequel elle s’était hissée pour bondir sur un autre, cherchant à s’éloigner le plus possible du cyborg. Celui-ci, bondit d’un saut prodigieux, et atterrit sur le toit de l’engin. Katherine se retourna et sauta à nouveau, cette fois-ci sur le toit d’un chasseur. C’est alors qu’elle aperçut quelque chose qui pourrait l’aider : un bipode TR-TT

Elle bondit dessus, et l’activa. Grievous continuait de lui courir après. Brusquement, elle mit la machine en marche, s’élançant à travers le hangar, Grievous sur ses talons. Elle fit pivoter le bipode, et ouvrit le feu sur le général cyborg. Celui-ci bloqua les tirs, mais ceux-ci étaient bien plus puissants que ceux envoyés par un laser. Grievous reculait, et ne bloquait les tirs que péniblement. Il dut bondir derrière un véhicule pour s’abriter, laissant le champ libre à Katherine. Celle-ci fit pivoter son véhicule, et fonça vers la porte de sortie. Dans une rafale de tirs, elle fit exploser la porte, et s’enfuit loin du hangar.

Grievous, plissa les yeux, furieux de voir cette ordure lui échapper. Il enrageait à l’idée d’avoir à reprendre une longue et frustrante traque à travers cette épave. Si encore c’était pour tuer des jedi ! Mais il ne s’agissait là que de retrouver une minable chasseuse de primes… Il se figea à cette pensée. En effet, ce n’était rien d’autre qu’une chasseuse de prime ! Il n’avait pas à la capturer vivante, ni à prouver ses capacités en l’affrontant seul ! Revigoré à cette idée, il alluma son holocom. L’image du droïde officier apparut.

« Mon général ? »

« Commandant. Une chasseuse de primes se cache dans le vaisseau. Envoyez vos troupes, qu’elles viennent m’aider à la retrouver. »

« Bien général. »

« Et, commandant ? »

« Oui ? »

« Dites leur de tirer à vue. »


Katherine tournait en rond sur la plate-forme de commande. Elle était coincée dans ce croiseur, seule avec un général cyborg psychopathe. Autant dire que la situation n’était pas brillante. Depuis qu’elle avait réussi à s’échapper du hangar, elle avait tenté de rétablir la communication avec l’extérieur, en vain. La peur commençait sournoisement à s’insinuer en elle, et cela ne s’arrangea pas lorsque ses yeux se posèrent sur les écrans de surveillance. Des centaines et centaines de droïdes de combat pénétraient dans le vaisseau, armés jusqu’aux dents, prêts à tuer.

Curieusement, la panique et le désespoir agirent sur elle comme des stimulants. Quelques seulement après avoir vu les droïdes entrer dans le vaisseau, Katherine quitta la plate-forme de commande, blaster au point, bien décidé à se porter à leur rencontre.


« J’ai surpassé les jedi, Comte, je vous les amènerai lorsque j’en aurai fini avec la chasseuse de primes. »

« Entendu. Conduisez les à Mandalore, nous avons là bas, plusieurs bases, sur le territoire des Death Watch. Je vous transmettrai les coordonnées exactes, lorsque serez à bord de votre vaisseau. Vous avez fait là une magnifique prise de guerre, général. Vous avez prouvé votre valeur aujourd'hui, je suis satisfait de vous. »

« Merci, Comte. »

La communication s’arrêta là. Grievous, qui menait un détachement d’une cinquantaine de droïdes se figea soudain. Préoccupé par sa discussion avec Dooku, il n’avait pas prêté attention à ce qui se trouvait devant lui, au détour d’un couloir. Katherine était là, plantée en plein milieu du couloir, seule, et son blaster rangé à sa ceinture. 

« Tu espères te rendre ? railla Grievous »

« Non, répliqua-t-elle. Ceci dit, je suis prête, pour ma part, à accepter votre reddition. »

Grievous éclata d’un rire mauvais qui lui donna une quinte de toux.

« Ma reddition ? Tu ne sais pas compter ? »

Katherine se contenta de sourire. Grievous jeta un rapide coup d’oeil aux alentours : il ne vit rien d’autre que le couloir désert, et la chasseuse de prime. Visiblement elle n’avait aucun plan de secours.

« Tuez là, ordonna-t-il aux droïdes. »

Les droïdes levèrent leurs blasters et firent feu. Mais leurs tirs se heurtèrent à une sorte de barrière électromagnétique, qui ne fit que vibrer à leur contact. Katherine sourit à nouveau. Plissant les yeux, Grievous vit qu’elle avait au poignet un bracelet sur lequel elle avait appuyé.

« Pratique, n’est-ce pas ? lança-t-elle, en le montrant à Grievous. J’ai transféré les commandes du vaisseau à ce bracelet, ça m’a permis d’activer les rayons capteurs ici… et donc de m’abriter. »

« Et donc de te piéger toi même, jeune idiote. Tu es coincée, tout ce que j’ai à faire, c’est te regarder lentement mourir de faim et de soif. Ca promet d’être un spectacle amusant, non ? »

« Moins amusant que ce qui va réellement se passer. »

« Et que va-t-il donc se passer ? »

« D’ici dix secondes, à peine, vous allez vous retourner, et partir en courant. »

Grievous explosa d’un gros rire caverneux qui se termina par une toux déchirante.

« Très drôle chasseuse de prime. Une misérable rate woomp piégée comme toi qui vas me faire fuir ? J’aimerais bien voir ça. »

« Regardez bien alors. »

Katherine appuya à nouveau sur son bracelet. Aussitôt, une sonnerie d’alarme hurla dans le couloir à en déchirer les tympans. Les droïdes de combat s’agitèrent, surpris. Une voix froide et mécanique retentit dans les hauts parleurs du couloir.

« Le processus d’auto-destruction du vaisseau a été déclenché, le croiseur s’autodétruira dans deux minutes. Il est conseillé au personnel non mécanique de procéder à l’évacuation. »

Un mouvement de panique s’amorça chez les droïdes. La voix mécanique reprit :

« Une minute cinquante neuf avant l’explosion, une minute cinquante huit, une minute cinquante sept... »

L’infernal compte à rebours continuait, Grievous tenta de juguler la panique qui s’emparait de lui, et réfléchit : son adversaire bluffait-elle ? Peut être, peut être pas. Il préférait ne pas prendre de risque.

« Restez ici, ordonna-t-il aux droïdes, tuez là si elle tente de s’échapper. »

« Mais général... »

« C’est un ordre. »

« Bien général. »

Grievous se détourna et se dirigea d’un pas rapide vers la sortie du couloir, sans montrer sa panique. Il venait quasiment d’ordonner aux droïdes de se suicider, mais leur programmation leur intimait d’obéir quand même. A présent il devait quitter ce vaisseau au plus vite.

« Général ? le héla Katherine »

Grievous se tourna vers elle, sachant qu’elle voulait lui faire perdre du temps, mais il n’avait pas pu s’en empêcher.

« Adieu, poursuivit-elle. »

Elle appuya à nouveau sur un bouton de son bracelet, et retentit alors une petite sonnerie, qui semblait venir du mur. Aussitôt, les explosifs dissimulés par la chasseuse de primes dans le mur s’activèrent, et explosèrent, soufflant les droïdes, et dévastant le couloir.

Katherine éteignit les rayons capteurs. Ceux-ci avaient rempli leur rôle, et l’avaient protégée de l’explosion. Elle jeta un coup d’oeil aux droïdes : ils n’étaient plus qu’un amas de pièces détachées fumantes. Elle eut envie de regarder si Grievous avait péri ou non.

« Une minute avant l’explosion, cinquante neuf secondes, cinquante huit, cinquante sept, cinquante six... »

Elle n’avait pas le temps. Elle avait calculé de combien de secondes elle aurait besoin exactement pour s’enfuir, et devait donc mettre son plan à exécution maintenant, car tout se jouerait à la seconde près. Elle courut comme une folle jusqu’au hangar du croiseur, non loin de là. En chemin elle croisa quelques droïdes de combat, mais ceux-ci se contentaient de fuir. Les ingénieurs de la CSI avaient conçu ces droïdes avec un minimum d’instinct de survie afin qu’ils soient efficaces. En l’occurrence, ça aidait bien Katherine.

Une fois dans le hangar, elle se dirigea droit vers une moto-jet et monta dessus.

« Quarante secondes avant l’explosion, trente neuf, trente huit, trente sept... »

Katherine démarra la moto-jet, et fonça dans les couloir aussi vite que possible, droit vers la sortie. Elle arriva devant la sortie qui était en vue.

« Vingt secondes avant l’explosion, dix neuf, dix huit... »

Cinq droïdes de combat se tenaient entre elle et la sortie. Katherine accéléra, et pressa la commande de tir, le tout en fermant les yeux. A présent, ça passait ou ça cassait. Deux droïdes furent balayés par ses tirs, les trois autres ne purent que la laisser passer.

« Quatorze secondes avant l’explosion, treize, douze... »

La moto-jet bondit en-dehors du vaisseau, au grand soulagement de Katherine. Elle pressa l’accélérateur, poussant le véhicule à fond. Elle s’était suffisamment éloignée du vaisseau pour être en sécurité lorsque celui-ci commença à exploser, quartier par quartier, jusqu’à partir en fumée dans une explosion titanesque. Elle avait eu chaud, très chaud.


« La chasseuse de prime vous a donc échappé ? »

Le droïde commandant s’inclina devant l’image holographique de Dooku.

« Je ne sais pas mon seigneur, mais le croiseur a explosé, il est tout à fait possible qu’elle soit morte. »

« Parfait. Et qu’en est-il du général Grievous, pourquoi n’est-ce pas lui qui me fait ce rapport ? Est-il tombé ? »

« Non maître. Il a été gravement blessé dans un piège tendu par la chasseuse de primes, il est actuellement en récupération dans sa chambre de stase. »

« Bon. Et qu’en est-il des jedi qu’il a capturés ? »

« Ils sont enfermés dans les cales du vaisseaux, mon seigneur. Nous vous les amenons à Mandalore, comme prévu. Nous sommes en route en ce moment même.»

« Excellent. L’assaut sur Hypori a donc été totalement repoussé ? »

« Totalement, mon seigneur. Finalement c’est dans l’auto-destruction du croiseur, lancé par la chasseuse de primes que nous avons perdu le plus de droïdes. A part ça, notre victoire sur la République est totale. »

« Bien ! Je vous attendrai à Mandalore. »


Katherine retint sa respiration. En se faufilant dans la base séparatiste, elle avait réussi à atteindre la salle de communication. Elle tentait à présent d’entrer en communication avec Coruscant, mais cela allait-il fonctionner ?

Elle ressentit un immense soulagement en voyant l’image holographique de Mace Windu apparaître. Le jedi eut l’air surpris, mais Katherine ne lui laissa pas le temps de parler.

« Maître Windu, nous avons peu de temps, il va falloir que vous m’écoutiez... »
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Messagepar L2-D2 » Mer 07 Juin 2017 - 17:50   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

:shock:

Je viens de réaliser que je n'ai pas lu ton récit depuis le Chapitre 10 ! :oops:

Promis, je m'y remets dès que j'en ai le temps !
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Messagepar Dark Palgueïss » Mer 07 Juin 2017 - 18:12   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Pas de soucis L2-D2, merci pour tes avis :)
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Messagepar Dark Palgueïss » Sam 05 Aoû 2017 - 11:40   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Chapitre 15 : L’Arme.


La porte blindée s’ouvrit en coulissant, et Dan put enfin respirer à l’air libre. Ils avaient pénétré dans l’atmosphère de la planète, l’air étant désormais respirable, ils n’avaient plus besoin de rester cloîtrés dans l’obscurité étroite de la canonnière TIO/BA qui les amenait en bas.

Dan en profita pour observer le paysage, car c’était la première fois qu’il venait sur cette planète. Dac. C’était assez saisissant. C’était une chose de savoir que la planète était entièrement recouverte d’eau, c’en était une autre de voir cet immense océan s’étendre sous ses yeux, et réaliser qu’il n’y avait aucun continent, aucun rivage pour la limiter. Excepté bien sûr, les villes flottantes que les Mon Cals, et les Quarrens avaient érigées ça et et là. Comme la ville de Krineron, haut lieu de la culture des Mon Cals, vers laquelle précisément ils se dirigeaient.

Krineron se trouvait non loin de la ligne de front, la Sixième armée y maintenait donc une importante garnison. Leur général en chef, Kit Fisto attendait Dan, encadré par de nombreux soldats.

« Maître Fisto, le salua Dan. »

« Padawan Dalthornar. Je m’étonne de ne pas vous voir accompagné de votre maître, Jor Drakas. Je pensais qu’il devait vous accompagner ? »

« Et moi je m’étonne de ne pas le voir avec vous. Ses instructions étaient de me rejoindre ici, sur Mon Calamari. »

Kit Fisto fronça les sourcils.

« C’est inquiétant. La mission que je dois vous confier est dangereuse, je ne veux pas qu’un padawan privé de son maître l’accomplisse. »

« Avec tout mon respect, maître Fisto, je pense être en mesure de... »

« Et sans vouloir remettre en cause vos capacités, il y a une raison pour laquelle un padawan jedi a un maître. Le rôle d’un chevalier jedi n’est pas à d’être des années lumières de son padawan quand celui-ci est en danger. Je vais contacter Jor Drakas sur le champ, pendant ce temps, je vais laisser le commandant Vrakd ici présent vous donner les détails de la mission que vous accomplirez avec votre maître. »

Dan comprit qu’il ne servirait à rien de discuter.

« Comme vous voudrez, maître Fisto. »

« Si vous voulez bien me suivre, dit Vrakd. »

Dans la salle des cartes, le commandant lui présenta la situation.

« Comme vous le savez peut être, la guerre sur cette planète s’enlise complètement. Non seulement les armées droïdes sont nombreuses, non seulement elles ont fait main basse sur quantité de places fortes, sous marines ou non, mais en plus, elles sont soutenues par une large part de la population de Dac. »

« Les Quarrens ? »

« Principalement. Mais pas seulement. C’est loin d’être aussi simple que les gentils Mon Cal pro-républicains et les méchants quarrens pro-séparatistes. En fait, la plupart de la population, Quarren comme Mon Cal est attentiste, mais parmi les partisans, qui ont fait allégeance à un camp ou un autre, c’est plus réparti que ce qu’on pourrait croire. Il n’y a qu’à voir le général ennemi : il s’agit de l’amiral Merai, un Mon Cal. Il est donc compliqué de distinguer deux camps clairement définis au sein de la population. Le général Fisto est très pessimiste sur ses chances de remporter une victoire rapide ici. »

« Je vois. Et en quoi est-ce que je peux l’y aider ? »

« En rien. Vous ne pouvez pas aider à abréger la bataille de Mon Cal… en revanche vous pouvez faire en sorte qu’elle ne s’achève pas brutalement par une victoire des Séparatistes. »

Vrakd alluma une table holographique, et l’image d’un Omwati apparut.

« Voici, Kiwal Rure, un ingénieur au service de la Confédération. Nous savons de source sûre qu’il se cache depuis peu ici, sur Mon Cal. Nous pensons qu’il met au point une arme, capable de donner une victoire rapide aux séparatistes. Il est extrêmement dangereux pour nous. Je pense que vous avez entendu parler du Malveillant ? »

« Ce vaisseau amiral, que le général Skywalker est parvenu à détruire au tout début du conflit ? »

« Oui. Il était équipé d’une arme inédite, d’un canon d’un genre nouveau, capable de neutraliser nos vaisseaux. Ce canon avait été conçu par Kiwal Rure. Nous pensons que la nouvelle arme qu’il prépare s’appuie sur ses travaux précédents. Peut être même est-il entrain de préparer le même canon, pour de nouveaux vaisseaux. »

« Je dois donc le capturer ? »

« Oui. Vivant si possible. Le Chancelier Palpatine a lourdement insisté sur ce point : l’impossible doit être mis en œuvre pour capturer Kiwal Rure vivant, en aucun cas il ne doit être tué. »

« Mettre à mort ceux que l’on pourrait capturer n’est pas dans la philosophie des jedi de toutes les façons. Où est-ce que je pourrai le trouver? »

Vrakd, fit s’afficher une carte de la région.

« Il se terre ici, dans la petite ville de Niondel. C’était une petite bourgade paisible… avant que les Séparatistes ne s’en emparent, soumettant l’ensemble de la population et n’en fassent une véritable forteresse. Un puissant bouclier déflecteur la protège, si bien qu’il est impossible d’y entrer que ce soit par voie aérienne ou maritime. »

« Mais alors... »

« La seule solution est d’adopter la voie sous-marine. Mais ça reste dangereux : les destroyers sous-marins des Séparatistes patrouillent régulièrement, même un poisson ne pourrait y pénétrer sans qu’ils ne soient au courant. Mais un jeune officier Mon Cal a eu une idée. Je vais le laisser l’exposer lui même. »

Un jeune Mon Cal, vêtu d’un uniforme d’officier républicain s’avança. Il s’inclina brièvement, et pianotant sur le panneau de commande de la table holographique, fit apparaître l’image d’une falaise sous-marine.

« Voici la falaise de Criffter. Elle se trouve non loin de la ville de Niondel, et s’étend de part et d’autre du bouclier déflecteur. Plusieurs canyons la traversent, mais l’un d’entre eux en particulier nous offre l’opportunité de pénétrer dans la ville. Il n’est en effet jamais surveillé par la CSI, car il est trop étroit pour permettre le passage d’engins sous marins, et considéré trop dangereux pour que des unités le traversent. »

« Trop dangereux ? »

« Oui. Le canyon est hanté par des poulpes diables, capables d’engloutir un être humain en un clin d’oeil. Mais ce n’est pas tout… Il y a quelques années, un riche imbécile de Niondel possédait un aquarium, une véritable attraction pour touristes. Mais il voulait que son aquarium soit la renommée de toute la Galaxie, alors il a dépensé une fortune pour qu’on lui ramène… un aqua-monstre sando. »

« Vous plaisantez ? »

« Non. L’équipe qu’il a financée a été à moitié décimée, mais elle est parvenue à lui rapporter un jeune mâle encore enfant. Pendant quelques années tout s’est bien passé, mais la créature a fini par devenir gigantesque, et elle s’est enfuie de l’aquarium, et s’est enfuie à travers la ville, semant le désolation et le carnage sur son passage, avant de gagner les eaux. »

« L’aqua-monstre sando a pu passer par la ville ? A l’air libre ? »

« Oui. Plusieurs théories voulaient que cette bestiole soit capable de se mouvoir sur la terre ferme, vues ses pattes et sa morphologie. Ça été l’occasion de le vérifier… une aubaine pour les scientifiques, vraiment, mais pas pour les habitants. Toujours est-il que depuis, la bête hante les abords de la ville, et plus particulièrement les falaises de Criffter. Ainsi aux yeux des Séparatistes, il est impossible que quiconque passe par là. Il ne s’attende pas à ce que l’on tente cette... »

« Folie ? »

« Oui. Je me doutais que mon plan ne vous plairait pas, mais... »

« Détrompez vous, dit Dan avec un sourire féroce, je l’adore. »

L’officier Mon Cal hocha la tête d’un air satisfait. Au même moment Kit Fisto entra dans la pièce, l’air furieux.

« Jor Drakas m’a tout simplement raccroché au nez ! Il ne veut rien savoir, ne veut pas quitter Ryloth. Je serais ravi d’aller le chercher moi même par la peau des fesses, mais nous n’avons pas le temps... »

« Nous devrons donc faire sans lui, dit Dan d’un ton indifférent. »

« Oui. »

Kit Fisto désigna l’officier Mon Cal.

« J’imagine que le lieutenant Ackbard ici présent t’a exposé son plan ? »

« En effet. »

« Il te semble bon ? »

« Oui, je ne pense pas que l’on pourrait en trouver de meilleurs. »

« Surtout que je ne lui ai pas encore expliqué pourquoi nous avions besoin d’un jedi pour cette mission, renchérit Ackbard. »

« Je vois, dit Fisto. Mais j’ai peur que cette partie là du plan soit plus qu’aléatoire. »

« De quoi parlez vous ? demanda Dan. »

« Le lieutenant Ackbard avait dans l’idée qu’un chevalier jedi pourrait apaiser les créatures que vous ne manquerez pas de rencontrer au cours de la mission. Y compris l’aqua-monstre sando . »

« J’ai entendu dire que les jedi avaient ce pouvoir… dit Ackbard. »

« C’est en effet l’une de nos techniques. La maîtrises tu, jeune Dalthornar ? »

Dan hésita…

« Maître Yoda m’en a expliqué la théorie mais... »

« Tester la pratique sur l’un des monstres marins les plus puissants de la Galaxie est un peu rude, n’est-ce pas ? »

« Oui. »

« C’est ce que je craignais. Je vais devoir vous accompagner. »

« En aurez vous le loisir ? »

« Si les Séparatistes nous laissent tranquille, et ne lancent pas d’assaut, oui. »

Dan se sentit profondément soulagé. Un bref instant, il s’était vu confronter ses pouvoirs à un léviathan de plusieurs centaines de mètres de long.

« Pourquoi ne pas y aller tout de suite ? »

Fisto fronça les sourcils.

« Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation jeune homme. La nuit va bientôt tomber, les créatures sous marines abondent à ce moment là, nous nous mettrions inutilement en danger. Nous attendrons demain, dés la première heure pour partir. »

Il fut réveillé en pleine nuit par des alarmes stridentes qui retentissaient dans tout le bâtiment. Dan bondit sur ses pieds et s’habilla en hâte. Il jeta un rapide coup d’oeil par la fenêtre, l’aube pointait à peine.

« Que se passe-t-il ? demanda-t-il une fois arrivé au centre de commandement. »

« Les Séparatistes lancent un assaut sur la ville, et sur plusieurs autres places fortes du front. Je vais diriger la contre-offensive, puis j’irais les contrer partout où ils attaquent. Il va falloir repousser la mission, je t’envoie à Calren, une ville neutre non loin de Niondel. Tu y attendras que je te rejoigne, en aucun cas tu ne dois te risquer à tenter d’accomplir la mission seul, compris ? »

« Bien, maître. »

« Une canonnière TIO/BA t’attend, j’ai prévu une escouade d’ARC Troopers pour t’accompagner. Ils nous seront utiles pour la mission. Le lieutenant Ackbard viendra avec toi également. Si tôt l’offensive séparatiste repoussée, je te rejoindrai avec une autre escouade. Je fais au plus vite. Que la Force soit avec toi. »

« Que la Force soit avec vous maître. »


Une heure plus tard, Dan était dans la canonnière TIO/BA, en compagnie des ARC Troopers, et volait droit vers Calren. Se tenant à la barre qui surplombait l’ouverture latérale, Dan se pencha dehors et observa l’horizon :

« Pilote : on est proche de Calren ? »

« On ne devrait pas tarder à l’avoir en visuel monsieur, encore une dizaine de minutes et… bon sang qu’est-ce que c’est que ça ? »

Au loin, le nuage d’une gigantesque explosion venait de se former, et montait en l’air, gigantesque champignon de feu, dont la chaleur se ressentait jusqu’à l’endroit où ils étaient, à des kilomètres de là.

« Ca vient de Calren dit Ackbard effrayé. »

« Il faut qu’on aille là bas, tout de suite ! »

« Mais monsieur... »

« On doit savoir ce qu’il s’est passé, insista Dan, on y va ! »

« Bien monsieur. »

Ils arrivèrent bien vite sur les lieux. Dan s’était attendu à trouver une ville dévastée par l’explosion, en ruines peut être. Il ne s’attendait pas à découvrir ce qu’il allait découvrir : la ville avait tout simplement disparu. Elle avait été remplacée par une mer de débris, de gravats et de poutres, de verre brisé et… de corps déchiquetés. Dan eut la nausée en les voyant, et il s’en fallut de peu qu’il ne rende son déjeuner. Il se tourna vers Ackbard, qui semblait aussi horrifié que lui.

Ils passèrent ainsi au milieu de la ville, à la recherche de survivants, mais il apparut bien vite que c’était inutile : personne n’aurait pu survivre à une telle attaque. En aucun cas. Passé le choc, une sourde colère monta en Dan : la ville était neutre, ce n’était pas un objectif militaire, ce qui ne pouvait signifier qu’une seule chose : le tir contre Calren avait été un test… des milliers de gens tués en un seul coup en guise de test.

« Quelle genre d’arme peut vaporiser une ville en un seul coup ? demanda abasourdi Ackbard. »

« C’est pas ça la question, répliqua Dan. La vraie question, c’est quel genre de monstre peut concevoir une telle arme ? »

Un éclair vert les illumina soudainement. Ils eurent juste le temps de lever les yeux, et de voir un rayon traverser le ciel, et se perdre au loin. Un nuage d’explosion se forma alors dans la zone où il avait disparu, signe qu’il avait à nouveau anéanti une ville.

« Qu’est-ce que c’était que ça ? »

« C’était l’Arme, encore une fois. Combien de temps s’est-il écoulé depuis le dernier tir, celui qui a réduit en miette cette ville ? »

« Une demi-heure monsieur. »

« Alors toutes les demi-heures, cette arme est capable d’anéantir une ville. Littéralement. On ne peut pas attendre que maître Fisto nous rejoigne. »

« Vous voulez dire que... ? »

« Oui. Pilote : cap sur Niondel. »

« Mais monsieur : maître Fisto a dit que... »

« La situation a changé. »

Ackbard intervint :

« Attendez ! Dans notre plan nous devions prendre un sous-marin ici pour nous rendre aux falaises de Criffter. Sans ça, les Séparatistes nous verront à des kilomètres ! »

« Oui. Ils vont nous voir, et nous abattre. »

« Mais dans ce cas... »

« Dans ce cas, nous quitterons la canonnière avant qu’elle n’explose. En volant suffisamment près de l’eau, on s’en sortira facilement. Ils nous croiront morts avec un peu de chance, et alors nous pourrons nous faufiler à travers les falaises jusqu’à la ville. »

« Ils seront sur leurs gardes. Et que fait avec l’aqua-monstre sando ? »

« Un problème à la fois, voulez-vous ? »

« C’est une tentative désespérée... »

Dan désigna la colonne de fumée au loin.

« C’est une situation désespérée. Pilote, je vous ai donné des ordres, qu’attendez vous pour y obéir ? »

« Bien monsieur. »

Ils s’envolèrent droit vers Niondel à toute allure, mais même ainsi, il fallut un certain temps pour atteindre la ville. Celle-ci commençait lentement à se profiler à l’horizon lorsque le pilote de la canonnière s’écria :

« Monsieur ! Deux vautours droïdes nous prennent en chasse ! »

« Très bien. Rasez la surface, et préparez vous à vous éjecter. Mais avant de sauter, vous activerez le pilote automatique. Ainsi les vautours poursuivront la canonnière sans se soucier de nous. Privée d’un pilote intelligent, se contenant de voler toute seule en ligne droite, la canonnière se fera vaporiser, et on nous croira morts. »

Dan se tourna vers Ackbard :

« A quelle distance on est des falaises de Criffter ? »

« Dix kilomètres environ. »

« On va être quitte pour une longue randonnée sous l’eau, maugréa l’un des soldats clones. »

« J’espère qu’un peu d’eau ne vous effraie pas capitaine ? »

« De l’eau non… ce qui vit en dessous par contre... »

Les vautours droïde se mirent à faire feu sur eux. Ils eurent l’impression d’être enveloppés dans une pluie de tirs lasers dont la plupart les manquaient et frappaient la mer, soulevant des gerbes d’eau. Dan et Ackbard s’équipèrent pour leur périple sous-marin : une tenue de plongée, qui se composait principalement d’un casque pour pouvoir respirer, et d’une fusée dorsale pour pouvoir se diriger sous l’eau. Les clones n’avaient pas besoin d’équipement supplémentaire que leur armure de combat standard.

« Pour ce qui vit sous l’eau, répondit Ackbard, j’imagine que vous avez un plan, jedi ? »

« Préparez vous à sauter, ordonna Dan en préférant ne pas répondre à la question. »

L’un des tirs finit par atteindre la canonnière, et celle-ci tangua lourdement. Bien vite, un second tir atteint sa cible, puis un troisième.

« On va pas tenir très longtemps ! cria le pilote. »

« Sautez ! cria Dan. »

Ils bondirent tous ensemble hors de la canonnière, y compris le pilote, qui s’éjecta. Leur vaisseau, privé de pilote, poursuivit tout seul sa trajectoire, jusqu’à ce que l’un des vautours l’atteigne en plein moteur et le fasse exploser.

« Bien, dit Dan, maintenant, on passe à la suite. »

Lentement, ils s’enfoncèrent dans l’eau. Ce ne fut que lorsque ils atteignirent environ trente mètres de profondeur que Dan se rendit compte qu’il plongeait pour la première fois. Il découvrait, sous les flots un tout nouveau monde, un monde fait de silence et de bleu. C’était assez singulier : à priori, tout était vide, dépourvu de vie, que rien ne venait se mouvoir dans cette immensité bleuté, y respirer, s’y nourrir, y vivre. Mais au bout d’un certain temps, Dan finit par percevoir un foisonnement de vie autour de lui, et à discerner, ça et là, l’ombre fugitive de poissons et autres bêtes. Heureusement, il ne discernait pas encore de bêtes plus grosses que des poissons, pas de requins, de poulpes, ou heureusement, d’aqua-monstre en vue.

Soit parce que sa vue s’adaptait à l’océan, soit parce qu’en se rapprochant de la ville le terrain remontait, ils se mirent à discerner le fond. Celui-ci devint bien vite plus rocailleux, et à mesure qu’ils avançaient, il leur semblait qu’un grand mur noir se dressait devant eux. Lorsqu’ils en furent assez proches, ils comprirent de quoi il s’agissait.

« Les falaises de Criffter, annonça Ackbard. »

Elles étaient hautes et droites, leurs sommets, effilés par endroit, atteignaient et même dépassaient la surface. Leur façade regorgeait de vie, elles étaient couvertes d’algues, et des poissons ne cessaient d’y aller et venir en un trafic incessant.

« Où est le canyon ? » 

« Par ici, suivez moi. »

Ils longèrent la falaise pendant un long moment. Rando, l’un des soldats ARC, guettait fréquemment un gadget accroché à son poignet. Il était censé lui indiquer la présence de gros objets, tels que des destroyers sous-marins ou des monstres marins. Pour l’instant, il n’affichait rien, et ça diminuait de quelque peu la tension qui s’était emparée du groupe depuis qu’ils étaient arrivés près de la falaise. De quelque peu seulement.

Ils finirent par arriver devant un étroit défilé, suffisamment large pour que quatre hommes côte à côte puissent y entrer. Cependant, on comprenait bien vite pourquoi ce passage avait été déclaré impraticable pour tout engin sous-marin : il était on ne peut plus irrégulier, ses parois étaient truffées de rochers qui débordaient largement en bouchant le passage parfois entièrement. Conduire un engin quel qu’il soit à l’intérieur aurait été un cauchemar, même pour le meilleur pilote de la Galaxie.

Ils restèrent un temps devant le défilé, peu pressés d’y entrer, car il était sombre et sinistre.

« Comment s’appelle ce défilé déjà ? demanda Rando. »

« La passe du Diable, répondit Ackbard. »

« Charmant, ironisa Alm, un autre clone. »

« Et quand vous parlez de poules géants, c’est géant comment ? Géant la taille d’un cheval ou géant la taille d’une baleine ? »

« Pas assez de gens se sont risqués dans ce canyon, ou en sont ressortis vivants pour qu’on le sache avec certitude, mais il semblerait qu’il y ait de toutes tailles. Des poulpes normaux, et des poulpes franchement gigantesques. »

« Je comprends mal comment quoique ce soit de géant peut vivre dans un défilé aussi étroit. »

« Ils vivent ici. Ils y dorment si vous préférez. Ils n’aiment pas trop la lumière du jour, et sortent la nuit pour aller chasser au large, ou sur les falaises. »

« Alors, si ils ne sortent chasser que la nuit, ils ne nous attaqueront peut être pas ? »

« Peut être… mais je ne parierai pas là-dessus... »

« Capitaine, quelle formation adopteriez vous en abordant une zone propice à une embuscade ? »

« Nous sommes douze, dix soldats clones, et vous deux. Je recommande une formation en étoile. Sur chaque côté de l’étoile, nous placerons deux soldats, plus deux autres au-dessus de nous, histoire de couvrir le plus possible d’angles d’attaque. »

« Bien, nous ferons comme vous dîtes. Allons-y, et sortez vos blasters. »

Ils avancèrent ainsi dans le canyon, avec prudence et circonspection. Ce ne fut qu’au bout de dix minutes, que le lieutenant Ackbard, qui se tenait aux côtés de Dan, remarqua une chose inhabituelle :

« Vous n’avez pas votre sabre laser ? »

Dan en effet tenait en main un blaster, au même titre que les clones.

« Sous l’eau il est inutilisable. »

« Pourtant, j’ai vu le général Fisto se servir de son sabre des dizaines de fois sous l’eau, commenta Alm. »

« Son sabre est spécial, le mien ne l’est pas. Rassurez vous, les adeptes de la Force sont plutôt doués au tir. »

« Toujours est-il que… attention ! »

De gros tentacules, épais et visqueux venaient de jaillir de la roche, cherchant à attraper les humains. Ceux-ci ouvrirent aussitôt le feu, ouvrant des plaies béantes dans les monstrueux appendices, qui s’arrêtèrent en pleins gestes, et se tortillèrent affreusement, sous l’effet de la douleur, comme ils étaient des dizaines de serpents indépendants. L’effet visuel était terrible, et un brin répugnant. Les tentacules, disparurent aussi vite qu’ils étaient apparus, à leur grand soulagement.

« Ne traînons pas ici. »

Ils progressèrent avec plus de vitesse, mais non moins de prudence, pressés de quitter cet étouffant et oppressant canyon. Après de longues minutes de traversée, la sortie était enfin en vue. La petite troupe pressa le pas, lorsque soudain une nouvelle nuée de tentacules leur barra le chemin, les encercla, et s’avança en grouillant vers eux. Ils étaient si nombreux, que cette fois-ci, les poulpes diables devaient être très nombreux.

Les assaillis répliquèrent, faisant à nouveau feu de tout bois, mais cette fois-ci, leurs tirs parvenaient à peine à ralentir les tentacules. Les poulpes s’enhardirent, et quittèrent leurs abris rocheux, fusant vers leurs proies. Visant les têtes et les corps, les humains en tuèrent une grande quantité, de toutes tailles et de toutes sortes, les lasers lacérant, et même déchirant les corps mous de leurs assaillants. L’issue du combat était incertaine. Adoptant une formation carré, les humains parvenaient à tenir à distance les monstrueux animaux, mais leur nombre ne semblait jamais décliner.

Soudain, sans crier gare, semblant obéir à un ordre mystérieux, les poulpes disparurent dans un bel ensemble, rejoignant leurs trous rocheux, si rapidement que quelques secondes plus tard, on eût pu douter de leur réalité.

« Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »

« Je vais te dire ce qui s’est passé, lança Rando, ses méduses géantes ont senti l’arrivée de trucs plus gros qu’eux. »

« L’aqua-monstre ? »

« Non. Des sous-marins Séparatistes. Ils viennent droit sur nous. »

« Mais je croyais qu’ils ne surveillaient pas ce canyon ? »

« Je pense qu’il doit s’agir d’une patrouille. Dissimulons nous, et ils ne nous verront pas, répondit Ackbard. »

Ils se dissimulèrent près des rochers, et attendirent le passage des engins séparatistes. Plusieurs gros sous-marins passèrent au-dessus du canyon, serpentant au milieu des falaises de Criffter. Leur passage provoqua de gros remous, que des créatures comme les poulpes devaient sentir à des kilomètres. Lorsque le dernier engin fut passé, Dan s’écria :

« Maintenant, quittons vite ce canyon, avant que les poulpes ne reviennent ! »

Ils s’élancèrent vers la sortie, nageant de toutes leurs forces, poussant leurs fusées dorsales à fond. A tout moment, Dan craignait de sentir un tentacule visqueux s’enrouler autour de sa jambe. Mais après une course effrénée, ils furent soudain en dehors du canyon et de ses dangers. Le soulagement envahit Dan avec une force délicieuse.

« Eh voilà ! On aura même pas eu affaire à l’aqua-monstre ! »

« Euh monsieur… devinez ce qui fonce droit sur nous ? dit Rando d’un ton incertain. »

« Vous vous moquez de moi ? »

« J’aimerais bien monsieur. »

« Combien de temps avant qu’il n’arrive ? »

« Environ cinq minutes. »

« On devrait retourner dans le canyon, non ? »

« Pour se faire dévorer par les poulpes ? »

« Et si on essayait d’atteindre la ville avant lui ? »

« Tu veux jouer à la course avec ce truc ? Moi pas ! »

« Et si... »

« Stop ! s’écria Dan. On ne peut ni s’enfuir, ni se cacher, ni combattre ce monstre. Mais on avait un plan, et on va s’y tenir. On va gagner les hauteurs des falaises, vous allez me couvrir, et je vais apaiser cette bestiole. Elle va tourner les talons, et on va ensuite rejoindre la ville comme prévu. »

Il put sentir le doute chez chacun d’entre eux, mais seul Ackbard émit une objection :

« Vous êtes sûr de vous ? »

« Parfaitement, répliqua Dan d’un ton volontairement sec et tranchant. »

En vérité, il était loin d’avoir autant confiance en lui qu’il le laissait paraître. Pour tout dire, il était même terrifié, à l’idée de se retrouver confronté à un monstre de légendes, dont on se plaisait à raconter les sanglants exploits entre padawans. Il n’avait jamais apaisé une bête hostile, et l’idée de s’exercer sur un tel monstre n’avait de très rassurant. Seulement, si il laissait voir qu’il avait peur, les autres douteraient encore plus, et cela n’aurait d’autre effet que de renforcer ses propres craintes.

« Allons-y maintenant. »

Ils se dirigèrent vers les sommets de la falaise. Elle formait à cet endroit, une sorte de petite arène, dont les contours étaient les plus hauts sommets, qui transperçaient la surface, tandis que le coeur de la « petite arène », était constitué de sommets bien plus bas, qui poitaient à des dizaines de mètres de la surface. Cela formait une zone suffisamment vaste pour permettre le passage d’un monstre gigantesque. Dan s’installa sur un pic rocheux assez sur-élevé, à une dizaine de mètres de la surface seulement, les clones s’installèrent sur des pics rocheux plus bas, tout autour de lui. Leurs blasters étaient pointés dans la direction par laquelle devait arriver l’aqua-monstre.

De longues minutes passèrent, le coeur de Dan battit à tout rompre, et il se surprit à être pressé que le monstre arrivât : l’attente était insupportable. D’un ton grave, Rando annonça :

« Il arrive. »

Les humains perçurent alors un chant, puissant et grave, qui résonna dans leurs oreilles, faisant trembler jusqu’aux rochers. Il aurait pu avoir une certaine beauté, mais en cet instant, il les terrifia. Dan sentit alors la présence de l’animal, il perçu son esprit froid et glacé, sa faim dévorante, et quelque chose, un état d’esprit qu’il ne put nommer sur le moment, mais que plus tard il désigna comme étant de la malveillance, une malveillance sombre et résolue, qui le figea de terreur.

Et soudain, le monstre apparut. Au regard des critères de son espèce, il était assez petit, et même chétif. Il mesurait en effet 80 mètres de long seulement, ce qui est ridicule, lorsque l’on sait que certains membres de son espèce atteignent les 200. Mais ni Dan, ni les soldats clones, ni le lieutenant Ackbard ne le trouvèrent chétif lorsqu’il fit irruption dans « l’arène », et se mit à tourner en rond, comme si il cherchait quelque chose. Sa taille, sa masse musculaire, la force apparente de ses mâchoires les glaça de peur. Avec effroi, Dan comprit qu’il devait sentir leur odeur, et les chercher, intrigué. Il devait agir vite.

Ne pouvant se mettre à genoux sous l’eau, position propice au calme et à la médiation, il nagea au-dessus de son rocher, et se laissa flotter, restant en apesanteur, tâchant de ramener le calme dans son esprit... sauf que c’était impossible. La peur du monstre qui se tenait en face de lui, le sentiment d’urgence qui le tenaillait, sachant que chaque minute perdue était une minute qui les rapprochait d’un nouveau tir de l’Arme, et de la mort de millions d’innocents, la colère et le dégoûts ressentis depuis qu’il avait survolé les décombres de la ville, tout ça bouillonnait en lui, et formait un cocktail d’émotions bien peu propices à la sérénité. Il tenta malgré tout de toucher l’esprit du monstre par son pouvoir, et de l’apaiser… l’animal tourna aussitôt la tête dans sa direction, et fonça droit sur eux. Les clones ouvrirent aussitôt le feu, mais le monstre ne ralentit pas pour autant, les lasers s’écrasant contre lui sans lui causer le moindre mal.

Le léviathan était toujours plus proche, son grondement effrayant roulant sur les rochers, faisant trembler jusqu’au coeur des humains. La panique saisit Dan et le submergea. Dans le même temps, tous les sentiments qu’il accumulait depuis ce matin et qui couvait en lui comme la lave dans un volcan sur le point d’entrer en éruption, semblèrent jaillir sous l’effet de cette panique, le sumberger, et le contraindre à agir. Dan frappa l’aqua-monstre de son pouvoir, de toute la force de sa peur et de sa colère. Il ne cherchait plus à l’apaiser. Désormais, il sentait la volonté du monstre, et en frappant celui-ci de son pouvoir, il comprit qu’il pourrait la plier, la tordre, à force d’effort. Ses émotions se comportaient comme un moteur qui alimentaient son pouvoir, le rendant toujours plus grand et terrible, et ce pouvoir se trouvait orienté par une idée fixe qui durcissait sa volonté : il ne devait pas mourir ici. Si il mourrait, ici, entre les mâchoires de l’aqua-monstre, des millions de gens mourraient. Pire, cette arme se répandrait sur d’autres planètes, et ce ne serait plus alors des millions de gens qui mourraient, mais des milliard. Sa responsabilité était de l’empêcher, et ça passait par survivre à ce monstre, et pour ça, il devait le plier à sa volonté.

Dés l’instant où Dan l’avait frappé de son pouvoir, l’aqua-monstre s’était stoppé, et s’était mis à se débattre piteusement de tous les côtés, comme saisi par les mâchoires d’une créature encore plus monstrueuse que lui. Dan serra les dents, et maintint la pression, jusqu’à ce que soudain, l’aqua-monstre cesse de bouger : il avait réussi. Il avait soumis à sa volonté un aqua-monstre sando.

Les clones avaient cessé de tirer, et observaient d’un air méfiant l’animal immobilisé. Dan hésita un bref instant, avant d’ordonner :

« On monte sur son dos. »

« Pardon ? »

« On monte sur son dos, on ira plus vite. Or chaque minute compte. »

Pour donner l’exemple, il activa sa fusée sous-marine, et vint se placer sur le dos du monstre, juste derrière son cou. Ce contact lui répugnait, il craignait qu’à tout instant il se rebelle et le dévore, mais il semblait bien qu’il le tenait en son pouvoir. Les clones et Ackbard le rejoignirent sans se presser cependant. Lorsqu’ils furent tous installés, Dan relâcha un tout petit peu son pouvoir, et aussitôt, le monstre fila. Il se mit à tourner en rond, comme un chien enfermé dans une cage. Les humains sur son dos faillirent en être éjectés. Dan reprit le contrôle, et contraignit à nouveau le monstre à s’immobiliser.

« On va devoir être plus précis… par où est Niondel ? »

« Dans cette direction monsieur. »

« Bien. »

Dan libéra à nouveau le monstre, libérant légèrement sa volonté, la canalisant plutôt, afin de le faire aller dans une seule et unique direction. Le léviathan fila à grande allure droit vers la ville. De longues minutes passèrent, et Dan pouvait nettement ressentir l’appréhension de ses compagnons : ils savaient bien qu’à la moindre défaillance de son pouvoir, le monstre retrouverait la maîtrise de son corps et de son esprit, et les dévorerait. Mais la crainte que Dan éprouvait renforçait son pouvoir, et il put aisément dompter l’animal sur tout le trajet.

Ils étaient environ à mi-chemin, lorsque Rando s’écria :

« Monsieur ! des sous-marins séparatistes arrivent droit sur nous ! »

Dan poussa le monstre à accélérer, et ordonna :

« Quand les sous-marins arriveront, restez abrités derrière la tête de l’aqua-monstre ! »

Les engins séparatistes ne tardèrent pas à se profiler devant eux. Ils avaient adopté une formation de type pyramidal, trois d’entre eux étaient en-dessous, deux autres au-dessus, et le dernier tout seul tout au-dessus. Dés qu’ils aperçurent l’aqua-monstre sando, ils firent feu sur lui, de toute la puissance de leurs machines. Dan sentit la douleur de l’animal, mais il perçut aussi qu’elle n’était pas grand-chose, tant sa peau était épaisse, et tant il était grand. Sous la pression de Dan, il accéléra encore, et finit par percuter la pyramide de sous-marins, brisant ceux qu’il avait cognés, endommageant les autres. Les clones poussèrent des cris de joie à la vue des sous-marins en perdition. L’aqua-monstre fila, loin des séparatistes.

Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent en vue de quelque chose de saisissant. Une immense colonne de béton, qui masquait l’intégralité de l’horizon, et qui montait jusqu’à bien au-dessus de la surface.

« On y est monsieur. Niondel. »

Usant de son pouvoir, et suivant les indications de Ackbard, Dan dirigea l’aqua-monstre jusqu’à l’un des nombreux quais sous-marins de la ville. Les clones et Ackbard descendirent de l’aqua-monstre, et se tinrent du quai. Dan les suivit, mais avec lenteur et précaution. Il ne relâcha le monstre qu’au dernier moment, et eut le soulagement de voir celui-ci s’éloigner aussitôt, aussi vite qu’il le pouvait, fuyant cet étrange pouvoir qui l’avait tenu à sa merci pendant si longtemps. Enfin libéré de la menace pesante de l’océan et de ses dangers, le petit groupe gravit une échelle qui menait à la surface, et firent irruption à l’air libre.

Ils tombèrent nez à nez avec une dizaine de droïdes, mais heureusement pour eux, il ne s’agissait pour la plupart que de droïdes mécaniciens, et ils en vinrent aisément à bout. Les clones et Ackbard firent feu sur eux, tandis que Dan les sabrait au sabre laser. Ils quittèrent ensuite le quai, tandis que des alarmes se mirent à retentir dans toute la ville signalant leur présence. Ils s’éloignèrent du port, et gagnèrent une ruelle étroite et sombre située entre deux rangées d’immeubles. Là, le lieutenant Ackbard et Dan cachèrent leur combinaison de plongée, qui à l’air libre les handicapait plus qu’autre chose. Ils prirent ensuite quelques instants pour déterminer leur situation, et quel serait leur prochaine action. 

Pendant que Ackbard et Alm étudiaient des plans de la ville pour déterminer leur itinéraire, Rando et Dan faisaient le guet à l’entrée de la rue.

« C’était impressionnant ce que vous avez fait dans l’eau, monsieur. Je n’avais jamais vu un jedi maîtriser un monstre aussi énorme. »

Dan serra les dents, contrarié. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la façon dont il avait plié l’aqua-monstre sando à sa volonté n’était pas « très jedi », et il ne savait que trop ce qu’en auraient dit Maître Windu ou Maître Yoda. Heureusement pour lui, Ackbard les appela, et il n’eut pas à répondre à Rando.

« Avant l’arrivée séparatiste, la ville possédait un générateur de bouclier, exposa Ackbard. Elle ne s’en servait qu’en cas d’urgence, mais aujourd'hui, les séparatistes doivent probablement se servir du même, pour éviter tout bombardement orbital. L’Arme doit logiquement se trouver dans un espace qui autrefois était dégagé, car vu la puissance de ses tirs, elle doit être énorme. Je penche pour ici : la place de la République, c’était un espace ouvert assez large pour y installer quelque chose d’aussi imposant, et symboliquement je pense que ça plairait aux séparatistes d’installer leur arme ici : cette place a été faite pour célébrer la République, y installer une arme destinée à la détruire ne manquerait pas d’ironie... »

« Je suis d’accord, dit Dan, commençons par là. On a des explosifs ? »

« Affirmatif monsieur, ça fait partie de notre équipement standard. »

« Alors voilà comment je vois les choses : on endommage l’Arme suffisamment pour l’empêcher de tirer, on retrouve l’ingénieur Kiwal Rure, on le capture, puis on désactive les boucliers, et on demande à la flotte républicaine d’envoyer des canonnières TIO/BA place de la République, histoire de détruire définitivement l’Arme. »

Au moment où il prononça ces mots, Dan se rendit compte à quel point son plan était risqué, et il perçut l’appréhension des clones et de Ackbard.

« C’est risqué, mais je ne vois pas trop ce qu’on pourrait faire d’autre, dit Rando, exprimant l’opinion générale. »

« Alors dans ce cas, allons-y, trancha Dan. »

« En passant par le toit des immeubles, on risque moins de se faire remarquer par les patrouilles au sol, et on verra plus vite si nos soupçons à propos de la place de la République sont fondés, suggéra Ackbard. »

« Entendu. »

Ils pénétrèrent dans l’immeuble le plus proche, en forçant la porte, et montèrent jusqu’au toit. Sur le chemin, ils rencontrèrent plusieurs civils mon cal, que Ackbard se chargea de rassurer. Une fois sur le toit, les clones s’envolèrent jusqu’au suivant, usant de leurs fusées dorsales, portant Dan et Ackbard. Ils progressèrent ainsi lentement, sautant de toits en toits. Loin en contrebas, ils pouvaient voir les droïdes de combat séparatistes les chercher partout. Les patrouilles étaient très nombreuses, les civils étaient interrogés, et les alarmes retentirent pendant longtemps avant d’enfin se taire. Toute cette activité les préoccupait, mais il semblait bien qu’ils avaient trouvé la parade en passant par les toits. Seules les patrouilles volantes, constituées de chasseurs droïdes les inquiétait, mais ils parvenaient à les détecter en avance, et à se dissimuler à temps. Après une heure de progression, ils finirent par arriver là où ils voulaient : en vue de la place de la République. Sauf qu’il n’y avait plus de place. Un immense bâtiment noir la recouvrait intégralement, se dressant loin au-dessus des immeubles. Il était sans fenêtre, mais ses façades étaient étrangement dessinées. Chacune d’entre elle présentait un large renfoncement dans sa structure, qui formait une sorte de cratère. Dan, Ackbard et les clones étaient perplexes.

« On est au bon endroit ? Vous êtes sûrs que c’est là, la place de la République ? dit Rando. »

« Oui, ça ne faut aucun doute. Ce bâtiment n’a pas été construit par mon peuple, il a été construit par les séparatistes. »

« Vous croyez que l’Arme est là-dedans ? »

Soudain, un grondement sourd se fit entendre. Ca venait du bâtiment noir. Ils tournèrent la tête dans sa direction, et ce qu’ils virent les glaça d’effroi. L’un des étranges renfoncements en forme de cratère s’était mis à briller sur l’une des façades du bâtiments. Quatre épais rayons laser verts jaillirent des quatre côtés du renfoncement, se regroupèrent et formèrent un rayon laser plus imposant encore, qui fusa en direction de l’horizon.

« L’Arme n’est pas à l’intérieur du bâtiment, répondit Dan, l’Arme est le bâtiment. »

« Comment on va la neutraliser ? »

« On ne va pas le faire. »

« Comment ? »

« On change de plan : plus question de chercher à endommager l’Arme, on file droit vers les boucliers et on les désactive. Les canonnières
ne pourront pas détruire ce bâtiment, il faudra un bombardement orbital pour en venir à bout. Un tir de Star Destroyer devrait suffire, deux peut être. Puis, si il n’était pas à l’intérieur de l’Arme, on retrouve Kiwal Rure et on le capture. Des questions ? »

« Il y a des civils dans le coin, répliqua Ackbard, on ne peut pas prendre le risque de... »

« Notre assaut sur les boucliers devrait déclencher une alerte générale, et les civils devraient se cacher. »

« Avec un tir de Star Destroyer, on ne peut pas avoir la certitude qu’il n’y aura pas de dommages collatéraux. »

« Non, mais avez-vous une autre idée ? Si on ne fait rien, les pertes civiles vont s’accumuler… A combien on en est depuis le début de la matinée ? Des dizaines de millions ? Des centaines ? Combien il en faudra pour que vous acceptiez qu’on prenne le risque ? »

Ackbard baissa les yeux. Dan sentait et comprenait sa réticence, mais comme lui, le lieutenant ne voyait pas d’autres solutions.

« Moi monsieur j’ai une question d’ordre technique, dit Alm, comment est-ce qu’on ramène Kiwal Rure ? Comment on s’échappe d’ici ! »

Une question d’ordre technique ! Dan crut tout d’abord que le clone se moquait de lui, et fut sidéré de réaliser que non. Pour Alm, et probablement pour ses camarades, leur survie était une question d’ordre technique. Sans laisser paraître son trouble passager, Dan répondit :

« On volera un sous-marin séparatiste, dans la confusion, je pense qu’on pourra s’échapper ainsi. Si il n’y a plus de question maintenant, allons-y. »

« Bien monsieur. »

Ils mirent presque deux fois moins de temps pour atteindre le générateur de bouclier qu’ils en avaient mis pour atteindre l’Arme, mais Dan n’eut pas cette impression. Chaque seconde lui pesait terriblement, car il savait qu’elle le rapprochait du moment où l’Arme pourrait à nouveau tirer, et briser des millions de vies.

Une fois arrivés devant le générateur de bouclier, un nouveau problème se posa à eux : l’endroit était gardé par tout un bataillon de droïdes et de super droïdes de combats, accompagné même de blindés. A douze, ils n’avaient aucune chance d’atteindre le générateur par la force.

« Comment va-t-on faire ? demanda Dan. »

« J’ai une suggestion, monsieur, proposa Alm. »

« Oui ? »

« Moi et les autres, nous créons une diversion dans une ruelle non loin de là, et attirons le bataillon au loin. Pendant ce temps, vous et le lieutenant Ackbard, vous vous pénétrerez dans le bâtiment, et désactiverez les boucliers. Nous nous retrouverons sur ce toit après. Qu’en pensez vous ? »

« Vous prendriez beaucoup de risques... »

« Sauf votre respect monsieur, nous sommes des ARC-troopers, prendre d’énormes risques, c’est notre travail sur la champ de bataille. »

Ackbard observa Dan un moment, et sans être jedi lui même, il put clairement sentir le doute et l’appréhension du padawan. Il réalisa alors soudainement que c’était encore un garçon de 17 ans, et qu’ordonner à des soldats de risquer la mort était probablement difficile pour quelqu’un de si jeune. Il décida de venir à son secours.

« Je pense que leur plan est le bon. Toutefois, capitaine, ne prenez pas de risques inutiles : attirez le bataillon à vous, puis fuyez. Qu’en pensez vous, jedi ? »

Il crut voir une lueur de reconnaissance passer dans les yeux noirs de Dan.

« Oui… oui en effet ça semble un bon plan. Mais j’insiste pour que vous ne preniez pas de risques : nous aurons besoin de vous tous pour la suite de la mission. »

« Entendu monsieur. Allez vous autres, on a une diversion à créer ! »

Les clones se mirent tous en mouvement. Rando fut le dernier à partir, car il donna à Dan trois explosifs.

« Je pense que vous pourrez avoir besoin de ça. Bonne chance monsieur. Que la Force soit avec vous, comme vous dîtes. »

« Qu’elle soit avec vous, surtout, dit Dan avec un léger sourire. Revenez nous entier. »

« A vos ordres monsieur. »

Il rejoignit le reste des clones, laissant Dan et Ackbard guetter seuls le moment où leur diversion fonctionnerait. De longues minutes s’écoulèrent, et l’angoisse commençait sournoisement à s’installer. Cherchant à la dissiper, Ackbard observa :

« Je pense que maître Fisto avait raison. »

Dan lui jeta un léger coup d’oeil, avant de reporter son attention sur le bataillon de droïdes.

« A quel sujet ? »

« Un padawan ne devrait pas être seul en mission, sans son maître. »

« Je regrette si vous pensez que j’ai pris de mauvaises décisions, mais... »

« Ce n’est pas ça, le coupa Ackbard. Vous avez fait au mieux selon les circonstances. Vous avez vu une ville partir en fumée sous vos yeux,
vous avez pris la décision d’entreprendre seul une mission plus que dangereuse, vous avez affronté un monstre marin gigantesque, et nous avez conduit ici, au coeur d’une ville ennemie. Et vous avez fait tout ça, alors que vous êtes si jeune. Un garçon de 17 ans ne devrait pas faire ce genre de chose, pas sans être guidé par un maître plus expérimenté, et qui devrait lui, assumer le fardeau de prendre des décisions aussi lourdes. »

Dan eut un sourire sans joie.

« Comme vous l’avez dit, lieutenant Ackbard, j’ai agi en fonction des circonstances. Mon maître était censé venir avec moi, il ne l’a pas fait. Maître Fisto devait nous rejoindre, il ne l’a pas pu. Nous devions l’attendre à Calren mais la ville a explosé. Reste qu’il fallait de toute urgence détruire cette Arme, et c’est pour ça qu’on est là. Si l’on fait ce que l’on doit faire, on n’a pas de raison de douter. »

Une explosion retentit alors au loin, et le son des sirènes d’alarme se remit alors à retentir. Le bataillon de droïdes se mit aussitôt en mouvement, filant vers la source du bruit. Bientôt, il ne resta qu’une maigre garnison d’une dizaine de droïdes devant le générateur.

« Allons-y, dit Dan. »

La vitesse était un élément essentiel de leur plan. Sans attendre le lieutenant Ackbard, le padawan bondit du toit où ils se trouvaient, et atterrit souplement au sol. Le mon cal, peut adepte de ce genre d’acrobatie, descendit les escaliers. Pendant ce temps, Dan alluma son sabre laser, et se rua sur les droïdes, qui pris au dépourvu, eurent à peine le temps de se défendre. Lorsque Ackbard rejoignit finalement le jedi, il l’attendait devant la porte du générateur, grande ouverte, les décombres des droïdes de combats à ses pieds.

Tous deux pénétrèrent dans le bâtiment. Ils rencontrèrent une maigre résistance, le générateur étant surtout occupé par des droïdes mécaniciens. Seule la salle de commande du bâtiment, dans laquelle s’étaient retranchés une dizaine de droïdes de combat, fut difficile à prendre d’assaut. Un couloir relativement court y menait, mais de la salle, les droïdes faisaient feu de tout bois, si bien, que même Dan n’osait s’y aventurer. Il dut, comme le lieutenant Ackbard, se contenter de se cacher derrière le mur qui se trouvait à l’entrée du couloir, et tirer avec son blaster pour tenter de détruire les droïdes. Sans être désespérée, la situation n’en n’était pas moins critique : ils devaient absolument entrer dans cette salle de commande, et pour l’instant, c’était impossible. Son comlink sonna, il l’ouvrit, et l’image holographique de Alm apparut.

« Monsieur, je voulais vous prévenir qu’une partie du bataillon que nous avons attirée au loin s’est détournée. Ils viennent droit sur vous, vous devez agir vite. »

« Bien reçu Alm, merci. »

Dan éteignit son comlink, et lança à Ackbard :

« On va manquer de temps, il va falloir se montrer moins subtil ! »

« Qu’est ce que vous voulez… bon sang ! »

Dan avait allumé son sabre laser, et avait bondi dans le couloir. Les tirs se mirent aussitôt à pleuvoir sur lui, mais se faisant un rempart de son sabre laser, il parvint à les parer, et à progresser lentement. Plusieurs droïdes, le sentant en position précaire, quittèrent leur abri, et intensifièrent leurs tirs, tandis que d’autres, les suivaient en ne passant que le bras derrière leur abri. Bien que Dan en détruisit beaucoup, en leur renvoyant leurs tirs, il finit par être atteint par l’un d’eux, qui ne fit que le frôler à la jambe, mais ce fut suffisant pour lui provoquer une vive douleur, et handicaper sa progression. Cependant, la douleur agit sur lui comme une douche froide, et la solution lui apparut clairement. Serrant le poing, il utilisa la Force, et fit se soulever une demi-dizaine de droïdes de combat, allant chercher même ceux qu’il ne voyait pas. Après quoi, il les expédia sur le côté, au milieu de leurs camarades, semant la confusion dans les rangs droïdes. Profitant du chaos, il bondit dans la salle de commande, et se ruant au milieu des droïdes désorganisés, comme le dragon krayt au milieu des banthas, il fit un véritable carnage, réduisant en miettes les droïdes en quelques instants.

Ackbard le rejoignit au moment où il était entrain d’installer les explosifs.

« Vous êtes blessé ? »

« Oui, mais ça devrait aller. Le tir n’a fait que m’érafler. »

« Ca va vous gêner pour marcher.. »

« Possible, mais j’espère que l’on n’aura plus grand-chose à faire ici dans quelques instants… Trois explosifs suffiront, selon vous ? »

« Oui. La salle de commande va être réduite en cendres, le bouclier ne sera donc plus généré du tout, et cette ville sera alors à la merci de tout bombardement. »

« Bien. »

Dan déclencha les explosifs, et un compte à rebours de cinq minutes s’activa.

« Partons. »

Ils s’éclipsèrent en courant, tant bien que mal en ce qui concernait Dan, retournant en hâte à l’immeuble, point de rendez vous avec les clones. Ils venaient tout juste d’arriver sur le toit, lorsque deux événements se produisirent simultanément : les droïdes qui avaient fait demi-tour pour eux, arrivèrent devant le générateur, et l’explosion du centre de commande se fit sentir. Le bouclier était désactivé. Ackbard saisit aussitôt son comlink et contacta le vaisseau républicain le plus proche :

« Capitaine, ici le lieutenant Ackbard. Nous sommes au coeur de la ville de Niondel, et avons localisé l’Arme dévastatrice qu’emploie les Séparatistes depuis ce matin. Le bouclier de la ville de Niondel est tombé, nous l’avons désactivé. Il… il faut que vous bombardiez la place de la République, deux ou trois coups devraient suffire, je vous transmets les coordonnées. Le temps presser, capitaine. »

Quelques minutes plus tard, un éclair de lumière déchira le ciel, et une explosion retentit, le sol trembla jusqu’à eux. Deux autres éclairs de lumière suivirent, et un nuage de feu monta de la place de la République.

« C’est fait, dit sombrement Ackbard. »

« Oui, dit Dan qui pour sa part éprouvait surtout du soulagement. Cette arme est détruite, maintenant, il nous faut trouver son
concepteur. Il nous faut capturer Kiwal Rure. »

« Et pour ça, vous aurez besoin de nous, Monsieur. »

Dan se retourna, et eut la joie de voir grimper sur le toit les dix soldats clones, visiblement tous sains et saufs.

« Aucun de vous n’est blessé ? »

« Mieux, monsieur : nous avons si bien baladé les tas de ferraille qu’ils se sont dispersés n’importe comment. Nous avons pu en détruire des dizaines. Et encore mieux : nous avons réussi à immobiliser un de leur blindé, un CAB. Nous l’avons pris d’assaut, et nous nous en sommes emparés après avoir anéanti son équipage. Que dîtes vous de ça ? »

« Que la réputation des ARC-troopers est bien méritée. Maintenant il va falloir faire fonctionner nos méninges : à supposer qu’il soit encore vivant, où va aller Kiwal Rure ? »

« Le bouclier est tombé, la ville va bientôt être assiégée, il aura besoin de renforts. De plus, son arme est détruite, ses supérieurs voudront qu’il leur rende des comptes... Donc il va aller à la salle des communications, le seul endroit de la ville d’où l’on peut communiquer avec le reste de la Galaxie. »

« Belle déduction lieutenant… Par où est-ce ? »

« Eh bien par chance, ce n’est pas très loin d’ici. En CAB, on ne devrait pas mettre plus de dix minutes à y arriver. »

« Alors allons-y. »

Le grand avantage de leur voyage en char, était que personne ne les arrêta. Ils rencontrèrent plusieurs patrouilles de droïdes, mais aucune ne soupçonna que ce char d’assaut contenait des clones et non des droïdes. La ville était en effervescence. La chute du bouclier annonçait son invasion prochaine par la République. Pire, les bombardements orbitaux faisaient craindre que la République ne la réduise purement et simplement en cendres. Aussi les droïdes avaient-ils autre chose à faire que de contrôler un char d’assaut isolé se dirigeant vers le centre des communications. Ils étaient beaucoup plus préoccupés par la bataille à venir.

Arrivés au centre de communications, Dan, Ackbard et les clones, eurent l’agréable surprise de découvrir une place quasi vidée de ses droïdes. En effet, craignant que le prochain bombardement ne vise le centre des communications, cible stratégique si il en est, tout le personnel s’était rendu dans un abri sous-terrain non loin de là. Les républicains purent donc pénétrer le centre en toute quiétude. Il fallut qu’ils arrivent au coeur du centre, pour rencontrer âme qui vive.

En approchant de la salle centrale ils entendirent des voix. Ils s’approchèrent discrètement, et Dan, se collant contre le mur extérieur, passa discrètement sa tête dans la pièce. Deux techniciens neimoidiens pianotaient frénétiquement sur un ordinateur, tandis qu’un Omwati, agenouillé devant une table holographique, recevait les instructions de l’image holographique d’une sombre silhouette encapuchonnée.

« Si le prototype a été détruit, ce n’est pas grave, l’important est que vous conserviez bien ses plans. Faites les moi parvenir dans les plus brefs délais, puis fuyez. Quittez cette planète, rejoignez le vaisseau séparatiste le plus proche, et attendez vos instructions. »

« A vos ordres, monseigneur, répondit l’Omwati. »

Dan n’eut pas le moindre doute quant à son identité : il ne pouvait s’agir que de Kiwal Rure, l’ingénieur qui avait conçu l’arme effroyable qu’il avait vu pu voir à l’oeuvre depuis ce matin. Sans plus hésiter, il bondit dans la pièce. Usant de la Force, il fit voler les deux techniciens neimoidiens, et les envoya valser contre le mur. La silhouette encapuchonnée lui jeta un bref coup d’oeil, puis disparut. Kiwal Rure brandit son pistolaser, et voulut tirer, mais Dan le souleva dans les airs, l’immobilisant, l’empêchant de lever son bras. Kiwal Rure se débattit inutilement en l’air. Les clones et Ackbard pénétrèrent dans la pièce à sa suite, et mirent en joug les techniciens neimoidiens qui levèrent aussitôt leurs bras en l’air. L’action n’avait pas duré dix secondes.

« Kiwal Rure, au nom du Sénat Galactique de la République, je vous arrête, proclama Dan. »

Celui-ci eut une grimace de mépris.

« Fais ce que tu veux, minable. Tu crois avoir remporté une victoire aujourd'hui ? »

« J’ai détruit votre arme, et ai arrêté son concepteur. Il me semble que c’est là un coup sévère qui vous est porté. »

« Pauvre fou ! Tu ne sais rien. Tu crois avoir détruit une arme ? Tout ce que tu as détruit, c’est un prototype ! L’Arme dans sa version finale
sera un million de fois plus puissante ! »

Dan eut l’impression que son estomac se congelait…

« Peu importe, vous arrêté, cette arme ne verra jamais le jour. »

Kiwal eut un sourire de triomphe :

« Eh si ! Ses plans sont finalisés, tout est là, dans l’ordinateur, et d’ici une minute ou deux, il va être envoyé au Seigneur Sidious. Tu as perdu jedi. »

« Vite, ordonna Dan aux clones, vérifiez ça. »

Rando, retirant son casque se mit aussitôt l’ordinateur, et fouilla dessus.

« Il dit vrai. Les plans d’une gigantesque arme laser sont entrés là dedans. Je n’y comprends rien car c’est crypté, en revanche, le processus de transfert des données a déjà été enclenché, et je ne sais pas comment l'arrêter. »

« Vous, dit Dan en brandissant son sabre laser en direction des neimoidiens, arrangez ça. »

« On ne peut pas… le… le processus est enclenché, rien ne peut empêcher le transfert des données. »

« On pourrait peut être tenter de débloquer le protocole de vérouillage en contournant le pare-feu, suggéra Alm. »

« Non, c’est du bêton armé, ça prendrait des heures. »

« Et si on... »

« On devrait plutôt... »

« Qu’est-ce que tu penses de... »

Kiwal eut un ricanement moqueur en voyant les clones chercher frénétiquement une solution.

« Les données sont dans l’ordinateur, n’est-ce pas, nulle part ailleurs ? demanda Dan aux neimoidiens. »

Ceux-ci répondirent par l’affirmative, hochant nerveusement de la tête. Tout en maintenant Kiwal Rure en son pouvoir, Dan se dirigea alors vers l’ordinateur, et d’un geste brusque, le trancha en deux avec son sabre laser. Il y eut un moment de silence stupéfait, personne n’ayant pensé à une solution aussi simple. Puis, Kiwal poussa un hurlement de rage :

« Pauvre fou ! Imbécile ! Crétin ! Tu viens de détruire l’oeuvre de toute une vie ! »

« Si l’oeuvre de toute votre vie est de concevoir une arme pouvant tuer des millions de gens, il n’y pas de quoi être fier, répliqua Dan d’un ton glacial. »

« Tu ne sais rien, stupide jedi ! Tu ne sais pas de quoi tu parles ! Tu n’as jamais entendu le Seigneur Sidious parler, toi ! Avec cette arme nous aurions imposé la paix à la Galaxie pour les siècles des siècles ! Quel peuple aurait pris les armes pour s’entre-déchirer avec un autre en sachant que l’Empire de Sidious ramènerait aussitôt la paix, grâce à cette arme divine ? Des millions de gens ? Imbécile ! Avec cette arme, des mondes entiers auraient brûlé ! Tu viens d’enterrer le projet le plus magnifique ayant jamais été conçu ! Tu n’as pas la moindre idée ce qu’on aurait pu accomplir grâce à l’Étoile Noi... »

Il s’interrompit, poussant un cri de douleur, et fut soudain saisi de convulsions. Surpris, Dan le lâcha, et il s’écroula au sol, poursuivant ses convulsions. Cela dura quelques terribles secondes, avant qu’il ne s’immobilise pour de bon. Dan se pencha et tâta son pouls, il se rendit compte bien vite qu’il n’y en n’avait plus aucun.

« Il est mort, annonça-t-il. »

« Comment ? Est-ce que vous l’avez... »

« Je n’ai rien fait, répliqua Dan. »

« Ce n’est pas ça, intervint l’un des neimoidiens. Le Seigneur Tyrannus avait installé une capsule contenant une neurotoxine dans son cerveau. Si jamais il devait être capturé, et sur le point de divulguer une information vitale, la neurotoxine se relâcherait et le tuerait aussitôt. »

« Comment savez-vous ça ? »

« Il nous l’avait dit… il s’était vanté d’avoir une loyauté pour la cause séparatiste au-dessus de tous soupçons, puisque la trahison signifiait pour lui la mort. »

« Avait-il fait d’autres copies de ses travaux ? »

« Non, aucune. »

« Me mentir ne serait pas du tout une bonne idée… »

« Je vous assure que je ne mens pas ! »

« Cette arme est en construction depuis des mois, et vous allez me faire croire que vous n’avez fait aucune copie de ses plans ? »

« Vous n’avez pas compris ? intervint l’autre neimoidien. Les plans de l’Arme ne sont pas les plans du prototype que vous avez vu à
l’oeuvre ! Les plans dont nous parlons sont ceux d’une Arme bien plus gigantesque et destructrice, sur laquelle il était encore entrain de travailler il y a moins de deux heures. »

Encouragé par l’intervention de son camarade, le premier neimoidien renchérit :

« Les plans du prototype circulent ça et là, c’est vrai. Et à partir de ses plans, quelqu’un pourrait concevoir une arme bien plus terrible, c’est également vrai. Mais, pour concevoir à nouveau l’Arme sur laquelle Kiwal Rure planchait, il faudrait remettre sur pieds les équations et calculs complexes qu’il avait utilisés, résolus et mêmes crées ! Je ne vois personne dans la Galaxie qui en soit capable. »

Dan interrogea Ackbard du regard, celui-ci lui répondit :

« Nous avions une mission, nous l’avons accomplie. Nous devions capturer Kiwal Rure, afin qu’il ne fabrique plus d’armes destructrices pour la Confédération, et il est mort, son arme a été détruite, ses plans effacés. Il n’y a rien de plus que nous puissions faire ici. »

« Entendu. On retourne à Krineron. Et on emmène ces deux là. »

Le retour ne fut pas aisé, voler le sous-marin ainsi qu’ils l’avaient prévu nécessita un court affrontement avec des droïdes, et une fois le sous-marin volé, il fallut encore semer ceux qui furent lancés à leurs trousses. Après cela, le retour jusqu’à Krineron ne nécessita plus que de la patience. Une fois arrivé, Dan fut soulagé de voir que la ville n’avait pas été vaporisée par l’Arme de Kiwal Rure. Les clones amenèrent les prisonniers neimoidiens à leur future cellule, et Dan alla faire son rapport avec Kit Fisto en compagnie du lieutenant Ackbard.

« Tu as pris des risques inconsidérés… nota Fisto. »

« Je n’avais pas le choix : cette arme allait nous anéantir, nous, vous et des millions d’innocents. »

Le maître jedi eut une moue dubitative, Ackbard vint au secours du padawan :

« Maître jedi, sans Dan, je doute que nous ayons pu détruire l’Arme avant plusieurs jours. Combien de villes a-t-elle anéanti, rien qu’aujourd’hui ? »

« Huit... »

« Combien d’autres étaient à la portée de l’Arme ? »

« D’après ce que vous m’en avez dit, je dirais une quinzaine. »

« Quand avez-vous enfin repoussé l’assaut séparatiste de ce matin ? »

« Il y a deux heures environ. »

« Seulement deux heures ! Vous n’auriez donc pas pu monter un assaut sur Niondel avant demain, au minimum, d’ici là, elle aurait supprimé plus d’une centaine de millions de vie. Nous devons à Dan d’avoir réglé ce problème avec suffisamment de réactivité pour éviter ce bain de sang. »

« Soit… je dois faire mon rapport à maître Windu, et je glisserai sur ta désobéissance… Je pense cependant qu’elle lui sautera aux yeux malgré tout. »

Kit Fisto quitta la pièce, laissant seuls Ackbard et Dan.

« Merci, dit celui-ci. »

« Je vous en prie. En revanche, je me dois de vous le dire : trente-deux personnes ont trouvé la mort dans le bombardement de l’Arme
que vous avez ordonné. Et l’on compte une quinzaine de blessés. Je ne parle que des civils, bien sûr. »

Une bile amère envahit la bouche de Dan, mais il trouva le moyen de répliquer :

« Trente-deux personnes contre cent millions… je pense que j’ai fait ce que j’avais à faire. »

« Peut être… mais trente-deux personnes, ça reste trente-deux innocents sacrifiés. »

« Je sais. Pourriez-vous… m’envoyer la liste de leurs noms ? Je ne veux pas que ces gens ne soient qu’un chiffre anonyme. »

« Entendu… Vous avez fait un choix épouvantablement difficile en décidant de courir le risque d’avoir des pertes civiles. Je maintiens que vous n’auriez pas dû vous trouver ici aujourd'hui, seul et sans maître pour vous guider, et vous ôter le fardeau de ce genre de décisions. J’insisterai sur ce point lorsque je ferai un rapport à ma hiérarchie, le Conseil Jedi doit être mis au courant de la négligence de votre maître à votre égard. »

« Maître Fisto va les mettre au courant... »

« Mais ça ne fera pas de mal d’avoir un deuxième rapport à ce sujet. »

« S’il vous plaît, n’en faîtes rien : le Conseil en profiterait pour me forcer à rester sur Coruscant, où je me tournerais les pouces jusqu’à la fin de la guerre. »

« Ca serait vraiment si terrible ? »

« Oui ! La Galaxie se déchire, des milliards de gens vont mourir, et si nous perdons cette guerre, la plus abominable des tyrannies se mettra en place ! On ne peut pas me demander de rester caché au Temple pendant ce temps ! Je veux être utile, je peux être utile, je suis utile, regardez ce que nous avons accompli aujourd'hui ! »

Le retour de Kit Fisto interrompit leur conversation.

« Dan, dit-il, maître Windu veut te parler, immédiatement. »

Dan s’inclina devant Ackbard.

« J’ai été ravi, et honoré de mener cette mission à vos côtés. J’attends avec impatience le jour où nous nous rencontrerons à nouveau. »

« Moi de même, répondit Ackbard. »

Dan alla à la salle des communications que venait de quitter Kit Fisto. L’image holographique de maître Windu l’y attendait.

« Maître. Peut être voulez-vous me parler de la mission que j’ai... »

« Non, le coupa Windu. Nous parlerons de ce qu’il s’est passé aujourd'hui plus tard, même si je peux déjà te dire que c’est envers ton maître que je suis furieux, et non envers toi. Mais il y a plus grave pour le moment. La mission sur Hypori a tourné au désastre. »

« Comment ? Que s’est-il passé ? »

« Les défenses de la planète étaient bien plus élaborées que ce à quoi nous nous attendions. Le général Grievous a personnellement capturé les maîtres jedi Barrek, Tarr Seirr, K'Krukh, Shaak Ti, Aayla Secura et Ki-Adi-Mundi. Le padawan Sha’a Gi a été tué. »

« Et Katherine… est-elle... »

« Elle s’en est tirée. C’est elle qui nous a prévenu du désastre, et qui a également découvert où le Général Grievous emmenait ses captifs. »

Dan fut si profondément soulagé d’apprendre que Katherine n’avait pas été tuée, qu’il mit un peu de temps à enregistrer la deuxième partie de la phrase de Windu.

« Où les a-t-il emmenés ? finit-il par demander »

« A Mandalore... »

« Mandalore ? »

« Oui. En plein territoire Death Watch, et… à quelques dizaines de kilomètres de ton village natal. Nous pensons que tu pourrais nous être utile pour la mission de libération que nous allons conduire, maître Yoda et moi. Reviens à Coruscant tout de suite, à ton retour, nous t’expliquerons tout cela. Je t’en demande beaucoup je sais, tu ressors tout juste d’une mission périlleuse, mais... »

« Non, c’est bon. Je pars immédiatement. »


« Qu’est-ce que vous venez de dire ? »

Tyrannus s’inclina à nouveau.

« Kiwal Rure est mort monsieur, et les plans qu’il avait réalisés ont été perdus. »

« Vous êtes entrain de me dire, que le canon de l’Étoile Noire, sur lequel Rure travaillait depuis des années et des années, qui devait être capable de détruire une planète d’un seul coup, est perdu ? »

« Eh bien, ses plans oui… Les techniciens et savants que j’ai pu consulter n’étaient guère optimistes sur la possibilité de reprendre les travaux à moyen terme, mais peut être que... »

« Vous venez de nous faire perdre au moins dix à quinze ans avec votre incompétence ! hurla Sidious. »

« Monseigneur, je ne saurais être tenu pour responsable de... »

« Silence ! Votre rôle en tant que Sith est de permettre au Grand Plan d’avancer, or là, par votre inaction, par votre manque de clairvoyance, votre inaptitude à protéger Kiwal Rure, vous avez ralenti le Grand Plan. »

« Mais maître, c’est vous même qui avez ordonné aux jedi son arrestation ! »

« Oui ! Il aurait été arrêté et conduit devant moi, crétin ! Qui vous a demandé de lui implanter une neurotoxine dans le cerveau ? »

« Il en savait beaucoup trop, imaginez qu’il ait révélé le projet Etoile Noire aux jedi... »

« Sombre imbécile ! C’est au chancelier Palpatine qu’il aurait fait des révélations, or au cas où vous l’auriez oublié, je suis le chancelier Palpatine ! »

« Si la neurotoxine s’est libérée, c’est qu’il était entrain de parler de l’Etoile Noire, maître, aussi... »

« Silence ! Vous avez failli. Je vais vous mettre à l’épreuve. La petite chasseuse de prime que votre général cyborg croyait avoir tué est en vie. Elle a révélé aux jedi que Grievous conduisait ses prisonniers à Mandalore. J’ai transmis à Windu et Yoda les coordonnées exactes de sa cachette. »

« Mais pourquoi... »

« Je vais vous mettre à l’épreuve vous ai-je dit. J’ai persuadé Windu et Yoda qu’ils devaient diriger l’opération eux mêmes. Tuez les tous les deux, ça sera un bon moyen de vous racheter. Ne me décevez pas. »

La communication s’arrêta là, laissant Dooku plus troublé que jamais. Tuer Windu et Yoda ? Rien que ça ? Il pensa un moment à utiliser son arme, mais il y renonça. Elle n’était pas encore prête, pas plus que le cadeau de la Mère Talzin. Il devait trouver un autre moyen. Allumant son comlink, il appela Sev'rance Tann :

« Générale Tann, je vais avoir besoin de vous à Mandalore. Amenez votre apprenti, et dîtes à Ventress d’en faire autant. Nous allons avoir du travail. »
Dark Palgueïss
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Messagepar Dark Palgueïss » Ven 11 Aoû 2017 - 22:53   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Chapitre 16 : Départ pour Mandalore.


Dan descendit du vaisseau, et gagna la plate-forme d’atterrissage. Deux personnes l’attendaient, ce qui était une surprise pour lui. Maître Windu, qu’il s’était attendu à trouver là l’observait avec son air habituel, sévère sérieux et songeur. Katherine elle, dont Dan ne s’expliquait pas la présence, sifflotait d’un air joyeux, l’air totalement décontracté. Le maître Jedi et la chasseuse de primes formaient un contraste détonnant.

« Salut ! lança Katherine en le voyant arriver. T’as fait bon voyage ? »

Dan salua maître Windu, et répondit.

« Si on veut. Je m’attendais pas vraiment à te voir ici... »

Elle eut un sourire mutin.

« C’est bien pour ça que j’y suis. »

Maître Windu lui jeta un rapide regard, et Dan crut y percevoir une profonde bien que fugace exaspération.

« Ton… amie a insisté pour être ici, exposa-t-il. Cependant nous sommes attendus par le Chancelier Palpatine, et je doute que sa présence... »

« Soit nécessaire ? l’interrompit Katherine. Je pense que si, au contraire. Vous allez avoir besoin de moi pour votre mission de sauvetage. »

« Je doute que l’on ait besoin de quelqu’un qui a tout moment pourrait nous poignarder dans le dos, répliqua Windu d’un ton acide qui eût fait trembler n’importe quel novice Jedi. »

Katherine elle ne sourcilla pas.

« J’ai aidé à libérer votre padawan, j’ai accompagné vos maîtres dans une mission suicide, j’ai combattu à leurs côtés quand on n’avait plus aucun espoir, j’ai tué le général Grievous, et je vous ai révélé sur quelle planète vos maîtres étaient capturés. Et j’ai fait tout ça... »

« Parce que tu voulais obtenir quelque chose en échange, la coupa Windu d’un ton tranchant. »

« Dans ce cas vous seriez bien stupide de pas me l’accorder, répliqua Katherine d’un ton glacial. »

Dan décida d’intervenir avant que ça n’aille trop loin.

« Maître, si le Chancelier nous attend, nous devrions peut être y aller ? Quant à Katherine, si elle a une… requête à présenter, c’est à
Palpatine de décider de l’agréer ou pas, non ? »

Windu sembla hésiter. 

« Soit, nous ferons ainsi. »

Sur le chemin, Dan ne put s’empêcher de demander à Katherine :

« Tu as vraiment tué Grievous ? »

Elle eut un sourire satisfait.

« Oui, enfin je pense. Disons que si il s’en est sorti vivant c’est à n’y rien comprendre. J’ai fait exploser un couloir dans lequel il se trouvait alors... »

« Sa mort n’est pas confirmée, intervint Windu. »

« Ne faites pas votre rabat-joie ! Il n’y a qu’une chance sur dix qu’il s’en soit sorti, et même si il est vivant, je lui ai infligé une sévère correction. »

Elle avait l’air si satisfaite d’elle même que Dan ne put s’empêcher d’en rire. Il changea cependant bien vite d’attitude en arrivant.

L’ambiance dans le bureau de Palpatine était pesante et tendue. Maître Yoda était assis sur un fauteuil, en compagnie de Plo Koon et d’Obi-Wan Kénobi. Les trois maîtres semblaient perdus dans leurs pensées, et Dan fut frappé en percevant leur inquiétude. Le Chancelier Palpatine, assis sur sa chaise, derrière son bureau réfléchissait lui aussi, le menton en appui sur ses mains jointes. En voyant Dan, Windu et Katherine entrer, il se leva.

« Ah ! Voici le valeureux padawan de retour ! »

Il vint jusqu’à Dan, et s’arrêta juste devant lui, l’observant avec un air de bienveillance paternelle.

« Jeune homme, on m’a raconté vos exploits sur Mon Cala. Je ne sais comment vous remercier des épreuves que vous avez évitées à la République en détruisant à temps cette monstrueuse Arme. Il est regrettable que l’on vous demande aussitôt de vous remettre en danger, mais... »

« Nous n’avons pas le choix, intervint Windu. »

« Voilà, exactement. »

Palpatine retourna à son bureau, et appuyant sur un bouton, fit apparaître un image holographique d’une vaste vallée, recouverte d’une jungle en apparence impénétrable, parsemée ça et là par de hauts plateaux rocheux.

« D’après les informations dont nous disposons, c’est ici que sont détenus les maîtres capturés sur Hypori. Vous reconnaissez cet endroit, je suppose ? »

« Oui… C’est la vallée de Léodel, à Mandalore. Elle est située à mille cinq-cent kilomètres de la capitale, et est célèbre pour ses hauts plateaux, qui forment de véritable forteresses rocheuses. Les gens du coin l’appellent la Vallée des châteaux. Plusieurs villages se trouvent sur les collines qui la bordent au sud. Je vivais dans l’un d’entre eux avant de devenir un Jedi. »

« Vous connaissez donc le coin ? »

« Je n’y suis pas retourné depuis mes cinq ans, mais mon père m’y emmenait souvent. Après être devenu Jedi, je m’y suis intéressé de près, et ai pas mal lu sur la géographie de la vallée. »

« Alors vous avez une bonne connaissance du terrain ? »

« Oui. »

Palpatine sourit et tourna la tête vers les Jedi.

« Vous voyez, messieurs ? Je vous avais bien dit que nous aurions besoin de ce padawan pour la mission de libération. »

« Des compétences du jeune Dalthornar personne ne doute, répliqua Yoda. »

« Je pense simplement qu’une telle mission est trop dangereuse, souligna Kénobi. »

« Les padawans sont une cible de choix pour les Séparatistes, ils risquent de le capturer… ou de le tuer renchérit Plo Koon. »

« Mais sans lui, une intervention rapide, discrète et efficace risque d’être impossible, riposta Palpatine. Qu’en pensez vous maître Windu ? »

« Ce n’est pas comme si nous l’envoyions seul… Nous avions convenu, après son enlèvement ici, sur Coruscant qu’il ne servait plus à rien de sur-protéger nos padawans. Le jeune Dalthornar a prouvé qu’il avait largement les compétences pour être envoyé sur le terrain. Entouré par quatre maîtres Jedi, je pense que les risques sont moindres. D’autant que les Séparatistes ne soupçonnent pas notre arrivée. De plus (il se tourna brièvement vers Katherine), si le général Grievous est effectivement mort, nous n’aurons pas là-bas d’adversaire dangereux. »

« Aux arguments de maître Windu je me range, répondit Yoda. Caché au Temple en temps de crises la place d’un Jedi n’est pas. Dans l’action un padawan apprend et grandit. »

Dan fut si heureux d’entendre ça, lui à qui on avait répété pendant des mois de se montrer prudent et de rester à Coruscant, qu’il eut bien du mal à se retenir de sourire. Kénobi et Plo Koon semblaient encore réticents cependant.

« De plus, insista Windu, se priver du jeune Dalthornar pour lui éviter de courir un risque qui risque d’être minime, c’est assumer le terrible risque de ne pas sauver les maîtres faits prisonniers faute d’une bonne connaissance du terrain. »

Obi-Wan fit une moue dubitative, et répondit :

« Dans ce cas emmenons Dan avec nous, en revanche… serait-il sage d’emmener aussi Anakin ? Deux padawans dans une mission de ce genre, cela risque d’être trop... »

Palpatine eut un petit rire :

« Comme il est vilain de votre part, maître Kénobi de tenir ces propos lorsque votre padawan n’est pas là pour défendre sa cause ! Le jeune Skywalker n’a-t-il pas démontré à d’innombrables reprises qu’il était bien plus qu’un simple padawan ? »

« Vitale est la réussite de cette mission. Les maîtres capturés, des informations capitales détiennent. Et le Comte Dooku au Côté Obscur il risque de les convertir si nous ne les libérons pas rapidement. »

« Ou de les tuer, compléta Plo Koon. »

« De l’aide de Skywalker nous pourrions avoir besoin. »

« Entendu, admit Obi-Wan. »

Un raclement de gorge assez bruyant se fit entendre. Tous tournèrent la tête vers Katherine, qui jusque là avait été passablement ignorée.

« C’est bien beau tout ça, mais pour une intervention discrète, vous aurez besoin d’un vaisseau discret. J’imagine que vous comptiez pas vous y rendre en Star Destroyer ? »

Personne ne lui répondit. Les maîtres Jedi l’observaient d’un air méfiant, Palpatine lui la regardait d’un air neutre. Katherine poursuivit, imperturbable.

« Le vaisseau le plus discret que je connaisse, c’est le mien, le Rancor Sournois… Le vaisseau qu’on m’a confisqué quand on m’a jeté en prison... »

« C’est ce qui arrive à ceux qui enlèvent un sénateur, fit observer Obi-Wan d’une voix douce. »

« Ouais, peut être. En attendant, vous en aurez besoin. Les Death Watch auront sûrement bourré leur petite base de capteurs et senseurs. Si vous y allez avec un autre vaisseau, ils vous repèreront à des kilomètres, et auront tout le temps de liquider vos amis. Et mon aide sera pas de trop sur le terrain. »

« On a peut être besoin de ton ancien vaisseau, répliqua Plo Koon, mais pas de toi. »

« Difficile de t’accorder notre confiance il est, renchérit Yoda. »

« Nous ne savons rien de tes motivations, conclut Windu. »

« Elles sont pourtant très simples : je veux me faire un max d’oseille, et pour ça, j’ai besoin de mon vaisseau, et pour avoir mon vaisseau,
il faut que je vous aide. Vous voyez, mes motivations sont claires... »

« Mais elles n’incitent pas à la confiance. »

« Parce-que vous êtes un idiot : tant que vous me payez, je vous serai loyale. »

« Et si la Confédération te paye plus ? »

« Ils ont voulu me tuer, j’ai plus de contrat avec eux. Et de toutes les façons, vous pourrez pas vous passer de mon vaisseau… donc de moi. »

« Anakin pourra le piloter, c’est un excellant pilote. »

Katherine eut un sourire carnassier.

« Oh oui, j’en doute pas… il pourra sans doute le faire décoller, mais une fois dans l’espace, vous vous apercevrez que j’ai pris quelques dispositions sympathiques au cas où on me volerait mon vaisseau. Au moment où vous voudrez passer en vitesse lumière, l’ordinateur de bord vous demandera un code. Si vous donnez pas le bon dans les trente secondes… boum ! »

Un lourd silence accueillit ses paroles. Les Jedi semblaient réfléchir, et Dan décida d’intervenir :

« Maîtres, Katherine a prouvé qu’on pouvait lui faire confiance. Quand j’étais détenu ici, sur Coruscant, elle est venue me délivrer, et n’a jamais cherché à trahir maître Mundi ou Amoris. Elle aurait pu pourtant le faire assez aisément, et gagner beaucoup d’argent auprès de la CSI, ou au moins sa liberté… elle n’en n’a rien fait. Et son vaisseau est aussi discret qu’elle le dit, Ki-Adi-Mundi l’a confirmé. »

« Tu réponds d’elle ? demanda Windu en l’observant avec attention. »

Dan jeta un coup d’oeil à Katherine, et répondit en espérant ne pas avoir à s’en mordre les doigts plus tard :

« Oui. Je pense qu’on peut lui faire confiance. »

Dan vit Windu et Yoda échanger un regard. Palpatine eut un sourire et lança :

« Je pense que si cette jeune femme ne demande que la remise de son vaisseau en échange de son aide, c’est raisonnable. Je ne veux pas que le bruit court que la République ne récompense pas la loyauté comme il se doit. »
Windu fronça les sourcils, puis lança :

« Très bien. Tu peux nous accompagner, chasseuse de prime, mais au moindre signe de trahison... »

« Vous me botterez les fesses, c’est noté, répliqua Katherine avec un sourire insolent. »

Ignorant ses sarcasmes, maître Windu reprit :

« On sait que les Death Watch contrôlent cette vallée, et l’on sait également que c’est ici que les Séparatistes ont amené les Jedi capturés. Mais l’on a du mal à déterminer où précisément ils se cachent. Plusieurs des hauts plateaux de la vallée forment une cachette idéale. Quatre d’entre eux semblent être assez vastes pour dissimuler une petite armée. Mais impossible de savoir lequel d’entre eux est le bon, et il sera difficile de les fouiller tous. A ton avis, Dan ? »

Dan observa un temps l’image de la vallée avant de répondre.

« On raconte aux enfants de Mandalore l’histoire des premiers guerriers mandaloriens, et comment ils vivaient dans des forteresses naturelles, quand ils ne guerroyaient pas. C’est toujours le haut plateau de Nirel, surnommé Roche-château qui est cité dans les légendes.
Je pense que les Death Watch s’y sont installés. »

« A cause d’un conte pour enfants ? releva Obi-Wan sceptique. »

« Les légendes sont importantes pour les peuples, maître Kénobi. Les Death Watch affirment être les vrais guerriers mandaloriens, les plus conformes aux valeurs et à l’identité de notre peuple. S’établir dans une forteresse de légende peut donc être logique pour eux. De plus, Roche-château est le plus vaste des hauts plateaux. Il peut non seulement accueillir une petite armée, mais aussi une prison pour des captifs aussi importants que des maîtres Jedi. »

« Tu es sûr de toi ? »

« Oui, répondit Dan d’un ton aussi confiant que possible. Oui je suis sûr de moi. »

Une heure plus tard, ils étaient tous dans le vaisseau de Katherine. Après de mûres réflexions, il avait été décidé de ne pas se faire accompagner de soldats ARC. Ils n’étaient donc que sept, maître Windu, Yoda, Kénobi, Plo Koon, Anakin Skywalker, Dan et Katherine.

Celle-ci, en retrouvant son vaisseau avait eu une sorte de ronronnement de plaisir, et s’était aussitôt installée aux commandes. Anakin l’avait suivie, et après s’être aperçue des compétences du jeune homme en matière de pilotage, elle l’avait aussitôt embauché comme copilote.

Pendant que Skywalker et Katherine se chamaillaient à propos de telle manœuvre à effectuer plutôt que telle autre, ou à propos d’autres aspects du pilotage, les maîtres jedi qui n’y entendaient rien dans ce domaine, se retirèrent pour discuter entre eux. Dan ne tarda pas à les imiter, et s’installa à la salle des communications. Sur l’ordinateur, il passa en revue ce qui avait pu être écrit à propos de Roche-château.

« Tu prépares un examen ou quoi ? »

Dan se retourna, et vit Katherine adossée au mur qui l’observait. Il réalisa alors qu’il était là depuis plusieurs heures.

« On compte sur moi pour trouver le bon chemin. Si je me plante ça compromettra toute la mission. »

« Bah alors te plante pas. »

« C’est pour ça que je passe en revue tout ce qu’on sait sur... »

« Ton maître Windu a déjà lu tout ça, et pourtant c’est à toi qu’il a demandé de l’aide pour cette mission. Pas parce que tu sais lire des textes, mais parce que tu y as déjà été. »

« J’avais cinq ans... »

« Eh bien y a plus qu’à espérer que t’aies une bonne mémoire. »

Dan grimaça.

« C’est un peu risqué non, de miser sur des souvenirs de gosse ? »

Katherine haussa les épaules.

« On a pas vraiment le choix. Allez, un peu de nerf ! Vous les Jedi vous avez pas une intuition légendaire ? »

« C’est pas comme ça que ça marche. »

« J’ai confiance en toi, je suis sûr que tu seras un super guide. »

« A propos de confiance : j’espère que tu me feras pas regretter d’avoir parlé pour toi tout à l’heure. »

Elle eut un air nettement plus sérieux. 

« Ce vaisseau, c’est un peu près tout ce que j’ai. Si je dois vous aider à sortir des Jedi de prison pour le récupérer, alors je le ferai.
J’aurai rien à gagner à vous trahir, je vais donc pas le faire. »

Dan l’observa un moment, et eut l’impression qu’elle était sincère.

« Ton désintéressement et ta loyauté font chaud au coeur ironisa Dan. »

Elle eut un sourire amusé, lui fit un clin d’oeil et s’éclipsa. Elle repassa juste la tête dans l’entrebâillement de la porte pour lancer :

« En fait : on approche de Mandalore, au cas où ça t’intéresse. »
Modifié en dernier par Dark Palgueïss le Jeu 14 Sep 2017 - 16:57, modifié 1 fois.
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Messagepar Dark Palgueïss » Dim 13 Aoû 2017 - 1:13   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Bonjour à tous ! J'écris ce message, car une question me turlupine. Cela fait maintenant plusieurs mois que je poste "régulièrement" des chapitres de mon histoire "L'Embrasement de la Galaxie", et malgré un nombre de "vues" qui augmente régulièrement à chaque nouveau chapitre, je n'ai quasiment aucun retour. :transpire:

Je m'interroge sur le pourquoi de la chose : mon histoire serait-elle tellement parfaite qu'il n'y aurait rien à redire ? J'ai du mal à y croire :D ... Serait-elle au contraire tellement mauvaise qu'elle n'est pas digne d'être lue ? Là encore j'y crois peu, car même les pires histoires ont leur flopée de commentaires, qui expliquent à leur auteur en quoi elles sont mauvaises. Les chapitres que je poste sont-ils trop longs ?

Enfin bref quelque soit la raison, j'aimerais en avoir le coeur net, alors si vous passez par là, dîtes moi si mon récit vous paraît trop long, trop mauvais, trop je ne sais quoi, qui fait qu'il n'est pas commenté. Si ma copie a besoin d'être revue, j'aimerais le savoir, sinon je vais continuer à poster mes chapitres encore et toujours, sans jamais apprendre de mes erreurs :)
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Messagepar Zèd-3 Èt » Dim 13 Aoû 2017 - 8:56   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Personnellement, je ne lis pas ta fanfic, même si je jette un œil aux commentaires de temps en temps. Et vu ce que L2, en dit, sois sûr que j'ai noté ton nom dans un coin. Malheureusement, je manque cruellement de temps et je ne lis donc qu'une fic à la fois - et ça n'est pas la tienne. Mais ça va venir.
Pour répondre à ta question... coup de pas de chance, je dirais. Je pense que si tu te manifestais plus en commentant les fanfics des autres, tu pourrais avoir plus de retour...
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Messagepar Dark Palgueïss » Jeu 14 Sep 2017 - 16:41   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Merci pour ta réponse Zed en fait , et désolé de répondre seulement maintenant :transpire: le souci, est que pour être plus actif sur le forum il faut du temps, pour l'instant j'en ai pas trop. En tout cas merci pour ta réponse :jap:
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Messagepar Dark Palgueïss » Jeu 14 Sep 2017 - 16:47   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Bonjour à tous, me voici de retour avec un bon mois de retard :transpire:. Comme j'ai un peu peur d'avoir fait jusque là des chapitres trop longs, je pense qu'à partir de maintenant je vais en faire des plus courts, comme celui-ci et le précédent. Ca rendra je pense la lecture plus facile. Je tâcherai aussi d'avoir un rythme de publication plus régulier, sortir un chapitre par mois, voire un chapitre tous les deux mois c'est plus possible :transpire:. La contrepartie c'est qu'il se passera du coup moins de choses par chapitre, j'en suis désolé !


Chapitre 17 : Roche-château.


« Dalthornar ? »

Dan s’arracha à la contemplation du paisible lac qui s’étendait devant lui, et tourna la tête vers Mace Windu qui venait de l’interpeller.

« Oui ? »

« Nous sommes prêts, quelque chose à signaler ? »

Dan faillit rougir de confusion. Laissant les autres se préparer sur le sentier plus bas, à l’abri de l’épaisse végétation, il avait gravi la pente jusqu’à arriver en vue du lac qui s’étendait au pied de Roche-château. Il avait prétexté vouloir s’assurer que tout allait bien, alors qu’en vérité, il désirait surtout revoir le lieu où enfant il venait souvent avec ses parents.

« Euh… non… non, rien à signaler, maître. »

Évitant le regard de Windu, il fit mine de descendre rejoindre les autres. Posant sa main sur son épaule, le maître Jedi l’interrompit.

« Écoute… je sais qu’il est dur pour les Jedi d’être arrachés à leur planète natale si jeunes. Je sais qu’il peut être encore plus dur d’y revenir. Il est normal que tu sois perturbé et... »

« Je n’ai plus rien à voir avec cet endroit, affirma Dan. Ma vie est sur Coruscant maintenant. Je suis un Jedi, pas un mandalorien. »

« Ce n’est pas vrai, et ça ne le sera jamais. Regarde ton maître, Jor Drakas, le lieu d’où l’on vient compte toujours pour nous, surtout lorsqu’on la quitté si tardivement que toi. Mais ne te laisse pas perturber par tes émotions, mon intuition me dit que nous serons bientôt en danger. Tu auras besoin de toute ta concentration pour mener à bien notre tâche. »

Dan hocha la tête.

« Entendu maître. »

Ils descendirent jusqu’à rejoindre le sentier où les attendaient les autres. Ils se mirent en marche, suivant l’étroit chemin qui semblait s’enfoncer dans l’épaisse jungle qui les entourait de partout. Dan, qui se trouvait à l’avant du groupe, était un peu nerveux. Il ne pouvait s’empêcher de penser que si les Death Watch étaient à proximité, ils pourraient aisément leur tendre une embuscade tant la végétation était impénétrable, même au regard. Heureusement, ils ne resteraient pas longtemps sur le sentier.

« Y a un truc que j’aimerais savoir... »

Katherine l’avait rejoint. 

« Oui ? »

« Ton château de pierre est juste là non ? Alors pourquoi on crapahute dans la jungle ? »

Cela faisait près de deux heures qu’ils s’étaient posés sur Mandalore, à une distance prudente de Roche-château, et qu’ils évoluaient plus ou moins péniblement à travers la végétation dense. Katherine en avait vite eu plus qu’assez et ne s’était pas privée de le faire savoir de façon répétée.

« Il y a beaucoup de passages qui permettent d’entre dans Roche-château, mais il y en a un en particulier qui est plus discret que les autres. C’est vers celui-ci qu’on se dirige, c’est une sorte de tunnel, il nous permettra d’entrer sans être vu. »

« Si t’arrives à le retrouver. »

« Je croyais que t’avais confiance en moi ? »

« Oh oui bien sûr, j’ai une foi aveugle dans tes compétences de guide. »

Dan sourit devant son air peu convaincu. En vérité, il suivait le chemin que lui et son père avaient souvent pris pour se rendre à l’intérieur de Roche-château. Du moins l’espérait-il…

Il fut rassuré lorsque, dix minutes plus tard, ils tombèrent sur un ruisseau, qui coupait le sentier de part en part.

« C’est là ! Ce ruisseau coule depuis Roche-château. On doit le suivre, il nous mènera à proximité du tunnel. »

« On va devoir sortir de la jungle ? demanda Obi-wan. »

« Oui. »

« Pas trop tôt, soupira Katherine. »

« Ca ne risque pas de nous exposer à la vue d’une sentinelle ? objecta Anakin. »

« Non, vous verrez. En route. »

Ils quittèrent le sentier et suivirent le ruisseau. Leur progression fut laborieuse, car loin du chemin, le sol était chaotique, recouvert d’herbes hautes, de branches mortes et dispersées, sans compter que le terrain devenait légèrement rocheux, et que les pierres, de plus en plus nombreuses étaient traîtreusement dissimulées par la végétation. C’est donc avec soulagement, qu’ils franchirent enfin le rideau de feuillage marquant la lisière de la jungle. Ils restèrent un temps stupéfaits par la vision qui s’étalait devant eux.

A cinq mètres de l’endroit où ils se trouvaient, se dressait une large muraille de pierre. Elle était si haute, et si large, qu’elle leur bouchait entièrement la vue, comme si sa vocation était de dissimuler la vallée entière. Katherine siffla.

« Eh bien ! Quand vous parlez de château de pierre, vous exagérez pas. »

A première vue, la paroi paraissait raide et rectiligne comme celle d’une forteresse humaine. Mais en y regardant mieux, on s’apercevait qu’elle était bosselée, inégale. Elle évoquait plus la paroi d’une pyramide à degré qu’une muraille. Un mince filet d’eau courait à travers les rochers de la paroi, avant de se déverser au sol et de former le ruisseau qu’ils venaient de suivre. Dan le désigna :

« Il faut monter jusqu’à sa source. Elle se trouve tout près du tunnel dont je vous ai parlé. »

« A quelle hauteur se trouve la source ? »

« Elle n’est pas très haut, cinq ou six mètres, si je me souviens bien de ce que mon père me disait. »

« Cinq ou six mètres ? »

« Roche-château fait plus de deux cent mètres de hauteur, donc on s’en sort bien. L’accès au tunnel est plus aisé que vous le pensez, vous verrez. »

« En tout cas, dit Anakin, je vois ce que tu voulais dire à propos des sentinelles. On est très près des rochers, impossible qu’une sentinelle nous voit de là haut, avec tous ces cailloux pour lui boucher la vue ! »

L’ascension jusqu’au tunnel dont parlait Dan fut effectivement aisée : la muraille minérale était si bosselée, que l’escalader ressemblait d’avantage à gravir un escalier qu’une montagne. Ce ne fut que lorsqu’ils arrivèrent à la source du ruisseau, et découvrirent ce fameux tunnel qu’ils grimacèrent.

« C’est ça ton tunnel ? maugréa Katherine. Chez moi on aurait plutôt appelé ça un trou de souris. »

Ils se tenaient en effet devant une ouverture relativement large, mais surtout très basse, de moins d’un mètre de hauteur. Elle ne ressemblait en effet pas du tout à un tunnel. Dan était assez confus.

« Dans mes souvenirs, elle était plus grande… je me souviens pas de difficulté particulière pour y entrer. »

« Tu étais enfant, intervint Plo Koon, il est difficile de garder le juste souvenir des proportions sur une telle durée. »

« Il va falloir ramper, voilà tout, renchérit Obi-Wan, ça ne pose pas de problème. »

« Parfaite est cette galerie, aucun problème elle ne pose, affirma Yoda en y entrant sans aucune difficulté, la tête bien droite. »

Il alluma son sabre laser, diffusant un halo verdâtre qui dissipa la noirceur des lieux.

« Eh bah si c’est le plus grand du groupe qu’il le dit, c’est que tout va bien, grogna ironiquement Katherine. »

Un par un, ils rentrèrent tous dans la galerie à la suite de Yoda, et rampèrent à l’intérieur. Ils mirent une demi-heure à atteindre l’autre côté, une demi-heure que chacun jugea longue, pénible et même angoissante, un étouffant sentiment de claustrophobie ne tardant pas à les assaillir dans une ouverture si étroite.

Lorsque enfin ils sortirent du tunnel, ce fut pour arriver sur une étroite corniche serpentant le long de la muraille de pierre, à l’intérieur de Roche-château. Le spectacle qui s’offrit à leurs yeux était saisissant : une vaste prairie s’étendait en-dessous d’eux. Elle était cernée de tous côtés par de hautes falaises, formant une sorte de rempart tout autour de la prairie. On comprenait aisément le nom donné à cet endroit : Roche-château, semblait en effet être un véritable château fort, avec ses murailles, sa cour, et ses entrées secrètes. Une armée aurait effectivement pu s’y dissimuler aisément.

« Je vois pas de prisonniers, nota Katherine, ni de guerriers Death Watch. »

« Ce n’est qu’une partie de Roche-château que l’on a sous les yeux, répliqua Dan. Tu vois la falaise à notre droite ? Regarde les tunnels : à l’intérieur c’est un véritable labyrinthe de galeries, de cavernes qui forment de grandes salles, etc... Je suis persuadé que c’est là que se cachent les Death Watch. »

C’est alors qu’ils entendirent une voix résonner en contrebas :

« Jonda ! T’as vérifié les scanners ? »

La voix venant de derrière un rocher, ils ne virent celui qui avait crié, que lorsqu’il s’avança plus en avant dans la prairie. C’était un homme en armure d’un métal bleuté, qui tenait un casque sous le bras. Une armure et un casque typique des guerriers mandaloriens… Les Jedi et Katherine se regardèrent. Tous pensaient à la même chose : ils avaient trouvé les Death Watch.

« Lâche moi avec ça, répliqua la voix irritée d’un autre, probablement le dénommé Jonda, qui le rejoignit, surgissant d’un tunnel. On vérifie ces satanés scanners toutes les heures, et il y a rien à signaler ! Aucun vaisseau ne peut approcher de cette planète sans qu’on en soit au courant, alors déstresse. »

« Aucun vaisseau sauf le mien, murmura Katherine d’un ton satisfait. »

Le collègue de Jonda, répliqua :

« Pre Vilsza nous a confié Roche-château en son absence. Si il nous a laissés seuls ici, c’est pour qu’on veille sur la base, et sur les prisonniers. Imagine ce qu’il nous ferait si des républicains parvenaient à se faufiler jusqu’ici ? »

Les deux Death Watch continuèrent à se chamailler, pendant que les Jedi et Katherine se mettaient discrètement en action. Il ne faisait aucun doute à présent que les prisonniers Jedi se trouvaient ici. Avec seulement deux gardes pour les surveiller, leur libération serait des plus faciles. Ils se déployèrent de façon à cerner les deux mandaloriens.

Puis, Yoda bondit au milieu d’eux, allumant son sabre laser. Vif comme l’éclair, il trancha leurs pistolasers avant même qu’ils n’aient pu en effleurer la gâchette. Maître Windu, usant de la Force les fit ensuite voler, les tenant en son pouvoir.

« Où sont les Jedi que vous retenez prisonniers ? demanda Windu d’une voix terrible. »

« Je ne dirai rien, répliqua l’un des Death Watch, vous ne pourrez pas me faire parler ! »

« Ne sois pas stupide ! lança Obi-Wan. Tu ne peux rien faire, tu ferais mieux de coopérer. Vous êtes maîtrisés et vous êtes seuls, quelle chance il vous reste ? »

« Oh, mais ils ne sont pas seuls général Kénobi ! lança une voix moqueuse au-dessus d’eux. »

Ils se retournèrent, et virent, se tenant debout sur le sommet d’une falaise, un homme de haute stature, encadré par deux magna-gardes. De là où il était, Obi-Wan le reconnut.

« Général Fins ! Je suis surpris de vous trouver ici ! »

« Mais naturellement, répliqua l’autre. Cela faisait partie de mon plan : laisser ces deux là croire qu’ils étaient seuls dans Roche-château, afin que l’équipe républicaine de sauvetage qui ne tarderait pas à arriver le croit aussi. Je vais avoir l’immense plaisir de vous voir mourir général, cela lavera toutes les défaites que vous m’avez infligées depuis le début de ce conflit. »

A ces mots, et dans un bruit de ferraille indescriptible, des centaines de super-droïdes de combat jaillirent des tunnels situés derrière, et ouvrirent le feu sur les Jedi. Ceux-ci durent, parant les tirs à l’aide de leurs sabres lasers, durent battre en retraite, bien que bon nombre de droïdes furent détruits par leurs propres tirs, renvoyés par les Jedi.

« Replions-nous dans les tunnels ! cria Mace Windu. »

Mais ils se rendirent bien vite compte, que la retraite elle même allait être ardue : une demi-dizaine de droïdekas jaillirent des rangs ennemis, et ouvrirent le feu sur les Jedi. Ils cherchaient non pas à les tuer, mais à les séparer, afin de les obliger à entrer dans différents tunnels. Ce fut une manœuvre réussie : sous la pression des tirs, Yoda dut se replier dans le tunnel le plus à gauche, Anakin et Obi-Wan, parvenant à rester groupés, s’enfuirent dans un tunnel proche, légèrement à sa droite et en surplomb. Maître Windu et Plo Koon entrèrent tous deux dans le tunnel le plus au centre de la falaise. Quant à Dan et Katherine, ils tentèrent bien de rester unis, mais les tirs les obligèrent à se séparer, Dan entrant dans le tunnel le plus à droite, tandis que Katherine entrait dans un tunnel situé non loin de celui qu’avaient emprunté Plo Koon et Mace Windu.

Du haut de son perchoir, Zian Fins observait tout ça avec satisfaction. Il entendit des bruits de pas approcher de lui par derrière, et sachant parfaitement de qui il s’agissait, il leur demanda :

« Que pensez vous de cette manœuvre ? Un succès complet n’est-ce pas ? »

« Je ne dirais pas ça, répliqua Grievous. Windu et Plo Koon sont entrés pile dans le tunnel que nous ne voulions pas : celui qui mène droit aux prisonniers. »

« Ne vous inquiétez pas pour veux, une mauvaise surprise les y attend. De plus Yoda est entré pile dans le tunnel que nous avions prévu : celui qui le mènera droit au Comte Dooku, qui pourra alors lui régler son compte, répliqua Fins. Je suis sûr que vous Madame, vous appréciez la bonne exécution de mon plan. »

« Plutôt, oui, répondit Sev'rance Tann. Le padawan Dalthornar est isolé, et c’est exactement ce que je voulais. Moi et mon apprenti allons nous charger de lui. »

« Ah Madame, ce jour est pour beaucoup d’entre nous l’occasion de prendre notre revanche ! confirma Fins d’un ton réjoui. Je vais pouvoir me venger de Kénobi, vous allez pouvoir vous venger de ce padawan, et Dooku va pouvoir se venger de son ancien maître. Vous même général Grievous vous allez pouvoir vous venger de cette chasseuse de primes qui vous a laissé pour mort… avouez le : vous avez tous les motifs du monde de me remercier. »

Grievous plissa les yeux et répliqua :

« Je n’ai besoin de personne pour régler mes comptes. Vous feriez bien de vous en souvenir si vous souhaitez préserver votre intégrité physique. Maintenant si vous voulez bien m’excuser, j’ai une gamine insupportable à découper en morceaux. »

Le cyborg descendit dans la prairie, et entra dans le tunnel, le coeur palpitant du plaisir de la traque. Zian Fins pendant ce temps arborait un sourire ironique :

« Quel être charmant ! Un vrai plaisir de travailler avec lui ! »

« Il n’a pas tort cependant, répondit Tann. Il est plus que temps de passer à l’action. »

Tous deux descendirent à leur tour dans la prairie. Sev'rance Tann entra seule dans le tunnel dans lequel Dan était entré, sachant que son apprenti allait l’y rejoindre sous peu. Zian Fins, lui, entra dans le tunnel dans lequel s’étaient réfugiés Obi-Wan et Anakin, à la tête d’une forte troupe de droïdes. Le reste des droïdes, partit à la poursuite des Jedi restants. Tous étaient faits comme des rats.
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Messagepar Zèd-3 Èt » Jeu 14 Sep 2017 - 18:28   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Dark Palgueïss a écrit:Merci pour ta réponse Zed en fait , et désolé de répondre seulement maintenant :transpire:

Pas de problème :cute:

Dark Palgueïss a écrit:le souci, est que pour être plus actif sur le forum il faut du temps, pour l'instant j'en ai pas trop. En tout cas merci pour ta réponse :jap:

Le temps nous manque à tous, malheureusement (tiens, c'était profond ça, je devrais peut-être le noter :paf: )
Quand un ouvrier a travaillé dix-huit heures, quand un peuple a travaillé dix-huit siècles et qu'ils ont, l'un et l'autre, reçu leur paiement, allez donc essayer d'arracher à cet ouvrier son salaire et à ce peuple sa République !
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Messagepar Dark Palgueïss » Ven 15 Sep 2017 - 17:00   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Zèd-3 Èt a écrit:Le temps nous manque à tous, malheureusement (tiens, c'était profond ça, je devrais peut-être le noter )


Ha ha oui ^^
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Messagepar Dark Palgueïss » Lun 23 Oct 2017 - 14:36   Sujet: Re: L'embrasement de la Galaxie

Chapitre 18 : Duels et règlements de comptes.


Yoda était dubitatif. Debout sur un rocher, attentif à la Force, il tendait l’oreille dans l’obscurité. Aucun son ne lui parvenait, et c’est bien ce qui l’intriguait. Les droïdes auraient dû le poursuivre, pourquoi semblaient-ils l’avoir lâché ? Il ne pouvait y avoir qu’une seule réponse : on s’attendait à ce qu’il entre dans ce tunnel, on lui tendait un piège. Faisant le vide en lui, il tâcha de percevoir ce qui l’attendait au bout de cette sombre galerie. Un pressentiment lui vint, et sciemment, il décida de se s’enfoncer plus avant dans la gueule du loup.

Il finit par arriver dans une vaste salle aux allures de caverne, au sol rocheux et faiblement éclairée par des interstices ouvertes ça et là dans la voûte minérale. Au centre de la pièce, se tenait une haute silhouette, tournée vers l’entrée du tunnel dont Yoda venait de sortir. Le maître Jedi n’avait pas besoin de discerner les traits de l’homme pour savoir de qui il s’agissait.

« Comte Dooku. »

« Maître Yoda. »

« Surpris de te voir, je ne suis pas. »

« Serait-ce qu’avec l’âge vous manquez de prudence pour vous être ainsi précipité dans un piège ? »

« Bien avant de la sentir, de ta présence je me suis douté. Un risque calculé je prends. »

« Vraiment ? Vous me devez me sous-estimer pour venir aussi sereinement à ma rencontre. »

Yoda s’avança quelque peu.

« De réfléchir je te supplie. Trop tard il n’est pas pour revenir en arrière. Vers les Jedi reviens, à la République renouvelle ton allégeance, et aide nous à détruire ton maître, Dark Sidious. »

« Seriez vous entrain de me suggérer d’adopter la trahison ? Ce n’est guère dans l’esprit Jedi. »

« Ton maître te trahira. Dans la nature des Sith cela est. »

Dooku s’avança jusqu’à pouvoir regarde Yoda dans les yeux, malgré la pénombre.

« Je suis navré, mon ancien maître, mais il est effectivement trop tard. J’ai définitivement pris conscience du caractère profondément néfaste de la République, et de l’Ordre Jedi. La Galaxie requiert de l’ordre, et l’ordre ne sera pas apporté par un régime corrompu, défendu par des idéalistes dogmatiques aux visions étroites. La République doit être remplacée, et l’ordre Jedi doit disparaître. L’un comme l’autre appartient au passé. »

Yoda soupira. Il n’avait pas vraiment cru convaincre Dooku de le rejoindre, mais il avait au moins voulu essayer. 

« Tant pis dans ce cas. A présent, sortir de l’ombre tes amis peuvent, se joindre à nous ils devraient. »

Dooku sourit, et dans le dos de Yoda, jaillirent de l’obscurité Ventress et Uato. Ils allumèrent tous deux leurs sabres lasers. Dooku les imita, puis Yoda.

« Une dernière volonté maître ? demanda Dooku d’un ton railleur. »

« Qu’en retournant à la Force, l’apaisement tu trouves, répliqua Yoda. »

Ils se ruèrent les uns sur les autres.


Zian Fins s’immobilisa. Derrière lui, la forte troupe de supers droïdes de combat, l’imita. Ils progressaient sur un étroit chemin souterrain, et avaient jusque là progressé lentement, à cause du danger que représentait ce passage. En effet, si à leur gauche, une haute paroi de roche courait tout le long du sentier, à leur droite, le chemin laissait soudainement place à un précipice, qui s’enfonçait loin dans l’obscurité des profondeurs de Roche-Château. Le chemin était si étroit, que derrière Zian Fins, les droïdes devaient avancer deux à deux. Ils s’étaient immobilisés, car la lueur du projecteur lumineux que transportait l’un des droïdes de tête avait révélé une silhouette immobile les attendant de pied ferme. Un homme seul leur faisait face.

« Général Kénobi, gloussa Zian Fins ravi. Vous m’attendez pour présenter votre reddition ? »

« Vous vous doutez bien que non, Général Fins. Je vous attends pour recevoir la votre. »

Fins éclata d’un rire dont l’écho se répercuta dans toute la grotte.

« Ah général Kénobi, toujours le mot pour rire ! Où est votre apprenti ? »

« Anakin est parti devant. Vous le connaissez, difficile de le suivre. »

« Hmm en effet. Eh bien, une fois que nous vous aurons capturé, il ne restera plus qu’à le rattraper. Allez vous vous rendre docilement, ou nous obliger à employer la manière forte ? »

Obi-Wan sourit.

« J’allais justement vous poser la même question. »

Zian Fins secoua la tête d’un air navré.

« C’est bien dommage… ma vengeance aurait, je trouve été bien plus éclatante en vous ramenant pieds et poings liés au Comte Dooku qu’en vous tuant. Tant pis… Droïdes, feu à volon… quoi !? »

Tombant de la paroi rocheuse à leur gauche, comme poussés par une force mystérieuse, d’énormes rochers jaillirent, et percutèrent la troupe droïdes, la décimant en grande partie, entre ceux qui étaient écrasés par les rochers, et ceux qui étaient emportés par eux dans le précipice à leur droite. Bondissant alors du haut de la paroi, surgit Anakin Skywalker, sabre laser en main. Il tomba au milieu du reste de la troupe droïdes, et usant de son sabre laser pour les trancher, ou de la Force pour les propulser, il sema le carnage au milieu d’eux. Zian Fins voulut réagir, mais au même moment, Obi-Wan se servit de la Force pour le soulever en l’air, le tenant juste au-dessus du précipice. En un clin d’oeil, la troupe de Zian Fins fut réduite en morceau, et il se retrouva seul avec les Jedi.

« Alors général Fins, et si nous reparlions de votre reddition ? dit Obi-Wan avec un sourire. »

Fins se débattit, mais il était tenu sous l’emprise du pouvoir d’Obi-Wan. Il réfléchissait à toute vitesse, cherchant à se sortir de ce mauvais pas.

« Si… si vous ne me relâchez pas, vous arriverez trop tard pour sauver votre maître Yoda, lança-t-il en désespoir de cause. »

Anakin et Obi-Wan se regardèrent d’un air méfiant et inquiet.

« De quoi parlez-vous ? lança Anakin d’un ton brusque. »

« Il… il est tombé dans un piège, il a bien peu de chance de s’en sortir sans votre aide… Vous êtes les plus proches, si vous ne me laissez pas maintenant, vous arriverez peut être trop tard... »

« Que fait-on maître ? »

« On va partir au secours de Yoda, mais on emporte celui-là avec nous. »

Il fit redescendre Zian Fins, qui protesta en vain :

« Je vais être un poids pour vous ! Un fardeau ! Je vais vous ralentir ! »

Mais Obi-Wan l’ignora. Cependant, il avait sous-estimé Zian Fins. Au moment où il toucha terre, et se sentit libéré du pouvoir du Jedi, le général séparatiste fit ce que personne ne soupçonnait qu’il put faire : il plongea dans le précipice devant lui. Décontenancés par cette réaction, les Jedi ne purent que le regarder disparaître dans les ténèbres en hurlant.

« Vous pensez qu’il est mort, maître ? demanda Anakin. »

« Je n’en sais rien. Mais nous n’avons guère le temps de nous en préoccuper, si il a dit vrai, Yoda est en danger, nous devons le rejoindre. »

Les deux Jedi, coururent dans les ténèbres de la grotte, s’éclairant de leurs sabres lasers.

Loin en contrebas, Zian Fins se relevait péniblement. Il avait fait une chute de cinq mètres, et était tombé sur son épaule, qui s’était violemment fracturée. La douleur était lancinante, mais au moins, il avait échappé aux Jedi. Il espérait que Dooku n’apprendrait pas qu’il l’avait trahi, sans quoi, il se ferait sans doute tuer.


Windu para in-extremis un nouveau tir laser. Derrière lui, Plo Koon en renvoya un autre, et dut s’abriter derrière un stalagmite de roche. Windu le rejoignit. Ils échangèrent un regard furtif, et chacun vit en l’autre la même inquiétude : leur situation était critique, très critique.

Ils se trouvaient dans une vaste caverne, dont le sol était percé à de multiples endroits par de hauts stalagmites rocheux. La caverne avait deux entrées, et chacune d’entre elle, était occupée par une horde d’ennemis. Derrière eux, les droïdes de combat qui les avaient poursuivis les avaient rattrapés, et tiraient en salve continue. Devant eux, les guerriers Death Watch leur barrait la route, mitraillant leur position. Grâce à l’habilité des Jedi, ni les uns, ni les autres n’étaient parvenus à s’approcher sans subir de lourdes pertes. Mais malgré ça, leur situation était désespérée car, sous le nombre, les ennemis faisaient crouler les Jedi.

« Si nos compagnons ne viennent pas nous secourir très vite, nous sommes perdus, constata Plo Koon. »


Katherine hésita un moment. Devant elle, s’ouvrait une vaste grotte, plongée dans l’obscurité. Jusque là, la galerie qu’elle avait empruntée avait été faiblement éclairée par des néons fixés dans la roche. L’idée de plonger dans l’obscurité ne la séduisait guère. Cependant elle devait avancer, et faire demi-tour, au risque de tomber nez à nez avec les droïdes était exclu. Allumant la lampe dont elle disposait, et qui troua l’obscurité de la grotte, elle pénétra à l’intérieur.

Elle n’avait pas fait trois pas à dans la grotte qu’une impression de malaise la saisit. Elle finit par comprendre d’où cela venait : un léger cliquetis métallique se faisait entendre, évoquant le bruit d’une griffe d’acier, raclant de la roche. Intriguée, elle chercha l’origine du bruit, et réalisant que le bruit venait d’en haut, elle leva la tête, éclairant son regarde sa lampe. Lorsqu’elle perçut l’origine du bruit, elle poussa un cri de terreur, tandis qu’une lourde forme blanche tombait du plafond rocheux vers elle. Dans un réflexe salvateur, elle bondit en avant pour esquiver l’assaut. Son étrange agresseur se reçut souplement sur ses pieds, dans un fracas de métal. Lorsqu’il alluma son sabre laser vert, elle le reconnut : Grievous, le général cyborg se tenait devant elle.

« Vous êtes pas mort vous ? lança-t-elle d’un ton qu’elle voulait narquois. »

En réalité, la peur déformait légèrement sa voix. Grievous le perçut, et ses yeux se plissèrent d’un air malsain.

« Non, vermine. Tu as échoué à me tuer, et cela va te coûter la vie. »

Il se lança sur elle, et sabra l’air de son arme laser. Katherine esquiva l’assaut en roulant sur le sol, puis se relevant promptement, elle brandit son pistolaser, et fit feu sur Grievous. Il para aisément les tirs, et se dirigea vers elle avec une détermination meurtrière. Katherine eut alors une idée. Éteignant sa lampe, elle plongea dans l’obscurité de la grotte, disparaissant de la vue du cyborg. Grievous resta un moment interdit : il avait beau cherché la chasseuse de primes des yeux, éclairant les ténèbres de son sabre laser, il ne la voyait pas. Soudain, deux tirs lasers jaillirent de l’obscurité, et l’atteignirent de plein fouet. Il parvint à en parer un, d’un réflexe fulgurant, mais le deuxième l’atteignit à son épaule métallique. Il en poussa un grondement de rage. Deux nouveaux tirs fusèrent vers lui, venant d’un autre point. Il parvint à les parer, mais de justesse.

« Lâche ! gronda-t-il. Arrête de te cacher, sors des ténèbres et viens te battre ! »

Pour toute réponse, Katherine, dissimulée dans l’obscurité, lâcha deux nouveaux tirs sur lui. Après les avoir esquivés, Grievous eut une idée.

« Trèèès bien. Tu veux jouer à ça ? Alors voyons qui sera le plus fort dans l’obscurité... »

Il éteignit son sabre laser, se plongeant dans le noir. Katherine dissimulée non loin de là, fut paniquée en le voyant soudainement disparaître, comme happé par les ténèbres. Désormais son ennemi était aussi invisible qu’elle. D’un endroit indéfinissable, la voix de Grievous raisonna :

« Vois-tu, misérable humaine, mes yeux de Kaleesh sont bien mieux adaptés au noir que les tiens… D’ici peu de temps, ils seront accoutumés à l’obscurité, et alors je pourrais te voir, et t’arracher la tête. »

La panique saisit une nouvelle fois Katherine lorsqu’elle entendit cela. Elle prit le parti de ramper lentement vers la galerie par laquelle elle était arrivée, dont la faible lueur des néons était visible d’ici. Elle s’exécuta, allant aussi vite que possible. Elle était presque arrivée, quand, avec brutalité, une main de métal la saisit par le cou, et la souleva du sol. Grievous souleva Katherine, jusqu’à amener son visage non loin du sien.

« Bien tenté, ricana-t-il , mais raté. Je vais avoir le plaisir de te voir mourir. »

Sa main métallique se resserra autour du cou de Katherine la pressant de plus en plus fort. L’air vint à manquer à la jeune femme, qui ne tarda pas à suffoquer, sous le regard sadique de son adversaire. Dans un ultime éclair de lucidité, elle saisit quelque chose à sa ceinture.

« Tu te souviens de ça ? articula-t-elle péniblement. »

Elle tenait à la main… un détonateur, qu’elle avait enclenché. Dans un sifflement aigu, l’engin se mit à annoncer son explosion prochaine, qui serait à n’en pas douter mortelle pour l’un comme pour l’autre. Saisi d’effroi, Grievous jeta Katherine hors de sa portée. La chasseuse de prime voltigea à travers la grotte, tandis que le détonateur retomba entre eux. Grievous s’en éloigna le plus possible, tandis que saisissant sa chance, Katherine se releva et quitta la grotte en courant. Lorsque le sifflement aigu du détonateur s’arrêta, et qu’aucune explosion ne se produisit, Grievous comprit alors que la chasseuse de prime ne l’avait jamais vraiment enclenché. Elle s’était une fois de plus jouée de lui. Furieux, il dégaina son sabre laser, et dans un hurlement de rage, trancha un rocher en deux. Puis, le coeur palpitant de haine, il se lança à ses trousses.


Dan fut le premier des Jedi à atteindre l’air libre. Le tunnel qu’il avait emprunté en fuyant, avait suivi une pente ascendante sur une certaine distance, avant de soudainement déboucher sur une vaste corniche rocheuse, qui se trouvait à ciel ouvert. L’espace était envahi par un ensemble de machines de tuyaux et de câbles : il s’agissait d’une sorte de générateur ou de chaudière, produisant probablement le gaz et l’électricité à destination des grottes habitables de Roche-Château. Dan s’avança prudemment, décidé à gagner le tunnel d’en face, mais il s’interrompit. Devant lui, se tenait un gran, sabre laser rouge en main, qui l’attendait de pied ferme.

« Nark Veek, je suis presque heureux de te voir, de ne tomber que sur toi et sur rien de plus dangereux. »

Le gran eut une grimace de haine, mais ce fut une voix glacée et légèrement moqueuse, qui de derrière Dan lui répliqua.

« Une chance alors que je sois là moi aussi, n’est-ce pas ? »

Le padawan tourna la tête, et eut l’impression que son estomac devenait du plomb. Sev’rance Tann surgissait du tunnel dont il venait de sortir. Elle tenait à la main son sabre laser jaune, et si son visage restait calme, il émanait d’elle et de son regard une haine si brûlante que Dan en fut presque effrayé.

« Tu es prêt à mourir, Jedi ? »

« Pas exactement, répliqua Dan. »

Il alluma son sabre laser, et attendit ses adversaires d’un pied ferme.


Il virevolta au milieu de ses adversaires bloquant leurs lames rouges. Il fit un bond impressionnant, et fit fuser son sabre laser vers la tête de l’un d’eux, usa de la Force pour en repousser un autre, et fit pleuvoir une série de coups sur le troisième. Yoda était seul, mais il tenait bon. Ses adversaires le pressaient de toute part, mais grâce à son habilité, il parvenait pour l’instant à les tenir à distance. Il bondit sur Uato, qu’il déborda très vite, par une série d’assauts furieux, avant de le projeter au loin, il bloqua un coup de Dooku, et bondissant en l’air, frappa les sabres lasers croisés de Ventress, avant de passer derrière elle et de la projeter à son tour. Dooku déchaîna sur lui les éclairs de la Force, Yoda les bloqua à mains nues, avant de les renvoyer sur Uato, qui courait sur lui. Le dathomiri fut frappé par les éclairs avec force, et s’écroula à genoux. Yoda bondit en arrière, désireux de calmer le jeu.

« Impressionnante combativité mon maître, susurra Dooku, mais il est évident qu’à la longue nous aurons raison de vous. Vous êtes seul, et nous sommes trois. »

« Il n’est pas seul, Dooku, plus maintenant, retentit une voix derrière Yoda. »

Surgirent alors de la pénombre, Obi-Wan et Anakin, sabres lasers à la main. Un frisson de surprise parcourut Dooku et ses acolytes. Les trois Jedi, le Sith et ses apprentis s’observèrent un moment, puis se ruèrent les uns sur les autres. Uato et Anakin engagèrent le combat, tandis que Ventress et Obi-Wan s’affrontaient. Dark Tyrannus, fidèle à sa mission, se lança dans un duel avec Yoda.

Il fit fuser son sabre laser en direction de la tête du petit Jedi, mais celui-ci para le coup, et répliqua en bondissant sur le côté, cherchant à sabrer ses jambes. Dooku bloqua le coup en reculant, et Yoda enchaîna d’un bond élevé qui l’amena presque à hauteur de visage du Sith, son sabre vrombissant dans un tourbillon mortel. Tyrannus bloqua une fois de plus le coup, et d’un élégant mouvement de jambe, déborda Yoda sur sa gauche, et lui porta un puissant coup, tenant son sabre à deux mains. Le sabre laser vert fusa sur la lame rouge, et la chassa telle une mouche. Yoda enchaîna ensuite une série de pirouettes, virevoltant tout autour de Dooku, le noyant sous une pluie de coups, que le Sith para avec élégance, tournoyant sur lui même, et moulinant du sabre en le tenant à une main. Yoda bondit en avant, passant au-dessus de la tête de Tyrannus, qui para in-extremis le coup. Le Sith pivota pour faire face à son ancien maître… et fut propulsé en arrière. Il s’écroula au sol, maudissant son ennemi. Il détestait combattre Yoda, il avait toujours eu horreur de cet adversaire si vif, si rapide, et si petit qui portait des coups en-dessous de la ceinture, bondissait partout tel une puce, et était capable d’user la Force de manière si spectaculaire parfois… Malgré les milliers de duels qu’il avait livrés avec lui en tant qu’apprenti, il n’avait jamais pu s’y habituer.

Il se releva, et profita des quelques secondes de répit dont il disposait pour analyser la situation : Ventress et Kénobi étaient engagés dans un duel furieux. Son apprentie bondissait tout autour du Jedi, fouettant l’air de ses deux sabres lasers, mais Kénobi tenait bon, et d’une défense irréprochable, il contrait chacun des assauts de l’assassin. Difficile de dire qui des deux l’emporterait.

Dooku observa ensuite Uato, et se mâchoire se crispa de dépit. L’apprenti de Ventress avait allumé son double sabre laser, arme plus propice à un duel à un contre qu’un, qu’à un combat à trois contre un, dans lequel il était engagé plus tôt, où il aurait risqué de gêner ses alliés. Malgré ça son talent évident pour le maniement du double sabre, il était clair que Uato était en perdition face à un Skywalker implacable, qui l’asphyxiait sous une pluie de coups et de contres puissants. Tyrannus réfléchit très vite : si Uato se faisait battre, Skywalker irait alors aider Kénobi, et à eux deux, ils viendraient probablement à bout de Ventress… Et alors il serait seul pour affronter les trois Jedi… Il ne craignait ni Skywalker, ni Kénobi, ni les deux en même temps… Mais les affronter tous deux plus Yoda était un pari trop risqué.

Il bondit alors d’un saut impressionnant, et tomba juste derrière Skywalker. D’un revers du sabre, il chercha à lui trancher les jambes, mais Anakin l’avait senti, et pivota en catastrophe pour parer le coup de justesse. Uato en profita pour le propulser en arrière à l’aide de la Force. Puis, il bondit sur Skywalker, bien décidé à l’achever.

« Non attends ! cria Tyrannus. »

Trop tard. L’intrépide apprenti était déjà presque sur Anakin, qui se releva d’un bond, esquivant l’assaut, et dans un vrombissement, il fit fuser son arme, et trancha le double sabre laser de Uato en plein milieu du manche, avant d’enchaîner par un terrible coup de poing. L’apprenti de Ventress s’écroula au sol, surpris par cette contre-attaque qui n’avait duré que le temps d’un soupir. Tyrannus se jeta à son secours, déchaînant sur Skywalker les éclairs de la Force, le projetant en arrière. Il eut ensuite tout juste le temps de pivoter, pour bloquer le sabre laser de Yoda, qui venait de bondir sur lui.

A nouveau ils se lancèrent dans une série de coups élégants rapides et puissants, Yoda cherchant à virevolter autour d’un Dooku plutôt statique et défensif. Leur duel ne dura que quelques secondes cependant, car Uato se redressa bien vite, et avec un cri de haine, se rua sur Yoda. Celui-ci écarta le coup que Tyrannus lui destinait, et bondit en arrière, arrivant à la rencontre du dathomiri avec la vitesse d’un boulet de canon. Il l’atteignit à la tête avec ses deux pieds, le culbutant vers l’arrière. Puis Yoda retomba sur ses pieds, et d’un revers du sabre laser, entailla profondément les jambes de Uato, qui dans un cri de douleur s’écroula au sol.

« Crétin ! cria Tyrannus dépité. »

Ce jeune imbécile venait de sévèrement compromettre leurs chances de succès… Intérieurement le Sith se maudit de l’avoir choisi pour cette mission, Grievous ou Sev’rance Tann auraient été plus indiqués… Comme un idiot, il avait fallu qu’il se laisse convaincre par Ventress que son apprenti était prêt… En attendant, Skywalker se relevait, et Yoda se dirigeait vers lui. Tyrannus n’aimait guère l’idée de tenir tête seul à ces deux là.

« Ventress, venez ici ! »

Docile, son apprenti s’exécuta. Elle repoussa Kénobi, et d’un magnifique saut périlleux arrière, se rapprocha de son maître. Les trois Jedi se rapprochaient du Sith et de son apprentie, prêts à les assaillir…

Tyrannus ferma les yeux, et s’abandonnant à la peur, la colère et la haine qu’il éprouvait, il alla, au fond de lui même chercher le pouvoir qu’il avait récemment acquis, un pouvoir qui ni les Jedi, ni Sidious ne lui avaient enseigné. Une effrayante tempête obscure remonta du plus profond de son être, et se déversa, jaillissant de lui comme si il allait exploser. Son pouvoir alla percuter la voûte rocheuse de la grotte, et celle-ci en fut fracturée. Il avait déjà fait quelque chose de similaire sur Géonosis, face à son ancien maître, mais il n’avait alors fait tomber « que » quelques morceaux du plafond. Là, ce fut un véritable déluge de roches qui s’abattit sur les Jedi, les obligeant à bondir de côté, à user de la Force pour repousser tel ou tel rocher, bref les submergeant totalement. La pluie de rochers était si dense, que même Tyrannus et son apprentie en étaient menacés. Ventress en était effrayée.

« Maître ? Que... »

« Idiote, ne pose pas de question, répliqua-t-il, tue Kénobi ! »

Elle se rua aussitôt sur Obi-Wan, et le noya sous une pluie de coups. Le Jedi déjà lourdement occupé à esquiver les rochers, fut totalement submergé par son assaut. Tyrannus, usait de son pouvoir pour, autant que possible détourner les rochers de son apprentie et de lui même. Il n’accordait en revanche aucune attention à Uato, qui, blessé, se traînait misérablement sur le sol. Si il périssait, ce serait de son propre fait. Tyrannus porta son attention sur Yoda et Skywalker.

Ce dernier semblait déterminé à ne pas se laisser dépasser par les événements. Slalomant entre les rochers qui tombaient au sol en se fracassant, il courait droit vers Ventress et Kénobi, bien décidé à sauver son maître. Bien malgré lui, Tyrannus fut impressionné par ce mélange de détermination, de bravoure et d’impétuosité qu’il avait déjà remarqué lors de leur affrontement sur Géonosis. Cependant, il dut bien vite détourner son attention sur Yoda. Celui-ci, avait au début entrepris d’esquiver les rochers, bondissant partout. Mais à présent, il restait parfaitement immobile, et n’esquivait pas les rochers : il était entrain de les stopper par la Force, un par un, au fur et à mesure qu’il tombait sur lui. Tyrannus comprit qu’il devait réagir maintenant, sinon Yoda allait lui envoyer tout ça en pleine figure.

Déchaînant son pouvoir comme jamais il ne l’avait fait, il le bombarda d’éclairs de la Force. Yoda les bloqua en utilisant les rochers comme bouclier, tout en utilisant encore le pouvoir de la Force pour stopper ceux qui tombaient encore vers lui. Le Sith alla une fois de plus puiser en lui, et libérant tout son pouvoir, il envoya une nouvelle salve d’éclairs sur Yoda tout en usant de la Force pour pousser les rochers en avant. Lorsque cette tempête de pouvoir percuta Yoda, ce fut terrible : les rochers qu’il utilisait comme boucliers furent balayés comme un fétu de paille, une bonne partie le percutèrent et l’emportèrent avec lui, se fracassant contre le mur de la grotte, tandis que les éclairs le frappaient de plein fouet. Yoda fut enseveli sous un tas de gravats.

Un sentiment de puissance tel qu’il n’en n’avait jamais éprouvé naquit en Tyrannus. Il se tourna vers Kénobi et Skywalker, qui à deux mettaient Ventress en grave difficulté. Il faut dire que pendant que Tyrannus s’occupait de Yoda, il avait négligé de protéger son apprentie de la chute des rochers, si bien, qu’elle était à présent autant gênée par le déluge que les Jedi. Mais surfant sur la vague de pouvoir qu’il venait de déclencher en lui même, Tyrannus mit un terme rapide au combat. Il usa de la Force pour saisir les deux Jedi, les soulevant en l’air et les étranglant. Puis, il les projeta à travers la grotte, les envoyant valser au sol. Au même moment, un énième rocher tomba de la voûte, et s’écrasa sur le bras de Uato qui poussa un hurlement de douleur.

« Uato ! s’écria Ventress paniquée. »

Elle repoussa le rocher à l’aide la Force, et fit venir à lui son apprenti. Tyrannus analysa la situation : les Jedi étaient tous à terre, et lui même, venait de libérer en lui un pouvoir inédit. Il n’avait plus besoin de l’aide de personne, même pour achever son ancien maître.

« Pars Ventress, emporte Uato avec toi. Je me charge des Jedi. »

« Bien maître. »

Elle s’éclipsa, emportant son apprenti. Tyrannus traversa la grotte, sabre laser à la main. Les rochers continuaient de pleuvoir tout autour de lui, mais son pouvoir le protégeait. Un sentiment de puissance et d’invulnérabilité tel qu’il n’en n’avait jamais éprouvé courait en lui.

Kénobi fut le premier des Jedi à se relever. Il se rua sur lui, poussant un cri de rage. Tyrannus sentait en lui l’énergie du désespoir. Il le contra aisément, se portant soudainement à sa rencontre, bloquant son sabre laser, et, d’un mouvement brusque, le faisant passer derrière lui. Le Sith était désormais derrière le Jedi, chacun se tournant le dos. Tyrannus pivota alors, et d’un coup cruel, sabra les jambes de Kénobi, l’entaillant profondément au niveau des articulations, juste derrière les genoux. Le Jedi poussa un cri de douleur et s’effondra au sol. Tyrannus le poussa par la Force, le faisant se traîner misérablement au sol, pile sous la trajectoire d’un rocher, qui venait de se détacher de la voûte, et tomba droit vers le Jedi, étalé au sol… et tout à coup s’immobilisa. Pire, ce fut même tous les rochers qui étaient entrain de tomber, qui furent soudainement immobilisés ! Et Tyrannus se rendit compte que même les rochers de la voûte ne tombaient plus ! Il chercha des yeux le responsable de ce prodige, pensant que Yoda avait dû se relever et agir, mais même venant de lui, un tel exploit aurait été étonnant. Mais lorsqu’il regarda en direction de son ancien maître, il vit que celui-ci était toujours enseveli sous les gravats. Ce ne fut que lorsqu’il se tourna qu’il découvrit le responsable.

Skywalker était debout, les deux mains relevées, et une puissance telle que Tyrannus n’en n’avait jamais ressentie émanait de lui. Le Sith en resta un moment pétrifié, stupéfait de sentir chez ce jeune Jedi, tout juste promu chevalier, un pouvoir plus grand que le sien, que celui de Yoda ou même de Sidious. Une peur panique s’empara de lui, et il réagit au quart de tour : il déchaîna sur Skywalker les éclairs de la Force, le projetant contre le mur. Les rochers s’écrasèrent tous en même temps, dans un terrible fracas. Kénobi avait rampé en dehors de la trajectoire du rocher, profitant de l’instant de stupeur et de doute de Tyrannus. Un débris du rocher fut cependant projeté vers lui, le frappa à la tête, et l’assomma. Pendant ce temps, Dooku continuait de noyer Skywalker sous les éclairs, s’acharnant sur lui avec fureur. Il ne s’agissait pas, dans son esprit de tuer un ennemi, ou d’éliminer un Jedi… Non, il s’agissait pour lui de supprimer un rival, car il sentait confusément que ce jeune Jedi pourrait un jour le surpasser, et ce malgré les pouvoirs que Tyrannus venait de récemment acquérir. Anakin était littéralement cloué contre la roche, les éclairs traversant son corps, le paralysant, le brûlant, et lui arrachant des hurlements de douleur. C’était à un point tel, qu’il se serait presque réjoui de mourir sur le champ, histoire d’être libéré de cette insupportable torture.

Tyrannus était si focalisé sur sa proie, qu’il faillit ne pas percevoir la silhouette qui jaillit sur son côté, et qui, d’un revers du sabre laser, tenta de lui trancher la tête. Il n’esquiva l’assaut qu’en se jetant au sol, et en roulant sur lui même en arrière. Yoda, était revenu à lui, et d’un bond, avait tenté de mettre un terme à la menace que représentait Dark Tyrannus. Anakin quant à lui, s’écroula au sol, inconscient. La pluie de rochers avait cessé, et pour un temps, un calme surprenant était retombé sur la grotte.

« Lors de notre dernière rencontre, plus puissant je t’avais senti… Par ton passage du Côté Obscur, j’expliquais cela. Mais aujourd’hui, plus puissant encore tu es devenu, comment est-ce possible ? »

Tyrannus sourit devant l’incrédulité de son ancien maître.

« Vous avez mal choisi votre camp, Yoda. Le Côté Obscur offre tant de possibilités pour ses adeptes ! Il offre une telle marge de progression, pour ceux qui savent le pénétrer ! Votre pathétique philosophie Jedi vous enferme dans une minuscule partie de la Force… Vous n’y grandissez pas, vous y végétez ! »

Yoda s’avança de quelques pas.

« D’autres enseignements que ceux de ton nouveau maître tu as reçu... »

« Les Sith ont visité, et se sont établis sur de nombreux mondes… Leurs tombeaux, leurs temples, se trouvent partout dans la Galaxie. J’y ai en effet découvert de nombreux secrets, qui, mis bout à bout m’ont donné accès à un formidable pouvoir ! »

Ce demi-mensonge laissa Yoda songeur.

« De trahir Dark Sidious tu as l’intention, n’est-ce pas ? »

« Ce ne sont plus vos affaires, mon maître. Vous êtes déjà mort. »

Il lança à nouveau sur lui les éclairs de la Force, se réjouissant de les sentir si puissants et dévastateurs. Pourtant, à sa grande fureur, Yoda parvint à les bloquer à mains nues. Le Sith chercha à intensifier la puissance de ses éclairs, tout en s’approchant de Yoda. Il avançait difficilement, tant l’énergie s’intensifiait entre eux deux. Yoda tint bon, malgré tous les efforts de Tyrannus, et soudainement, absorba les éclairs, et les renvoya sur Tyrannus. Le Sith, surpris par la manœuvre fut foudroyé par son propre pouvoir, et lourdement projeté en arrière. Il roula au sol, le corps parcouru par par de l’électricité.

« Tu… tu ne… tu ne me vaincras pas, Jedi ! rugit Tyrannus. »

Il se releva, et renvoya à nouveau des éclairs sur son ancien maître. Celui-ci cependant fit se soulever de nombreux rochers et les propulsa sur lui. Le Sith utilisa ses éclairs pour en détruire un, et pour les autres les arrêta par la Force… à l’exception d’un seul, de la taille d’une tête humaine que Yoda parvint à lui envoyer malgré sa résistance, et qui le percuta au visage avec la force d’un marteau. Tyrannus fut projeté en arrière, un flot de sang tiède coula le long de son menton. Une haine corrosive déformait son regard. Mais lorsqu’il vit Anakin Skywalker se relever péniblement derrière Yoda, il dut se rendre à l’évidence : il avait échoué, il ne parviendrait pas à tuer qui que ce soit. Il en aurait hurlé de frustration : ses pouvoirs venaient d’être décuplés, et pourtant, son ancien maître le tenait toujours en échec. D’un geste rageur, il fit se soulever quatre gros rochers, en envoya un sur Skywalker, un autre sur Yoda, et deux sur Kénobi, toujours inconscient. Sachant très bien qu’aucun n’atteindra sa cible, il se retira d’un bond, gagna l’une des nombreuses galeries permettant de quitter la grotte, et s’enfuit, disparaissant dans les ténèbres.

Yoda et Anakin, déposèrent doucement les rochers que Tyrannus leur avait envoyé. Chacun en avait arrêté deux, ils étaient donc tous sauf, y compris Obi-Wan.

« Nous devons poursuivre Dooku ! s’exclama Anakin. »

« Non. Irrégulier je sens Dooku, entre une nouvelle et formidable puissance, et ses anciennes dispositions je sens osciller son pouvoir... »

« Dans ce cas, l’interrompit Anakin, nous devons le retrouver maintenant, et le tuer tant qu’il n’est pas encore trop dangereux. »

Yoda fronça les sourcils.

« Sous-estimer un tel adversaire tu ne dois pas. Même au plus faibles de ses nouvelles dispositions, l’un des meilleurs Jedi devenu Sith il est… Et au plus fort de ces nouveaux pouvoirs, un adversaire dangereux il est pour moi, et hors de ta portée pour toi… Pour l’instant en tout cas. »

« Mais... »

« Assez. Pour tuer Dooku, nous ne sommes pas venus, mais pour libérer les Jedi prisonniers. Leur présence je sens, non loin ils se trouvent. Mais en grand danger sont nos compagnons, cela aussi je le sens. »

« Bien maître. »

« Réveille Obi-Wan, au secours de nos amis nous allons voler. »


Katherine poussa un soupir de soulagement lorsqu’elle sortit à l’air libre. Après sa fuite de la caverne, elle avait couru comme une folle dans l’obscurité. Arriver enfin à la lumière était un soulagement indicible. Il ne dura pas cependant : elle était arrivée à l’air libre, certes, mais elle se trouvait sur une sorte de longue terrasse naturelle et rocheuse, au sommet de Roche-Château : devant elle, au-delà du bout de la terrasse, c’était le vide qui se tenait. D’ici, elle avait une vue imprenable sur la jungle environnant Roche-Château, et même sur d’autres et lointaines forteresses rocheuses. Mais aussi belle que soit la vue, ce lieu n’était rien d’autre qu’un cul de sac. Elle devait retourner dans le tunnel qu’elle venait de quitter, chercher à nouveau son chemin dans l’obscurité. Le simple fait d’y penser lui faisait horreur…

Elle se résigna cependant, et tournant les talons, s’enfonça dans le noir. Elle n’avait pas fait deux pas, que quelque chose de lourd et de métallique la percuta en plein visage. Sonnée, elle recula de deux pas, la bouche en sang. Elle fut à nouveau frappée au ventre cette fois-ci, ce qui la fit se plier en deux, puis un nouveau coup la percuta encore au visage, la faisant se redresser. Un ignoble pied griffu et métallique la percuta alors de plein fouet, la propulsant en arrière, et la faisant s’écraser sur la terrasse. Grievous sortit des ténèbres, les yeux luisant d’une joie malsaine.

« Tu croyais m’échapper ? Tu croyais à nouveau pouvoir te jouer de moi, t’enfuir comme une lâche et rester en vie ? Oh que non ! Cette fois, je vais te massacrer ! »

Katherine se releva, mais ce fut tout ce qu’elle eut le temps de faire. Grievous avait déployé ses quatre bras mécaniques, et à deux mains, il la saisit au cou, tandis que les deux autres lui saisissaient les bras et les immobilisaient. La chasseuse de primes eut beau se débattre de toutes ses forces, Grievous ne bronchait pas. Le cyborg la porta jusqu’au bord de la terrasse, et la tint soulevée au-dessus du vide. La panique avait complètement envahi Katherine, qui se démenait de toutes ses forces.

« Au bas mot, je dirais que c’est une chute de trois cent mètres qui t’attends… Tu devrais me remercier, je vais t’offrir de sacrés sensations fortes… l’ennui c’est que ce seront les dernières… Adieu ! »

Il desserra ses doigts, lâchant Katherine au-dessus du vide…
Dark Palgueïss
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